Intoxication sur lavandes - Apiservices

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qu’assez peu de miel (1/2 à 3/4 de haussemaximum) alors que la miellée seprésentait sous de bons augures sur leplan des facteurs abiotiques et de l’étatsanitaire des lavandes. Ces hausses sontpeu peuplées dans l’ensemble.LSA n° 230 • 3-4/2009La visite des corps de ruches permetde confirmer cette dépopulation etl’examen attentif des cadres du corps deruche (couvain) ne permet pas de détecterla présence de maladies du couvain.La recherche de varroas sur les abeillesadultes et par désoperculation de cellulesde couvain de mâles nous permetd’affirmer que les taux d’infestationdes colonies de ce rucher sont encoretrès faibles malgré la saison relativementavancée. D’autre part les coloniesont des surfaces de couvain acceptablescompte tenu de la période. Les nids àcouvain ne sont pas bloqués par la mielléecomme cela aurait pu (dû) être le cassur une miellée comme celle deslavandes.DiagnosticCet examen clinique nous permetd’écarter le rôle éventuel d’agentsvivants pathogènes dans les troublesobservés. Nous tenons également àsignaler le bon état des cadres desruches qu’ils soient de hausse ou decorps : preuve de la rigueur et dusérieux de l’apicultrice.Les éléments épidémio-cliniquesnous orientent donc d’emblée vers laconfirmation de la suspicion: intoxicationsoudaine, remontant à une bonne dizainede jours et semblant avoir interrompu seseffets délétères sur les colonies.107


Des examens de laboratoire complémentairespour rechercher les substancestoxiques responsables de cedésastre sont envisagésÀ cette fin des prélèvements sontpratiqués immédiatement.Les prélèvements concernent :cadavres et abeilles car, devant l’étatdes cadavres déjà dégradés (il a plu, lesoleil est ardent…), nous réalisons unéchantillonnage, sans grande convictionet à des fins d’économie nous décidonsd’un commun accord d’ajouter desabeilles vivantes à ce prélèvement.Peut-être à tort?).Nous prélevons également du couvain,du miel en rayon ainsi que du pollende cadres (pain d’abeille).L’ensemble de ces prélèvements estemporté dans une glacière par le techniciende la DDSV qui se chargera de leurexpédition sans rupture de la chaîne dufroid. C’est le laboratoire du GIRPAd’Angers qui pratiquera les analysesorientées sur les pyréthrinoïdes.Le technicien du SRPV nous informequ’il va réaliser sur cette fin de journéeune enquête de terrain auprès deslavandiculteurs de la zone pour essayerd’orienter les recherches des toxiquesde façon raisonnée en fonction desrésultats de ses interrogatoires. Il prélèveraégalement des végétaux (fleurs delavande) et de la terre dans les parcellesde lavandes.Rappelons ici que dans cette zonede la Drôme provençale il n’y a pasd’autres cultures que les lavandes, cesdernières subissant des traitements phytosanitairesdestinés à lutter contredivers bio-agresseurs, insectes principalement.Il est également bon de soulignerque la lavandiculture est, un peucomme l’apiculture, une filière orphelineet qu’elle manque de spécialités phytosanitairesbien adaptées. Cette filièrebénéficie d’un encadrement technique,mais on peut s’interroger sur le nombre108LSA n° 230 • 3-4/2009

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