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GEROS infosdifférents. Un congrès accessible à tous de par la variété des sujets traités, du niveau débutant à la rechercheplus fondamentale, le tout sous le soleil du Portugal. N’hésitez pas à nous rejoindre l’an prochain à Prague(voir rubrique événements à venir plus loin pour les détails).• COURS MODULAIRE NIVEAU 1 ET 2 À NANTESFormation en avant toute ! Le GEROS a été le précurseur en 2011 du plan modulaire de formation, maintenantgénéralisé à d’autres disciplines. Cette année encore, ce cycle de formation a rencontré un grand succès cheznos confrères ; nous avons initié un premier module 2 qui a fait le plein (20 participants). Nos confrères sonttoujours un peu surpris de découvrir que la dentisterie est une discipline à part entière ! Ces modules sontréellement conçus comme le serait un CES, avec une volonté d’associer une théorie solide à une pratiqueintensive et conviviale… Pour 2013 les trois niveaux du cours sont programmés. Vous trouverez les infos complémentaires(dates pour 2013 dans la rubrique « événements à venir »). Si vous êtes intéressé, merci de vousinscrire au plus vite car le maintien des sessions nécessite un minimum de 15 participants à chaque module.Nous vous souhaitons une bonne lecture et bonne dentisterie !François DEBETTE, Secrétaire du GEROSJ’AI LU POUR VOUSTHE USE OF RIM EXCISION AS ATREATMENT FOR CANINE ACAN-THOMATOUS AMELOBLASTOMA.RL MURRAY, ML AITKEN, SD GOTT-FRIED. J AM ANIM HOSP ASSOC.2010 ; 46 : 91-6.L’améloblastome acanthomateux canin(AAC) est une tumeur odontogènebénigne, anciennement appelée épulisacanthomateux. Il se caractérise par sonagressivité locale et un taux élevé de récidiveaprès résection marginale cependantil n’a jamais été reporté de métastase. Letraitement recommandé est une résectionradicale.Dans cette étude, 15 cas d’AAC ont ététraités par « rim excision » : résection dela tumeur, des dents et des structures parodontalesqui l’entourent tout en préservantla corticale ventrale de la mandibule(ou la portion dorsale du maxillaire). Seulsont été retenus les AAC dont le diamètreest inférieur à 2 cm et pour lesquels l’examenradiographique dentaire démontreun envahissement osseux inférieur à3 mm. Après avoir réalisé une incisionmuco-gingivale, l’ostéotomie est réaliséeà la scie oscillante (mandibule) ou àl’ostéotome (maxillaire), les structuresvasculo-nerveuses importantes (au seindu canal mandibulaire) sont évitées. Les« résidus » éventuels de racines dentaireset ligament parodontal sont éliminés à lafraise avant fermeture du site.Les chiens de cette étude ont 8,6 ans enmoyenne. 12 tumeurs sont localisées surla mandibule contre 3 sur le maxillaire.Dans 47 % des cas la résection comprendune canine, 33 % des prémolaires oumolaires, 20 % uniquement des incisives.Un suivi téléphonique de 7 mois à 3,5 ansest disponible pour 9 cas, aucun propriétairen’a constaté de récidive et tous sontsatisfaits du résultat esthétique et fonctionnel.Selon les auteurs le statut histologiquedes marges des pièces d’exérèsen’est pas disponible (ou fiable) du fait dela technique d’ostéotomie.Chez l’homme ce type de technique estutilisé sur certains types tumoraux (carcinomeépidermoïde, améloblastome), afind’assurer une meilleure qualité de vie aupatient. Après avoir évalué précisémentl’atteinte osseuse par imagerie (Scanner,scintigraphie osseuse, IRM), l’ostéotomieest réalisée à plus d’1,5 cm de la tumeur.De la même manière chez le chien, Lapréservation de la corticale ventrale de lamandibule évite l’apparition d’une malocclusionpost-opératoire, ce qui améliorele confort de vie de l’animal. Cette techniquesemble donc donner d’excellentsrésultats pour des AAC de petite taille (


GEROS infospharyngées chez 14 chiens. Une mucocèlesalivaire correspond à une atteinted’une glande ou d’un conduit salivairese caractérisant par l’accumulation desalive dans les tissus mous adjacents à laglande. Les régions cervicales crâniales etintermandibulaires sont les zones d’accumulationles plus fréquentes, la paroi dupharynx est la zone la moins fréquemmentatteinte.50 % des chiens de l’étude sont desCaniches, la grande majorité est deschiens de petite taille et 79 % sont desmâles. Le signe d’appel le plus fréquentest une dyspnée d’apparition brutale (50%). Le diagnostic est établi par ponctionet aspiration d’une substance mucoïdedans 93 % des cas. Le traitement chirurgicalconsistant en l’exérèse des glandessalivaires mandibulaire et sublinguale ducôté affecté a résolu le problème dans lagrande majorité des cas. Seul un chien aprésenté une récidive qui n’a pu être traitée(malgré l’exérèse complémentaire dela glande parotide). L’analyse des histologiquesdes glandes a toujours montréune inflammation de nature lympho-plasmocytaire.En conclusion, les mucocèles pharyngéessemblent toucher préférentiellementles chiens de petite taille qui présententfréquemment des signes respiratoires.Le traitement chirurgical par retrait desglandes mandibulaire et sublingual est unsuccès dans la grande majorité des cas.F. BOUTOILLEDENTISTERIE VÉTÉRINAIRE EN FRANCE ET À L’ÉTRANGER PARIS, FRANCECongrès annuel de l’AFVAC, novembre 2012 ; surle thème « cliniciens avant tout », ou le GEROS serabien sûr présent, avec pas moins de 7 sujets traitéscette année et un TD découverte de la dentisterie.Pour plus d’information rendez-vous sur le site del’AFVAC rubrique « Paris 2012 ». NANTES, FRANCELe Groupe d’Etude et de Recherche en Odontostomatologievétérinaire (GEROS) organise une formationcomposée de trois modules d’enseignement successifs.Son but est de promouvoir le développementde la dentisterie au sein des cabinets et cliniquesvétérinaires afin d’améliorer la prise en charge desprincipales affections dentaires et maxillo-facialeschez les Carnivores domestiques, Rongeurs et Lagomorphes.Semaine 1 : du 29 avril au 3 mai 2013Niveau acquisition, module 1Semaine 2 : du 10 au 14 juin 2013Niveau développement, module 2Semaine 3 : du 7 au 11 octobre 2013 (datesreconfirmées définitivement en septembre 2012)Niveau approfondissement, module 3Lieu de formation pour les 3 semaines :Oniris NANTESAtlanpôle La Chantrerie - BP 4070644307 Nantes Cedex 3www.afvac.com/xslt.aspx?typerubrique=1&rubriqueid=32&elementid=&sessionid=254842&sessionuniqueid=d6565442-3727-4e52-86d7-354928e7d40a&enregistrementid=&nbenr=&firstenr=&offset=&nbrec=10&firstrec=2&actionner=&dashboard-tableexcelexport=&lang=&oldrubriqueid=32&enr100=&enr101=&enr102=&rec2=13&rec3=&rec4=&rec5=&rec2-bis=13&rec3-bis=&rec4-bis=&rec5-bis SEATTLE, ÉTATS-UNISLe “Dental Forum” est l’équivalent américain ducongrès européen de dentisterie vétérinaire. Il sedéroulera du 8 au 11 novembre 2012 à Seattle, surla côte pacifique.http://www.veterinarydentalforum.com/displaycommon.cfm?an=1&subarticlenbr=92 PRAGUE, RÉPUBLIQUE TCHÈQUELe 22e Congrès européen de dentisterie vétérinaireaura lieu du 23 au 26 mai 2013 à Prague.C’est une belle occasion de formation postuniversitairedans cette spécialité. Le collège européende dentisterie vétérinaire organise en pré-, et postcongrèsdes sessions pratiques avec 9 cours étaléssur 2 jours, depuis la dentisterie des lapins jusqu’auxactes chirurgicaux de la sphère ORL ! Le programmepeut être consulté sur le site du congrès :http://2013.ecvd.info/ Lors du congrès lui-même,plus de 70 conférences de tous niveaux aborderontles dernières connaissances en la matière. Cecongrès s’adresse à tous les vétérinaires quel quesoit leur niveau en dentisterie vétérinaire. Les conférenceset les cours sont donnés exclusivement enanglais.http://2013.ecvd.info/index.php?page=registration3


GEROS infosFAITES VOTRE DIAGNOSTIC (SUITE) Quelles mesures diagnostiques etthérapeutiques doit/peut-on entreprendre?A l’heure actuelle, la radiographieintra-orale est l’outil diagnostic parexcellence du vétérinaire dentiste. Laradiographie permet de visualiser toutesles structures osseuses et dentairessubgingivales. Dans le cas présent, laradiographie a révélé l’existence desdents permanentes (molaires et prémolaires)qui étaient impactées dans leursalvéoles. La formation de la couronne etla croissance de la racine se sont faitesnormalement mais le mouvement éruptifn’a pas eu lieu. Si on étudie les radiographiesattentivement, on observeque les dents permanentes sont encorerecouvertes de tissus osseux, ce qu’aPhoto 3 : Radiographie intra-orale àla hauteur des 3e et 4e prémolairesinférieures gauches. La 4e prémolairedéciduale est toujours en place et recouvertepar un capuchon de tissus osseux.Photo 4 : Radiographie intra-orale de lapremière molaire inférieure gauche. Laracine mésiale pousse en direction apicaleet entraîne un début de perforation de lacorticale mandibulaire.confirmé l’examen in situ lors du traitementchirurgical (Photos 3 et 4).Le traitement a consisté à inciser lagencive le long de l’arcade, puis à retirerl’opercule de gencive et enfin à libérerles dents permanentes en enlevantl’excès d’os alvéolaire qui recouvrait lacouronne dentaire. La gingivectomies’est faite alternativement avec un bistouri,une fraise diamantée cylindriqueet un LASER CO2. Ce dernier outil ayantsurtout été utilisé pour cautériser les saignements,abondants dans ce type detissus. Dans le même temps, les dentsde laits persistantes ont également étéextraites.Un contrôle un mois plus tard a montréque pour la plus grande majorité desdents, l’éruption a été totale et que l’occlusionest tout à fait normale. La gencivea parfaitement guéri et la situationen bouche est saine (Photo 5).DISCUSSIONL’impaction dentaire est assez fréquentesurtout chez les races moyennes à petites,mais elle concerne presque exclusivementla première prémolaire. Anoter que chez certaines races de chiens(Lhassa Apso, Shih-Tzu, pékinois,…),l’apparition des dents de lait, puis lechangement de dent se fait avec plusieurssemaines de retard par rapportà la norme. Il ne s’agit dans ce cas pasd’une impaction. La rétention dentairegénéralisée est beaucoup plus rare. Uneorigine génétique est très probable dansce cas précis. L’impaction ou la rétentionalvéolaire des dents permanentes esttotale lorsque l’os alvéolaire emprisonnecomplètement la dent, elle est partielle,lorsque la couronne n’est recouverte quepartiellement par du tissu osseux et parun opercule de gencive. Il arrive parfoisqu’un kyste dentigère se développecomme complication de l’impaction.Ph. ROUXPhoto 5 : Dents jugales de la mâchoiredu haut lors du contrôle deux mois aprèsl’intervention.Plus rarement, la croissance de la racinedentaire peut entraîner une perforationde la corticale de la mandibule. C’estpour ces raisons qu’il est indispensablede traiter toutes formes de dents impactéessoit par extraction, soit par un traitementconservateur. Dans la plupartdes cas, une operculectomie (résectionde l’opercule de gencive qui recouvre lacouronne) est suffisante. Parfois, l’operculectomiedoit être combinée avecun traitement orthodontique, afin deforcer l’éruption. Dans le cas qui nousintéresse, il a fallu dégager la couronnedentaire de tous les tissus osseux excédentairesqui recouvraient partiellementles dents impactées.CONCLUSIONLe traitement des dents impactées peutreprésenter un challenge lorsque plusieursdents voir plusieurs quadrantssont concernés et que les dents sontpartiellement recouvertes de tissus osseux.Il doit être mis en place avant lafin de la croissance radiculaire et doncla fermeture du foramen apical, afin debénéficier de « l’élan éruptif » de la dent.Concrètement, il faut agir vers l’âge de6-7 mois.Retrouvez toutes les formationsproposées en 2012 par le Groupe d’Étudeet de Recherche en Odonto-Stomatologie(GEROS) sur www.afvac.com4

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