Revue n° 11 - Ministère de l'énergie et des mines

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Revue n° 11 - Ministère de l'énergie et des mines

SommaireEnergie&MinesN°11 - Janvier 2010Performances 6■ Chakib Khelil : «L’Algérie a les capacitésd’accroître ses exportations de gaz naturel»■ Mohamed Meziane : Sonatrach a réalisé31 milliards de dollars de recettes de janvierà septembre 2009■ Chakib Khelil à Blida et IIlizi■ Des milliers de nouveaux foyers raccordésau gaz■ Chakib Khelil lance le projet de la rocadegazière Est-Ouest■ Production d’électricité par l’énergie solaireà Hassi R’mel en 2010■ Programme de maîtrise d'énergie : l’Algériedevrait promouvoir l’utilisation du GPL/C■ La raffinerie de Skikda va résorber le déficiten essence et gasoil■ Loi de finances complémentaire 2009 :hausse des dépenses■ Banque d'Algérie : de nouvelles règlesgénérales des opérations bancaires■ M. Djoudi table sur une croissance de 3,9%pour 2009■ 10 milliards de dollars de chiffre d’affaireséchappent au fisc■ Céréales : une récolte exceptionnelleLNG 16 59■ LNG 16 en point de mireInternational 66■ Chakib Khelil : «Le Fpeg devrait fonctionnersur le modèle de l’Opep»■ 42 e Foire internationale d’Alger :l’Italie, un partenaire de choixPartenariat 70■ Algérie-France : La Grande Commissioninterparlementaire France-Algérie instituée■ Algérie-UE : Conseil d'association■ Chakib Khelil en Argentine■ L’Algérie, le Nigeria et le Niger signent un accordintergouvernemental pour la réalisation du TSGP■ 2 e sommet Amérique du Sud-Afrique à Margarita :la déclaration de Nueva Esparta adoptéeForum féminin 90■ 205 000 femmes syndicalistes■ 3% des chefs d’entreprise sont des femmesCulture 94■ «Henri Teissier, un évêque à Alger»édité en Algérie■ Trois publications de Abdelkader Bendamècheaux éditions Enag■ Hommage à l’artiste Othmane BaliEnergie&MinesRevue du secteur de l’Energie et des Mines ISSN 1112-4873 Dépôt légal : 1094-2004N° 11 - Janvier 2010Directeur de la publication Sid Ali HattabiConseillère de la rédaction Ouardia ArkamAssistantes Halima Chehri Bensmaïl Wassila (Secrétariat), Lila Rahma (Documentation), Karima Oumaouche (Coordination technique), Riad Fernani (Maquette)Rédaction Ministère de l’Energie et des Mines, Val d’Hydra, Alger Tél. : 021 48 82 56 Fax : 021 48 81 84 site web : www.mem-algeria.org email : larevue@mem-algeria.orgService abonnement et publicité Tél. : 021 36 92 36 / 021 36 92 22 Fax : 021 36 07 97Diffusion, régie publicitaire Sarl BaosemConception et réalisation : Alpha Design Crédit photos : Sonelgaz, Alpha DesignLes manuscrits, photographies ainsi que tout autre document adressés ou remis à la rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’aucune réclamation.Les articles publiés dans Energie et Mines n’engagent que leurs auteurs. Reproduction autorisée sous réserve d’indication de la source.


performancesPERFORMANCESEnergieAlnaft lance un 2 e appel à la concurrencepour de nouveaux périmètres d’hydrocarburesL’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures(Alnaft) vient de lancer un 2 e appel à la concurrence national et internationalpour l’octroi d’une dizaine de périmètres de rechercheet d’exploitation d’hydrocarbures.Les mètres concernés se situent dansdifférents bassins sédimentaires pétroliersalgériens, et qui sont ceux deGourara, Illizi, Amguid Messaoud,Berkine et Reggane présentant un hautpotentiel en ressources pétrolières,selon les précisions de l’Agence.A cet effet, Alnaft invite toutes les compagniespétrolières préqualifiées en tantqu’opérateur et ou investisseur à manifesterleur intérêt pour participer à cetappel à la concurrence.Alnaft précise, par ailleurs, que la datelimite de remise des offres et l’ouverturedes plis est fixée pour le 20 décembre2009 alors que la signature descontrats est programmée le 16 janvier2010. L’ouverture des plis sera précédéed’une présentation générale auxcompagnies intéressées des donnéestechniques et des principales dispositionscontractuelles concernant chaqueprojet ainsi que par une session desdata room avec mise et disposition desdossiers techniques. Alnaft a lancé endécembre 2008 son premier appeld’offres conformément aux nouvellesdispositions de la nouvelle loi sur leshydrocarbures qui s’est soldé par l’attributionde 4 périmètres, seulement,sur un ensemble de 16 proposés.Ce résultat mitigé a été expliqué par leprésident de la commission d’ouverturedes plis à Alnaft, Djilali Takherist, qui aindiqué alors que celui-ci «reflète plusla conjoncture économique et financièreinternationale» marquée par unechute libre des prix du brut combinée àun recul des investissements pétrolierssur l’échelle internationale en raison dela récession économique qui affecte lespays industrialisés depuis plusieursmois.De son côté, le P-DG de Sonatrach,Mohamed Meziane, a mis en exergue lefait que cet appel à concurrence «est undéfi majeur dans l’exploitation de nosressources», et que l’important intérêtmarqué par les plus grandes compagniesétrangères en la matière, descompagnies nationales dans leurs pays,de surcroît, «démontrent que l’Algérieest un partenaire fiable et incontournabledans la région».Un partenaire qui, lui aussi, prend desrisques, «comme nous l’avons toujoursfait», a-t-il précisé, avant de rappelerqu’Alnaft, agence créée dans le cadrede la nouvelle loi, «agit dans le cadre dela politique énergétique du pays». Poursa part, M. Khelil a affirmé que cetappel à la concurrence constitue «lapremière action d’importance dans lecadre de l’application de la nouvelle loisur les hydrocarbures».Il a également assuré la disponibilité del’Algérie, par le biais du GroupeSonatrach avec le concours de ses partenaires,à apporter sa contribution àl’effort que déploie la communautéinternationale en matière de rechercheafin de faire face aux besoins mondiauxcroissants en énergie.Néanmoins, comme il le rappellera, labonne prospection du sous-sol algérienet le niveau d’exploration «relativementfaible» «exigent de nous davantaged’efforts en matière de recherche afind’aller dans le sens de nos objectifs», a-t-il enfin souligné.Chakib Khelil inspecte un champ pétrolifère au sud de Bouira22 puits de pétrole inventoriés sur le siteChakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, a inspecté unchamp pétrolifère dans la région du Hodna-est, relevant de lacommune de Dirah, située au sud de la wilaya de Bouira.Selon les données du contrat de son exploitation passé avec l’entrepriseSonatrach, ce champ pétrolifère s’étend sur une surfaceglobale de 6 958 km 2 , avec un coût d’investissements estimé à 30800 000 dollars. 22 puits de pétrole, présentant des capacitésvariables de production, ont été découverts sur ce site pétrolifèredans les années 1950, selon les explications fournies sur placeau ministre. Dans cette région steppique de la wilaya, plus précisémentdans la commune de Hadjra Ezzarga, M. Khelil a eu àprocéder à la mise en service d’un projet de raccordement au gaznaturel de 658 foyers. Le ministre a entamé sa tournée à traversla wilaya par l’ouverture, à Lakhdaria, d’une agence commercialede Sonelgaz, réalisée pour un coût évalué à 57 millions dedinars, pour desservir plus de 27 000 abonnés. A Bir Ghebalou,le ministre de l’Energie et des Mines a donné le coup d’envoi dela réalisation d’un générateur électrique doté d’une capacité deproduction variant entre 30 et 60 kilovolts, jugée suffisante poursécuriser l’alimentation en énergie électrique des régions de AïnBessam, Bir Ghebalou et Tablat, en plus de l’allègement de lapression exercée actuellement sur la centrale électrique d’ElAsnam. Un autre générateur est prévu pour pourvoir aux besoinsen énergie électrique de la station de refoulement du barrage deKoudiet Acerdoun, nécessitant, selon sa fiche technique, uninvestissement de plus de 9,5 milliards de dinars.Energie & Mines6janvier 2010


Algérie-LibyeperformancesPremière découvertede Sonatrach à l’internationalGrâce à sa filiale Sonatrach InternationalPetroleum Exploration & Production(Sipex), Sonatrach a réalisé, en avril dernier,sa première découverte d’hydrocarbures endehors de l’Algérie.Cette découverte a été enregistrée en Libyeen association avec la National OilCorporation libyenne (NOC). Sur le bloc 65,attribué à la compagnie nationale algérienneen mars 2005 suite à un appel d’offres international,le forage du puits d’explorationAl-65/02 a débouché sur une découvertepétrolière et gazière. Ce permis est situé dansle bassin de Ghadamès, à environ 230 km ausud de la ville de Tripoli.Sonatrach connaît bien ce bassin qui couvreégalement une partie du territoire algériensous le nom de bassin de Berkine. Le brut,dont la qualité n’a pas été précisée, provientdu réservoir Mamouniyat. Lors des testssous duse de 28/64 pouce, le puits a produità un débit de 8,25 m d’huile par heure(1 344 b/d) et de 2 097 m 3 de gaz naturel parheure (1,88 million de pieds cubes par jour).Avec une duse de 32/64 pouce, les débitscorrespondants étaient de 10,04 m 3 /heure(1 518 b/d) et de 2 561 m 3 /heure(2,17 Mp.c./j), a précisé Sipex qui est l’opérateur(Sonatrach présente très souvent lesrésultats des découvertes qu’elle a réaliséesou auxquelles elle a participé avec une dusede 32/64 pouce, ce qui facilite les comparaisonsde débit – ndlr). La profondeur finale dupuits est de 2 753 m. Les parts revenant àchaque partenaire dans le cadre du contratd’exploration et de partage de production(EPSA) qui a été conclu sont de 75% pour laNOC et de 25% pour Sipex.Sipex est active dans l’exploration dans plusieurspays d’Afrique, une région qui est privilégiéepar le Groupe Sonatrach pour sondéveloppement international dans l’amont.Sipex détient ainsi des participations sur desblocs au Mali, en Mauritanie, en Egypte et auNiger.Une prime pourles découvertesd’hydrocarburesLe Groupe pétrolierSonatrach a institué récemmentune récompense detaille : une prime de découverted’hydrocarbures qui aété attribuée, cette année,pour la première fois, pour17 découvertes réalisées au2 e semestre 2006 et 20durant l’année 2007. Parmiles bénéficiaires, une quinzainede personnes de la divisionExploration de l’Amontqui ont participé à la mise enévidence de ces nouvellesréserves ont été désignées àtitre symbolique pour recevoirla récompense. L’activitéAmont occupe près du tiersdes effectifs de l’entreprised’hydrocarbures et mobiliseles deux tiers de ses programmesd’investissement.Pour rappel, le nombre dedécouvertes de la compagniea été phénoménal ces dernièresannées, puisqu’unequarantaine a été recenséedurant les années 2006 et2007, dont près de 50% ontété effectuées en effort propre.En 2008, cet effort a ététraduit par 16 découvertes,tandis que l’année 2009a déjà enregistré 8 autresdécouvertes, rien que pourles deux premiers mois del’année. Il est à noter quel’enveloppe allouée àcette nouvelle prime est de1 200 000 DA pour unedécouverte en effort propreet de 400 000 DA pour unedécouverte en association.Cette initiative est sansconteste une nouvelle démarchedu Groupe pour encouragerl’effort de recherche deses équipes.Energie & Mines7janvier 2010


performancesPERFORMANCESM. chakib khelil :«L’Algérie a les capacités d’accroîtreses exportations de gaz naturel»L’Algérie «a les capacitésd’accroître sesexportations de gaznaturel de 62 milliardsde mètres cubes en2013», a affirmé, àOran, le ministre del’Energie et des Mines,Chakib Khelil.Energie & Mines8«Le système de production de gaz enAlgérie connaît un essor continu,notamment en matière de technologie»,a expliqué le ministre lors d’une conférencede presse animée en marge d’unevisite de travail et d’inspection effectuéedans le cadre des préparatifs de la16 e Conférence internationale sur le gaznaturel liquéfié (LNG 16), prévue àOran en avril 2010.Chakib Khelil a estimé que le taux d’avancementdes travaux de réalisation dufutur Centre des conventions d’Oran(CCO) est «satisfaisant», confirmant salivraison vers la fin de l’année en coursainsi que la réception de la salle d’expositionset de l’hôtel Le Méridien avantles délais fixés.«La manifestation LNG 16 offrira àl’Algérie l’opportunité de développer saproduction gazière et sa commercialisationsur le marché mondial avec unimpact important sur l’économie nationale,et sur le plan social et touristiquede la ville d’Oran», a souligné le ministreen insistant à cet égard sur la contributionde la population à la réussite del’événement. Le ministre a égalementinspecté les chantiers de réalisation ducomplexe d’ammoniac et d’urée par lasociété algéro-omanaise d’engrais àMers El Hadjadj (50 km à l’est d’Oran),qui sera livrée en juillet 2013, et dont letaux d’avancement a atteint 16%, selonles responsables du projet. Le coût decet investissement, inscrit dans le cadredu partenariat entre le Groupe pétrolierjanvier 2010national Sonatrach et le complexeSoheil Bahwane du sultanat d’Oman,est estimé à 3 milliards de dollars.Cette opération consiste en la réalisationde trois unités, deux d’une capacitéde production d’ammoniac de 2 000tonnes/jour alors que la troisième auraune capacité de 3 750 tonnesd’urée/jour. Le ministre s’est enquis, enoutre, du projet de réalisation d’unautre complexe de production d’ammoniacet d’urée dénommé Sorfert, devantêtre livré en février 2013 dans la zoneindustrielle d’Arzew au titre d’un partenariatentre Sonatrach et le Groupeétranger Orascom, spécialisé dans lebâtiment et l’industrie.Cet investissement, évalué à plus de21,6 milliards de dinars, permet àSonatrach de développer ses activitésindustrielles, avec deux nouvelles unitésde production d’ammoniac d’une capacitéproductive de 2 200 tonnes/jour etd’une unité d’urée qui produira 3 450tonnes/jour. Chakib Khelil s’est parailleurs rendu sur les sites des projets deréalisation de deux complexes de transformationde gaz naturel dans la zoneindustrielle qui seront réceptionnésrespectivement en août 2011 et vers lafin de l’année 2013.La mégastation de dessalement de l’eaude mer d’El Magtaâ (Mers El Hadjadj),d’une capacité de production d’eaupotable de 500 000 m 3 /jour, figuraitaussi au programme de cette visite.Le taux d’avancement des travaux deréalisation de cette infrastructure est de12%, sa livraison étant prévue fin 2012pour un coût de 491 millions de dollars.


performancesM. Mohamed Meziane :«Sonatrach relance les négociationssur 2 projets gaziers au Venezuela»Le Groupe pétrolier Sonatrach a relancé les négociations sur sa participationdans deux projets de GNL au Venezuela et a, en outre, manifestéson intérêt pour développer des gisements dans la riche région pétrolifèred’Orénoque, a confié à l’APS son P-DG, Mohamed Meziane.Au départ, Sonatrach a soumis uneoffre à la compagnie vénézuéliennePDVSA sur deux projets de GNL,«mais les conditions d’attributionétant draconiennes, Sonatrach n’adonc pas pu répondre à ces critères»,explique-t-il. Les conditionsexigées par la partie vénézuélienneont porté notamment sur le taux departicipation de Sonatrach dans cesdeux projets gaziers, les délais deréalisation et le niveau de financement.«La participation qui nous aété proposée dans ces projets a étéfixée à 10%, avec un niveau definancement important et des conditionsfinancières un peu sévères.Les retombées et les avantages deces projets ne semblaient pas êtretrès économiques pour Sonatrach»,commente M. Meziane. Cependant,poursuit-il, le Groupe pétrolier algériena relancé récemment la questionde sa participation au développementde ces deux projets.«Nous avons reposé la question denotre participation dans ces projets.A ce sujet, le président vénézuélien,Hugo Chavez, a déclaré lors de sadernière visite en Algérie vouloir voirSonatrach participer dans le secteurgazier» au Venezuela, fait savoir lemême responsable. «Nous sommesen train d’étudier ces projets.Nous attendons la position des deuxpays dont les présidents ont tracé unplan dans lequel nous pensons quenous allons arriver à quelque chose»,de concret, a-t-il révélé.Interrogé si Sonatrach a manifestéson intérêt pour le développementde gisements pétroliers dans larégion pétrolifère d’Orénoque,M. Meziane a indiqué que sonGroupe, activant dans l’extractiondes bruts légers seulement, nedispose ni de la technicité ni de l’expériencelui permettant l’extractiondes bruts lourds, d’où la nécessité des’associer à d’autres partenairesdans pareils projets.«Nous sommes intéressés par l’investissementdans cette région.Notre approche stratégique pour ledéveloppement à l’internationalrepose sur le partenariat afin de partagerles risques et la technologie»,ajoute-t-il.Projet gazier Touat(Sud-Ouest)Début de développementen 2009 et miseen production en 2013Le Groupe Sonatrach a annoncé le lancementen 2009 du développement, avec leGroupe français GDF Suez, du projetgazier de Touat situé dans le Sud-Ouestalgérien, près de la ville d’Adrar, aprèsapprobation de son plan développementpar les autorités algériennes. La mise enproduction est prévue pour 2013, a indiquéSonatrach dans un communiqué.L’Agence nationale pour la valorisation desressources en hydrocarbures (Alnaft) vientd’approuver le plan de développement dupermis gazier de Touat, après une campagned’exploration et d’appréciation débutéeen 2003 et au cours de laquelle 7 puits ontété forés. Le projet de Touat dont les travauxde développement débuteront courant2009 devrait produire en «phase plateauenviron 4,5 Gm 3 de gaz naturel paran. Sonatrach et GDF Suez opérerontconjointement ce projet qui prévoit le développementde dix gisements sur une zoned’une superficie de 3 000 km 2 , avec leforage d’une quarantaine de puits de production,selon le communiqué. Il prévoitaussi la construction d’installations de collecteet de traitement du gaz ainsi que leraccordement au gazoduc dont Sonatrachprévoit la construction pour relier les gisementsdu Sud-Ouest algérien à HassiR’mel. Un accord de commercialisationconfie à la compagnie nationale la ventede la totalité du gaz produit, a indiqué lecommuniqué. L’Algérie est l’un des principauxfournisseurs à long terme de GDFSuez qui est le plus important acheteur deGNL de Sonatrach, a-t-on rappelé demême source.Energie & Mines9janvier 2010


performancesPERFORMANCESSelon M. Meziane :«Sonatrach vise une productionde 120 000 b/j à l’étranger d’ici à 2015»Le Groupe pétrolier Sonatrach vise, d’ici 2015, une production de120 000 barils/jour à partir des gisements qu’il développe à l’international,a indiqué Mohamed Meziane dans un entretien à l’APS.Energie & Mines10Cette compagnie prévoit aussi de tirer150 millions de dollars par an de sesinvestissements dans les services d’engineeringet de construction consentispar ses filiales à l’étranger.Pour le patron de Sonatrach, «laconjoncture économique mondialeactuelle a, certes, engendré une baissede la demande d’énergie, mais ce n’estpas pour autant que nous allons ralentirnotre cadence d’investissement engénéral et à l’international en particulier».En effet, explique-t-il, «c’est enpériode de crise que les bonnes opportunitésse présentent. C’est en cemoment que certaines compagniesinternationales, disposant de capacitéspropres de financement, saisissent lesopportunités d’affaires favorables pourrenforcer leur portefeuille et positionsur le marché».«Notre vision globale sur le développementà l’international poursuivra l’objectifd’un déploiement pragmatique denos activités extérieures, qui prendra enconsidération le facteur du risque et lesretombées économiques» de ces projets,commente-t-il.Outre sa participation en Egypte avecle norvégien Statoil, le Groupe énergétiquealgérien est présent respectivementau Pérou dans le grand gisementde Camisea, en Libye, au Niger, enTunisie, au Mali avec l’italien Eni et enMauritanie avec le français Total.Le Groupe est également intéresséd’investir en Colombie et au Moyen-Orient, notamment en Irak, où despotentiels d’investissements existent,selon M. Meziane, qui indique queSonatrach cherche le cadre de sonintervention dans ces pays.En Afrique, Sonatrach est en traind’œuvrer pour concrétiser le mégaprojetdu gazoduc TSGP devant relier leNigeria au continent européen.janvier 2010Une rencontre entre les trois compagniesinitiatrices du projet (Sonatrach,NNPC et Sonideb) a eu lieu à Niamey(Niger) pour préparer les autres phasesdu projet. La rencontre a porté notammentsur la participation du Groupealgérien à l’amont de ce projet ainsi quesur les conditions du choix des nouveauxpartenaires et les règles de commercialisationdu gaz.Interrogé, par ailleurs, sur les répercussionsde la crise économique mondialesur l’investissement dans l’amontpétrolier algérien, le dirigeant deSonatrach a affirmé que son Groupeest prêt a céder jusqu’à 49% des participationsdans les périmètres deshydrocarbures où il opère et proposésactuellement à la cession d’intérêts.«Si on le jugera nécessaire au plan stratégiquepour le développement de l’explorationet de l’exploitation, on céderaau partenaire choisi jusqu’à 49% departicipations dans les blocs opérés parSonatrach, proposés à la cession d’intérêtdans le cadre du deuxième appeld’offres national et international pourl’exploration des hydrocarbures», préciseM. Meziane.Ce taux de 49% représente le maximumque peut proposer Sonatrachcomme participation au partenaireétranger en vertu de la loi sur leshydrocarbures en vigueur, rappelle-ton.Trois périmètres sur les dix proposésà l’octroi par l’Agence nationalepour la promotion des hydrocarburesau titre du deuxième appel d’offres sontopérés actuellement par Sonatrach.L’investissement dans l’amont pétroliersemble pâtir des effets de la crise économiqueinternationale puisque seulement4 périmètres sur les 16 proposésà l’attribution ont été octroyés dans lecadre du premier appel d’offres internationalpour l’exploitation des hydrocarbures.«Cette situation est survenueavec la crise économique mondiale quia suscité les craintes chez les investisseurs»,explique-t-il.«Des discussions menées avec descompagnies opérant en Algérie quiétaient prêtes à soumissionner pour cetappel d’offres ont donné à ces dernièresde faire des suggestions, dont unebonne partie a été incluse dans le2 e appel d’offres», a-t-il poursuivi.Selon M. Meziane, les suggestionsformulées par ces compagnies énergétiquesont porté sur les procédures etles critères facilitant leur participation,et elles n’ont remis en cause ni la loi nila réglementation en vigueur sur leshydrocarbures, notamment en matièrede fiscalité. Le premier responsable deSonatrach s’est dit optimiste quant auxrésultats du 2 e appel d’offres au regarddu nombre important des compagniesqui participent au data room et auxsignes de reprise économique mondialequi inciteraient les sociétés à manifesterplus d’intérêt pour ce créneau.A ce propos, il a estimé que Sonatrachest en mesure de maintenir son pland’investissement national axé sur le


performancesLe P-DG de Sonatrach,M. Mohamed Meziane,l’a affirmé à la Radionationale :«Sonatrach a réalisé31 milliards de dollarsde recettes de janvierà septembre 2009»La Société nationale des hydrocarbures Sonatrach a engrangé desrecettes d’hydrocarbures pour un montant de quelque 31 milliards dedollars durant les neuf premiers mois de l’année 2009, a déclaré leP-DG de Sonatrach, Mohamed Meziane. Les recettes réalisées parSonatrach au cours des neuf premiers mois de l’année de 2009 «ontatteint près de 31 milliards de dollars», a indiqué M. Meziane à la Radionationale, précisant que ce chiffre d’affaires englobe à la fois les recettespétrolières et gazières du pays. Ce chiffre est en baisse par rapportà la même période de l’année précédente où il était de l’ordre de63 milliards de dollars, rappelle le même responsable qui explique quecette chute est due à la baisse des prix du brut, qui ont commencé àremonter. Le P-DG de Sonatrach espère toutefois que ce niveau soitmaintenu ou amélioré afin d’atteindre l’objectif fixé conjointement avecle ministère de l’Energie et des Mines et qui est de 40 milliards de dollarsà la fin de l’année. «Cet objectif sera toutefois plutôt proche de celuiréalisé en 2007, car 2008 restera une année exceptionnelle en termesde prix qui ont culminé à plus de 147 dollars le baril en juillet», a-t-ilajouté. S’agissant des partenaires étrangers de Sonatrach, leur chiffred’affaires sera de quelque 4 milliards de dollars, a précisé M. Meziane.L’Algérie dispose de capacités de production de pétrole de 1,45 millionde barils/jour (MBJ) mais sa production effective est de 1,2 MBJ enapplication des décisions de réduction de la production décidées parl’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).Sa production restera à ce niveau en dépit de la hausse des cours dubrut qui évoluent autour des 70 dollars en raison d’un retour de confianceen une prochaine reprise économique mondiale, a préciséM. Meziane.Sonatrach procèdeà une fusion-absorptionde Naftec et deuxentreprises de gestionde zones industriellesSonatrach a procédé à la fusion-absorption de la sociéténationale de raffinage de pétrole (Naftec) et desEntreprises de gestion des zones industrielles d’Arzew(EGZIA) et de Skikda (EGZIK), selon des actes notariéspubliés par la presse nationale. Aux termes des actesnotariés respectifs, les sociétés Naftec, EGZIA etEGZ1K sont dissoutes le 30 juin 2009 par la procédurede fusion-absorption et leurs activités respectives intégréesdans l’objet social de Sonatrach dès le 1 er janvier2009, date «effective» de la fusion-absorption, selon lestermes des contrats respectifs approuvés par lesassemblées générales de ces sociétés. Au capitalsocial de Sonatrach (500 milliards de dinars) vont désormaiss’ajouter 50 milliards de dinars de Naftec,3,256 milliards de dinars d’EGZIA et 160 millions dedinars d’EGZIK, selon la même source. Le ministre del’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a motivé dernièrementle retour de Naftec à Sonatrach par une nécessaireintégration des activités de la compagnie au sein del’entreprise mère pour des besoins de coordination.Selon les explications du ministre, l’existence d’une filialecomplètement indépendante intervenant au mêmetitre que l’entreprise mère dans l’activité Raffinageposerait toujours problème dans ce domaine.«Certaines activités qui sont nécessaires à Sonatrachdoivent lui appartenir et le raffinage fait partie des activitésintégrantes de Sonatrach», a-t-il expliqué. L’autreraison qui a conduit Sonatrach à récupérer cette filialeest, selon M. Khelil, l’incapacité de Naftec de financerson programme d’investissement estimé à près de3 milliards de dollars. Sonatrach a déjà injecté 50milliards de dinars dans sa filiale, mais ne peut la recapitaliserà chaque fois qu’elle en a besoin, a-t-il dit ensoulignant que le seul moyen pour assurer le développementdu raffinage en Algérie est de réintégrer cetteactivité à Sonatrach.développement des gisements découverts,des capacités de transport et duraffinage au vu du niveau actuel desprix de pétrole et du cash-flow dontdisposent le Groupe et les banquesalgériennes. Questionné si le programmed’investissement dans les engraisque mène Sonatrach actuellement avecplusieurs partenaires risque d’êtrecompromis par les mesures antidumpingimposées par l’Union européennesur les fertilisants algériens, le patronde Sonatrach a soutenu que l’Algérieest appelée à conforter sa place dans lesannées à venir sur le marché internationaldes engrais du fait de la hausse dela demande mondiale des engrais,notamment des engrais azotés.«Le risque existe toujours», a-t-ilreconnu mais «la demande en engraisn’est pas seulement une demande européenne,il y a une demande croissantedans d’autres régions du monde enAmérique et en Asie». A une questionsur l’impact de la baisse des cours debrut sur le prix du gaz, M. Meziane aexpliqué que l’indexation des prix dugaz algérien varie selon les contratsgaziers signés avec les clients.«Le prix du gaz est indexé soit aupétrole, soit aux produits concurrentscomme l’électricité, le charbon, le fioul,le gasoil, pour lui permettre de pénétrersur des segments de marché où lepétrole est dominant.»Concernant les négociations en coursentre l’Algérie et l’UE pour la conclusionde l’accord stratégique énergétique,le premier responsable deSonatrach a tenu à préciser que cettequestion est traitée au niveau du ministèrede l’Energie et des Mines.Toutefois, il a tenu à souligner qu’unpareil accord «met sur la table beaucoupde conditions et nécessite beaucoupd’analyses et d’efforts (à) oùchaque partie cherche à défendre sesintérêts».Energie & Mines11janvier 2010


performancesPERFORMANCESDéploiement de Sonatrach à l'internationalUn programme à la mesuredes ambitions affichéesSonatrach, qui aexporté pour près de75 milliards de dollarsen 2008, ambitionnede réaliser 30% deson chiffre d’affaires àl’international à l’horizon2015, selon sesresponsables.Energie & Mines12La nouvelle faisant état de la découvertede pétrole par le Groupe pétrolierSonatrach dans le bassin de Ghadamès,à 230 km au sud de Tripoli, en Libye, afait l’effet d’un véritable événementdans le monde des hydrocarbures.En effet, dans leur majorité, les médiaset presse spécialisée, internationaux,ont mis en exergue cette information, laqualifiant de «découverte importante»,étant donné que c’est la premièrequ’enregistre la compagnie publiquealgérienne à l’étranger.Cette découverte, effectuée dans lecadre d’un partenariat avec laCompagnie nationale libyenne d’hydrocarbures(Noc), s’est faite «à la suite duforage du puits d’exploration Al-65/02situé dans le bassin de Ghadamès parl’association Sonatrach, via sa filialeSonatrach International PetroleumExploration & Production (Sipex) et laNoc», a précisé Sonatrach dans uncommuniqué. Les parts revenant àchaque partenaire dans le cadre ducontrat d’association (EPSA) sont de75% pour la Noc et de 25% pour Sipexqui agit en qualité d’opérateur, a indiquéSonatrach. C’est la premièredécouverte de pétrole réalisée dans lebloc 65 attribué à Sonatrach par la Nocen mars 2005, ajoute le communiqué.Outre la Libye, Sonatrach, via sa filialeSipex, est présente dans plusieurs paysd’Afrique notamment au Mali, enMauritanie, en Egypte et au Niger.Sonatrach, qui a exporté pour près dejanvier 201075 milliards de dollars en 2008, ambitionnede réaliser 30% de son chiffred’affaires à l’international à l’horizon2015, selon ses responsables.Au Mali, la société dispose de 6 blocsd’exploration. Elle a également investidans l’exploration offshore aussi bien enAfrique qu’en Amérique latine. C’estainsi que la compagnie nationale deshydrocarbures s’est associée au Groupenorvégien Statoil pour l’exploration etla production du pétrole offshoreégyptien.Par ailleurs, Sonatrach et la sociétépétrolière brésilienne Petrobras ontsigné en 2007 un mémorandum d’entente,englobant la recherche et l’exploitationdes hydrocarbures en offshore.Petrobras est leader en Amérique latinenotamment dans le domaine de l’exploration.Dans ce contexte, l’exemple du projetdu gisement gazier de Camisea auPérou, auquel Sonatrach est dans letransport et dans l’amont (explorationproduction)depuis 2003. Camisea c’est35 000 barils par jour de condensat etde GPL, et 5 milliards de mètres cubesde gaz naturel. Un gisement qui estentré en production en 2008.Tout cela reflète la volonté croissante duGroupe de s’offrir une place de choixdans les marchés du pétrole et du gaz etce, partout dans le monde.En Europe, la compagnie a acquis desréservations de capacité dans les terminauxde Isle (Royaume-Uni) et deMontoir de Bretagne (France). Elle amis en place en Espagne une sociétépour la commercialisation du gaz algérien,non sans difficultés, les Espagnolsayant imposé des conditions jugées discriminatoirespar la partie algérienne.Au Portugal, elle a signé, il y a trois ans,avec le Groupe énergétique Energias dePortugal (EDP) un pacte d’actionnaires.Ce faisant, elle a acquis sur le marchéboursier portugais une part de2,035% du capital du Groupe Energias,devenant ainsi, et c’est une première,actionnaire d’une société énergétiqueen Europe. Il est attendu que cette opérationsoit suivie d’autres acquisitions etprises de participation dans le capital decertaines compagnies qui opèrent dansl’aval. Toujours avec le Groupe portu-


performancesgais, Sonatrach est signataired’un mémorandum d’ententedont la finalité est la mise enplace d’un partenariat stratégiquecouvrant les domainesdu gaz naturel et de l’électricité.Le partenariat stratégiques’appuie notamment sur l’approvisionnementen gaz natureld’EDP par Sonatrach surune base long terme, portantsur une quantité contractuelleannuelle maximale de2 milliards de mètres cubes etdont la majeure partie seradestinée aux projets en partenariatentre Sonatrach et EDP.Il porte aussi sur la créationd’une joint-venture commercialisationà parts égales (50-50%) pour la commercialisationde gaz naturel et la participationde Sonatrach àconcurrence d’un minimumde 25% dans les investissementsrelatifs aux centralesCCGT de EDP en Espagne etau Portugal qui seront alimentéespar du gaz algérien.La compagnie avait soumissionnépour les blocs 65 et le47. L’ouverture des plis pourles 15 blocs d’exploration avaiteu lieu devant les plus hautesautorités du pays, et notammentle Premier ministrelibyen. Sonatrach avait ainsiobtenu son premier contratd’exploration hors de l’Algérieet à travers un appel à laconcurrence.Sept autres compagnies, dontles américaines Amerada Hesset Chevron Texaco, la brésiliennePetrobras, des sociétésindienne, émiratie et australiennecomme WoodsidePetroleum se sont vu attribuerles 14 autres blocs libyenssitués à Syrte, Merzek, Berkaet en off shore. Sonatrach estprésente aussi sur deux autresblocs en Libye, le 95 et le 96,qu’elle a remportés au mois dedécembre 2007 en consortiumavec les compagnies indiennesOil India LTD (OIL) et IndianOil Corp (IOC). Bref, tout unprogramme à réaliser d’icimoins de cinq années.RemerciementsMESSAGE DE L’ECOLE DENTAIRE ALGÉRIENNE«Monsieur le Ministre,L’Ecole dentaire algérienne se félicite du succès enregistré des 7 es Journées dentaires internationales,tenues le 7 mai 2009, sous le thème «L’art dentaire et les technologies assistées par ordinateur», organiséesà la Bibliothèque du CHU de Tlemcen Tidjani-Damerdji en collaboration avec l’Ecole de formationparamédicale de la wilaya de Tlemcen.Nous vous remercions, Monsieur le Ministre, pour l’attention et le soutien que vous nous avez témoignéspour la réussite de cette manifestation scientifique, qui a intéressé aussi bien les chirurgiens-dentistesque les prothésistes dentaires de tout le territoire national.Nous formulons aussi toute notre gratitude à Monsieur le président-directeur général ainsi qu’à l’ensembledu personnel de la société Sonatrach.Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.»La Directrice, M me Sedjelmaci Fatima-ZohraMESSAGE DE SON EXCELLENCE L’AMBASSADEUR DE L’INDE À ALGER«Excellence,J’ai l’honneur d’accuser réception avec des remerciements la lettre de Votre Excellence n° 408/CAB.09 datant du 26 avril 2009 relative à l’envoi de la dixième livraison de la revue Energie & Mines.En effet, c’est une publication d’une grande utilité et elle procure d’importantes informations et elle serautilisée d’une manière appropriée par notre mission. Tout en vous remerciant encore une fois,Excellence, je saisis cette opportunité pour vous transmettre l’assurance de ma haute considération.»D r Ashok K. AmrohiMESSAGE DE SON EXCELLENCE L’AMBASSADEUR D’ALGÉRIE À LONDRES«J’ai l’honneur d’accuser réception de votre dernier envoi concernant la revue Energies & Mines n° 10de mars 2009, éditée en langue nationale, et je vous en remercie. Il me plaît d’en signaler la qualité et,plus généralement, celle des publications de votre département.Avec mes vœux de pleine réussite.»L’ambassadeur, Mohamed-Salah DembriMESSAGE DE SON EXCELLENCE L’AMBASSADEUR D’ALGÉRIE À CANBERRA«J’ai l’honneur d’accuser réception des revues et documents publiés par votre département ministérielou par des entreprises dépendant de votre secteur. Ils sont d’excellente qualité et d’un grand intérêtpour le poste. Je vous en remercie et souhaite longue vie à cette production.»L’ambassadeur, K. BelramoulMESSAGE DE L’ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ENTREPRENEURS ALGÉRIENS«Monsieur le Ministre,Nous avons l'honneur de vous faire parvenir joint en annexe un compte rendu issu de nos travaux surles premières assises nationales du BTPH tenues à Annaba en date du 18 juin 2009.Aussi, nous saisissons l'occasion pour vous remercier profondément de la précieuse collaboration devotre département ministériel à cet événement et ayant contribué à la réussite des résolutions nées deces premières assises. En vous souhaitant une bonne réception, en vous remerciant pour votre bienveillanteattention, veuillez croire, Monsieur le Ministre, en l'assurance de notre parfaite considération.»Le président de l’Association généraledes entrepreneurs algériensMouloud KheloufiMESSAGE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL«Monsieur le ministre de l’Energie et des MinesJ’ai bien reçu les publications et les supports d’information et de sensibilisation édités par votre départementministériel et que vous avez eu l’amabilité de les mettre à notre disposition. Soyez-en vivementremercié. Ces publications et ces supports à usage pédagogique traduisent admirablement tout l’intérêtque vous accordez à la communication pour accompagner les principales activités de votre départementministériel.Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, aux assurances de ma haute considération.»Boualem BessaïhEnergie & Mines13janvier 2010


performancesPERFORMANCES1 er Forum de consultation et d’échange d’informationsrelatif au marché du gaz naturelTendance à la globalisationdu marché gazierEnergie & Mines14Globalisationdes marchés gaziersLes marchés gaziers évoluent rapidementet tendent à se globaliser, notammentgrâce au GNL qui est un instrumentde flexibilité du marché gazier.Toutefois, à moyen terme, on assisteraencore à une régionalisation desmarchées. L’ensemble des panélistes sesont accordés sur le fait que cetteglobalisation sera favorisée non seulementpar les nouvelles infrastructuresd’exportation mais aussi par celles quisont dédiées à l’importation (terminauxde regazéification).Cette globalisation contribuera à l’améliorationde la sécurité d’approvisionnementgrâce à la flexibilité apportéepar le GNL. De nouveaux mécanismesde marchés seront également développéscomme les swaps entre les compagniesgazières.Evolution des prixDans un futur proche, les prix du gazcontinueront à suivre l’évolution desprix du pétrole et de ses dérivés, malgréle développement de nouveaux indicesde prix. Les prix du gaz ne se déconnecteronttotalement de ceux du pétrolequ’en cas d’une offre importante degaz sur les marchés.Dans le contexte de crise économique,on assistera certainement à des surplusde l’offre gazière durant une certainepériode, engendrant ainsi une chute deprix. Durant cette période de sursaturationdu marché, une coopérationentre les différents acteurs producteurset consommateurs serait nécessairepour réduire une chute drastique desprix qui ne profiteraient ni aux uns niaux autres. Il a été souligné que le gazdoit bénéficier d’un avantage comparatifpar rapport à d’autres sourcesd’énergie fossiles du fait que le gazjanvier 2010


performancescontribue moins dans la pollution etaffecte peu l’environnement comparativementau charbon et au pétrole. De cefait, le recours au gaz doit être encouragépar des fiscalités adaptées au seindes pays consommateurs par rapportaux autres énergies fossiles et le placercomme fuel de transition durant lapériode de passage de l’énergie fossileaux énergies nouvelles et renouvelables.Evolution des coûtsde la chaîne gazCes dernières années ont vu une augmentationtrès importante des coûts dela chaîne gazière d’environ 400%.Du fait de la crise économique apparueà la fin de l’année passée, une amorcede baisse des coûts semble perceptibleen 2009, quoique les projets initiés parSonatrach n’aient pas bénéficié de cettebaisse des coûts. Dans un environnementéconomique difficile, les nouveauxprojets d’investissement planifiésou en étude pourraient être décalés ouannulés. Les panélistes estiment que dufait du décalage de ces projets, il fauts’attendre à une reprise à la hausse descoûts, une fois que les conditions dumarché permettent que les projetsretardés soient lancés.Il ressort aussi que depuis l’année2000, il y a un regain d’intérêt des jeunesuniversitaires aux technologiespétrolières et gazières tant dans lesmétiers d’exploitation que dans ceux dela conception et du développement denouveaux matériaux et de nouvellestechnologies qui vont contribuer à laréduction des coûts des projets dans lefutur.PartenariatLe partenariat entre les compagniesinternationales invitées et l’Algérie esthistorique. Ce partenariat concernetous les secteurs de la chaîne gazièred’amont en aval, comme en témoigne lepremier contrat d’achat vente de GNLentre l’Algérie et le Royaume-Uni qui aplus de 45 ans. De même que laconstruction du premier gazoductranscontinental entre l’Algérie etl’Italie date déjà de 1977. Ceci dénotel’intérêt de l’Algérie pour des partenariatsdurables et bénéfiques pour toutesles parties.Le partenariat ne se limite pas uniquementà l’amont, mais aussi à l’aval et àla commercialisation, notamment à traversdes prises de participation auniveau du terminal de regazéificationIsle of Grain, en Angleterre, avec BO,la JV de commercialisation MedLNGréalisée avec GDF et une réservation decapacité au niveau du terminal CovePoint, aux Etats-Unis, avec Statoil.Le développement futur de ce partenariatdans le cadre de la globalisation desmarchés doit permettre à Sonatrachd’accéder à de nouveaux portefeuillesmutuellement bénéfiques pour les deuxparties.ENI, déjà présente au Nigeria, a expriméson intérêt de se joindre au projetstructurant du TSGP, initié dans lecadre du Nepad, notamment grâce à samaîtrise de la technologie de transportde gaz à haute pression, renforçantainsi le partenariat Nord-Sud.Forum des paysexportateurs de gazIl existe plusieurs forums qui unissentles parties ayant des objectifs communs,comme le Groupe internationaldes importateurs de GNL (GIIGNL),de forum de sociétés d’équipements,sans que cela soulève des inquiétudeschez les exportateurs de GNL. De cefait, le Forum des pays exportateurs degaz ne doit pas susciter des inquiétudesauprès des consommateurs.L’intérêt de ce forum est d’anticiper l’évolutiondes éléments, notamment lesinvestissements, qui influent sur l’offreet la demande de gaz, de façon à limiterla volatilité des marchés qui risqued’impacter négativement les planificationset stratégies des acteurs tant producteursque consommateurs.Il est à signaler que la perception duforum telle que véhiculée par lesmédias contribue à amplifier cesinquiétudes, notamment en le qualifiantde cartel et d’«Opep du gaz ».Ceci encourage les acteurs gaziers àinvestir davantage le volet communicationpour changer la perception que sefont les consommateurs de ce forum etles amener à encourager le recours àl’utilisation du au gaz naturel.La création de ce forum est bénéfiqueaussi bien pour les pays exportateursqu’importateurs du fait qu’il permetd’offrir une tribune de dialogue et deconcertation entre les acteurs de lascène gazière, contribuant à éviter destensions importantes sur le marché dugaz.Le développement durableIl ressort que le qualificatif attribué augaz comme énergie propre n’est plusgarantie (acquise) aujourd’hui avec ledéveloppement des énergies nouvelleset renouvelables «ENR», conjugué auxrécentes ruptures d’approvisionnementde la Russie, les consommateurs européensrisquent d’encourager ledéveloppement du nucléaire et du charbon.Le gaz naturel, de par sa faible contributionà la pollution, est le fuel le mieuxindiqué pour être l’énergie de transition.Ceci nous encourage à continuerde fournir plus d’efforts pour le placercomme le meilleur fuel de transitionentre les énergies fossiles et les ENR,notamment par des politiques de fiscalitéadaptées au sein des pays consommateursqui devraient le favoriser parrapport aux autres sources d’énergiefossiles.La sécurité des approvisionnementset de la demandeL’approvisionnement des pays consommateurssera sécurisé non seulementpar la diversification des sources d’approvisionnements,mais aussi par laconstruction de nouvelles infrastructuresd’importation. La sécurité de lademande est aussi un thème d’actualité,car d’énormes investissements sontconsentis en amont par les producteurset qui nécessitent d’être rentabilisés. Eneffet, si l’offre devient excédentairependant un certain temps, les producteursne trouveront pas de débouchésvalorisants à leurs productions etseraient découragés à y investir durantcette période, créant par conséquentune tension sur le marché à cause del’insuffisance de l’offre sur le moyen etlong terme.Le dialogue et la concertation à traversdes discussions ouvertes et franchespar le biais de rencontres comme celled’aujourd’hui offrent un cadre favorablepour la recherche de solutions quiréduisent l’impact des incertitudes surla sécurité de l’offre et de la demande.Energie & Mines15janvier 2010


performancesPERFORMANCESInforum 2009Les techniques de reportinget d’aide à la décisionà l’ordre du jourLa 8 e édition de l’Inforum s’est tenue les 20 et 21 avril 2009 à l’hôtelEl Aurassi à Alger, sous le thème de «Techniques et technologies dereporting et d’aide à la décision».Energie & Mines16Cette 8 eédition, organisée autour dequatre sessions, a regroupé plus de 570participants et a été rehaussée par laprésence de Son Excellence Monsieurle ministre de l’Energie et des Mines.Au début de la cérémonie d’ouverture,le directeur du CPE a souhaité la bienvenueà l’ensemble des invités et desparticipants. Lors de son allocutiond’ouverture, le président-directeurgénéral, Mohamed Meziane, a mis l’accentsur l’intérêt croissant de cet événementincontournable, soulignant le rôlecapital du CPE dans la réalisation et l’animationdes espaces d’échanges et decommunication.Son Excellence Monsieur le ministre del’Energie et des Mines, D rChakibKhelil, a rappelé, quant à lui, l’importanceque revêt le reporting au sein dusecteur et l’attention accordée à ses problématiques.Il a invité l’ensemble desacteurs à conjuguer les efforts afin deréussir un reporting fiable et un processusdécisionnel efficient dans nosentreprises.Ensuite, ce fut au tour du responsablescientifique de l’Inforum, D rDjilaliBenmahamed, qui orienta sa présentationsur une rétrospective des éditionsprécédentes, la logique d’évolution decet événement et les éléments de déroulementde cette 8 eédition. Une interventionde M lle Sedaoui de SPE a portésur un cadrage thématique.Il est à noter que le programme del’Inforum 2009 s’est déroulé sans lamoindre défaillance pédagogique : tousles présidents de sessions, coprésidents,communicants, experts, animateurs deworkshop et animateurs de standsjanvier 2010programmés étaient présents. La premièresession, qui a porté sur l’état deslieux du reporting dans le secteur del’Energie et des Mines, à travers cinqcommunications et un débat, a été présidéepar M meSherazed Boutira etcoprésidée par D r Ghania Feghouli.La deuxième session, qui a vu la présentationdes solutions techniques ettechnologiques de reporting à traverscinq communications et un débat, a étéprésidée par Mohamed Kahlaoui etcoprésidée par P rBouziane Beldjilali.Parallèlement à cette session de présentationsorales, deux workshops ont étéanimés par Oracle et Business Objects.La troisième session a permis de présenterles résultats de quelques recherchesinterdisciplinaires (KnowledgeManagement, e-learning, ingénierie dessystèmes d’information, etc.) liées aureporting et à l’aide à la décision. Cettesession a été présidée par P rJean-LuisErmine et coprésidée par P rNadjibBadache et a vécu les contributions desix communicants. Parallèlement à cettesession de présentations orales, deuxworkshops ont été animés par Cisco etMicrosoft.A l’issue de chaque session, une petitecérémonie de remise des attestations departicipation aux communicants et auxprésidents de session a eu lieu. C’estune tradition que le CPE veut instaurerpour cet événement, à partir de cetteédition. Avant de lancer les travaux dela session 4, une synthèse des trois sessionsorales a été réalisée par MM.Rahmani, Zemali et Baba Hamed etprésentée par ce dernier. Il en est sortiprincipalement :◗ Organisation : il est recommandé depositionner les chargés de reporting aucôté des décideurs, de mettre à dispositiondes moyens humains (compétence,expérience) et moyens techniqueset d’effectuer des remises en causerégulières.◗ Retour d’expérience de la directioninformatique de Sonatrach sur la miseen place de systèmes de reporting pourles directions fonctionnelles : l’environnementcommun de travail Sonatrach(COE) représente l’infrastructure debase sur laquelle reposent tous les outilsde reporting et les équipes de développementen collaboration avec les utilisateursont mis en place une couchemétier servant d’interface avec les basesde données.◗ Retour d’expérience de l’activité Avalde Sonatrach : la technique du datamininga été expérimentée sur les donnéescomptables (historique de dix ans) afinde réaliser un système de prédictionpour les prévisions budgétaires. L’ARHde son côté a mis en place un systèmede reporting permettant la capitalisationdu retour d’expérience.◗ Les présentations des intégrateurs desolutions ont développé leurs offres,mettant en avant les atouts de leurs produitsrespectifs (reporting, aide à ladécision, pilotage stratégique, BI…) enmatière de simplicité, robustesse,déploiement, convivialité, coûts, scalabilité,etc.


◗ Les travaux de recherche surl’aide à la décision et au pilotageappliqués à différentsdomaines ont permis de conjuguerles besoins en aide multicritère/décisionaux solutionset techniques existantes : SIG,KM, e-learning, etc.Devant une audience trèsvariée et un panel constitué desdirecteurs de planification detrois activités opérationnellesde Sonatrach (AMT, TRC,COM) et présidé parM lle Fatma-Zohra Benghoulis etM me Malika Belkahla, un débattrès fructueux a démontré l’intérêtsuscité par le thème decette 8 e édition. Le modérateurde cette quatrième session, leProfesseur Ermine, a su mettreen valeur les contributions desintervenants du panel et cellesdes participants présents ensalle. Une synthèse des débatsde cette quatrième session a étéréalisée par MM. Ammour etFtouh et présentée par ce dernier.Cette quatrième session aété clôturée par un tirage ausort des fiches d’évaluation et avécu la remise d’un cadeau,sponsorisé par Aacom Algérie,au participant gagnant.La cérémonie de clôture a étémarquée par un discours declôture de Monsieur le président-directeurgénéral deSonatrach dans lequel il a tenuà remercier l’ensemble des participantsd’avoir fait de cette8 e édition un succès de plus età mettre en valeur ce genred’espace de partage et d’échanges.Cette cérémonie de clôture aété rehaussée par la présencede M. Fayçal Abbès, Secrétairegénéral du ministère del’Energie et des Mines, qui atenu dans son allocution àremercier participants et organisateursavant d’annoncerclôturés les travaux de cette8 e édition de l’Inforum.La barre est désormais trèshaut placée. Le CPE devra bienpréparer l’Inforum 2010.performancesSignature d’un contrat entreSonatrach et SamsungLe Groupe Sonatrach et la société sud-coréenneSamsung engineering et constructionont signé, à Alger, un contrat portant sur laréhabilitation, l’adaptation et la modernisationde la raffinerie de Skikda.Le programme de réhabilitation de cette raffinerie,la plus grande en Algérie avec unecapacité de 15 millions de tonnes/an, seramise en œuvre à partir de la première semainedu mois prochain et doit être achevé dansun délai de 36 mois, soit en août 2012, selonune présentation du projet. Les responsablesde la firme sud-coréenne se sont, toutefois,engagés à terminer les travaux en 34 mois.Plusieurs travaux sont prévus dans ce programmede rénovation, notamment laconception et la fourniture des équipements,la modernisation des installations électriquesainsi que la réhabilitation et l’augmentationdes capacités de diverses unités de la raffinerie.Il s’agit également de la modernisationde toutes les unités ainsi que la réalisationd’infrastructures d’exploitation (sallestechniques, salle de contrôle, sous-stationsélectriques, abris pour les équipements), a-t-on précisé.Les documents du contrat ont été signés parle vice-président Aval du Groupe Sonatrach,Abdelhafid Feghouli, et le vice-président deSamsung engineering et construction,Hong-Pyo Kong, en présence du ministre del’Energie et des Mines, Chakib Khelil, et duP-DG du Groupe Sonatrach, MohamedMeziane.Intervenant lors de la cérémonie de la signaturede cet accord, M. Khelil a indiqué quela finalisation du processus de modernisationde la raffinerie de Skikda, d’un coûtglobal de plus de 2 milliards de dollars, «permettrad’améliorer les capacités quantitativeset qualitatives de cette unité». Il s’agit dela deuxième opération du genre après celleengagée dans la raffinerie d’Arzew, a rappeléle ministre en ajoutant qu’une opérationsimilaire sera entamée au niveau de l’unitéd’Alger.En outre, a-t-il poursuivi, deux nouvellesraffineries seront construites l’une à Tiaretet l’autre à Skikda. «La mise en exploitationde toutes ces structures permettra, d’ici quatreà cinq ans, de porter les capacités nationalesde raffinage à environ 1 million debarils par jour (bj) contre 500 000 bj actuellement,tandis que la qualité des produitspétroliers sera nettement meilleure, ce quinous permettra d’exporter ces produits versdes marchés européens et américains», aaffirmé M. Khelil. Pour sa part, le P-DG deSonatrach a souligné que la conclusion decet accord «va sceller ainsi un partenariatpour mener à terme ce grand projet» derénovation de la raffinerie de Skikda.M. Meziane a rappelé que la mise en œuvredu programme de réhabilitation des installationsde raffinage a été précédée par «unprocessus d’évaluation de l’outil de productionpar des études de diagnostic». Cela apermis, a-t-il ajouté, de faire fonctionner lesinstallations à près de 100% de leur capacitétout en leur assurant les conditions requisesen termes de sécurité et de fiabilité.De même, la finalisation de ce processus deréhabilitation permettra aussi au parc nationalde raffinage de se conformer aux nouvellesréglementations européennes enmatière de qualité des produits, a indiqué lepatron de Sonatrach.Evoquant l’intégration des activités deNaftec au sein du Groupe Sonatrach,M. Meziane a souligné qu’il s’agit d’unretour vers Sonatrach «d’un maillon stratégiquede l’activité Aval et d’un importantoutil de flexibilité et de valorisation deshydrocarbures».Cette fusion-absorption a été rendueindispensable, notamment, par «les besoinsde coordination de la chaîne pétrolièrenationale», a-t-il expliqué. De son côté,M. Feghouli a tenu à souligner l’importancede la raffinerie de Skikda qui représente prèsde 70% des capacités nationales de raffinage.Il a expliqué que la quasi-totalité des travauxde réhabilitation va s’opérer sur desinstallations en marche.En conséquence, cela exige, selon lui, «unrespect rigoureux des plannings de réalisationpour assurer la continuité de la productionet éviter toute rupture de produits». LeP-DG de Samsung engineering et construction,Yeon Joo Junk, a, quant à lui, affiché ladisponibilité de la firme sud-coréenne àapporter tout son savoir-faire technique ethumain en vue d’honorer ses engagementset d’achever les travaux dans 34 mois, soitdeux mois avant le délai contractuel. Lasociété Samsung avait remporté, en mai dernier,lors d’une séance d’ouverture des plis,le contrat de la rénovation de la raffinerie deSkikda à la faveur de son offre jugée lamoins disante parmi trois autres soumissionnairesayant participé à l’appel d’offresrelatif à ce projet. Les travaux de modernisationde cette raffinerie devraient permettred’augmenter la capacité de production del’ordre de 10% pour passer à 16,6 millionsde tonnes/an, dont 4,7 millions de tonnes degasoil et 2 millions de tonnes d’essence.Energie & Mines17janvier 2010


performancesPERFORMANCESConstantinePlus de 11 000 foyers prochainementraccordés au réseau du gaz naturelPlus de 11 000 foyers répartis à travers les différentes communesde la wilaya de Constantine sont actuellement «encours de raccordement» au réseau d’alimentation en gaznaturel, a indiqué le Directeur des mines et de l’industrie(DMI).«Le raccordement des derniers foyers des 26 projets retenusau titre d’un vaste programme lancé en 2009 sera effectué aucourant de l’année prochaine», a affirmé Djamel Benhouria,qui a annoncé la réception «imminente» d’une «trancheimportante» de ce programme qui a nécessité un réseau detransport de 88 km et une chaîne de distribution longue de216 km.Cette tranche consiste à mettre en service le projet de raccordement,totalement achevé, de plus de 1 200 foyers pourun montant de 120 millions de dinars, de l’agglomérationrurale d’El Guerrah qui relève de la commune d’OuledRahmoun (35 km au sud de Constantine), a précisé leresponsable des mines et de l’industrie.Sept projets de ce programme, qui viendra s’ajouter àd’autres opérations similaires s’inscrivant dans le cadre duprogramme d’extension sur un réseau de distribution de140 km, retenu au titre du Programme des quartiers et deslotissements sociaux (PQLS), sont déjà en cours deréalisation, a souligné le responsable. Les délais de concrétisationdes travaux varient selon l’importance de la densité dela population ciblée et se situe généralement entre 6 et8 mois, a indiqué le DMI, qui a fait état de la réception, justeaprès le raccordement de l’agglomération d’El Guerrah, duprojet initié au profit de la petite localité rurale de Kikaya,dans la commune de Aïn S’mara.Les projets de raccordement au réseau national de distributionde gaz naturel concernent, également, plusieurs autreslocalités et agglomérations de la wilaya relevant, notamment,des communes de Constantine, d’El Khroub, d’Ibn Badis, deZigoud Youcef, d’Ibn Ziad, de Messaoud Boudjeriou, deOuled Rahmoun, de Béni H’midène, de Aïn Abid, deDidouche Mourad et de Hamma Bouziane, a ajouté le DMI.Le programme PQ sera lancé «avant la fin juillet» et concerneral’extension des raccordements à d’autres foyers quin’ont pas encore, pour une raison ou une autre, bénéficié dugaz naturel, dont notamment 33 foyers situés à la cité SidiM’cid (Constantine), ainsi que des lotissements sociauxsitués dans certains quartiers de la nouvelle ville de AliMendjeli et d’autres endroits urbains n’ayant pas encore étéraccordés au réseau, a encore indiqué le responsable.BouiraGrand projet de raccordementau gaz naturelLa wilaya de Bouira bénéficiera d’ungrand projet de raccordement auréseau de distribution de gaz naturel, a-t-on appris auprès de la Direction del’industrie et des mines (DIM).Ce projet – le plus grand à l’échellenationale – dont la concrétisations’étalera jusqu’en 2012, porte sur lapose de 1 081 km pour le raccordementde 29 300 ménages au réseau dedistribution de cette énergie, selon lesinformations recueillies lors d’unejournée portes ouvertes organisée parle centre de distribution d’électricité etde gaz de Bouira. A sa concrétisation àl’horizon 2012, le nombre de ménagesbénéficiaires estimés annuellement à41 000 à Bouira sera porté à 70 300abonnés, est-il précisé.Selon les responsables respectifs de laDIM et du centre de distribution deBouira, ce programme conséquent aété destiné à la wilaya au titre duProgramme de soutien à la croissanceéconomique et du Plan complémentaireau titre desquels il sera procédé à laréalisation de 661 km de réseaux dedistribution au profit de 11 communes,englobant en tout 19 000 abonnés.Des entreprises de réalisation ont déjàété sélectionnées pour le lancementincessamment des travaux de ce réseaude distribution, parallèlement àd’autres travaux d’extension sur unedistance de 170 km au profit de3 600 nouveaux abonnés, est-il précisé.Huit autres communes de Bouira ontété destinataires d’un programme pourla réalisation d’un réseau de 250 km(soit 670 nouveaux abonnés) au titredu Programme de développement desHauts Plateaux.Un investissement global de plus de6 milliards de dinars a été dégagé parl’Etat pour mener à terme ce projetd’envergure, indique-t-on à la DIM.Energie & Mines18janvier 2010


performancesTizi OuzouPénétration en gaz naturel de 38%en 2009 à 60% d’ici 2013La Direction de l’énergie et des minesde la wilaya de Tizi Ouzou a réalisédurant l’année en cours 21 km deréseau de transport et 521,6 km de distributionde gaz naturel, qui ont permisl’alimentation en cette énergie de pasmoins de 8 230 foyers, soit une populationde 50 000 habitants, apprendon.Avec ces nouvelles réalisations, letaux de pénétration de foyers en cetteénergie atteindra les 38%, contre 28%en 2008. Sur le plan de l’électrification,la même direction a réalisé durant lamême année 30,2 km de réseau demoyenne et basse tensions ayant permisle branchement de 407 foyers.L’année précédente, la Direction de l’énergieet des mines avait réalisé28,8 km de réseau de transport et170,61 km de réseau de distributionqui ont permis de raccorder3 368 foyers au niveau de 12 localités,soit une population de 20 200 habitantset d’améliorer le taux de pénétrationqui a passé de 20,4% à 28%.D’ici 2013, le taux de pénétration engaz naturel à Tizi Ouzou atteindra les60%, selon les prévisions de laDirection de l’énergie et des mines.BécharLa production et la distributionde l’énergie électrique«désormais sécurisées»La production et la distribution de l’énergieélectrique sont «désormais sécurisées»à Béchar grâce à la mise en serviceofficiellement de plusieurs projetsénergétiques destinés au renforcementdes besoins des habitants en énergieélectrique, a indiqué le ministre del’Energie et des Mines, Chakib Khelil.La réalisation de trois postes blindés alimentés à partir de laligne 400 KV Naârna-Béchar, soit sur une distance de350 km avec une enveloppe globale de plus de 960 millionsde dinars dégagée par l’Etat pour le règlement définitif descontraintes liées aux coupures du réseau électrique publicconstatées, surtout en saison estivale, «est une étape trèsimportante dans le développement du secteur énergétiquedans cette partie du sud du pays», a indiqué le ministre quieffectue une visite d’une journée de travail et d’inspectiondans cette wilaya.Chakib Khelil a procédé également à la mise en service de laligne 60 KV Béchar-Béni Ounif dans le but de renforcer lesbesoins en électricité des habitants de cette région frontalière.Auparavant, le ministre de l’Energie et des Mines a visité lesite du projet d’aménagement du terril de Béchar-Djedid.Ce site, qui vient d’être réceptionné, a permis la réalisation deplusieurs nouvelles infrastructures de loisirs, notamment desespaces verts, des aires de jeux pour les habitants de cequartier qui ont souffert, durant plusieurs années, de la présencenocive de ces terrils. Les travaux d’aménagement de cesite sur une superficie globale de 6 113 m 2 avec un coût de80 millions de dinars ont permis l’élimination de toutesformes de pollution générée par les émissions de poussière etparticules de charbon et l’amélioration du cadre de vie descitoyens à travers la création d’espaces récréatifs, ont indiquédes responsables des sociétés nationales Sonelgaz etSonatrach, principales initiatrices de cet important projetenvironnemental. Le ministre a également procédé à la miseen service du réseau de gaz de ville alimentant «les foyers dela localité de Ouakda, située à 5 km de la ville de Béchar, etce dans le cadre du projet de généralisation de cette énergieélectrique à l’ensemble du territoire de la wilaya».A cette occasion, Chakib Khelil a annoncé que le projet dugazoduc Labiod Sidi Cheikh Béchar, en voie de réalisationsur un parcours de 350 km, permettra l’acheminement dugaz propane au profit de l’ensemble des 21 communes quecompte la wilaya de Béchar.Actuellement, la wilaya de Béchar compte 6 600 abonnés augaz de ville et 55 000 abonnés au réseau électrique, selon desstatistiques fournies par Sonelgaz.Energie & Mines19janvier 2010


performancesPERFORMANCESÇa «gaze» à Sétif■ Le gaz naturel pour 3 300 foyers à Béni Fouda, Ghelta Zerga et Draâ El Miad■ Plus de 60 000 foyers raccordés et déjà 70% de couverture.Lorsqu’à la fin de l’année 2004 l’objectiffixé en termes de couverture en gaznaturel devait passer de 40 à 70% à lafin de l’année 2009, très peu crurent àcette ambition qu’ils pensaient exigerdes investissements d’envergure del’Etat et de défier la complexité d’unrelief pas du tout aisé dans cette vastewilaya du pays.Pourtant, la mise en service par le wali,Bedoui Noureddine, du gaz natureldans plus de 3 300 foyers répartis surplusieurs wilaya symbolisait bien lavolonté et la détermination qui a permisde relever ce défi et atteindre l’objectiffixé, alors que le premier responsablede cette wilaya, accompagné desautorités civiles et militaires, allumait ladernière torche de la journée dans lacommune de Aïn Oulmène. Un objectifde 70% atteint donc au prix d’effortsextraordinaires de l’Etat et d’investissementsd’envergure, consolidés pardes contributions non moins importantesde Sonelgaz et de la wilaya, permettantainsi de raccorder en l’espace dequatre années plus de 60 000 foyers àcette source d’énergie dont l’impact està la fois environnemental, économiqueet social. Comment sinon apprécier cechiffre de 83 000 abonnés qui grimperaà la fin de cette année à 161 851foyers raccordés et fera que l’objectifinitial fixé sera même pulvérisé pouratteindre le taux de 75% à la fin de cetteannée et évoluer à 80% à la fin de l’année2010.Partout, à travers monts et montagnes,le pipe est alors venu défier cette natureingrate pour ancrer cette source deprogrès et de bien-être dans les coinsles plus reculés de cette wilaya où, pourla seule année 2009, pas moins de20 000 foyers seront raccordés au gaznaturel. En se rendant dans la communede Béni Fouda où il mettra en service1 158 foyers, le wali, qui sera conviéà une rencontre avec les notables représentantde la société civile et du mouvementassociatif, percevra dans savéritable dimension la joie intense detous ceux-là pour lesquels, ont-ils tenuà le souligner, le rêve est devenuréalité. Comme dans les autres communes,ils ne manqueront pas d’exprimerleurs remerciements et leur profondereconnaissance au président dela République, mettant en exergue, enfaisant état de ce même sentiment àl’endroit du wali, cette dynamique dedéveloppement qui a gagné la wilayaces dernières années.Après la mise en service du projet derenforcement de la ville d’El Eulma engaz naturel, notamment les 5 000 logementsLSP ainsi que les grandes citéspopuleuses de Boukhabla et Smara etla future extension de cette ville, le walise rendra dans la commune de GueltaZerga pour le raccordement au gaznaturel de 1 000 foyers alimentés àpartir d’un réseau de distribution de37 km. Dans le sud de la wilaya à DraâEl Miad, la mise en service du gaznaturel au profit de 1 146 foyers dansle cadre du programme de soutien à lacroissance sera accueillie avec beaucoupde ferveur par ces populationsdésormais débarrassées de la bouteillede gaz et de ces longues attentes,notamment en hiver pour remplir leursjerricans de mazout. 3 300 foyers quiauront nécessité le montant de37 milliards de centimes pour recevoirenfin le gaz naturel et boucler la boucledes 70% de taux de couverture.Plus de 6 200 foyers bénéficieront du gaz naturel en 20106 200 familles seront raccordées d’ici 2010 au réseau gaznaturel dans la wilaya de Sétif, en exécution d’une conventionqui vient d’être signée entre le wali et les services deSonelgaz. Cette opération qui touchera les localités deBabor, Drâa Kebila, Serdj El Ghoul, Dehamcha, Tachouda etBellaâ, situées au nord et au nord-est de Sétif, a nécessité lamise en place d’une enveloppe financière de 900 millions dedinars, a précisé la même source.Pour rappel, les travaux de raccordement au gaz naturel auprofit de 1 750 familles habitant la commune de Béni Foudaont été lancés en mars dernier. Un budget de 120 millions dedinars a été injecté à cet effet.Selon les services de la Direction des mines, ce projet, quidevra être achevé d’ici neuf mois, entre dans le cadre d’unprogramme supplémentaire visant l’alimentation en gaznaturel des deux communes de Béni Fouda et de Djemila.«Avant fin 2013, les 60 communes que compte la wilaya deSétif seront raccordées au gaz naturel, selon les prévisionsdes services de la wilaya, portant le taux de raccordement à100%», a-t-on affirmé de même source. D’ici la fin de l’annéeen cours, le taux de couverture en cette énergie vitaleatteindra le taux de 75% pour franchir le seuil des 85% en2010, selon la wilaya.Dans ce même sillage, plus de 6 000 foyers à travers les localitésde Ammoucha, de Hammam Guergour, de Aïn Azel etAïn Arnat, situées au nord et au sud de Sétif, bénéficierontcette année du gaz naturel. Une enveloppe financière de1,1 milliard de dinars a été débloquée pour cette opération.De son côté, la Direction des mines avait procédé, durantl’année 2007, au raccordement au gaz naturel de plus de12 000 foyers au moyen d’un réseau de transport de 283 km.Il s’agit des agglomérations de Mandia, de Aïn Roua, d’ElHadra, de Béni Oussine et El Ouricia, au nord de Sétif, ainsique des communes de Hammam Sokhna, El Hamma, BeïdaBordj et Ouled Si Ahmed, au sud.Energie & Mines20janvier 2010


performancesChlefUn taux de pénétration de gazde 48% à la fin 2009Le taux de pénétration de gaz de villedans la wilaya de Chlef atteindra à la finde l’année en cours les 48%, soit ledouble réalisé au lancement du programmequinquennal 2005-2009, aindiqué le directeur des mines et del’industrie (DMI) de la wilaya.Cette performance a été enregistréegrâce à la concrétisation du programmeaffecté à la wilaya pour la périodeindiquée, lequel programme prévoit leraccordement de 30 000 foyers, a-t-onprécisé. Hormis, en effet, la communede Abou El Hassen et le village deKalloul de la même commune, où lestravaux sont en cours, les autres collectivitésciblées par ce programme, soitau total 27 00 foyers, ont été raccordéesau réseau de gaz de ville, a assuréce responsable. Les bénéficiaires de ceprogramme qui a nécessité un investissementde 700 millions de dinars, a-t-ilindiqué, sont pour la plupart des localitéssituées en zones rurales, à l’exempledes communes de Taougrit, OuledAbdelkader, Ouled Abbès, Harchoune,Sobha, Zeboudja, Karimia ou encoreles villages de Kalloul, Zebabja etHeumis relevant respectivement descommunes de Abou El Hassen, OuedFodda et Bouzghaia. S’inscrivant dansle cadre de l’amélioration des conditionsde vie de la population, ce programmeintervient après celui concrétisédurant les exercices 2004 et 2005 auprofit de 15 000 autres foyers, portantainsi à 45 000 le nombre de foyers raccordésau réseau de gaz de ville entre2004 et 2009, a ajouté le DMI.MascaraPremier raccordement au gaz naturelde Bouhanifia et Aïn FekkaneLes communes de Bouhanifia et Aïn Fekkane (Mascara)viennent de bénéficier d’un premier raccordement au réseaud’alimentation en gaz naturel au profit de 1 900 foyers de cesdeux collectivités.Cette opération, évaluée à 510 millions de dinars, a bénéficiéà 1 500 foyers d’Aïn Fekkane et à 400 autres de la ville thermalede Bouhanifia, a précisé la Direction des mines et del’industrie (DMI). Ce programme qui a permis la réalisationde 45 km de canalisations de transport et distribution de gazse poursuivra encore pour le raccordement des autres habitationsdans les prochains jours, a fait savoir la DMI. Pour lesfamilles de ces deux communes, cette initiative vient mettreun terme aux contraintes de déplacement pour l’acquisitionde bouteilles de gaz butane, notamment en période hivernalequi enregistre un pic de consommation, a-t-on souligné.Ce raccordement est inscrit, a-t-on rappelé, dans le cadre duprogramme quinquennal 2005-2009 qui comprendégalement les communes de Maoussa, Sidi Kada et Ghomri,sur un réseau de 165 km. Une fois concrétisée, cetteopération bénéficiera en tout à 7 096 foyers pour un coûtglobal de 916 millions de dinars.Le taux de couverture de la wilaya de Mascara en gaz naturelsera ainsi porté à 50%, soit 59 000 foyers bénéficiaires decette source d’énergie, contre 24 280 foyers en 1999.M’silaPlus de 10 000 foyers prochainementraccordés au réseau du gaz naturelPlus de 10 000 foyers de la wilaya deM’sila seront raccordés au réseau d’alimentationen gaz naturel «avant fin2009», ont indiqué les services de lawilaya. Il s’agit de foyers situés dans lescommunes de Sidi Amer, Aïn Melh,Ouled Sidi Brahim, Khettouti Sidi ElDjir, Bouti Sayeh et Tarmount où sedéroulent actuellement les «dernièresphases de l’exécution du projet». Lesservices de la wilaya de M’sila ont faitpart, dans ce contexte, de «diverses difficultés»ayant jalonné la réalisation dece projet, dues en particulier à l’éloignementdes localités ainsi qu’au relieffortement accidenté de la région. Uneenveloppe de 3 milliards de dinars a étéallouée à ce projet de raccordement engaz qui sera complété, en 2009, par lelancement des travaux du réseautransport pour les villes de Béni Srour,Khebana, Houamed, Maadid, OuledMansour et Dehahna, a-t-on égalementfait observer. Par ailleurs, les nouvellescités d’habitation réalisées dans lecadre des programmes de logementssociaux ont été «déjà raccordées» cetteannée au réseau de gaz naturel au profitde 685 foyers. Le taux de couvertureen gaz naturel est passé dans lawilaya de M’sila de 27%, en 2000, à60% actuellement pour une populationestimée à 1 million d’habitants.Energie & Mines21janvier 2010


analyse ANALYSEManager les projets en EPCEnjeu stratégiquede développementPar Hocine Rizou (*)Alors que les nationsinvestissent dans l’intelligenceet réunissentles conditionspour que la matièregrise prenne la placequi lui sied dans cetunivers où ne pourront,bientôt, plus vivreceux qui n’innoventpas, nous, en revanche,donnons l’impression,hélas ! de nouscomplaire dans uneposition où nous sommesdes exécutants de«gens» qui paraissentavoir l’autorité absoluede concevoir et degérer les affaires.‘Daucuns sont, parfois,allés jusqu’à réduirel’Algérien à unconsommateur incapablede réaliser des travaux ou desprestations primaires. N’a-t-on pas eudes recommandations de la part de«partenaires» d’outre-mer qui ont souhaitéconfier des travaux de réalisationà des firmes étrangères sous prétexteque l’Algérie ne dispose pas de compétencessuffisantes ?A remarquer la manière dont sont traitésbeaucoup de projets, tout porte àcroire qu’intuitivement, nous acceptonscette «division du travail», voirenous la concevons comme un «principeaxiomatique».C’est à partir de cet amer constat,d’une part, et de la volonté de déclencherun déclic chez les opérateurs économiquespour passer à une autrevitesse de développement, d’autre part,que les pouvoirs publics lancent unprocessus de promotion de l’intelligencedans le domaine économique.Pour sa part, Monsieur le ministre amis à contribution toutes les entreprisesagissant dans «l’énergie et lesmines» afin de mener des réflexions -au moyen de brainstorming intra etinterentreprises - dans le but de dégagerles pistes à explorer, qui seraientde nature à développer, dans un premiertemps, les capacités de managementde grands projets dans toutesleurs phases. Autrement dit, gérer lesprojets en EPC, pour ne plus secontenter des travaux élémentaires quirisquent, désormais, de confiner nosentreprises, définitivement, dans despositions d’éternels sous-traitants.Dans son domaine, Inerga possèdeune modeste expérience qu’elle est entrain d’exploiter pour la consolider et,surtout, pour l’étendre à des projetsrelativement complexes.Actuellement, elle est en train de jeterles bases pour s’inscrire dans cettedémarche de mise en place progressived’une organisation qui permettraitd’intégrer de nouvelles activités – encomplément à celles qui sont déjà maîtrisées– associées à des méthodes detravail efficaces et éprouvées.Pour ce faire, certains leviers sont cernéset l’entreprise a pris des mesurespour agir dessus. Il s’agit, essentiellement,de la formation – en vue de préparerl’encadrement qui jouera sonrôle d’agent du changement – de l’investissement– dans la perspective derenforcer sa logistique et améliorer sesrendements – du partenariat – qui permetde se frotter à ceux qui réussissentd’effectuer du benchmarking, d’encouragerl’ouverture aux entreprisesperformantes, etc.En tout cas, nous sommes convaincus,qu’au-dedes capacités respectives dechaque entreprise du secteur, desopportunités insoupçonnables demutualisation des ressources méritentd’être exploitées ; il suffit d’enimaginer un cadre organisationnelapproprié. Il sera, sans nul doute, àmême de créer une synergie susceptiblede produire des effets inimaginablesà brève échéance.H. R.* P-DG InergaEnergie & Mines22janvier 2010


performancesM. Chakib Khelil à Blida :«Priorité aux projets qui ontun impact direct sur l’améliorationdes conditions de vie des citoyens»Le ministre de l’Energie et desMines a procédé à la mise enservice de réseaux de distributionde gaz naturel dans plusieurslocalités.«Nous sommes focalisés sur les projets qui ont un impactdirect sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens»,a indiqué à Blida le ministre de l’Energie et des Mines,Chakib Khelil.Chakib Khelil, qui s’est rendu dans la wilaya de Blida où il aprocédé à la mise en service de réseaux de distributionpublique de gaz naturel au profit de plusieurs communesrurales de la wilaya, s’est félicité des efforts consentis parl’Etat et par Sonelgaz pour améliorer les conditions de viedes citoyens, assurer leur confort et en même temps mettreen place toutes les conditions à même de favoriser le développementde l’industrie.Le ministre a entamé son long périple à travers la wilaya parla visite de la Base centrale logistique (BCL) de Béni Mered,une entreprise à caractère industriel et commercial rattachéeau ministère de la Défense nationale dont il a visité les différentsateliers et laboratoires. Cette entreprise, qui est spécialiséedans la rénovation du matériel de guerre, a pour missiond’assurer un support logistique et technique aux différentesunités de corps de bataille ainsi qu’aux entreprises économiquesstratégiques du tissu industriel national.Le ministre a sillonné par la suite tout le territoire de la wilayaoù il a procédé à la mise en service de réseaux de distributionpublique de gaz naturel au profit de plusieurs communesrurales de la wilaya totalisant quelque 5 200 foyers.Selon Chakib Khelil, l’impact attendu de ces projets est l’améliorationdes conditions de vie des citoyens et la diminutionde l’utilisation de gaz butane.Le ministre de l’Energie et des Mines s’est rendu successivementà Larbaâ et Meftah où il a visité respectivement unecentrale électrique turbine à gaz d’une puissance de 560 MWet un poste de haute tension d’une puissance de 60/30 KVqui, une fois opérationnels, pourront assurer la continuité etla fiabilité de service ainsi que la sécurité de l’alimentation enénergie électrique de la partie est de la wilaya de Blida et dela région centre.Chakib Khelil a abordé également au cours de cette visite laquestion relative à la création du fonds pour les énergiesrenouvelables dans le cadre de la loi de finances 2010, enprécisant que le principal revenu de ce fonds représente 1%des redevances pétrolières qui va s’accumuler pour appuyerles projets d’énergies nouvelles renouvelables. Répondant àune question sur une éventuelle baisse de la productionpétrolière, le ministre a exclu toute mesure dans ce sens, secontentant de dire que l’Opep se focalise actuellement surl’application par tous ses pays membres des dernières décisionsprises lors de la réunion d’Oran.Energie & Mines23janvier 2010


performancesPERFORMANCESEnergie & Mines24janvier 2010Chakib Khelil lance plusieursprojets énergétiques à IlliziLe ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a affirmé àBlida que le projet de réalisation de l’atelier de réparation et demaintenance de turbines à gaz ALESCO de Guerrouaou, dansla wilaya de Blida, revêt une importance capitale dans le développementdu secteur de l’énergie en Algérie.Chakib Khelil a indiqué que ce projet est unique en son genre àl’échelle nationale dans la prise en charge de la réparation et lamaintenance des turbines à gaz, ajoutant que 150 travailleursalgériens suivent actuellement une formation dans cette spécialitéà Florence (Italie).Le coût de ce projet dans lequel sont associés les entreprisesalgériennes Sonelgaz et Sonatrach ainsi que le géant américainGeneral Electric est estimé à 38 millions de dollars.Outre la réparation et la maintenance des turbines à gaz, cetatelier est appelé à fabriquer à long terme des pièces deC’est avec l’ambition de développer lesprojets qui lui tiennent à cœur, ceux degénéraliser l’utilisation des énergiesrenouvelables dans les zones enclavéeset en faveur des populations isolées etdéfavorisées, que le ministre del’Energie et des Mines, Chakib Khelil,s’est rendu dans la wilaya d’Illizi pourprocéder au lancement d’une série deprojets énergétiques susceptibles decontribuer à l’amélioration des conditionsde vie de la population de lawilaya.Le ministre a inauguré une station d’énergiesolaire devant alimenter en électricitéune vingtaine de foyers du villageTourest, qui se situe à plus de 80 kmde la commune de Bordj El Haouès.Un village habité par une populationsemi-nomade, dénué de toute commoditéet qui a déjà mis à profit les installationsà énergie solaire pour puiserl’eau du puits, mais également pours’éclairer et se doter d’un réfrigérateur.Très impressionné par l’état de marchedu système qui a été bien entretenu parles habitants, Chakib Khelil a égalementprocédé à l’octroi de 20 foursfonctionnant à l’énergie solaire.Pourquoi ces fours ? Pour préserver lanature et pour remédier au fait que lebois se fait de plus en plus rare danscette région, nous a-t-on expliqué. Lesnomades n’utilisent que ce combustible.Inscrit au titre de l’investissementsocial de la fondation Sonatrach Tassili,ce projet, qui est tout de même cofinancépar les partenaires de Sonatrach,Cepsa Algérie et ENI Algérie, a nécessitéun montage financier de près de12 millions de dinars, notamment pourl’acquisition de ces fours de nouvellegénération, fabriqués localement parl’entreprise Afexplast de Chlef, filialedu Groupe ENPC.Après s’être rendu sans hésiter danscette région très reculée et enclavée deTourest, qui a bénéficié d’une nouvellepiste de 40 km pour l’occasion, et qui acoûté une enveloppe de 7 milliards dedinars, selon les responsables locaux, leministre et son importante délégation,composée des P-DG de toutes les filialesconcernées, y compris celui deSonatrach, a procédé dans la ville deDjanet à la pose de la première pierrepour la réalisation d’une station de gazpropane au profit de 3 900 habitantsdes localités de Tin Khatma, Azelouaz,El Mihan et Djanet.Ce projet, qui a bénéficié, au titre duprogramme de développement du Sud,d’une autorisation financière d’unmilliard de dinars, soit 75% du financement,tandis que 25% sont assurés parSonelgaz et les 10% restants (soit10 000 DA) par les foyers bénéficiaires,devrait être achevé d’ici à la fin de l’annéeen cours et générer 100 emplois auprofit des jeunes chômeurs de larégion. Le ministre de l’Energie et desMines, qui s’est enquis des conditionsde stockage de carburants à la stationNaftal de Djanet, a inspecté égalementle projet de réalisation de la résidencedes hôtes de Sonatrach, qui a été trèsendommagée en 2005 par les inondationsdont la ville a été victime et dontles travaux ont avancé à 63%.Auparavant, Chakib Khelil a procédé àla pose de la première pierre pour laréalisation d’une station électriquedans la commune de Bordj El Haouès,distante de 140 km du chef-lieu de ladaïra de Djanet. Sur site, le ministre ainvité les responsables du projet à œuvrerau respect des délais de réalisationet d’accorder la priorité d’emploi à lamain-d’œuvre locale.Ce projet, qui a bénéficié d’un montantd’investissement de 245 millions dedinars pour une durée de réalisation de18 mois, devrait permettre la productiond’une capacité de 250 kilowattsdevant alimenter une population deplus de 400 foyers, selon ses initiateurs.Chakib Khelil a également donnéle coup d’envoi du projet de réalisationd’un réseau d’électrification long de5,4 km devant alimenter cette région àpartir de la nouvelle station électrique.L’atelier de réparation des turbines à gazde Guerrouaou revêt une importance capitalerechange destinées au continent africain. Ce projet dont le tauxd’avancement des travaux est estimé à 65% sera opérationnelau mois d’avril 2010.Au cours de sa visite dans cette wilaya, le ministre a procédéégalement à la mise en service du gaz naturel au profit de 720familles habitant la cité Diar El Bahri, à Béni Mered, avant des’enquérir de l’état d’avancement des travaux de raccordementau réseau de gaz naturel de la localité de Sidi Ayad, dans lacommune de Boufarik.Dans la même commune, le ministre de l’Energie et des Minesa visité un poste transformateur 6030 Kv, mis en service en1954 ainsi que le siège de la société de réalisation d’infrastructures(Inerga), une filiale du Groupe Sonelgaz qui emploie plusde 2 200 travailleurs.


performancesD r Chakib Khelil :«L’Etat adoptera des mesuresincitatives pour le solaire»Par ailleurs, le ministre, qui a animé un point de presse auterme de sa visite de travail, a mis en exergue le fait que,outre ces projets, «18 localités enclavées du Grand Suddevraient être alimentées en énergie solaire durant les prochainsmois». «Cette opération, qui s’imbrique au programmedu ministère, devrait contribuer à l’améliorationdu cadre de vie des populations des régions enclavées etdéshéritées du Grand Sud», a-t-il dit.Dans ce contexte, M. Khelil dira que s’agissant des énergiesrenouvelables, l’objectif de son département est deporter à 5% la part de ces énergies dans la production électriqueà l’horizon 2015.Pour cela, plusieurs projets ont été lancés, a-t-il rappelé,notamment celui de la centrale hybride (gaz-solaire) deHassi R’mel, d’une capacité de 150 MW qui sera livrée en2010, et une étude pour la réalisation d’une ferme éolienneà Tindouf, de 10 MW, de même que l’alimentation enénergie électrique de 20 villages par des systèmes photovoltaïquescentralisés, l’hybridation de centrales dieselexistantes (d’une capacité totale de 200 MW) ou nouvellesdesservant des sites isolés du Sud algérien par des systèmesphotovoltaïques ou éoliens.Le ministre a profité de l’occasion pour mettre en exerguele rôle fondamental de la fondation Tassili dans la protectionet la mise en valeur du Parc national du Tassili. «Nousdérangeons les populations par nos explorations et nosactions sur site, il est normal donc qu’on leur rende lapareille en participant à l’élévation du niveau de vie despopulations nomades et semi-nomades», a-t-il souligné,précisant par ailleurs que la fondation veille également à lapréservation des plantes ligneuses des régions sahariennes,particulièrement des espèces en voie de disparition, tellesque le cyprès du Tassili, utilisé pour faire du feu, ainsi quede celles des autres écosystèmes, comme celles des HautsPlateaux et autres régions du pays. Répondant à une questionsur l’inexistence d’un marché des panneaux solaires enAlgérie et des énergies renouvelables en général, le ministrel’a expliqué par le fait que les mœurs ne sont pas encoreau rendez-vous chez les particuliers et notamment dansle Grand Sud, ceci en plus du fait que ces nouveaux modesénergétiques ne sont pas à la portée de ces populationsdéfavorisées, financièrement parlant.Aussi le ministre préconise-t-il que l’Etat pourra à terme«adopter des mesures incitatives pour l’utilisation du solaire»,comme cela se fait un peu partout dans le monde etsurtout dans les pays développés. Enfin, Chakib Khelil amis à profit cette tournée pour visiter la bibliothèque communalede la ville de Djanet, où il a rendu hommage audéfunt artiste de la chanson targui, Athmane Bali, par l’inaugurationd’une exposition d’information sur la vie etl’œuvre du défunt artiste.RemerciementsMessage de la Société algérienne de neurochirurgie«Monsieur,Les membres du bureau et du comité d’organisation ainsi que l’ensemble des neurochirurgiens algériens tiennent à vous exprimer leurs sincèresremerciements et toute leur gratitude pour l’aide et le soutien que vous nous avez manifestés lors de la préparation et de la tenue du59 e Congrès de la Société algérienne de neurochirurgie de langue française (SNCLF) que la Société algérienne de neurochirurgie (SANC) aorganisé du 15 au 18 mai 2009 à Alger.La contribution de Sonatrach et Sonelgaz a permis la participation des neurochirurgiens de l’ensemble du territoire national et la réussite decette importante réunion scientifique internationale que notre pays a organisée pour la première fois.Nous vous prions, Monsieur le Ministre, de recevoir nos sincères salutations et croire en notre parfaite considération.»Le président de la SANCA. Sidi SaïdEnergie & Mines25janvier 2010


performancesPERFORMANCESAgence de régulation des hydrocarburesLe double souci de limiter la consommationde carburants et de protéger l’environnementCe n’est un secret pourpersonne, la consommationdes carburantsen Algérie est, chaqueannée, de plus en plusimportante.Energie & Mines26Une consommation estimée à 11millions de tonnes en 2008, alors quel’offre moyenne oscille autour des 10millions de tonnes par an, ce qui représenteun rythme annuel de croissancede l’ordre de 13%. Un constat qui a faitdire au ministre de l’Energie et desMines, Chakih Khelil, que ce rythme deconsommation devrait passer à 15millions de tonnes d’ici à 2019.M. Khelil qui s’exprimait lors d’unejournée d’information sur la rationalisationde la consommation de carburantdans le secteur des transports routiers,organisée par l’Agence de régulationdes hydrocarbures à l’hôtelSheraton, a estimé que cette augmentationsera une réalité incontournable,«même dans le cas de la mise en placed’un dispositif de maîtrise de la croissance».Aussi, selon lui, pour faire face à cedéficit, l’Algérie a été contrainte derecourir à des importations «d’appoint»de produits pétroliers, spécialement lescarburants (principalement du gasoil)qui se sont élevés pour les neuf premiersmois de l’année 2009 à 567 000tonnes pour un montant global de 267millions de dollars.Le ministre s’est, toutefois, montré rassuranten affirmant qu’un importantprogramme de réhabilitation du parcalgérien des raffineries, déjà engagé,devrait permettre à partir de 2013d’«augmenter sensiblement la productionde carburants et d’assurer la satisfactionde la demande nationale». Ceprogramme permettra aussi, a-t-il dit,de généraliser l’utilisation de l’essencesans plomb et d’introduire sur le marchénational du gasoil à basse teneur ensouffre. En attendant la réalisation decet ambitieux programme, le ministre ajanvier 2010fait savoir qu’un comité intersectoriel aété mis en place pour étudier et proposerun cadre réglementaire pour larationalisation de la consommation decarburant des véhicules.Ce comité, qui regroupe les secteurschargés respectivement des Transports,de l’Environnement, de l’Industrie, duCommerce et de l’Energie, a pourobjectif, entre autres, de «rationaliser laconsommation des carburants par l’encadrementdes rendements desmoteurs, en complément de la régulationdes prix». Chakih Khelil a égalementsouligné le fait que la mise enplace de ce groupe de travail devrait, enoutre, répondre à la problématique dela hausse constante de la consommationnationale des carburants classiques(essence et gasoil).Plusieurs autres mesures accompagnatricesont, simultanément à ce dispositif,été prises par les pouvoirs publicsen matière de rationalisation de l’utilisationdu carburant, et cela notammentdans les transports routiers pour l’encouragementde la généralisation duGPL.Des mesures qui ont permis de réduiredrastiquement la consommation unitairede carburants de véhicules et d’amenerun «développement technologiquede moteurs dont la consommation decarburant ne cesse de diminuer»,comme le signalera le ministre del’Energie. Pour sa part, le ministre desTransports, Amar Tou, qui a coprésidéles travaux de cette journée, a plaidépour un retrait progressif de la circulationde tout véhicule ou autre moyen detransport routier dont l’âge dépasse les15 ans.De même, «les véhicules mis sur lemarché national devraient être desvéhicules de technologie récente, à hautrendement énergétique», a encore soulignéle ministre.Néanmoins, le problème qui se pose,selon les organisateurs, c’est le faitqu’on ne peut procéder à ce genre d’opérationssans faire le jeu des concessionnaireset autres importateursétrangers. Des acteurs du secteur automobilequi, d’ailleurs, «nous ramènentdes véhicules avec des moteurs qui nesont plus de mise en Europe, parce quepollueurs, mais en pratiquant lesmêmes prix que ceux qu’on vend làbas»comme l’a affirmé le président del’ARH, M. Cherouati, qui a estimé parailleurs que la prise de pareille mesuredevrait être au préalable accompagnéed’une industrie locale d’assemblagede véhicules. Mais ceci est une autrehistoire.


performancesPERFORMANCESSonelgazDes milliers de nouveaux foyersraccordés au gaz à Djelfa et LaghouatLe taux national de raccordementau réseau de gaz naturel atteindra57% en 2011, selon le P-DG duGroupe, Noureddine Boutarfa.«L’actuel taux national de couverture avoisine les 42% etatteindra les 57% en 2011», c’est ce qu’a indiqué à Laghouatle P-DG de l’entrerise Sonelgaz.Précisant que le taux de raccordement de la wilaya deLaghouat est de 83%, Noureddine Boutarfa expliquera quece taux la place en tête des wilayas en matière de couverturepar cette énergie vitale.Commençant par la wilaya de Djelfa, le P-DG du Groupe amis en service deux distributions publiques gaz et un branchementélectrique.La première distribution publique (DP), située à SidiLaâdjal, à 145 km au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya deDjelfa, inscrite dans le cadre du Programme complémentairede soutien à la croissance 2008 (PCSC), permettra le raccordementde 1 000 foyers, dont une partie a déjà été raccordée.Au lotissement El Moustakbel, au centre-ville de Djelfa, leP-DG du Groupe a inauguré une DP gaz et un branchementélectrique. Ces deux projets, inscrits dans le cadre duProgramme des quartiers et logements sociaux (PQLS),permettent le raccordement de 277 foyers en gaz et en électricité.Il a également inspecté l’avancement des travaux de laDP gaz de la ville de Zaâfrane dans le cadre du ProgrammeHauts Plateaux 2008 (PHP) ; ce projet permettra le raccordementde 1 430 foyers.Avec une longueur de 28,5 km, le réseau de transport a étéentamé le 22 juillet 2008 pour un délai de réalisation de15 mois et dont le taux d’avancement a déjà atteint 33%.Concernant le réseau de distribution, les 34,24 km de réseauont été amorcés le 14 février 2009 pour un délai de réalisationde 9 mois. La situation actuelle des travaux est à 45%.Il a aussi donné le coup d’envoi des travaux de branchementgaz naturel à Selmana, réalisé également dans le cadre duPHP 2008. Ce programme alimentera 600 foyers. D’autrespoints ont fait l’objet de la visite du P-DG : le poste220/60/30 kV, interconnecté par 3 lignes 220 kV aux postesde M’sila, Laghouat et Aïn Ouessara et en 60 kV avec leposte de Laghouat. Il alimente aussi en 60 kV la cabinemobile d’Aflou.Le système de télésurveillance des ouvrages électriquesSCADA, situé au niveau de la direction de distribution deDjelfa, a fait également l’objet d’une visite d’inspection. Cesystème permet de signaler à distance 41 postes MT/BT etde manœuvrer à distance 29 postes MT/BT.Dans la wilaya de Laghouat, le président-directeur généraldu Groupe Sonelgaz a mis en service deux DP gaz ainsi quedeux réseaux d’électricité, tous inscrits dans le cadre duProgramme complémentaire de soutien à la croissance2005-2009.Les deux mises en service gaz ont touché la localité deChékala, commune de Sidi Bouzid, daïra d’Aflou et lacommune d’El Houita, daïra de Aïn Madhi, qui permettrontd’alimenter 410 foyers, dont 376 en bénéficient déjà.La mise en service des deux réseaux d’électricité a touché lequartier M’hafir à Laghouat-ville et la commune de AïnMadhi, qui permettra le raccordement de 302 foyers, dont68 branchements ont été déjà effectués.Le P-DG du Groupe a également assisté à la pose inauguralede la première pierre pour lancer la construction dunouveau siège des services commerciaux et techniques degaz et de l’électricité dans la daïra d’Aflou.M. Boutarfa a clôturé sa visite à Laghouat avec l’inaugurationdu service commercial du centre-ville de Laghouat ayantfait l’objet de travaux d’aménagement.Il est à signaler que pour toutes les DP gaz, les abonnés nouvellementraccordés participeront à hauteur de 10 000 DAdont les délais de paiement sont de 12 mois.Tout au long de sa visite, Noureddine Boutarfa n’a cessé d’attirerl’attention des citoyens présents, spécialement ceuxayant bénéficié des raccordements gaz, sur la nécessité derespecter les consignes de sécurité quant à l’utilisation decette énergie.Energie & Mines28janvier 2010


performancesBoeing et Embraer retenus pour la fourniturede sept avions à Tassili AirlinesLes avionneurs Boeing et Embraeront été retenus par la compagnieaérienne Tassili Airlines (TAL) pourla fourniture de 7 appareils jetsmoyen-porteurs pour un montanttotal de plus de 333 millionsde dollars.La firme américaine Boeing va ainsi fournir à TAL 4 avionsde 150 places chacun pour un montant global de228,49 millions de dollars grâce à son offre jugée meilleurepar rapport à celle présentée par son concurrent européenAirbus. De son côté, le Groupe brésilien Embraer va fournir3 autres avions d’une capacité de 100 places chacun pour unmontant de 104,68 millions de dollars à la faveur de son offrela moins-disante par rapport aux trois autres soumissionnaires(Airbus, Boeing et Bombardier), a-t-on constaté à l’issued’une séance d’ouverture des offres commerciales de l’appeld’offres international lancé par TAL et portant sur l’acquisitionde 9 aéronefs. En outre, deux offres relatives à l’acquisitionde 2 avions de 70 places, présentées par Embraer etAirbus, ont été, quant à elles, déclarées infructueuses enraison de « non-conformité aux spécifications de la directivecommerciale de TAL », selon une explication fournie par leprésident de la commission d’ouverture des plis de cettecompagnie aérienne.Un nouvel appel d’offres relatif à ce lot sera prochainementlancé, a-t-on précisé. Au total, 4 firmes ont soumissionnépour la fourniture 9 avions, dont 4 de modules 150 places,3 de 100 places et 2 de 70 places. Il s’agit des avionneursAirbus (France), Boeing (Etats-Unis), Bombardier (Canada)et Embraer (Brésil). La séance publique d’ouverture et d’évaluationdes offres commerciales relatives à ces acquisitionsa été ouverte en présence, notamment, du ministre del’Energie et des Mines, Chakib Khelil, et des P-DG duGroupe Sonatrach et de TAL respectivementMohamed Meziane et Hocine Chekired. Les protocoles d’accordliés à ces marchés doivent être conclus à Alger, tandisque les délais contractuels de livraison des appareils ont étéfixés entre 18 et 36 mois en fonction de chaque appareil, a-t-on précisé.Dans une déclaration à la presse, M. Chekired a affirmé quecette opération s’inscrit dans un programme global portantsur l’acquisition de 43 appareils, dont un hélicoptère, d’unecapacité allant de 7 à 150 places. Ce programme, a-t-il poursuivi,devrait permettre à TAL et ses trois filiales (NaftassiliAir, Tassili Airlines et Tassili Agro Aérien) de renforcer saflotte en vue de bien accomplir ses missions. Outre letransport du personnel des compagnies opérant dans le secteurde l’Energie et des Mines, TAL a élargi ses activités àd’autres domaines comme le transport public domestique etinternational (vols réguliers ou charter) de passagers et demarchandises, ainsi que le secteur agricole, notamment dansla lutte anti-acridienne et la lutte contre les feux de forêts.Concernant le transport international, cette compagnie assuredéjà une desserte entre Hassi Messaoud et Paris au profitdes travailleurs étrangers opérant dans le sud du pays, a affirméM. Chekired.Ce redéploiement des missions de TAL permettra à cettecompagnie de contribuer, aux côtés de l’autre transporteurpublic national Air Algérie, d’assurer une meilleure couverturedu réseau domestique en desservant, entre autres, des destinationsqui ne sont pas assurées par Air Algérie, a expliquéM. Chekired. Employant quelque 620 salariés, TAL devraitenregistrer une croissance de 195% de son chiffre d’affairesen 2009 par rapport à l’année précédente à la faveur, essentiellement,de la conclusion de 24 contrats avec différentspartenaires (transporteurs aériens, délégations...) au coursdu premier trimestre 2009 contre 12 contrats signés pourtoute l’année 2008, a souligné son patron. Cette compagnie,qui dispose actuellement de 27 avions, ambitionne égalementde porter à 30% sa part du marché de transport aériendomestique à la fin de l’année 2009 contre 17% en 2008.Le capital social de Tassili Airlines est de 33,8 milliards dedinars, a-t-on ajouté de même source.TAL a été créée en mars 1998 dans le cadre d’une joint-ventureentre Sonatrach (51%) et la compagnie nationale AirAlgérie (49%) avant de devenir à partir d’avril 2005 une filialedétenue à 100% par le Groupe Sonatrach.Energie & Mines29janvier 2010


performancesPERFORMANCESSonelgaz mise sur la promotionde la production dans le Sudet les réseaux isolésSi le volume des investissements du premier Groupe de production et de distributiond’électricité au Maghreb n’a pas cessé d’augmenter, le résultat net, en l’absenced’augmentation des tarifs, a chuté, année après année, pour atteindre, en 2008, àpeine 1,7 milliard de dinars.Néanmoins, la poursuite des efforts enmatière d’investissement, en dépit desdifficultés à mobiliser les financements,a permis à Sonelgaz d’améliorer lesparamètres techniques et la qualité deservice au profit des clients finaux.Cette politique d’investissement a aussisécurisé l’approvisionnement desclients. La dynamique d’investissementa concerné toutes les zones géographiques,notamment le Sud algériengrâce à l’implantation de nouveauxgroupes diesel à Béni Abbès, Tindouf,El Goléa, Djanet, Illizi.La part du diesel a ainsi augmenté deprès de 27 GWh, soit 11% par rapportà 2007. Le parc de production desRéseaux isolés du Sud en exploitation àfin 2008 est composé de 182 groupesdont 165 groupes diesel et 17 groupesTG. Allant plus loin, le Groupe prévoitpour les Réseaux isolés du sud (RIS)d’augmenter la capacité de productionadditionnelle sur la période 2009-2019de près de 500 MW, répartis à raison de416 MW pour la période 2009-2014(déjà décidés). Le reste est en idée deprojet pour la période 2014-2019.Les investissements prévus sur la périodepermettent d’augmenter la puissanceinstallée du parc de production desRéseaux isolés du Sud de 470 MW àprès de 800 MW à l’horizon 2019, et ceen tenant compte du retrait d’environ175 MW de groupes vétustes.Par ailleurs, l’engagement volontaristedu Groupe permettra de mettre en serviceplus de 4 MW/an en solaire à partirde 2014.Pour ce qui est du gaz, les perspectivesd’avenir concernent essentiellement laréalisation de la dorsale 400 kV quireliera le nord au sud et dont la mise enservice est prévue pour 2012. Pour ceprojet, la participation de l’Etat aufinancement est de 32 milliards dedinars. La dorsale 400 kV Grand Sudest en idée de projet. Elle devrait êtremise en service en 2015.La longueur globale du réseau detransport électrique à réaliser sur lapériode 2009-2019 est de l’ordre de19 071 km dont 7 408 km déjà décidés(1 280 km pour la dorsale nord-sud400 KV). Pour le transport du gaz, leplan de développement sur la période2009-2019 concerne essentiellementles programmes de distributionpublique du gaz décidés par l’Etat. Ils’agit de l’achèvement du programmeCIM (Conseil interministériel), du PC(Programme complémentaire), duPCSC (Programme complémentaire desoutien à la croissance), du programmedes wilayas des Hauts Plateaux, du programmedes dix wilayas du Sud, duprogramme spécial de la wilaya deTlemcen et du Fonds Sud ainsi que lesprogrammes des neuf wilayas et deChakib Khelil lance le projet de la rocade gazière Est-OuestLe coup d’envoi du projet de la rocade gazière Est-Ouest a étédonné par le ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil,dans la localité de Sidi Mancer (Batna). Chakib Khelil a affirmé àcette occasion que ce projet structurant revêt une importancecapitale car il permettra «le transport unifié du gaz naturel à l’échellenationale, la sécurisation de l’approvisionnement en gazdu réseau de transport, l’alimentation de certaines localités etl’émergence de nouveaux pôles industriels».Selon les explications fournies au ministre sur site, ce projet d’unlinéaire de 509 km, entrant dans le cadre de la convention Etat-Sonelgaz, mobilisera une enveloppe financière de 28 milliardsde dinars, dont 22 milliards représentent la contribution de l’Etat.Prévu pour un délai de réalisation de 30 mois, ce projet alimentera,dans une première étape, des localités des wilayas deBatna (El Djezzar), de Sidi Bel Abbès (Sefioune et M’cid) et deM’sila (Chellal et Ould Medhi). Accompagné du président-directeurgénéral du Groupe Sonelgaz, des cadres de son départementet des autorités locales, le ministre de l’Energie et desMines avait auparavant présidé la cérémonie de mise en servicede la centrale électrique de Aïn Djasser dont la capacité est de250 mégawatts avant de visiter à Tazoult le projet du poste derelais de cette centrale. Selon les informations fournies surplace, cet investissement «important» fait partie du programmed’urgence lancé par Sonelgaz fin 2006 et début 2007 «pour laréalisation de centrales d’une capacité totale de 2 000 mégawattspour 22,455 milliards de dinars».Chakib Khelil a également présidé la mise en service de l’alimentationen énergie électrique de 809 foyers dont 600 sur laroute de Hamla et 209 dans la localité de Sidi Mancar, outre leraccordement à la nouvelle ville de Hamla de 135 foyers auréseau du gaz naturel. Au terme de sa visite de travail à Batna,Chakik Khelil a animé une conférence de presse au cours delaquelle il a passé en revue la situation du secteur dans cettewilaya où les taux de couverture par les réseaux de gaz et d’électricitéont atteint respectivement 60% et 96% pour être portéà plus 70% et 98% après la réception des projets en cours. «Latotalité de ces projets vise à satisfaire les besoins de la populationen énergie et à participer au développement de l’économienationale», a notamment souligné Chakib Khelil.Energie & Mines30janvier 2010


performancesl’avenant PCSC. En plus duprogramme des DP gaz, le plande développement intègre lesinvestissements décidés dans lecadre des études de développementdu réseau de transport dugaz et des études d’alimentationen gaz naturel des centralesélectriques, les investissementsprévus par le GRTG pour lasécurité d’approvisionnementainsi que ceux relatifs au raccordementen haute pression dela clientèle industrielle nouvelle.Ce plan de développementinclut l’ouvrage structurantGREO (Gazoduc rocade estouest)qui reliera les wilayas deKhenchela jusqu’a Sidi BelAbbès. Cet ouvrage est nécessairepour garantir et sécuriserl’approvisionnement en gaznaturel de la région des HautsPlateaux qui couvre une vingtainede wilayas. Le financementdu GREO (estimé à 28milliards de dinars) est assuré à85% par l’Etat et 15% parSonelgaz.La longueur globale du réseaude transport du gaz à réaliserest de 7 380 km dont 7 292 kmdécidés. Pour les réseaux dedistribution de l’électricité et dugaz, les plans de développementintègrent tous les programmesd’électrification et de distributionpublique de gaz initiés parl’Etat ainsi que des équipementsspécifiques relatifs à la bonneexploitation et au bon fonctionnementdes réseaux tels que leséquipements de télé-conduite,de télé-relève des compteurs àMT de recherche de défauts decâbles, etc. L’enveloppe financièredu programme de développementglobal est de l’ordrede 3 052 687 MDA. Ce montantconcerne l’ensemble desinvestissements décidés ou enidée de projet relatifs à la productionde l’électricité, autransport de l’électricité, autransport du gaz et à la distributionde l’électricité et du gazainsi qu’au plan infrastructurede la Société du patrimoineimmobilier des industries électriqueset gazières (SOPIEG).Au troisième trimestre 2009Sonelgaz commenceraà exporter de l’électricitévers l’EuropeLe Groupe Sonelgaz prévoit d’entamer sesexportations d’électricité vers l’Europe àpartir du troisième trimestre 2009, aannoncé à Alger son P-DG, NourredineBoutarfa. «Nous envisageons d’exporter400 MW d’électricité à partir du troisièmetrimestre 2009» vers l’Europe, a-t-il déclaréen marge de la présentation du bilanannuel de la Commission de régulation del’électricité et du gaz (CREG).Il est à rappeler que l’Algérie avait signé en2008 un accord portant sur le transit d’énergieélectrique entre l’Algérie etl’Espagne via le réseau marocain par l’établissementd’une interconnexion de400 MW entre les deux pays.La nouvelle interconnexion permettraitégalement à l’Algérie d’exporter jusqu’à 1000 MW de puissance électrique vers leMaroc et l’Espagne et d’en importer jusqu’à700 MW en cas de besoin.S’exprimant également sur le financementdu programme d’investissements engagépar Sonelgaz, M. Boutarfa a fait savoirque son holding compte lancer, en 2009,son troisième emprunt obligataire d’unmontant de 30 milliards de dinars.M. Boutarfa a rassuré, par ailleurs, que lescapacités de production d’électricitéinstallées permettraient de passer l’été2009 sans délestage. De son côté, leministre de l’Energie et des Mines, ChakibKhelil, a précisé à la presse qu’«aucundossier sur l’augmentation des tarifs d’électricitén’a été soumis au gouvernement»,ajoutant que le projet de loi definances complémentaire 2009 ne prévoitaucune augmentation du prix du gasoil.Concernant le projet de loi sur l’utilisationde l’énergie nucléaire à des fins pacifiques,le ministre a indiqué qu’il sera fin prêt etadopté dans six mois. M. Khelil a, parailleurs, prévu des recettes pétrolières de45 milliards de dollars pour l’année 2009si les prix évoluent autour de 60-65 dollarsle baril.Le taux national de raccordementau réseau de gaz naturel atteindra57% en 2011Le taux national de couverture en gaz naturel atteindra 57%, en 2011, a affirmé, àLaghouat, le président-directeur général (P-DG) de l’entreprise nationale Sonelgaz.«L’actuel taux national de couverture avoisine les 42%. Il est de 83% à Laghouat, taux laplaçant en tête des wilayas en matière de couverture par cette énergie vitale», a indiquéNoureddine Boutarfa en marge d’une visite de travail dans la région.Le P-DG de Sonelgaz a, lors de sa tournée, procédé à la mise en service du réseau d’approvisionnementen gaz naturel de la commune d’El Houita, après la réalisation d’un réseaulong de 30 km de transport et de distribution, dont le coût est estimé à 630 millions dedinars. Il a également inauguré le projet d’alimentation en gaz naturel de la cité Echekkala,commune de Sidi Bouzid. Ce projet qui a bénéficié, au titre du programme complémentairede soutien au développement de 2008, d’une dotation financière de près de 37 millions dedinars, devra alimenter 90 foyers. Le projet du transformateur électrique de la communed’Aïn Madhi, réalisé au titre du programme complémentaire de soutien au développementpour un coût de 10 millions de dinars, a également été inspecté par le P-DG de Sonelgaz.Cette opération, qui a permis le raccordement sur une distance de 4 km linéaire de près de33 foyers, devra permettre, une fois réceptionnée, la réalisation de 219 branchements électriques.M. Bouterfa s’est rendu ensuite dans la daïra d’Aflou où il a procédé à la pose de lapremière pierre du siège des services techniques de l’électricité et du gaz et du service commercial.Ce projet pour lequel a été consacrée, au titre du programme de rénovation desstructures de l'entreprise, un enveloppe de plus de 107 000 000 de dinars sera lancé en maiprochain pour un délai de 12 mois.Energie & Mines31janvier 2010


performancesPERFORMANCESAïn TémouchentLes structures de la centrale électriquede Terga mises à la disposition duconstructeur à compter du 30 avril 2010Les différentes structures de la centraleélectrique de Terga (12 km d’AïnTémouchent), en cours de réalisation,seront mises à disposition du constructeurà compter du 30 avril 2010, a-t-onappris des responsables en charge de cemégaprojet. C’est le cas du gazoduc etdu poste de compostage qui enregistrentactuellement des taux d’avancementrespectifs de 98 et 85%, a-t-onsignalé.Long de 15,5 km, le premier sera achevéen décembre 2009 par l’entreprisenationale Cosider. Il s’agit d’un gazoducdestiné à l’alimentation de la futurecentrale en gaz naturel à partir deSidi Ben Adda «tout en alimentant engaz les localités traversées», a-t-onexpliqué.Le fournisseur italien Valvitalia terminerales travaux du poste de compostageà la même date, a-t-on annoncé.Le système d’évacuation de l’électricitéproduite en technologie 400 kV sera,pour sa part, mis à disposition le30 juin 2010. Un taux d’avancement de84% est enregistré. Il s’agit de la réalisationd’un poste de 400/220 kV à SidiAli Boussidi composé d’un étage de400 kV, un étage 220 kV et un ensembled’infrastructures. Le consortiumAREVA et JST transformateurs prévoientsa mise en service le 31 décembreprochain.Enfin, pour la centrale électrique encycle combiné, totalisant une capacitéde 1 122 MW, la mise en service prévisionnelleest fixée pour le mois de septembre2011. Le taux d’avancementactuel est de 66%. Réalisée par le groupementAlstom/Orascom, cette centraleest composée de trois tranches CCde 374 MW chacune. Elle fonctionneau gaz naturel comme combustibleprincipal, le gazole constituant le combustiblede secours, a-t-on signalé.Le montant des contrats passés avec lesdifférents intervenants dans ce mégaprojetatteint 146 milliards de dinars,dont 133 milliards de dinars pour lacentrale électrique. Le financement dugazoduc et du système d’évacuation esteffectué à 100% sur les fonds propresde Sonelgaz. Pour la centrale, il estfinancé à 70% localement en «NonRecoures Project Finance» (sansgarantie des actionnaires), a-t-onrappelé.Le montant global de l’investissementpour la société gérante de la future centrale,la SKT (Sharikat KahrabaTerga), est de l’ordre de 160 milliardsde dinars, dont 30% financés sur fondspropres de Sonatrach et Sonelgaz, soit48 milliards de dinars. Les 70% restantsle sont par les banques locales(112 milliards de dinars).Les différents chantiers de ce mégaprojetont généré au total la création de1 932 emplois, dont 1 358 pour lesnationaux, a-t-on signalé.Energie & Mines32janvier 2010TipasaLa station de dessalement de l’eaude mer de Fouka réalisée à 90%Les travaux de réalisation de la station de dessalement de l’eaude mer de Fouka, dans la wilaya de Tipasa, ont atteint un tauxd’avancement de 90%, a-t-on appris lors d’une visite sur site desmembres de l’exécutif de la wilaya.Destinée à couvrir les besoins en eau potable de la partie est dela wilaya de Tipasa et d’une partie de celle d’Alger, cette stationtraitera, une fois opérationnelle, un volume de 120 000 m 3 d’eaudont 60 000 m 3au mois de mai 2010. Elle est la troisièmeinscrite dans la wilaya de Tipasa après celles de Bou Ismaïl(5 000 m 3 /jour) et d’Oued Sebt (100 000 m 3 /jour).Les responsables en charge du secteur de l’hydraulique ont déjàentamé le raccordement en aval de la station pour alimenter eneau potable, dans une première étape, les communes deDouaouda, Fouka, Bou Ismaïl, Aïn Tagouraït, Attatba et Chaïba.La partie réservée à Alger ciblera les communes limitrophes de lawilaya de Tipasa, à savoir Zéralda, Mahelma, Staouéli et AïnBénian, selon les responsables chargés du projet. 113 km deconduite en fonte ductile et acier de différents diamètres ont déjàété réalisés pour relier les 17 communes à la station de Fouka.Cette dernière est équipée de deux stations de pompage ainsi quedeux réservoirs d’une capacité de 14 000 m 3 chacun.Réalisée par l’entreprise Myah Tipasa, qui représente un groupementd’entreprises constitué de l’entreprise algérienneAlgerian Electrical Energy (AEE) et d’une autre canadienneSNC Lavalin, cette station a coûté 900 millions de dinars dont24 millions en euros.Il est également programmé dans la wilaya la mise en serviceprochaine de 3 réservoirs au chef-lieu de wilaya (9 000 m 3 ), dela station de Oued Sebt à Gouraya (100 000 m 3 /j) et enfin dubarrage de Kef Eddir en voie d’achèvement à Damous(120 millions de mètres cubes).


performancesPERFORMANCES40 e anniversaire de SonelgazAllocution de Monsieurle ministre de l’Energieet des Mines«Je voudrais tout d’abord exprimer ma satisfaction d’êtreprésent avec le personnel de Sonelgaz hommes et femmes àcette cérémonie qui célèbre le 40 eanniversaire de Sonelgazqui a joué un rôle majeur dans le développement économiqueet social du pays.L’électricité et le gaz sont porteurs de missions d’intérêtgénéral, à la fois pour la satisfaction des besoins des citoyenset la cohésion sociale pour le développement économique etsocial et pour l’aménagement du territoire que Sonelgaz atoujours assumé avec une grande responsabilité.L’intervention de Monsieur Boutarfa, président-directeurgénéral de Sonelgaz, a bien mis en valeur comment, depuis1962, Sonelgaz autour de son personnel, tant au niveau centralqu’à celui des sociétés de production, de transport et dedistribution, continue d’appuyer les différents programmesde développement économique et social.Mesdames et Messieurs,En cette occasion, je tiens à rappeler avec amertume que33 agents de Sonelgaz ont payé de leur vie pendant la décennienoire pour que Sonalgaz continue à distribuer de l’énergie,pour que vive la République algérienne démocratique etpopulaire. Je tiens personnellement à leur rendre hommage.Les travailleuses et les travailleurs de Sonelgaz honorent ethonoreront à jamais la mémoire de tous ceux qui ont consentile sacrifice suprême. Ils demeureront aux côtés des famillesdes victimes du terrorisme, parce que leurs sacrifices sontdignes des valeurs de la société algérienne.Je voudrais aussi, à cette occasion, donner quelques indicateurset des actions menées par Sonelgaz et qui ont fait safierté.Ressources humaines et formationA la veille de l’indépendance de notre pays, le personnel del’EGA était composé de près de 5 000 agents dont très peuétaient des Algériens. Ce n’est qu’après la création deSonelgaz en 1969 que l’évolution des effectifs connaîtra unecadence accélérée avec l’extension des activités de l’entreprise.C’est ainsi que les effectifs passent de 3 700 agents en1967 à 15 70 en 1980, 47 000 en 2006 avant d’atteindre60 000 en 2009.Très tôt, Sonelgaz a investi sur la formation et le recrutementpour l’amélioration du niveau d’encadrement afin de comblerle vide laissé par les cadres étrangers.Les écoles de Blida, Ben Aknoun et Aïn M’lila, créées parSonelgaz, ont été de véritables pépinières de travailleurs spécialisés.La formation est assurée au recrutement et tout aulong de la vie professionnelle par le biais de la formation spécialiséeet le perfectionnement. Outre la formation, qui étaitidentifiée comme un impératif vital et qui permettait aux cadres,techniciens et agents d’envisager des perspectives de carrièreprometteuses, Sonelgaz œuvrait à l’amélioration desconditions socioprofessionnelles des travailleurs en offrantaux différents personnels tous les services de portée socialedont eux et leurs familles pouvaient avoir besoin, notammentdans les domaines de l’assistance sociale, les prestations enmatière de santé, les institutions préscolaires et la promotiondu logement social.Le partenaire socialLe partenaire social, dont le dialogue social est intégré dansle management du Groupe, a été associé de tout temps auxgrandes décisions de la vie de l’entreprise. Son implicationdans les travaux de restructuration et ses intenses dialoguesont abouti à des solutions satisfaisantes, en particulier dansla mise en place des conventions collectives des filiales duGroupe.Energie & Mines34janvier 2010


performancesLe sponsoring et la communicationLe sponsoring et le mécénat constituent pour Sonelgaz desvecteurs de communication incontournables. Par le soutienet la contribution financière qu’il consent, le Groupe entendêtre acteur de la vie sociale, assumer pleinement sa responsabilitévis-à-vis de la collectivité, en s’ouvrant à des domainesautres que ses activités. Partant des socles d’image deSonelgaz que sont : respect et considération, écoute et proximité,modernité et dynamisme, la stratégie de sponsoring etde mécénat de Sonelgaz s’articule sur cinq axes majeurs àsavoir : la solidarité, les manifestations scientifiques, la protectionet l’environnement, l’art et la culture, la jeunesse et lesport.Concernant l’emploi fémininJ’exprime ma satisfaction en constatant que la directiveministérielle de 2005 relative à la promotion de l’emploiféminin dans le secteur de l’Energie et des Mines a eu desretombées positives sur l’emploi féminin à Sonelgaz. Eneffet, le niveau de l’emploi féminin est passé de 11% en 2005à 14% en 2007. Par catégorie socioprofessionnelle, le groupedes cadres est le plus féminisé avec une proportion de prèsde 23%. La mise en place, le 1 erfévrier 2005, d’unObservatoire de l’emploi féminin à Sonalgaz a permis d’établirun rapport annuel qui vise à fournir des données qui permettent,d’une part, au management de mieux apprécier lesprogrès accomplis et, d’autre part, de se mesurer par rapportà des entreprises de renommée internationale afin d’atteindreles standards internationaux.Système d’informationLa mise en place d’un système d’information autour des activitéstransverses et supports, à savoir la gestion de la comptabilité,de la ressource humaine, de la clientèle des stocksainsi que des activités d’études et d’ingénierie technique viseà concilier les impératifs de gestion et ceux de sécurité, letout au service d’une activité qui constitue à la fois un objectifde développement en soi et un outil de gestion.L’engineeringLa fonction engineering, définie comme étant la maîtrised’œuvre d’ouvrages énergétiques, relevant des trois métiersde base : la production d’électricité, le transport d’électricitéet le transport gaz, a pour mission la réalisation des investissementsdu secteur inscrits sur la période 2006-2016 visentà atteindre 11 244 MW de puissance installée, 10 100 km deréseaux transport électricité et 15 000 km de réseaux detransport gaz, et 111 530 km de réseaux distribution électricitéet 60 820 km de réseaux de distribution gaz.Ces actions et l’évolution de ces indicateurs sur les périodes1962-1998 et 1999-2009 mettent en évidence de façon comparativel’effort consenti par l’Etat.L’électrification et la pénétration du gaz97 000 abonnés en électricité sont raccordés chaque annéeentre 1962 et 1998, ces réalisations sont passées à 198 600abonnés par an, soit le double entre 1999 et 2007. Pour cequi est du gaz naturel, près de 30 000 abonnés sont raccordésannuellement entre 1962 et 1998, et 120 800 abonnéspar an, soit le quadruple, entre 1999 et 2007. Le nombre d’abonnésélectricité est passé de 700 000 en 1962 à plus de6 millions à fin 2008, soit une multiplication par 8,5. Lenombre d’abonnés gaz est passé de près de 200 000 en 1962à plus de 2,6 millions en 2008, soit une multiplication par 13.Ce progrès a induit une consommation par abonné ménagede 2 400 kwh/an à fin 2006 alors qu’il n’était que de580 kwh/an en 1962. La consommation du gaz par abonnéest passée de 2 000 thermies par an/abonné en 192 à14 5000 thermies/an/abonné en 2006.Les réalisations physiquesEn production : la puissance installée est passée de 568 MWen 1962 à 8 926 MW en 2008.En transport électricité : la longueur du réseau haute tensionest passée de 2 900 km en 1962 à plus de 19 000 km en2008.En transport de gaz : 425 km en 1962 et plus de 8 000 kmen 2008.En distribution électricité : 21 000 km en 1962 et plus de185 000 km en 2008.En distribution gaz : 1 500 km en 1962 et plus de 42 000km en 2008.Les investissements réalisés :En électricité : 656 millions de dollars par an entre 1962 et1998 et 600 millions de dollars par an entre 1999 et 2007.En gaz : 109 millions de dollars par an entre 1962 et 1998et 137 millions de dollars par an entre 1999 et 2007.Dans le domaine de l’électrification, l’effort consenti parl’Etat depuis l’indépendance est colossal avec la satisfactionquasi totale des foyers et un taux d’électrification depuis fin2008 de l’ordre de 98%.Dans le domaine de la distribution du gaz, les programmesde distribution publique du gaz constituent un des voletsimportants du programme de soutien à la croissance en raison,notamment, des impacts de ce bien énergétique sur ledéveloppement économique et social, dans ses dimensionsliées à l’aménagement et au désenclavement territorial, audéveloppement et l’exploitation des ressources locales ou àla protection de l’environnement. Le taux de pénétration dugaz par canalisations dans les foyers est en nette améliorationà partir de 2000, en passant de 30% à 43,2% à fin juin 2009.La pénétration du gaz naturel est une des plus élevée aumonde.En effet, l’Algérie a rattrapé un retard considérable et estconsidérée aujourd’hui une nation citée en exemple en matièrede pénétration de l’électricité et du gaz comme biens énergétiquesau bénéfice des citoyens.Ces résultats sont le fruit d’une grande implication du personnelde Sonelgaz sans lequel les programmes de développementsocioéconomiques adoptés par le gouvernementalgérien ne pourraient pas aboutir.A cette occasion, je voudrais vous rappeler, dans le cadre dela gestion du secteur de l’Energie et des Mines à la lumièrede l’engagement des réformes, les principaux changementsqui ont jalonné le secteur de l’électricité et de la distributionEnergie & Mines35janvier 2010


performancesPERFORMANCESdu gaz par canalisations suite à l’avènement de la loi 02/01relative à l’électricité et la distribution du gaz par canalisations.Cette loi a posé les principes de base de la libéralisationdes marchés de l’électricité et de la distribution du gaz etdéfini les conditions et modalités de sa mise en œuvre.Elle supprime le monopole de l’Etat exercé jusque-là parSonelgaz et introduit la concurrence dans la production del’électricité et la commercialisation de l’électricité et du gaz àtravers l’ensemble de dispositions et mécanismes principauxmis en place actuellement dans ce cadre à savoir :• La création d’une autorité de régulation de l’électricité etdu gaz (CREG).• L’ouverture de la production de l’électricité aux opérateurspublics et privés dans le cadre du marché. La construction etl’exploitation de nouvelles installations de production de l’électricitéétant préalablement soumise à une autorisationd’exploiter délivrée par la CREG.• L’exploitation des réseaux de transport de l’électricité et detransport du gaz par canalisations, confiée à un gestionnairedu réseau de transport de l’électricité (GRTE) et un gestionnairedu réseau de transport du gaz (GRTG), qui bénéficientd’autorisations d’exploiter délivrées par le ministre chargé del’Energie.• La gestion du système production-transport de l’électricitépar l’opérateur du système, gestionnaire unique dont le rôleest de veiller à l’équilibre permanent entre la production et laconsommation, à la sécurité, à la fiabilité et à l’efficacité del’alimentation électrique.• Le principe de l’accès des tiers aux réseaux de transport etde distribution pour favoriser la concurrence dans les marchésde l’électricité et du gaz.• L’octroi par l’Etat des concessions de distribution de l’électricitéet du gaz par décret exécutif sur proposition du ministèrechargé de l’Energie et après avis de la CREG.• La régulation des tarifs et la rémunération des activités surla base de dispositions fondées sur des critères objectifs,transparents et non discriminatoires dans l’intérêt desconsommateurs et des opérateurs. Le décret n° 05-182 du18 mai 2005 en définit les modalités.• La création de «l’opérateur du marché», constitué en uneentreprise commerciale, pour la gestion du système d’offresde vente et d’achat de l’électricité (à l’étude). La gestion dusystème d’offres de vente et d’achat de gaz, pour le marchénational, est assurée par le GRTG, par l’intermédiaire d’unestructure séparée.C’est dans le cadre de cette loi que Sonelgaz.SPA s’est restructuréepour devenir aujourd’hui une holding de sociétéfiliales qui exercent des activités de :• production, transport et distribution de l’électricité ;• transport et distribution du gaz par canalisations pour lemarché intérieur.Par le biais de ces 34 sociétés dont : - huit (08) sociétés liéesaux métiers de base (production, transport et distribution),cinq (05) sociétés dans les activités de réalisation (travaux),une (01) société de l’engineering de l’électricité et du gazainsi qu’une (01) société des systèmes d’information.L’Etat continue d’accorder une importance particulière àl’électrification et la distribution publique de gaz. En effet, leprogramme de soutien à la croissance économique sur lapériode 2005-2009, confié à Sonelgaz, se distingue parl’ampleur des objectifs qui lui sont assignés et le niveauconsidérable des moyens financiers alloués par l’Etat pourson aboutissement.Pour l’électrification, le coût global est de 57 milliards dedinars pour la pose de 21 230 km de réseau MTBT visant àraccorder 377 500 foyers et la réalisation de 16 villagessolaires.Pour la distribution publique du gaz, le montant total desprogrammes s’élève à 351 milliards de dinars pour la pose de11 00 km de réseau de transport, 33 950 km de réseaux dedistribution, 4 stations de propane et le raccordement de prèsde 1 622 300 foyers.Visant le développement équilibré de toutes les régions, cesprogrammes gaz couvrent de façon conséquente les wilayasdes Hauts Plateaux et du Sud pour éliminer les disparités etcombler les écarts entre les différentes wilayas.En effet, le réseau gaz va s’étendre jusqu’à la wilaya d’Adraren drainant toutes les localités de Béchar.A fin juin 2009, le taux de pénétration du gaz a atteint43,2%, presque la moitié de la population bénéficie des deuxsources d’énergie, l’électricité et le gaz naturel.Dans les deux années à venir, il est prévu de doubler l’effortactuel pour atteindre un taux de 57% et faire bénéficier les2/3 de la population en gaz.A cette échéance de 2011, les niveaux d’électrification (98%déjà atteints) et le taux moyen de pénétration de gaz (57%)constitueraient les limites réalistes qui seraient difficiles àdépasser à l’échelle nationale compte tenu du caractère éparset du reste des localités situées en zones inaccessibles.Le suivi sur le terrain des réalisations constitue une préoccupationpermanente tant du ministère, de la Direction desmines et de l’industrie de la wilaya (DMI) que de Sonelgaz.C’est-à-dire satisfaire à l’obligation de résultats, gagner lesenjeux opérationnels desquels dépend la relance du développementlocal dans la perspective d’améliorer les conditions etle cadre de vie du citoyen de fixer les populations et de promouvoirles richesses et potentialités régionales.Ce 40 eanniversaire marque cette nouvelle étape qualitativeentamée avec succès par le Groupe lors de cette dernièredécennie de redynamisation de l’activité socioéconomique età laquelle Sonelgaz contribue avec un effort jamais égalépour l’aboutissement des programmes de développement del’électricité et du gaz soutenus par l’Etat en vue d’offrir àchaque zone ou région les conditions nécessaires de renoueravec les tâches du développement et de s’inscrire dans l’optionde la modernité.A cette occasion, je souhaite à tous les cadres et à tous lestravailleurs et travailleuses de Sonelgaz un bon anniversaire,je souhaite aussi que les progrès réalisés se renforcent davantagepour le bien-être de notre pays.Energie & Mines36janvier 2010


analyse ANALYSEKahrakibContinuer sur lamême dynamiquePar Omar Tiar (*)Le deuxième trimestre2009 s’est illustré pardes événementsmajeurs, à savoir lafin des travaux surdeux ouvragesd’une très grandeimportance pour leréseau de transportde l’électricité.Il s’agit de la ligne 400 kVSi Mustapha-Bir Ghbalou quiconstitue un des maillons de ladorsale 400 kV Est-Ouest et duposte 220/60 kV de Batna, un ouvraged’une importance capitale destiné àrenforcer la puissance électrique de larégion de Batna et à évacuer l’énergieélectrique produite par la centrale deAïn Djasser.Avec la fin des travaux sur ces deuxouvrages qui ont constitué de véritablesdéfis, Kahrakib confirme ainsi sonefficacité, mais également ses capacitésà modifier d’une manière accruechaque fois que la situation l’exige sesmoyens humains et matériels pour êtreau rendez-vous des différenteséchéances.En matière de réalisations physiques,hormis les affaires lignes et postes suscitéesdéjà bouclées, des ouvragesimportants sont en cours de réalisationet connaissent des niveauxd’avancement assez appréciables, telsnotamment les trois ouvrages postesde Mazafran, Mascara et In Salahdont la fin des travaux de montage deséquipements est prévue en septembre2009.Il en est de même des dix nouveauxouvrages lignes dont les préparatifs envue de l’ouverture des chantiers situésdans l’est du pays se déroulent sanscontrainte majeure.En matière de réalisations financières,ce deuxième trimestre 2009 enregistreune nette amélioration par rapport auxrésultats de l’exercice 2008 réalisés àla même période.Le chiffre affaires réalisé au 30 juin2009 est conforme aux prévisionsbudgétaires puisqu’il s’élève à2 milliards de dinars, soit le double decelui réalisé à cette date en 2008.Il s’agit de continuer sur la mêmedynamique pour boucler l’exercice2009 avec un résultat bénéficiaire.Pour cela, il y a lieu de renforcer notreportefeuille avec l’acquisition de nouvellesaffaires, notamment dans ledomaine des câbles souterrains HTpour suppléer à la baisse de chargeconnue actuellement.L’activité technico-commerciale doitpar ailleurs intensifier ses efforts pourdécrocher des affaires dans le cadredes différents appels d’offres lancéspar la CEEG, filiale du GroupeSonelgaz.C’est ainsi que Kahrakib pourraconfirmer sa qualité indéniable deconstructeur d’ouvrages de transportde l’électricité, traduisant ainsi toute laphilosophie de son management quimise sur la rigueur et la disponibilitéde ses travailleurs pour lui permettrede réussir là où beaucoup d’autres ontéchoué.O. T.* P-DG KahrakibIn revue El MorekkibEnergie & Mines38janvier 2010


performancesSonelgaz investit 100 millionsde dollars dans le photovoltaïque■ Les premiers panneauxsolaires defabrication algérienneà partir de 2012.■ Création prochained’un institut derecherche dans lesénergies renouvelablesà Ghardaïa, selonChakib Khelil.Cent (100) millions de dollars. Telle estl’enveloppe qui va être allouée à la créationde la première usine de fabricationde panneaux solaires, communémentappelés, modules photovoltaïques.Une instance qui appartient désormaisau Groupe Sonelgaz, après la signaturedes documents portant les termes desnouveaux statuts de la société publiquespécialisée en équipements d’éclairagepublic «Rouiba Eclairage», maîtred’ouvrage de ce projet.La cérémonie de signature qui s’estdéroulée à l’auditorium de l’école deformation de Ben Aknoun (IFEG) a vula présence du ministre de l’Energie etdes Mines, Chakib Khelil, du P-DG deSonelgaz, Noureddine Bouterfa, et denombreux hauts cadres du secteur.En vertu des nouveaux statuts, lesactions de cette entreprise sont désormaistotalement transférées au GroupeSonelgaz en application d’une résolutiondu Conseil des participations.Cette future entité, dont l’entrée enactivité est prévue pour 2012, serad’une capacité annuelle de 50 MW. Ellesera financée intégralement parSonelgaz et installée au sein du site dela société Rouiba Eclairage (zoneindustrielle de Rouiba) sur une superficiede 4 ha, tandis que les appels d’offrespour sa réalisation seront lancés auplus tard en décembre 2009.Pour la concrétisation de ce projet, quisera opérationnel, au plus tard, en septembre2012, le Groupe Sonelgaz achargé sa société d’engineering(CEEG) de mettre en place une équipedont la mission est de réaliser les étudesd’engineering pour les infrastructureset les réseaux d’alimentation et dedéterminer les segments de production,l’intégration en amont de la technologieet des Process de fabrication les plusappropriés.Cette intégration va permettre auGroupe, qui compte 33 sociétés, dedévelopper des activités nouvelles àcaractère industriel dans les énergiesrenouvelables.Dans ce contexte, plusieurs projets ontété lancés par le secteur de l’énergie,notamment la centrale hybride (gazsolaire)de Hassi R’mel, d’une capacitéde 150 MW qui sera livrée au courantde l’année 2010 et la réalisation d’uneferme éolienne de 10 MW.Aussi, le secteur compte égalementrenforcer son action de formation desressources humaines, a ajouté M.Khelil, qui annoncera dans ce contextela création prochaine d’un institut derecherche dans les énergies renouvelablesà Ghardaïa.M. Bouterfa a considéré, lui, que ceprojet permettra au pays de «se doterd’une industrie pérenne et performantedans le domaine des équipements del’énergie solaire». Pour le P-DG deRouiba Eclairage, BoumahraAbdelaziz, cette fusion au GroupeSonelgaz va booster son entreprise, etpermettra de multiplier par 5 sonchiffre d’affaires, «si ce n’est plus»,comme il le dira, et comme ellepermettra également de recruter plusde 700 personnes qualifiées supplémentairespour honorer les termes ducahier des charges.Pour rappel, l’Algérie dispose d’unpotentiel énergétique solaire infinidépassant les 5 milliards Gwh/an avecune moyenne annuelle de la duréed’ensoleillement variant de 2 250 heuresdans le nord à 3 600 heures dans leSahara avec un potentiel énergétiquerespectif de 1 700 à 2 650 Kwh/an.Reste à signaler que les perspectives dusecteur de l’énergie comptent porter à5% la part des énergies renouvelablesdans la production électrique d’icià 2015.Energie & Mines39janvier 2010


performancesPERFORMANCESSonelgaz se metau photovoltaïqueLe Groupe se dote d’un outil stratégique pour concrétiser sesambitions en matière d’énergie renouvelable avec le transfertde Rouiba Eclairage.Rouiba Eclairage vient de rejoindre les33 sociétés du Groupe Sonelgaz. Pourmarquer la signature des nouveaux statutsde la société, une cérémonie a étéorganisée à l’auditorium de l’école deformation de Ben Aknoun (IFEG).Selon un communiqué du Groupe algériende production et distributiond’électricité, l’intégration de RouibaEclairage témoigne de la volonté duholding Sonelgaz «de développer unefilière industrielle pérenne et performantepar la réalisation d’une usine defabrication de panneaux solaires et sepositionner ainsi comme leader nationaldans ce type d’équipement (Solaire PV,CSP...)».Le communiqué fait état également dufait que le Groupe Sonelgaz entendfavoriser le génie local. «Il ne s’agitdonc pas de réaliser simplement un acted’investissement dans la technologie dusolaire mais d’arriver à tirer profit dudéveloppement des technologies desrenouvelables et, à terme, les maîtriser.»Par l’acquisition de Rouiba Eclairage etle lancement du projet de fabrication depanneaux solaires, Sonelgaz veut développerle renouvelable en créant desincubateurs, grâce à la conjugaison desefforts d’un réseau de laboratoires,d’entreprises et d’institutions spécialisées,à l’instar des pôles de compétitivité; le tout soutenu par un mécanismede financement spécifique qui encourageraitla créativité et l’innovation.Le Groupe Sonelgaz compte égalementdétecter, former et constituer unemasse critique de ressources humainesqualifiées qu’il faudra ensuite conserveret protéger avec l’ambition volontaristede mettre sur le marché près de 4 MWsolaire à partir de 2014.Pour rappel, les actions de l’EPERouiba Eclairage étaient initialementdétenues à 100% par la SGP Cabeleqpour le compte de l’Etat avant d’êtretransférées au Groupe Sonelgaz parune résolution du Conseil des participationsde l’Etat (CPE) qui, saisi du dossier,a donné son accord le 8 juin 2009.En effet, le Groupe Sonelgaz, dans lecadre de sa politique de développement,a émis une manifestation d’intérêt pourreprendre Rouiba Eclairage en vue del’intégrer dans son patrimoine avecpour principal objectif, outre le maintiende son activité actuelle, le développementde la fabrication de modulesphotovoltaïques ainsi que le montagedes panneaux destinés à la productionde l’électricité.Il y a lieu de noter à cet effet que l’intérêtde Sonelgaz pour la fabrication despanneaux solaires résulte initialementde sa transformation en une holding desociétés et de la stratégie du secteur enmatière de fabrication d’équipementsen Algérie associée à un transfert effectifde la technologie.C’est également cette transformationqui permet désormais au GroupeSonelgaz de développer des activitésnouvelles à caractère industriel (commec’est le cas dans le choix d’acquérirRouiba Eclairage), évoluant ainsi d’unGroupe énergétique à un véritableGroupe industriel.Hormis l’intérêt stratégique du Groupepour la fabrication locale des panneauxsolaires, Sonelgaz a lancé une manifestationd’intérêt pour l’intégration dela Société AMC El Eulma avec pourambition la fabrication et le développementlocal des compteurs à technologieavancée.Le Groupe envisage de se lancer égalementdans la fabrication des pièces derechange associées à ses différentsouvrages et équipements industriels et,à terme, de développer des outils et descapacités dans la réalisation d’équipementsde production.L’énorme avantage du panneau photovoltaïqueest que, suite à sa fabrication,il peut produire de l’électricité pendantplusieurs dizaines d’années dans desconditions extrêmes (pluie, grêle, gel...)sans entretien et sans produire la moindrepollution.De nombreux avantages sont escomptésparmi lesquels la sûreté des équipementsdu renouvelable (faible risqued’accident, faible conséquence d’unéventuel accident régularité de la fourniture...)mais également leur propre(pas de déchets, peu dangereux et facileà gérer : recyclables, par exemple) etleur longévité.Reste enfin à signaler que l’Algériedispose d’un potentiel énergétiquesolaire infini dépassant les 5 milliardsGWh/an avec une moyenne annuellede la durée d’ensoleillement variantde 2 550 heures dans le nord à 3 600heures dans le Sahara avec un potentielénergétique respectif de 1 700 à 2 650kWh/an.L’Algérie possède aussi de larges étenduesde territoires disponibles pour unevalorisation du potentiel solaire de prèsde 2 millions de km 2 dont une très grandepartie est désertique.Energie & Mines40janvier 2010


performancesPERFORMANCESProduction d’électricité par l’énergiesolaire à Hassi R’mel en 2010M. Chakib Khelil a annoncé, à Oran, la réalisation, en 2010, àHassi R’mel, d’une unité de production électrique à partir del’énergie solaire.Cette infrastructure, la première du genre en Algérie, sera dotéed’une capacité de 150 mégawatts, a indiqué le ministre lorsd’une conférence de presse animée en marge de sa visited’inspection effectuée dans la wilaya d’Oran. Il a souligné que ledéveloppement et l’utilisation des technologies de l’énergie solaires’inscrit dans le cadre de la stratégie globale de promotion desdomaines énergétiques dans le pays à moyen et long terme.«Abordant la question inhérente au marché pétrolier, le ministrea souligné que l’objectif actuel est d’atteindre le seuil de 80 dollarsle baril en 2010», ajoutant que «le repli des cours pétroliersrésulte de la crise économique mondiale qui a induit la dévaluationdu dollar et la réduction de la demande pour ce produiténergétique stratégique».Le ministre a fait savoir dans ce contexte que l’Opep prévoit unretour de la stabilité économique mondiale en 2010 et ce, «grâceà la contribution des seuls pays membres de l’Opep à la stabilitédu marché pétrolier».Energie & Mines42janvier 2010


performancesLe président Bouteflika préside une réunion consacréeau secteur de l’Energie et des MinesCap sur les énergies renouvelablesAbdelaziz Bouteflika, président de la République, a présidé une réuniond'évaluation consacrée au secteur de l'Energie et des Mines.Le ministre a présenté les récents développementsdu marché international deshydrocarbures et ses perspectives àmoyen terme, l’impact de la crise économiquemondiale et les décisions prisespar l’Opep à Oran, pour stabiliser lemarché, ainsi que le bilan et les perspectivesde développement du secteursur le moyen terme.Le bilan présenté pour la période 2000-2008 fait ressortir une croissance substantielletant de la production primaired’hydrocarbures que des activités detransformation d’énergie ainsi que del’accroissement soutenu de la générationd’électricité parallèlement à l’expansiondes infrastructures de transportet de distribution. Ces efforts ont permisune nette amélioration de lacouverture énergétique du pays. Lesactivités minières ont connu, également,durant la même période une forte croissance,notamment pour les grandsproduits de la branche, notamment lesproduits destinés à la fabrication desmatériaux de construction. Quant auxobjectifs chiffrés pour les brancheshydrocarbures, électricité et mine, ils seprésentent comme suit :• l’activité hydrocarbures verra unepoursuite de l’effort d’exploration pourle renouvellement et l’extension desréserves nationales. Une croissancemodérée de la production à même derépondre aux besoins énergétiques dumarché intérieur et de financement del’économie nationale est attendue pourla période 2010-2014.Les activités de transformation, commele raffinage, la liquéfaction du gaz et lapétrochimie poursuivront leur développementà travers les grands projets encours de construction ou de lancementet ce afin d’optimiser la valorisation desproduits primaires.Les capacités de production d’électricitéconnaîtront une augmentation soutenueen vue de répondre aux besoins encroissance rapidede la demandenationale avec uneréserve adéquatesur toute la période,et ce parallèlementà l’expansiondes réseaux nationauxde transportet de distributionpublique du gaznaturel.A ce titre, les résultatsatteints enmatière d’électrificationet de raccordementau gazsont comme suit :• le taux nationald’électrification a évolué de 88% en2000 à 98% en 2008 ;• le taux national de pénétration moyende gaz est passé de 29% en 2000 à 43%en 2008 ;• le développement minier poursuivra lacroissance substantielle de la production,notamment du phosphate, du fer,de l’or ainsi que des agrégats.Intervenant à l’issue du débat sur cedossier, le président de la République ad’abord rappelé l’importance vitale deshydrocarbures dans le financement del’économie nationale, soulignant par làla nécessité de valoriser au maximumles revenus tirés de cette ressource.A ce titre, le chef de l’Etat a instruit legouvernement de veiller à bien faireprogresser l’important portefeuille deprojets industriels en aval qui sont encours ou en voie de mise en chantierdans le secteur de l’Energie, qu’il s’agissedu raffinage où qu’il s’agisse des autresindustries pétrochimiques. Dans lemême temps, le président AbdelazizBouteflika a chargé le gouvernementd’œuvrer à prolonger le plus longtempspossible la durée de vie des gisementspétroliers et gaziers du pays.«Cela exige la poursuite de l’explorationde nouveaux gisements et de leur miseen exploitation.Cela invite aussi à l’encouragement deséconomies dans tous les domaines, ycompris par le recours à des technologiesde faible consommation dans l’éclairagedomestique. Cela doit nousconduire, enfin, à nous mobiliserdavantage pour le développement desénergies renouvelables», a déclaré leprésident de la République qui a saisicette occasion pour charger le gouvernementde mettre sur pied un fondspour le développement des énergiesrenouvelables qui sera alimenté à partirde la fiscalité pétrolière. Relevant que lepays engage des montants importantspour porter les capacités de productiond’électricité au niveau de la demandelocale, le chef de l’Etat ordonne de mettreun terme aux entraves bureaucratiquesqui perturbent la distribution,pénalisant du coup le consommateur.«Ce genre de situation doit connaître undénouement définitif et le gouvernementest chargé de le prendre en maindès à présent de sorte à éviter la rééditiondes difficultés rencontrées cet été»,a conclu le président de la République.Energie & Mines43janvier 2010


performancesPERFORMANCESProgramme de maîtrise d'énergie250 000 Tep économisés en cinq ansL’élaboration et la mise en œuvre économisées du programme nationalde maîtrise et d’économie d’énergie permettra de réaliser des économiesde l’énergie de l’ordre de 250 000 tonnes équivalent pétrole (Tep)pour la période 2007-2011, a indiqué Chakib Khelil.Ce programme, dont l’exécution permettraégalement d’éviter l’émission de470 000 tonnes de C0 2 dans l’atmosphère,constituera «le début d’unedynamique très forte d’amélioration del’efficacité de notre système énergétique»,a affirmé M. Khelil dans uneinterview accordée à la revueEquilibres, éditée par la Commission derégulation de l’électricité et du gaz(Creg).De même, la promulgation de la loi surla maîtrise de l’énergie «a tracé lescontours d’une politique de gestion dela demande d’énergie au plan institutionnelavec le renforcement du rôle del’Agence nationale pour la promotion etla nationalisation de l’utilisation de l’énergie(Aprue) en tant qu’animateurdans la mise en œuvre de ce programmeet du Fonds national pour la maîtrisede l’énergie», a souligné le ministre.Les décrets d’application de cette loiont été déjà publiés, notamment ceuxrelatifs à l’audit énergétique des établissementsgrands consommateursd’énergie et aux normes d’isolationthermique des bâtiments, a-t-il ajouté.Concernant la promotion de l’utilisationdes énergies nouvelles et renouvelablesqui représente un important axede la politique nationale de maîtrised’énergie, M. Khelil a rappelé les différentsprojets et actions menés, dans cesens, par l’Etat.Il s’agit, notamment, de l’électrificationau solaire photovoltaïque de 18 villagesdans le Grand Sud, soit un millier defoyers, auxquels vont s’ajouter 16 autresvillages dans la même région (900foyers), 3 000 foyers dans les steppeset l’alimentation de plus de 100 sites detélécommunication.M. Khelil a également cité le projet dela centrale hybride solaire-gaz de HassiR’mel d’une capacité de 150 MW dont25% de solaire. Cette centrale, qui seramise en service au cours de l’été 2010,constituera, selon le ministre, «uneexpérience autour de laquelle se développerontles capacités nationales dansce domaine». La société New EnergieAlgérie, promoteur de ce projet, ainsique l’Institut algérien sur les énergiesrenouvelables (IAER) formeront «lenoyau destiné à capitaliser cetteexpérience dans le but de multiplier laréalisation de projets de ce type prévusdans un programme de développementà long terme des énergies renouvelablesqui sera bientôt finalisé», a-t-il indiqué.A propos de l’utilisation pacifique del’énergie nucléaire, le ministre a affirméqu’un projet de loi relative à cette énergiea été élaboré et «est actuellement encours d’examen au niveau du gouvernement».Il prévoit la mise en place desinstruments légaux permettant àl’Algérie de prendre les dispositionsvisant à se conformer aux engagementsinternationaux, a poursuivi le ministreen rappelant que l’objectif de l’Algérie,dans ce domaine, est que la premièrecentrale électronucléaire algérienneentre en service en 2020.112 millions de dinars pour l’électrificationde la localité de Hassi Ghanemen énergie solaireUn investissement de 112 millions de dinars a été consacrépour la réalisation d’une mini-centrale photovoltaïque devantalimenter la localité de Hassi Ghanem, située à 220 km ausud-est de Ghardaïa, en énergie électrique solaire, a-t-onappris à la Direction de l’énergie et des mines (DEM).Ce montant dégagé dans le cadre du programme spécial deswilayas du Sud pour l’année 2009 permettra aux 120 foyerset équipements sociaux existants dans cette région enclavéede bénéficier de l’énergie électrique renouvelable, a indiqué leDEM. Les études de ces installations ont été achevées et lestravaux de réalisation seront lancés prochainement, a préciséla même source.Cette localité rurale à vocation agricole située dans une zonenon desservie par l’électricité conventionnelle sera alimentéeen énergie solaire produite par des installations comprenant,entre autres, un certain nombre de modules solaires photovoltaïquesreliés en série aux batteries et onduleurs, a-t-ilexpliqué. Plusieurs petites localités enclavées et éparpilléessur les territoires des wilayas de Tamanrasset, Adrar, Tindoufet Illizi sont alimentées par l’énergie solaire. Le taux de raccordementà l’énergie électrique dans la wilaya de Ghardaïaest estimé à 92%, d’un total de 86 559 abonnés en électricitéalimentés par un réseau de 2 911 km.Energie & Mines44janvier 2010


performancesAprueL’Algérie élabore cinq programmesde maîtrise de l’énergieCinq programmes de maîtriseet d’économie de l’énergiesont en cours deréalisation ou seront lancésprochainement parl’Agence nationale pour lapromotion et la rationalisationde l’utilisation del’énergie (Aprue) dans différentssecteurs, notammentle bâtiment, letransport, l’industrie et laconsommation des ménageset des entreprises.Il s’agit des programmes «Eco-lumière»,«Prop-air», «Top-industrie», «Ecobât»et «Alsol» que l’Agence a élaborésdans le cadre de la stratégie nationalede la maîtrise de l’énergie, selon le derniernuméro de La Lettre de l’Aprue.Le programme «Eco-lumière» consisteà mettre à la disposition des ménagesdes lampes économiques dans le but derendre l’éclairage de leurs foyers plusperformant et de réduire leurs facturesd’électricité. «Eco-lumière», quicomprend, dans un premier temps,l’importation d’un million de lampeséconomiques au profit des ménages,vise également l’émergence, à terme,d’un marché national de lampes à basseconsommation.La diffusion de ce type de lampes aura,selon la même source, un «impactdirect» sur la consommation d’électricitéen Algérie et permettra d’économiserquelque 50 millions de dollars paran. Il a estimé, dans ce contexte, qu’ilfaudrait importer quelque 30 millionsde lampes à basse consommation afinde les introduire massivement auniveau des ménages.Le programme «Pop-air» a pour objectif,quant à lui, d’apporter un appui audéveloppement de l’utilisation du GPLcomme carburant pour les véhiculespour réduire à la fois la tension exercéesur les autres carburants, notamment legasoil et l’impact de la pollution destransports surtout dans les villes.Pour ce faire, une convention a étésignée entre l’Aprue et la Banque dedéveloppement local (BDL) pour instituerun mécanisme de financementpermettant aux particuliers de bénéficierd’un crédit sans intérêt pour laconversion de leurs véhicules au GPL.L’Aprue compte aussi contribuer à larationalisation de la consommation del’énergie dans le secteur de l’industriepar le lancement prochain du programme«Top-industrie» qui consiste àfinancer des projets porteurs d’efficacitéénergétique exemplaires et à organiserdes cycles de formations pourvulgariser les bonnes pratiques del’utilisation de l’énergie au sein desentreprises.En faveur des PME, l’Aprue a développéun partenariat avec les bourses desous-traitance du Centre et de l’ouestdu pays afin d’étudier les voies etmoyens d’intégrer l’efficacité énergétiquedans leur stratégie de développement.Par ailleurs, le programme «Ecobât»ambitionne d’apporter un soutienfinancier et technique à la réalisation delogements assurant une optimisationdu confort intérieur en réduisant laconsommation énergétique liée auchauffage et à la climatisation.Il est ainsi prévu la réalisation de600 logements à haute performanceénergétique à travers différentesrégions du pays dans le cadre d’un partenariatnoué entre l’Aprue et 11Offices de gestion et de promotionimmobilière (OPGI). Les énergiesrenouvelables constituent aussi un desaxes importants dans les programmesde l’Aprue qui a prévu de promouvoirle chauffe-eau solaire et à mettre enplace les conditions d’un marché durabledu solaire thermique en Algérie àtravers le lancement du programmeAlsol.Quelque 1 000 chauffe-eau solairesindividuels seront installés dans lecadre de ce programme dans desménages et 1 000 autres dans le secteurtertiaire. L’installation des chauffe-eausera financée à 45% par le Fondsnational pour la maîtrise l’énergie(FNME) et le reste par les banquespartenaires à travers un crédit à tauxbonifié accordé à chaque client intéressépar cet équipement.Sur un autre registre, la publicationestime que la maîtrise et l’économie del’énergie concernent l’ensemble dessecteurs d’activités, rappelant ainsi quel’un des rôles essentiels de l’Aprue estde mobiliser les acteurs concernés et deleur expliquer les enjeux de la maîtrisede l’énergie.Le ministre de l’Energie et des Mines,Chakib Khelil, avait estimé récemmentque la mise en œuvre du programmenational de maîtrise et d’économie d’énergiepermettra de réaliser des économiesde l’énergie de l’ordre de 250 000tonnes équivalent pétrole (Tep) pour lapériode 2007-2011. Ce programme,dont l’exécution permettra égalementd’éviter l’émission de 470 000 tonnesde CO2 dans l’atmosphère, constituera«le début d’une dynamique très forted’amélioration de l’efficacité de notresystème énergétique», avait affirméM. Khelil.Energie & Mines45janvier 2010


performancesPERFORMANCES«Opération Eco-Lumière»Les lampes économiques…l’éclairage de demainL’Aprue lance dans le cadre du PNME et avec le soutien duFonds national pour la maîtrise de l’énergie FNME un programmebaptisé Eco-Lumière qui consiste à diffuser dans lesménages un million de lampes économiques, des lampeséconomiques de qualité à un prix soutenu.Pourquoi cibler les ménages ?La consommation électrique du secteur des ménages représente35% de la consommation nationale d’électricité.L’éclairage domestique constitue 32% de la consommationtotale des ménages, selon des études de l’Aprue.L’éclairage domestique représente approximativement1 330 MW, soit 26% de l’appel de puissance nationale enpériode de pointe.Caractéristiques des lampes économiquesLes lampes économiques acquises dans le cadre de ce programmesont des lampes fluorescentes miniaturisées, d’où laqualification de lampes fluo-compactes d’une puissance de20 watts alimentée en 220-230 volts. La lampe économiquepermet l’économie d’énergie de 80% par rapport à une lampeà incandescence. Sa durée de vie est de 8 à 15 fois supérieureà celle des lampes classiques (15 000 heures).Facilité d’emploiSon adaptation est immédiate sur les douilles des lampesordinaires, ne nécessitant aucune nouvelle installation.Faible dégagement de chaleurCe qui se traduit par des économies en climatisation et permetson utilisation dans les locaux à faible volume ou peuventilé.Impact positif sur l’environnementLes lampes économiques sont moins dommageables pourl’environnement que toutes les autres sources lumineuses, àmoindre consommation, moindre production d’énergie etdonc moindre pollution.Pourquoi jusque-là les lampes économiquesn’ont pas conquis le marché algérien ?Trois principales contraintes freinent leur diffusion à savoir :1. leur prix élevé par rapport aux lampes à incandescence ;2. le manque d’information sur leurs avantages, d’où la nécessitéde gérer leur diffusion à travers une opération pilote ;3. la domination du marché informel.L’opération pilote de diffusion d’un millionde lampes économiquesqui sera lancée le 19 avril 2009 par l’Aprue, avec le soutiende la SDA Sonelgaz, est soutenue et relayée par une campagned’information et de sensibilisation à destination du grandpublic. Cette opération s’échelonnera sur une période dedeux (02) années au moins et couvrira les quatre régions dupays (Centre, Est, Ouest et Sud).Les tranches annuelles arrêtées sont de l’ordre de 250 000lampes économiques à raison de 4 lampes économiques parménage pour cette année et 750 000 lampes économiquespour la deuxième année.Le projet s’appuiera sur un prix incitatifLes lampes seront distribuées à des prix concurrentiels, àsavoir 250 DA la lampe (au lieu de 500-800 DA et plus) dansles wilayas du Centre Alger, Blida, Boumerdès, Tipaza et TiziOuzou, dans un premier temps, en attendant de toucher toutesles autres wilayas.Comment faire ?Une campagne d’information informera les consommateursde la disponibilité des lampes économiques ainsi que despoints de vente installés auprès des agences Sonelgaz. Dessupports de communication (dépliants, affiches, spots) sontainsi élaborés par l’Aprue pour soutenir l’opération.Les services de Sonelgaz distribueront également aux clientsdomestiques des avis et appels à participation en accompagnementaux factures d’énergie et par distribution au niveaudes guichets de ses services commerciaux.Durant le déroulement de la campagne de communication,des affiches seront mises en place dans des lieux publicsciblés (postes, mairies…) des spots radio, des dépliants, lessites de l’Aprue, du ministère de l’Energie et des Mines etcelui de la SDA Sonelgaz seront mis à contribution pourrelayer l’information concernant cette opération.Energie & Mines46janvier 2010


performancesUn affichage mobile (36 véhicules) est également prévu.Une fois l’opération lancée, les consommateurs intéresséspar l’achat de lampes économiques devront se présenter auniveau des points de vente de Sonelgaz munis de leur factured’électricité.Sensibilisation des agents de SonelgazUne journée d’information a été organisée par la société dela distribution de l’électricité et du gaz le 30 mars 2009 àl’effet de sensibiliser au titre de la première année les responsablesdes agences et d’examiner les modalités pratiques dedistribution des lampes économiques au niveau de leursservices.Lancement de l’opérationL’Aprue organisera, le 19 avril 2009, le lancement de l’opérationen présence de Monsieur le ministre de l’Energie etdes Mines. Au cours de cette journée sont prévues deux communicationsqui seront faites par l’Aprue sur la présentationdu programme Eco-Lumière et le plan de communicationautour de ce programme. Sonelgaz, quant à elle, exposera laprocédure de diffusion des lampes économiques.Objectifs et résultats escomptésLa diffusion de 1 million de lampes économiques de 20 W enremplacement des lampes à incandescence de 75 W contribueraà :• Réduire la puissance appelée du réseau national de 55 MW;comme elle contribuera à réduire la consommation annuelled’électricité de l’ordre de 100 GW.• Ecrêter l’appel de puissance en période de pointe, déplacerles quantités d’énergie économisées vers d’autres utilisations.• Différer les investissements en moyens de production, detransport et de distribution.• Protéger l’environnement en évitant l’émission d’au moins71 000 tonnes de CO2/an.• Sensibiliser les consommateurs et lutter contre le marchéinformel et la contrefaçon.• Favoriser l’émergence d’un marché de lampes économiqueset encourager leur production au niveau national.Remplacement des lampes défectueusesL’Aprue à travers les services de Sonelgaz s’engage à remplaceraux clients les lampes signalées et avérées défectueusesou porteuses de défaut de fabrication.Reversement des montants des ventesau FNMELe préfinancement des lampes étant assuré par le FNME, lessociétés de distribution et de l’électricité et du gaz reverserontle montant total des ventes des lampes, toutes taxescomprises, déduction faite de leurs frais de gestion et desdroits de timbre, sur le compte FNME.RemerciementsMessage de la Faculté des sciences de la Terre, de géographieet de l’aménagement du territoire (USTHB)«Monsieur le Ministre,L’Agence nationale de la géologie et du contrôle minier (ANGCM)a organisé du 19 au 22 avril dernier à Béni Abbès un colloque sur«Demain les bassins sahariens».Nous avons eu à y participer avec quelques chercheurs de notrelaboratoire. A ce titre, nous voudrions féliciter cette agence et enparticulier l’équipe ayant eu en charge la préparation et le déroulementde cette manifestation scientifique.L’idée était des plus judicieuses et s’imposait à un moment où cetteréflexion devait être menée par les générations en présence :• celle appelée à transmettre le flambeau, les idées à développerdemain ;• une seconde génération encore en pleine activité mais chargéede préparer et orienter celle de demain sur ces axes et idées ;• quelques jeunes éléments d’une troisième génération en chargede demain.Elle a eu, par ailleurs, le mérite de réunir un panel de haut niveau :académiciens, professeurs d’université, hauts responsables dumonde minier, le secteur utilisateur.A travers les présentations orales sont apparus les axes derecherche des uns et des autres. Ils vont permettre probablementdans un futur, que nous souhaitons proche, des collaborationsentre universités et monde minier.Les problèmes de l’heure : environnements et protection du patrimoineétaient également au programme des discussions.Pour tout cela, nous adressons à cette agence et à l’équipe encharge de cette manifestation tous nos félicitations et remerciementspour la qualité de l’organisation, le niveau des débats et lesretombées.Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de notre parfaiteconsidération.»Professeur A. NedjariEnergie & Mines47janvier 2010


performancesPERFORMANCESSelon le DG de l’Aprue, Med M. S. BouzeribaEconomie d’énergie :«des programmes arrivésà maturité»Energie & Mines48L’Aprue se prépare à lancercinq programmes de maîtriseet d’économie de l’énergie. Enquoi consistent ces programmesinscrits dans la stratégienationale de la maîtrise del’énergie que vous avez engagée? Que visent-ils et quelssont les moyens qui sontdégagés pour assurer leurréussite ?Ce sont les programmes qui sont arrivésà maturité et pour lesquels les conditionsnécessaires ont été réunies. Il s’agitdes programmes suivants :Programme Eco-LumièreLe programme Eco-Lumière a pourobjectif d’introduire l’éclairage performantdans les ménages, de réduire leurfacture d’électricité et de favoriser àterme l’émergence d’un marché nationalde lampes à basse consommation.Ce programme porte sur la diffusiond’un million de lampes à basse consommation(lampes économiques) dans lesménages. Ces lampes sont destinées àremplacer les lampes à incandescence.Elles seront diffusées sur l’ensemble duterritoire national, en quatre tranchesannuelles, correspondant aux quatrerégions (Centre, Est, Ouest et Sud).La première tranche consiste à diffuser250 000 lampes économiques auprèsdes ménages des wilayas du Centre(Alger, Tipaza, Blida, Boumerdès etTizi Ouzou). Les lampes ont été réceptionnéespar l’Aprue et la diffusion seraassurée par SDA Sonelgaz.Une importante campagne de communicationaccompagnera la mise enœuvre de ce projet qui aura pour objectifnotamment de faire connaître aujanvier 2010grand public les avantages liés à l’utilisationdes lampes économiques.La diffusion de ce type de lampes auraun impact direct sur la consommationd’électricité. A titre d’exemple, l’introductiond’un million de lampes équivautà une centrale électrique de 50 MW, soitune économie de 50 millions de dollars,sans compter les économies d’énergiequi sont évaluées à 2,5 millions de dollarsannuellement.Le marché national est estimé, aujourd’hui,à 30 millions de lampes environ,nous prévoyons de revoir à la hausse lesobjectifs assignés à ce programme afind’introduire massivement les lampeséconomiques au niveau des ménages.Programme Prop-AirLe programme Prop-Air a pour objectifd’apporter un appui au développementdu GPL Carburant afin de diminuer lestensions sur les autres carburants,notamment le gasoil, et de réduire l’impactde la pollution des transports dansles zones urbaines. La conventionsignée entre l’Aprue et la Banque dedéveloppement local institue un mécanismede financement qui devrait permettreaux particuliers de bénéficierd’un crédit sans intérêt pour la conversionde leurs véhicules au GPL.Programme Top-IndustrieCe programme a pour objectif d’identifierles gisements d’économie d’énergieet de proposer des actions appropriéesde maîtrise des consommations d’énergiedes industriels afin de réduire leurscoûts de production et d’améliorer leurcompétitivité. La mise en œuvre de ceprogramme consiste à financer desprojets porteurs d’efficacité énergétiqueexemplaires et à vulgariser les bonnespratiques d’efficacité énergétique envue de leur «réplicabilité» à grandeéchelle. Outre ce programme, lesgrands consommateurs d’énergie quidépassent 2 000 tep pour l’industrie,1 000 tep pour le tertiaire et 500 teppour le transport, conformément auxdispositions du décret exécutif n° 05-495 du 26 décembre 2005 relatif à l’auditénergétique des établissementsgrands consommateurs d’énergie, sontassujettis à l’audit obligatoire.Ainsi, 300 établissements grandsconsommateurs d’énergie ont étérecensés et répartis sur les trois secteursd’activités (tertiaire, industriel,transport). Plusieurs formations ont étéorganisées par l’Aprue sur la méthodologied’audit en vue de favoriser la créationde bureaux d’audit privés et sur lagestion de l’énergie au niveau del’entreprise en direction du personneltechnique des entreprises.Enfin, pour les PMI/PME, l’Aprue adéveloppé un partenariat avec lesBourses de sous-traitance du Centre etde l’Ouest en vue d’étudier ensemble lesvoies et moyens d’intégrer l’efficacitéénergétique dans leur stratégie dedéveloppement.Programme Eco-BâtCe programme vise à apporter le soutienfinancier et technique nécessaire àla réalisation de logements assurant uneoptimisation du confort intérieur enréduisant la consommation énergétiqueliée au chauffage et à la climatisation.Dans ce cadre, il est prévu la réalisationde 600 logements à haute performanceénergétique répartis sur l’ensemble deszones climatiques, dans le cadre d’un


performancespartenariat entre l’Aprue et onze Officesde gestion et de promotion immobilière(OPGI).L’objectif est de réaliser une actiondémonstrative prouvant la faisabilité del’introduction de l’efficacité énergétiqueen Algérie et de contribuer à la généralisationdes bonnes pratiques dans laconception architecturale de l’habitat et,enfin, favoriser la mise en applicationdes normes réglementaires.Programme AlsolCe programme vise à promouvoir lechauffe-eau solaire et à mettre en placeles conditions d’un marché durable dusolaire thermique en Algérie. Il estprévu, dans ce cadre, la diffusion de1 000 chauffe-eau solaires individuelsdans le secteur des ménages et 1 000autres dans le secteur du tertiaire.Afin de garantir la réussite de ce programme,il est prévu un soutien financierdu Fonds national pour la maîtrisede l’énergie (FNME) à hauteur de 45%sur le montant global du chauffe-eausolaire, le reste sera financé par lesbanques partenaires par un crédit à tauxbonifié accordé à chaque client.Le potentiel énergétique solaire enAlgérie étant le plus important de tout leBassin méditerranéen, cette initiativecontribuera à réaliser des économiesd’énergie primaire sur la durée de vie del’équipement et de réduire l’émission deCO 2 dans l’atmosphère.La promotion des «éco gestes»et la préparation de latransition énergétique ne peuventêtre du seul ressort del’Aprue. Quels sont les autresactions et agents qui sontimpliqués ? Quelle démarcheallez-vous adopter pour sensibiliseret susciter l’adhésiondes consommateurs et desutilisateurs aux programmesd’économie et de maîtrise del’énergie ?Effectivement, la maîtrise de l’énergieest transversale. Elle concerne l’ensembledes secteurs d’activité. L’un des rôlesessentiels de l’Aprue est de mobiliser lesacteurs concernés, de leur expliquer lesenjeux de la maîtrise de l’énergie.Notre démarche consiste à faire-faire, ànouer des partenariats et à multiplier lesrelais. L’objectif est de fédérer la maîtrisede l’énergie. Pour crédibiliser notredémarche, il s’agit également de lesmobiliser autour de projets concrets etporteurs d’efficacité énergétique.L’identification des potentialitésdont dispose l’Algérie dansles domaines des énergiesnouvelles et renouvelables sedoit d’être accompagnée parune politique cohérente dedéveloppement de ces gisements,la définition d’un cadrejuridique et réglementaire adéquatdes financements conséquents…entre autres. Estimezvousaujourd’hui que lesconditions premières sontréunies, sinon que reste-t-il àfaire pour passer des parolesaux actes ?D’abord, je pense que notre perceptionpar rapport aux énergies renouvelablesa beaucoup évolué. C’est le fruit d’untravail de sensibilisation. En effet, plusieursséminaires et journées d’étudeont été organisés sur la thématique desénergies renouvelables. Je crois qu’unvéritable débat s’est instauré en Algérieautour de cette question et que tout lemonde est unanime pour dire, aujourd’-hui, que les énergies renouvelables doiventnécessairement trouver leur placecompte tenu des potentialités immensesque recèle l’Algérie.Je pense aussi que les conditions préalablessont réunies. Il s’agit maintenant detirer les enseignements nécessaires duprojet hybride solaire/gaz de HassiR’mel car le solaire constitue une desoptions stratégiques de l’Algérie ; demettre en œuvre le programme Alsolrelatif au chauffe-eau solaire et plus globalementde s’inscrire dans le cadre duProgramme national de développementdes énergies renouvelables élaboré parle ministère de l’Energie et des Minesqui est un programme très ambitieux etqui nous donne de la visibilité jusqu’àl’horizon 2050. L’enjeu est de taille pourl’Algérie car il s’agit de créer un marchédes énergies renouvelables et, donc, laquestion du transfert de technologierevêt une importance capitale.Le développement des énergiesnouvelles et renouvelablesnécessite la mobilisationde moyens financiers colossauxrendant ainsi très onéreusescelles-ci alors que lesénergies fossiles (pétrole, gaz,charbon) restent accessibles àun plus grand nombre, mêmesi l’après-pétrole est une réalitéinéluctable à moyen terme.Devant cette impasse, en votrequalité d’expert mais aussi deresponsable, quel est donc lechoix à opérer pour ne pasvoir à court terme l’Algériebalancer de statut de paysexportateur à celui d’importateurd’énergie ?En effet, les énergies renouvelables sonttrès capitalistiques. En outre, la tarificationde l’énergie ne favorise pas leurdéveloppement, car les temps de retoursont très élevés et donc un soutien fortdes pouvoirs publics aux énergiesrenouvelables est nécessaire, voireindispensable. Cela étant, je crois qu’il ya une prise de conscience à tous lesniveaux que nous devrions avoir unevision de long terme et privilégier, entreautres, l’option des énergies renouvelables,car l’énergie de demain se prépareaujourd’hui.Depuis quelques années, votreagence a lancé une série deprogrammes liés à la promotionet à la rationalisation del’utilisation de l’énergie. Quelbilan pouvez-vous faire de cesdifférentes initiatives ? Y a-t-ild’autres actions et projets engestation ?Je pense qu’il est prématuré aujourd’huide tirer un quelconque bilan. Je peuxvous dire que nous avons franchi uneétape très importante qui nous a permisde définir une stratégie, de mobiliser lesacteurs et d’assurer une concertation laplus large autour des programmes demaîtrise de l’énergie. Il s’agit pour nousmaintenant de concrétiser ces projets,d’amplifier leur impact et de mettre enplace des mécanismes de financementappropriés pour assurer leur pérennitédans le temps.Energie & Mines49janvier 2010


performancesPERFORMANCESréduire la consommation de gasoilL’Algérie devrait promouvoirl’utilisation du GPL/CL’Algérie, actuellement 2 e exportateur mondial de GPL, doit promouvoirla consommation de cette énergie notamment dans le domaine du carburant,dominé par l’utilisation du gasoil, et dont la facture d’importations’élève à 200 millions de dollars/an, ont souligné des participants àun séminaire international organisé par Naftal sur le GPL carburant(GPL/C).Energie & Mines50janvier 2010Cet objectif, inscrit dans le cadre d’unestratégie de développement de l’activitéGPL/C engagée par Naftal pour lapériode 2010-2014, est, essentiellement,basé sur l’extension du réseau dedistribution à près de 620 stations-service,contre 500 actuellement et d’augmenterle nombre de véhicules roulanten GPL/C à 270 000, contre moins de200 000 actuellement, a indiqué leP-DG de Naftal, Saïd Akretche, à lapresse en marge de ce séminaire dedeux jours.Le total du réseau de distribution deproduits pétroliers est estimé à quelque2 000 stations-service sur le territoirenational. Dans cette optique, outre l’équipementdes stations existantes, cellesqui seront construites dans le futurseront aussi dotées de moyens de distributionde GPL/C, a-t-il poursuivi.Sur un volume total de GPL de1,5 million de tonnes commercialisé surle marché national, la part de celui destinéau carburant de véhicules est de320 000 tonnes en 2008, a, de son côté,indiqué le directeur de la commercialisationà Naftal, Abdelharnid Mezidi.Malgré l’introduction depuis le débutdes années 1980 du GPL/C en Algérieet les facilitations accordées, notammentpour l’importation et l’installationdes kits de conversion vers le gaz, lapart de ce carburant dans le parc automobilenational demeure marginale carne dépassant pas un taux de 7% contre79% pour l’essence (1,8 million devéhicules) et 14% pour le gasoil(320 000 véhicules), a, en outre, reconnuM. Akretche dans une communicationprésentée lors des travaux du séminaire.Le faible taux de pénétration dece carburant pourtant économique etmoins hostile à l’environnement estexpliqué, selon le patron de Naftal, parle faible différentiel du prix à la pompeentre le GPL/C et le gasoil et une logistiquede production concentrée àl’ouest du pays (Arzew), nécessitantd’importants investissements en matièrede transport, d’acheminement et de distributionéquilibrés à l’échelle nationale.Il s’agit aussi, a-t-il ajouté, de la haussedu coût d’installation des kits de carburationen GPL ainsi que de certains préjugéssur le fait que l’utilisation de cecarburant provoque la détérioration del’automobile.Pour cette dernière raison, M. Akretchea tenu à insister que ces préjugés sont«faux» de l’avis des experts et techniciensen ajoutant que des campagnesd’information et de sensibilisation ontété menées dans ce sens par les servicesde Naftal. Le coût élevé du montage deskits pourrait, quant à lui, être amorti àla faveur des facilitations fiscales etdouanières (exonération de 17% à 7%de la TVA à l’importation) ainsi quel’augmentation de la part de l’opérateurprivé chargé de l’installation du kit de50% à 70% sur la marge de bénéfice.Naftal compte doubler le volume desventes de GPL/C (Sirghaz) pour lesporter à 600 000 tonnes à l’horizon2014, rappelle-t-on.Pour sa part, le P-DG du GroupeSonatrach, Mohamed Meziane, aaffirmié que le potentiel économique duGPL est loin d’être complètementexploité en Algérie. Selon lui, laconsommation nationale de cette énergiene représente que 1,5 million/tonnespar an sur une production totale deplus de 9 millions et qui devrait passer à13,5 millions/tonnes à l’horizon 2015confortant ainsi la place de l’Algériecomme 6 eproducteur mondial et2 e exportateur de GPL. M. Meziane a,dans ce cadre, mis l’accent sur la nécessitéde promouvoir l’utilisation du GPL,notamment dans le domaine decarburant dans le souci de réduire lesimportations algériennes de gasoil estiméesà quelque 200 millions de dollarspar an et de protéger l’environnementpar l’utilisation de cette source propre.Le directeur des hydrocarbures auministère de l’Energie et des Mines,Mustapha Hanifi, a, quant à lui, rappeléque la promotion de l’utilisation duGPL a été inscrite dans le programmede travail du ministère visant à développerles énergies propres et nouvelles àtravers des actions de collaboration avecd’autres secteurs comme les transports,l’industrie et l’habitat.Le séminaire a également permis auxreprésentants de l’Association mondialedu GPL (World LP Gas Association) deprésenter un aperçu sur le marchéinternational du GPL/C qui connaîtune croissance constante ces dixdernières années, alors que l’augmentationde l’offre mondiale sera largementsupérieure à celle de la demande aucours des cinq prochaines années.D’après des chiffres avancés par lereprésentant de cette association, lacroissance mondiale de ce créneau apassé de 6% en 2000 à 7,8% en 2008.


performancesSéminaire international sur le GPL/CUne politique d’accompagnementefficace de l’industrie du GPL/C s’impose■ L'Algérie est classée2 e exportateur mondialde GPL/C.■ Un objectif de conversionde 154 000 véhiculesnouveaux à l'horizon 2014.Initiée dans les années 1980 dans cesouci de substitution aux essences et depréservation de l’environnement, lapolitique du GPL/C n’aura pas enregistrél’engouement souhaité au vu desconditions d’accès à ce carburantextrait à partir du pétrole brutet gaz naturel, très peu polluant etéconomique.Relancée à la faveur de la mise enœuvre du programme national de maîtrisede l’énergie, l’initiative tend àconvertir au GPL/C pas moins de8 000 véhicules particuliers d’ici à2011 à raison de 2 000 unités/an.Les intervenants lors du séminaireinternational de deux jours sur leGPL/C ouvert à l’hôtel El Aurassi ontsouligné la nécessité d’une politiquenationale efficace d’accompagnementde l’industrie de ce carburant et l’encouragementde l’investissement dansce créneau.Le P-DG du Groupe Sonatrach,Mohamed Meziane, tout en affirmantque les «résultats sont concluants», enévoquant les 160 000 véhicules roulantau GPL/C, a déclaré «que beaucoupreste à faire», d’autant plus, a-t-il indiqué,que l’Algérie consomme près de7 millions de tonnes de gasoil et parallèlementquelque 400 000 tonnes seulementde GPL/C.Aussi, la tendance actuelle est pénalisante,sachant que les importations degasoil (l’équivalent de 200 millions dedollars en 2007) risqueraient d’augmenterà l’avenir. Dans le même ordred’idées, M. Hadjazi de Sonatrach adéclaré que l’Algérie a produit, en2008, 9,25 millions de tonnes deGPL/C, soit 4% de la production deshydrocarbures. Ce volume devra atteindre13,3 millions de tonnes (MT) àpartir de 2010 et 15 MT dès l’annéesuivante. Par ailleurs, l’intervenant préciseraque 18% de ce carburant sontconsommés par les transports, 2% parle secteur de l’industrie et 80% par lesrésidentiels et les commerçants. Dansle cadre de sa stratégie, le GroupeSonatrach vise, a affirmé l’intervenant,à consolider son leadership sur le marchéméditerranéen, augmenter sescapacités de shipping, une intégrationen aval (création de joint-ventures decommercialisation, investissementsdirects dans les terminaux) ainsi qu’àoptimiser ses capacités de stockage.Sonatrach, qui dispose de 20 navires,dont 10 à 100% propriété du Groupe,entend acquérir deux nouveaux naviresen 2010 d’une capacité de 35 000 m 3chacun. Concernant les perspectives2009-2012, l’objectif consiste à atteindreles 70% du marché méditerranéen,15% du marché des USA, 10% du marchéde l’Amérique latine, 3% de celuide l’Afrique et 2% du marché asiatique.Le P-DG de Naftal a, pour sa part,dévoilé que le taux de substitution desessences enregistré en 2008 a été del’ordre de 14,3%, alors que 340 000tonnes de GPL/C ont été venduesdurant la même période à partir des468 points de vente.Naftal, ajoutera Saïd Akrètche, disposede 27 centres de conversion outre 120centres appartenant à des privés. Ilindiquera dans son intervention que160 000 véhicules sont convertis auGPL/C, soit 7% du parc automobilenational, alors que 1 800 000 véhiculesroulent à l’essence et 320 000 augasoil. Il précisera que tous les taxisroulent au GPL/C.En matière de contraintes, le P-DG deNaftal citera les coûts relativement élevéspour l’acquisition des kits deconversion, le faible différentiel desprix à la pompe entre le GPL/C et legasoil (4,7 dinars/litre), le poids de lalogistique (transport massif) pourl’équilibre régional des approvisionnementset l’importance des investissementsdans la chaîne de distribution duGPL/C. M. Akrètche dira, par conséquent,l’impératif d’une politique efficaced’accompagnement et de développementde l’industrie du GPL/C.Selon les données évincées, Naftal avendu, en 2008, 306 594 tonnes deSirghaz, alors que 3 322 véhicules ontété convertis à ce carburant durant lamême année.Par ailleurs, l’on enregistre la mise enservice de 22 stations-service GPL/C.Les responsables du secteur affirmentque la stratégie de développement del’activité à moyen terme sera basée surle quinquennat 2010-2014, aveccomme objectifs l’extension du réseauGPL/C qui sera renforcé par 150 stations-servicenouvelles et la conversionde 154 000 véhicules nouveaux. A l’horizon2014, ce plan de développementcorrespond aux réalisations cumuléesde 617 stations-service et 270 000véhicules convertis par Naftal.Les mesures d’accompagnement prévuesà cet effet consisteront, entre autres,en la réalisation de 25 nouveauxcentres de conversion, la promotion departenariats avec les investisseurs privésdans le créneau de la distribution decarburants, la signature de conventionscommerciales à même d’assurer unapprovisionnement sûr et fiable enéquipements.Pour l’année en cours, deux mesuressont citées, à savoir la réduction destarifs d’installation de kits Sirghaz,allant jusqu’à 29% et l’augmentation dela part de l’investisseur privé de 50 à70%, prélevée sur la marge de détaildans le cadre de la location d’équipementsde distribution.Energie & Mines51janvier 2010


performancesPERFORMANCESLe projet topping est entré en service fin juillet 2009La raffinerie de Skikda va résorberle déficit en essence et gasoil■ Avec son ambitieux programmede rénovation,l’Algérie va arriver à unecapacité globale de raffinagede 45-46 millions detonnes/an.Energie & Mines52janvier 2010Plusieurs importants projets deproduction et de transport des hydrocarburesviennent d’être mis en service,renforçant ainsi les capacités existantesde Sonatrach en matière de productiondes produits pétroliers et leur acheminement.Parmi ces projets figurent laraffinerie de Skikda, topping decondensat, dont la capacité est de5 millions de tonnes/an.Cette unité réalisée par Sonatrach seulepermettra de valoriser le condensat parla production des produits finis à fortevaleur ajoutée : butane, gasoil, kérosèneet nafta (destiné à l’exportation).Ces produits devront satisfaire à la foisla demande nationale en énergienotamment en gasoil dont la consommationne cesse de croître et aussi augmenterles exportations. L’alimentationen condensat de cette unité seraassurée par l’oléoduc Haoudh ElHamra-Skikda qui vient lui aussi d’êtreopérationnel.D’une capacité de transport de 11,41millions de tonnes/an, cet importantouvrage de 645,5 km et d’un diamètrede 30 pouces est doté de deux stationsde pompage. L’une à Haoudh ElHamra (Ouargla) et l’autre à Selga(Tolga).Réalisé par une entreprise chinoisedans le cadre d’un partenariat avecSonatrach, pour un coût de plus de518 millions de dollars américains, ceprojet avait été lancé au mois dedécembre 2005 avec un délai deréalisation de 39 mois. L’usine permettraune plus grande flexibilité dans lacommercialisation du condensat en vuede sa meilleure exploitation. Ce projetpermettra également la valorisation ducondensat par la production de produitsfinis : butane destiné pour lasatisfaction d’une partie des besoins dela région est du pays, Naphta destiné àl’exportation, distillats (Jet A1, gas-oilléger et gasoil lourd) à mélanger avecles distillats produits par la raffinerie deSkikda RA1K.Il faut dire que le démarrage de la raffineriede Skikda a enclenché une productionde 800 000 tonnes de gas-oil.Une quantité qui va résorber le déficiten la matière puisque l’Algérie importaitce produit de l’étranger.Néanmoins, et comme à moyen termeun déficit d’essence diesel ou gas-oil vase reproduire, il est prévu que les raffineriesd’Arzew et de Skikda dont lestravaux de rénovation permettront facilementd’atteindre une capacité de productionde 24-25 millions detonnes/an, alors que la capacité actuelleest de 21 millions de tonnes/an.Aussi, il y aura une augmentation de50% de la raffinerie d’Arzew, une augmentationde 50% des capacités de laraffinerie d’Alger, 15% d’augmentationau niveau de la raffinerie de Skikda.En prime, avec la nouvelle raffinerie deTiaret, l’Algérie va arriver à une capacitéglobale de raffinage de 45-46millions de tonnes/an. Sans compter larénovation de la raffinerie de HassiMessaoud qui va permettre d’atteindreune capacité globale de raffinage deSonatrach de 50 millions de tonnes/anavec le traitement des bruts lourds pourproduire du gasoil et des bitumes.L’autre ouvrage qui a été également misen service fin août est celui du tronçonnord (182 km) reliant la station derégulation de Sougueur (Tiaret) au terminal,arrivée Arzew, de l’oléoduc detransport de GPL (LZ2).Le LZ2 qui relie Hassi R’mel à Arzew,sur une longueur de 495 km, est destinéà assurer le transport de GPL deHassi R’mel vers le port d’Arzew et àalimenter les complexes de GPLd’Arzew.Le projet LZ2 qui traversera les wilayasde Laghouat, Tiaret, Relizane, Mascaraet Oran devra permettre de porter lacapacité de transport de GPL pourArzew de 9 à 15 millions de tonnes.L’autre important tronçon, qui a été misen gaz fin juillet 2009, est celui reliantSougueur (Tiaret) à Kenenda(Relizane), sur une longueur de115 km du gazoduc GZ4 reliant HassiR’mel à Arzew.


analyse ANALYSEObligationde résultatsPar Lemnouar Belguebli (*)La promulgation de laloi n° 02-01 du5 février 2002, relativeà l'électricité et la distributiondu gaz parcanalisations, a misen place une nouvelleère de gouvernance,une autre vision,qui s'insère dans unedynamique dechangement.Aujourd’hui, ce changementdoit être pensé, non pascomme une menace, maiscomme un avantage, pourles opportunités qui s’offrent à nous etdans la mesure où la richesse de notrecapital humain est une source quicontribue à la création de la valeur et àla pérennité de notre entreprise.Force est de souligner que c’est grâceà la mobilisation de ce levier de changement,constitué par toutes ces femmeset tous ces hommes conscients del’importance de cet enjeu, que laSociété de distribution de l’électricitéet du gaz de l’Est a enregistré au coursde l’année 2008 des résultats appréciables,notamment en ce qui concernela satisfaction de notre clientèle, lamaîtrise des pertes d’énergie et lerecouvrement des créances.Parmi les résultats les plus significatifs,il y a lieu de mentionner :• une évolution des ventes d’énergiede 6% en électricité et 7% en gaz, et cenonobstant la réalisation de 95% del’objectif électricité ;• une évolution de 5% du chiffre d’affairesénergie ;• une légère régression du taux depertes passant à 16,18% ;• en gaz, l’apport abonné n’a pas étéatteint (92%) contrairement à celui del’électricité (137%) ;• des encaissements de 57 940 MDA ;• des investissements de 12 574 MDArépondant à un important programmede développement, surtout ceuxrelatifs aux programmes publics, àl’acquisition d’infrastructures et aurelookage de structures d’accueil.Un effectif de 6 222 agents, mais gardons-nousde verser dans l’optimisme,bien qu’il soit indissociable de l’espritd’entreprise, car nous sommes toussoumis à l’obligation de résultats,résultats qui permettent de développernotre entreprise, d’améliorer nos paramètresde gestion, de moderniser nosmoyens de travail et enfin de motivernotre ressource humaine.L’année 2008 a été également marquéepar la poursuite de la concrétisationdes projets du BCC , des micro Scadaainsi que la décentralisation, vers lesdirections de distribution, de la gestionrelative aux programmes publics,ce qui augure une volonté réelle deconsolider notre stratégie à longterme.Au niveau de la gestion de notre ressourcehumaine, en collaboration avecnotre partenaire social, nous avons,autant que faire se peut, aplani les problèmessocioprofessionnels et amorcéun management intelligent qui consisteà adapter les compétences auxbesoins du marché, et ce par l’organisationde brainstormings touchanttoutes les activités.Par ailleurs, et en conformité avec ledécret n° 08-114 du 9 avril 2008, lesconcessions ont été déclarées dans lesdélais impartis, en attendant la mise enœuvre des modalités d’application.Néanmoins, au-dede ces réalisations,qui sont l’aboutissement desefforts consentis, il reste que nousdevons nous mobiliser en permanencepour conserver et accroître nos capacitésd’atteindre notre objectif primordial: réussir.L. B.* Président-directeur généralde SDE-SPEnergie & Mines53janvier 2010


performancesPERFORMANCESLoi de finances complémentaire 2009Hausse des dépenses et nouvellesmesures pour l’investissement et l’emploiLe projet de la loi de finances 2010, adopté par le Conseil desministres, prévoit une hausse des dépenses budgétaires et met enplace de nouveaux dispositifs favorisant essentiellement la créationde l’emploi, les investissements et l’amélioration du pouvoir d’achatà travers la révision du SNMG.Energie & Mines54En dépit de la baisse actuelle des recettesdans le sillage du recul des coursmondiaux de pétrole, l’Etat entendmaintenir le même rythme de ses effortspour le confortement de sa politiquesociale, la lutte contre le chômage et laréalisation d’une croissance plus forte.Les éléments d’encadrement de ce projetde loi reposent sur un taux de croissanceprévisionnel du PIB de 4% (5,5%hors hydrocarbures), un prix moyen debaril de pétrole maintenu à 37 dollars,un taux d’inflation de 3,5% et desimportations de près de 37 milliards dedollars.Le projet de budget se présente avec desdépenses 5.860 milliards de dinars(contre 5.428 milliards de dinars dansla loi de finances complémentaire 2009)et des recettes de 3,081 milliards dedinars (contre 3,178 milliards de dinarsdans la LFC 2009).Le déficit budgétaire nominal attendusera couvert par les disponibilités duFonds de régulation des recettes dont lestock se situe actuellement à plus de4.000 milliards de dinars.Ce projet de texte prévoit un budget defonctionnement en hausse de 6% puisqu’ilpasse à 2.838 milliards de dinarscontre 2.593 milliards de dinars dans laLFC 2009.Quant aux dépenses d’équipement etd’investissement, elles totalisent unmontant de 3.332 milliards de dinarsd’autorisation de programme (en haussede plus de 7%), avec des crédits depaiements d’un montant de 3.023milliards de dinars.Le budget de fonctionnement prévoitprès de 1.600 milliards de dinars pourle fonctionnement des services de l’Etatdont 925 milliards de dinars de dépensessalariales, 230 milliards de dinarsjanvier 2010pour les incidences de la révision duSalaire national minimum garantie(SNMG) et de la mise en œuvre dunouveau régime indemnitaire des fonctionnaires,le reste étant affecté notammentau fonctionnement des services etaux subventions aux communes à traversle Fonds commun des collectivitéslocales.Ce budget est axé, également, autour dela politique sociale de l’Etat qui seraprise en charge par une enveloppe deprès de 1.000 milliards de dinars.Ce montant sera ventilé au titre des subventionsaux établissements hospitaliers,à la contribution annuelle auFonds de réserve des retraites, aux versementsde pensions de retraites et petitespensions, au soutien des prix descéréales, du lait, de l’eau, au transportdes marchandises, ainsi qu’à des prestationsau profit de la population par desétablissements publics à caractèreéconomique et au bénéfice des enfantsscolarisés de familles démunies, ainsique les augmentations des bourses desétudiants et stagiaires à partir de larentrée 2009 et pour les indemnisationsdes victimes du terrorisme et de la tragédienationale.Le budget de fonctionnement prendraen charge aussi un financement de plusde 100 milliards de dinars destinés à lalutte contre le chômage (financementdes allocations forfaitaires de solidaritéet la création d’emplois d’attente,Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle(DAIP) et Caisses de Sécuritésociale, en contrepartie des abattementssur la part patronale des cotisationssociales, dans le cadre des mesuresd’encouragement à la création d’emploispar les entreprises).Concernant le budget d’équipement etd’investissement, il est appelé à financerpour plus de 1.150 milliards de dinarspour le développement des infrastructures(routes, réseau ferroviaire, ports etinfrastructures administratives) et pourprès de 1.000 milliards de dinars pourl’amélioration des conditions de vie dela population (infrastructures de santé,habitat et urbanisme, alimentation eneau et assainissement, alimentationen gaz et électricité, amélioration dutransport urbain, jeunesse et sports,culture et information, et forêts,environnement et développementcommunal).Outre un budget de 190 milliards dedinars pour le développement des


performancesinfrastructures de formation ainsi quela recherche scientifique, le budgetd’équipement et d’investissement financerapour 250 milliards en dinarsalloués à l’encouragement de l’emploides jeunes ainsi qu’à l’investissementéconomique (création d’emploi par lesjeunes, aide à l’investissement agricoleet appui à l’investissement industriel parle biais de dotation au capital du Fondsnational d’investissement, appui à lacompétitivité industrielle, et bonificationd’intérêts bancaires).En attendant la finalisation de l’élaborationdu programme quinquennal pourla période 2010-2014, les opérationsinscrites au budget d’équipement etd’investissement pour 2010 (3,300milliards de dinars) représentent déjàl’équivalent de plus de 45 milliards dedollars.Dans son volet législatif et fiscal, la loide finances de l’exercice prochainapporte des facilitations relatives aupaiement de l’impôt sur le revenuglobal (IRG) et introduit le nouveausystème comptable financier ainsique des dispositions en faveur del’investissement et de protection del’environnement.Ces mesures fiscales permettent laprorogation de cinq années de l’exonérationde la taxe sur la valeur ajoutée(TVA) sur les engrais et produits phytosanitairesagricoles et l’extension de lapériode d’exonération en matière d’impôtsur les bénéfices des sociétés (IBS)au profit des jeunes entrepreneurs, lorsqu’ilss’engagent à créer au moins cinqemplois permanents.Pour conforter le dispositif actuel enmatière d’investissements, le projet detexte élargit le champ d’intervention duFonds pour la promotion de la compétitivitéindustrielle aux investissementsmatériels et immatériels de mise àniveau et à la réhabilitation des zonesindustrielles et d’activité.D’autre part, la loi de finances 2010 stipulela création respectivement d’unfonds de développement de l’industriecinématographique, d’un fonds debonification des taux d’intérêt pourl’acquisition ou la construction de logements,ainsi qu’aux promoteurs immobiliersdans le cadre de programmessoutenus par l’Etat.APSSelon le P-DG de la BEALFC 2009, uneœuvre de salubritépubliqueLes nouvelles dispositions apportéespar la loi de finances complémentaire2009 constituent une «œuvre desalubrité publique», notammentpour ce qui est du commerce extérieur,a estimé le président-directeurgénéral de la Banque extérieured’Algérie (BEA), Mohamed Loukal.«Ces nouvelles mesures mettent fin àcertaines pratiques telles que la surfacturation,l’importation de biensinutiles, les incidents de paiement etautres comportements fort nuisiblesà l’image du pays», a-t-il affirmé lorsd’une rencontre régionale organiséeà Oran au profit d’une centaine d’opérateurséconomiques clients de laBanque. Cette séance d’informationa été consacrée à la vulgarisation desnouvelles dispositions de la loi definances complémentaire 2009,principalement celles relatives aupaiement des importations par leseul crédit documentaire (Credoc).La rencontre a permis au P-DG etaux cadres dirigeants de la BEA de«rassurer les opérateurs économiquessur le soutien adapté de lapart de la Banque à leurs opérationsde commerce extérieur et de leurprésenter les solutions préconiséespar la BEA face à leurs préoccupations».«Le Credoc a donné lieu ànombre d’interprétations et il esttout à fait logique que la Banqueintervienne auprès de ses partenairespour les aider à surmonter les difficultésqu’ils éprouvent pour s’intégrerdans la nouvelle mécanique», aexpliqué M. Loukal. «Le législateura décidé de nouvelles mesures pourl’encadrement du commerce extérieuret nous apportons notreconcours en tant que techniciensafin de mettre à la disposition desopérateurs économiques lesmeilleurs mécanismes pour conforterleur position sur le marché», aajouté le P-DG de la BEA. Il a préciséque les préoccupations soulevéespar la clientèle concernée ont principalementtrait à l’immobilisation deleur trésorerie. M. Loukal a suggéré,à ce titre, que parmi les différentesfacettes du Credoc, celui dit à paiementdifféré apporte une des solutionsaux préoccupations de trésorerieévoquées.Il a fait savoir que dans le cadred’entreprises bancables (solvables),la BEA a pris d’ores et déjà uncertain nombre de mesures pourl’importation de matières premièresdestinées à la transformation et à lacréation de valeur ajoutée. Entreautres mesures prises par la BEA,«un délai maximum de sept jourspour l’ouverture de tout type de créditdocumentaire» et «la révision duprovisionnement qui peut ne pas êtreexigé à l’ouverture de la ligne de crédit».Au terme de l’exercice 2008, lesbénéfices nets de la BEA ont enregistréune progression de 35,5% parrapport à l’exercice 2007, atteignantun montant de 22,4 milliards dedinars, alors que les crédits mobilisésen faveur de la PME ont doubléces trois dernières années, passant à221 milliards de dinars à la fin 2008pour atteindre, selon les prévisions,300 milliards de dinars au terme del’exercice en cours. M. Loukal aindiqué que les performancesenregistrées par la BEA au titre del’exercice 2008 l’ont amené à jeterles jalons pour la création d’unesociété de leasing, d’une société decapital investissement pour l’appuides PME/PMI, ainsi que d’unebancassurance, prévues respectivementà la fin de l’année en cours, enjanvier 2010 et au premier semestre2010.Energie & Mines55janvier 2010


performancesPERFORMANCESBanque d’AlgérieDe nouvelles règles généralesdes opérations bancairesLa Banque d’Algérie a promulgué un règlement dans lequel elle définit de nouvellesrègles en matière de conditions de banques applicables aux opérations bancaires.Ce nouveau texte, publié dans le dernier Journal officiel, définitles opérations de banques et établissements financiers effectuéesdans leurs relations avec la clientèle, telles que définies par l’ordonnanced’août 2003 relative à la monnaie et au crédit.Soulignant que les banques et les établissements financiers peuventproposer à leur clientèle des produits bancaires spécifiques,ce règlement précise toutefois que « dans le souci d’une meilleureévaluation des risques afférents aux nouveaux produits et envue d’assurer l’harmonisation entre les instruments, la mise surle marché de tout nouveau produit spécifique doit faire l’objetd’une autorisation préalable délivrée par la Banque d’Algérie.Ces conditions de banques portent sur «la rémunération, lestarifs, les commissions et autres appliquées aux opérations debanque réalisées par les banques et établissements financiers»,détaille-t-elle. La Banque centrale précise que «les taux d’intérêtcréditeurs et débiteurs ainsi que les taux et niveaux des commissionsapplicables aux opérations de banque sont librement fixéspar les banques et établissements financiers».Néanmoins, ajoute-t-elle, «la Banque d’Algérie peut fixer le tauxd’intérêt excessif. Les taux d’intérêt effectifs globaux sur les créditsdistribués par les banques et établissements financiers nedoivent en aucun cas dépasser le taux d’intérêt excessif».En outre, les dates de valeur sur les opérations de banque restentréglementées et sont précisées par instruction de la Banqued’Algérie. Le texte note que «les banques et établissements financierssont tenus de respecter scrupuleusement les conditionsapplicables aux opérations de banque qu’ils ont déterminéesdans la limite du taux d’intérêt excessif fixé par la Banqued’Algérie». Ils doivent porter à la connaissance de leur clientèleet du public les conditions qu’ils pratiquent et principalement lestaux d’intérêt nominaux et effectifs globaux : «A l’ouverture d’uncompte, ils sont tenus d’informer leurs clients sur les conditionsde son utilisation, sur les prix des différents services auxquels ilsdonnent accès et sur les engagements réciproques de la Banqueet du client. Ces conditions doivent être portées dans la conventiond’ouverture de compte ou sur des documents transmis à ceteffet.» «Pour toutes les opérations de crédits en compte, lesbanques doivent obligatoirement créditer le compte du clientdans les délais correspondant à la date de valeur réglementaire,autrement une rémunération devra être versée au client », préciseencore le règlement.Plus de chèques traités manuellement et les virementsdes salaires ne se feront plus sur papiers à la fin 2009Energie & Mines56Plus aucun chèque bancaire ne seratraité manuellement et les virementsdes salaires ne se feront plus surpapiers à partir de la fin de l’année2009, a indiqué à Alger le déléguégénéral de l’Association des banques etdes établissements financiers (ABEF),Abderrahmane Benkhalfa.«A la fin de cette année (2009), plusaucun chèque bancaire ne sera traitémanuellement et tout sera lu, traité etvérifié via des scanners, des réseaux detélécommunications sécurisés et deslangages informatiques», a affirmé M.Benkhalfa, en marge d’une journée d’étudeorganisée par le groupe AlgérieTélécom et Microsoft-Algérie au profitdu secteur bancaire.«Nous sommes dans le monde de labanque électronique», a ajouté M.Benkhalfa, soulignant que la banquepasse vers l’usage des technologiesdans d’autres services, à savoir la gestiondes engagements et des risques dejanvier 2010tout ce qui relève du marché du crédit.Il a expliqué que les banques ont desmillions d’opérations à étudier et à suivre,d’où le recours aux nouvelles technologieset aux nouvelles méthodes,l’industrie électronique des paiementsétant en train de migrer du supportpapier vers le support électronique, aencore ajouté le délégué général del’ABEF. M. Benkhalfa a aussi évoquéles plateformes d’échanges de donnéessécurisées entre les banques et lesentreprises, ce qui dénote, a-t-il dit,que le mouvement de modernisationentrepris dans ce sens (par lesbanques) «ne se limite pas uniquementà l’intérieur des banques mais aussiavec leurs partenaires et les entreprises».A cet effet, à partir de la fin 2009,les virements des salaires qui se faisaientsur un support papier pour desmillions de salariés seront effectuésavec l’utilisation des TIC grâce à desplateformes électroniques, selon M.Benkhalfa. En ce sens, il a affirmé quela Banque algérienne est dans la phasede «migration» d’une banque sur supportpapier vers une banque électronique,qualifiant ce pas de «très important»dans le sens de la modernisation.Du fait de la migration du supportpapier vers le support électronique, desprincipes commerciaux doivent êtrerespectés en matière de sécurisation, aajouté M. Benkhalfa, assurant à ceteffet que l’investissement en sécuritéconsenti par les banques et les établissementsfinanciers est «plus important»que l’investissement d’expansion commerciale.Par ailleurs, M. Benkhalfa ainsiqué qu’Algérie Télécom demeureun partenaire des banques concernantles nouvelles technologies de l’informationet de la communication, les technologiesde transport de données et lemaillage des réseaux des télécommunications.


analyse ANALYSELe client, centre d’intérêtde notre entreprisePar S. Akretche (*)L’intérêt grandissantdes investisseursnationaux et étrangerspour le marchénational de la distributiondes produitspétroliers trouvera unterrain propice à lafaveur de ce nouveaudispositif qui encouragela transparence, lacompétitivité et laperformance et quiplace le client aucentre d’intérêt del’ensemble desopérateurs.‘Lintérêt grandissant desinvestisseurs nationauxet étrangers pour lemarché national de ladistribution des produits pétrolierstrouvera un terrain propice à la faveurde ce nouveau dispositif qui encouragela transparence, la compétitivité etla performance et qui place le client aucentre d’intérêt de l’ensemble des opérateurs.La cérémonie de signature du contratde séparation des activités commercialisationde la logistique entre la branchecommercialisation et la branchecarburants et du contrat de vente desGPL entre Sonatrach commercialisationet la branche GPL vient marquerune étape nouvelle dans la vie du secteurde la distribution des produitspétroliers, en général, et de Naftal, enparticulier.En effet, cette nouvelle dynamiqueédictée par le nouveau cadre législatifrégissant le secteur des hydrocarburesdonne la liberté d’accès à tous les opérateursnationaux et étrangers auxinstallations de stockage et detransport des produits pétroliers,moyennant le paiement d’un tarif nondiscriminatoire.C’est ainsi que Naftal reste placée aucœur du système de distribution à l’échellenationale, avec son statut degestionnaire de la logistique, monopolenaturel, aussi bien des carburantsque des GPL. Et par souci de garantirune compétitivité saine et productive,Naftal a lancé un ambitieux programmede développement, en adéquationavec le nouveau cadre législatif, quis’appuie notamment sur les dernièrestechnologies et sur un système demanagement approprié.Accueillie favorablement à Naftal, lamise à disposition de la logistique permettrad’engranger des gains et desprofits supplémentaires conséquents,particulièrement par l’optimisation decertaines installations qui restent à cejour sous-exploitées.L’intérêt grandissant des investisseursnationaux et étrangers pour le marchénational de la distribution des produitspétroliers trouvera un terrain propice àla faveur de ce nouveau dispositif quiencourage la transparence, la compétitivitéet la performance et qui place leclient au centre d’intérêt de l’ensembledes opérateurs.A souligner, à ce titre, la précieuseparticipation des distributeurs privés àl’énorme effort qu’entreprend quotidiennementNaftal pour satisfaire lademande nationale en produits pétroliersen constante croissance grâce àl’ambitieux programme de développementéconomique du pays.Il demeure entendu que pour Naftal,l’introduction de ce nouveau mécanismede distribution constitue à la foisune opportunité et un challenge pourse mesurer à la concurrence, d’unepart, et, d’autre part, confirmer que saplace de leader est amplement méritée.S. A.* Président-directeurgénéral de NaftalEnergie & Mines57janvier 2010


performancesPERFORMANCESOffice national des statistiquesUn nouvel indice des prixpour calculer l’inflationL’Office national desstatistiques (ONS) acommencé à partir dumois d’octobre l’utilisationd’un nouvelindice des prix à laconsommation pourcalculer le rythmemoyen d’inflation,basé sur des règlesscientifiques universellementconnues, aappris l’APS auprès decet organisme chargédes statistiques enAlgérie.Validé par le Conseil national des statistiques(CNS), le nouvel indice, élaborésur une base de 100 (année2001), a pour objectif «de mettre enévidence les variations des prix payéspar les consommateurs pour un ensemblede biens et services achetés dans dedifférents points de vente», expliquentles services de l’Office.Ce type d’indice a une significationbien précise, puisqu’il mesure l’évolutiondes prix d’un même «panier» debiens et services représentatif de laconsommation des ménages. Il indiquesimplement «combien il faut dépenseren plus ou en moins pour consommerla même chose à une période donnée»,précise l’organisme.L’indice est élaboré selon des méthodesclassiques de calcul et son processusd’élaboration obéit à des règles scientifiques,universellement usitées dans laplupart des pays. Il s’agit d’un indice deprix dont les structures de panier pourl’année de base sont établies à partird’enquêtes nationales sur la consommationdes ménages.Après l’enquête sur les dépenses deconsommation des ménages réalisée en2000-2001 et dans l’optique d’uneamélioration qualitative du dispositif desuivi des prix, une révision de la base decet indice a été entreprise en prenant encompte l’ensemble des modificationsintervenues.Ainsi, le nombre de variétés est passé à791, alors qu’il était, en 1998, de 732,certaines variétés ayant été reconduites,mais un grand nombre a été suppriméet de nouvelles ont été introduites.Ces variétés, qui ont été sélectionnéessur la base de critères tels que la dépenseannuelle, la fréquence de la dépenseet l’utilité du produit, seront suiviesmensuellement, et auxquelles s’ajoutent300 autres de remplacement quisont enquêtées normalement et quipermettent de mettre à jour les sériesde prix moyens en cas de disparitiontemporaire ou totale d’un produitéquivalent.Pour la collection des prix, il existedeux catégories de produits : ceux dontles prix constituent des tarifs collectésauprès des organismes et entreprisestels que l’électricité et le gaz et ceuxrelevés sur la base d’observation dansles points de vente (marchés de fruits etlégumes).Afin d’assurer une représentativité «laplus correcte possible», ces points devente ont été géographiquement répartis.«Les zones d’approvisionnementdes ménages ont été choisies directementsur le terrain en considération deleur bon achalandage (en clients et enproduits)», précise l’Office.L’ONS souligne que le passage de l’indicede base 100 en 1989 à la base100 en 2001 n’a pas entraîné de changementsmajeurs dans la variation desprix observés depuis 2002, mais lastructure a subi des modifications.Ainsi, en termes de pondération, l’enquêteconsommation 2001 a mis enévidence les changements intervenus.La pondération de groupe «alimentation-boissonsnon alcoolisées» a baissélégèrement, en passant de 44,01% à43%.Une baisse est également constatée auniveau de certains groupes de produits.La plus importante baisse a été enregistréepar le groupe «habillement etchaussures» qui est passé de 11,5 à7,4%, «meubles et articles d’ameublement»(6,8 à 4,9%) et le groupe éducation-cultureet loisirs est passé de 6,5 à4,5%. Par ailleurs, il y a lieu de releverque les dépenses consacrées aux groupes«transports-communications» ontsensiblement augmenté, passant de11,4% à 15,8%, celles du «logementcharges»de 5,6% à 9,2% et, enfin, legroupe «santé et hygiène corporelle»qui a presque doublé, passant de 3,3%à 6,2%.Energie & Mines58janvier 2010


performancesAlgérie-FMIM. Djoudi table sur une croissancede 3,9% pour 2009 en AlgérieL’économie algérienne devrait réaliserune croissance positive de 3,9% en2009, a estimé à Istanbul le ministredes Finances, Karim Djoudi.«Pour 2009, nous tablons sur unecroissance de 3,9% qui sera tiréenotamment par la croissance horshydrocarbures à plus de 6%», a indiquéM. Djoudi à l’APS en marge des travauxdu Comité du développement dela Banque mondiale et du Fonds monétaireinternational (FMI). Cette prévisionvient conforter les estimations faitesrécemment par un rapport du FMIqui a prévu un taux de croissance positifpour l’Algérie à +2,1% en 2009 et+3,7% en 2010. «Dans la croissanceen hydrocarbures, nous allons avoirune baisse de l’activité, voire une croissancenégative», selon le ministre, ajoutantque pour la croissance hors hydrocarbures,elle sera tirée par les performancesdevant être réalisées dans lessecteurs de l’industrie, des services, del’agriculture et du BTPH.Commentant les prévisions du FMIrelatives à la croissance en Algérie, leministre a souligné que «le sentimentde cette institution est que l’Algérie faitde la croissance alors que le monde faitde la décroissance».M. Djoudi a, par ailleurs, souligné quela démarche du pays en matière deréformes économiques n’a pas suscitéde grandes inquiétudes chez ses partenairesmais des discussions en vued’expliquer la démarche entreprise parles pouvoirs publics.D’ailleurs, un grand intérêt a été manifestépar le deuxième acteur bancairefrançais (BPCE), regroupant lesbanques populaires et les caisses d’épargnepour se développer en Algériesur les segments du crédit immobilier,du financement de la PME et de l’assistanceà la gestion des projets, a-t-ilindiqué.«Ce type de partenaires ont déjà intégrédans leurs projets futurs les actions quenous avions engagées dans le cadre dela loi de finances complémentaire2009», a fait savoir M. Djoudi.Interrogé sur une éventualité de l’achatpar l’Algérie des obligations que vaémettre le FMI pour renflouer ses caisses,le premier argentier du pays arépondu que cette question est «toujoursà l’étude».En effet, explique-t-il, «nous sommestrès pragmatiques sur cette question.Ce qui conduit notre gestion des réservesde change sont la sécurité et laliquidité. Si nos actifs son sécurisés etsi nous pouvons les retirer à toutmoment, nous pouvons travailler avecces institutions».La demande du FMI à l’Algérie pourracheter ses obligations «signifie simplementque l’Algérie est reconnuecomme un pays prêteur net du reste dumonde et dont on reconnaît une certaineperformance dans la conduite de sesaffaires économiques», soutient-il.A une question relative au recours auxsociétés d’inspection avant expéditiontel que prévu par la LFC 2009, leministre a précisé que de grandessociétés à embarquement ont manifestéleurs intérêts pour travailler avec lesservices des Douanes algériennes.L’Algérie adopte une très bonne politiqueen finançant les projets de développementL’Algérie adopte une «très bonne» politique économique encontinuant de financer les projets de développement malgréla crise qui a secoué l’économie mondiale, a indiqué à Algerle directeur adjoint de département Moyen-Orient et Asiecentrale du FMI, Amor Tahari. «Il est excellent que des payscomme l’Algérie continuent de financer les projets de développementet de jeter les bases d’une croissance durable etde promouvoir la diversité de l’économie», a soulignéM. Tahari. L’important, selon lui, est la «qualité des dépensesplutôt que le niveau des dépenses, et l’Algérie devraitcontinuer à centrer ses dépenses sur le renforcement descapacités de production, l’amélioration du climat d’affaireset l’accroissement de la résistance de son système financier»,a recommandé le représentant du FMI.Selon lui, la situation au Maghreb et au Moyen-Orient est«globalement encourageante», et l’Algérie enregistrera untaux de croissance économique de l’ordre de 2,1% en 2009et 3,9% en 2010, selon les projections du FMI contre untaux de 1,6% dans les pays développés. L’autre point remarquablerelevé par M. Tahari est l’inflation qui restera en2009 et 2010 à un niveau bas dans les pays du Maghreb audessousde 4%, ce qui représente le taux le moins élevé de larégion MENA qui regroupe le Moyen-Orient et l’Afrique duNord. Toutefois, le défi majeur de toute la région demeure,selon le FMI, la réduction du chômage. «L’Algérie a réalisédes progrès notables dans ce domaine, mais son taux dechômage reste élevé et il serait difficile, à l’instar des autrespays de la région, de réduire davantage ce taux avec unecroissance de 2,1%», a fait savoir M. Tahari.Selon les chiffres du FMI, il est indispensable de créer300 000 à 400 000 emplois/an en Algérie pour maintenir lechômage à son niveau de 2008, «d’où l’importance de mettrel’accent sur les dépenses publiques et de promouvoir desprojets créateurs d’emplois».A ce sujet, il a particulièrement recommandé une plus grandecontribution du secteur privé et une intégration des économiesdu Maghreb. Selon lui, l’intégration maghrébine estune des réponses à la crise économique et dans toutes lesrégions du monde les pays se regroupent économiquementpour résister davantage aux effets néfastes de la récession.Energie & Mines59janvier 2010


performancesPERFORMANCESEnergie & Mines60Selon Brahim Bendjabber, président de la CACI«10 milliards de dollars de chiffred'affaires échappent au fiscchaque année»Près de 10 milliardsde dollars, représentantle chiffre d’affairesdu secteur informel,échappentannuellement à la fiscalité,a estimé le présidentde la Chambrealgérienne du commerceet de l’industrie(CACI), BrahimBendjabber.«Près de 10 milliards de dollars de chiffred’affaires d’entreprises et d’artisansactivant dans le secteur informeléchappent au contrôle de l’administrationfiscale», un montant qui « devaitgénérer des recettes fiscales entre 3 et6 milliards de dollars», a indiquéM. Bendjabber lors des journéesparlementaires sur la politique fiscale,organisées par l’Assemblée populairenationale (APN).Estimant les taux actuels d’impositiondes entreprises «élevés», le président dela CACI a plaidé pour un allégementfiscal, un moyen, selon lui, d’intégrerles entreprises activant dans l’informeldans la sphère légale.A ce propos, il a proposé un moratoirede trois ans consistant à supprimertous les impôts aux entreprises pour lesaider à se développer et qui sera suivipar une réduction de plusieurs taxes,notamment de l’impôt sur les bénéficesdes sociétés (IBS) de 10% et lasuppression de l’impôt sur les dividendesdistribués pour éviter la doubleimposition des bénéfices.Le président de la CACI a égalementappelé à plafonner l’impôt sur le revenuglobal (IRG) à 20% afin d’inciter lesentreprises à déclarer la taxe surjanvier 2010l’activité professionnelle (TAP) en laremplaçant par une autre source derecouvrement à travers, notamment,l’augmentation des taxes sur le carburantet le tabac.M. Bendjabber a précisé à ce sujet quel’option du moratoire de trois ans seraétudiée par la CACI pour la suggéreraux autorités dans la loi de finances2010.Intervenant pour sa part, le présidentdu Forum des chefs d’entreprise(FCE), Réda Hamiani, a estimé que lemarché informel constitue une partieimportante de l’économie nationale.Citant une enquête réalisée par le FCEen 2007, les revenus nets du secteurinformel totaliseraient 17% des revenusnationaux, se situant entre 300 et 600milliards de dinars, soit 13% du PIBhors hydrocarbures.Ce secteur engendre un manque àgagner pour les recettes budgétaires del’Etat estimé à 162 milliards de dinars,dont 42 milliards de dinars des revenusd’IRG et 120 milliards de dinars desrevenus des organismes de Sécuritésociale, a-t-il indiqué.Selon ses explications, le marché informela été une réponse à la «rigidité del’administration» notamment en matièrede procédures de création d’entreprisesjugées, selon lui, «compliquées etlentes».La défiscalisation qui caractérise l’économieinformelle, a-t-il poursuivi, a étéégalement «une réponse à certainsfacteurs», notamment «l’adaptationd’une demande à une offre étrangèreinaccessible par rapport au pouvoird’achat des Algériens», citant pourexemple la minoration des valeurs àl’importation pour rendre le produitétranger compétitif.«Aucun produit national ne pourrarésister à ce rouleau compresseur quiest la minoration de valeur», a-t-ildéploré.Soulignant l’importance de «la politiquefiscale comme instrument derégulation de l’économie», le présidentdu groupe agroalimentaire Cevital,Issad Rebrab, a, pour sa part, mis enexergue les quelques incohérencesconstatées dans le système fiscalalgérien.M. Rebrab a appelé dans ce sens à laréduction de l’impôt sur les bénéficesréinvestis (IBS), actuellement imposé à19%, à 1% estimant que cette réductionpourrait encourager l’investissementet mettre fin au transfert desbénéfices à l’étranger par les sociétésinternationales.Cet industriel a relevé aussi une incohérencedans le fait de taxer de 5% lesmatières premières importées par unproducteur national, alors qu’unimportateur de produits finis est exonéréd’impôts dans le cadre de Zonearabe de libre-échange (Zale).Le patron de Cevital a, par ailleurs,appelé à l’instauration d’incitationspour encourager les entreprises à s’introduireen Bourse en exonérant lesplus-values de cession et en réduisantl’IBS sur des périodes allant de 3 à5 ans.Les opérateurs économiques ont estimé,par ailleurs, les honoraires desnotaires pour la constitution, l’augmentationou la fusion des sociétés«très élevés», appelant par l’occasion àles plafonner.Selon un chef d’entreprise, sur uneopération de 25 milliards de dinars, leshonoraires du notaire atteignent 0,5%du montant, soit 125 millions dedinars, en vertu du décret du 3 août2008.Ces honoraires peuvent atteindre 1%en cas de vente d’immeubles, fonds decommerce, navires, bateaux et valeursindustrielles et commerciales, a-t-ilencore expliqué.


Entre 2000 et 2008performancesPrès d’un millier de titresminiers octroyésLes opérations d’adjudication lancéesentre 2000 et 2008 ontpermis d’octroyer 978 titres miniers,dont 575 titres pour l’activitéExploration et 403 titres pourl’Exploitation, relève le bilan des réalisationsdu secteur de l’Energie et desMines 2000-2008.Depuis la promulgation de la loi minière,en juillet 2001, la branche mines etcarrières a lancé 27 actions de promotionde la petite et moyenne mine ayantpermis d’octroyer 978 titres miniersqui ont généré 7,1 milliards de dinars,versées au Trésor public, précise ledocument dont l’APS a obtenu unecopie. En 2008, les recettes d’adjudicationont atteint 3,7 milliards de dinars,en hausse de 3 milliards de dinars encomparaison avec le montant réalisél’année précédente.Selon ce même document, le cadastreminier compte 2 219 titres octroyés àfin 2008, essentiellement pour lespetites et moyennes mines, qui représentent80% du portefeuille des titres.Par ailleurs, la branche mines a réaliséun chiffre d’affaires de 78,8 milliardsde dinars en 2008, contre 68 milliardsde dinars l’année précédente (+16%).La part des entreprises privées constitue68% du montant global de ce chiffred’affaires, précise la même source.Durant la période 2000-2008, le chiffred’affaires des entreprises minières aaugmenté à raison de plus 23% par an,soit un accroissement annuel de8 milliards de dinars. La valeur ajoutéede la branche mines et carrières du secteurpublic a enregistré au cours decette période une croissance annuellemoyenne de l’ordre de 15%, soit7 milliards de dinars par an. D’autrepart, la production de cette branche aaugmenté «considérablement» depuisl’entrée en application de la loi minièreplus précisément pour celle des agrégats.Le secteur privé a enregistréglobalement une «évolution positive»,particulièrement dans la productiond’agrégats et de sel. Ainsi, la productiondu phosphate en 2008 a été particulièrementstable comparée à celle de2007, soit à 1,81 million de tonnes.La production du fer a atteint 2,08millions de tonnes en 2008, contre1,98 million de tonnes en 2007, soitune hausse de 4,3%. Pour sa part, laproduction de l’or a atteint 647 kg en2008, son plus haut niveau depuis2002, soit une augmentation de 174%par rapport au niveau de production del’année 2007.Concernant ses ressources humaines,la branche mines est forte d’un effectifde 27 550 agents à fin 2008, contre22 250 en 2000. Le secteur privé acréé, à lui seul, plus de 17 000 postesde travail.Cet effectif s’est caractérisé durant lapériode 2000-2008 par un accroissementmoyen des nouveaux postes de2,7% par an, soit 663 nouveaux postescréés chaque année.Industrie hors hydrocarburesSonatrach prévoit une cimenteriedans la commune d’El KalaâL’Entreprise nationale Sonatrach prévoit de réaliser unecimenterie dans la commune d’El Kalaâ, distante de 35 kmau sud du chef-lieu de la wilaya de Relizane, a-t-on appris dela Direction de l’industrie et des mines de la wilaya.Ce projet, qui devra voir le jour vers la fin de l’année 2010,s’insère dans le cadre de l’investissement hors hydrocarburesdu Groupe Sontrach, section Embouchure. Le cahier descharges a fixé une capacité de production préliminaire d’unmillion de tonnes par an de ciment gris, en générant entre250 et 300 postes d’emploi directs. Sonatrach a lancé un avisd’appel d’offres international pour sélectionner l’entreprise àlaquelle seront confiés les travaux de réalisation de ce projet.A ce jour, quatre offres techniques d’entreprise spécialiséesde France, de Chine, d’Arabie Saoudite et de Suisse ont étéprésentées, en attendant les offres financières.La Direction de l’industrie et des mines de Relizane a signalé,par ailleurs, qu’un délai de six mois sera donné à la sociétéchargée de l’étude technique du projet, avant la créationd’une société mixte de production et de commercialisationdu ciment dont la société Sonatrach détiendra 51% et le restepour la société étrangère. Selon la même source, la «sectionembouchure» de Sonatrach s’attelle actuellement à la finalisationdes procédures administratives et juridiques au niveaudu ministère de l’Industrie et des Mines afin d’obtenir le supportminier nécessaire à l’exploitation de la chaux et du grèsindispensables pour la réalisation du ciment et qui sontdisponibles au niveau des localités d’El Kalaâ et Aïn Rahma,dans la commune de Yellel.Ces deux régions recèlent des gisements de chaux et grès auxmonts Berbar et Sidi Bouzid, alors que la localité Aïn Rahmadispose d’autres gisements à Sidi Hamdani et Aïn Brahim.Les réserves des quatre sites ont été fixées par la Direction del’industrie et des mines à plus d’un million de mètres cubeschacun.Energie & Mines61janvier 2010


performancesPERFORMANCESCéréalesUne récolte exceptionnelle jamaisenregistrée depuis l’indépendanceEnergie & Mines62Les bilans finaux et partiels ayant cibléles produits agricoles essentiels dans lecadre de l’évaluation de l’état d’avancementde la mise en œuvre opérationnelledes contrats de performance parwilaya, au titre du renouveau de l’économieagricole et du renouveau rural àfin juin 2009, font ressortir une croissancede 39% dans le créneau de l’oléiculture,1% pour la datte, 73% pour lapomme de terre, soit 16 828 934 q (AïnDefla étant en tête avec près de4 millions de quintaux), sachant quel’objectif tracé par les contrats deperformance tablent sur une productionde 23 039 000 q. Les bilans présentéslors de la réunion des cadres de l’agriculture,présidée par le ministre encharge du secteur, Rachid Benaïssa,indiquent, par ailleurs, que le créneauagrumes a enregistré une baisse de 9%par rapport aux objectifs des contratsde performance, alors que les céréalesont connu une progression de 65%, soità 2 474 885 q. M. Abdelghafour, directeurdes études au département del’Agriculture et du Développementrural, auteur de ce rapport, a affirméque toutes les wilayas devront enregistrerdes récoltes au-dessus de leurs performances.L’intervenant ajoutera que 12 wilayasont déjà dépassé les objectifs de leurscontrats et que l’orge domine avec 60%de la production, soit 15,5 millions dequintaux sur les 25 millions de quintauxrécoltés à ce jour.Selon M. Abdelghafour, les prévisionsde fin de campagne moissons-battageaugurent d’une année exceptionnelleavec une production attendue entre58 et 62 millions de quintaux.Mohamed Kacem ajoutera que tous lesagriculteurs ont été payés dans desdélais n’excédant pas les 72 heures, etque les besoins en engrais seront couvertsà temps.D’autre part, la production laitière aenregistré une évolution de 71%des objectifs, soit 1 782 968 litres sur2 495 288 litres prévus initialement.Concernant la collecte de lait, le bilanjanvier 2010ressort un taux de 35% équivalent à216 995 litres collectés sur un objectifde 618 177 litres. Une faible performanceappelée à être rattrapée à lafaveur des nouveaux dispositifs d’encouragementmis en place par l’ONIL.Concernant les viandes rouges et blanches,71% et 55% des objectifs ont étéatteints dans le cadre des contrats.Pour sa part, le DG par intérim del’ONIL, M. Henni, a indiqué que ledispositif de régulation a permis deréduire l’importation de la poudre delait au titre de l’année 2009, précisantque la consommation a baissé de18 000 tonnes au premier semestre2009 au niveau des laiteries. Une améliorationdue à une série de facteurs, àsavoir une plus grande intégration duproduit national, une progression de laproduction nationale et une meilleureorganisation de la filière, a affirméM. Henni, qui a parlé d’une enquête encours sur les matières grasses et protéiquesdevant être contenues dans lelait. Sur un autre registre, les bilans descontrats de performance liés au renouveaurural font état d’une «évolutionsignificative du portefeuille des projets»,soit une croissance de 27%, représentant1 446 projets de proximité de développementrural intégré. Pour M. Titah,directeur général des forêts, l’objectifdes contrats de performance sur lapériode 2009-2014 porte sur 12 148projets. Pour 2009, sur 1 949 projets,1 962 ont été formulés, dont 1 904confirmés, alors que 1 773 projets ontété validés.Les PPDRI approuvés ont atteint 1 137et ceux lancés sont de l’ordre de 197.En fait, plus de 90% des projets ont étéconfirmés et validés et près de 60%approuvés. A l’issue de la séance consacréeà la lecture des bilans, le ministrede l’Agriculture et du Développementrural a tenu à rappeler les objectifs dusecteur qui visent à une améliorationdes performances à tous les niveaux,notamment dans le secteur des céréalesdont la production devrait atteindreentre 56 et 62 millions de quintaux,selon Rachid Benaïssa, qui a préciséque certaines wilayas enregistrent85 quintaux à l’hectare. Le ministre aindiqué que les moyens dégagés parl’Etat permettent de réaliser les objectifstracés. Dans ce contexte, il notera quel’OAIC a dégagé une enveloppe de9 milliards de dinars pour l’acquisitionde matériels destinés à la prochainecampagne. Il annoncera par la mêmeoccasion l’initiation avec le concours del’ONAB d’un programme de productionde la luzerne déshydratée dans lecadre de la consolidation de l’élevagebovin.D’autre part, le ministre a déclaré que ledispositif Cypra-Lac a été élargi auxviandes blanches et à l’oignon en coursde stockage en prévision du Ramadhan.Il insistera, par ailleurs, sur la nécessitéde rationaliser l’utilisation de l’eau dansl’irrigation.Le ministre, qui annoncera une série demesures dans le cadre de formation àpartir de l’année prochaine, annoncerala création dès 2010 d’une entreprise degénie rural, qui sera «un réceptacle descompétences avec un programme deréalisation pour le compte du ministèreet des Collectivités locales».


Facture alimentaireObjectif de réductionde 2 milliards de dollarsperformancesL’Algérie paiera cette année 1,5 à 2 milliards de dollars en moinssa facture alimentaire, a réaffirmé le ministre de l’Agriculture et duDéveloppement rural, Rachid Benaïssa.Cette réduction concernera notammentles importations de lait et de céréales, aajouté le ministre au cours d’une visitede travail et d’inspection dans la wilayad’El Tarf (extrême est du pays).Il a souligné que la modernisation et laprofessionnalisation du secteur de l’agriculture,le recentrage de toutes lesfilières agricoles, le regain de confiancedes agriculteurs et la signature decontrats de performance se sonttraduits par d’importants investissementspour le développement du secteuragricole.Au cours de sa visite, le ministre del’Agriculture s’est notamment rendudans une pépinière privée qui a produit,au titre de la campagne écoulée,2 millions de plants de tomate industrielle.Cet investissement, évalué à200 millions de dinars, «contribuera àmettre un terme à la spéculation sur lesplants de tomate qui refait surface àchaque saison agricole», a affirmé l’exploitantde cette unité, Tarek Mansouri.Le ministre de l’Agriculture a soulignéque des solutions seront trouvées pourredynamiser les conserveries de tomatequi «s’engagent à aider la filière à serelever, à satisfaire les besoins nationauxet à se mettre au niveau des ambitionsnourries par le pays pour développercette filière et éviter sa déperdition».L’arboriculture fruitière qui occupe plusde 80 hectares dans la commune deBesbes a constitué un deuxième exemplede réussite d’un investissement privéévalué à 240 millions de dinars. Lesproductions prévisionnelles de cetteexploitation, également visitée par leministre, sont de l’ordre de 2 000 tonnesde pommes et de 247 tonnes depêches au titre de l’exercice en cours, enattendant l’entrée en production d’autresarbres fruitiers. M. Benaïssa s’estenquis des perspectives de développementde cette exploitation agricolequi envisage d’étendre ses capacités enfroid, de réaliser de nouveaux ouvragespour l’irrigation et de mettre en placeune unité de conditionnement.L’exploitation des capacités d’accueil dela ferme pilote Ben Hamada (communede Besbes), spécialisée dans l’élevagebovin laitier moderne et l’inséminationartificielle, a ensuite offert l’occasion auministre d’instruire les responsables decette ferme d’avoir à «utiliser davantagede moyens pour un meilleur rendementau travers d’un nouvel apport en génissespleines».Le bilan pour l’exercice en cours présentéà cette occasion fait ressortir quesur 130 inséminations artificielles pratiquées,le taux de réussite est de 85%tandis que la production de lait a atteint161 979 litres. Le projet hydro-agricolepour l’assainissement de la plaine d’ElTarf sur 12 145 ha à Bled Nemlia (communedu Lac des Oiseaux) a égalementretenu l’attention du ministre à qui lesresponsables concernés ont expliquéque l’impact de ce projet, qui est à sapremière phase et dont les travaux deréalisation ont atteint un taux global de83%, pour une autorisation de programmede près de 3,54 milliards dedinars, consiste notamment en la «limitationdu temps de submersion des cultures,l’élargis-sement de la gamme decultures et l’augmentation des rendementsavec une création de 2 400emplois directs et de 4 800 emplois saisonnierstout en améliorant les conditionsde vie des 300 000 habitants decette région».Le ministre a ensuite inspecté plusieursprojets de proximité de développementrural intégré (PPDRI) qui ont touché,durant l’exercice en cours, 1 732 ménages,soit plus de 8 000 âmes, avec unecréation de 961 postes de travail permanentspour un montant global deplus de 221 millions de dinars.Ces projets s’articulent notamment surla diversification des activités agricolesen milieu rural, la protection et lavalorisation des ressources naturellesainsi que l’acquisition de 10 000 unitésd’élevage.A l’issue de cette visite d’inspection etde travail, le ministre devait tenir uneréunion de travail avec les cadres de sonsecteur au siège de la wilaya d’El Tarf.Energie & Mines63janvier 2010


performancesPERFORMANCESLes marchandises non conteneuriséesdésormais interdites au port d’AlgerUn délai de trois moisa été accordé auxopérateurs portuaires,notamment lesconcessionnaires,pour s’adapter auxnouvelles mesures.Energie & Mines64Ayant déjà provoqué moult polémiques,notamment de la part des concessionnairesautomobiles, la mesure interdisantle transport de produits alimentaires,de bois et de rond à béton ainsi quede toute marchandise non conteneurisée,et les navires qui transportent lesvéhicules (car-carries) est désormaiseffective. En effet, cette décision avaitété prise par le gouvernement algérienau début de l’été afin de résoudre leproblème de la congestion du portd’Alger, qui coûte chaque année à l’Etatquelque 700 millions de dollars, soit481 millions d’euros versés aux armateursdont les bateaux attendent enrade. Désormais, les car-carriers sontacheminés vers les ports de Djendjen(est du pays), Ghazaouet etMostaganem (ouest).Les autres catégories de marchandisescommentent à être réceptionnées dansles ports d’Oran et Arzew situés àl’ouest du pays, de Ténès et Béjaïa pourle centre et de Skikda et Annaba. Et là,surprise, les choses semblent aller doucementmais sûrement, puisque le traficmaritime ne semble pas connaître desperturbations spécifiques. La mesuretant décriée est apparemment assezacceptée dans les milieux portuaires,ceci d’autant que le gouvernement n’apas l’intention de faire machine arrièrepuisque, pour rappel, le ministre desTransports, Amar Tou, avait à maintesreprises exclu tout report ou prolongationde la date-butoir de cette mesureen assurant que le délai de trois moisaccordé aux concessionnaires pour s’yadapter est «largement suffisant».«Il n’y aura pas de report et les concessionnairespeuvent réceptionner leursjanvier 2010véhicules dans d’autres ports, parcequ’il y a 11 infrastructures portuaires enAlgérie et toutes ces infrastructures doiventêtre exploitées», a explicité M. Touen réponse au tollé général provoquépar cette décision.Le ministre a par ailleurs mis en évidencedevant les élus de l’Assemblée nationalequi l’ont, eux aussi, interpellé à cesujet le fait que l’Algérie perd beaucoupactuellement : «Comment construiredes infrastructures énormes et continuerà faire venir l’ensemble des naviressur Alger avec 70 bateaux par jour, àquai et en rade ? Ceci coûte très cher àl’Algérie», s’est-il exclamé, estimantdonc à 700 millions de dollars par an lesfrais du maintien en rade et à quai desbateaux. En outre, plusieurs ports secsont été aménagés, notamment à Bouira,Bordj Bou Arréridj, Messerghine(Oran) afin de renforcer les capacitésde réception des ports concernés par lanouvelle décision prise il y a deux moispour décongestionner le port d’Alger.En parallèle, M. Tou a proposé auxconcessionnaires automobiles de s’organiseren vue d’avoir leurs propresports secs car, a-t-il dit, cela est autorisépar la loi.Cette mesure a été décidée afin de parerà la situation de congestion queconnaissent actuellement certains portsnationaux de commerce, notamment leport d’Alger, marquée par un allongementde la durée à quai des navires etune importante rade qui se traduit pardes impacts extrêmement pénalisantspour l’économie, notamment par le tauxde fret et primes d’assurances élevé, destaxes de congestion et des surestaries.Il s’agit également d’assurer une fluiditédes trafics portuaires à travers unemeilleure utilisation des capacités portuairesexistantes.Néanmoins, et dans un souci d’équité,un délai de trois mois a été accordé auxopérateurs portuaires, notamment lesconcessionnaires pour s’adapter auxnouvelles mesures.En attendant cette mise sur rails, cesont les ports de Djendjen à Jijel,Mostaganem et Ghazaouet qui sontretenus pour la réception des navirestransportant des véhicules (car carriers).Les autres ports, à savoir Oran,Béjaïa, Annaba, Skikda, Arzew et Ténèssont appelés à traiter les autres catégoriesde produits importés par voie maritime.Une nouvelle réorientation du traficmaritime qui devrait désengorger leport d’Alger. La nouvelle mesure viseégalement à assurer une fluidité des traficsportuaires à travers une meilleureutilisation des capacités portuaires existantes,en attendant que les choses puissentse mettre progressivement enplace.


performancesJijelLe port de Djendjen déjà «rodé»pour sa nouvelle activitéde débarquement de véhiculesLe port de Djendjen (Jijel) à sa deuxièmejournée de traitement de car-carrierssemble déjà «parfaitement rodé»pour cette nouvelle activité, estimentles responsables de cette infrastructureainsi que ses utilisateurs.Quatre cent trente-deux (432) véhiculeslégers et lourds ont été réceptionnéset débarqués «dans d’excellentes conditions»,a assuré le commandant du carcarrier Grand Champion, battantpavillon panaméen, le Philippin PeterRaul R. Sanez.«L’accès et l’accostage du navire se sontdéroulés sans problème», a-t-il ajouté,précisant que «la passe du port a largementfacilité la manœuvre du car-carrier»,long de 200 m et d’une largeur de32 m, pouvant transporter jusqu’à6 000 véhicules à la fois. Ce nouvelarrivage intervient après celui avec ledébarquement d’un navire suédois de75 camions destinés à des concessionnairesautomobiles algériens. Ledéchargement des engins qui a débutédans la matinée n’a pas duré plus detrois heures grâce à la mobilisation deschauffeurs préalablement recrutés parl’entreprise portuaire de Djendjen(EPJ), a-t-on indiqué.Sur une cadence réglée comme unmétronome, ces engins roulants ont étéconvoyés entre le navire accosté sur unquai de 800 m et une aire de stationnement,en plein air, dans l’attente d’êtreenlevés par les concessionnairesconcernés. Pour la troisième journée, leport de Djendjen recevra 962 autresvéhicules dans le cadre de sa nouvelleactivité consécutive aux récentes mesuresrelatives à la réorientation des activitésportuaires, a-t-on indiqué à lacapitainerie. Ce port qui ambitionne deconstituer une liaison entre l’Afrique,l’Europe et le Moyen-Orient connaît untrafic sans précédent, avec la réceptionde plusieurs kilomètres linéaires deconduites en acier de gros diamètrepour, entre autres, des projets de développementhydraulique.Selon les responsables de l’entrepriseportuaire, le trafic prévisionnel projetépour l’horizon 2015 est de 2 millionsd’EVP (équivalent vingt pieds) avec laconcrétisation du projet de développementd’un terminal de transbordement.Cette infrastructure, dernier port commercialconstruit en Algérie, dispose detrès grands espaces, des postes à quaiallant jusqu’à 18,20 m, de tirant d’eauet d’embranchements ferroviaires reliésau réseau national de chemin de fer,ont rappelé les gestionnaires de l’entrepriseportuaire.La première société de leasingpour le financement des PMELa première Société nationale de leasing (SNL) destinée aufinancement des petites et moyennes entreprise (PME) seraopérationnelle dès le début 2010, a annoncé à Ghardaïa leP-DG de la Banque de développement local (BDL),Mohamed Arslan Bachtarzi.Cette société, créée dans le cadre «d’un pacte d’actionnariat»entre la Banque nationale d’Algérie (BNA) et la BDL,sera lancée à partir de la ville de Ghardaïa qui se prêteà cette formule de financement des PME», a expliquéM. Bachtarzi. Le but de la création de cette société est depermettre l’accès des opérateurs économiques au financementpour l’acquisition des moyens de production etl’accompagnement des investisseurs dans le financement deleurs projets, a-t-il souligné lors d’une journée d’informationconsacrée à la promotion des activités de la BDL et à lavulgarisation des nouvelles dispositions de la loi de financescomplémentaire 2009.Le leasing ou crédit-bail est un montage financier quiconsiste à louer des équipements à une entreprise contre lepaiement périodique d’un loyer sur une échéance précise.A l’issue, elle en deviendra propriétaire suite à une opérationde cession effectuée par la société de leasing en contrepartiedu paiement par le locataire du montant résiduel del’équipement, a expliqué le P-DG de la BDL devant un parterred’opérateurs économiques et des partenaires de laBDL du sud du pays.Energie & Mines65janvier 2010


16 e Conférenceinternationale sur le GNL18-21 AVRIL 2010ORAN SOUHAITELA BIENVENUE AU MONDE


La 16 eLNG 16conférence internationale sur le gaz liquéfié en point de mireUn rendez-vousd’envergure planétaireEnergie & Mines68Le ministre de l’Energieet des Mines, ChakibKhelil, a effectué unevisite de travail dans lawilaya d’Oran. Le rendez-vous,d’envergureplanétaire, qui mobiliseSonatrach et pour lequelse prépare activementcette ville, a, en quelquesorte, verrouillé l’agendade la visite du ministrequ’il a consacrée àl’évaluation de l’état d’avancementde plusieursprojets, notamment leCentre des conventions,l’unité de dessalementde l’eau de mer Mactaâ,le projet ammoniacurée,le nouveau trainGNL avant de clôturersa tournée par uneconférence qu’il a miseà profit pour revenir surl’importance des projetsque son départementministériel a initié dansla région ainsi que sur laconférence internationalesur le gaz pour laquellepas moins de 600conférences ont été proposéespar des expertset universitaires dumonde entier.janvier 2010Construction phare destinée à abriterles travaux de la 16 e Conférence internationaleet l’exposition sur le gazliquéfié (prévue dans cette ville du18 au 21 avril) pour lequel il a été«conçu spécifiquement », selon la propreexpression du ministre de l’Energieet des Mines, le Centre de conventiond’Oran, qui sera livré avant la fin decette année, en plus d’être un bijouarchitectural, c’est un véritable complexecomposé d’un auditorium de3 000 places, de deux salles de sessionde 500 places chacune, de 20 salles deréunion, d’un palais des expositions de20 000 m 2 , d’une salle de banquet de2 000 couverts et d’un hôtel cinq étoilesde 300 chambres… le tout pour uncoût estimé à 400 millions de dollars(environ 350 millions d’euros).On imagine le formidable défi relevépar les travailleurs pour livrer à tempsce centre dont l’emplacement sur unpromontoire donnant sur la merMéditerranée sera, à l’instar des grandesvilles de par le monde qui s’enorgueillissentchacune d’une ou deuxbâtisses qui les symbolisent, la référenceet l’image même de la ville.


Surtout que ce centre bénéficiera d’unepublicité planétaire à l’occasion de cetévénement international qu’est laConférence mondiale du gaz quel’Algérie organise pour la seconde fois(on rappelle que notre pays a aussiabrité la 4 e conférence en 1974 et qu’ilavait été retenu pour abriter cette16 e édition lors de la conférence deDoha).Bien évidemment, le choix d’Oran pourun tel événement n’est pas fortuit. Saproximité avec Arzew et ses différentscomplexes industriels, dont certainssont tout simplement au top de la technologiemondiale quand ils ne sesituent pas sur le podium des plusgrands producteurs de la planète, àl’exemple de la future station de dessalementde Mactaâ qui sera, une foislivrée, la plus grosse du monde. Desvisites techniques sont programméesdurant cette conférence dont on attendla participation de 4 000 personnes,experts, investisseurs… en provenancede pratiquement tous les pays industrialisés,ou émergeants.Le Centre de convention est réalisé parle groupe espagnol OHL, un des plusgrands groupes de construction et deservices ibérique. Il a été choisi suite àun appel d’offres pour lequel avaientsoumissionné trois autres constructeurs: Bouygues, le chinois CSCEC etle sud-coréen Keang-Nam. On lui doitle Centre de convention internationalde Barcelone (CCIB).Sonatrach, première entreprise africaineet classée au 11 erang des firmesinternationales, se devait d’avoir uncentre digne de son poids dans l’économienationale et de son image à l’échelleinternationale.Ce centre, en fait, n’est pas très loin dusiège social de l’une des branches deSonatrach, en l’occurrence l’ActivitéAval, à l’architecture hardie dont laforme suggère un puits de pétrole…sous le regard bienveillant d’une autrebelle construction : la mosquée IbnBadis.Ce centre s’étalera sur une superficieglobale de 8 hectares le long de la frangemaritime est de la ville d’Oran… Ils’agit d’offrir dans des conditions optimumsde travail, de séjour et de restaurationaux délégations qui peuvent êtreconduites pas des chefs d’Etat ou dessouverains.Avec cet ensemble destiné à abriter desmanifestations de dimensions régionaleset internationales où les puissants etles grands de ce monde participent, ilétait vital que l’hôtel, une pièce maîtressede cet ensemble, soit confié à uneentreprise dont le seul nom sur la cartede visite assure d’une gestion aux normesdes plus grands hôtels et palacesdu monde.En effet, Starwood qui a été retenu parSonatrach n’est pas un débutant ou unamateur dans la gestion d’établissementshôteliers. Présent dans presqueune centaine de pays, il n’est pasinconnu de l’Algérie puisqu’il a encharge les Sheraton d’Alger et d’Oran.L’hôtel classé 5 étoiles du Centre deconvention arborera le label«Méridien». Aux termes d’un contratpassé entre Sonatrach et Starwood,cette dernière supervisera et contrôlerala gestion de l’hôtel pendant 30 ans,durée équivalente durant laquelleSonatrach exercera le droit d’usage dela marque le «Méridien ».Le projet ammoniac-uréeSonatrach, compagnie pétrolière à l’origine,ne cesse de diversifier et d’élargirson champ d’action. Notammentdans les produits pétrochimiques etdérivés destinés à l’exportation. Elles’affirme ainsi comme un gros producteurd’ammoniac et d’urée… Au débutde cette année, en février, le Présidentde la République a procédé à la pose dela première pierre d’un complexe d’ammoniacet d’urée à Mers El Hadjadj(Arzew) dont la livraison est prévue en2013…Sur place, M. Chakib Khelil a noté queles travaux avancent laborieusement.Le taux d’avancement n’a pas dépasséles 20%... mais une fois livré, ce complexe«parachèvera » en quelque sorteun schéma de production d’engrais auniveau d’Arzew déjà inauguré en partenariatentre Sonatrach et Orascom(Egypte), pour une usine similaire, etFertiberia (Espagne) de crackingd’éthane et de production d’oléfinesavec Total (France) et du complexe deméthanol avec le consortium internationalAlmet. Pour revenir au projet enquestion inscrit sur l’agenda de visitedu ministre, ce complexe d’ammoniac(4 000 tonnes/jour) et d’urée (7 000tonnes/jour) qui s’étale sur une superficiede 90 ha, dont la construction aLNG 16été confiée à un consortium composédes sociétés Mitsubishi HeavyIndustries (Japon) et DaewooEngineering Construction (Corée duSud), est estimé à presque 2,5 milliardsde dollars. Un investissement lourddont il est attendu des rentrées estiméesà 1 milliard de dollars par an. Lesparties contractantes ont eu recours ausystème de financement «project finance» entre «El-Djazairia El-Omania LilAsmida », filiale commune du GroupeSonatrach et du Groupe omanaisSouhail Bahwan, pour 25%, soit700 millions de dollars environ et unconsortium des banques publiquesalgériennes (BNA, BDL, BEA et laCNEP) pilotées par le CPA… qui avancele gros de l’investissement… environ2,06 milliards de dollars.C’est Saipem qui a décroché le contratde réalisation d’une jetée dont le coûtest estimé à 21 milliards de dinars.Cette jetée, qui sera fonctionnelle àpartir de 2011, sera réservée au chargementdes produits du futur complexed’ammoniac et d’urée destinés à l’exportation,en renfort aux ports deBethioua et Arzew et pourra accueillirdes navires dont le tonnage varie entre10 et 30 000 tonnes d’ammoniac et10 à 60 000 tonnes d’urée. Pour rappel,trois sociétés détiennent enconcurrence : Saipem, China Harbouret Afcons. Saipem, qui a à son actif laréalisation en trente ans de 70 ports etjetées à travers le monde, a été sélectionnée.Arzew deviendra ainsi un pôlestratégique de production d’engraisavec la réalisation de trois usines d’ammoniacen partenariat respectivementavec Orascom (Egypte), (trois modulesavec une production de 7 250 t/j d’ammoniac,soit 1,3 million t/an d’ammoniacet 1,1 million t/an d’urée), SouhailBahwan (Oman) et Fertiberia(Espagne) de cracking d’éthane et deproduction d’oléfines avec Total(France) et du complexe de méthanolavec le consortium international Almet.GNL 3Considérée comme un poids lourddans la production et la commercialisationdu GNL, Sonatrach avec le lancementdu projet d’un nouveau train àArzew (dont le Président a officiellementlancé les travaux en début de cetteannée) se place de fait comme un fournisseurincontournable du gaz livré ☞Energie & Mines69janvier 2010


☞Energie & Mines70janvier 2010LNG 16sous cette forme. Nous avons déjà,dans des articles consacrés au sujet,publié dans ces colonnes que pour laréalisation de ce train, 4 sociétés ontprésenté leurs soumissions pour ceprojet estimé à plus de 280 milliardsde dinars, soit 4,55 milliards de dollars.Il s’agit de Technip (France), duconsortium Snam-Projetti-Italie/Chiyoda (Japon), de KBR(USA) et, enfin, de Petrofac-Britannique/IKPT (Indonésie).En fait, avant même ces entreprises,ce projet du nouveau train GNL àArzew devait être réalisé dans lecadre du projet intégré de GassiTouil, en partenariat avec Repsol etGas Natural, à travers la société ElAndalous créée à cet effet. Suite auxretards constatés dans la réalisationdu projet, Sonatrach a décidé dereprendre seule sa réalisation et enfonds propres.Une négociation longue et âpre queSonatrach a conclue avec Snam-Projetti-Italie/Chiyoda (Japon), ceconsortium s’engage à réaliser untrain GNL d’une capacité de productionde 4,7 millions de tonnes/anéquivalent à une production garantiede 5,029 millions de tonnes par an auniveau des bacs de stockage, dans undélai de 48 mois et pour un montantcontractuel de 277 milliards dedinars basé sur un prix de la tonne deGNL garantie produite égale à55.071 DA. Ce projet devra aussipermettre à Sonatrach de se présentercomme fournisseur de produitsfinis, tels que l’éthane, le propane, lebutane, la gazoline ainsi qu’un gazenrichi en hélium.Ce projet comprendra deux bacs destockage de propane et de butane,d’une jetée avec brise-lame et d’unquai pour le chargement de méthaniersd’une capacité allant de 40 000à 220 000 m 3 .Avec ce nouveau train de gaz naturelliquéfié d’Arzew (GNL3.Z),Sonatrach ambitionne de produirequelque 30 millions de tonnes deGNL et d’exporter quelque 85milliards de m 3 /an de gaz à l’horizon2012. A l’époque de la signature ducontrat, M. Chakib Khelil avait déclaré: «L’augmentation attendue à cetteéchéance en matière de productionglobale de GNL sera de l’ordre de30% par rapport aux 62 milliards demètres cubes de gaz par an actuellementproduits. »La plus grande station dedessalement au mondeLa plus grande station de dessalementau monde sera implantée à laMactaâ, pas très loin d’Arzew. C’estau terme d’un contrat conclu entre lasociété Algerian Energy Company(AEC), filiale de Sonatrach,Sonelgaz et le Groupe singapourienHyflux que cette région sera dotéed’une unité de dessalement d’eau demer.Elle coûtera 500 millions de dollarsenviron et produira 500 000 m 3 /jouren… 2011.Lors de la signature des contrats, leministre de l’Energie et des Minesavait précisé que «cette station couvrirales besoins de 5 millions de personnesà raison de 100 litres d’eaupar jour pour chacune d’elles».Son financement sera assuré à hauteurde 30% par les fonds propres dugroupe «Hyflux», alors que les 70%restants seront financés par unconsortium de banques publiquesalgériennes. On croit savoir que leprix du mètre cube d’eau dessaléedans cette station sera de 34 DA,moitié moins cher donc que celuiproduit par les autres stations…Ce coût proposé par ce groupe singapouriena été un des facteurs déterminantspour sa sélection parmid’autres compagnies. Acciona Agua(Espagne), Befesa-Sadyt-Somague(Espagne-Portugal), Inima Aqualia(Espagne), GE Water-Orascom(Etats-Unis-Egypte) et le groupementBiwater-Toray-Arcofina(Grande-Bretagne-Japon-Algérie).Le financement de ce projet est assuréà 30% par Hyflux et à 70% par unconsortium de banques algériennes.Une société détenue à 49% par AECet à 51% par le groupe singapourien,il exploitera cette usine pendant 25ans. L’eau que produira Hyflux seraachetée par Sonatrach et revendue àl’Algérienne des Eaux. «Avec la stationde dessalement d’eau de mer deMactaâ, nous sommes en phase d’acheverle programme qui compte13 unités réparties à travers le littoral»,avait alors annoncé le ministrede l’Energie et des Mines.«Oran souhaitela bienvenueau monde»La compagnie nationale Sonatracha lancé une émission radiophonique: «Oran souhaite la bienvenueau monde» présentée commeun «espace d'informations» sur lespréparatifs de la 1 re Conférenceinternationale sur le gaz naturelliquéfié qui se tiendra à Oran du18 au 21 avril 2010. Selon les servicesde communication de l'activitéAval de Sonatrach, il s'agit d'uneémission hebdomadaire qui «seveut un espace d'informations surtoutes les étapes préparatoires decette conférence et répond aubesoin d'informer la population desprojets initiés en perspective» duLNG 16. Animée sur les ondes dela radio d'Oran par le Comité nationald'organisation de cette conférenceinternationale, qui se tiendraà Oran du 18 au 21 avril 2010,cette émission, lancée avec la collaborationde la wilaya d'Oran, aégalement pour objectif de «sensibiliserle citoyen pour contribuer àl'embellissement de la ville et à l'améliorationde son cadre (de vie)afin d'offrir une image de modernitéd'une grande ville», a fait valoir lamême source. Ponctuée par desreportages sur les différents projetslancés dans le cadre du LGN16,l'émission radiophonique, qui seradiffusée tous les jeudis à 11h, traiterade différents sujets dont le programmede la conférence.


analyse ANALYSELa bonne performancepar la bonne gouvernancePar D r Abdelhafid Feghouli (*)L’activité Aval est plusque jamais auparavantau cœur de l’événementnational. Eneffet, les projets lancéspar notre activitéont été dignes d’êtreinscrits dans l’agendade chacune des deuxvisites effectuées àOran ces derniersmois par SonExcellence le présidentde la République.L’intérêt porté par lesplus hautes autoritésde notre pays à nosprojets n’est qu’unepreuve irréfutable deleur envergure et deleurs retombées positivessur la croissancede notre économie.En procédant à la pose de lapremière pierre des projetsdu nouveau train de GNL,des deux complexes de productiond’ammoniac et d’urée, de lastation de dessalement d’eau de mer dela Mactaâ et du Centre de conventionsd’Oran, Abdelaziz Bouteflika a marquéces réalisations du sceau de l’intérêtnational.Ces projets, qui traduisent la dynamiqueimpulsée à notre activité, s’inscriventdans le plan de développementdu Groupe Sonatrach visant à se hisserà la deuxième place parmi les exportateursde gaz naturel, en mettant sur lemarché un volume de 85 milliards demètres cubes à l’horizon 2010, de créerune industrie pétrochimique performante,de diversifier ses activités auprofit de la communauté nationale etde consolider son rôle de créateur derichesses et de moteur du développementéconomique de notre pays.Eu égard à sa richesse et à son impact,le portefeuille de projets de l’activitéAval jouit de l’appui du président de laRépublique à la faveur de ses orientationsquant à la nécessité de promouvoirune industrie du raffinage et de lapétrochimie à même d’augmenter laplus-value des hydrocarbures.En outre, la présence du ministre del’Energie et des Mines, le D rChakibKhelil, lors du lancement officiel ducompte à rebours pour la 16 e conférenceinternationale sur le GNL, illustrel’envergure de cet événement qu’abriteraOran du 18 au 21 avril 2010 etconfirme l’implication des pouvoirspublics afin de réunir toutes les conditionsà même de garantir sa réussite.Le succès de cette manifestation constitueun des objectifs majeurs à courtterme pour Sonatrach qui consent d’énormesefforts à travers les différentschantiers initiés en vue d’enrichir et demettre à niveau les infrastructures de laville d’Oran.Cependant, si la réalisation de nos différentsprojets passe par la mobilisationde notre potentiel humain, véritablecapital de l’entreprise, leur maturationn’aura été possible sans l’implicationeffective d’une structure clé, à savoir ladirection engineering.C’est ainsi que nous avons choisi dansce numéro de rendre hommage à cesingénieurs qui s’attèlent, chacun danssa discipline, à mettre leur savoir-faireau service du plan de développementde notre activité. La concrétisation dece plan de développement nécessiteégalement une gestion efficace, rigoureuseet transparente suscitant l’adhésionde tout le collectif aux objectifscommuns. En somme une formulationclaire et précise des normes et procéduresde prise de décisions permettantde connaître le cadre à travers lequelsont définis les objectifs et les moyensde leur réalisation ainsi que le contrôlede bonne exécution. En un mot, unebonne gouvernance.A ce propos, ce n’est pas un hasard quele thème qui sera abordé par la conférencedes cadres de notre activité s’articuleraautour de la gouvernance d’entreprise.L’intérêt pour cette problématique n’estpas une mode passagère, c’est unenécessité qui exige une réflexion profondesur les pratiques de gestion et lamanière de les formuler. Cette importanceapparaît encore plus cruciale vul’environnement économique internationaldans lequel nousévoluons et où mondialisation etconcurrence exacerbée exigent plusque jamais une gestion basée sur latransparence, la crédibilité et le contrôleet ce, dans un but ultime d’optimiserla performance de l’entreprise.Cette rencontre, qui constitue un cadreidéal de réflexion et d’échange, traiteraplusieurs sujets ayant trait à l’audit,à l’amélioration et la modernisation dusystème d’information, à la comptabilitéanalytique, au processus de traitementdes transactions commerciales età tant d’autres outils de pilotage etmécanismes mis en place en vued’assurer une bonne gouvernance del’entreprise et, de là, une bonne performance.A. F.* Vice-président Aval SHEnergie & Mines71janvier 2010


LNG 16Le P-DG de Sonatrach, Mohamed Meziane, l’a annoncéCorrections esthétiques pourles locaux commerciaux à OranPlusieurs commerçants d’Oran ontentamé des travaux de rénovation auniveau de leurs locaux, aiguillonnés encela par les foules de visiteurs nationauxet étrangers attendues dans lesprochains mois à l’occasion de la16 e édition de la Conférence internationalesur le gaz naturel liquéfié (LNG16).Le LNG 16, prévu en avril 2010, constitueraun véritable «déclic pour promouvoirOran au rang des plus grandesmétropoles du Bassin méditerranéen»,avait estimé le directeur général deSonatrach, Meziane Mohamed, lorsd’une émission radiophonique à Oran.Mohamed Meziane, qui est égalementprésident d’honneur du comité d’organisationdu LNG 16, avait insisté sur lanécessaire collaboration des citoyens etdes commerçants à la préservation dela propreté de leur cité et à l’améliorationdu cadre urbain. En réponse à cetappel, entre autres lancés par la wilaya,le lifting opéré est visible depuisquelques semaines déjà, notammentchez les établissements commerciauxayant pignon sur rue au centre-villed’Oran, comme c’est le cas au boulevardFront de mer qui compte nombrede crémeries et restaurants. Ces initiatives,qui portent sur l’embellissementdes façades, la rénovation des équipementset l’amélioration des prestations,semblent faire tache d’huile auprès descommerçants des autres artères principalestelles celles de Larbi-Ben-M’hidiet Khemisti.Face à une clientèle de plus en plus exigeantesur la qualité du produit, etcompte tenu de la concurrence, lescommerçants estiment qu’ils n’ontd’autre alternative que celle de s’adapterou de mettre la clé sous le paillasson,confie le propriétaire d’un fastfood.En outre, une campagne de sensibilisationest engagée sur le terrainpar des agents de la Direction du commercede la wilaya (DCW) à l’effet devoir cette action de mise en conformitése généraliser à l’ensemble des locauxcommerciaux d’Oran. Selon le responsabledu bureau de sensibilisation de laDCW, cette campagne insiste notammentsur «l’embellissement desfaçades», «la correction des enseignescommerciales par rapport à l’activitéexercée» et «la publicité des prix pardes moyens légaux et attrayants».Les dispositions réglementaires contrela vétusté des locaux sont égalementrappelées aux commerçants qui doiventveiller à l’hygiène, à la salubrité et àl’innocuité des denrées alimentaires,indique la même source qui précise quecette obligation inclut aussi l’hygiènedes personnels avec des tenues vestimentairesappropriées. Dans le mêmecontexte, les commerçants sont priésd’évacuer la voie publique des marchandisesexposées et d’offrir unebonne présentation de leurs produits.Le citoyen a un rôle incontournable à jouerUne cinquantaine de représentants d’associations ont étéassociés, à Oran, aux préparatifs de la 16 eédition de laConférence internationale sur le gaz naturel (LNG16) prévueen avril 2010 à Oran. «Notre ville, qui sera sous les feuxde la rampe et au centre de l’intérêt mondial, s’apprête àaccueillir à cette occasion pas moins de 3 000 experts internationauxet des centaines de journalistes et le rôle ducitoyen sera incontournable», a souligné AbdelhafidFeghouli, vice-président de l’activité Aval de Sonatrach, lorsd’une réunion avec le mouvement associatif.«Oran doit rester vivante», a ajouté M. Feghouli, sensibilisantles représentants du mouvement associatif pour «améliorerl’image de marque de la ville et lui ouvrir de nouvelles perspectives».«Nous devons sensibiliser le citoyen en tantqu’acteur à travers le LNG16, car ce sont de nouvellesperspectives pour la ville et le pays dans le domaine des rencontreset des affaires», a précisé M. Feghouli, égalementprésident du comité national d’organisation de ce foruminternational. Cet évènement majeur «constituera une nouvelleopportunité pour le pays afin de réaffirmer sa place surle marché mondial du gaz, en général, et du GNL, en particulier,et permettra de hisser le pays à un rôle de premierordre en la matière», a-t-il dit. De son côté, le représentantde la société Helios (Helium), une entreprise internationalede droit algérien, Rachid Bessaoud, a souligné que «Orandispose d’atouts majeurs de par sa situation géographiquepour être une future métropole méditerranéenne, comme sonpôle industriel gazier et pétrolier».M. Bessaoud, secrétaire du Comité exécutif de préparationdu LNG16, a ajouté qu’Oran abrite la plupart des installationsde transport, de transformation et d’exportation duGNL, faisant d’elle «un pôle économique incontournable».Rappelons que depuis quelques mois, la machine est mise enbranle par le Groupe Sonatrach qui a lancé plusieurs projetset qui avancent à un rythme soutenu. C’est le cas du Centredes conventions, projet phare dans une chaîne de réalisation,avec son auditorium d’au moins 3 000 places, un palais desexpositions d’une superficie de 20 000 m 2 , un hôtel cinq étoilesde 300 chambres, un parking de 500 véhicules ainsi qued’autres structures.Energie & Mines72janvier 2010


LNG 16Le LNG 16 en avril 2010Oran, grande métropoleméditerranéenneLa Conférence internationalesur le gaznaturel liquéfiéLNG 16 constituera un«déclic» pour hisserOran au rang de grandemétropole méditerranéenne,a soulignéle P-DG de Sonatrach,Mohamed Meziane.LGN16, prévu en avril 2010, constituera,de par son impact économiquesur la région, un véritable «déclic pourpromouvoir Oran au rang des plusgrandes métropoles du Bassin méditerranéen»,a-t-il estimé lors d’un forumradiophonique. Mohamed Meziane,qui est également président d’honneurdu comité d’organisation du LNG16, aindiqué que Sonatrach a engagé d’importantsinvestissements dans le cadrede cette manifestation, d’abord sur leplan des infrastructures avec la réalisationd’un complexe comprenant lefutur Centre des conventions d’Oran(CCO) qui abritera les travaux de larencontre et l’hôtel de classe 5 étoilespour l’hébergement des participants.Plus de 4 000 participants et 300 journalistesétrangers sont attendus pourcet évènement. Le volet environnementala été également pris en considérationà travers de multiples actionsd’embellissement menées à travers laville d’Oran, a ajouté le P-DG deSonatrach en insistant sur la nécessairecollaboration des citoyens à la préservationde la propreté de leur cité et àl’amélioration du cadre urbain.Interrogé sur le coût des activités prévuesà la conférence de cette 16 e éditiondu LNG, il a tenu à préciser que cetévénement se financera par lui-mêmeet non par les fonds de Sonatrachpuisque, a-t-il expliqué, les participantset exposants auront à s’acquitter desdroits de participation à cette manifestation.Le P-DG de Sonatrach a, enoutre, signalé que les espaces destinés àl’exposition au CCO durant le LNG16ont été déjà loués dans leur totalité auxsociétés participantes. Deuxièmeexportateur de gaz naturel au mondeaprès la Russie, Sonatrach aspire à éleversa production dans ce domaine à 85milliards de mètres cubes en 2012,contre 62 milliards de mètres cubesactuellement, a-t-il indiqué en rappelantque l’ambition du Groupe pétroliernational s’appuie sur deux nouvellesunités de liquéfaction en cours de réalisationà Arzew et Skikda. Par ailleurs, ila insisté sur le niveau de contributionaux préparatifs attendus des citoyens,de manière générale, et des entités économiques,en particulier.Mohamed Meziane était accompagnélors de cette émission radiophoniquede Feghouli Abdelhafid, vice-présidentde Sonatrach Aval et président duComité national d’organisation duLNG16 qui a, lui aussi, souligné lesenjeux de l’événement dont les préparatifs,a-t-il assuré, avancent de manièresatisfaisante. Le futur CCO occuperaune superficie de 8 hectares sur lesFalaises, un site de la frange maritimeest de la ville d’Oran, comprenantnotamment un auditorium de 3 000places, un palais des expositions, unhôtel de 300 chambres classé 5 étoiles,un restaurant de 2 000 couverts et unparking de 500 places. Le contrat deréalisation de cette infrastructure avaitété signé le 21 janvier 2008 à Algerentre Sonatrach (maître de l’ouvrage)et le Groupe espagnol OHL (maîtred’œuvre). L’organisation des travaux dela Conférence LNG16 et de l’expositionqui sera proposée à cette occasionpar les compagnies internationales dusecteur gazier a été confiée à deux autrespartenaires étrangers, à savoir l’anglaisInternational Trade andExhibitions (ITE) et l’australienExhibitions and Trade Fairs (ETF). Cesdeux contrats de prestations avaient étésignés le 27 août 2008 par Sonatrach,ITE et ETF, en présence de AbdelhafidFeghouli et du président du ComitéDirecteur, Ernesto Lopez Anadon enmarge de sa visite de travail sur le sitedu CCO où il s’était félicité de la qualitéet de la cadence des préparatifs duLNG16.Cette manifestation internationale quise déroule tous les trois ans en alternancepays producteur/consommateursera organisée pour la deuxième fois enAlgérie après celle de 1974 tenue àAlger (LNG14). La ville d’Oran avaitété retenue pour abriter le LNG16 lorsde la 14 e édition (LNG14) organisée en2004 à Doha (Qatar), alors que la précédente(LNG15) s’était tenue en 2007à Barcelone (Espagne).Energie & Mines73janvier 2010


internationalINTERNATIONAL4 e Symposium de l’AIGLe gaz naturel, énergie du XXI e siècle :UNE TRANSITION A REUSSIREnergie & Mines74Depuis notre troisièmesymposium, lascène gazière a subides mutations profondestant sur le plannational à traversl’instauration d’unnouveau cadre législatifet réglementaireque sur la scèneinternationale où onobserve une globalisationdes marchés,l’apparition de nouveauxacteurs, l’émergencede nouvellestechnologies, unnouvel environnementéconomique marquépar une crise économiquemondiale profonde,l’émergenced’un nouveau cadrede réflexion initié parles pays exportateurset bien d’autres changementsencore.Toutes ces mutations et défis nousinterpellent et invitent de nouveau nosadhérents et les professionnels del’industrie du gaz à dialoguer et àéchanger.L’AIG, encore une fois, renoue avec satradition d’organiser périodiquementun symposium sur le gaz naturel qui,comme de coutume, se veut être unforum d’échanges d’information, d’idéeset de débats sur les mutationsjanvier 2010intervenues sur la scène gazière tantnationale qu’internationale. S’il estvrai que le gaz naturel est considéré, àjuste titre, comme l’énergie duXXI esiècle en mesure de constituerune alternative au pétrole et qui permettraà l’humanité d’envisager unatterrissage en douceur à la fin de cesiècle vers les énergies renouvelables,la maîtrise de cette énergie de transitions’accompagne toutefois d’unapprentissage permanent. C’est pourquoile thème que nous avons retenupour cette édition s’intitule : «Le gaznaturel, énergie du XXI esiècle : unetransition à réussir».A l’instar des précédentes éditions, cesymposium s’adresse à l’ensemble desacteurs de l’industrie du gaz, à lacommunauté universitaire, aux chercheurset aux professionnels de l’industriegazière pour pouvoir, deuxjours durant, débattre et échanger lesrésultats de leurs travaux, de leursrecherches et de leurs réflexions dansun cadre ouvert à toute liberté intellectuelle.Depuis peu, les indicateursdes marchés, composés aussi bien desfondamentaux que des effets conjoncturels,auxquels est venu se grefferl’effet spéculation, ont fait que les prixdes énergies fossiles ont subi des fluctuationsencore jamais égalées. Lacrise économique a fait de l’énergieune valeur boursière refuge.La multiplication du nombre d’acteurstant au niveau de la production quedes importations a favorisé la globalisationdes marchés internationaux. Ladérégulation de certains marchéseuropéens, l’émergence de nouveauxmarchés de plus en plus lointains telsque l’Asie, l’apparition de nouvelleszones de consommation et de productionont forcé les compagnies àrechercher une dynamique de coopérationaccrue.Leurs nouvelles visions géostratégiquesfavorisent des partenariatscroisés en allant vers l’internationalisationde leurs activités. Des compagnies,traditionnellement ancrées dansl’aval, acquièrent des participationsdans la production, des compagniesnationales cherchent à acquérir desassets dans d’autres pays que les leurset à disposer de capacités de regazéificationouvrant des débouchés commerciauxà leur production de gaz.La contribution du gaz naturel, connupour ses qualités d’énergie propre, à lapréservation de l’environnement planétaireet à l’atténuation des effets duchangement climatique pose des problèmesde savoir-faire tels que laséquestration du CO 2 qui apparaîtcomme une alternative possible à sonrejet dans l’atmosphère et dont ilconvient déjà de maîtriser les techniquesde manière optimale.Ainsi, tous les professionnels de l’industriedu gaz et adhérents de notreassociation sont conviés à enrichir ledébat et occuper cet espace d’échangepar la présentation d’une communicationautour d’un des thèmes retenusdans le programme de ce symposiumqui demeure, bien évidemment, leleur.D r C. M. Rahal, président de l’AIG


Domaines d’intérêtinternationalD1/Amont gazier• Nouvelles techniques d’exploration et de développement• Cyclage du gaz naturel• Injection du gaz naturel• Techniques de comptage• Gaz non conventionnel• Contribution des activités de recherche-développement,d’exploration et d’exploitation des champs gaziers auprogrès technique.• Enseignements et expériences des différents paysproducteurs.• Réserves gazières à travers le monde.• Techniques de production off shore.D2/Transport du gaz naturel• Développement du transport par gazoduc• Evolution du transport maritime• Nouvelles techniques de transport• Transport par gazoducs sous-marins• Nouvelles routes maritimesD3/Transformation du gaz naturel• Développement des usines de liquéfaction• Filière gaz de synthèse• Pétrochimie du gaz• Installations de GNL flottantesD4/Distribution du gaz naturel• Développement du réseau de distribution du GN• Evolution du taux de pénétration du gaz et améliorationde la qualité de service• Nouveaux acteurs• Qualité et spécifications du gaz distribué sur le marchénational• Programmes de distribution publique• Part du gaz naturel dans le bilan énergétique national• Sociétés de service : prestation et qualité• Valorisation sur le marché national (demande, utilisation,tarification...).D5/Valorisation et commerce international• Développement de nouveaux projets• Valorisation à l’exportation• Nouvelles pratiques commerciales (spot, contrat DES,réservation de capacité, arbitrage des cargaisons de GNL,le swap, les incoterms…)• Globalisation des marchés internationaux• Libéralisation des marchés et pénétration dans l’aval gazier• Avenir des contrats à long terme• Différentes formes d’intervention dans l’aval gazier• Nouvelles tendances des marchés énergétiques et celuidu gaz en particulier, notamment dans l’aire euroméditerranéenne• Emergence de nouveaux métiers• Avenir des sociétés de gestion de réseaux multiples(réseaux de distribution, gazoducs, lignes électriques,canalisations d’eau et lignes téléphoniques)D6/Aspects législatifs et régulation de l’activité• Traitement du volet gaz naturel dans les règles de l’OMC• Place du GN au sein des nouvelles législations et politiquesénergétiques• Régulation des activités gazières• Transit dans le transport international du gaz• Prix de référence et prix de cession• Rôle d’une association gazière dans un marché libéralisé• Différentes formes d’intervention dans l’amont gazierD7/Protection de l’environnement• Décarbonatation du gaz et récupération du CO 2• Technologies de la séquestration du CO 2• Place du GN dans la mise en œuvre du Protocole deKyoto• Apport de la généralisation de la carburation au gaz(GP1c, GNc...) dans le cadre des efforts de réduction de lapollution urbaine• Récupération des gaz torchés• Contribution à la restauration des sites de productionD8/Nouvelles technologies• Avenir des centrales hybrides GN-solaires• Usines de liquéfaction flottantes• Perspectives de développement des biocarburants• Adaptation des programmes de formation universitaireaux besoins de l’industrie gazière• Modèles d’optimisation de la chaîne gazière : état de l’art• Evolution des technologies et des équipements gaziers• Technologie des réseaux de transport et de distributionD9/Géopolitique et stratégie• Nouvelles approches. Nouveaux acteurs• Rôle du GECF sur la scène gazière• Géopolitique du développement des projets de gazoducstranscontinentaux• Stratégie des acteurs dans l’environnement économique actuel• Déconnection entre prix du gaz et prix du pétrole, mytheou réalité• Avenir des nouvelles utilisations du gaz (carburation,propulsion...)• Partenariats croisés «Bilans et perspectives»• Convergence gaz-électricité• Taux de pénétration du gaz naturel dans les différentspays de l’aire euro-méditerranéenne. Bilan et perspectivesD10/Technologie de l’information et de la communication• Impact du développement des technologies de l’informationsur l’industrie du gaz• Promotion de l’image de la forme d’énergie la moins polluante• Stratégie à adopter pour promouvoir les nouveauxusages du gaz• Avenir pour le commerce électronique du gaz et émergencede nouveaux métiersD11/Industrie du gaz et société• Histoire de l’industrie du gaz et des compagnies gazières• L’industrie du gaz et le développement sociétal• Impacts socio-économiques de l’industrie du gaz• Perception de l’industrie du gaz par le grand public• L’industrie du gaz dans les structurations politiques,sociales et culturellesEnergie & Mines75janvier 2010


internationalINTERNATIONALForum des pays exportateurs de gazChakib Khelil : «Le Fpeg devraitfonctionner sur le modèle de l’Opep»Le ministre del’Energie et des Mines,Chakib Khelil, a réaffirmé,à Alger, que leForum des pays exportateursde gaz (Fpeg)devrait fonctionnercomme une organisationéconomique, àl’instar de l’Opep pourmieux défendre lesintérêts des paysexportateurs.«Le Fpeg devrait fonctionner commel’Opep en tant qu’organisation économiquequi défendrait les intérêts économiquesmalgré les divergences politiquesexistant entre les membres de ceForum», a déclaré M. Khelil à la Radionationale. Le ministre revenait avecplus de précisions sur ces dernièresdéclarations au journal russe ExpertMagazine. «Au sein de l’Opep, il y avaittoujours des divergences politiquesentre les membres de l’Organisationmais ils parvenaient à défendre leursintérêts, notamment concernant le prixjuste du pétrole».Interrogé si une Opep du gaz favoriseraitun partenariat stratégique entre lesgrands producteurs tels que la Russie,le ministre a répondu que «ce Forum apour objectif de défendre un meilleurprix du gaz qui a décliné d’une manièresubstantielle dernièrement en raisondu développement par les Etats-Unisd’une nouvelle technologie leur permettantde devenir autosuffisants encette ressource énergétique».M. Khelil a expliqué à ce propos que legaz devant être exporté aux Etats-Unisest en train de se réorienter en Europece qui s’est traduit par une baisse duprix du gaz notamment celui vendu surle marché spot.En revanche, le prix du gaz vendu dansle cadre des contrats à long terme malgrésa baisse n’a pas autant reculé queles prix du marché spot, selon ses explications.Jugeant le prix actuel de cetteénergie, indexée sur le pétrole, «bas», leministre a appelé «les pays membres àse mettre d’accord sur une stratégiepour obtenir un prix juste du gaz».Commentant l’objectif de ce Forum quiest l’échange d’informations sur lescontrats gaziers, M. Khelil a regrettéque «jusqu’à présent cet objectif n’apas été atteint (...) Chacun des paysmembres garde ses contrats de vente degaz à long terme très confidentiels, personnene veut dévoiler à quel prix ilvend son gaz sur le marché», dira-t-il.Le ministre a souligné par ailleurs queles réductions cumulées de 4,2 millionsde barils/jour décidées par l’Opep en2008 ont influé positivement sur lescours du pétrole et les recettes des paysexportateurs, dont l’Algérie, leur permettantde gagner plus de 60 dollarssur un baril de pétrole.L’Algérie dispose de capacités de productionde 1,4 million baril/jour maisne produit effectivement que1,2 million barils en application desdécisions de baisse de l’Opep, soit unebaisse de 15% de sa production.«L’Algérie a perdu 15% en volume depétrole exporté mais a réussi à tripler leprix avec cette décision», a indiqué leministre qui a précisé que l’Algériemaintiendra son quota de 1,2 millionde barils à l’instar des autres membresde l’Opep pour soutenir les prix auniveau de 70 dollars.L’Algérie continuera à appliquer sesengagements jusqu’au moment oùl’Opep prendra une autre décision, aajouté le ministre, précisant que «cettedécision dépendra de plusieursconditions économiques, notamment lastabilisation du dollar et la spéculation».L’Algérie compte «faire un effortexceptionnel dans le développement degisements gaziers découverts pourpouvoir satisfaire les besoins du marchélocal et augmenter ses exportationsactuellement de 62 milliards m 3 à prèsde 85 milliards à l’horizon 2014.Interrogé sur la politique menée actuellementpar son secteur pour diversifierla production énergétique, le ministre arépondu que cette diversification induitdes coûts mais sa rentabilité est garantieà long terme.Sur ce point, il indiqué que son ministèrea élaboré un projet de loi sur l’énergienucléaire, actuellement en discussionau niveau du gouvernement, etmène en parallèle un programme derenforcement des capacités des réacteursde recherches et de formation dupersonnel nécessaire à la constructionet l’exploitation des centrales nucléairesqui seront construites à l’avenir. APSChakib Khelil : «L’Algérie présidera, l’anprochain, le Club des pays producteurset exportateurs de gaz»L'Algérie présidera l'année prochaine le Club des pays producteurs et exportateursde gaz naturel, a indiqué, à Tissemsilt, le ministre de l'Energie et desMines, Chakib Khelil. Le ministre a souligné que l'Algérie «espère tenir une réunionde ce Club en 2010 en Algérie», soit dans la même année qui verra l'organisationde la 16 e édition de la Conférence internationale du gaz liquéfié (LNG 16),prévue en avril prochain à Oran. Chakib Khelil a ajouté qu'une réunion du Clubdes pays producteurs et exportateurs de gaz, créé à Moscou, se tiendra le 9décembre prochain à Doha (Qatar) où sera installé le secrétaire général du Club.Energie & Mines76janvier 2010


international42 e Foire internationale d'AlgerL’Italie, un partenairede choix«L’Algérie est très importante pourl’Italie», a affirmé le ministre italiendu Développement économique,Scajola Claudio.A l’instar de la Chine qui a raflé lamise cette année, l’Italie est fortementreprésentée à cette 42 eFIAavec près de 80 grandes entreprises.Et pour mieux souligner l’intérêt queporte ce pays à son partenaire algérien,c’est le ministre duDéveloppement économique luimême,Scajola Claudio, qui s’estdéplacé en Algérie pour visiter lepavillon de son pays.Et à l’occasion, le ministre qui étaitaccompagné par une délégationd’officiels et de diplomates de sonpays et également par le P-DG de laSafex, Rachid Gasmi, a tenu à rappelerque son pays est devenu le premierpartenaire économique del’Algérie (volume des échanges :+1,94 milliard de dollars).Il expliquera à l’assistance à proposdu développement économique dechaque pays que «l’Italie a besoin del’Algérie et vice-versa» et d’ajouter :«Nous comptons diversifier et augmenternos échanges à court terme.»M. Scajola, à la fin de son allocution,a félicité les organisateurs dupavillon pour avoir donné plus d’attraitau bâtiment abritant la participationitalienne à la Foire internationaled’Alger qui, pour ce responsableitalien, constitue un grand événementéconomique dans le Bassinméditerranéen. Rappelons au passageque l’Italie reste aussi le deuxièmepartenaire de l’Algérie en termes d’échangesavec un volume de16,24 milliards de dollars derrière lesEtats-Unis avec un volume de 20,82milliards de dollars et dépassant laFrance qui totalise 12,80 milliards dedollars.Pour en revenir à la participation italienneà la 42 e FIA, en ce qui concerneles secteurs d’activité présents, ona pu relever une nette dominationdes équipementiers des secteurs del’agroalimentaire, de l’hydraulique etdes travaux publics et du bâtiment.Dans ce contexte, on apprendra que50% des PME exposantes viennentici pour la première fois.Autre participation, celle de laSociété pour la réalisation desgrands ouvrages publics (Astaldi).Cette dernière a réalisé dans notrepays de nombreux projets hydrauliques(grand barrage et transfert),routiers-autoroutiers et ferroviaires.Et c’est dans ce dernier secteurqu’Astaldi a commencé à travailleren Algérie en entamant, en 1979, lestravaux de modernisation et de doublementdes lignes El Ghourzy-ElKhroub et Ramdane Djamel-Constantine.Pour rappel, Astaldi est en train deréaliser actuellement la nouvelleligne ferroviaire longue de 120 km etqui relie la ville de Saïda à celle deMécheria. Un des plus grands chantierspar rapport à tout ce qu’a réaliséAstaldi en Algérie.On apprendra aussi par le responsabledu stand de cette grande entrepriseitalienne, qui a à son actif plusieursréalisations d’envergure unpeu partout dans le monde, que legroupement italien a soumissionné àquatre grands projets d’infrastructuresde l’ANESREF et s’est portécandidat à l’avis d’appel d’offresinternational pour la réalisationd’une autoroute reliant Sétif à Jijel(RN 77), pour le reste, on nous diraque la faiblesse du nombre d’entreprisesparticipant à la Foire revientau fait que la majorité des entreprisesitaliennes préfèrent les Salons spécialisés,tandis que des dizainesd’autres ont déjà ouvert des succursalesen Algérie, donc n’étant plustout à fait italiennes.Autour de la 42 e FIA• Les grands secteurs représentés lors de cetteédition 2009 sont ceux de l'énergie-pétrochimie,l'agroalimentaire, les grands travaux et le bâtiment,les industries électriques et électroniques,les industries mécaniques, sidérurgiqueset métallurgiques, les services ainsi queles activités d'artisanat.• La manifestation commerciale proprement ditesera doublée d'un programme assez varié d'animationséconomique, culturelle et artistique,alors que des ventes promotionnelles sont prévuesdans les pavillons et stands nationaux.• Plusieurs visites de responsables étrangerssont annoncées lors de cette FIA dont celles duprésident du Sénat de l'Indonésie, du viceministrechinois chargé du Commerce, dudirecteur général de la Foire internationale deSanaâ (Yémen) et d'une délégation d'Unionmonétaire ouest-africaine (UEMOA).• Les pays membres de l'UEMOA, qui ont pourmonnaie commune le FCFA, sont le Bénin, leBurkina Faso, la Côte d'Ivoire, la GuinéeBissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.• En outre, de nombreux exposants étrangersprévoient d'organiser des journées techniqueset des conférences.• La 42 e édition de la FIA sera, par ailleurs,marquée par l'organisation simultanée du premierSalon algérien de l'exportation, du 31 maiau 3 juin,• Ce carrefour, qui se déroulera également auPalais des expositions, verra la participation de65 exportateurs en plus des différents acteurs etopérateurs liés au commerce extérieur commeles douanes, les banques, les compagnies d'assuranceset celles du transport maritime.• Des trophées seront remis aux six meilleursexportateurs hors hydrocarbures à l'issue decette exposition, la première du genre enAlgérie.• La Chine, 3 e fournisseur commercial del'Algérie en 2008 avec plus de 3,9 milliards dedollars sera, pour la première fois dans l'histoirede la FIA, le pays le plus représenté lors dece carrefour avec 141 sociétés.• A propos de la tradition établie depuis la 38 eédition en 2005 de désigner un pays hôted'honneur à la Foire, les organisateurs ontvoulu «geler cette initiative pour cette année,dans l'attente de la mise en place d'un cadreréglementaire interne adéquat».• Le Portugal a été le dernier hôte d'honneurlors de la 41 e FIA en 2008, succédant à l'Italie,la Tunisie (2007) et au Maroc en 2005.• L'absence de la Grande-Bretagne et del'Espagne, considérées parmi les principauxpartenaires économiques et commerciaux del'Algérie, a été remarquée. Absents despavillons officiels, ces deux pays sont représentéspar une dizaine d'entreprises, dont 9 pourl'Espagne et une firme britannique.Energie & Mines77janvier 2010


partenariatPARTENARIATConférence de presse du FCE et du MedefM me Parisot : «Nous avons l’ambitionde rester le premier partenairede l’Algérie»«Nous sommes le premierpartenaire del’Algérie et nous avonsl’ambition de resterles premiers», a soulignéla présidente duMedef, M me Parisot,lors de la conférencede presse animéeconjointement avecles responsables duFCE à l’hôtel Sofitelen présence de l’ambassadeurde Franceà Alger.Energie & Mines78janvier 2010M me Parisot a mis en relief la qualité desentretiens qu’a eus la délégation duMedef avec le Premier ministre,M. Ouyahia. «Nous nous sommes parfaitementcompris, dira-t-elle. Il y a undésir intact, renouvelé à travailler enAlgérie. C’était au cœur de notre entretien.Je crois que ça a été compris par lePremier ministre.»A propos des projets d’investissementsnouveaux en Algérie, la présidente duMedef note que l’objectif de 4 milliardsde dollars est un objectif minimal. Onpeut aller bien au-delà, dira-t-elle. Ellecitera le projet de la société pétrolièreTotal d’un montant de 5 milliards dedollars.A une question d’un journaliste s’agissantde savoir si les constructeurs d’automobilesfrançais désirent s’installeren Algérie, M meParisot répondra parl’affirmative. Elle mettra en relief laposition de leaders mondiaux de nombreusesentreprises françaises quipeuvent intervenir en Algérie dans lessecteurs que le gouvernement algérienconsidère comme stratégiques (constructionde tramways, métro, énergiesrenouvelables, ressources en eau...).Des domaines où il y a beaucoup àfaire, dira-t-elle. Elle notera que lePremier ministre, M. Ouyahia, a parlédes privatisations qui se poursuivent.Des privatisations susceptibles d’intéresserles investisseurs français.Evoquant les récentes dispositions de laloi de finances complémentaire pour2009, M. Parisot a indiqué que les opérateursfrançais ont pris acte de cesmesures qui «n’entament en rien notresouhait de développer le courant d’affairesentre les deux pays.On va s’adapter aux nouvelles règles dela LFC. Nous prenons ces règlescomme quelque chose de légitime maisaussi comme une opportunité parceque nous sommes compétitifs par rapportaux autres et vu les liens particuliersque nous entretenons», dira laprésidente du Medef. Pour sa part,Yves Thibaut de Silguy soulignera quela délégation du Medef repart «avec laconscience que nos relations ne vontque s’approfondir à l’avenir et c’estencourageant».Le communiqué commun Forum deschefs d’entreprise (FCE)-Medef souligneque «cette rencontre a été l’occasionde porter un nouveau regard surl’avenir des relations économiquesalgéro-françaises dans un contexte decrise mondiale».Les deux parties se sont accordées surla nécessité de transcender la conjonctureet de faire preuve de volontarismedans leur démarche visant à renforcerleurs alliances dans le but de développerdes partenariats à forte valeurajoutée».


partenariatLe Medef appelle les entreprisesfrançaises à s’adapter à la nouvellepolitique économique algérienneLa présidente du Medef (patronat français),M me Laurence Parisot, a appelé, àAlger, les entreprises françaises à s’adapterà la nouvelle politique économiquede l’Algérie dont les principauxaxes ont été tracés dans la loi de financescomplémentaire 2009.«Les entreprises françaises doivent s’adapterà la nouvelle réglementationalgérienne en termes d’investissements(...). Les nouvelles règles se posent àtout le monde, à tous les investisseursde tous les pays», a déclaré M me Parisotà la presse à l’issue d’une audienceaccordée par le ministre de l’Industrieet de la Promotion des Investissements,Abdelhamid Temmar.Pour la patronne de la plus importanteorganisation patronale française, lesentreprises françaises «ont bien comprisl’orientation et les raisons de lanouvelle politique économique du gouvernementalgérien avec l’adoption dela loi de finances complémentaire 2009qui a redéfini le cadre juridique dessociétés à capitaux étrangers désireusesde s’installer en Algérie», ajoutant queles entreprises françaises «peuventbeaucoup apporter à l’industrie algérienne(en termes) d’investissements etde savoir-faire français». En raison dela crise économique mondiale, «il esttout à fait normal de penser une stratégiequi vise à renforcer l’industrienationale. Nous, entreprises françaises,prenons acte de la nouvelle réglementationalgérienne en termes d’investissementset nous comprenons cette stratégieéconomique de l’Algérie», a-t-ellepoursuivi.La présidente du Medef a estimé égalementque «les chemins convergent»entre les nouvelles orientations de laLFC 2009 et les stratégies des entreprisesfrançaises : «Nous sommes, aujourd’hui,témoins de certains partenariatsqui prouvent que ces nouvelles règlespeuvent tout à fait satisfaire les besoinsde certaines entreprises financières», a-t-elle déclaré, citant l’exemple du grouped’assurance français Macif qui anoué un partenariat avec la Sociéténationale d’assurance (SAA), conformémentaux nouvelles règles contenuesdans la LFC 2009.Par ailleurs, elle a affirmé que les entreprisesfrançaises «peuvent beaucoupapporter à l’industrie algérienne(en termes) d’investissements et desavoir-faire français sur le plan technologiqueou en ressourceshumaines».Soulignant la disponibilité des entreprisesde son pays à «développer de nouveauxpartenariats» avec les entreprisesalgériennes, M me Parisot a soutenu quela présence du Medef en Algérie témoignede la détermination des entreprisesfrançaises à «continuer dans l’élan quia été donné ces dernières années et quiest tout à fait satisfaisant».«Si nous sommes aujourd’hui présentsen Algérie, c’est justement pour dire augouvernement algérien et à tous lesAlgériens qu’il n’y a aucun problèmeentre les entreprises françaises et lesentreprises algériennes», a-t-elle ajouté.De son côté, M. Temmar a affirméque les entretiens avec la délégation duMedef ont permis d’expliquer la nouvellepolitique économique algériennemise en place à la faveur de la LFC2009.Le ministre a exprimé, dans ce contexte,sa «satisfaction» pour les investissementsfrançais en Algérie, soulignantque ces derniers «entrent dans la stratégiede notre pays visant la créationd’une nouvelle économie tout à faitintégrée».Le ministre des Affaires étrangères,Mourad Medelci, a présidé la cérémonied’installation de Boudjemaâ Delmiau poste de Secrétaire général duministère des Affaires étrangères(MAE), en remplacement de MadjidBouguerra, nommé ambassadeurd’Algérie en République fédéraled’Allemagne, a indiqué le MAE dans uncommuniqué.Energie & Mines79janvier 2010


partenariatPARTENARIATEdith Cresson, ancien Premier ministre et ancienne Commissaireeuropéenne, à la Journée française de la FIA«Les entreprises françaises sontde très loin les plus actives surles Salons spécialisés algériens»M meEdith Cresson, ancien Premierministre et ancienne Commissaireeuropéenne, est à Alger pour une visiteau cours de laquelle elle aura des entretiensavec les autorités algériennes,notamment la chefferie du gouvernement,le ministère du Commerce et lawilaya d’Alger.Mais c’est surtout en tant que présidentede la commission économique del’Association France-Algérie qu’ellevisitera le pavillon algérien de la Foireinternationale d’Alger (où elle seraaccueillie par Brahim Bendjaber,président de la Chambre algérienne decommerce et d’industrie CACI), ainsique le pavillon français où exposent,cette année, près de 135 entreprisesfrançaises qui présentent leur savoirfaireet leurs technologies. «Ce chiffretémoigne de l’intérêt toujours très fortdes sociétés françaises, en particulierdes PME, pour le marché algérien et deleur désir de nouer des partenariatsavec des opérateurs algériens», a indiquéM me Edith Cresson. «D’autant quela participation aux Salons spécialisés(hors FIA) est en forte croissance, autotal, ce sont 750 entreprises françaisesqui participeront aux différentes expositionset manifestations professionnellesprévues en Algérie sur l’année 2009,soit 20% de plus qu’en 2008.» Et l’anciennePremier ministre de préciser :«Ce chiffre est le plus élevé jamais enregistréet dépasse de très loin celui denos principaux concurrents. Rien quelors des deux derniers Salons qui sedont déroulés dernièrement à Alger(Djazagro et Med-It), il y avait plus de200 sociétés françaises qui étaient présentes.»La venue de M meCresson intervientdans un contexte particulièrement porteur.Au cours de l’année 2008, leséchanges entre la France et l’Algérieont progressé de 41%, excédant pour lapremière fois le seuil des 10 milliardsd’euros, selon les Douanes françaises.Mais c’est surtout dans le domaine desinvestissements que la progression a étéla plus spectaculaire : d’après laBanque d’Algérie, les IDE en provenancede France ont crû de 50% en2008. Une étude réalisée récemmentpar la mission économique de l’ambassadede France en Algérie mettait enévidence que les 430 sociétés françaisesinstallées en Algérie employaientdirectement 35 000 personnes(100 000 avec les emplois indirects) etque leurs efforts de formation avaientété multipliés par 5 depuis 2005.Energie & Mines80visite de M. Ziari en FranceLa Grande Commission interparlementaireFrance-Algérie instituéeLa Grande Commission interparlementaire France-Algérie aété officiellement instituée à Paris, à l’issue de la séance detravail ayant regroupé au siège de l’Assemblée nationale françaiseles délégations parlementaires des deux pays conduitespar leurs présidents respectifs.Le règlement intérieur, conjointement signé par le présidentde l’Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, et sonhomologue français, Bernard Accoyer, désigne cette grandecommission comme «un organe privilégié de concertation etde coopération entre les deux Assemblées dont les objectifssont définis par le protocole-cadre de coopération et neremettent en cause ni l’existence ni la finalité des groupesparlementaires d’amitié institués entre les deux pays».Présidée conjointement par les présidents des deuxAssemblées, la Grande Commission est composée de deuxsections algérienne et française, comprenant chacune huitmembres dont la «liste est arrêtée pour chaque réunion enjanvier 2010fonction de l’actualité et de la nature des thèmes d’échangefigurant à l’ordre du jour de la réunion».La Grande Commission se réunit en session sur décision desdeux coprésidents «une fois par an, sur un ordre du jour établid’un commun accord» et les sessions se tiendront alternativementen Algérie et en France. Cette GrandeCommission aura pour objectifs de renforcer le dialoguepolitique entre les deux Assemblées, favoriser et renforcer leséchanges entre leurs organes, suivre les relations politiques,économiques, sociales et culturelles entre les deux pays,promouvoir l’amitié algéro-française et la solidarité méditerranéenneau sein des deux Assemblées et contribuer à la promotiondes objectifs de coopération entre les deux pays et audéveloppement de la coopération décentralisée.Il est à noter que la Grande Commission est la troisième dugenre à être instituée par l’Assemblée nationale française,après celles qui existent avec la Russie et le Québec.


partenariatalgérie-allemagneDes hommes d’affaires allemandsà la recherche d’opportunités de partenariatsUne délégation d’hommes d’affairesallemands représentant une dizained’entreprises spécialisées dans diversdomaines d’activités économiques,notamment les services, les équipementsindustriels, la logistique, lamaintenance et la machinerie s’est renduedans notre pays à l’initiative duministère allemand de l’Economie et dela Technologie.Les représentants de ces entreprises,dont certaines activent déjà en Algérie,ont exprimé leur souhait de tisser despartenariats avec des opérateurs nationauxà l’occasion de la conférenceorganisée, à l’hôtel El Djazaïr, sous l’égidede la Chambre algéro-allemandede commerce et d’industrie (AHK).Dans son intervention devant les représentantsdu ministère de l’Industrie etde la Promotion des investissements etde la CACI, le directeur général de laChambre algéro-allemande de commerceet d’industrie a réaffirmé l’intérêtdes opérateurs de son pays pour lemarché algérien, dont les indicateurséconomiques sont propices à la promotionde la coopération bilatérale.Andréas Hergenröther a tenu, ainsi, àrappeler que plusieurs entreprises allemandesont déjà réussi à entretenir despartenariats dans les secteurs du BTP,des transports et de la logistique avecdes entreprises algériennes, citantl’exemple de la société Dywidag, qui aconclu un partenariat avec Cosiderpour la réalisation de la partie géniecivile du métro d’Alger ou encore lasociété Knauf, leader mondial dansl’industrie du plâtre qui a décroché, en2006, 50% des actions de l’usine deplâtre à Fleurus.Aussi Knauf a-t-il réalisé une deuxièmeligne de production de plaques en plâtre,la plus grande en Afrique du Nord.L’investissement en question est estiméà 40 millions d’euros. D’autres jointventuresont été citées par l’intervenantdans les domaines des matériaux deconstruction (Basf-Orascom), ou lestransports (Siemens-SNTF) pour illustrerla densité du partenariat bilatéral.Mettant en évidence l’évolution desrelations économiques entre les deuxpays, l’intervenant a indiqué que plusde 200 entreprises allemandes sontprésentes sur le marché algérien. Uneperformance que les Allemands comptentconsolider, dira-t-il.Andreas Hergenröther ajoutera que lesexportations allemandes vers notrepays ont augmenté de 18%, durant lesneuf premiers mois de 2009, soulignantpar la même occasion que sonpays a su confirmer, par conséquent, laplace parmi les cinq premiers fournisseursde l’Algérie. Le DG de AHK, quiestime par ailleurs que le potentiel de lacoopération reste à développer auniveau des entreprises, a déclaré quecinq autres délégations sont attenduesdans notre pays avant la fin de l’année.Le directeur des relations internationalesau niveau du ministère del’Industrie et de la Promotion desinvestissements a, pour sa part, présentéune esquisse de la stratégie industrielleprojetée dans le cadre du programmede relance économique pouraxer sur les principes fondamentaux dela politique en question.Ahmed Aït Ramdane expliquera quecette stratégie devra se baser sur lapromotion des filières à compétitivitéavérée et à forte valeur ajoutée, danscet objectif de créer des championsindustriels. Il s’agira essentiellement dela «valorisation des ressources naturelles»dont les fertilisants, la sidérurgie,la métallurgie (métaux non ferreux) etles matériaux de construction, de lavalorisation du tissu industriel existant(électronique, industrie pharmaceutique,biens d’équipement et l’agroalimentaire)et enfin de la promotiond’industries nouvelles dans les domainesdes TIC, l’automobile et la constructionnavale, une stratégie quirequiert des partenariats de hautniveau, a affirmé M. Aït Ramdane.Aussi, le secteur qui représente près de5% du PIB, soit quelque 160 à 170milliards de dollars, et une productionde valeur ajoutée de l’ordre de7 milliards de dollars, renferme degrandes potentialités en la matière.Dans le même ordre d’idées, le directeurgénéral de la CACI a mis en avantla qualité des rapports économiquesentre les deux pays lesquels évoluentdans un partenariat positif. Dans uneintervention consacrée à la coopérationbilatérale, Mohammed Chami a affirméque l’Algérie dispose d’atouts dans lessecteurs de l’énergie, de la formationprofessionnelle et de la main-d’œuvrequi la placent dans le centre d’intérêtdes investisseurs étrangers, particulièrementallemands.Energie & Mines81janvier 2010


partenariatPARTENARIATDavid Pearce, l’ambassadeur américain, à Alger«Les Etats-Unis veulent élargirles relations économiqueset commerciales avec l’Algérie»Les Etats-Unis souhaitent élargir davantage leurs relations économiques et commercialesavec l’Algérie qui a été désignée par les autorités commerciales américaines,pour juin, comme le marché du mois dans le monde, a affirmé l’ambassadeur américainà Alger, David Pearce, lors d’une conférence de presse organisée en margede la 42 e Foire internationale d’Alger (FIA).Energie & Mines82«La participation américaine à cettemanifestation économique est un symboleimportant des relations bilatérales»entre les deux pays, a affirmé l’ambassadeuraméricain en précisant queles Etats-Unis y participent avec25 compagnies, soit le même nombrede participants que l’année 2008, endépit de la grave crise économique etfinancière que traverse son pays.Dans son intervention, M. Pearce atenu à souligner que son pays n’a pasgelé les investissements en Algérie suiteaux dernières mesures relatives auxinvestissements prises par le gouvernementalgérien. «Il n’est pas vrai que lesEtats-Unis aient gelé leurs investissementsen Algérie», a-t-il soutenu.Ces mesures, rappelle-t-on, portent surla clause de la préférence nationale de15% dans les marchés publics, de ladirective d’associer les entreprisesnationales dans le capital des sociétésd’importation étrangères à hauteur de30% ainsi que la détention par la partiealgérienne d’une part majoritaire (pasmoins de 51%) dans les investissementsdes sociétés étrangères.Tout au contraire, a-t-il noté, l’ambassadeaméricaine encourage les sociétésaméricaines à venir explorer le marchéalgérien, notamment hors hydrocarbures.Pour preuve, a-t-il dit, l’Algérie a étédésignée en juin comme le marché dumois dans le monde.M. Pearce a souligné aussi que sonpays négocie avec l’Algérie un accordd’Open Sky pour desservir Alger-NewYork à travers des vols directs, et serapproche également de la conclusiond’un accord douanier bilatéral et d’unautre dans le domaine juridique.janvier 2010Par ailleurs, il a estimé que l’Algériesera «un destinataire important» dumessage que va donner le présidentBarack Obama aux musulmans dumonde au Caire. «Avec ses 35 millionsd’habitants, l’Algérie est un destinataireimportant de ce message. Les Etats-Unis donnent une grande importance àses relations avec l’Algérie. Nousrespectons la voix de l’Algérie dans lacommunauté internationale», a-t-ilaffirmé.M. Pearce a également indiqué quel’Algérie est considérée comme un«partenaire dans les affaires régionaleset multilatérales», citant le rôle joué parl’Algérie dans l’adoption récente àGenève par la Conférence du désarmementd’un programme de travail qui valui permettre de reprendre ses activitésvisant à négocier des instruments et destraités internationaux en matière dedésarmement et de non-prolifération etque les Etats-Unis ont «vivement»soutenu.«Les efforts de l’Algérie à cet égardméritent bien nos félicitations. Avec leleadership de l’Algérie sur ce volet (dedésarmement), la communauté internationaledispose d’un programme detravail sérieux», a-t-il soutenu.Intervenant à son tour, le président duConseil d’affaires algéro-américain,Ismail Chikhoune, a souligné que ceConseil a permis, entre autres, à unedizaine d’opérateurs algériens de bénéficierde l’expertise américaine dans ledomaine de l’élevage laitier.Ces opérateurs ont ainsi créé, dans unpremier temps, une ferme de5 000 vaches laitières et qui atteindra10 000 vaches dans cinq ans.Pour renforcer cette coopération, ledépartement américain du Commerceva organiser une mission en Algéried’hommes d’affaires américains, a-t-ilindiqué.M. Chikhoune a appelé les opérateursalgériens à s’activer pour l’exportationdes produits algériens vers les Etats-Unis, sachant qu’une liste de 3 400produits algériens agroalimentairesnotamment sont exonérés de droits dedouanes dans le cadre du programme«Système général de préférence».Il est à rappeler que les échanges commerciauxentre l’Algérie et les Etats-Unis ont atteint 22 milliards de dollarsen 2008. L’Algérie est le deuxièmepartenaire commercial des Américainsdans le monde arabe.L’essentiel des exportations algériennesvers ce pays est constitué des hydrocarbureset de quelques produitsagroalimentaires.


partenariatPARTENARIATEnergie & Mines84janvier 2010Algérie-UENouveaux mécanismes pour boosterla coopération bilatéraleLa quatrième sessiondu Conseil d’associationAlgérie-UE s’estdéroulée àLuxembourg dans unclimat empreint de«franchise et de sérénité»,permettantainsi de faire une évaluationglobale desrelations entre lesdeux parties et demettre en place de«nouveaux mécanismesen mesure debooster la coopérationbilatérale».«Je crois que ce qu’il faut retenir, c’estque cette réunion peut être caractériséecomme une réunion empreinte d’unegrande franchise et, en même temps,d’une grande sérénité», a déclaré leministre des Affaires étrangères,Mourad Medelci, qui a présidé les travauxdu Conseil d’association. Le premiervice-ministre des Affaires étrangèresde la République tchèque, TomasPojar, dont le pays préside l’Unioneuropéenne, l’a qualifiée, pour sa part,de «réunion couronnée de succès». Ils’est félicité également de la qualité dudialogue politique «crucial et fructueux»qui a prévalu lors d’une rencontrequi a précédé le Conseil d’association,et qui a regroupé M. Medelci, lehaut représentant de la politique extérieurede l’UE, Javier Solana, la chargéedes relations extérieures à laCommission européenne, M meBenitaFerreur Waldner, et le ministre desAffaires étrangères chèque, JanKohout. Le ministre algérien s’est ditconvaincu que ce nouveau rendez-vous«va pouvoir de manière plus claire faireévoluer plus progressivement» les rapportsentre les deux partenaires «dansle sens où ils l’ont souhaité dès ledépart», c’est-à-dire «plus d’investissements,plus d’emplois, plus d’accès à latechnologie, plus d’accès au réseau dedistribution de nos propres produits etservices».Ainsi, au terme de leur évaluation, lesdeux parties sont parvenues à dégagerde nouveaux mécanismes «de nature àconforter les objectifs de l’accord d’associationmis en œuvre en septembre2005», a indiqué M. Medelci à l’APS.Sur le plan politique, les deux partiesont constaté des relations politiquessuivies, des visites de haut niveau,notamment pour l’année 2008, qui ont,a souligné le ministre, permis auxresponsables algériens et européens dese concerter sur des questions d’intérêtinternational, mais également sur desquestions d’intérêt national, «qu’il s’agissede problèmes de sécurité, de luttecontre le terrorisme ou des problèmesconcernant ce qui est habituellementdésigné sous le thème de la défense desdroits de l’Homme». Sur le terrain économique,le ministre algérien, rappelantque le fondement de l’accordd’association est la création d’une zonede libre-échange, a constaté qu’aprèstrois années de sa mise en œuvre, «iln’y a pas pour l’UE un pourcentage departicipation aux importations del’Algérie plus élevé que celui qui existaitavant l’accord et qui se situe au niveaude 52 et 53%». Selon les chiffres communiquéspar le ministre, le niveau desimportations par l’Algérie a dépassé les40 milliards de dollars, influant, enmême temps, sur le niveau des importationsà partir de l’UE, de 2005 à2009, passé de 11 à 20 milliards dedollars en 2008.Cette évolution est due au fait quel’Algérie s’est engagée dans desprogrammes d’infrastructures et dedéveloppement très importants qui sollicitentle commerce extérieur, a expliquéM. Medelci.D’autre part, le ministre a relevé que lesinvestissements de l’UE en Algérie ontévolué, mais à un rythme et avec unediversité que la partie algérienne considèrecomme «insuffisants». «Lorsquenous avions signé l’accord en 2001,nous avions en même temps signé unedéclaration algérienne dans laquelle onobservait que l’objectif le plus importantpour les Algériens, à travers cetaccord, était de provoquer un mouvementde promotion des investissementset notamment des investissements horshydrocarbures vers notre pays», a rappeléM. Medelci. Au terme de troisannées de mise en œuvre de l’accord,l’Algérie a donc constaté que ce qui aété réalisé sur ce terrain «n’est pasnégligeable, mais en deçà de ce qu’elleespérait», a-t-il relevé.En outre, les deux parties sont convenuesd’organiser avant la fin de l’annéeun forum des opérateurs économiqueseuropéen à Alger et d’installer rapidementun groupe de travail pour examinerles entraves et les contraintes quisont souvent signalées par les opérateurséconomiques algériens qui exportentvers l’UE et qui les découragentsouvent de le faire, a indiquéM. Medelci.S’agissant du troisième élément de l’évaluationrelatif aux relations humaines,l’Algérie estime que ce dernierconcerne essentiellement les questionsde circulation des personnes.«C’est en tous les cas de cette façonque nous avons posé le problème et lapartie européenne insiste, pour sa part,sur une coopération plus précise», a-tilprécisé.Partant de l’évaluation de cette situation,l’Algérie et l’UE sont parvenues àtirer des «conclusions opérationnellessur lesquelles elles pourraient bâtir leurtravail en commun dans les prochainsmois». Sur le plan de la coopérationinstitutionnelle et l’accompagnementdans la mise en œuvre des réformes, enAlgérie, les deux parties sont convenues,dans le cadre du prochainProgramme indicatif national (PIN),pour la période 2011-2013, de changerleur système de travail et d’établir desbudgets globaux au lieu que ce soit un


partenariatbudget par projet. Les sommesqui entreraient dans le cadre dece système d’appui budgétaireiraient au Trésor et seraient utiliséessur la base d’un programmeglobal arrêté d’un communaccord.La rencontre a également étél’occasion pour la partie algériennede mieux expliquer à sesinterlocuteurs européens ladémarche algérienne concernantcertaines mesures économiquesqu’elle compte adopteravant la fin de l’année relatives àl’investissement direct étrangeret au commerce extérieur.La partie algérienne a précisé àses partenaires que ces décisionss’inscrivaient dans unepréoccupation de plus grandemaîtrise de son commerce extérieur.L’Algérie a expliqué égalementque dans la conjoncture de criseéconomique actuelle, il étaitnécessaire pour elle de prendredes initiatives pour booster l’investissementdirect européen etétranger de façon générale.A cet effet, elle a pris la décisionde rendre désormais obligatoirela participation des entreprisesalgériennes à concurrence de51% pour les investissements àvenir.«J’ai perçu une plus grandeécoute quant à ces initiativesque l’Algérie est en droit deprendre», a-t-il affirmé. Enfin,au plan politique, les deux partenairesont examiné les questionsqui touchent leur environnementrégional. Elles ont évoquéles questions du Maghreb,du Sahel, les relations UE-Afrique et la question duMoyen-Orient.Elles ont également parlé de laquestion du Sahara occidentalau sujet de laquelle M. Medelcia rappelé, à cette occasion, laposition de l’Algérie et «le soutienqu’elle accorde à l’envoyéspécial du Secrétaire généraldes Nations unies pour leSahara occidental, sur la basede la dernière résolution (duConseil de sécurité) du 30 avril2009».L’ambassadeur du Canada«Les entreprises canadiennes de plusen plus nombreuses en Algérie»Selon Patrick Parisot, «durant le premiertrimestre 2009, le service des déléguéscommerciaux de son ambassade aidentifié plus de 70 occasions d’affairessolides».«Le changement dans la politique desinvestissements en Algérie ne gêne nullementles entreprises canadiennes qui sontde plus en plus nombreuses à venir.»C’est ce qu’a affirmé l’ambassadeur canadien,Patrick Parisot, lors d’une conférencede presse organisée au niveau dupavillon canadien à la Foire internationaled’Alger.Prêt à soutenir toute entreprise de sonpays pour venir en Algérie, le diplomate avoulu lancer un message fort en affirmantque les compagnies canadiennes veulentdévelopper en Algérie des relations à longterme basées sur le transfert de savoirfaireet de technologies.Allant plus loin, M. Parisot a signalé quedurant le premier trimestre 2009, le servicedes délégués commerciaux de sonambassade «a identifié et fait suivre plusde 70 occasions d’affaires solides», alorsque celui-ci répond à plus de 400 demandesde services annuellement de la part deses clients canadiens. Sans donner dechiffres précis sur le montant des investissementscanadiens en Algérie, l’ambassadeurs’est limité à souligner que les sociétéscanadiennes investissent de plus enplus en Algérie et créent des sociétés dedroit algérien. De ce fait, selon le diplomate,la FIA constitue une occasion pourapprofondir et diversifier les relationscommerciales entre les deux pays, relevantla capacité industrielle canadienne àrépondre aux nombreux besoins del’Algérie, notamment en cette périoded’investissements publics massifs. Il aindiqué, à ce titre, que le Canada peutsatisfaire les besoins de l’Algérie dans plusieursdomaines, particulièrement dans lesecteur de l’énergie, des transports,notamment dans le domaine ferroviaire etde l’aviation, les télécommunications etnouvelles technologies ainsi que la santéet la production pharmaceutique.Pour M. Parisot, l’intérêt du Canada àinvestir dans la formation et à partageractivement son savoir-faire constitue un«atout» en faveur de son pays, soulignantque son pays accorde une grandeimportance à l’accompagnement du dévelop-pementde l’Algérie. Il a affirmé égalementque les relations économiquesentre l’Algérie et le Canada «sont excellentes,mais peuvent s’améliorerdavantage», notamment par la mise àcontribution de la communauté algérienneinstallée au Canada, estimée à plus de50 000 personnes.Pour M. Parisot, la mise en place d’uneliaison aérienne entre Alger et Montréaldepuis juin 2007 a donné «une forteimpulsion» aux relations bilatérales.Interrogé sur le projet de constructiond’un complexe industriel d’aluminium enAlgérie par le Groupe canadien Rio TintoAlcan, l’ambassadeur a affirmé que «leGroupe est prêt à investir et n’attend quel’aval des autorités algériennes».Il a précisé qu’une proposition de projet aété déposée en avril 2008 auprès del’Agence nationale de développement del’investissement (ANDI) qui est en attented’une décision du Conseil national desinvestissements (CNI).M. Parisot a fait savoir, à ce propos, quele projet d’une valeur de 6 à 7 milliards dedollars porte sur la construction et l’exploitationd’un complexe industriel d’aluminiumpour des fins de production d’aluminiumprimaire ainsi que la promotionde la production de produits semi-finis oufinis en aluminium.L’ambassadeur a précisé dans cet ordred’idée que le Groupe Rio Tinto est enmesure d’apporter un soutien stratégiqueau projet et de promouvoir la créationd’emploi, la formation et le développementdes compétences locales ainsi que lastimulation des PME. Aussi, selon lui, leCanada est fin prêt pour participer à laréalisation des grands ouvrages initiés parl’Algérie, ceci d’autant que, comme il lesoulignera, «ce pays, grâce à une politiquefinancière prudente, est à l’abri de lacrise». Partant de là, il mettra le mot de lafin : «Aussitôt que le feu vert sera donné,nous serons les premiers en lice !»Energie & Mines85janvier 2010


partenariatPARTENARIATRéalisation d’installations de traitement de gazSonatrach et le canadien SNCLavalin signent un contratpour plus d’un milliard de dollarsEnergie & Mines86Ce contrat qui prévoitde développer deschamps gaziers àHamra d’ici à la fin2012 va permettre àl’Algérie d’augmenterses capacités de productionde gaz dequelque 3 milliards demètres cubes annuellementet générer 500millions de dollarssupplémentaires.Avec l’ambition d’augmenter très prochainementles capacités de productionde gaz, et donc d’exportation de cecombustible, le Groupe pétrolier etgazier algérien Sonatrach a signé uncontrat portant sur la réalisation d’installationsde traitement de gaz sur leschamps de Rhourde Enouss-Quartzitesde Hamra avec le géant canadien SNCLavalin.D’un montant global qui avoisine unmilliard de dollars, soit l’équivalent de79,3 milliards de dinars, ce nouveaucontrat de type EPC (EngineeringProduction Procurement) va permettreà l’Algérie, une fois les structures réalisées,d’augmenter sa capacité de productionde 3 milliards de mètres cubessupplémentaires et de générer doncquelque 500 millions de dollars de plusà l’Etat algérien.Le document a été signé en présencedu ministre de l’Energie et des Mines,Chakib Khelil, et du P-DG deSonatrach, Mohamed Meziane, ausiège de la compagnie à Hydra.Ce contrat consiste principalement enla réalisation des installations nécessairespour la collecte du gaz des champsde Rhourde Ennous central, Rhourdejanvier 2010Enous Sud-Est, Rhourde Adra etRhourde Adra Sud, pour le traitementdu gaz brut des Quartzites de Hamra àpartir d’un train de capacité nominalede 10 millions de mètres cubes/jourpour l’extraction et la réinjection CO 2ainsi que pour l’expédition du gaz produitvers le réseau de transport. Ledélai global de réalisation, lui, a été fixéà 39 mois, ce qui permettra àSonatrach de récupérer le projet vers lemois d’octobre 2012.Pour Mohamed Meziane, le P-DG duGroupe, ce marché entre dans les perspectivesde Sonatrach de poursuivre«à un rythme soutenu» le développementet l’optimisation des ressourcesgazières algériennes étant donné que cecontrat est le cinquième conclu depuisle début de l’année et le second en cinqjours, après avoir lancé le projet dedéveloppement du gisement de GassiTouil.«Avec les champs de Gassi et desQuartzites de Hamra, nous allons eneffet pouvoir traiter 10 millions demètres cubes de gaz de plus et disposerde quantités supplémentaires de gaznaturel et de condensat», a-t-il précisé,avant de souligner le fait que la réalisationdu projet a été confiée à la sociétécanadienne SNC Lavalin, selon lesrègles qui sont coutumières à la sociétéalgérienne, soit celles du dispositif depassation des marchés «et du processustransparent et équitable qui le caractérise»,à travers un avis d’appel d’offresoù elle était la seconde soumissionnaireavec l’italienne Saipem, SNC Lavalinayant donc été la moins disante.Pour sa part, le ministre de l’Energie etdes Mines, M. Khelil, s’est félicité de laconclusion de cet accord, tout en affirmantque ces installations permettrontà l’horizon 2012 de produire et traiterprès de 3,5 milliards de mètres cubessupplémentaires de gaz par an.Selon le ministre, le gaz produit dansces installations servira à alimenterl’unité de GNL d’Arzew, en cours deconstruction, et aidera Sonatrach àatteindre ses objectifs d’exporter85 milliards de mètres cubes au lieu de62 milliards de mètres cubes actuellementdurant les cinq prochainesannées, «tout ce que nous espérons,c’est que ces projets soient réalisésdans les délais qui leur sont impartis»,a-t-il dit.Enfin, le ministre a tenu à souligner à lapresse en marge de la signature quel’Algérie cessera à l’horizon 2013 deproduire de l’essence qui contient duplomb, soulignant que l’éliminationprochaine de ce carburant du marchéest «un objectif constant» pour promouvoirl’utilisation des énergies proprestels le GPL/carburant et l’essencesans plomb. «Il faut cesser le plomb quiest nuisible pour la santé et éviter l’utilisationdu gasoil, ce sont nos objectifsà long terme», a enfin souligné leministre.


partenariatConsommationde l’énergieLes paysémergentsdépassent pourla première foisceux de l’OCDELe Groupe pétrolier BP a indiqué dans unrapport que la consommation de l’énergiedes pays émergents a dépassé pour la premièrefois en 2008 celle des pays développés,membres de l’Organisation pour lacoopération et le développement économique(OCDE).La consommation des pays émergents areprésenté 51,2% de la consommationmondiale, a précisé l’économiste de BP,Christoph Rühl, qui commentait le rapportannuel sur l’énergie de BP, une étude menéepar ce pétrolier depuis 48 ans sur le secteur.«Le centre de gravité des marchés mondiauxde l’énergie s’est nettement et, demanière irréversible, déplacé vers les paysémergents», a indiqué, pour sa part, lepatron de BP, Tony Hayward. Cette tendanceva se poursuivre, puisque ces pays assurentla quasi-totalité de la croissance de lademande d’énergie, prévoit le rapport, ensoulignant qu’en 2008 la Chine seule acompté pour les trois quarts de la hausse dela demande d’énergie (+1,4%, la plus faibledepuis 2001 en raison de la crise), le restevenant de la région Asie-Pacifique en général,qui a représenté 87% de ces 1,4%.Toutefois, l’étude constate que cette haussede la consommation d’énergie constitueune menace pour l’environnement parcequ’elle s’accompagne d’un essor du charbon,l’énergie abondante et bon marché surlaquelle l’Inde et la Chine ont misé pour sedévelopper.Alors que la consommation de pétrole areculé pour la première fois en 16 ans, lademande de charbon est ainsi restée dynamiqueet a progressé de 3,1%, selon les estimationsde BP, tirée par l’Inde et la Chine.Energie & Mines87janvier 2010


partenariatPARTENARIATChakib Khelil en Argentine pour développerla coopération énergétiqueSonatrach voit loinEnergie & Mines88Le ministre de l’Energie et des Mines,Chakib Khelil, a entamé une visite detravail de six jours en Argentine à l’invitationdu ministre argentin de laPlanification, des Investissementspublics et des Services, Julio de Vido,selon le communiqué du ministère.Le développement et le renforcementde la coopération bilatérale dans lesdomaines de l’énergie et des mines,notamment pour la recherche, la productionet la commercialisation deshydrocarbures, le phosphate ainsi quel’utilisation pacifique de l’énergienucléaire sont les principaux points àl’ordre du jour de la visite de M. Khelilen Argentine, précise la même source.Accompagné d’une délégation composéede responsables auprès, respectivement,de son ministère, duCommissariat national à l’énergie atomique(COMENA) ainsi que deSonatrach et de Ferphos (fer etphosphates), M. Khelil rencontreradurant son séjour M. De Vido ainsi quede hauts responsables argentins.Il est à rappeler qu’en matière d’énergie,notamment pour le gaz, Sonatrachs’est déjà engagée à approvisionner lacompagnie argentine ENARSA sur lemarché spot avec des quantités de140 000 m 3 à compter de juillet 2008.L’Algérie a également manifesté sadisponibilité à vendre du phosphate,selon la demande de la partie argentine.S’agissant du développement et de l’utilisationpacifique de l’énergie nucléaire,la coopération dans ce domaine,régie par l’accord de 1985, a connu undéveloppement significatif à travers laréalisation de projets relatifs à la mise àjour du réacteur Nour (Draria), à l’extensionde l’Unité de développementdes éléments combustibles (UCDE) età la mise en place d’un laboratoire deradio-isotopes.Lors de la visite effectuée par la présidenteargentine, M me CristinaFernandez de Kirchner, en novembredernier à Alger, plusieurs accordsavaient été signés dont celui de lajanvier 2010coopération pour le développement etl’utilisation pacifique de l’énergienucléaire.Ourtre l’Argentine, l’Algérie est égalementprésente sur le continent sudaméricain,puisque Sonatrach et lasociété pétrolière brésilienne Petrobrasont signé, en 2007, un mémorandumd’entente, englobant la recherche etl’exploitation des hydrocarbures enoffshore.Petrobras est leader en Amérique latine,notamment dans le domaine de l’exploration.Dans ce contexte, l’exemple duprojet du gisement gazier de Camisea,au Pérou, auquel Sonatrach est dans letransport et dans l’amont (explorationproduction)depuis 2003. Camiseac’est 35 000 barils par jour de condensatet de GPL et 5 milliards de mètrescubes de gaz naturel. Un gisement quiest entré en production en 2008. Toutcela reflète la volonté croissante duGroupe de s’offrir une place de choixdans les marchés du pétrole et du gaz etce, partout dans le monde.En Europe, la compagnie a acquis desréservations de capacité dans les terminauxde Isle (Royaume-Uni) et deMontoir en Bretagne (France). Et elle amis en place en Espagne une sociétépour la commercialisation du gaz algérien.Non sans difficultés, lesEspagnols ayant imposé des conditionsjugées discriminatoires par la partiealgérienne. Au Portugal, elle a signé, ily a trois ans, avec le Groupe énergétiqueEnergias de Portugal (EDP) unpacte d’actionnaires. Ce faisant, elle aacquis sur le marché boursier portugaisune part de 2,035% du capital duGroupe Energias, devenant ainsi, etc’est une première, actionnaire d’unesociété énergétique en Europe. Il estattendu que cette opération soit suivied’autres acquisitions et prises de participationdans le capital de certainescompagnies qui opèrent dans l’aval.Toujours avec le Groupe portugais,Sonatrach est signataire d’un mémorandumd’entente dont la finalité est lamise en place d’un partenaire stratégiquecouvrant les domaines du gaznaturel et de l’électricité. Le partenariatstratégique s’appuie notamment surl’approvisionnement en gaz natureld’EDP par Sonatrach sur une baselong terme, portant sur une quantitécontractuelle annuelle maximale de2 milliards de mètres cubes et dont lamajeure partie sera destinée aux projetsen partenariat entre Sonatrach et EDP.Il porte aussi sur la création d’unejoint-venture commercialisation à partségales (50-50%) pour la commercialisationde gaz naturel et la participationde Sonatrach à concurrence d’un minimumde 25% dans les investissementsrelatifs aux centrales CCGT de EDP enEspagne et au Portugal qui seront alimentéespar du gaz algérien.


partenariatCinq domainesde coopérationbilatérale dégagésLe ministre de l’Energie et des Mines, le D r ChakibKhelil, accompagné d’une importante délégation, aeffectué une visite de travail en Argentine, du 17 au22 mai dernier, à l’invitation de son homologue, leministre de la Planification, des Investissements publicset des Services, Julio de Vido. Le ministre a été reçuen audience par la Présidente argentine, M me CristinaFernandez de Kirchner.Il s’est également entretenu avec le ministre desRelations extérieures, Jorge Taiana, le ministre de laPlanification, des Investissements publics et desServices, Julio de Vido, le Secrétaire d’Etat à l’Energie,le Secrétaire d’Etat à l’Agriculture, de l’Elevage et de laPêche, Carlos Cheppi. Un entretien en tête à tête a eulieu entre Chakib Khelil et son homologue De Vido ets’est élargi ensuite aux deux délégations.Les entretiens ont porté sur cinq principaux domainesde coopération entre les deux pays. Il s’agit du nucléairecivil, du gaz naturel liquéfié (GNL), les mines etphosphate, de l’agriculture saharienne et du développementdes activités à l’international dans les domainesdes hydrocarbures entre la société Sonatrach et lasociété pétrolière argentine ENARSA.Le ministre a effectué également des visites au Centrede recherche nucléaire Ezeiza aux environs de la capitaleBuenos Aires, à l’institut de formation et au centrede recherche nucléaires dans la ville de Bariloche,située à 400 km au sud de l’Argentine.Le ministre a eu aussi une rencontre avec les opérateurspublics et privés argentins durant laquelle il a présentéle climat d’investissement en Algérie et les opportunitésd’investissement offertes par le secteur del’Energie et des Mines.Les discussions qui ont eu lieu entre les deux partiesont été sanctionnées par un procès-verbal qui prévoitnotamment :• Le volet nucléaire : assistance technique et formationpour le développement des activités du centrenucléaire Nour et la mise en place du futur Centre deformation en génie nucléaire en Algérie.• L’exportation du GNL vers l’Argentine.• Le phosphate : déplacement d’une délégation argentineen Algérie pour poursuivre les discussions sur lafourniture à l’Argentine de 500 000 tonnes de phosphate.• Agriculture saharienne : déplacement d’une équipede Sonatrach en Argentine pour examiner la possibilitéde partenariat pour le développement de l’agriculturesaharienne à partir de la ferme pilote de Sonatrach deGassi Touil.• Activité à l’international : recherche d’opportunitésconjointes à l’international entre Sonatrach et ENARSA.Algérie-IndonésieLe présidentBouteflika reçoitHidayat Nur WahidLe président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu àAlger le président du Conseil consultatif populaire de laRépublique d’Indonésie, Hidayat Nur Wahid.Hidayat Nur Wahid est arrivé à Alger dans le cadre d’une visitede travail à l’invitation du président du Conseil de lanation, Abdelkader Bensalah, rappelle-t-on.M. Hidayat réaffirme la volonté de l’Indonésie d’œuvrer avecl’Algérie pour le renforcement du rôle des deux pays.Le président du Conseil consultatif populaire de laRépublique d’Indonésie, Hidayat Nur Wahid, a réaffirmé àAlger la volonté de son pays d’œuvrer de concert avecl’Algérie au renforcement de leur rôle à même d’assurerbien-être et prospérité aux deux nations et à l’humanité toutentière.Dans une déclaration à la presse à l’issue de l’audience quelui a accordée le Président de la République, AbdelazizBouteflika, Hidayat Nur Wahid a réitéré la volonté de sonpays d’œuvrer de concert avec l’Algérie au renforcement durôle des deux pays à même d’«assurer bien-être et prospéritéaux deux nations et à l’humanité tout entière», ajoutantque «l’action politique est faite pour servir la patrie etl’humanité».Il a également indiqué avoir écouté, lors de l’audience, «lesvisions judicieuses» du président Bouteflika concernant lesquestions d’intérêt commun, présentant par là même ses félicitationsau président de la République à l’occasion de sonélection pour un troisième mandat.Energie & Mines89janvier 2010


partenariatPARTENARIATAlgérie-Cuba«Objectif : une coopérationdiversifiée et de haute valeur»Rodrigo MalmiercaDiaz, ministre cubaindu Commerce et del’Investissement extérieursa animé uneconférence de presseau siège de l’ambassadede la Républiquede Cuba (Hydra) enprésence de l’ambassadeur,EumelioCaballero Rodriguez.Energie & Mines90M. Diaz a expliqué qu’il est venu àAlger pour participer à deux événements,à savoir la tenue de la 16 esessionde la commission intergouvernementalealgéro-cubaine chargée depromouvoir la coopération entre lesdeux pays et pour participer à la Foireinternationale d’Alger (FIA) avec unedélégation de chefs d’entreprisecubains.«Nous signerons, dans le cadre de laclôture de la commission mixte, plusieursdocuments qui vont renforcer lacoopération bilatérale dans diversdomaines, notamment le domaine de lasanté», dira M. Diaz.L’objectif essentiel est le transfert detechnologie et l’assistance technique dehaute valeur. La coopération dans ledomaine de la santé a connu des progrèsnotables. Parmi les projets encours, il y a l’objectif d’offrir un paquettechnologique, la gestion hospitalièreainsi que l’équipement des hôpitaux etdes services. Après la réalisation del’hôpital ophtalmologique de Djelfa,trois autres hôpitaux du même genresont en voie d’achèvement. La coopérationporte aussi sur la production devaccin contre l’hépatite B, la mise enplace d’une animalerie (animaux delaboratoire), la production de produitsbiologiques pour contrôler la pestedans l’agriculture.janvier 2010Dans le domaine du sport, on a convenuavec le ministère de la Jeunesse etdes Sports d’apporter une contributionpour l’entraînement de sportifs algériensde haut niveau, en plus d’encadrerles enfants scolarisés.La coopération concerne d’autresdomaines comme l’hydraulique,notamment le contrôle des eaux usées,les secteurs de l’éducation et de la culture.Questionné à propos de l’évolutiondes relations entre Cuba et lesEtats-Unis avec l’arrivée d’Obama etles mesures que le président américaina décidé pour rendre possible le voyagevers Cuba, M. Diaz a indiqué que lamesure prise par l’administrationObama, autorisant le voyage versCuba, n’a fait que rétablir ce qui existaitavant, du temps de Clinton, maiss’agissant du blocus imposé par lesEtats-Unis sur Cuba depuis plus decinquante ans, occasionnant des pertesà Cuba estimées à 91 milliards de dollars,il reste intact.La communauté internationale a expriméson rejet du blocus. L’année dernière,185 pays ont voté à l’ONU unerésolution pour la levée du blocus, seulstrois pays (Etats-Unis, Israël et une îledu Pacifique) ont voté contre. «Ceserait bien que les relations entre Cubaet les Etats-Unis se normalisent. Noussommes dans les meilleures dispositionspour discuter sur la base durespect de notre souveraineté et de lanon-ingérence dans les affaires intérieures»,a souligné M. Diaz, qui préciseque 70% des citoyens américainssont favorables à une normalisation desrelations entre les Etats-Unis et Cuba.A une question sur l’état de santé deFidel Castro, le ministre a indiqué quele leader cubain se porte très bien, semontrant actif, comme le prouvent lesarticles qu’il publie régulièrement dansla presse.


Algérie-VenezuelaLe ministre de l’Energie et des Mines,Chakib Khelil, s’est entretenu à Algeravec le ministre cubain du Commerceextérieur et des Investissements étrangers,Rodrigo Malmierca Diaz.Les discussions entre les deux partiesont porté essentiellement sur l’examendes opportunités de coopération entreles deux pays dans le domaine deshydrocarbures, a indiqué le ministèredans un communiqué.La visite du président cubain à Alger enfévrier dernier a été l’occasion de renforcerles relations bilatérales dans plusieursdomaines, rappelle-t-on. Lemémorandum d’entente sur les consultationspolitiques bilatérales, conclu enmai 2007, a permis de renforcer lesmécanismes de concertation et de coordinationentre les deux pays à tous lesniveaux.La 15 esession de la commission mixtealgéro-cubaine, qui s’est tenue en janvier2008 à La Havane, a permis, pour sapart, de réaffirmer l’attachement desdeux pays à la réalisation de projets decoopération dans plusieurs secteurs.partenariatRéunionde la commission mixteLe président de laRépublique bolivariennedu Venezuela, HugoChavez Frias, a quittéAlger après avoir effectuéune visite de travailet d’amitié de deuxjours en Algérie.M. Chavez a été salué àson départ à l’aéroportinternational Houari-Boumediène par leprésident de laRépublique, AbdelazizBouteflika. Au coursde cette visite, lesprésidents Bouteflikaet Chavez ont eu unentretien en tête-à-tête.A l’issue de cet entretien,M. Chavez a souligné,dans une déclarationà la presse, lavolonté de l’Algérie etdu Venezuela de renforcerleurs relationsbilatérales dans tousles domaines. «Nousvoulons renforcer lesliens économiques,commerciaux, énergétiqueset technologiqueset les éleverau niveau de nos excellentesrelations politiques»,a-t-il affirmé.La visite du présidentChavez est la quatrièmequ’il effectue enAlgérie, après cellesd’août 2000, d’octobre2001 et de mai 2009.Dans le domaine du commerce, l’Algérieet Cuba ont réaffirmé leur engagement,à travers un accord signé à La Havane en2001, à réaliser les opérations d’achat etde vente de pétrole et de ses dérivéscontre des médicaments, des vaccins,des équipements et du sucre naturel.A l’occasion, un procès-verbal multilatérala été signé en vertu duquel les deuxparties ont convenu de prendre une sériede mesures dans le domaine des relationséconomiques, commerciales etfinancières, dont la participation auxmanifestations et expositions organiséesdans les deux pays.En vertu de ce procès-verbal, la Banqueextérieure d’Algérie et la Banque nationalede Cuba ont réitéré leur engagementà renforcer les relations financièreset à œuvrer à l’amélioration des mécanismesbanquiers et du système informatique.D’autre part, les deux pays ont conclu,lors de la 13 esession de la commissionmixte, en 2005, un acte de coopérationéconomique, commerciale, scientifique,technique et culturelle.Energie & Mines91janvier 2010


partenariatPARTENARIATHausse du nombre de sociétéset de commerçants étrangersinstallés en AlgérieLe nombre global des sociétés et commerçants étrangers exerçant enAlgérie a atteint 6 454 opérateurs en 2008 contre 5 386 en 2007, selonles données du Centre national du registre de commerce (CNRC).Le nombre global des opérateurs étrangersinscrits au registre du commerce àfin 2008 se répartit entre 1 468 personnesphysiques et 4 986 personnesmorales, dont 127 succursales, indiqueun bilan de ce centre sur les créationsd’entreprises en Algérie.Concernant les personnes physiques,les nationalités les plus répandues sonttunisienne (35,08%), marocaine(27,04%), syrienne (12,13%) et chinoise(6,88%).Selon le CNRC, le nombre total desnationalités dont relèvent les commerçantsétrangers (personnes physiques)installés en Algérie sont de 36 nationalités.S’agissant des personnes morales,les nationalités des gérants, directeursou présidents du conseil d’administrationles plus répandues sont française(19,17%), syrienne (12,64%), chinoise(11,37%) et égyptienne (7,88%).Le nombre de nationalités des sociétésétrangères installées en Algérie est de74 nationalités.La comparaison par secteur d’activitémontre que les opérateurs économiquesétrangers (sociétés) sontinscrits pour 30% dans la productionindustrielle et le BTPH, 29% dans lesservices et 25,2% dans l’import-export.Par contre, 72% des commerçantsétrangers (personnes physiques) sontinscrits essentiellement dans les secteursdu commerce de détail contre17% dans les services.En outre, les opérateurs économiquesétrangers sont inscrits pour 30% dansla production industrielle et le BTPH,alors que 29% de ces opérateurs exercentdans les services et 25% sontrecensés dans l’import-export. Parailleurs, le document du CNRC donneégalement le bilan 2008 des inscriptionsau registre du commerce desentreprises algériennes et étrangèresdans leur globalité. Ainsi, un total de139 441 immatriculations ou créationsde nouvelles entreprises a été enregistréau cours de l’année 2008 contre134 676 en 2007, soit une hausse de3,5%.Il s’agit de 125 989 personnes physiques(88,1%), de 13 452 personnesmorales ou sociétés (11,9%). Sur les13 452 entreprises nouvellement crééesou immatriculées, le CNRC fait ressortirque 30,85% de ces entités économiquesopèrent dans l’import-export,27,93% dans les services, tandis quel’industrie/BTPH détient 25,73%.Ce bilan, note-t-on de même source,fait le point sur le tissu économique enAlgérie jusqu’à fin 2008 et donne égalementdes informations sur toutes lesactivités soumises à l’inscription auregistre du commerce, à l’exception desprofessions libérales, de l’artisanat etdes activités agricoles. Pour ce qui estdes activités les plus sollicitées durantl’année écoulée, le CNRC note que plusde 93% de ces activités étaient dominéespar trois créneaux. Il s’agit, enpremier lieu, du commerce de détail(44,37%), des services (37,48%) etBTPH-Industrie (16,38%).Le reste étant constitué par le commercede gros et la production artisanalerespectivement à hauteur de 3,55% et0,22%.A propos de la répartition géographiquedes enregistrements au registredu commerce sur le territoire national,le CNRC souligne que le centre du paysoccupe la première position en setaillant 37,8% du total national, suivipar la région Est avec 31,8%.Energie & Mines92janvier 2010


partenariatDans un entretien accordé à Radio internationaleM. Medelci plaide pour «davantage»d’investissements hors hydrocarburesLe ministre des Affairesétrangères, MouradMedelci, a indiqué avoirplaidé auprès des partenaireseuropéens de l’Algériepour davantage d’investissementshors hydrocarbures,en vue d’un meilleuréquilibre de la balancecommerciale entre lesdeux parties.«Nous avons soulevé devant nos partenaireseuropéens plusieurs préoccupationsdont celle ayant trait aux exportationshors hydrocarbures et là nousavons constaté qu’il y a eu, certes, desefforts, mais ces exportations demeurentrelativement faibles, car ne dépassantpas les 800 millions de dollars», aaffirmé M. Medelci dans une déclarationà Radio Algérie internationaledepuis Luxembourg où s’est tenue uneréunion dans le cadre de l’accord d’associationAlgérie-UE. M. Medelci qui acité l’exemple de la filière alimentaireoù l’Algérie exporte l’équivalent de 2%de ce qu’elle importe en même produitsdepuis l’UE a admis, en revanche, quela balance commerciale est «favorable»à l’Algérie, «si on tenait compte desexportations hydrocarbures».Ainsi, l’année 2008 a vu l’Algérieexporter pour plus de 40 milliards dedollars et importer pour un peu plus de20 milliards de dollars, a-t-il relevé.Toutefois, en tenant compte seulementdes exportations hors hydrocarbures,«nous avons besoin de travailler encore»,a reconnu le ministre, soulignantavoir «à nouveau sensibilisé nos partenairessur la nécessité de développer lesinvestissements, notamment dans certainesfilières en Algérie».M. Medelci a mis en avant «un certainnombre de contraintes» qui n’ont paspermis aux opérateurs algériens d’exporterleurs produits vers le marchéeuropéen, particulièrement dans lafilière alimentaire, au regard, a-t-il dit,du «cadre normatif extrêmement complexe,parfois sévère et décourageant».A ce propos, les deux parties ont convenude mettre en place «très rapidement»un groupe de travail communqui aura la charge d’«identifier lesleviers sur lesquels nous devons intervenirpour débloquer progressivementles situations de contraintes et encouragerles opérateurs économiques àinvestir chez nous dans des filières éligiblesà l’exportation sur le marchéeuropéen», a-t-il expliqué.«L’Algérie s’est engagée dans ce partenariat(avec l’Union européenne, UE)avec un esprit très positif et nous avonsrencontré le même état d’esprit auprèsde nos partenaires européens», a-t-ilpoursuivi. Depuis l’entrée en vigueur,en 2005, de l’accord d’association, lesdeux parties se rencontrent chaqueannée au sein du conseil d’associationpour faire le bilan de l’année écoulée etdégager des perspectives pour l’avenir.«Nous avons eu l’occasion, lors de larencontre à Luxembourg, de procéder àune évaluation de ce que nous avonsentrepris en 2008 autour de troisgrands volets de notre coopération, àsavoir le volet politique, l’aspect économiquedans son acception la plus large,et le volet humain», a précisé le ministre,ajoutant que cette évaluation a permisde dégager un «certain nombre demécanismes qui sont de nature à renforcerla démarche vers les objectifsque nous nous sommes fixés».«La réunion d’aujourd’hui est une rencontrequi indique à la fois l’importancede nos relations et, par le mêmetemps, l’étape que nous avons franchiepour la recherche de meilleures solutionsà notre partenariat, et cela est debon augure pour pouvoir travaillerensemble de manière plus responsablede part et d’autre», a-t-il indiqué.Rappelant que dès la signature de l’accordd’association, l’Algérie avaitconsidéré l’investissement et la diversificationde l’économie comme étant unobjectif majeur, M. Medelci a relevéqu’il y a eu également, au fil desannées, des objectifs annuels commecelui examiné l’année dernière avec des«préoccupations» qui tournent essentiellementautour d’un meilleur équilibrede la balance commerciale, unmeilleur équilibre de la balance des services,un renforcement de la coopérationalgéro-européenne dans le domaineénergétique, ainsi que la circulationdes personnes et la lutte contre le terrorisme.«Ce sont l’ensemble de ces questionsqui ont été passées en revue, et je peuxvous affirmer que nous avons déceléchez nos partenaires européens unegrande écoute, compte tenu des grandsefforts que nous avons faits dans lesdomaines de la politique, de la sécuritéet de la stabilité», a-t-il relevé.«Les Européens ont également reconnuque nous avons fait de très grands progrèsdans les domaines économique etsocial, et cette situation entraîne bienévidemment un regain de coopérationavec l’UE», a encore soutenu le chef dela diplomatie algérienne, soulignantque «c’est un constat sur lequel nousnous sommes arrêtés ensemble et nousavons dégagé des pistes pour essayerde corriger progressivement cettetendance».M. Medelci a évoqué avec les partenaireseuropéens la question de la dimensionhumaine, portant particulièrementsur la facilitation d’accès pour les ressortissantsalgériens aux pays européens.«Nous avons proposé à nos partenaireseuropéens un projet ayantpour objectif de faciliter la circulationdes personnes et nous avons décidé, depart et d’autre, de globaliser l’approchede la dimension humaine et explorerensemble la possibilité de trouver desaccords globaux sur cette question», a-t-il dit. «Nos partenaires européenssont conscients du fait que l’Algérie faitde grands efforts pour lutter contrel’immigration clandestine et nouscontinuerons à le faire», a assuré à cesujet M. Medelci.Energie & Mines93janvier 2010


partenariatPARTENARIATEnergie & Mines94Algérie-EspagneMedgaz : un projet qualifié de«stratégique» par les partenaires européensLes travaux de constructiondu gazoductransméditerranéenMedgaz reliantl’Algérie à l’Espagnesont terminés, etcelui-ci devrait êtremis en service dès lafin de cette année,comme l’a récemmentaffirmé le ministre del’Energie et des Mines,Chakib Khelil.Saipem, entreprise italienne chargée deconstruire l’infrastructure sous la mer,a terminé le tronçon de 210 km entreBéni Saf (littoral ouest de l’Algérie) etAlmeria (sud de l’Espagne).Les tests hydrauliques pour «vérifier lebon fonctionnement du gazoduc avantsa mise en service» sont en passe d’êtreachevés, a précisé la société.Pour sa part, la compagnie espagnoledes hydrocarbures Cepsa et laCommission nationale de I’Energie(CNE, Espagne) ont appelé à l’accélérationde l’interconnexion de gaz entrel’Espagne et la France afin de rentabiliserles 900 millions d’euros investisdans la construction du gazoduc.Le président de Cepsa, SantiagoBergareche, a souligné dans ce sens lanécessité d’accélérer l’extension desinfrastructures gazières françaises pouraugmenter les connexions entre le nordet le sud de l’Europe.Pour sa part, la présidente de la CNE,M meMaite Costa, a indiqué que lalogique de la construction du gazoducMedgaz, dont la mise en service estpour cette année, «est liée à l’interconnexionde la France», ajoutant que ceprojet «améliore non seulement lagarantie d’approvisionnement del’Espagne et de la France en gaz, maisaussi celle de toute l’Europe».janvier 2010«Medgaz est une excellente preuve dela coopération entre le nord et le sud dela Méditerranée et de nos intérêts communs»,a-t-elle assuré.La Banque européenne d’investissement(BEI), qui a qualifié ce projet de«stratégique» permettant de «renforcerla stabilité de l’approvisionnementénergétique de l’Union européenne», aaccordé au consortium Medgaz, aumois de mars dernier, un prêt de500 millions d’euros pour la réalisationde ce projet.«La BEI soutient le gazoduc Medgaz»,a commenté, à ce propos à Bruxelles, levice-président de la BEI, Philippe deFontaine Vive, chargé de la Facilitéeuro-méditerranéenne d’investissementet de partenariat (FEMIP).De ce fait, et dans le cadre de son redéploiementinternational et notammenten Europe, par le biais de la compagnienationale, Sonatrach se fixe commeobjectif de s’impliquer dans tous lessegments de l’industrie des hydrocarburesdes pays partenaires.Trois nouveaux grands projets detransport de gaz naturel par canalisationsà l’international font l’objet d’uneattention particulière de la part des plushautes autorités algériennes. Il s’agit duMedgaz, du Galsi et du TSGP.Ces projets, qui s’inscrivent dans laperspective du large programme dedéveloppement initié par le présidentde la République, Abdelaziz Bouteflika,ont pour objectif la promotion d’unpartenariat algéro-européen fructueux.Le gazoduc Medgaz, quant à lui, vise àaugmenter les exportations gazièresalgériennes, à sécuriser l’approvisionnementde l’Europe en gaz naturel et àsatisfaire l’accroissement de la demandeeuropéenne pour cette énergie.Le Vieux Continent, qui s’est retrouvéotage il y a quelques mois d’un conflitentre la Russie et l’Ukraine sur le gaz,cherche à diversifier ses fournisseurs.L’opération de pose du tronçon sousmarindu gazoduc a été réalisée par lasociété italienne Saipem.Ce gazoduc qui, pour la première fois,reliera les gisements de gaz naturelalgériens au marché européen est égalementle premier gazoduc posé enMéditerranée à plus de 2 000 m defond.Il faut signaler aussi que grâce auMedgaz, le prix du gaz algérien seratrès compétitif étant donné que soncoût de revient sera largement amorti.D’un coût total estimé à 900 millionsd’euros, ce gazoduc a une capacitéinitiale de 8 milliards de mètrescubes/an, extensible par la suite à16 milliards de mètres cubes/an.Le projet Medgaz, pratiquement finalisé,est mené par un consortium danslequel Sonatrach est l’actionnairemajoritaire avec 36% des parts du capital,contre 20% pour chacune des espagnolesCepsa et Iberdola, tandis que les24% restantes sont partagées équitablemententre Gaz de France et Endesa(12% chacune).Il va de soi que le soutien au projetMedgaz, en dépit de plusieurs aléasenregistrés par la partie algérienne enEspagne, est un projet «stratégique» ausens plein du terme.Medgaz a le mérite en diversifiant lessources de renforcer la concurrence,tout en assurant une disponibilité desapprovisionnements.L’Algérie est un grand fournisseur degaz naturel. Ses réserves prouvées sontestimées à 4 500 milliards de mètrescubes.Au vu de la croissante demande del’Union européenne, les objectifs d’exportationde l’Algérie concernant cettesource d’énergie à l’horizon 2020 ontété fixés à 100 milliards de mètrescubes.Grâce à ce projet, l’Algérie se place enpole position en matière de sécurisationénergétique d’une partie appréciable duVieux Continent.


partenariatQu’est-ce que le Medgaz ?D’une capacité de transport de 8 milliards de mètres cubes/an, leMedgaz reliera Béni Saf sur la côte algérienne à Almeria sur lacôte espagnole. Il sera alimenté depuis le Centre national dedispatching gaz de Hassi R’mel. Ce gazoduc est une canalisationd’un diamètre de 24 pouces de transport de gaz naturel quitraversera la mer Méditerranée et unira l’Algérie à l’Europe vial’Espagne. Il est d’une longueur totale de210 km sur une profondeur de 2 160 m.Sonatrach, forte de son expérience detransporteur d’hydrocarbures, à traversson activité Transport par canalisations,confirme avec ces projets sa volonté des’investir dans de grands projets à l’international.Le capital savoir-faire acquis toutau long de ces années par les cadres etles ingénieurs de l’activité Transport parcanalisations a accéléré la diversificationde son portefeuille, notamment via la participationde Sonatrach au projet Camiseaau Pérou qui consiste en la constructionet l’exploitation d’un réseau de transportd’hydrocarbures.Pour rappel, c’est en 2003 que le Medgaza été approuvé par la Commission européennecomme projet d’intérêt commundans les réseaux transeuropéens du secteurde l’énergie, tout comme il a été retenudans le programme Quick Start de samise en service immédiate par la Commission européenne. Descampagnes d’études très poussées ont été menées afin de choisirle meilleur tracé sous-marin pour le Medgaz. C’est la plage deSidi Djelloul, dans la commune de Béni Saf (Aïn Témouchent),qui a été choisie pour servir de terminal départ du gazoducMedgaz. Les travaux de pose de la canalisation sous-marine etde construction des installations qui composent le système detransport ont démarré fin 2007.L’opération de pose de la canalisation sous-marine longue de210 km se déroule en deux phases : en zone peu profondeallant jusqu’à 550 m et profonde allant jusqu’à 2 160 m. Le tiragedes tubes en acier à partir du bateau spécialisé, Castoro Sei, anécessité la fermeture et l’aménagement de la plage de SidiDjelloul. L’opération de tirage du gazoduc à l’aide d’un treuil àpartir de la plage a nécessité un aménagementspécifique. Une tranchée sous-marinea été également creusée. Elle recevra legazoduc qui sera ensuiterecouvert d’une couche de gravier afin deprévenir tout incident.Le navire Castoro Sei, véritable bateauusine, a été chargé de la soudure des tubesà bord et de la pose du gazoduc sous-marinen eaux peu profondes, soit jusqu’à 500 mde profondeur.Des navires alimentent constamment lemastodonte en matériels divers et en tubesdont l’unité pèse jusqu’à 6 tonnes et la longueuratteint les 12 m. Durant cette phase,le bateau Castoro Sei avance au fur et àmesure des opérations de soudure à bord etde la pose de la canalisation dans une tranchéesous-marine.Une fois cette opération terminée, un bouchonest mis sur le gazoduc qui est déposéà une profondeur de 20 m. Il sera ultérieurementconnecté à la canalisation terrestre en provenance deHassi R’mel. Les travaux de construction de la station de compressiondu terminal départ de Béni Saf sont à un stade avancé.Le Medgaz, au même titre que les futurs gazoducs TSGP etGalsi, inscrit l’Algérie dans une dynamique de développementcontinentale, tout comme il garantit le financement d’une grandepartie des ambitieux programmes de développement nationaldécidés par la plus haute autorité du pays.Le calendrier des travaux de Medgaz respectéLe calendrier des travaux de réalisation du mégaprojet Medgazest «respecté selon l’échéancier fixé», a indiqué à AïnTémouchent Imadali Mohamed, chef de projet.Les travaux de ce mégaprojet portant sur la réalisation d’ungazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne, et de là vers l’Europe,pour le transport de gaz «seront achevés avant la fin de l’annéeen cours», a signalé son chef de projet en marge d’une cérémoniede remise de prix d’un concours de dessins d’enfants surMedgaz. Medgaz, dont Sonatrach est majoritaire avec 36%, adéjà enregistré la pose de canalisations à 2 160 m de profondeur,a-t-il rappelé, indiquant qu’un volume de 8 milliards demètres cubes/an de gaz transitera par ce gazoduc «extensibleà 16 milliards de mètres cubes/an». Pour l’Algérie, des recettesde l’ordre de 5 milliards d’euros/an sont attendues par cetinvestissement. «Ce mégaprojet n’aura aucune incidence surl’environnement», a affirmé le chef de projet. Intitulé «Grandconcours Medgaz de dessins pour enfants des classes de5 e année primaire», cette manifestation vise justement, a indiquéM. Imadali, à «initier les enfants à l’utilisation de l’énergie».Il est organisé en étroite collaboration avec la Direction del’éducation de la wilaya de Aïn Témouchent.Quelque 1 200 enfants ont participé à ce concours lancé aumois d’avril écoulé. Les 54 meilleurs dessins, dont les cinqpremiers ont reçu des prix, ont été exposés lors de cette cérémonie.A cette occasion, les élèves participants ont réalisé unefresque dédiée aux enfants d’Europe. Le directeur général deMedgaz, Juan Vera, son adjoint, Bouhank Chérif, ainsi queleurs proches collaborateurs et le directeur de l’éducation ontassisté à la cérémonie qui s’est déroulée au niveau de la bibliothèqueMalek-Bennabi de Aïn Témouchent.Energie & Mines95janvier 2010


partenariatPARTENARIATL’Algérie, le Nigeria et le Niger signentun accord intergouvernementalpour la réalisation du TSGPL’Algérie, le Nigeria et le Niger ont signé àAbuja un accord intergouvernemental relatifà la réalisation du gazoduc Trans-SaharaGaz Pipeline (TSGP) devant relier leNigeria à l’Europe, via l’Algérie et le Niger,a-t-on appris auprès du ministère del’Energie et des Mines.L’accord a été paraphé par le ministre del’Energie et des Mines, Chakib Khelil, et seshomologues nigérians, Rilwanu Luckman,et nigérien, Mohamed Abdelaye, précise-tonde même source. La signature de cetaccord exprime une «véritable volonté» destrois pays pour la réalisation de ce projetdont le mémorandum d’entente a été signéen 2002 entre le Groupe Sonatrach et lacompagnie pétrolière nigériane (NNPC).D’un montant de plus de 10 milliards dedollars, le TSGP, long de quelque 4 200 km,devrait acheminer 20 à 30 milliards de mètrescubes de gaz naturel du Nigeria versl’Europe via l’Algérie et le Niger à partir de2015. Classé comme «projet prioritaire duNepad», le TSGP devrait augmenter l’approvisionnementde l’Europe en gaz et aussidévelopper les livraisons de GNL vers lesPays-Bas. Plusieurs groupes énergétiquesinternationaux ont exprimé leur intérêt pourparticiper au développement de ce gigantesqueprojet dont le français Total, le russeGazprom et l’italien Eni.Publication du Bulletin annuel statistique de l’OpepLe message du Secrétaire généralWe are pleased to present the 44th edition of the AnnuelStatistical Bulletin (ASB), one of OPEC's most establishedpublications. As with previous editions, the 2008 ASBcontains a wide range of statistical data about oil and gasaround the world with a focus on the 13 countries that wereMembers of the Organization in 2008 - Algeria, Angolas,Ecuador, Indonesia, The Islamic Arab Jamahiriya, Nigeria,Qatar, Saudi Arabia, the United Arab Emirates andVenezuela. Over the years, the ASB has proven to be aninvaluable source of reliable data on the oil industry. Thepublication contains information on the global petroleumindustry; comprehensive data on regional imports andexports; upstream and downstream activities; as well asbasic financial data for major oil companies with explorationand production activities around the world. It also providesreaders with detailed information and data about the variousoil and gas activities in which OPEC Member Countries areinvolved. This publication is meant to further enhancetransparency through data sharing amongst all stakeholdersin the oil industry. Such transparency, we believe, is animportant element in ensuring stability in the global oil market.The 2008 ASB has been prepared over the course ofmany months and with the collaboration and input of manypeople in our Member Countries and at the OPECSecretariat. I would like to acknowledge their diligence andcommitment which have made the timely publication of the2008 ASB possible. A. Salem El-Badri, Secretary GeneralEnergie & Mines96janvier 2010


partenariatAlgérie-TunisieSignature d’accordsdans le domaine énergétiqueL’Algérie et la Tunisie ontsigné, au terme des travauxdu Comité algérotunisiende l’énergie, unesérie d’accords visant aurenforcement de la coopérationénergétique entreles deux pays.Le ministre de l’Energie et des Mines,Chakib Khelil, et le ministre tunisien del’Industrie, de l’Energie et des Petites etmoyennes entreprise, Afif Chelbi,coprésidents des travaux de la réuniondu comité à Alger, ont signé le procèsverbalde la réunion portant sur l’augmentationde la capacité d’interconnexionélectrique à 400 kV à partir de2010 contre 220 kV actuellement outrele développement de la distribution dugaz naturel dans les villes et villagestunisiens frontaliers.Le procès-verbal comprend égalementl’augmentation de la quantité de GPLexporté vers la Tunisie à 300 000 t/an,la mise en place d’un groupe de travailmixte pour étudier les possibilités dedévelopper les capacités de stockage dece gaz dans le territoire tunisien à l’effetde le commercialiser localement oude l’exporter vers les pays voisins à partirde la Tunisie.Les deux parties ont signé aussi unmémorandum d’entente sur l’échanged’expériences en matière de maîtrise del’utilisation et du développement desénergies renouvelables, notammentsolaire.D’autre part, un accord de coopérationa été signé entre Sonatrach etl’Entreprise tunisienne des activitéspétrolières (Etap) portant sur l’augmentationdu quota de la Tunisie engaz naturel exporté vers l’Italie via lepipeline Transmed de 6 à 7 milliards demètres cubes/an à partir de l’annéeprochaine ainsi que le renforcementdes travaux de prospection et de productiondes hydrocarbures communs,que ce soit en Algérie, en Tunisie ouvers un autre pays. Dans une conférencede presse tenue à l’issue de la signaturede ces accords, M. Khelil a indiquéque «le développement de la coopérationbilatérale dans le domaine de laprospection et de la production deshydrocarbures est devenue actuellementun objectif commun qui doit êtreatteint à court terme», affirmant lanécessité d’appliquer effectivement cetengagement au moyen de projets communsen Libye, en Mauritanie, au Maliet au Niger.S’agissant du renforcement des capacitésd’interconnexion électrique entreles deux pays, M. Khelil a souligné quela partie tunisienne a parachevé les travauxinhérents à ce projet, précisantque l’achèvement des travaux côtéalgérien est prévu pour août prochain,ce qui permettra d’augmenter le volumed’échange de l’énergie électriqueentre les deux pays à 400 kV à partir de2010. S’agissant du projet de créationd’un marché euro-maghrébin de l’énergieélectrique, le ministre a indiqué quela prochaine réunion des ministresmaghrébins de l’Energie (Algérie,Tunisie, Maroc), prévue au Maroc,examinera la faisabilité de ce projet.A une question sur l’appel à concurrencenational et international pour l’octroid’une dizaine de périmètres derecherche et d’exploitation d’hydrocarbureslancé par l’Agence nationale pourla valorisation des ressources en hydrocarbures(Alnaft), M. Khelil a soulignéque la désignation des périmètresconcernés a été réalisée, pour la premièrefois, en association avec des firmesétrangères intéressées par ces périmètres.Pour ce qui est des énergies renouvelables,le ministre tunisien a souligné ladisposition de son pays à mettre sonexpérience dans ce domaine à la dispositionde la partie algérienne, notammentpour ce qui a trait à l’exploitationdes énergies solaire et éolienne.La politique des autorités tunisiennesen matière d’utilisation des énergiesrenouvelables, a précisé M. Chelbi,repose sur la mise en œuvre d’un programmenational qui prévoit 18 projetssolaires, la dotation de 5 000 foyers deplaques photovoltaïques et l’interconnexionélectrique entre la Tunisie etl’Italie par l’énergie solaire et le gaznaturel.Energie & Mines97janvier 2010


partenariatPARTENARIAT2 e sommet Amérique du Sud-Afrique à Margarita (Venezuela)La déclaration de NuevaEsparta adoptéeSur le plan de la coopération au niveau multilatéral et tout en affirmant l’appui desdeux ensembles à la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, la Déclarationa mis en relief la nécessité de garantir une plus grande participation des pays endéveloppement des régions sud-américaine et africaine et l’amélioration des méthodesde travail de l’ONU.Energie & Mines98Le sommet a pris également note dansce document du maintien par les paysafricains de leur position commune surla réforme des Nations unies, tellequ’établie dans le consensus d’Ezulwiniet dans la Déclaration émise au sommetde l’UA de Syrte en Libye.A propos des changements climatiques,il a été convenu que ce thème soit abordédans le cadre de la Conventioncadredes Nations unies sur les changementsclimatiques et du protocole deKyoto.Les pays de l’ASA ont insisté dans cedocument sur le fait que les pays développésayant une responsabilité historiquedans le réchauffement mondial,ils ont l’obligation de réduire leursémissions de gaz à effet de serre.C’est dans ce cadre que les pays desdeux régions ont exprimé leur refus de«toute tentative de modifier l’équilibredes droits et obligations fixé dans leprotocole de Kyoto au sujet des engagementsd’atténuation».Il a été également convenu, à ce sujet,d’œuvrer à la mise en place des décisionsprises en 2007, dans le cadre duPlan d’action de Bali, à la quinzièmeconférence des parties, qui se tiendra àCopenhague (Danemark) au cours decette année, en s’engageant à coordonnerleurs positions à cette conférence.La déclaration reconnaît que «la crisefinancière et économique en cours eststructurelle», indiquant à cet effet queles pays de l’ASA s’engagent «à favoriserles changements qu’exige la mise enplace d’une nouvelle architecture financièreinternationale qui serait fondéesur une prise de décisions démocratique».C’est ainsi que cette déclarationa mis en relief la décision des pays del’ASA de renforcer les systèmesjanvier 2010régionaux en encourageant des institutionsfinancières et monétaires favorablesà la solidarité afin d’accélérer lamise en place de la nouvelle architecturefinancière internationale proposée.S’agissant de la lutte contre la pauvretéet la faim, la Déclaration a mis l’accentsur la nécessité de prêter une attention«spéciale» aux populations les plus vulnérables,en partant des causes qui lesprovoquent.C’est dans ce cadre que les pays del’ASA ont réitéré l’importance d’atteindreles objectifs du millénaire pour ledéveloppement (OMD), en décidant demener des efforts conjoints dans lalutte conjointe pour éliminer la pauvretéet la faim à l’échelle mondiale.Sur le plan du développement du secteurde l’agriculture, de l’agroalimentaire,du développement rural et desressources en eau, les chefs d’Etat et degouvernement de l’ASA ont soulignéqu’il est «impératif» d’articuler despolitiques et même d’assurer la sécuritéet la souveraineté alimentaires dontl’accès aux aliments, en exprimant leurrefus aux politiques adoptées par lespays développés à cause des «retombéesnégatives et des distorsions qu’ellesont sur la production agricole et surl’investissement dans les pays en développementet sur l’exercice de leur droità l’alimentation».Au sujet de la lutte contre la criminalité,le document a réitéré la décision despays de l’ASA de renforcer des initiativesde coopération dans la lutte contretoutes les formes de criminalité transnationaleorganisée (le trafic illicited’armes légères, de leurs munitions etla traite des êtres humains).La déclaration a réaffirmé la positiondes pays des deux régions à propos dela lutte contre la prolifération des armesnucléaires et d’autres armes de destructionmassive, dans le cadre bilatéralet multilatéral, tout en condamnant leterrorisme sous toutes ses formes etmanifestations, en rejetant tout rapportentre le terrorisme et une culture, uneethnie, une religion ou un peuple enparticulier, la déclaration a soulignél’importance de combattre le terrorismepar «une coopération internationaleactive et efficace».Abordant la question du paiement desrançons après un acte terroriste ou unacte de piraterie, les pays des deuxcontinents ont mis en avant le caractère«délictueux et condamnables» de cegenre de pratiques.C’est ainsi qu’ils ont appelé la communautéinternationale à analyser les causesde la piraterie dans les eaux territorialeset internationales ainsi qu’àcondamner «fermement» et «décourager»le paiement des rançons après unacte de piraterie.S’agissant du mécanisme de suivi, unappel a été lancé à l’adresse des Etatsmembres à apporter le soutien nécessaireau mécanisme mis en place lorsdu sommet d’Abuja, affirmant dans cecadre qu’une réunion des Etats membresva se tenir au niveau des hauts fonctionnairesafin d’établir un programmede mise en œuvre à même de définir lesprojets prioritaires.Une réunion à l’échelle des ministresdes Affaires étrangères est prévue pourdécider d’actions en marge de la 65 eAssemblée générale de l’ONU.L’offre de la Jamahiriya arabe libyenned’accueillir le 3 esommet de l’ASA en2011 a été acceptée.


Chakib Khelilau MonténégropartenariatLe ministre de l’Energieet des Mine, Dr ChakibKhelil, a été reçu enaudience par le présidentdu Monténégro, FilipVujanovic, et le Premierministre, MiloDjukanovic.Monsieur le ministre aété reçu également parson homologue, le ministrede l’Economie,Branko Vujovic. Lesentretiens avec le ministrede l’Economie ont étésanctionnés par un procès-verbaldes discussionsdans lequel lesdomaines de coopérationentre les deux pays ontété identifiés.Ces domaines concernentnotamment la possibilitéd’exploration pourSonatrach en offshoredans la mer Adriatique,la possibilité d’approvisionnementduMonténégro en GNL etGPL algérien et l’approvisionnementde l’Algérieen bauxite produit par leMonténégro. D r ChakibKhelil a animé, à l’issuede ces entretiens, avecson homologue monténégrinune conférence depresse conjointe. A l’invitationdu Premier ministremonténégrin, le ministrea effectué une visiteofficielle, la premièred’un membre du gouvernementalgérien, à laRépublique duMonténégro à la têted’une délégation composéedes responsables duministère, de Sonatrachet de Sonelgaz.Energie & Mines99janvier 2010


performancesFORUM FEMININEntrepreneuriat féminin en Algérie3% des chefs d’entreprisesont des femmesRéalisée en 2006, uneenquête nationale surles femmes entrepreneursa été présentéeau cours de la conférencesur l’entrepreneuriatféminin, etorganisée conjointementà l’hôtel Hiltonpar les associationsAFCARE (Associationdes cadres algériennes)et AME(Association des femmesmanagers etentrepreneurs) ainsique le programmeallemand de développementéconomiquedurable GTZ.L’enquête menée à l’initiative du ministèredélégué chargé de la Famille et dela Condition féminine a concerné unepopulation de 14 000 femmes issues de5 000 ménages à travers 76 communesrurales et urbaines et a été notammentorientée vers la faible présence de lafemme dans le monde du travail et lesconditions qui ont permis l’acte d’entreprendrechez la gent féminine ainsique les contraintes rencontrées. Il ressortque parmi la population étudiée,50% sont des femmes au foyer, contre19% occupées et 11% demandeusesd’emploi.L’écrasante majorité des femmes occupéesest salariée, excepté 3%, soit unecentaine d’entrepreneurs. En matièrede répartition géographique, la plupartdes femmes managers sont basées dansles zones urbaines, alors que sur le planmatrimonial, le mariage ne semble plusfreiner l’acte d’entreprendre au féminin,puisqu’elles sont 44,70% mariées àse lancer dans les affaires, contre42,40% célibataires.L’élément déterminant est plutôt leniveau d’instruction avec 80% de diplôméeset, contrairement aux idéesreçues, voulant que le mari ou un autremâle de la famille s’immisce dans lagestion des affaires, 90% des femmesaffirment gérer elles-mêmes leursentreprises, qu’elles souhaitent développerà hauteur de 90%.Quant aux contraintes rencontrées,qu’elles disent partager avec les entrepreneurshommes, elles se résument enles impôts, les difficultés d’accès auxcrédits, les responsabilités familiales etle marché des appels d’offres insuffisammentstructuré. En affirmant que lechoix de l’activité professionnelle s’appuieavant tout sur le savoir-faire personnel,les femmes sondées estiment à50% que la réussite des projets dépendde la compétence du promoteur et desrelations de la personne à 48%.Y a-t-il une spécificité relative à l’entrepreneuriatféminin ? Telle est la questionà laquelle a tenté de répondre leréseau d’associations réuni au niveaude l’hôtel Hilton. L’analyse faite dans cesens par M me Aïcha KouadriBoudjelthia, présidente d’AFCARE, quiconstate la faible présence des femmesdans le monde du travail qu’elles n’occupentqu’à hauteur de 17%, faitremarquer la baisse des salariées entrela période 2003-2007 au profit de lacatégorie employeuses et indépendantes.«Il est indéniable que l’entrepreneuriatféminin est particulièrementactif et bien qu’encore jeune il connaîtune évolution très positive», a-t-ellesoutenu.De son côté, le directeur général de laPME au sein du ministère de la PME etde l’Artisanat affirme que l’Algériennebénéficie d’un dispositif d’accompagnementet de suivi dans le cadre de ladémarche visant la création de 200 000nouvelles PME et l’ouverture de16 centres de formation à l’horizon2014. Les conditions de leur accès aufinancement et des mesures visant àaméliorer des petites entreprises fémininesont été étudiées, note-t-il, dans lecadre d’un groupe de travail restreint.Et pour identifier les femmes disposéesà entreprendre, un espace de débats etde rencontres a été créé dans le cadredu projet «Hawa» visant à mettre encontact les femmes porteuses de projetset leur dispenser des formations deproximité.Energie & Mines100janvier 2010


forum femininLe président Bouteflika remet son grade à la 1 re femme général de l’ANPFatima-Zahra Ardjoun, premièrefemme général de l’ANP«Ce n’est qu’à force de sérieux et d’abnégation dans l’accomplissementde son devoir que l’on peut réussir.»Bio expressL’événement mérite, à plus d’un titre,d’être relevé tant il s’inscrit dans la lettreet l’esprit des orientations politiques etinstructions du chef de l’Etat qui n’acessé de plaider pour l’émancipation desdroits et le rôle de la femme algériennedans tous les secteurs d’activité nationale.Sur la base de cette vision qui consacrele combat de la femme algérienne,bien présente sur tous les fronts, et desexigences induites par les tâches demodernisation et de professionnalisationde l’ANP, le statut général des personnelsmilitaires, adopté en 2006 par les deuxchambres du Parlement, est venu renforcerle dispositif légal visant à assurer leprincipe d’égalité homme-femme dans lerecrutement, la formation et l’évolutionde carrière.Général Fatima-Zahra Ardjoun, néeKharchi, chef de service hématologie àl’hôpital central de l’armée à Aïn Naâdja,professeur et chercheur, est la premièrefemme promue au grade de général dansles rangs de l’ANP à compter du 5 juillet2009.«Cette promotion est une consécrationque je vois à travers toutes les femmesalgériennes, que ce soit celles qui ontparticipé au combat pour la liberté oucelles qui, chacune dans son domaine etdans la mesure de ses possibilités, ontactivement contribué au processus deconstruction de l’Etat national.Il est vrai que mes objectifs ont été réaliséset que je suis fière d’avoir participé,dans mon domaine et dans le cadre de latâche qui m’a été confiée, à l’édifice del’émancipation de la femme algérienne.Je voudrais rappeler que si j’en suis làaujourd’hui, c’est parce que j’ai toujoursété soutenue par mes parents, surtoutmon père, sans qui je ne serais jamais là,mais aussi par mon époux de qui j’ai toujourseu encouragements et soutienindéfectible. J’aimerais aussi dire que cen’est qu’à force de sérieux et d’abnégationdans l’accomplissement de sondevoir que l’on peut réussir. Mais je veuxsurtout m’adresser à la génération montantede jeunes femmes dynamiques etengagées pour leur dire qu’elles ont,aujourd’hui, une motivation supplémentairepour aller de l’avant et pour mieuxs’impliquer dans les grands projets de lanation. Je voudrais exprimer toute mafierté d’avoir été désignée par mon institutionpour porter ce grade et, surtout, jevoudrais remercier le président de laRépublique parce qu’il nous a ouvert uneporte supplémentaire sur le chemin del’émancipation et de la liberté.»Native de Sétif, Fatima-ZahraArdjoun a grandi au sein d’unefamille qui a eu son lot de martyrs: deux femmes martyrs et un pèremoudjahid. Elle a suivi des étudesprimaires à l’école «indigène» etune partie du cycle secondaire àSétif. Elle continua son cursus aulycée de jeunes filles de Kouba.Ayant obtenu son baccalauréat,elle s’inscrit à la faculté dedecined’Alger pour réaliser son rêved’enfance, celui de soulager lasouffrance des autres. Elle s’engagesur titre dans les rangs del’Armée nationale populaire enfévrier 1972 et prépare une spécialitéen hématologie à l’hôpitalde la Salpetrière, en France,durant cinq ans à l’issue de laquelleelle sera promue au grade decapitaine en 1986. En 1991, elleobtiendra le professorat avec legrade de lieutenant-colonel puis legrade de colonel en 1996. Elleencadre de jeunes chercheurs enpostgraduation à l’Ecole nationalede la santé militaire, à la Facultéde Bab Ezzouar et à la Faculté dedecine. Enfin, elle supervisedes projets de recherche à lamême faculté. Quant aux recherchesse rapportant à sa proprespécialité, elles se font en étroitecollaboration avec son époux, lecolonel Mohamed Ardjoun, directeurdu Centre de transfusion sanguinede l’armée. Le couple a étéparmi les premiers chercheurs enAlgérie à faire de la rechercheappliquée dans le domaine deshémopathies et à avoir élaboré lespremières techniques de dépistage(HLA) à l’hôpital Maillot dansles années 1980.Energie & Mines101janvier 2010


performancesFORUM FEMININ205 000 femmes syndicalistesLes femmes travailleusesont su s’imposerpar une démarchemilitante et intelligenteau sein des structuresde la centrale.La présence en «force» des femmes travailleuseset syndicalistes au sein del’Union générale des travailleurs algériens(UGTA) est une «victoire» pource syndicat, a indiqué, à Alger, le secrétairegénéral de la centrale syndicale,Abdelmadjid Sidi Saïd.Intervenant lors d’une journée d’informationinitiée par des organisationssyndicales de femmes affiliées àl’UGTA à l’occasion de la célébrationdu 90 eanniversaire de la création del’Organisation internationale du travail(OIT), M. Sidi Saïd a relevé qu’aujourd’huila Centrale syndicale compte205 000 femmes syndicalistes présentesdans différentes structures del’UGTA. Il a fait remarquer qu’en 1997il n’y avait pas de femmes syndicalistesau sein de l’Union, soulignant qu’endouze ans «la femme travailleuse etsyndicaliste a mené une révolution feutréeen imposant une démarche militanteet intelligente pour s’imposer» ausein des structures de l’UGTA.En ce sens, M. Sidi Saïd a appelé à«veiller à la présence des syndicalistesfemmes aux réunions, colloques etcongrès organisés par l’UGTA ou ceuxauxquels la centrale syndicale est invitée,en Algérie ou à l’étranger».SEVE organisera des journées d’étudepour les porteuses de projetsL’Association des femmes algériennes chefs d’entreprise(SEVE) prévoit l’organisation dans plusieurs wilayas desjournées d’étude devant permettre l’identification de projetset des porteuses de projets, fait-elle savoir dans un communiqué.Ces journées d’étude, qui seront tenues avec lacontribution de la Caisse nationale d’assurance chômage(CNAC), porteront notamment sur l’accès au financementdes entreprises, l’élaboration d’un programme de formationen adéquation avec les types de projets et les niveaux desQualifiant le militantisme des femmessyndicalistes d’«avancées pour ladémocratie» en Algérie, M. Sidi Saïd aaffirmé que l’UGTA est «la premièreorganisation de la rive sud de laMéditerranée à avoir levé le tabou surle harcèlement sexuel dans le milieuprofessionnel». «Je rends hommage auxfemmes syndicalistes qui ont réussi àcasser ce tabou et évoquer le sujet duharcèlement sexuel, tout en le maintenantdans son contexte sociologique»,a ajouté le secrétaire général del’UGTA. Il a aussi rappelé que les femmessyndicalistes ont activement participéà l’amendement du code de lafamille et à la valorisation de la notionde solidarité durant les catastrophesnaturelles ayant touché le pays, notammentles inondations de Bab El Oued etle séisme de Boumerdès.«Par ces actions, la femme syndicalistea apporté un plus à l’autorité del’UGTA et amélioré davantage l’imagede l’organisation sur le plan international»,a-t-il dit, affirmant que la réussiteet l’émancipation de la femme syndicalistesont une «victoire» pour l’organisation.APSpostulantes, ainsi que les modes de suivi (marrainage)qu’accorde SEVE aux porteuses de projets. Ce programmeest destiné aux candidates âgées entre 35 et 50 ans etinscrites à l’Agence nationale de l’emploi (ANEM).Ces rencontres entrent dans le cadre du programme d’actionde SEVE pour l’intégration de la femme au développementet la lutte contre la pauvreté par la création derichesse et d’emploi.Energie & Mines102janvier 2010


Condition féminine en Afriqueforum femininLe Congrès américain relèvele «bon exemple» de l’AlgérieLa sous-commission des Affairesétrangères de la Chambre des représentantsdu Congrès américain a relevé le«bon exemple» de l’Algérie au sujet dela condition féminine en Afrique,notamment en ce qui concerne l’accèsà l’éducation et à l’emploi.L’appréciation de cette institution sur lacondition de la femme en Algérie estintervenue lors d’une audition sous lethème «L’aide américaine à l’Afrique,un appel pour la réforme de l’aide extérieure»,a-t-on indiqué de source diplomatique.Lors de cette séance, l’universitaireaméricaine M me MerededhTurshen, de l’Edward J. BloustenSchool of Planning and Public Policy(Rutgers University) est intervenue surla condition féminine en Afrique encitant le «bon exemple de l’Algérie»,a-t-on ajouté.Elle a notamment mis en exergue «l’égalitédes chances entre les deux sexes»quant à l’accès à l’éducation aux étudessupérieures et à l’emploi. A propos del’accès à l’emploi, elle a indiqué qu’une«large partie» des magistrats, des enseignantset du corps médical en Algérieétait constituée de femmes. «Ce quidénote, selon elle, l’intérêt accordé parl’Algérie à la question et la réussite dela politique menée, dans ce domaine,depuis l’indépendance du pays.»A ce titre, M me Turshen a souligné quel’Algérie se distingue parmi les paysarabes, musulmans et africains, estimantque «contrairement aux pays dela région où les filles sont généralementprivées d’une scolarité normale et parfoismême contraintes au travail dèsleur jeune âge, les jeunes Algériennesévoluent dans un environnement nettementplus favorable leur offrant lesmêmes opportunités que les jeunesgarçons».Energie & Mines103janvier 2010


culture CULTURE«Henri Teissier, un évêque à Alger»édité en AlgérieUne rencontre avec l’ex-archevêqued’Alger, M gr Henri Tessier, a été organiséeà la bibliothèque de l’église duSacré-Cœur à Alger, à l’occasion de laréédition de son dernier livre HenriTessier, un évêque en Algérie aux éditionsMille-Feuilles.Le livre, intitulé en sous-titre «Del’Algérie française aux violences islamistes»,signé de Martine Sauto,revient sur cinquante ans d’histoire del’Eglise d’Algérie à travers le parcoursde M gr Tessier.M gr Tessier a été ordonné prêtre pour lediocèse d’Alger en 1955, évêqued’Oran de 1972 à 1981 et archevêqued’Alger en 1988. A ce titre, il a ététémoin de la vie de l’Eglise et de lacommunauté chrétienne de l’Algériecoloniale et postindépendance.Continuateur de la ligne de M gr Duval,son exemple et son prédécesseur auposte d’archevêque, M grTessier, qui aopté pour la nationalité algérienne,compte parmi les artisans du dialogueislamo-chrétien. Admirateur de l’EmirAbdelkader qu’il considère comme leprécurseur du dialogue des civilisations,M grTessier, parfait arabisant etgrand connaisseur de l’islam, est unfervent partisan du dialogue interreligieux.A ce propos, il confiera aupublic venu prendre part à la rencontre-dédicacesa «tristesse» de voir «certainessociétés européennes» se fermeret sa «crainte» de voir l’Algérie «serefermer de la même façon». La «petitecommunauté» chrétienne, dont il faitpartie et qu’il a représentée à plusieurséchelons de la hiérarchie de l’Eglisealgérienne après l’indépendance, mèneau sein de la grande communauté algérienneune existence qu’elle veut «fraternelle»,faite de «partage» et de «solidarité».Par ce rappel, l’ex-archevêqued’Alger a voulu restituer la ligne héritéede M grDuval qui avait bravé l’ordrecolonial et l’opinion majoritaire desfidèles de l’Eglise d’Algérie parmi lespieds-noirs, en dénonçant publiquement,dès 1955, la torture érigée ensystème par l’administration coloniale.Par cet acte, a-t-il souligné, M gr Duval,soutenu par un «petit noyau de chrétiens»rassemblé autour de sa personne,a exprimé «sans équivoque» sa solidarité«à ceux qui souffraient».C’est aussi sous la houlette deM grDuval que l’Eglise algérienne seprononcera tout aussi clairement pourl’autodétermination du peuple algérienet passera, à l’indépendance, du statutd’Eglise coloniale à celui d’Eglisenationale. Henri Tessier, un évêque enAlgérie, a été d’abord édité en Franceavant que la maison d’édition mèren’en autorise un tirage limité réservé àl’Algérie où le livre est réédité par leséditions algériennes Mille-Feuilles.Mgr Tessier est l’auteur de quatre autresœuvres dont Eglise en terre d’islamet Histoire des chrétiens d’Algérie.Trois publications de AbdelkaderBendamèche aux éditions Enag■ «Autrement dit»■ «Abdelkrim Dali, une vie, une œuvre»■ «Florilège ou l'œuvre réunie de Boudali Safir»Homme de culture, journaliste reconnu pour son apport à laconnaissance de notre musique autant par ses écrits quifont référence que par ses émissions à la radio et à la télévision,Abdelkader Bendamèche récidive en offrant aux mélomanesainsi qu’au grand public un florilège de trois ouvragesque publient les éditions Enag.Le premier reprend une série de chroniques parues dans lapresse nationale préfacé par Lamine Bechichi. L’ouvrage seprésente comme une source de réflexion livrée au jour lejour sur la question culturelle.Les deux autres livres ressuscitent deux prestigieusespersonnalités de la culture et de la musique : le grand maîtrede la musique andalouse, cheikh El Hadj Abdelkrim Daliet celui qui passe pour un pionnier du journalisme et de laradio, El Boudali Safi. Les deux ouvrages sont enrichis deprécieuses illustrations, pour la plupart inédites, et qui nouspermettent de retrouver les figures d’illustres personnalitésde la culture, de la musique et de la chanson (des années1930 jusqu’aux années 1980).Energie & Mines104janvier 2010


cultureBienvenue !Par Akli Remini (*)«A l’ocasion du lancementde la revueENAC News, je voudraissaisir cetteopportunité pourexprimer toute maconsidération àl’ensemble du personnelet ma volonté depoursuivre les effortsengagés par mesprédécesseurs pourle développementde l’entrepriseENAC SPA.Les nouveaux enjeux, les défiscroissants et le maintien denotre entreprise dans unenvironnement fortementconcurrentiel imposent une politiquedynamique forte engagée dans lecadre du Plan annuel 2009 et soutenuepar un programme ambitieux etdes actions énergiques s’articulantnotamment autour des axesstratégiques :• la réhabilitation de l’outil de productionrendue impérative et le renforcementde nos moyens d’interventionpar un programme d’investissementpour faire face aux nouveaux engagements;• la réorganisation des structures existantesde l’entreprise imposées par lesnouvelles exigences et intégrer ladimension EPC (Engineering, procurementet construction) pour mettrel’ENAC au diapason des entreprisesde niveau international ;• le renforcement des dispositifs dusystème de management qualité etHSE pour accroître les performanceset assurer un fonctionnement cohérentet harmonieux des structures del’entreprise et le maintien de lacertification ISO et un strict respectdes normes, procédures et modesopératoires ;• le recours aux compétences pourassurer un meilleur encadrement et unrenforcement de nos structures opérationnelles;• la mise en place de nouveaux outilsde gestion nécessaires pour unemeilleure planification, gestion, suiviet contrôle de nos projets et de nosactivités ;• la création d’une école de formationspécialisée dans les métiers de base del’entreprise (soudeurs, tuyauteurs,clampseurs, radio métallographes…) ;• le partenariat avec des entreprises derenommée internationale permettant ànos collaborateurs l’acquisition desavoir-faire et faire bénéficier l’entreprisedu transfert de technologies.Février 2009 a été l’aboutissement dudossier d’assainissement engagé parl’entreprise en 1997, ce qui a permisen mars 2009 de porter le capitalsocial de l’ENAC à 3 190 000 00 DA ;c’est une excellente nouvelle en cedébut de l’année 2009 et l’entrepriseest à présent assainie au plan financieret pourra engager sereinement sonvaste programme de développement.Mon objectif est d’inscrire l’ENACdans une démarche de modernité et deprogrès et d’instaurer une véritableculture d’entreprise et, à ce titre, lacommunication devra jouer le rôleattendue d’elle par son devoir d’informeret de constituer le trait d’unionavec notre environnement interne etexterne.Là aussi, j’accorderai un intérêt et uneplace particulière au développementde l’information et de créer ce formidableespace de communication quirevêt un caractère stratégique, lequeldevra tisser de nouveaux liens, base derapprochement, de compréhension, deconvivialité et d’accès au savoir et auxnouvelles technologies pour l’épanouissementde l’ensemble de nos collaborateurs.Enfin, j’invite l’ensemble des cadres del’entreprise à apporter leur proprecontribution à l’enrichissement permanentde cette revue par la publicationde thèmes d’intérêt tels que l’évolutionde nos métiers de base, les techniquesde gestion, les retours d’expérienceet de la vie de l’entreprise engénéral.Je souhaite plein succès et longue vie àla revue ENAC News.»A. R.* P-DG ENACEnergie & Mines105janvier 2010


culture CULTUREUne exposition sur leparcours artistique etla vie du chantre de lachanson targui, l’artistedéfunt OthmaneBali, est organisée àla bibliothèque communalede la villeDjanet, dans la wilayad’lllizi.Exposition à DjanetHommage à l’artisteOthmane Bali«Le maître Bali était un musicien-poètedont les textes, inspirés de la traditionorale targui, racontent le désert, la solitudeet les us du Tassili N’Ajjer dontnotamment les Tissiouayes, en tamahak,en arabe et en français», asouligné le percussionniste de la troupeBali, Beltou Toufik, présent à cetteexposition.«Bali, qui était généreux, sensible,hospitalier et marqué par les traditionsde son berceau natal le Tassili N’Ajjer,a toujours encouragé les jeunes chanteursde la région de Djanet à traversdes rencontres musicales organiséeslocalement», a encore expliqué BeltouToufik en rappelant que c’est sa mère,Khadidja, grande chanteuse de tindé,qui lui a transmis ce genre musical.«C’est au début des années 1970 queBali a découvert le luth alors qu’il étaittechnicien supérieur à l’hôpital de Ifri(Djanet) et depuis il s’était mis à écriredes textes en tamacheq et en arabe,ainsi que certains refrains en français»,a encore ajouté la même source.Auteur, compositeur, interprète, l’artistedéfunt Othmane Bali a contribué àfaire découvrir ce genre du patrimoinemusical national à travers les autresrégions du pays et à l’étranger, sestournées l’ayant mené jusqu’au Japon.Tout en restant profondément attaché àla tradition, Bali a réussi, selon les spécialistes,à renouveler le genre tindé, enenregistrant dans les années 1990 troisalbums avec le chanteur américainSteve Shehan. L’artiste Othmane Bali aété emporté, à l’âge de 52 ans, par lacrue de l’oued Idjririou de Djanet, dansRemerciementsla nuit du vendredi 17 juin 2005, dansle Tassili N’Ajjer. Il a été enterré aucimetière d’Aghoum (Djanet).Message de l’Association algérienne de formation continue en allergologie pratique«A Monsieur Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des MinesNous avons l'honneur et le plaisir de vous exprimer tous nos remerciements pour la précieuseaide que vous nous avez accordée pour l'organisation de notre 5 e Congrès internationald'allergologie pratique qui s'est tenu à Oran le 30 avril et le 1 er mai 2009 sous le hautpatronage de Son Excellence Monsieur le président de la République, AbdelazizBouteflika, et dont nous vous adressons ci-joint le compte rendu ainsi que quelques images.Votre précieux soutien nous a permis de transmettre le savoir et le fruit de notreexpérience aux nombreux médecins présents qui ont été unanimes pour nous demanderde renouveler ce genre d'initiative relevant de ce domaine d'actualité et de plus en plusfréquent qu'est l'allergologie générale.Nous sommes, quant à nous, très heureux et réjouis de voir en vous l'homme sensible auxactions scientifiques et sociales.En plus de votre précieux soutien, votre écoute et la considération que vous avez portéesà nos travaux sont sans nul doute un symbole fort d'encouragement pour notre jeuneassociation nationale, très active sur le terrain.En vous souhaitant bonne réception, nous tenons, Monsieur le Ministre, à vous réitérertoute notre gratitude et à vous exprimer notre très haute considération et tous nosrespects.»Le président, D r Hocine Mansour KhodjaEnergie & Mines106janvier 2010

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