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3.3 L’habitat groupé : introducon au conceptL’habitat groupé ou collecf offrant une réponse marginale à sesdébuts, l’est aujourd’hui beaucoup moins. Nous pourrions commencerpar introduire la noon de collecvité déjà apparue dans les construconsdu 19 ème siècle. Le Phalanstère de Fourier ou le Familistère de Godin sontdes introducons à une première forme d’habitat « en groupe » dans unesociété industrielle et s’individualisant. Cependant ces construcons étaientdes éléments isolés ne semblant pas pouvoir être réellement comparées auphénomène actuel. Ces projets n’étaient que trop peu parcipafs au profitd’une autorité et ne devraient donc pas être, il me semble, cités à outrancedans de nombreux ouvrages sur les habitats groupés.Dans les années 1960-70, la formule d’habitat groupé apparaît dansles pays nordiques comme une réponse évidente aux quesons sociales,écologiques et environnementales posées à ce moment (voir Chapitre2.1 Historique et introducon du concept de développement durable).C’étaient principalement des couples qui se rassemblaient pour construireleur habitat en commun. Le concept ne traduit pas, et ce dès le départ, unhabitat communautaire où les habitants vivraient en proximité, partageanttout, telle une communauté isolée du monde dans un élan utopiste. Cescouples avaient le désir de vivre autrement en gardant chacun leur inmité,partageant « simplement » un lieu, un terrain ou des espace extérieur ouintérieur. Ces familles avaient le désir de voir leurs enfants grandir dans unlieu partagé. Le « cohabitat » répondait à de meilleures condions sociales,économiques et déjà sensiblement environnementales. L’ensemble apportaitune relaon collecve de voisinage. Dans les années 70, le Danemarkpropose aussi des nouvelles formes d’habitats. Des « habitats autogérés» 76apparaissent proposant des immeubles de logements individuels maisparcipant à une vie en communauté.76 L G C, Habitat groupé, Ecologie, parcipaon, convivialité, Mens,Terre vivante, 2008, p. 10Le mouvement s’est agrandi aux pays scandinaves, anglo-saxons etaujourd’hui c’est l’Europe enère qui développe ce type d’habitat. EnBelgique également, des projets se développent dans le courant des années1970. Les démarches étaient généralement prises par des pets groupes,de manière très ponctuelle et encore peu fréquente. En plus de la miseen commun de lieux, d’aides et de services, les habitants se partagaientleurs qualités personnelles. En opposion au marché de l’immobilier, cesconstrucons se voulaient, et se veulent toujours, créatrices de nouveauxrapports humains, financiers, territoriaux et écologiques. Entre le marchélocaf et l’acquisif tradionnel, les habitats groupés sont de nouvellesalternaves. Des habitants d’un tel projet à Meudon (France) construit dansles années 1970 en témoignent encore aujourd’hui. Leurs volontés étaientde « vivre autrement la cellule familiale » 77 en partageant une part de leurquodien avec d’autres personnes. En 1970, le projet de Sart Saint Nicolas seconstruit près de Charleroi en Belgique. Le projet regroupait 14 familles. Cesfamilles avaient, et ont toujours, leur logement privé mais se partageaientdes espaces communs intérieurs et extérieurs. Fait en autoconstruconet autogéré, le projet souent encore aujourd’hui des volontés sociales etéconomiques surtout, environnementales sensiblement. Les familles ontchangé mais la dynamique subsiste.Les habitats groupés peuvent donc se caractériser par un regroupementde logements et un partage social et physique de certaines foncons.Hier comme aujourd’hui, la volonté sociale s’oppose à l’individualisme,tout en gardant la privacité de certaines foncons de l’habitat. Commentl’architecture rend-elle possible ce rapport entre le privé et le collecf ?Depuis quelques années, le critère écologique prend de l’ampleurdans ces construcons, devenant le maître-mot pour construire unenvironnement durable. Des exemples se mulplient et intéressent de plusen plus des journalistes, des architectes ou des futurs habitants. Souvent, legroupe d’habitants, formé par des connaissances ou non, met en commundes valeurs sociales, poliques, économiques et environnementales. En77 L M, L’habitat parcipaf en mode écolo, Vendredi 29 octobre 20103.37

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