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80.4efficacité écologique et économique (notamment par le partage d’espaceset la mutualisaon des équipements), par la diminuon des dépensesénergéques, mais aussi par la plus-value présente et future du bâment.Elle ajoute que ces personnes qui constuent des groupes le font, selonelle, par obligaon et contrainte et non par choix. Ceci voudrait dire que semere en groupe est la seule soluon pour survivre économiquement. Unbâment ne proposant pas cee collecvité serait donc pour des personnesavec des revenus élevés. Les exemples d’habitats groupés nous prouvent lecontraire.Les quarers durables bruxellois (9) se meent en place à parr degroupes de citoyens, qui par leurs affinités et leurs rencontres décident d’agirpour améliorer le caractère environnemental de leur quarer. Ces groupesse forment donc depuis le citoyen lui-même et non par une sélecon faitepar des organismes extérieurs.• Le profil des ménages : l’intergénéraonnalitéUn second point dans la constuon des groupes est le profil desindividus. Dans les projets de Wavreille (1), Ognies (4) et Brutopia (6) lavolonté était de mélanger les âges et la composion des ménages avec plusou moins d’intensité. L’intergénéraonnalité et la mixité dans la taille desménages meent en évidence différents points. Tout d’abord, comme vudans le « Chapitre 3. Evoluon de l’habitat », la populaon vieillit et devientsolitaire. Entre les jeunes qui quient l’habitat familial pour vivre seuls, lesfamilles monoparentales et les personnes âgées qui se retrouvent seulespour plusieurs années, l’habitat se modifie. Benoit Debuigne enregistreà l’ASBL Habitat et parcipaon quatre demandes sur une semaine depersonnes de plus de 75 ans voulant trouver une alternave à la maison derepos tradionnelle. Dans les cas d’habitats groupés proposant une mixitédu nombre et des âges dans les ménages, on retrouve, d’une part, la volontéde répondre à ce changement de l’habitat en tentant d’avoir un logementadapté et, d’autre part, la volonté de pouvoir maintenir la philosophie del’habitat à travers un roulement dans le temps. Les plus vieux parront petà pet, les plus jeunes accueilleront de nouveaux habitants et le cycle, tel uncycle familial, pourra connuer. Ces personnes d’âges différents montrent lechoix que font les individus pour vivre et aider des personnes âgées qui nesont pas leurs parents. Vivre avec sa famille n’est plus synonyme de solidarité,d’identé et d’épanouissement. L’individu veut choisir son cadre qui luidonne une cohésion sociale. L’habitat devient le lieu central de la cohésion,la famille et le travail n’y répondant plus suffisamment (voir Chapitre 3.Evoluon de l’habitat). Dans le projet de la rue Fin (3), les familles et leursenfants semblent davantage compter sur le roulement familial, leurs enfantsreprenant le logement, que sur le roulement de la philosophie de l’habitatcollecf. Les cellules familiales semblent très soudées entre elles. Le projetGlobe (5) ne montre pas d’intérêt pour cee mixité des âges et de taillesdes ménages. Pour la promotrice cela ne la regarde pas et ne concerne pasle projet. Le projet Biplan (7) offre des possibilités de mixité généraonnellepar la configuraon des appartements. Par exemple, un appartement estprévu pour une personne à mobilité réduite. Dans le projet de Virginal (2),le groupe constué de trentenaires avec ou sans enfant, va vieillir en mêmetemps et rencontrer les mêmes problèmes de vie. Comme le relate BenoitDebuigne, des projets sans intérêt intergénéraonnel se sont développésdans les années 70 dans le Brabant Wallon. Aujourd’hui ces projets enparculier n’existent plus car n’ont pas été renouvelés par une nouvellegénéraon. Certains mainennent une dynamique, d’autres passent à autrechose.Cee intergénéraonnalité est-elle réellement indispensable ? Il sembleque non. En effet, le projet de Sart Saint-Nicolas mainent une dynamiquedepuis 30 ans avec des nouvelles arrivées dans le groupe. L’étude de Jean-Sébasen Houyoux de 2006 montre que seulement trois familles sur les 14iniales du projet habitent toujours celui-ci. Récemment plusieurs nouvellesfamilles sont en effet arrivées. Un roulement connue donc de se maintenir.même si la plupart des porteurs du projet ne sont plus présents. Les objecfsdu projet ont changé et amené de nouvelles quesons de vie.La queson qui peut être posée est celle de la solidarité entre les

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