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n°175183Le magazine du Département • novembre 2010dossierCap sur l'intégrationdes personneshandicapéeswww.doubs.fractualités : Le Conseil généralsoutient l'artisanat p 11zoom : Ces retraités bénévolesqui vivent le 3 e âge comme une 3 e vie p 26


éditorialClaude Jeannerot,président du Conseil général,sénateur du Doubs,lors d'une visiteau Service d'accueilen temps partagéde l'Adapei, à Etupes.Donner toute sa placeà la personne handicapée…… Et lui permettre de vivre comme tout le monde,telle est dans notre Département, une des prioritésque nous nous sommes assignées depuis 2004.Concrètement, et au service de cette ambition,nous avons créé le 1 er janvier 2006, une Maisondépartementale des personnes handicapées.Il ne s’agissait pas pour nous de se limiter à créerun guichet administratif qui remplace tous lesautres. Nous voulions surtout offrir un lieu deconseil, d’écoute, d’échanges et d’accompagnementconcret au service du projet de vie des personneshandicapées. Au-delà de cette réalisation,le Département a beaucoup fait au cours desdernières années. Pour autant, pas de cocorico,pas de triomphalisme. Il reste tant à faire !Toutefois, le Département ne peut pas être seul pourassumer cette responsabilité. Chacun comprend– et tous les présidents de Conseils généraux sontunanimes, toutes sensibilités politiques confondues– que cette prise en charge doit relever en toutelogique de la solidarité nationale. Il en va de mêmepour l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA)et le Revenu de solidarité active (RSA). Sans quoiles départements les plus pauvres, les moins peuplés,frappés par le chômage, seront toujours plusen difficulté !C’est d’ailleurs pour rassembler les contributions etles répartir équitablement que la Caisse nationalede solidarité pour l’autonomie avait été créée.Or, le constat s’impose : son soutien à l’action duDépartement du Doubs diminue chaque annéedavantage. Ainsi, en 2010, sur les 15 millions d’eurosque représente notre prise en charge du handicap,moins de 5 millions sont assurés par l’État.Comme les années précédentes, nous allons devoirétablir un budget qui assure une solidarité entre lesgénérations, qui réponde à la demande sociale, sanspeser trop lourdement sur les contribuables.Nous allons encore accentuer notre maîtrise desdépenses de fonctionnement pour dégager lescapacités d’investissement indispensables à la vieéconomique et sociale de notre département.Nous sommes en train de préparer nos choixbudgétaires pour 2011. Je vous en reparleraile mois prochain.En attendant, parce que c’est notre devoir premier,et malgré cette situation, nous nous mobilisonssans relâche au service de l’avenir des personneshandicapées. Cette mobilisation s’incarne dansle développement du soutien à domicileet à la création de places d’accueil supplémentairesdans les établissements. Elle s’exprime aussi dansles conditions d’accès à l’emploi, à la culture et ausport que nous favorisons. Cette priorité constitueun droit pour tout citoyen et un devoir pourla communauté des hommes.2 vu du doubs novembre 2010


sommairep 05 p 06 p1004le mémo du mois12vie des communes05vie du DoubsAssistance à maîtrise d'ouvrage :Prendre la mesure du tempsun lien entre Départementavec Christian Bernardetet communes06rencontres25routes• Le Casting de l’extrême• Les transits trop lourds limités• Aldebert a 10 ans tout justedans le Pays de Montbéliard• Les Talents comtois à Besançon• Voie toute tracée pour la RD 75cap sur l'intégration despersonnes handicapées• Vins et saveurs à Ornans• 1 er salon des pêches sportivesà Montbéliard• Les vins de Buffard, coup de13Action socialedossierLe difficile parcours desdossierp 13cœur du Guide HachetteLogement20handicapés vers l’insertionenfance• Séparation, divorce...10Actualitésla parole aux enfantsLe logement social en danger• Petite enfance : repérer tôtÉducation26pour agir vite avec le CAMSPzoomzoomp 26Les retraités bénévoles10actualitésInauguration du collègede Saint-VitBénévolat : le 3 e âge, une 3 e vieCulture23collèges28cultureMosaïque : un retour à la lumièrePays de Courbet,après 2 000 ans d’obscurité4 e Ethnopôle nationalEmploi et Insertion30expositionsDes artistes exposent dans11actualitésles locaux du Conseil généralLe Conseil général soutientl’artisanatSport24économie31Les rendez-vous• Les inventions pratiquesà ne pas manquerPhoto de couverture :Retraité de la Maison départementaledes personnes handicapées,Jean Marchese continue à œuvrerpour l'intégration des personnes handicapées11de Meier frères• Voitures propres et batteriesrégénéréesInfrastructuresactualités3234Diversopinions• Les élus s’exprimentdétente• Recette et énigmedans la vie sociale et professionnelle.Le Doubs et la Suissese rapprochent toujours plusnovembre 2010vu du doubs3


vie du doubsAutodidacte,Christian Bernardetne cesse de releverde nouveaux défis.Prendre la mesure du temps avec Christian BernardetChristian Bernardet ne se contente pas de réparer et de créer des horlogescomtoises comme un artisan du XVIII e … Méticuleux gardien du temps, il necesse de relever des défis pour le représenter dans toutes ses dimensions.Calme et discret, cet homme est capable de prouesses. Pourpreuve, il a réussi à faire fonctionner la sonnerie d’unehorloge composée de 25 cloches. « Visiblement, son concepteurlui-même avait renoncé à son projet, si bien que ce modèleexceptionnel se contentait de donner l’heure. » Par simple curiosité,et un certain goût des défis, Christian Bernardet a créé pour uncollectionneur américain son premier tellurium, ou planétaire,en 2004. Le temps, c’est de l’espace… « Il faut regarder cette pièceunique comme si vous étiez un extraterrestre. Vous observezainsi la rotation de la Terre autour duSoleil, et de la Lune autour de la Terre. »Cet homme qui se déclare autodidacteaccumule des connaissances en physique,en astronomie, en géométrie, enalgèbre, en esthétique… et d’authentiquesqualités de pédagogue. Il est vraiqu’il est venu à l’horlogerie au hasarddes rencontres et des événements. Né àParis, ayant grandi à Chartres, il arriveen 1955 à Pontarlier dans le sillage de samère et de son père, spécialiste renommé en confiserie, embauchéchez Neslé.Plus tard, la douloureuse expérience de la guerre d’Algérie ledécide à renoncer à une carrière d’instituteur… Il préfère préserverfarouchement son indépendance et se consacre à la fabricationde bijoux fantaisie. Jusqu’au jour où une horloge captiveson attention. À la faveur d’un engouement du public, il installeUn autodidacteinsatiablequi n’a pas encore vérifié“le Principe de Peter”son enseigne au Touillon. Il relève une magnifique ferme de laruine, avec Dany, sa femme, qui, une fois retraitée de l’Éducationnationale, exécute les décors des comtoises. Les années passent àpotasser les livres, à s’émerveiller de pièces rares…Dans les années 1980 déjà, Christian Bernardet avait fabriquéune horloge remarquable à quantième perpétuel, c’est-à-direcapable de passer directement d’un mois à un autre, d’une annéeordinaire à une année bissextile. Mais, il n’est qu’à demisatisfait : « Le système révèle un défaut au fil du temps : un décalages’accumule qui nécessite uneremise à niveau… tous les 400 ans ! Ildoit être possible de la programmermécaniquement », assure-t-il.Fasciné par “le Principe de Peter”, découvertau début des années 1970,selon lequel « tout employé tend às’élever vers son niveau d’incompétence», il n’a de cesse de rechercheret repousser le sien. « Ma prochainehorloge réunira toutes les complicationsimaginables en me plaçant dans la peau d’un homme quidevrait tout réinventer. Elle fonctionnera, à la fois selon le tempsuniversel et le temps solaire, indiquera l’heure de tous les paysdu monde… » Son regard pétille… Patience et longueur de tempsfont plus que force ni que rage !Tél. 03 81 49 11 50. Internet : www.horloges-bernardet.comnovembre 2010vu du doubs5


encontresAldeberta dix ans tout justeCinq femmes dans une sacrée galère.Théâtre Le Casting de l’extrêmeCoproduite par le Nouveau Théâtre et Scènes du Jura, la nouvelle créationde la compagnie Embarquez est une aventure collective qui porteun regard critique sur la compétitivité ambiante.Au départ de cette création, il y a lescinq femmes clowns d’Embarquezles,un premier spectacle remarqué etjoué… 292 fois en France, en Europe, etjusqu’en Asie et en Afrique, entre 1992et 1999. En 2005, les comédiennes dela compagnie bisontine ont décidé deretenter l’aventure collective, en choisissantcette fois d’évoquer le malaise socialde la compétitivité, du regard de l’autreet des rivalités du monde contemporain.Pour préparer ce “Casting”, elles ont embarquéavec elles le metteur en scèneJean-Louis Vuillermoz et la chorégrapheGeneviève Pernin.Comment vendre son âmeLe texte s’est écrit au jour le jour, inspiréd’un travail d’improvisation. Et ça fuse !« Dégage, t’as plus de forfait », s’entenddire une presque quinquagénaire. « Çafait un moment que vous avez rien téléchargéles filles », lance la plus jeune auxquatre autres. Elles chantent Take a chanceon me, d’Abba, a capella, vénèrent BritneySpears et Lady Gaga, parlent “d’hypertrous”,de botox, de transsexuels, de SDFet de CAC 40, évoquant au passage lesphotos d’Helmut Newton ou l’inégalableMarilyn Monroe.Elles sont donc cinq sur scène, à attendreleur tour pour séduire un employeur, unproducteur, un examinateur… et la pressionmonte. Quel morceau d’elles-mêmes sontellesprêtes à donner pour être l’heureuseélue ? Quel sacrifice consentiront-elles ?Autour de cette question de la compétitionexacerbée sont abordées celles de ladémocratie, du conflit des générations,des fêlures intimes, de la recherche de soi.Un pari artistique et collectif.Casting, les 1 er, 2 et 3 décembre au Nouveau Théâtrede Besançon. Tél. 03 81 87 81 97« J'ai 10 ans ». Aldebert le raconte àqui veut bien l'entendre. L'éternel“adulescent” vit dans des sphères oùles grands n'ont rien à faire. Il ne faitpourtant pas son âge, mais il est déjàbien loin le temps des petits bars, dupremier concert bisontin à la Crémerie,c'était en... 2000 déjà !« Vamos a la playa » : cette fois il s'agitde partir en tournée avec un beaugâteau d'anniversaire. Bernard Kudlak,le directeur artistique du Cirque Plume,s'est vu confier la mise en espace de cenouveau spectacle parti sur les routesjusqu'à l'été 2011. Des circassiens,une section de cuivres bien lustrés,des musiciens entièrement dévoués,l'équipage d’Aldebert aborde l'âgecritique sous une forme ludique, tendreet poétique, rock'n'roll aussi.Fort de ses cinq albums, le chanteurbisontin y puise de l’énergie comme dansun sac de billes, faisant remonter à lasurface des chansons incontournables etquelques inédits. « Mélanger la musiqueet les numéros de cirque contemporain :c’est l'idée d'une fusion, d'une mise enrésonance de deux univers différents.Voilà le résultat d'un long processusélaboré en résidence durant plusieurssemaines », résume Aldebert, prêt pourla fête.Pour tout savoir, ne manquez pas la bande-annoncesur Youtube : Aldebert, j'ai 10 ans.En concert le 26 novembre à Besançon,Micropolis. www.aldebert.com6 vu du doubs novembre 2010


Ornans Vins et saveursdans la convivialitéL’association Vins et Saveurs en payscomtois réunit depuis un an unesympathique bande d’amateurs. Ellefait partager son amour des bonneschoses, les 13 et 14 novembre, lorsde son premier salon à Ornans.Les talents comtois rivalisent d'imagination.BesançonLe grand show du cacaoaux Talents comtoisAprès Pontarlier, Baume-les-Dames, Audincourt les années passées, lesmeilleurs artisans chocolatiers régionaux proposent les 19, 20 et 21 novembreà Besançon, la 8 e édition du Salon du chocolat. C’est l’un destemps forts d’une manifestation d’envergure : les Talents comtois.L’Union des artisans pâtissiers chocolatiersdu Doubs invite à découvrirde grands talents à travers diverses animations.« Nous voulons faire connaîtreau grand public toutes les merveilles duchocolat de grande qualité », précise JoëlBaud, l’un des orfèvres du cacao présentà la manifestation.Avec des Miss en chocolatDégustations gratuites, démonstrationsde recettes sucrées… mais aussi salées,à base de cacao, feront partie des réjouissances.Au programme également,la mise en avant de la formation desjeunes, avec la présence du Centre deformation des apprentis et de la filièredes chocolatiers pâtissiers, qui proposerontdes animations pour les enfants. LesMiss locales défileront avec des robes etdes accessoires en chocolat, tandis queles maîtres chocolatiers devraient rivaliserd’imagination pour le concours depièces artistiques.Un espace dédié à l’école du chocolatdévoilera tout sur la nourriture desdieux aztèques. Le chocolat, c’est divin,en effet !Talents comtois, Salon du chocolat,Besançon-Micropolis.Tél. 06 63 77 03 98Léon, le président, présente l’association etson esprit : « Nous sommes une vingtained’adhérents, âgés de 20 à 60 ans, demilieux différents. Nous profitons denotre terroir, de sa dynamique, et nous endécouvrons d’autres. Nous privilégions laqualité et le cérémonial qu’il y a autour dela dégustation. Pas question de faire ça àla va-vite ! »Patrick, membre de l’association,explique : « Les 20 viticulteurs et les cinqreprésentants des métiers de boucheprésents sur le salon ont été choisis parles membres de l’association. Chacun aun produit différent. L’ensemble constitueune belle carte de France des vins à desprix abordables. »Isabelle, un des palais féminins dugroupe, ajoute : « Un espace dégustationest prévu pour fluidifier la circulation,les enfants peuvent être pris en chargepar l’association des familles rurales.Trois interventions de spécialistes sontprogrammées. Un pharmacien et uncardiologue évoqueront, par exemple,“les vertus thérapeutiques du vin : mytheou réalité ?” Et les idées fourmillent déjàpour les prochaines éditions.Vins et saveursen pays comtois,Centre d’animationet de loisirsd’Ornans.Samedi 13 novembre,de 10h à 22h ;dimanche 14,de 10h à 18h.Entrée 3 €.Tél. : 06 07 13 06 38novembre 2010vu du doubs7


encontresLes vins de BuffardCoup de coeur du Guide HachettePour Marcellin Buget, la vigne et le vin, c'estune passion héritée du grand-père, premierprix de viticulture en 1880, au comiceagricole de Busy. En 1988, à Besançon, dansl'une des plus vieilles maisons de Battant,Marcellin ouvre Le vin et l'assiette. Unrestaurant où l'on savoure une cuisine àbase de produits frais, accompagnée de vinsdégustés à l'aveugle, choisis par le patronconvivial, sans langue de bois.La pêche à la mouche est répandue dans le Doubs.Montbéliard1 er salon des pêches sportives,une pratique en essorMontbéliard accueille dans les locaux de la Roselière, mais aussi en extérieuret en rivière, le premier Salon des pêches sportives, les 20 et21 novembre.C’est un rendez-vous unique dans la régionet bien au-delà, puisque la seulemanifestation du même type se déroule…à Clermont-Ferrand. « Avec 21 000 cartesde pêche vendues chaque année dans leDoubs et jusqu’à 50 000 en Franche-Comté,nous espérons attirer un large public »,se réjouit Georges Lauraine, président dela Fédération départementale de pêcheet des Associations agréées de pêche etde protection du milieu aquatique deMontbéliard-Sochaux-Étupes, organisatricesdu salon. « Les pêcheurs sportifs, notammentà la carpe, sont de plus en plusnombreux dans notre région. »techniques et les matériels qui sortironten 2011. À leurs côtés, les fabricants locauxmais mondialement connus, notammentVMC Pêche, fabricant d’hameçons baséeà Morvillars (Territoire de Belfort), présenterontleurs produits. Les stands surles carnassiers, la carpe, la pêche au coupcompétitionou à la mouche compléterontce salon. Divers concours figurent au programmedes deux journées : montage demouches, lancer casting, démonstrationde leurres en bassin et de compétition depêche au coup par équipe de deux, sansoublier la pêche à la truite en bassin. Denombreux prix sont en jeu.Sous le signe de la fête et du partageEn 1999, il rend son tablier et s'installe àBuffard, charmant village de vigneronsdepuis la nuit des temps. Il rachète unevieille ferme, la restaure, aménage la cavevoûtée, installe ses tonneaux. Avec leconcours de 69 amis fidèles, il crée une Sarl,vendange ses 37 ares, vinifie. Aujourd'huià la tête d’un domaine de 5 ha, il cultive letrousseau, le savagnin, le chardonnay, lepinot noir. Le Domaine des Esprits est nésous « le signe de la fête, du partage et dela communion ».Ses vins de pays sont médaillés chaqueannée au concours de la Foire comtoise.Divine surprise pour ce passionné : le réputéGuide des vins Hachette vient d’attribuerson coup de cœur 2011 à son Pinot 2008.Un vin de garde, charnu, tannique, longen bouche, à découvrir au domaine quiest devenu IGP (Indication géographiqueprotégée). « Mes vins, c'est de l'alchimie,pas de la chimie… Des vins de terroir, pas detiroir », lance le truculent Marcellin.Domaine des Esprits, visite sur rendez-vous.Tél. 03 81 57 54 08Les nouveautés 2011Près de 70 exposants incluant les plusgrands fabricants étrangers (Hollande,Danemark…) présenteront les nouvellesSalon des pêches sportives, la Roselière.Samedi 20 novembre, de 9h30 à 20h,dimanche 21, de 9h30 à 18h.Tél. 06 79 58 09 67ErratumUne erreur s’est glissée dans le numéro de téléphone du Collectif français des victimesd’incestes présenté dans le numéro d’octobre. Il convient de composer le 06 59 17 65 97.8 vu du doubs novembre 2010


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Arc Jurassien :Le Doubs et la Suisse se rapprochenttoujours plusCulture, tourisme, mobilité… Autantde bonnes raisons de renforcer les relationsde voisinage entre le Doubs et laSuisse. C’est chose faite depuis le 30 septembredernier avec la signature d’unedéclaration entre le Conseil général duDoubs et l’association arcjurassien.ch quiregroupe les cantons de Berne, Vaud, Neuchâtelet du Jura.« Nous avons déjà des collaborations attractives,comme la Route de l’absinthe,le Festival des jardins musicaux entre laSaline d’Arc-et-Senans et la Grange auxconcerts, à Cernier [canton de Neuchâtel],rappelait le président Jeannerot. Maisnous pouvons aller plus loin encore auservice de nos populations. » « Le momentest venu de donner une nouvelle impulsionà nos coopérations afin de dépasserles incompréhensions qui peuvent subsisterentre nos deux peuples », convenaitPascal Broulis, président de l’associationhelvétique et du Conseil d’État du cantonde Vaud.Chaque jour, des milliers de travailleursfrontaliers contribuent à entretenir desClaude Jeannerot en compagnie de Patrick Broulis.Une déclaration de partenariat s’attache à gommer les effets gênantsde la frontière pour mieux valoriser des coopérations concrètes etdurables d’Arc-et-Senans à Berne, en passant par Delémont, Neuchâtelet Lausanne.liens privilégiés. Ce qui place l’insertionprofessionnelle et la mobilité (transportsen commun, covoiturage…) au rang despréoccupations prioritaires. Des réflexionssont déjà bien engagées pour la mise enplace de solutions facilitant les déplacements,avec le concours des entreprises.Continuer à construire la paixPuisque la culture renforce les relationsentre les peuples, la Via Salina se prolongerad’ici peu de Berne jusqu’à Arc-et-Senans, rétablissant un lien historique,puisque jusqu’en 1830, c’était les salinesde Franche-Comté qui approvisionnaientla République de Berne. Dans le mêmetemps, les relations entre la Tour-de-Pelzet le Pays de Courbet méritent aussi d’êtrevalorisées. Le patrimoine environnementalcommun, à la fois sensible et exceptionnel,justifie une mobilisation et unecoordination des compétences.Comme l’a souligné le président Broulis,« c’est par l’amitié entre les peuples quela paix se construit ». Telle est la véritablecible de l’Arc jurassien.Le Conseil généralsoutientl’artisanatAvec 7 000 entreprises et 17 000salariés dans le Doubs, l’artisanatest un partenaire économiqueet social de premier plan. Uneconvention scelle la collaborationentre le Département et laChambre de métiers du Doubs.Depuis plusieurs années déjà, le Départementsoutient l’artisanat à traversplusieurs dispositifs : les Prêts d’honneur(500 000 € versés depuis 2008), l’Aide au développementde l’informatique de gestion –qui permet aujourd’hui aux professionnelsde se doter d’un site Internet, par exemple–,l’aide aux manifestations comme Artisansau grand cours, à Pontarlier.« Il reste des enjeux majeurs à releverdans le domaine de la création et de latransmission d’entreprises, sachant qu’unquart des artisans du Doubs a plus de55 ans, faisait observer Claude Jeannerotlors de la signature de la convention, le28 septembre. Il convient aussi de poursuivrela diversification d’activités, notammentdans le Pays de Montbéliard. »Formation et insertionau rang des priorités« En plus des actions déjà évoquées, nousœuvrons ensemble à l’adaptation descompétences des salariés et des demandeursd’emploi dans une logique d’insertionprofessionnelle, soulignait ChristianJacquet, président de la Chambre départementalede métiers et de l’artisanatjusqu’au 3 novembre 2010 [son successeursera présenté dans le prochain numéro deVu du Doubs]. Nous avons aussi l’ambitionde promouvoir les métiers de l’artisanatauprès des jeunes. Enfin, nous entendonsencourager les bonnes pratiques environnementales.»« Cette convention est un acte politiquefort dont je vous remercie, concluait ChristianJacquet. Elle permet de poursuivreune action de fond, structurante, et surtoutde proximité, au service des artisansdu Doubs. »novembre 2010vu du doubs11


vies des communesJean-Pierre Tonnin,devant le carrefour desa commune, qui seratrès prochainementréaménagé.Avec l’Assistance à la maîtrise d’ouvrage,le Département aide les communesruralesMis en place en 2006, ce dispositif accompagne les communes ruralesdans leurs projets d’aménagement de l’espace et des bâtiments. Lamontée en puissance de cet outil – 80 % de sollicitations en plus entre2008 et 2009 avec une centaine de dossiers – démontre sa pertinence.L’AMO vue de l’intérieurJacques Breuil, vice-président encharge de l'Aménagement localet du développement durabledu territoire, détaille : « L’AMOpropose un suivi précoce menéavec les services du Conseilgénéral, comme les servicesterritoriaux d’aménagement pourl’utilisation du domaine public oudu réseau routier départemental…Sous réserve de critères dedéveloppement durable, cette aidepermet une analyse globale duprojet dont la maîtrise d’ouvragereste à la commune.Nous étudions ensemble laréalisation, son entretien, sonfonctionnement, pour donner uneparfaite lisibilité aux communes aumoment des choix. C’est une aideadministrative, technique, juridiqueet financière, proposée par le Conseilgénéral, qui s'avère très utile. »Tél. 03 81 25 80 60L’Assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO)est une aide technique et financièreque le Conseil général apporte aux communesrurales. Ce dispositif leur permetd’approfondir les questions concernantleurs besoins et projets. Jean-Pierre Tonnin,maire de Crouzet-Migette, a eu recoursà l’AMO. Il explique : « Notre projetde réaménagement du carrefour traversépar le CD 103 qui sépare le village en deuxétait latent depuis quelques années.L’AMO nous a permis de mettre au clair lesidées que nous avions, notamment grâceà l’étude de faisabilité, que le Conseilgénéral a pris en charge à hauteur de77,5 %. Nous avons pu ainsi définir untriple objectif : mieux relier les partieshaute et basse du village par la créationd’une placette centrale publique qui seraun lieu de rencontres et de convivialité ;sécuriser ce carrefour en obligeant les véhiculesà ralentir ; créer une zone environnementaleagréable qui soit bien intégréeau cadre. Un chemin des écoliers sécuriséa été constitué. Si on ajoute à cela l’aménagementd’un parking et des borduresde voies, ainsi que l’évacuation des eaux,nous avons un dossier complexe. »« L’AMO comble un vide »Le maire de Crouzet-Migette poursuit :« Il y a quelques années, avant le mouvementgénéral de recentralisation desservices publics, je m’appuyais sur lesagents de la DDE basés à Levier. Ils étaientprécieux par leur parfaite connaissancedu terrain. Comme la DDE, devenue DDT,est désormais à Franois, et qu’elle a considérablementréduit ses domaines d’intervention,tout se complique. On se retrouvaitdémunis et orphelins, même si,à Crouzet-Migette, avec ses 135 habitants,nous faisons le maximum. L’AMO comblece vide, elle nous guide dans les démarcheset le suivi. C’est très importantpour les petites communes, notammentpour les marchés publics aux procédurestrès techniques. Sans cette aide, celanous aurait été impossible de présenterun projet aussi complet et bien ficeléau maître d’œuvre retenu. Les travauxont commencé au printemps par l’arasementdu talus rocheux et la réfectiondu réseau d’alimentation en eau potablesous le carrefour. Ils se sont poursuivis cetautomne avec le déplacement du monumentaux morts. »12 vu du doubs novembre 2010


dossierLe difficile parcoursdes handicapésvers l’insertionLa loi du 11 février 2005 devait contribuer à améliorer l’intégration socialedes personnes touchées par un handicap, que ce soit en milieu scolaire ouprofessionnel. Qu’en est-il cinq ans plus tard ? Dans le Doubs, la Maisondépartementale développe ses compétences pour mieux apprécier et répondreaux besoins des usagers. Mais si les moyens techniques s’améliorent, les créditsne suivent pas toujours… Comment s’organisent alors les familles pour vivrecomme tout le monde ? Celles de Mathilde et Roméo redoublent d’énergie etd’enthousiasme. Côté entreprises, une sur deux n’atteint pas encore l’obligationd’intégrer 6 % de travailleurs handicapés dans ses effectifs. Mais il en est quis’impliquent au-delà de ce seuil comme le supermarché de Baume-les-Dames.novembre 2010vu du doubs13


dossierUne maison d’accueilpour tous ceux que touche le handicapPrès de cinq ans après la création de la Maison départementale des personnes handicapées(MDPH) par le Conseil général du Doubs, quelle est la valeur ajoutée de celieu unique ? Ici, pour que chaque personne ait une réponse adaptée à son besoin,des liens sont étroitement tissés entre salariés, partenaires, associations...« Nous ne travaillons que pour la personnehandicapée. Chaque personneest unique, on fait donc en sorte de luidonner les outils et les moyens pour qu’ellepuisse être le plus autonome possible.Nous travaillons en priorité sur la compensationdu handicap et sur le serviceà l’usager », explique Sylvie Mathevon,directrice de la MDPH, située boulevardDiderot, à Besançon. « Cette maison pourraitn’être qu’une entité administrative, maisnotre plus-value est dans notre attentionconstante pour prendre en compte toutce qui interfère dans la vie des personneset agir dans le sens d’une accessibilité trèsgénérale. Nous vérifions que tout est opérationnelpour répondre aux besoins enmatière de logement, de mobilité, d’accès àl’emploi. L’approche globale est capitale. Etnous progressons à petits pas. »Des compétences complémentairesNée de la loi du 11 février 2005 pour unemeilleure insertion sociale et professionnelledes personnes handicapées, laMDPH a été créée le 1 er janvier 2006. Elleréunit et remplace la Cotorep et la CDES,De gauche à droite : Fanny Coquerelle, référente pour le secteur adulte, Patricia Jeanvoine, hôtesse d'accueil,et Sylvie Mathevon, directrice de la MDPH.commissions pour adultes et enfants. Elle ridisciplinarité et rassemble une quarantainede personnes aux compétences trèsreçoit et traite les demandes de compensationavant de les transmettre à la Commissiondes droits et de l’autonomie des per-médecins, travailleurs sociaux, ergothéra-différentes au sein dule “évaluation”. Ici,sonnes handicapées (CDAPH) qui décidera peutes, psychologues ou professionnels dedes droits et aides financières à accorder l’emploi prennent en considération les difficultésde la personne, son projet de vie,(voir l’interview de Jean-Marie Bart).La MDPH du Doubs met l’accent sur la plu-ses besoins.infos pratiques• MDPH :6, boulevard Diderotà Besançon.Accueil de 9h à 12het de 13h30 à 17h30du lundi au vendredi.Tél. 03 81 52 54 25• Agefiph Bourgogne – Franche-Comté :7, boulevard Winston-Churchill à Dijon.Tél. 0811 37 38 39L’Agefiph met à disposition des entrepriseset des personnes handicapées ses quatreréseaux nationaux de partenaires-services :Cap Emploi, Vie au travail, Sameth, Alther.• Association Aris(partenaire-relais de l’Agefiphdans le Doubs pour les réseauxCap Emploi et Sameth) :70, rue Jacques-Prévertà Besançon.Tél. 03 81 41 37 1614 vu du doubs novembre 2010


Questions à …Jean-Marie Bart« Notre Commissionse tient à l’écoutedes usagers »Ici aussi, la lettre “H” de la MDPH est toujoursen débat. Il est difficile d’accepter lemot “handicapé”, tant il recouvre des situationsdifférentes, allant des maladies invalidantesà la déficience intellectuelle ou sensorielle,en passant par le handicap moteur.Les réponses, elles aussi, sont à croiser età inventer : un travail à mi-temps, des servicesde maintien à domicile, des dispositifsde scolarisation, des aides technologiques,l’appui d’une association de paralysés, defamilles d’enfants sourds...Trouver des solutions sur mesureLa montée en compétences de la MDPHest permanente, elle se double d’indispensablescomplémentarités. « J’ai l’exempled’une jeune fille qui a été scolarisée dansl’enseignement spécialisé avant de travailleren milieu protégé, raconte JulieMasselot, chargée de l’insertion professionnelleà la MDPH. Mais ça n’a pas marché,d’où un retour au sein de la famille.Pour elle, on a réussi à faire un patchworkde solutions en reprenant tout son parcoursà zéro. Nous avons fait du sur-mesure,et son cas est loin d’être unique. »Des transports scolaires adaptésChaque jour, le Conseil général organise, par sonréseau de transport individualisé, la prise en chargede 400 élèves suivant une scolarité en Segpa(Sections d’enseignement général professionneladapté), CLIS (Classes d’intégration scolaire) et ULIS(unités localisées d’inclusion scolaire). Ce dispositifest indispensable à leur accès à ces enseignementsspécifiques.En tant que vice-président du Conseil général en charge des Solidarités, Jean-Marie Bart préside la Commission des droits et de l’autonomie des personneshandicapées (CDAPH), chargée de prendre toutes les décisions concernantl’orientation des adultes et enfants handicapés. La CDAPH et la PCH (prestationde compensation du handicap) sont deux nouveautés issues de la loi de 2005.Vu du Doubs : Comment fonctionne la CDAPH ?Jean-Marie Bart : La Commission se réunit quasiment chaque vendredi pourexaminer tous les dossiers liés au handicap : orientation, allocations, aidesde compensation formulées par une personne handicapée. Pour nous permettred’instruire ces demandes, tous les éléments utiles ont été réunis parune équipe pluridisciplinaire composée d’un médecin, d’un instructeur etd’un agent administratif de la Maison départementale des personnes handicapées,avec l’appui d’un spécialiste, selon les cas : psychiatre, pédiatre, référentscolaire…La CDAPH compte 23 membres titulaires : élus, représentants d’associationsde handicapés, de l’Éducation nationale, d’établissements d’accueil et d’administrations…Sur proposition de l’équipe pluridisciplinaire, elle émet unavis qu’elle fait parvenir aux familles. Plusieurs milliers de situations sonttraités chaque année. Les personnes ayant fait une demande sont systématiquementaverties de la date à laquelle leur demande sera examinée parla CDAPH. Elles peuvent venir s’y exprimer. Notre Commission se tient àl’écoute des usagers.VDD : En quoi consiste la nouvelle PCH ?J.-M. B. : La Prestation de compensation du handicap remplace progressivementl’Allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), avec un avantage: elle permet aussi d’intervenir pour des aides techniques ou matérielles,alors que l’ACTP n’était prévue que pour les aides humaines. Par exemple,elle peut participer à l’aménagement d’un véhicule ou d’une salle de bain,à l’achat d’un fauteuil roulant ou de matériel pour sourds ou malvoyants.Cette aide plafonnée est à la charge du Conseil général.Certes, la compensation ne peut pas prendre en charge l’intégralité des besoins.Elle est faite pour tout handicap, sachant qu’un handicap psychique,par exemple, est très difficile à apprécier. L’équipe pluridisciplinaire se fondesur un guide d’évaluation régulièrement mis à jour au niveau national. LaPCH ne couvre donc pas toute la dépense mais c’est une réponse appréciable,complémentaire d’autres dispositifs.La MDPH, un lieu d'écoute, d'échange, et de prise de décision.novembre 2010vu du doubs15


dossierLes exploits de RoméoDepuis que la surdité de Roméo a étédétectée, tout petit, le quotidien de lafamille, « c’est une bataille permanente »,assurent Corinne et Sébastien. Enthousiasteset impliqués, ils sont les parents decet espiègle garçon de 9 ans et d’une petiteJustine, bientôt 7 ans, qu’il ne faut pasoublier. Pour que Roméo puisse suivre unescolarité en milieu ordinaire, comme la loide 2005 le stipule, ils doivent chaque annéerefaire un dossier à la MDPH, rencontrerl’équipe enseignante afin qu’elle jouele jeu de l’accompagnement spécifique, etcroiser les doigts très fort pour que les créditsalloués pour compenser son handicapsoient reconduits.Roméo a été opéré à l’âge de 3 ans. Depuis,il est équipé d’un implant cochléaire, unpetit processeur branché sur le nerf auditifqui lui a permis de sortir un peu dusilence. « Il a été opéré en mai, en août ila commencé à dire “papa”, se souvient samaman avec émotion. Ce début d’accèsau monde sonore lui a peu à peu permisd’accéder au langage, avec quelques outilstechniques, des professionnels très impliquéset une grande volonté de sa part.Roméo a pu ainsi suivre toute sa scolaritédans le RPI (Regroupement pédagogiqueintercommunal) dont il dépend, où il s’estfait plein de copains. Cette année, il est enCE2, « et la maîtresse dit même qu’il a unrôle de leader ».Faire comme les autres« Les moyens techniques existent, mais iln’y a plus d’argent », déplore Sébastien, quiest devenu formateur en Langage parlécomplété (LPC) et s’implique aussi dansl’association APEDA (Association des parentsd’enfants déficients auditifs). « Cetteannée, notre aide est prise en chargejusqu’au 31 décembre, mais après, on nesait pas. Il faut que l’Éducation nationaleprenne ses responsabilités. Nous, les familles,nous souhaitons que nos enfantspuissent rester en milieu ordinaire. »Justine, Corinne, Roméo et Sébastien.INFO PLUSDes conseils et des aides sur mesurePrestation de compensation du handicap, allocation adultehandicapé, allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou encoreprestation ponctuelle spécifique… Difficile de s’y retrouver danscette jungle de sigles et d’outils, chaque cas étant spécifique. C’estd’ailleurs en partie pour cela que les Maisons départementalesdes personnes handicapées (MDPH) existent : elles regroupentles aides disponibles. De surcroît, elles accompagnent les usagersqui le souhaitent, dans la définition d’un projet personnaliséde scolarisation ou, pour les adultes, d’un plan personnalisé decompensation.La MDPH du Doubs peut permettre aux familles d’obtenir uneallocation d’éducation pour enfant handicapé, voire un complémentpour un parent isolé. Elle les conseille aussi pour son orientation,pour l’obtention d’un auxiliaire de vie scolaire, de matérielpédagogique ou pour assurer son transport jusqu’à l’école.Pour un adulte, outre les aides financières citées plus haut, laMDPH est incontournable pour la compensation qui peut consisteren l’aménagement du logement, du véhicule, du transport, àl’obtention de cartes d’invalidité, de priorité...Contact : voir page 14.16 vu du doubs novembre 2010


Les projets de MathildeElle est bien entourée, Mathilde. Samaman, enseignante, a de l’enthousiasmeà revendre, ce qui ne l’empêchepas de constater les carences de lasociété pour sa fille : « Mathilde nerentre dans aucun critère. » Son papa,directeur de Maison des jeunes et dela culture, et ses cinq jeunes frères etsœurs l’empêchent eux aussi de tropdéprimer. Car depuis quatre ans, cettejeune femme de 28 ans, atteinte dusyndrôme de Bardet-Biedl – une maladierare due à un gène récessif qui lui a faitperdre la vue, lui donne du diabète ets’attaque aussi à ses reins et à son foie –,est de nouveau à la maison, à Villars-lès-Blamont, faute de structure adaptée à sasituation. « Elle fait du piano, du théâtre,nous l’emmenons à la bibliothèque.On s’est arrangé pour qu’elle ait uneoccupation chaque jour. »Trouver les bons interlocuteursavec la MDPHAuparavant, Mathilde a vécu sa vie dejeune femme à Lyon, où elle avait unemploi au sein d’un Centre d’aide par letravail (CAT), qu’elle a dû quitter quandson état de santé s’est aggravé. « Mais jesouhaite maintenant retravailler, c’estpour cela que j’ai fait appel à la MDPH.On m’a proposé plusieurs CAT en Alsaceet Franche-Comté, et j’ai choisi le CHAT(Centre des handicapés au travail) deBesançon, c’est seulement à une heuretrente d’ici. Pour l’hébergement, je devraispouvoir aller dans un foyer tout proche. Jetravaillerai à mi-temps et l’après-midi,je serai à l’accueil de jour. Retravailler, pourmoi, ça signifie recommencer une vie,rencontrer du monde. »Cela ne s’est pas fait tout seul, mais laMDPH a bien aidé au confort quotidienMathilde et son jeune frère en duo comme souvent.de Mathilde et de sa famille, en la mettanten contact avec les bons interlocuteurset les bonnes associations. Elle est désormaiséquipée d’un ordinateur à synthèsevocale, d’un télé-agrandisseur qui lui permetde lire des magazines et des livres.Elle a aussi fait un stage de rééducation,en 2009, pour apprendre à se débrouillerseule. Elle envisage aussi d’adopter unchien guide d’aveugle. Car, comme toutesles jeunes femmes, elle a des projets.« J’aimerais m’installer avec mon petitami, qui vit à Saint-Étienne. »INFO PLUSLe 18 novembre,un nouveau Forum du handicapLa quatrième édition du Forum du handicap se tient àBesançon, le jeudi 18 novembre, pendant la Semainenationale pour l’emploi des personnes handicapées.Organisée par le Centre communal d’action sociale deBesançon, la rencontre propose, parallèlement à un cyclede conférences sur le thème de l’accessibilité, un vasteespace salon organisé en trois “villages”. Le premierest destiné à l’emploi et à la formation et facilite lesrencontres entre personnes en situation de handicap,recruteurs et formateurs. Au programme : job-dating ethandi-café. Le second est axé sur les sports et les loisirs,où les visiteurs handicapés et valides peuvent assister àdes démonstrations et tester des installations adaptées. Levillage “vie quotidienne”, quant à lui, est à la disposition desassociations, entreprises et administrations pour présenterleurs actions.Forum du handicap, le 18 novembre, de 8h30 à 18 h, au Palaisdes sports de Besançon. Entrée libre.novembre 2010vu du doubs17


dossierInsertion professionnelleÀ Baume-les-Dames, Super U joue le jeuLe supermarché emploie deux femmes dont les problèmes de santé ont nécessitéun coup de pouce de l’Agefiph. L’une a été embauchée, l’autre a vu sonposte aménagé. Salariées et employeur, tout le monde est ravi.L’association d’insertion professionnelleAris se félicite de sa belle collaborationavec le magasin Super U deBaume-les-Dames. Celui-ci a joué le jeu etcompte désormais, parmi ses 96 salariés,8 personnes à qui la qualité de travailleurshandicapés (RQTH) a été reconnue. Parmielles, Martine et Maria, aujourd’hui heureusesdans leur emploi.« Moi, je considère qu’il y a une richessepar individu », lance Patrice Mathey, PDGdu magasin. « Nous avons une pyramidedes âges vieillissante, mais il y a des genspour lesquels ça vaut le coup de se casserla tête. » C’est le cas de Martine qui faitde la mise en rayon et souffre d’arthrose,« à tel point qu’elle n’aurait pu continuerà faire ses 35 heures très longtemps »,estime Julie Jeannin, de l’Aris. Martinea dû se faire poser une prothèse à l’undes genoux, mais l’autre est égalementabîmé. « L’arthrose, c’est usant ! J’ai 55 anscette année et j’ai pu faire un dossier dedemande d’aide. » Elle est ainsi passée à22 heures de travail hebdomadaire payées35, la différence étant prise en charge parl’Agefiph. « J’ai moins mal et le moral estmeilleur aussi », dit-elle en souriant.Un cas de conscience bien résoluPour Maria, en CDI au rayon snack du magasindepuis cet été, c’est Cap Emploi quia sollicité le chef d’entreprise en plaçantcette dame en stage. Ses douleurs au doslui avaient valu un licenciement de sonancien employeur. « Son stage s’arrêtaitfin juin 2009, j’avais prévu de la remplacerpar un ou deux apprentis, raconte PatriceMathey. Mais Maria faisait bien sontravail, j’ai eu un cas de conscience, et jel’ai finalement embauchée en CDD d’unan, puis en CDI. » Maria fait 29 heures parsemaine et elle revit. « C’était mon rêve, lacuisine. » Cet été, quand le chef de cuisineest parti en vacances, c’est elle qui l’a remplacé.Patrice Mathey, patron du magasin, et Maria en CDI au rayon snack.INFO PLUSL’Agefiph veille à l’emploides travailleurs en situation de handicapDans le Doubs, 700 à 800 entreprises de plusde 20 salariés sont assujetties à l’obligationd’employer au minimum 6 % de personnesen situation de handicap. « Environ la moitiéremplit cette obligation. En Franche-Comté,le taux d’emploi moyen des handicapésest de 3 %, contre 2,5 % au plan national »,indique Benoît Przybylko, à l’AgefiphBourgogne – Franche-Comté.Cette association, missionnée par l’État,est née de la loi du 10 juillet 1987 quiavait instauré cette contrainte d’emploi.Un texte de 2005 est venu renforcer lessanctions financières des entreprises n’yrépondant pas. « Cette loi de 1987 estimportante puisque c’est elle qui a créé unfonds spécifique géré paritairement, pourdévelopper et financer toutes les actionset services nécessaires au maintien despersonnes handicapées dans l’emploi. »Pour Martine, un poste adapté à la mise en rayon.L’engagement du Conseil généralDepuis 2004, le Conseil général s’engage àfavoriser l’embauche de personnes handicapéesdans ses services. 64 agents avaient bénéficiéde cet engagement au 31 décembre 2009, alorsqu’ils n’étaient que 37 en 2007 et 8 en 2004.L’effort se poursuit.18 vu du doubs novembre 2010


FLH_90X120-2 17/09/10 9:43 Page 1A proximité del’Hôpital Jean MinjozMagasin Matériel MédicalOuverture Octobre 2010SAÔNEVous présentesa nouvelle gammeen céramiqueUne gamme complète de poêleset de sauteuses avec revêtementanti-adhérent en céramiquepour une cuisine saine et savoureuse.En décembre,ouvert tousles lundiset les 2 dimanchesavant Noël100% Écologique300 m² d’expositionListe de mariage • Art de la table • CoutellerieArticles ménagers • CadeauxOuvert du mardi au samedi de 9 h à 12 het de 14 h à 19 hZ.I. - 14 rue de l’Industrie - 25660SAÔNE (en face des carrelages Climent)Tél. 03 81 55 91 57Fax 03 81 55 28 94Mail : artcuisine@wanadoo.frwww.artcuisine-25.com


enfanceAvec Puzzle, chacuntrouve sa placeLes couples qui veulent résoudreleurs conflits, avant, pendant ouaprès la séparation, peuvent trouverune oreille attentive auprès dePuzzle. L’Association de sauvegardede l’enfance, de l’adolescence et del’adulte du Pays de Montbéliard acréé ce service de médiation socialeen 2003. « Le tiers neutre qu’est lemédiateur va amener le couple àtrouver un terrain d’entente afind’aboutir à un accord au terme de lamédiation », souligne la responsable,Nathalie Pernin. Ce service est aussiproposé, sur rendez-vous, dans lesMaisons des services de Maîche,Morteau et Valdahon.Contacts :• Aline Sallé, CMS de Valdahon,tél. 03 81 26 04 18• Marielle Perrin, CMS de Maîche,tél. 03 81 64 06 57• Nathalie Pernin, service Puzzle,tél. 03 81 98 17 61Séparation, divorce…Les enfants aussi ont besoin d’en parlerSi les adultes peuvent trouver un espace où parler de la séparation, iln’en va pas de même pour les enfants. Partant de ce constat, des professionnelsdu Conseil général et du service Puzzle ont élaboré un projet degroupes d’expression à destination des jeunes de 6 à 11 ans.Depuis un peu plus d’un an, les servicessociaux du Conseil généralorientent les couples séparés, en conflit,au service de médiation familiale Puzzle(voir ci-contre). Très vite, il est apparu qu’ilmanquait un espace d’expression réservéaux enfants.« Nous nous proposons d’organiser untemps de dialogue avec les enfants pourles aider à dédramatiser et à reprendreconfiance dans leurs propres ressources »,explique Nathalie Pernin, responsable dePuzzle. « Ce n’est pas un lieu thérapeutique.Lors des séances, nous abordonsdes thèmes qui favorisent l’expression desémotions :“L’annonce de la séparation”, “Ettoi, comment réagis-tu ?”, “Ce qui change,ce qui ne change pas”, “Et toi dans toutça ?”. Ainsi, chacun des enfants peut exprimerson ressenti et retrouver sa placed’enfant malgré la séparation. »« Nous nous adressons à des jeunes de6 à 11 ans. Les quatre séances commencentpar un temps de relaxation », complèteAline Sallé, assistante sociale qui préparela constitution d’un groupe au centremédico-social de Valdahon (voir ci-contre).« Pour faciliter les échanges, nous nous appuyonssur des supports ludiques tels quele jeu, le dessin, la pâte à modeler… Ainsi,chaque enfant peut entreprendre un cheminementdans un climat de confiance.À la fin de ce cycle, un temps de restitutionest proposé aux familles. »Un appui pour rebondir« Dans cette période de grands changementsqu’est la séparation, les parents nesont pas aussi disponibles qu’ils le souhaiteraientpour accueillir le vécu de l’enfant,poursuit Aline Sallé. C’est pourquoi legroupe d’expression peut être un appui. »La conclusion d’une telle expérience revientà un jeune participant : « Ça fait dubien de parler et d’être écouté ! »Un groupe en projetà ValdahonUn groupe d’expression se met enplace pour les jeunes de 6 à 11 ans,au centre médico-social de Valdahon,de novembre 2010 à janvier 2011.La participation est gratuite. Deuxséances de présentation du dispositif,ouvertes à tous, sont prévues :le mardi 9 novembre à 20h et lemercredi 10 novembre à 14h30.Lieu : Maison des services, 5 place duGénéral-de-Gaulle.20 vu du doubs novembre 2010


19-21Nov. 2010Ven. 14h - 22hSam. 10h - 20hDim. 10h - 18hTournage& Arts du BoisGrand marché nocturnevendredi de 18 h à 22 hEntrée GratuiteEn partenariat avec :ProduitsRégionauxLivres& CultureInvitéd’honneurDoubsTerred’ÉlevageMicropolis - Besançonune organisationwww.micropolis.netSans titre-37 1 14/10/10 16:03:03ASPIRATION CENTRALISÉEASPIRATION DES POUSSIERESPuissance – Performance – RésistanceDeux fois plus de puissance qu’un aspirateur traditionnel.Centrale d’encombrement réduit, idéale pour les appartementscar elle peut être installée dans un placard.Une prise pour 80 m 2 .INSTALLATIONSANS DéGRADATIONDE VOTRE INTéRIEURinfos@ecodoubio.frwww.ecodoubio.fr03 81 43 28 75ASPIRATION DES SUBSTANCESLIQUIDES ET SOLIDESEfficacité – FiabilitéUne forte puissance de succion.Aucune perte d’aspiration grâce au système cycloniquequi offre une aspiration constante.Refoulement de l’air vicié à l’extérieur.Facilité d’entretien.MERCI…Samuel JACQUET, gérant.Ets LEGAIN Serge5 chemin du Vieux Village25170 CHAMPAGNEYTél. : 03 81 59 08 87ASPIRATION A VIDANGEAUTOMATIQUESimplicité – PolyvalenceNous sommes les premiers au monde à présenterune centrale d’aspiration à vidange automatique.Aspire les matières solides et liquides.Séchage des sols intérieurs et extérieurs.Courriel : drainvacfc@wanadoo.fr – Site : www.drainvac-legain.com500040003000200010000Jui Aoû Sep Oct NovProd EstiméeProd Réelle


collègesUn écrin aéré.Agencement après restauration.Une frise raffinée.Mosaïque : un retour à la lumièreaprès 2 000 ans d’obscuritéOn peut avoir 2 000 ans et rester coquette. La mosaïque à décor géométriquedu collège Lumière revient. Redécouverte il y a six ans et priseen charge par le Département, cette honorable dame a bénéficié detoutes les attentions de professionnels.Le lancement des travaux de reconstructiondu collège Lumière, à Besançon,par le Département, en 2003, avait permisà l’Institut national de recherches archéologiquespréventives (INRAP) de mener unvaste chantier de fouilles. Pendant un an,une moisson de renseignements et desdécouvertes exceptionnelles ont pu êtreréalisées. Notamment, une somptueuse etimmense domus a été repérée, l’une desplus vastes du Besançon d’alors, avec unesurface qui devait atteindre les 6000 m 2 .À l’intérieur de cette riche demeure, d’impressionnantesmosaïques ont été mises àjour. Celle de Neptune, celle de Méduse etla mosaïque à décor géométrique de 85 m 2 .Cette dernière, désormais propriété du Département,a été transportée à Périgueux,dans les ateliers de l’entreprise SOCRA, spécialistede la restauration de monumentshistoriques où elle a bénéficié de soins particuliers(voir encadré).Dans un écrin très techniqueCette opération désormais terminée, ellerevient à Besançon reprendre possessionde son environnement. En avril 2004, aumoment de la découverte de ces œuvresexceptionnelles, le président du Conseilgénéral, Claude Jeannerot, s'était engagéà valoriser l'une d'elles sur le site : unemanière de restituer à la population et auxcollégiens une part de ce patrimoine.Elle prendra place dans un écrin spécialementétudié pour sa conservation et saprotection, tout en permettant au publicde l’admirer sous un plancher de verre et del’approcher au plus près. Le volume en creux,où la mosaïque siège, est pourvu de systèmespour la préserver de l’humidité souterraine,ventiler et déshumidifier l’air. L’éclairage parrampe de leds permet un rendu optimum àtout moment de la journée.Nul doute que cette mosaïque va vite devenirune figure incontournable de Vesontio.Un décor géométrique très priséà l'époque gallo-romaine.Patrick Palem, pdg de la SOCRA :« Un chantier philosophiqueet technique »« La restaurationde cettemosaïqueest à la foisun chantierphilosophiqueet technique.Philosophique,car il y a unparti pris detous les acteurs pour ne pas “trahir”l’objet : on le restaure mais on nele complète pas. On lui garde sonauthenticité, ses fissures, ses tracesd’incendies, car tout cela fait partiede son histoire. Il est importantque l’objet garde son âme. Si nousrestaurons des monuments depuis1964, l’émotion et la passion serenouvellent constamment etrestent présents à chaque chantier.Pour les mosaïques, nous devonsles consolider, voire rehausserlégèrement leurs couleurs etredonner de la dureté à l’ensemblepour qu’elles continuent à traverserles siècles. À titre personnel,je suis ravi que celle-ci retrouve sonemplacement d’origine, au cœurde la ville. Ainsi offerte aux regards,elle refait partie de la vie, de la ville.C’est un petit rappel à l’histoire qui abeaucoup de sens. »novembre 2010vu du doubs23


économieDominique Meier, inventif.Parce qu’elles sont prometteuses, parce qu’elles ont besoin d’un coup depouce, le Conseil général et Développement 25, agence économique duDoubs, accompagnent ces entreprises.Les inventions pratiques de Meier frèresLe savoir-faire de cette entreprise résidedans la conception et la réalisationde machines très spéciales. DominiqueMeier, gérant et seul salarié de cet atelierde mécanique, créé en 1974 avec ses deuxfrères, à Montgesoye, travaille avec unbureau d’études indépendant, pour desprofessionnels du médical, de l’automobile,de la lunetterie ou de l’agroalimentaire.Sa machine à découper le comté aséduit la grande distribution régionale etcommence à intéresser les coopérativesfromagères de Savoie, pour la découpedu beaufort ou d’autres gros fromages demontagne.Pour améliorer les conditions de travailPour compléter sa machine à râper le fromage,une autre de ses inventions, il vientde développer un disque permettant dedécouper la raclette, comme le lui demandaientses clients montagnards. Quant àsa machine à emboîter le mont d’or, elleest testée depuis la saison dernière par lafruitière des Jarrons, près de Morteau. « Peucoûteuse, elle peut être amortie en unesaison. Elle remplace un travail pénible »,assure Dominique Meier. « Je fais du surmesure,essentiellement pour améliorerles conditions de travail. Ce qui m’intéresse,c’est de fabriquer la machine de A à Z et dela vendre. J’installe la machine moi-même,ce que le client apprécie. »Dominique Meïer et Développement 25,qui collaborent ensemble depuis de nombreusesannées, étudient la création d’unsite Internet pour valoriser les produits del’entreprise.Tél. 03 81 62 16 52Voitures propres et batteries régénéréesFin mars 2010, David et Séverine Rémondont ouvert à Besançon unefranchise Clean Auto de rénovation automobile,vite appréciée des concessionnaireslocaux et des particuliers. Depuisseptembre, ils ont démarré une activitécomplémentaire promise au même succès,avec l’appui d’un prêt d’honneur duConseil général, instruit par Développement25... Ils disposent en effet du premieréquipement de régénération de batteriesdu Doubs, de technologie RBC (Régénérationde batteries corporation), suivant unpartenariat avec Clean Auto.qu’avec notre procédé, on arrive à régénérerune batterie deux fois, ce qui faitqu’elle peut durer jusqu’à 15 ans. »Clean Auto, dont l’activité première avaitdéjà permis l’embauche de deux salariés,a recruté un technicien supplémentairepour cette activité consistant à injecterun mélange chimique détruisant le sulfatede plomb de la batterie usée. FrédéricClivet a suivi deux semaines de formation,à Toulouse, et assure seul le pilotage de lamachine pouvant traiter jusqu’à 18 batteriesen 24 heures. « Toutes les batteries detechnologie plomb peuvent être traitéesici, y compris les plus grosses. On arrivemême à améliorer les performances. »Tél. 03 81 48 56 82Davis Rémond, entreprenant.Des performances amélioréesIls misent beaucoup sur cette activité biendans l’air du temps. « Une batterie régénérée,c’est presque 50 % moins cher qu’unebatterie neuve, et on protège la planète »,estime le jeune patron de Batterie 25. « Ladestruction, polluante, est souvent réaliséedans des pays sous-développés, où cesont des enfants qui les démontent. Alors24 vu du doubs novembre 2010


outesVoie toute tracéepour la RD 75Le prolongement de la RD 75 entreSerres-les-Sapins et Franois s’achèveen cette fin d’année. Ce grand projetstructurant qui relie le nord etl’ouest de l’agglomération bisontinea été entièrement financé par leConseil général.C’est l’un des plus imposants chantiersroutiers du Doubs. Non seulement laRD 75 contribue au désenclavement del’agglomération bisontine, de la route deVesoul à celle de Dole… mais elle favoriseaussi le développement des communesenvironnantes, notamment à travers lazone industrielle Eurespace.Après la réalisation du merlon antibruitsà Franois, un ouvrage mixte surplombantla route a été réalisé. Il permet tant à lafaune qu’aux exploitants forestiers etaux randonneurs de traverser la deuxvoiesen toute sécurité. L’achèvementdu dernier tronçon est suivi dulancement des travaux de chaussées etd’assainissement et par l’installationdes équipements de signalisation et desécurité, telles les glissières. L’ouvertureà la circulation est prévue pour cettefin d’année, parallèlement aux derniersaménagements paysagers.La RD 75 contribue au désenclavementde Besançon.Circulation : les transits trop lourdsencadrés dans le Pays de MontbéliardLe schéma des itinéraires poids lourds du secteur est du Pays deMontbéliard agglomération (PMA) entre en fonction en cette find’année pour limiter les transits. Expérimentale, cette opérationpourrait être étendue…Tenant compte de l’évolution du territoire,ce schéma est le fruit d’uneconcertation avec les élus et d’un travailtechnique pointu dont le Conseil général aété le principal animateur. Michel Rondot,conseiller général d’Étupes, explique lesraisons de ce schéma : « Il s’agit de dévierles poids lourds en transit pour les rabattresur l’A36 par les axes structurants tels laRD 437 et la RN 1019. Cela concerne huitcommunes du canton d’Étupes, des communeslimitrophes du Doubs et du Territoirede Belfort. Nous avons réalisé un bontravail de concertation pour aboutir à unaccord général. PMA s’est chargé des étudeset d’établir une proposition sur la signalisationà mettre en place. La desserte locale,zones industrielles et commerces, reste évidemmentpossible. Le but était de concilierle développement économique du secteuret la qualité de vie des habitants. »Vincent Fuster, vice-président du Départementen charge des InfrastructuresLe transit des poids lourds est désormais encadré.notamment, ne cache pas sa satisfaction :« C’était une demande locale forte. Ceschéma est le fruit d’un gros travail techniquemené par nos services, en lien avecles maires, PMA et le Territoire de Belfort,pour trouver un itinéraire satisfaisantpour tous. Pour cela, il faut une connaissancetrès fine du terrain, c’est un travailprécis qui a porté sur 200 carrefours pouren mettre 35 aux normes. Chaque modificationou déviation du tracé en entraînequantités d’autres, en dominos enquelque sorte, qu’il faut répercuter parde nouveaux panneaux de signalisation.Le tout pour un coût de 168 000 € HT,rien que pour le Conseil général. Ce travails’est fait en lien avec l’Agglomération,pour la hiérarchisation et le reclassementdu réseau. »Menée à titre expérimental, cette opérationverra ses résultats mesurés sur le terrain,avant qu’une réflexion plus globalene s’engage à l’échelle de l’Agglomération.novembre 2010vu du doubs25


zoomAnnette, lectrice chevronnée.Christian Demouge, retraité actif.Lire et faire lire :le plaisir de partagerCes retraités bénévolesqui vivent le 3 e âge comme une 3 e vieDe retour dans le Doubs aprèsune carrière en région parisiennedans l’insertion professionnelle,Annette a décidé de fairepartager son goût de la lectureaux jeunes. « Adhérente àla Ligue de l’enseignement,j’interviens dans le cadre del’opération Lire et faire lire, unefois par semaine, dans une écoleprimaire pendant le tempspériscolaire. Développer chezl’enfant les plaisirs de la lecture,les connaissances, la curiosité,l’imaginaire mais aussi laconfiance en soi, c’est pour moiune réelle satisfaction. »Tandis que la lectrice partageson goût pour la littérature,la professionnelle en retraites’implique pour l’insertion desjeunes adultes. « Au sein del’ASEP, je rencontre un publicen difficulté pour l’aider àdévelopper ses compétences,l’aider à rédiger un CV, unelettre de motivation, etc. C’estpour moi une façon d’être utileet de rester dans le coup aussilongtemps que possible ! »« L’âge de la retraite n’est pas et ne doit pas être l’âge du retrait ! » Cetteconviction de Christian Demouge, vice-président du CODERPA, s’appuiesur un constat : quand il s’agit de s’investir pour les autres, dans l’accompagnementscolaire, les loisirs, l’insertion socioprofessionnelle,dans un club senior ou un conseil de sages, les plus de 60 ans répondentvolontiers présents.Nouvelle phase de la vie, la retraiteoffre à chacun la possibilité de consacrerdu temps, selon sa disponibilité et saforme physique, et son expérience, à lavie associative, davantage et mieux quene le permet la période d’activité. Cela sevérifie au quotidien puisque le bénévolatcompte majoritairement des retraités.« Aujourd’hui, près de 25 % d’entre eux(29 % entre 60 et 69 ans, selon nos sources)sont impliqués bénévolement dans uneassociation, un club ou une collectivité,précise Christian Demouge, vice-présidentdu CODERPA (Comité départementaldes retraités et des personnes âgées).Ils interviennent dans des domaines trèsdivers, allant des pratiques sportives àl’accompagnement des malades, en passantpar le coup de main à l’organisationd’événements festifs. » C’est bien… sansêtre encore suffisant, comme le signalentles associations confrontées au déficitchronique de bénévoles.Développer de nouvelles compétences,s’épanouir autrement…« La notion de rôle social, voire d’utilité sociale,échappe parfois aux générations enactivité qui, pour certains, voient le retraitécomme une personne oisive à la chargede la société, estime Christian Demouge.Or, beaucoup de retraités trouvent unéquilibre personnel en s’engageant dansdes structures où leurs savoir-faire, leurspassions, leur désir d’agir pour les autres,injectent de la vitalité dans l’univers associatif,dans la vie citoyenne au sens large.L’implication à titre bénévole doit évidemmentêtre un libre choix et ne pas entraînerde contraintes similaires à celles de lavie professionnelle. Elle constitue certesun engagement, mais adapté à ce que l’onest en mesure de donner. Elle représenteégalement un moyen de développer denouvelles compétences, de s’épanouirautrement, de s’enrichir tout en enrichissantles autres. »26 vu du doubs novembre 2010


cultureRobert Fernier dans le Haut-Doubs.Exposition et conférences :Des Hivers comtoisavec Robert FernierUne quinzaine d’œuvres rassembléesexceptionnellement, à la fermeCourbet, à Flagey, rappellent queRobert Fernier était surnommé le“Peintre de neige” entre les deuxguerres. La plus ancienne date de1922, la plus récente de 1968, toutesexpriment sa fidélité indéfectible àla figuration et à la Franche-Comté.Cette exposition a été réalisée parl’association Robert-Fernier, à lademande du Conseil général. À voirjusqu’au 30 janvier.Parallèlement, des conférences invitentà découvrir l’univers du peintre. FannyCalley, historienne d’art, présenteralele de l’artiste dans la création etl’animation du Salon des annonciades,de 1924 à 1953 : rendez-vous à la Ferme,le 28 novembre, à 15h.Françoise Bédat, l’un des enfants del’artiste, évoquera la vie familiale,le 5 décembre, à 15h.Entrée gratuite. Tél. 03 81 53 03 60Retrouvez le programme complet dela ferme Courbet dans le supplémentÉcoutez voir et sur :musee-courbet-doubs.frLa mémoire de Courbet reste vive à Flagey où se situe l’ancienne ferme de ses parents.Le Pays de Courbet,4 e Ethnopôle nationalDécerné par le ministère de la Culture, le label Ethnopôle donne unedimension scientifique au projet Pays de Courbet, Pays d’artiste portépar le Conseil général.C« e label est attribué à des structuresqui associent action culturelle et rechercheen sciences sociales, en lien avecun thème régional », rappelait LazarePaupert, directeur régional des Affairesculturelles (DRAC), lors de la signature dela convention avec le président du Conseilgénéral, Claude Jeannerot. L’événementse déroulait dans le cadre approprié de laferme Courbet, à Flagey, à l’occasion desjournées du patrimoine, le 19 septembredernier. « En l’occurrence, l’EthnopôlePays de Courbet travaillera sur le rapportentre art et territoire, sous la forme de recherches,de colloques, d’expositions... »« Pour peindre un pays,il faut le connaître »« Courbet ne peut se comprendre sansréférence à son territoire. C’est pourquoinous tenons tant à créer une destinationnature et culture qui associe les sites chersau peintre, depuis la source de la Louejusqu’à Flagey, en passant par Ornans »,soulignait Claude Jeannerot, tout en exprimantsa satisfaction de voir ce labels’ajouter à celui de Musée de France quidistingue le musée d’Ornans.Bientôt, Noël Barbe, conseiller en ethnologieà la DRAC, repartira à la rencontre de lapopulation, comme il l’avait fait en 2000.Cette enquête avait donné naissance àun film gravé dans les mémoires : Le Retourdes paysans de Flagey. Cette fois, NoëlBarbe évaluera l’évolution des mentalitéset des comportements face à la mise envaleur de Courbet et de son œuvre. Uncolloque inaugural devrait se tenir en 2011sur le thème “Art et territoire”. La rééditionde chants populaires collectés par MaxBuchon, un proche de Courbet, figure aussiparmi les projets.Seulement trois autres labels Ethnopôlesont été attribués jusqu’à présent : aumusée de Salagon, en Hautes-Provence,consacré à l’ethnobotanique ; à la maisondu Rhône, à Givors, autour des activitésfluviales ; et au Groupe audois de rechercheet d’animations ethnographiques,à Carcassonne, sur le patrimoine et la mémoire.Nul doute que ce label contribuera àaccroître le rayonnement national etinternational du Pays de Courbet.28 vu du doubs novembre 2010


RRRésidences et ServicesRMaison Rurale pour retraitésR"ESPACE QUENTIN" À SANCEY-LE-GRAND"les constructions en bois…sur mesure10 bis rue de laCombe du Puits25480 Ecole Valentin(Besançon)Tél. 03 81 88 30 48www.prestibois.frAbrisAuventsChaletsBûchersGaragesPergolasMaisonsde loisirsVisiteznotre expoLES CONSTRUCTIONS SUR MESURELes constructions sur mesurePour une documentation plus complète, merci de nous retourner ce couponNom :................................. Adresse : .......................................................................................................................................................Ville : ........................ Code Postal : ..................Tél. : .........................abris de jardin bûchers auvents garages maisons de loisirsLES CONSTRUCTIONS SUR MESURERésidences et Services est situé au centre de Sancey, milieu ruralcalme et très sécurisant.En complément de ces appartements, un pôle médical et service(situé juste à coté) comprend un centre de soins infirmiers avec unservice d’aides-soignantes, une kinésithérapeute, une ortophoniste,une annexe notariale, et plus tard, un cabinet médical.Une salle d’animation et de convivialité sera réalisée pour les résidents.Cette réalisation comporte 17 logements avec garage, si besoin.L’ambiance se veut très chaleureuse et familiale. Chacun possèdeson appartement personnel où il garde son mode de vie et sonindépendance.La structure propose des logements à louer de tailles supérieureset de loyers inférieurs à ceux en cours actuellement sur le marché :> De 550 à 650 €, charges comprises (électricité, eau et chauffage).> 4 appartements de 45 m 2 ,> 13 appartements de 55 m 2 avec chambre individuelle.Tous ont une cuisine intégrée et équipée. Ils sont de plain-pied (sansmarche), spacieux et lumineux. Chaque locataire dispose d’uneterrasse extérieure.Son emplacement> au cœur du centre bourg,> tous commerces à proximité,> en face de la Mairie,> à côté de la Maison de Retraite Médicalisée,> en face de la Gendarmerie et du Collège,> à 100 m de la Caserne des Pompiers.LES CONSTRUCTIONS SUR MESURELES CONSTRUCTIONS SUR MESUREImpasse Sous les Chênes - 25430 SANCEY-LE-GRANDGérant : Thierry SAUVANETTél. 03 81 86 81 70 ou 06 85 70 25 47E-mail : residences-services@orange.frRLES CONSTRUCTIONS SUR MESURE


expositionsL'un des poissons imaginépar Jean-Michel Oudot.Calame,Maillard, OudotLeurs œuvres parlentpour euxRéunis par affinité, ces trois artistesont intitulé Silence leur expositionsingulière. Ils ont en commun de laisserparler leurs œuvres. Et comme elles sontbavardes !« La sculpture est un travail de silence, estimeDominique Calame. Ce sont les matériauxqui me guident dans mon travail,vers un mode d’expression. C’est pourquoije ne veux pas me laisser enfermer dans unstyle. » L’artiste présente ainsi des œuvresrécentes en pierre, en terre, et en bois.“Piscisculpteur”, Jean-Michel Oudot puiseson inspiration dans les eaux profondesde l’imaginaire. Porté par son sujet,puisqu’il est né sous le signe du poisson, ildonne au vertébré aquatique une légèretéaérienne. Ses nouvelles pièces en zinc eten aluminium sont colorées comme s’il lesrapportait d’une pêche exotique.Jacques Maillard a dépouillé ses toilesde tout bavardage paysagiste pour neconserver que l’émotion du regard. Ellesn’ont pas même de titre, le plus souvent,pour mieux laisser le spectateur libred’imaginer les contrées traversées. « Lemot silence traduit l’apparition d’une vieintérieure, précise-t-il, et non pas le rejetdes bruits extérieurs. » Il suffit de regarderpour en convenir.Du 15 novembre au 17 décembre,hall de l’Hôtel du Département,7 avenue de la Gare-d’Eau à Besançon.Tél. 03 81 25 85 78Photos : le Doubs dans tous ses étatsConnu pour son concours international,dont la 14 e édition s’est dérouléeen octobre 2010, le dynamique club photode Colombier-Fontaine est cependant discretdans la région. Pour la première fois,ses 40 membres investissent les cimaisesde la Maison du Département, à Montbéliard.Chacun d’eux propose sa vision denotre département, à travers ses paysages,ses sites urbains, ses habitants… L’argentiquele dispute au numérique, le noir etblanc à la couleur. Si bien que l’ensemblerévèle, dans une grande diversité de styles,Une symphoniede petits rienscréée parIsabelle CharnauxArtiste formée aux beaux-arts de Besançon,Isabelle Charnaux s’attacheà sortir de l’anonymat les rebuts les plusdivers de notre société de consommation,hier appréciés, vite oubliés. L’expositionNobles tavaillons témoigne de cette démarcheà la fois ludique et affective. Enréaction au gaspillage élevé au rang d’artde vivre, son travail consiste dans la revalorisationd’objets quelconques voués àla destruction. Installée à Saint-Point-Lac,dans un environnement préservé et magique,l’artiste procède patiemment parcollage et par peinture pour composerVague de la Malate, par Bernard Flenet.Le Doubs dans tous ses états, titre de cettebelle exposition.Disposant d’une riche photothèque, leclub, présidé par Bernard Rochet, envisagede participer à d’autres expositions enFranche-Comté, en Bourgogne, en Alsace.Sa renommée lui vaut d’organiser descompétitions nationales à la demande dela Fédération photographique de France.Du 4 novembre au 16 décembre, Maison du Département,41 avenue du Maréchal-Joffre à Montbéliard.Tél. 03 81 25 85 78Une seconde vie pour des rebuts.une délicate symphonie de petits riens.Elle aime aussi transformer ses trésorsanodins, usés par le temps, en mobiles élégantset légers. Avec Isabelle Charnaux, lacitrouille se fait carrosse, et la rouille d’unclou a des reflets d’or.Du 9 novembre au 17 décembre,Espace 13-15 rue de la Préfecture à Besançon.Tél. 03 81 25 85 78.30 vu du doubs novembre 2010


opinionsLe groupe socialiste, Verts et divers gaucheà votre écouteLe logement social en dangerChaque semaine apporte son lot d’informations consternantesen provenance des hautes sphères de l’État.De la stigmatisation de certaines populations étrangères,à l’annonce d’un plan de rigueur qui fragilisera les plusmodestes et les classes moyennes, du dossier des retraitesdans lequel le gouvernement refuse de concerter, au désengagementannoncé pour ses prérogatives en matièrede santé, rien ne manque.Les élus des groupes d’opposition départementaleà vos côtésFormer pour mieux insérerTrouver un emploi dans une société où le chômage estenraciné exige de plus en plus de qualifications et nécessitesouvent un projet de reclassement.Ce constat appelle notre collectivité, qui est en charge del’insertion, à développer, avec la Région et Pôle emploi, despolitiques de formation plus adaptées, plus efficaces etplus ambitieuses.Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement projettede prélever sur les organismes HLM 340 M€ par an, de 2011à 2013. Cela s’ajoute à d’autres mesures qui limitent déjàles moyens du logement social. Le budget du logementdiminue : un milliard d’euros a été prélevé sur les fonds du1 % logement, les subventions aux réhabilitations lourdes,les Palulos, ont été pratiquement supprimées.Alors que le besoin est considérable, ces mesuresvont encore réduire la marge de manœuvre desoffices d’HLM, leur capacité d’investissement, et va, àterme, amener les locataires d’aujourd’hui à financerles HLM de demain. Le gouvernement fait ainsi payeraux familles modestes le logement social et finance lesinvestissements des plus aisés avec l’impôt, alors quel’effort devrait être équitablement réparti entre lescitoyens en fonction de leurs capacités contributives.En effet, dans un contexte de crise économique où lesdéparts en retraite font perdre un savoir-faire importantà notre Département, nous constatons paradoxalementque notre collectivité a de plus en plus de mal à limiter lenombre d’allocataires du RSA, et à en supporter le coût.C’est pourquoi, en orientant nos politiques d’insertion versla formation, et pourquoi pas le réapprentissage des fondamentaux,nous redonnerons des perspectives nouvellesà ceux privés d’emploi, et nous répondrons, par ailleurs,avec plus d’efficacité à nos objectifs de réduction de la précaritéet de sécurisation des parcours professionnels.Groupe Démocratie et ProximitéChristine Bouquin, Frédéric Cartier, Yannick Dessent,Jean-Pierre Gurtner, Daniel Leroux, André Péquignot, Marc Pétrement,Patrick Ronot, Jean-Marie Saillard.C’est dans ce contexte que l’élaboration du budget 2011 duConseil général doit se faire sous les effets conjugués desbaisses de ressources et du désengagement de l’État. Celuicise déleste de plus en plus sur les Départements, en particulierdes trois politiques (APA, PCH et RSA) qui devraientpourtant relever de la solidarité nationale. Pour 2010, c’estun manque à gagner pour notre département de 50 M€.Afin de ne pas faire peser cette charge supplémentaire surle seul contribuable local et de maintenir une politiqued’investissement dynamique (routes, collèges, tourisme,culture…), il nous faudra plus que jamais amplifier notremaîtrise des dépenses de fonctionnement.Vous pouvez compter sur toute notre détermination àpoursuivre l’action engagée.Soyons cohérents !La majorité socialiste du Conseil général a dernièrementprésenté aux Doubistes les grandes lignes deson projet pour notre département en 2011. Nous sommesinquiets de voir que l’investissement, véritable levier surl’emploi et la bonne santé économique de notre territoire,n’en finit plus de baisser. L’absence de grands projets estcamouflée par des discours de principe qui ne mènent àrien. Cette simple gestion du quotidien n’est pas la nôtre.Elle a déjà coûté assez cher aux contribuables. Retrouvonsvite une cohérence d’ensemble pour doter notre départementd’un véritable avenir.Danièle Nevers, Barbara Romagnan, Martine Voidey, Éric Alauzet, Jean-Marie Bart, Philippe Beluche, Léon Bessot, Christian Bouday, JacquesBreuil, Paul Coizet, Yves-Michel Dahoui, Vincent Fuster, Gérard Galliot,Noël Gauthier, Claude Girard, Jacques Hélias,Pierre Hélias, Claude Jeannerot, Rémy Nappey, Michel Rondot.Groupe Doubs Avenir (UMP et apparentés)Annick Jacquemet, Louis Cuenin, Jean-François Longeot, Alain Marguet,Jean-Marie Pobelle, Albert Rognon.32 vu du doubs novembre 2010


De 2004 à 20102 000 projets de création d’entreprise accompagnés,857 diplômés des écoles de la CCI du Doubs,2 060 personnes formées.Pour voterwww.jevote.cci.fr/doubsElecVVdD.indd 1 20/10/10 10:06:08


détenteLes bonnes recettes à petits prixl’énigme du doubs # 27 à résoudreCôtes et filet mignon de sanglier• préparation : 20 mn• cuisson : 15 mn environ• 5 € par personneIngrédients pour 4 personnes :spätzle, 4 côtes de sanglier,4 beaux morceaux de filet mignon,80 g de cranberries, 2 cuillères àsoupe de fond de veau, 1 cuillèred'huile de pépins de raisin,100 g de beurre, 2 dl de bon vinrouge, 1 échalote ciseléeTiédir les cranberries et les laisser en attente.Poêler les spätzle avec le beurrependant 3 mn. Cuire les côtes et le filetmignon dans le beurre et l'huile dans unepoêle, suivant la cuisson désirée.Débarrasser dans un plat et laisser reposeren couvrant devant le four.Dégraisser légèrement, blondir l'échalote,déglacer avec le vin rouge et laisser réduire.Incorporer le fond de veau, monterau beurre. Puis dresser les assiettes avecles spätzle, côtes et filet mignon, cranberrieset napper de sauce.Bon appétit.Vous dites Stop à la pub ?Alors dites oui àVu du Doubs multimédia !Vous participez à laréduction des déchets à lasource en apposant un autocollantStop pub sur votre boîte aux lettresmais vous souhaitez continuer à lire Vu duDoubs ? Alors, abonnez-vous à sa versionmultimédia. Face à votre ordinateur, feuilletezle magazine à votre guise. Pour cela, ilvous suffit d’envoyer votre adresse mail à larédaction :vududoubs@doubs.frUn message vous avertira de la sortie dechaque numéro.Consultez la version multimédia auxadresses suivantes :http://vududoubs.doubs.frou www.doubs.fr«Le monde est une horloge et cette horlogea besoin d’un horloger ». Cette phrase bienconnue de Voltaire est gravée sur le socle d’unehorloge monumentale placée dans un jardin public.Dans quelle commune du Doubs se situe cet édifice ?La solution de l’énigme 25ÉtrabonneLa voie à suivre pour résoudre cette énigme menait aisément à ce charmant villageaux confins du Jura et de la Haute-Saône. « La légende des rois mages est restée trèslongtemps vivace, nous rappelle le lauréat, Jean Billard, la fontaine du village auraitreçu leur visite. Le premier a goûté son eau et l’aurait trouvé “bonne”, le deuxième“assez bonne”, et le troisième “très bonne”. » D’où le nom du village. Plus sûrement,celui-ci serait issu du latin bonna et strata, soit bonne route.Par tirage au sort parmi les bonnes réponses reçues, Jean Billard, de Châtillon-le-Duc, agagné le premier lot constitué d’ouvrages sur le Doubs. Les lauréats suivants ont reçuun tee-shirt aux couleurs du Conseil général du Doubs : Jeannine Bourdin, d’Houtaud ;Pierre-Yves Gannard, de Pouligney-Lusans ; Nathalie Pinègre, de Ferrières-les-Bois ;Bénédicte Baudoin, de Besançon.Extrait du règlement du concoursArticle 1 : ObjetLe Conseil général du Doubs organise unjeu concours gratuit ouvert à tous dans sonjournal Vu du Doubs. Sur la base d’un indice, leslecteurs devront trouver le nom d’un site ou d’unmonument du Doubs.Adressez votre réponse à :Vu du DoubsHôtel du Département7 avenue de la Gare-d’Eau25031 Besançon cedexArticle 7 : Dépôt légalLe fait de participer à ce jeu-concours implique l’acceptationpleine et entière du présent règlementdéposé chez maître Jean-Marc Allenbach, huissierde justice associé, 28 rue de la Préfecture, BP 301,25017 Besançon cedex.Vu du Doubs - n° 183 - novembre 2010 • Directeur de la publication : Claude Jeannerot • Codirecteur de la publication :Noël Gauthier • Rédacteur en chef : Patrice David • Rédacteur : Christophe Deplaude • Ont collaboré à ce numéro :Aline Bilinski, Monique Clémens, Hubert Demazure, Nadine Eybert-Baud, Patricia Louis, Véronique Vuillemin-Filippi •Maquette : Communiquez • Réalisation : bigbang.fr • Photogravure : Michel Joly • Photographies : Conseil général duDoubs (Lionel Georges, Benoît Grosjean, Alice Thomé, Aurore Galland et Lucas Masson.) pages 3, 8, 10, 11, 15, 23, 25, 28 -Laurent Cheviet pages 8, 12, 24 - Yves Petit pages 1, 3, 6, 14, 15, 16, 18, 21, 26, 31 - Daniel Nowak pages 13, 17, 25 - Jack Varlet pages3, 26, 27 - Sophie Cousin pour CDT25 page 31 -Droits réservés pages 6, 7, 21, 30 - Jean-Marie Vogt page 34 • Illustrations :Françoise Soeur pages 20, 34 • Vu du Doubs est une publication mensuelle éditée par le Conseil général du Doubs - 7avenue de la Gare-d’Eau - 25031 Besançon cedex - Tél. 03 81 25 80 42 (direction de la communication) - Fax : 03 81 25 80 41- www.doubs.fr et vududoubs@doubs.fr • ISSN : 0294-0329 • Dépôt légal 9958 • Impression : Roularta Printing• Distribution : La Poste • Régie publicitaire : MCC - Tél. 03 81 55 44 44 • Vu du Doubs est imprimé à 231 000 exemplairessur papier UMP 60 g mat.34 vu du doubs novembre 2010


+33 (0)381 822 189 / www.remy-joaillier.comC’Pages Impression - Arbois - 16155Arc-et-Senans1500 habitants, adhèrent aux Petites Cités Comtoises de caractèreS’installer et vivre à Arc-et-SenansContact : Tél. 03 81 57 42 20 - mairie.arc-et-senans@wanadoo.frCommerces et artisanatsdynamiques.Agrandissementde la zone commerciale,cellules disponibles.Liaison ferroviaire vers Lyon,Paris, Strasbourg et la Suisse.Desserte par TER vers Dole,Besançon, Salins-les-Bains,Arbois à moins de 30 minutes.2 écoles primaires, multi accueil,périscolaire, ramassagevers collèges et lycées deSalins-les-Bains et Quingey.Tous services de santé.Projet de construction d’unemaison accueil personnes agées.Camping, Forêt de Chauxet rivière à proximité.Parcelles en Z.I.et Z.A. disponibles.Lotissement au centre du village,21 parcelles à 38 € le m 2 .35 associations sportiveset culturelles


L’habit ne fait pas le moine !Le vrai poêle à accumulation s’appelle Tulikiviwww.tulikivi.frTous bois, même les résineuxOption, kit granulés de bois (pellets) NiettaNOUVEAUTÉ 2010Régulation automatique sans électricité,porte relevable raccort haut et arrière(*)Voir conditions de l’article 200 quater du code général des impôts.ValkiaKaitaTous les poêles en stéatite ne sont pas des poêles à accumulation ! C’est grâceà son "cœur" et toute sa masse en pierre stéatite, que le poêle Tulikivi peut dégagersa douce chaleur par rayonnement durant 12 à 36 heures avec seulement2 à 4 heures de feu. Sa combustion est efficace et propre.Seuls les poêles à accumulation répondent à la norme EN 15250.Eligibles au crédit d’impôt (*), les poêles Tulikivi possèdent le label Flamme Verteet un avis technique du CSTB. De nouvelles options, dont la combustionaux granulés de bois (pellets) et des modèles avec four sont désormais disponibles.CHEMINÉES PAYOT03 81 80 19 2811, route de Chatillon - Espace Valentin - 25048 BESANÇON Cedex - cheminees.payot@wanadoo.fr - www.tulikivi.fr03 81 39 52 9934, Grande rue - 25300 HOUTAUD - cheminees.payot-hautdoubs@orange.fr

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