TFE de Amentor MESSANVI_GEDE DU 2007 - ENGEES
TFE de Amentor MESSANVI_GEDE DU 2007 - ENGEES
TFE de Amentor MESSANVI_GEDE DU 2007 - ENGEES
- Aucun tag trouvé…
Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !
Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.
DÉFINITION D’UNE POLITIQUE DE PRÉVENTION DESDÉCHETS DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMöRATIONORLöANS VAL DE LOIREMöMOIRE DE FIN D’öTUDESMASTÈRE SPECIALISÉ GESTION, TRAITEMENT ET VALORISATION DES DÉCHETSSeptembre <strong>2007</strong><strong>Amentor</strong> <strong>MESSANVI</strong>Maître <strong>de</strong> stage : Mme Natacha BILLET
REMERCIEMENTSJe voudrais remercier M. Charles-Eric LEMAIGNEN, Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Communautéd’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire, d’avoir permis que j’y effectue mon stage.Ce travail a été effectué à la Direction <strong>de</strong> la Gestion <strong>de</strong>s Déchets <strong>de</strong> la Communautéd’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire dirigée par M. Thibaut PAIN, qui m’a fait l’honneur <strong>de</strong>m’accueillir au sein <strong>de</strong> ses services. J’y ai trouvé une ambiance favorable pour mener à bien montravail. Je l’en remercie vivement.Ce rapport n’aurait pas vu le jour sans la confiance, la patience et la disponibilité <strong>de</strong> monmaître <strong>de</strong> stage Mme Natacha BILLET, responsable du service « étu<strong>de</strong>s, collecte et logistique », àla Direction Gestion <strong>de</strong>s Déchets <strong>de</strong> l’agglomération d’Orléans, que je veux vivement remercier. Lapleine confiance qu’elle m’a accordée m’a permis <strong>de</strong> faire un travail personnel qui tient compte <strong>de</strong>saspirations <strong>de</strong> la collectivité. Je voudrais aussi la remercier pour le temps et la patience qu’elle m’aaccordés tout le long <strong>de</strong> ce stage et <strong>de</strong> m’avoir fourni <strong>de</strong> bonnes conditions logistiques <strong>de</strong> travail. Deplus, ces conseils tout au long du stage m’ont aidé à la production <strong>de</strong> ce rapport.Je tiens à remercier le personnel <strong>de</strong> la Direction Gestion <strong>de</strong>s Déchets <strong>de</strong> la Communautéd’Agglomération d’Orléans Val <strong>de</strong> Loire ainsi que tous ceux qui ont participé <strong>de</strong> près ou <strong>de</strong> loinà la réalisation <strong>de</strong> ce travail.Je suis sensible à l’honneur que me fait M. Philippe OUDIN, en acceptant <strong>de</strong> participerau jury en tant que prési<strong>de</strong>nt. Je lui exprime toute ma reconnaissance pour l’intérêt porté à cetravail.J’exprime toute ma gratitu<strong>de</strong> à M. Pierre Robert BOEDEC pour l’honneur qu’il me faiten acceptant d’être rapporteur du jury.Je remercie également M. Jacky MARNOT-HOUDAYER pour l’honneur qu’il mefait en acceptant <strong>de</strong> bien vouloir participer au jury.Enfin, que ma famille trouve ici l’expression <strong>de</strong> toute ma reconnaissance pour m’avoir faitconfiance et soutenu.2
RÉSUMÉLa communauté d’agglomération orléanaise dite l’AgglO comprend environ 273 907 habitants.Cette collectivité joue un rôle essentiel, et ce à différentes échelles : elle se situe dans l’aire d’attractivité <strong>de</strong>Paris et constitue son hinterland tant pour les activités que pour la main d’œuvre ; à l’échelledépartementale, elle se trouve en position dominante par rapport aux autres collectivités. Cettecommunauté d’agglomération englobe 22 communes, certaines étant très urbanisées, et d’autres ayant uncaractère très rural. Parmi les compétences qui lui sont attribuées, celle <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets est l’unedont la visibilité est très apparente pour la population.L’objet <strong>de</strong> ma mission est l’élaboration d’un plan <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets pourla collectivité.La problématique <strong>de</strong> la saturation <strong>de</strong>s exutoires à court ou à long terme, les coûts <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>sdéchets ménagers et les aspects environnementaux <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers sont les principalesmotivations <strong>de</strong> la définition d’une politique <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets par la collectivité.C’est une mission qui a nécessité <strong>de</strong>s visites <strong>de</strong> terrain, <strong>de</strong>s enquêtes et <strong>de</strong>s entretiens avec les différentsacteurs <strong>de</strong> la prévention présents sur le territoire <strong>de</strong> la communauté d’Agglomération d’Orléans.Des visites sur les installations <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s déchets et l’analyse <strong>de</strong> leurs données ont éténécessaires afin <strong>de</strong> pouvoir estimer l’ampleur <strong>de</strong> leur saturation. Des enquêtes sur les déchetteries ontpermis <strong>de</strong> voir dans quelle mesure, il est possible d’allonger la durée <strong>de</strong> vie <strong>de</strong> certains déchets enfouis.Des enquêtes sur le territoire <strong>de</strong> l’Agglomération ont servi à mesurer le taux d’équipement <strong>de</strong>s boîtes auxlettres avec l’autocollant stop pub. Des entretiens et enquêtes auprès <strong>de</strong>s entreprises, <strong>de</strong>s entretiens avecles responsables <strong>de</strong>s communes, <strong>de</strong>s chambres consulaires et <strong>de</strong>s administrations, les fréquentations <strong>de</strong>sanimations mises en place pour influer les comportements <strong>de</strong> consommation et l’analyse <strong>de</strong>s expériencesmenées ailleurs ont permis d’élaborer <strong>de</strong>s réflexions sur les types d’actions à mener sur le territoire <strong>de</strong>l’AgglO.Les préconisations du plan porte sur quinze gran<strong>de</strong>s actions avec à chaque fois une part trèsimportante réservée à l’information et la sensibilisation : compostage et réduction <strong>de</strong> la fractionfermentescible <strong>de</strong>s déchets ménagers, broyage <strong>de</strong>s déchets verts, prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchetsverts, "merci d’épargner ma boîte aux lettres" (Stop pub), séparation <strong>de</strong>s déchets dangereux, sacs et cabasréutilisables, réparation et réutilisation, incitations financières, déchets d’activité <strong>de</strong> soins à risqueinfectieux, exemplarité <strong>de</strong> l’AgglO, promotion <strong>de</strong> l’eau du robinet, achat éco-responsable, constitutiond’un réseau d’acteurs relais et leur formation, déchets d’Equipements Electriques et Electroniques(DEEE), éco-conception.La mise en œuvre opérationnelle du plan <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>man<strong>de</strong> une recherche active <strong>de</strong>partenariat, une implication <strong>de</strong> tous ceux qui sont concernés ainsi qu’un pilotage et un suivi par l’AgglO.Mots clés : action, déchets, Communauté d’Agglomération d’Orléans, prévention3
ABSTRACTThe community of agglomeration Orleans Val <strong>de</strong> Loire known as AgglO has approximately 273.907people insi<strong>de</strong>. This community takes a main part and this on various scales: it’s located in Paris’sattractivity area and constitutes its hinterland both for the activities and the labour. On a <strong>de</strong>partmentalscale, it’s in dominated position comparing to the other communities. This community of agglomerationinclu<strong>de</strong>s 22 cities, some being very urbanized, and others being very rural. Among the responsibilitieswhich are allocating to him, the management of waste is one of the most apparent for the citizens.The object of my mission is to <strong>de</strong>velop a waste prevention policy for the community.The problems of the saturation of the discharge system to short or long term, the management’s costs ofdomestic waste and their environmental aspects are the principal motivations to <strong>de</strong>finite a wasteprevention policy to the community. It’s a mission which required ground’s visits, investigations anddiscussions with the various actors of the prevention present on the community’s area.Visits the installations processing waste and the analysis of their data were necessary in or<strong>de</strong>r to be able toestimate the width of their saturation. Investigations into waste site ma<strong>de</strong> it possible to see up to whatpoint, it is possible to lengthen the lifespan of certain hid<strong>de</strong>n waste. Investigations on the area of thecommunity were used to measure the rate of equipment of the letter-boxes with the sticker stop pub.Discussions and investigations with companies, discussions with the persons in charge for the communes,of the consular rooms and the administrations, the frequentations of the animations installation toinfluence the behaviours of consumption and the analysis of the experiments un<strong>de</strong>rtaken elsewhere ma<strong>de</strong>it possible to work out reflexions on the types of actions to be carried out on AgglO area.The recommendations of the plan relates to fifteen great actions with at each time a reserved veryimportant share to information : composting and reduction of the fermentable fraction of domestic waste,crushing of green waste, prevention of the production of green waste, stop pub, separation of dangerouswaste, bags and baskets reusable, repair and re-use, financial incentives, waste’s activity of care at theinfectious risk, AgglO’s exemplarity, water tap’s promotion , eco-person in charge purchase, constitutionnetwork of actors relay and their formation, e-waste or waste electrical and electronic equipment (WEEE),eco-<strong>de</strong>sign.The implementation of prevention’s policy requires an active search for partnership, an implication of allthose who are concerned as well as a piloting and a follow-up by AgglO.Key words: action, waste, the Community of Agglomeration Orleans, prevention4
SOMMAIRELEXIQUE......................................................................................................................................................................6LISTE DES FIGURES ET TABLEAUX................................................................................................................7Introduction ...................................................................................................................................................................8I-PRESENTATION DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION ORLEANS VAL DE LOIRE(L’AGGLO) ...................................................................................................................................................................91-Localisation.................................................................................................................................................................92-Historique <strong>de</strong> l’AgglO .............................................................................................................................................113-Compétences <strong>de</strong> l’AgglO........................................................................................................................................124-Financement du service public d’élimination <strong>de</strong>s déchets.................................................................................135-Présentation <strong>de</strong> la Direction <strong>de</strong> la Gestion <strong>de</strong>s Déchets ...................................................................................136-Présentation <strong>de</strong> la mission......................................................................................................................................14II-ELEMENTS DE JUSTIFICATION D’UN PLAN DE PREVENTION POUR L’AGGLO ET CEQUI CE FAIT AILLEURS...................................................................................................................................... 151-Définition <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong>s déchets...............................................................................................................152-Cadre réglementaire <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets et la prévention .......................................................................153-Données du gisement <strong>de</strong> déchets sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO ..........................................................................184-Eléments <strong>de</strong> comparaison ..................................................................................................................................... 245-Mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO................................................................................256-Coûts <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers .............................................................................................................. 327-Les aspects environnementaux <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers : pollution et qualité <strong>de</strong>s milieux..... 338-Ce qui ce fait ailleurs en termes <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets............................................................................. 419-Actions <strong>de</strong> prévention sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO ............................................................................................ 4410-Echelons territoriaux <strong>de</strong> la politique <strong>de</strong> prévention et l’AgglO .................................................................... 4711-Recensement <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> la prévention sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO........................................................ 48III-PROGRAMME DE PREVENTION DE L’AGGLOMERATION D’ORLEANS ETORGANISATION DE LA MISE EN ŒUVRE ................................................................................................ 511-Principaux objectifs prévisionnels qualitatifs ......................................................................................................512-Principaux objectifs prévisionnels quantitatifs....................................................................................................513-Le contenu du plan..................................................................................................................................................523.1-Compostage et réduction <strong>de</strong> la fraction fermentescible <strong>de</strong>s déchets ménagers............................... 533.2- Broyage <strong>de</strong>s déchets verts ....................................................................................................................... 563.3-Prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets verts ..................................................................................... 583.4-Merci d’épargner ma boîte aux lettres !.................................................................................................. 593.5- Séparation <strong>de</strong>s déchets dangereux ......................................................................................................... 623.6-Sacs et cabas réutilisables.......................................................................................................................... 633.7-Réparation et réutilisation......................................................................................................................... 653.8-Incitations financières ............................................................................................................................... 663.9-Déchets d’activité <strong>de</strong> soins à risque infectieux...................................................................................... 683.10-Exemplarité <strong>de</strong> l’AgglO.......................................................................................................................... 703.11-Promotion <strong>de</strong> l’eau du robinet............................................................................................................... 713.12-Achat éco-responsable............................................................................................................................ 733.13-Constitution d’un réseau d’acteurs relais et leur formation .............................................................. 743.14-Les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE)............................................... 763.15-Eco-conception........................................................................................................................................ 78Conclusion................................................................................................................................................................... 80Bibliographie ............................................................................................................................................................... 81GLOSSAIRE .............................................................................................................................................................. 83ANNEXES ................................................................................................................................................................. 86TABLE DES MATIERES……………………………………………………………………………...925
LEXIQUEADEME : Agence De l’Environnement et <strong>de</strong> la Maîtrise <strong>de</strong> l’EnergieAGGLO : Communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> LoireAV : Apport VolontaireCCI : Chambre du Commerce et <strong>de</strong> l’IndustrieCG : Conseil GénéralCMA : Chambre <strong>de</strong>s Métiers et <strong>de</strong> l’ArtisanatCOUNA : COUrriers Non AdressésCS<strong>DU</strong> : Centre <strong>de</strong> Stockage <strong>de</strong>s Déchets UltimesDASRI : Déchets d’Activité <strong>de</strong> Soins à Risque InfectieuxDDM : Déchets Dangereux <strong>de</strong>s MénagesDEEE : Déchets d’Equipements Electriques et ElectroniquesDIB : Déchets Industriels BanalsDIS : Déchets Industriels SpéciauxDMA : Déchets Ménagers et AssimilésDMr : Déchets Ménagers résiduelsDV : Déchets VertsFFOM : Fraction Fermentescible <strong>de</strong>s Ordures MénagèresEPCI : Etablissement Public <strong>de</strong> Coopération IntercommunaleJRM : Journaux, Revues, MagazinesMS : Matière SèchePAP : Porte à PortePAV : Points d’Apports VolontairesPDEDMA : Plan Départemental d’Elimination <strong>de</strong>s Déchets Ménagers et assimilésPREDIS : Plan régional d’élimination <strong>de</strong>s déchets industriels spéciauxPREDAS : Plan Régional d’Elimination <strong>de</strong>s Déchets d’Activité <strong>de</strong> SoinsREFIOM : Résidus d’Epuration <strong>de</strong>s Fumées d’Incinération <strong>de</strong>s Ordures MénagèresREOM : Re<strong>de</strong>vance d’Enlèvement <strong>de</strong>s Ordures MénagèresRI : Re<strong>de</strong>vance incitativeRS : Re<strong>de</strong>vance SpécialeSTEP : STation d’EPuration <strong>de</strong>s eaux uséesTEOM : Taxe d’enlèvement d’ordure ménagèreUTOM : Unité <strong>de</strong> Traitement d’Ordures MénagèresUIOM : Usine d’Incinération <strong>de</strong>s Ordures ménagères6
LISTE DES FIGURES ET TABLEAUXFigure 1 : carte <strong>de</strong> localisation <strong>de</strong>s communes <strong>de</strong> la Communauté d’agglomération Orléans Val <strong>de</strong>Loire.............................................................................................................................................................................10Figure 2 : <strong>de</strong>nsité <strong>de</strong> population en 1999 et taux <strong>de</strong> valorisation moyen <strong>de</strong> 1990 à 1999...............................11Figure 3 : La prévention : du bien au déchet..........................................................................................................15Figure 4 : Evolution du tonnage global en 5 ans (2001-2006).............................................................................18Figure 5 : Evolution <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> DMr.............................................................................................................19Figure 6 : Evolution <strong>de</strong>s recyclables.........................................................................................................................19Figure 7 : Evolution <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> verre hors déchetterie...............................................................................19Figure 8 : Evolution <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> DDM <strong>de</strong>puis 2001....................................................................................20Figure 9 : Répartition <strong>de</strong>s DDM par type en 2006................................................................................................20Figure 10 : Evolution <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong>s encombrants...........................................................................................21Figure 11 : les déchets <strong>de</strong>s services techniques.......................................................................................................21Figure 12 : Equipements communautaires et privés utilisés par l’AgglO...........................................................26Figure 13 : Synoptique <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s DMA et <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>s professionnels...............................................27Figure 14 : La capacité <strong>de</strong> stockage et les prévisions d’évolution du gisement à enfouir dans le Loiret......31Figure 15 : Les quantités <strong>de</strong> déchets traités sur les installations <strong>de</strong> l’AgglO......................................................32Figure 16 : Coûts à la tonne : incinération, compostage et tri (hors recettes)...................................................32Figure 17 : Coût à la tonne (TTC) <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>s filières <strong>de</strong> traitement......................................................33Figure 18 : Schéma conceptuel privilégiant la réutilisation et la réparation......................................................77Tableau 1 : Nature <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>s professionnels et estimation <strong>de</strong> la CMA...................................................22Tableau 2 : Estimation du gisement <strong>de</strong> DIB à partir <strong>de</strong> fichiers <strong>de</strong> la CCI et <strong>de</strong> ratio ADEME..................22Tableau 3 : Estimation du gisement <strong>de</strong> DIS par la CMA.....................................................................................23Tableau 4 : comparaison <strong>de</strong>s ratios <strong>de</strong> l’AgglO avec ceux <strong>de</strong> Tours plus, Rennes Métropole et AngersMétropole.....................................................................................................................................................................24Tableau 5 : capacité du centre <strong>de</strong> tri avec les ratios actuels..................................................................................28Tableau 6 : capacité du centre <strong>de</strong> tri avec <strong>de</strong>s ratios améliorés............................................................................28Tableau 7 : évolution du tonnage <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglO à incinérer................................................................29Tableau 8 : évolution du tonnage <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglO et <strong>de</strong>ux syndicats <strong>de</strong> communes extérieurs àincinérer........................................................................................................................................................................29Tableau 9 : Les CS<strong>DU</strong> II du Loiret et <strong>de</strong> départements limitrophes..................................................................30Tableau 10 : Les plates-formes <strong>de</strong> compostage du Loiret....................................................................................31Tableau 11 : les émissions directes <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre....................................................................................34Tableau 12 : les émissions évitées.............................................................................................................................35Tableau 13 : contribution à l’acidification...............................................................................................................36Tableau 14 : Bilan énergétique global.......................................................................................................................38Tableau 15 : baisse prévisionnelle du tonnage <strong>de</strong>s DMr.......................................................................................52Tableau 16 : les objectifs <strong>de</strong> l’action <strong>de</strong> compostage et <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong> la FFOM..........................................53Tableau 17 : estimation gisement évité par le compostage...................................................................................55Tableau 18 : coût d’achat <strong>de</strong>s composteurs.............................................................................................................55Tableau 19 : Estimation d’économie réalisée selon le mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> traitement........................................................56Tableau 20 : estimation <strong>de</strong> DV évité et d’économie à réaliser.............................................................................57Tableau 21 : Taux d’équipement <strong>de</strong>s boîtes aux lettres en stop pub selon le type d’habitat...........................59Tableau 22 : COUNA évités et taux d’équipement <strong>de</strong>s boîtes aux lettres.........................................................60Tableau 23 : Les économies à réaliser par l’affichage <strong>de</strong> stop pub......................................................................61Tableau 24 : Le surcoût <strong>de</strong> la distribution <strong>de</strong> journaux municipaux dans les boîtes aux lettres avec stoppub.................................................................................................................................................................................61Tableau 25 : Estimation du gisement <strong>de</strong>s DDM....................................................................................................62Tableau 26 : prévision <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong> DDM...........................................................................................................63Tableau 27 : Estimation du gisement diffus <strong>de</strong> DASRI hors ménages..............................................................68Tableau 28 : Economie attendue <strong>de</strong> la promotion <strong>de</strong> l’eau du robinet..............................................................737
IntroductionL’évolution <strong>de</strong>s mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> vie et <strong>de</strong> consommation ont entraîné <strong>de</strong>puis quarante ans unecroissance <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets, notamment <strong>de</strong>s déchets ménagers et assimilés. Malgré les effortsconsentis et les performances <strong>de</strong>s dispositifs mis en place, la gestion <strong>de</strong> ces déchets <strong>de</strong>meure un défi pourles collectivités, tant sur le plan <strong>de</strong> l’environnement que sur le plan économique.Un habitant <strong>de</strong> la communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire (L’AgglO) produit enmoyenne 509 kg/an <strong>de</strong> déchets par an (Rapport sur le prix et la qualité du service public d’élimination <strong>de</strong>sdéchets, 2006). Si la baisse du ratio d’ordures ménagères résiduelles produites constitue une évolutionfavorable, cette baisse est neutralisée par une augmentation <strong>de</strong>s déchets d’emballage collectéssélectivement et <strong>de</strong>s déchets apportés en déchetteries. Le ratio global <strong>de</strong> déchets produits par habitantcontinue <strong>de</strong> progresser au cours <strong>de</strong> ces <strong>de</strong>rnières années. La communauté d’agglomération d’Orléansvoudrait relever le défi visant à enrayer cette croissance <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> déchets par l’élaboration et lamise en œuvre d’un plan <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets. Elle se donne comme ambition d’agir en faveur <strong>de</strong> laprévention et <strong>de</strong> la réduction à la source <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> déchets, avec comme objectif <strong>de</strong> stabiliserdans un premier temps, pour réduire ensuite, le flux <strong>de</strong> déchets ménagers et assimilés présentés à lacollecte. A terme, il s’agit pour elle d’inverser la tendance <strong>de</strong> la croissance <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets.Le plan <strong>de</strong> prévention a pour ambition <strong>de</strong> faire évoluer les comportements <strong>de</strong>s particuliers, maisaussi celui <strong>de</strong>s collectivités et <strong>de</strong>s entreprises, au niveau <strong>de</strong> la production comme au niveau <strong>de</strong> laconsommation (achat, utilisation, gestion domestique). La prévention et la réduction à la source <strong>de</strong> laproduction <strong>de</strong> déchets s’inscrivent comme une action volontariste continue et <strong>de</strong> long terme, qui <strong>de</strong>vrapermettre d’atteindre, voire <strong>de</strong> dépasser, <strong>de</strong>s objectifs généraux avec <strong>de</strong>s dispositions prévues à court, àmoyen et long terme.Afin <strong>de</strong> pouvoir mener au mieux le plan <strong>de</strong> prévention, <strong>de</strong> nombreux aspects sont à prendre enconsidération, en particuliers les aspects réglementaire, financier, environnemental, technique, et social. Ils’agit en outre d’un travail en coordination avec différents organismes (Chambres <strong>de</strong> métiers, chambres <strong>de</strong>commerces et d’industries, les communes, les entreprises, les administrations, les associations…).Pour établir un plan <strong>de</strong> prévention pour l’AgglO, nous avons fait, dans la mesure du possible, letour <strong>de</strong>s acteurs présent sur son territoire (collectivités, administrations, chambres consulaires, entreprises,associations…).Par ailleurs, l’intérêt <strong>de</strong> la thématique <strong>de</strong> la prévention, outre le fait que le contexte national s’yprête (en 2004, lancement du plan national d’actions pour la prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets :premier plan national <strong>de</strong> prévention en Europe), rési<strong>de</strong> dans le fait qu’il soit un sujet transversal à tous lesacteurs <strong>de</strong> la société. En effet, la prévention réunit à la fois l’Etat (Ministère <strong>de</strong> l’Ecologie et duDéveloppement et <strong>de</strong> l’Aménagement durables, ministère chargé <strong>de</strong> l’agriculture, ADEME), lesassociations <strong>de</strong> consommateurs et <strong>de</strong> protection <strong>de</strong> l’environnement, les collectivités, les entreprises, lesprofessionnels du déchet. C’est un sujet qui permet <strong>de</strong> rencontrer <strong>de</strong> nombreux interlocuteurs, <strong>de</strong> traiterles aspects économiques, environnementaux et sociaux.Le plan <strong>de</strong> prévention est conçu pour une collectivité locale, la communauté d’Agglomérationd’Orléans. Pour comprendre le contexte dans lequel s’inscrit ce plan, nous vous présenterons dans unepremière partie la Communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire. Dans un second temps, noustenterons <strong>de</strong> montrer qu’une politique <strong>de</strong> prévention est impérative pour l’AgglO et exposerons quelquespolitiques locales <strong>de</strong> prévention. Enfin, la troisième partie permettra d’exposer les actions <strong>de</strong> prévention àmettre en place.8
3.3-Organisation administrativeLa communauté d’agglomération comprend plusieurs services répartis sur divers sites <strong>de</strong> la villed’Orléans :• Direction Générale• Cabinet du Prési<strong>de</strong>nt• Direction <strong>de</strong> la Communication• Direction Générale Adjointe en charge <strong>de</strong>s services fonctionnels• Direction <strong>de</strong>s Finances• Direction <strong>de</strong>s Ressources Humaines• Direction <strong>de</strong>s Marchés et Assemblées délibérantes• Direction <strong>de</strong> la Politique <strong>de</strong> la Ville• Direction <strong>de</strong> l’Aménagement et du Développement Economique• Centre <strong>de</strong> Formation <strong>de</strong>s Apprentis• Direction <strong>de</strong>s Déplacements et <strong>de</strong>s Infrastructures• Direction <strong>de</strong> l’Environnement-Direction Gestion <strong>de</strong>s Déchets-Direction Assainissement-Direction Etu<strong>de</strong>s et Développement Durable4-Financement du service public d’élimination <strong>de</strong>s déchetsLe service public d’élimination <strong>de</strong>s déchets (collecte et traitement) sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO estfinancé par :• La taxe d’enlèvement <strong>de</strong>s ordures ménagères (TEOM), principale source <strong>de</strong> financement duservice public d’élimination <strong>de</strong>s déchets soit 71,94 % (données, 2006)• Les recettes <strong>de</strong>s syndicats <strong>de</strong> communes extérieurs (Artenay et Beaugency) : 7,60 % (données,2006),• Les recettes liées au tri (soutien Eco-Emballages, reprise <strong>de</strong>s matériaux) : 7,82 % (données, 2006),• Les recettes liées aux activités privées : 7,32 % (données, 2006),• Les recettes diverses (pénalités sur marchés…) : 0,26 % (données, 2006),• La re<strong>de</strong>vance spéciale avec 161 contrats : 4,11 % (données, 2006),• Les recettes liées aux professionnels en déchetteries : 0,32 % (données, 2006),Le budget <strong>de</strong> fonctionnement se caractérise par un « petit équilibre » (équilibre <strong>de</strong> fonctionnementhors charges indirectes : amortissements, charges financières et <strong>de</strong> structure) présent <strong>de</strong>puis 2003 etconforté en 2006 avec un écart positif <strong>de</strong> 3 millions d’euros entre les recettes et les dépenses.5-Présentation <strong>de</strong> la Direction <strong>de</strong> la Gestion <strong>de</strong>s DéchetsLa direction <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglO dispose d’un effectif <strong>de</strong> 167 agents permanents et 4emplois jeunes. Ce personnel est réparti en services puis subdivisé en pôles :• Affaires financières et administratives : gestion comptable et administrative• Valorisation : suivi <strong>de</strong> l’exploitation <strong>de</strong> l’unité <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s ordures ménagères, gestion <strong>de</strong>sdéchets <strong>de</strong> professionnels, suivi et exploitation <strong>de</strong>s déchetteries• Etu<strong>de</strong>s, collecte et logistique : optimisation et développement <strong>de</strong>s collectes, compostage individuelet prévention, logistique (garage, mécanique, gestion et distribution <strong>de</strong>s bacs/sacs),communication/sensibilisation et animations• Collecte au quotidien : exploitation en régie (collecte en point d’apport volontaire/transferts,nettoyage <strong>de</strong>s points d’apports volontaires, collecte en porte à porte) et contrôle <strong>de</strong>s prestataires,sensibilisation <strong>de</strong>s habitants et suivi <strong>de</strong> la réglementation.J’ai été rattaché au service « Etu<strong>de</strong>s, collecte et logistique » lors <strong>de</strong> mon stage.13
6-Présentation <strong>de</strong> la missionLes objectifs qui nous sont assignés au début <strong>de</strong> notre travail sont notamment :• d’établir un bilan <strong>de</strong>s opérations <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets menées par l’AgglO(technique et économique) sur cette thématique tant en interne qu’en externe,• <strong>de</strong> faire l’état <strong>de</strong>s lieux <strong>de</strong>s politiques <strong>de</strong> prévention menées sur le territoire national,• <strong>de</strong> recenser <strong>de</strong>s acteurs potentiels <strong>de</strong> la prévention sur le territoire <strong>de</strong> l’agglomération,• <strong>de</strong> réaliser un bilan <strong>de</strong>s potentialités à court, moyen et long terme et <strong>de</strong> rechercher <strong>de</strong> partenariats,• <strong>de</strong> définir d’une stratégie <strong>de</strong> la prévention, impact <strong>de</strong> cette stratégie sur les autres politiques <strong>de</strong>l’AgglO (développement économique, cohésion sociale, moyens généraux…),• <strong>de</strong> faire une évaluation économique,• et <strong>de</strong> réfléchir sur une démarche <strong>de</strong> communication, d’initiation d’opérations <strong>de</strong> sensibilisation(gui<strong>de</strong>, exposition, réunions d’information, journées <strong>de</strong> la prévention…).Pour commencer, il est nécessaire <strong>de</strong> comprendre ce que recouvre la démarche préventive en matière<strong>de</strong> production <strong>de</strong>s déchets. Il est également important <strong>de</strong> voir si la prévention <strong>de</strong> la production estréglementée. Enfin, il s’agit <strong>de</strong> voir dans quelle mesure une stratégie <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets est unimpératif pour la communauté d’agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire puis d’exposer ce qui se passeailleurs en terme <strong>de</strong> prévention.14
II-ELEMENTS DE JUSTIFICATION D’UN PLAN DE PREVENTIONPOUR L’AGGLO ET CE QUI CE FAIT AILLEURS1-Définition <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong>s déchetsLa prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets peut être définie comme l’ensemble <strong>de</strong>s mesures etactions, notamment au niveau <strong>de</strong> la conception, <strong>de</strong> la production, <strong>de</strong> la distribution et <strong>de</strong> la consommationd’un bien, visant à :• Réduire les quantités <strong>de</strong> déchets produits, c’est la prévention quantitative ;• Réduire leur nocivité et/ou améliorer leur caractère valorisable, c’est la prévention qualitative(ADEME, 2006).Il s’agit donc <strong>de</strong> « toutes les actions situées essentiellement avant la l’apparition du déchet (....) ou <strong>de</strong> saprise en charge par un éliminateur » (Francis Chalot, 2001). Ces actions peuvent viser :-une réduction <strong>de</strong>s déchets à la source notamment pendant l’extraction <strong>de</strong>s ressources, la fabrication, letransport et la distribution,-une éco-consommation par l’acte l’achat, une gestion responsable, la réutilisation et le réemploi. Ce sont<strong>de</strong>s actions qui permettent d’éviter <strong>de</strong>s flux <strong>de</strong> déchets ou <strong>de</strong> les détourner. Par contre la minimisation <strong>de</strong>sdéchets inclut la prévention et le recyclage (Cf. figure 3).ABANDON <strong>DU</strong> PRO<strong>DU</strong>IT :apparition du déchetExtractionFabricationTransportDistributionAchatUtilisationGestion parle détenteurRéduction à la sourceEco-consommationRéutilisationRéemploiCollectepublique ouprivéeRecyclageMinimisation <strong>de</strong>s déchetsIncinération ouEnfouissementFlux évitésFlux détournésPREVENTION DE LA PRO<strong>DU</strong>CTION DES DECHETSGESTION DES DECHETSFigure 3 : La prévention : du bien au déchet2-Cadre réglementaire <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets et la préventionLes principes <strong>de</strong> la réglementation française ont eu un aspect "prévention <strong>de</strong>s déchets". Laréduction est <strong>de</strong>venue plus explicite ces <strong>de</strong>rnières années. Pour l’illustrer, nous avons relevé les principauxtextes et plans qui régissent la gestion <strong>de</strong>s déchets.15
2.1-Directive cadre sur les déchets (13 février <strong>2007</strong>)Les députés européens <strong>de</strong>man<strong>de</strong>nt que les Etats membres établissent <strong>de</strong>s programmes <strong>de</strong>prévention, à l’échelle nationale, dans les 18 mois qui suivront l’entrée en vigueur <strong>de</strong> la directive. Les Etatsmembres <strong>de</strong>vront prendre toutes les mesures pour stabiliser la production globale <strong>de</strong> déchets d’ici à 2012,par comparaison au niveau atteint en 2008. Des objectifs chiffrés sont même posés pour « tendre vers unesociété européenne du recyclage et <strong>de</strong> contribuer à un niveau élevé <strong>de</strong> ren<strong>de</strong>ment <strong>de</strong>s ressources d’ici 2020» (Amorce, <strong>2007</strong>). Les Etats membres <strong>de</strong>vront atteindre « au moins un niveau global <strong>de</strong> réutilisation et <strong>de</strong>recyclage <strong>de</strong> 50% pour les déchets soli<strong>de</strong>s urbains et <strong>de</strong> 70% pour les déchets <strong>de</strong> construction, <strong>de</strong>démolition, d’industrie et <strong>de</strong> fabrication.» (Amorce, <strong>2007</strong>).2.2-Plan national <strong>de</strong> soutien au compostage domestiqueLe compostage individuel est un <strong>de</strong>s moyens les plus évi<strong>de</strong>nts pour réduire les quantités <strong>de</strong>déchets pris en charge par les collectivités et permet à tous ceux qui logent en habitat individuel <strong>de</strong>participer <strong>de</strong> façon simple à la réduction <strong>de</strong>s déchets.L’objectif du plan est d’impliquer annuellement 100 000 foyers concernés par le compostageindividuel (MEDAD, 2006).2.3-Les axes <strong>de</strong> la politique <strong>de</strong>s déchets : communication du 21 septembre 2005 auxassises nationales déchets <strong>de</strong> la BauleMadame la ministre Nelly Ollin a présenté les principaux axes <strong>de</strong> la future politique <strong>de</strong>s déchets :-Réduction <strong>de</strong> la quantité <strong>de</strong>s déchets ménagers enfouis ou incinérés <strong>de</strong> 290 kg/hab./an à 250 kg en 2010et à 200 en 2015,-Fermeture <strong>de</strong> toutes les décharges non autorisées à l’horizon <strong>2007</strong> avec, en complément un doublement<strong>de</strong>s taxes sur les flux entrants sur les décharges non autorisées-Augmentation <strong>de</strong> 50 % du tarif d’achat <strong>de</strong> l’électricité produite à partir du biogaz-Attention particulière à la prévention <strong>de</strong>s déchets avec, entre autres, le soutien financier <strong>de</strong> 100 chargés <strong>de</strong>mission prévention au sein <strong>de</strong>s collectivités et le développement du compostage individuel-Création d’une taxe au profit <strong>de</strong>s communes accueillant un centre <strong>de</strong> traitement ou un incinérateur.2.4-Le plan d’action pour la prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchetsIl prévoit :-<strong>de</strong> mobiliser les acteurs,-d’agir dans la durée pour une consommation responsable et <strong>de</strong>s produits plus respectueux <strong>de</strong>l’environnement, par un management environnemental et <strong>de</strong>s procédés industriels, l’Etat exemplaire et <strong>de</strong>sapproches territoriales et la gestion domestique <strong>de</strong>s biens et déchets-d’assurer le suivi <strong>de</strong>s actions (MEDD, février 2004).2.5-La Stratégie Nationale du Développement DurableElle prévoit :-le développement <strong>de</strong> l’éco-conception et <strong>de</strong>s écolabels ;-un programme d’action vers un Etat exemplaire ;-un dispositif national <strong>de</strong> réduction à la source <strong>de</strong>s déchets (MEDD, juin 2003).2.6-Le 6è programme communautaire pour l’environnementAvalisé le 22 juillet 2002 par le parlement européen et le conseil, les déchets figurent comme unethématique prioritaire. Les objectifs et priorités en matière <strong>de</strong> déchets sont :-une préférence est accordée à la prévention, <strong>de</strong>vant la valorisation et l’élimination,-la prévention doit se faire en termes quantitatifs et qualitatifs,16
-les déchets faisant l’objet d’une élimination doivent diminuer <strong>de</strong> 20 % d’ici 2010 et <strong>de</strong> 50 % d’ici 2050 parrapport au chiffre <strong>de</strong> 2000 ;-le volume <strong>de</strong>s déchets dangereux doit diminuer <strong>de</strong> 20 % d’ici 2010 et <strong>de</strong> 50 % d’ici 2020 par rapport auchiffre <strong>de</strong> 2000. Les déchets doivent détruits ou éliminés <strong>de</strong> façon sûre ;-Les déchets doivent être traités près <strong>de</strong>s lieux <strong>de</strong> production (Commission européenne, 2003).2.7-Circulaire ministérielle du 28 avril 1998 dite circulaire VoynetFace au retard constaté dans l’élaboration et l’adoption <strong>de</strong>s plans et à la priorité trop souventaccordée, dans les plans adoptés à l’incinération et au stockage aux dépens <strong>de</strong> la réduction à la source <strong>de</strong>sdéchets ou du tri ou du recyclage, la circulaire ministérielle du 28 avril fixe les objectifs suivants pour lesplans départementaux :-collecter 50 % <strong>de</strong>s déchets dont l’élimination est <strong>de</strong> la responsabilité <strong>de</strong>s collectivités locales en vue <strong>de</strong>leur recyclage, <strong>de</strong> leur compostage ou <strong>de</strong> leur épandage. C’est un objectif national qui s’applique àl’ensemble du gisement à la charge <strong>de</strong>s collectivités : ordures ménagères, encombrants, les boues <strong>de</strong> stationd’épuration évaluées en matières brutes.-nouvelle définition <strong>de</strong>s déchets ultimes « le déchet ultime pouvant être mis en décharge au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> juillet2002 se définit comme la fraction non récupérable <strong>de</strong>s déchets et non comme le seul résidu <strong>de</strong>l’incinération ».2.8-Le décret n°96-1008 du 18 novembre 1996Ce décret redéfinit les objectifs et le contenu <strong>de</strong>s plans départementaux d’élimination <strong>de</strong>s déchetsménagers et assimilés (PDEDMA) :-coordonner l’ensemble <strong>de</strong>s actions à mener, tant par les pouvoirs publics que les organismes privés,-indiquer les mesures recommandées pour la réduction <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets,-recenser les installations d’élimination <strong>de</strong>s déchets notamment par le stockage,-réaliser un inventaire prospectif <strong>de</strong>s quantités <strong>de</strong> déchets à éliminer selon leur nature et leur origine,-fixer pour les diverses catégories <strong>de</strong> déchets ménagers <strong>de</strong>s proportions qui doivent à terme <strong>de</strong> 5 à 10 ansêtre valorisés par réemploi, recyclage, incinérés avec ou sans récupération d’énergie ou détruit par toutautre moyen ne conduisant pas à une valorisation,-énumérer les installations à créer et leur localisation préconisée2.9-La loi n°92-646 du 13 juillet 1992Elle prévoit entre autres :-la prévention ou la réduction la production <strong>de</strong>s déchets et <strong>de</strong> leur nocivité-<strong>de</strong> valoriser les déchets par réemploi, recyclage ou toute autre action visant à obtenir <strong>de</strong>s matériauxréutilisables ou <strong>de</strong> l’énergie à partir <strong>de</strong>s déchets-d’organiser le transport <strong>de</strong>s déchets en traitant et/ou éliminant à proximité (principe <strong>de</strong> proximité)-la mise aux normes <strong>de</strong>s incinérateurs avant le 1er janvier 1996 avec système <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s fumées etrécupération d’énergie-la suppression <strong>de</strong>s décharges brutes à compter du 1er juillet 2002 pour n’autoriser que les centres <strong>de</strong>stockage <strong>de</strong> déchets ultimes. Elle définit un déchet ultime comme un déchet résultant ou non dutraitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans <strong>de</strong>s conditions techniques etéconomiques du moment, notamment par extraction <strong>de</strong> la part valorisable ou par réduction <strong>de</strong> soncaractère polluant ou dangereux,-d’être transparent dans l’information du public sur les effets et conséquences <strong>de</strong> l’élimination <strong>de</strong>s déchets(effets sur l’environnement et la santé publique) au travers <strong>de</strong>s Commissions Locales d’Information et <strong>de</strong>Surveillance (CLIS) constitués autour <strong>de</strong>s sites <strong>de</strong> traitement et du rapport annuel sur le service publicd’élimination <strong>de</strong>s déchets,-que tout exploitant d’une installation <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong>s déchets ménagers et assimilés (DMA) ou toutexploitant d’une installation <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s déchets industriels spéciaux (DIS) verse une taxe fonction<strong>de</strong> la quantité <strong>de</strong> déchets stockés à l’ADEME,-l’instauration <strong>de</strong>s PDEDMA et <strong>de</strong>s plans régionaux d’élimination <strong>de</strong>s déchets industriels spéciaux(PREDIS) dès février 1993 sous l’égi<strong>de</strong> du préfet et du conseil général si celui-ci déci<strong>de</strong> <strong>de</strong> le prendre en17
charge (loi n°95-101 du 2 février 1995). Les enjeux sont la coordination et la programmation d’actions <strong>de</strong>mo<strong>de</strong>rnisation <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong> ces déchets pendant 5 à 10 ans (fixer les objectifs <strong>de</strong> recyclage et <strong>de</strong>valorisation à atteindre, les collectes et équipements à mettre en œuvre, les échéanciers à respecter etd’évaluer les investissements correspondants).2.10-La loi n°75-663 du 15 juillet 1975C’est la loi relative à l’élimination <strong>de</strong>s déchets et à la récupération <strong>de</strong>s matériaux. Elle :-définit la notion <strong>de</strong> déchets : « tout résidu d’un processus <strong>de</strong> production, <strong>de</strong> transformation oud’utilisation, toute substance, matériau, produit plus généralement tout bien nuisible abandonné, ou queson détenteur <strong>de</strong>stine à l’abandon »,-applique le principe du pollueur payeur, qui attribue la charge du traitement et <strong>de</strong> l’élimination <strong>de</strong>sdéchets à leur producteur,-confie la responsabilité <strong>de</strong> l’élimination <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>s ménages aux communes ou aux regroupementsconstitués entre eux,-prévoit que le transport, le courtage, le négoce, l’élimination <strong>de</strong>s déchets soient <strong>de</strong>s activités réglementéeset que la récupération <strong>de</strong>s matériaux ou <strong>de</strong> l’énergie puisse être réglementée pour son essor.3-Données du gisement <strong>de</strong> déchets sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO3.1-Déchets pris en charge par l’AgglOLe gisement global <strong>de</strong>s déchets regroupe les DMr et les déchets collectés sélectivement. Cesdéchets proviennent d’une part <strong>de</strong>s ménages et <strong>de</strong>s professionnels d’autre part. Les déchets <strong>de</strong>sprofessionnels collectés par l’AgglO sont <strong>de</strong>s DIB. On constate comme le montre la figure ci-<strong>de</strong>ssous,qu’en 5 ans le gisement total collecté a diminuée <strong>de</strong> 2,55 % (courbe verte). Cependant la tendance à labaisse (courbe rouge) amorcée <strong>de</strong>puis 2002 n’est pas linéaire.4,00%3,00%3,50%2,00%1,00%0,00%-1,00%-2,00%-3,00%2002 2003 2004 2005 2006-0,97% -0,82%-1,24%-2,69%Figure 4 : Evolution du tonnage global en 5 ans (2001-2006)-Les DMrLa quantité <strong>de</strong>s ordures ménagères résiduelles collectées en 2006 est <strong>de</strong> 75625 t soit 274,8kg/hab./an contre 272,04 kg/hab./an en 2005. Lorsqu’on observe les tonnages, on se rend compte qu’ily a une tendance générale à la baisse sur les 5 <strong>de</strong>rnières années (2001-2006) mais aussi une reprise <strong>de</strong>l’augmentation du tonnage en 2006 (Cf. figure 5).18
82 00080 00078 00076 00079 92179 88077 8177562574 00072 00075 34274 39670 0002001 2002 2003 2004 2005 2006DMrTendance évolution <strong>de</strong>s DMr-La collecte sélectiveFigure 5 : Evolution <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> DMrLa collecte sélective du papier et <strong>de</strong>s emballages est en place dans toutes les communes <strong>de</strong>l’AgglO. La collecte sélective du verre est également en place dans toutes les communes <strong>de</strong> l’AgglO. Latendance générale est à l’augmentation <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> recyclables (hors verre) collectés <strong>de</strong>puis 2003 (Cf.figure 6).Evolution <strong>de</strong> 2003 à 2006 <strong>de</strong>s collectes <strong>de</strong> recyclables <strong>de</strong>l'AgglO (Hors verre)12 00011 74811 50011 11511 233Tonnes11 00010 50010 58210 0009 5002003 2004 2005 2006Figure 6 : Evolution <strong>de</strong>s recyclablesLes tonnages <strong>de</strong> verre collectés hors déchetterie sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO augmentent (courberouge). (Cf. figure 7)Figure 7 :Evolution <strong>de</strong>stonnages <strong>de</strong> verrehors déchetterie5 9005 8005 7005 6005 5005 4005 3005 20058405 714 5 6515 6065 5915 4262001 2002 2003 2004 2005 2006Evolution <strong>de</strong>s tonnagesTendance19
Globalement, sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO, l’ensemble <strong>de</strong>s matériaux issus <strong>de</strong>s collectes sélectives(corps creux, corps plat et verre) représente 14 091 t <strong>de</strong> déchets par an en 2005. Cela représente 10,10 %<strong>de</strong>s ordures ménagères en 2005. En 2006, la collecte sélective représente 10,74 % <strong>de</strong>s déchets collectéssoit 15 022 t.La performance sur la collecte sélective était <strong>de</strong> 51,6 kg/an/hab. en 2005. Cette performance en2006 est <strong>de</strong> 54,8 kg/an/hab. Il faut rappeler que la performance moyenne nationale est <strong>de</strong> 63,33 kg/an/ansoit 15,56 % d’écart entre le ratio <strong>de</strong> l’AgglO et le ratio national.-Les déchets dangereux <strong>de</strong>s ménagesLa tendance générale est à l’augmentation <strong>de</strong>s DDM <strong>de</strong>puis 2001 malgré un léger fléchissement en2006 (Cf. figure 8).Tonnes3002502001501005002001 2002 2003 2004 2005 2006Evolution <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> DDM <strong>de</strong>puis 2001Tendance <strong>de</strong> l'évolution <strong>de</strong>s DDM <strong>de</strong>puis 2001Figure 8 : Evolution <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> DDM <strong>de</strong>puis 2001Les produits pâteux et les peintures constituent la majeure partie <strong>de</strong>s DDM en 2006 (Cf. figure 9).Répartition <strong>de</strong>s DDM par type en 2006Solvants,diluants6,30%Produits pateux,peintures72,52%Piles8,21%Emballagesvi<strong>de</strong>s souillés7,37%Produitsphytosanitaires2,11%Aerosols1,45%Aci<strong>de</strong>s0,44%Produits noni<strong>de</strong>ntifiables0,74%Bases, lessives,sou<strong>de</strong>sProduits0,78%toxiquesi<strong>de</strong>ntifiés0,07%Figure 9 : Répartition <strong>de</strong>s DDM par type en 200620
-Les encombrantsAprès une augmentation <strong>de</strong> 2002 à 2004, les tonnages sont à la baisse (Cf. figure 10).25 00020 00015 00010 0005 000021 884 20 79117 640 18 595122802002 2003 2004 2005 2006Evolution <strong>de</strong>s tonnagestendance <strong>de</strong> l'évolutionFigure 10 : Evolution <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong>s encombrants-Les déchets <strong>de</strong>s services techniquesA l’exception du tout-venant, lorsqu’on prend en compte le stockage <strong>de</strong>s inertes, il y a uneaugmentation <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>s services techniques (Cf. figure 11).120001000088989973Tonnes800060004000200004110 409859074383,11361220711805,412004 2005 2006Tout-venant Balayures Déchets inertesFigure 11 : les déchets <strong>de</strong>s services techniques3.2-Déchets <strong>de</strong>s professionnels3.2.1-Estimation <strong>de</strong>s DIB <strong>de</strong>s professionnels sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO3.2.1.1-Estimation <strong>de</strong> la chambre départementale <strong>de</strong>s métiers et <strong>de</strong> l’artisanat du LoiretLa Chambre départementale <strong>de</strong>s Métiers et <strong>de</strong> l’Artisanat (CMA) du Loiret a fait une estimation(Cf. tableau 1) <strong>de</strong>s DIB produits par <strong>de</strong>s professionnels sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO.L’estimation porte sur trois secteurs d’activités : l’automobile, le bâtiment, les services et laproduction. Cette estimation évalue à 20 636 tonnes la production annuelle.Pour obtenir ce tonnage annuel, la CMA a utilisé un outil <strong>de</strong> la Chambre Régionale <strong>de</strong>s Métiers duLanguedoc Roussillon avec <strong>de</strong>s ratios <strong>de</strong> cette région.21
Nature <strong>de</strong> DéchetsEstimation du gisement horsterrassement en T/anLimaille <strong>de</strong> fer 2,9Ferreux 493Non Ferreux 113,2Total Métaux 609D.I.B. en mélange 86,1Verre 33,2Laine <strong>de</strong> verre 19,1Plastiques 76,1Polystyrène 30,7PVC 24,5Cartons 285,1Papiers 223,5Bois 350,6Palettes 663,1Copeaux-Sciures 1080,1Déchets <strong>de</strong> démolition 16733,2Déchets encombrants 214,3Pare-chocs 15,8Pneus 54,2Total D.I.B. en mélange 19890Déchets Verts 137Total D. I. B. 20636Tableau 1 : Nature <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>s professionnels et estimation <strong>de</strong> la CMA3.2.1.2-Estimation à partir <strong>de</strong>s fichiers <strong>de</strong>s entreprises <strong>de</strong> la CCI du Loiret et <strong>de</strong>s ratios ADEMEL’estimation <strong>de</strong> la production théorique <strong>de</strong> DIB par branche d’activité, à partir <strong>de</strong> ratios établis surla base d’une enquête nationale <strong>de</strong> l’ADEME donne une production <strong>de</strong> 345 000 t par an en 2005 (Note <strong>de</strong>synthèse, révision du PDEDMA du Loiret, <strong>2007</strong>) pour l’ensemble du département du Loiret. D’aprèsnotre estimation environ 25 266 t/an <strong>de</strong> DIB sont produits par les entreprises <strong>de</strong> l’AgglO. Plus <strong>de</strong> lamoitié du gisement <strong>de</strong> DIB serait produite par les industries et le commerce <strong>de</strong> détails (Cf. tableau 2).Gisement <strong>de</strong> DIB(t/an) %Industries 8171,5 32Construction, BTP 3219 13Commerce gros 2762,5 11Commerce détail 5333 21Hôtel/restaurant 684 3Transport/communication 1487,5 6Activités financières 1394,5 6Immobilier 455,5 2Education 346 1Santé 620,5 2Services collectifs 792 3Total 25266 100Tableau 2 : Estimation du gisement <strong>de</strong> DIB à partir <strong>de</strong> fichiers <strong>de</strong> la CCI et <strong>de</strong> ratio ADEME22
Nous avons supposé que la production <strong>de</strong> DIB varie d’une région à une autre. Les ratios duLanguedoc Roussillon ne peuvent pas nous permettre d’avoir une estimation fiable sur le territoire <strong>de</strong>l’AgglO. Nous avons procédé à une estimation du gisement <strong>de</strong> DIB en utilisant le nombre d’entreprisespar secteurs d’activités sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO, leurs effectifs et <strong>de</strong>s ratios <strong>de</strong> l’ADEME par secteursd’activités.3.2.2-Estimation <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> déchets spéciaux sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglOL’estimation <strong>de</strong> la production totale <strong>de</strong> Déchets Spéciaux <strong>de</strong>s secteurs automobile, bâtiment horsterrassement, services et production sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO donne 1571 t/an selon la CMA (Cf.tableau 3).Nature <strong>de</strong> Déchets Estimation du gisementhors terrassement T/anBains (Photos et contenant métaux) 2,2Solvants 0,2Liqui<strong>de</strong> <strong>de</strong> frein 1,19Huile moteur 100,2Liqui<strong>de</strong> refroidissement 8,4Solvant/diluant usagé 6,2Boues <strong>de</strong> peintures 6,4Boues d'usinage 0Suie 16Cendres et scories 1,7Rebuts et pertes 0,14Batteries et Piles 20,6Résine 0,5Total Déchets Spéciaux 164D.I.B. en mélange contenant D.I.S. 1305,6Papiers/Chiffons souillés 15,5Emballages souillés 85Matériels souillés 0,8Total D.I.B. contenant D.I.S. 1407Total Déchets Spéciaux 15713.2.3-Estimation <strong>de</strong>s déchets inertes du BTPTableau 3 : Estimation du gisement <strong>de</strong> DIS par la CMAD’après l’estimation réalisée à partir du Schéma Régional <strong>de</strong> Gestion et d’Elimination <strong>de</strong>s déchets<strong>de</strong> chantiers du BTP, le gisement <strong>de</strong> déchets inertes du département serait <strong>de</strong> 162 000 tonnes. Le gisement<strong>de</strong> l’AgglO est estimé à 40 % <strong>de</strong> celui du département soit 64 800 tonnes (Préfecture du Loiret, DDEdu Loiret-SAURA, 2002).Dans le projet du plan <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets du bâtiment du Loiret, il a été constaté une quasiabsence <strong>de</strong> pratiques particulières en matière <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong> déchets à la source. Il semble cependant queles entreprises du bâtiment et <strong>de</strong>s travaux publics qui opèrent sur l’AgglO mettent en place une gestion <strong>de</strong>leurs déchets. La réduction <strong>de</strong>s déchets à la source dans ce secteur d’activité consiste d’une part à produiremoins <strong>de</strong> déchets sur un chantier et d’autre part à mieux trier les déchets ou ne pas les mélanger.23
3.2.4-Déchets issus <strong>de</strong>s activités agricolesD’après la Chambre départementale d’Agriculture du Loiret, diverses filières permettent la collecte<strong>de</strong>s déchets issus <strong>de</strong>s activités agricoles.Sur l’Agglo :-Les emballages <strong>de</strong>s produits phytosanitaires sont collectés <strong>de</strong>puis 2002. Les collectes pour les culturesspécialisées s’effectuent via les distributeurs. Pour les gran<strong>de</strong>s cultures, il existe un point <strong>de</strong> collecte àOrmes.-Les produits non utilisés sont également collectés.-L’Arsénite <strong>de</strong> sou<strong>de</strong> : une collecte à Olivet et St Hilaire a permis <strong>de</strong> récupérer une tonne-Les huiles usagées : sa collecte est gratuite. Elle se fait sur appel du producteur à partir <strong>de</strong> 600 litres.-Les plastiques usagés constitués <strong>de</strong> films et <strong>de</strong> bâches : il n’existe pas <strong>de</strong> filière <strong>de</strong> récupération pour cesdéchets.-Les pneus agricoles : il existe une filière dédiée.4-Eléments <strong>de</strong> comparaisonLes communautés d’agglomération <strong>de</strong> Tours Plus, Rennes Métropole et Angers Loire Métropole,dont nous disposons <strong>de</strong>s données (Cf. tableau 4), ont sensiblement la même taille que l’AgglO. En effet,ces agglomérations comptent respectivement 268 809, 399 819 et 268 618 habitants. Il faut rappeler que lapopulation <strong>de</strong> l’AgglO est <strong>de</strong> 273 907 habitants. Les données <strong>de</strong> l’année 2006 <strong>de</strong> ces communautésd’agglomération permettent <strong>de</strong> noter que :• sur <strong>de</strong>s gisements spécifiques, les ratios varient d’une communauté d’agglomération à une autre,• l’AgglO peut diminuer <strong>de</strong> 18 % son ratio DMr pour atteindre le niveau <strong>de</strong> Rennes Métropole• l’AgglO doit améliorer sa performance en matière <strong>de</strong> tri. A ce niveau, il faut souligner quel’amélioration <strong>de</strong>s performances <strong>de</strong> tri n’est pas antinomique à la prévention.• l’AgglO, a avec Angers Loire Métropole, un ratio relativement élevé dans les déchetteries parrapport aux <strong>de</strong>ux autres communautés d’agglomération.SélectifemballagesjournauxKg/habDéchetteriehors vgtxKg/habCommunautéd’agglomérationDMrKg/habEncombrantsKg/habVgtx 1Kg/habVerreKg/habTonnageTotal Kg/habTour(s)Plus 269 7 59 50 26 68 128 528 478RennesMétropole 226 1 56 73 33 88 190 763 477Angers LoireMétropole 246 42 43 62 28 131 136 794 509AgglO 275 4 34 54 21 121 139 518 509Tableau 4 : comparaison <strong>de</strong>s ratios <strong>de</strong> l’AgglO avec ceux <strong>de</strong> Tours plus, Rennes Métropole et AngersMétropoleD’une façon générale, aucune <strong>de</strong>s quatre agglomérations ne se situe autour <strong>de</strong> la moyennenationale sur le gisement global. Cependant, Tours Plus et Rennes Métropole ont <strong>de</strong>s ratios 6 % en<strong>de</strong>ssous <strong>de</strong> ceux <strong>de</strong> l’AgglO et Angers Loire Métropole. Le ratio atteint par ces agglomérations est donc àla portée <strong>de</strong> l’AgglO.Pour ce qui est du gisement <strong>de</strong>s DMr ciblé par la "nouvelle politique déchets" présentée par laministre <strong>de</strong> l’Ecologie et du Développement durable en 2005 (Discours <strong>de</strong> Mme Nelly Ollin, 2005), laCommunauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire peut atteindre les objectifs 2 fixés au regard <strong>de</strong>s ratiosobtenus sur d’autres territoires <strong>de</strong> la même taille.1 Vgtx est le diminutif <strong>de</strong> végétaux2 Passer <strong>de</strong> 275 kg <strong>de</strong> déchets ménagers résiduels par habitant par an incinérés ou enfouis en 2006 à 250 kg/hab./anen 2010, puis 200 kg/hab./an en 2015.24
5-Mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO5.1-CollecteDans l'agglomération orléanaise, il y a une disparité d’ancienneté du geste <strong>de</strong> tri. Les déchetsménagers sont collectés séparément à Orléans <strong>de</strong>puis 1996 mais d’autres communes ont commencébeaucoup plus récemment. Les emballages recyclables sont collectés d'un coté et les déchets résiduels <strong>de</strong>l'autre. La collecte <strong>de</strong>s déchets non recyclables se fait selon une fréquence variable en fonction <strong>de</strong>scommunes, allant d'une fois à 6 fois par semaine. La collecte <strong>de</strong>s emballages recyclables est réalisée parl'intermédiaire <strong>de</strong> plusieurs contenants. Les contenants sont soit individuels soit collectifs. La fréquence <strong>de</strong>ramassage est variable en fonction <strong>de</strong>s communes <strong>de</strong> l'agglomération, allant d'une fois par quinzaine à unefois par semaine.La collecte est effectuée soit en régie par les agents <strong>de</strong> la communauté, soit par l'intermédiaire d'unprestataire <strong>de</strong> service. L'ensemble <strong>de</strong>s déchets est amené à l'Unité <strong>de</strong> Traitement <strong>de</strong>s Ordures Ménagères(UTOM) <strong>de</strong> Saran pour être traité. Seul le verre ne transite pas par l'UTOM, il est évacué sur uneplateforme <strong>de</strong> regroupement dans l'agglomération avant <strong>de</strong> rejoindre la filière <strong>de</strong> recyclage.Le territoire <strong>de</strong> l’AgglO compte 6 déchetteries actuellement (Cf. figure 12). Le taux d’équipement(1 site pour 45 651 habitants) est loin <strong>de</strong> la moyenne départementale (1 site pour 13 500 hab.). Lamoyenne nationale est <strong>de</strong> 1 pour 15 000 habitants. Elles permettent <strong>de</strong> regrouper les emballages, laferraille, <strong>de</strong>s déchets inertes, le bois, les végétaux, les DDM, les DEEE 3 et les déchets non valorisablesdans l’état actuel <strong>de</strong>s filières en place sur le territoire <strong>de</strong> l’agglomération (Canapés, placo, etc.). Gratuitspour les ménages, les déchetteries sont ouvertes aux professionnels sous certaines conditions. Les usagersprofessionnels représentent 3,23 % <strong>de</strong> la fréquentation totale et 9,57 % <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> déchets collectésen 2006. Les apports dans les déchetteries ont représenté 51 938 tonnes en 2005 soit 38 % <strong>de</strong>s déchets.En 2006, les apports en déchetterie représentent 47993 t soit 34 % <strong>de</strong>s déchets collectés par l’AgglO.5.2-TraitementL'UTOM (Unité <strong>de</strong> Traitement <strong>de</strong>s Ordures Ménagères) traite non seulement les déchets <strong>de</strong>sménages <strong>de</strong> l'agglomération et <strong>de</strong>s syndicats extérieurs mais également <strong>de</strong>s déchets industriels banals et lesdéchets d'activité <strong>de</strong> soins. Le traitement à l'UTOM <strong>de</strong> ces produits permet <strong>de</strong> valoriser l'ensemble <strong>de</strong>sdéchets en les incinérant (valorisation énergétique par production d'électricité) ou en les recyclant(valorisation matière). L’UTOM se compose d’un incinérateur, d’un centre <strong>de</strong> tri et d’une plateforme <strong>de</strong>compostage (compostage <strong>de</strong>s DMr). Les déchets ultimes sont déposés dans <strong>de</strong>s CET <strong>de</strong> classe II, tels queChevilly et Cléry. Certains déchets sont au préalable déposés dans <strong>de</strong>s sites <strong>de</strong> transfert comme celui <strong>de</strong>Chaingy.A partir <strong>de</strong>s synoptiques <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong> 2006 <strong>de</strong>s différents types <strong>de</strong> déchets, nous avons mis enévi<strong>de</strong>nce les mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets sur l’AgglO et les différents exutoires <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglO(Cf. figure 13).Il existe une variété d’exutoires pour l’Agglo. Cependant, l’UTOM n’a pas <strong>de</strong> plate-forme <strong>de</strong>mâchefers (donc <strong>de</strong>s implications au niveau du coût <strong>de</strong> transport et <strong>de</strong> l’aspect environnemental). Il fautsouligner aussi que la région centre ne dispose pas <strong>de</strong> CS<strong>DU</strong> <strong>de</strong> classe I.3 La filière <strong>de</strong>s DEEE a été mise en place en juillet <strong>2007</strong> et les six déchetteries <strong>de</strong> l’AgglO servent <strong>de</strong> plates-formes<strong>de</strong> collecte <strong>de</strong>s DEEE à partir <strong>de</strong> cette date.25
Sita OrmesPrivéFigure 12 : Equipements communautaires et privés utilisés par l’AgglO26
Champs <strong>de</strong>l’étu<strong>de</strong>Déchets <strong>de</strong>s ménagesDéchets pris en charge par l’AgglODéchets <strong>de</strong> la collectivitéDéchets nonpris en chargepar l’AgglOTyped’émetteurMénagesActivitésprofessionnellesServices techniques <strong>de</strong> lacollectivitéEntreprisesType <strong>de</strong>déchetsRésiduelsRecyclables secsEncombrantsDDMDéchets vertsInertesD.I.B.MélangesDéchets vertsInertesBalayuresTout-venantDangereuxInertesBanalsMo<strong>de</strong> <strong>de</strong>collectePAPPAVDéchetteriePAPDéchetteriePAPDéchetteriePrestatairesExutoiresCENTRE DE TRIINCINERATEUR CS<strong>DU</strong> COMPOSTAGECARRIERESFigure 13 : Synoptique <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s DMA et <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>s professionnels27
5.3-La problématique <strong>de</strong>s exutoires5.3.1-Le centre <strong>de</strong> triLe centre <strong>de</strong> tri est actuellement dimensionné pour le traitement <strong>de</strong> 10 000 tonnes <strong>de</strong> recyclableshors verre. Un projet à échéance 2009 prévoit <strong>de</strong> porter sa capacité à 16 000 tonnes. Nous avons fait <strong>de</strong>ssimulations pour déterminer la pério<strong>de</strong> à laquelle, il va arriver à saturation.Scénario 1Les hypothèses :-Maintien du ratio actuel <strong>de</strong> corps plats, corps creux et <strong>de</strong> multi matériaux réceptionnés au centre <strong>de</strong> tri(Agglo et Smirtom <strong>de</strong> Beaugency)-Taux annuel <strong>de</strong> croissance démographique : 0,6 %-Population <strong>de</strong> l’AgglO en 2006 : 273 907 habitants-Population du Smirtom <strong>de</strong> Beaugency en 2006 : 43 523 habitants2006Ratio 2006Kg/hab. /ansoit enQté pour<strong>2007</strong> 2010 2013 2016 2019 2022 2025 2028 2030CP AgglO 7 477 27 7522 7658 7797 7938 8082 8228 8377 8529 8631C CR AgglO 1 713 6 1723 1754 1786 1819 1852 1885 1919 1954 1977Multimatériaux 912 3 917 934 951 968 986 1004 1022 1040 1053Total CSAgglO 10 102 37 10 163 10 347 10 534 10 725 10 919 11 117 11 318 11 523 11 662JRM Beaugency 1 046 24 1052 1071 1091 1110 1131 1151 1172 1193 1207Emb. Beaugency 639 15 643 4119 666 678 691 703 716 729 738TotalBeaugency 1 685 39 1 695 1 726 1 757 1 789 1 821 1 854 1 888 1 922 1 945Total CS 11 787 37 11 858 12 072 12 291 12 514 12 740 12 971 13 206 13 445 13 607Tableau 5 : capacité du centre <strong>de</strong> tri avec les ratios actuelsScénario 2Les hypothèses :-Ratio sélectif emballages et journaux : 57 kg/hab./an-Taux annuel <strong>de</strong> croissance démographique : 0,6%-Population <strong>de</strong> l’AgglO en 2006 : 273 907 habitants-Population du Smirtom <strong>de</strong> Beaugency en 2006 : 43 523 habitantsRatio <strong>2007</strong>Kg/hab./ansoit enQtépour<strong>2007</strong> 2010 2013 2016 2019 2022 2025 2028 2030Total CSAgglO 57 15706 15991 16280 16575 16875 17181 17492 17809 18023TotalBeaugency 57 2496 2541 2587 2634 2681 2730 2779 2830 2864Total CS 18202 18532 18867 19209 19557 19911 20271 20639 20887Tableau 6 : capacité du centre <strong>de</strong> tri avec <strong>de</strong>s ratios améliorésLa première simulation (Cf. tableau 5) montre que le centre <strong>de</strong> tri est déjà en sous-capacité. Entenant compte du projet <strong>de</strong> 2009, il pourra traiter les déchets <strong>de</strong> l’AgglO et du Smirtom <strong>de</strong> Beaugency sur
le long terme. Avec l’hypothèse d’une amélioration <strong>de</strong> la performance <strong>de</strong> tri <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux syndicats <strong>de</strong>communes, le centre <strong>de</strong> tri arrivera à saturation à court terme (Cf. tableau 6).Il est à noter qu’un <strong>de</strong>s objectifs <strong>de</strong> l’AgglO est d’améliorer ses performances <strong>de</strong> tri afin <strong>de</strong> tendrevers la moyenne nationale. Cependant, ce but ne doit pas empêcher la prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>sdéchets. En effet, l’augmentation <strong>de</strong> l’effort <strong>de</strong> tri pour tendre vers la moyenne nationale si elle n’est pasaccompagnée par une politique <strong>de</strong> prévention posera le problème <strong>de</strong> sous-capacité du centre <strong>de</strong> tri.5.3.2-L’usine d’incinération <strong>de</strong>s ordures ménagèresL’usine d’incinération <strong>de</strong>s ordures ménagères (UIOM) <strong>de</strong> Saran a une capacité <strong>de</strong> 105 000 tonnespar an. Nous avons fait <strong>de</strong>s simulations pour déterminer les pério<strong>de</strong>s à partir <strong>de</strong> laquelle, elle pourraitarriver à saturation.Scénario 1 : incinération exclusive <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglOLes hypothèses :-Population <strong>de</strong> l’AgglO en 2006 : 273 907 habitants-Taux annuel <strong>de</strong> croissance démographique : 0,6 %-Ratio DMr constant-Ratio <strong>de</strong> DIB incinéré constant-Taux <strong>de</strong> refus <strong>de</strong> tri : 13,7 %-Taux <strong>de</strong> refus <strong>de</strong> compost : 50 % du tonnage <strong>de</strong> DMr traitéAnnée PopulationDMr(tonnes) DAS (tonnes) DIB (tonnes)Refus <strong>de</strong> compost(tonnes)Refus <strong>de</strong> tri(tonnes)Quantité <strong>de</strong>déchets à incinérer<strong>2007</strong> 275 550 73 021 528 693 942 1 276 78 6222016 290 792 77 060 557 731 994 1 346 82 9712026 308 719 81 810 592 777 1 055 1 429 88 0862030 316 195 83 792 606 795 1 081 1 464 90 2192036 327 750 86 854 628 824 1 120 1 517 93 516Tableau 7 : évolution du tonnage <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglO à incinérerScénario 2 : incinération <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglO avec ceux <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux syndicats <strong>de</strong> communes extérieurs (Smirtom <strong>de</strong> Beaugencyet Sirtomra Artenay)quantité annuelle <strong>de</strong> déchets àAnnée incinérer (tonnes)2006 95 0162016 100 5682026 106 767Tableau 8 : évolution du tonnage <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglO et <strong>de</strong>ux syndicats <strong>de</strong> communes extérieurs àincinérerAvec les hypothèses du maintien <strong>de</strong>s ratios actuels et du traitement exclusif <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>l’AgglO, l’UIOM <strong>de</strong> Saran a la capacité <strong>de</strong> traiter les déchets <strong>de</strong> l’AgglO sur le long terme (Cf. tableau 7).Par contre, l’UIOM <strong>de</strong> Saran sera en sous-capacité à l’horizon 2016 (Cf. tableau 8), si elle continue <strong>de</strong>traiter les déchets <strong>de</strong> l’Agglo et <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux syndicats <strong>de</strong> communes extérieurs. Il est donc important <strong>de</strong>reculer le plus loin possible cette échéance par une politique <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets.5.3.3-Les centres <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong> déchets ultimes (CS<strong>DU</strong>)-CDSU <strong>de</strong> classe IIl n’existe pas <strong>de</strong> CS<strong>DU</strong> <strong>de</strong> classe I dans la région Centre. Les DDM, les DIS et les REFIOMproduits sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO sont exportés hors <strong>de</strong> la région.29
-CDSU <strong>de</strong> classe IIEn ce qui concerne les CS<strong>DU</strong> <strong>de</strong> classe II, le Loiret en dispose <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux en activité et un projet <strong>de</strong>création dont l’arrêté d’exploitation a été délivré en janvier <strong>2007</strong>.A partir <strong>de</strong> 2005, l’AgglO a commencé par enfouir ses DMr en plus <strong>de</strong> ses déchets nonvalorisables dans <strong>de</strong>s CS<strong>DU</strong> II dans le cadre <strong>de</strong> la mise aux nomes <strong>de</strong> l’UIOM et pendant les pério<strong>de</strong>sd’arrêt technique. En ce qui concerne les déchets d’assainissement, leurs quantités sont estimées à 11 760tonnes en 2005 pour l’ensemble <strong>de</strong> l’AgglO.Les déchets issus <strong>de</strong> prétraitement connaissent une baisse tendancielle. Les sables et les déchets <strong>de</strong>dégrillage sont orientés en CS<strong>DU</strong> II. Les graisses <strong>de</strong>puis la suppression <strong>de</strong> la filière <strong>de</strong>s graisses à l’UTOMsuivent une autre filière. Par contre, dans les années à venir, les quantités <strong>de</strong> boues <strong>de</strong>vraient augmenter.Les matières sèches (MS) <strong>de</strong> La source 4 parce que majoritairement obtenues avec <strong>de</strong>s boues industrielles,partent en CS<strong>DU</strong> II. Tout le reste est valorisé en épandage agricole (L’AgglO, Direction <strong>de</strong>l’assainissement, 2005).En ce qui concerne la capacité du Loiret (Cf. tableau 9), d’après la note <strong>de</strong> synthèse <strong>de</strong> révision duPDEDMA du Loiret :-le CS<strong>DU</strong> II <strong>de</strong> Saint Aignan <strong>de</strong>s Guès avec une capacité autorisée <strong>de</strong> 50 000 t/an, sera fermé en 2017.-Le CS<strong>DU</strong> II <strong>de</strong> Chevilly, avec une capacité autorisée <strong>de</strong> 55 000 t/an <strong>de</strong>vra fermer en 2011.-La réalisation d’un CS<strong>DU</strong> II à Bucy St Liphard est en cours. Selon l’arrêté préfectoral du 11 janvier <strong>2007</strong>portant autorisation d’exploiter le CS<strong>DU</strong>, la capacité totale <strong>de</strong>s installations <strong>de</strong> stockage est 1 163 000 m3.La capacité annuelle maximale <strong>de</strong> déchets enfouis sur le site est <strong>de</strong> 100 000 tonnes. L’autorisationd’exploiter est accordée pour une durée <strong>de</strong> 12 années (Préfecture du Loiret, Direction <strong>de</strong>s collectivités et<strong>de</strong> l’aménagement, <strong>2007</strong>).Nom du CS<strong>DU</strong> IIMaîtred’ouvrageDate <strong>de</strong>fermetureCapacitéautorisée en t/anTonnage entrantLoiret – HorsLoiret 2005CapacitéprévisionnelleSaint Aignan <strong>de</strong>s Guès SYCTOM Fin 07/2017 50 000 Loiret : 56000ChevillyMontereauSITA OuestCentre Fin 2011 55 000 Loiret : 54000Tableau 9 : Les CS<strong>DU</strong> II du Loiret et <strong>de</strong> départements limitrophes50 000 en 2006 40000 en <strong>2007</strong> 30 000en 200865 000 en 2006 100000 à 150 000 en <strong>2007</strong>Saturation en 2008SITA OuestCentre Fin 12/2006 35 000 Loiret : 36700 FermetureTOTAL 140 000 Total provenant Loiret : 146 700Bucy Saint Liphard SETRAD Fin 2018 100 000Loiret : 20750Hors Loiret : 49250Fermeture Projetagrandissement ?Château Landon (77)* 5 COVED 30/11/2006 70000SOCCOIMSaint Laurent Nouan (41)* ONYX 12/05/2009 50000Villeherviers (41)* 2015 100 000 Loiret : 1070TOTAL 120 000 Total sortant du Loiret : 49160Loiret : 27340 HorsLoiret : 21200 Fermeture 20094 La Source est un quartier <strong>de</strong> la ville d’Orléans* CS<strong>DU</strong> II hors du département du Loiret30
Pour l’enfouissement en CS<strong>DU</strong> II, à partir <strong>de</strong> 2015, la capacité globale <strong>de</strong>s installations du Loiretsera insuffisante par rapport aux besoins prévisionnels (Conseil Général du Loiret, PDEDMA, <strong>2007</strong>)(Cf. fig. 14).250 000200 000150 000100 00050 00002005 2010 2015 2020Capacité totaleDMr, refus <strong>de</strong> tri et autres Encombrants et gravats DIB en mélangeFigure 14 : La capacité <strong>de</strong> stockage et les prévisions d’évolution du gisement à enfouir dans le Loiret-CS<strong>DU</strong> <strong>de</strong> classe III et les carrièresPour l’enfouissement en CS<strong>DU</strong> <strong>de</strong> classe III, il n’existe pas d’installation dans le Loiret. Selon lesétu<strong>de</strong>s réalisées pour le compte du Conseil Général, il n’y a pas <strong>de</strong> nécessite pour le Loiret <strong>de</strong> construireune telle installation. En effet, le Loiret dispose <strong>de</strong> capacité <strong>de</strong> stockage suffisante (les carrières) eu égard àsa production <strong>de</strong> déchets inertes. Les déchets inertes <strong>de</strong> l’AgglO sont orientés vers <strong>de</strong>s carrières(notamment Moreau Dragage <strong>de</strong> Loire et Mézières lez Cléry). En effet, le stockage <strong>de</strong>s déchets inertespeut être réalisé soit en remblaiement <strong>de</strong>s carrières soit dans <strong>de</strong>s centres <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong> classe III.5.3.4-Les plates-formes <strong>de</strong> compostageIl y a une unité <strong>de</strong> compostage <strong>de</strong>s DMr sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO. En raison <strong>de</strong> la qualité ducompost produit avec les DMr, au regard <strong>de</strong> la norme NFU 44-051 sur les amen<strong>de</strong>ments, <strong>de</strong>s incertitu<strong>de</strong>splanent sur sa production. Les plates-formes <strong>de</strong> compostage qui prennent en charge les végétaux <strong>de</strong>l’Agglo sont situées à sa périphérie. Le Loiret en dispose d’environ une dizaine (Conseil Général du Loiret,<strong>2007</strong>) (Cf. tableau 10).Plates-formes <strong>de</strong> compostage Maître d'ouvrage Capacité (t/an) Type <strong>de</strong> procédéSAINT AIGNAN DES GUES SYCTOM 10 à 13 000 Végétauxnature <strong>de</strong>s déchetsentrantsSARAN CA Orléans Val <strong>de</strong> Loire 40 000 SILODA OM brutesCHEVILLYAMILLYSITA Centre OuestSMIRTOM <strong>de</strong> la région <strong>de</strong>Montargis30 000 t/an <strong>de</strong> DV25 000 t/an <strong>de</strong> bouesFONTENOUILLES Entreprise DECHAMBRE 10 000DANDONVILLESETRADCompostage à l'air libre avec aérationnaturelle et retournement au chargeurCompostage à l'air libre avec aérationnaturelleCompostage à l'air libre avec aérationnaturelleCompostage à l'air libre avec aérationnaturelleDV BouesDVBoues DVDV BouesMycellium AutresST PERAVY LA COLOMBESETRADCompostage à l'air libre avec aérationnaturelleDV Boues Autres(cosmétiques, bio)MycelliumLA FERTE SAINT AUBIN ECOSYS 650 t/an <strong>de</strong> compostAération classique (arrosage pargardien et retournement par Ecosys)Tableau 10 : Les plates-formes <strong>de</strong> compostage du LoiretDéchets verts31
6-Coûts <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers6.1- Les quantités <strong>de</strong> déchets traités sur les installations <strong>de</strong> l’AgglOLa figure ci-<strong>de</strong>ssous illustre les tonnages <strong>de</strong>s déchets traités sur les installations <strong>de</strong> l’AgglO. Nousnotons une tendance globale à l’augmentation <strong>de</strong>s quantités <strong>de</strong> déchets traités.130 000120 000110 000100 00090 00080 00070 00060 00013 0 14 13 14 014 3 3 1 13 3 9 012 19 85 2 7 6 5 0 3 6 10 0 3 05 0 8 34 4 3 45 6 0 28 6 7 8 11 9 6 05 12 65 0 0 1 4 6 168 0 4 42 0 0 7 86 9 0 19 2 0 0 09 5 8 2 0 9 6 6 6 39 3 5 0 79 8 0 7 28 1 7 2 75 0 0 88 5 4 5 1 8 4 9 0 17 3 17 16 7 2 0 61997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006T. incinération T.composté T.triéFigure 15 : Les quantités <strong>de</strong> déchets traités sur les installations <strong>de</strong> l’AgglO6.2- Coûts à la tonne : incinération, compostage et tri (hors recettes)A l’exception notable <strong>de</strong>s coûts <strong>de</strong> l’incinération qui ont gardé une relative constance entre 2000et 2005, avant <strong>de</strong> prendre leur envol à cause <strong>de</strong> la remise aux normes <strong>de</strong> l’UTOM, les coûts <strong>de</strong>s autresfilières <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets notamment le tri et le compostage sont relativement fluctuants (Cf. fig. 16).Il est noter que le calcul <strong>de</strong>s coûts <strong>de</strong> l’incinération ces <strong>de</strong>ux <strong>de</strong>rnières années intègre les coûtsd’enfouissement et <strong>de</strong> transport <strong>de</strong>s DMr <strong>de</strong> l’AgglO détournés. [Enfouissement (à partir <strong>de</strong> 2005) : 61 €HT ; Transport : 11 € HT]180,00 €160,00 €140,00 €120,00 €100,00 €80,00 €60,00 €40,00 €20,00 €- €1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006Filière incinération Filière compostage Filière triFigure 16 : Coûts à la tonne : incinération, compostage et tri (hors recettes)32
6.3- Coûts globaux à la tonne : incinération, compostage et tri (hors recettes)L’évolution <strong>de</strong>s coûts <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s déchets traités dans les installations <strong>de</strong> l’AgglO montreune tendance générale à l’augmentation (Cf. figure 17). En dépit <strong>de</strong> l’augmentation tendancielle <strong>de</strong>s coûts<strong>de</strong> traitement, la volonté <strong>de</strong>s élus est maintenir un taux <strong>de</strong> TEOM stabilisé.135 €125 €115 €105 €95 €85 €75 €65 €1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006coût à la tonneTendanceFigure 17 : Coût à la tonne (TTC) <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>s filières <strong>de</strong> traitement7-Les aspects environnementaux <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers :pollution et qualité <strong>de</strong>s milieux7.1-Effet <strong>de</strong> serre7.1.1-Effet <strong>de</strong> serre : généralitésL’effet <strong>de</strong> serre est un phénomène avant tout naturel <strong>de</strong> piégeage par l’atmosphère durayonnement <strong>de</strong> chaleur émis par la terre sous l’effet <strong>de</strong>s rayons solaires. Les gaz responsables <strong>de</strong> cephénomène sont la vapeur d’eau, le gaz carbonique (CO 2), le méthane (CH 4) et le protoxy<strong>de</strong> d’azote(N 2O).Bien que la vapeur d’eau constitue le plus important gaz à effet <strong>de</strong> serre, les activités humainesn’influent pas <strong>de</strong> façon sensible sur sa concentration atmosphérique, qui est naturellement très variable.En revanche, <strong>de</strong>s étu<strong>de</strong>s ont montré que les concentrations en CO 2, CH 4, et N 2O ont augmenté fortementpar rapport à leurs niveaux <strong>de</strong> l’ère préindustrielle. L’homme, par ailleurs, a introduit <strong>de</strong> nouveaux gaz àeffet <strong>de</strong> serre très puissants dans l’atmosphère : les chlorofluorocarbones (CFC).D’une manière générale, la gestion <strong>de</strong>s déchets ne contribue pas <strong>de</strong> façon majeure aux émissions<strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre par rapport aux autres domaines d’activités. Néanmoins, certaines opérations <strong>de</strong>collecte, transport, traitement et élimination <strong>de</strong> déchets ménagers et assimilés peuvent émettre <strong>de</strong>s gaz àeffet <strong>de</strong> serre :-Le CH 4 lors <strong>de</strong> la méthanisation ou <strong>de</strong> la mise en décharge <strong>de</strong> déchets organiques fermentescibles,-Le CO 2 lors du transport ou <strong>de</strong> la combustion,-Le N 2O lors du compostage et <strong>de</strong> l’épandage <strong>de</strong> déchets organiques.Les différents gaz ne contribuent pas tous à la même hauteur à l'effet <strong>de</strong> serre. En effet, certainsont un pouvoir <strong>de</strong> réchauffement plus important que d'autres et/ou une durée <strong>de</strong> vie plus longue.33
La contribution à l'effet <strong>de</strong> serre <strong>de</strong> chaque gaz se mesure grâce au pouvoir <strong>de</strong> réchauffementglobal (PRG) 6 . Le pouvoir <strong>de</strong> réchauffement global d'un gaz se définit comme la puissance radiative que legaz à effet <strong>de</strong> serre renvoie vers le sol, cumulée sur une durée <strong>de</strong> 100 ans. Cette valeur se mesurerelativement au Dioxy<strong>de</strong> <strong>de</strong> carbone. En effectuant la somme <strong>de</strong>s émissions <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre,pondérée par leur PRG, on obtient une évaluation <strong>de</strong> l’impact global <strong>de</strong>s activités humaines sur l’effet <strong>de</strong>serre, exprimé en équivalent CO 2 (eq. CO 2).7.1.2-Evaluation <strong>de</strong>s émissions <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serreLa méthodologie adoptée pour l’évaluation <strong>de</strong> l’impact sur l’effet <strong>de</strong> serre est la suivante :-Calcul <strong>de</strong>s émissions directes <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre,-Calcul <strong>de</strong>s émissions évitées <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre du fait du recyclage <strong>de</strong> certains déchets,-Calcul <strong>de</strong> l’impact réel sur l’effet <strong>de</strong> serre qui résulte <strong>de</strong> la différence entre les émissions directes et évitées.Concernant l’évaluation <strong>de</strong>s émissions <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre, la démarche a été la suivante :-Lorsque les déchets sont <strong>de</strong>stinés à valorisation matière (verre, ferrailles), nous calculons <strong>de</strong>s émissionsglobales incluant la collecte, le transport et le recyclage <strong>de</strong> ces déchets,-Lorsque les déchets sont envoyés en centre <strong>de</strong> stockage, en incinération ou autre traitement(compostage), nous calculons séparément les émissions dues à la collecte, au transport, au traitement et àl’élimination <strong>de</strong> ces déchets. Dans la pratique, nous avons pu faire cette distinction uniquement pour lesordures ménagères résiduelles,-Nous calculons également les émissions liées à la valorisation organique <strong>de</strong>s déchets (composts <strong>de</strong>déchets verts, composts <strong>de</strong> boues d’épuration,…).Les émissions directes calculées <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre sont ainsi d’environ 36 917 t eq.CO 2 en 2006 (Cf.tableau 11).Collecte / TransportBenneDMr Collecte : 3 295 754 t.kmTransfert :4 816 614 t.kmTraitementTonnageEmissions2 665 t eq.CO2/ anEmissionsEnfouissement 15 140 t 3 618 t eq.CO2/ anIncinération 71 931 t 23 449 t eq.CO2/ anCompostage 25 459 t (dont 4147 t DMr) 1 731 t eq.CO2/ anEpandage <strong>de</strong> boues d’épurationTonnage (tMS)EmissionsBoues d’épuration 724 5 453 t eq.CO2/ anTOTAL36 917 t eq.CO2/ anTableau 11 : les émissions directes <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serreLa valorisation matière ou énergétique permet, par substitution, d’éviter <strong>de</strong>s émissions <strong>de</strong> gaz àeffet <strong>de</strong> serre. Le niveau d’émissions évitées dépend largement <strong>de</strong>s matériaux recyclés et <strong>de</strong>s types <strong>de</strong>substitutions matières ou énergétiques. Ainsi, par tonne recyclée, le recyclage <strong>de</strong> métaux présente un enjeuen terme d’effet <strong>de</strong> serre très supérieur au recyclage <strong>de</strong>s journaux - revues - magazines, et par GWhvalorisé, la substitution d’énergie thermique (gaz, charbon, fuel) présente un intérêt supérieur à lasubstitution d’électricité (en France, principalement d’origine nucléaire non émettrice <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong>serre). A noter que le recyclage <strong>de</strong>s papiers cartons génère <strong>de</strong>s émissions.6 Par construction, le PRG du CO 2 est <strong>de</strong> 1. Le PRG du CH 4 est évalué à 21, celui du N 2O à 310. Ainsi, si on émet 1kg <strong>de</strong> méthane dans l'atmosphère, on produira le même effet, sur un siècle, que si on avait émis 21 kg <strong>de</strong> dioxy<strong>de</strong> <strong>de</strong>carbone.34
Les émissions évitées <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre sont ainsi d’environ 12 178 t eq.CO 2 en 2006.Type <strong>de</strong> valorisationValorisation matièreValorisation énergétiqueNature <strong>de</strong>s substitutionsRecyclage <strong>de</strong> l’aluminiumRecyclage <strong>de</strong> l’acierRecyclage <strong>de</strong>s CCRecyclage du verreRecyclage <strong>de</strong>s CPRecyclage <strong>de</strong>s multimatériauxRecyclage <strong>de</strong>s papiers cartonsSubstitution d’engraisGisementsconcernés en 200669,58 tonnes2 527 tonnes1713 tonnes6 430 tonnes7 477 tonnes912 tonnes1 617 tonnes25 459 tonnes44 600 MWhTotal <strong>de</strong>s émissions évitées 12 178 t eq. CO 2Tableau 12 : les émissions évitéesL’impact net sur l’effet <strong>de</strong> serre (différence entre émissions directes et émissions évitées [Cf.tableau 12]) est <strong>de</strong> 24 739 t eq.CO2 en 2006.7.2-Pollution <strong>de</strong> l’air7.2.1-GénéralitésLes opérations <strong>de</strong> collecte, transport et traitement <strong>de</strong>s déchets sont génératrices <strong>de</strong> substancestoxiques dans l’air et <strong>de</strong> composés précurseurs d’acidification ou contribuant à la pollution photochimique.Les principales sources d’émissions sont les suivantes :-Particules : incinération, transports, stockage,…-Gaz précurseurs d’acidification (NH 3, NO x, SO 2, HCl,…) : incinération, compostage, transports,…-Composés Organiques Volatiles (COV) et autres contributeurs à la pollution photochimique :incinération, transports, stockage, traitements biologiques,-Eléments traces métalliques : incinération,-Bioaérosols : stockage, traitements biologiques,-Dioxines et furanes : incinération.Lors <strong>de</strong> la collecte ou du transit <strong>de</strong>s déchets, les polluants émis à l’échappement <strong>de</strong>s véhicules sontprincipalement : les NOx, le CO, les Composés Organiques Volatiles Non Méthaniques (COVNM), leSO 2, le CO 2.Le compostage <strong>de</strong>s déchets ménagers et assimilés génère en particulier les polluants suivants : leCH 4 (émis ponctuellement au niveau <strong>de</strong> zones anaérobies localisées), le NH 3, le N 2O, les poussières, leséléments traces métalliques, les bioaérosols.Les rejets atmosphériques <strong>de</strong>s usines d’incinération contiennent en particulier du CO 2, NO X,poussières, SO2, N 2O, COVNM, métaux lourds, dioxines et furanes.L’épandage <strong>de</strong> boues émet notamment du NH 3 et du N 2O.7.2.2-Evaluation <strong>de</strong> la pollution <strong>de</strong> l’airNous avons évalué la pollution <strong>de</strong> l’air en prenant en compte l’acidification atmosphérique (Cf.tableau 13). Il s’agit <strong>de</strong> l’augmentation <strong>de</strong> la quantité <strong>de</strong> substances aci<strong>de</strong>s dans la basse atmosphère, àl’origine <strong>de</strong>s “pluies aci<strong>de</strong>s” et notamment du dépérissement <strong>de</strong> certaines forêts. L’unité retenue pourévaluer la contribution d’une substance à l’acidification est le potentiel <strong>de</strong> libérations <strong>de</strong> protons H+.35
Collecte / TransportBenneEmissionsDMr Collecte : 1 352 061 km/an 755 kg eq. H+/ anTraitementTonnageEmissionsEnfouissement 15 140 t 58 kg eq. H+/ anIncinération 71 931 t 2 866 kg eq. H+/ anCompostage 25 459 t (dont 4147 t DMr) 350 kg eq. H+/ anEpandage <strong>de</strong> boues d’épurationTonnage (tMS)EmissionsBoues d’épuration 724 0,12 kg eq. H+/ anTOTAL 4 029 kg eq. H+/ anTableau 13 : contribution à l’acidificationComme pour les gaz à effet <strong>de</strong> serre, la valorisation matière permet, par substitutions, d’éviter <strong>de</strong>sémissions <strong>de</strong> gaz acidifiants. L’impact net sur l’acidification <strong>de</strong> l’air (différence entre émissions directes etémissions évitées) est environ <strong>de</strong> 19 kg eq. H+ en 2006. Le recyclage <strong>de</strong>s déchets participe donc à laréduction <strong>de</strong> l’acidification <strong>de</strong> l’air.7.3-Pollution <strong>de</strong> l’eau7.3.1-GénéralitésLes principales sources potentielles <strong>de</strong> pollution directe <strong>de</strong> l’eau lors <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets sontles centres <strong>de</strong> stockage. Selon les traitements <strong>de</strong> fumées mis en œuvre, les usines d’incinération peuventégalement rejeter <strong>de</strong>s effluents liqui<strong>de</strong>s chargés en sels notamment. Nous abor<strong>de</strong>rons les aspects quiconcernent directement le territoire <strong>de</strong> l’AgglO.Au niveau <strong>de</strong> l’incinération :Hormis les eaux usées domestiques et les eaux pluviales (riches surtout en MES, DCO et métaux),les usines d’incinération sont à l’origine <strong>de</strong> rejets liqui<strong>de</strong>s provenant :- En cas <strong>de</strong> valorisation énergétique : <strong>de</strong>s fuites, <strong>de</strong>s purges et du refroidissement <strong>de</strong> l'ensemble circuit eauvapeur,<strong>de</strong> la préparation <strong>de</strong>s eaux <strong>de</strong> chaudière (déminéralisation),- De l'extinction et du stockage <strong>de</strong>s mâchefers : les eaux <strong>de</strong> refroidissement <strong>de</strong>s mâchefers sont <strong>de</strong> plus enplus valorisées,- Le cas échéant, <strong>de</strong>s eaux issues du traitement humi<strong>de</strong> <strong>de</strong>s fumées. Dans l’usine <strong>de</strong> l’AgglO, le procédé <strong>de</strong>traitement par voie humi<strong>de</strong> a été remplacé par un procédé par voie sèche.- Des eaux <strong>de</strong> lavage <strong>de</strong>s sols.Au niveau du compostage :Les rejets aqueux d’installations <strong>de</strong> compostage dépen<strong>de</strong>nt du process retenu. Certains conceptspermettent <strong>de</strong> limiter les quantités <strong>de</strong> polluants rejetés :-La couverture <strong>de</strong> l’ensemble du process (<strong>de</strong> la réception <strong>de</strong>s déchets entrants au stockage <strong>de</strong>s produitssortants) permet d’éviter le contact <strong>de</strong>s eaux pluviales avec les déchets,-La réutilisation <strong>de</strong>s eaux <strong>de</strong> process permet d’éviter le rejet au milieu naturel <strong>de</strong> polluants.Les eaux <strong>de</strong> ruissellement (lessivage <strong>de</strong>s aires <strong>de</strong> circulation, …) contiennent très peu d’élémentsmétalliques en raison <strong>de</strong> la faible solubilité dans l’eau <strong>de</strong>s métaux contenus dans les éventuelles poussièresdispersées sur les surfaces.36
Pollution <strong>de</strong> l’eau après transferts :Certaines opérations peuvent se traduire par une pollution indirecte <strong>de</strong> l’eau par transfert <strong>de</strong>polluants contenus dans les déchets (éléments traces métalliques, azote, phosphore et potassium,…). Parexemple, l’épandage <strong>de</strong> déchets (boues) et la valorisation en travaux publics <strong>de</strong>s remblais et sous coucheroutière (gravats et mâchefers).Impacts indirects :Comme pour l’air, le fait <strong>de</strong> valoriser les déchets a un impact sur les rejets <strong>de</strong> polluants dans l’eau.Le recyclage peut permettre d’éviter le recours à certains procédés industriels polluants. Inversement,certains procédés <strong>de</strong> recyclage peuvent être source <strong>de</strong> pollutions.Selon la localisation <strong>de</strong>s sites <strong>de</strong> valorisation <strong>de</strong> matériaux, les émissions <strong>de</strong> polluants sont évitées auniveau local ou global. Les types <strong>de</strong> pollution <strong>de</strong> l’eau évités sont les pollutions chimiques etl’eutrophisation. Le recyclage <strong>de</strong> certains déchets permet en particulier d’éviter l’eutrophisation <strong>de</strong>s eaux :l’acier et l’aluminium, le verre, les JRM. Par contre, le recyclage <strong>de</strong>s plastiques et <strong>de</strong>s papiers - cartonsparticipe à l’eutrophisation <strong>de</strong>s eaux.7.3.2-Evaluation <strong>de</strong> la pollution <strong>de</strong> l’eauLa pollution <strong>de</strong> l’eau a été évaluée en estimant :-Les quantités <strong>de</strong> rejets liqui<strong>de</strong>s directement générés par les filières <strong>de</strong> traitement et d’élimination actuelles.Selon les traitements, les ratios d’effluents générés sont les suivants :• Incinération : 0 à 500 l/t entrante (pas <strong>de</strong> traitement humi<strong>de</strong> <strong>de</strong>s fumées)• Compostage : 0 l / t compostée (on considère que les effluents sont recyclés dans le process).-Les quantités d’azote susceptibles <strong>de</strong> transfert après épandage <strong>de</strong> boues <strong>de</strong> station d’épuration dépen<strong>de</strong>nt<strong>de</strong> la nature <strong>de</strong>s boues épandues.Les rejets directs d’effluents sont évalués à 11 963 m 3 en 2006.7.4-Pollution et qualité <strong>de</strong>s solsL’impact sur la qualité <strong>de</strong>s sols est, comme pour l’eau, principalement lié aux émissions d’élémentstraces métalliques. Toutefois, cet impact n’est pas provoqué par <strong>de</strong>s phénomènes <strong>de</strong> lixiviation, quitransportent <strong>de</strong>s molécules élémentaires dans les eaux <strong>de</strong> surface. Il est plutôt dû à l’émission directe <strong>de</strong>spolluants dans le sol. Ainsi, l’épandage <strong>de</strong> déchets présente l’impact sur les sols le plus élevé puisque lesdéchets contiennent <strong>de</strong>s éléments traces métalliques.La mise en décharge et la valorisation routière <strong>de</strong> mâchefers d’incinération ont un impact sur lessols nul. En effet, une fois immobilisés, les métaux lourds ne peuvent être mobilisés que par lixiviation,provoquant ainsi un impact sur l’eau et non pas sur les sols.Il faut noter que l’impact <strong>de</strong> l’épandage est sensiblement réduit si l’on considère les émissionsévitées grâce à la non-utilisation <strong>de</strong>s engrais.7.5-Ressources naturelles7.5.1-Matières premièresLes différents procédés <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s déchets ne constituent pas une source importante <strong>de</strong>consommation <strong>de</strong> matières premières. Par contre, le recyclage <strong>de</strong> certains matériaux permet <strong>de</strong>s économies<strong>de</strong> matières premières. Le type <strong>de</strong> matières premières économisées dépend <strong>de</strong> la nature <strong>de</strong>s matériauxrecyclés ainsi que <strong>de</strong> celle <strong>de</strong>s substitutions que permettra le recyclage.La valorisation <strong>de</strong> compost peut également se traduire par une économie <strong>de</strong> ressources naturellespar substitution <strong>de</strong> tourbe ou d’engrais chimique (contenant du phosphore).En 2006, environ 11 747 t ont été recyclées.37
7.5.2-Ressources énergétiquesLa gestion <strong>de</strong>s déchets nécessite le recours à <strong>de</strong>s ressources énergétiques :-La collecte et le transport <strong>de</strong> déchets utilisent <strong>de</strong>s carburants,-Au niveau <strong>de</strong>s différents procédés <strong>de</strong> traitement, certains équipements fixes et véhicules d’exploitationutilisent également <strong>de</strong>s carburants.Néanmoins, certaines opérations permettent <strong>de</strong> réaliser <strong>de</strong>s économies <strong>de</strong> ressources énergétiques:-Economies par substitution d’énergie fossile : <strong>de</strong>s procédés (enfouissement, incinération, co-incinération)produisent <strong>de</strong> l’énergie valorisable sous forme d’électricité et/ou <strong>de</strong> chaleur,…. L’apport d’élémentsfertilisants par les composts ou les effluents évite <strong>de</strong>s transports coûteux (phosphates) ou <strong>de</strong>s réactionschimiques très énergivores (nitrates),-Economies en raison <strong>de</strong>s process industriels évités par le recyclage <strong>de</strong> certains matériaux. Par exemple, lafabrication <strong>de</strong> verre à partir <strong>de</strong> calcin <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong>ux fois moins d’énergie qu’à partir <strong>de</strong> matière première.La prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> déchets permet <strong>de</strong>s économies <strong>de</strong> ressources énergétiques.Nous avons les consommations et productions d’énergie liées au transport, au traitement et àl’élimination <strong>de</strong>s déchets. En 2006, le bilan énergétique global est évalué à +11 246 MWh (Cf. tableau14).Situation <strong>de</strong> 2006HypothèsesTransport :EnfouissementCompostage :Incinération avec valorisationénergétique355 7 t <strong>de</strong> carburant consommé15 140 8 t non stabilisés25 459 9 t71 441 tEnergie produite 32947 MWhEnergie consommée 21700 MWhBilan énergétique global 11 246 MWhTableau 14 : Bilan énergétique global7.5.3-Ressources naturelles localesLa gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers et assimilés peut avoir <strong>de</strong>s impacts sur certaines ressourceslocales. Tout projet <strong>de</strong> traitement ayant pour conséquence <strong>de</strong> réduire la superficie <strong>de</strong>s sols agricoles,ressources non renouvelables à l’échelle humaine, entraîne une diminution <strong>de</strong>s ressources naturelleslocales.La valorisation agronomique <strong>de</strong>s déchets permet, si elle présente un intérêt pour les sols et pour lanutrition <strong>de</strong>s cultures et <strong>de</strong>s plantations, une amélioration <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong>s sols agricoles et donc <strong>de</strong>sressources naturelles locales.Les choix technologiques retenus ainsi que la localisation <strong>de</strong>s installations <strong>de</strong> traitement etd’enfouissement peuvent avoir un impact plus ou moins important sur les ressources en eau (<strong>de</strong> surfaceou souterraine). Quelques références :-Un procédé grand consommateur d’eau sollicitera davantage la ressource en eau qu’un procédé dit « à sec» (n’utilisant pas d’eau),-Le compostage <strong>de</strong>s boues peut permettre <strong>de</strong> réduire les quantités d’azote total épandues, doncl’eutrophisation du milieu aquatique et ainsi, améliorer la ressource en eau.7 PCI du gazole : 42 MJ/kg8 31 kWh/t par enfouissement (ratio Bilan ADEME 2000)9 0 kWh/t par compostage38
7.6-Risques sanitairesLes risques sanitaires liés à la gestion <strong>de</strong>s déchets peuvent provenir <strong>de</strong>s substances dangereusesémises et <strong>de</strong>s nuisances (o<strong>de</strong>urs et bruit principalement). Nous abor<strong>de</strong>rons les risques sanitaires liés auxsubstances dangereuses, les nuisances faisant l’objet d’un développement spécifique.Pour la collecte et le tri <strong>de</strong>s déchets ménagers, les enjeux semblent se situer au niveau <strong>de</strong>stravailleurs notamment par <strong>de</strong>s acci<strong>de</strong>nts, troubles digestifs ou respiratoires. L’exposition aux microorganismeset poussières organiques apparaît aujourd’hui comme une cause probable <strong>de</strong> problèmes.Pour le recyclage, les enjeux sont aussi divers et variés que les industries et les déchets concernés(du verre aux déchets d’équipements électriques et électroniques par exemple). Ce domaine estglobalement peu documenté. Les enjeux peuvent concerner aussi bien les travailleurs que les riverainsd’installations et peuvent être liés, selon les industries, à divers types <strong>de</strong> rejets (liqui<strong>de</strong>s, atmosphériques), àl’usage <strong>de</strong>s produits,…Pour la gestion biologique <strong>de</strong>s déchets, les étu<strong>de</strong>s menées concernent essentiellement lestravailleurs (en usine <strong>de</strong> compostage ainsi que les utilisateurs pratiquant <strong>de</strong>s épandages). Les troublesi<strong>de</strong>ntifiés semblent essentiellement respiratoires et digestifs. Les enjeux semblent liés majoritairement auxmicro-organismes et à certaines substances chimiques (métaux, composés organiques).Pour le compostage en particulier, les résultats <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux étu<strong>de</strong>s ont fourni les éléments suivants:-Concernant les risques non microbiologiques : la zone <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong>s déchets ainsi que celle <strong>de</strong>retournement <strong>de</strong> la matière compostée sont les principales sources d’émissions,Les dangers et nuisances spécifiques associés à ces zones prioritaires sont principalement associés auvecteur air.- Concernant les risques liés aux bioaérosols : pour les travailleurs : la connaissance <strong>de</strong>s risques pour cettepopulation est limitée et il est très difficile <strong>de</strong> tirer <strong>de</strong>s conclusions <strong>de</strong>s quelques étu<strong>de</strong>s épidémiologiquesexistantes sur la réalité du risque. Le risque serait principalement d’ordre allergique.Pour la population riveraine et pour les utilisateurs du compost : les données sont quasimentabsentes. Aucune étu<strong>de</strong> n’a réellement démontré le risque pour la population riveraine.Pour l'incinération : les enjeux sont liés aux émissions atmosphériques et semblent concerneressentiellement les riverains et les populations générales. Les risques étudiés concernent en particuliercertains cancers ou troubles <strong>de</strong> la reproduction. Les niveaux <strong>de</strong> risques apparaissent très dépendants <strong>de</strong>sniveaux <strong>de</strong> performances <strong>de</strong>s installations (émissions <strong>de</strong> métaux lourds et <strong>de</strong> substances organiques) et trèsfaibles pour les installations récentes et conformes aux normes désormais en vigueur. A noter qu’en 2005,l’Usine d’incinération <strong>de</strong> Saran a subi d’importantes modifications pour être mise en conformité avec lanouvelle réglementation sur le traitement <strong>de</strong>s fumées rejetées dans l’atmosphère.7.7-NuisancesLa gestion <strong>de</strong>s déchets est susceptible d’occasionner diverses nuisances pour les riverains. Lesprincipales sont le trafic routier, les envols, les o<strong>de</strong>urs et les bruits.Le trafic routier peut être à l’origine <strong>de</strong> dégradations <strong>de</strong>s voiries, d’insécurité routière oud’encombrements du trafic. Les nuisances liées au trafic routier sont essentiellement à proximité <strong>de</strong>sinstallations <strong>de</strong> traitement (incinérateurs, centres <strong>de</strong> tri, stations <strong>de</strong> transferts, unités <strong>de</strong> traitementbiologique,...).Les envols <strong>de</strong> déchets hors du site sont possibles. L’éloignement <strong>de</strong>s zones d’habitation et labonne conception <strong>de</strong>s installations <strong>de</strong> l’AgglO (zones <strong>de</strong> réception et <strong>de</strong> manutention <strong>de</strong> déchets)permettre <strong>de</strong> bien gérer cette problématique.39
Les o<strong>de</strong>urs : le risque d’émanation d’o<strong>de</strong>urs peut être lié aux apports <strong>de</strong> déchets dans lesinstallations <strong>de</strong> l’AgglO, à la fermentation <strong>de</strong>s lixiviats et eaux <strong>de</strong> process dans les bassins <strong>de</strong> stockage et àla circulation et au fonctionnement <strong>de</strong>s engins (gaz d'échappement).Le bruit : les effets difficilement quantifiables <strong>de</strong> stress occasionnés par les o<strong>de</strong>urs peuvents’additionner à ceux imputables au bruit pour induire une nuisance non spécifique globale sur lespopulations soumises à <strong>de</strong>s nuisances olfactives et auditives.Les principales sources <strong>de</strong> bruits liées à la gestion <strong>de</strong>s déchets sont la collecte et les pointsd’apports volontaires ainsi que les installations industrielles <strong>de</strong> tri, traitement et <strong>de</strong> stockage.7.8-Dégradation <strong>de</strong>s milieux naturels, sites et paysages7.8.1-Biodiversité, milieux naturels et paysageUne part du territoire constitue un ensemble d’espaces patrimoniaux ayant pour caractéristiques<strong>de</strong> n’être pas affecté par <strong>de</strong>s nuisances majeures altérant la qualité <strong>de</strong> la biodiversité.Les unités <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s déchets, par le type et le nombre d’installations, ainsi que lesmatériaux utilisés pour leur construction, sont susceptibles d’avoir <strong>de</strong>s effets sur le paysage.En 2006, on dénombrait sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO : une usine d’incinération (Saran), une plateforme<strong>de</strong> compostage, un centre <strong>de</strong> tri (forme l’UTOM), un centre <strong>de</strong> transfert et 6 déchetteries.L’UTOM semblable à tout bâtiment industriel, présente un faible impact sur les paysages.Cependant, la hauteur <strong>de</strong> la cheminée <strong>de</strong> l’usine d’incinération représente une gêne visuelle. Le centre <strong>de</strong>transfert n’est pas couvert. Il peut représenter une gêne visuelle et/ou olfactive pour les riverains. Lesdéchetteries sont en retrait <strong>de</strong>s habitations et n’ont pas d’impact sur les habitants.7.8.2-Patrimoine culturelLes effets <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets sur le patrimoine culturel sont essentiellement liés à laréalisation d’équipements dont l’aspect architectural ou la vocation même peuvent être considérés commedifficilement compatibles avec le patrimoine local. Les effets peuvent être toutefois limités par un nombreréduit d’installations nouvelles et le choix <strong>de</strong>s types d’installations. L’architecture <strong>de</strong>s bâtiments, le choix<strong>de</strong>s matériaux <strong>de</strong> construction utilisés faciliteront l’intégration <strong>de</strong>s nouvelles installations aux alentours <strong>de</strong>monuments patrimoniaux existants.D’une manière générale, les installations <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> l’AgglO ne se trouvent pas àproximité <strong>de</strong> tels sites remarquables.Au regard <strong>de</strong>s différents impacts environnementaux relevés dans la gestion <strong>de</strong>s déchets,une politique <strong>de</strong> prévention pourrait avec <strong>de</strong>s effets positifs pour l’environnement notammentpar :• la réduction <strong>de</strong> l’effet <strong>de</strong> serre,• la réduction <strong>de</strong> l’impact sur l’eau, l’air et les sols,• la diminution du transport <strong>de</strong>s déchets,• <strong>de</strong>s économies <strong>de</strong> matières premières,• <strong>de</strong>s économies <strong>de</strong> ressources énergétiques,• <strong>de</strong>s économies <strong>de</strong> ressources naturelles locales,• la réduction <strong>de</strong>s nuisances et <strong>de</strong>s risques sanitaires,• la limitation <strong>de</strong>s impacts sur la biodiversité et le paysage.40
8- Ce qui ce fait ailleurs en termes <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchetsIl s’agit <strong>de</strong> relever quelques actions menées et les déchets ciblés, et non <strong>de</strong> faire un inventaireexhaustif <strong>de</strong> toutes les actions <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets. L’intérêt est <strong>de</strong> montrer les motifs <strong>de</strong> l’action, ladiversité <strong>de</strong>s acteurs et le rôle que jouent les collectivités locales.8.1- En FranceLes actions <strong>de</strong> prévention initiées par les collectivités sont généralement i<strong>de</strong>ntiques auxcampagnes nationales. Elles portent notamment sur le compostage individuel, la suppression <strong>de</strong> sacs <strong>de</strong>caisse plastique à usage unique, l’autocollant stop pub, les campagnes <strong>de</strong> communication et <strong>de</strong>sensibilisation et les gestes <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong>s déchets. Certaines collectivités ont fait <strong>de</strong>s tests à échelleréduite. Elles ont évalué ensuite les actions menées. L’ensemble du gisement est ciblé ou un gisementparticulier (les bio déchets, les bouteilles d’eau, les COUNA).Eléments d’informations sur les actions au niveau nationalCampagne <strong>de</strong> communication et <strong>de</strong> sensibilisation : exemple <strong>de</strong> la campagne "Réduisons vite nos déchets,ça débor<strong>de</strong>" :Lancée en octobre 2005, dans le cadre du Plan national <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets, unpremier bilan a été établi en 2006. Selon ce bilan réalisé pour le compte <strong>de</strong> l’ADEME, avant la campagne79 % <strong>de</strong>s Français connaissaient un geste <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong>s déchets. Après la campagne, 88 % ont entenduparler <strong>de</strong> ces gestes.Les collectivités-Compostage individuel : la mise en œuvre <strong>de</strong> compostage individuel a doublé en 2005 : 155 opérations et125 000 composteurs individuels,-Mise en place du réseau PREVENCOL (prévention collectivité) pour échange d’information etd’expérience-Doublement <strong>de</strong> la signature <strong>de</strong> contrats territoriaux déchets favorisant l’élaboration et la mise en œuvre<strong>de</strong> programme <strong>de</strong> prévention,Recyclerie/ressourcerie : 3 en Picardie et Languedoc-Roussillon en 2005, concept au cœur <strong>de</strong> laproblématique du développement durable et <strong>de</strong> l’économie solidaire (réutilisation, réparation, revente,réemploi).L’éco-conception et la consommation durable-25 projets contribuant à la prévention en amont au niveau <strong>de</strong>s procédés industriels et <strong>de</strong> la conception<strong>de</strong>s produits ont été financés en 2004. En 2005, 7 projets faiblement générateurs <strong>de</strong> déchets dont 5 sur laréduction <strong>de</strong> la toxicité <strong>de</strong>s déchets et 2 sur la réduction <strong>de</strong>s quantités <strong>de</strong> déchets ont été subventionnés.-Les gestes pour réduire la production <strong>de</strong>s déchets :Suppression <strong>de</strong>s sacs <strong>de</strong> caisse en plastique à usage unique : accord avec la professionStop-pub : contribution financière <strong>de</strong>s responsables <strong>de</strong> la diffusion <strong>de</strong> courriers non adressés (COUNA) àpartir <strong>de</strong> fin <strong>2007</strong> (L’autocollant « stop-pub » permet d’éviter 40 kg <strong>de</strong> COUNA par foyer).Eléments d’actions <strong>de</strong> prévention au niveau <strong>de</strong>s collectivitésLe département <strong>de</strong>s Deux-Sèvres, un <strong>de</strong>s cinq départements pilotes avec Les Ar<strong>de</strong>nnes, Le Cantal,l’Hérault et Les Vosges choisi par le MEDD en 2001-Les pistes <strong>de</strong> réflexion initiales :1. Prévention à la source par la mise en place <strong>de</strong> politique d’ « achats verts »,2. Recherche <strong>de</strong> partenariat avec les distributeurs pour sensibiliser les consommateurs au concept<strong>de</strong> cycle <strong>de</strong> vie et favoriser les achats d’écoproduits,3. Détourner par : compostage individuel, soutien aux filières <strong>de</strong> réparation et <strong>de</strong> réutilisation,recours au principe incitatif <strong>de</strong> la re<strong>de</strong>vance pour les professionnels.-Communication : formation et information41
-Actions concrètesPartenariat <strong>de</strong> la Communauté d’Agglomération <strong>de</strong> Niort (CAN) et du Syndicat Mixte <strong>de</strong> Traitement etd’Elimination <strong>de</strong>s déchets en Deux-Sèvres (SMITED) sur le projet IDEAL 79.Lancé en 2004, l’objectif <strong>de</strong> ce projet est <strong>de</strong> diminuer <strong>de</strong> 10 % la masse <strong>de</strong>s DMr en 3 ans et d’inculquerune culture <strong>de</strong> consommation durable. Dans sa phase opérationnelle, IDEAL 79 a notamment :• formé <strong>de</strong>s élus, <strong>de</strong>s agents <strong>de</strong>s collectivités territoriales, <strong>de</strong>s associations, la population, lesétablissements scolaires et les jeunes créateurs d’entreprises,• incité le public par la distribution d’un gui<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’éco-consommateur contenant <strong>de</strong>s bons <strong>de</strong>réduction,• promu et créé <strong>de</strong>s alternatives permettant <strong>de</strong> générer moins <strong>de</strong> déchets,• communiqué sur les alternatives et les incitations.Le département <strong>de</strong>s Lan<strong>de</strong>s-Elaboration d’un plan <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets-Actions envisagées :Campagne <strong>de</strong> communication et dix fiches actions :1. Compostage autonome2. Stop pub3. Exemplarité du Conseil Général4. Exemplarité <strong>de</strong>s collectivités et administrations landaises5. Limitation <strong>de</strong>s sacs plastiques6. Eco-conception : accompagnement <strong>de</strong>s entreprises landaises volontaires dans une démarche d’écoconception7. Gui<strong>de</strong> et campagne <strong>de</strong> promotion d’une consommation responsable8. Gui<strong>de</strong> « réutilisation et réparation » : réalisation et diffusion d’un gui<strong>de</strong> <strong>de</strong>s bonnes adresses <strong>de</strong> larécupération, la réutilisation et la réparation sur le département, étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> faisabilité <strong>de</strong> structurescomplémentaires (recycleries).9. Séparation <strong>de</strong>s déchets dangereux : mise à disposition <strong>de</strong> filières adaptées et l’information <strong>de</strong>sproducteurs <strong>de</strong> ces déchets pour la séparation <strong>de</strong>s déchets dangereux, <strong>de</strong>s déchets ménagers.10. Tableau <strong>de</strong> bord : mise <strong>de</strong> tableau <strong>de</strong> bord <strong>de</strong> la prévention, avec <strong>de</strong>s indicateurs permettant <strong>de</strong> suivreles actions et leur impact direct ou cumulé.-Actions réalisées ou en cours :1. Compostage autonome2. Ménages référents : pour évaluer les gestes simples <strong>de</strong> la prévention, évaluer leur efficacité et montrerqu’ils sont possibles.3. Sacs <strong>de</strong> caisse : <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s et moyennes surfaces et <strong>de</strong>s commerçants signent une charte pour ne plusdistribuer <strong>de</strong> sacs jetables.4. Education à l’environnement : formation d’un réseau d’animateurs sur la notion <strong>de</strong> prévention etorganisation <strong>de</strong> concours dans les collèges5. Stop pub : campagne radiophonique et distribution d’autocollant6. Mise en ligne du premier gui<strong>de</strong> <strong>de</strong>s bonnes adresses <strong>de</strong> la récupération, la réutilisation et la réparation.7. Consommation responsable : campagne d’affichage et <strong>de</strong> distribution <strong>de</strong>s gui<strong>de</strong>s sur les marchés8. Conseil général, collectivités et administrations : sessions <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s responsables chargés <strong>de</strong>sachats au sein <strong>de</strong>s administrations et collectivités territoriales.9. Eco-conception : réalisation d'une <strong>de</strong>mi-journée <strong>de</strong> sensibilisation à l'Eco-conception à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>sentreprises landaises faisant <strong>de</strong> la conception dans leurs établissements, par la CCI <strong>de</strong>s Lan<strong>de</strong>s.10. Déchets dangereux : mise en œuvre <strong>de</strong> la collecte <strong>de</strong>s DASRI par le SICTOM du Marsan ; le SITCOMCôte Sud <strong>de</strong>s Lan<strong>de</strong>s après avoir signé une convention avec l'ordre <strong>de</strong>s pharmaciens et l'ordre <strong>de</strong>smé<strong>de</strong>cins, distribue <strong>de</strong>s récipients <strong>de</strong> collecte à usage unique dans les pharmacies pour la collecte <strong>de</strong>sDASRI. La collecte <strong>de</strong> ces déchets est réalisée dans les déchetteries.Lille Métropole Communauté Urbaine-85 communes-1 091 438 habitants-6 déchetteries et projet <strong>de</strong> construction <strong>de</strong> 3 déchetteries-3 ressourceries42
-Lancement en 2002 du programme européen <strong>de</strong> réduction à la source <strong>de</strong>s déchets ménagers : le projet «Acheter malin, c'est jeter moins ! »-Trois axes <strong>de</strong> travail :1. Acheter moins <strong>de</strong> déchets d’emballage,2. Boire l’eau du robinet,3. Composter à domicile les déchets <strong>de</strong> cuisine et <strong>de</strong> jardin.Rennes Métropole-Campagne consommation responsable avec 38 ménages pendant 12 semaines en 2004-Consommation d’eau : 2995 bouteilles <strong>de</strong> 1,5 litre évitées en 12 semaines (soit 13 000 bouteilles sur unan), c’est une économie d’environ 37 euros/ménage/an.-4060 sacs <strong>de</strong> caisse jetables ont été évités grâce à l’utilisation <strong>de</strong> paniers, cabas, sacs réutilisables (440 sacsévités/ménage/an)-Les déchets organiques <strong>de</strong> la cuisine : sur une année, 30,5 kg/personne (131 kg/ménage/an) compostéset donc écartés <strong>de</strong> la collecte.-Le verre : Le poids du verre jeté a augmenté <strong>de</strong> 21 % en 12 semaines (23,2 kg/hab./an en moyenneextrapolée).-Les collectes sélectives : le poids <strong>de</strong> la poubelle « collecte sélective » (sans la publicité et sans le verre) abaissé <strong>de</strong> 3 % en 12 semaines.-La poubelle résiduelle : le poids <strong>de</strong> la poubelle résiduelle a baissé <strong>de</strong> 16 % en 12 semaines.-La quantité totale <strong>de</strong> déchets : la quantité totale <strong>de</strong> déchets (hors déchets organiques compostés) a baissé<strong>de</strong> 8 % en 12 semaines.Communauté d’Agglomération Grand Besançon-59 communes-176 000 habitants-6 déchetteries sur le territoire du Grand Besançon-Association avec d’autres structures intercommunales voisines pour gérer le traitement <strong>de</strong>s déchets(Syndicat Mixte <strong>de</strong> Besançon et <strong>de</strong> sa région pour le traitement <strong>de</strong>s déchets (sybert) : 182 communes,213 000 habitants) :-Equipements : 14 déchetteries, Centre <strong>de</strong> tri, Usine d’incinération, Plate-forme <strong>de</strong> broyage compostage <strong>de</strong>déchets verts, Centre <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong> déchets ultimes-Communication• Depuis 2000 : 6000 composteurs installés• 2006 : organisation d’une session principale d’incitation au compostage individuel et <strong>de</strong> sessions<strong>de</strong> rattrapage,• Distribution <strong>de</strong> composteurs à <strong>de</strong>s prix réduits,-Mesures incitatives• Application <strong>de</strong> la REOM sur le territoire du Grand Besançon y compris les écoles,administrations, artisans et commerçants• Réduction <strong>de</strong> fréquence <strong>de</strong> collecte-Expérimentation d’une ressourcerie/recyclerie au 2 è semestre 2005 avec une association (TraitementRecyclage Insertion) : 26 tonnes <strong>de</strong> matériaux valorisées.8.2- En EuropeUne étu<strong>de</strong> réalisée en 2004 pour le compte <strong>de</strong> l’ADEME montre <strong>de</strong>s exemples <strong>de</strong> politiqueseuropéennes <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets. Cette étu<strong>de</strong> cite <strong>de</strong>s exemples <strong>de</strong> politiques <strong>de</strong>prévention menées notamment en Belgique, au Pays-Bas, en Finlan<strong>de</strong>, en Autriche, en Allemagne, auPortugal, au Royaume-Uni et en Italie.Il est admis que les motivations <strong>de</strong> la mise en place d’une politique <strong>de</strong> prévention varient d’unecollectivité à une autre avec le cumul <strong>de</strong> plusieurs motivations notamment :-La volonté <strong>de</strong> réduire les déchets résiduels, motivé par le refus <strong>de</strong> création <strong>de</strong> nouvelles installations <strong>de</strong>traitement <strong>de</strong> déchets,43
-La volonté <strong>de</strong> réduire l’ensemble <strong>de</strong>s déchets,-Le souci d’anticiper l’évolution <strong>de</strong> la législation communautaire,-Le souci <strong>de</strong> maîtriser l’accroissement <strong>de</strong>s coûts <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets,-Le souci <strong>de</strong> favoriser un meilleur rapport à l’environnement et d’améliorer la vie <strong>de</strong>s habitants.Pour maîtriser la production <strong>de</strong>s déchets, <strong>de</strong>s outils techniques, réglementaires et financiers sontmis en place pour inciter les habitants :-Le coût <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets facturés à chacun, facturation en fonction du volume ou dutonnage produit par ménage,-Le système <strong>de</strong> prélèvement sanction : oblige la collectivité à payer à la région une taxe dont le montantaugmente avec la quantité <strong>de</strong> déchets produits,-Le système <strong>de</strong> récompense positive : <strong>de</strong>s seuils <strong>de</strong> production sont fixés par habitant, les collectivitésqui les dépassent sont sanctionnées financièrement, celles ne l’atteignant pas, ont <strong>de</strong>s subventions.-La récompense directe <strong>de</strong>s acteurs auteurs <strong>de</strong> comportements positifs : en cas d’achats écoresponsables.Il est montré que les collectivités européennes qui ont réussi à avoir <strong>de</strong> bons résultats avec leurspolitiques <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets ont mené <strong>de</strong>s actions coordonnées mobilisant plusieurs acteurs avecune variété <strong>de</strong> démarches. Leurs actions ont porté sur l’optimisation <strong>de</strong>s collectes, la facturationresponsabilisante, le recentrage <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong>s déchets sur l’acte d’achat, la création <strong>de</strong> dynamiquelocale, l’exemplarité <strong>de</strong> la collectivité porteuse <strong>de</strong> la politique <strong>de</strong> prévention, la tenue d’un discours axé surle libre choix. En plus <strong>de</strong> ces actions, une place particulière est accordée à la communication.D’une façon générale à travers ces quelques exemples, la prévention se fait suivant trois cibles :-les ménages,-les entreprises,-les collectivités porteuses du projet <strong>de</strong> prévention.En France, schématiquement, les déchets ciblés par les collectivités au niveau quantitatif sont le plussouvent : les déchets verts <strong>de</strong>s ménages, la fraction fermentescible <strong>de</strong>s ordures ménagères, les emballages,les courriers non adressés et les encombrants.En ce qui concerne l’aspect qualitatif, la prévention se fait par la séparation <strong>de</strong>s déchets dangereux et par lamise aux normes <strong>de</strong>s installations <strong>de</strong> traitement.9- Actions <strong>de</strong> prévention sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO9.1- Dans <strong>de</strong>s communes membres <strong>de</strong> l’AgglOPour faire l’état <strong>de</strong>s lieux dans les services <strong>de</strong>s communes <strong>de</strong> l’AgglO, nous avons d’abord adresséun questionnaire à toutes les communes <strong>de</strong> la CA d’Orléans. Nous les avons ensuite relancées partéléphone. Celles qui ont apporté <strong>de</strong>s réponses à nos questions sont : Chécy, La Chapelle Saint Mesmin,Saint Jean <strong>de</strong> Braye, Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle, Saint Jean le Blanc et Orléans.Chécy-Tri sélectif : dans les services <strong>de</strong> la collectivité, il a été initié un tri <strong>de</strong>s déchets-Communication interne : la collectivité dispose d’un réseau <strong>de</strong> messagerie pour les communicationsinternes et <strong>de</strong> l’intranet afin <strong>de</strong> limiter la consommation <strong>de</strong> papier.- Opération "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" : elle a été menée avec la collaboration <strong>de</strong> l’AgglOLa Chapelle Saint Mesmin-Tri sélectif dans les services <strong>de</strong> la mairie,-Opération "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" menée,-Sensibilisation : conseil municipal <strong>de</strong>s enfants (exposé sur la gestion <strong>de</strong>s ordures ménagères et visite <strong>de</strong>l’UTOM),-Achat <strong>de</strong> broyeur : l’objectif est <strong>de</strong> réduire les déchets verts que la collectivité prend en charge,-DASRI : <strong>de</strong>man<strong>de</strong> exprimée <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong>s DASRI <strong>de</strong>s particuliers.44
Saint Jean <strong>de</strong> Braye-Consommation <strong>de</strong> papier : réseau <strong>de</strong> messagerie, intranet ;-Déchets <strong>de</strong> cantine :Il est délivré un badge à chaque usager <strong>de</strong>s cantines municipales afin <strong>de</strong> suivre au plus près le nombre <strong>de</strong>repas à servir. L’objectif est d’éviter le gaspillage et la production <strong>de</strong> déchets <strong>de</strong> cantine.Les restaurants municipaux privilégient l’achat <strong>de</strong>s <strong>de</strong>nrées sous vi<strong>de</strong> avec un coût plus élevé. Cesrestaurants ont élaboré un partenariat avec une association qui récupère les pains non consommés dansune pochette spéciale pour qu’ils soient consommés.-Compostage : la collectivité dispose d’un broyeur à branche qu’elle met à disposition <strong>de</strong>s habitantsgratuitement. Cette commune est une <strong>de</strong>s premières à avoir distribué les composteurs individuels dans lesannées 2002-2003 sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO. Elle a participé à l’opération <strong>de</strong> 2004 initiée par l’AgglO.-Opération "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" : les autocollants sont disponibles au centre techniquemunicipal et à l’accueil <strong>de</strong> la mairie.-Déchetterie du centre technique municipal : un tri sélectif <strong>de</strong>s déchets municipaux se fait (papiers,cartons, huiles <strong>de</strong> vidange, batteries, pneus, chiffons gras, filtres à huiles, filtres à gaz, palettes, bois,inertes, amiante-ciment, produits phytosanitaires, produits pâteux, ampoules usagées, blocs <strong>de</strong> secours).-Produis phytosanitaires : dans les serres municipaux, il est utilisé la protection biologique intégrée. Cettetechnique consiste à introduire <strong>de</strong>s prédateurs dans le milieu <strong>de</strong> culture afin d’éviter l’utilisation <strong>de</strong>sproduits phytosanitaires.-Formation : <strong>de</strong>s sessions <strong>de</strong> formation ont été organisées pour sensibiliser les agents municipaux sur lanécessité <strong>de</strong> la réduction <strong>de</strong>s déchets.Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle-Tri sélectif : il est procédé dans les services <strong>de</strong> la commune à un tri sélectif <strong>de</strong>s déchets ;-Communication interne : messagerie et intranet ;-Opération "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" ;-Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle prévoit d’élaborer son agenda 21. Un comité <strong>de</strong> pilotage composé d’élus et <strong>de</strong>techniciens est mis en place.Saint Jean le Blanc-Composteur individuel : une distribution <strong>de</strong> composteur a été faite en 2004 avec la collaboration <strong>de</strong>l’AgglO.-Opération "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" : c’est une action qui est menée égalementconjointement avec l’AgglO.Orléans-Actions envers les services municipaux :• Tri sélectif : les papiers <strong>de</strong> bureaux et <strong>de</strong> l'imprimerie municipale sont collectés puis transportéspar l'association Le Tremplin jusqu'à la déchetterie rue Hatton. L'ensemble <strong>de</strong>s services ne sont pasconcernés et une remise à plat <strong>de</strong> cette collecte est en cours pour en améliorer son efficacité et l'étendre àd'autres services municipaux.La collecte <strong>de</strong> papiers commence à s'étendre à certaines écoles primaires <strong>de</strong> la ville.• Les cantines scolaires ou les crèches : il n’y a rien d'organisé et <strong>de</strong> systématique.-Comportements d’achat en vue <strong>de</strong> réduire les déchets : la charte <strong>de</strong>s achats durables <strong>de</strong> cette collectivitéprécise que l'emballage <strong>de</strong>s produits que la ville achète peut faire l'objet d'un critère <strong>de</strong> choix.-Comportements au quotidien à la maison : en décembre 2005, la ville a distribué à chacun <strong>de</strong> ses agents etélus (avec le bulletin <strong>de</strong> salaire <strong>de</strong> décembre) le petit livret vert <strong>de</strong> la fondation Nicolas Hulot, afin <strong>de</strong> lessensibiliser aux petits gestes quotidiens. Par ailleurs, la ville travaille actuellement avec son réseau <strong>de</strong>correspondants <strong>de</strong> développement durable sur les bons gestes à rappeler et sur le support le plus pertinentpour faire passer le message.-Valorisation <strong>de</strong>s déchets verts au jardin : il a été procédé à la distribution <strong>de</strong> composteurs en collaborationavec l’AgglO.-Actions envers le grand public :• Diffusion dans les mairies <strong>de</strong> proximité, musées et médiathèque <strong>de</strong> l'opération "un défi pour laTerre" <strong>de</strong> la fondation Nicolas Hulot et l’ADEME.• Organisation <strong>de</strong>s Journées du Développement Durable en juin sur la consommation responsable45
en 2006, <strong>2007</strong>, en présence <strong>de</strong> l'AgglO et <strong>de</strong> son service déchets• Compostage : accompagnement <strong>de</strong> l'AgglO dans l'opération distribution <strong>de</strong> composteurs <strong>de</strong> 2004• Utilisation <strong>de</strong> l’autocollant "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" : cette action a été lancéesurtout auprès du grand public, il y a déjà <strong>de</strong>ux ou trois ans. La ville d’Orléans en avait fait une publicitélimitée car, avec cet autocollant, les habitants risquaient <strong>de</strong> ne pas recevoir les magazines municipaux etautres.-Agenda 21 d'OrléansLa ville d’Orléans a son agenda 21. La réduction <strong>de</strong>s déchets fait partie <strong>de</strong>s objectifs <strong>de</strong> son agenda 21.RemarqueToutes les collectivités qui ont répondu à notre enquête :• disposent d’un réseau <strong>de</strong> messagerie et d’intranet. Cela leur permet d’imprimer que si c’estnécessaire,• mènent les opérations initiées par l’AgglO notamment l’opération "Merci d’épargner ma boîteaux lettres" et collaborent à la distribution <strong>de</strong>s composteurs individuels.•Certaines communes ont pris <strong>de</strong>s initiatives spécifiques qui vont dans le sens <strong>de</strong> la réduction <strong>de</strong>sdéchets :• la mise à disposition <strong>de</strong> leurs habitants <strong>de</strong> broyeurs pour réduire les déchets verts que lacollectivité doit prendre en charge.9.2- Les actions <strong>de</strong> l’AgglOAgglO, ce qui se fait en interne-Au niveau <strong>de</strong>s marchés <strong>de</strong> travaux :• Clauses environnementales : il est <strong>de</strong>mandé aux entreprises <strong>de</strong> fournir une note d’organisation etd’évacuation <strong>de</strong>s déchets,• Clauses sociales : réservation <strong>de</strong> lots aux entreprises d’insertion,• Marché papier : variante papier recyclé.-Dématérialisation• Mise en ligne <strong>de</strong>s appels d’offres,• Possibilité pour les entreprises <strong>de</strong> répondre en ligne,• A partir <strong>de</strong> 2010, la dématérialisation sera imposée aux entreprises,• Toutes les délibérations du conseil <strong>de</strong> communauté sont télétransmises à la préfecture au titre <strong>de</strong>contrôle <strong>de</strong> légalité,• Les comptes rendus <strong>de</strong> réunion du conseil <strong>de</strong> communauté sont reproduits sur un supportamovible.-Communication interne : réseau <strong>de</strong> messagerie et intranet-Tri sélectif :• récupération <strong>de</strong> papiers, cartons, piles et cartouches d’encre,• Contrat avec Le Tremplin (association d’insertion professionnelle) pour récupérer les papiers,• Généralisation à tous les services <strong>de</strong> l’AgglO.-Formations <strong>de</strong>s agents : session <strong>de</strong> sensibilisation <strong>de</strong>s agents <strong>de</strong> l’AgglO,-Elaboration d’une charte <strong>de</strong> l’éco-citoyen : il incite à la réduction <strong>de</strong>s déchets par <strong>de</strong>s comportements auquotidien,-Appel d’offre pour la préfiguration <strong>de</strong> l’Agenda 21 <strong>de</strong> l’AgglO.Actions externes-Opération "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" en 2004 :Le gisement annuel évité grâce cette opération est estimé à 363,40 t. Le taux d’équipement <strong>de</strong>s boîtes auxlettres est très faible en habitat individuel (Cf. annexe 2).-Opération <strong>de</strong> distribution <strong>de</strong> composteurs individuels• Distribution à partir <strong>de</strong> 2003 : plus <strong>de</strong> 5957 composteurs individuels ont été distribué ;46
• Projet <strong>de</strong> distribution <strong>de</strong> 4000 composteurs individuels en <strong>2007</strong>.-Communication :• Partenariat avec les gran<strong>de</strong>s surfaces <strong>de</strong> l’AgglO,• Sensibilisation <strong>de</strong>s consommateurs dans les gran<strong>de</strong>s surfaces, sur les marchés,• Animations scolaires,• Site internet <strong>de</strong> l’AgglO.-Re<strong>de</strong>vance spéciale : elle est appliquée aux administrations et aux "gros producteurs". 161 contrats ontété signés à ce jour.Agenda 21 <strong>de</strong> l’AgglOL’AgglO a un projet d’agenda 21. Ce projet est dans sa phase <strong>de</strong> préfiguration. L’état <strong>de</strong>s lieux sur leterritoire <strong>de</strong> l’AgglO est prévu. Il se trouve au sta<strong>de</strong> d’étu<strong>de</strong>s avec un cahier <strong>de</strong>s charges générales.10- Echelons territoriaux <strong>de</strong> la politique <strong>de</strong> prévention et l’AgglO10.1- Le Conseil Général du LoiretLe plan départemental d’élimination <strong>de</strong>s déchets ménagers et assimilés (PDEDMA) et le plandépartemental d’élimination <strong>de</strong>s déchets du BTP font partie <strong>de</strong>s compétences du Conseil Général (CG) duLoiret. Plusieurs actions sont menées par le CG sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO :Exemplarité du CG du Loiret-Mise en place <strong>de</strong> tri <strong>de</strong> papier (décembre 2006 dans les 10 bâtiments du Conseil Général),-Tri et Collecte <strong>de</strong>s cartouches d’encre par l’association <strong>de</strong> lutte contre le cancer <strong>de</strong>puis 2001,-Photocopie recto-verso,-Suivi <strong>de</strong> la consommation <strong>de</strong> papier,-Calcul <strong>de</strong> ratio <strong>de</strong> consommation <strong>de</strong> papier/agent/an,-Les déchets dangereux du CG sont collectés et traités dans les filières appropriées,-2001 : mise en place collecte <strong>de</strong> piles usagées,-Diffusion <strong>de</strong> stop-pub dans les services du CG,-Introduction <strong>de</strong> clauses <strong>de</strong> réutilisation et <strong>de</strong> clauses sociales dans les marchés publics <strong>de</strong> fourniturescourantes et services,Les subventions d’action <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> déchets par le CG-Informations, sensibilisation-Compostage <strong>de</strong>s déchets verts et FFOM,-Prévention <strong>de</strong>s déchets : étu<strong>de</strong>s préalables, communication (stop-pub, éco-consommation,…),compostage individuel, réemploi, réutilisation <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong>s ménages (priorité aux entreprises <strong>de</strong>l’économie sociale ou solidaire).Révision du PDEDMA-Prise en compte <strong>de</strong> la prévention dans le projet du PDEDMA (Conseil Général du Loiret, rapport <strong>de</strong>restitution du PDEDMA <strong>de</strong> Février <strong>2007</strong>),-Groupe <strong>de</strong> travail sur la prévention spécifiquement constitué.Réutilisation, réemploi et recyclage-Les encombrants <strong>de</strong>s collèges (mobilier, informatique,…) : bourse d’échange, dons aux associations-Lien avec l’emploi (Tremplin et Réciproque : association <strong>de</strong> réinsertion professionnelle sur le territoire <strong>de</strong>l’AgglO)-Déstockage : marché pour favoriser le réemploi par les associations d’économie solidaireSéparation <strong>de</strong>s déchets dangereux-2001 : mise en place collecte <strong>de</strong> piles usagées dans les collèges,-<strong>2007</strong> : mise en place <strong>de</strong> la collecte et du recyclage <strong>de</strong>s DEEE dans les collèges et au CG,47
Les points faibles du CG à ce niveau sont l’absence <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong>s DASRI et <strong>de</strong>s déchetsd’amiante <strong>de</strong>s ménages.Education-Récup pile : l’opération est issue du CG junior,-Projets : tri <strong>de</strong> papier dans les collèges, compostage dans les collèges (coin compostage).10.2-Le Conseil RégionalEn région Centre, le conseil régional a la compétence du plan régional d’élimination <strong>de</strong>s déchetsd’activité <strong>de</strong> soins (PREDAS) et du plan régional d’élimination <strong>de</strong>s déchets industriels spéciaux (PREDIS).Approuvé par arrêté du préfet <strong>de</strong> région en décembre 1998, le plan régional d’élimination <strong>de</strong>sdéchets d’activité <strong>de</strong> soins avait fixé un objectif <strong>de</strong> réduction du gisement. Il visait une diminution annuelled’un tiers <strong>de</strong>s quantités collectées grâce à l’amélioration du tri et <strong>de</strong>s circuits interne <strong>de</strong> collecte. Il fautnoter qu’au moment <strong>de</strong> la rédaction du PREDAS, la réglementation était en pleine évolution sur lesdéchets d’activité <strong>de</strong> soins notamment le conditionnement et le stockage, la collecte, le transport et latraçabilité tout au long <strong>de</strong> la filière.L’UIOM <strong>de</strong> Saran fait partie <strong>de</strong>s installations qui assurent l’autonomie <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s DASRI àla Région Centre. Cependant sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO, le gisement diffus ne dispose pas <strong>de</strong> filière <strong>de</strong>collecte (ADEME, Bilan <strong>de</strong>s plans régionaux d’élimination <strong>de</strong>s déchets d’activité <strong>de</strong> soins à risqueinfectieux, 2004).Le plan régional <strong>de</strong>s déchets autres que ménagers et assimilés préconise <strong>de</strong>ux moyens pourréduire les déchets :-par action à la source pour éviter <strong>de</strong> produire <strong>de</strong>s déchets,-par valorisation du déchet comme matière première ou combustible.Dans le cadre <strong>de</strong> ce plan, plusieurs actions pilotes <strong>de</strong> prévention ont été menées, notamment lacommunication et la sensibilisation, la formation <strong>de</strong>s agents. La région a prévu dans ce plan <strong>de</strong>s outilsfinanciers pour les programmes d’action <strong>de</strong>s associations, <strong>de</strong>s collectivités et <strong>de</strong>s entreprises qui visententre autres la prévention (Centre, Plan régional <strong>de</strong>s déchets autres que ménagers et assimilés, 1996).RemarqueIl est possible mettre en œuvre une transversalité et ou <strong>de</strong> trouver une articulation entre <strong>de</strong>sdifférents échelons territoriaux (Conseil Général du Loiret, Conseil Régional du Centre et AgglO) afind’élaborer ou <strong>de</strong> mettre en place <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> prévention car à toutes ces échelles, la prévention faitpartie <strong>de</strong>s objectifs à un <strong>de</strong>gré plus ou moins variable.11- Recensement <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> la prévention sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO11.1-Les acteurs déjà impliqués-Les entreprises participant à <strong>de</strong>s opérations <strong>de</strong> préventionLa Chambre <strong>de</strong>s Métiers et <strong>de</strong> l’Artisanat a piloté sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO <strong>de</strong>s opérations <strong>de</strong>prévention dans quatre secteurs d’activités notamment l’imprimerie, le pressing, la photographie et lesgarages automobiles. Ces opérations <strong>de</strong> prévention ne sont plus réalisées dans les métiers <strong>de</strong> laphotographie et les garages automobiles. Elles continuent cependant dans l’imprimerie et le pressing.Selon les données <strong>de</strong> la CMA :• Sur les 43 imprimeries <strong>de</strong> l’AgglO, 16 sont labélisées et 7 participent à l’opération Imprim’vert.• 18 pressings sur 21 adhèrent à l’opération pressing propre existants soit un taux d’adhésion <strong>de</strong> 85,71 %.-Les associations <strong>de</strong> protection <strong>de</strong> l’environnement :• Loiret Nature Environnement,48
• Nature Centre.-Les associations d’insertion professionnelle et d’économie solidaire• Emmaüs,• ENVIE,• Le tremplin,• Réciproque,• Le pain contre la faim.11.2-Les acteurs potentiels à mobiliser-Les entreprises certifiées ISO 14001Nous supposons que les entreprises certifiées ISO 14001 sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO compte tenu<strong>de</strong> leur sensibilité à la question environnementale sont <strong>de</strong>s partenaires potentiels d’action <strong>de</strong> prévention.Avec la collaboration <strong>de</strong> la CCI, nous avons dénombré 22 entreprises certifiées ISO 14001 sur l’AgglO.Nous avons sollicité ces entreprises pour savoir si les objectifs <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong> déchets (réductionquantitative ou qualitative) par leur process ou autres font partie <strong>de</strong> leurs démarches environnementales.Sur les vingt-<strong>de</strong>ux entreprises, cinq se sont engagées à apporter <strong>de</strong>s réponses à notre questionnaire, <strong>de</strong>uxont répondu.-Les entreprises <strong>de</strong> réparation, <strong>de</strong> dépôt-vente, <strong>de</strong> location <strong>de</strong> tout type <strong>de</strong> matérielNous avons constitué un annuaire <strong>de</strong> ces entreprises sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO (Cf. annexe 3).-Les associations caritativesSecours Populaire, Secours Catholique, Croix Rouge.-Les associations organisatrices <strong>de</strong> vi<strong>de</strong> grenier-Le réseau <strong>de</strong>s bibliothèques <strong>de</strong> l’AgglO-Les sites internet <strong>de</strong> dépôt vente <strong>de</strong> biensIl existe <strong>de</strong>s forces économiques sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO sur lesquelles, il possible <strong>de</strong> s’appuyerpour mener une politique <strong>de</strong> prévention. La mise en place d'une telle politique aurait <strong>de</strong>s répercussionspositives tant écologiques qu’économiques pour l’AgglO. La prévention <strong>de</strong>s déchets ne rime pas avec larégression économique. En effet, selon un rapport <strong>de</strong> l'Organisation <strong>de</strong> Coopération et <strong>de</strong> Développementéconomiques (OCDE, 2004), le lien entre la puissance économique et la production <strong>de</strong> déchets est faible.Il est donc possible <strong>de</strong> réduire la production <strong>de</strong> déchets sans porter atteinte au développementéconomique global du territoire <strong>de</strong> l’AgglO.L’allongement par exemple <strong>de</strong> la durée <strong>de</strong> vie par la réparation, le don à une associationd’économie solidaire ou caritative ou la vente d’occasion d’un bien plutôt que <strong>de</strong> le jeter constitue <strong>de</strong>véritables actions <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong> déchets. Outre le fait qu’il apporte un bénéfice financier ou moral àl’auteur d’un <strong>de</strong> ces actes, la collectivité en tire également profit. En effet, l’évitement <strong>de</strong>s investissementsnécessaires à la mise en place <strong>de</strong> collectes et d’installations <strong>de</strong> traitement, <strong>de</strong>s coûts d’élimination et <strong>de</strong>remboursement <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ttes contractées pour la construction d’installations <strong>de</strong> traitement est une raison quimilite en faveur d’une politique <strong>de</strong> prévention. Par ailleurs, les gestes qui donnent une secon<strong>de</strong> vie auxproduits entretiennent le savoir-faire local, permettent <strong>de</strong> maintenir ou <strong>de</strong> créer <strong>de</strong>s emplois dans lessecteurs <strong>de</strong> la réparation, <strong>de</strong> la location et <strong>de</strong> l’économie solidaire.L’incitation <strong>de</strong>s entreprises sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO à intégrer la prévention dans leur démarcheenvironnementale pourrait les valoriser chez les consommateurs finaux, les administrations et lescollectivités si une politique d’achat vert est mise en œuvre. A l’inverse, d’une approche régressive, la49
prévention peut leur servir d’outil <strong>de</strong> communication notamment par les écolabels 10 , les auto-déclarationsenvironnementales 11 ou les éco-profils 12 et contribuer au dynamisme économique du territoire.10 Les écolabels sont initiés par les pouvoirs publics et garantissent à la fois qualité d’usage d’un produit et sescaractéristiques écologiques. Ils font l’objet d’une certification par une tierce personne.11 Les auto-déclarations environnementales sont <strong>de</strong>s arguments écologiques avancés sous la seule responsabilité <strong>de</strong>d’une entreprise. On peut y trouver le meilleur comme le pire.12 Les éco-profils visent à traduire partiellement <strong>de</strong>s résultats d’analyse <strong>de</strong> cycle <strong>de</strong> vie sous forme <strong>de</strong> chiffre ou <strong>de</strong>diagramme. Il s’agit d’informations standardisées qui permettent au consommateur <strong>de</strong> comparer les produits entreeux.50
III-PROGRAMME DE PREVENTION DE L’AGGLOMERATIOND’ORLEANS ET ORGANISATION DE LA MISE EN ŒUVRE1-Principaux objectifs prévisionnels qualitatifsLa réduction à la source : la réduction à la source est un objectif fort du programme. Elle vise àinciter les entreprises se trouvant sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO à mener <strong>de</strong>s actions avant que leurs produitsne soient consommés par les ménages, les administrations ou les collectivités <strong>de</strong>puis l’extraction <strong>de</strong>smatières premières jusqu’à la distribution.Les déchets <strong>de</strong>s entreprises : les préconisations et orientations du programme se veulentincitatives au développement <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong>s DIB. L’objectif est <strong>de</strong> mobiliser les producteurs <strong>de</strong>déchets que sont les entreprises afin qu’elles participent à l’effort commun <strong>de</strong> protection <strong>de</strong>l’environnement par l’application du principe "pollueur-payeur".La maîtrise <strong>de</strong>s coûts : le plan préconise <strong>de</strong>s actions permettant <strong>de</strong> maîtriser les coûts grâce à laréduction <strong>de</strong>s quantités <strong>de</strong> déchets à gérer. Il indique par ailleurs <strong>de</strong>s orientations <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>sordures ménagères en faveur d’actions non complexes visant à éviter et à détourner <strong>de</strong>s flux limitant <strong>de</strong> cefait les charges financières <strong>de</strong> la collectivité.L’incitation financière : le plan préconise la mise en place d’une re<strong>de</strong>vance incitative afin d’avoirune facturation responsabilisante en lien avec le service rendu.Les collectes séparatives et la valorisation matière : le développement <strong>de</strong> la collecte séparativeconcerne l’augmentation <strong>de</strong>s apports et du tri réalisé en déchetterie notamment <strong>de</strong>s DDM. L’amélioration<strong>de</strong> la valorisation matière est recherchée par le biais d’objectifs ambitieux <strong>de</strong> réutilisation et réemploi <strong>de</strong>sdéchets et par l’incitation à la poursuite du développement <strong>de</strong> la nouvelle filière <strong>de</strong>s DEEE. Le but est <strong>de</strong>réduire la nocivité <strong>de</strong>s déchets.La valorisation <strong>de</strong>s déchets organiques : le plan se donne pour ambition d’atteindre un taux<strong>de</strong> valorisation organique relativement élevé <strong>de</strong>s déchets verts et <strong>de</strong> la FFOM, les boues d’épurationurbaines étant déjà valorisées à plus <strong>de</strong> 90 %.Information et communication : le plan se veut un outil d’information et <strong>de</strong> communication, etincite à la mise en œuvre, par les acteurs du territoire, <strong>de</strong> campagnes d’information et <strong>de</strong> sensibilisation endirection <strong>de</strong> tous les producteurs <strong>de</strong> déchets. Il s’agit d’améliorer par ce biais le comportement <strong>de</strong>sparticuliers, <strong>de</strong>s collectivités et <strong>de</strong>s entreprises.2-Principaux objectifs prévisionnels quantitatifsSur cinq ans (<strong>de</strong> 2001 à 2006), on observé une fluctuation du gisement global sur l’AgglO avecune baisse tendancielle <strong>de</strong>s tonnages. Il est recherché dans ce plan, la poursuite <strong>de</strong> cette baissetendancielle. Au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> cet objectif général, nous attendons <strong>de</strong>s résultats bien précis sur certainsgisements particuliers notamment :-Les DMrLes objectifs <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> DMr correspon<strong>de</strong>nt aux objectifs <strong>de</strong> la "nouvelle politiquedéchets". De plus <strong>de</strong>s agglomérations <strong>de</strong> la même taille que l’AgglO 13 ont déjà atteint ces niveaux <strong>de</strong>production. Il s’agit pour l’AgglO conformément aux objectifs nationaux :• <strong>de</strong> passer <strong>de</strong> 275 kg/hab./an en 2006 à 250 kg/hab./an en 2010,• puis à 200 kg/hab./an en 2015.13 Cf. 4-Eléments <strong>de</strong> comparaison51
Si cet objectif est tenu, la baisse (Cf. tableau 15) <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> DMr sera possible malgré lacroissance démographique annuelle <strong>de</strong> 0,6 %. Par rapport au ratio <strong>de</strong> 2006, il permettra d’éviter 7 014tonnes puis 22 204 tonnes respectivement à l’horizon 2010 et 2015.AnnéePopulationRatio(kg/hab./an) TonnageTonnage avecratio 2006Tonnageévité2006 273 907 275 75 3242010 280 540 250 70 135 77 149 7 0142015 296 058 200 59 212 81 416 22 204Tableau 15 : baisse prévisionnelle du tonnage <strong>de</strong>s DMr-Les déchets végétaux et FFOMLa gestion domestique <strong>de</strong>s déchets organiques par la distribution annuelle d’environ 4000 composteursindividuels fait partie <strong>de</strong>s stratégies <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> l’AgglO. Avec un ratio <strong>de</strong> 54 kg/hab./an pour lesdéchets verts et 28,7 kg/hab./an pour la FFOM, le flux évité sera en :• <strong>2007</strong> : 1 925 t• 2008 : 2 732 t• 2010 : 4 346 t• 2015 : 8 382 t-Les COUNASur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO, environ 8 % <strong>de</strong>s foyers ont apposé un autocollant interdisant les COUNAdans leurs boîtes aux lettres. Ce taux d’équipement permet à l’AgglO d’éviter 400 tonnes <strong>de</strong> déchets paran. L’augmentation <strong>de</strong> la proportion <strong>de</strong>s foyers à 10 % à la fin <strong>de</strong> l’année <strong>2007</strong>, puis à 15 % en 2008 et 25% en 2010 permettra d’éviter les quantités <strong>de</strong> COUNA suivants :• 474 t en <strong>2007</strong>• 712 t en 2008• 1 186 t en 2010-Les sacs jetables : la diminution <strong>de</strong> 50 % en 2010 par rapport au début du plan puis une baisse <strong>de</strong> 80 %en 2015 est envisagée.-Les déchets d’activité <strong>de</strong> soins à risque infectieux <strong>de</strong>s particuliers : la collecte <strong>de</strong> 50 % du gisement en2010 et 90 % en 2015 est un objectif.-Les bouteilles plastiques : la baisse ce flux <strong>de</strong> 10 % en 2010 à 25 % en 2015 fait partie <strong>de</strong>s buts visés.-Les DEEE : il s’agit d’atteindre par la collecte 4 kg/hab./an en 2010 car il est admis que ce ratio peut êtreatteint trois années environ après la mise en place <strong>de</strong> la filière <strong>de</strong>s DEEE sur un territoire (SCRELEC,2004). Après l’épuisement <strong>de</strong>s stocks historiques (c'est-à-dire <strong>de</strong>s appareils actuellement entreposés chezles particuliers et qui seront évacués sans pour autant donner lieu à un acte d’achat), il faudra <strong>de</strong>scendre en<strong>de</strong>ssous <strong>de</strong> ce ratio.3-Le contenu du planLe plan <strong>de</strong> prévention s’articule autour <strong>de</strong> 15 gran<strong>de</strong>s actions. Chaque type d’action est décrit dansun premier temps. Dans un second temps sont explicitées les modalités <strong>de</strong> sa mise en œuvre. La troisièmepartie décrit les contributions attendues <strong>de</strong> l’action.52
3.1-Compostage et réduction <strong>de</strong> la fraction fermentescible <strong>de</strong>s déchets ménagers3.1.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteCette action vise l’évitement <strong>de</strong> flux <strong>de</strong> déchets verts et <strong>de</strong> la FFOM. Il n’y a pas <strong>de</strong> collectesélective <strong>de</strong>s déchets organiques. Le ratio actuel <strong>de</strong>s déchets verts <strong>de</strong> l’AgglO est <strong>de</strong> 54 kg/hab./an. Auniveau national, le ratio <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> cuisine est estimé à 28,7 kg/hab./an.Une gran<strong>de</strong> partie <strong>de</strong> la fraction <strong>de</strong>s déchets organiques peut être soustraite <strong>de</strong> la collecte <strong>de</strong>sdéchets ménagers et compostée à domicile. Une partie <strong>de</strong>s déchets verts peut être compostée (soustraction<strong>de</strong> l’apport en déchetterie). Une partie <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> cuisine peut être compostée (soustraction <strong>de</strong> lacollecte en PAP <strong>de</strong>s DMr).L’AgglO fait une promotion du compostage individuel <strong>de</strong>puis 2003. Il a été distribué <strong>de</strong>puis cetteannée là, environ 6000 composteurs individuels. Il y a donc préexistence d’une pratique <strong>de</strong> compostage.EnjeuxLes déchets organiques (épluchures <strong>de</strong> légumes et <strong>de</strong> fruits, restes <strong>de</strong> repas, déchets <strong>de</strong> jardin,…)représentent une part importante <strong>de</strong>s ordures ménagères, qui est mal valorisée. Le compostage est unprocessus <strong>de</strong> transformation <strong>de</strong> ces déchets organiques par <strong>de</strong>s organismes vivants dans le sol (verre <strong>de</strong>terre, champignons,…) en un produit comparable au terreau.Le compostage individuel sur le lieu <strong>de</strong> production <strong>de</strong>s déchets, permet <strong>de</strong> faire <strong>de</strong>s économies auniveau <strong>de</strong> la collecte et du traitement <strong>de</strong>s déchets, ainsi que <strong>de</strong> valoriser sur place sans transport, lecompost obtenu.C’est un <strong>de</strong>s moyens très efficace à court et à long terme d’influer sur la quantité produite. Sur leterritoire <strong>de</strong> l’AgglO, grâce au compostage, il est possible <strong>de</strong> réduire <strong>de</strong> 20 % le poids <strong>de</strong>s déchetsménagers sur toute la population.Objectifs générauxCette action vise à réduire la part <strong>de</strong>s déchets fermentescibles dans la collecte <strong>de</strong>s orduresménagères et par ricochet à améliorer la valorisation organique par le compostage individuel, ou <strong>de</strong>proximité.L’action cerne en priorité les déchets <strong>de</strong> cuisine et une partie ou la totalité <strong>de</strong>s déchets du jardin. Ala marge <strong>de</strong> ces <strong>de</strong>ux principaux gisements (déchets <strong>de</strong> cuisine et déchets <strong>de</strong> jardin), une part <strong>de</strong> déchets <strong>de</strong>papiers et cartons peut être également compostés avec eux.Objectifs prévisionnels chiffrésDe 2003 à 2006, environ 5500 composteurs individuels ont été distribués. A partir <strong>de</strong> <strong>2007</strong>, 4000composteurs individuels seront distribués annuellement. Cette distribution permettra d’atteindre 22 % <strong>de</strong>sménages concernés en 2008, 35 % en 2010 et 66 % en 2015.AnnéeNombre <strong>de</strong> ménages enhabitat individuelEffectifs cumulés <strong>de</strong>scomposteurs individuelsTaux prévisionneld’équipement <strong>de</strong>s ménages<strong>2007</strong> 57 677 9 538 17%2008 60 505 13 538 22%2010 61 233 21 538 35%2015 63 092 41 538 66%Tableau 16 : les objectifs <strong>de</strong> l’action <strong>de</strong> compostage et <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong> la FFOM53
3.1.2-Mise en œuvreCibles-Cible principale : c’est en priorité les ménages en habitat individuel qui sont concernés par cetteaction. Cette priorité n’est pas exclusive.-Cibles secondaires : les rési<strong>de</strong>nces collectives pour la pratique du compostage autonome et lesétablissements d’enseignements notamment les collèges pour la sensibilisation au compostage individuel.Partenaires-Le Conseil Général du Loiret : en <strong>de</strong>hors <strong>de</strong> sa participation financière, un partenariat sera établi.Le but est <strong>de</strong> voir dans quelle mesure, l’AgglO et le CG peuvent mener <strong>de</strong>s actions conjointes dans lescollèges sur la thématique du compostage individuel à titre éducatif. Dans la perspective d’une ententeavec le CG sur ce sujet, l’AgglO pourra fournir les composteurs et faire <strong>de</strong>s animations dans cesétablissements scolaires.-ADEME : outre la subvention <strong>de</strong>s actions à <strong>de</strong>man<strong>de</strong>r à l’ADEME, il faudra étudier la possibilitépour l’AgglO, <strong>de</strong> participer aux opérations menées dans le cadre du plan national <strong>de</strong> compostage. Il s’agitnotamment <strong>de</strong> recruter <strong>de</strong>s foyers volontaires et <strong>de</strong> mesurer les quantités réellement évitées à partir <strong>de</strong>s cesfoyers témoins. Il s’agira <strong>de</strong> communiquer également après chaque campagne <strong>de</strong> distribution sur les effetsréels du compostage et <strong>de</strong> sensibiliser.-Communes : les communes membres <strong>de</strong> l’AgglO seront associées à chaque opération. Deuxniveaux <strong>de</strong> participation au moins <strong>de</strong>s communes sont à distinguer. D’abord au niveau <strong>de</strong> lacommunication, il faudra mettre à la disposition <strong>de</strong> celles-ci les gui<strong>de</strong>s pratiques du compostage élaboréesau plus tard un mois avant le début <strong>de</strong> la distribution. Cela suppose le fait que les gui<strong>de</strong>s aient été élaboréset imprimés. Ensuite, au niveau <strong>de</strong> l’organisation matérielle <strong>de</strong> la distribution, il faudra prendre contactégalement <strong>de</strong>ux mois à l’avance avec les mairies pour s’assurer <strong>de</strong> la réservation <strong>de</strong>s salles <strong>de</strong> réunionpubliques.-Syndics, bailleurs : il est nécessaire <strong>de</strong> prendre contact avec les syndics et les bailleurs afin <strong>de</strong> leurexpliquer le sens <strong>de</strong> notre démarche. En effet, bien que les ménages en habitat individuel soient la cibleprivilégiée, ceux en rési<strong>de</strong>nce collective feront l’objet d’abord d’expérimentation. Si les essais sontconcluants, les campagnes <strong>de</strong> communication et <strong>de</strong> sensibilisation suivantes intégreront l’habitat collectif.La recherche <strong>de</strong> sites pilotes se fera par <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s émanant <strong>de</strong>s rési<strong>de</strong>nts d’habitat collectif et par uneprospection systématique <strong>de</strong>s syndics et <strong>de</strong>s bailleurs sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO. A cet effet, il estindispensable <strong>de</strong> se doter d’un fichier <strong>de</strong>s bailleurs.-Etablissements d’enseignement : les établissements d’enseignement notamment les collègesferont l’objet d’une campagne <strong>de</strong> sensibilisation dans le cadre du partenariat avec le CG décrit plus haut. Ils’agit <strong>de</strong> sensibiliser les jeunes au compostage individuel par <strong>de</strong>s animations.Moyens-Elaborer <strong>de</strong>s documents <strong>de</strong> communication : les dates et les lieux <strong>de</strong>s réunions publiques sont àpublier sur le site Internet <strong>de</strong> l’AgglO et dans le journal <strong>de</strong> l’AgglO. Il faudra rechercher <strong>de</strong>s espacespublicitaires dans le journal local, les radios locales ou sur les bennes à ordures ménagères <strong>de</strong> l’AgglO.-Mettre à disposition <strong>de</strong>s partenaires et <strong>de</strong>s cibles, les gui<strong>de</strong>s pratiques et techniques ducompostage.-Moyens humains : un technicien du compostage et un animateur dédié à la sensibilisation aucompostage sont au moins nécessaires à réalisation <strong>de</strong> cette action. Le technicien intervient sur toutes lesactions techniques notamment comment réaliser son composteur, réussir son compostage individuel,valoriser son composte… L’agent <strong>de</strong> sensibilisation en collaboration avec le technicien mène <strong>de</strong>s actions<strong>de</strong> communication et <strong>de</strong> sensibilisation en direction <strong>de</strong>s différentes cibles.54
-Mettre à disposition les composteurs individuels : il appartient au technicien <strong>de</strong> compostage <strong>de</strong>prendre attache avec sa hiérarchie pour s’assurer <strong>de</strong>s comman<strong>de</strong>s effectives du matériel spécifique (lescomposteurs 320 l et 620 l).-Moyens financiers : ces moyens financiers sont notamment ceux <strong>de</strong> l’AgglO, les subventions duCG et <strong>de</strong> l’ADEME. Dans, l’établissement du budget <strong>de</strong> chaque opération, il convient <strong>de</strong> penser àl’investissement, à la communication et aux frais <strong>de</strong> distribution.Actions-Poursuivre la promotion du compostage-Tester le compostage en habitat collectif-Communication et organisation• Prévision <strong>de</strong> distribution• Dates <strong>de</strong> distribution• Lieu mise à disposition <strong>de</strong>s composteurs aux foyers• Lieu <strong>de</strong>s réunions publiques et animationsDes réunions publiques seront organisées à chaque campagne <strong>de</strong> distribution en vue <strong>de</strong> répondre auxinterrogations du public sur les modalités d’utilisation <strong>de</strong>s composteurs.3.1.2-Contribution <strong>de</strong> l’action aux objectifs d’évitement du planEstimation du tonnage évitéLa distribution <strong>de</strong> 4000 composteurs fait éviter chaque année environ 334 tonnes <strong>de</strong> déchets <strong>de</strong>cuisine à incinérer et 648 tonnes <strong>de</strong> déchets verts à composter par l’AgglO (Cf. annexe 1). A l’horizon2015, lorsque 66% <strong>de</strong>s ménages seront équipés, les déchets <strong>de</strong> cuisine détournés <strong>de</strong> l’incinération seraient<strong>de</strong> 2909 tonnes et les déchets verts non pris en charge par l’AgglO seraient <strong>de</strong> 5473 tonnes environ.EconomieAnnéeEffectifs cumulésprévisionnels <strong>de</strong>composteurs distribuésGisement évité (en tonnes)Déchets vertsDéchets <strong>de</strong>cuisineGisement totalévité (en tonnes)<strong>2007</strong> 9538 1257 668 19252008 13538 1784 948 27322010 21538 2838 1508 43462015 41538 5473 2909 8382Tableau 17 : estimation gisement évité par le compostageLes mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> traitement actuels <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> cuisine mélangés avec les DMr sur l’AgglO sontnotamment l’incinération, le compostage et l’enfouissement. Les déchets verts sont quant à euxcompostés. Le coût d’achat <strong>de</strong>s composteurs est <strong>de</strong> 209 958 €.Type <strong>de</strong> composteurPrix unitaire en€ Quantité Prix total en €Composteur 320 L 36,15 2913 105305Composteur 620 L 62,44 1125 70245Total (HT) 175 550Total (TTC) 4038 209 958Tableau 18 : coût d’achat <strong>de</strong>s composteurs55
Lorsqu’on considère le coût <strong>de</strong> traitement selon les différents mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong> ces déchetssur l’AgglO, on réalise <strong>de</strong>s économies telles que chiffrées ci-<strong>de</strong>ssous. Il est à noter que ces économiesn’intègrent pas les coûts <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong> ces déchets.Economie annuelle réaliséesur le traitement (en € TTC)Retour sur investissement(en années)Déchets <strong>de</strong> cuisine en mélange avec DMrincinéré et DV compostés 35 267,90 5,95Déchets <strong>de</strong> cuisine en mélange avec DMrcomposté et DV compostés 31 549,38 6,65Déchets <strong>de</strong> cuisine en mélange avec DMrenfouis et DV compostés 43 628,57 4,81Tableau 19 : Estimation d’économie réalisée selon le mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> traitement3.1.3-Outils d’évaluation annuelle-Constituer un fichier <strong>de</strong>s ménages en habitat individuel ayant retiré le composteur et <strong>de</strong>rési<strong>de</strong>nces participant à l’opération.L’intérêt <strong>de</strong> ce fichier est double. Il permet d’une part d’éviter <strong>de</strong> répéter la distribution pour unmême foyer jusqu’au terme <strong>de</strong>s opérations. Cette liste constitue d’autre part un outil pour réaliser <strong>de</strong>senquêtes auprès <strong>de</strong>s utilisateurs <strong>de</strong> composteurs individuels.-Réaliser une enquête annuelle à partir du fichier.-Lancer un appel à <strong>de</strong>s foyers volontaires pour suivre avec <strong>de</strong>s outils, les quantités réellementévitées.-Faire un bilan annuel <strong>de</strong> l’état d’avancement du plan par rapport aux objectifs.Indicateurs <strong>de</strong> suiviL’évaluation <strong>de</strong> l’impact <strong>de</strong> l’action sur la production <strong>de</strong>s DMr et <strong>de</strong>s déchets verts et surl’ensemble du tonnage <strong>de</strong> l’AgglO se fera à travers les ratios :-<strong>de</strong> DMr,-<strong>de</strong> déchets verts-et <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> l’AgglO.L’efficacité <strong>de</strong> l’action sera également mesurée chez les foyers volontaires. Il s’agira <strong>de</strong> connaître àtravers eux, les quantités réellement évitées.3.2- Broyage <strong>de</strong>s déchets verts3.2.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteElle vise l’évitement <strong>de</strong>s flux <strong>de</strong> déchets verts en particulier les branches <strong>de</strong>s végétaux. Cetteaction est complémentaire <strong>de</strong> la précé<strong>de</strong>nte. En effet, pour être compostés, les branchages <strong>de</strong>s végétauxdoivent être broyés. Le broyat peut servir également <strong>de</strong> paillage. Or, en raison du coût <strong>de</strong>s broyeurs, il estfort probable que peu <strong>de</strong> foyers puissent se l’offrir par leurs propres moyens.Quelques communes <strong>de</strong> l’AgglO ont mis gratuitement à la disposition <strong>de</strong>s ménages <strong>de</strong>s broyeurs<strong>de</strong> DV. C’est donc une pratique préexistante sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO.Objectifs générauxLa généralisation <strong>de</strong> l’initiative du broyage gratuit <strong>de</strong>s déchets verts <strong>de</strong>s ménages est recherchée. Ils’agit donc <strong>de</strong> faire émerger cette initiative sur toutes les autres communes <strong>de</strong> l’AgglO où elle estinexistante.56
Objectifs prévisionnels chiffrésLa stabilisation voire la réduction <strong>de</strong> 10 % <strong>de</strong> la quantité <strong>de</strong> DV en 2008, 15 % en 2010 et 30 %en 2015 est envisagée.3.2.2-Mise en œuvreCiblesLes communes et les ménages sont les <strong>de</strong>ux principales cibles <strong>de</strong> cette action.PartenairesLes communes, le CG, l’ADEME et les associationsMoyens-Organiser une journée technique annuelle sur le sujet en s’appuyant sur l’expérience <strong>de</strong>scommunes où est pratiqué le broyage gratuit <strong>de</strong>s DV <strong>de</strong>s particuliers, notamment St Jean <strong>de</strong> Braye,-Mettre à disposition le matériel : le broyeur pourrait être mis à titre expérimental à la disposition<strong>de</strong>s habitants sur quelques déchetteries <strong>de</strong> l’AgglO ou quelques centres techniques communaux. Du succès<strong>de</strong> l’expérimentation dépendra le dimensionnement <strong>de</strong>s installations à adapter ou créer pour pérennisercette action.-Trouver les modalités pratiques d’évitement du flux : il faudra étudier la possibilité d’échange <strong>de</strong>sbranchages <strong>de</strong>s végétaux avec le broyat <strong>de</strong>s usagers pour réduire au minimum ce dont l’AgglO prendra lacharge.-Moyens financiers <strong>de</strong> l’Agglo et soutien du conseil général.Actions-Sensibilisation <strong>de</strong>s mairies,-Sensibilisation <strong>de</strong>s ménages,-Expérimentation avec quelques communes,-Accompagnement <strong>de</strong>s initiatives,-Organisation <strong>de</strong>s animations et <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> communication sur les expériences qui serontmenées.3.2.3-Contribution <strong>de</strong> l’actionGisement évitéEn considérant le ratio actuel sur l’AgglO (54 kg/hab./an), le coût <strong>de</strong> traitement actuel <strong>de</strong>s DV(22,89 €/t) et un taux <strong>de</strong> croissance démographique <strong>de</strong> 0,6 %, par rapport aux objectifs, nous pouvonsdétourner du traitement en 2008, 2010 et 2015 respectivement environ 1 497, 2 272 et 4 683 tonnes <strong>de</strong>DV.Economie attendueLes économies réalisées hors coût <strong>de</strong> collecte sont estimées pour ces années à 34 264, 52 015 et107 188 €. Ces économies attendues seront à mettre évi<strong>de</strong>mment en rapport avec le coût <strong>de</strong>s broyeurs.Cette comparaison permettra <strong>de</strong> démontrer l’intérêt économique d’un tel investissement.PopulationGisementprévisionnel (tonnes)Objectif <strong>de</strong>réduction <strong>de</strong> DVGisementévité (tonnes)Economie(€)2008 277 204 14 969 10% 1 497 34 2642010 280 540 15 149 15% 2 272 52 0152015 289 058 15 609 30% 4 683 107 188Tableau 20 : estimation <strong>de</strong> DV évité et d’économie à réaliser57
Outil d’évaluation annuelle-Ratio <strong>de</strong> déchets végétaux,-Fréquentation <strong>de</strong>s plates-formes <strong>de</strong> broyage,-Quantité <strong>de</strong> branchage <strong>de</strong>s végétaux apportée,-Quantité <strong>de</strong> broyat produit et quantité distribuée.3.2.4-Calendrier prévisionnel1 er trimestre 2008 : Sensibilisation <strong>de</strong>s mairies2è trimestre 2008 : Sensibilisation <strong>de</strong>s ménages3è trimestre 2008 : début d’expérience avec les mairies3.3-Prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets verts3.3.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteIl y a une croissance tendancielle du tonnage <strong>de</strong>s végétaux collectés sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO.EnjeuxIl s’agit d’éviter en amont la production <strong>de</strong> déchets verts.Objectifs généraux-limiter la production <strong>de</strong> déchets verts-limiter les quantités <strong>de</strong> déchets verts apportés en déchetterie pour diminuer les volumes et lescoûts <strong>de</strong> traitement-stabiliser puis réduire la production <strong>de</strong>s DV3.3.2-Mise en œuvreCibles-Les intervenants dans le domaine <strong>de</strong> l’urbanisme et <strong>de</strong> la conception : les mairies, les aménageurs,les concepteurs et les réalisateurs d’espaces verts, les sociétés spécialisées dans la vente <strong>de</strong>s végétaux, lespépiniéristes ou les associations professionnelles qui les regroupent.-Les producteurs <strong>de</strong> déchets verts : les habitants <strong>de</strong> l’AgglO, les services techniques et/ou lesservices espaces verts <strong>de</strong>s communes.Partenaires-Les chambres consulaires,-Les entreprises spécialisées dans la vente <strong>de</strong>s végétaux,-Les entreprises du paysage,-Les mairies : les responsables <strong>de</strong>s services techniques et/ou <strong>de</strong>s espaces verts-Les associations environnementalistesMoyens-Documentation technique-Gui<strong>de</strong> pratique et plaquette-Promotion ou soutien d’expérience à caractère pilote-Communication grand public et presse58
-Charte <strong>de</strong>s bonnes pratiquesActions-Sensibilisation <strong>de</strong>s producteurs <strong>de</strong> déchets verts ainsi que les prescripteurs-Elaboration d’une charte <strong>de</strong>s bonnes pratiques en partenariat avec les professionnels-Prévention en amont : variétés <strong>de</strong> plantes à privilégier, pratique culturale, organisation etconception <strong>de</strong>s espaces verts, conseil <strong>de</strong> vente <strong>de</strong>s plantes produisant moins <strong>de</strong> déchets verts...-Evitement à la collecte et valorisation <strong>de</strong>s déchets produits : compostage, broyage...Outil d’évaluation annuelle-Le nombre d’intervenants dans le domaine <strong>de</strong> l’urbanisme et <strong>de</strong> la conception et <strong>de</strong> producteurs<strong>de</strong> déchets verts sensibilisés.-Le ratio <strong>de</strong>s DV collectés en déchetterie.3.3.3-Impacts sur les tonnages <strong>de</strong> déchets vertsIl est difficile d’estimer quantitativement les effets <strong>de</strong> cette action sur la production <strong>de</strong>s DV. Eneffet, la sensibilisation et la communication sont les principaux leviers dont nous disposons pour mener.L’impact sur les comportements n’est pas mesurable.3.4-Merci d’épargner ma boîte aux lettres !3.4.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteC’est une action visant un évitement <strong>de</strong> flux <strong>de</strong> COUNA. En 2004, l’AgglO a commandé 25 000autocollants "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" à l’ADEME. Douze communes, <strong>de</strong>s associations et<strong>de</strong>s particuliers ont participé à l’opération. Ce qui a permis <strong>de</strong> distribuer environ 10 000 autocollants. Leratio <strong>de</strong>s COUNA étant estimé à 40 kg/an/foyer, on suppose que l’opération permet <strong>de</strong> détournerenviron 400 tonnes/an <strong>de</strong> papiers du centre <strong>de</strong> tri.En moyenne, environ 8 % <strong>de</strong>s foyers ont mis en place l’autocollant "Merci d’épargner ma boîteaux lettres" en 2004 lorsqu’il est proposé (contre 5% au niveau national en 2005). Ce taux moyend’équipement <strong>de</strong>s foyers cache <strong>de</strong>s disparités au niveau <strong>de</strong>s territoires communales et <strong>de</strong>s types d’habitat.Une enquête réalisée sur les communes <strong>de</strong> Saran et Olivet montre l’inégalité du taux <strong>de</strong> pénétration <strong>de</strong>l’autocollant et d’autres étiquettes interdisant les COUNA dans les boîtes aux lettres.Stop pub etautreétiquetteHabitat Collectif Habitat individuel Habitat collectif et individuelstop pubautreétiquetteStop pub etautreétiquettestop pubautreétiquetteAutocollantstop pubAutreétiquetteTaux <strong>de</strong>pénétration 54,05% 28,38% 25,68% 3,42% 2,08% 1,34% 3,21% 2,39% 5,61%Tableau 21 : Taux d’équipement <strong>de</strong>s boîtes aux lettres en stop pub selon le type d’habitatDu coté <strong>de</strong>s annonceurs, notamment les gran<strong>de</strong>s surfaces, il n’y a pas eu <strong>de</strong> démarche formelleenvers eux. Il s’agit <strong>de</strong> savoir si <strong>de</strong>s efforts ont été consentis ou s’il n’y pas une opposition formelle d’unedémarche <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong> leurs COUNA. Il est à noter que leurs imprimés non sollicités dépen<strong>de</strong>nt à lafois <strong>de</strong> problématique locale (la proximité <strong>de</strong>s consommateurs) mais aussi nationale (les imprimésdépen<strong>de</strong>nt d’une stratégie nationale).Total59
EnjeuxHormis, les foyers ayant mis les étiquettes interdisant les COUNA dans leurs boîtes aux lettres,chaque foyer reçoit environ 40 kg/an <strong>de</strong> publicités et <strong>de</strong> journaux gratuits soit en moyenne 17 kg/hab./an.Cela représente environ 4 547 tonnes/an pour l’AgglO !Ces papiers sont le plus souvent orientés vers selon le cas vers les PAV (points d’apportvolontaire) et les bacs <strong>de</strong> corps plats au mieux, ou vers les bacs <strong>de</strong> DMr chez les foyers non-trieurs.Objectifs générauxCette action porte sur les publicités distribuées. Elle vise à diminuer les quantités <strong>de</strong> papiers nonadressés distribués, et donc à prendre en charge par l’AgglO. L’autocollant "Merci d’épargner ma boîte auxlettres" exclue <strong>de</strong> la distribution <strong>de</strong>s COUNA, les foyers qui l’apposent sur leurs boîtes aux lettres.Au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> la baisse <strong>de</strong> tonnage attendue, cette action initie un changement <strong>de</strong> comportement <strong>de</strong>sparticuliers par la consommation et une démarche plus citoyenne <strong>de</strong>s annonceurs notamment les gran<strong>de</strong>ssurfaces et magasins.Objectifs prévisionnels chiffrésIl existe une marge <strong>de</strong> progression relativement importante au niveau du taux d’équipement <strong>de</strong>sboîtes aux lettres sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO. Avec la participation effective <strong>de</strong> toutes les communes,l’objectif est <strong>de</strong> parvenir à un taux d’équipement moyen <strong>de</strong>s foyers <strong>de</strong> 25 %.3.4.2-Mise en œuvreCibles29648 25% 118617789 15% 71211859 10% 47410000 8% 400Tableau 22 : COUNA évités et taux d’équipement <strong>de</strong>s boîtes aux lettresSont d’abord concernés par cette action, les ménages qui ne souhaitent pas recevoir les imprimés nonadressés et font la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’autocollant. Ensuite les annonceurs et les entreprises qui distribuent lesCOUNA. Sur le territoire <strong>de</strong> l’Agglo, les annonceurs sont pour l’essentiel les gran<strong>de</strong>s enseignes. En ce quiconcerne les sociétés distributrices, nous avons sur l’AgglO : Médiapost et Adrexo.Partenairesfoyersexemptés(Nombred'autocollantà distribuer)objectifs (tauxd'équipement)gisementévité (entonnes)-Le CG du Loiret : Dans le cadre du plan <strong>de</strong> prévention, il s’agit <strong>de</strong> rechercher son soutien en vue<strong>de</strong> rencontrer les distributeurs d’imprimés et en lien avec l’ADEME.-L’ADEME : Pour la comman<strong>de</strong> <strong>de</strong>s autocollants, il va falloir s’adresser à l’ADEME.-Les mairies <strong>de</strong> l’AgglO : Douze mairies ont participé à l’opération précé<strong>de</strong>nte. Il est importantd’avoir l’adhésion <strong>de</strong>s autres afin d’atteindre tous les foyers qui le souhaitent sur l’ensemble du territoire.Le partenariat avec les communes doit également être développé afin <strong>de</strong> lever les contraintes liées à leurcommunication institutionnelle.-Les gran<strong>de</strong>s surfaces et magasins, et les commerces-Les distributeurs <strong>de</strong>s imprimés non sollicités opérant sur l’AgglO : Médiapost et Adrexo60
Moyens-Moyens humains : Un coordinateur/animateur pour mobiliser et coordonner les acteurs etpartenaires à l’échelle <strong>de</strong> l’AgglO.-Les autocollants à comman<strong>de</strong>r auprès <strong>de</strong> l’ADEME,-Kit <strong>de</strong> communications pour les mairies et autres,-Rubrique spécifique sur le site internet <strong>de</strong> l’AgglO offrant la possibilité <strong>de</strong> téléchargerl’autocollant,-Contact à établir avec les gran<strong>de</strong>s enseignes, les distributeurs d’imprimés non adressés.3.4.3-Contrainte <strong>de</strong> l’actionMalgré le lancement <strong>de</strong> l’utilisation <strong>de</strong> l’autocollant "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" parl’AgglO, certaines communes en font une publicité limitée. En effet, leur "service communication" les ainterpellés sur le fait qu'avec cet autocollant, les habitants risquaient <strong>de</strong> ne pas recevoir leur magazinemunicipal ou toute autre communication institutionnelle.3.4.4-Contribution <strong>de</strong> l’actionEstimation du tonnage évitéLa distribution d’environ 29 648 autocollants "Merci d’épargner ma boîte aux lettres", permettrad’éviter à peu près 1186 tonnes <strong>de</strong> déchets <strong>de</strong> papiers.EconomieEn <strong>de</strong>hors du coût <strong>de</strong> collecte, le traitement <strong>de</strong> ces déchets permettrait <strong>de</strong> faire <strong>de</strong>s économies enfonction du taux d’équipement <strong>de</strong>s boîtes aux lettres illustrées par le tableau ci-<strong>de</strong>ssous (Cf. tableau 23).foyers à doter (Nombred'autocollant à distribuer)objectifs (tauxd'équipement)gisement évité(en tonnes)Economie réalisée surle tri (en € TTC)29648 25% 1186 194 75317789 15% 712 116 85211859 10% 474 77 90110000 8% 400 65 688Tableau 23 : Les économies à réaliser par l’affichage <strong>de</strong> stop pubLe prix moyen <strong>de</strong> la distribution <strong>de</strong> tous les courriers hormis les commerces (même les boîtes auxlettres interdisant les COUNA) <strong>de</strong> moins <strong>de</strong> quinze grammes est 39,68 € HT pour 1 000 exemplaires.C’est le prix fourni par une entreprise distributrice opérant sur l’AgglO à laquelle nous avons <strong>de</strong>mandé un<strong>de</strong>vis. Sur cette base tarifaire, si l’AgglO <strong>de</strong>man<strong>de</strong> une telle prestation pour tous les foyers, le montant <strong>de</strong>la facture s’élèverait à : 4 705,77 € HT soit 5 628,10 € TTC pour 118 593 foyers. Si le contrat <strong>de</strong>distribution est modulé en tenant compte du taux d’équipement <strong>de</strong>s boîtes aux lettres en autocollant"Merci d’épargner ma boîte aux lettres", en fonction <strong>de</strong>s objectifs, nous aurons les tarifs ci-<strong>de</strong>ssous (Cf.tableau 24).Nombre <strong>de</strong> foyers avec Stop pubsurcoût <strong>de</strong>distribution (HT)surcoût <strong>de</strong> distribution(TTC)29648 1176,43€ HT 1 407,01€ TTC17785 705,71 € HT 844,03 € TTC11859 470,57 € HT 562,80 € TTC10000 396,80 € HT 474,57 € TTCTableau 24 : Le surcoût <strong>de</strong> la distribution <strong>de</strong> journaux municipaux dans les boîtes aux lettres avec stop pub61
En plus du poids <strong>de</strong>s courriers, il faudra tenir compte également <strong>de</strong> la fréquence <strong>de</strong> distribution<strong>de</strong>s courriers pour se faire une idée réelle <strong>de</strong>s prix. Le bénéfice que l’AgglO pourra tirer d’un contrat avecles sociétés distributrices <strong>de</strong> COUNA sera à mettre en rapport avec les coûts <strong>de</strong> collecte et <strong>de</strong> traitementdu gisement détourné et le montant <strong>de</strong>s contrats ainsi que les impacts environnementaux <strong>de</strong> ce type <strong>de</strong>déchets.3.4.5-Outils d’évaluation annuelle-Le nombre d’autocollant "Merci d’épargner ma boîte aux lettres" distribué-Le nombre actions vers les gran<strong>de</strong>s et les opérateurs <strong>de</strong> distribution <strong>de</strong> COUNA.-Les quantités <strong>de</strong> COUNA collectées puis triées en CDT par le biais <strong>de</strong> caractérisation sur le flux entrant3.5- Séparation <strong>de</strong>s déchets dangereux3.5.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteLa réduction <strong>de</strong> la nocivité <strong>de</strong>s déchets dangereux <strong>de</strong>s ménages est le principal objectif <strong>de</strong> cetteaction. Le ratio actuel est <strong>de</strong> 0,85 kg/hab./an. Le gisement <strong>de</strong>s DDM est estimé à 602 tonnes en 2006. Letaux <strong>de</strong> captage est d’environ 38,80%.Ratio(kg/hab/an)Objectifs générauxPopulation Aggloen 2006Gisement estimé(en tonnes)Taux <strong>de</strong>captage2,2 273 907 602,60 38,80%Tableau 25 : Estimation du gisement <strong>de</strong>s DDM-Améliorer la collecte séparative pour éviter le mélange avec les DMr ou la contamination <strong>de</strong>sboues <strong>de</strong>s STEP (Station d’épuration) par <strong>de</strong>s DDM,-Produire moins <strong>de</strong> DDM sur le territoire.Objectifs prévisionnels chiffrésCollecter plus dans un premier temps et réduire la production dans un second temps pour arriverà un ratio proche <strong>de</strong> 0,5 kg/hab./an.3.5.2-Mise en œuvreCible-Les ménages producteurs <strong>de</strong> déchets dangereux,-Les commerces vendant les produits <strong>de</strong>venant <strong>de</strong>s DDM.Partenaires-Le CG,-l’ADEME,-les exploitants <strong>de</strong>s déchetteries pour la formation <strong>de</strong>s gardiens,-les commerces vendant ce type <strong>de</strong> produits : possibilité <strong>de</strong> reprise <strong>de</strong>s contenants non utilisés,capacité à conseiller les produits labellisés, ven<strong>de</strong>urs mieux formés pour les conseils <strong>de</strong> vente par exemple,-la CCI62
-la CMA : il s’agit par exemple <strong>de</strong> travailler avec cette chambre consulaire sur la gestion <strong>de</strong>sdéchets dangereux <strong>de</strong>s artisans dont une part transite dans les installations <strong>de</strong> l’AgglO.Moyens-Un animateur,-Kit <strong>de</strong> communication à la disposition <strong>de</strong>s mairies pour sensibiliser les ménages,-Campagne <strong>de</strong> communication.Actions-Action <strong>de</strong> communication et <strong>de</strong> sensibilisation pour les producteurs,-Amélioration du service en terme <strong>de</strong> collecte dans les déchetteries,-Formation <strong>de</strong>s gardiens <strong>de</strong>s déchetteries : il s’agit par exemple d’orienter les usagers <strong>de</strong>sdéchetteries vers les alternatives <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong>s DDM.Outils d’évaluation annuelle-Le nombre d’actions mené envers les ménages et les entreprises-Le ratio <strong>de</strong>s DDMCalendrier-Campagne annuelle à partir <strong>de</strong> 2008-Création d’outils plus spécifiques à partir <strong>de</strong> 2009 pour chaque type <strong>de</strong> DDM3.5.4-Contribution <strong>de</strong> l’actionAvec le taux <strong>de</strong> captage actuel, il y a une marge relativement importante <strong>de</strong> collecte pour l’AgglO<strong>de</strong> ce type <strong>de</strong> déchet. Dans la première phase du plan, il faudra collecter le maximum <strong>de</strong> DDM. Ensuite, ilfaudra travailler à la prévention. Il y a également la possibilité <strong>de</strong> mener simultanément <strong>de</strong>s actionsd’amélioration <strong>de</strong>s performances <strong>de</strong> collecte et <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s DDM.Avec l’hypothèse du gisement stabilisé à 600 tonnes et <strong>de</strong> la croissance progressive du taux <strong>de</strong>captage <strong>de</strong>s DDM, il est probable que dans un premier temps, il y ait une augmentation du tonnage <strong>de</strong>sDDM collectés. Cette tendance pourrait s’inverser à l’horizon 2010 ou bien avant cette année si les actions<strong>de</strong> prévention sont mises en œuvre.Année3.6-Sacs et cabas réutilisables3.6.1-Description <strong>de</strong> l’actionContextePopulationAggloTaux <strong>de</strong>captagePrévisions <strong>de</strong> collecte<strong>de</strong> DDM (tonnes)2006 273 907 38,80% 233,8088<strong>2007</strong> 275 550 40% 241,042008 277 204 45% 271,172009 278 867 50% 301,32010 280 540 70% 421,82Tableau 26 : prévision <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong> DDMCette opération "sacs et cabas réutilisables" vise la suppression <strong>de</strong>s sacs <strong>de</strong> caisse jetables en sortie<strong>de</strong> magasin et promotion <strong>de</strong>s sacs et cabas réutilisables. En effet, sur l’AgglO, la plupart <strong>de</strong>s grands63
enseignes ne distribuent plus <strong>de</strong> sacs jetables. Cependant, les petites surfaces et les commerces <strong>de</strong>proximité continuent.EnjeuxUn sac à usage unique, c’est une minute <strong>de</strong> fabrication, 20 minutes d’utilisation et 100 à 400 ans<strong>de</strong> dégradation. Sa consommation représente un impact environnemental et un coût.Objectifs générauxIl s’agit <strong>de</strong> diminuer les quantités <strong>de</strong> sacs consommées et donc prises en charge par l’AgglO.L’objectif est <strong>de</strong> supprimer à terme les sacs <strong>de</strong> caisse jetables dans les petites surfaces, les commerces <strong>de</strong>proximité et les marchés alimentaires.Objectifs prévisionnels chiffrésUne baisse <strong>de</strong> 50 % en 2010 par rapport au début <strong>de</strong> l’action puis une diminution <strong>de</strong> 80 % dugisement en 20153.6.2-Mise en œuvreCibles-Les consommateurs,-les petites surfaces et les commerces <strong>de</strong> proximité,-Les marchés.PartenairesLa CCI, les associations <strong>de</strong> commerçants, la chambre <strong>de</strong>s métiersMoyens-Elaboration d’une charte avec les commerces <strong>de</strong> proximité-Former un comité <strong>de</strong> suiviOutils d’évaluation annuelleNombre <strong>de</strong> sacs distribués et nombre <strong>de</strong> signataires <strong>de</strong> la charte3.6.3-Calendrier prévisionnel4è trimestre <strong>2007</strong> : Prise <strong>de</strong> contact avec la gran<strong>de</strong> et moyenne distribution et les commerces <strong>de</strong> proximité1 er trimestre 2008 : Enquête <strong>de</strong> terrain auprès <strong>de</strong>s commerces <strong>de</strong> proximité et <strong>de</strong>s marchés alimentaires4è trimestre <strong>2007</strong> : Campagne <strong>de</strong> communication sur les possibilités <strong>de</strong> choix pour les consommateurs• le cabas proposé par les gran<strong>de</strong>s et moyennes surfaces,• le panier : idéal pour les petites courses <strong>de</strong> proximité,• le chariot à roulette qui retrouve un regain d’intérêt,• la cagette, légère peu encombrante, pliante ou non, elle trouve une place facile dans un coffre <strong>de</strong>voiture,• le sac à dos : une solution quand on est en vacances.64
3.6.4-Contribution <strong>de</strong> l’actionEn terme <strong>de</strong> tonnage, les sacs jetables ne représentent pas un gisement important. En <strong>de</strong>hors <strong>de</strong>leur suppression, l’extension <strong>de</strong> cette action vers les commerces et les marchés en général, pourrait servir<strong>de</strong> rampe <strong>de</strong> lancement à d’autres actions <strong>de</strong> prévention auxquelles les habitants seraient moins habitués.3.7-Réparation et réutilisation3.7.1-Description <strong>de</strong> l’actionCette action a pour objectif <strong>de</strong> détourner certains flux par la promotion <strong>de</strong> la réparation et <strong>de</strong> laréutilisation sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO.EnjeuxIl s’agit <strong>de</strong> réduire la quantité <strong>de</strong> déchets produits, <strong>de</strong> réutiliser les articles et les emballages etrecycler les objets qui peuvent l’être.Objectifs générauxL’objectif est <strong>de</strong> réduire la quantité <strong>de</strong> déchets en sensibilisant les consommateurs aux possibilités<strong>de</strong> rallonger la durée <strong>de</strong> vie <strong>de</strong> leurs biens à travers la création d’un annuaire local <strong>de</strong>s professionnels et <strong>de</strong>sassociations.3.7.2-Mise en œuvreCibles-Les consommateurs,-Les professionnels et les associations intervenant dans le domaine du prêt, <strong>de</strong> la location, <strong>de</strong> lareprise <strong>de</strong>s produits d’occasion ou <strong>de</strong> la réparation.PartenairesLes professionnels et les associations : il va falloir prendre contact avec eux pour avoir leur accordsur la publication <strong>de</strong> leurs coordonnées dans l’annuaire.MoyensRéalisation d’un annuaire recensant les acteurs intervenant dans le prêt public (les bibliothèquespar exemple), la location, l’achat et la revente <strong>de</strong>s biens d’occasion, la réparation et le don <strong>de</strong>s biens usagés.Modalités <strong>de</strong> publication <strong>de</strong>s professionnels et <strong>de</strong>s associations dans l’annuaireLes professionnels et les associations qui souhaitent être publiés dans l’annuaire <strong>de</strong>vront s’engagerà promouvoir la prévention <strong>de</strong>s déchets et gérer leurs déchets dans les filières agréées conformément à laréglementation.Diffusion <strong>de</strong> l’annuaireL’annuaire pourra être diffusé avec le calendrier annuel <strong>de</strong> collecte et mis en ligne sur le site <strong>de</strong>l’AgglO. Une distribution <strong>de</strong> l’annuaire se fera également dans les déchetteries.65
Les adresses potentielles à mettre dans l’annuaireNous avons fait un recensement <strong>de</strong>s acteurs professionnels et associatifs sur le territoire <strong>de</strong>l’AgglO (Cf. annexe 3).Outils d’évaluation annuelle-Le nombre <strong>de</strong> professionnels et d’associations inscrits dans l’annuaire,-La fréquentation dans les enseignes ciblées,-Le tonnage en déchetterie,-L’analyse du gisement en déchetterie.Calendrier prévisionnel-4è trimestre <strong>2007</strong> : contact avec les professionnels et les associations,-2è trimestre 2008 : publication <strong>de</strong>s premières adresses <strong>de</strong> l’annuaire.3.7.3-Contributions <strong>de</strong> l’actionLes effets attendus dans le cadre cette action sont <strong>de</strong> trois ordres : écologique, économique etsocial. Les retombées positives pour l’environnement se manifestent par les économies <strong>de</strong> matièrespremières au niveau global et la préservation <strong>de</strong>s ressources locales. La promotion et la mise en œuvre <strong>de</strong>la réparation et <strong>de</strong> réutilisation pourraient induire <strong>de</strong>s économies pour l’AgglO. En effet, le détournement<strong>de</strong> flux se traduirait par <strong>de</strong>s économies sur la collecte et le traitement. C’est une action qui permettra <strong>de</strong>rendre dynamique les entreprises qui interviennent dans ces secteurs d’activité. Leur vitalité permettrait lacréation d’emploi ou du moins leur conservation et le maintien du savoir faire local. L’action fait intervenirégalement <strong>de</strong>s associations caritatives et d’insertion sociale dont l’utilité publique est reconnue.3.8-Incitations financières3.8.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteC’est surtout une action fiscale. Elle <strong>de</strong>man<strong>de</strong> une sensibilisation et communication forte. Il s’agit<strong>de</strong> responsabiliser le producteur <strong>de</strong>s déchets. Cette action vise à diminuer les quantités <strong>de</strong> déchetscollectées. Le mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> financement retenu du service public d’élimination <strong>de</strong>s déchets sur l’AgglO est laTEOM (taxe d’enlèvement <strong>de</strong>s ordures ménagères) et la RS (re<strong>de</strong>vance spéciale). En 2006, la RS compte161 contrats pour une recette <strong>de</strong> 1,274 M€.EnjeuxLa re<strong>de</strong>vance incitative est une REOM (re<strong>de</strong>vance d’enlèvement <strong>de</strong>s ordures ménagères) dont lemontant varie en fonction <strong>de</strong> l’utilisation réelle du service par l’usager. Elle vise à :-favoriser la prévention <strong>de</strong>s déchets, la diminution <strong>de</strong>s quantités <strong>de</strong> déchets confiées auxcollectivités et l’utilisation optimale <strong>de</strong>s filières <strong>de</strong> valorisation.-maîtriser la hausse <strong>de</strong>s coûts du service public et d’en améliorer la transparence.L’incitation peut porter sur :-la prévention <strong>de</strong>s déchets,-le tri <strong>de</strong>s déchets,-une utilisation rationnelle du service : présentation du bac à la collecte quand il est plein, apport<strong>de</strong> certains déchets à la déchetterie.66
Objectifs générauxL’effet recherché est que ce mécanisme <strong>de</strong> facturation puisse avoir un réel impact sur lescomportements <strong>de</strong> consommation et donc <strong>de</strong> production <strong>de</strong> déchets.3.8.2-Mise en œuvreCiblesMénages, administrations, commerce, entreprises et tout utilisateur du service public <strong>de</strong> collectePartenairesADEME, Eco-emballage, les associations <strong>de</strong> consommateurs, les chambres consulaires.Avantages-Augmentation <strong>de</strong>s efforts <strong>de</strong> tri : transfert <strong>de</strong>s tonnages <strong>de</strong> DMr vers les autres flux impliquantune réorganisation <strong>de</strong>s services <strong>de</strong> collecte et une diminution <strong>de</strong>s coûts,-Diminution <strong>de</strong>s charges <strong>de</strong> gestion : la collectivité assurant le recouvrement, le coût forfaitaire <strong>de</strong>8 % prélevé par le Trésor est supprimé,-Augmentation <strong>de</strong>s recettes <strong>de</strong> valorisation,-Reprise en main <strong>de</strong> la gestion financière et meilleure transparence avec la création d’un budgetannexe.Inconvénients-Comportements inciviques (dépôts sauvages, brûlage, transfert <strong>de</strong> déchets vers les collectivitésvoisines, augmentation <strong>de</strong>s refus <strong>de</strong> tri en cas <strong>de</strong> part fixe pour la collecte sélective ou en cas d’écartmarqué sur le tarif <strong>de</strong> recyclable et <strong>de</strong> DMr),-Risque <strong>de</strong> déséquilibre budgétaire,-Apparition possible <strong>de</strong> difficultés <strong>de</strong> trésorerie.Actions-Phase transitoire pour les assimilés : instaurer sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO, la re<strong>de</strong>vance spécialepour tous les producteurs <strong>de</strong> déchets, assimilés aux déchets ménagers, qui utilisent le service public <strong>de</strong>collecte.-Constituer un fichier <strong>de</strong> re<strong>de</strong>vables,-Choisir une modalité <strong>de</strong> calcul <strong>de</strong> la RI et faire le lien avec les moyens techniques à déployer,Calendrier prévisionnel-Courant 2008 : adoption du principe <strong>de</strong> la RI-Courant 2008 : début <strong>de</strong> la phase d’étu<strong>de</strong> opérationnelle-1 er trimestre 2009 : constitution du fichier <strong>de</strong>s re<strong>de</strong>vables-Contractualisation avec les usagers : janvier 2010 à juin 2010-3è trimestre 2010 : Décision du Conseil <strong>de</strong> Communauté d’instituer la REOM, approbation <strong>de</strong> lagrille tarifaire-Octobre 2010 (ajustement <strong>de</strong>s fichiers) : Facturation à blanc-1er janvier 2011 : Mise en œuvre opérationnelleOutils d’évaluation annuelleIl est important <strong>de</strong> prévoir <strong>de</strong>s indicateurs suivants selon les matériaux :• Coût/t.km67
• Coût/habitant• Coût /tonneL’analyse du taux <strong>de</strong> valorisation matière et organique en plus <strong>de</strong>s ratios <strong>de</strong>s différents flux sont <strong>de</strong>sindicateurs <strong>de</strong> l’impact <strong>de</strong> cette action.3.8.3-Contribution <strong>de</strong> l’actionLa RI peut avoir un impact direct sur les volumes <strong>de</strong> déchets à gérer. L’usager payant le serviceréellement rendu, on peut envisager une baisse du taux <strong>de</strong> présentation <strong>de</strong>s bacs par cette action. Cettediminution offre également l’avantage <strong>de</strong> permettre une optimisation <strong>de</strong>s circuits et <strong>de</strong>s fréquences <strong>de</strong>collecte et donc d’amoindrir les coûts <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets. Par contre, la mise en œuvre <strong>de</strong> la RI peutengendrer une augmentation <strong>de</strong> la performance <strong>de</strong> tri. Un dimensionnement du centre <strong>de</strong> tri et uneadaptation <strong>de</strong>s déchetteries pour anticiper cette évolution est nécessaire. Pour éviter que cette action nedébouche juste sur une réorientation <strong>de</strong>s flux vers ces installations, la démarche préventive doit être miseen avant. Aussi, la promotion et la mise à disposition d’alternatives à la production et à l’abandon <strong>de</strong>srésidus à la charge <strong>de</strong> l’Agglo permettront <strong>de</strong> mettre la prévention au cœur <strong>de</strong> cette action.3.9-Déchets d’activité <strong>de</strong> soins à risque infectieux3.9.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteC’est une action qui vise la réduction <strong>de</strong> la toxicité <strong>de</strong>s déchets ménagers. Tous les DASRI queproduit une personne qui utilise elle-même un médicament injectable ou un dispositif piquant suite à uneprescription médicale sont concernés. Accessoirement, on prendra en compte le gisement diffus <strong>de</strong>sprofessionnels.Considération généraleChaque année, dans une ville française <strong>de</strong> 10 000 habitants, 190 à 290 personnes sont en autotraitementinjectable. Elles utilisent entre 60 000 et 76 000 aiguilles par an soit un gisement annuel <strong>de</strong>DASRI <strong>de</strong> 1 100 à 1 300 litres, pour un poids <strong>de</strong> 490 à 590 kg (Lettre <strong>de</strong> la DRASS, 2005).Sur la base <strong>de</strong> ces considérations, on peut estimer que le nombre <strong>de</strong> patients en auto-traitementdans l’agglomération d’Orléans se situe entre 5 204 et 7 943 soit un gisement annuel <strong>de</strong> DASRI <strong>de</strong> 13,42 à16,16 tonnes.A partir <strong>de</strong>s ratios du plan régional <strong>de</strong>s déchets d’activité <strong>de</strong> soins, sur l’AgglO, on peut estimer legisement diffus hors ménages à 78,13 tonnes (Cf. tableau 27).Ratio (kg/an) Effectif Gisement (tonnes)Mé<strong>de</strong>cins libéraux 5,7 608 3,47Dentistes 62,5 168 10,50Vétérinaires 40 33 1,32Laboratoires d'analysemédicale 2500 22 55,00Laboratoire anatopathologique2700 1 2,70Centre <strong>de</strong> dialyse 390 1 0,39Infirmiers 44 108 4,75Total 78,13Tableau 27 : Estimation du gisement diffus <strong>de</strong> DASRI hors ménages68
Il n’existe pas <strong>de</strong> dispositif <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong>s DASRI <strong>de</strong>s ménages. Une faible proportion <strong>de</strong>spatients en auto-traitement produisant <strong>de</strong>s DASRI piquants ou coupants les élimine dans les filièresdédiées. Les autres les jettent dans les DMr, au mieux regroupés dans une bouteille en plastique.EnjeuxLes actes <strong>de</strong> soins à domicile génèrent <strong>de</strong>ux types <strong>de</strong> résidus médicaux à risque infectieux : lesdéchets piquants ou tranchants, comme les aiguilles, lancettes, seringues, ou les déchets mous tels que lescompresses, poches, cotons contaminés par <strong>de</strong>s liqui<strong>de</strong>s biologiques.Ces déchets ne doivent par être mélangés avec les ordures ménagères ou jetés dans les égouts. Eneffet, ils contaminent les déchets ou les boues <strong>de</strong> station d'épuration et, limitent la valorisation organique<strong>de</strong> ces déchets malgré leur faible quantité. De plus, ils représentent un risque important pour les mala<strong>de</strong>seux-mêmes, pour leur entourage, ainsi pour le personnel chargé <strong>de</strong> la collecte, du tri et du traitement <strong>de</strong>sdéchets.Objectifs générauxLe plan régional d’élimination <strong>de</strong>s déchets d’activité <strong>de</strong> soins à risque infectieux fixe un objectif <strong>de</strong>réduction en dix ans du gisement régional d’environ 5512 à 3680 tonnes par an. Ramené à l’échelle duterritoire <strong>de</strong> l’AgglO, cela équivaut à passer <strong>de</strong> 91,55 tonnes (ou 94,24 t) à 61,12 t (ou 62,95 t) par an en dixans pour les DASRI <strong>de</strong>s ménages et le gisement diffus hors <strong>de</strong>s ménages.D’une façon générale, il s’agit dans ce plan <strong>de</strong> :-Limiter la diffusion <strong>de</strong>s DASRI parmi les déchets ménagers en apportant aux ménages, <strong>de</strong>ssolutions <strong>de</strong> collecte séparée.-Limiter les risques pour les personnes en charge <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong> déchets ménagers, et pour ceux encharge du traitement.Objectifs prévisionnels chiffrésCollecte <strong>de</strong> 50 % du gisement en 2010 et 90 % en 20153.9.2-Mise en œuvreCiblesLes personnes en auto-traitement, les professionnels <strong>de</strong> santé.Partenaires-CG-DDASS (Direction départementale <strong>de</strong>s Affaires Sanitaires et Sociales)-Les mairies-Les associations <strong>de</strong> particuliers en auto-traitement : le réseau DIABOLO (diabète Orléans Loiret)a pour objectif principal d’améliorer la prise en charge du diabète dans les 22 communes <strong>de</strong>l’agglomération d’Orléans-Les professionnels concernés et les associations <strong>de</strong> professionnels <strong>de</strong> santé-Les sociétés <strong>de</strong> transport et <strong>de</strong> traitementMoyens-Création d’un groupe <strong>de</strong> travail comprenant les partenaires-Etu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s solutions d’apport en déchetterie, <strong>de</strong> containers sécurisés ou <strong>de</strong> bornes <strong>de</strong> retourautomatique.69
Actions-Faire l’état <strong>de</strong>s lieux <strong>de</strong>s solutions envisageables sur l’AgglO-Proposer <strong>de</strong>s solutions pérennes et réglementaires <strong>de</strong> collecte• en priorité pour les ménages,• en second lieu pour les professionnels <strong>de</strong> santé-Promotion <strong>de</strong> l’apport en déchetterie <strong>de</strong>s DASRI ou <strong>de</strong>s containers mobiles sécurisés ou <strong>de</strong> bornes<strong>de</strong> retour automatisés-Promotion ou soutien d’une expérience à caractère piloteOutils d’évaluation annuelle-Ratio <strong>de</strong> DASRI-Nombre d’adhérents au dispositifCalendrier prévisionnel-<strong>2007</strong> (en cours) : Groupe <strong>de</strong> travail-1 er semestre 2008 : Expérience pilote-2è semestre 2008 : Généralisation <strong>de</strong> l’expérience3.9.3-Contribution <strong>de</strong> l’actionLa réalisation <strong>de</strong>s objectifs du plan permettra <strong>de</strong> collecter à l’horizon :-2010 : entre 1,34 et 1,61 tonne du gisement <strong>de</strong>s particuliers,-2015 : entre 12,08 et 14,54 tonnes du gisement <strong>de</strong>s particuliers.3.10-Exemplarité <strong>de</strong> l’AgglO3.10.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteLa prévention, la réduction <strong>de</strong>s déchets, l’exemplarité et l’achat éco-responsable sont lesthématiques concernées par cette action. Les administrations <strong>de</strong> l’AgglO et ses services sont producteurs<strong>de</strong> déchets dont la plupart sont collectés par les services d’enlèvement <strong>de</strong>s ordures ménagères. Pourdiminuer la prise en charge par ces services, <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> collecte séparative peuventêtre mises en place.EnjeuxIl s’agit pour l’Agglo <strong>de</strong> rendre crédible son discours sur la prévention par ses pratiques et <strong>de</strong>favoriser la reproductibilité <strong>de</strong> ses actions.Objectifs généraux-Dématérialisation-Diminuer la quantité <strong>de</strong> déchets générés par ces producteurs,-Diminuer la quantité <strong>de</strong> déchets mis en mélange avec les DMr, en améliorant le tri sélectif.Objectifs prévisionnels chiffrés50 % du personnel engagés en 2010 et 80 % en 2015 dans <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> prévention au quotidien.70
3.10.2-Mise en œuvreCibleLe personnel <strong>de</strong> l’AgglOPartenairesLe centre <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s apprentisMoyens-Diffusion du gui<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’éco-agent <strong>de</strong> l’ADEME,-Inciter la direction <strong>de</strong>s marchés à la mise en place <strong>de</strong> pratiques d’achats, <strong>de</strong> gestion, d’élimination <strong>de</strong>sdéchets plus adaptées pour atteindre les objectifs notamment <strong>de</strong> réduction à la source et <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong>production <strong>de</strong> DMr.-Initiation <strong>de</strong>s sessions <strong>de</strong> formation-Coordinateur <strong>de</strong>s actions internesActions-Communication-Promotion <strong>de</strong> la mise en place <strong>de</strong> politique d’achat basée sur <strong>de</strong>s critères environnementauxOutils d’évaluation annuelle-Nombre <strong>de</strong> directions ayant mis en place une action,-Mesure quantitative <strong>de</strong> papier consommé.Calendrier prévisionnel-<strong>2007</strong> (en cours) : Elaboration du programme,-Fin <strong>2007</strong> : Coordination <strong>de</strong>s actions internes,-1 er trimestre 2008 : Mise en œuvre <strong>de</strong>s actions internes.3.11-Promotion <strong>de</strong> l’eau du robinet3.11.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteLa consommation importante <strong>de</strong> bouteilles d’eau en plastique génère <strong>de</strong>s déchets. La productionmoyenne nationale <strong>de</strong> ce type <strong>de</strong> déchets est 7 kg/hab./an soit pour l’AgglO (273 907 habitants en 2006),1 917 tonnes. En considérant un ratio supérieur et une forte consommation estivale, il est possible que legisement puisse être supérieur à cette estimation. Il a été repris pour le compte <strong>de</strong> l’AgglO, 649 tonnes <strong>de</strong>flaconnage plastiques (AgglO, Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’élimination <strong>de</strong>sdéchets, 2006). Cela veut dire que moins d’un emballage plastique sur <strong>de</strong>ux est recyclé sur l’AgglO.Enjeux et objectifs généraux-Diminuer la quantité <strong>de</strong> matières plastiques consommées et donc la production <strong>de</strong> déchets à prendreen charge puis à trier, à valoriser et à traiter par l’AgglO.-Initier un changement <strong>de</strong> comportement <strong>de</strong>s consommateurs-Valoriser l’image <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong> l’eau sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO71
Objectifs prévisionnels chiffrés2015.Objectifs <strong>de</strong> consommation <strong>de</strong> bouteilles plastiques : <strong>de</strong> -10 % du gisement en 2010 à -25 % en3.11.2-Mise en œuvreCibles-Les ménages-Les administrations et équipements collectifs <strong>de</strong> restaurationPartenaires-Les communes et les syndicats d’eau,-Les sociétés <strong>de</strong> distribution <strong>de</strong> distribution intervenant pour le compte <strong>de</strong>s syndicats d’eau,-Les professionnels <strong>de</strong> santéMoyens-Un animateur pour coordonner les acteurs sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO,-Réaliser un kit <strong>de</strong> communication,-Informer sur les modalités <strong>de</strong> consommation <strong>de</strong> l’eau du robinet sur les communes <strong>de</strong> l’AgglO(problème <strong>de</strong> goût, usage <strong>de</strong> filtre ?)-Enquête <strong>de</strong> terrain dans les cantines et les restaurants collectifsActions-Actions vers les foyers• Information et communication via le journal, le site internet <strong>de</strong> l’AgglO et la presse• Confectionner <strong>de</strong>s panneaux d’information pour les manifestations et les expositions-Actions vers les administrations et équipements collectifs <strong>de</strong> restauration• Information et communication via le journal, le site internet <strong>de</strong> l’AgglO et la presseCette action est à mener en liaison avec le développement l’action <strong>de</strong> communication visant àfavoriser l’achat éco-responsable : éviter d’acheter les produits jetables (lingettes, …), préférer lesrecharges, le vrac, les gros volumes…Outil d’évaluation annuelleIndicateur <strong>de</strong> suivi : Ratio <strong>de</strong> consommation <strong>de</strong> plastique3.11.3-Contribution <strong>de</strong> l’actionEstimation du tonnage évitéLa réalisation <strong>de</strong>s objectifs permettra d’éviter 192 tonnes en 2010 et 479 tonnes en 2015.EconomieEn <strong>de</strong>hors du coût <strong>de</strong> collecte et hors les prix <strong>de</strong> reprise, la promotion <strong>de</strong> la consommation <strong>de</strong>l’eau <strong>de</strong> robinet pourra permettre <strong>de</strong> réaliser <strong>de</strong>s économies substantielles sur le traitement si les objectifsénoncés sont tenus.72
3.12-Achat éco-responsable3.12.1-Description <strong>de</strong> l’actionCoût du tri/t (€) Economie attendue (€)En 2010 En 2015164,22 31 487 78 717Tableau 28 : Economie attendue <strong>de</strong> la promotion <strong>de</strong> l’eau du robinetC’est essentiellement une action <strong>de</strong> communication et <strong>de</strong> sensibilisation. Elle doit être périodiqueet évènementielle. La prévention, la réduction à la source <strong>de</strong>s déchets, l’évitement à l’achat et l’évitementd’abandon sont les principaux thèmes à abor<strong>de</strong>r dans cette action.EnjeuxIl s’agit d’agir sur les comportements <strong>de</strong> consommation <strong>de</strong>s habitants pour éviter ou réduire lesdéchets.Objectifs généraux-Responsabiliser et informer les consommateurs d’une manière générale,-Valoriser les gestes éco-responsables : réduction à la source, évitement d’achat, évitementd’abandon.3.12.2-Mise en œuvreLieu <strong>de</strong> l’action-Les gran<strong>de</strong>s et moyennes surfaces,-Les marchés,-Les établissements d’enseignements,-Les lieux <strong>de</strong> sollicitation <strong>de</strong>s associations dans le cadre <strong>de</strong> leurs manifestations.Cibles-Les ménages,-Les scolaires,-Les administrations,-Les entreprises,-Les associations.Partenaires-L’A<strong>de</strong>me,-Les mairies,-Les gran<strong>de</strong>s et moyennes surfaces,-Les établissements d’enseignement,Moyens-Gui<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’achat éco-responsable pour les expositions ou les animations,-Personnel à mobiliser pour les expositions ou les animations.73
Actions-Lancement <strong>de</strong> campagne <strong>de</strong> communication à <strong>de</strong>s pério<strong>de</strong>s charnières <strong>de</strong> l’année notamment pendantla pério<strong>de</strong> <strong>de</strong>s vacances estivales, la rentrée scolaire, la pério<strong>de</strong> <strong>de</strong>s fêtes <strong>de</strong> fin d’année.-Organisation <strong>de</strong> manifestations <strong>de</strong>stinées à valoriser la prévention <strong>de</strong>s déchets et à récompenser <strong>de</strong>sactions exemplaires <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> réduction <strong>de</strong>s déchets par exemple :• Les journées du développement durable,• La semaine <strong>de</strong> la réduction <strong>de</strong>s déchets,• Les animations dans les gran<strong>de</strong>s et moyennes surfaces, les marchés, les établissementsd’enseignement ainsi que dans les associations.-Faire <strong>de</strong>s achats du « caddy exemplaire » et organiser <strong>de</strong>s séances d’informations et <strong>de</strong> sensibilisationdans les gran<strong>de</strong>s et moyennes surfaces et les marchés,-Organisation <strong>de</strong> concours avec les scolaires,-Elaborer un gui<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’achat éco-responsable.Outils d’évaluation annuelle-Nombre d’animations,-Nombre <strong>de</strong> personnes sensibilisées.Calendrier prévisionnel-<strong>2007</strong> (déjà réalisé) : Prise <strong>de</strong> contact avec les responsables <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s et moyennes surfaces, lesservices communication <strong>de</strong>s mairies, <strong>de</strong> l’ADEME et <strong>de</strong>s établissements d’enseignement.-4è trimestre <strong>2007</strong> : élaboration du gui<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’achat éco-responsable,-Au milieu ou au début <strong>de</strong> chaque année scolaire : lancer un concours entre les établissementsscolaires <strong>de</strong> l’AgglO sur la thématique <strong>de</strong> la consommation responsable et la prévention <strong>de</strong>s déchets.3.12.3-Contribution <strong>de</strong> l’actionAgir sur les comportements <strong>de</strong> consommation afin <strong>de</strong> générer moins <strong>de</strong> déchets, c’est l’effetattendu par la mise en œuvre <strong>de</strong> cette action. Des bonnes pratiques sont recherchées notammentl’évitement d’achat <strong>de</strong> produit jetable plutôt que durable, du sur-remballé au détriment du vrac le caséchéant, du superflu au lieu du nécessaire. Il est admis que les actions pour modifier <strong>de</strong>s mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong>consommation doivent s’inscrire dans la durée afin d’impacter directement la production <strong>de</strong>s déchets etdonc <strong>de</strong> générer <strong>de</strong>s bénéfices pour la collectivité dans la gestion <strong>de</strong>s déchets.3.13-Constitution d’un réseau d’acteurs relais et leur formation3.13.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteIl est nécessaire d’organiser les acteurs concernés par la prévention. C’est pourquoi la constitutiond’un réseau d’acteurs <strong>de</strong> terrain comme relais auprès <strong>de</strong>s usagers, <strong>de</strong>s entreprises, artisans, administrationss’avère indispensable. Il faut <strong>de</strong> manière récurrente, apporter du conseil auprès <strong>de</strong>s usagers pour mainteniret encourager les efforts et les actions initiées. Ces acteurs ont intérêt à se rencontrer ou du moinséchanger sur les actions <strong>de</strong> prévention.Il s’agit <strong>de</strong> sensibiliser les acteurs relais en leur apportant une information complète et argumentéesur la thématique générale <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong>s déchets ou sur <strong>de</strong>s sujets plus spécifiques, <strong>de</strong> susciter laréflexion puis le maintien <strong>de</strong> la motivation et la poursuite <strong>de</strong>s actions initiées le cas échéant.74
EnjeuxLes actions entreprises pourront avoir les effets escomptés s’il y a une continuité <strong>de</strong>s pratiquesdans la durée. Pour ce faire, il nous semble nécessaire d’avoir <strong>de</strong>s personnes morales ou physiques commeinterlocutrices permanentes. Ces <strong>de</strong>rnières, en plus du fait qu’elles auront opté pour nos actions <strong>de</strong>vraientmaintenir les motivations et les pratiques auprès <strong>de</strong>s autres usagers.Objectifs généraux-Créer les conditions d’un échange d’expérience et <strong>de</strong> pratique, d’un échange d’outils, source <strong>de</strong>motivation supplémentaire,-Indirectement, continuer <strong>de</strong> responsabiliser et d’informer les usagers et <strong>de</strong> valoriser les gestes <strong>de</strong>prévention <strong>de</strong>s déchets.3.13.2-Mise en œuvreCibles-Les ménages volontaires ou sollicités-Le chargé <strong>de</strong> l’environnement à la chambre <strong>de</strong>s métiers,-Le chargé <strong>de</strong> l’environnement à la chambre du commerce et <strong>de</strong> l’industrie-La chambre d’agriculture,-Les responsables qualité, environnement, sécurité <strong>de</strong>s entreprises,-Les responsables <strong>de</strong>s services techniques <strong>de</strong>s communes,-Les associations <strong>de</strong> consommateurs et <strong>de</strong> protection <strong>de</strong> l’environnement.Partenaires-Les mairies,-La chambre <strong>de</strong>s métiers,-La chambre du commerce et <strong>de</strong> l’industrie.Actions-Mise en place d’un réseau <strong>de</strong> correspondants et d’acteurs <strong>de</strong> terrain,-Prévoir <strong>de</strong>s formations spécifiques par exemple pour le compostage individuel,-Organiser <strong>de</strong>s réunions, <strong>de</strong>s visites, <strong>de</strong>s formations <strong>de</strong> ces acteurs,-Etablir un plan <strong>de</strong> formation et le mettre en œuvre,-Constituer un fonds documentaires sur tous les types <strong>de</strong> déchets et leur prévention,-Créer <strong>de</strong>s supports pour animer les formations.MoyensPersonnel <strong>de</strong> l’AgglO à mobiliserOutils d’évaluation annuelle-Nombre d’acteurs-relais,-Nombre d’évènements organisés.Calendrier prévisionnel4è trimestre <strong>2007</strong> : début <strong>de</strong> la constitution du réseau à partir <strong>de</strong>s foyers volontaires <strong>de</strong> l’opération<strong>de</strong> distribution <strong>de</strong>s composteurs individuels.75
3.14-Les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE)3.14.1-Description <strong>de</strong> l’actionContexteC’est une action <strong>de</strong> communication et <strong>de</strong> sensibilisation. Il s’agit <strong>de</strong> réduire la nocivité <strong>de</strong>s déchetsménagers. La collecte <strong>de</strong>s DEEE a toujours été faite cependant la filière n’a été mise en place qu’en juillet<strong>2007</strong>.EnjeuxRéduire la nocivité <strong>de</strong>s déchets d’équipements électriques et électroniques, augmenter la durée <strong>de</strong>vie <strong>de</strong> ces appareils si possible par la réparation ou le don.Objectifs généraux-Inciter à l’évitement d’abandon en augmentant la réparation et en incitant au don-Améliorer la collecte séparative pour éviter le mélange avec les DMr ou la collecte commedéchets encombrants-Avoir à gérer le moins possible <strong>de</strong> stocks historiquesObjectifs prévisionnels chiffrésLa directive européenne relative aux DEEE a fixé un objectif <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong> 4 kg/hab./an <strong>de</strong>sDEEE <strong>de</strong>s ménages au 31 décembre 2006. L’AgglO n’atteindra probablement pas cet objectif en <strong>2007</strong> carcette filière vient d’être mise en place.A partir <strong>de</strong> l’opération initiative recyclage dans l’agglomération <strong>de</strong> Nantes (SCRELEC,communauté urbaine <strong>de</strong> Nantes, 2004), on peut estimer que ce ratio sera obtenu sur l’AgglO à l’horizon2010.3.14.2-Mise en œuvreCiblesLes ménagesLes entreprisesLes administrationsPartenaires-L’ADEME : pour la mise au point du kit <strong>de</strong> communication-L’exploitant <strong>de</strong>s déchetteries,-Les associations caritatives (Emmaüs, Envie,…) : obtenir leur accord pour le ramassage <strong>de</strong>sDEEE que les particuliers leur apportent.-L’organisme collecteur-Les artisans réparateurs-Les distributeurs <strong>de</strong> DEEEMoyens-Aménagements <strong>de</strong>s déchetteries pour optimiser la collecte-Kit <strong>de</strong> communication-Campagne <strong>de</strong> communication76
Actions-Promotion <strong>de</strong>s réparateurs à travers la publication <strong>de</strong> l’annuaire <strong>de</strong> la réparation-Organisation d’une journée annuelle <strong>de</strong> la réparation et <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong>s déchets-Distribution <strong>de</strong> l’annuaire avec le calendrier <strong>de</strong> collecte-Créer une "banque du don" en ligne sur le site internet <strong>de</strong> l’AgglO-Promotion <strong>de</strong> pratique <strong>de</strong> troc <strong>de</strong> particulier à particulier-Construire un projet <strong>de</strong> recyclerie-A défaut d’une recyclerie construire un schéma logistique optimal et le mettre en place enpartenariat avec l’organisme collecteur <strong>de</strong> sorte que la réparation et la réutilisation soient prioritaires parrapport aux autres mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> traitement. A partir <strong>de</strong>s déchetteries, points d’enlèvements <strong>de</strong> ces déchets, onpeut créer un schéma logistique où apparaîtront successivement :• Les ramasseurs,• Les prestataires qui regroupent et trient,• Les prestataires qui prétraitent en dépolluant ou en extrayant <strong>de</strong>s substances réglementées,• Les prestataires qui traitent ces déchets : leurs opérations peuvent consister à un traitementcomplet (pour permettre une réutilisation), au broyage <strong>de</strong>s ferrailles, au broyage spécifique auxDEEE ou au démantèlement.Dans ce schéma conceptuel, on peut introduire un cinquième acteur dont le rôle sera <strong>de</strong> permettre laréutilisation et la réparation afin d’allonger la durée <strong>de</strong> vie <strong>de</strong>s produits récupérés. Un moyen <strong>de</strong> réaliser ceschéma est la division du marché <strong>de</strong>s DEEE par lot. Chaque lot correspond à un acteur du schémalogistique décrit ci-avant.MénagesDéchetteriesRamasseursRegroupement et triPrétraitementRéutilisationRéparationTraitementFigure 18 : Schéma conceptuel privilégiant la réutilisation et la réparationOutils d’évaluation annuelle-Ratio <strong>de</strong>s DEEE collectés en déchetterie-Flux capté par les distributeurs-Flux détourné par la réparation, le réemploi et le donCalendrier prévisionnel-Juillet <strong>2007</strong> : mise en place <strong>de</strong> la filière (déjà réalisée)-2008 : Adaptation <strong>de</strong>s déchetteries selon le cadre réglementaire77
3.15.3-Contribution <strong>de</strong> l’actionAucun dispositif spécifique <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong>s DEEE n’était en place avant la mise en place <strong>de</strong> lafilière en juillet <strong>2007</strong>. Par conséquent, il est difficile d’avancer <strong>de</strong>s chiffres sur le flux à détourner sur cetype <strong>de</strong> gisement. On peut cependant faire le pari qu’après épuisement du stock historique, les ratiospourront <strong>de</strong>scendre en <strong>de</strong>ssous <strong>de</strong> celui <strong>de</strong> l’opération Initiative Recyclage soit un taux <strong>de</strong> collecte <strong>de</strong> 4,7kg/hab./an.3.15-Eco-conception3.15.1-Description <strong>de</strong> l’actionEnjeuxL'éco-conception constitue un axe majeur <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong>s déchets. En effet, elle prend encompte toutes les étapes du cycle <strong>de</strong> vie d'un produit notamment la fabrication, la distribution, l’utilisationet la valorisation finale, <strong>de</strong> manière à éviter ou au moins à réduire les impacts environnementaux duproduit en vie <strong>de</strong> fin vie. Cette approche <strong>de</strong> la conception <strong>de</strong>s produits intègre donc la réduction <strong>de</strong> laquantité ou <strong>de</strong> la nocivité <strong>de</strong>s déchets ou sa recyclabilité.Objectifs générauxSensibiliser les entreprises implantées sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO et les accompagner dans la miseen œuvre <strong>de</strong> programmes d'Eco-conception.3.15.2-Mise en œuvreCibleLes entreprisesPartenairesLa chambre <strong>de</strong> commerce et d’industrie, la chambre <strong>de</strong>s métiers et <strong>de</strong> l’artisanat et l’ADEMEMoyens-Organisation <strong>de</strong> journée <strong>de</strong> sensibilisation en partenariat avec la CCI, la CMA et l'ADEME-Ai<strong>de</strong> aux entreprises engagées dans une démarche d’éco-conception au titre <strong>de</strong> la compétencedéveloppement économique-Coordination par l’AgglOCalendrier prévisionnelLa définition d’un calendrier précis à ce sta<strong>de</strong> est prématurée. En fonction, <strong>de</strong>s discussions avecles partenaires <strong>de</strong> cette action, il sera possible <strong>de</strong> trouver un créneau chaque année pour organiser unejournée <strong>de</strong> promotion <strong>de</strong> cette thématique.Outils d’évaluation-Nombre d’entreprises participant aux journées <strong>de</strong> sensibilisation-Nombre d’entreprises engagées dans une démarche d’éco-conception-Mesures préventives prises par les entreprises et leurs impacts78
3.15.3-Contribution <strong>de</strong> l’actionL’intérêt <strong>de</strong> l’action rési<strong>de</strong> dans le fait que les entreprises, les consommateurs et la collectivité sontgagnants. Pour les entreprises, l’éco-conception permet d’une part <strong>de</strong> connaître et d’optimiser les flux <strong>de</strong>matières et d’énergie puis d’anticiper et <strong>de</strong> respecter au moindre coût les réglementationsenvironnementales d’autre part. C’est un concept qui répond aux attentes naissances <strong>de</strong>s marchés (à cause<strong>de</strong>s préoccupations environnementales entre autre) et d’accroître la confiance du consommateur. Ce<strong>de</strong>rnier, lorsqu’il achète <strong>de</strong>s produits éco-conçus, préserve ou améliore son cadre <strong>de</strong> vie. Il peut réaliserégalement <strong>de</strong>s économies lors <strong>de</strong> l’utilisation <strong>de</strong> ces produits. Enfin, pour la collectivité, c’est un moyen <strong>de</strong>réaliser <strong>de</strong>s économies d’énergie, <strong>de</strong> diminuer le coût <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s déchets, les coûts induits par lespollutions et risques et <strong>de</strong> gérer à long terme les ressources naturelles.79
ConclusionLa prévention sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO s’appuiera sur :• Des objectifs à la fois qualitatifs et quantitatifs,• Deux gran<strong>de</strong>s catégories d’actions complémentaires :-Des actions d’information et <strong>de</strong> sensibilisation : actions éducatives, réduction à la source, évitement<strong>de</strong> l’achat,...-Des actions d’amélioration <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s flux : évitement à la collecte, compostage individuel,broyage <strong>de</strong>s déchets verts, la réparation, la réutilisation <strong>de</strong>s déchets...• La recherche d’une synergie avec les actions nationales (Promotion <strong>de</strong> l’eau du robinet, "Mercid’épargner ma boîte aux lettres, sacs et cabas réutilisables...)• La recherche <strong>de</strong> l’exemplarité au niveau <strong>de</strong>s services <strong>de</strong> l’AgglO pour rendre crédible son discourssur la prévention et favoriser la reproductibilité <strong>de</strong> ses actions.Les actions <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> déchets préconisées pour l’AgglO sont <strong>de</strong>sinitiatives volontaristes. Pour être efficaces, elles doivent être continues et s’inscrire dans le long terme.Cela permettra d’atteindre voire <strong>de</strong> dépasser, les objectifs prévisionnels et les dispositions prévues à court,à moyen et long terme.En ce qui concerne l’évolution <strong>de</strong> la production d’ordures ménagères par habitant, étant admisque celle-ci diminue <strong>de</strong> façon tendancielle <strong>de</strong>puis 2001, l’objectif dans l’AgglO est <strong>de</strong> maintenir au moinscette baisse.Au total, l’objectif sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO est <strong>de</strong> stabiliser la production individuelle annuelle<strong>de</strong> déchets ménagers puis <strong>de</strong> le réduire afin d’être proche <strong>de</strong>s ratios <strong>de</strong>s agglomérations 14 ayantsensiblement la même taille. A terme, l’objectif <strong>de</strong>vra être <strong>de</strong> se situer dans le peloton <strong>de</strong> tête <strong>de</strong>sagglomérations produisant le moins <strong>de</strong> déchets malgré la croissance démographique et le développementéconomique prévus.Concernant les déchets apportés en déchetteries, l’objectif est <strong>de</strong> maintenir la baisse tendanciellesur le gisement global constatée ces <strong>de</strong>rnières années (2001 à 2006).Rien ne fonctionnera cependant, sans la participation active, sans l’adhésion <strong>de</strong> l’usager. L’AgglOest juste là pour servir <strong>de</strong> déclencheur, pour fournir <strong>de</strong>s moyens. Il est donc impératif pour elle, <strong>de</strong>démontrer le bien-fondé <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> prévention, pour susciter un intérêt et conquérir les habitants. Laprise <strong>de</strong> conscience collective sera alors un grand pas vers la réalisation <strong>de</strong>s objectifs fixés.Pour l’AgglO, la mise en œuvre opérationnelle <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> prévention préconisées passe unerecherche active <strong>de</strong> partenariats ainsi qu’un pilotage et un suivi.14 Par exemple les ratios <strong>de</strong> Tour(s)plus et Rennes Métropole (Données 2006).80
BibliographieAmorce, Note <strong>de</strong> synthèse révision <strong>de</strong> la directive cadre sur les déchets, mars <strong>2007</strong>ADEME, Prévention et gestion <strong>de</strong>s déchets dans les territoires : les collectivités au cœur <strong>de</strong> la prévention, 19 juin<strong>2007</strong>, Paris, ADEME Editions, Angers <strong>2007</strong>, 75 p.ADEME, Prévention et gestion <strong>de</strong>s déchets dans les territoires : le dossier <strong>de</strong>s sessions plénières, 19 et 21 juin<strong>2007</strong>, Paris, ADEME Editions, Angers <strong>2007</strong>, 86 p.ADEME, Prévention et gestion <strong>de</strong>s déchets dans les territoires ; Réparation, réemploi : <strong>de</strong>s économies <strong>de</strong> ressources,<strong>de</strong>s déchets évités, 20 juin <strong>2007</strong>, Paris, Recueil <strong>de</strong>s interventions, ADEME Editions, Angers <strong>2007</strong>, 31 p.ADEME, Tableau <strong>de</strong> bord : prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets, ADEME, Collection Repères, 1 ère édition,Angers, 2006, 11 p.ADEME, Les encombrants, bon débarras ! Gui<strong>de</strong> pratique, 16 p.ADEME, B. Genty, Comment développer en France <strong>de</strong>s politiques locales <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets ? ADEMEEditions, Angers 2004, 148 p.ADEME, B. Genty direction Déchets et Sols, Prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets : <strong>de</strong>s exemples <strong>de</strong>politiques locales européennes, ADEME Editions, Angers 2004, 88 p.ADEME, Bilan <strong>de</strong>s plans régionaux d’élimination <strong>de</strong>s déchets d’activité <strong>de</strong> soins à risque infectieux, ADEMEEditions, Paris 2004, 103 p.Commission Européenne, Vers une stratégie thématique pour la prévention et le recyclage <strong>de</strong>s déchets.Commission Européenne, Bruxelles, CE, 2003-05-27. 66 p., COM (2003)301Conseil Général du Loiret, Révision du Plan Départemental d’Elimination <strong>de</strong>s Déchets Ménagers et Assimilésdu Loiret, Note <strong>de</strong> synthèse, Phase 1 : Analyse <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers et assimilés, Orléans, Février<strong>2007</strong>, 44 p.Conseil Général du Loiret, PDEDMA, présentation adéquation capacité- besoins pour l’enfouissement,Orléans le 29 juin <strong>2007</strong>Conseil Général du Loiret, Révision du Plan Départemental d’Elimination <strong>de</strong>s Déchets Ménagers et Assimilésdu Loiret, Rapport <strong>de</strong> restitution, Phase 1 : Analyse <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers et assimilés, Orléans,Février <strong>2007</strong>, 224 p.Communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire (l’AgglO), Direction <strong>de</strong> l’assainissement, service public<strong>de</strong> l’assainissement, Rapport annuel sur le prix et la qualité <strong>de</strong>s services, exercice2005, Orléans, 134 p.Communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire, Direction Gestion <strong>de</strong>s Déchets, Rapport sur le prixet la qualité du service public d’élimination <strong>de</strong>s déchets, année 2005, Orléans, 123 p.Communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire, Direction Gestion <strong>de</strong>s Déchets, Rapport sur le prixet la qualité du service public d’élimination <strong>de</strong>s déchets, année 2006, Orléans, 145 p.Communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire, Direction Gestion <strong>de</strong>s Déchets, Bilan opération Stoppub 2004, présentation, 3 p.Communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire, Direction Gestion <strong>de</strong>s Déchets, Evaluation <strong>de</strong>l’opération compostage individuel menée par l’AgglO <strong>de</strong> 2003 à 2005, Présentation, Orléans, Septembre 2006,12 p.DRIRE Centre, Plan régional <strong>de</strong>s déchets autres que ménagers et assimilés, Orléans 1996, 76 p.Eco-emballage, les ratios d’émissions évitées sont issus <strong>de</strong> la base <strong>de</strong> données Wisard – Eco-Emballages, Juillet2001France Nature Environnement, ADEME, F. Chalot, Livre blanc sur la prévention <strong>de</strong>s déchets : agir ensemblepour avoir moins <strong>de</strong> déchets à éliminer, Paris, FNE, 2001, 142 p.La Lettre <strong>de</strong> la DRASS, Patients en auto traitement : un « gisement » <strong>de</strong> déchets piquants non négligeables,DRASS Rhône-Alpes, Lyon, décembre 2005, 4 p.Ministère <strong>de</strong> l’écologie et du développement durable, Prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets : Février 2004(PDF téléchargeable), site du ministère <strong>de</strong> l’écologie et du développement durable, consulté le 04/05/07Plan national <strong>de</strong> soutien au compostage domestique (PDF téléchargeable),, consulté le 04/05/0781
Discours <strong>de</strong> Madame Nelly Olin aux Assises nationales <strong>de</strong>s déchets à La Baule le 22 septembre 2005, consulté le 04/05/07La Stratégie Nationale du Développement Durable adoptée par le gouvernement le 3 juin 2003 (PDFtéléchargeable), consulté le 05/05/07OECD, Towards waste prevention performance indicators, 30 septembre 2004, 197 p.http://appli.oecd.org/olis/2004doc.nsf/ consulté le 22/06/07Préfecture du Loiret, DDE du Loiret-SAURA- Cellule Environnement, Plan <strong>de</strong> Gestion <strong>de</strong>s Déchets duBâtiment et <strong>de</strong>s Travaux Publics- Département du Loiret- Projet, Orléans 2002, 97 p.Préfecture du Loiret, Direction <strong>de</strong>s collectivités et <strong>de</strong> l’aménagement, Arrêté portant autorisation d’exploiterun centre <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong> déchets ultimes par la société SETRAD sur le territoire <strong>de</strong> la commune <strong>de</strong> Bucy SaintLiphard aux lieux-dits "Le bois d’Herbault" et "Terres d’Escures", Orléans <strong>2007</strong>, 52 p.SCRELEC, Communauté urbaine <strong>de</strong> Nantes, Initiative recyclage ® : étu<strong>de</strong> pour une filière <strong>de</strong> recyclage <strong>de</strong>s déchetsd’équipements électriques et électroniques sur le territoire national, ADEME-SCRELEC, Rapport final, Paris,Septembre 2004, 34 p.Wackernagel Mathis & Rees Williams, Notre empreinte écologique ; Éditions Écosociétés, Montréal, 1996,207 p.82
GLOSSAIRECentre <strong>de</strong> Stockage <strong>de</strong>s Déchets Ultimes (CS<strong>DU</strong>) : anciennement appelé décharge ou Centred’Enfouissement Technique (CET), c’est le lieu <strong>de</strong> stockage permanent <strong>de</strong>s déchets. On distingue :-La classe I : recevant <strong>de</strong>s déchets industriels spéciaux, ultimes et stabilisés,-La classe II : recevant les déchets ménagers et assimilés,-La classe III : recevant les gravats et les déblais inertes.Collecte : ensemble <strong>de</strong>s opérations consistant à enlever les déchets pour les acheminer vers un lieu <strong>de</strong> tri,<strong>de</strong> traitement ou un centre <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong> déchets ultimesCollecte en porte à porte : mo<strong>de</strong> d’organisation <strong>de</strong> la collecte dans lequel : le contenant est affecté à ungroupe d’usagers nommément i<strong>de</strong>ntifiables ; le point d’enlèvement est situé à proximité immédiate dudomicile <strong>de</strong> l’usager ou du lieu <strong>de</strong> production <strong>de</strong>s déchets.Collecte par apport volontaire : mo<strong>de</strong> d’organisation <strong>de</strong> la collecte dans lequel un contenant <strong>de</strong> collecteest mis à la disposition du public.Collecte sélective : collecte <strong>de</strong> certains flux <strong>de</strong> déchets (recyclables secs et fermentescibles) que lesménages n’ont pas mélangé aux ordures, en vue d’un recyclage ou d’une valorisation biologique.Compost : amen<strong>de</strong>ment organique résultant d’un traitement par compostage (voie aérobie) ou parméthanisation (voie anaérobie), <strong>de</strong>ux techniques complémentaires ou alternatives permettant le traitement<strong>de</strong>s matières organiques.Compostage : procédé <strong>de</strong> traitement biologique aérobie, <strong>de</strong>s déchets exclusivement ou majoritairementcomposés <strong>de</strong> déchets fermentescibles et permettant la production <strong>de</strong> compost.Compostage individuel : compostage par les particuliers <strong>de</strong> leurs propres déchets organiques (déchetsverts, déchets <strong>de</strong> cuisine,….). Le compostage individuel peut être réalisé soit en tas, soit dans <strong>de</strong>s bacsspécifiques appelés composteurs.Déchet : selon la loi du 15 juillet 1975 « Tout résidu d’un processus <strong>de</strong> production, ou <strong>de</strong> transformationou d’utilisation, toute substance matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ouque son détenteur <strong>de</strong>stine à l’abandon ».Déchets d’Activité <strong>de</strong> Soins à Risque Infectieux (DASRI) : selon le co<strong>de</strong> <strong>de</strong> la santé publique :« déchets qui :-soit présentent un risque infectieux, du fait qu’ils contiennent <strong>de</strong>s micro-organismes viables ou leurstoxines, dont on sait ou dont on a <strong>de</strong> bonnes raisons <strong>de</strong> croire qu’en raison <strong>de</strong> leur nature, <strong>de</strong> leur quantitéou <strong>de</strong> leur métabolisme, ils causent la maladie chez l’homme ou chez d’autres organismes vivant ;-soit même en l’absence <strong>de</strong> risque infectieux, relèvent <strong>de</strong> l’une <strong>de</strong>s catégories suivantes :• Matériels ou matériaux piquants ou coupants <strong>de</strong>stinés à l’abandon, qu’ils aient été ou non encontact avec un produit biologique ;• Produits sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés ou arrivés à péremption ».Déchets dangereux <strong>de</strong>s ménages : déchets <strong>de</strong>s ménages qui ne peuvent être pris en compte par lacollecte usuelle <strong>de</strong>s ordures ménagères ou <strong>de</strong>s encombrants, sans créer <strong>de</strong> risques pour les personnes oul’environnement. Ces déchets peuvent être explosifs, corrosifs, nocifs, toxiques, irritants, comburants,facilement inflammables ou d’une façon générale dommageable pour l’environnement (exemple : lesinsectici<strong>de</strong>s, produits <strong>de</strong> jardin, piles, huiles <strong>de</strong> moteur usagées, aci<strong>de</strong>s,….).Déchets encombrants <strong>de</strong>s ménages : déchets <strong>de</strong> l’activité domestique <strong>de</strong>s ménages qui, en raison <strong>de</strong>leur poids ou <strong>de</strong> leur volume, ne peuvent pas être pris en compte par la collecte usuelle <strong>de</strong>s orduresménagères.83
Déchets fermentescibles ou organiques : déchets composés exclusivement <strong>de</strong> matière organiquebiodégradable. Ils sont susceptibles d’être traités par compostage ou méthanisation.Déchets industriels banals (DIB) : déchets ni inertes, ni dangereux générés par les entreprises dont letraitement peut être réalisé dans les mêmes installations que les ordures ménagères : carton, verre, déchets<strong>de</strong> cuisine, emballage.Déchets Industriels Spéciaux (DIS) : déchets qui regroupent les déchets dangereux autres que lesdéchets dangereux <strong>de</strong>s ménages et les déchets d’activité <strong>de</strong> soins et assimilés à risque infectieux.Déchets inertes : déchets qui ne subissent aucune modification physique, chimique ou biologique. Lesdéchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction physique ouchimique, ne sont pas biodégradables et n’ont aucun effet dommageable sur d’autres matières aveclesquelles ils entrent en contact, d’une manière susceptible d’entraîner une pollution <strong>de</strong> l’environnementou <strong>de</strong> nuire à la santé humaine.Déchets ménagers et assimilés : déchets communs non dangereux (par opposition aux déchetsspéciaux) <strong>de</strong>s ménages ou provenant <strong>de</strong>s activités <strong>de</strong>s entreprises industrielles, <strong>de</strong>s artisans, <strong>de</strong>scommerçants, <strong>de</strong>s écoles, <strong>de</strong>s services publics, <strong>de</strong>s hôpitaux et <strong>de</strong>s services tertiaires.Déchets municipaux : déchets dont l’élimination relève <strong>de</strong> la compétence d’une commune ou d’unsyndicat <strong>de</strong> communes.Déchets Ultimes : déchets résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’êtretraité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction <strong>de</strong> la partvalorisable ou par réduction <strong>de</strong> son caractère polluant ou dangereux.Déchets verts ou déchets végétaux : résidus végétaux <strong>de</strong> l’entretien et du renouvellement <strong>de</strong>s espacesverts publics ou privés (parcs et jardins, terrain <strong>de</strong> sport, etc… <strong>de</strong>s collectivités, <strong>de</strong>s organismes publics etparapublics, <strong>de</strong>s sociétés privées et <strong>de</strong>s particuliers).Déchetterie : espace aménagé, gardienné, clôturé, où les particuliers et, dans certaines conditions, lesprofessionnels, peuvent apporter leurs déchets en les répartissant dans <strong>de</strong>s contenants distincts en vue <strong>de</strong>valoriser, traiter ou stocker au mieux les matériaux qui les constituent.Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE) : déchets issus <strong>de</strong>s équipementsfonctionnant grâce au courant électrique (ou à <strong>de</strong>s champs électromagnétiques) avec une tension nedépassant pas 1000 volts en courant continu. On entend par déchets d’équipements électriques etélectroniques, tous les composants, sous-ensembles, et produits consommables faisant partie intégrante duproduit au moment <strong>de</strong> sa mise à rebut : produits bruns (appareils audiovisuels, TV, magnétoscope, Hi-Fi),produits gris (équipements informatiques et bureautiques) et les produits blancs (appareils <strong>de</strong> lavage : lavelingeou lave-vaisselle, <strong>de</strong> cuisson et <strong>de</strong> préparation culinaire).Fraction Fermentescibles <strong>de</strong>s Ordures Ménagères (FFOM) : elle comprend la fraction putrescible<strong>de</strong>s ordures ménagères (déchets <strong>de</strong> cuisine et la part <strong>de</strong>s déchets verts <strong>de</strong>s ménages jetés avec les orduresdans la poubelle).Gestion <strong>de</strong>s déchets : ensemble <strong>de</strong>s opérations et moyens mis en œuvre pour limiter, recycler, valoriserou éliminer les déchets : opérations <strong>de</strong> prévention, pré-collecte, collecte et transport et toute opération <strong>de</strong>tri, <strong>de</strong> traitement jusqu’au stockageIncinération : combustion <strong>de</strong>s déchets dans un four adapté aux caractéristiques <strong>de</strong> ceux-ci.Mâchefers : résidus résultant <strong>de</strong> l’incinération <strong>de</strong>s déchets et sortant du four. Ils peuvent être valorisés,essentiellement infrastructure routière, ou stockés en CS<strong>DU</strong> II.84
Ordures Ménagères (OM) : déchets issus <strong>de</strong> l’activité domestique <strong>de</strong>s ménages, pris en compte par lacollecte usuelle.Point d’Apport Volontaire (PAV) : emplacement en accès libre équipé d’un ou plusieurs contenants<strong>de</strong>stiné à permettre <strong>de</strong> déposer volontairement <strong>de</strong>s déchets préalablement séparés par leurs producteurs.Récupération : opération qui consiste à collecter et/ou à trier <strong>de</strong>s déchets en vue d’une valorisation <strong>de</strong>sbiens et matières les constituant.Prévention : toute action en amont (notamment au niveau <strong>de</strong> la conception, <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> ladistribution et <strong>de</strong> la consommation d’un bien) visant à faciliter la gestion ultérieure <strong>de</strong>s déchets,notamment par la réduction <strong>de</strong>s quantités ultérieures <strong>de</strong>s déchets produits et/ou <strong>de</strong> leur nocivité ou parl’amélioration du caractère valorisable.Recyclage matière : opération visant à introduire aux fins <strong>de</strong> leur fonction initiale ou à d’autres fins lesmatériaux provenant <strong>de</strong> déchets dans un cycle <strong>de</strong> production en remplacement total ou partiel d’unematière première vierge.Recyclage organique : traitement aérobie ou anaérobie par <strong>de</strong>s micro-organismes <strong>de</strong>s partiesbiodégradables <strong>de</strong>s déchets avec production d’amen<strong>de</strong>ments organiques (ou autres produits) stabilisés ou<strong>de</strong> méthane, ou épandage direct <strong>de</strong> ces déchets pour permettre leur retour au sol.Recyclage : terme générique regroupant recyclage matière et organique.Re<strong>de</strong>vance d’enlèvement <strong>de</strong>s ordures ménagères (REOM) : en application du principe « pollueurpayeur », la re<strong>de</strong>vance d’enlèvement <strong>de</strong>s ordures ménagères (REOM) est liée au service rendu. Le calcul <strong>de</strong>la re<strong>de</strong>vance générale est lié à une quantité moyenne <strong>de</strong> déchets produits par les usagers, en fonction soitdu nombre <strong>de</strong> personnes au foyer soit du volume du bac.Re<strong>de</strong>vance incitative (RI) : elle est liée à la quantité <strong>de</strong> déchets produits en favorisant leur réduction parle développement du tri.Réemploi : opération par lequel un bien usagé conçu et fabriqué pour un usage particulier est utilisé pourle même usage ou un usage différent.Réduction à la source : voir prévention.Traitement : ensemble <strong>de</strong>s procédés visant à transformer les déchets pour notamment en réduire dans<strong>de</strong>s conditions contrôlées le potentiel polluant initial, et la quantité ou le volume, et le cas échéant assurerleur recyclage ou leur valorisation.Taxe d’enlèvement <strong>de</strong>s ordures ménagères (TEOM) : figurant avec les taxes foncières, elle estcalculée sur la valeur locative du logement et non en fonction <strong>de</strong> la quantité <strong>de</strong> déchets produits.Valorisation énergétique : utilisation <strong>de</strong> déchets combustibles en tant que moyen <strong>de</strong> productiond’énergie, par incinération directe avec ou sans autres combustibles, ou par tout procédé, mais avecrécupération <strong>de</strong> la chaleur.Valorisation : terme générique recouvrant le recyclage matière et organique, la valorisation énergétique<strong>de</strong>s déchets ainsi que le réemploi, la réutilisation et la régénération.85
ANNEXESANNEXE 1 : Estimation <strong>de</strong> déchets évités avec le projet <strong>de</strong> distribution <strong>de</strong> composteursEstimation du gisement détourné par grâce à ce projet : les hypothèses : taux d’utilisation 100 %,composition moyenne d’un foyer : 3, ratio déchets verts : 54 kg/hab./an (ratio AgglO 2006), ratioFFOM : 28,7 kg/hab./an (ratio national).Ratio(kg/hab./an)Nombre <strong>de</strong>composteursTauxd'utilisationGisement à éviter(en tonnes)Déchets verts 54 4000 100% 648Déchets <strong>de</strong> cuisine 28,7 4000 100% 344,4Total 82,7 4000 100% 992,4Estimation du gisement évité grâce au projet <strong>de</strong> distribution <strong>de</strong>s composteurs individuels en <strong>2007</strong>ANNEXE 2 : Estimation <strong>de</strong> tonnage évité grâce aux autocollants Merci d’épargner ma boîteaux lettres et enquête sur le taux <strong>de</strong> pénétration <strong>de</strong>s étiquettes interdisant les COUNA selon letype d’habitatoEstimation du gisement annuel évité grâce cette opération en 2004 avec le ratio moyen national<strong>de</strong> 40 kg/foyerNombred'exemplairedistribuéGisement évité(en tonnes)CommunesSt Pryvé St Mesmin 569 22,76Combleux 43 1,72Chécy 743 29,72Olivet 2045 81,80Boigny sur Bionne 190 7,60St Jean <strong>de</strong> Braye 1839 73,56Bou 85 3,40Fleury Les Aubrais 2069 82,76Chanteau 121 4,84Semoy 292 11,68St Jean Le Blanc 849 33,96St Hilaire 240 9,60Total 9085 363,40Tonnage <strong>de</strong> courriers non adressés évités par an avec l’opération <strong>de</strong> 2004o Enquête <strong>2007</strong> : taux <strong>de</strong> pénétration <strong>de</strong> l’autocollant en habitat individuel et habitat collectifPour avoir <strong>de</strong>s éléments <strong>de</strong> comparaison, nous avons mené <strong>de</strong>s enquêtes <strong>de</strong> terrain sur <strong>de</strong>ux communes :l’une ayant participé à l’opération Stop <strong>de</strong> 2004, Olivet et l’autre non (Saran).Réalisée le 20 juin <strong>2007</strong> à Saran, cette enquête couvre le périmètre délimité par : sur le périmètre délimitépar la rue Passe Debout, la route <strong>de</strong> Chartres, la rue <strong>de</strong>s Ay<strong>de</strong>s et la rue <strong>de</strong>s Bor<strong>de</strong>s.L’enquête du même type a été menée le 21 juin <strong>2007</strong> sur la commune d’Olivet. Notre périmètre d’étu<strong>de</strong>est délimité sur cette commune par : la rue du Gal <strong>de</strong> Gaulle, la rue <strong>de</strong> la Source, l’avenue Victor Hugo, larue Saint Martin et la rue <strong>de</strong> la Vallée.86
oRésultat à SaranNombre <strong>de</strong>foyerNombred'habitatcollectifHabitat CollectifAutocollantstop pubAutreétiquetteNombred'habitatindividuelHabitat individuelAutocollantstop pubAutreétiquetteHabitat Collectif et HabitatindividuelAutocollantstop pubAutreétiquette1086 20 3 4 798 11 10 14 14 28Le nombre d’autocollant stop pub et autres étiquettes interdisant les COUNA dans les boîtes aux lettresselon le type d’habitat sur un périmètre <strong>de</strong> SaranTotalStop pub etautreétiquetteHabitat Collectif Habitat individuel Habitat collectif et individuelstop pubautreétiquetteStop pub etautreétiquettestop pubautreétiquetteAutocollantstop pubAutreétiquetteTaux <strong>de</strong>pénétration 35,00% 15,00% 20,00% 2,63% 1,38% 1,25% 1,71% 1,71% 3,42%Taux <strong>de</strong> pénétration <strong>de</strong> l’autocollant stop pub et autres étiquettes interdisant les COUNA dans les boîtesaux lettres selon le type d’habitat sur un périmètre <strong>de</strong> SaranTotaloRésultat à OlivetNombre <strong>de</strong>foyerNombred'habitatcollectifHabitat Collectif Habitat individuel Habitat Collectif et Habitat individuelAutocollantstop pubAutreétiquetteNombred'habitatindividuelAutocollantstop pubAutreétiquetteAutocollantstop pubAutreétiquetteTotal1380 54 18 15 840 23 12 41 27 68Le nombre d’autocollant stop pub et autres étiquettes interdisant les COUNA dans les boîtes aux lettresselon le type d’habitat sur un périmètre d’OlivetStop pub etautreétiquetteHabitat Collectif Habitat individuel Habitat collectif et individuelstop pubautreétiquetteStop pubet autreétiquettestop pubautreétiquette Autocollantstop pubAutreétiquetteTaux <strong>de</strong>pénétration 61,11% 33,33% 27,78% 4,17% 2,74% 1,43% 4,59% 3,02% 7,61%Taux <strong>de</strong> pénétration <strong>de</strong> l’autocollant stop pub et autres étiquettes interdisant les COUNA dans les boîtesaux lettres selon le type d’habitat sur un périmètre <strong>de</strong> SaranTotaloSynthèse <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong>s périmètres enquêtés à Saran et OlivetNombre <strong>de</strong>foyerNombred'habitatcollectifHabitat Collectif Habitat individuel Habitat collectif et individuelAutocollantstop pubAutreétiquetteNombred'habitatindividuelAutocollantstop pubAutreétiquetteAutocollantstop pubAutreétiquetteTotal2466 74 21 19 1638 34 22 55 41 96Le nombre d’autocollant stop pub et autres étiquettes interdisant les COUNA dans les boîtes aux lettresselon le type d’habitat sur les <strong>de</strong>ux périmètres d’étu<strong>de</strong>87
Stop pub etautreétiquetteHabitat Collectif Habitat individuel Habitat collectif et individuelstop pubautreétiquetteStop pub etautreétiquettestop pubautreétiquetteAutocollantstop pubAutreétiquetteTaux <strong>de</strong>pénétration 54,05% 28,38% 25,68% 3,42% 2,08% 1,34% 3,21% 2,39% 5,61%Taux <strong>de</strong> pénétration <strong>de</strong> l’autocollant stop pub et autres étiquettes interdisant les COUNA dans les boîtesaux lettres selon le type d’habitat sur les <strong>de</strong>ux périmètres d’étu<strong>de</strong>ANNEXE 3 : Les entreprises pouvant contribuer au détournement <strong>de</strong> fluxRéparation télévision, vidéo, hi-fiEntreprises Adresse Commune TéléphoneJDS Services 85 av Nationale 45430 Chécy 02 38 46 61 81L Dépannages Services 741 r Ver<strong>de</strong>lle 45430 Mardié 02 38 91 11 26Savelec Sonorisation. 105 bis av <strong>de</strong> St Mesmin 45100 Orléans 02 38 22 55 74ACTM (ANTOINE CECCALDI TECHNIQUE MENAGER) 31 r <strong>de</strong> Coulmiers 45000 Orléans 02 38 79 04 01Bourgoin Francis 1846 rte Orléans 45160 Saint Hilaire Saint Mesmin02 38 76 30 73Darty Magasin d'Olivet ZAC Provinces r Guyenne 45160 OlivetGilbon Bernard 199 r Marcel Belot 45160 Olivet 02 38 64 19 65Marie Alain 554 r Ecureuils 45590 St Cyr en Val 02 38 63 12 40T.R.T (Technic Radio Télé) 254 r Faubourg Bannier 45400 Fleury les Aubrais 02 38 88 66 49Audio Vidéo Service 45 29 bis bd Jean Jaurès 45000 Orléans 02 38 62 98 98D.S.P (SARL) 85 av Nationale 45430 ChécyTotalDépannage électroménagerEntreprises Adresse Commune TéléphoneConforama rte Nle 20 centre cial Cap Saran 45770 Saran 02 38 72 45 00Darty ZAC Provinces r Guyenne 45160 OlivetDarty centre cial Place d'Arc 45000 OrléansDJM Dépannage 443 r du fbg Bannier 45000 Orléans 02 38 73 91 01JDS Services 85 av Nationale 45430 Chécy 02 38 46 61 81L Dépannages Services 741 r Ver<strong>de</strong>lle 45430 Mardié 02 38 91 11 26OK Service 56 rue <strong>de</strong> patay 45000 Orléans 02 38 62 17 17Rousseau Services 90 rte Sandillon 45650 Saint Jean le Blanc 02 38 51 10 81Technique Ménager 31 r Coulmiers 45000 Orléans 02 38 79 04 01ACTM (ANTOINE CECCALDI TECHNIQUE MENAGER) 31 r <strong>de</strong> Coulmiers 45000 Orléans 02 38 79 04 01ANR Services 28 r Chatelliers 45000 Orléans 02 38 86 01 04Central Pièces Ménager 301 r Puits Ronds 45750 Saint Pryvé Saint Mesmin 02 38 24 88 56Maisoning ZI Ingré 5 r Emile Leconte 45140 Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle 02 38 43 33 33Pittaluga André 75 r Cossonnière 45650 St Jean le Blanc 02 38 56 56 54Assistance Depannage Electroménager Orléanais 42 r Eugène Vignat 45000 Orléans 02 38 52 12 58Ceccaldi Antoine 31 r Coulmiers 45000 Orléans 02 38 79 04 47Chigot Pierre 12 r Faubourg Bannier 45000 Orléans 02 38 53 31 35Langer Bruno 48 rte Nationale 45140 Ingré 02 38 72 22 2388
Réparation maroquinerieEntreprises Adresse Commune TéléphoneUltra Services Centre Cial Belles Rives r Gustave Eiffel 45430 Chécy 02 38 86 83 90Cordonnerie Sainte Catherine 55 r Ste Catherine 45000 Orléans 02 38 68 06 09Point Services centre cial Place d'Arc 45000 Orléans 02 38 53 37 40Ramond Clau<strong>de</strong> centre cial Lamballe 45400 Fleury les Aubrais 02 38 83 02 72Service Minute Gambetta 126 r Petit Chasseur 45140 St Jean <strong>de</strong> la Ruelle 02 38 43 83 88AD Services (SARL) centre cial 3 Fontaines 45140 St Jean <strong>de</strong> la Ruelle 02 38 70 53 82Bernar<strong>de</strong>au Thierry 23 r Faubourg Bannier 45000 Orléans 02 38 62 81 84Bien Servi centre cial Atac 74 rte Olivet 45000 Orléans 02 38 56 61 76Bleu Minute Bidaud B. centre cial ED 10 av Prés John Kennedy 45100 Orléans 02 38 63 80 72Cordonnerie Artisanale 87 pl Louis Sallé 45160 Olivet 02 38 69 68 04Cordonnerie Charles 3 bis rte Olivet 45100 Orléans 02 38 56 60 34Cordonnerie <strong>de</strong>s Ay<strong>de</strong>s 342 r Faubourg Bannier 45400 Fleury les Aubrais 02 38 72 04 86Cordonnerie <strong>de</strong>s Carmes 65 r Carmes 45000 Orléans 02 38 81 75 19Cordonnerie <strong>de</strong>s Sports 20 bis r Eugène Vignat 45000 Orléans 02 38 62 29 74Cordonnerie Desclos Centre Leclerc 1 r Montaran 45400 Fleury les Aubrais 02 38 83 85 73Cordonnerie du Vieux Marché 6 r Vieux Marché 45000 Orléans 02 38 54 88 75Cordonnerie Joann Services 19 rte Blois 45380 La Chapelle St Mesmin 02 38 43 47 45Cordonnerie traditionnelle ccial leclerc rue Montaran 45400 Fleury les Aubrais 02 38 83 85 73Cordonnerie Vilpot r Louis Aragon 45770 Saran 02 38 65 94 81La Cordo ctre cial Leclerc 181 r Artois 45160 Olivet 02 38 25 97 20Leuillet Gérard 2 bis r Lionne 45000 Orléans 02 38 62 10 04Mister Minit av Verdun 45160 Olivet 02 38 66 61 87Mister Minit centre cial Halles Châtelet 45000 Orléans 02 38 53 55 57Panaque Pascal 7 B av Bolière 45100 Orléans 02 38 63 86 44Pinoteau Michel 27 r Gén <strong>de</strong> Gaulle 45650 St Jean le Blanc 02 38 22 08 52Dépôts vente vêtementsEntreprise Adresse Commune TéléphoneBons Plans <strong>de</strong> Maman 4 r Cheval rouge 45000 Orléans02 38 53 13 97Casuale 11 r Illiers 45000 Orléans 02 38 54 10 40Depot-Chic 27 rue Royale 45000 Orléans 02 38 53 72 51Dépot Vente <strong>de</strong>s Tout-Petits 15 r Frères Lumière 45430 Chécy 02 38 58 67 47Les Bébés <strong>de</strong> Sabine 90 r Alsace 45160 Olivet 02 38 64 11 98Rachel Bis (EURL) 4 r Croix <strong>de</strong> Malte 45000 Orléans 02 38 53 55 49Tout P'tit Troc 28 bis r Ste Anne 45000 Orléans 02 38 54 51 27RetoucheEntreprise Adresse Commune TéléphoneRapid'Couture 205 r Marcel Belot 45160 Olivet 02 38 63 89 90Retouches du Martroi 7 r St Pierre du Martroi 45000 Orléans 02 38 42 09 79Au Bouquet <strong>de</strong> Lavan<strong>de</strong> 26 rte Nationale 45380 La Chapelle Saint Mesmin 02 38 43 28 85Cathy Couture La Picardiere 13 r Bouleaux 45800 Saint Jean <strong>de</strong> Braye 02 38 86 31 03L'atelier d'Anna 2 place du jardin <strong>de</strong>s plantes 45100 Orléans 02 38 24 74 33Mélys Retouches 27 bis quai Prague 45100 Orléans 02 38 66 63 38Multi-Couture 72 r Faubourg Bannier 45000 Orléans 02 38 62 36 84Retouche Chapelloise 19 rte Blois 45380 La Chapelle Saint Mesmin 02 38 43 82 77Retouches Rapi<strong>de</strong>s 6 r Louis Roguet 45000 Orléans 02 38 68 13 04Serli 1 r Charles Sanglier 45000 Orléans 02 38 24 02 24Un Plus au Style 125 av Pierre et Marie Curie 45800 St Jean <strong>de</strong> Braye 02 38 42 07 26A à Z Discophone 76 r Gén <strong>de</strong> Gaulle 45650 St Jean le Blanc 02 38 51 01 93A Quatre Epingles 2 r Montaran 45400 Fleury les Aubrais 02 38 86 30 42lfredo Tailleur 212 r Bourgogne 45000 Orléans 02 38 62 80 13Bannier Retouches 403 r Faubourg Bannier 45000 Orléans 02 38 43 48 38Courtat Catherine La Picardiere 13 r Bouleaux 45800 St Jean <strong>de</strong> Braye 02 38 86 31 03Dé d'Or (le) 54 r Balles 45650 St Jean le Blanc 02 38 56 40 23Des Mains et Des Idées 30 r Porte Dunoise 45000 Orléans 02 38 43 79 62G B Retouches 35 r Colombier 45000 Orléans 02 38 62 34 83La Petite Boîte à Couture 17 all Champs Fleuris 45560 St Denis en Val 02 38 64 96 8989
L'Aiguille d'Or 62 rte Orléans 45380 La Chapelle Saint Mesmin 02 38 88 65 06L'aiguillée 181 r Artois 45160 Olivet 02 38 63 26 29Lempereur Suzanne Resid Les Loges 70 r Coulmiers 45000 Orléans 02 38 61 45 45Magda-Couture 1 all Lorraine 45430 Chécy 02 38 86 87 45Mélina Retouches 4 r Faubourg Ma<strong>de</strong>leine 45000 Orléans 02 38 62 86 19Dépôts vente meubles, équipements pour maisonEntreprise Adresse Commune TéléphoneB H B 79 bis r Faubourg <strong>de</strong> Bourgogne Orléans 02 38 53 10 10Brocante <strong>de</strong> la Mouillère 5 r Montées 45100 Orléans 02 38 56 65 56Dépôt Vente Bannier 104 r Faubourg Bannier 45000 Orléans 02 38 62 37 04Easy Cash 1083 rte Nationale 20 45770 Saran 02 38 52 23 00Grenier d'Aurelianis (Le) 79 bis Fbg Bourgogne 45000 Orléans 02 38 53 10 10Troc <strong>de</strong> L'Ile JLM Ventes Franchiséindépendant 11 bis r Mouchetière 45140 Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle 02 38 68 10 60Tapotours (SARL) 1046 r Paulin Labarre 45160 Olivet 02 38 63 15 36Troc <strong>de</strong> L'Ile 11 bis r Mouchetière 45140 Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle 02 38 68 10 60Dépôt Vente <strong>de</strong>s Blossières 293 r Faubourg Bannier 45000 Orléans 02 38 43 77 89Dépot Vente Les Montées r Jean Baptiste Corot 45000 Orléans 02 38 56 37 34Happy Cash City 5 r Colombier 45000 Orléans 02 38 62 97 39location <strong>de</strong> matériel <strong>de</strong> bureau et informatiqueE C S (Europe Computer Systèmes) Les Portes <strong>de</strong> Micy 8 r <strong>de</strong> rastignac 45380 Chapelle Saint Mesmin 02 38 25 14 00Europe Computer Systemes (e.c.s)8 r Abbé <strong>de</strong> Rastignac 45380 Chapelle Saint Mesmin 02 38 25 14 00Secap Technologies 26 r Deux Ponts 45000 Orléans 02 38 77 13 03Location pour réception, pour évènementEntreprises Adresse communes TéléphonesStructures Gonflables du Centre 60 r <strong>de</strong> la bissonnerie 45800 Saint Jean <strong>de</strong> Braye 02 38 61 01 05Studio 2 (SARL) 27 r Basse Mouillère 45100 Orléans 02 38 51 05 55XB Diffusion 356 r Cornaillère 45650 Saint Jean le Blanc 02 38 51 30 00Alpha Service 14 r Mar Foch 45000 Orléans 02 38 80 92 32Bourgoin 2 (Ets) rue Montbary Zac Ormes Saran 45140 Ormes 02 38 747 911Clavithèque (La) r A Brillat Savarin Zone Expo Sud 45100 Orléans 02 38 560 550DM Animations 26 r du Cabernet 45560 Saint Denis en Val 02 38 76 87 87Europ Groupe 48 r Frères Lumières 45800 Saint Jean <strong>de</strong> Braye 02 38 72 00 77La Tonnelle Orléanaise 8 r Salle <strong>de</strong>s Fêtes 45750 Saint Pryvé Saint Mesmin 02 38 56 37 30Laroucau Nicole 181 rte Nationale 45140 Ingré 02 38 43 25 03Le Beignet Doré 5 r St Pryvé 45750 Saint Pryvé Saint Mesmin 02 38 66 48 58Options 10 pl Vieux Marché 45000 Orléans 02 38 53 90 19Alpha Service 14 r Mar Foch 45000 Orléans 02 38 80 92 32Blavot Jean-Marc 43 r Fosse Longue 45430 Mardié 02 38 55 03 51G et JL Bourgeois 2954 r Paulin Labarre 45160 Olivet 02 38 41 12 96Loca Bourgeois 10 pl Vieux Marché 45000 Orléans 02 38 62 65 33location <strong>de</strong> chariots à moteurLesage Manutention 5 r Mouchetière parc d'activités 45140 Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle 02 38 22 30 60Actis Location 45140 Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle Saint Jean <strong>de</strong> la RuelleDaewoo Valman Service Distrib. 1253 r Gautray 45590 Saint Cyr en ValFenwick Lin<strong>de</strong> r Varennes 45140 Ormes 02 38 70 98 7090
location <strong>de</strong> matériel audiovisuelAVECC 4 rue Ma<strong>de</strong>leine 45140 Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle 02 38 43 34 77Clavithèque (La) r A Brillat Savarin Zone Expo Sud 45100 Orléans 02 38 560 550Discophone 76 r Gén <strong>de</strong> Gaulle 45650 Saint Jean le Blanc 02 38 51 04 10DM Location Matériel Vidéo 38 r Porte St Jean 45000 Orléans 02 38 54 02 22Europ Groupe 48 r Frères Lumières 45800 Saint Jean <strong>de</strong> Braye 02 38 72 00 77location d'appareils <strong>de</strong> jardinageEquip Jardin 700 r Bergeresse RN 20 Sud 45160 Olivet 02 38 63 60 60Location <strong>de</strong> matériels <strong>de</strong> bricolageJ.P. Location r Clos St Gabriel 45140 Saint Jean <strong>de</strong> la Ruelle 02 38 88 42 03A.E.B (Anciens Etablissements Branger) 13 r Bernard Palissy 45140 Saint Jean <strong>de</strong> la RuelleCastorama 20 r Gascogne 45160 Olivet 02 38 49 38 38Kiloutou 44 r André Dessaux 45400 Fleury Les Aubrais 02 38 72 85 85Kiloutou 18 r Hauts Champs 45380 La Chapelle St Mesmin 02 38 72 96 96Kiloutou av Roger Secrétain 45100 Orléans 02 38 51 07 07location <strong>de</strong> matériel d'éclairageStudio 2 (SARL) 27 r Basse Mouillère 45100 Orléans 02 38 51 05 55XB Diffusion 356 r Cornaillère 45650 Saint Jean le Blanc 02 38 51 30 00Audio France Location53 allée Georges Charpak ZA <strong>de</strong>s sables <strong>de</strong> Sary45770Saran 02 38 22 00 91Clavithèque (La) r A Brillat Savarin Zone Expo Sud 45100 Orléans 02 38 560 550DM Animations 26 r du Cabernet 45560 Saint Denis en Val 02 38 76 87 87Europ Groupe 48 r Frères Lumières 45800 Saint Jean <strong>de</strong> Braye 02 38 72 00 77Aliss Société 12 r Côteau 45380 La Chapelle St Mesmin 02 38 42 13 1191
TABLE DES MATIERESREMERCIEMENTS ...................................................................................................................................................2RÉSUMÉ........................................................................................................................................................................3ABSTRACT ...................................................................................................................................................................4SOMMAIRE..................................................................................................................................................................5LEXIQUE......................................................................................................................................................................6LISTE DES FIGURES ET TABLEAUX................................................................................................................7Introduction ...................................................................................................................................................................8I-PRESENTATION DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION ORLEANS VAL DE LOIRE(L’AGGLO) ...................................................................................................................................................................91-Localisation.................................................................................................................................................................92-Historique <strong>de</strong> l’AgglO .............................................................................................................................................113-Compétences <strong>de</strong> l’AgglO........................................................................................................................................123.1-Domaines d’intervention...........................................................................................................................123.2-Fonctionnement..........................................................................................................................................123.3-Organisation administrative ......................................................................................................................134-Financement du service public d’élimination <strong>de</strong>s déchets ................................................................................135-Présentation <strong>de</strong> la Direction <strong>de</strong> la Gestion <strong>de</strong>s Déchets...................................................................................136-Présentation <strong>de</strong> la mission......................................................................................................................................14II-ELEMENTS DE JUSTIFICATION D’UN PLAN DE PREVENTION POUR L’AGGLO ET CEQUI CE FAIT AILLEURS.......................................................................................................................................151-Définition <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong>s déchets...............................................................................................................152-Cadre réglementaire <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets et la prévention .......................................................................152.1-Directive cadre sur les déchets (13 février <strong>2007</strong>)...................................................................................162.2-Plan national <strong>de</strong> soutien au compostage domestique ...........................................................................162.3-Les axes <strong>de</strong> la politique <strong>de</strong>s déchets : communication du 21 septembre 2005 aux assisesnationales déchets <strong>de</strong> la Baule .........................................................................................................................162.4-Le plan d’action pour la prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets.....................................................162.5-La Stratégie Nationale du Développement Durable.............................................................................162.6-Le 6è programme communautaire pour l’environnement...................................................................162.7-Circulaire ministérielle du 28 avril 1998 dite circulaire Voynet...........................................................172.8-Le décret n°96-1008 du 18 novembre 1996...........................................................................................172.9-La loi n°92-646 du 13 juillet 1992...........................................................................................................172.10-La loi n°75-663 du 15 juillet 1975..........................................................................................................183-Données du gisement <strong>de</strong> déchets sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO..........................................................................183.1-Déchets pris en charge par l’AgglO.........................................................................................................183.2-Déchets <strong>de</strong>s professionnels.......................................................................................................................213.2.1-Estimation <strong>de</strong>s DIB <strong>de</strong>s professionnels sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO..........................................213.2.1.1-Estimation <strong>de</strong> la chambre départementale <strong>de</strong>s métiers et <strong>de</strong> l’artisanat du Loiret...........213.2.1.2-Estimation à partir <strong>de</strong>s fichiers <strong>de</strong>s entreprises <strong>de</strong> la CCI du Loiret et <strong>de</strong>s ratiosADEME....................................................................................................................................................223.2.2-Estimation <strong>de</strong> la production <strong>de</strong> déchets spéciaux sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO .........................233.2.3-Estimation <strong>de</strong>s déchets inertes du BTP.........................................................................................233.2.4-Déchets issus <strong>de</strong>s activités agricoles................................................................................................244-Eléments <strong>de</strong> comparaison ......................................................................................................................................245-Mo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO................................................................................255.1-Collecte.........................................................................................................................................................255.2-Traitement....................................................................................................................................................255.3-La problématique <strong>de</strong>s exutoires................................................................................................................285.3.1-Le centre <strong>de</strong> tri....................................................................................................................................285.3.2-L’usine d’incinération <strong>de</strong>s ordures ménagères ...............................................................................295.3.3-Les centres <strong>de</strong> stockage <strong>de</strong> déchets ultimes (CS<strong>DU</strong>)....................................................................295.3.4-Les plates-formes <strong>de</strong> compostage....................................................................................................316-Coûts <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers ...............................................................................................................326.1- Les quantités <strong>de</strong> déchets traités sur les installations <strong>de</strong> l’AgglO ........................................................3292
6.2- Coûts à la tonne : incinération, compostage et tri (hors recettes)......................................................326.3- Coûts globaux à la tonne : incinération, compostage et tri (hors recettes) ......................................337-Les aspects environnementaux <strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers : pollution et qualité <strong>de</strong>s milieux......337.1-Effet <strong>de</strong> serre...............................................................................................................................................337.1.1-Effet <strong>de</strong> serre : généralités.................................................................................................................337.1.2-Evaluation <strong>de</strong>s émissions <strong>de</strong> gaz à effet <strong>de</strong> serre...........................................................................347.2-Pollution <strong>de</strong> l’air..........................................................................................................................................357.2.1-Généralités...........................................................................................................................................357.2.2-Evaluation <strong>de</strong> la pollution <strong>de</strong> l’air ....................................................................................................357.3-Pollution <strong>de</strong> l’eau ........................................................................................................................................367.3.1-Généralités...........................................................................................................................................367.3.2-Evaluation <strong>de</strong> la pollution <strong>de</strong> l’eau...................................................................................................377.4-Pollution et qualité <strong>de</strong>s sols.......................................................................................................................377.5-Ressources naturelles .................................................................................................................................377.5.1-Matières premières .............................................................................................................................377.5.2-Ressources énergétiques ....................................................................................................................387.5.3-Ressources naturelles locales ............................................................................................................387.6-Risques sanitaires ........................................................................................................................................397.7-Nuisances.....................................................................................................................................................397.8-Dégradation <strong>de</strong>s milieux naturels, sites et paysages ..............................................................................407.8.1-Biodiversité, milieux naturels et paysage.........................................................................................407.8.2-Patrimoine culturel .............................................................................................................................408- Ce qui ce fait ailleurs en termes <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets.............................................................................418.1- En France ...................................................................................................................................................418.2- En Europe ..................................................................................................................................................439- Actions <strong>de</strong> prévention sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO............................................................................................449.1- Dans <strong>de</strong>s communes membres <strong>de</strong> l’AgglO...........................................................................................449.2- Les actions <strong>de</strong> l’AgglO..............................................................................................................................4610- Echelons territoriaux <strong>de</strong> la politique <strong>de</strong> prévention et l’AgglO ....................................................................4710.1- Le Conseil Général du Loiret................................................................................................................4710.2-Le Conseil Régional..................................................................................................................................4811- Recensement <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> la prévention sur le territoire <strong>de</strong> l’AgglO .......................................................4811.1-Les acteurs déjà impliqués.......................................................................................................................4811.2-Les acteurs potentiels à mobiliser ..........................................................................................................49III-PROGRAMME DE PREVENTION DE L’AGGLOMERATION D’ORLEANS ETORGANISATION DE LA MISE EN ŒUVRE .................................................................................................511-Principaux objectifs prévisionnels qualitatifs ......................................................................................................512-Principaux objectifs prévisionnels quantitatifs....................................................................................................513-Le contenu du plan..................................................................................................................................................523.1-Compostage et réduction <strong>de</strong> la fraction fermentescible <strong>de</strong>s déchets ménagers................................533.1.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................533.1.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................543.1.2-Contribution <strong>de</strong> l’action aux objectifs d’évitement du plan.........................................................553.1.3-Outils d’évaluation annuelle..............................................................................................................563.2- Broyage <strong>de</strong>s déchets verts ........................................................................................................................563.2.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................563.2.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................573.2.3-Contribution <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................573.2.4-Calendrier prévisionnel......................................................................................................................583.3-Prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets verts ......................................................................................583.3.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................583.3.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................583.3.3-Impacts sur les tonnages <strong>de</strong> déchets verts......................................................................................593.4-Merci d’épargner ma boîte aux lettres !...................................................................................................593.4.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................593.4.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................6093
3.4.3-Contrainte <strong>de</strong> l’action.........................................................................................................................613.4.4-Contribution <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................613.4.5-Outils d’évaluation annuelle..............................................................................................................623.5- Séparation <strong>de</strong>s déchets dangereux ..........................................................................................................623.5.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................623.5.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................623.5.4-Contribution <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................633.6-Sacs et cabas réutilisables...........................................................................................................................633.6.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................633.6.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................643.6.3-Calendrier prévisionnel......................................................................................................................643.6.4-Contribution <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................653.7-Réparation et réutilisation .........................................................................................................................653.7.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................653.7.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................653.7.3-Contributions <strong>de</strong> l’action...................................................................................................................663.8-Incitations financières ................................................................................................................................663.8.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................663.8.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................673.8.3-Contribution <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................683.9-Déchets d’activité <strong>de</strong> soins à risque infectieux.......................................................................................683.9.1-Description <strong>de</strong> l’action.......................................................................................................................683.9.2-Mise en œuvre.....................................................................................................................................693.9.3-Contribution <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................703.10-Exemplarité <strong>de</strong> l’AgglO...........................................................................................................................703.10.1-Description <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................703.10.2-Mise en œuvre...................................................................................................................................713.11-Promotion <strong>de</strong> l’eau du robinet ...............................................................................................................713.11.1-Description <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................713.11.2-Mise en œuvre...................................................................................................................................723.11.3-Contribution <strong>de</strong> l’action ..................................................................................................................723.12-Achat éco-responsable.............................................................................................................................733.12.1-Description <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................733.12.2-Mise en œuvre...................................................................................................................................733.12.3-Contribution <strong>de</strong> l’action ..................................................................................................................743.13-Constitution d’un réseau d’acteurs relais et leur formation ...............................................................743.13.1-Description <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................743.13.2-Mise en œuvre...................................................................................................................................753.14-Les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE)................................................763.14.1-Description <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................763.14.2-Mise en œuvre...................................................................................................................................763.15.3-Contribution <strong>de</strong> l’action ..................................................................................................................783.15-Eco-conception.........................................................................................................................................783.15.1-Description <strong>de</strong> l’action.....................................................................................................................783.15.2-Mise en œuvre...................................................................................................................................783.15.3-Contribution <strong>de</strong> l’action ..................................................................................................................79Conclusion....................................................................................................................................................................80Bibliographie ................................................................................................................................................................81GLOSSAIRE ...............................................................................................................................................................83ANNEXES ..................................................................................................................................................................86TABLE DES MATIERES........................................................................................................................................9294
MEMOIRE DE FIN D’ETUDESDiplôme : Mastère <strong>GEDE</strong>Spécialité : <strong>DU</strong>Auteur : <strong>Amentor</strong> <strong>MESSANVI</strong> Année : <strong>2007</strong>Titre : Définition d’une politique <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>s déchets <strong>de</strong> la Communautéd’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> LoireNombre <strong>de</strong> pages : 85 pages textes, 6 pages annexesNombre <strong>de</strong> références bibliographiques : 29Structure d’accueil : Communauté d’Agglomération Orléans Val <strong>de</strong> Loire,Loiret (45), France.RésuméLa communauté d’agglomération orléanaise est un regroupement <strong>de</strong> 22 communes <strong>de</strong>273 907 habitants, certaines étant très urbanisées, et d’autres sont à caractère rural. Laproblématique <strong>de</strong> la saturation <strong>de</strong>s exutoires, les coûts <strong>de</strong> gestion et les aspects environnementaux<strong>de</strong> la gestion <strong>de</strong>s déchets ménagers sont les principales motivations <strong>de</strong> la définition d’une politique<strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets par la collectivité. Les préconisations du plan portesur quinze gran<strong>de</strong>s actions avec une part très importante réservée à l’information et lasensibilisation. Ces actions sont : le compostage et la réduction <strong>de</strong> la fraction fermentescible <strong>de</strong>sdéchets ménagers, le broyage <strong>de</strong>s déchets verts, la prévention <strong>de</strong> la production <strong>de</strong>s déchets verts,"merci d’épargner ma boîte aux lettres" (Stop pub), la séparation <strong>de</strong>s déchets dangereux, les sacset cabas réutilisables, la réparation et la réutilisation, les incitations financières, la collecte <strong>de</strong>sDASRI, l’exemplarité <strong>de</strong> l’AgglO, la promotion <strong>de</strong> l’eau du robinet, l’achat éco-responsable, laconstitution d’un réseau d’acteurs relais et leur formation, la filière <strong>de</strong>s DEEE et l’éco-conception.Mots-clés : action, déchets, Communauté d’Agglomération d’Orléans, prévention95