Numéro 21 - Conseil général de l'Oise

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Numéro 21 - Conseil général de l'Oise

1> à la une3Caroline Pottier / / Le Le bar Floréal4Éric Facon / Le bar Floréal2Caroline Pottier / Le bar FloréalOlivier Pasquier / Le bar Floréal51. Oudeuil2. Ormoy-Villers3. Péroy-les-Gombries4. Rosay-en-Multien5. Le Fresnoy-en-Thelle60 - N°21 - Octobre 2006Olivier Pasquier / Le bar Floréal


En brefCIRCULATIONÇa tourne rond en sortiede Beauvaisusqu’à présent, il fallaitsouvent patienter pouraccéder aux routes deCrèvecœur-le-Grandet Troissereux, aprèsavoir traversé Beauvais.Un stop en direction deCrèvecœur engendraitun bouchon sur labretelle de sortie dela RD 901, jusque surla départementale elle-même. « Autant de risques d’accidents,notamment avec les camions », note le capitaine Delachapelle, exchefdu centre de secours de Beauvais. Après deux mois de travauxet 500 000 euros investis par le Département, un giratoire fluidifienotablement la circulation sur ce carrefour et facilite les trajets desvéhicules de secours à l’approche de l’hôpital. Une opération desécurité nécessaire, car au total plus de 15 000 véhicules, dont 8 %de poids lourds, transitent sur la RD 901 chaque jour. ■sapeurs-pompiersUne femme aux commandesest le tricorne vissé sur la tête et le cœur chargé d’émotion quele lieutenant Aurore Le Bœuf, 27 ans, s’est vu officiellementremettre le commandement du centre de secours de Thourotte, le 8septembre. Désormais à la tête de 108 sapeurs-pompiers, cette sportiveaccomplie, mère de 2 enfants, est la première femme à occuper cettefonction dans l’Oise. Cette promotion consacre le professionnalismeet l’obstination de la jeune femme, animée depuis l’enfance par lavocation de sapeur-pompier. Entrée à 13 ans comme jeune sapeurpompierau centre de Crépy-en-Valois, elle obtient le concoursde lieutenant à 22 ans et sespécialise dans la prévention.« L’arrivée du lieutenant LeBœuf à la tête du centre desecours de Thourotte doitêtre synonyme d’espoir pourtoutes les femmes sapeurspompiersqui, si elles en ontles compétences, peuventégalement prétendre à despostes de direction », a soulignéYves Rome à cette occasion. ■DR60 - N°21 - Octobre 2006DRDRtélex> INTERNETChantier haut débit, suiteAvec le dégroupage de huit répartiteurssupplémentaires (entendez l’ouverturedes installations techniques de FranceTélécom à d’autres opérateurs et fournisseursd’accès internet), depuis le moisde mai, 280 000 abonnés ont désormaisaccès aux offres haut débit et peuventchoisir de souscrire un service « tripleplay » (internet haut débit, téléphonie ettélévision) auprès de Cegetel, Free ouNeuf, sous réserve de l’éligibilité de leurligne (déterminée par l’éloignement durépartiteur). Moins de trente répartiteurs,soit 50 000 lignes environ, restent auprogramme de ce vaste chantier menépar TelOise, sous délégation du Conseilgénéral.Par zones géographiques, les communessuivantes ont été dégroupées de mai àseptembre : Auneuil, Rainvillers, Saint-Léger-en-Bray, Troussures, Villotran ;Chaumont-en-Vexin, Énencourt-le-Sec,Jaméricourt, Loconville, Reilly, Thibivillers ;Boutencourt, Chambors, Énencourt-Léage, Trie-Château, Trie-la-Ville, Villerssur-Trie; Lacroix-Saint-Ouen ; Chevrières,Grandfresnoy, Houdancourt, Longueil-Sainte-Marie, Rivecourt ; Crouy-en-Thelle,Dieudonné, Ercuis, Le Mesnil-en-Thelle,Morangles, Neuilly-en-Thelle, Puiseuxle-Hauberger; Blincourt, Estrées-Saint-Denis, Francières, Grandvillers-aux-Bois,Hémévillers, Montmartin, Moyvillers,Rouvillers ; Coivrel, Crèvecœur-le-Petit,Ferrières, Maignelay-Montigny, Sains-Morainvillers.Par ailleurs, TelOise et le Conseil généralse sont accordés sur un nouvel avenant envue de compléter la couverture en fibresoptiques du département, permettantainsi aux opérateurs de service de promouvoirleurs offres dans les meilleuresconditions tarifaires. Le réseau atteindra700 km de fibres optiques contre 540 kmà l’origine du projet.CONTACTteloise.com


ÉQUIPEMENTS DE PROXIMITÉToujours plus de sportsprès Laversines en juillet, la série continue :Clermont en août, Grandvilliers, Hanvoileet Margny-lès-Compiègne, à l’orée de l’automne,viennent de se doter d’un terrain multisports. Leprincipe ? Chaque commune met à dispositionun espace, le Conseil général se charge d’y bâtirla structure et rend à la municipalité, pour l’eurosymbolique, une surface aménagée de gazonsynthétique, avec paniers de basket, tracés de handou volley, buts de foot, entre autres sports. L’accèsest libre. À toute heure, jeunes et plus âgés peuvents’exercer. Si les intempéries ne sont pas de la partie,une dizaine de terrains seront livrés d’ici fin 2006.De beaux matchs en vue ! ■Au cœur du quartier des Sables, à Clermont.Hervé Dez / Le bar FloréalPrès de 8 200 artisans et commerçants sont inscrits,en cet automne 2006, au registre des métiers dans l’Oise. Soitune augmentation de plus de 35 % en quatre ans.IL Y A 25 ANSEt les ondes furent « libres »Le 18 septembre, Yves Rome a reçu les radios associatives de l’Oise pourle 25 e anniversaire des radios libres.DR60 - N°21 - Octobre 2006ujourd’hui dans l’Oise comme dans toutl’Hexagone on peut zapper de France Inter àEurope 2, puis se brancher sur une station locale. Unevingtaine de programmes au moins – nationaux etlocaux, privés et associatifs – s’offrent à l’écoute sur lesondes radio. Flash-back. Qui se souvient des débatsavec l’administration de Radio Jacquerie, stationpirate parmi d’autres dans le département, qui voit sonémetteur saisi fin 1980 ? Car avant 1981, et la loi dedérogation promulguée par le président Mitterrand,les seules chaînes d’État possédaient le droit d’émettre.Symboliquement cette loi du 9 novembre 1981 marquela « libération » des ondes en France. Aussitôt lespassionnés s’élancent, et les stations se multiplient,certaines créées dans un camion ou une chambre :Canal 60, Radio Vérité à Beauvais, Compiègne FM,Radio Fugue jeunesse, ou Radio Mercure, doyenne,toujours d’actualité. Malgré l’assaut des grands groupesnationaux dans les années 1990, les « indépendantes »demeurent vigoureuses : Radio Valois Multien,Graf’it, Radio Puisaleine à Carlepont, FM Creil (notrephoto)… à chaque territoire sa voix des ondes. ■


Dossier > Vieillir dans l’OiseAccompagnernos aînésEn 2010, les plus de 60 ansseront plus nombreux que lesmoins de 20 ans. L’allongementde l’espérance de vie pose auxpouvoirs publics la questionde la prise en charge despersonnes âgées, à domicile ou enétablissement spécialisé.Le Conseil général de l’Oise mettout en œuvre pour que chacunpuisse vivre sa vieillessecomme il le veut.Dossier rédigé par Nathalie JallageasMaison de retraite de Breteuil, septembre 2006.Hervé Dez / Le bar Floréal


maison de retraite de BreteuilUn lieu de vieet d’échangesUn vaste programme de rénovation de l’ensemble des maisons de retraite aété lancé par le Département. Tous les établissements d’hébergement pourpersonnes âgées dépendantes (EHPAD) ont notamment été climatisés. À lamaison de retraite de Breteuil, l’une des 33 structures publiques de l’Oise,tout est fait pour que les personnes âgées se sentent chez elles. Reportage.Lundi 11 septembre, 8 heures 30. L’activité bat sonplein dans la maison de retraite de Breteuil. Encuisine, Christophe Baticle, le chef, est concentrésur la préparation du repas de midi. Au rez-derue,Patricia Machu, responsable de la blanchisserie,trie le linge des 66 résidents. Jean-Marie, « l’homme àtout faire », nettoie les poubelles et s’apprête à réparerles sonnettes. Dans les étages, infirmières et aides-soignantessont occupées à la distribution des médicaments,à la réfection des pansements ou à la toilette des plusdépendants. Au détour d’un couloir, un kinésithérapeutefait marcher une patiente. Dans une petite salle, une aidesoignantes’improvise coiffeuse : shampoing, brushing,mise en plis, elle est d’une précieuse assistance pour lespensionnaires féminines de Breteuil.Lieu d’échangesTout ceci se déroule sous l’œil bienveillant mais vigilantde la toute jeune directrice de l’établissement, Valérie Vande Vyvère. C’est elle qui a donné un nouveau souffle àl’équipe et remis de l’ordre dans la maison de retraite.En poste depuis janvier 2005, la jeune femme de 35 ansa notamment créé un Conseil de la vie sociale auquelparticipent des représentants des résidents et des familles.« Je souhaite que les personnes admises ici se sententconcernées par la vie de l’établissement, explique-t-elle,nous voulons connaître leurs revendications et si possibley répondre. Cette maison de retraite est un véritable lieude vie et d’échanges. »Tout doit être impérativement prêt pour 11 heures,heure à laquelle les résidents prennent la direction de lasalle à manger principale. Au menu : céleri rémoulade,Hervé Dez / Le bar Floréalcourgettes farcies, riz et entremets. Personne n’est enretard, chacun a sa place attitrée. Le chat Pompon, lamascotte de la maison de retraite, n’est jamais bien loin,lui non plus !Paroles de résidentsJeanne Caron, 84 ans, représentante des résidents auconseil d’administration de l’établissement, reconnaîtque ses débuts à Breteuil ont été difficiles : « La premièreannée, ça a été dur, raconte l’ancienne cultivatrice, mesenfants ne pouvaient pas me prendre, pas de place ettrop de travail. Alors on abandonne tout, on se retrouveà vivre en collectivité. Aujourd’hui, je suis heureuse. Jetricote à nouveau ! »n n n60 - N°21 - Octobre 200611


Aide et service à domicile« Je suisbienchez moi ! »Hervé Dez / le bar FloréalVieillir chez soi, c’est possible. Un certain nombre d’associations,soutenues et agréées par le Conseil général, œuvrent dans ledépartement pour assurer le maintien à domicile des personnes âgéesqui le souhaitent. « NOOE service aux personnes » couvre les cantonsde Formerie, Grandvilliers, Songeons, Marseille-en-Beauvaisiset Crèvecœur-le-Grand. Reportage.eanne Auvré a 93 ans. Elle habite une petite maisonà Formerie. Depuis maintenant un an, ellereçoit deux fois par jour la visite de Claudine,assistante de vie, missionnée par NOOE serviceaux personnes. Une heure le matin, une demi-heurele soir. « Elle m’attend de pied ferme tous les matins.Je lui fais sa toilette, l’habille, la déshabille pour lanuit, lui prépare ses repas, explique Claudine. Et puison discute beaucoup, elle parle de l’ancien temps,de ses souvenirs de jeunesse et parfois on joue auxdominos ! Je suis aussi pour elle une présence et uneforme de réconfort. » Et pourtant, Jeanne Auvrén’était pas vraiment favorable à l’idée qu’une inconnuefranchisse sa porte et partage son intimité. C’est safille à la retraite qui a pris les devants en contactantl’association NOOE, et c’est l’APA (allocation personnaliséed’autonomie) qui finance aujourd’hui engrande partie l’intervention de Claudine, 28 eurospar mois restant à la charge de la famille. « J’avaisbesoin de souffler de temps en temps, que quelqu’unprenne le relais pour s’occuper de ma mère, raconteMicheline Lefèvre. J’avais besoin de m’évader. »Aujourd’hui, la présence de Claudine soulage toutle monde. « Je me plais chez moi, conclut la vieilledame, j’ai toujours été là. Je ne me vois pas vivreailleurs pour le moment !»À quelques kilomètres de là, sur la communed’Abancourt, Sandrine prépare le repas de ThérèseDudomaine, 78 ans. Ces deux-là s’entendent très bien.Elles se taquinent beaucoup et partagent de vraismoments de connivence. « Je suis là pour la toilettedu matin, la confection des repas, pour faire un peude ménage et laver le linge, souligne celle qui suitune formation d’assistante de vie, nous intervenonsdu lundi au dimanche en alternance avec Yvelise,une autre personne envoyée par NOOE. » ThérèseDudomaine – prise en charge à 100% – est sujetteà des malaises chroniques et ne pouvait continuer àvivre sans aide-ménagère. « Ici je suis à la maison, librede faire ce que je veux, estime-t-elle, et puis je suisavec mon chien Loulou, il ne pourrait pas venir avecmoi si j’étais en maison de retraite ! » Aujourd’hui,Thérèse a même acheté sur les conseils de ses enfantsune télé-alarme, qu’elle porte en pendentif autour ducou, pour appeler un service d’assistance médicaleen cas de souci. nContactNOOE service aux personnes21, rue de Rouen60210 Grandvilliers03 44 80 07 89.60 - N°21 - Octobre 200613


Dossier > Vieillir dans l’OiseInitiative exemplaireGrandir et vieillirensembleC’est une première en France eten Europe. Une école bilingueMontessori s’est installée dans unemaison de retraite de la Fondationde l’Armée du Salut à Chantilly.Objectif : développer les liens entregénérations.expérience a démarré il y a 3 ans. C’était un pariétonnant et risqué. Aujourd’hui, tout le monde sembley avoir trouvé son compte. « Des liens très forts se sontétablis rapidement, estime Martine Vwanza, directricede cette maison de retraite atypique, nos résidents (51au total) sont ravis de voir déambuler toutes ces petitestêtes blondes et de pouvoir partager des moments dedétente avec eux. » Les enfants – 14 en maternelle et 8 enprimaire – se sont, quant à eux, faits de nouveaux amis.À l’image de Thomas, 8 ans, élève de CE2 : « J’adoreêtre ici, je me fais des copains parmi les personnesâgées, j’aime bien monsieur Legall, explique le bambin,sa chambre est juste à côté de notre salle de classe. »L’école est en effet directement intégrée dans la maisonde retraite. Au troisième étage, certaines chambres derésidents jouxtent les salles de classe. Mais attention,les rencontres intergénérationnelles se font uniquementdans les espaces collectifs où se tiennent les ateliers, dansles couloirs ou encore dans la cour principale qui sertde cour de récréation. « Nous sommes très vigilants,explique Martine Vwanza, nous sommes en présence dedeux publics fragiles, que nous devons protéger. Nousévitons les attachements individuels. C’est pourquoi lesparticipants aux différents ateliers proposés deux foispar semaine – gymnastique, mots croisés, mots fléchés,lecture – ne sont jamais les mêmes d’une semaine surl’autre. Nos psychologues travaillent pour éviter toutproblème de transfert d’un côté comme de l’autre. »« Nous vivons des moments très forts, souligne ZahiaLebleu, président de l’association Couleurs d’enfance,qui propose cette scolarité hors du commun. C’est uneexpérience très enrichissante et stimulante, une occasionpour les anciens de rompre leur isolement. Mais nousne forçons personne, tout se fait très naturellement. Nosmaîtres mots sont : l’envie, le plaisir et le respect. » AliceFossé, 79 ans, adore les enfants. « C’est sympathique deles voir courir dans la cour ! », explique-t-elle. Un pointde vue que partage Rolande Martin, 86 ans. « Les enfantsme donnent le sourire, raconte la vieille dame que l’onsent vulnérable, c’est notre rayon de soleil à tous. »La période des vacances scolaires crée un véritable manquechez les résidents. Les anciens comptent les jours. Maisles enfants, très attentionnés, n’oublient jamais d’envoyerune carte postale ! nContactMaison de retraite l’Arc en Ciel(face à l’hippodrome) de ChantillyFondation Armée du Salut : 03 44 57 00 33.Hervé Dez / le bar Floréal1460 - N°21 - Octobre 2006


Accueil des personnes âgées« L’État freine des quatre fers »Sur le dossier des personnes âgées, le Conseil général n’estpas seul décideur. Il partage cette compétence avec l’État.Or aujourd’hui, les projets du Département sont pénaliséspar le désengagement de l’État.our chaque création de places en structures d’accueil,l’État finance la partie médicale et le Conseil général lapartie hébergement et la dépendance. D’où une situationsouvent complexe. Avec notamment des retards dansla mise en service des structures, car les financementsgouvernementaux pour rémunérer les personnels desoin tardent à venir. « C’est une problématique forte,explique Henri Bonan, président de la commission desaffaires sociales, l’État et le Département ne marchentpas au même rythme ! Nous aimerions aller plus vite etplus loin, mais nous sommes tributaires des décisionsgouvernementales. L’État freine des quatre fers. On estcoincé.» Or pour la collectivité, l’enjeu est de taille : lespolitiques d’aide aux personnes âgées font partie despriorités du Conseil général, qui leur consacre cette année45 millions d’euros.Aujourd’hui, l’Oise est capable – toutes structuresconfondues – d’accueillir quelque 5 000 personnes enétablissements pour personnes âgées. Un peu plus de 300places sont en outre dédiées à des personnes atteintesde la maladie d’Alzheimer. Au total, il existe dans ledépartement 33 structures publiques, 32 structures privéescommerciales et 8 maisons de retraite privées associatives,conventionnées à l’Aide sociale.Mais d’ici dix ans, compte tenu du vieillissement de lapopulation, le département aura besoin de 1 250 placessupplémentaires. nHenri Bonanprésident de lacommission desaffaires socialesDR« Nous faisonsnotre maximumpour anticiperles évolutionsdémographiques,mais à ce jour,quelque 450 placessont toujoursen attente definancement del’État. »> À vos agendas !« La semaine bleue », du 16 au 22 octobre prochain,pour débattre des problématiques liées à la vieillesse.Mercredi 18 octobre, à partir de 9 heures, Journéedépartementale à la salle des fêtes de Saint-Just-en-Chaussée. Inscription au 03 44 06 64 10.Samedi 21 octobre, de 14 à 19 heures, le Centreintercommunal services à domicile (CISD) organise unejournée « santé » au théâtre de Beauvais autour de lamaladie d’Alzheimer.Renseignements au 03 44 45 56 86.Pour prolonger la semaine…Lundi 23 octobre, Fête de l’amitié de la Fédérationdépartementale des Aînés ruraux à la salle des fêtes deBresles ; remise d’un chèque de 1000 euros à la maison deretraite de Guiscard pour aider à l’accueil des personnesatteintes de la maladie d’Alzheimer.Contact 03 44 48 17 33.Jeudi 26 octobre, journée d’animation dans le parc duConseil général.Inscription : 03 44 06 64 10.Pour prolonger60 - N°21 - Octobre 200615


L’Oise en actionéducationVers l’e-collègeCahiers de texte et polycopiés seront bientôt remisés dans les greniersde l’école ! Avec la naissance des ENT (espaces numériques de travail),élèves et professeurs du III e millénaire vont intégrer la quatrièmedimension de l’éducation et de la communication. À Beauvais, le collègeGeorge-Sand, dont le projet a été retenu par le Conseil général, a déjàfait son entrée dans cette nouvelle galaxie. Reportage.Hervé Dez / le bar Floréaleudi, 11 heures : pour les élèves de 3 e B, lecours de physique a lieu en salle multimédiaet les travaux pratiques se font sur ordinateur.Devant le tableau noir – réminiscence del’univers scolaire d’antan – une maquette en 3Dpermet de visualiser « les mouvements relatifs »d’un téléphérique. À l’aide d’une webcam, lesélèves vont filmer le mécanisme et, une poignée desecondes plus tard, ils pourront décortiquer surleurs écrans la séquence filmée, devenue virtuelle.« L’ordinateur a fabriqué un objet numériqueà partir d’une séance réelle. Il l’a mémorisée.Ainsi les élèves se constituent leur propre basede données », explique Jean-François Louvet,professeur de physique et également animateurTICE* au collège George-Sand.Moderne, ce collège de 600 élèves a saisi l’occasionde sa réhabilitation récente pour se doter d’uneinfrastructure informatique performante : 70des 80 postes de l’établissement sont aujourd’huiinterconnectés et gérés par un serveur central. Ceréseau intranet constitue l’architecture de base dece qu’on appelle l’espace numérique de travail. Sesatouts ? Il permet de centraliser des informations :grâce à un code d’accès, les élèves peuvent retrouverun polycopié, la liste des devoirs à faire ou encorele contenu d’un cours qu’ils ont raté. Reste àalimenter cet espace d’outils utiles : « On pourray puiser des petits films de 3 à 5 minutes quipermettront d’animer un cours et de débloquerainsi de nouveaux usages », explique MarinaVera-Perez, professeur documentaliste. Beaucoupd’enseignants, comme Alain Levillain pour lesarts plastiques, rêvent des applications infiniesde l’ENT : « On va pouvoir garder une trace desœuvres que font les enfants, y compris les plus1660 - N°21 - Octobre 2006


DRvolumineuses, qu’on prendra en photo. » De quoicréer une galerie d’art virtuelle propre au collège.Un exemple à suivreCe sont aussi des outils de gestion revisités quitrouvent leur place dans l’ENT. Pour remplir lesbulletins trimestriels, chaque enseignant peutsaisir, sur n’importe quel ordinateur du réseau, lesnotes de ses élèves et les moyennes sont calculéesautomatiquement. Finies les traditionnelles filesd’attente en salle des profs la veille des conseils declasse ! Le pointage des présences est quant à luirévolutionné : de sa salle de cours, le professeursaisit sur un ordinateur relié au réseau les noms desabsents et des retardataires. L’administration en aconnaissance en temps réel. Et bientôt, les parents…car la prochaine étape – cruciale – consistera àouvrir le réseau sur l’extérieur. De chez eux, élèves,profs et parents pourront consulter les élémentsrassemblés sur l’ENT du collège. Avec des filtres,bien sûr, pour garantir la confidentialité de certainesdonnées : « Je ne donnerai mon feu vert, insisteFrançoise Balossier, la principale du collège, quelorsque je serai assuréeque nous maîtrisonstoutes les informationset que la sécurité desdonnées est totale. Maiscette ouverture surl’extérieur n’est plus uneutopie, ce sera réalisabled’ici un an ou deux. »Très impliquée dansl’aventure numérique deson collège, FrançoiseBalossier a porté à boutde bras la naissance decet ENT, avant même de répondre à l’appel à projetlancé par le Conseil général : « On a mené de frontla construction matérielle du réseau, la mobilisationet la formation des professeurs. » Avec forcémentquelques résistances humaines. Quelques obstaclesfinanciers aussi : « On a développé une politiqueTICE sans pour autant déséquilibrer la politiquegénérale du collège, explique Liliane Guillet,gestionnaire. Mais nous avons puisé dans nos fondspropres pour réaliser des investissements coûteux,notamment le câblage des locaux pour la mise enréseau des postes. » Désormais, le collège George-Sand bénéficiera du soutien du Département.En donnant à tous les enfants les mêmes clefsd’accès à la société du « tout numérique », l’ENTaura, enfin, pour conséquence de réduire la fracturenumérique. Il pourrait aussi, comme l’espère Jean-François Louvet, faire naître une nouvelle culturedu travail scolaire : « Grâce à la diversification desoutils numériques, le travail peut redevenir un jeu. »Isabelle FriedmannHervé Dez / le bar Floréal*TICE : technologies de l’information et de la communicationà l’écoleDRLe Conseil général s’engageEn juin dernier, le Conseil général a lancé un appel à projet auprès des 66 collèges publics du département pour la miseen place d’espaces numériques de travail (ENT). Sur les 23 dossiers reçus, 10 ont été retenus : ces établissements vontnon seulement être associés à l’élaboration d’un scénario d’ENT, mais aussi devenir des collèges pilote dans la miseen œuvre de cette nouvelle opération.60 - N°21 - Octobre 200617


L’Oise en actiondéveloppement durableL’Agenda 21 en actesTravaux routiers respectueux de l’environnement, programme« jeunes écocitoyens »… Les 105 engagements de l’Agenda 21, adoptépar le Conseil général en 2005, se concrétisent tous les jours un peu plus.un département qui saura concilier, demain,prospérité économique, cohésion sociale, protectionde l’environnement et démocratie participative. Etavec pour méthode de multiplier les possibilités,pour les citoyens, de donner leur avis. En témoigne leConseil du développement durable de l’Oise (CDDO),instance consultative comparable à un « conseiléconomique et social » départemental, et le Conseilgénéral des jeunes, qui attaque sa deuxième annéede fonctionnement.Isabelle Friedmannprès le papier, le béton recyclé ! Encoreembryonnaire, le réflexe écocitoyen gagnedu terrain sur les routes de l’Oise. Sur laRD58, entre Ravenel et Le Plessier-sur-Saint-Just, trois kilomètres de route viennent ainsi d’êtrereconstruits dans un souci de développement durable :l’utilisation de béton concassé issu de matériauxde récupération a été préférée à une solution plusclassique qui puise directement dans les carrières.Les avantages ? Une meilleure gestion des ressourcesnaturelles et une diminution des pollutions dues auxtransports : « La production de gaz à effets de serreest 5 fois moins importante », note la directiondes services techniques du Conseil général.La facture, elle aussi, est allégée de près de 25%.Déjà un second chantier, répondant aux mêmesexigences, a démarré sur la RD35 entre Saint-Martinle-Nœudet Vaux-Berneuil.Ainsi, les engagements inscrits dans l’Agenda 21font-ils leur chemin. Avec pour ambition de construireDRDR« Nous nous engageonsdans la voie dudéveloppement durablepour améliorer lequotidien tout enpréparant l’avenir. »Joseph Sanguinettevice-président du Conseil général chargéde l’environnement.DRL’Oise, membre du comité 21Le Département vient d’adhérer au Comité français pourl’environnement et le développement durable, qui regroupeune centaine de collectivités locales, dont plus de30 départements, des entreprises et des associations. Cetteparticipation à une instance nationale devrait permettred’obtenir des conseils et de nouer des contacts pour allerencore plus loin.1860 - N°21 - Octobre 2006


Visites cantonalesLe président du Conseil général poursuitses visites dans chacun des 41 cantons de l’Oise.Compte-rendu de ses deux derniers déplacements,à Maignelay-Montigny (aux côtés du conseiller général Patrice Fontaine,le 29 août) et à Marseille-en-Beauvaisis (le 6 septembre).> Magnelay-Montigny20 communes8 411 habitants1 collège public> Marseilleenbeauvaisis19 communes7 226 habitants1 collège publicDRRencontre avec les maires ducanton. Les échanges entre lespartenaires furent l’occasion defaire le point sur les avancées ducontrat de développement territorialsigné entre le Conseil généralet la Communauté de communes duplateau picard en décembre 2005.DRVisite du centre de secours deMaignelay-Montigny, en présencedu maire de la commune, DenisFlour. Le centre, qui couvre unsecteur de 23 communes, a connuen 2005 une augmentation de13,5% de ses interventions parrapport à 2004.Visite de l’entreprise CFC, àTricot, en compagnie du directeurYves Caron (au centre).Spécialisée dans la conception etla fabricationde matériel agricole, cette sociétécompte 140 employés.Réunion publique dans la salleMarcel-Ville à Maignelay-Montigny. Yves Rome conclutchacune de ses visites par unmoment d’échange auquel sontconviés tous les habitants ducanton.DR DRInauguration du carrefourgiratoire de Marseille-en-Beauvaisis, aux côtés du mairede la commune, M. Dubut.Le Département a financé laréalisation de ce projet à hauteurde 500 000 €. En 2006, plus d’unmillion d’euros sont consacrésaux travaux de routes et desécurité dans le canton.Visite du centre de secours deMarseille-en-Beauvaisis, enprésence du major Alain Bouvet(à gauche) et de quelques-unsde ses 29 sapeurs-pompiers.60 - N°21 - Octobre 2006DRDRVisite de la cidrerie Maeyert àMilly-sur-Thérain, en compagniedu maire de la commune, PhilippeTopin (à droite sur la photo).Fondée en 1955, l’entreprisefamiliale emploie une quarantainede personnes, et pratiqueune méthode de fabricationtraditionnelle.Réunion publique dans lasalle des fêtes de Marseilleen-Beauvaisis.Yves Rome aprésenté les actions menées parle Département et répondu auxquestions des habitants.DRDR21


Du nord au sudConcours photosL’Oise vue par les sieSes forêts, ses rivières, ses grands espaces, ses richessesarchitecturales… vous avez été nombreux à immortaliser les joyauxde notre département ! 170 personnes ont ainsi participé au Concoursphotos grand public, lancé le 13 mai dernier, à l’occasion de « L’OiseVerte et Bleue ». Les 60 plus belles photographies ont été exposéesdu 16 septembre au 6 octobre dans le hall de l’Hôtel du Département.Nous publions ici les clichés des lauréats de chaque catégorie : jeunesde 16 à 25 ans, collégiens et adultes.1 er2 e3 e16-25 ans1 er prix : « Paysages avec de multiples cultures »,Mélanie Dufrier, 19 ans, Fontaine-Bonneleau.2 e prix : « Péniche », Rémy Delmet, 23 ans, Clairoix.3 e prix : « Chantilly la nuit », Coralie Vandepontseele,23 ans, Balagny-sur-Thérain.2060 - N°21 - Octobre 2006


ns1 er 3 eCollégiens1 er prix : « Rivière », Alice Boulanger, 15 ans, Le Meux.2 e prix : « Plan d’eau du Canada », Julien Corbel, 15 ans,2 eBeauvais.3 e prix : « Village près de la forêt de la Neuville-en-Hez »,Dorine Batot, 15 ans, Beauvais.1 er 2 e3 eAdultes1 er prix : « Parc Jean-Jacques-Rousseau à Ermenonville »,Myriam de Lardemelle, 56 ans, Beauvais.2 e prix : « Abbaye d’Ourscamp », Guillaume Parad, 32 ans,Margny-lès-Compiègne.3 e prix ex-æquo : « Montiers – Neuville-Roy », Joël Leroy,56 ans, Saint-Just-en-Chaussée.3 e prix ex-æquo : « Promenade sur la coulée verte », ClaudieBaecklandt, 55 ans, Crèvecœur-le-Grand.3 e60 - N°21 - Octobre 200621


L’ Oise en têteGilbert FalempinUn aînétrès animéPrésident de la fédération des Aînés rurauxde l’Oise depuis 2002, Gilbert Falempinnous présente avec passion ce mouvement quiregroupe près de 800 000 bénévoles en France.> Gilbert Falempin en 5 dates1937 : naissance à Campremy (Oise)1955-1957 : travaille à la ferme de son oncle1959 : entrée à La Poste1998 : départ à la retraite2002 : président de la fédération des Aînés ruraux de l’OiseHervé Dez / Le bar Floréal


Ils font l’OiseFaustine NogherottoAcadémicienne« J’aimerais dire un grand merci à tous ceux qui me soutiennent... Eten avant l’Oise ! » Installée depuis le 1 er septembre dans le châteaude Damarie-les-Lys, Faustine Nogherotto n’a pas souvent l’occasionde passer un petit bonjour au pays. Entre les cours, les éval’et les répets du « prime », les journées sont longuespour la jeune élève de la Star Academy 6, originairede Velennes. Et pour prendre des nouvellesde sa famille ou de son petit copain, uneseule minute de téléphone par jour, c’estun peu court ! « Mais je tiens le choc ! »positive Faustine, convaincue de vivreà 17 ans une expérience unique. Etdire qu’au départ elle ne voulait pasfaire la Star Ac… « Je n’ai participé àaucune sélection. C’est la productionqui m’a repérée, le 14 juillet, lorsd’un concours de chantà Forges-les-Eaux. Uncasting sauvage commeon dit... » Passé sespremières réticences –et celles de ses parents !– Faustine a saisi sachance. Pour notre plusgrand plaisir...joElFacheHommedepaume« La Longuepaume, c’estl’ancêtre dutennis ! On yjoue en équipe,jusqu’à six joueurspar camp, surun grand terrainouvert de 60mètres sur 15. »Joël Fache, installé depuis toujours au Frestoy-Vaux, a commencé,tout gamin, à pratiquer ce sport traditionnel picard. À 57 ans, iltaquine encore la balle (en liège) et préside aux destinées de laligue de Picardie, qui compte 2000 adhérents. Apparue au MoyenÂge, la Longue paume fut, un temps, le sport des seigneurs :« Henri IV y jouait, et la devise parle du sport des rois et duroi des sports », explique Joël Fache. Contremaître dans unechaudronnerie, il témoigne que le sport s’est démocratisé.Mais il ne séduit plus les foules. Vice-président de la fédérationnationale, Joël Fache rêve d’un nouvel essor. Via la reconquêted’un public jeune.Hervé Dez / Le bar FloréalCécile SabreMarathonienne du bénévolatPassionnée de littérature jeunesse et de course à pied, Cécile Sabre vient d’effectuer sa sixièmerentrée en tant que bibliothécaire bénévole à Crèvecœur-le-Grand. Sur la BCD (bibliothèquecentre de documentation) de l’école primaire Henri-Vilette, elle règne en maîtresse : gestiondu fonds, des prêts, animations de groupes, la jeune femme insuffle au lieu une vitalité dontprofite toute l’équipe pédagogique. Avec des temps forts : le voyage au Salon de la BD d’Amiensavec des CM2 et des 6 e pour « atténuer l’angoisse des futurs collégiens », ou encore le journalde classe de neige dont elle pilote la rédaction. Fonctionnaire des Douanes en disponibilité,Cécile Sabre n’a pas repris cette activité depuis qu’elle est maman, c’est-à-dire 14 ans : « C’étaitune étape dans ma vie, ensuite j’ai préféré me tourner vers l’école de mon village. » La têtepleine de projets, comme « la mise en place d’une BCD itinérante pour les petits villages », elleaimerait que son poste se pérennise, « pour mieux assumer financièrement » ses trois filles quigrandissent. En attendant elle court ce mois-ci, à 37 ans, le marathon de Vannes.2460 - N°21 - Octobre 2006


Jean-Régis BraudeauIl plie mais ne rompt pasJ.- R. BraudeauDe son Midi natal, Jean-Régis Braudeau n’a conservé qu’unléger accent. Car, depuis 1959, c’est dans l’Oise qu’il puiseles arômes qui donnent du piment à sa vie. Venu pour sesétudes d’ingénieur, il a épousé « une demoiselle du coin », faitcarrière chez IBM et multiplié les engagements bénévoles.Avec les compétitions de volley-ball et de natation, il y eut lapériode des activités et des responsabilités sportives, qui luivalut une médaille d’or de la Jeunesse et des Sports. Mais detout temps, son engagement fut citoyen : conseiller municipaldepuis 35 ans, Jean-Régis Braudeau est aujourd’hui présidentdu Roso (regroupement des organismes de sauvegarde del’Oise), avec pour ambition de « défendre notre environnementet son équilibre ». Trentenaire cette année, le Roso fédère80 associations qui luttent notamment contre « la voracitéimmobilière de l’Ile-de-France, explique Jean-Régis Braudeau.Pour tenter de la maîtriser, nous sommes en relation avec lesautorités locales ». Parfois main dans la main, parfois frontcontre front. « Boulimique d’activités », ce septuagénaireénergique, installé à Lamorlaye, cumule, selon ses calculs,« 120 années d’activités bénévoles » ! Père de trois filles, ilconstate que sa descendance aussi est active : « C’est, dit-il,une histoire de gènes. » Et surtout de plaisir.Contact ROSO 03 44 21 22 76Jean-MichelJacqueminOrphéoniste51 associations locales, soit600 élèves, sont membres de laFédération des sociétés musicalesde l’Oise, créée en 1905. « Cesassociations sont les descendantesdes petites sociétés, nées en 1820,sous l’appellation de Mouvementorphéonique, avec pour objectifd’offrir au peuple le droit à laculture », explique Jean-MichelJacquemin, président de la FSMO.Saxophoniste à ses heures perdues,ce Bourguignon de 49 ans, arrivéà Compiègne il y a 20 ans, consacre beaucoup d’énergie pour que batteries, fanfares et autresorchestres d’harmonie résonnent dans l’Oise : « Tous les ans, nous organisons une session decontrôle des formations musicales, des stages d’orchestre ou encore des journées thématiques avecdes professionnels. » Cette année, pour ses 160 ans, le saxo sera à l’honneur.JacqueminContact 03 44 50 11 82 - fsmo.60@wanadoo.frDR60 - N°21 - Octobre 200625


Itinéraires loisirsBALADELes champignons du moAvec le guide L’Oise à pied*, etun bel automne, partez humer leschampignons sur le sentier du montPagnotte, 10 km en pays d’Halatte.Comme dans un western, il y a les bons et lesmauvais. La forêt d’Halatte compte les deuxdans ses taillis : cèpes de Bordeaux, pieds-demouton…versus amanites phalloïdes et autresvénéneuses. Les trompettes-de-la-mort, elles, jouentavec les mots : leurs saveurs sont douces au palais. Pourapercevoir ces chapeaux qui frétillent en silence dansl’humus, au-dessus d’un camaïeu ocre de feuilles, il fautmettre le pied hors du sentier. Avant de partir, FrançoisPetit, mycologue en région de Senlis, annonce les cinqou dix mille espèces de champignons en terroir isarien,dit les girolles disparues par endroits et les truffes quis’invitent au menu, signe du réchauffement climatique.Puis scande, encore et encore, la prudence qui s’impose.« Voyez, il ne faut jamais cueillir une lépiote élevéesi elle mesure moins de 15 cm de haut. Plus petite, cepourrait être une lépiote blonde, mortelle. La règlede bon sens : être “ab-so-lu-ment” certain avant demanger un champignon. Sinon, montrer sa récolte à unpharmacien. »Pic vert en royale forêtPanier d’osier en main, l’œil commence à fouler lapénombre du bois. Les pas s’accordent peu à peu auchemin qui, de l’abbaye du Moncel, grimpe jusqu’aumont Pagnotte, point culminant du massif d’Halatte(220,6 m), puis s’en retourne via le poteau de la Croixdu-Grand-Maître.Chênes sessiles, chênes pédonculés,hêtres peuplent de leur noble hauteur cette futaie,cohabitant avec de rares conifères et les taillis decharmes, bouleaux, frênes. On sent murmurer leschevreuils. Plus vieille que Hugues Capet, la forêtvit passer bien des chasses royales ; Philippe Le Belaffectionnait ce lieu, pour le gibier plus que la flore,certes. En bout de balade, si les paniers sont vides, restel’air fruité des sous-bois dans les poumons. Pour lafricassée, option champignons de Paris, l’Oise en cultiveencore dans ses carrières !Marie lecoustey* Par la Fédération française de randonnée pédestre, en librairie.2660 - N°21 - Octobre 200611- Après avoir suivi la chaussée Ponpoint etle chemin de Crépy, au carrefour Frapotelprendre le GR 12B. Pour la cueillette, nepas oublier le panier en osier : on ne metjamais de champignons dans un sac plastique.


nt PagnottePont-Ste-MaxenceAbbayeRoyaleSentier du Mont Pagnotte2- Le sentier monte jusqu’au mont Pagnotte,via le carrefour de Bontemps. De ce « lieuimprenable », belle vue sur la vallée – par tempstrès clair, on devinerait la Tour Eiffel !312PonpointMont PagnottePhotos : André Lejarre / Le bar FloréalÉric Facon / Le bar Floréal3SORTIESMYCOLOGIQUESPour connaître leschampignons : sortirsur le terrain avec desspécialistes. Seul, mêmemuni d’un bon ouvrage,il n’est pas possibled’identifier à coup sûr lesespèces. Les Amis de laforêt de Hez signalent avoirrencontré deux promeneursavec de mortelles amanitesphalloïdes dans leur panier,mi-septembre.• 14 octobreAvec les Amis de la forêtde Hez, rendez-vous àla maison forestière duLieutenant, en forêt de Hez,à 9 h 30 et 14 h 30,robert.tetart@wanadoo.fr06 84 43 55 92réservation obligatoirePar l’associationCorrélation, rendez-vousau gîte de Patyà Buicourt, à 14 h03 44 82 38 97• 15 octobreRandonnée équestre sur lethème des champignons,en forêt de Hez-Froidmont,avec Les Chevaux d’Agnetz03 44 78 19 79• 15 octobre,5 et 26 novembreAvec les guides del’Association des botanisteset mycologues amateursde la région de Senlis,rendez-vousà Senlis, parkingde la Gare, à 9 h03 44 25 48 61• 21 et 28 octobreAvec l’ONF, rendez-vousà Compiègne, maisonforestière Sainte-Périne03 44 40 01 003- Au poteau Hétéroclitese diriger sur la chausséePontpoint de nouveau, etretour au point de départ.Si vous êtes en train, visitezl’abbaye royale du Moncel,édifiée par Philippe Le Bel.Cèpe de Bordeaux.Mieux vaut utiliser uncouteau pour cueillir leschampignons à consommer.Par contre, s’il s’agitd’identifier un spécimen,arrachez-le avec son pied.


SportsCyclotourismeLe vélo plaisirNi gagnants ni perdants, chez lescyclotouristes ! Sportifs autantqu’amateurs de culture et de nature,ils pédalent pour le seul plaisird’être ensemble, et de découvrirle territoire.ls étaient près de250, vélo en main,le dimanche 10septembre, à honorerle rendez-vous de rentréedu cyclo-club villersois.Dès le petit matin, lesguichets étaient ouvertsà la salle polyvalentede Villers-sous-Saint-Leu, pour fournir auxcyclotouristes la cartedu parcours choisi.Pour la 10 e édition dela Micheloise, deuxcircuits VTT et deuxcircuits route, dûmentfléchés la veille parles organisateurs,accueillaient lesparticipants.Arrivée dès 8 h, Suzanneest une passionnée.« Je parcours la Francedepuis plus de 20ans à vélo avec monmari. » Membre d’unclub du Val-d’Oise,elle apprécie lesrandonnées isariennes :« Dans l’Oise, ilssavent recevoir, ilsoffrent la boisson aupoint de contrôle,alors c’est encore plussympathique. »Bien que les seniorssoient majoritaires, bonnombre de jeunes sontégalement au départ,pour le plus grand plaisirdes organisateurs. « Onest surpris et contents,témoigne Jean-PierreAyral, membre du cycloclubvillersois, c’est unNotre département gagne à être découvert à vélo, comme ici ducôté de Villers-sous-Saint-Leu, où la « Micheloise » avait lieule 10 septembre.sport qui est un peuabandonné, parce qu’ildemande de l’effortet de la constance.Il est vrai aussi quel’investissement matérieln’est pas à la portée detous. »Avec une cinquantainede clubs, l’Oise compte1 550 licenciés, adeptesd’une pratique dontla compétition estabsente. Pour FrançoisTavaux, président ducomité départemental,l’engouement récentpour les sports denature joue en faveurdu cyclotourisme, etl’Oise a beaucoup àoffrir aux amateurs. « Lepotentiel touristique estimportant, c’est pourAndré Lejarre / Le bar Floréal« On vatoujoursà larencontred’endroitsinédits,et puisl’ambiance est trèsconviviale. »Suzanne Martin, 70 ansAL« J’appréciecettepratiquequi permetà chacund’aller àson rythmeet nous fait connaîtredes coins. »Cyril Torchy, 20 ansAL« Leshistoiresde dopagen’ont pasaméliorél’image duvélo, alorsque nous on marche ausirop Teisseire. »Jean-Pierre Ayral, 64 ansAL2860 - N°21 - Octobre 2006


Huit écoles dans l’OiseBien manier la bicyclette et savoir la réparer ne suffitpas à faire un bon cyclotouriste. Dans les huit écoles dudépartement, les jeunes de 8 à 18 ans apprennent lesbases nécessaires pour faire des randonnées en touteautonomie. Les plus jeunes commencent par acquérir lamaîtrise du vélo grâce à des jeux pratiqués sur des airesgoudronnées avant d’apprendre comment réagir faceaux risques qui peuvent se présenter sur la route. Bienconnaître l’environnement pour rouler en toute sécuritépasse donc également par le respect du Code de la route.Autres enseignements théoriques : la diététique et lacartographie. Éviter la déshydratation ou l’hypoglycémieou savoir se repérer sont aussi nécessaires que de bonnesconnaissances mécaniques pour parer aux avaniesde la machine. Une centaine de jeunes Isariens suivent cetenseignement, qui mêle deux tiers de pratique surle terrain et un tiers de théorie.ContactComité départemental de cyclotourisme03 44 73 28 28cela que nous travaillonsavec le Conseil général etle Comité départementaldu tourisme à l’éditiond’un cyclo-guide quicomportera 20 circuits »,explique-t-il.« Une autre facettede notre activité est deséduire les jeunes »,ajoute François. Pourfêter ses 30 ans, le comitédépartemental invitedonc les juniors à lesrejoindre pour quatrejours de rencontres.Du 26 au 29 octobre,plusieurs circuits leurseront proposés, ainsiqu’une sortie touristiqueà la découverte dePierrefonds.Marie PaireAndré Lejarre / Le bar Floréalen bref> 1 er novembreBoucles pour tousLa 19 e édition des Foulées de Tracy-le-Val attendpetits et grands coureurs pour des parcours surroute et chemins forestiers. La journée démarreà 13 h 55 avec la course initiation pour les toutpetits.Cinq départs suivront avec des boucles de800 m à 9 300 m, jusqu’à 15 h 50, heure de départde la course des as. Les coureurs se retrouverontpour un pot de l’amitié et la remise des prix auxalentours de 18 h à la salle des fêtes de Tracy. Prèsde 330 participants sont attendus.ContactAmitié Tracy-le-Val, Georges Guibert,22, rue Marie-Curie, 60 170 Tracy-le-Val,03 44 75 25 76> 1 er novembreRendez-vous athlétiqueCette année, les foulées brituliennes ont aménagéun parcours pour que les handisportifs puissentparticiper. La 13 e édition commencera avec ledépart de la marche athlétique à 14 h, suivi à14 h 10 par la course populaire. Après le démarragede la course des as à 15 h, honneur aux bouts dechou pour lesquels une boucle a été aménagéeautour de la salle des fêtes de Breuil-le-Sec. Enfin de journée, après la remise des récompenses,rendez-vous autour d’un verre. Un tirage au sortparmi les dossards est organisé avec à la clé unVTT ou encore des services en cristal.ContactRéveil athlétique de Breteuil08 75 98 50 84> 12 novembreRencontre nationale de judoLe judo clermontois, épaulé par le judo club deVillers-sous-Saint-Leu, organise le 4 e tournoinational cadets du pays clermontois. Les jeunesjudokas sont attendus à 8 h 30 pour les pesées à lasalle Michel-Monard à Breuil-le-Sec. Plus de 200participants masculins, répartis en 9 catégories depoids, combattront jusqu’en fin d’après-midi. Cetournoi permet aux compétiteurs de marquer despoints pour l’obtention de la ceinture noire. Lesinscriptions sont ouvertes jusqu’au 6 novembre.ContactJudo clermontois, Didier Manfrin06 76 37 66 2160 - N°21 - Octobre 200629


Culture / bons plansMÉMOIRE VIVE« Les Oubliés de guerre »u foyer Saint-Jean de Beauvais, Olivier Pasquiers, photographe, et MichelSéonnet, romancier, ont rencontré Ali Hallabou, Houcine Kanoun, OmarMoujahid, Mehdi Sadik, et leurs frères d’armes, Marocains anciens combattantsde l’armée française. « Devant ces hommes, seuls dans un foyer à 80 ans, nousnous sommes laissé entraîner. Par leur histoire douloureuse. Nous nous sommeslaissé entraîner jusqu’au Maroc, dans les douards qu’ils abandonnent... » Unehistoire secrète, à découvir entre noir et blanc des mots et des images. ■Les Oubliés de guerre, éditions Créaphis, 19 euros.Olivier Pasquiers« Mehdi fils de Mohamed fils de Lafdalidu douar Ouled Jilalitribu Sidi-Rahaldans la région d’El Kelaa des Sraghnas’engageaen 1938à peine âgé de dix-neuf ans7 e Régiment de Tirailleurs marocains […] »PICARDIE VERTEEn chœur !ous les lundis soir, ils sont une trentaineà laisser aux oubliettes leur voix de tousles jours. Le temps d’une répétition chorale.Certains savent lire les notes, d’autres non.Peu importe, la passion supplée. « Devantla musique, on est tous profanes », clamePhilippe Lefebvre, créateur il y a dix ansde ce Chœur de Picardie verte qu’il animecette saison encore. Au programme, Adamde La Halle, Mozart, des folks, et PhiléasLebesgue, compositeur du Beauvaisis quetous portent au-dedes frontières lorsd’échanges avec de prestigieux chœursallemands. ■« Une soirée, une œuvre » : pièces deClaude Lejeune (XVI e siècle) les 23 octobreet 20 novembre (20 h 30), au centre socialde Marseille-en-Beauvaisis. Pour tous,entrée libre.CONTACT03 44 46 06 4630ATTENTION CHAPITEAUCirque sang et oranzibar, « cirqueen cavale »,« nouveau cirqued’autrefois », planteson chapiteau àdeux mâts surCompiègne. Et lapiste ronde devientSang et Or – titrede ce spectacle –,effet de magie,miracle de la sueurdes acrobates. Des images de Fellini, Mistinguett, Buster Keaton ouGrock s’entremêlent aux numéros ; l’orchestre enlace le souffle del’équilibriste. « Nous, artistes de Zanzibar, souhaitons provoquerl’instant », disent-ils ; Nuage, le percheron est déjà parti en cavale ! ■Un spectacle présenté par l’espace Jean-Legendre et le Conseilgénéral au stade Lucien-Genaille à Compiègne. Rendez-vous les15, 17, 20, 21 et 22 octobre. Places de 9 à 18 euros.CONTACT03 44 92 76 763060 - N°21 - Octobre 2006DR


en bref> ROCKMouy faitle tremplinIls étaient 51 jeunes groupespicards candidats. Ce15 octobre dès 14 h 30, seulsFishermoon, Obturated,Pierre hait les loups, S2D2,Stain et Zorglüb monterontsur la scène du vingtièmeTremplin rock de Mouy. Quiravira le trophée ? Mystèredu jury et des votes dupublic ! Pendant le décomptedes voix, La Corde raide,Suricates, puis Les Wampas(« le meilleur groupe de rockfrançais du monde », dixitTélérama) assurerontle relais, de 19 h 30 à 23 h 30.De quoi patienter en beauté !Salle polyvalente de Mouy,entrée 12 euros.CONTACTtremplinmouy.com> DENOYONGrandiose concertIls seront 150 et plus à fairevibrer Noyon le 15 octobredès 16 h : choristes del’ensemble Le Virelai, sisdans la cité même, et duCantus Felix de Beauvais,instrumentistes del’Orchestre jeunes Nord-Pasde-Calais,soprano, barytonet ténor solistes. Partition enmain : les Carmina burana,une cantate composée parCarl Orff en 1937,sur des textes médiévaux.Une musique monumentalequi prit toute son ampleurlors de la célèbre chevauchéecinématographiqued’Excalibur.Cosec de Noyon,10 et 7 euros.CONTACT03 44 44 21 88RÉTROSPECTIVEPierre-Victor Gallandouvent oublié de l’histoire de l’art, le nouvel invité duMusée départemental n’est pourtant pas n’importequi. Pierre-Victor Galland (1822-1892) s’exprima sur lesmurs du Panthéon, de la Sorbonne, de l’Hôtel de Villeà Paris. Fit jouer sa ligne déliée et ses couleurs imbuesd’Italie dans les prestigieuses tapisseries des Gobelins.Du Second Empire à la III e République, il donna descompositions historico-religieuses (La Prédication desaint Denis), des toiles mythologiques (La Nuit : figurede Diane), des portraits (Napoléon III et Eugénie),et s’adonna à des recherches décoratives, autour desmotifs végétaux. Dotée de 250 œuvres issues des plusprestigieuses cimaises et de collections rarissimes, cetteexposition marque, comme le titre une de ses études,récemment acquise par le Musée départemental,Le Retour de l’enfant prodigue sur la scène artistique ! ■« Pierre-Victor Galland, un Tiepolo français au XIX e siècle », une exposition coproduitepar La Piscine, musée de Roubaix, et le Musée départemental de l’Oise.Présentée à Galerie nationale de la tapisserie, rue Saint-Pierre à Beauvais.Du 18 octobre au 28 janvier.CONTACT03 44 15 39 10MONTATAIREUn air de casbah au Palacel Gafla », en arabe c’est lacaravane. En musique, ungroupe qui voyage entre les rives dela Méditerranée, et bien plus loin,charriant du rock, des effluves jazzmanouche, groove à l’africaine, des airschâabi, des notes orientales ou, par-delàl’Atlantique, des rythmes latino. Autourde Karim, chant et guitare, Kabylealgérois, l’esprit de la casbah versionMénilmontant mêle six musiciens– deuxième guitare, violon, sax, congas,basse, derbouka – et des textes au francparlertour à tour coriace ou festif, politique ou sentimental. El Gafla s’arrêteraau Palace de Montataire, ce vendredi 20 octobre à 20 h 30. Avec dans sa musetteClandestino, un titre offert par Manu Chao. ■Philippe AmiantCONTACT03 44 24 69 9760 - N°21 - Octobre 2006DR« Arts et Lois », huile sur toile dumusée de Roubaix.31


AgendathéâtreIonesco, « La Colère »Christophe LoiseauFlash-back sur le festival L’Oise au théâtre, avec la reprise d’une pièce « théâtre d’objets »créée à Ermenonville, en juillet, par la compagnie amiénoise Éclats d’états. Bâti sur troistextes – Les Salutations, L’Œuf dur et La Colère, sketch écrit par Ionesco pour le cinéma –,c’est « un conte ou un mythe sur la création du monde. L’œuf, élément central de la pièce,chargé des significations indirectes sur la naissance et l’origine, est le fil conducteur de cettefresque minimaliste de la perception. Une cosmologie vue à travers la cuisson d’un œuf ».24 octobre 20 h 30, théâtre du Chevalet à Noyon.> CONTACT 03 44 93 28 20> ÉVÉNEMENTLa ville aux livresLe salon du livre et de la BDde Creil effeuille ses vingt ans.Actualité littéraire, rencontresavec des auteurs, lectures etcontes, calligraphie...14 au 19 novembre,La Faïencerie à Creil.> CONTACT03 44 25 19 08> musiquesAu Jeu de paume... du château de Chantilly,les balles cèdent la place auxnotes ! Abdel Rahman El Bacha(piano) et le quatuor Parisiile 14 octobre ; les musiciensde l’Ensemble orchestralde Paris le 11 novembre.Jeu de paume à Chantilly.> CONTACT03 44 62 58 50ActuelToutes les tendances musicalessont à l’Ouvre-Boîte : soulfunk le 20 octobre, métalle 21, rock festif le 27, reggaele 2 novembre, rock le 10.Des noms ? Shaolin TempleDefenders, Maximum Kouette...21 h, l’Ouvre-Boîte à Beauvais.> CONTACTasca-asso.com3260 - N°21 - Octobre 2006Belles orguesRarissime : Coye-la-Forêtinaugure son orgue. ConcertsBach et ses contemporains :le 21 octobre à 20 h 30 parPhilippe Bardon et le lendemainà 16 h 30 par André Isoire.21 et 22 octobre, égliseNotre-Dame à Coye-la-Forêt.> CONTACT03 44 58 67 70Tranches de chantTichot (photo) et Jean Caron.Le premier chante des tranchesde vie à la dérive ; le secondle blues des actes manqués.Guitare pour les deux.21 octobre 20 h 30,médiathèque de Margnylès-Compiègne.> CONTACT03 44 75 38 39DR> Théâtre / spectaclesPoètes en ValoisLes AdexLes Adex font la fête aux vers.Expo « Callipoésie », dînerde crêpes en chanson, slam,rencontres, dédicaces...14 et 15 octobre, à Montagny-Sainte-Félicité.> CONTACT03 44 87 54 43La Bonne AnnaUne comédie de MarcCamoletti, par la Compagniethéâtrale de Verneuil. Succèsmené tambour battant parMarthe Mercadier et HenryGuibert sur d’autres scènes.21 octobre, à Monchy-Saint-Éloi.> CONTACT03 44 74 03 28Où vontles canards ?Le théâtre du Four à pain donneun pastiche coriace et hilarantde l’émission « Loft Story »,première « real TV » en France.Six seniors, deux gagnants...28 octobre, au Coudray-Saint-Germer.> CONTACT03 44 49 60 92DRChercheventPremière Guerre mondiale. Àl’aube, deux soldats dialoguent.Leurs derniers mots. Avantle peloton d’exécution. D’aprèsdes faits réels.7 et 8 novembre, espaceJean-Legendre à Compiègne.> CONTACT03 44 92 76 76Mil et AnDuo entre un danseur et unmanipulateur de marionnettes,chorégraphié par Pàl Frenàk,en résidence à La Faïencerie.Le conte de frères jumeaux.


7 au 9 novembre,La Faïencerie à Creil.> CONTACT03 44 24 95 70L’Avare1668, Harpagon s’écrie : « Belamour, bel amour, ma foi !L’amour de mes louis d’or. »Michel Dezoteux, metteur enscène, dit vouloir « faire sortirce côté subversif de la pièce ».14 et 15 novembre, théâtredu Beauvaisis à Beauvais.> CONTACT03 44 06 08 20PetitesilluminationsDe 2 à 5 ans. À 16 h,comédienne et marionnettisteentrent en scène. Objets, mots,lueurs composent sept instantsdu grand théâtre de la vie.15 novembre 16 h, espaceJean-Legendre à Compiègne.> CONTACT03 44 92 76 76Danièle PierreDR> arts / patrimoineSoupe à l’artAux cimaises, peintures,photos, sculptures. Dansles assiettes, des soupesmulticolores, le 21 dès 19 h 30.21 et 22 octobre, Aux-Marais.> CONTACT03 44 15 19 25Formes et couleursEn jazz cette année,une vingtaine de peintreset sculpteurs isarienss’exposent près de Clermont.21 et 22 octobre, à Rantigny.> CONTACT03 44 73 03 37Fluffy CloudsAu fil des saisons, un tourd’horizon des paysageseuropéens sous l’anglede la centrale nucléaire.Par le photographe JürgenNefzger.Jusqu’au 29 octobre(dimanche), La Grangeà Montreuil-sur-Brêche.> CONTACT03 44 80 52 97diaphane.org11 novembreÉvocation de l’entre-deuxguerres: montée destotalitarismes, voix pacifistes,et tensions du conflit imminent.6 au 11 novembre,à Grandvilliers.> CONTACT03 44 46 76 48Jürgen NefzgerPichets de grèsJamais présentée au muséede la Poterie, une collectiondes plus typiques pichetsde grès qui firent la réputationdu Beauvaisis.21 octobre au 3 décembre,à Lachapelle-aux-Pots.> CONTACT03 44 04 50 72> FÊTES / MARCHÉSAu goût picardC’est l’association « I z’oncreuque eun pomm »qui régale ! Apportez vos fruitspour les identifier et dégustezdes saveurs fruitées régionales.14 et 15 octobre, Grandvilliers.> CONTACT03 44 56 50 67Salon d’automneDécouverte des métiers d’art,conseils des horticulteurs,gastronomie locale, pour unemise en bouche de saison.21 et 22 octobre, Fouquenies.> CONTACT03 44 79 01 54Foie grasPourquoi attendre Noël pourle déguster ? Les producteurslocaux mettent leurs saveurs àportée de papilles.22 octobre, à Gerberoy.> CONTACT03 44 81 63 39La Saint-MartinMarché aux bestiaux,camelots, la foire de la Saint-Martin campe sur l’esplanadede la mairie de Crèvecœur.4 novembre (6 h à 19 h),à Crèvecœur-le-Grand.> CONTACT03 44 46 87 1160 - N°21 - Octobre 2006Coup de cœur> plein airLa ChelloiseRun and bike tout public prèsde Pierrefonds : à piedou en VTT, départs dès 10 h.15 octobre, à Chelles.> CONTACT06 63 46 14 99Chantier natureLe Conservatoire des sitesnaturels de Picardie organiseun chantier de débroussaillage.Donnez votre coup de mainà la nature !15 octobre (à 9 h 30 et 13 h 30),Moulin-sous-Touvent.> CONTACT03 22 89 63 96Descente VTTTop départ à 9 h. Un parcourspour guidons virtuoses et rouesdynamiques, concocté par TeamOise Organisation.15 octobre, chemin du Maraisà La Neuville-en-Hez.> CONTACT03 44 51 65 93En familleDR33


Ça se décideL’Assemblée départementale s’est réunie le 18 septembre dernier, encommission permanente. Voici une sélection des principales décisions adoptées.AIDE AUXCOMMUNESSomme globale individualisée :6 878 613 u.> Assainissement98 640 u pour des étudespréalables à la reconstructionde la station d’épuration dePont-Sainte-Maxence,830 660 u pour la stationd’épuration de Bresles,83 250 u pour l’assainissementcollectif à Saint -Germer-de-Fly, 75 000 u pour la créationd’un captage d’alimentation eneau potable dans le canton deNanteuil-le-Haudouin.> Constructionspubliques23 370 u pour la constructionde deux classes et de locauxannexes à l’école maternellede Tracy-le-Mont, 97 390 upour la construction d’uncentre social à Bresles,70 920 u pour la réhabilitationde la mairie de Paillart,59 320 u pour la constructiond’une salle socioculturelle àSaint-Germer-de-Fly.> Sport887 470 u pour la constructiond’une piscine intercommunaleà Estrées-Saint-Denis, 21 990 upour la construction de deuxterrains de football et d’unepiste d’athlétisme à Formerie,28 000 u pour la couverture duterrain de tennis de Rully.> Éducation150 980 u pour la constructiond’une école primaire à Passel,27 310 u pour la constructiond’une école maternelle à Cuts.> Voirie, réseaux divers21 970 u pour leréaménagement du quartierville verte à Nogent-sur-Oise, 64 760 u pour la miseen souterrain des réseaux àAuneuil, 28 760 u à Neuillysous-Clermontet 69 440 uau Mont-Saint-Adrien pour lapose de bordures de trottoir etde caniveaux, 51 390 u pourles travaux d’aménagementen traverse d’agglomération àSempigny.Adoptées à l’unanimitéCONTRATS DEDéVELOPPEMENTTERRITORIAL> Communautéd’agglomérationCreilloise33 750 u pour la requalificationet l’aménagement de la PlaceCarnot.> Communauté decommunes de PicardieVerte194 490 u, dont 44 300 u pourles ouvrages de collecte deseaux usées à Grandvilliers,122 310 u pour les réseauxd’assainissement collectif àHalloy.> Communautéde communesdu Clermontois128 940 u pour l’extension dela Z. I. de Breuil-le-Sec.> Communauté decommunes du Paysde Valois70 560 u, dont 25 750 u pourla construction d’une stationd’épuration et 38 250 u pourdes travaux d’assainissement àBonneuil-en-Valois.> Communauté decommunes ruralesdu Beauvaisis49 620 u pour le traitementdes matières de vidange de la3460 - N°21 - Octobre 2006station d’épuration de Breslesen construction.Adoptées à l’unanimitéSOLIDARITÉ> Fonds d’aideà la parentalitéCréé par délibération du2 février 2006, il permettrad’apporter un soutien financieraux services et associationsdu domaine concerné, et aussides réponses aux territoiresaujourd’hui démunis. Leprésident en a présenté lesmodalités de mise en œuvre.Adoptée à l’unanimitéENVIRONNEMENT> Fondsdépartemental del’environnement10 000 u à l’association « Lesateliers de la Bergerette » pourle développement des missionsde son Espace Info Énergie.5 000 u à l’Agence del’environnement et de lamaîtrise de l’énergie (ADEME)pour l’organisation du 5 ecolloque national éolien.Adoptée à l’unanimité,abstention du groupe UPMDsur la subvention à l’ADEME.INTERVENTIONSéCONOMIQUES> Schéma Régionalde DéveloppementÉconomique (SRDE)Présentation d’un avisfavorable sur le contenu duSRDE, en tant qu’élémentstructurant, favorisantla coordination entre lespartenaires économiques.Adoptée, le groupe UPMD neprenant pas part au voteMAISONSDU CONSEILGéNÉRALDans le cadre de leurdéploiement, location d’unlocal sur le site du centred’animation de la vie locale àBresles, pour un loyer annuelde 10 350 u ; acquisition d’unemaison à Noyon(16, bd Sarrazin), d’environ170 m², pour 240 000 u.Adoptée, vote contre dugroupe UPMDLOGEMENT> Fonds départementald’intervention enfaveur du logement665 277 u pour 27 opérationsd’amélioration du cadre de vie.1 467 logements concernés,répartis sur les communesde Mouy, Saint-Just-en-Chaussée, La Chapelle-en-Serval, Montataire, Saint-Leud’Esserent,Précy-sur Oise,Villers-sous Saint-Leu, Creil,Villers-Saint-Paul, Beauvais,Liancourt, Crépy-en-Valois etNogent-sur-Oise.Adoptée à l’unanimité> Aide à la mise auxnormes des cabinesd’ascenseurMise en conformité de6 cabines desservant228 logements, quartierRouher à Creil, et de 37 cabinesdesservant 713 logements,quartier des Martinets àMontataire.Adoptée à l’unanimité


Tribunes libresEspaces d’expression ouverts à chacun des groupes politiquesde l’Assemblée départementale en vertu de la loi sur la démocratiede proximité adoptée en 2002.Groupe UPMDLes socialistesaiment dépenservotre argentous venez de recevoir votre avisd’imposition sur les taxes foncières 2006et vous n’avez plus qu’à sortir votre mouchoirpour pleurer :Vous pleurez de constater que pour ladeuxième année consécutive, la majoritésocialo-communiste du Conseil général avoté une augmentation des impôts de deuxchiffres avant la virgule.Vous pleurez parce que vous-même faitesdes efforts chaque jour pour réaliserdes économies et une nouvelle fois vousdécouvrez qu’elles seront englouties dansles impôts.Vous pleurez parce que vous recevez chaquesemaine dans votre boîte aux lettres, unetonne de documents frappés du logo duConseil général ou du Conseil régional,documents que vous jetez car il y en atellement que vous n’avez plus le temps deles lire et que vous en avez assez de voir lesprésidents Rome et Gewerc chanter leurspropres louanges. Au moment où vousvous débarrassez de cette encombrantepaperasserie, vous réalisez que c’est encorevotre propre argent qui part à la poubelle.Vous pleurez encore en apprenant que dansvotre commune, le Conseil général investitdans une nouvelle Maison du Département,que trois personnes sont embauchées avecpour chacune d’elles, comme seul diplômeen poche, la sympathie ou la carte du partisocialiste.Tout ceci doit vous motiver pour nous aiderà reconquérir la majorité du Départementet mettre un terme à cette politiqueirresponsable. Le Conseil général doit ànouveau être géré !!! Cela signifie qu’ilconvient en premier lieu de s’engagerrésolument dans la recherche des économiesà réaliser. Il nous faudra travailler commedans une entreprise privée : fixer desobjectifs, chercher partout le meilleur rapportqualité/prix, ne pas accepter la reconductionautomatique des budgets.Groupe communisteCoopérationsdécentralisées,solidarité, paixe Conseil général de l’Oise a engagédepuis longtemps, y compris sousl’ancienne majorité, une politique decoopération avec des pays commeMadagascar et le Liban. La dernièrecommission permanente a voté des créditsen ce sens, plus particulièrement pour leLiban et son peuple, victimes cet été d’uneguerre particulièrement dévastatrice qui,en quelques semaines, a réduit à néant lesefforts de reconstruction laborieusementdéveloppés depuis la dernière occupationmilitaire imposée à ce pays. Notre solidaritélui est acquise.Peut-on cependant faire comme si le Libanavait été dévasté par une simple catastrophenaturelle ? Quels qu’aient été les motifsd’une réplique militaire à des actions arméesqui s’en prenaient à des populations civilesisraéliennes, tout le monde a remarqué lecaractère « disproportionné » de la répliqueet la volonté systématique de destructionet de terreur vis-à-vis des civils libanais quiont caractérisé le comportement des actuelsdirigeants israéliens. Notre coopérationet notre solidarité ne doivent pas êtrepartiales, mais elles doivent être fondéessur le refus de la guerre dont les peuplessont essentiellement victimes et donc pourle règlement négocié des conflits. Car sicoopération et solidarité ne visaient pas lapaix, et faisaient l’impasse sur ce qui la meten cause, elles perdraient et leur sens et leurforce.C’est en ce sens que nous continuerons deproposer au sein du Conseil général descoopérations, forcément limitées, maissignificatives de la contribution de notreassemblées à la constitution d’un mondepacifique et désarmé.Groupe Oise à GaucheAgir pournos aînésallongement de la durée de vie est sansdoute l’un des plus important progrèsaccomplis par notre société depuis la fin dela Seconde Guerre mondiale. Un progrès quin’a été possible qu’en plaçant la solidaritéau cœur de notre système économique etsocial.Or, alors que le vieillissement, quis’accompagne d’une progression de ladépendance, crée pour tous de nouveauxbesoins, de nouveaux devoirs, legouvernement, comme à son habitude,dissimule mal de profonds reculs de lasolidarité nationale derrière des effetsd’annonce.Nous avons fait de la solidarité en faveur denos aînés une priorité forte de l’action duConseil général.Cette priorité prend notamment la formed’un important plan pluriannuel pour lacréation de 1 250 places en établissementpour personnes dépendantes. Nous voulonsmettre fin aux retards accumulés dans cedomaine et aux déséquilibres territoriauxqui lèsent les familles les plus modestes.Or dans ce domaine, les financements sontconjoints. Et là où le Département avaitinscrit les crédits nécessaires à la création de246 places supplémentaires en 2005, l’Étatn’en a permis que 29 ! A ce jour, 516 placesrestent bloquées dans l’attente des crédits del’État. Ainsi, une fois de plus, notre volontéde répondre aux attentes de nos concitoyens,et parmi eux, les plus fragiles, est entravéepar un gouvernement qui ne cesse de fairereculer la solidarité dans ce pays.C’est ce même gouvernement qui a réduit lescrédits nationaux destinés aux associationsd’aide à domicile, ce même gouvernementqui pourtant a augmenté les prélèvementssupportés par tous les salariés pourprétendument financer la solidarité à l’égarddes personnes dépendantes.Nous avons pris nos responsabilités pourrépondre aux besoins de nos aînés et nouspoursuivrons les efforts engagés dans ledépartement. Mais une fois de plus, surune question de solidarité cruciale, legouvernement démontre une nouvelle foisson coupable manque d’engagement.La maîtrise des dépenses publiques constitueun devoir moral vis-à-vis de nos concitoyens.Cette notion a-t-elle une signification chezceux qui gouvernent le Conseil général ?Le Groupe UMP et Divers DroiteGilles MASUREPrésident du groupe communiste duconseil général de l’Oise> Contact : 03 44 06 66 90cg60.groupepc@wanadoo.frAndré vantomme,président du groupe oise à gauche> Contact : 03 44 06 64 99oiseagauche1@hotmail.com60 - N°21 - Octobre 200635

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