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Dossier de presse - Handicap visuel ou auditif : parution de ... - Cnsa

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Affiche adaptée pour les personnes malvoyantes dont les personnes âgées :Pour une meilleure lisibilité,il est important d’améliorerle contraste entre le texteet la couleur du fond. Ici letexte orange devientmarron foncé.Pour capter l’attention,il faut simplifier letexte. Le texte superfluest égalementsupprimé dans lemême objectif.Le corps de caractère estmodifié : agrandissement descaractères, utilisation des« minuscules » au lieu des« capitales », plus lisibles.Les dessins ontété retravailléspour gagner enclarté.Pour une meilleure visibilitéde l’émetteur, les logos sontagrandis.Chaque recommandation esttraduite par des pictogrammes etpeut être comprise sans avoir accèsà la lecture.Affiche adaptée pour les publics sourds :Le texte a été simplifiépour éviter les erreursd’interprétation. Parexemple le titre original« Des gestes simplespour limiter les risques detransmission » devient« Grippe A (H1N1) : pourréduire les risques detransmission ».Le code couleur des feux tricolores est conseillé pouraméliorer la compréhensiondes messages.Les éléments de texte nonindispensables à lacompréhension du messageont été supprimés. Parexemple « médecin traitant »devient « médecin » ouencore suppression du slogan« les gestes de chacun font lasanté de tous ». Ce slogan esttrop abstrait.Rajouter quand c’estpossible les coordonnéesdes dispositifs d’accueil depatients sourds.Pour une adaptationcomplète, il est conseilléd’offrir une alternative enlangue des signes et de lesignaler via un logospécifique sur le document.5


3. Une réelle attente des personnes avec un handicap auditif ou visuelEn France, 1,7 million de personnes ont un handicap visuel et 5 millions une déficience auditive (3, 4) . Onpeut estimer ainsi, qu’une personne sur 10 est concernée par ces handicaps et donc confrontée à desproblèmes d’accessibilité : l’emploi, le sport, les loisirs, etc. mais aussi la santé. La santé, c’est l’accès aux soinsmais aussi à la prévention et à l’éducation pour la santé (connaissance des maladies, compréhension desfacteurs de risques et des gestes de protection…).Les difficultés rencontrées par ces publics pour accéder à la prévention peuvent avoir pour conséquences une plusgrande vulnérabilité sur les questions de santé (qualité de vie, souffrance psychologique, etc.) et peuvent aussijouer en défaveur d’un dépistage ou d’une prise en charge précoce. « La prévention passe en partie parl’information. Les personnes déficientes visuelles ou auditives doivent avoir une meilleure connaissance des sujetsqui les concernent. C’est aujourd’hui rarement le cas. Les supports sont peu ou jamais pensés pour cespersonnes » explique Cécile Allaire chargée de l’accessibilité au sein de l’Institut national de prévention etd’éducation pour la santé (Inpes).Les résultats d’études 1 menées par l’Inpes sur le rapport à la santé des personnes déficientes visuelles et auditivesfont en effet émerger plusieurs réalités :La question prioritaire des publics déficients visuels est celle de l’accessibilité. En matière desanté, les attentes portent aussi bien sur la progression de l’accès aux soins et l’amélioration des rapportsavec les professionnels de santé, que sur la nécessaire accessibilité des différents supports d’information.La question prioritaire des publics déficients auditifs est aussi celle de l’accessibilité : les moyensd’information doivent être appropriés aux personnes malentendantes et aux personnes sourdes(y compris les personnes qui maîtrisent moins le français écrit et qui communiquent en languedes signes). Ce problème d’accès à l’information se traduit parfois par des inégalités en termes deconnaissances sur les questions de santé et sur les pratiques. « Le problème pour les sourds c’est levocabulaire de la santé, quelquefois il est un peu problématique, on ne le maîtrise pas très bien. Si onavait eu un bon enseignement, on pourrait lire parfaitement mais quelquefois ce n’est pas le cas. Sur unebrochure sur la santé, sur les vaccins…Vous savez il y a un certain nombre de mots, franchement, quinous sont inconnus. Finalement on ne sait pas à quoi sert le vaccin. Moi je serai incapable de vousexpliquer ce qu’est un vaccin par exemple » témoigne Aïda, 30 ans, sourde depuis la prime enfance 1 .L’Inpes poursuit ce travail d’amélioration des connaissances sur les besoins de ces publics, notamment grâce au« Baromètre santé auprès de personnes sourdes et malentendantes », dont les premiers résultats seront publiésen 2013.La démarche amorcée par l’Inpes, en partenariat avec la CNSA, a permis d’adapter plusieurs documentsd’information aux personnes en situation de handicap. Des groupes d’experts ont été constitués pour élaborer lesversions « accessibles » de plusieurs supports 5 (brochures en gros caractères ou en braille, très visuelles, supportssonores ou en LSF) sur divers thèmes comme la canicule, la vie affective et sexuelle ou la nutrition. « Nousespérons que ces deux guides pratiques permettront de généraliser l’adaptation des outils d’information à tous lespublics. L’égalité d’accès à l’information est l’un de nos principaux axes de travail » conclut, Thanh Le Luong,Directrice générale de l’Inpes.3 Sander M.-S, Bournot M.-C, Lelièvre F., Tallec A. Les personnes ayant un handicap visuel : les apports de l’enquête Handicaps-Incapacités-Dépendance. Etudes et résultats, n° 416, juillet 2005 : 12 p. En ligne : http:/www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er416.pdf4 Cuenot M., Roussel P. (coll.), CTNERHI. Difficultés auditives et communication. Exploitation des données de l’enquête Handicap-SantéMénages 2008. Etude réalisée par le CTNERHI pour l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, août 2010.5 Cf. annexe p.96


Pourquoi une adaptation de l’information est-elle nécessaire ?1. Handicap visuel : des besoins spécifiques pour accéder à l’information pour 1,7 million depersonnes 3Les personnes aveugles et les personnes malvoyantes dont la perte de vision a un impact variable selon lapathologie ou l’avancée en âge, ont généralement accès à l’information via les messages audio diffusés par laradio ou la télévision. Elles ont en revanche plus difficilement accès à l’information diffusée sur Internet et sur lessupports papiers. Ces derniers sont souvent édités avec des caractères trop petits et des contrastes insuffisants.Les besoins de chacun peuvent être compensés par l’utilisation des nouvelles technologies, du braille, des aidestechniques et optiques (synthèses vocales, loupes…) mais avec une grande différence selon l’âge des personnes,le niveau d’éducation, le type de pathologie, l’âge de survenue du handicap… Si les innovations technologiquespeuvent élargir l’accès à l’information pour les personnes non voyantes et malvoyantes, leur utilisation n’est pas sifréquente en raison de leur coût, des démarches à entreprendre pour les obtenir, de la difficulté d’utilisation ou parméconnaissance de leur existence 4 .2. Handicap auditif : un accès moins facile à l’information pour 5 millions de personnes 4Parmi les personnes avec une déficience auditive, on distingue les personnes devenues malentendantes ousourdes à l’âge adulte des personnes sourdes depuis la prime enfance. Parmi ces dernières, une partiecommunique le plus souvent en langue des signes.Pour les personnes qui n’ont jamais entendu, la maîtrise du français, et plus encore du français écrit s’avèrecomplexe. Apprendre et comprendre les subtilités d’une langue que l’on n’entend pas ou que l’on entend malnécessite des moyens spécifiques, notamment éducatifs, pas toujours réunis.Les personnes sourdes et malentendantes privilégient logiquement les informations visuelles, elles ne profitent pasdes messages audio diffusés via la radio ou la télévision et ont besoin du sous-titrage systématique des vidéos etde la présence de la LSF pour celles qui la pratiquent.7


L’Inpes, un acteur mobilisé sur le handicapL’Inpes s’est engagé depuis 2008 dans le champ du handicap avec le soutien de la CNSA. Les étudesqualitatives citées ci-dessus, qui permettent d’améliorer les connaissances sur la santé des personnes ensituation de handicap visuel et auditif, ainsi que l’accessibilité des outils d’information 6 et la publication desdeux référentiels de communication en santé publique s’inscrivent pleinement dans le cadre du chantiervisant à rendre la prévention accessible aux publics ayant des difficultés d’accès à l’information sur lasanté.Outre les travaux initiés dans le cadre de son partenariat avec la CNSA, l’Inpes mène d’autres actions pourprévenir et informer sur le handicap, soutenir les acteurs de terrain et, plus globalement, lutter contre les inégalitéssociales de santé (ISS).1. Actions de l’Inpes sur le handicap : informer et prévenirL’Inpes agit dans le domaine de la prévention primaire de certains handicaps. Plusieurs de ses programmesrappellent les gestes et les consignes pour éviter certains accidents (chutes, noyades, lésion de la rétine par lesUV, etc.) ou maladies invalidantes (syndrome d’alcoolisation fœtale, lésions auditives liés à l’écoute de musiqueamplifiée, etc.).Ses actions visent également à informer les parents, les professionnels ou les personnes concernées sur lesdifférents types de handicap. Des guides ont notamment été publiés sur :la surdité de l’enfant, pour répondre aux multiples questions que se posent les parents dont l’enfantentend mal ou n'entend pas ;la malvoyance, pour apporter des réponses pratiques aux personnes qui perdent la vue ;les troubles « dys » (troubles du développement comme la dyslexie), afin de donner des points de repèresaux parents pour les aider à accompagner leur enfant et de dresser pour les professionnels de l'éducationet de la santé un état des lieux des connaissances sur les troubles du développement du langage chezl'enfant.2. Soutien de l’Inpes aux acteurs de terrain : agir au plus près pour mieux prévenirL’Inpes soutient les actions de terrain en matière de prévention pour les personnes en situation de handicap. Cesoutien se traduit par l’organisation de rencontres sur ce thème lors des Journées de la prévention et par l’octroi desubventions. Parmi les actions de terrain soutenues figurent :le programme « vie affective et handicap mental » pour l’accompagnement à la sexualité et à laprévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et du VIH pour les personnes présentant unhandicap mental via, notamment, des actions d’éducation sexuelle adaptées et une formation spécifiquedes équipes éducatives et d’encadrement des établissements ; mis en place en partenariat avec Sida InfoService (Alpes-Maritimes), l’Agence régionale pour l’insertion (Bouches-du-Rhône et Alpes-de-Haute-Provence), le Mouvement français du planning familial et le Conseil général du Vaucluse ;l’étude « La détresse psychologique exprimée par les personnes sourdes, malentendantes,acouphéniques, hyperacousiques » et l’action de sensibilisation des professionnels sur ce sujetmenées par l’Union nationale pour l’insertion sociale des déficients auditifs (Unisda) ;l'édition d’un ouvrage collectif sur les « troubles de l’alimentation et handicap » et d’un livre derecettes mixées par l'association Réseau Lucioles, à destination des familles ou des professionnels quifont face aux difficultés d'alimentation, voire carences nutritionnelles, d’enfants ou d’adultes ayant unhandicap mental et/ou physique lourd.6 Cf. annexe p.98


La CNSA, en partenariat avec l’Inpes sur la prévention de la perted’autonomie et l’éducation à la santé des personnes en situation dehandicapEn tant qu’agence, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) participe au développement de larecherche et de l’innovation dans le domaine de la prévention et de la compensation de la perte d’autonomie. Ellediffuse la connaissance disponible sur les dispositifs et les outils d’aide à l’autonomie. Pour cela, elle collaboreavec d’autres agences ou d’autres instituts nationaux de recherche.Depuis 2008, elle a conduit avec l’INPES des actions d’éducation en santé en direction des personnes en situationde handicap et des personnes âgées, grâce à un partenariat formalisé dans deux conventions successives. Cesactions sont structurées autour de trois objectifs :1. Mieux connaitre les besoins en éducation pour la santé des personnes en situation de handicap,des personnes âgées en perte d’autonomie, de leur entourage et des professionnels des champssociaux, médico-sociaux et sanitaires, grâce à des études et des baromètres santé.2. Prévenir la perte d’autonomie de la personne âgée en formant les professionnels de l’aide àdomicile. Un programme de formation à la prévention de la perte d’autonomie a été testé dans six régions(déroulement sur cinq jours). Il outille les professionnels pour repérer et prendre en charge les signesprécurseurs de la dépendance. La formation a ensuite été déployée dans les vingt-six régions françaises.Au total, cent trente formateurs et quatre cents personnes ont été formés. Ce deuxième axe a trouvé unprolongement dans un partenariat entre l’INPES et la CNAV auquel la CNSA est associée.3. Améliorer l’accès à l’information en prévention et en promotion de la santé pour les personnesayant des déficiences visuelles ou auditives. Il s’agit pour la CNSA et l’INPES de donner accès auxpublics atteints de déficiences sensorielles à des informations délivrées au grand public, en élaborant dessupports et des modes de communication adaptés aux handicaps et aux langages des publics particuliers.Une dizaine d’outils d’information ont été adaptés (voir détail en annexe). À partir de cette expérience,l’INPES et la CNSA ont édité deux guides pratiques pour communiquer en direction des personnes avecdéficiences auditives ou visuelles.9


ANNEXEOutils d’informations adaptés par l’Inpes et la CNSA pour les rendre accessibles aux personnes en perted’autonomie (personnes en situation de handicap, personnes âgées). Tous les sites web et les événementsde l’Inpes répondent aux principes d’accessibilité.Outils à destination des publics aveugles et malvoyants :Les outils adaptés sont réunis dans l’espace du site inpes.sante.fr consacré aux publics déficientsvisuels, identifié par ce logo.Brochure Questions d’ados, pour les 15-18 ans (et plus), 2011.Brochure Préservatif masculin mode d’emploi & Préservatif féminin mode d’emploi,2010.Brochure La canicule et nous, 2009.Affiche Grippe : pour réduire les risques de transmission, 2010.Spot Grippe : pour réduire les risques de transmission, 2011.Outils à destination des publics sourds et malentendants :Les outils adaptés sont réunis dans l’espace du site inpes.sante.fr consacré aux publics sourds,identifié par ce logo.Dépliant La canicule et nous, 2009.Affiche Grippe : pour réduire les risques de transmission, 2009.Dépliant Manger bouger c’est la santé !, 2011.Spot Vaccination : protégeons-nous, vaccinons-nous, 2013.10


À propos de l’InpesInstitut national dédié à la prévention et à l’éducation pour la santé, l’Inpes définit et met en œuvre pour le comptedu Ministère des Affaires sociales et de la Santé, les programmes nationaux sur ce champ. Il a pour finalité depromouvoir des comportements, des habitudes et des environnements favorables à la santé. Créé par la loi du 4mars 2002, l’Inpes regroupe 140 collaborateurs en trois entités : Enquêtes, études et évaluations ; Communicationet information ; Soutien aux acteurs de terrain.À propos de la CNSACréée par la loi du 30 juin 2004, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie est un établissement publicadministratif. Elle est chargée de contribuer au financement des aides en faveur des personnes âgées et despersonnes handicapées, de répartir les crédits destinés aux établissements et services médico-sociaux, de garantirl’égalité de traitement des personnes sur tout le territoire quel que soit l’âge ou le type de handicap, d’assurer unemission d’expertise, d’information et d’animation de réseau. La CNSA est donc à la fois une « caisse » chargée derépartir les moyens financiers et une « agence » d’appui technique.Le Conseil de la CNSA formule tous les ans, dans le rapport d’activité de la Caisse, des propositions sur l’évolutiondu système de protection sociale dans le champ de l’aide à l’autonomie. En 2011, il a exprimé quatrerecommandations sur la prévention de la perte d’autonomie. Vous les retrouverez dans le rapport 2010 disponiblesur le site de la CNSA (rubrique publications).11

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