Fiche signalétique Gabon - ILE-DE-FRANCE INTERNATIONAL

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Fiche signalétiqueGabonSeptembre 2009© MINEIE – DGTPE - UBIFRANCE Prestation réalisée sous système de management de la qualité certifié AFAQ ISO 9001 : 2000GénéralitésRepères essentielsGabon. Président : Rose FrancineRogombe (par intérim). Population : 1,5 M. Superficie : 267.667 km2. Croissance démograph. : 1.5%. Espérance de vie : 57 ans. Taux d’alphabétisation : 84%. Taux de scolarisation : 72,4%. Population < 15ans : 34,9%La République gabonaise, ou Gabon, est un pays situé à l'ouest de l'Afriquecentrale, sur l'équateur, faiblement peuplé. Voisin du Congo (Brazzaville), dela Guinée équatoriale et du Cameroun, c’est un pays forestier où la faune et laflore sont encore bien conservées. Son climat est de type équatorial, c'est-àdirechaud et humide, avec une alternance de saisons sèches et de saisons despluies au cours de l'année. 85% du territoire est recouvert par la forêt.Le Gabon est divisé en 9 provinces, dirigées chacune par un gouverneur,elles-mêmes subdivisées en départements dépendant d'un préfet et, parfois, endistricts, dépendant d'un sous-préfet.Le peuplement du Gabon s'est fait par vagues successives d'immigration,jusqu'au XIX e siècle. C'est lors de ce processus qu'accostèrent au XV e siècleles premiers européens, des Portugais. Le nom du Gabon lui vient d'ailleursde ces premiers colons : Gabão en portugais signifie "caban", en rapport avecla forme de l'Estuaire qui borde les côtes de Libreville. La France occupa leGabon progressivement à partir du milieu du XIX e siècle, jusqu’àl’indépendance le 17 août 1960.Le Gabon a un régime présidentiel. Le premier président de la Républiquegabonaise fut Léon Mba. Le second président fut Omar Bongo Ondimba de1967 à juin 2009 et le troisième président, Rose Francine Rogombe, l’est parintérim en attendant la prestation de serment du Président élu Ali BongoOndimba suite aux élections du 30 août 2009.EconomieUne économie de rente pétrolière peu diversifiéeEvolution de la croissance du PIB65,15432,6% 32 1,41,2Avec un PIB par habitant de 10 926 USD en 2008, le Gabon est largementau-dessus de la moyenne de ses voisins. Il est classé par les institutionsinternationales comme un pays à revenu intermédiaire.L’économie gabonaise est essentiellement concentrée autour desindustries extractives qui représentaient 56,3% du PIB en 2008.1012004-2008Grâce au prix élevé du pétrole, le Gabon a depuis trois ans bénéficié derecettes pétrolières exceptionnelles pour son budget (62% du total en2008). Le poids du secteur pétrolier dans le PIB a également eu tendance àaugmenter pour atteindre 53% du PIB en 2008 et 79% des recettesd’exportation. Après que le Gabon ait connu le seuil le plus bas de saproduction en 2006, cette dernière s’est maintenue en 2007 et en 2008 grâceSERVICE ECONOMIQUE DE LIBREVILLE


FICHE SIGNALETIQUE GABON –SEPTEMBRE 2009 © MINEIE – DGTPE - UBIFRANCEPoids des industries extractivesdans le PIB60504046,453,2 53,3 52,2 56,3aux efforts d’investissements réalisés sur les champs marginaux et au coursélevé du baril. Les deux principaux producteurs, Total et Shell réalisent 50%de la production.% 302010012004-2008L'industrie forestière constitue le 2 ème secteur économique mais nereprésente que 8% des exportations totales en valeur. Les petits exploitantsforestiers, sous l’effet de la crise et des contraintes fiscales etenvironnementales ont tendance à partir et trouvent aisément des acheteurs,notamment chinois. Les exportations sont demeurées stables, car les ventesde bois divers ont pris le pas sur celles de l’Okoumé.Le manganèse, exploité par la Comilog (capital détenu par le français Erametà hauteur de 66 %) représente 4 % du PIB et 8 % des exportations du pays,pour une production d’environ 3,3 Mt avec une prévision à la baisse, fixée à1,5 Mt en 2009.L’ accélération de la croissance observée en 2007 (+5,6%) grâce aux résultatsencourageants enregistrés dans la production de manganèse, à la bonneorientation de l’exploitation forestière et à la consolidation des activités dansles transports, les télécommunications, et le BTP, n’a évidemment pu êtremaintenue en 2008. Les estimations font état d’une progression de 2,6% etdes prévisions de 2,1% en 2009.Le PIB du secteur pétrolier enregistre une croissance en 2008 de 25,1%(1,9% en 2007) tandis que le PIB du secteur non pétrolier affiche uneprogression de 9,6% (contre 6,1% en 2007).Toutefois, cette croissance s’est opérée dans un contexte de persistance destensions inflationnistes : +4,5% en 2008, 5,8% en 2007 et 3% prévu en 2009.Commerce extérieur350030002500Mds 2000FCFA 150010005000Evolution de la balancecommerciale15082152 2350 260612004-20083334Une balance commerciale excédentaireLe commerce extérieur gabonais se caractérise par une balancecommerciale structurellement excédentaire et des exportationsessentiellement composées de pétrole (80% du total), de manganèse et debois. Compte tenu de la bonne performance de l’appareil exportateurgabonais liée notamment au cours élevé du pétrole, à la bonne performancedu manganèse et à la stagnation des importations, l’excédent commercial duGabon pour l’année 2008 continue de progresser, atteignant 3.334 Mds FCFA(contre 2606 Mds FCFA l’année précédente) soit une croissance de 27,9%,liée au niveau du cours du baril.Le premier client du Gabon reste les Etats-Unis (plus de 50 % des achats depétrole) même si l’on constate que la Chine a encore augmenté ses achats.La France reste le principal fournisseur du Gabon avec une part de marchéd’environ 35%.Finances publiquesLes recettes budgétaires en 2008 ont connu une progression de 22% (+3,4%en 2007) en raison de la forte progression des recettes pétrolières (33% parrapport à 2007). Les recettes non pétrolières n’ont, quant à elles, enregistréqu’une croissance de 5,3%. Les dépenses totales sont en hausse de 14,8%contre +3,9% l’année précédente.Le montant de la dette publique externe à fin 2008 (par la BEAC) s’établit à11% du PIB, contre 30,8% en 2007. Rappelons que le Club de Paris a acceptéle 18/07/07 le principe d’un rachat de sa dette par le Gabon, effectué le30/01/2008.SERVICE ECONOMIQUE DE LIBREVILLE- 2 -


FICHE SIGNALETIQUE GABON –SEPTEMBRE 2009 © MINEIE – DGTPE - UBIFRANCE5045403530En % du25PIB 20Evolution de la dette publique externe15105046,135,428,8 30,8 1112004-2008Le FMI a approuvé sans réserve, le 4 mars 2009, les 2 ème et 3 ème revues. Ladette pourrait être totalement remboursée dès 2013. Il s’agit alors pour leGabon d’être attentif aux risques d’un nouvel endettement non maîtrisé.De plus, l’impact de la crise financière mondiale a été analysé, mettant enévidence la nécessité d’accélérer les réformes pour rendre le pays moinsdépendant de la ressource pétrolière.Par ailleurs, la diminution de l’endettement interne se poursuit : laconstitution en 2004 d'un club des créanciers intérieurs de l’Etat détenant plusde 50 M FCFA de créances (Club de Libreville), a permis de faciliter lagestion transparente et confiante de la dette intérieure. Les quatre voletssuccessifs du Club de Libreville de 2004 à 2006 ont permis desremboursements étalés pour un total à fin 2006 de 111,2 Mds de FCFA (170M€).Intégration régionaleUne intégration régionale encore faibleLa CEMAC est composée duCameroun, du Tchad, de laCentrafrique, de la GuinéeEquatoriale et du Congo.1€ = 655.957 FCFALe Gabon fait partie de la Communauté Economique et monétaire del’Afrique Centrale (CEMAC).La monnaie commune de l’ensemble des pays de la CEMAC, le franc CFA,présente un taux de change fixe avec l’euro. La politique monétaire estconduite par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Le Trésorfrançais assure une garantie de convertibilité externe illimitée.Les échanges entre les pays de la zone restent très faibles, signe d’uneintégration régionale qui reste théorique tant les freins au commerce intrarégionalsont nombreux (infrastructures insuffisantes, coûts de transportélevés, régions enclavées, faible industrialisation et faible pouvoir d’achat despopulations).PerspectivesLes principaux défis du GabonUne diversification limitée del’économie gabonaise.Le Gabon souffre d’une diversification trop limitée de son économie liée àla forte dépendance au secteur pétrolier dont le niveau de production devra, àmoyen terme, inéluctablement faire face à une baisse. Pour préparer au mieuxl’après pétrole et stimuler l’économie, le Gabon doit relever deux défis.Des infrastructures défaillantesLe premier a trait aux difficultés de communication à l’intérieur du paysqui demeurent un problème majeur. Le développement des infrastructuresest en effet un appui indispensable aux secteurs moteurs ainsi qu’à ladiversification de l’économie. Leur état conditionne le niveau des coûts deproduction et de compétitivité de l’économie. Elles sont par ailleurs unélément primordial pour attirer les investissements étrangers. Leurdéveloppement participe enfin à la réduction de l’exclusion sociale enpermettant aux populations (zones rurales notamment) d’avoir accès auxservices de base.Avec un peu plus de 9 000 kms de routes, le réseau gabonais dessert la quasitotalitédu territoire national mais seul 10% est bitumé, limitant la capacitéde ce dernier à répondre aux besoins évoqués ci-dessus. Par ailleurs, onnote encore certaines lacunes dans le domaine de la fourniture d’électricité etd’eau, ainsi que des télécommunications.SERVICE ECONOMIQUE DE LIBREVILLE- 3 -


FICHE SIGNALETIQUE GABON –SEPTEMBRE 2009 © MINEIE – DGTPE - UBIFRANCEUn climat des affaires àaméliorerDes indicateurs sociaux engrand décalage avec le niveau derichesse du paysPour aller plus loinPour vous abonner, merci de nousadresser un message à :libreville@dgtpe.frLa Lettre d’Afrique Centrale estdisponible sur abonnementannuel (11 numéros, 153 € HT).Le second concerne l’amélioration du climat des affaires. Une étude menéepar la Banque Mondiale pointe en effet certaines lacunes, notamment en cequi concerne les obstacles institutionnels et réglementaires àl’investissement. Les investisseurs potentiels doivent faire face à des lenteursadministratives et à une politique d’incitation fiscale peu claire. Toutefois,la politique menée par le gouvernement gabonais va dans le bon sens, àl’instar de la création d’une agence de promotion de l’investissement privé(APIP) faisant office de guichet unique. Le dernier rapport « doingbusiness » classe le Gabon en 151 ème position, ce qui le place en bonneposition par rapport à nombre de ces voisins.Enfin, les indicateurs sociaux (santé, éducation) sont en grand décalage avecle niveau de richesse du pays. L’indicateur de développement reste enretard de manière significative avec le revenu par habitant faisant de la luttecontre la pauvreté une priorité pour l’Etat. Le pays est classé au-delà du100 ème rang mondial en termes de développement humain.Source : BEACAbonnez vous à la Lettre d’Afrique CentralePublication mensuelle des missions économiques de Brazzaville, Libreville,Kinshasa et Yaoundé, la Lettre d’Afrique Centrale vous propose pour 8 pays(Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, RépubliqueDémocratique du Congo, Sao Tome et Principe, Tchad) :- les faits marquants du mois de l’actualité économique et commerciale ;- des informations sur les secteurs d’activité et la vie des sociétés ;- les évolutions juridiques et réglementaires ;- les évolutions structurelles et conjoncturelles ;- les évolutions du processus d’intégration économique régionale.CopyrightTous droits de reproduction réservés, sauf autorisationexpresse du Service Economique (adresser lesdemandes à libreville@dgtpe.fr).Clause de non-responsabilitéLe Service Economique s’efforce de diffuser desinformations exactes et à jour, et corrigera, dans lamesure du possible, les erreurs qui lui seront signalées.Toutefois, elle ne peut en aucun cas être tenueresponsable de l’utilisation et de l’interprétation del’information contenue dans cette publication qui ne visepas à délivrer des conseils personnalisés qui supposentl’étude et l’analyse de cas particuliers.Auteur : Service Economique de LibrevilleImmeuble Diamant – Boulevard du bord de MerBP 936Libreville – GABONTél. : (241) 76 04 78 / 76 14 21 / 74 32 73Fax : (241) 74 70 34Site : http://www.missioneco.org/gabonRédigée par : Aline QUENET-NGUIARevue par : Jean-Pierre COLNARDVersion originelle de novembre 2008Version actualisée de Septembre 2009Ce document ne peut être revendu.SERVICE ECONOMIQUE DE LIBREVILLE- 4 -

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