PDF (rapport) - ENGEES
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Etienne-Frédéric ROUQUETTEMASTERE Spécialisé EPA<strong>ENGEES</strong>TRAVAIL DE FIND’ETUDESSCHEMA DIRECTEURPLUVIAL DE REVELEntreprise d’Accueil : Cabinet d’Etudes MARC MERLIN38 Route de Sévérac12850 Onet le ChâteauMaître de Stage : Yves CAYLADates du stage : du 3 avril au 27 septembre 2011Date de soutenance : 11 Octobre 2011
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESREMERCIEMENTSJe remercie tout d’abord Yves CAYLA directeur de l’Agence de Rodez de m’avoir fait confiance il y a 5ans et de m’avoir accordé l’opportunité de suivre cette formation.Je remercie Xavier LEQUEUX directeur de l’Agence de Toulouse pour m’avoir permis de réaliser cestage en collaboration avec le Cabinet ARRAGON-MERLIN.Un grand merci à Corinne MASSAT Responsable du Projet avec qui j’ai collaboré durant la réalisationde l’étude.Je tiens aussi à remercier le service hydraulique à Lyon et notamment Frédéric FOMBARON pourl’apprentissage du logiciel MOUSE ainsi que Raymond GARCIA et FABRICE BOUVIN pour leur expertiseen hydraulique.Une pensée pour la ville de Revel, Monsieur FEBVAY Directeur des services Techniques et MonsieurVERDIER Adjoint au Travaux pour leur collaboration.Je salue également l’ensemble du personnel des agences de Rodez et Toulouse pour leurs qualitéshumaines et professionnelles.Enfin je tiens à remercier mon père qui m’a communiqué l’envie d’aller au delà dans la compréhensiondu Canal du Midi.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 2/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESRESUMESCHEMA DIRECTEUR PLUVIAL DE REVELLe 12 juin 2010, la commune de REVEL a subi un événement pluvieux exceptionnel qui a provoqué desinondations.La commune de REVEL a donc mandaté le Cabinet MERLIN pour réaliser un schéma directeur pluvial.L’objectif de cette étude est :De préconiser des aménagements pour améliorer les conditions d’écoulement des eaux pluviales surl’ensemble de la communeD’établir un plan de zonage de l’assainissement pluvial et un règlement sur le rejet des eauxpluviales qui seront joints au Plan Local d’UrbanismeLa mission se décompose en quatre phases : Phase 1 : analyse des données et visites de terrain Phase 2 : modélisation et étude de scénarii d’aménagement Phase 3 : établissement du schéma directeur pluvial Phase 4 : suivi de l’enquête publiqueCe <strong>rapport</strong> développe la phase 2 sur le secteur du « Canal de Dérivation » et le secteur « Sud ».En l’état actuel d’avancement de l’étude, cette phase a consisté à :Modéliser le réseau pluvial des secteurs concernés sur le logiciel MOUSEIdentifier les tronçons insuffisantsElaborer et simuler différents scénarios d’aménagementMots clés : Assainissement pluvial, Modélisation, MOUSETRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 3/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESABSTRACTThe 12 thflooding.of June 2010, the town of Revel has suffered exceptional rainfall event which causedThe town of Revel has mandated the Cabinet MERLIN to create a schema for the stormwatermanagement.The objective of this study is: To make recommandations to improve the flow of rainwater across the city Establish a zoning plan for stormwater and a management regulation that will be joined to theLocal Development PlanThe mission is divided into four phases: Phase 1: data analysis and field visits Phase 2: modelling and study of different scenarios Phase 3: redaction of the zoning plan Phase 4: monitoring of the public inquiryThis report develops the phase 2 of the area "Canal de Derivation" and area "South".In the current stage of the study, this phase has consisted to: Do the modelling of the stormwater on the software MOUSE Identify problems Simulate different scenarios to solve the problemsKey words: Stormwater, Modelling, MOUSETRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 4/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESListe des PhotosPhoto 1 : Photo de l’orage du 12 juin 2010 prise depuis Saint Félix du Lauraguais ...........................................10Photos 2 : Photos des Inondations du 12 juin 2010......................................................................................10Photo 3 : Rigole de la Plaine .......................................................................................................................14Photo 4 : Vannes d’alimentation de la Rigole à Pont Crouzet.........................................................................14Photo 5 : Vannes de régulation de la Rigole au droit du Moulin du Roi ............................................................15Photo 6 : Seuil de Labardoque ....................................................................................................................15Photo 7 : Canal de Dérivation .....................................................................................................................17Photos 8 : Bassin de rétention de la Métairie Basse.......................................................................................41Liste des figuresFigure 1 : Situation géographique de Revel (source : viamichelin) ..................................................................11Figure 2 : Topographie de Revel (source : photographie aérienne de la mairie de Revel)..................................11Figure 3: Canal du Midi entre Toulouse et Sète (source canal du midi.org)......................................................13Figure 4 : Profil en long du Canal du Midi entre Toulouse (1) et Sète (8) (source canal du midi.org)..................13Figure 5: Réponse hydrologique d’un bassin versant (source : cours ENPC).....................................................20Figure 6 : Fréquence d’inondation selon la norme NF EN 752-2......................................................................23Figure 7 : Zonage Météorologique Météo France...........................................................................................24Figure 8 : Pluie de projet double triangle utilisée dans RERAM tirée du guide de construction et d’utilisation despluies de projet – Ministère de l’Urbanisme, du Logement et des Transports, HEMAIN 1986 ......................28Figure 9 : Modèle du réservoir linéaire : Transformation pluie-débit - fonction de transfert ...............................31Figure 10 : Lag time (source : cours ENPC) ..................................................................................................31Figure 11 : Ecoulement permanent et non permanent (Vasquez cours <strong>ENGEES</strong>) ..............................................33Figure 12 : Ecoulement uniforme et non uniforme (Vasquez cours <strong>ENGEES</strong>)....................................................34TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 6/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESListe des tableauxTableau 1: Période de retour de la durée totale en fonction de la durée de la période intense pour une période deretour de la durée intense de 10 ans ....................................................................................................28Tableau 2 : Période de retour de la durée totale en fonction de la durée de la période intense pour une périodede retour de la durée intense de 20 ans................................................................................................29Tableau 3 : Hauteurs totales d’eau précipitées et hauteurs précipitées pour les différentes durées de la périodeintense pour une période de retour 10 ans............................................................................................29Tableau 4 : Hauteurs totales d’eau précipitées et hauteurs précipitées pour les différentes durées de la périodeintense pour une période de retour 20 ans............................................................................................29Tableau 5: Débits de pointe décennaux du bassin versant rural de la Rigole obtenus à partir de MOUSE pourdifférentes durées de période intense...................................................................................................37Tableau 6 : Débits de pointe décennaux du bassin versant rural de la Rigole obtenus à partir des méthodesCRUPEDIX, SOCOSE, Rationnelle et SOGREAH ......................................................................................37Tableau 7 : Modification de la pente du Canal de Dérivation entre les nœuds D9 et D13 ..................................39Tableau 8 : Débits de pointe décennaux sur les bassins versants ruraux de la Rigole en aval de Port Louis ........40Tableau 9 : Débits de pointe décennaux du bassin versant 14 obtenus à partir de MOUSE pour différentes duréesde période intense ..............................................................................................................................42Tableau 10 : Débits de pointe décennaux du Bassin Versant 14 calculés à partir des méthodes CRUPEDIX,SOCOSE et Rationnelle........................................................................................................................42Tableau 11 : Répartition des débits de pointe pour la Zone Sud .....................................................................44Tableau 12 : Capacités actuelles et futures sur le tronçon C101-C93...............................................................45Tableau 13 : Capacités actuelles et futures sur le tronçon C88-C85 ................................................................46Tableau 14 : Capacités actuelles et futures de la traversée de route C83-C84..................................................46Tableau 15 : Dimensionnement du fossé by-pass C85-C89 ............................................................................47Tableau 16 : Modification de la pente du Nayral entre C92 et C112 ................................................................48Tableau 17 : Recalibrage du fossé C34-C37..................................................................................................49Tableau 18 : Recalibrage du fossé C12-C33..................................................................................................50Tableau 19 : Caractéristiques actuelles et futures des tronçons C33-C34, C13-C14 et C14-C33 .........................50Tableau 20 : Niveaux d’eau dans les nœuds C33 et C12 avant et après recalibrage des fossés..........................51Tableau 21 : Capacités actuelles et futures sur le tronçon C31-C27’................................................................51Tableau 22 : Capacités actuelles et futures des tronçons C20-C21, C21-C22, C23-C24 .....................................52Tableau 23 : Capacité actuelle et future du tronçon C25-C26 .........................................................................52Tableau 24 : Capacité actuelle et future du tronçons C59-C73........................................................................53Tableau 25 : Capacité actuelle et future du tronçons C8-C8’ ..........................................................................54TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 7/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESDossier de plansPlan 1 : Réseaux du Canal de DérivationPlan 2 : Réseaux de la Zone SudPlan 3 : Canal de Dérivation : Réseaux modélisés et Bassins VersantsPlan 4 : Zone Sud : Réseaux modélisés et Bassins VersantsPlan 5 : Bassin Versant du Canal de Dérivation entre Pont Crouzet et Port LouisPlan 6 : Plan des bassins versants 15, 15’, 16 et 17 en aval de Port LouisPlan 7 : Solution 1- Canal de Dérivation : Bassin de rétention de la Métairie BassePlan 8 : Solution 2 – Canal de Dérivation : Bassin versant 14Plan 9 : Solution 2 – Canal de Dérivation : Fossé de dérivation de la Rigole de la PlainePlan 10 : Zone Sud : Diagnostic de l’existantPlan 11 : Zone Sud : Propositions de solutionsTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 8/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES1 PRESENTATION DE L’ENTREPRISE ET OBJET DEL’ETUDE1.1 PRESENTATION DE L’ENTREPRISELe Groupe MERLIN est un Cabinet d’Ingénieurs Conseils fondé en 1922 dont le siège social setrouve à Lyon.Le groupe compte 600 collaborateurs répartis dans 45 agences dont 5 à l’étranger.Le Groupe MERLIN intervient dans les domaines suivants:Traitement des eaux : eau potable, eau usée, eau pluvialeInfrastructures eau potable et assainissementTraitement des déchetsAménagements urbainsAménagements hydrauliquesRoutes-TransportsExpertise Services PublicsL’Agence de RODEZ compte 6 personnes alors que celle de TOULOUSE possède une équipe de17 personnes. Les agences sont composées d’ingénieurs, de chargés d’affaires, de techniciensprojeteurs et dessinateurs complétées par un personnel administratif.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 9/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES1.2 OBJET DE L’ETUDELe 12 juin 2010, la commune de REVEL a subi un événement pluvieux exceptionnel qui aprovoqué des inondations dues à la capacité insuffisante de certains émissaires d’eauxpluviales.Photo 1 : Photo de l’orage du 12 juin 2010 prise depuis Saint Félix du LauraguaisPhotos 2 : Photos des Inondations du 12 juin 2010La commune de Revel a donc souhaité réaliser un schéma directeur pluvial complet sur toutesles zones urbanisées ou urbanisables de la commune.Parmi toutes les zones étudiées, ce <strong>rapport</strong> ne traite que de deux secteurs :La Rigole de la Plaine entre Pont Crouzet et Port Louis et le Canal de DérivationLe secteur SudTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 10/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES2 PRESENTATION DE LA VILLE DE REVEL2.1 LOCALISATION ET PRESENTATION DE LA VILLE DE REVELRevel se situe dans le département de la Haute-Garonne à 50 km à l’est de Toulouse. La ville setrouve à l’intersection des départements de la Haute Garonne, du Tarn et de l’Aude dans une zoneappelée le Lauragais. La population de la commune s’élève à 12 888 habitants (source : INSEE 2008).RevelFigure 1 : Situation géographique de Revel (source : viamichelin)2.2 CONTEXTE TOPOGRAPHIQUELa ville de Revel présente une topographie bien particulière.En effet d’une manière schématique la ville peut être décomposée en 2 zones :Au Sud, une zone « accidentée » et à forte pente qui correspond à l’extrémité ouest de lamontagne noire. Sur cette zone, l’altimétrie varie entre 240 et 380 m NGF avec des pentesmoyennes de l’ordre de 10%.Au nord, une zone de plaine où l’altimétrie varie entre 200 et 240 m NGF avec des pentes del’ordre de 1% voire moins. C’est sur cette zone que se concentre la partie urbaine de la ville.RevelZone de plainePente 1%Zone montagneusePente 10 %Lac de SaintFerréolFigure 2 : Topographie de Revel (source : photographie aérienne de la mairie de Revel)TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 11/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESCe contexte topographique entre une zone de plaine et une zone montagneuse joue un rôle essentieldans les phénomènes météorologiques locaux.2.3 CONTEXTE HYDROGRAPHIQUE2.3.1 LES COURS D’EAU NATURELSRevel est ceinturée par deux cours d’eau naturels :Le Sor qui longe la ville à l’est avec un écoulement sud est/nord-ouest. Le Sor prend sa sourcedans la Montagne Noire. A une dizaine de kilomètres au sud est de Revel, le Sor atteint le lacdes Camazes. À la sortie du barrage des Cammazes, le Sor entame sa descente vers la plaineavec une dénivellation de plus de 300 m franchie en quelques kilomètres. A l’est de Revel,plus précisément au niveau de Pont Crouzet, une partie du Sor est dérivée vers Revel et leCanal du Midi via la Rigole de la Plaine.Le Laudot qui contourne la ville au sud pour ensuite prendre la direction du nord et rejoindrele Sor. Le Laudot prend sa source dans la Montagne Noire sur la commune des Cammazesjuste en aval du barrage du même nom. Il collecte une partie des eaux du Lampy, de l'Alzeauau travers de la rigole de la montagne avant d'arriver à la retenue de Saint Ferréol. Il rejointensuite la Rigole de la Plaine qui détourne une partie de ses eaux vers le Canal du Midi.Le contexte hydrographique peut être visualisé sur le document de Voies Navigables de France jointen annexe 1.La gestion des eaux du Sor et du Laudot est directement liée au fonctionnement du Canal du Midi. Cetaspect est important car il est en lien direct avec la problématique inondation sur la ville de Revel viala Rigole de la Plaine entre Pont Crouzet et Port Louis.Les chapitres suivants permettront de mieux comprendre ces aspects.2.3.2 LE CANAL DU MIDILe contexte hydrographique de Revel est très fortement liée à l’histoire et plus particulièrement à celledu Canal du Midi où Canal des deux Mers.2.3.2.1 HistoriqueL’idée de relier la Garonne à la Méditerranée par un canal remonte à l’Antiquité sous l’empereurAuguste (Ier siècle avant JC). Cette idée ne se concrétise qu’en 1539 sous le règne de François Ier.L’objectif initial était de faciliter le transit des marchandises en reliant l’Océan Atlantique à laMéditerranée sans avoir à contourner l’Espagne. Le transit des marchandises serait donc plus rapidemais aussi plus sur car le contournement de l’Espagne exposait les navires aux pirates.Au delà de l’aspect économique, le but était aussi militaire et politique car le passage de Gibraltar étaitcontrôlé par l’Espagne qui s’enrichissait à chaque traversée. La construction d’un tel canal permettraitde s’affranchir de ce poids et d’affaiblir l’Espagne.Les premiers projets n’aboutissent pas car ils ne sont pas assez pensés au niveau de l'alimentation eneau du canal et proposent un système de dérivation des eaux des rivières des Pyrénées trop complexevoire impossible à mettre en œuvre. Il faut attendre 1662, sous Louis XIV, pour que des étudesconcrètes soient entreprises par Pierre Paul Riquet. Après des essais, les travaux ne débutentréellement qu’en 1666 pour s’achever en 1681. Riquet décède en 1680 et ne voit donc pas la fin deson projet.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 12/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESFigure 3: Canal du Midi entre Toulouse et Sète (source canal du midi.org)2.3.2.2 Revel et le Canal du MidiL’intérêt de Revel dans l’histoire du Canal du Midi est que la ville se situe à proximité du seuil deNaurouze. Naurouze est un seuil géographique de 189 mètres d’altitude situé à la frontière dudépartement de la Haute-Garonne et du département de l'Aude sur la ligne de partage des eaux entrel’océan Atlantique et la mer Méditerranée. Il constitue donc le point le plus élevé du Canal du Midi(bief de partage).Le seuil de Naurouze (2) est représenté sur le profil en long de la figure 4 ci-dessous.Figure 4 : Profil en long du Canal du Midi entre Toulouse (1) et Sète (8) (source canal du midi.org)Ce point le plus élevé du parcours nécessite un apport en eau continu pour alimenter les deuxversants du canal. Riquet a l'idée de récolter les eaux de la Montagne Noire et de les amener jusqu'auseuil.Entre 1664 et 1665 Riquet fait construire une rigole d’essai déviant l’eau du Sor jusqu’au seuil deNaurouze : c’est la Rigole de la Plaine.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 13/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESPhoto 3 : Rigole de la Plaine2.3.3 LA RIGOLE DE LA PLAINE2.3.3.1 Fonction actuelle de la Rigole de la Plaine entre Pont Crouzet et RevelSi à l’origine le tronçon de la Rigole de la Plaine qui passe à Revel entre Pont Crouzet et le poste duLaudot a servi à Riquet à démontrer la possibilité d’alimenter le Canal du Midi, aujourd’hui sa fonctionest bien différente. En effet les volumes nécessaires pour alimenter le Canal proviennent en grandepartie du barrage de Saint Ferréol. Aussi le barrage de Saint Férréol serait à même d’assurer la totalitédes besoins en eau du Canal du Midi. Aujourd’hui, le maintient d’un débit dans la Rigole a pourfonction de maintenir un écoulement assurant un agrément pour la ville de Revel ainsi qu’un débit desalubrité dans d’anciens collecteurs unitaires.2.3.3.2 Fonctionnement de la Rigole de la Plaine entre Pont Crouzet et RevelL’alimentation de la Rigole par le Sor à Pont Crouzet est régulée par des vannes dont la fermeture partemps de pluie permet d'éviter l'apport de débits excédentaires. VNF limite aujourd’hui le débit à 34000 m 3 /jr soit 393 l/s. Le débit minimum, c’est à dire le débit de salubrité, est fixé à 70 l/s soit un peuplus de 6000 m 3 /jr.Photo 4 : Vannes d’alimentation de la Rigole à Pont CrouzetEst inclus dans le débit de 34 000m 3 /jr, le débit provenant d’un canal dont la prise d’eau se situe surle Sor au niveau de la station d’épuration de Durfort. Ce canal permet d’alimenter les moulins deTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 14/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESl’Arsou, du Purgatoire, de l’Abbé, de Pont Crouzet et de Lauzy. C’est au niveau du moulin du Lauzyque ce canal rejoint la Rigole de la Plaine. Le débit de ce canal oscille entre 4 000 et 6 000 m 3 /jr (46,3et 69,45 l/s). L’apport de ce canal dans la Rigole est constant. En effet il existe sur toute sa longueurdes ouvrages de délestage vers le Sor.A l’entrée de Revel, au niveau du lieu dit Port Louis ou Moulin du Roi un canal de dérivation permetl’écoulement des débits excédentaires de la Rigole vers le Sor. Des vannes permettent de réguler lesdébits. En temps sec un débit de fuite est assuré pour permettre une salubrité et un agrément aval.Ce débit est de 1000 m 3 /jr soit 11,6 l/s.Il faut aussi noter qu’à Port Louis 2000 m 3 /jr (23,2 l/s) sont prélevés pour alimenter d’anciensréservoirs et nettoyer ensuite de vieux collecteurs unitaires. A terme ce prélèvement doit êtresupprimé.Photo 5 : Vannes de régulation de la Rigole au droit du Moulin du Roi2.3.3.3 Fonctionnement de la Rigole de la Plaine entre Pont Crouzet et Revel par tempsde pluieLe seuil de Labardoque situé à environ 1,2 kilomètre en aval de Port Louis permet de gérer les débitsdans la Rigole.Photo 6 : Seuil de LabardoqueTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 15/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESComme nous l’avons indiqué précédemment, en période de temps sec, VNF laisse transiter à PontCrouzet 34 000 m 3 /jr soit 393 l/s.Ce débit correspond à une hauteur d’eau de 15 cm au seuil de Labardoque.Avant que la hauteur d’eau n’atteigne 20 cm soit un débit de 634 l/s, VNF ferme les vannes à PontCrouzet. La côte maximale admissible est de 33 cm ce qui correspond à un débit de 1400 l/s. Au delàce débit, la Rigole déborde en son point bas situé en aval au niveau du lieu dit Borio Basso à proximitéde l’embranchement de la Route de Toulouse (carrefour RD622/RD624).Quand la côte de 20 cm est atteinte et que le débit continue à augmenter, VNF a la possibilité d’ouvrirles vannes de délestage vers le canal de dérivation à Port Louis. Ce cas de figure s’est déroulé le 12juin 2010.A titre informatif, lors de l’événement du 12 juin 2010, l’échelle dont la graduation maximale est de1,00 m était totalement submergéeLors d’évènements pluvieux exceptionnels, VNF opère une gestion manuelle des débits de la Rigole dela Plaine. Dans un avenir proche un système de télegestion doit être mis en place.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 16/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES3 PERIMETRE DE L’ETUDELe périmètre d’étude du présent <strong>rapport</strong> est constitué de deux zones :La Rigole de la Plaine entre Pont Crouzet et Port Louis et le Canal de DérivationLe Secteur Sud3.1 CANAL DE DERIVATIONLe "Canal de dérivation" est ainsi nommé car il reçoit les eaux de délestage de la Rigole au droitde Port Louis.Le Canal de dérivation, qui n'est pas à proprement parlé un canal mais un large fossé, busé surcertains tronçons rejoint le SOR presque en ligne droite, recevant au passage les eaux deruissellement des lotissements traversés et d'un bassin versant rural en rive droite, situé sur lacommune de Sorèze.A l’origine ce canal de dérivation permettait de protéger la ville de Revel lors des crues de laRigole de la Plaine. Aujourd’hui l’urbanisation a pris le dessus et des constructions ont étéréalisées de part et d’autre du canal. Ainsi non seulement la fonction initiale de protection n’estplus assurée mais ce sont aujourd’hui ces constructions périphériques qui subissent directementles débordements du canal.Photo 7 : Canal de DérivationLes fossés, buses et pont cadres constituant le canal de dérivation sont présentées sur le plan 1joint au <strong>rapport</strong>.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 17/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES3.2 SECTEUR SUDLe réseau pluvial du Sud de l'agglomération de REVEL a pour exutoire le ruisseau du Nayral auniveau du chemin de la Petite Graverie.De manière schématique, il peut être divisé en deux secteurs : Un secteur urbain situé en amont de la voie SNCF Un secteur rural situé en aval de la voie SNCFLe secteur urbain peut être divisé en trois sous secteurs : Zone Nord : Tour de ville Nord et cœur de ville Zone Centre : Tour de ville Sud Zone Sud : Entre le cœur de ville et la Rigole de la Plaine3.2.1 ZONE URBAINE EN AMONT DE LA VOIE SNCF3.2.1.1 ZONE NORD : Tour de ville Nord et cœur de villeLe réseau structurant de la zone Nord se compose de deux collecteurs principaux. Le premieren DN 800 mm est posé sur le Boulevard de Gambetta et draine les écoulements deshabitations situées de part et d’autre de l’Avenue Alexandre Monoury. Le second en DN 1000mm draine les écoulements du cœur de ville. Ces réseaux sont interconnectés sur la Place duPatty et se rejoignent au niveau de l’Impasse André Messager. A partir de l’Impasse AndréMessager, un collecteur 1200 mm dirige les écoulements jusqu’à la voie SNCF. Après la voieSNCF, les eaux pluviales sont dirigées jusqu’au Ruisseau de la Pomme par l’intermédiaire d’unfossé.3.2.1.2 ZONE CENTRE : Tour de ville sudLe réseau structurant de la zone centre se compose de collecteurs de différents diamètres, d’unbâti et de cadres. Il draine les écoulements des secteurs situés à l’Est du Cœur de Ville. Lesdeux collecteurs principaux DN 1200 mm de la rue des Jardiniers et DN 600 mm de la rueHector Berlioz se rejoignent rue Hector Berlioz. Ensuite les écoulements sont dirigés jusqu’à lavoie SNCF pour finalement rejoindre le ruisseau de la Pomme.Il existe deux interconnexions entre les réseaux structurants Nord et Centre : Un collecteur DN 1000 mm Rue de la Colombe Un collecteur DN 600 mm au niveau des logements collectifs de la Colombe3.2.1.3 ZONE SUD : Entre le cœur de ville et la rigole de la plaineLe réseau structurant composé de collecteurs de différents diamètres et de cadres draine leszones situées de part et d’autre de l’Avenue des Bourdettes, Route de Saint Ferréol, AvenueNotre Dame, Avenue du Coude Prolongé, Avenue de Déodat de Sévérac et Rue George Bizet.Ces différents réseaux se rejoignent au niveau de l’Impasse Camille Saint Sans dans un ouvragecadre de dimensions 2,20 x 1,25 m.Après avoir traversé la voie SNCF, les écoulements sont dirigés vers le ruisseau de la Pomme.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 18/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESCe réseau est interconnecté avec le réseau de la zone Centre par un collecteur DN 800 mm auniveau du carrefour Boulevard de la Mission/Avenue Notre Dame et par un collecteur DN 1200mm au niveau des logements collectifs de la Colombe (ce dernier constituant l’exutoire dusecteur centre).3.2.2 ZONE RURALE EN AVAL DE LA VOIE SNCFEn aval de la voie SNCF, les zones urbaines sont drainées par :Le ruisseau de la Pomme jusqu’au chemin de la LandelleLe ruisseau du Nayral depuis le chemin de la Landelle jusqu’au lieu dit La GraverieDe part et d’autres de ces ruisseaux les écoulements des bassins versants sont collectés par desfossés dont la mairie assure l’entretien.Sur cette zone se trouve le lotissement du Domaine de la Bastide. Un système de rétention des eauxpluviales a été mis en place de telle manière que le débit de fuite soit limité à 270 l/s.Il faut aussi noter la présence d’un réseau structurant qui draine le bassin versant situé en amont dela RD 622 (lieu dit Beauséjour). Ce réseau busé en DN 800 mm traverse les services techniques de lamairie puis se rejette dans un fossé qui a pour exutoire le ruisseau du Nayral au niveau du chemin dela Landelle.Les collecteurs de la Zone Sud sont présentés sur le plan 2 joint au <strong>rapport</strong>.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 19/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES4 MODELISATION DES RESEAUX4.1 PRINCIPES DE LA MODELISATIONLe principe d’une modélisation est de traduire la réponse hydrologique d’un bassin versant entransformant un hyétogramme de pluie brute (variation de l’intensité au cours du temps) en unhydrogramme (variation du débit au cours du temps).Ce passage de la pluie brute à l’hydrogramme s’effectue en deux étapes :Etape 1 que l’on nomme fonction de production : cette étape consiste à transformer lehyétogramme de la pluie brute en hyétogramme de pluie nette. A la différence de lapluie brute, la pluie nette tient compte des phénomènes d’infiltration, évaporation,évapo-transpiration… La pluie nette est donc la part de pluie brute qui participe entotalité au ruissellement.Etape 2 que l’on nomme fonction de transfert : cette étape consiste à transformer lehyétogramme de pluie nette en hydrogramme.Le schéma ci-dessous illustre ce principe :Figure 5: Réponse hydrologique d’un bassin versant (source : cours ENPC)4.2 PRESENTATION DU LOGICIEL MOUSELe fonctionnement des réseaux structurants à étudier a été analysé à l'aide de simulations desécoulements par le logiciel MOUSE.La réalisation de ces simulations nécessite la définition, puis la saisie des caractéristiques desréseaux et de leurs bassins versants.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 20/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESLe logiciel MOUSE comprend deux modules : le module hydrologique le module hydrauliqueLe module hydrologique décrit le processus de ruissellement afin d’évaluer la réponse des sousbassins versants en terme de débit (hydrogrammes) sous l’effet d’un événement pluviométrique(hyétogramme).Le module hydrologique fourni à l’exutoire de chaque sous bassin versant, les hydrogrammesentrant dans le réseau d’assainissement.Le module hydraulique permet de simuler ensuite le comportement du réseau vis à vis del’introduction de ces hydrogrammes de ruissellement, en prenant en compte leur décalage dansle temps.Le modèle d’écoulement en réseau permet le calcul des écoulements à surface libre, desécoulements en charge, ainsi que des débordements et du stockage. Il calcule la répartition desdébits dans les réseaux ramifiés ou maillés. Il permet de simuler le comportement desingularités telles que les surverses, les déversoirs, les postes de refoulement, les bassins derétention, etc. La modélisation prend en compte l’influence des conditions aval et permet desimuler des phénomènes transitoires, même très rapides, dans le réseau.Le réseau est décrit au niveau des regards par leurs coordonnées planimétriques, la cotetampon et la cote radier. Entre les regards, le diamètre et le coefficient de rugosité descollecteurs ou la section des fossés trapézoïdale ou quelconque, sont indiqués. Les singularitéstelles que les déversoirs, les bassins de rétention ou les bâches de poste sont décrites par leurforme : loi (hauteur - surface au miroir - surface mouillée) pour les bassins ou bâches, hauteuret largeur pour les déversoirs. Une loi hauteur-débit peut être imposée par l’utilisateur pour lessingularités non classiques.Les données d’entrée comme les résultats peuvent être visualisés soit sous forme de tableaux,soit sous forme de graphiques. Il est possible de visualiser l’évolution de la ligne d’eau dans leréseau au cours du temps sur le profil en long d’un tronçon de réseau.4.3 RECUEIL DES DONNEESL’étude d’un réseau d’eaux pluviales nécessite donc la connaissance des caractéristiques duréseau (topographie, sections et rugosité des collecteurs ou fossés, ouvrages singuliers .... ) etde son bassin versant (surface, coefficient d’imperméabilisation, pente, longueur ... ).Ces données ont été recueillies à l’aide des investigations suivantes : Caractéristiques du réseau :Recherche de plans des réseaux pluviaux dans les archives du Cabinet Arragonet auprès des Services Techniques de la Ville, Mise à jour des plans grâce à :• Des investigations de terrain• Aux plans de recolement disponibles dans les archives du Cabinet Arragon• Aux plans d’opérations d’urbanisation réalisées par la mairie ou par deslotisseurs privés. Caractéristiques et notes de calcul des ouvrages réalisés sur les opérationsd’urbanisation récentes : bassins de rétention ou infiltration avant rejet, noues,puisards…TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 21/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESRecueil des données topographiques (terrain naturel et collecteurs) réutilisablesdans le cadre de l’étudeCompléments de levés topographiques sur les réseaux structurantsIdentification des points sensiblesCaractéristiques des ouvrages particuliersEtat des collecteurs et des fossésRecensement des points de rejets des réseaux à étudier (Sor, Laudot, Rigole…)Identification des fossés non répertoriés et reports sur le plan des réseauxpluviaux (plan des fossés de l’association foncière)Passages caméra Caractéristiques des bassins versants : Observation de l’occupation des sols lors de visites de terrain, Observation des pentes naturelles d'écoulement des eaux de ruissellement surles secteurs sur lesquels les courbes de niveau du plan IGN au 1/25000ème etle tracé des réseaux secondaires ne permettent pas de définir la limite dubassin versant, Recueil du PLU actuel et des projets de révision pour l'évaluation de l'état futurde l'urbanisation. Documents existants sur la nature des sols et notamment la Carte Communaled’Assainissement réalisée par BEHC ENVIRONNEMENT en Mars 2000.A partir des informations ainsi recueillies, le réseau structurant et les réseaux secondaires ontété reportés sur fond de plan cadastral.D’autres informations ont été recueillies : Documents Voies Navigables de France sur la Rigole de la Plaine Documents concernant la commune de Sorèze : PLU et projets de révision Données hydrauliques et pluviales au sujet de la Rigole de la Plaine Informations sur l’événement pluvieux du 12 juin 2010 et ses conséquences : Recueil d’informations auprès de particuliers : photos, zones inondées,problèmes locaux… Recueil de données pluviométriques auprès de la mairie, de VNF, departiculiers… Interrogation de VNF sur la gestion de l’exploitation du Sor, de la Rigole, duLaudot, des barrages de Saint Ferréol et des Cammazes le 12 juin 2010. Interrogation de l’Institution des Eaux de la Montagne Noire au sujet de sagestion lors de l’événement du 12 juin 2010. Interrogations du Conseil Général 31 sur la gestion des ouvrages pluviaux dontil est responsable et les dégâts occasionnés lors de l’événement du 12 juin2010.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 22/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES4.4 DONNEES PLUVIOMETRIQUESNous avons vu ensuite que la donnée d’entrée d’un modèle est l’événement pluviométriquesous la forme de son hyétogramme. Ce chapitre permet de décrire cette étape.4.4.1 CHOIX DU NIVEAU DE PROTECTIONL’instruction technique de 1977 stipule que :« Les ouvrages d’assainissement doivent assurer un degré de protection suffisant contre lesinondations causées par la pluie. Une protection absolue nécessiterait la construction deréseaux aux dimensions excessives par les dépenses de premier établissement et d’entretienqu’elles impliqueraient ; de tels ouvrages seraient en outre d’une exploitation défectueuse parcequ’ils risqueraient de favoriser la formation de dépôts »« le degré de protection à assurer résultera d’un nécessaire compromis entre l’aspiration à uneprotection absolue pratiquement irréalisable et le souci de limiter tant le coût del’investissement que les sujétions d’exploitation. »« En bonne doctrine économique, un accroissement du coût global du projet ne serait justifiéque s’il était inférieur au montant des dommages qu’il permet d’éviter mais sans négligerl’aspect psychologique du problème »« Il est souvent admis a priori qu’il est de bonne gestion de se protéger du risque de fréquencedécennale »Cependant il est aussi stipulé que :« dans les quartiers fortement urbanisés et dépourvus de relief, le concepteur n’hésitera pas àcalculer les collecteurs principaux en vue d’absorber les débits de période de retour de 20 ans,voire de 50 ans »De plus, le Guide CERTU La Ville et son Assainissement indique que pour une pluie forte deniveau 3 : « les débordements localisés du système sont acceptés de même qu’unedétérioration sensible de la qualité du milieu récepteur. La priorité est au risque inondation »La norme NF EN 752-2 relative aux réseaux d’évacuation et d’assainissement à l’extérieur desbâtiments préconise les fréquences d’inondation suivantes :Figure 6 : Fréquence d’inondation selon la norme NF EN 752-2TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 23/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESUn même réseau drainant parfois des zones de nature différente, il faut trouver un « juste milieu »pour son dimensionnement car il est difficilement concevable de dimensionner une même branche deréseau pour des pluies différentes selon les tronçons considérés.Compte tenu de ces considérations, il a été proposé et validé par la mairie les occurrences dedimensionnement suivantes:Pluie de projet de période de retour 10 ans dans les zones majoritairement rurales : La Rigolede la Plaine entre Pont Crouzet et Port Louis et le canal de dérivationPluie de projet de période de retour 20 ans dans les zones majoritairement urbaines: Réseaude la partie Sud de la ville4.4.2 PLUVIOMETRIE LOCALE ET CARACTERISATION DE LA PLUIE DU 12JUIN 20104.4.2.1 Pluviométrie localeLes pluies moyennes annuelles sur Revel sont de 860,9 mm (Données Météo France).D’après la carte de zonage Météo France, la station de référence pour Revel est la station deToulouse-Blagnac.Figure 7 : Zonage Météorologique Météo FranceLes coefficients de Montana pour la station Toulouse-Blagnac ont été recueillis auprès deMétéo-France pour des pluies de durée : 6 minutes à 2 heures 1 heure à 6 heures 2 heures à 6 heures 6 heures à 24 heuresCes données sont disponibles en annexe 2.A partir de ces données, nous avons calculé les hauteurs de pluie par pas de temps pour lespériodes 5, 10, 20, 30, 50 et 100 ans. Les résultats sont regroupés en annexe 3.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 24/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES4.4.2.2 Pluie du 12 juin 2010A la demande du Maître d’Ouvrage, nous avons essayé de regrouper un maximumd’informations concernant la pluie du 12 juin 2010 afin de caractériser au mieux l’événement.L’analyse et la caractérisation des hauteurs de pluies relevées à Revel le 12 juin 2010 ont étéfaites à partir du tableau de l’annexe 3 qui regroupe les hauteurs de pluie par pas de tempspour les périodes 5, 10, 20, 30, 50 et 100 ansLes données recueillies pour l’évènement du 12 juin 2010 sont les suivantes : Centre d’exploitation VNF de Saint Ferréol (Relevés de 7h30 à 7h30) : 11/06/2010 : 11 mm 12/06/2010 : 34 mm34 mm en 24h correspond à un événement de période de retour inférieure à 5 ans. Barrage des Cammazes (source Institution des Eaux de la Montagne Noire) : 12/06/2010 : 19 mm sur la journée à 22h.Ne connaissant pas le début de l’échantillonnage, ce résultat est inexploitable. Cependant, lapluie du 12 juin ayant eu lieue entre 19h et 21 h environ, on peut en déduire que l’orage nes’est pas étendu jusqu’au barrage des Cammazes. STEP de Vaure (source Mairie de Revel) 12/06/2010 : 103 mm en 3h103 mm en 3h correspond à un événement de période de retour supérieur à 100 ans. Lourmette Nord (source particulier ; incertitude si le pluviomètre était vide au début dela pluie) 12/06/2010 : 150 mmNe connaissant pas la durée de l’échantillonnage et étant donnée l’incertitude sur le niveau dupluviomètre au début de l’évènement, ce résultat est inexploitable. Lagarrigole sur la commune de Sorrèze (donnée recueillie auprès d’un particulier) : 150 à 170 mmNe connaissant pas le début de l’échantillonnage, ce résultat est inexploitable.Il semble donc que l’événement du 12 juin 2010 a été hétérogène du point de vuegéographique. Les intensités les plus fortes se situant dans la plaine alors que les précipitationsrelevées sur Saint Ferréol et dans la Montagne Noire n’ont pas été exceptionnelles. Cet aspectest caractéristique des orages et des pluies d’occurrence forte.Aussi cet événement a été de courte durée (entre 2 et 4 heures).A titre de comparaison, lors des dernières inondations datant du 10 et 11 juin 2000,l'évènement pluvieux avait une période de retour supérieure à 100 ans pour une durée de 24 h(145 mm en 24 h enregistrés à Saint Ferréol).Ainsi, à la différence de l’événement du 12 juin 2010, les précipitations de 2000 ont été delongue durée et d'intensité assez régulière, donc jamais très forte.On peut conclure de toutes ces observations que comme tout événement orageux exceptionnel,l’événement du 12 juin 2010 est un phénomène intense, rare et très localisé. Les données lesplus précises dont nous disposons (STEP de VAURE) nous indique une occurrence de l’ordre de100 ans. Les inondations de juin 2000 ont elles aussi été provoquées par un événement depériode de retour 100 ans. Bien que ces deux orages aient une période de retour identique, lesdeux évènements sont très différents : celui de 2000 est de longue durée avec une intensitéassez régulière, celui de 2010 est de courte durée avec une intensité très forte.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 25/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESLa pluie du 12 juin 2010 étant d’occurrence plus que centennale et mal connue (pas de mesurefiable de la hauteur précipitée et de la durée de la pluie, pluie très hétérogène sur le territoirede la commune) il n’est pas réaliste de dimensionner les réseaux d’eaux pluviales sur la base decet événement pluvieux.4.4.3 CONSTRUCTION DES PLUIES DE PROJET4.4.3.1 Notion de Pluie de projetL’absence totale ou partielle d’informations locales suffisamment précises et la difficultéd’associer une fréquence d’occurrence à un événement pluviométrique réel (chaquehyétogramme est unique et donc sa probabilité d’occurrence est pratiquement nulle) ontconduit à établir des pluies de projet.D’après le guide de construction et d’utilisation des pluies de projet du Ministère de l’Urbanisme,du Logement et des Transports (Hémain, 1986) la définition de la pluie de projet est lasuivante :« Il s’agit d’une pluie fictive, définie par un hyétogramme synthétique et statistiquementéquivalente aux pluies réelles (bien que jamais observée).On lui affecte une période de retour qui est celle d’un ou plusieurs de ses éléments constitutifs :hauteur totale précipitée, hauteur précipitée sur un intervalle de temps inférieur à la duréetotale (période intense), etc.»Ce qu’il faut comprendre c’est que la pluie est un phénomène aléatoire par nature et que lesévènements pluvieux les plus critiques du point de vue hydraulique pour les réseauxd’assainissement sont les orages qui sont très localisés et qui ont une très faible probabilité dese produire là où se trouve un pluviographe.Ainsi les données pluviographiques locales étant rarement suffisantes, on a été amené à établirdes pluies fictives appelées pluies de projet.La pluie de projet vise ainsi à représenter, par un événement unique, les caractéristiques d’unepluviométrie locale qui affecte le réseau d’assainissement étudié.On considère qu’une pluie de période de retour T génère un ruissellement dont lescaractéristiques (débit de pointe, volume, etc.) ont une période de retour T’ égale à T. Dans laréalité, l’analyse des pluies de projet montre qu’il n y a pas identité des périodes de retour de lapluie et du ruissellement correspondant (Hémain, 1986). Toutefois pour des raisons desimplicité on admet que T’=T.Ainsi de manière schématique, une pluie de projet est définie par : sa durée : DP la hauteur totale précipitée : HT la répartition de cette hauteur sur la durée (hyétogramme).4.4.3.2 Types de pluies de projetLes trois types de pluies de projet les plus utilisés en France sont : les pluies de type bloc les pluies de type Chicago les pluies de type double triangleAprès une description succincte des pluies de type bloc et Chicago, nous nous attarderons surles pluies de type double triangle puisque ce sont celles qui seront utilisées dans le modèle.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 26/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES4.4.3.2.1 Pluie de type blocC’est la pluie de projet la plus simpliste. Il s’agit d’un hyétogramme de forme rectangulairetraduisant une intensité constante. Ce type de pluie est utilisé quand on s’intéresse au débit depointe à évacuer et non à l’hydrogramme résultant. Ce type de pluie est utilisé dans la formulerationnelle et dans la méthode de Caquot.4.4.3.2.2 La pluie de type CHICAGO ou méthode KeiferIl s’agit de transformer les courbes IDF en hyétogrammes. Les courbes IDF étant obtenues parla formule de Montana.4.4.3.2.3 La pluie de type double triangleLe paragraphe sur la pluie double triangle est extrait de Chocat et al, 1997.L’élaboration de la pluie double triangle repose sur un double constat : les évènements pluvieux réels provoquant des désordres dans les réseauxd’assainissement pluvial sont généralement constitués d’une période de pluie intenserelativement courte située à l’intérieur d’une séquence de pluie de quelques heures le point précédent mis à part, aucune forme de distribution temporelle des intensitésn’est plus probable qu’une autre.Desbordes (1974) a donc proposé de choisir une forme particulière de pluie de projet enraisonnant non plus par <strong>rapport</strong> au phénomène physique, mais par <strong>rapport</strong> aux élémentsauxquels le modèle de ruissellement était le plus sensible. Cette analyse a montré que la formedouble triangle fournissait des formes d’hydrogrammes et des valeurs de débit maximum peusensibles à des erreurs sur le paramètre principal du modèle de ruissellement : le lag time.Cette pluie de projet est définie par cinq paramètres : la durée totale : DP (quelques heures) la durée de la période de pluie intense : DM (quelques dizaine de minutes) la position de la pointe d’intensité par <strong>rapport</strong> au début de la pluie l’intensité atteinte au début de la période intense : I2 l’intensité maximale atteinte pendant la période intense : I1 ou IMLes principaux éléments de choix sont les suivants : la durée totale (DP) peut être prise égale à 4 heures. Sur cette durée, il tombe plus de80% de la hauteur totale des épisodes pluvieux significatifs dans 73% des cas. la durée de la période de la pluie intense (DM) peut être choisie entre quinze minuteset une heure selon la nature et la surface du bassin versant étudié. La position de la période de pluie intense au sein de l’averse (θ) influe de façon sensiblesur le débit de pointe (le débit augmente avec θ). L’analyse des pluies n’a pas permisde mettre en évidence une valeur préférentielle de θ. On pourra donc prendre θ=0,5,valeur moyenne, ou θ=0,75 pour se placer dans une situation plus défavorable au sensdes débits de pointe. La hauteur précipitée pendant la période de pluie intense (HM) constitue la grandeurqui influe le plus sur le débit de pointe. Sa valeur pourra être prise égale à l’intensitémoyenne maximum correspondant à la même durée sur les courbes Intensité-Durée-Fréquence caractérisant la région pluviométrique et la période de retour choisies. La hauteur précipitée en dehors de la période de pluie intense joue un rôle moindre surla valeur du débit de pointe. Sa valeur devra correspondre à une période de retour plusfaible que celle pour laquelle on calcule le débit de pointe.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 27/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESLa figure ci-dessous illustre la pluie double triangle.Figure 8 : Pluie de projet double triangle utilisée dans RERAM tirée du guide de construction etd’utilisation des pluies de projet – Ministère de l’Urbanisme, du Logement et des Transports,HEMAIN 19864.4.3.3 Pluies de projet pour REVELLa pluie de projet utilisée pour modéliser le réseau pluvial de REVEL sera de type doubletriangle.Comme indiqué précédemment, la période de retour de la pluie est associée à la hauteur d’eautombée durant la période de pluie intense de la même occurrence.En période non intense, la hauteur d’eau correspond à une période de retour plus faible,déduite des études statistiques des formes orageuses.Les études statistiques des formes orageuse pour la région 2 (dans laquelle est situé Revel)donne les correspondances des périodes de retour de la durée totale pour les différentes duréesde la période intense (document interne MERLIN Logiciel RERAM – Pluies Standard établi àpartir de HEMAIN 1986 Guide de construction et d’utilisation des pluies de projet).Ainsi pour un événement de période de retour 10 ans, on a :Période intense (mn) Durée totale (mn) Période deretour duréetotale (années)15 240 4,530 240 5,560 240 690 240 7,8120 240 8,5180 360 9Tableau 1: Période de retour de la durée totale en fonction de la durée de la période intense pour unepériode de retour de la durée intense de 10 ansTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 28/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESEt pour un événement de période de retour 20 ans, on a :Période intense (mn) Durée totale (mn) Période deretour duréetotale (années)15 240 9,230 240 11,360 240 12,290 240 15,4120 240 16,9180 360 18,2Durée de la périodeintense(mn)Tableau 2 : Période de retour de la durée totale en fonction de la durée de la période intensepour une période de retour de la durée intense de 20 ansA partir des coefficients de Montana pour la station de Toulouse Blagnac, il est possible decalculer les hauteurs totales précipitées et les hauteurs précipitées pour les différentes duréesde la période intense.Ces hauteurs sont regroupés dans les deux tableaux ci-dessous :Durée totale(mn)Période de retourdurée totale(années)Hauteur d’eauprécipitée(mm)Hauteur d’eau pendantla période intense(mm)15 240 4,5 34,31 20,2430 240 5,5 36,87 26,4160 240 6 37,98 34,4690 240 7,8 41,33 38,09120 240 8,5 42,43 39,80180 360 9 46,03 42,30Durée de la périodeintense(mn)Tableau 3 : Hauteurs totales d’eau précipitées et hauteurs précipitées pour les différentesdurées de la période intense pour une période de retour 10 ansDurée totale(mn)Période de retourdurée totale(années)Hauteur d’eauprécipitée(mm)Hauteur d’eau pendantla période intense(mm)15 240 9,2 43,44 24,6030 240 11,3 46,07 32,3060 240 12,2 47,05 42,4090 240 15,4 50,02 47,05120 240 16,9 51,21 48,60180 360 18,2 54,53 50,90Tableau 4 : Hauteurs totales d’eau précipitées et hauteurs précipitées pour les différentesdurées de la période intense pour une période de retour 20 ansCes valeurs permettent de calculer dans un premier temps les abscisses A et les ordonnées Odes 5 sommets des triangles. Les modes de calculs de ces paramètres apparaissent dansl’annexe 4 tirée de HEMAIN 1986 Guide de construction et d’utilisation des pluies de projet.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 29/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESEnsuite il est possible de construire les hyétogrammes en discrétisant au pas de temps de calcul(Dt).Le choix de Dt est important car on admet que sur cet intervalle la variabilité des phénomènesest négligeable.Nous avons donc retenu un pas de temps de 6 minutes pour la période non intense. Cettevaleur est proche des valeurs communément admises dans la littérature (HEMAIN, 1986) etcorrespond à un découpage sur 240 minutes.En ce qui concerne la période intense HEMAIN indique que « la réduction du débit de pointepeut devenir significative (supérieure à 10%) lorsque le <strong>rapport</strong> DM/Dt est inférieur à 4. »Ainsi le pas de temps retenu pour la période intense est : Dt=1 minute pour la période intense de 15 minutes Dt= 2 minutes pour la période intense de 30 minutes Dt=6 minutes pour les périodes intenses de 60, 90, 120 et 180 minutesAussi il a été décidé de la position de la période intense au sein de l’averse θ=0,75 pour seplacer dans une situation plus défavorable au sens des débits de pointe et donc aller dans lesens de la sécurité.Les hyétogrammes des pluies de projet pour des périodes de retour 10 ans et 20 ans sontregroupés en annexe 5 et 6.Ainsi pour les périodes de retour 10 et 20 ans, plusieurs pluies de projet ayant différentesdurées de la période intense seront testées. La pluie à retenir est celle qui conduit au débit depointe maximal.4.5 MODELISATION DU RUISSELLEMENT4.5.1 PRINCIPE DE LA MODELISATION DU RUISSELLEMENT : SIMULATIONHYDROLOGIQUELe logiciel MOUSE permet de réaliser une simulation hydrologique avec les modèles :A : Formule rationnelle généraliséeB : Onde cinématique – Méthode du réservoir non linéaireC : Réservoir LinéaireUHM : Méthode de l’hydrogramme unitaireNous utiliserons le modèle C : Réservoir linéaire.Le modèle réservoir linéaire permet la transformation pluie-débit, c’est à dire le passage duhyétogramme à l’hydrogramme. C’est la fonction de transfert que nous avons évoqué précédemment.C’est un modèle conceptuel de stockage qui considère le bassin versant comme un réservoir réalisantun transfert de flux.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 30/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESC’est le modèle le plus utilisé en hydrologie urbaine.Figure 9 : Modèle du réservoir linéaire : Transformation pluie-débit - fonction de transfertLe modèle du réservoir linéaire combine : l’équation de continuité :dS(t)/dt = p(t) - Q(t)(source : cours ENPC)avec une équation de stockage reliant linéairement le volume stocké au débitsortant :S(t) = K*Q(t)Avec :• K : paramètre unique du modèle, homogène à un temps, appelélag time ou temps de réponse• p(t) : débit de pluie nette• Q(t) : débit à l’exutoire• S(t) : volume instantané stocké dans le bassin versantLe paramètre K représente le lag-time, c’est à dire le temps de décalage entre le centre de gravité duhyétogramme de pluie et le centre de gravité de l’hydrogramme des débits.Figure 10 : Lag time (source : cours ENPC)TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 31/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES4.5.2 ETABLISSEMENT DU MODELE HYDROLOGIQUE ET DETERMINATIONDE SES CARACTERISTIQUESAfin de simuler l'entrée des eaux de ruissellement en plusieurs points des réseaux structurants,chaque bassin versant a été découpé en sous-bassins versants en fonction de la structure du réseausecondaire, des points de rejet dans le réseau modélisé et de la topographie.Les réseaux structurants, nœuds et bassins versants modélisés sont présentés dans les plans 3 et 4joints au dossier qui correspondent respectivement au Canal de Dérivation et au Secteur Sud.Pour chaque sous bassin versant, les caractéristiques nécessaires à sa modélisation ont été évaluées àl’aide du plan cadastral, des plans de réseaux existants, des points topographiques et d’observationsde terrain.Les caractéristiques à renseigner dans le modèle C sont :Le nœud d’injectionLa surface du bassinLa surface imperméabiliséeLa longueurLa pente Les pertes initiales : hauteur de pluie minimale pour que le ruissellement débute (fixées à 0,5mm)Le coefficient de réduction : correspond à une réduction linéaire du volume ruisselé suite auxdifférentes pertes qui peuvent survenir sur un bassin (fixé à 1)Le lag time4.5.2.1 Le coefficient d’imperméabilisationLes coefficients d’imperméabilisation ont été déterminés par décomposition de chaque sous bassinversant en surfaces de toitures, de voiries, d’allées, d’espaces verts, de champs ou pâturages, et enappliquant à chacune de ces natures d’occupation des sols les coefficients suivants : toitures : Cimp = 1 voiries : Cimp = 0,8 allées : Cimp = 0,5 espaces verts ou champs : Cimp = 0 ,10Les caractéristiques intrinsèques des bassins versants : nœud d’injection, surface, pente, longueur etcoefficient d’imperméabilisation sont regroupés dans l’annexe 7 pour le canal de dérivation et dansl’annexe 8 pour le secteur Sud.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 32/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES4.5.2.2 Le Lag timeLe Lag-time est déterminé à partir de la valeur moyenne obtenue par les formules : De DesbordesK=0,254.S -0,0076 .Cr -0,512 .I -0,401 .L 0,6K: décalage des centres de gravité du hyétogramme et de l’hydrogramme (min)S : superficie (ha)Cr : coefficient de ruissellement (%)I : pente moyenne pondérée du thalweg (m/m)L: longueur du thalweg le plus long (m)De ChocatK=0,3175.S -0,0076 .Cr -0,512 .I -0,401 .L 0,608K: décalage des centres de gravité du hyétogramme et de l’hydrogramme (min)S : superficie (ha)Cr : coefficient de ruissellement (%)I : pente moyenne pondérée du thalweg (m/m)L: longueur du thalweg le plus long (m)Les Lag-time des sous bassins versants sont regroupés dans l’annexe 9 pour le canal de dérivation etdans l’annexe 10 pour le secteur Sud.4.6 MODELISATION DES ECOULEMENTS DANS LES RESEAUX4.6.1 PRINCIPE DE LA MODELISATION DES ECOULEMENTS DANS LESRESEAUX : SIMULATION HYDRAULIQUE4.6.1.1 Rappels d’hydrauliqueOn peut définir les écoulements suivant la variabilité des caractéristiques hydrauliques telles que letirant d’eau et la vitesse en fonction du temps et de l’espace.Ecoulement permanent et non permanentLe mouvement est permanent si les vitesses U et les tirants d’eau h restent invariables dans le tempsen grandeur et en direction. Le mouvement est non permanent dans le cas contraire.Figure 11 : Ecoulement permanent et non permanent (Vasquez cours <strong>ENGEES</strong>)TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 33/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESEcoulement uniforme et non uniformeLe mouvement est uniforme si les paramètres caractérisant l’écoulement restent invariables dans lesdiverses sections du canal. La ligne de la pente du fond est donc parallèle à la ligne de la surface.Le mouvement est non-uniforme si les paramètres caractérisant l’écoulement changent d’une sectionà l’autre. La pente de la surface libre diffère de celle du fond.Figure 12 : Ecoulement uniforme et non uniforme (Vasquez cours <strong>ENGEES</strong>)4.6.1.2 Modélisation des écoulements dans les réseauxDans les réseaux, les écoulements sont non-uniformes et non-permanents.Il existe deux types d’approche pour modéliser les écoulements dans les réseaux :Approche conceptuelleCette approche macroscopique considère le système dans son ensemble et s’intéresse uniquement àson comportement global.Approche déterministe ou mécanisteCette approche consiste à décomposer un système et son fonctionnement en sous systèmes et enmicro-phénomènes, de les modéliser et de construire ensuite un modèle de recomposition.Contrairement au modèle conceptuel, le modèle mécaniste étudie le mouvement réel du fluide.4.6.1.3 Formule de Barré de Saint VenantLe modèle mécaniste de Barré de Saint Venant est un ensemble d’équations qui décrivent lemouvement réel d’un fluide.Le système d’équations de Barré de Saint Venant est constitué de deux relations :La conservation de la masse (équation de continuité)La variation de masse d’un fluide d’un élément de volume dv pendant un temps dt est égale à lamasse de fluide entrant dans ce volume déduite de la masse sortante.La conservation de la quantité de mouvement (équation dynamique)Le taux de variation de la quantité de mouvement d’une particule de masse m est égal à la sommedes forces extérieures agissant sur cette particule. Les forces extérieures agissant sur le volume decontrôle sont les forces :D’inertieDe pressionTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 34/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESDe gravitéDe pertes de charges par frottementEn raison de la grande quantité de calculs qu’elle nécessite, la résolution numérique des équationscomplètes de Barré de Saint Venant n’est possible que depuis l’invention des ordinateurs.C’est avec ce modèle déterministe basé sur les équations de Barré de Saint Venant que le logicielMOUSE va nous permettre de modéliser les écoulements.4.6.2 CARACTERISTIQUES DU RESEAU STRUCTURANTChaque réseau est décrit dans le modèle par des nœuds de modélisation, qui sont habituellement desregards dans le cas de collecteurs, pour lesquels sont entrées les coordonnées planimétriques, lescotes tampon et radier (ou berge et fil d'eau pour les fossés), et éventuellement un coefficient deperte de charge singulière. Les liaisons entre les nœuds sont ensuite définies par la section ducollecteur ou du fossé et un coefficient de rugosité (ou coefficient de Strickler).Le coefficient de Strickler des collecteurs a été fixé à 70, conformément à la prescription del'Instruction Technique relative aux réseaux d'assainissement pour les collecteurs strictement pluviaux.Pour les fossés, le coefficient du Strickler a été estimé à 30, ce qui correspond à un lit mineur enherbémais régulièrement entretenu (herbe fauchée) et sans obstacle à l'écoulement (enlèvement desdétritus et coupe des arbres ou arbustes poussant dans le lit mineur).Les nœuds de modélisation correspondent à des changements de diamètre, de direction ou de pentedu réseau, ou à un apport de débit.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 35/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES5 SIMULATIONS DE L’EXISTANT ET PROPOSITIONSDE SOLUTIONS5.1 LE CANAL DE DERIVATION5.1.1 CONDITION AVALLa hauteur d'eau dans l'exutoire des réseaux peut influencer l'écoulement sur la partie amont de ceuxci.L'exutoire du Canal de dérivation est le SOR.D'après des observateurs locaux, le SOR ne déborde pas au droit de cet exutoire.Les simulations ont donc été réalisées avec un niveau « moyen du SOR » c’est à dire une côte de211,27 mNGF.5.1.2 PROBLEMATIQUE DU CANAL DE DERIVATION5.1.2.1 Le Bassin versant rural de la RigoleQuand on lance la modélisation, le logiciel est incapable d’effectuer le calcul jusqu’au bout.Etant donné les problématiques connues occasionnées par la Rigole, il semble que l’origine duproblème est liée à ses apports qui sont trop importants.Comme nous l’avons indiqué précédemment, le débit maximal admissible dans la Rigole avantdébordement est de 1400 l/s. Après avoir fermé les vannes à Pont Crouzet, lorsque ce débit estatteint, la seule alternative pour VNF consiste à délester les eaux vers le canal de dérivation enouvrant les vannes à Port Louis.Le plan 5 présente le bassin versant rural drainé par la Rigole entre Pont Crouzet et Port Louis. Cebassin versant présente les caractéristiques suivantes :Superficie = 330 ha.C = 0,2 (la zone est composée de 50 % de forêts et 50 % de près, les pentes varient entre10 et 20 % et les sols ont des propriétés relativement imperméables).L = 3760 ml I= 1,47%TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 36/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESA partir de ces données le débit de pointe décennal maximum obtenu à partir de MOUSE est le débitpour la pluie de période intense 60 minutes, soit 2,90 m 3 /s.PluieQ101015 2,6051030 2,831060 2,901090 2,82Tableau 5: Débits de pointe décennaux du bassin versant rural de la Rigole obtenus à partir deMOUSE pour différentes durées de période intenseAfin d’affiner les résultats, nous avons calculé les débits de pointe décennaux à partir des méthodesCRUPEDIX, SOCOSE, Rationnelle et SOGREAH. Les résultats obtenus sont les suivants :MéthodeQ10CRUPEDIX 3,217SOCOSE 2,197Rationnelle 4,893SOGREAH 3,85Tableau 6 : Débits de pointe décennaux du bassin versant rural de la Rigole obtenus à partir desméthodes CRUPEDIX, SOCOSE, Rationnelle et SOGREAHLes principes des méthodes CRUPEDIX, SOCOSE, RATIONNELLE et les feuilles de calculscorrespondantes apparaissent en annexe 11.La méthode SOGREAH est valable pour des bassins de 1 à 100 km2. Elle permet d’obtenir le débitdécennal grâce à la lecture d’un abaque à 4 entrées (superficie, pente, pluie décennale journalière etperméabilité du terrain).Nous avons retenu pour la nature du sol une caractéristique moyenne se situant entre imperméable etperméable.Ces résultats restent très aléatoires étant donné les intervalles d’erreurs sur la lecture de l’abaque.Les méthodes de CRUPEDIX et SOCOSE peuvent sous estimer les résultats jusqu’à deux fois le débitréel (Retenues d’Altitude, Laurent Peyras, Patrice Mériaux).Aussi il semble que le débit obtenu à partir de la méthode rationnelle soit sur-estimé. Cette surestimationpeut être due à la non prise en compte de l’effet de stockage sur le bassin versant.Nous avons donc décidé de retenir un débit de pointe décennal de 4 m 3 /s.Ainsi, pour une pluie d’occurrence décennale le débit de pointe provenant du bassin versant entrePont Crouzet et Port Louis est estimé à 4000 l/s.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 37/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESOn comprend donc aisément que la problématique pour le canal de dérivation vient de la Rigole etdes apports de son bassin versant entre Pont Crouzet et Port Louis.5.1.2.2 MéthodologieNous avons donc décidé de modéliser dans un premier temps le canal de dérivation sans son bassinrural.Le but de cette modélisation est :d’étudier le fonctionnement du canal de dérivation sans aucun apport de la Rigolerésoudre les éventuels problèmes dans ce contexte (les dysfonctionnements mis en évidencesans apport de la Rigole subsistent et sont même accentués par les apports de la Rigole)une fois les problèmes résolus, estimer le débit acceptable par le canal de dérivation5.1.3 CHOIX DE LA PLUIE CRITIQUELes calculs hydrologiques ont été réalisés avec les pluies de périodes intenses 15, 30, 60 et 90minutes.Pour les BV1, BV2, BV4, BV5, les débits de pointe maximums aux nœuds d’injection sont observéspour la pluie de durée intense 15 minutes.Pour le BV3, le débit de pointe est observé pour la pluie de durée intense 30 minutes. Ce débit esttoutefois sensiblement le même que pour la pluie de durée 15 minutes.Enfin pour les BV6 et BV7, les débits de pointe maximums sont observés pour la pluie de durée 1heure. Ce résultat s’explique par le fait que ces bassins versants ont un caractère plutôt rural.Ces résultats sont joints en annexe 12.5.1.4 DIAGNOSTIC DE L’EXISTANTNous avons donc modélisé le canal de dérivation avec la pluie de durée intense 15 minutes.Le profil du diagnostic existant du Canal de Dérivation est joint en annexe 13.La simulation met en évidence les problèmes suivants :Une contre-pente entre les nœuds D9 et D12Un problème de transit au niveau du DN1200 (tronçon D11-D12) liée à la perte de chargecrée par l’ouvrage.La problématique liée au DN1200 a pour conséquence la montée de la ligne d’eau en amont quioccasionne :La mise en charge du tronçon D8-D9Une hauteur d’eau dans le nœud D9 qui atteint 217,80 mNGF. Cela empêche l’évacuation deseaux du collecteur DN400 de la rue Albert Camus. En effet le point bas du collecteur est à lacôte à 217,50 mNGF.Il faut aussi noter que le collecteur DN600 de la rue Lafontaine (tronçon D5 D17) se met en chargemais il ne déborde pas.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 38/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES5.1.5 PROPOSITIONS DE SOLUTIONSAfin d’abaisser la ligne d’eau, nous avons dans un premier temps changé la pente :Noeud Radier initial Radier modifiéD10 216,41 216,09D11 216,48 216,05D12 216,47 216,03Tableau 7 : Modification de la pente du Canal de Dérivation entre les nœuds D9 et D13Ensuite nous avons remplacé le collecteur DN1200 par un cadre de dimensions 4,00 x 1,20 m.Le profil est joint en annexe 14.Le niveau d’eau dans le nœud D9 est retombé à la côte 217,15 mNGF. Cela permet l’évacuation deseaux du collecteur de la rue Albert Camus.A noter que dans cette configuration, le collecteur DN600 de la rue Lafontaine est toujours en chargemais la ligne d’eau est descendue.5.1.6 DEBIT ADMISSIBLE PAR LE CANAL DE DERIVATIONUne fois ces adaptations mises en place, nous avons injecté des débits en D1 pour déterminer lamarge de manœuvre dont nous disposons pour détourner une partie des eaux de la Rigole.Il ne faut pas dépasser 800 l/s car au delà, le collecteur DN600 de la rue Lafontaine déborde.Le profil du canal de dérivation avec l’injection de 800 l/s est joint en annexe 15.En changeant le collecteur de la rue Lafontaine par un DN800, le débit maximum injectable est de 1,0m 3 /s.En changeant le collecteur par un DN1000, le débit maximum injectable est de seulement 1,1 m 3 /s.De plus dans ce cas le niveau d’eau dépasse 217,40 m NGF dans le nœud D9.Etant donné le coût pour remplacer le collecteur de la rue Lafontaine en comparaison avec le faiblegain de débit, nous avons retenu un débit maximum injectable de 800 l/s.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 39/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES5.1.7 PROPOSITIONS DE SOLUTIONS POUR LIMITER L’INJECTION DE LARIGOLE5.1.7.1 Débit autorisé vers la Rigole en aval de Port LouisLors d’un événement intense, nous avons décidé de fixer le débit qu’il est possible de renvoyer vers laRigole en aval de Port Louis à 0 l/s. En effet les débits de pointe décennaux calculés sur les BV15, 15’,16 et 17 qui correspondent au bassin versant aval de la Rigole entre Port Louis et Lemmarsou sontdéjà largement supérieurs à 1400 l/s :BV 15 15’ 16 17Tc (min) 158 89 153Q10 CRUPEDIX (m3/s) 2,50 1,61 1,80Q10 SOCOSE(m3/s) 1,68 1,14 1,41Q10 Rationnelle (m3/s) 3,30 2,10 1,72Q10 SOGREAH (m3/s) 2,60 1,75 1,90Q10 Retenu (m3/s) 3,00 3,23 1,75 1,80Tableau 8 : Débits de pointe décennaux sur les bassins versants ruraux de la Rigole en aval de PortLouisLes bassins versants 15, 15’, 16 et 17 apparaissent sur le plan 6 joint au dossier.Les feuilles de calculs et les justifications apparaissent en annexe 16.5.1.7.2 Solution 1 : Mise en place d’un bassin de rétentionLa première solution consiste à mettre en place un bassin de rétention au niveau de la Métairie Basse.Le principe de fonctionnement serait le suivant :Atteinte de la côte d’alerte à LabardoqueFermeture des vannes à Pont CrouzetFermeture d’une vanne au départ de la Rigole en aval de Port Louis de manière à avoir undébit nul dans la Rigole aval.Régulation des vannes de Port Louis vers le canal de dérivation de manière à laisser passer800 l/sSurverse du sur-débit dans le bassin de rétention.Le dimensionnement du bassin de rétention a été réalisé à partir de la méthode des pluies décritedans l’Instruction Technique relative aux réseaux d’assainissement des agglomérations.Le principe est le suivant :La hauteur de stockage (ha) est la différence entre la hauteur de pluie recueillie au cours d’un épisodepluvial (ht) et la hauteur vidangée (hv) :ha= ht – hv(1) ha = at 1+b – qt avec q le débit de fuite spécifique q=Qf/ACIl faut donc trouver la durée optimale qui correspond au besoin de stockage maximum :dha/dt = a(1+b)t b -qt opt =[q/a(1+b)] (1/b)TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 40/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESUne fois la durée optimale obtenue, on détermine la hauteur de stockage ha à partir de l’équation (1).On calcule ensuite le volume du bassin de rétention V BR = ha A CLes paramètres de calcul sont les suivants :Débit de fuite= 800 l/s. Coefficient d’apport = 0,25.On obtient ainsi un volume de rétention de 27 000 m 3 .La feuille de calcul du bassin de rétention est jointe en annexe 17.Comme indiqué dans l’Instruction Technique « ces deux méthodes (des pluies et des volumes)supposent que le débit de vidange soit considéré constant au cours des épisodes pluvieux. S’il ne peuten être ainsi, notamment au début du phénomène, il convient, soit de majorer la capacité de retenuepour tenir compte du temps de remplissage de l’ouvrage… »En majorant ce volume de 10 % on obtient un volume de rétention de 30 000 m 3 .A ce niveau, la Rigole est peu profonde et la différence de hauteur entre le niveau d’eau et les bergesest d’une cinquantaine de centimètres. Il n’est donc pas possible de construire un bassin dont lavidange peut se faire gravitairement.Photos 8 : Bassin de rétention de la Métairie BasseLa vidange du bassin devrait donc se faire par pompage.Au niveau de l’emprise au sol, étant donné les contraintes de la Rigole à ce niveau, il n’est paspossible de stocker une hauteur d’eau de plus de 1,00m (en supposant le fond du bassin à 1,50 m deprofondeur : 1,00 d’eau et 0,50 m de revanche).Ainsi pour stocker un volume de 30 000 m 3 , l’emprise au sol doit être de l’ordre de 35 000 m 2 (airespériphériques de 5000 m 2 environ.)Ces paramètres sont donnés à titre indicatif et devront faire l’objet d’une étude plus approfondie entenant compte notamment de la présence éventuelle de la nappe phréatique.Le plan 7 décrit la solution du bassin de rétention de la Métairie Basse.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 41/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES5.1.7.3 Solution 2 : Déviation de la surverse de la Rigole5.1.7.3.1 PrincipePlutôt que de stocker le sur-débit, la deuxième solution consiste à le by-passer vers le Sor en créantun fossé de dérivation. Les contraintes topographiques imposent de créer ce fossé juste en aval dulieu dit La Grave.Le fossé de dérivation devant être crée bien en amont de Port Louis, les eaux de ruissellement dubassin versant 14 vont continuer à se diriger vers la Rigole.Le plan 8 permet de visualiser le bassin versant 14.Les caractéristiques de ce bassin versant sont les suivantes :Superficie = 86,4 ha.C = 0,2 (la zone est composée de 45 % de forêts et 45 % de près avec 10% de zoneslégèrement urbanisées, les pentes varient autour de 10% sur la partie haute et les sols ontdes propriétés relativement imperméables).L = 1600 ml I= 5,8%Les débits de pointe calculés avec MOUSE sont les suivants :PluieQ101015 0,9001030 1 ,0141060 1,0451090 0,934Tableau 9 : Débits de pointe décennaux du bassin versant 14 obtenus à partir de MOUSE pourdifférentes durées de période intenseComme précédemment et afin d’affiner les résultats, nous avons calculé les débits de pointedécennaux à partir des méthodes CRUPEDIX, SOCOSE et Rationnelle. Les résultats obtenus sont lessuivants :MéthodeQ10CRUPEDIX 1,101SOCOSE 0,727Rationnelle 2,504Tableau 10 : Débits de pointe décennaux du Bassin Versant 14 calculés à partir des méthodesCRUPEDIX, SOCOSE et RationnelleOn peut donc estimer le débit de pointe décennal de ce bassin versant à environ 1,1 m 3 /s. Ce débitest supérieur au 800 l/s qu’il est possible de renvoyer vers le canal de dérivation.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 42/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESLa seule solution envisageable consiste à créer un fossé au dessus de la Métairie Basse qui permettraitde diriger les écoulements vers le fossé de dérivation en amont de la vanne.Ainsi le principe de fonctionnement de la déviation de la surverse de la Rigole serait le suivant : Atteinte de la côte d’alerte à Labardoque Fermeture des vannes à Pont Crouzet Fermeture d’une vanne juste en aval du fossé de dérivation5.1.7.3.2 Dimensionnement des fossésLe fossé permettant de détourner les écoulement du BV14 au dessus de la Métairie Basse doitpermettre d’évacuer le débit de pointe décennal estimé à 1100 l/s.La pente critique qui se situe sur la partie haute a été estimée à 1% à partir de la carte IGN.Les dimensions du fossé ont été estimées à partir de la formule de Manning Strickler avec lesparamètres suivant :Ks=30Talus du fossé de 1H/1VBase = 0,8 mLe tirant d’eau calculé est d’environ 60 cm. Il faut donc créer un fossé d’environ 1,00 m deprofondeur.La feuille de calcul de ce fossé est jointe en annexe 18.Le fossé de dérivation de la Rigole doit pouvoir évacuer le débit de pointe décennal estimé à 4000 l/s.Le fossé de dérivation a été dimensionné à partir de la pente critique estimée à 1,7 ‰ entre Carpinelet le Sor.Les dimensions du fossé ont été estimées à partir de la formule de Manning Strickler avec lesparamètres suivant :Ks=30Talus du fossé de 1H/1VBase = 1,50 mLe tirant d’eau calculé est d’environ 1,40 m. Il faut donc créer un fossé d’environ 2,00 m deprofondeur.La feuille de calcul de ce fossé est jointe en annexe 19.A ce stade de l’étude, le débit admissible par le Sor ne nous a pas été communiqué. Il est bien évidentque dans l’éventualité où ce débit doit être inférieur à 4000 l/s, un bassin de rétention devra être misen place entre la Rigole de la Plaine et le Sor.Le plan 9 décrit la solution 2 avec le fossé de dérivation de la Rigole de la Plaine.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 43/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES5.2 SECTEUR SUD5.2.1 CONDITION AVALL’exutoire du secteur Sud est constitué par le ruisseau du Nayral au niveau de la Graverie. Pour lamodélisation, la condition aval de hauteur d’eau dans le ruisseau à ce niveau est considérée égale à20 cm car c’est la hauteur d’eau moyenne mesurée sur place et qui s’écoule en permanence.5.2.2 CHOIX DE LA PLUIE CRITIQUELes calculs hydrologiques ont été réalisés pour une période de retour 20 ans avec les pluies depériodes intenses 15, 30 et 60 minutes.Pour les 50 bassins versants concernés, les débits de pointe maximums aux nœuds d’injection serepartissent de la manière suivante :Durée de la périodeintenseNombre de bassinsconcernés15 minutes 30 minutes 60 minutes36 8 6Tableau 11 : Répartition des débits de pointe pour la Zone SudLa majorité des débits de pointe sont obtenus pour la pluie de durée 15 minutes. L’écart de débit surles bassins où la pointe est obtenue pour une durée de période intense 30 minutes est très faible : aumaximum 10%.Il a donc été décidé de retenir pour la modélisation la pluie de durée intense 15 minutes.Les débits de pointe de l’ensemble des bassins versants pour les différentes durées de période intensesont joints en annexe 20.5.2.3 DIAGNOSTIC DE L’EXISTANT ET PROPOSITIONS DE SOLUTIONSAfin d’illustrer et de faciliter la compréhension du texte ci-dessous le lecteur est invité à consulter aufur et à mesure les plans 10 « Zone Sud Diagnostic de l’existant » et 11 « Zone Sud Propositions desolutions ».5.2.3.1 Ruisseau du Nayral entre les nœuds C101 et C93Dans l’état existant, Le ruisseau du Nayral entre les nœuds C101 et C93 déborde sur tout son linéaire.Le profil joint en annexe 21 illustre ce diagnostic.Cela est du aux trop faibles capacités de transfert des fossés et il faut donc envisager de lesrecalibrer.On observe aussi :une contre-pente sur le tronçon C97-C98 c’est à dire en amont de l’ouvrage cadre C98-C99.Des pentes très faibles (
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESEn ce qui concerne le recalibrage, nous sommes restreint par la faible profondeur ce qui impose decréer des fossés très larges.Les résultats sont les suivants :Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésactuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC99-C101C98-C99C97-C98C95-C97Base : 1,27 mProfondeur : 1,24 mLargeur au miroir : 4,08 mPente : 5,2 ‰Base : 3,28 mHauteur : 1,60 mPente : 14,5 ‰Base : 1,10 mProfondeur : 1,07 mLargeur au miroir : 2,86 mPente : -3,7 ‰Base : 1,10 mProfondeur : 1,07 mLargeur au miroir : 2,86 mPente : 3,94 ‰6,23 m 3 /s 22 m 3 /s Base : 10 mProfondeur : 1,24 mLargeur au miroir : 12,50 mPente : 3,8 ‰38 m 3 /s 19,50 m 3 /s Base : 4,00 mHauteur : 1,60 mPente : 3,5 ‰Contre pente 19,50 m 3 /s Base : 12 mProfondeur : 1,23 mLargeur au miroir : 14,50 mPente : 3,89 ‰2,77 m 3 /s 17,70 m 3 /s Base : 10 mProfondeur : 1,23 mLargeur au miroir : 12,50 mPente : 2,32 ‰C93-C95Base : 0,84 mProfondeur : 1,38 mLargeur au miroir : 3,09 mPente : 0,91 ‰2.27 m 3 /s 16,00 m 3 /s Base : 8 mProfondeur : 1,67 mLargeur au miroir : 11,50 mPente : 2,33 ‰Tableau 12 : Capacités actuelles et futures sur le tronçon C101-C93Le profil joint en annexe 22 illustre les solutions mises en place sur le tronçon C101-C93 et lesaméliorations qui en découlent.5.2.3.2 Fossé C93-C88Les problématiques mises en évidence sont :Sous-dimensionnement de la buse DN400 sur le tronçon C90-C91Pente nulle voire contre pente sur le tronçon C89-C90Le profil joint en annexe 23 illustre ce diagnostic.Nous préconisons donc de reprendre le profil des fossés entre les nœuds C89 et C92 pour obtenir unepente de l’ordre de 13,63 ‰Il faut ensuite remplacer la buse DN400 par une buse DN1400 pour permettre de passer le débitconsidéré (3,948 m 3 /s).Le profil joint en annexe 24 illustre les améliorations obtenues.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 45/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES5.2.3.3 Tronçon C80-C885.2.3.3.1 Diagnostic de l’existantLa simulation met en évidence des débordements entre les nœuds C82 et C87 c’est à dire entre lechemin de la Landelle et la voie de chemin de fer en dessous des services techniques.Le profil joint en annexe 25 illustre ce diagnostic.Le problème est la trop faible capacité de transit des collecteurs DN800 en aval c’est à dire entre lesnœuds C88 et C86.Deux solutions sont alors possibles.5.2.3.3.2 Solution 1 : renforcement du tronçon C85-C88Le renforcement ne peut pas se faire avec des collecteurs circulaires. En effet la hauteur decouverture sur le tronçon considéré est faible (entre 10 et 30 cm).Il faut donc mettre en place des cadres bétons.Les résultats obtenus sont les suivants :Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésactuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC88-C87C87-C86Diamètre : 800 mmPente : 8,01 ‰Diamètre : 800 mmPente : 7,31 ‰1,097 m 3 /s 2,4 m 3 /s Base : 1,50 mHauteur : 0,70 mPente : 8,01 ‰1,030 m 3 /s 2,4 m 3 /s Base : 1,50 mHauteur : 0,70 mPente : 7,31 ‰C86-C85Diamètre : 800 mmPente : 10 ‰1,226 m 3 /s 1,9 m 3 /s Base : 1,00 mHauteur : 0,70 mPente : 10 ‰Tableau 13 : Capacités actuelles et futures sur le tronçon C88-C85Il faut aussi renforcer la traversée de route C83-C84 en aval des services techniques (Chemin de laPomme).Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésactuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC83-C84Diamètre : 800 mmPente : 2,59 ‰0,600 m 3 /s 1,9 m 3 /s Base : 1,50 mHauteur : 0,70 mPente : 2,59 ‰Tableau 14 : Capacités actuelles et futures de la traversée de route C83-C84Le profil joint en annexe 26 illustre les améliorations obtenues.5.2.3.3.3 Solution 2 : mise en place d’un fossé by-pass entre les nœuds C85 et C89La seconde solution consiste à mettre en place un fossé de décharge entre les nœuds C85 et C89. Cefossé doit permettre de ne laisser passer que le débit maximum admissible dans les collecteurs DN800(tronçon C85-C88) à savoir environ 1000 l/s (voir tableau ci-dessus avec les capacités actuelles descollecteurs).TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 46/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESLe débit à faire transiter est d’environ 2,4 m 3 /s. Ainsi le débit à délester est de l’ordre de 1,4 m 3 /s.Il faut aussi faire attention à l’influence aval du nœud C89 dans lequel le fossé by-pass vient serejeter. En effet cet influence aval limitera le débit pouvant transiter dans le fossé by-pass etremontera la ligne d’eau en amont. Ceci aura pour effet de renvoyer plus de débit vers le collecteurDN800.La solution consiste donc à réduire le tirant d’eau au départ du fossé by-pass. Pour cela la base dufossé doit être augmentée.En l’état actuel, nous ne disposons pas de levé topographique sur le secteur où pourrait être réalisé lefossé. Les dimensions dans le tableau ci-dessous ne sont données qu’à titre indicatif sur la base desdonnées à notre disposition. Le fossé devra être redimensionné lors de sa réalisation.TronçonCaractéristiques du fosséC89-S1002S1002-S1001S1001-S1000Base : 1,00 mProfondeur : 1,15 mLargeur au miroir : 3,30 mPente : 2,94 ‰Base : 1,00 mProfondeur : 1,70 mLargeur au miroir : 4,40 mPente : 7,28 ‰Base : 1,00 mProfondeur : 2,00 mLargeur au miroir : 5,00 mPente : 12,02 ‰S1000-C85Base : 2,00 mProfondeur : 1,38 mLargeur au miroir : 4,76 mPente : 15,22 ‰Tableau 15 : Dimensionnement du fossé by-pass C85-C89Les profils joints en annexe 27 et 28 illustrent respectivement la ligne d’eau maximum dans le fosséby-pass et les améliorations obtenues sur le tronçon C80-C88.5.2.3.4 Secteur C37-C935.2.3.4.1 Diagnostic de l’existantCe secteur concerne trois tronçons en aval du chemin de la Landelle :Tronçon C39’’-C93 qui récupère les eaux de ruissellement de la Landelle HauteTronçon C39-C37 qui récupère la surverse du ruisseau de la Pomme et les eaux deruissellement de la Landelle HauteTronçon C38-C93 qui correspond au ruisseau du Nayral en aval du ruisseau de la PommeLes problématiques mises en évidence sont : Tronçon C39’’-C93 Des débordements en amont du nœud C40TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 47/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESDes contre-pentes sur les traversées busées DN800 (C39’-C39 et C40-C41)Une pente très faible de l’ordre de 2‰ sur le tronçon C39’’-C41Le problème principal vient de la capacité insuffisante de la buse DN800 (C40-C41)Tronçon C39-C37 Des débordements entre C39 et C38.Ces débordements sont liés à l’influence aval sur le tronçon C39’’-C93Tronçon C38-C93Des légers débordements en C112Ces débordements sont liés à la trop faible capacité du fossé C113-C114 qui crée une influence avalen C112.Les profils joints en annexe 29, 30, 31 illustrent ce diagnostic.5.2.3.4.2 Tronçon C39’’-C93Ces constations nous ont amené à reprofiler totalement le tronçon C39’’-C93 de telle manière à avoirune pente moyenne de l’ordre de 9‰.La buse DN800 entre C40 et C41 est sous-dimensionnée.En effet cette buse doit être capable de faire transiter 8 m 3 /s. Avec une pente de 9‰, le DN800 nepermet de faire transiter que 1,16 m 3 /s. Il faut donc mettre en place un DN1800. Cependant nouspréconisons la mise en place d’un DN1500 qui permet de ne pas faire déborder l’amont tout enassurant un meilleur autocurage aux faibles débits par <strong>rapport</strong> au DN1800.Les sections des fossés existants sont conservées.Dans ces conditions, on notera la mise en charge de la buse DN800 C39’-C39 liée à l’influence aval. Iln’est donc pas nécessaire de changer le diamètre.Le profil joint en annexe 32 illustre les améliorations obtenues sur le tronçon C93-C39’’.Comme prévu, les reprises sur le tronçon C39’’-C93 ont permis d’améliorer la situation et même derésoudre les problèmes de débordements sur le tronçon C39-C37. L’annexe 33 illustre cet aspect.5.2.3.4.3 Tronçons C38-C93Le fait de reprendre C39’’-C93 a permis d’augmenter la capacité de transit sur C39-C37. Ceci a poureffet de délester le tronçon C93-C38 et donc de diminuer la ligne d’eau en C112. Cependant cela nesuffit pas pour éviter les débordements en C112. Il faut donc reprofiler le Nayral sur le tronçon C92-C112 de manière à obtenir une pente de l’ordre de 5,4 ‰.Noeud Radier initial Radier modifiéC113 201,82 201,59C114 201,67 201,04Tableau 16 : Modification de la pente du Nayral entre C92 et C112L’annexe 34 permet de visualiser les améliorations obtenues sur le tronçon C93-C38.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 48/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES5.2.3.5 Secteur C30-C37 et C9-C335.2.3.5.1 Diagnostic existant Tronçon C30-C37Le tronçon C30-C37 correspond au tronçon entre le secteur de la Colombe en amont de la voie SNCFet le chemin de Landelle.Le diagnostic de l’existant permet de mettre en évidence un débordement au niveau du nœud C34 quicorrespond à un point bas.L’annexe 35 présente le diagnostic existant sur le tronçon C30-C37.En amont de la voie SNCF, il n y a pas de débordement. L’ouvrage SNCF permet de faire transiterenviron 8,7 m 3 /s sans faire déborder les fossés en amont.5.2.3.5.2 Diagnostic existant Tronçon C9-C33Le tronçon C9-C33 correspond au tronçon entre l’Impasse André Messager en amont de la voie SNCFet le fossé d’En Coumbet.Le diagnostic de l’existant permet de mettre en évidence une contre pente entre les nœuds C11 etC12 c’est à dire entre la sortie de l’ouvrage SNCF et le fossé.On observe aussi un débordement au niveau des nœuds C11 et C12.L’annexe 36 présente le diagnostic existant sur le tronçon C9-C33.5.2.3.5.3 Mise en place de solutions5.2.3.5.3.1 Tronçon C30-C37Le débordement au nœud C34 est liée au fait que le fossé ne permet pas d’évacuer le débit de pointequi est de l’ordre 12,5 m 3 /s.Il n’est pas possible d’abaisser l’ouvrage cadre C37-C38 car la pente en aval est déjà très faible (3‰).La seule solution consiste donc à redimensionner le fossé.Les résultats obtenus sont les suivants :Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésactuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC34-C37Base : 2,46 mProfondeur : 1,38 mLargeur au miroir : 4,78 mPente : 1,1 ‰4,97 m 3 /s 12,5 m 3 /s Base : 10 mProfondeur : 1,38 mLargeur au miroir : 12,76 mPente : 1,1 ‰Tableau 17 : Recalibrage du fossé C34-C37TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 49/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES5.2.3.5.3.2 Tronçon C9-C33Il faut dans un premier temps corriger la contre pente entre C10 et C13 de manière à obtenir unepente de l’ordre de 6‰.Il faut ensuite recalibrer le fossé C12-C13 :Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésactuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC12-C13Base : 0,79 mProfondeur : 0,82 mLargeur au miroir : 3,94 mPente : 5,49 ‰2,21 m 3 /s 3 m 3 /s Base : 2,5 mTableau 18 : Recalibrage du fossé C12-C33Profondeur : 0,82 mLargeur au miroir : 4,14 mPente : 5,49 ‰Bien que ces modifications permettent d’améliorer la situation, on observe toujours un débordementau niveau du nœud C12. En effet la ligne d’eau en C33 reste très haute et crée une influence aval surle fossé C12-C33.Pour résoudre ce problème, il faut : Recalibrer C33-C34 pour diminuer le tirant d’eau et donc abaisser le niveau d’eau en C33.Recalibrer C13-C33 pour diminuer le tirant d’eau et abaisser la ligne d’eau au niveau de latraversée SNCFLe tableau ci-dessous résume les recalibrages à réaliser :Tronçon Caractéristiques actuelles Caractéristiques futuresC33-C34C13-C14Base : 2,46 mProfondeur : 1,15 mLargeur au miroir : 4,79 mPente : 3,06 ‰Base : 0,79 mProfondeur : 1,18 mLargeur au miroir : 3,94 mPente : 2,63 ‰Base : 10 mProfondeur : 1,15 mLargeur au miroir : 12,30 mPente : 3,06 ‰Base : 2,50 mProfondeur : 1,18 mLargeur au miroir : 4,90 mPente : 2,63 ‰C14-C33Base : 1,02 mProfondeur : 1,16 mLargeur au miroir : 3,68 mPente : 6,46 ‰Base : 2,50 mProfondeur : 1,16 mLargeur au miroir : 4,85 mPente : 6,46 ‰Tableau 19 : Caractéristiques actuelles et futures des tronçons C33-C34, C13-C14 et C14-C33TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 50/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESLe tableau ci-dessous indique les niveaux d’eau dans les nœuds C33 et C12 avant et après recalibragedes fossés :C33C12Terrain Naturel 205,72 mNGF 205,84 mNGFNiveau d’eau avantrecalibrageNiveau d’eau aprèsrecalibrage205,26 mNGF 205,88 mNGF204,56 mNGF 205,72 mNGFTableau 20 : Niveaux d’eau dans les nœuds C33 et C12 avant et après recalibrage des fossésLes annexes 37 et 38 présentent les profils à la suite des recalibrages de fossés.5.2.3.6 Secteur Centre5.2.3.6.1 Tronçon C27’-C31Le diagnostic de l’existant nous permet de mettre en évidence :une contre pente sur le tronçon C29-C30.un débordement en C29une insuffisance des collecteurs C30-C29-C28 un débordement en C27’L’annexe 39 présente le diagnostic existant du tronçon C27’-C31Il faut dans un premier temps corriger la contre pente en donnant une pente d’environ 2‰ autronçon C29-C31. Cette correction ne suffit pas à résoudre le débordement en C29 avec le collecteurDN1200 existant. Il faut donc remplacer le DN 1200 du tronçon C29-C30 par un ouvrage cadre dedimensions 1,70 x 1,20 m (il n’est pas possible de mettre en place des collecteurs circulaires car lahauteur de couverture ne serait pas suffisante). La hauteur de 1,50 m peut paraître limite car on a1,70 m de profondeur en C29. Cependant cette partie du collecteur se trouve dans un chemin. Lacouverture sur la partie amont qui est circulée est bien plus importante.Le tronçon C28-C29 actuellement en DN1200 doit être remplacé par un ouvrage cadre de dimensions2,00 x 1,50 m (il n’est pas possible de mettre en place des collecteurs circulaires car la hauteur decouverture ne serait pas suffisante).Le tronçon C27’-C27 actuellement en DN600 doit être remplacé par un DN1000.Le tableau ci-dessous résume ces conclusions :Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésActuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC29-C30Diamètre : 1200 mmPente : 1,88 ‰1,40 m 3 /s(aveccorrection depente)3,7 m 3 /s Base : 1,70 mHauteur : 1,20 mPente : 1,88 ‰C28-C29Diamètre : 1200 mmPente : 0,60 ‰0,800 m 3 /s 3,5 m 3 /s Base : 2,00 mHauteur : 1,50 mPente : 0,60 ‰C27’-C27Diamètre : 600 mmPente : 5,73 ‰0,430 m 3 /s 1,25 m 3 /s Diamètre : 1000 mmPente : 5,73 ‰Tableau 21 : Capacités actuelles et futures sur le tronçon C31-C27’TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 51/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESL’annexe 40 permet de visualiser les améliorations obtenues sur le tronçon C31-C27’.5.2.3.6.2 Tronçon C20-C27Le diagnostic de l’existant met en évidence des capacités insuffisantes sur les tronçons :o C23-C24o C20-C21o C21-C22On observe aussi des débordements au niveau des nœuds C23, C24 et C20.L’annexe 41 présente le diagnostic existant du tronçon C20-C27.5.2.3.6.2.1 Solution 1La première solution consiste à remplacer les collecteurs.Le tableau ci-dessous résume les conditions existantes et les changements à effectuer :Tronçon Caractéristiques actuelles Capacités Capacités Caractéristiques futuresActuelles nécessairesC20-C21C21-C22Diamètre : 800 mmPente : 10,52 ‰Base : 0,85 mHauteur : 0,70 mPente : 10,63 ‰1,250 m 3 /s 1,90 m 3 /s Diamètre : 1000 mmPente : 10,52 ‰1,800 m 3 /s 2,1 m 3 /s Diamètre : 1000 mmPente : 10,63 ‰C23-C24Base : 0,85 mHauteur : 0,70 mPente : 10,09 ‰1,700 m 3 /s 2,00 m 3 /s Base : 1,20 mHauteur : 0,70 mPente : 10,09 ‰Tableau 22 : Capacités actuelles et futures des tronçons C20-C21, C21-C22, C23-C24Pour ne pas avoir de débordements en C23 et C24, il faut aussi changer le tronçon C25-C26 :Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésActuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC25-C26Diamètre : 1200 mmPente : 2,06 ‰1,600 m 3 /s 2,4 m 3 /s Base : 1,50 mHauteur : 1,20 mPente : 2,06 ‰Tableau 23 : Capacité actuelle et future du tronçon C25-C26L’annexe 42 présente les améliorations obtenues sur le tronçon C20-C27.5.2.3.6.2.2 Solution 2La seconde solution consiste à mettre en place un bassin de rétention au niveau du Square deRoquefort. L’objectif étant de ne pas occasionner en aval un débit supérieur au débit maximumadmissible sur le tronçon C23-C24 à savoir 1,7 m 3 /s.Dans ces conditions le bassin de rétention doit avoir un volume utile de 1100 m 3 et le débit de fuite nedevra pas dépasser 500 l/s. Le volume utile est obtenu pour la pluie dont la durée de la périodeintense est de 90 minutes.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 52/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESLe bassin évite ainsi de remplacer les tronçons :C20-C21C21-C22C23-C24C25-C26Par contre il est toujours nécessaire de remplacer les tronçons :C29-C30C28-C29C27-C27’L’annexe 43 présente les améliorations obtenues sur le tronçon C20-C27 avec le bassin de rétentiondu Square Roquefort. Le bassin modélisé a une emprise au sol de 600 m 2 avec un orifice de sortie enDN500.5.2.3.7 Secteur SudLa simulation sur le Secteur Sud permet de mettre en évidence que pour une période de retour 20ans, il n y a aucun débordement.On observe simplement une mise en charge que nous jugeons trop importante sur le tronçon C59-C73. Nous proposons donc de remplacer le DN800 par un DN1200.Le tableau ci-dessous résume la situation existante et le changement à effectuer :Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésActuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC59-C73Diamètre : 800 mmPente : 1,92 ‰0,500 m 3 /s 1,30 m 3 /s Diamètre : 1200 mmPente : 1,92 ‰Tableau 24 : Capacité actuelle et future du tronçons C59-C735.2.3.8 Secteur NordLe diagnostic de l’existant permet de mettre en avant les problèmes suivants : Débordement en C7 (Rue de la Colombe) Débordement sur le tronçon C8-C8’-C8’’ du à la trop faible capacité du DN400 C8-C8’ Débordement sur le tronçon C3-C2 du à la trop faible capacité du DN400 C3-C4L’annexe 44 présente le diagnostic existant du Secteur Nord.Les aménagements réalisés sur le Secteur Centre permettent de décharger le Secteur Nord via lecollecteur DN1000 de la rue de la Colombe (C7-C26). Ainsi le débordement en C7 a été supprimé maisles niveaux d’eau restent très hauts.La solution qui consiste à remplacer les collecteurs qui ont des capacités insuffisantes à été étudiéemais abandonnée. En effet cette solution nécessiterait de reprendre tous les collecteurs jusqu’à la voieSNCF c’est à dire de C10 à C3. De plus même en remplaçant tous ces collecteurs, le problème neserait pas réglé car la traversée SNCF existante serait sous dimensionnée.Nous proposons donc de mettre en place un bassin de rétention en amont au niveau du Foirail. Lebassin devra avoir un volume utile de 800 m 3 et le débit de fuite ne devra pas être supérieur à 200 l/s.Le volume utile est obtenu pour la pluie dont la durée de la période intense est de 90 minutes.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 53/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESLe profil joint en annexe 45 présente le tronçon C8-C1 avec la mise en place d’un bassin ayant uneemprise au sol de 450 m 2 et un orifice en DN400.A noter qu’avec cette solution, il est quand même nécessaire de remplacer le tronçon DN400 C8-C8’ :Tronçon Caractéristiques actuelles CapacitésActuellesCapacitésnécessairesCaractéristiques futuresC8-C8’Diamètre : 400 mmPente : 7,89 ‰0,170 m 3 /s 1,30 m 3 /s Base : 1,25 mHauteur : 0,60 mPente : 7,89 ‰Tableau 25 : Capacité actuelle et future du tronçons C8-C8’TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 54/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES6 CONCLUSIONLa modélisation du réseau pluvial de la ville de Revel sur le secteur du Canal de Dérivation et lesecteur Sud a permis de mettre en évidence des insuffisances des réseaux occasionnant desdébordements pour des pluies d’occurrence décennale et vingtennale.La problématique essentielle sur le Canal de Dérivation provient des apports du bassin versant naturelde la Rigole de la Plaine en amont de Revel c’est à dire entre Pont Crouzet et Port Louis. Dans l’étatactuel des choses les capacités de transit de la Rigole de la Plaine en aval de Port Louis et du Canal deDérivation sont très insuffisantes pour faire face à ces apports.Pour résoudre ce problème deux solutions ont été proposées à la municipalité : Mettre en place un bassin de rétention de 30 000 m 3 permettant de tamponner ces apports. Construire un fossé de dérivation permettant de by-passer ces apports vers le Sor.Au delà des aspects techniques et financiers, la ville de Revel n’est pas la seule à pouvoir prendre desdécisions pour résoudre la problématique de la Rigole de la Plaine. En effet cela nécessite uneconcertation avec la commune de Sorèze, Voies Navigables de France et la Direction Départementaledu Territoire car : Le bassin versant amont de la Rigole de la Plaine se situe sur la commune de Sorèze La gestion de la Rigole de la Plaine entre Pont Crouzet et Port Louis dépend de la DirectionDépartementale du TerritoireLa gestion de la Rigole de la Plaine en aval de Port Louis dépend de Voies Navigables deFranceEnfin sur un plan pratique les deux solutions proposées imposent de réaliser les travauxd’aménagements sur la commune de Sorèze.En ce qui concerne le Secteur Sud, dans l’état actuel les collecteurs et fossés ne permettent pas defaire face à un événement d’occurrence vingtennale.Sur la zone rurale en aval de la voie SNCF, il s’agit surtout de recalibrer les fossés et de reprendre destronçons en contre-pentes ou avec des pentes très faibles.Sur la partie urbaine en amont de la voie SNCF les aménagements préconisés sont :Réaliser un bassin tampon de 800 m 3 au niveau du Foirail Réaliser un bassin tampon de 1 100 m 3 au niveau du Square Roquefort ou renforcer descollecteurs en avalProcéder au renforcement de certains collecteurs notamment au niveau du secteur de laColombeTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 55/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES7 BIBLIOGRAPHIEOuvragesHEMAIN, Jean-Claude. 1986. Modélisation de l’écoulement dans les réseaux – Guide de constructionet d’utilisation des pluies de projet. Editions du STUCARLIER. 1972. Hydraulique générale et appliquée. Editions EyrollesCommission sous la présidence de M.LORIFENE. Instruction technique relative aux réseauxd’assainissement des agglomérations.1977.CERTU. 2003. La ville et son assainissementLENCASTRE A. 1996. Hydraulique Générale. Editions Eyrolles.CHOCAT B. 1997. Encyclopédie de l’Hydrologie Urbaine et de l’Assainissement. Editions Tec et DocLavoisier. 1136 p.CoursVASQUEZ.J. 2010. Hydraulique à surface libre.BERTRAND-KRAJEWSKI, Jean-Luc. 2006. Cours d’hydrologie urbaine – Modélisation des écoulementsen réseau d’assainissement. INSA de LyonBERTRAND-KRAJEWSKI, Jean-Luc. 2007. Cours d’hydrologie urbaine – La Pluie. INSA de LyonBELLEFLEUR, Didier. 2010. Cours d’assainissement urbain. <strong>ENGEES</strong>SCHERTZER, Daniel. 2007. Cours Réseaux d’Assainissement. Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.Documents communauxPLU de la commune de SOREZE. 2009.BEHC ENVIRONNEMENT. 2000. Carte communale d’assainissement.VOIES NAVIGABLES DE France. 2011. Etude d’optimisation de la gestion de la ressource en eau de laMontagne Noire pour l’alimentation du canal du midi.PLU de la commune de REVEL. 2009Autres documentsSAFEGE. 1991. MOUSE VERSION 3.01.SAFEGE. 2002. MOUSE 2002 – Manuel de l’utilisateur et exemple d’utilisationCABINET D’ETUDES MARC MERLIN. LOGICIEL RERAM – Pluies StandardsTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 56/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALES8 ANNEXESAnnexe 1 Contexte hydrographique de Revel................................................................................................58Annexe 2: Coefficients de Montana pour la station Toulouse-Blagnac ............................................................59Annexe 3: Coefficients de Montana et détermination des hauteurs précipitées................................................60Annexe 4 : Règle de construction de la pluie de projet double triangle...........................................................61Annexe 5 : Pluies de projet pour la période de retour 10 ans. ........................................................................62Annexe 6 : Pluies de projet pour la période de retour 20 ans. ........................................................................63Annexe 7 : Coefficients d’imperméabilisation des bassins versants du canal de dérivation.................................64Annexe 8 : Coefficients d’imperméabilisation des bassins versants du secteur Sud ...........................................65Annexe 9 : Lag-Time des bassins versants du canal de dérivation ..................................................................66Annexe 10 : Lag-Time des bassins versants du secteur Sud...........................................................................67Annexe 11.1 : Principes des méthodes CRUPEDIX, SOCOSE, RATIONNELLE et feuilles de calculs des Q10 duBassin Versant Amont de la Rigole .......................................................................................................68Annexe 12 : Choix de la pluie critique pour le Canal de Dérivation..................................................................72Annexe 13 : Diagnostic existant du Canal de Dérivation.................................................................................73Annexe 14 : Canal de Dérivation avec pente modifiée et remplacement du tronçon D11D12.............................74Annexe 15 : Canal de Dérivation avec une injection de 800l/s........................................................................75Annexe 16.1 : Temps de concentration du Bassin Versant Aval de la Rigole ....................................................76Annexe 17 : Calcul du bassin de rétention du bassin versant rural de la Rigole amont ......................................79Annexe 18 : Feuille de calcul du dimensionnement du fossé du BV14. ............................................................80Annexe 19 : Feuille de calcul du fossé de dérivation......................................................................................81Annexe 20 : Débits de pointe des bassins versants de la zone Sud pour les différentes durées de période intense.........................................................................................................................................................82Annexe 21 : Diagnostic existant du tronçon C101-C93...................................................................................83Annexe 22 : Solutions mises en place sur le tronçon C101-C93 ......................................................................84Annexe 23 : Diagnostic existant du tronçon C93-C88 ....................................................................................85Annexe 24 : Solutions mises en place sur le tronçon C93-C88 ........................................................................86Annexe 25 : Diagnostic existant du tronçon C88-C80 ....................................................................................87Annexe 26 : Solutions mises en place sur le tronçon C88-C80 par renforcement ..............................................88Annexe 27 : Ligne d’eau dans le fossé by-pass C85-C89 ................................................................................89Annexe 28 : Améliorations sur le tronçon C80-C88 suite à la création du fossé by-pass C85-C89.......................90Annexe 29 : Diagnostic existant du tronçon C93-C39’’ ...................................................................................91Annexe 30 : Diagnostic existant du tronçon C39-C37 ....................................................................................92Annexe 31 : Diagnostic existant du tronçon C93-C38 ....................................................................................93Annexe 32 : Améliorations obtenues sur le tronçon C93-C39’’ ........................................................................94Annexe 33 : Améliorations obtenues sur le tronçon C39-C37..........................................................................95Annexe 34 : Améliorations obtenues sur le tronçon C93-C38..........................................................................96Annexe 35 : Diagnostic existant du tronçon C30-C37 ....................................................................................97Annexe 36 : Diagnostic existant du tronçon C9-C33 ......................................................................................98Annexe 37 : Améliorations obtenues sur le tronçon C38-C30..........................................................................99Annexe 38 : Améliorations obtenues sur le tronçon C33-C9 ......................................................................... 100Annexe 39 : Diagnostic existant du tronçon C27’-C31.................................................................................. 101Annexe 40 : Améliorations obtenues sur le tronçon C31-C27’ ....................................................................... 102Annexe 41 : Diagnostic existant du tronçon C20-C27 .................................................................................. 103Annexe 42 : Améliorations obtenues sur le tronçon C20-C27 en remplaçant les collecteurs............................. 104Annexe 43 : Améliorations obtenues sur le tronçon C20-C27 avec le bassin de rétention du Square Roquefort . 105Annexe 44 : Diagnostic existant du Secteur Nord........................................................................................ 106Annexe 45 : Améliorations obtenues sur le tronçon C8-C1 avec le bassin de rétention du Foirail ..................... 107TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 57/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 1 Contexte hydrographique de RevelTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 58/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 2: Coefficients de Montana pour la station Toulouse-BlagnacTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 59/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 3: Coefficients de Montana et détermination des hauteursprécipitéesTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 60/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 4 : Règle de construction de la pluie de projet double triangleTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 61/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 5 : Pluies de projet pour la période de retour 10 ans.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 62/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 6 : Pluies de projet pour la période de retour 20 ans.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 63/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 7 : Coefficients d’imperméabilisation des bassins versants du canalde dérivationTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 64/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 8 : Coefficients d’imperméabilisation des bassins versants du secteur SudTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 65/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 9 : Lag-Time des bassins versants du canal de dérivationTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 66/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 10 : Lag-Time des bassins versants du secteur SudTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 67/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 11.1 : Principes des méthodes CRUPEDIX, SOCOSE, RATIONNELLEet feuilles de calculs des Q10 du Bassin Versant Amont de la RigoleTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 68/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 11.2 : Calcul de la Relation Précipitation-Fréquence par une loi deGumbelTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 69/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 11.3 : Temps de concentration du Bassin Versant Amont de laRigoleTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 70/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 11.4 : Calculs des Q10 du Bassin Versant Amont de la Rigole àpartir des méthodes CRUPEDIX, SOCOSE, RATIONNELLETRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 71/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 12 : Choix de la pluie critique pour le Canal de DérivationTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 72/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 13 : Diagnostic existant du Canal de DérivationTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 73/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 14 : Canal de Dérivation avec pente modifiée et remplacement dutronçon D11D12TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 74/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 15 : Canal de Dérivation avec une injection de 800l/s.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 75/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 16.1 : Temps de concentration du Bassin Versant Aval de la RigoleTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 76/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 16.2 : Calculs des Q10 du Bassin Versant Aval de la Rigole à partirdes méthodes CRUPEDIX, SOCOSE, RATIONNELLETRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 77/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 16.3 : Discussion des Q10 du Bassin Versant Aval de la Rigole àpartir des méthodes CRUPEDIX, SOCOSE, RATIONNELLETRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 78/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 17 : Calcul du bassin de rétention du bassin versant rural de laRigole amontTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 79/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 18 : Feuille de calcul du dimensionnement du fossé du BV14.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 80/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 19 : Feuille de calcul du fossé de dérivation.TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 81/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 20 : Débits de pointe des bassins versants de la zone Sud pour lesdifférentes durées de période intenseTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 82/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 21 : Diagnostic existant du tronçon C101-C93TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 83/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 22 : Solutions mises en place sur le tronçon C101-C93TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 84/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 23 : Diagnostic existant du tronçon C93-C88TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 85/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 24 : Solutions mises en place sur le tronçon C93-C88TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 86/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 25 : Diagnostic existant du tronçon C88-C80TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 87/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 26 : Solutions mises en place sur le tronçon C88-C80 parrenforcementTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 88/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 27 : Ligne d’eau dans le fossé by-pass C85-C89TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 89/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 28 : Améliorations sur le tronçon C80-C88 suite à la création dufossé by-pass C85-C89TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 90/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 29 : Diagnostic existant du tronçon C93-C39’’TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 91/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 30 : Diagnostic existant du tronçon C39-C37TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 92/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 31 : Diagnostic existant du tronçon C93-C38TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 93/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 32 : Améliorations obtenues sur le tronçon C93-C39’’TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 94/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 33 : Améliorations obtenues sur le tronçon C39-C37TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 95/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 34 : Améliorations obtenues sur le tronçon C93-C38TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 96/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 35 : Diagnostic existant du tronçon C30-C37TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 97/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 36 : Diagnostic existant du tronçon C9-C33TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 98/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 37 : Améliorations obtenues sur le tronçon C38-C30TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 99/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 38 : Améliorations obtenues sur le tronçon C33-C9TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 100/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 39 : Diagnostic existant du tronçon C27’-C31TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 101/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 40 : Améliorations obtenues sur le tronçon C31-C27’TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 102/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 41 : Diagnostic existant du tronçon C20-C27TRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 103/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 42 : Améliorations obtenues sur le tronçon C20-C27 en remplaçantles collecteursTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 104/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 43 : Améliorations obtenues sur le tronçon C20-C27 avec le bassinde rétention du Square RoquefortTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 105/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 44 : Diagnostic existant du Secteur NordTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 106/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESAnnexe 45 : Améliorations obtenues sur le tronçon C8-C1 avec le bassin derétention du FoirailTRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 107/108
COMMUNE DE REVELSCHEMA DIRECTEUR DES EAUX PLUVIALESDiplôme : Mastère SpécialiséSpécialité : Eau Potable et AssainissementMEMOIRE DE FIN D’ETUDESAuteur : Etienne-Frédéric ROUQUETTE Année : 2011Titre : Schéma Directeur Pluvial de REVELNombre de pages : 108 Texte : 56 Annexes : 52Nombre de références bibliographiques : 18Structure d’accueil : Cabinet d’Etudes MARC MERLINMaître de stage : Yves CAYLARésumé :38 Route de Sévérac12850 Onêt le ChâteauLe 12 juin 2010, la commune de REVEL a subi un événement pluvieux exceptionnel qui a provoquédes inondations.La commune de REVEL a donc mandaté le Cabinet MERLIN pour réaliser un schéma directeur pluvial.L’objectif de cette étude est :De préconiser des aménagements pour améliorer les conditions d’écoulement des eauxpluviales sur l’ensemble de la communeD’établir un plan de zonage de l’assainissement pluvial et un règlement sur le rejet des eauxpluviales qui seront joints au Plan Local d’UrbanismeCe <strong>rapport</strong> développe la modélisation et les études de scénarii d’aménagement sur le secteur du« Canal de Dérivation » et le secteur « Sud ».Mots clés : Assainissement pluvial, Modélisation, MOUSETRAVAIL DE FIN D’ETUDESLe 11/10/2011 Page 108/108