Mardi 2 9 mars - Salle Pleyel

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Mardi 2 9 mars - Salle Pleyel

MARDI 29 MARS – 20HCarte blanche à Lang LangFrédéric ChopinDeux ÉtudesAdolphe Adam« Mes amis, écoutez l’histoire » extrait de l’opéra Le Postillon de LongjumeauÉdouard Lalo« Vainement, ma bien-aimée » extrait de l’opéra Le Roi d’YsFrédéric ChopinÉtude op. 25 n° 1Ambroise Thomas« Adieu, Mignon » extrait de l’opéra MignonSergueï RachmaninovPréludeErnest Reyer« Le bruit des chants » extrait de l’opéra SigurdGiacomo Meyerbeer« Pays merveilleux… ô paradis » extrait de l’opéra L’Africaineentracte2


MARDI 29 MARSAmbroise Thomas (1811-1896)« Adieu, Mignon » extrait de l’opéra MignonCréation : 1866.Durée : environ 4 minutes.L’opéra d’Ambroise Thomas Mignon, qui tire sa substance du roman Wilhelm Meister deGoethe, remporta en son temps un vif succès. L’étudiant Wilhelm a racheté la liberté de lajeune Mignon, prisonnière d’un groupe de saltimbanques ; mais il ne souhaite pas la garderauprès de lui. Distrait par la coquetterie de l’actrice Philine, il ne voit pas les attraits deMignon, « ni garçon, ni fille, ni femme ». Dans cet air d’adieu, où il la raisonne comme uneenfant, perce un amour dont il n’est pas encore conscient ; entre les trois refrains « Adieu,Mignon », très attendris, les couplets sont en style de récitatif-arioso.Ernest Reyer (1823-1909)« Le bruit des chants » extrait de l’opéra SigurdCréation : le 7 janvier 1884.Durée : environ 5 minutes.Ernest Reyer a écrit plusieurs opéras de couleur exotique qui ont remporté beaucoupde succès. Celui-ci s’en démarque : c’est ce que l’on appelait à l’époque une « wagnérie »,peuplée de personnages germano-scandinaves. Sigurd n’est autre que Siegfried, il croiseBrunehilde, les Nornes et autres comparses aux casques ailés. Cet ouvrage, évidemmentéclipsé par l’écrasante Tétralogie, présente pourtant un livret beaucoup plus clair ;sa musique, loin de se calquer sur le modèle bayreuthien, se rattache à la tradition dugrand opéra français.Dans un décor de lande et de monolithes, Sigurd se prépare à réveiller Brunehilde pourle compte de son ami Gunther ; mais lui-même aime Hilda, dont il évoque le « doux nom »dans son chant. Cet air sobre et émouvant, air d’attente et d’éventuelle rencontre avec lamort, exige du ténor des notes aiguës soutenues par un souffle sans faille.Giacomo Meyerbeer (1791-1864)« Pays merveilleux… ô paradis » extrait de l’opéra L’AfricaineCréation : 1865.Durée : environ 4 minutes.Maître du « grand opéra » dans la première moitié du XIX e siècle, Meyerbeer avait gagnéune grande popularité qui était cependant bâtie sur des grandiloquences un peu surfaites :le genre dont il était le héraut avait tendance à flatter le goût du public pour le spectacleau détriment de la musicalité. Toutefois, cet air de Vasco de Gama, au quatrième acte5


MARDI 29 MARSRobert Schumann (1810-1856)Träumerei [Rêverie] extraite des Scènes d’enfantsDurée : environ 3 minutes.Une seule petite page, mais ô combien célèbre ! « Cent transcriptions ineptes l’ont laisséefraîche comme au premier jour », constate Guy Sacre. Sa mélodie, telle un chant intimisteet tendre, est beaucoup plus difficile à mémoriser que l’on ne croit ; elle s’évapore à chaquemoment dans le rêve, entourée d’un contrepoint très fin.Charles Gounod (1818-1893)« Anges du paradis » extrait de l’opéra MireilleCréation : 1864.Durée : environ 4 minutes.Situé en Provence, Mireille, un délicieux opéra d’après Frédéric Mistral, raconte l’amourcontrarié entre la fille d’un riche propriétaire et Vincent, un petit artisan. Mireille, partietoute seule en pèlerinage à travers la garrigue, périra d’insolation (face aux critiques,Gounod fut obligé d’écrire plusieurs versions où son héroïne était tantôt morte, tantôtsauvée, et il se qualifiait lui-même avec ironie de « décompositeur »). Cet air de Vincentse situe juste avant les dernières retrouvailles des amants. C’est un « air de prière », pleinde lyrisme et de ferveur ; dans la partie centrale plus agitée, Vincent a la vision de la jeunefille éperdue sous le soleil brûlant.« Source délicieuse » extrait de l’opéra PolyeucteCréation : 1878.Durée : environ 5 minutes.L’opéra de Gounod est une adaptation de la tragédie de Corneille. L’Arménien Polyeucte s’estconverti au christianisme, au grand dam de son épouse, qui est romaine et païenne. Ici, le héroscondamné au martyre a résolu son choix cornélien, puisque « le ciel a remplacé Pauline »(d’autant que celle-ci aime quelqu’un d’autre). L’introduction orchestrale, où résonnent detristes cuivres, a un goût de « scène au cachot » ; elle prépare les premiers mots de Polyeuctequi proclame son rejet du monde. Bientôt le discours s’éclaire en majeur à mesure que l’idéaldu personnage s’affirme. La partie médiane avec harpe est très caractéristique de Gounod,aussi chaleureux mélodiste que fervent dans sa propre foi chrétienne.Isabelle Werck7


Adolphe Adam« Mes amis, écoutez l’histoire »Extrait de l’opéra Le Postillon de LonjumeauLivret d’Adolphe de Leuven et de Léon Lévy BrunswickÉdouard Lalo« Vainement, ma bien-aimée »Extrait de l’opéra Le Roi d’YsLivret d’Édouard BlauMes amis, écoutez l’histoireD’un jeune et galant postillon ;C’est véridique, on peut m’en croire,Et connu de tout le canton.Quand il passait dans un villageTout le beau sexe était raviEt le cœur de la plus sauvageGalopait en croupe avec lui.Oh, oh, oh, oh, qu’il était beau,Le postillon de Lonjumeau !Mainte dame de haut parage,En l’absence de son mari,Parfois se mettait en voyagePour être conduite par lui.Aux procédés, toujours fidèle,On savait qu’adroit postillon,S’il versait parfois une belle,Ce n’était que sur le gazon.Oh, oh, oh, oh, qu’il était beau,Le postillon de Lonjumeau !Mais pour conduire un équipage,Voilà qu’un soir il est parti ;Depuis ce temps, dans le village,On n’entend plus parler de lui.Mais ne déplorez pas sa perte,Car l’hymen suivant la loi,La reine d’une île déserteDe ses sujets l’a nommé roi.Oh, oh, oh, oh, qu’il était beau,Le postillon de Lonjumeau !Puisqu’on ne peut fléchir ces jalouses gardiennes,Ah ! laissez-moi conter mes peinesEt mon émoi !Vainement, ma bien-aimée,On croit me désespérer ;Près de ta porte fermée,Je veux encor demeurer ![Chœur :Vainement, près de sa porte,il veut encor demeurer !]Les soleils pourront s’éteindre,Les nuits remplacer les jours,Sans t’accuser et sans me plaindre,Là je resterai toujours ![Toujours ! toujours !]Je le sais, ton âme est douce,Et l’heure bientôt viendra,Où la main qui me repousse,Vers la mienne se tendra ![Vainement près de sa porteil veut encor demeurer !]Ne sois pas trop tardiveÀ te laisser attendrir !Si Rozenn bientôt n’arrive,Je vais, hélas ! mourir !Ambroise Thomas« Adieu, Mignon »Extrait de l’opéra MignonLivret de Michel Carré et Jules BarbierAdieu, Mignon ! courage ! ne pleure pas !Les chagrins sont bien vite oubliés à ton âge ;Dieu te consolera ! Mes vœux suivront tes pas.8


MARDI 29 MARSPuisses-tu retrouver et famille et patrie !Puisses-tu rencontrer en chemin le bonheur !Je te quitte à regret et mon âme attendriePartage ta douleur.Adieu, Mignon, courage ! ne pleure pas !Les chagrins sont bien vite oubliés, à ton âge ;Dieu te consolera ! Mes vœux suivront tes pas.N’accuse pas mon cœur de froide indifférence !Ne me reproche pas de suivre un fol amour !En te disant adieu je garde l’espéranceDe te revoir un jour.Adieu, Mignon ! courage ! ne pleure pas !Les chagrins sont bien vite oubliés à ton âge ;Dieu te consolera ! Mes vœux suivront tes pas.Ernest Reyer« Le bruit des chants »Extrait de l’opéra SigurdLivret de Camille du Locle et Alfred BlauLe bruit des chants s’éteint dans la forêt immense !Sous les tilleuls sacrés tout est ombre et silence,Et je me sens au cœur l’audace d’un héros !Pourquoi tarder ? Que le combat commence !Ô cor, de ces bois noirs éveille les échos !Non ! si ma force et mon courageSuccombent dans l’effort,Si la mort m’attend dans cette île sauvage,Esprits, gardiens de ces lieux vénérés,Sachez quel nom, redit par votre bouche,M’éveillera sur ma funèbre couche,Lorsque j’y dormirai !Hilda ! vierge au pâle sourire,Jeune lys tremblant sous ses fleurs,C’est ton doux nom que viendra direSur ma tombe la nuit en pleurs !Mais non ! point de triste présage !Mon amour doublera ma force et mon courage !Elfes, Kobolds, Esprits, paraissez tous !Pourquoi vos yeux sont-ils remplis de larmes ?Jeunes filles, pourquoi ces vêtements de deuil ?Que lavez-vous dans cette onde ? Un linceul !Pour qui ? Parlez ! Pour moi !… Point de lâchesalarmes !Fantômes qui venez au devant de mes pas,Vos présages de mort ne m’arrêteront pas !Je vous vaincrai, peuple sans nombreDes fils de l’ombre !Arrière, Kobolds ! Arrière, noirs Esprits !Pour la seconde fois, cor sacré, retentis !Giacomo Meyerbeer« Pays merveilleux… ô paradis »Extrait de l’opéra L’AfricaineLivret d’Eugène ScribePays merveilleux,jardin fortuné, temple radieux,Salut ! ô paradis sorti de l’onde,Ciel si bleu, ciel si pur dont mes yeux sont ravis.Tu m’appartiens, ô nouveau mondedont j’aurai doté mon pays !À nous ces campagnes vermeilles,À nous cet éden retrouvé.Ô trésors charmants, ô merveilles,Salut, monde nouveau,Tu m’appartiens.Sois donc à moi, ô beau pays![Chœur :Du sang !Astre qui sur nous t’élèves brûlant,Tu demandes à nos glaives du sang,Qu’à frapper le fer s’apprête – la mort !Que l’écho vengeur répète : la mort !]Que disent-ils ? Mourir enseveliDans mon triomphe et sans que rien de luiMe survive et proclame mon nom ?Vous ne le voudrez pas, non.Conduisez-moi vers ce navire9


Dont la voile brille à vos yeux,[Non !]À mes amis, laissez-moi direQue le succès combla mes vœux,[Non !]Que l’Europe, que ma patrieApprennent que Vasco vainqueurSur ces bords a perdu la vieAu prix d’un éternel honneur.[Non !]Conduisez-moi [Non !] vers mes amis [Non !]Ayez pitié [Non !][La mort à l’étranger !]Ah !Ah ! pitié pour ma mémoire !Ô vous à qui j’ai recours,Ne me prenez que mes joursMais laissez-moi la gloire.[Point de pitié !]Tous les tourments que la fureur rassembleOnt pour moi moins de cruauté.[Point de pitié !]Ah ! car c’est mourir deux fois que de perdre ensembleLa vie et l’immortalité ![La mort à l’étranger !]Pitié pour ma mémoire ![La mort à l’étranger !]Vous à qui j’ai recours…[La mort !]Eh bien, mourons en héros, en chrétien.Mon Dieu, reçois-moi dans ton sein,Ah marchons ![La mort !Astre qui sur nous t’élèves brûlant,Tu demandes à nos glaives du sang,Qu’à frapper le fer s’apprête – la mort !Que l’écho vengeur répète : la mort !]André Grétry« Du moment qu’on aime »Extrait de l’opéra Zémire et AzorLivret de Jean-François MarmontelDu moment qu’on aimeL’on devient si douxEt je suis moi-mêmePlus tremblant que vous.Hé quoi ! vous craignezL’esclave timideSur qui vous régnez !N’ayez plus de peur,La haine homicideEst loin de mon cœur.Alfred Bruneau« Le jour tombe, la nuit va bercer les grands chênes »Extrait de l’opéra L’Attaque du moulinLivret de Louis Gallet d’après Émile ZolaLe jour tombe, la nuit va bercer les grands chênes.Un large frisson passe et la forêt s’endort.Elle exhale déjà sa lente et rude haleine.L’odeur puissante fume au ciel de pourpre et d’or.Adieu, forêt profonde, adieu, géante amie,Forêt que posséda mon rêve de seize ans,Quand j’allais, chaque soir, te surprendre, endormie,Défaillant sous ton ombre et perdu dans tes flancs.Et si, demain, je suis fusillé, dès l’aurore,Que ce soit sous tes pins, tes frênes, tes ormeaux,Je veux dormir en toi, je veux t’aimer encore,Sous l’entrelacement pâmé de tes rameaux.Et si Françoise vient, à genoux sur tes mousses,Pleurer, tu mêleras tes sanglots à ses pleurs.Vos larmes, dans la nuit, me baigneront, très douces.Adieu, Françoise ! adieu, forêt ! chères douleurs !10


MARDI 29 MARSCharles Gounod« Anges du paradis »Extrait de l’opéra MireilleLivret de Michel CarréMonde, pour moi tu n’es plus rien !Le ciel a remplacé Pauline !Je porte en un cœur tout chrétienUne flamme toute divine !Mon cœur est plein d’un noir souciQui l’arrête. Pourquoi n’est-elle pas ici ?Anges du paradis, couvrez-la de votre aile.Dans les airs étendez votre manteau sur elle.Et toi, brûlant soleil d’été,Fais grâce à sa jeunesse, épargne sa beauté.Je l’ai vue à travers mon rêveDans la lande aux souffles de feuAccourant seule vers la grève,Pâle, le front courbé,Sous l’éclat du ciel bleu,Invoquant les saintes et Dieu.Anges du paradis, couvrez-la de votre aile.Dans les airs étendez votre manteau sur elle.Et toi, brûlant soleil d’été,Fais grâce à sa jeunesse, épargne sa beauté.« Source délicieuse »Extrait de l’opéra PolyeucteLivret de Jules Barbier et Michel CarréSource délicieuse, en misères féconde,Que voulez-vous de moi, flatteuses voluptés ?Honteux attachements de la chair et du monde,Que ne me quittez-vous quand je vous ai quittés !Monde, pour moi tu n’es plus rien !Le ciel a remplacé Pauline !Je porte en un cœur tout chrétienUne flamme toute divine !Saintes douceurs du ciel, adorables idées,Vous remplissez un cœur qui vous peut recevoir !De vos divins attraits les âmes possédéesNe conçoivent plus rien qui les puisse émouvoir !11


© Philip Glaser


© Studio Harcourt


Roberto AlagnaLe parcours de Roberto Alagnaressemble à un roman. Il naît de parentssiciliens installés en banlieue parisienne.Dans la famille, tout le monde chante,et il n’est pas (lui dit-on) celui qui a laplus belle voix : il arrive qu’on le prie dese taire quand chante l’oncle au timbreensoleillé. Mais il a la vocation. Il aguerritsa technique vocale en écoutant lesenregistrements des grands ténors dupassé et en suivant les conseils d’unvieux maître, Rafael Ruiz. Pendant desannées, il va, le soir, pousser la rengainedans les cabarets en s’accompagnantà la guitare. Mais son jardin secret,c’est l’opéra, et son idole, c’est Pavarotti.Aussi, lorsque le ténorissimo vientà Paris et se prête à une séance dedédicace dans un grand magasin,le jeune Alagna se glisse dans la foule,parvient à l’approcher, à lui dire quelquesmots. Les mots justes, sans doute,car le voici invité à une audition parle maestro. Il s’y rend, et gagne sonbillet pour la finale du ConcoursPavarotti à Philadelphie. Qu’il remporte.Nous sommes en 1988, il a vingtquatreans. La voix d’Alagna est alorslumineuse, irradiante. C’est celle duténor lyrique italien rêvé. En quelquesannées, les plus grandes scènesinternationales, de New York à Vienneet Londres, lui ouvrent leurs portes ;les plus grands chefs le sollicitent ;il est acclamé partout. Nouveau coupde tonnerre : la prise de rôle en 1994du Roméo de Gounod. Le wonderboydu lyrique subjugue par un chant à lasensibilité et la diction jamais entendues.On lui cherche des précurseurs : AlainVanzo ? Georges Thill ? Non : lui seulaura apporté au chant français tant denoblesse et de poésie. Il entre de droitdans l’histoire de l’opéra et, en 1995, vendus. Sicilien est un retour à sesreçoit pour cette incarnation la plus racines et fait découvrir un répertoirehaute distinction théâtrale britannique, lyrique et populaire. Succès qui sele prix Laurence Olivier. Fêté dans le poursuit par une tournée nationalerépertoire italien, il devient unique (dont une soirée à l’Olympia produite paret indispensable dans le répertoire les Grandes Voix) et internationale enfrançais. Ses incarnations de Don Carlos 2009 et 2010, et la sortie d’un CD/DVD(en français) à Londres puis à Paris, enregistré dans les Arènes de Nîmes enen 1996, de Des Grieux, Werther, Faust, août 2009. Le DVD occupe une placeDon José et même Edgard, dans Lucia majeure dans la discographie de Robertode Lammermoor, marquent, et imposent Alagna. Préoccupé de vérité théâtrale,son rang. Dans les années 2000, sa voix il y fait valoir toute sa palettes’élargit et s’assombrit. Il ajoute à son dramatique dans des rôles fort divers :répertoire les maîtres rôles de l’opéra un Nemorino émouvant (L’Élixir d’amour,italien – Manrico, Canio, Radamès, se Decca), un Radamès presque fragilerisquant même à des extraits d’Otello. (Aïda, Decca), un Cyrano enthousiasteIl poursuit avec enthousiasme son (DG). Il s’intéresse même aux techniquesexploration du répertoire français, de réalisation, par exemple dans Iet remet à l’honneur des opéras oubliés : Pagliacci (DG). Le metteur en scèneFiesque de Lalo en 2006, Le Jongleur de Benoît Jacquot lui demande d’incarnerNotre-Dame de Massenet en 2007, Mario dans la version cinématographiqueou encore le Cyrano de Bergerac de Tosca (2001), qui fait la part belled’Alfano en 2005, auquel il confère au jeu des chanteurs acteurs. Adoptéune flamboyance presque juvénile. par un large public, Roberto AlagnaCette curiosité séduit des compositeurs apparaît sur les plateaux de télévisioncontemporains : Vladimir Cosma lui écrit où il donne la réplique à des chanteurssur mesure le rôle de Marius dans son de variété, participe à des concertsMarius et Fanny, créé à Marseille, en caritatifs (Michael Jackson & Friends) ou2007, avec Angela Georghiu, et son frère à des événements d’exception – en 2002David écrit pour lui Le Dernier Jour d’un et 2003, il chante pour le Pape à Rome.condamné, créé en juillet de la même De son propre aveu, le moment le plusannée. Peu nombreux sont les artistes fort reste son interprétation, le 14 juilletlyriques à frayer ainsi de nouvelles 2005, de La Marseillaise sur les Champsvoies! La discographie de Roberto Elysées, face à la tribune officielle.Alagna reflète l’étendue de sa curiosité Bien que ses enregistrements et sesmusicale. En 2004, il signe un contrat en interprétations lui aient valu les plusexclusivité avec Deutsche Grammophon. hautes récompenses musicales etSon premier album chez DG, Roberto officielles (il est fait chevalier de laAlagna chante Luis Mariano, en devenant Légion d’honneur en 2008), Robertodouble disque de platine, lui offre une Alagna n’est pas un artiste en repos.notoriété dépassant les frontières de D’avril à juin 2010, il enchaîne deuxl’art lyrique. Il obtient un immense tournées dans toute la France avecsuccès avec l’album Sicilien, paru fin les concerts Sicilien d’une part, et Luis2008 : plus de 350 000 exemplaires Mariano d’autre part. Il vient de chanter14


MARDI 29 MARSPaolo dans Francesca da Rimini à l’OpéraBastille. Son agenda pour les annéesà venir prévoit des prises derôle majeures – entre autres, Le Cid,et Maurizio dans Adriana Lecouvreur.Il y a fort à parier qu’il y ajoutera les idéesimprévisibles et les coups d’audace qui,depuis ses débuts, font de son itinéraireartistique une incomparable aventure.Management de Roberto Alagna : Marinelle Alagna.www.facebook.com/robertoalagnaofficialwww.twitter.com/roberto_alagnaLang LangPremier pianiste chinois engagé par lesOrchestres Philharmoniques de Berlin,de Vienne ainsi que par les meilleursorchestres américains, Lang Lang s’estproduit à 28 ans dans toutes les grandesvilles du monde lors de récitals et deconcerts à guichet fermé. Le fait queLang Lang figure dans le Time 100 del’année 2009 – les 100 personnalitésles plus influentes du monde selonle magazine Time – témoigne de sonsuccès. En août 2008, plus de cinqmilliards de spectateurs ont suivi leconcert de la cérémonie d’ouverture desJeux Olympiques de Pékin où il incarnaitla jeunesse et l’avenir de la Chine.Quarante millions d’enfants chinoisse sont mis à l’étude du piano suite àcet événement. Reconnaissant la forcede l’influence culturelle de Lang Lang,la Recording Academy le nommeambassadeur culturel de la Chine en2008. Plus récemment, Lang Lang aété choisi pour être l’ambassadeur del’Exposition Universelle de Shanghaïen 2010 et a participé à la cérémonied’ouverture. En février 2008, Lang Langet le légendaire pianiste de jazz HerbieHancock se sont produits ensembleà l’occasion de la 50 e cérémonie desGrammy Awards lors d’un concert de Hanovre, dans les meilleursretransmis en direct dans le monde pour conservatoires de Chine – dont il est45 millions de spectateurs. Les deux professeur honoraire –, et égalementpianistes ont donné suite à leur duo avec dans le cadre de ses résidences àune première tournée mondiale pendant Chicago, Toronto, San Francisco,l’été 2009. Depuis presque dix ans, Londres, Rome et Stockholm. En plusLang Lang s’implique dans des activités de ses nombreuses responsabilités,bénévoles à destination des enfants : Lang Lang est le premier ambassadeuril parraine de jeunes pianistesdu YouTube Symphony Orchestra.talentueux, invite au concert une Son rôle dans ce projet hors-normescentaine d’apprentis pianistes, donne des créé par YouTube et Google illustre saconcerts pour des enfants malades dans volonté d’attirer de nouveaux publics etdes hôpitaux ou des récitals de musique de faire découvrir la musique classiqueclassique dans des contrées isolées. aux jeunes du monde entier. DurantIl met aussi son talent musical à profit la saison 2009-2010, Lang Lang apour médiatiser des œuvres caritatives. été la vedette du festival du CarnegieDans la continuité de son action de Hall (Ancient Paths, Modern Voices:bienfaisance, il a lancé la Lang Lang Celebrating Chinese Culture) au coursInternational Music Foundation qui duquel il a créé le nouveau concerto dese donne pour mission d’encourager Chen Qigang, Er Huang, et qu’il a clôturéla prochaine génération d’amateurs en interprétant le Second Concertoet de professionnels en défendant pour piano de Rachmaninov avecl’éducation musicale, en aidant les futurs le Shanghai Symphony Orchestra.grands pianistes, et en s’assurant un Lors du concert Lang Lang and Friends,public jeune aux concerts. En phase il a fait jouer des étoiles montantes duavec la stratégie de sa fondation, piano (des Américains et des Chinois)Lang Lang collabore avec desqui ont interprété des pièces departenaires exceptionnels dans l’optique compositeurs occidentaux et chinois.de faire comprendre aux jeunes que Par ailleurs, le Musikverein de Viennela musique peut améliorer la vie. En a organisé un Lang Lang Fest avecmai 2009, Lang Lang et trois des notamment un concert en duo avecélèves de sa fondation, âgés de 6 à Cecilia Bartoli. Lang Lang est aussi le10 ans, ont joué ensemble dans une plus jeune instrumentiste à avoir étéédition spéciale de l’Oprah Winfrey invité en résidence au PhilharmoniqueShow. Lang Lang s’investit dans la de Berlin, qui donne un concert aucréation de programmes musicaux printemps regroupant une centainepour enfants. « J’ai une seconde d’enfants. Au début de la saison 2010-carrière ! », a-t-il constaté après la 2011, Lang Lang a participé à l’ouverturesoirée de lancement de sa fondation. de la saison du National SymphonyLang Lang donne régulièrement des Orchestra dirigé par Christophmaster-classes partout dans le monde, Eschenbach au Carnegie Hall et il a jouénotamment à la Juilliard School, au avec le Philharmonique de Vienne.Curtis Institute of Music, à la Manhattan Il est également en résidence à Londres,School of Music, au Conservatoire Paris, Milan, Madrid et Sydney. Durant15


l’été 2008, sa biographie Journey of aThousand Miles [Le Piano absolu] publiéepar Random House en onze languesa remporté un grand succès auprèsde la critique. Dans le cadre de sonengagement en faveur de l’éducationdes jeunes, il a réécrit une version jeunepublic de son autobiographie intituléePlaying with Flying Keys. Des dizainesde milliers de personnes ont profitédes concerts en plein air donnés parLang Lang en 2008 à Central Park,à New York, au Hollywood Bowl deLos Angeles, au Festival de Ravinia àChicago, sur la Theaterplatz de Dresdeet au Derby Park de Hambourg. Lejeune pianiste a également participéau concert d’ouverture de la Coupedu monde de football 2006 dirigé parMariss Janson, au stade olympique deMunich, ainsi qu’au concert de clôturede l’Euro Cup 2008, devant le châteaude Schönbrunn, avec l’OrchestrePhilharmonique de Vienne dirigépar Zubin Mehta. Dirigé par les plusgrands chefs d’orchestre, Lang Lang anotamment joué avec Sir Simon Rattleet le Philharmonique de Berlin à laWaldbühne, avec Daniel Barenboïm et laStaatskapelle de Berlin à la Philharmoniede Berlin, avec Seiji Ozawa au gala duNouvel An pour l’ouverture du CentreNational des Arts du Spectacle de Pékin.En décembre 2007, Lang Lang a étéinvité à se produire au concert pourla remise du Prix Nobel, à Stockholm,en présence de la famille royale. Il yest retourné pour la cérémonie duPrix Nobel 2009 donné à l’intentiondu Président Barack Obama. LangLang prête son image pour de grandescampagnes de communication.Profitant de son énorme popularitéauprès des enfants, Steinway a créécinq versions du Lang Lang Steinwayconçu pour l’éducation musicale desplus jeunes. C’est la première fois encent cinquante ans d’existence queSteinway se sert du nom d’un artistepour créer un modèle de piano.Lang Lang est aussi ambassadeurmondial de Sony Electronics dansles domaines de l’innovation et de lacréation. Il a récemment signé pourreprésenter l’entreprise de servicesfinanciers Aegon et il se réjouit depoursuivre sa collaboration avec Audi.Les tenues de concerts de Lang Langsont généreusement fournies parVersace. Lang Lang a débuté le piano àl’âge de trois ans. Dès l’âge de cinq ans,il remporte le concours de Shenyanget donne son premier récital en public.Il rentre au Conservatoire Central deMusique de Pékin à neuf ans. Quatreans plus tard, il remporte le premier prixau Concours International Tchaïkovskipour Jeunes Musiciens et interprètel’intégrale des 24 Études de Chopinà l’Auditorium de Pékin. Il accède aurang de star à 17 ans : appelé pour unremplacement de dernière minute auGala du Siècle du Festival de Ravinia,il fait un triomphe dans le PremierConcerto pour piano de Tchaïkovskiavec le Chicago Symphony Orchestra.Après ce début magistral, il donne desconcerts très applaudis dans le mondeentier. Il se produit également dans desémissions de télévision comme TheToday Show, The Tonight Show with JayLeno, Good Morning America, CBS EarlyShow et 60 Minutes. Lang Lang a étéprogrammé par les plus grandes chaînesde télévision et fait l’objet de multiplesarticles dans des grands organes depresse comme The New Yorker, Esquire,Vogue, The Times, Financial Times,GQ, Cosmopolitan, Die Welt, Reader’sDigest et People. Lang Lang s’estproduit devant de nombreux dignitairesinternationaux dont l’ancien secrétairegénéral des Nations Unies Kofi Annan,le secrétaire général Ban Ki-Moon,le président Barack Obama, les anciensprésidents George Bush, George W. Bushet Bill Clinton, la reine Elizabeth II,le président chinois Hu Jintao, l’ancienprésident allemand Horst Köhler, lePrince Charles, Vladimir Poutine, NicolasSarkozy et l’ancien président polonaisLech Kaczyński. Récemment, il a jouépour les présidents Barack Obama etHu Jintao lors d’un dîner officiel à laMaison Blanche. En 2004, Lang Langa été nommé ambassadeur de bonnevolonté de l’UNICEF. Il a ainsi contribuéà collecter des fonds pour les efforts desoutien des populations locales aprèsles tremblements de terre en Chine eten Haïti. Il a notamment organisé lavente aux enchères d’un piano Steinwayrouge, durant l’été 2008, lors d’unconcert donné à Central Park, à NewYork, et il a fait don du bénéfice netau fonds de la Croix-Rouge américainepour les victimes du séisme en Chine ;il a également donné un concert auCarnegie Hall dont les bénéfices ont étéreversés au profit de l’action de l’UNICEFen Haïti. Président du Prix Montblancdu Patronage des Arts et de la Culture,Lang Lang s’engage aussi dans lemécénat. Il siège actuellement au comitéconsultatif du Weill Music Institute dansle cadre du programme éducatif duCarnegie Hall. Il figure également sur laliste des 250 Young Global Leaders duForum Économique Mondial et a reçule Crystal Award à Davos en 2010. LangLang a joué dans la musique du filmThe Painted Veil [Le Voile des illusions]16


composée par Alexandre Desplat – qui a www.langlang.comremporté le Golden Globe de la meilleure www.thelanglangfoundation.orgmusique originale – et dans celle du film www.facebook.com/langlangpianoLe Banquet composée par Tan Dun. Tous www.twitter.com/lang-langses disques se sont placés parmi les Columbia Artists Management LLCpremiers dans les palmarès classique et Personal Direction : Ronald A. Wilford et Jeanpop.Son enregistrement des Premier Jacques Cesbronet Quatrième Concertos pour piano de 1790 Broadway, New York, NY 10019Beethoven avec l’Orchestre de Paris www.cami.comdirigé par Christoph Eschenbach a Lang Lang enregistre en exclusivité pour Sony Musicdébuté à la première place de la ClassicalBillboard Chart. Lang Lang a égalementoccupé la meilleure place jamais atteintepar un artiste classique au palmarès duBillboard’s New Artist. Il a récemmentété le premier artiste chinois sélectionnépour le Grammy dans la catégorie« Meilleur Soliste instrumental ». Il a étérécompensé par la Recording Academyen 2007, recevant le Prix Présidentieldu mérite à la suite de Zubin Mehtaet Luciano Pavarotti. Lang Lang arécemment enregistré la bande-sondu film japonais Nodame Cantabile,les vingt-quatre Études de Chopin pourle Projet Chopin (le plus grand projetpour le bicentenaire de la naissancede Chopin), Nuit de mai, avec PlácidoDomingo, et la séquence d’ouverturede Gran Tourismo, le plus célèbrejeu vidéo de notre époque. Depuisfévrier 2010, Lang Lang enregistreexclusivement pour Sony Music ;son premier disque pour Sony est sonrécital de 2010 au Musikverein de Vienne.Concert enregistré par France Musique17


Et aussi...MARDI 3 MAI, 20HMARDI 17 MAI, 20HSAMEDI 25 JUIN, 20HTartini/ Arrangement KreislerVariations sur un thème de CorelliLudwig van BeethovenSonate n° 5 « Le Printemps »Charles IvesSonate n° 4Johann Sebastian BachPartita n° 1George AntheilSonate n° 1Hilary Hahn, violonValentina Lisitsa, pianoCamille Saint-SaënsSamson et Dalila (version de concert)Livret de Ferdinand LemaireOrchestre National du Capitole deToulouseChœur du Capitole de ToulouseTugan Sokhiev, directionOlga Borodina, mezzo-sopranoBen Heppner, ténorAlfonso Caiani, chef de chœurCoproduction Orchestre National du CapitoleArnold SchönbergGurre-LiederOrchestre Philharmonique de StrasbourgCzech Philharmonic Choir BrnoMarc Albrecht, directionChristiane Iven, ToveLance Ryan, WaldemarAnna Larsson, la ColombeAlbert Dohmen, BauerArnold Bezuyen, Klaus - NarrBarbara Sukowa, la NarratricePetr Fiala, chef de chœurde Toulouse, Salle Pleyel.Coproduction Céleste Productions –Coproduction Orchestre PhilharmoniqueLes Grands Solistes, Salle Pleyel.SAMEDI 18 JUIN, 20Hde Strasbourg, Salle Pleyel.JEUDI 12 MAI, 20HClaude DebussySonate pour violonFranz SchubertSonate en la majeurOlivier MessiaenThème et variationsMaurice RavelSonate en sol majeurJanine Jansen, violonItamar Golan, pianoRobert SchumannConcerto pour pianoAnton BrucknerSymphonie n° 4 « Romantique »London Symphony OrchestraBernard Haitink, directionMurray Perahia, pianoÀ LA CITÉ DE LA MUSIQUEJEUDI 31 MARS, 20HSergueï RachmaninovTrio élégiaque n° 1 en sol mineurFélix MendelssohnTrio n° 1 en ré mineur, op. 49Piotr Ilitch TchaïkovskiTrio en la mineur, op. 50Lang Lang, pianoRoland Daugareil, violonEmmanuel Gaugué, violoncelleImprimeur FOT | Imprimeur BAF | Licences : 1027391, 1027392, 1027393Coproduction Céleste Productions –Les Grands Solistes, Salle Pleyel.Salle PleyelPrésident : Laurent BayleNotes de programmeÉditeur : Hugues de Saint SimonRédacteur en chef : Pascal HuynhRédactrice : Gaëlle PlasseraudGraphiste : Elza GibusStagiaires : Delphine Anquetil, Anna SolimanLes partenaires média de la Salle Pleyel

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