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.494avantages mais peut également créer des tensions liées au temps ou aurespect du budget. L’aspect financier est un problème récurrent dans leshabitats groupés. Souvent,nous l’avons vu, l’habitat accueille des personnesdans des situaons financières plus difficiles (familles monoparentales,personnes âgées célibataires, etc.). Dans beaucoup de cas, des difficultéspour clôturer financièrement les travaux communs apparaissent. L’habitantayant limité au maximum son budget pour son logement privé, se retrouveparfois face à des difficultés pour financer le bâment commun, surtout s’ila été décidé de le faire construire par une entreprise.Pour les travaux faits par entreprise, un habitant de Buzet énoncele problème du choix de cee entreprise. Les projets devant souventconstruire plusieurs habitaons en même temps, on ne peut aendre quela pete entreprise construise les trois ou quatre habitaons. Cet habitantregree d’avoir du choisir une plus grosse entreprise et de ne pas avoir pula mutualiser.• L’équilibre entre privé et collecfIsabelle Prignot le partage, on ne peut plus se permere d’avoir chezsoi tout ce dont on a besoin pour organiser toutes les acvités pouvantse produire occasionnellement (toutes les fêtes, accueils d’amis, etc.).Que sommes-nous prêts à partager? On peut répondre à cee quesonen observant le partage de la buanderie, des locaux techniques, desrangements, des locaux à vélos, des chambres d’amis, des bibliothèques, etc.Avec l’augmentaon des divorces et les chambres inoccupées des enfantsune semaine sur deux, serions-nous prêts à partager cee chambre avec lefils du voisin aussi divorcé ? Serions-nous prêts à faire des chambres pourtous les enfants? Pour être durable, nous allons devoir inventer et créer unautre lien entre l’environnement et l’homme, entre l’homme et son acvitéet entre les hommes eux-mêmes. Tous les projets étudiés proposent avecplus ou moins d’intensité des nouveaux espaces et de nouvelles fonconsquodiennes privées et collecves.Une des valeurs partagées par l’ensemble des projets est celle de laséparaon entre le privé et le collecf. Aucun des projets ne souhaite unevie communautaire ou trop collecve. La disncon entre ces deux typesd’espaces doit donc être forte pour éviter toute ambigüité. Entre ces deuxtypes d’espaces, des zones de transion sont créés pour agir comme un« tampon ». Dans les projets étudiés, l’implantaon des foncons communesvarie. L’espace de transion est intérieur dans certains cas et extérieur dansd’autres.Les espaces « voulant » être partagés varient également. Le projetde la rue Fin (3) ne partage pas d’espace, à l’excepon des circulaons.Le projet de Virginal (2) partage des espaces socio-culturels mais pas defoncons quodiennes. La transion entre le privé et ces espaces communsse fait par les couloirs de distribuon. Le projet d’Ognies (4) possède unesalle commune pour y partager des foncons non quodiennes et l’espacetechnique (avec le système de la cogénéraon). La transion entre le privéet cet espace se fait par l’extérieur. Le bâment commun étant isolé deslogements, la séparaon est évidente. Les projets Globe (5) et Brutopia (6)partagent également les espaces plus techniques, que ce soit la buanderie,le local vélo ou le local technique. Le projet Globe (5) a également un espacecommun sans foncon spécifique. La transion entre le privé et ces espacesse fait par les couloirs de circulaon. Ces espaces sont, dans les deux cas,placés au rez-de-chaussée, laissant les logements privés aux étages. La toituredu projet Brutopia (6) ainsi que les circulaons font excepon en créantune collecvité aux étages, mais sans ambigüité avec le logement privé.Dans ce projet, les couloirs de circulaons sont élargis pour leur donner unrôle «sociabilisant». On peut donc y faire d’autres acvités qu’uniquementcirculer. Le projet de Wavreille (1) partage des espaces qu’ils ne voulaientpas «gaspiller» chez eux alors que leur usage n’est qu’occasionnel et doncpeut être mis en commun. Ces espaces sont techniques ou non, comme legîte, la bibliothèque, la grange ou encore la cave. La transion du privé versces espaces collecfs se fait par l’extérieur. Le bâment commun est mitoyenaux logements mais disncf dans son architecture plus dirigée vers l’espacesemi-public. Le projet Biplan (7) partage également des espaces techniques

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