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• L’innovaon urbanisqueCes implantaons innovent en proposant de nouveaux rapports entrele sol et le bâment. Par exemple, le projet de Wavreille (1) démontre quela mitoyenneté et une densité plus élevée que la moyenne est possible dansun milieu rural. La placee de Wavreille (1) ou d’Ognies (4), ainsi que lesjardins communs et privés sont des éléments parculiers pour une nouvelleurbanité. L’habitat groupé A tous vents de Gembloux propose égalementune démarche urbanisque intéressante. Esmant que les parcelles àvendre avaient un coût trop élevé, les membres du groupe ont opté pourl’achat de trois parcelles qu’ils ont ensuite redivisé en cinq et d’une sixièmepart commune. Les cinq logements mitoyens, ainsi que les deux logementslocafs en copropriété, produisent un vaste espace extérieur et une densitééconomique, écologique et sociale dans le bâ. Comme on peut le constater,les projets, avec plus ou moins d’innovaon, développent des nouveauxrapports entre le bâ et le territoire.• L’architecteSur les sept projets d’habitat, un (Wavreille (1)) a subit un arrêt demission de l’architecte et un autre (Ognies (4)) est déçu du travail faitpar l’architecte. Se pose la queson du choix de l’architecte qui a un rôleextrêmement différent et qui, visiblement, peut être difficile dans des projetsd’habitat groupé. L’ASBL Habitat et parcipaon, apportant un souen auxgroupes, offre les possibilités de rencontres par des salons et des foiresaux projets où les futurs parcipants et habitants ont la possibilité de serencontrer. L’ASBL offre également des aides à la réflexion sur « commentdéfinir ses envies et ses besoins dans le logement » ou d’autres sujets entout genre. Cependant, des conseils peuvent être faits pour le choix del’architecte mais aucune informaon et formaon pour les architectesn’existent réellement. La geson d’un groupe n’est pourtant pas évidente etla place, lele de chacun, est à définir dès le départ de la mission. Commentl’architecte pourra-t-il y répondre dans la limite de sa mission ?Le rôle de l’architecte est totalement différent dans un projet individuelou collecf. L’architecte, dans le cas d’habitat groupé, se doit de mereen forme ce que le groupe a établi auparavant. Le programme émane deréflexions individuelles ou collecves sur la manière dont on veut vivre etcomment on veut fonconner dans chaque espace. Les expériences desarchitectes rencontrés sont très différentes et dépendent du groupe. Onpeut voir des groupes bien constués qui confrontent leurs points de vuepour avoir un consensus où personne n’impose. Les groupes ont alors unedemande claire (pour les espaces privés et communs). A l’inverse, on peutêtre face à un groupe qui n’a fait aucune réflexion ni développé aucunedémarche pour réfléchir au projet commun. Dans les deux cas, l’architectedoit gérer un groupe, leurs convicons privées et communes plus ou moinsfortes et les traduire en plan.Isabelle Prignot souligne que la définion de la collaboraon del’architecte pour des projets individuels ou collecfs est difficile, davantagequand on est confronté à de l’autoconstrucon de la part des maitresd’ouvrage (comme c’est le cas dans plusieurs des projets étudiés). L’architectepeut avoir sa vision, voulant faire passer ses convicons, ce qui l’empêched’entendre la demande des clients. Le groupe est parfois difficile à gérer.Les projets autoconstruits augmentent, probablement à cause de la crisefinancière mais aussi de la crise environnementale et sociale. Dans ces cas,la relaon architecte-client est davantage basée sur de la confiance.Outre la geson du groupe, des convicons en faveur d’une architecturedurable se développent chez certains architectes. Pour établir des « règlesdu jeu » et s’imposer une architecture durable, Isabelle Prignot s’est, parexemple, fixé en 2008 des commandements, qu’elle appelle le DOGMARCHI.Ces règles lui permeent de s’imposer une architecture de qualité durablemais aussi d’informer le client pour qu’il sache à quoi s’aendre et àquelles nécessités répondre. Elle le voit « comme un acte de sauvetagepour s’élever contre une certaine tendance de l’architecture d’aujourd’hui.DOGMARCHI s’élève contre l’architecture individualiste, cosméque, contreles illusions technologiques et la prévalence de l’esthésme dans l’acte de4.91

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