Les chemins de la réussite - Conseil général de l'Oise

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Les chemins de la réussite - Conseil général de l'Oise

Sommaire> à la une - p.5L’adresse des adosLe Département poursuitsa construction d’un réseaude points d’information deproximité : après les Maisonsdu Conseil général, voicila première des trois Maisonsdes adolescents, à Beauvais.> En bref - p.6humanitaires, se préparentà conduire, et saluent lamémoire de leurs aînés mortsà la mine il y a cent ans.> L’Oiseen action - p.16Déviationset prestationRoutes : en ligne de mire, lesdéviations, projets et travaux.Mieux-vivre : aide à domicile,aux déplacements... c’estla nouvelle prestation decompensation du handicap.> Du nordau sud - p.18De la terre au ciel« L’Oise verte et bleue » vousinvite à sa rencontre, les 13et 14 mai, sur les chemins derandonnée et de halage, leschemins du patrimoine aussi.> L’Oiseen tête - p.22L’Oise pour elle, parisienne,c’est Nerval, et cet étéle parc Jean-JacquesRousseau d’Ermenonvilleoù les tirades de son pèreprendront vie une nouvellefois. Rencontre avec Marie-France Ionesco.> Ils fontl’Oise - p.24Des jeux, des mots, deslivres, de l’art et de l’air,portraits d’Isariens en pleindans le mille.> Sports - p.28Ça pagaye !Au fil de l’eau, sur l’Oise ou leThérain, quatre clubs initientau canoë kayak. Et à lafragilité de cette nature.> Culture /bons plans - p.30Scènes ouvertesPatrimoine vivant : les Nuitsde feu se préparent et unlieu d’exposition s’ouvre àClermont, remis à neuf pardes jeunes en insertion.Jeunesse : ils font le Défi’ Oiseavec des projets citoyens etPassée l’heure d’été, voiciles premiers festivals :contes à Salency, guinguette,et la compagnie Chenevoys’implante Montataire.> Dossier - p.10Les chemins de la réussiteBientôt le brevet, le bac ou les partiels, quelleorientation choisir ? Poursuivre ou changer ? Aperçude quelques formations possibles dans notredépartement, et rencontre avec émilie, Nor, Antoine...> Itinérairesloisirs - p.26Suivez la musedes muséesTous les ans entre la micarêmeet Pâques, petitsmusées, châteaux cachéset potagers rouvrent leursportes... poussez-les !> Agenda - p.32Quelque 25 sorties deprintemps, et le clou duspectacle : un jour à la ferme.> Décisions - p.34Les principales mesuresadoptées par l’Assembléedépartementale.> Tribuneslibres - p.35« 60 » est une publication du Conseil général de l’Oise • 1, rue Cambry - 60024 Beauvais Cedex • Directeur de la publication : Yves Rome• Directeur de la rédaction : Xavier Mahé • Conception initiale : EuroRSCG C&O • Rédaction et réalisation : Anatome / Benoît Mougne • Impression :Houdeville - BP 410 - 60004 Beauvais Cedex • Tirage : 320 000 exemplaires • Diffusion : La Poste • ISSN : 1770-9768 • Dépôt légal à parution• Photo de couverture : Hervé Dez / Le bar Floréal


éditoUn moisà votre servicePriorité jeunessea mobilisation de noscompatriotes, jeunes et moinsjeunes, contre le Contratpremière embauche le démontreune nouvelle fois : notre sociétédoit trouver les voies et les moyensd’apporter des réponses durables auxpréoccupations de la jeunesse. Il est enrevanche irresponsable d’encourager laprécarité et d’entretenir les difficultéssociales. élus et collectivités ontle devoir d’offrir aux jeunes unavenir meilleur, plus solidaire.Être à l’écoute et apporterdes réponses concrètesCes enjeux sont particulièrementimportants dans l’Oise où 30 %de la population a moins de 19 ans.C’est pourquoi j’ai souhaité, avecla majorité départementale, offriraux jeunes Isariens les moyensde participer à la constructionde l’Oise de demain. La créationde la première Maison desadolescents à Beauvais illustreconcrètement notre investissementen ce sens et notre souci de favoriserl'épanouissement des jeunes.Soutenirles projets innovantsPour qu'ils puissent mettre enœuvre leurs projets, nous avonsaussi initié le dispositif Défi’ Oise.Aujourd’hui, de nombreuses actionsoriginales portées par des jeunes de16 à 25 ans sont soutenues dans lesdomaines culturels, humanitairesou environnementaux. Le Conseilgénéral entend de cette façon inciter lajeunesse à partager sa créativité avecl’ensemble de la population isarienne.Favoriser la mobilitéPermettre la mobilité est égalementune condition de leur réussite. Legrand succès de l’aide apportée par leConseil général pour le financementdu permis de conduire démontrecette nécessité. Par ces actions, notrecollectivité continue à favoriserl’autonomie et l’initiative de lajeunesse dans notre département.Renforcer l’éducationet valoriser la formationEnfin, le Conseil général reste bienévidemment très impliqué dans ledomaine éducatif, particulièrementen direction des collégiens. Hautdébit, espaces numériques de travail,« double livre »… Le Départementaméliore chaque jour davantageleurs conditions d’apprentissage.En regard de ces actions, nous avonssouhaité mettre en lumière ce mois-cidans votre magazine départementaldix parcours de formationexemplaires et parfois peu connus :une nouvelle illustration vivante etconcrète de la réussite de l’Oise.Président du conseilgénéralLongueil-Sainte-Marie, 10 mars : visite detravaux de lutte contre les inondations.De g. à d. : Philippe Marini, sénateur-mairede Compiègne, François Scellier, députéet président du Conseil général du Vald’Oise,Gérard Seimbille, président del’Entente Oise-Aisne, Michel Vampouille,vice-président du Conseil régional d’Îlede-Franceet Yves Rome.60 - N°16 - Avril 20063DR DR DR DRDRBeauvais, 16 mars. Visite du centredépartemental de l’enfance et de la famille.Beauvais, 20 mars. Signature d’uneconvention avec Jean-Claude Saint-Aubin,président de la chambre de métierset de l’artisanat.24 mars : inauguration des logementsde Breteuil, en présence (de g. à d.) de :Béatrice Lejeune, vice-présidentedu Conseil régional chargée du logement,Roger Menn, vice-président du Conseilgénéral et président de Oise Habitat, YvesRome et Jacques Cotel, maire de Breteuil.


à la uneJean-Luc Cormier / Le bar Floréal60 - N°15 - Mars 2006DR


JeunesseUne Maison ouverteà tous les adosEn 2005, la majorité départementale décidait de créer trois Maisonsdes adolescents, lieux d’accueil, de dialogue et de conseil pour tous.La première d’entre elles ouvre ses portes à Beauvais.ous les jeunes y sont les bienvenus : lapremière des trois Maisons des adolescentsde l’Oise vient d’ouvrir ses portes. « Cetespace est destiné aux 14-18 ans mais aussiaux préados qui le souhaitent, tout autant qu’auxparents et aux acteurs sociaux », explique PhilippeLecourtois, le directeur.Situés en plein centre-ville de Beauvais, prochesde la gare routière, les locaux, d’environ 300 m 2 ,se veulent ouverts au public de tout l’ouest dudépartement, de Grandvilliers à Chaumont-en-Vexin. Cinq professionnels (un ou une psychologue,un éducateur, une infirmière et une secrétaire, ainsique le directeur) se tiendront bientôt à la dispositiondes visiteurs. Grâce à cette équipe aux compétencesvariées, il s’agit d’être prêt à répondre à tous lestypes de questionnement, et à des besoins multiples.Et ce, pour s’adapter à un âge épris de liberté etd’indépendance où, d’un simple mal-être temporaire,on peut parfois, faute de réponse adaptée, basculerdans des comportements agressifs pour les autres, oupour soi-même. « Notre philosophie est la suivante :un accès libre, gratuit et anonyme », confirmePhilippe Lecourtois.comité de pilotage à l’origine de la création de laMaison. Un comité de pilotage dont la composition,très large, se veut également le symbole de la synergieentre tous les intervenants sociaux ayant un lienavec la jeunesse, que la Maison se propose d’aider àencore mieux travailler ensemble.Brune MaugerHervé Dez / Le bar FloréalDiscuter librementLes adolescents accéderont au lieu de manièreinformelle, ce qui permettra d’aborder des sujets plusdifficiles. « En cas de problème personnel, les adospourront discuter avec un membre de l’équipe sansqu’un rapport sur eux et leur famille ne soit établi,comme dans une autre structure sociale », expliquede son côté Hamida Touil, encadrant technique ausein des Foyers de l’enfance de l’Oise et membre duContactMaison des adolescents :17, rue Biot – 60000 BeauvaisTél. 03 44 06 08 70Si vous souhaitez être régulièrement informésur le sujet, rendez-vous sur www.oise.fr60 - N°16 - Avril 2006


En brefDRAngoulême 2006De jeunes Isariens récompensésls ont encore la tête dans les bulles… Isabelle, Kévin, Cédric, Dimitri, Alice,Jean-Luc, Alexandra, Élodie et Élodie, élèves handicapés scolarisés au collègeCharles-Fauqueux de Beauvais et à l’externat médico-pédagogique de Voisinlieu,auteurs valeureux d’une BD récompensée parmi 324 au concours qu’organiseHandicap Conseil, en marge du festival d’Angoulême. D’octobre à décembre,sous la houlette de leur professeur M. Gras-Davy, ils ont travaillé sur le thèmeimposé, « Sauvons la planète », imaginant le scénario d’un père et de son filsqui miment le réchauffement climatique dans leur bain tandis que se déchaîneKatrina. Et la belle histoire s’est finie à Angoulême où ils ont reçu leur prix,en présence de Franck Margerin ! ■Aides départementalesVivre et vieillir chez soihanger de chaudière,installer des doublesvitrages pour avoirplus chaud tout enéconomisant de l’énergie,aménager une salle debains plus accessible,autant de travauxnécessaires mais coûteuxqui peuvent être entreprisavec l’aide du Conseilgénéral, dans le cadre dumaintien à domicile despersonnes préretraitées,retraitées ou handicapées.Ainsi ce 20 mars,l’Assembléedépartementale a votéplus de 12 000 eurosde subventions, de 200à 1 200 euros chacuneenviron, qui viennentcompléter un apportpersonnel et d’autresaides, ou bien prennenten charge les intérêtsd’un prêt dit Gérontoise.Les chantiers peuventdonc commencer. ■> CONTACT03 44 09 20 43 (Conseil général)03 44 02 21 93(association Cal Pact)220 premiers bénéficiairesPermis de souriree 4 mars dernier, Yves Rome remettait un chèquede 150 euros aux 220 premiers bénéficiaires de l’aideau permis de conduire instituée par le Départementau 1 er janvier 2006. Parmi eux, Romaric Bardoulet,dix-huit ans. Tout de suite, il a repéré l’annonce, à latélé régionale et dans la presse, de cette aide vraimentbienvenue dans son budget – 600 euros environ. Carconduire, pour lui qui habite Saint-Just-en-Chaussée,c’est « une liberté » indispensable : lors de ses stages enentreprise, comme récemment à Maignelay-Montigny, ildoit se faire véhiculer par ses parents matin et soir – « ons’arrange », dit-il –, et d’habitude, c’est train plus bus pouraller au lycée, à Breuil-le-Sec, suivre ses cours de bac proélectrotechnique. Et il appréciera, permis en poche, derencontrer ses copains quand il le veut. Du coup, il faitcirculer l’information ! ■> CONTACT03 44 06 65 41 / 03 44 06 65 48www.oise.fr60 - N°16 - Avril 2006Si vous souhaitez être régulièrement informésur le sujet, rendez-vous sur www.oise.frDR


télex> RéflexionsPsychiatrie dans la citéÀ l’initiative du Conseil général, une matinéed’information sur la prise en charge des problèmesde santé mentale a réuni le 14 marsune centaine d’élus locaux au Centre hospitalierinterdépartemental de Clermont,référent en la matière. L’occasion, après uneprésentation des services de psychiatriedans l’Oise, de nouer contact avec les professionnelsqui ont répondu aux questionsdes maires, souvent isolés dans les situationsd’urgence, et devant la responsabilitéd’une hospitalisation d’office.CONTACT www.chi-clermont.fr> Rencontres En maiDéveloppement durable« Un développement qui répond aux besoinsdu présent sans compromettre la capacitédes générations futures de répondre auxleurs » : les deuxièmes rencontres autour dudéveloppement durable qui se tiendront levendredi 12 mai, de 9 h à 18 h, au lycée Jean-Rostand de Chantilly, exceptionnellementouvert au public, tenteront de concrétiser,de préciser aussi, ce concept citoyen. Vented’objets artisanaux, marché bio, standsdu Conseil général et d’associations,conférences-débats.CONTACT 03 44 62 47 00> BénévolatVie en rose à l’hôpital« Contre le blues de l’hôpital », les Blousesroses apportent à tous les malades unpeu de couleur grâce à des distractionsludiques, pour oublier un temps l’universdes soins. Dans l’Oise, un seul comitéexiste, à Creil, qui, fort d’une vingtainede bénévoles, offre câlins et jeux auxpetits du centre hospitalier, et activitésaux personnes âgées de la maison deretraite Printania, à Chantilly. Toutes les« bonnes volontés » sont bienvenues pourfaire grandir ce réseau.CONTACTwww.lesblousesroses.asso.fr01 46 22 82 32MémoireQuand les enfantsmourraient à la mineourrières, Pas-de-Calais,samedi 10 mars 1906.À 6 h 30 du matin undantesque coup de grisoutransforme la mine encharnier : 1 099 gueulesnoires, dont 290 enfants,meurent. Parmi eux,27 pupilles de l’Oise, placéslà par l’Assistance publique ;le plus jeune avait treize ans.Ils seront enterrés trois joursplus tard avec la promesseque leur « souvenir vivradans nos cœurs ».Aujourd’hui leurs noms sontinscrits à l’entrée du centrede formation professionnelleagricole de Rouvroy-les-Merles, ex‐ferme-écoleoù les pupilles furentaccueillis après lacatastrophe. Qui vit, à forcede grèves, la création duministère du Travail et de laPrévoyance sociale, tandis quedans l’Oise se décidait unevraie politique de protectionet de formation des jeunes.Deux cérémonies, en présencedes autorités du Département,le 10 mars à Courrières puisle 13 à Rouvroy, ont rappeléce « si lourd tribut payé »,selon les mots d’AndréVantomme premier viceprésidentdu Conseil général,« le chemin parcouru pourfaire émerger les droits del’enfance », et que« le combat pour faireprogresser l’égalité deschances ne doit jamaiscesser ». De « fragilesconquêtes », poursuitYves Rome, retracées parl’exposition Être enfantdans l’Oise au XIX e siècle,à voir jusqu’au 19 mai auxArchives départementalesde Beauvais. ■> CONTACT 03 44 12 14 80(Archives départementales)Devant le CFPA de Rouvroy-les-Merles,autrefois ferme-école. De gauche à droite :Jean Cauwel, conseiller général du cantonde Breteuil, Michel Guilluy, maire deRouvroy-les-Merles, Yves Rome, et ClaudeGewerc, président de la région Picardie.La délégation du Conseil général àCourrières était conduite par AndréVantomme, premier vice-président (au centre),et Alain Blanchard, vice-président chargéde l’éducation et de la formation (à gauche).60 - N°16 - Avril 2006DRDR


En brefCLERMONTPeintures fraîcheset œuvres d’artl y a peut-être encore quelques travaux de finitionà peaufiner, mais déjà l’espace Louise-Michel deClermont accueille ses premiers artistes, qui luidonnent son âme – celle d’un lieu d’expositionstemporaires sur deux niveaux, le troisième étageprésentant le fonds de la société archéologique. SophieVerger, sculptrice de La Neuville-en-Hez, et RenéBotti, peintre de passage dans l’Oise, y présententjusqu’au 30 avril, l’une ses créatures animalièresfortes et sensuelles, l’autre ses estampes-poèmes quiaffichent un air de liberté sur les murs de l’ancienneUn chat Botti. maison du directeur de la prison – le donjon médiéval auquelelle est accolée –, bâtisse 1820 en brique et pierre de taille, achetéepar la municipalité puis restaurée par des jeunes en insertion.Des « murs en vie », comme le clame René Botti. ■René Botti11, rue du Donjon ; entrée libre du mardi au vendredi 14 h-18 h,samedi et dimanche 10 h-12 h puis 14 h-18 h.> CONTACT 03 44 50 40 25FLASH-BACKBeauvais couleur bluese la fleur aux racines, desfemmes à l’honneur enouverture aux vieilles voix duSud, le onzième Blues autourdu zinc a décliné onze joursdurant un camaïeu de mélodiessur les tons rythm, soul, roots,rock, électro, folk ou funk,toujours bon enfant. Les coupsde cœur du public comme deson chef d’orchestre, LaurentMacimba : Kyla Brox (photo),jeune diva de Manchesterentendue en ouverturedu festival dans un Hôtel duDépartement métamorphosé,le gospel enthousiastedes collégiens sur la scènedu Magic Mirror, le QGde la fête, et les vieux bluesmende la Music Makers BluesCaravan, venus des USA pourune date unique à Beauvais.Musiciens des rues il y a peuencore, ces « mémoires vives »du blues incarnent l’espritdu festival, celui d’une musiquequi n’est pas marchandise,mais objet de partage. ■télex> EnvironnementAides cherchent projetsVoisins d’une friche industrielle, vous vous préoccupezde son devenir écologique au sein d’uneassociation ; vététistes, chasseurs, forestiers,vous travaillez en commun à la protection d’unbois. La Fondation de France peut vous apporterune subvention dans le cadre de son appel à projetsde médiation et de gestion environnementaleconcertée. Petites collectivités locales, associatifs…,seuls ou en réseau, peuvent participer ; lesdossiers sont téléchargeables sur www.fdf.org> Cancer du seinDépistage facileL’Association pour le dépistage des cancers dansl’Oise rappelle qu’au cours de sa vie, une femmesur dix est touchée par le cancer du sein, et queplus une tumeur est découverte petite, meilleurssont les pronostics de guérison. Un contrôlerégulier est donc indispensable. La campagnenationale de dépistage offre une mammographiegratuite, tous les deux ans, à chaque femme âgéede 50 à 74 ans inscrite à l’Assurance maladie.Si vous n’avez pas reçu d’invitation, faites-enla demande, vous n’aurez ensuite qu’à prendrerendez-vous chez un radiologue.contact 03 44 95 33 20> égalité des chancesMarier emploi et handicapAvec ses conseillers en insertion et accompagnementsocio-professionnel, Cap Emploi-Ipshomène dans l’Oise la double mission d’intégrer puisde suivre les personnes handicapées en « milieuordinaire de travail » et d’informer, conseillerles employeurs dans une telle démarche derecrutement. En lien avec le Conseil général,l’association intervient depuis début 2006 dansles services sociaux de Beauvais et Clermont,auprès de cent bénéficiaires du RMI handicapés,reconnus comme tels ou non, qu’elle aide à bâtirun projet professionnel réaliste, autour de leursingularité.contact 03 44 15 66 6660 - N°16 - Avril 2006DR


Nuits de feu 2006Le compteà reboursa commencélles ne commenceront que le15 juin vers 21 h 45, mais déjàles Nuits de feu sortent de l’ombre,maintenant que sont choisis lesartificiers en lice, venus de France,Europe, Canada, et le thème de ceconcours international des arts pyrotechniques,la danse du feu. Pourla 15 e fois, Chantilly fera écho auxDRfêtes Grand Siècle des Condé,alors maîtres du château, innovantcette année avec un spectaclepréludeet une soirée florilège, lejeudi, aux couleurs des trois derniers« Bouquets d’or ». Pour cette nuitexceptionnelle, le Conseil général,afin de rendre cette fête plus accessibleaux Isariens, leur a réservé laUne soirée de plus, le 15 juin, a été spécialement programméepour que les Nuits de feu profitent mieux aux Isariens.possibilité de bénéficier d’une placegratuite pour une achetée. Aux sixcandidats désormais d’imaginer, àbudget égal, les quatorze minutesde figures libres et imposées, avecStravinski ou en silence, qui éblouirontle ciel les 15, 16 et 17 juin. ■> contactwww.nuitsdefeu.com0892 707 810 (0,34 euro/mn)20 000visiteurs connectés sur www.oise.fr,le nouveau site du Conseil général,dès la première semaine de mise en ligne.DÉFi’ OISEQuand la jeunesse a des idéesHervé Dez / Le bar Floréaloutenir l’esprit d’initiative,le sens civique et citoyen desjeunes Isariens, tel est l’objectifdes bourses Défi’ Oise, dont lespremiers bénéficiaires ont étérécemment sélectionnés. Certainsprésentaient une action en faveurd’un pays défavorisé, d’autres unesortie ou un tournoi sportif, avecpresque toujours une dimensionhumanitaire. Sally Barbier, elle(photo), vingt-trois ans, kiné,originaire d’Estrées-Saint-Denis,s’est faite le porte-drapeau de troisassociations à l’initiative d’unesoirée « Mégamix ». À la salle polyvalented’Estrées, ce 3 juin, boxefrançaise, capoeira et hip hop jouerontles démonstrations. Puis petitset grands pourront s’y essayer – car« il faut prendre les gens par la main »,dit-elle. Les bénéfices serviront àenvoyer à Tilabéri, Niger, les 75 kg demédicaments collectés durant l’année.Né fin 2005 dans l’esprit du Téléthon,ce projet est une aventure collectiveque Sally coordonne. « La recherchede subventions est un travail de groupe,le prof de boxe, qui connaît bienle milieu associatif, a pris contact avecle Conseil général, puis on a monté ledossier Défi’ Oise. » Mais le 6 février,elle a défendu seule le projet devantle jury. Et elle a convaincu ; le lendemainà 9 heures, le téléphone sonnaitpour lui annoncer la bonne nouvelle :2 000 euros de subvention. ■18-25 ans, participez, jusqu’au 31 mai,au prochain Défi’ Oise :rendez-vous sur www.oise.fr60 - N°16 - Avril 2006


Dossier > OrientationLes cheminsde la réussiteLe moment de l’orientation scolaire est une périodedifficile, en des temps de précarité et de chômage. Enallant à la rencontre de dix jeunes Isariens qui sontheureux de la « voie » qu’ils ont choisie, « 60 » a voulumontrer que les chemins de la réussite sont nombreuxdans notre département. Reportage.Dossier rédigé par Nathalie JallageasHervé Dez / Le bar FloréalLa préparation à un métier peut commencer très tôt,comme ici au collège Jehan-le-Fréron de Crèvecœurle-Grand.Au total, environ 12 000 élèves de l’Oiseont choisi l’apprentissage, tandis que 6 000 suiventune formation supérieure.


n chiffre, parmi d’autres, symbolise à quelpoint les jeunes sont intéressés par les questionsd’orientation scolaire et professionnelle. Chaqueannée, ce sont quelque 6 000 d’entre eux qui fontle déplacement au centre d’information et d’orientationde Beauvais pour parler de leur avenir. « Les jeunes nesont pas forcément conscients de la réalité du terrain,explique Jean Letailleur, son responsable. Je me souviensd’un élève qui voulait être conservateur de musée, d’unautre qui voulait découvrir des vieilles pierres, d’untroisième qui voulait devenir égyptologue. Quand ona 16 ans, on est en plein rêve. Nous sommes là pourleur ouvrir les yeux, pour recadrer les choses : pour cetype de métiers, il n’y a que très peu d’élus. »Pour sa part, Jean Letailleur incite fortement les jeunesdu département à se renseigner sur la filière transportet logistique, et sur tous les métiers qui touchent aubâtiment. « C’est là qu’il y a du travail, souligne-t-il.Ils veulent tous faire vente ou communication, ouencore pour les filles travailler comme esthéticienne :c’est le miroir aux alouettes. Il n’y a pas de place pourtout le monde ! »Quand le Département épaule la jeunesseDe son côté, le Conseil général n’a pas pour rôle d’influencerles jeunes et les familles dans leurs choix. Maisil peut les aider à prendre leurs décisions en connaissancede cause. Et, ensuite, les accompagner dans leur parcours.« Nous avons une responsabilité toute particulièreenvers les jeunes, estime Alain Blanchard, vice-présidentdu Conseil général. Ils attendent beaucoup despouvoirs publics. Dans l’Oise, ce n’est pas un secret,notre système éducatif est en retard et nous avons untaux de sortie de l’enseignement scolaire sans qualificationtrès élevé, de l’ordre de 13,3 % contre 6,4 %pour la moyenne nationale. » Une bonne raison, pourle Conseil général, d’aller au-dede ses seules missionsobligatoires, comme la gestion des collèges.C’est ainsi que les services départementaux préparent lamise en place, en partenariat avec la Région, d’actionsciblées, en complément de celles menées par l’Éducationnationale. Parmi les objectifs : créer un site web « planètemétiers Picardie », dédié à l’emploi et à la formation.Par ce biais, les jeunes pourront consulter les annoncespassées par les différentes entreprises du département etêtre en relation directe avec le monde du travail.« Nous avons également comme projet de créer un lieude rencontre avec les parents pour aider les famillesà apprécier les différentes orientations, avance AlainBlanchard ; nous voulons être présent très en amontpour aider les jeunes à trouver la bonne filière. » ■Si vous souhaitez être régulièrement informésur le sujet, rendez-vous sur www.oise.frAides départementalesLe Conseil généralau service des jeunesLe Département apporte un soutien financier àdes milliers de jeunes. Il transporte notamment,gratuitement, 58 000 enfants, collégiens, lycéens isariensvers leurs établissements scolaires. En outre, des aidesciblées sont attribuées à certains jeunes en formation,en fonction des ressources de leur foyer. Ainsi, en 2005,ce sont 687 primes d’apprentissage artisanal qui ont étéattribuées, pour près de 100 000 euros. Dans le mêmetemps, un peu plus de 3 000 bourses d’enseignementsupérieur ou agricole ont été délivrées, pour un montantglobal de 1 070 000 euros. Enfin, le Conseil généralprend à sa charge l’acheminement des jeunes vers les« carrefours des formations » organisés par la régionPicardie chaque année à Beauvais, Creil et Compiègne.Alain Blanchardvice-présidentdu conseil généralchargé de l’éducationet de la formation60 - N°16 - Avril 2006DR« Les jeunes sontinquiets pour leuravenir. Ils portent desexigences d’autonomie,de réussite et d’égalitédes chances. À nous,responsables politiqueset pouvoirs publics,de savoir les écouteret comprendre leurspréoccupations. »11


Dossier > OrientationÉmilie, BeauvaisFinalement, elle seraassistante socialeHervé Dez / Le bar FloréalAvant de trouver sa voie, émilie Paget a multipliéles expériences d’orientation malheureuses.Aujourd’hui la jeune femme de 25 ans sait qu’ellesera assistante de service social. Elle suit un cursusà Beauvais auprès de l’Irffe, l’Institut régional deformation aux fonctions éducatives, hébergé dansles locaux de l’université Jules-Verne. « J’ai longtempseu une mauvaise idée de ce qu’était le métierd’assistante sociale : je ne voyais que l’image decelle qui s’immisce dans la vie des gens et place lesenfants, raconte-t-elle. En fait, c’est un vrai travailde contacts humains et c’est ça qui me plaît. » Émilieest consciente de la dureté du métier. Tous les mois,elle participe à des cours de prise de recul. Les élèvesévoquent avec des professionnels les difficultésrencontrées lors des différents stages, en milieuhospitalier par exemple. « Pour faire ce métier, ilfaut être solide, reconnaît la jeune femmeoriginaire de l’Aisne. Travailler au contactdes publics en difficulté est très étouffant.Il faut savoir faire la part des choses. » ■IRFFE – 03 44 15 02 65Nor, Villers-Saint-PaulLa belle histoirede celui qui en veutNor Berkani sait ce qu’il veut. à 21 ans, le jeune homme d’origine algérienne se voitbien intégrer le monde bancaire. Il prépare actuellement un DUT « techniquesde commercialisation » à l’IUT de Creil. « C’est une bonne formation, explique Nor,c’est une filière qui développe l’esprit critique et met en valeur nos aptitudes. Lepassage à l’oral n’était pas mon fort. Aujourd’hui je suis beaucoup plus confiant.Les cours de négociation et de marketing sont très bénéfiques. » Le jeune homme,issu d’une famille modeste – une mère au foyer et un père ouvrier –, entend poursuivreses études et aimerait l’an prochainrejoindre les bancs d’une école de commerceà Amiens ou en région parisienne. « Maisje ne veux pas être un poids financier pourmes parents qui me soutiennent depuis ledébut, raconte Nor. C’est pourquoi je vaistrouver des petits boulots pour le week-end.Et puis, plus tard j’aurai un bon poste avecune bonne rémunération et ils seront fiersde moi ! » ■IUT de l’Oise, site de Creil – 03 44 64 46 461260 - N°16 - Avril 2006Hervé Dez / Le bar Floréal


Antoine, NoyonIl se construit dans le bâtimentéric Facon / Le bar FloréalBrice, GouvieuxLa courseen têteRien ne saurait arrêter le jeuneBrice Raballand. Élève prometteurde l’école des courses hippiquesde Gouvieux, le jeune garçon seraune star des hippodromes, ou nesera pas. À 16 ans, il a déjà participéà des courses de galop officiellesà Pau et à Fontainebleau. Briceprépare un Bepa, un brevet d’enseignementprofessionnel agricole.« J’ai toujours aimé les courses.Quand j’étais petit, mon père m’yemmenait de temps en temps,raconte l’adolescent. Et puis j’aimela vitesse, j’aime monter des chevauxpuissants. » L’élève de Gouvieux sait quele milieu du cheval est un milieu difficile oùil faut avoir du caractère pour s’en sortir. Surles 160 jeunes de l’école, très peu réaliserontleur rêve, les places sont chères. La plupartd’entre eux, filles comme garçons, deviendrontcavaliers d’entraînement. Mais Brice est venude Tours pour apprendre le métier de jockeyet il est bien décidé à aller jusqu’au bout. ■École des courses hippiques de Gouvieux03 44 57 07 02Hervé Dez / Le bar FloréalRien ne laissait présager qu’Antoine Rachet s’intéresse unjour aux métiers du bâtiment. Titulaire d’un bac STT(sciences et technologies tertiaires) option « action et communicationcommerciale », il s’ennuie sur les bancs de la fac.Antoine a autour de lui un certain nombre de copains quitravaillent déjà, et notamment dans le bâtiment. L’idée faitson chemin : le jeune homme, aujourd’hui âgé de 21 ans,décide de rejoindre le centre de formation des apprentisd’Agnetz, pour s’initier au métier de charpentier. « J’aimebien le bois, c’est une matière agréable à travailler, explique-t-il.Mes parents ont été un peu étonnés, mais dansle bâtiment, je suis à l’aise. Je m’éclate. En ce moment,je réalise une maquette pour les apprentis couvreurs. »Antoine de conclure : « Et puis, c’est un secteur où il y adu boulot, si j’avais su tout ça, je me serais lancé tout desuite dans cette voie. » ■CFA du bâtiment d’Agnetz – 03 44 78 46 28eva, BeauvaisPassionnutrition60 - N°16 - Avril 2006est au seinC’ de l’Isab,l’Institut supérieurd’agriculturede Beauvais,qu’Eva Joubert, 23 ans, prépare un diplôme d’ingénieuren agro-alimentaire et santé. « C’est une voied’avenir, souligne la jeune femme, je voulais être àla fois dans le milieu scientifique et dans le milieumédical. J’ai toujours voulu faire de la rechercheen nutrition. Ici, on nous apprend notamment àdisséquer les aliments pour en connaître la compositionbactériologique. C’est de la micro-biologiealimentaire. C’est vraiment très intéressant. On étudieégalement les pathologies alimentaires humaineset animales. » L’an prochain, Eva sera en cinquièmeet dernière année à Beauvais. Passionnée par sonsujet, elle voudrait bien se lancer parallèlement àsa formation initiale dans un master « nutrition etsanté », dans une faculté des Yvelines. ■ISAB – 03 44 06 25 2513Hervé Dez / Le bar Floréal


Dossier > OrientationAmandine, Saint-Aubin-sous-ErquoryElle n’a pas froid aux yeux« 4 ans, je jouais déjà avec des camions », lance avec humour AmandineÀChrétien. Aujourd’hui, cette jeune Isarienne de 19 ans suit une formationde conducteur routier à l’AFT Iftim, le centre de formation en transportet logistique de Monchy. Amandine est titulaire d’un bac STT (sciences ettechnologies tertiaires) option secrétariat, mais il était impossible pour elled’envisager de rester derrière un bureau ! « Mes parents n’ont pas voulu queje me lance tout de suite dans le transport routier, ça leur faisait un peupeur, ils ont préféré que j’ai un autre bagage », explique la jeune fille. Si toutse passe bien, Amandine aura son titre professionnel de conducteur routiersur tous véhicules, y compris des semi-remorques de 40 tonnes, d’ici quelquessemaines. Et elle compte bien s’imposer dans ce milieu très masculin. « Onvoit de plus en plus de femmes sur la route. Moi, j’aime la conduite, j’aimel’idée de pouvoir organiser mes livraisons et mes itinéraires », commentet-elle.Quant à l’avenir, elle ne se fait pas trop de souci. La logistique est unsecteur très porteur depuis une dizaine d’années. « J’ai déjà des contactssur Creil et Compiègne d’entreprises qui voient d’un bon œil l’entrée d’unefemme dans leurs effectifs ! » lance Amandine. ■AFT IFTIM de Monchy – 03 44 66 36 36éric Facon / Le bar FloréalGaëlle, NoaillesVoltigeusedans l’âmeComme beaucoup de jeunes, Gaëlle Pollantru,un bac S en poche, se cherche désespérémentune orientation. « Je ne savais pas ce que je voulaisfaire, raconte-t-elle, sauf que je ne voulaispas continuer dans les maths ; alors j’ai fait uneannée d’histoire de l’art à la fac, sans conviction,et une année dans une école d’ostéopathie,mais je ne me voyais pas soigner des gens !» Àl’époque, la jeune femme, aujourd’hui âgée de22 ans, pratiquait l’équitation pour ses loisirset touchait également un peu aux arts du cirqueen Seine-Saint-Denis. « Un de mes professeursm’a parlé d’une école dans l’Oise – l’école des arts équestres du cirque dirigée parValérie Fratellini – où l’on faisait de la voltige à cheval, se souvient Gaëlle. Le côtésportif et côté artistique de cette formation m’ont tout de suite emballée. » Lesélèves montent à cheval tous les matins et partagent leurs après-midi entre la danse,le théâtre, les cours d’acrobatie... Dans un an, Gaëlle obtiendra une attestation del’école Fratellini. L’avenir ne lui fait pas peur. « Voltigeuse à cheval, ce n’est pas unmétier facile qui va me rendre riche, explique-t-elle aujourd’hui, mais j’ai vraimentle sentiment d’avoir trouvé ma voie. » ■École des arts équestres du cirque de Noailles, Valérie Fratellini – 03 44 03 42 431460 - N°16 - Avril 2006André Lejarre / Le bar FloréalCyril, CompiègneLe goût d’app


Luis-MiguelDiaz-Consentinofourbit sesarmes à l’UTC,l’Université detechnologie deCompiègne. Après un parcours quelque peu tortueux– une année de maths sup, une année de Deug de sciencesde la matière –, il prépare désormais un diplômed’ingénieur en génie des systèmes mécaniques dansla filière MPI, management et projets innovants. Lejeune homme a trouvé à l’UTC une manière d’étudierqui lui convient. « Ici on se pose les bonnes questionset on tente d’apporter les bonnes réponses créativeset efficaces », affirme le jeune d’origine argentine quitrouve aujourd’hui du plaisir dans son travail. « C’estune formation large, souligne Luis-Miguel. Parmi lesdébouchés potentiels, il y a notamment la constructionnavale, l’automobile ou encore la logistique. » « Etpuis j’ai le temps de m’organiser pour faire d’autreschoses, conclut l’étudiant de 24 ans. Et notammentde vivre pleinement ma passion pour la musiqueélectronique. » ■rendreUTC – 03 44 23 43 23Hervé Dez / Le bar FloréalHervé Dez / Le bar Floréal« e voulais être pâtissier, mais je suis allergique à laJfarine », raconte avec humour Cyril Carloux. Lejeune homme a donc choisi d’apprendre un autre métierde bouche, celui de charcutier traiteur, suivant ainsiles traces de ses parents, propriétaires d’un commerceà Noyon. C’est au CFA de Compiègne que Cyril faitses classes et prépare un brevet professionnel alimentaire.« J’aime fabriquer le saucisson, l’andouillette,le boudin noir ou blanc, dit-il, et j’aime satisfaire leclient. » Ses parents, artisans charcutiers, sont contentsqu’il reprenne le flambeau. Même si, à 23 ans, Cyrilaimerait bien voler de ses propres ailes. « Je voudraisvoyager pour apprendre de nouvelles méthodes defabrication et les ramener chez nous. » ■CFA de Compiègne – 03 44 23 47 77Luis-Miguel, compiègneDe la musique augénie mécanique60 - N°16 - Avril 2006Stéphanie, LormaisonLa bossedes chiffres« I l y a plusieursv o i e s d a n sla vie, expliqueStéphanie Jaffray.Moi, j’ai décidé deprendre une voieprofessionnelle etje ne m’en plainspas. » À 19 ans, lajeune fille prépareun bac pro comptabilitéau lycéeLes Jacobins deBeauvais. « J’ai ratéma seconde générale,alors j’avaisle choix entre leredoublement oum’engager dans un BEP comptabilitésecrétariat,raconte Stéphanie. J’avaistrès peur du redoublement, alors j’aitranché. Et mes parents m’ont encouragée.» Aujourd’hui, si et seulement sielle a la chance d’obtenir son diplômeavec une mention bien ou très bien, elleenvisage de poursuivre sa route vers unDUT (diplôme universitaire technologique)« gestion des entreprises et desadministrations » à l’IUT de Beauvais.« Je voudrais bien au final m’orientervers la finance et le secteur bancaire,conclut la jeune Isarienne, passionnéede peinture et de modelage. Les chiffres,ça m’a toujours plu. » ■Lycée professionnel Les Jacobinsde Beauvais – 03 44 45 00 8815André Lejarre / Le bar Floréal


Du nord au sudDéviations routièresDans la bonne directionDans centres-villes et villages, de nombreux Isariens attendent avecimpatience qu’une déviation éloigne les nuisances du trafic routier deleurs lieux de vie. Et ne comprennent pas toujours la durée des opérations.Explications, à travers l’exemple de la future liaison Ribécourt-Noyon.n l’ignore souvent, mais quandles premières pelleteuses d’ungros chantier routier entrent enscène, c’est le cinquième acte dela pièce qui commence. Un acte qui clôt unesuccession de phases d’études, d’enquêteset de concertation. Ainsi, pour la nouvelle2x2 voies qui reliera Ribécourt à Noyon, ladécision a été inscrite noir sur blanc en 2000,dans le contrat de Plan passé avec l’État et laRégion mais elle avait pris du retard depuis2002. Finalement, l’ouverture de ce tronçonde 8 km de la RD 1032 (la RN 32, récemmentrenommée), avec une déviation à la hauteurde Chiry-Ourscamp et Passel, devrait interveniren 2010. Bien tard, pour certains.Respecter les équilibres« Entre autres, explique Thierry Frau, présidentde la commission infrastructures et transports, les longsdélais de ce type d’opérations permettent de garantirun chantier respectueux des équilibres écologiques etéconomiques, avec en projet le prolongement des axesroutiers structurants. » Avec, tout d’abord, la phase desétudes préliminaires, composée des appels d’offres pourla conduite des études de faisabilité et l’évaluation despossibilités de tracé. Une consultation des services de l’Étatet une réunion publique, en juillet 2004 à Noyon, ont misfin à ce premier acte. Le Conseil général, maître d’ouvrage,a ensuite procédé, lors de la phase dite de « l’avantprojetsommaire », à des analyses plus fines : relevéstopographiques, sondages géotechniques, étude paysagère,mais aussi analyse de la faune et de la flore. Un pont deplus de 20 m de large est ainsi prévu pour préserver un« corridor biologique » qu’empruntent aujourd’hui cerfs,chevreuils, et autre gibier. Ce deuxième acte se clôt surl’envoi, à l’État, d’un dossier d’enquête, préalable à laOnze déviations sont actuellement en projet dans l’Oise.déclaration d’utilité publique. On en est là aujourd’huipour la nouvelle RD 1032. À venir, parallèlement àl’enquête publique (troisième acte), des procéduresd’acquisition de terrains, à l’amiable. Pour d’éventuellesexpropriations, il faudra attendre le feu vert préfectoral.Qui sonnera le début du quatrième acte, avec ses étudestrès détaillées. Un long parcours, donc, avant les premierscoups de pioche.« à terme, se réjouit Patrice Carvalho, vice-présidentdu Conseil général chargé des routes, nous pourronsenfin dévier le flot des 16 000 véhicules qui transitentchaque jour sur la RD 1032. »Isabelle FriedmannSi vous souhaitez être régulièrement informésur le sujet, rendez-vous sur www.oise.fr1660 - N°16 - Avril 2005


L’Oise en actionpersonnes handicapéesDRUne nouvelleprestationPlacée sous la responsabilité du Conseil général,la toute nouvelle « prestation de compensation duhandicap » apporte des réponses personnalisées entermes d’équipements et d’aide humaine. Explications.Vivre au quotidien avec un handicap n’est pasfacile, comme de jeunes collégiens valides ont pule vérifier sur un « parcours pédagogique »que proposait le Conseil général en mars.ieux répondreaux besoinsdes personneshandicapées enfacilitant leur quotidienà la maison, leur autonomiede déplacement,leur accès aux loisirs età la culture. Tels sont ensubstance les objectifsde la prestation de compensationdu handicap,ou « PCH », en vigueurdepuis le 1 er janvierdernier.Modulable, adaptée àchaque personne, cettetoute nouvelle aide remplacel’« allocation compensatricepour tiercepersonne ». « Son champd’application, beaucoupplus complet, permet definancer les domainesessentiels de la vie d’uneEn pratiquepersonne handicapée :les aides à domicileet techniques, commeles fauteuils ou l’appareillage,les besoins dits“exceptionnels” telsl’entretien du matériel,l’aménagement dulogement ou du véhicule,ainsi que les aides animalières», explique-t-on aupôle « personnes handicapées» du Conseil général.PenserglobalementPour obtenir cettenouvelle prestation, ilsuffit de déposer undossier dans l’un deslieux d’accueil de laMaison départementaledes personnes handicapées*.Dès lors que lemédecin territorial attestede l’incapacité totale oupartielle d’exercer un actede la vie courante, uneéquipe pluridisciplinairese rend au domicile de lapersonne handicapée afind’évaluer ses besoins. Elleétablit avec elle (ou sonentourage, selon la naturedu handicap) un « plan decompensation ». Le dossierest ensuite examinépar la commission desdroits et de l’autonomiedes personnes handicapéesdu Conseil général.« Adaptée aux besoinsréels, cette prestationpermet de centraliser lesdemandes, estime HenriBonan, président de lacommission des affairessociales de l’Assembléedépartementale. Ellepermet aussi un meilleurPour bénéficier de la PCH, il faut avoir moins de 60 ans et résider en France. Le taux de priseen charge est de 100 % si les ressources annuelles sont inférieures à 23 571,60 €, et de 80 %si ce plafond est dépassé. La PCH ne se cumule pas à l’allocation compensatrice pour tiercepersonne, et n’est pas récupérable. Pour tous renseignements : 0 810 811 468 (N° Azur).suivi de l’enfance à l’âgeadulte. C’est une avancéeindéniable en matièred’aide aux personneshandicapées. »Patricia Lebouc-Coignard* pour connaître le relaisle plus près de chez vous :N° Vert, 0 800 894 421« Une approcheglobale du handicapétait devenueindispensable. »Henri Bonanconseiller général déléguéà l’autonomie des personneset président de la Commissiondes affaires sociales60 - N°16 - Avril 200617


Du nord au sudOise verte et bleueDeux jourspour nos cinq sensL’allée des Beaux-Monts, à Compiègne. Percée par Napoléon I er pour agrémenter la vue dont pourrait jouirMarie-Louise depuis le château, elle est aujourd’hui un lieu de promenade privilégié.Les 13 et 14 mai prochains,la première édition des journéesde l’Oise verte et bleue dévoileraun patrimoine forestier, fluvial etculturel d’une grande diversité. Tourd’horizon de ces journées « portesouvertes sur la nature », les loisirsqui s’y pratiquent et les joyauxarchitecturaux qui s’y cachent.CRT Picardie / David Grouardn connaissaitles journées duPatrimoine,il faut désormaiscompter avec cellesde l’Oise verte et bleue.Moins institutionnelet plus ludique, ce nouveaurendez-vous adoptecependant la mêmelogique d’ouverture et derencontres. Mais avecla nature, cette fois-ci.La verte des grands espacesnaturels et des forêts ;la bleue des rivières etdes berges, du ciel aussi.Un patrimoine très richedans l’Oise, qui compte122 000 hectares de boiset 1 850 kilomètres decours d’eau. Pendant toutun week-end, des activitésde loisirs seront proposéessur l’ensemble du territoirepour une découverteinédite et ludiquede notre environnement.Imaginée par le Conseilgénéral, en partenariatavec de nombreusesassociations et collectivités,« cette manifestationa pour ambition depromouvoir le tourismevert, celui des modesde circulation douce,randonnées pédestres,équestres, cyclistes, etde mettre en valeur les1860 - N°16 - Avril 2006


initiatives locales quitoute l’année donnent vieau patrimoine départemental», dit Jean-LouisAubry, président duComité départementaldu tourisme de l’Oise.En cohérence avecl’Agenda 21, adopté l’andernier par le Conseilgénéral, la conception del’Oise verte et bleue estpartie d’un principe simple,celui d’allier les plaisirssportifs, touristiques,culturels : permettre, parexemple, à un large publicde découvrir à l’occasiond’une balade un calvaired’une des mille églises isariennes,ou des traditionsculinaires et agricoles.Végétal, animal…En attendant de vousplonger dans le programmecomplet des13 et 14 mai, laissez-vousporter par quelques-unesdes sorties annoncées…Préfiguration du festivaldes Forêts de Compiègne(du 21 juin au 22 juillet),c’est un mariage envoûtantde musique et denature qui sera célébréle samedi 13 mai, auxalentours de La Neuvilleen-Hez: vous partirezflâner dans les bois avecun forestier et, au détourd’un chemin sinueux, lesviolons, alto et violoncelledu quatuor Joachim vousoffriront une pause musicale.Une séance spécialeculottes courtes est prévuepour les enfants, et pourles rois de la nuit, une randonnéeornithologique,prélude d’un concert nocturneensorcelant.Autre exemple de symbioseavec la nature,les randonnées à thèmesproposées le 14 mai par laferme des Trois Bouleaux,à Montreuil-sur-Brèche :découverte d’un prieurédu XIII e siècle lors d’unecourte marche, promenadesen attelage, visitedocumentée des douzecalvaires de Montreuil oubien partie de cueilletted’herbes aromatiques,avec initiation à la cuisineet dégustation de ces« saveurs vagabondes ».Le réseau Bienvenue àla ferme ouvre ses portestout le week-end.…aquatiqueet minéralOn connaît Saint-Maximin et sa pierrede liais, mais c’est touteune région qui se tailleune place de choix dansl’histoire minérale. À l’occasionde l’Oise verte etbleue, l’opération « sportet patrimoine », portéepar un collectif de onzecommunes du grandbassin creillois, fera dela visite de ses carrièresvisibles et souterrainesla pierre angulaire duweek-end. Dans le villagede Maysel, épargnépar les bombardementsde la Seconde Guerremondiale, on suivra lechemin qui va de l’extractionà la construction,en passant par le travailde taille. Passionnanteaussi, l’histoire de lareconversion des carrièressouterraines : « Pendanttout le XX e siècle, on y acultivé les champignonsde Paris. Le milieu estfavorable : taux d’hygrométrie,pas de lumière ettempérature constante à13-15 degrés », expliqueMarcel Saint-Pol, directeurde la Maison de lapierre. Enfin, parce quel’Oise verte et bleue se vitaussi au fil de l’eau, canoëkayak ou virée musicaleen péniche sont prévus,notamment du côté deSaint-Leu-d’Esserent. Surl’eau, à l’ombre des forêtsou sous terre, un weekendd’immersion naturelletotale en perspective.Isabelle Friedmann> CONTACTwww.oise-verteetbleue.com(en ligne à partir du 15 avril)« Il s’agit devaloriser notrepatrimoinenaturel, des forêtsaux cheminsde halage, et depromouvoir lessports et les loisirsrespectueux del’environnement. »Joseph Sanguinettevice-président du conseil général,en charge de l’environnementSur les bords du canal de l’Ourcq, à Mareuil-sur-Ourcq.60 - N°16 - Avril 200619David Grouard / CDTO


Du nord au sudParc AstérixQuand l’agréable se fait utileLe parc Astérix rouvre ses portes pour la saison. Implanté dans le sud dudépartement, le « village gaulois » est en fait une véritable petite ville, quicontribue au dynamisme de l’économie de l’Oise.Parmi les milliers d’emplois générés par le parc, celui de sculpteursur bois.n 1989, Astérix et ses acolytes choisissent lacommune de Plailly pour établir leur village.Ils tombent sous le charme du lieu : une clairièrenaturelle entourée d’arbres. « Une configurationqui rappelle celle de leurs aïeux », indique avec humourFlorence Daburon, responsable des relations publiquesdu parc.Rapidement le petit village gaulois prend de l’ampleur.Aujourd’hui le parc Astérix accueille 1,8 million devisiteurs par an et a généré l’année dernière un chiffred’affaires de 66 millions d’euros hors taxe. Il devientainsi le deuxième parc d’attractions de France en termesde fréquentation. Avec un public majoritairement20Parc Astérix 200660 - N°16 - Avril 2006français (85 %), dont plus de la moitié est francilien.Vous pourrez profiter cette année de trente et uneattractions et dix spectacles. Des animations quifont appel à une kyrielle de professionnels différents.En tout cinquante métiers sont représentés. Desrestaurateurs, des animateurs, des agents d’accueil maisaussi des artisans : forgerons, potiers, maîtres verriers,et quelques métiers atypiques tels que perruquiers,soigneurs-dresseurs de dauphins, ou encore fauconniers.Emplois et richessesLe parc Astérix fait travailler 1 500 saisonnierset 176 permanents, pour la plupart originairesdu département. Et ce n’est pas un hasard puisquel’entreprise recrute saisonniers et permanents encollaboration avec l’ANPE de Creil. Pendant la saison,elle leur offre la possibilité de recevoir une formationprofessionnelle. Et de la poursuivre durant l’hiver.Bon point pour le parc donc, qui crée des emploisdirects, mais aussi indirects. « Un emploi créé,génère généralement trois emplois indirects dansle département », confie Sophie Huberson, secrétairegénérale du syndicat national des parcs d’attractions, leSnelac. D’après ces calculs, l’entreprise ferait travaillerindirectement 4 500 personnes dans l’Oise. La plupartde ses sous-traitants en sont originaires, commeLa Centaure Sécurité, basée à Compiègne, Codifrais,à Longueil-Sainte-Marie (produits laitiers, carnés,charcuterie...), ou Davigel à Lagny-le-Sec (surgelés).La collectivité publique elle-même n’est pas en reste.L’année dernière, le parc d’attractions a rapporté auxseules finances départementales 343 676 euros de taxeprofessionnelle et 145 385 euros de taxe foncière.Et Astérix et ses acolytes ne comptent pas s’arrêterlà, ils prévoient encore de développer leurs activitésd’ici à 2009 !Alice Serrano


Visites cantonalesComme il s’y était engagé dès 2004, le président du Conseil généralpoursuit ses visites dans chacun des 41 cantons de l’Oise. Objectif : aller àla rencontre des élus locaux, des entreprises, des associations, des citoyens,tous ceux qui font vivre le territoire. Le mois dernier, c’était au tour ducanton de Crèvecœur-le-Grand (le 1 er mars), et des trois cantonsde Beauvais (le 22 mars).> Crèvecœurle-Grand20 communes6 440 habitants109 entreprises(dont 20 industrielles)1 collège> Beauvais9 communes62 248 habitants6 entreprises de plusde 500 salariés20 entreprises de 100à 500 salariés7 collèges dont 5 publicsDRDRPremière rencontre de la journée :celle des élus locaux, en mairiede Luchy. la gauche d’Yves Rome,le conseiller général du canton etmaire de Crèvecœur, André Coet,et Erick Mullot, présidentde la communauté de communes.DRCe déplacement des élus sur leterrain est également l’occasion,au sortir d’un hiver qui les a mis àlourde contribution, de saluer leshommes du centre routier départementalde Crèvecœur, et à traverseux les équipes du Conseil généralqui œuvrent pour la sécurité surles routes de l’Oise.DR DRAvenue du Château à Crèvecœur,la destruction de vieux logementsest lancée. Certains des ancienslocataires, tous déjà relogés avecl’aide du Conseil général, assistentaux travaux. Bientôt, une vingtained’appartements supplémentairesverront le jour à cet endroit.Crèvecœur, la scierie Petit, crééeen 1927, est emblématique. Elleemploie 70 salariés et exporte50 % de sa production, commel’explique ici son directeur, EricBes, aux élus départementaux.Les élus départementauxont tenu à saluer, par unevisite impromptue lors d’unentraînement, le travail deterrain que mènent l’associationAdele et son école de cirqueLa Batoude.Georges Becquerelle, SylvieHoussin et Yves Rome fontle point sur le chantier dela déviation de Beauvais, auxabords du pont de la RD 35à Saint-Martin-le-Nœud.60 - N°16 - Avril 2006DRDRYves Rome et les conseillersgénéraux des cantons de Beauvais(de g. à d.), Henri Bonan(Beauvais nord-est), SylvieHoussin (Beauvais sud-ouest) etGeorges Becquerelle (Beauvaisnord-ouest), se sont aussi rendusau centre de secours,et ont rencontré son directeur,le colonel Grégoire (au centre).DRChaque visite dans les cantonss’achève par une réunion publiqueouverte à tous. Au théâtredu Beauvaisis, ce sont plus de200 citoyens des trois cantonsqui ont répondu présent.21


L’ Oise en têteMarie-France IonescoAu nomdu pèreAndré Lejarre / Le bar FloréalLe parc départemental Jean-Jacques Rousseau accueillera,début juillet prochain,la première édition du festival« L’Oise au théâtre ».Cet événement culturel, initiépar le Conseil général, mettraà l’honneur, cette année,Eugène Ionesco. Sa fille uniquea accepté de soutenir cetteinitiative. Rencontre.> Eugène Ionesco et sa filleen 5 dates1909 Naissance d’Eugène Ionesco en Roumanie1944 Naissance de sa fille Marie-France1950 Première de La Cantatrice chauve à Paris1991 édition du théâtre complet d’Eugène Ionesco à La Pléiade1994 Mort d’Eugène Ionesco à Paris


60. La premièreédition du festival« L’Oise au théâtre »sera consacrée, cetété à Ermenonville,à l’œuvre de votrepère. Comment avezvousété amenéeà vous y associer ?M.-F. I. Cela s’est faittrès simplement. J’aiété contactée, il y aquelques mois, par lejeune directeur artistiquedu festival, LadislasChollat. Vous pensezbien que je suis toujourstrès heureuse de voirque l’œuvre de monen charge la créationde La Colère.Je participerai également,pendant le festival, à uncolloque consacré à monpère. Enfin, je prêteraiun certain nombre dedocuments pour uneexposition.Connaissiez-vousl’Oise avant d’êtresollicitée pour ceprojet ?Du point de vue littéraire– et je tiens aussi celade mon père –, cettepartie de la France est,pour moi, très associéeil a d’abord écrit despoèmes, puis beaucoupde critique d’art, oulittéraire… Avec lethéâtre, il ressentait unmalaise. Les conventionsthéâtrales, les gensqui meurent en scèneen faisant « Ah ! »,ça le gênait.Pourtant, comme il ledisait, « le théâtre était en[lui] ». Il y est venu parles dialogues, conçus à lafois comme les différentesvoix de l’auteur, et commemode d’expressiondes antagonismes, desconflits.Le roi se meurt, qui estune pièce d’apparencebeaucoup plus« classique », l’écrituren’est pas du tout la même.Je dirais cependant quela constance de sonthéâtre, c’est qu’il tâchaitd’exprimer ce qui en luiétait le plus profond, sondésarroi, sa recherche desens. Comme Van Gogh,qui avait envisagé d’êtrepasteur, mon père avaitsongé à être moine. Jecrois que l’un et l’autreétaient à la recherched’une vérité spirituelle,qui transcende l’art.« Écrire était sa façon à lui d’accomplirson métier d’homme. »père suscite l’intérêt,surtout celui de jeunes.L’œuvre d’un écrivainexiste dans la mesureoù elle est vivante pourles autres. J’ai doncaccepté d’apporter macontribution.En quoi va consistervotre participation ?J’ai d’ores et déjàintégré le jury chargé desélectionner les troupesqui seront sur scène enjuillet. Ce jury, composéde gens de théâtre, etbien sûr de représentantsdépartementaux, s’estréuni une premièrefois. Notre travail nousa notamment permisde sélectionner unecompagnie régionale,éclats d’états, qui auraà Gérard de Nerval. Biensûr, il y a aussi Rousseau,mais je me sens plusproche de Nerval.Sur un plan pluspersonnel, je connaisun peu les environs deSaint-Just-en-Chaussée,où j’ai des amis. Cetterégion a quelque chose detrès émouvant. On sentlà, dans la terre même,le poids de l’histoirede la France. Et de sapérennité.Commentprésenteriezvousvotre père,aujourd’hui, à unnon-spécialistedu théâtre ?Mon père lui-même s’estlongtemps tenu à distancedu théâtre. Jeune,Le mot « absurde »,souvent accolé à sonœuvre, a été trèsdiscuté…Lui-même le contestait.L’étiquette d’« absurde »peut en effet tout aussibien être collée sur leLivre de Job dans la Bibleou, chez les Grecs, sur lemythe d’Œdipe. Tout ceque nous ne comprenonspas, ce qui nous dépasse,ce à quoi nous n’avonspas de réponse, peut êtrequalifié d’absurde.60 - N°16 - Avril 2006Alors, commentdéfinir son théâtre ?Il y a dans son œuvre unegrande variété formelle.Par exemple, entre LaCantatrice chauve, qui estune pièce de polémiquesur la forme théâtrale, età quel moment devotre vie avez-vousréalisé l’importance« sociale ethistorique » qu’avaitvotre père ?Question difficile…Pour moi, il a toujoursété, simplement, monpère ! Et si je l’ai admiréen tant qu’écrivain,c’est parce que dans sonœuvre il était pleinementhomme, pleinementlui-même. Sous toutesses formes, cette œuvreest l’expression deses étonnements, de sesémerveillements, deses questionnements,de ses recherches etde ses contradictions.Propos recueillis parBenoît Mougneà lirePortrait de l’écrivain dansle siècle Eugène Ionesco,par Marie-France Ionesco,Gallimard / Arcades, 200423


Ils font l’OiseSandra VautourDans le rythmeComment appelle-t-on les habitants de Marie-Galante ? Qui est Léopold SédarSenghor ? Qui a créé le groupe des Black Panthers ? Dix ans de recherches et deréflexion ont permis à Sandra Vautour de rédiger plus de 600 questions sur lagéographie, l’histoire et la culture afro-caribéennes. Avec le graphiste PhilippeLebret, elle a ainsi créé un jeu de plateau, « Tambour battant », qui s’adresseà tous : « c’est un jeu de partage et de découverte, destiné à la communauté noire,comme à ceux qui n’en font pas partie », explique la créatrice, jeune Creilloised’origine martiniquaise. Outil éducatif, Tambour battant est aussi un supportde communication intergénérationnelle : « Les questions posées permettent à nosaînés de raconter leur histoire. »Pour se procurer Tambour battant : 06 14 65 44 23.éric Facon / Le bar FloréalCaroline CorreDans le coupÀ l’image de sa passion – curieuse et éclectique – pour l’art contemporain,Caroline Corre a façonné, à Verderonne, un lieu d’expositions et derencontres, loin des stéréotypes conventionnels. Première originalité dece centre artistique : il héberge le seul musée de « livres uniques d’artistescontemporains ». Une forme d’art méconnue pour laquelle Caroline Corre a euun coup de foudre en 1980 : « Il s’agit, soit de vrais livres que des plasticienspersonnalisent, soit de créations, sculptures, amoncellements, collages… Cesont toujours des transformations qui permettent de détourner de sa fonctioninitiale un objet du quotidien. » Objet culturel par excellence, le livre devientpièce unique, matière brute métamorphosée par l’imagination de l’artiste etlivrée à celle du public. La soixantaine énergique, cette « pasionaria du livred’artiste », collectionneuse de tempérament, aime aussi fouiner à la recherched’œuvres insolites, « boîtes à rêves » ou « jouets d’artistes », nés de l’inventivitéillimitée des esprits créatifs. Elle réalise aussi de grandes expositionsthématiques : après l’animal et le végétal, place cette année au minéral. Enfin,l’art contemporain, pour Caroline Corre, c’est aussi une philosophie de la vie :« J’aime l’art quand il enchante autant les intellos, les non-connaisseurs queles enfants. L’art doit parler à tout le monde. » Avec cette volonté de ne paslaisser l’art s’enfermer dans une bulle élitiste, l’ex-galeriste, arrivée de Parisil y a six ans, déploie toute son énergie pour ouvrir au plus grand nombreles portes de son manoir du XVII e siècle : initiatives avec les écoles, « pourdévelopper la curiosité des enfants », mais aussi organisation de vernissagesoriginaux et festifs.Contact Centre artistique de Verderonne(à 3 km de Liancourt) 03 44 69 22 25éric Facon / Le bar Floréal2460 - N°16 - Avril 2006


Arnaud ChauchetDans les motsNous sommes en 1788, la sécheresse contraint Jean, jeunepaysan, à gagner un Paris en proie à la Révolution. « “Espoir”est un roman d’amour et d’amitié sur toile historique », expliqueson auteur, Arnaud Chauchet. « Surtout pas sportif », ni manuel,le jeune bachelier compiégnois est un intellectuel assumé : « J’aidécouvert l’écriture en classe de première littéraire, j’aime aussil’histoire et la généalogie. » À vingt ans, il s’attelle à la correctiond’Aurore, la suite de son premier texte, et poursuit l’écriture dutroisième, s’abandonnant pleinement au « plaisir d’écrire, d’inventerdes personnages, de leur donner vie et d’avoir l’impression de seretrouver dans leur peau ».“Espoir” a été publié à Nice par les éditions Bénévent.éric Facon / Le bar Floréaléric Facon / Le bar FloréalMagali GanneDansle milleÀ seize ans, Magali Gannedécoche ses flèches auplus haut niveau. Sacréechampionne de France de tirà l’arc à poulies, début mars,elle revient tout juste, médailléed’argent, d’Andalousie où ellea disputé les championnatsd’Europe, catégorie juniorfemmes. Concentrée, calmeet sereine – des atouts danssa discipline –, cette lycéennedu Noyonnais n’envisage sonavenir que dans l’univers descibles. En plein cœurde préférence.Philippe HamainDans le ciel« Je vends du rêve et du bonheur, je vois sans cesse les yeuxdes gens pétiller. » Philippe Hamain, président-fondateur deMontgolfières de Picardie, a fait de sa propre fascination pourles ballons une activité professionnelle. Avec une seule nacelleà la création de l’entreprise, en 1989, il a pris son envol etpossède aujourd’hui neuf de ces « engins insolites hors dutemps ». Il les fait voler à des fins publicitaires, mettantà la disposition de grandes enseignes 12 000 mètres carrésde tissu qui hissent dans le ciel leurs couleurs. Mais c’est leversant touristique de son activité que préfère ce « doux rêveur »,enseignant en transports et logistique dans une première vie.Il aime balader les âmes entre ciel et terre. Et pour cela, il n’y apas d’âge : il fit voler, un jour, un couple qui totalisait 184 années !D’une durée d’une ou deux heures, le voyage permet de frôlerchamps et forêts ou de s’élever haut dans les cieux.Contact www.montgolfiere.com ou 03 44 71 70 9560 - N°16 - Avril 200625Hervé Dez / Le bar Floréal


Itinéraires loisirsMusées, maisons, jardins…Sortie d’hibernationSi les principaux lieux touristiquesisariens sont ouverts toute l’année,tel n’est pas le cas de nombreuxpetits musées, conservatoires ruraux,jardins publics... Tour d’horizon,et de saison.Ils sont discrets au détour d’une rue ou à l’orée d’unvillage, les musées « saisonniers » et les demeuresdes grands siècles qui disent l’histoire de l’Oise,son passé qui forge notre présent. Ses savoir-faireaussi. Au rez-de-chaussée de l’école, s’ouvrant surune placette bientôt fleurie où cascade une fontaine,à l’ombre de la collégiale et de la médiévale abbatiale,le musée des Arts et Traditions populaires de Saint-Germer-de-Fly vous contera la « vie d’antan », au XIX e ,dans un dédale de petites salles et vitrines. Sur lespupitres en bois des écoliers, les cahiers sont ouvertsà la page d’une leçon de choses, les instruments dela fanfare qui défile le dimanche rutilent, plus loins’alignent les outils du menuisier, du savetier, et lesvieux fers à repasser en fonte. Il y a aussi le four à painet l’épicerie avec ses comptoirs et ses sacs de grains.Laurent Govaert> Ancienne ferme-écoleau XIX e , le muséeconservatoirede laVie agricole et rurale,à Hétomesnil, vousapprendra le quotidiendes Picards vers 1900,les gestes du semeur, ducharon, du tisserand,et de l’écolier maniantla plume Sergent-Major.Musardez…Hommage aux artisans qui surent faire de cette terreœuvre d’art. Les argiles précieuses du pays de Bray,malaxées par les mains des potiers depuis l’Antiquitégallo-romaine, devinrent pots, pichets et plats, terrescuites vernissées, grès azurés, grès salés flamboyants quiprirent place sur les tables de la cour, dès le XVI e siècle.Admirez-les au musée de la Poterie, à Lachapelle-aux-Pots, où ils composent une jolie farandole, à côté desfaïences décorées, des barattes, alambics, touries… Il y aencore, le long du Thérain, le moulin-musée de Saint-Félix qui perpétue les gestes du brossier, le faiseur debrosses, brosses à dents, à chapeau, à moustaches ;le musée-ferme de la Patte-d’Oie, au nord de Noyon,où le maréchal-ferrant, le moissonneur, ceux qui firentle monde rural des années 1900 s’animent par la passiond’agriculteurs d’aujourd’hui. L’Oise des fermes et deschâteaux, des jardins à la française aussi… de quoi selaisser conter fleurette !Marie lecoustey2660 - N°16 - Avril 2006> Catalpas, bananiers,noyers d’Amérique, etpremières jonquilles… envert et jaune, le Potager desprinces compose une île denature en plein Chantilly.Tous les jours en semaine,à 14 h 30, « le jardinierparle aux enfants ».RB Presse


45212Beauvais36911Compiègne10Creil718Déjà ouverts :1. Musée de l’Archerie et du Valois,Crépy-en-Valois03 44 59 21 972. Musée des Arts et Traditions populaires,Saint-Germer-de-Fly03 44 82 62 743. Musée de l’Aviation, Warluis03 44 89 28 234. Musée communal de Gerberoy03 44 82 33 635. Musée de la Poterie, Lachapelle-aux-Pots03 44 04 50 716. Moulin-musée de la Brosserie, Saint-Félix03 44 07 99 507. Potager des princes, Chantilly03 44 57 40 408. Château de Vez03 44 88 55 189. Cité des bateliers, Longueil-Annel03 44 96 05 55Et bientôt :10. Château de Boury-en-Vexin, 16 avril03 42 73 19 3211. Musée-ferme de la Patte-d’Oie, Le Plessis-Patte-d’Oie, 1 er mai03 44 43 23 3412. Conservatoire de la Vie rurale et agricole,Hétomesnil, 7 mai03 44 46 92 98Nota : Il est prudent de se renseigner sur les jourset horaires d’ouverture, au préalable.Comité départemental du tourisme :03 44 45 82 12www.oisetourisme.comMusée de l’Archerie et du Valois> Sis dans un majestueuxchâteau médiéval, lemusée de l’Archerie et duValois, à Crépy, retracel’histoire et toutes lesmodes du tir à l’arc,abrite une collection deSaint-Sébastien, patrondes archers, et de statuessacrées recueillies dansles églises de la valléede l’Automne. Si lesvents sont porteurs,vous pourrez tenter dedécocher une flèche !


SportsCano kayakLes joies de la pagaieÉric Facon / Le bar FloréalEn pleine nature,sur l’Oise ou surle Thérain, lecanoë kayak sepratique à toutesles saisons dansle département.Les jeunessont souventles premiers àembarquer, maisà l’approche desbeaux jours,il est possiblede découvrircette activitéen famille.bord d’un bateau, onvoit l’Oise différemment.On a l’impressiond’être en vacances,ailleurs. » Pascal Dauvergne estprésident du club de canoë kayakde Montataire, qui propose avanttout de pratiquer un sport loisir.Chaque année, plus d’une soixantainede licenciés, dont la moyenned’âge est de 25 ans, vient pratiquerl’activité, été comme hiver. « Noussommes ouverts à tout le monde :aux spécialistes qui veulent développerdes compétences précisescomme aux personnes qui veulentvenir en touristes, s’amuser surl’eau », poursuit le président. Pourattirer le plus grand nombre, lesclubs de l’Oise proposent souventdes initiations : des randonnées28familiales sur des distances etdes durées variables. Une fois surl’eau, les participants peuvent alorsobserver la faune et la flore,s’approcher d’îles inaccessiblesdepuis les berges, ou encores’arrêter sur des rives communales.Découverte de la natureUne approche de la nature quiimplique une sensibilisation à saprotection, par exemple en matièrede déchets. « C’est incroyabletout ce qui peut être jeté dansl’eau. Nous organisons souventavec des pêcheurs ou des lycéensdes opérations de nettoyage desberges et de la rivière. équipés degants, d’un sac poubelle et d’uneéprouvette, nous ramassons lesobjets flottants en grand nombre »,60 - N°16 - Avril 2006explique Pascal Dauvergne, qui atrès récemment collecté avec sonéquipe près de 500 kilos de déchetssur deux kilomètres. « Tout lemonde doit se sentir concerné »,renchérit-il.Ce genre d’action est aussi mis enplace à Hermes où le club de canoëkayak se dit de même « vigilant parrapport aux dégradations et auxpollutions ». Et cela bien que l’association,de cinquante adhérents,soit plus orientée compétition etpropose des entraînements auslalom à côté de la place de la communeou dans un bassin artificielà Cergy-Pontoise. « Un moniteurdiplômé d’état, permanent duclub, est là pour s’occuper desjeunes envoyés par des clubsdu département, note Jean-Luc


Gensse, le président. Si des jeunes d’un autre clubaccrochent bien, ils viennent nous voir pour se lancerdans la compétition. » Cette année, quatre sont enNationale 2 et participeront au championnat de Franceen juillet prochain. Alors pour les spécialistes commepour les touristes, les joies de la pagaie sont multiples !Brune Mauger« En cinq ans, grâceà notre recrutementd’un moniteur dehaut niveau, notreclub est passé dequinze à cinquantelicenciés. »Hermes Canoë KayakÀ l’année. Licence enfant : 67 E,adulte : 79 E.Gilet, casque, bateau fournipar le club.Pour le loisir : descentedécouverte du Thérainchaque premier samedi dumois, participation : 15 E.Au menu dans les semainesqui viennent, un championnatde slalom est organisé les6 et 7 mai, et participationà la manifestation L’Oise verteet bleue les 13 et 14 mai,avec une descente touristiquede la rivière.Contact et inscriptionsauprès de Julien Antride(06 87 98 60 27) ou Jean-LucGensse (03 44 03 23 26).Canoë kayak du Beauvaisis(base nautique du Canada)Contact : Pascal Sannier(03 44 48 27 42).Jean-Luc Gensseprésident du club de canoë kayak d’hermesOù pratiquer dans le département ?Canoë kayak - Club du Thérain(Montataire)à l’année. Licence enfant : 40 E,adulte : 60 E.Gilet, casque, bateau fournispar le club.Manifestations gratuitesouvertes à tous : unepromenade familiale ledimanche 14 mai (après-midi),un rallye le dimanche 25 juin.Inscriptions indispensables.Sorties en mer dans la baiede Somme, sorties dans lesHautes-Alpes et le centre de laFrance prévues chaque annéepour les licenciés.Contact : Pascal Dauvergne(03 44 56 34 58).Canoë kayak – Clubde La Croix-Saint-OuenPossibilité de faire de la piroguesur l’Oise.Contact : Gaëtan Lecuru(06 22 47 36 28).en bref> CyclismeLa saison des coursesAvec le printemps, les cyclistes sont de sortie !Voici le calendrier des prochaines courses dansl’Oise. 16/4 : 62 e Grand Prix de la ville de Nogentsur-Oise,Prix de la municipalité de Clermont ;17/4 : course de Blargies ; 21/4 : Prix de la villede Rantigny ; 22/4 : course de Coudun ;23/4 : 49 e circuit du Valois ; 29/4 : coursede Brenouille ; 30/4 : à Auneuil, championnat del’Oise des régionaux. 1/5 : circuit de l’Aronde àMoyenneville ; 6/5 : Prix de la ville de Labruyère ;13/5 : Prix de la ville de Cauffry, coursede Ronquerolles.Contactwww.picardie-ffc.com> Crèvecœur, 23 avrilRaid de l’OiseOuverte aux coureurs à pied et aux vététistes detous niveaux, l’épreuve propose deux parcours :19,7 km pour les adultes, 10,9 km pour lesjeunes. Un nouveau circuit en huit permettra auxspectateurs de voir plusieurs fois les concurrents.Dossards à retirer à 8 h, rue de Breteuil. Départrue de la Gare à 9 h 30. Les coureurs démarrenten premier, les vététistes les rattrapent en partanttrois minutes plus tard, puis alternent. Remisedes récompenses à la salle des fêtes à midi.Les tarifs sont de 14 euros (équipe de deuxadultes) et de 6 euros (jeunes). Certificat médicalde moins d’un an pour les non-licenciés.ContactJean-Marie Alphonse, 03 44 46 84 01www.loisirs-cyclisme-crevecoeur.com> Beauvais, 13 maiÇa va danser showLa 9 e édition du tournoi international de dansesportive rassemblera, à l’élispace, près de500 danseurs, venus de sept pays d’Europe.À l’issue du show, qui commence à 19 h,les spectateurs pourront investir la pistede danse entre minuit et 2 h du matin.Plein tarif : 20 euros ; tarif réduit (étudiantset scolaires à partir de 11 ans) : 15 euros ;moins de 11 ans : gratuit si accompagné.CONTACTJean-Claude Rimbert, 03 44 89 00 7360 - N°16 - Avril 200629


Culture / bons plansÀ SALENCYFaites vos contesls sont 8 ou 9 conteursà l’enseigne de« Conte là-d’ssus » quiles 12 mois de l’annéetraversent, 1 001 motsdans la besace, les96 départements dela métropole, ceuxde Navarre et d’ailleurs,revenant toujours à leurpoint de départ : Salency,leur gîte. Dans ce petitbourg à 4 kilomètresde Noyon, les 21, 22et 23 avril, ils invitentleurs amis et ceux des26 lettres de l’alphabetpour un festival au joliOise en guinguette,c’est comme unegrande balade en fanfare,une valse à mille tempsdans le souffle del’accordéon, sous le soleilnom de « Quand dirat-on». Il y aura donc :23 compagnies conteuses,autant de langues quicausent et chantent,autant de paires de mainsqui riment en langue dessignes aussi, jonglentet jouent de la musique.Soit, 45 rendez-vous de0 à 100 ans et plus, àtravers sentes et jardins,au piano-bar, à la mairie,rue du Bon-Puits. ■Tarif : 0 euro, réservationobligatoire dès le 13 avril.CONTACT 03 44 43 45 52http://conte.ladssus.free.frAU FIL DE L’OISEAccordéon,chansons, dansons !des cuivres bien briqués.Départ vendredi 5 mai à20 h 30, place de la Gare àNoyon, arrivée dimanche7 mai à 22 h 30, salle desfêtes de Longueil-Annel,via une haltesous le saulepleureur dePont-l’Évêque.Entre-temps,montez dansla péniche,faites quelquespas de swingsous lechapiteau et lelong du canalde l’Oise oùse joueront des joutes.Rencontrez MonsieurHoël et ses bons tuyaux,prestidigitateur du son,écoutez des histoiresd’eaux, des guitares etdes sax… Un hommageà l’esprit des bateliersqui ont fait et fontl’Oise un peu plus bleue. ■Le 5 mai à Noyon,le 6 à Pont-l’Évêque,le 7 à Longueil-Annel.Renseignements etprogramme au03 44 43 19 80,spectacles gratuits.3060 - N°16 - Avril 2006DRTri-anglesen bref> EXPOSITIONLe plus excellentcrayonneur del’EuropeVoici révélé pour la premièrefois, au musée Condé deChantilly, un portraitiste« aux crayons » nomméDaniel Dumonstier, peintredu roi sous les premiersBourbon. Né en 1574 parmiune dynastie de dessinateurs,il fut au service de Henri IVpuis Louis XIII, mena une viede poète libertin, et s’éteigniten 1646 au Louvre. Non sansavoir vu défiler devant lui unebelle galerie de portraits :Gabrielle d’Estrées, le ducde Buckingham, le prince deConty… Jusqu’au 26 juin, tousles jours sauf mardi.CONTACT03 44 62 62 64 /chateaudechantilly.com> LECTUREPicardie,autoportraitsSous ce titre, 31 écrivainsesquissent en 100 textesbrefs la « picarditude »,sentiment qui fait de l’Aisne,la Somme et l’Oise unerégion vraie. Certains disentun village, un personnage,Rousseau ou le pèreGrimace, d’autres la couleurdu cresson, une gare,l’attrait de Paris aussi. CécileOdartchenko, elle, raconte« aimer le pays, aimer lesJacques, aimer les routes surlesquelles on glisse derrièreles camions de betteraves,les sources qui apparaissentet disparaissent, commemousse et bave d’escargots(…) ».Éditions de lade,18 e en librairies


COMPAGNIE CHENEVOYLe théâtre parten campagneontataire,12 173 habitantsau dernier recensement,compte depuisle 1 er janvier 2006– officieusementseptembre 2005 – troisinvités de marque, troismembres et plus de lacompagnie Chenevoyqui s’est installée enrésidence sur la scène duPalace, sous le patronagefinancier de la Directionrégionale des affairesculturelles et du trioRégion-Département-Ville. Yves Chenevoy,acteur-metteur en scène,Charlotte Blanchardet Claudie Arif, les« piliers », sont là presquetous les jours, à tour derôle ou à plusieurs, quipour un atelier enfantset ados, qui pour unereprésentation des SeptJours de Simon la Brosseau Secours populaire,qui pour travailler destextes avec l’associationFemmes solidaires oucollecter les histoires desMontatairiens. Car lescomédiens, qui se fixentpour mot d’ordre defaire venir le théâtre àceux qui n’y vont jamais,mèneront en trois anset en trois temps unambitieux projet autourde la transmission de lamémoire : recueillir laparole, la métamorphoseren « objets diversthéâtraux » avec desauteurs, la faire montersur scène – ce, avec et« Salvador, la montagne, l’enfant et la mangue »par la compagnie Chenevoy le 14 avril sur lascène du Palace.pour les habitants. Unpatient travail de terrain,un travail social biensûr, où cependant « lacréation reste essentielle,celle qui nourrit ».Bon appétit de théâtre ! ■DRSERRES OUVERTESHorti-culture à Lavacqueriees Slounisiaks, 6 et 7 mai, c’est le premier des trois week-ends festifs« Xpos & sons » qui rythment les quatre saisons des Esserres,dynamique collectif de créateurs toutes essences, qui cultivent ensemblearts plastiques, vidéo, photo, musiques,et autre botanique graphique.« Cultivent » est bien le mot, car ilsse sont implantés, en 1999, sur undomaine horticole menaçant ruine, ontinvesti les serres de verre, disséminéles œuvres entre les potées de crassula.Des plantes d’ailleurs en vente lors deces portes ouvertes où se succéderontune soirée hardcore, live électro… lesamedi dès 19 h, ateliers pour enfantset lecture de contes par les Tatamoursle dimanche à 16 h tandis que les« grands » déambuleront à traversles expositions. ■DREntrée libre, sauf le concert du 6 maià 6 euros. CONTACT 03 44 13 00 2260 - N°16 - Avril 2006LE 23 AVRILPrintemps desarts, saison 3Grande fête populaire et médiévale,pour tous les goûts et tous les âges,ce dimanche d’après-Pâques sur le sitevillageois de Cambronne-lès-Ribécourt,dès 10 heures. À l’initiative des Artistesamateurs de la vallée de l’Oise. Voyez unpeu, pêle-mêle : une parodie de la vie deCharles VI par une troupe théâtrale, descombats valeureux de gens d’armes, uneauthentique locomobile à vapeur et desvieux gréments modèles réduits, des clubsmodélistes, artisans et peintres. En guised’en-cas, des petits plats régionaux.CONTACT 03 44 75 04 3331


AgendaEn familleUn jour à la fermeVeaux, vaches, cochons, silos de blé, champs de betteraves, quelques agriculteurs vous ouvrentleurs étables et/ou exploitations, vous conviant à écouter le rythme des saisons, à sentirla chaleur du lait tout juste trait, à suivre vos aliments du pré à l’assiette. Visites et animations.Benjamin TeissèdreUn dimanche à la ferme (par la chambre d’agriculture, la FDSEA, les Jeunes agriculteurs de l’Oise)23 avril, chez François Mellon à La Neuville-Garnier, Christophe Beeuswaert à Agnetz,Arnaud Ferry à Trumilly. > CONTACT 03 44 11 44 11Bienvenue à la ferme13 et 14 mai, à Montreuil-sur-Brêche, Serans, Songeons, La Chapelle-sous-Gerberoy,Grémévillers, Esquennoy, Montépilloy, Oursel-Maison. > CONTACT 03 44 11 44 50> musiquesPanam’ BrassEnsembleSinatra, Cosma, un air deChaplin ou de Broadway,la musique rutile avec ces cinqcuivres plus percussion.2 mai 20 h 45, espace Jean-Legendre à Compiègne.> CONTACT03 44 92 76 76DRLes GigolosDisciples version gag de LouisPrima, génial sax de NewOrleans, avec eux ça swingue.5 mai 20 h 45, La Faïencerieà Creil.> CONTACT03 44 24 95 70faiencerie-theatre.comMozart obligeMozart l’homme, à traversses lettres lues par LudmilaMickaël et Pierre Arditi. Mozartau piano, aux cordes et vents.6 et 7 mai, Gournay-sur-Aronde.> CONTACT03 44 40 68 83> théâtre / spectaclesFaites l’acteurDeux stages pour tous sousla houlette de L’Acte théâtral :« le texte chanté », « le clown ».À Margny-lès-Comiègne.> CONTACT03 44 83 60 45acte-theatral.asso.frFestival de scènesCorneille, Shakespeare, Goldonien grands classiques ; du théâtrecontemporain, musical, anglaiset enfant... tout un répertoire.4 au 23 mai, à Coye-la-Forêt.> CONTACT03 44 58 52 39F. PetricenkoCollectionsparticulièresM. Toussaint / Starface« Des paroles, des musiques, dufromage. Un vrai cabaret... », ditFrançois Morel, ex-Deschiens,de son spectacle.9 mai 20 h 45, espace Jean-Legendre à Compiègne.> CONTACT03 44 92 76 76PhilharmoniqueMendelssohn, Schubert et un« Requiem pour un résistantdéporté », par l’Orchestrede l’Oise assorti de chorales.3 mai 20 h 30, abbaye Saint-Leu-d’Esserent.> CONTACT03 44 48 60 52V. et M. Martin3260 - N°16 - Avril 2006One two triieeeLes trois des P’tits Bras entrenten scène, cirque, acrobatie,humour, belle paire de manches !6 mai 16 h, théâtre de verdurede Breuil-le-Vert.> CONTACT03 44 14 41 48À mots ouvertsUn comédien s’empare des motsmis en phrases et en chapitrespar un atelier d’écriture.Il les clame, les chuchote.12 mai 20 h 30, bibliothèquede Clermont.> CONTACT03 44 50 32 53


expositionsC’était demainJ.-P. DavidMarché de jardin sous lesfrondaisons du domaine duColombier. (Une entrée offertepour une achetée, le matin,sur présentation de ce « 60 ».)30 avril et 1 er mai (10 h à 19 h),Saint-Léger-en-Bray.> CONTACT03 44 47 67 17domaineducolombier.com> fêtes / festivalsFestival natureen BrayRiche et fragile est notre Terre,apprenons à la protéger. Expos,films, sorties, ateliers...29 et 30 avril à Buicourt.> CONTACT03 44 82 38 97La fête de BetzPremière dans le canton deBetz ! Rencontres et palabresautour des jeux picards,tir à l’arc, balades à poney.13 mai, à Cuvergnon.> CONTACT03 44 87 44 59> DÉBATHommage à Albert Robida,illustrateur, visionnaire duXX e siècle, et Compiégnois !Jusqu’au 21 mai (sauf lundi),Saint-Pierre-des-Minimes,Compiègne.> CONTACT03 44 20 26 04L’écriture en forme... forme la fraternité et latolérance. Une expositiondes enfants de Clermont.4 au 11 mai, hôtel de villede Clermont.> CONTACT03 44 50 40 25> marchés / PLANTESBrocantede printempsProfessionnels et brocanteursdu dimanche, ça vend, ça chine.23 avril, marché couvertde Nogent-sur-Oise.> CONTACT03 44 66 30 29Plantes à vendreDRSylvie GodartPots et potiersGrès, faïence, raku, porcelaine,cristallisation... trente potierss’exposent et vous initient. Plusun atelier « Terre-Enfants ».6 et 7 mai, place de l’Hôtelde-Villeà Pierrefonds.> CONTACT03 44 42 81 44Avis aux jardiniersUn rendez-vous pour achetervos plants de tomateset géraniums, apprendreà tailler vos arbres fruitiers...8 mai, place des Tilleuls,Aux-Marais.> CONTACT03 44 45 78 20OrchidéesPhalaénopsis, cattleya, ophrys,sabot-de-Vénus, et vanillier(à voir et/ou acheter),un parfum tropiques en pleinearchitecture médiévale.12, 13 et 14 mai, abbaye Saint-Arnoul à Crépy-en-Valois.> CONTACT03 44 59 09 74Yeux ouvertsL’immigration, vue par l’œilde la caméra : c’est lethème de ce festival du filmdocumentaire de l’Oise.2 au 9 mai, à Creil, Villers-Saint-Paul et Montataire.> CONTACT03 44 24 95 70La forge chauffeLes charbons rougeoient, leforgeron est prêt à faire sonnerl’enclume.7 mai, à Auchy-la-Montagne.> CONTACT03 44 46 32 2060 - N°16 - Avril 2006DRDRCoup de cœurCafé citoyenUne discussion autour dudéveloppement durable,un mot sans cesse à redéfiniret mettre en pratique.À l’initiative de l’Afic 60,Association pour la formationaux initiatives citoyennes.11 mai, cinéma Le Dominoà Méru.> CONTACT03 44 52 12 13http://afic.60.free.fr> CONCOURSSecrets de cuisineÀ vos tabliers ! Sucrée ou salée,confiez votre recette mitonnéeavec des produits de région etde saison. Finale le 29 mai auxTrois Toques de Méru.Jusqu’au 29 avril.> CONTACT03 44 22 03 04> plein airRandonnéedu muguetFera-t-elle tinter ses clochettessur vos pas en forêt de Laigue,cette fleur porte-bonheur ?Trois parcours, 6, 10 et 16 km.1 er mai, départ 7 h 30 à lamairie de Choisy-au-Bac.> CONTACT03 44 40 28 36En famille33


Ça se décideL’Assemblée départementale s’est réunie le 20 mars dernier en commissionpermanente. Voici une sélection des principales décisions adoptées.Aide auxcommunes> Alimentationen eau potable8 690 € pour le renforcementdu réseau d’eau potableà Saintines, 9 290 € pourl’étanchéité du château d’eauà Crèvecœur-le-Grand,14 380 € pour le renforcementdu réseau potable et la posed’un poteau d’incendie àMontlognon.> Constructionspubliques56 320 € pour la restaurationde la nef du chœur de l’égliseSaint-Jean-Baptiste à Crouyen-Thelle,150 020 € pourla restructuration de la sallepolyvalente à Hémévillers.> équipements etaménagements divers4 730 € pour l’informatisationde la bibliothèque de Trosly-Breuil, 17 520 € pourl’aménagement d’un skateparc et d’une aire de jeux àBoran-sur-Oise, 11 240 € pourl’aménagement d’espaces vertsà éragny-sur-Epte.> Opérationsd’intérêt départemental7 630 € pour l’aménagement desécurité devant l’école à Brégy.> Scolaireet périscolaire78 940 € pour la constructiond’un centre aéré, d’une écolematernelle, d’une salle de reposet de sanitaires à Amblainville,8 290 € pour l’installation duchauffage central à l’écolematernelle d’Acy-en-Multien.> Voirie - réseaux divers11 570,88 € pour la miseen souterrain du réseaubasse tension et la pose decandélabres à Fleurines,71 810 € pour la réfectionde l’éclairage public etl’enfouissement du réseauFrance Télécom à Montlognon,30 590 € pour des travauxde voirie à Saint-Sauveur,47 900 € pour des travaux devoirie, d’assainissement pluvialet de sécurité au Plessis-Brion.Adoptée à l’unanimitéEnvironnement• Marais de SacyAdoptée, abstentiondu groupe d’oppositionconcernant l’acquisitiond’animaux et d’équipements• Fonds départementalde l’environnementAdoptée, vote contredu groupe d’oppositionconcernant la subventionà l’association Envolqui assure la sauvegardeet la protection desoiseaux dans l’OiseProgrammeinterrégionald’aménagementde l’OiseUne convention cadre a étésignée entre l’état, la régionPicardie, le départementde l’Oise et Voies navigablesde France (VNF) sur unprogramme pluriannuel2003-2009 de travaux deréfection des barrages de3460 - N°16 - Avril 2006l’Oise pour un montant total de97 570 000 €. L’aide financièredu Département s’élève à1 050 000 € pour la 2 e tranchedes travaux de reconstructiondes barrages de L’Isle-Adamet Pontoise ainsi quela 1 re tranche des travauxde reconstruction du barragede Verberie.Adoptée à l’unanimitéCollèges1 470 000 € pour laconstruction de gymnases,50 000 € pour les travauxd’extension et de réhabilitation,46 000 € pour les travauxd’amélioration dans lescollèges départementaux,40 400 € pour les travauxde grosses réparations,104 251,65 € pourle fonctionnement desgymnases communaux etintercommunaux utiliséspar les collégiens,2 787 797,06 € pour laconstruction d’un gymnaseau collège Prévert à Chambly.Adoptée à l’unanimitéFondsDépartementald’Interventionen faveur duLogementAide à la construction :26 logements à Mouy, Venetteet Trosly-Breuil, pour unmontant de 117 388 €.Aide à l’amélioration du cadrede vie : 390 logements à Méru,Mouy, Compiègne et Chambly,pour un montant de 184 173 €.Adoptée à l’unanimitéRéseau routierdépartemental• Convention relativeau financement par leDépartement de la déviationde Beauvais. La déviationsud de Beauvais est prévuedans le contrat de Plan état-Région 2000-2006, pour unmontant de 76 224 509 €,dont 10 % sont pris en chargepar le Département. Lesurcoût présenté par l’état auxdifférents partenaires portele montant globalà 113 000 000 € et faitpasser la participation duDépartement à 11 300 000 €(soit un surcoût de3 677 549,10 €). Bien quela loi ne l’y oblige pas,le Département a décidé demaintenir sa participation,dans l’intérêt de la populationde Beauvais riverainede l’actuelle RN 31.Adoptée à l’unanimité• Participation du Départementau raccordement de ladéviation sud de Beauvais del’A 16. Aménagement directdepuis la déviation vers l’A 16et aménagement aux deuxéchangeurs Beauvais Nordet Centre. Le Départementa voté l’individualisation de1 300 000 € nécessaires aufinancement de ce projet.Adoptée à l’unanimitépersonneshandicapéesSchéma départementalpour la période 2006-2010.Adoptée à l’unanimité


Tribunes libresEspaces d’expression ouverts à chacun des groupes politiquesde l’Assemblée départementale en vertu de la loi sur la démocratiede proximité adoptée en 2002.Groupe UPMDGroupe communisteDroite : corruptionet mauvais coupsGroupe Oise à GaucheLa petite enfance,le ministreet le délinquantMention de l’éditeur :le groupe UPMD nous fait savoirqu’il n’est pas en mesure de nousfournir sa tribune ce mois-ci.e Conseil général va donc compter undélinquant : l’ancien président du Conseilgénéral, Jean-François Mancel, condamné à18 mois de prison avec sursis et 30 000 eurosd’amende pour prise illégale d’intérêts etenrichissement personnel sur les deniersdes contribuables du département. Uneétrange « justice » vient de le dispenser,à sa demande, de la peine d’inéligibilitépourtant prévue par la loi !Voilà qui contribue au discrédit dela politique, et cache que des milliersd’élus travaillent honnêtement.C’est le même élu condamné et ses amis quiprônent, avec M. Sarkozy, la tolérance zéropour les délinquants !Ce sont les mêmes dont la politique précarisel’emploi des jeunes avec le CPE, s’attaqueau droit du travail, casse les retraites,la sécurité sociale, réduit les salaires,appauvrit nos concitoyens.Affairisme, corruption d’un côté, politiqueanti-sociale et anti-populaire de l’autrene sont que les deux faces d’une mêmeorientation au service de l’argent.La vérité est que les élus communistes veulentcontribuer à bâtir avec les gens eux-mêmeset d’autres forces une société fraternelle,transparente, démocratique et juste oùtravailler permettra non seulement de vivremais de donner un sens à sa vie. Dans cettedémarche, le culte de l’argent et des affairesn’a pas sa place !Citoyens et citoyennes de l’Oise, il nousappartient tous ensemble de mettre finpar tous les moyens démocratiques etrépublicains à l’affairisme et à la corruptiondans notre département ! Ensemble, exigeonsla démission de Jean-François Mancel !e ministre de l’Intérieur prépareactuellement un plan de préventionde la délinquance qui préconise notammentla détection des troubles du comportementdès le plus jeune âge. Il s’appuie ainsi surle « travail » d’un député UMP qui prônece dépistage dès la crèche et donne un reliefparticulier à une étude de l’Inserm largementcontestée.La protection de l’enfance et la préventionde la délinquance sont deux questionssérieuses. Et cette propension à vouloirtraquer les « chippeurs » de cubes à la crèchepourrait prêter à rire si elle ne trahissait pasune dérive extrêmement dangereuse, marquéepar la volonté d’enfermer les enfants dans undéterminisme inique dès leurs premiers pas.Le Conseil général remplit un rôle primordialen faveur de l’épanouissement et de laprotection de l’enfance. Aussi, nous refusonsque cette mission puisse être un jourdétournée de son but pour décider de l’avenird’un enfant en fonction de ses premiersgestes, dès ses premiers mots, au nomd’une conception dévoyée de la lutte contrela délinquance.Transmettre des repères aux jeunes,renforcer le respect de la loi et des valeursrépublicaines, sont des sujets éminemmentsérieux. Mais qui peut croire de bonne foique le comportement d’un enfant de troisans permette de déterminer qu’à l’avenir ilsera susceptible de se rendre coupable d’undélit ? Dans ce cas, quelle attitude enfantinetrahirait une future tendance à la délinquancefinancière ou à la prise illégale d’intérêts ?Il nous semble en revanche plus sérieux, plusutile et plus nécessaire qu’un élu reconnucoupable et condamné pour ce même délit,n’échappe à aucune des conséquences prévuespar la loi qu’il a lui même votée. Dispensé desa peine d’inéligibilité, délinquant continuantd’exercer tous ses mandats, Jean-FrançoisMancel donne un triste et dangereuxexemple d’impunité. Dangereux,car l’exemple joue pour beaucoup dansla transmission des valeurs.Les conseillersgénéraux communistes :Alain BLANCHARD, PatriceCARVALHO, Gilles MASURE> Tél. : 03 44 06 64 98cg60.groupepc@wanadoo.frAndré vantomme,président du groupe oise à gauche> Tél. : 03 44 06 64 99www.oiseagauche.org60 - N°16 - Avril 200635

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