Lire le n°56 - AFP, Résidences retraite
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La vie dans nos résidencesSortie à la Calanque de Port d’AlonUn petit coin de paradis pour <strong>le</strong>s résidents de La Seigneurie et de… La Calanque !Jeudi 15 septembre, 9 heures 15, l’heure du rendez-vous.Tout <strong>le</strong> monde est prêt. MonsieurBusser est même là dans la sal<strong>le</strong> d’accueil,depuis plus d’une demi-heure et iltrépigne d’impatience. Michel, notreconducteur a tout préparé la veil<strong>le</strong> : latab<strong>le</strong>, <strong>le</strong>s chaises, <strong>le</strong>s glacières, etc.presque une expédition.Un, deux, trois, six ! Tout <strong>le</strong> mondeest là et c’est parti pour l’installationdans <strong>le</strong> mini bus, chacun à sa place !Nous prenons <strong>le</strong>s chemins de traversepour éviter <strong>le</strong>s embouteillages et arriverau plus vite vers notre destination. Maissur la Gineste, la route très sinueuse quirelie Marseil<strong>le</strong> à Cassis, <strong>le</strong> petit déjeunernous rappel<strong>le</strong> qu’il n’est pas encoredigéré… Hormis ce petit désagrément,<strong>le</strong> paysage, est magnifique ; <strong>le</strong> ciel b<strong>le</strong>unous annonce une bel<strong>le</strong> journée. Aprèsavoir longé la côte jusqu’à Saint-Cyr-Sur-Mer dans <strong>le</strong> Var, voici bientôt la pancarteque tous <strong>le</strong>s résidents guettent : «Calanque de Port d’Alon ». Le cheminest étroit et tortueux ; enfin, nous arrivonsau parking… Beaucoup de personnesont eu la même idée que nous.Aïe !Chaque fois que nous venons à Portd’Alon, nous avons notre place fétiche,notre petit coin de paradis qui surplombel’eau mais avec tout ce monde…??!!Je me dépêche, j’empoigne <strong>le</strong>s sacset pars au devant pour réserver la placecar il y a quand même une bonne petitemarche jusqu’à là-bas. J’active <strong>le</strong> pas,un concurrent arrive à ma portée et medit : « Ouh ! Vous êtes <strong>le</strong>s pros dupique-nique, vous, avec votre tab<strong>le</strong> etvos fauteuils ». «Qu’est-ce que vouscroyez ? On <strong>le</strong>s chouchoute nos résidents!» lui dis-je après lui avoir expliquéque j’étais avec des résidents d’unemaison de <strong>retraite</strong>.Le cœur battant, j’arrive essoufflée ànotre lieu de pique-nique… personne !Quel<strong>le</strong> joie, nous allons pouvoir mettreen place notre rituel annuel, <strong>le</strong>s glacièressont mises à l’ombre des grandspins et la tab<strong>le</strong> est dépliée. On instal<strong>le</strong><strong>le</strong>s chaises au so<strong>le</strong>il sur la plage pour seréchauffer. Eh oui ! Le vent s’est <strong>le</strong>vé,mais très gentiment ce qui est fortagréab<strong>le</strong> car fina<strong>le</strong>ment il fait très chaudau so<strong>le</strong>il.Madame Steffann et moi en profitonspour al<strong>le</strong>r nous baigner. Noussommes <strong>le</strong>s seu<strong>le</strong>s courageuses ou plutôt<strong>le</strong>s seu<strong>le</strong>s veinardes car l’eau estbonne. Madame Steffann sent déjà sesdou<strong>le</strong>urs lombaires s’enfuir, c’est unevéritab<strong>le</strong> thalasso à l’eau de mer.Une fois séchées et rhabillées,Madame Demars nous offre l’apéro à laguinguette de la plage, puis nousdégustons, dans notre coin préféré, <strong>le</strong>pique-nique que j’ai préparé.Madame Versini, à son tour, nousoffre <strong>le</strong> café. Tout <strong>le</strong> monde a tropmangé, c’est l’heure de la digestion etde la sieste pour certains.Après cet assoupissement général etquelques légers coups de so<strong>le</strong>il, <strong>le</strong>départ a sonné. Il faut tout rembal<strong>le</strong>r. Aquelques jours de l’arrivée de l’automne,c’est <strong>le</strong>s yeux remplis de b<strong>le</strong>u et deso<strong>le</strong>il que nous prenons <strong>le</strong> chemin duretour.Mais nous reviendrons l’année prochainefaire notre pè<strong>le</strong>rinage à Portd’Alon !Artic<strong>le</strong> rédigé par Nathalie Risso - CorCom de Calanque/Seigneurie - Marseil<strong>le</strong> (BdR)3
La vie dans nos résidencesLes 100 ans de Louis Rolland,résident à la PéronnièreAujourd’hui, 9 septembre 2011,Louis Rolland entame sa 101 ème année sur la planète Terre.Louis en 1922Son allure, ses yeux p<strong>le</strong>ins de rire nelaissent pas deviner son âge. Sa mémoiredes choses anciennes est restée intacte.Son récit nous rappel<strong>le</strong> encore que lavie n’est en rien un long f<strong>le</strong>uve tranquil<strong>le</strong>…mais que c’est aussi, du bonheur.C’est avec p<strong>le</strong>in de souvenirs, <strong>le</strong>sbons comme <strong>le</strong>s mauvais, des si<strong>le</strong>ncesaussi, qu’il nous a gentiment livréquelques bribes de sa vie.Louis est un enfant de la campagne.Il naît dans <strong>le</strong>s années d’avant-guerre,en septembre 1911 dans un petit villageauvergnat de l’Allier. Ses origines sontmodestes. Fils de gendarme, ses grandsparentssont cultivateurs comme beaucoupdans la France rura<strong>le</strong> d’alors. « Jesuis né derrière <strong>le</strong> c... des vaches oupresque… » raconte-t-il. Il se souvientde son enfance comme d’une périodeheureuse, insouciante malgré <strong>le</strong>s circonstancesqui marquent sa famil<strong>le</strong>.Louis n’a que quatre ans lorsque sonpère est mobilisé à Verdun. Avec sonfrère, ils rejoignent <strong>le</strong>urs grands-parentsmaternels qui habitent près de Sury-Le-Comtal, dans la plaine du Forez où ilpassera une partie de son enfance.1918, quatre ans plus tard, c’est lafin de la guerre. Louis et son frèreretrouvent <strong>le</strong>urs parents et déménagenten Haute-Loire sur Yssingeaux. Bonssouvenirs, nous dit-il : « On jouait auxbil<strong>le</strong>s, on n’avait rien, alors on jouait à laguerre… A Noël, on mettait des sabotsdevant la cheminée et <strong>le</strong> matin on trouvaitune orange et trois papillotes… ».Mais avec ce rien, Louis était heureux.« Dans la ferme des grandsparentspaternels située dans <strong>le</strong> Cantalvolcanique, on avait un cantou, une trèsgrande cheminée de trois mètres aumoins… <strong>le</strong>s voisins venaient veil<strong>le</strong>rautour du feu… <strong>le</strong> grand-père assis prèsdu feu avec <strong>le</strong> boufadou (souff<strong>le</strong>t pourranimer <strong>le</strong>s braises), la grand-mère filaità la quenouil<strong>le</strong>… », images de bonheurtout simp<strong>le</strong>, de lien social, bien loin desordinateurs, télévisions qui occupentaujourd’hui notre temps, nos pensées etempiètent sur nos relations…De milieu modeste, parti de peu,Louis aime étudier, il est passionné. En1923, il réussit l’examen des BoursesNationa<strong>le</strong>s puis <strong>le</strong> Certificat d’Etudesavec mention TB. En 1926, il obtient unCAP d’ajusteur et <strong>le</strong> Certificat de Find’Etudes la même année. En 1928, ilrentre à l’Eco<strong>le</strong> Nationa<strong>le</strong> des Arts et desMétiers de Cluny. Il n’a alors que dixseptans. Il termine ses études en 1931avec un Brevet d’ingénieur. Il devancel’appel pour incorporer l’éco<strong>le</strong> de cava<strong>le</strong>riede Saumur dont il sort en 1932comme sous-lieutenant. Après <strong>le</strong> servicemilitaire, il commence sa carrière professionnel<strong>le</strong>sur <strong>le</strong> réseau ferroviaire français,puis chez Renault à Paris où iltravail<strong>le</strong> comme simp<strong>le</strong> ouvriertourneur, ensuite commeingénieur stagiaire chezPeugeot Sochaux. Iloccupera différentspostes au sein dePeugeot à Sochaux, àSt Etienne où il créel’usine PeugeotAutomobi<strong>le</strong>s, puis àMulhouse. Enfin,retour à Sochaux où ilfinira sa carrière <strong>le</strong> 31décembre 1973.En 1939, de nouveaula guerre ; il est mobilisé.Après l’armistice, il revientà Sochaux. Sa femme luidonnera deux fil<strong>le</strong>s :Louis en 1932Lucette et Marie-Claude qu’ils élèventdans <strong>le</strong>s contraintes de la guerre, <strong>le</strong>s privations.La sécurité et l’éducation de<strong>le</strong>urs enfants seront de réels soucis qui<strong>le</strong>s empêcheront de s’épanouir p<strong>le</strong>inement.A 55 ans, alors qu’ils auraient puprofiter d’un peu de paix, son épousedécède.Décembre 1971 à Sochaux, il p<strong>le</strong>utdes cordes dans la cour de l’usine. Ilaperçoit une silhouette, cel<strong>le</strong> d’unefemme qui marche sans parapluie. Il nela connaît pas. « Passez par l’atelier » luilance-t-il ! « Mais non, <strong>le</strong>s gars me siff<strong>le</strong>nt». « Passez avec moi, ils ne vous siff<strong>le</strong>rontpas… ». El<strong>le</strong> était plutôtmignonne et surtout très intéressante,Germaine. Une nouvel<strong>le</strong> vie commencealors pour lui, ses fil<strong>le</strong>s ont une situationstab<strong>le</strong>, la guerre est finie. Il épouseGermaine, partage avec el<strong>le</strong> desmoments de calme, des voyages et profiteenfin du temps qui passe. Germaines’éteindra à la Péronnière en janvier2004. Aujourd’hui, il en par<strong>le</strong> toujourscomme d’une femme exceptionnel<strong>le</strong>.Louis a cinq petits enfants et huitarrières petits enfants.Ce monsieur nous frappe par sondynamisme. D’un esprit curieux, Louisaime lire des revues scientifiques,automobi<strong>le</strong>s… Il écrit des récitsde voyage, de visites de lieuxhistoriques.En regardant en arrière,Louis estime ne pasavoir été trop malheureuxmalgré <strong>le</strong>sépreuves qui n’ont pasmanquées. Il a connudeux bonheurs différentsavec ses épousesqu’il évoque avec beaucoupd’émotion ; <strong>le</strong>s souvenirsne sont pas si éloignéset pourtant si lointains.Artic<strong>le</strong> rédigé par Laëtitia Fougerouse - CorCom de La Péronnière - Grand’Croix (Loire)4
La vie dans nos résidencesLes résidents d’Ourceyre sur La Mouette IIPar un bel après-midi d’août, nous avons emmené quelques résidents qui <strong>le</strong> souhaitaient se promenervers <strong>le</strong>s parcs en traversant la rivière Allier par un moyen de locomotion original : « La Mouette II ».La traversée a duré cinq minutes. Delongs instants de calme, à être bercé par<strong>le</strong> fil de l’eau. Nous nous sommesassises près de la rive, <strong>le</strong>s résidentesadmiraient <strong>le</strong>s bateaux, <strong>le</strong>s barques, <strong>le</strong>svoiliers qui naviguaient sur l’Allier.Quelques souvenirs remontaient à lasurface : « Quand on venait avec monmari, on s’asseyait et on pouvait y restertout l’après-midi… », « Ah la mouette !Je l’ai prise lorsque j’étais jeune, maistout ça c’est du passé. ».Les animatrices avaient prévu desgâteaux pour <strong>le</strong>s petits creux et desboissons pour se désaltérer.Après deux heures de promenade aubord de l’eau, une photo souvenir a étéprise devant la Mouette II et nousrevoilà de retour à la résidence.Les sourires des résidentes ont été,pour nous, la plus grande joie del’après-midi et entendre « Merci à vouspour cette agréab<strong>le</strong> balade » nous aremplies de bonheur.Mais quel<strong>le</strong> est donc cette mouette ?C'est une nouvel<strong>le</strong> navette qui assure<strong>le</strong> passage d’une rive à l’autre à unendroit bien précis.Bateau de type catamaran, la nouvel<strong>le</strong>Mouette a repris <strong>le</strong>s liaisons entrerive gauche et rive droite de l'Allier.Pouvant accueillir onze passagers,quelques vélos et poussettes, el<strong>le</strong>effectue la traversée entre laRotonde et la Marina. Construite parune entreprise de Saône-et-Loirepour un montant de 87.680 euros, lanouvel<strong>le</strong> navette possède un moteurhybride. Diesel, il peut être basculéen é<strong>le</strong>ctrique pour une autonomie deplus de trois heures. Une initiativesaluée par EDF qui a versé une participationde 3.500 euros.Service gratuit, de mai à septembre,six jours sur sept, de 13h30 à 18h30et <strong>le</strong>s soirs de semi-nocturnes à l'hippodrome.Artic<strong>le</strong> rédigé par Isabel<strong>le</strong> Fivez - CorCom Ourceyre - Vichy (Allier)La thérapie par l’animal avec « l’aquarium » :un défi réussi aux Baux-de-Provence !Depuis toujours, la résidence accepte <strong>le</strong>s animaux de compagnie. C’est pourquoi, il est fréquentd’y rencontrer un petit chien ou un joli petit chat dans la sal<strong>le</strong> de détente. Et maintenant, pourquoipas des poissons ?D’après des études récentes, il a étéprouvé que <strong>le</strong>s aquariums ont un effetapaisant sur <strong>le</strong>s personnes : il captivel’attention et brise la notion du tempsqui passe… Et, par un heureux hasard,une donatrice (Madame Duthu, futurerésidente) nous a fait don d’un aquariumde 100 litres.Tout <strong>le</strong> monde s’est pris au jeu :comment va-t-on faire ? Que faut-ilfaire ? Nous étions tota<strong>le</strong>ment néophytesdans ce domaine, de nombreuxdébats ont fait rage… Enfin, c’est avecl’aide d’un charmant petit garçon aquariophi<strong>le</strong>prénommé Lucas que nousavons pu concrétiser notre projet.Sitôt dit, sitôt fait, Nico<strong>le</strong> saute danssa voiture, pas <strong>le</strong> temps de dire ouf, el<strong>le</strong>revient déjà… avec <strong>le</strong>s accessoiresnécessaires à une bonne prise en chargedes poissons !Les résidents participent à l’ensab<strong>le</strong>mentet à la décoration ; <strong>le</strong>s uns se proposentde faire l’entretien, tandis que<strong>le</strong>s autres s’organisent déjà pour <strong>le</strong>snourrir. Le grand jour arrive, on accueil<strong>le</strong><strong>le</strong>s poissons dans <strong>le</strong>ur nouvel<strong>le</strong> demeure,c’est l’occasion d’organiser un apéritif,pas avec eux bien-sûr ! mais autourd’eux. Aujourd’hui, après quelquessemaines, tous <strong>le</strong>s résidents sont ravisde cette nouvel<strong>le</strong> attraction. Chacun aufil de la journée va passer quelquesminutes à observer <strong>le</strong>s nouveauxvenus…Artic<strong>le</strong> rédigé par Nico<strong>le</strong> Bocque<strong>le</strong>t - CorCom Lou Mes de Maï-La Bastide du Chevrier - Baux-de-Provence (BdR)5
La vie dans nos résidencesDoucets : <strong>le</strong> tourbillon de sa vieAprès 24 ans de direction de notre résidence de Blanzac,Jeanine Egreteau prend sa <strong>retraite</strong> dans une grande émotion partagée.La résidence <strong>le</strong>s Doucets est unancien manoir appartenant à la famil<strong>le</strong>des Saint-Simon-Montbléru. Le manoir aété donné à la commune de Blanzacpour <strong>le</strong> transformer en hôpital pour <strong>le</strong>sanciens combattants en 1891, puis enmaison de <strong>retraite</strong> avec l’accord desdescendants dans <strong>le</strong>s années 1960.Madame Jeanine Egreteau, recrutéeen qualité de secrétaire médica<strong>le</strong> par<strong>le</strong> Département de la Charente <strong>le</strong>1 er Septembre 1977, fut affectée au servicetutel<strong>le</strong> hospitalière de la DDASS(aujourd’hui ARS) ; el<strong>le</strong> était alors chargéedu suivi des budgets et de la fixationdes prix de journées applicab<strong>le</strong>sdans <strong>le</strong>s hôpitaux et maisons de <strong>retraite</strong>publiques et privées conventionnées duDépartement, encadrée par l’inspecteurdu service et de la DDASS.Le chefTémoignage de Jeanine EgreteauMadame Egreteau proposa sa candidaturepour <strong>le</strong> poste de Direction decette maison de <strong>retraite</strong> et fut retenue.El<strong>le</strong> prit ses fonctions de directrice <strong>le</strong>1 er Septembre 1987 dans un établissementneuf, de sty<strong>le</strong> pavillonnaire, d’unecapacité de 62 logements, dont la gestiona été confiée à l’Association desFoyers de Province.Un chal<strong>le</strong>nge attendait MadameEgreteau, alias « Le Chef », qui auraitdû, selon <strong>le</strong>s « on dit », avoir des difficultésà remplir cette résidence qui apour particularité une architecture biendifférente de cel<strong>le</strong>s des autres.Mais au bout d’un an, tous <strong>le</strong>s logementsétaient occupés ; son pari étaitgagné. El<strong>le</strong> était fiérote notre chef…« Je suis partie, alors que je n’étais pasprête. J’étais bien dans Mon boulot,Mes résidents, Mes famil<strong>le</strong>s et Mesfil<strong>le</strong>s, Mes collègues, Mes chefs. Maisil faut bien partir un jour. Ma plusgrande tristesse est de ne plus être encontact avec mes petits potes : <strong>le</strong>sgrands moments des séminaires toujourstrès riches qui nous apportaientp<strong>le</strong>in de boulot, mais surtout dessupers moments passés avec <strong>le</strong>s collègues<strong>le</strong> soir dans ma chambre. Unechanson : « Nuit de Chine… », unesituation « Les nouvel<strong>le</strong>s de Bendor »,une situation : où est passé mon lit ?J’ai la nostalgie de toute cette hypervie active +++ et que j’aimais rendreactive. L’une de mes dernièresgrandes réussites, <strong>le</strong> choix de monsuccesseur : Marion. El<strong>le</strong> est intelligenteet sensib<strong>le</strong>, el<strong>le</strong> connaît bien <strong>le</strong>siège, la structure, <strong>le</strong>s budgets… jesuis fière d’el<strong>le</strong>, même si à unmoment, el<strong>le</strong> a été un peu trop formatéepar Jeanine Egreteau, mais…C’est moi qui l’ai formée, non ?Bonne chance à la direction del’EHPAD <strong>le</strong>s Doucets.Oh j’ai failli <strong>le</strong>s oublier : Mes plusproches collaborateurs : La Crouinil<strong>le</strong>et mes 2 Chouchous qui ont été làpour m’aider, me soutenir et m’encouragerquand il <strong>le</strong> fallait. Un vrai travailde groupe. Merci à eux et à toutel’équipe. A toute l’<strong>AFP</strong> : MERCI dem’avoir aidée, de m’avoir fait confiance,de m’avoir aimée (enfin, je <strong>le</strong> crois) !Signé : ChouchouParcours de notre chef au sein de laRésidence :- 1988 : Signature de la convention àl’aide socia<strong>le</strong>.- 1993 : Création d’une section decure médica<strong>le</strong> de 12 lits.- 1996 : Extension de la section decure médica<strong>le</strong> de 12 à 17 lits.- De 1994 à 1998 : Membre du comitéd’animation inter établissementsCharente Périgord pour <strong>le</strong>sOlympiades maisons de <strong>retraite</strong>.- 2001 : Convention avec l’ONAC(Office National des AnciensCombattants).- 2002 : Signature de la convention tripartite.- 2003 : Présidente de l’association« Bien vieillir en Charente ».- 2008 : Accord pour l’extensionAlzheimer. Nommée ChevalierNational de l’Ordre du Mérite.- 2011 : Portage des repas. Fin des travauxet ouverture de l’extension.Départ en <strong>retraite</strong> mais pas sansavoir formé son successeur, MarionBaurreau, qui, pendant des années, aété au sein des Doucets, une animatricedynamique, une correspondante encommunication et enfin une assistantede direction méritante.Souvenirs, souvenirs,<strong>le</strong>s moments forts et inoubliab<strong>le</strong>s :Porter la flamme Olympique en2 CV, escortée par <strong>le</strong>s motards pour<strong>le</strong>s Olympiades Ouest France entreCharente et Dordogne restera unmoment mémorab<strong>le</strong> pour notre chef etson personnel de l’époque.La tempête de 1999 a été unmoment de grande intensité pour l’ensemb<strong>le</strong>des employés et <strong>le</strong>s résidents. Larésidence étant privée de téléphone etd’é<strong>le</strong>ctricité pendant plusieurs jours,notre chef s’est vue camper sauvagementdans <strong>le</strong> salon de jour comme denuit avec <strong>le</strong> personnel extrêmementdévoué et <strong>le</strong>s résidents très émus.La solidarité des gens de Blanzacétait au rendez vous.6
Lors d’un 1 er avril, <strong>le</strong>s employés de larésidence ont simulé une grève généra<strong>le</strong>.Après quelques minutes d’angoisseet de stupeur pour notre chef, <strong>le</strong>semployés ont réapparu comme parmagie.Lors d’un repas de Noël, JeanineEgreteau a eu la surprise de découvrir <strong>le</strong>père Noël, mère Noël et père fouettarddans la peau de ses collègues. Momentinattendu et p<strong>le</strong>in d’émotions.Un moment très triste et éprouvanta touché notre chef : la fugue d’unerésidente. Malgré toute l’aide déployée,cette dame n’est jamais réapparue.Le mardi 11 août 2011, MadameEgreteau a eu la surprise de trouver toutson personnel devant chez el<strong>le</strong>, <strong>le</strong>s brasremplis de bouteil<strong>le</strong>s, nourritures,cadeaux, discours et bien d’autres surprises...lui témoignant à travers cegrand moment riche en émotion quependant toutes ces années « LE CHEF »restera toujours « NOTRE CHEF » !Mots du personnel :1m53 environ de caractère bientrempé, 55 kilos environ d’autorité,24 ans au gouvernail d’un grandbateau qui s’appel<strong>le</strong> « Les Doucets ».Un équipage sous vos ordres pastoujours simp<strong>le</strong>, mais que de bonssouvenirs aussi. Salut Capitaine.Nadia FLe « bébé » a bien réussi depuis 24ans. Pourtant au début, il n’y avait nibureau, ni fauteuil, mais avec <strong>le</strong>ssemaines, <strong>le</strong>s résidents sont arrivés etla joie du chef aussi de voir son bébéprofiter. Voilà une page qui se tournepour une certaine employée qui vousappréciait.La tête brûlée.J’ai travaillé avec vous pendant 20ans. Vous m’avez donné un poste àresponsabilité. Alors tout simp<strong>le</strong>ment« Merci » de m’avoir fait confiance.Nico<strong>le</strong>Il y a bien longtemps, el<strong>le</strong> a transformémon stage en poste CDI. Aprèsune rude formation, j’ai vécud’agréab<strong>le</strong>s moments avec notre chef.ChouchouPour clôturer cette bel<strong>le</strong> aventure,<strong>le</strong> personnel lui a tiré la chansonnette sur l’air du tourbillon de la vie,revisité à son image et rebaptisé l’équipée des Doucets.El<strong>le</strong> avait la pêche, à chaque matin,Un regard qui tue, ou qui vous accueil<strong>le</strong>,Et puis el<strong>le</strong> criait avec une voix,Qui sitôt nous acheva…Et <strong>le</strong>s ménages, et <strong>le</strong>s ménages,Faut qu’ils soient faits, faut qu’ils soient faits,Y’a <strong>le</strong>s famil<strong>le</strong>s de nos aînésQui s’plaignent que <strong>le</strong> boulot n’est pas fait (x2)L’humanité en el<strong>le</strong> est cachée,Mais el<strong>le</strong> sait bien nous la montrer,Ce p’tit caractère bien trempé,C’est not’ petite blonde préféréeEl<strong>le</strong> va nous quitter, pour mieux s’envo<strong>le</strong>r,Pour cette autre épopée, qu’est la vie d’retraités,Et puis toute l’Equipée, de sa petite couvée,Ensemb<strong>le</strong> va continuer…Artic<strong>le</strong> rédigé par Séverine Ollier - CorCom des Doucets - Blanzac Porcheresse (Charente)Après 30 ans de loyaux services à travail<strong>le</strong>ravec el<strong>le</strong>, je lui souhaite unetrès bonne et heureuse <strong>retraite</strong>. Encas d’ennui, je vous invite à participeraux animations de la résidence.FabriceUn dos bloqué ; Une voiture cassée ;Un enfant hospitalisé ; Une chutedans la neige. Oh ! là, là, chef, <strong>le</strong>ssoucis avec moi vous avez connu.Mais vous avez été toujours présentepour me soutenir et m’aider. AlorsMERCI chef, pour tout ce que vousavez fait pour moi.SéverineChef, tel un chef d’orchestre, vousavez mené la vie aux Doucets avecses bons et ses mauvais moments.Vous m’avez donné ma chance ettransmis votre savoir. Malgré, ce quevous pensez, vous resterez toujoursChef.La Crouinil<strong>le</strong>7
La vie dans nos résidencesSéances de gymnastique au Clos Saint RochLes séances sont menées par Marie-Line Rousseau, animatrice, et Karen Leglise, ergothérapeute,dans la joie et la bonne humeur !Chaque séance commence calmementavec un travail sur la respiration et<strong>le</strong> souff<strong>le</strong>, puis se poursuit avec de petitsexercices physiques mettant en action<strong>le</strong>s articulations du corps humain.Partant de la tête pour finir avec <strong>le</strong>spieds, sans oublier bien sûr de délayer<strong>le</strong>s langues à l’aide de joyeuses discussions! La séance se termine avec despetits jeux de ballon durant <strong>le</strong>squels <strong>le</strong>srésidents échangent passes et éclats derire.Cette activité permet de stimu<strong>le</strong>r :- <strong>le</strong> schéma corporel,- l’orientation spatia<strong>le</strong> (à l’aide du ballon),- l’équilibre,- la gymnastique du cerveau (à l’aidede mouvements croisés),- la communication (rentrer en contactavec une autre personne à travers <strong>le</strong>lancer de ballon),- <strong>le</strong>s membres,- la paro<strong>le</strong> (tout <strong>le</strong> monde trouve sonmot à dire).Cet échange verbal entre <strong>le</strong>s résidentsest un moment de rapprochementpermettant de faire comprendre<strong>le</strong>s maux des uns et des autres.C’est une activité stimulante et valorisantetrès appréciée par <strong>le</strong>s résidentset ses animatrices, malgré <strong>le</strong>s efforts departicipation qu’el<strong>le</strong> demande.Artic<strong>le</strong> rédigé par Françoise Dumain - CorCom du Clos Saint Roch - Montpon-Ménéstérol (Dordogne)Au cœur des travaux du Belvédère Sainte ClotildePetit retour en arrière : dans un précédent <strong>AFP</strong> Mag, je vous annonçais <strong>le</strong> départ des travauxd’un nouvel établissement dans la Vienne, Le Belvédère Sainte Clotilde.Depuis <strong>le</strong> jour de la pose de la premièrepierre symbolique, un véritab<strong>le</strong>village a vu <strong>le</strong> jour autour de cet imposantchantier.Sur ce site, de multip<strong>le</strong>s cabanes sesont dressées de toutes <strong>le</strong>s cou<strong>le</strong>urs. Leplus impressionnant était de voir, dejour en jour, se dresser ces grands murs.Une immense grue surplombait <strong>le</strong> chantierfaisant tournoyer d’énormes blocsde béton au dessus de nos têtes. Puis,en quelques mois, nous avons vu <strong>le</strong>scontours de Sainte Clotilde grandir, destravaux impressionnants, des kilomètresde fils de tuyaux, de câb<strong>le</strong>s en tousgenres s’étalant dans la bâtisse.Je ne manquerai pas de vous tenirinformés des évolutions de ce magnifiquechantier.Artic<strong>le</strong> rédigé par Fabienne Guilbard - Directrice La Tour du Poê<strong>le</strong> - Vouillé (Vienne)8
La vie dans nos résidencesAu Clos des Tours, <strong>le</strong> circuitdu médicament en escargotSuite aux recommandations de l’HAS et de l’ARS, nous avons choisi de mettre en placeun nouveau système de préparation et de distribution des médicaments.Le chariot de distributionFrancette Bottreau, notre directrice,a choisi <strong>le</strong> système Mac 4, qui est unsystème de préparation robotisé dessachets des traitements.Le fonctionnement est simplifié, plusbesoin de faxer <strong>le</strong>s ordonnances, plusde préparation ni de manipulation desmédicaments. Les médecins saisissent<strong>le</strong>s ordonnances de traitement surTitan. La pharmacie d’Angoulême, aveclaquel<strong>le</strong> nous sommes affiliés, <strong>le</strong>s reçoiten temps réel. Un duplicata signé del’ordonnance est mis dans une chemisequi nous sert de liaison directe avec lapharmacie.La production est présentée dansdes boites nominatives avec la photoEscargot avec coquil<strong>le</strong>des résidents sous forme de rou<strong>le</strong>aux desachets transparents nominatifs : « Lesescargots ». Sur ces sachets sont inscrits :<strong>le</strong> nom du résident, sa chambre, sa datede naissance, la date et l’heure d’administration,la posologie et <strong>le</strong> nom desdifférents médicaments présents dans <strong>le</strong>sachet. Pour <strong>le</strong>s traitements dits « horspilulier » (sachets, sirops, patchs), unsachet vide comportant <strong>le</strong> nom et laposologie est mis sur <strong>le</strong> rou<strong>le</strong>au à l’heurede l’administration.Le vendredi de chaque semaine, <strong>le</strong>pharmacien livre un nouveau jeu deboites nominatives. L’échange prend 10minutes.Escargot sans coquil<strong>le</strong>La distribution des traitements estvalidée par <strong>le</strong>s codes barres zappés sur<strong>le</strong>s semainiers, imprimés lors de larédaction des ordonnances. Ces semainierspermettent de vérifier <strong>le</strong>s traitementsà administrer assurant ainsi unsuivi sur Titan.Certes au départ, <strong>le</strong>s équipes soignantesétaient réticentes mais trèsrapidement (moins de deux mois), unrythme de fonctionnement a été mis enplace avec la pharmacie.Actuel<strong>le</strong>ment, notre chariot de distributiondes médicaments va subir unepersonnalisation pour une utilisationoptima<strong>le</strong>.Grâce a ce nouveau système, on aune meil<strong>le</strong>ure traçabilité, moins derisques de mélanges, moins de stockagede médicaments. Et pour rien aumonde, <strong>le</strong>s infirmières ne retourneraientà l’ancienne méthode. Certaines commencentmême à l’exporter versd’autres établissements !Artic<strong>le</strong> rédigé par Aurélie Léon-Henri, IDE Coordinatrice Clos des Tours – Vil<strong>le</strong>fagnan (Charente)9
La vie dans nos résidencesLa vie bien remplie d’une résidente dela Source : Madame Ressot, boulangèreLe 26 janvier 1927, venait au monde Bernadette Ressot, de son nom de jeune fil<strong>le</strong> Charnet,dans une petite bourgade de l’Allier, plus exactement à Monetay-sur-Loire.A l’âge de 20 ans, el<strong>le</strong> rencontre sonmari dans un bal de la région.Rapidement, ils décident de se marier.Son époux est né <strong>le</strong> 7 juil<strong>le</strong>t 1920 àJaligny-sur-Besbre. Six enfants naissentde <strong>le</strong>ur union : trois fil<strong>le</strong>s et trois garçons.En 1956, la boulangerie de Souvignycherche un repreneur ; Monsieur etMadame Ressot décident d’acquérir <strong>le</strong>fond de commerce.A cette époque, la commune est trèsimportante. La verrerie emploie 200ouvriers qui font travail<strong>le</strong>r tous <strong>le</strong>s commercesde la vil<strong>le</strong>. La boulangerie fonctionneà merveil<strong>le</strong>, proposant pains,brioches, croissants, viennoiseries, maispas de pâtisseries pour ne pas concurrencer<strong>le</strong> pâtissier local.Un emploi du temps bien remplipour <strong>le</strong> coup<strong>le</strong>. Monsieur Ressot est à latâche dès 23h30 pour que son pain soitprêt pour l’ouverture du magasin à6h45, et dans son fournil jusqu’à 11h30fin du service.Madame Ressot prend la relève pourla vente en magasin jusqu’à 18h30,même si <strong>le</strong>s trois dernières années d’activités,une vendeuse fût embauchée.Deux fois par semaine, son marieffectue une tournée dans la campagneenvironnante à la rencontre des clients<strong>le</strong>s plus isolés. Ce ne sont pas <strong>le</strong>s seu<strong>le</strong>sobligations de son mari : il siège éga<strong>le</strong>mentau Conseil Municipal de la commune.Quelques anecdotes reviennent à lamémoire de Madame Ressot, comme,par exemp<strong>le</strong>, « <strong>le</strong>s pêcheurs qui, l’été,venaient vers 5 heures du matin chercher<strong>le</strong>ur pain et cette grand-mère qui,tous <strong>le</strong>s jours, frappait à la porte dufournil à 5h30 ».Et voilà que la <strong>retraite</strong> sonne en1983, Madame Ressot a beaucoupregretté ses clients, « on s’y attachecomme s’ils étaient de la famil<strong>le</strong> et avecune bonne clientè<strong>le</strong>, on reste toujoursen bons termes. »Un seul petit bémol, un des filsaurait pu reprendre la boutique mais il apréféré embrasser la carrière de professeurde musique.Artic<strong>le</strong> rédigé par Char<strong>le</strong>s Brunet - CorCom La Source - Souvigny (Allier)10
La vie dans nos résidencesUne ludothèque ambulante aux AuresDepuis plusieurs mois, l’établissement fait intervenir des animateurs externes afin d’apporter dela nouveauté et de la diversité aux résidents et à l’équipe.Ainsi, un jeudi par mois, deux animateursspécialisés de la Ludothèque deSaint-Junien (87) arrivent à 14 heures ets’instal<strong>le</strong>nt dans <strong>le</strong> grand salon avec <strong>le</strong>urmatériel : multip<strong>le</strong>s jeux de sociétégrand format (cartes, jeux de l’oie, etc.)permettant de préserver la mémoire, <strong>le</strong>sens de l’observation et l’esprit de compétitionafin de garder l’estime de soi.Il y a même la possibilité de jouer àla pétanque en sal<strong>le</strong>, avec des bou<strong>le</strong>s enmousse !Les messieurs, surpris au départ,apprécient beaucoup, surtout autourd’un verre de… grenadine.Certaines personnes, d’abord peuenthousiastes à l’idée de passer uneheure en col<strong>le</strong>ctivité autour d’un jeu« d’enfant », ont maintenant changéd’avis. Le regard enjoué, <strong>le</strong>s instants derigolade <strong>le</strong>ur sont devenus réguliers.Assistés de deux aides soignantes del’équipe, <strong>le</strong>s animateurs instal<strong>le</strong>nt <strong>le</strong>srésidents autour de quatre tab<strong>le</strong>s afinde bien entourer et conseil<strong>le</strong>r chacun.Ce moment, qui fait oublier <strong>le</strong> quotidienet <strong>le</strong>s petits tracas, défi<strong>le</strong> trop vitecar tout <strong>le</strong> monde en oublie qu’à16 heures, <strong>le</strong>s animateurs rangent <strong>le</strong>sjeux dans <strong>le</strong>s mal<strong>le</strong>ttes et repartent…jusqu’au mois prochain.Artic<strong>le</strong> rédigé par Florence Delage - Aide-Soignante des Aures - Chabanais (Charente)Pétanque à AptA la Bastide des Lavandins, <strong>le</strong>s résidents ont un petit faib<strong>le</strong> pour la pétanqueet encore plus si cel<strong>le</strong>-ci se passe au so<strong>le</strong>il en p<strong>le</strong>in centre vil<strong>le</strong>.Nous sommes partis à 15h00 dansune ambiance détendue. Le so<strong>le</strong>il étaitdonc au rendez-vous, <strong>le</strong>s oiseaux chantonnaient; un très bel après-midi s’annonçait...Tout juste arrivés au boulodrome,nous fîmes notre première rencontreavec <strong>le</strong>s joueurs « habitués ». A Apt, ily a toujours quelqu’un avec qui discuterpétanque, mais aussi histoire de la vil<strong>le</strong>et de tous ses changements.Certains promeneurs se sont arrêtésafin de regarder notre partie : applaudissements,encouragements, échangesde regards complices. Spontanémentdes personnes sont venues vers nous.Ce fut un après-midi riche en rencontres.Après quelques parties, noussommes rentrés sourire aux lèvres,encore de très bons moment si bienpassés dans <strong>le</strong> beau paysd’Apt !Artic<strong>le</strong> rédigé par Tristan Quint - Animateur de la Bastide des Lavandins - Apt (Vaucluse)11
La vie dans nos résidencesSe former, une priorité à La GénollièreIl ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir… Pour cela, l’établissement, dans <strong>le</strong> cadred’une démarche qualité, permet au personnel des formations qualifiantes.Betty au cours d’une activité extérieure qui aide <strong>le</strong>s résidents à ramasser <strong>le</strong>s pommes dans <strong>le</strong> parc de la résidence.Aurélie Gauthier qui se rend chez <strong>le</strong>s résidentspour l’aide à la toi<strong>le</strong>tte.En effet, Maryse Bal<strong>le</strong>t, employéede service, arrivée à la Génollière enavril 2008, a suivi <strong>le</strong>s modu<strong>le</strong>s afin d’obtenirson diplôme d’AAPAPD en juin2010. Très désireuse d’apporter davantageaux résidents et d’effectuer dessoins de nursing, el<strong>le</strong> a décidé de suivreun stage de formation destiné à acquérir<strong>le</strong> diplôme d’Aide-Soignante dispensépar l’Institut de Formation des Aides-Soignantes du CHU de Poitiers pour lapériode de septembre 2011 à juin 2012.La résidence a créé 4 contrats deprofessionnalisation aux postes d’AideMédico Psychologique.Laura Chagnon et Betty Forcellini,employées depuis octobre 2010, suiventune formation de préparation etd’obtention de ce diplôme pour unedurée de 22 mois au centre de formationde l’IRTS de Poitiers.L’action de professionnalisation estcomposée d’une formation théoriquede 495 heures délivrées par l’IRTS etune formation pratique commeAuxiliaire de Vie sur <strong>le</strong> poste de travailpour une durée tota<strong>le</strong> de 840 heuresdont 140 en stage dans une autre structureauprès d’un public différent.Depuis octobre 2011, AurélieGauthier et Elisabeth Legout sontéga<strong>le</strong>ment entrées en Contrat deProfessionnalisation.Aurélie, depuis 2007, a effectué plusieurscontrats de remplacement à laGénollière en tant qu’Auxiliaire de Viede jour et de nuit. Motivée et très désireusede continuer dans cette voie, el<strong>le</strong>a décidé de suivre ce parcours de formationafin d’acquérir de nouvel<strong>le</strong>sconnaissances. Pour Elisabeth, il s’agitd’une complète reconversion. Ce désirde devenir AMP fait suite à une expérienceen tant qu’aide à domici<strong>le</strong> et desstages dans une structure de maisond’accueil pour Personnes Agées. El<strong>le</strong>aime <strong>le</strong> contact régulier et privilégiéavec <strong>le</strong> résident.La formation du personnel a de multip<strong>le</strong>savantages que ce soit pour <strong>le</strong> salariéou l’établissement.En effet, el<strong>le</strong> permet de diversifier <strong>le</strong>savoir faire des employés qui se voientacquérir <strong>le</strong>s bons gestes et attitudesappropriés aux besoins de la personneâgée et d’améliorer <strong>le</strong>s compétencesdes équipes.Pour <strong>le</strong> personnel, demandeur deformation, au sein d’<strong>AFP</strong>, il est possib<strong>le</strong>de se former au travers de différentsmodu<strong>le</strong>s tels la Bientraitance, <strong>le</strong>smodu<strong>le</strong>s de formation diplômanteAAPAPD, <strong>le</strong>s pratiques professionnel<strong>le</strong>s,<strong>le</strong> droit et la rég<strong>le</strong>mentation…Nous <strong>le</strong>ur souhaitons un bon parcoursde formation et la réussite…Artic<strong>le</strong> rédigé par Nadia Robuchon - CorCom La Génollière - Nieuil l’Espoir (Vienne)12
La vie dans nos résidencesDes grillades inoubliab<strong>le</strong>sà Saint ThibaultAvant l'automne, <strong>le</strong>s résidents, <strong>le</strong>urs famil<strong>le</strong>s, <strong>le</strong> personnel et <strong>le</strong>s bénévo<strong>le</strong>s qui font vivre l'EHPADSaint Thibault à F<strong>le</strong>uré dans la Vienne, se sont retrouvés autour de barbecues conviviaux.L'EHPAD Saint Thibault est composéde deux unités de Vie distinctes : uneOuverte (UVO) et une Protégée (UVP).Cette unité, UVP, est réservée aux personnesatteintes de la maladied'Alzheimer. Deux structures différentesen une seu<strong>le</strong> à F<strong>le</strong>uré ? Et bien celadonne donc l'occasion de multiplier pardeux <strong>le</strong>s moments festifs ! L'UVP peutaccueillir onze résidents, et l'UVO, unepetite trentaine.Guère plus de vingt cinq résidents enUVO ? Ce nombre a été multiplié partrois <strong>le</strong> 14 septembre dernier. Puisqueplus d'une soixantaine de personnessont venues partager un barbecue festifoù rires, chansons et balades ont été auprogramme.Placée sous <strong>le</strong> signe clément de SaintThibault, cette journée s'est déroulée àmerveil<strong>le</strong>. Le so<strong>le</strong>il envoûtant et <strong>le</strong> cielcou<strong>le</strong>ur d'azur, synonyme de cha<strong>le</strong>ur etconvivialité, ont rythmé cette bien bel<strong>le</strong>journée.De midi à l'heure du souper, ce longaprès-midi est trop vite passé. Du barbecuegéant à la balade jusqu'à l'église deF<strong>le</strong>uré, visitée grâce à Françoise etLaurence, deux dames bénévo<strong>le</strong>s habitantdans la commune, toutes <strong>le</strong>s personnesprésentes ont apprécié tous cesbons moments.Beaucoup de famil<strong>le</strong>s de résidentsont activement participé à ces instantsconviviaux. Leur présence, appréciéepar <strong>le</strong>s résidents a été bénéfique à tous.Car après l'agréab<strong>le</strong> et copieux repas,plusieurs personnes ont fait apprécier<strong>le</strong>urs bel<strong>le</strong>s voix et <strong>le</strong>urs sensibilités àtravers des chansons qui sont à jamaisgravées dans nos mémoires.Puis après la visite de l'église, sous <strong>le</strong>chaud so<strong>le</strong>il, tout <strong>le</strong> monde s'est réfugiédans la sal<strong>le</strong> d'animation, aufrais, pour effectuer un retourau calme en jouant paisib<strong>le</strong>mentaux cartes ou auscrabb<strong>le</strong>... en attendant <strong>le</strong>dîner. Mais peu ont voulu mangeren quantité <strong>le</strong> soir, ce quin'est pas étonnant après <strong>le</strong>copieux barbecue de midi !Un mois auparavant, sousl'impulsion de Marc Barbillat, <strong>le</strong>directeur, une journée quelquepeu semblab<strong>le</strong> a eu lieu en UVP.Le personnel est venu ennombre pour partager cemoment particulier. JocelyneBarbillat, la directrice adjointe amontré l'exemp<strong>le</strong> en passant <strong>le</strong>repas en compagnie de résidentset de <strong>le</strong>urs famil<strong>le</strong>s. Uneattention délicate pour cesfamil<strong>le</strong>s qui, l'espace d'unejournée, ont eu <strong>le</strong> plaisir deretrouver <strong>le</strong>s <strong>le</strong>urs, résidant àF<strong>le</strong>uré, souriants et apaisés.Artic<strong>le</strong> rédigé par Pascal Haye - CorCom Saint Thibault - F<strong>le</strong>uré (Vienne)13
La vie dans nos résidencesLa résidence La Presqu’I<strong>le</strong> ouvre ses portesLa Résidence Retraite La Presqu’î<strong>le</strong> de la vil<strong>le</strong> de Port-de-Bouc a ouvert ses portes au public <strong>le</strong> samedi1 er octobre 2011. Cette journée consistait à faire visiter l’établissement aux futurs entrants.C’est dans une ambiance convivia<strong>le</strong>que s’est déroulée cette journée.Pour cette occasion, un col<strong>le</strong>ctif d’artistesde l’Association « Art et Créations »avait généreusement embelli <strong>le</strong>s mursde l’entrée et de la sal<strong>le</strong> à manger avecde magnifiques toi<strong>le</strong>s.Les visiteurs étaient accueillis parStéphane Levesque, directeur de la résidence,ainsi que par plusieurs membresdu personnel détachés spécia<strong>le</strong>mentpour cette journée.La visite a débuté par <strong>le</strong> pool médical,présenté par l’Infirmière référentepuis s’est poursuivie au travers de diversateliers dans <strong>le</strong>s étages avec <strong>le</strong> personnelhabituel<strong>le</strong>ment en poste (jour etnuit). Les invités ont pu apprécier la présentationde notre lieu de vie ainsi quel’organisation et <strong>le</strong> dérou<strong>le</strong>ment desjournées au niveau de l’entretien, la restauration,<strong>le</strong>s soins ainsi que <strong>le</strong>s animations.Pour clôturer cette bel<strong>le</strong> journéerien de mieux qu’un apéritif servi dansnotre beau jardin ! Les résidents, <strong>le</strong>sfamil<strong>le</strong>s ainsi que <strong>le</strong>s artistes del’Association ont partagé ce cha<strong>le</strong>ureuxmoment avec l’équipe de La Presqu’î<strong>le</strong>.Artic<strong>le</strong> rédigé par Clémentine Thibert - CorCom La Presqu’I<strong>le</strong> - Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône)Les résidents des Morel<strong>le</strong>s sortent au restaurant…Pour la seconde année consécutive,notre résidence et l’Association « LesAnnées Morel<strong>le</strong>s » ont marqué la fin del’été avec <strong>le</strong>s résidents et famil<strong>le</strong>s enorganisant une sortie au restaurant « LeTacot » à Renaison.Ce fut l’occasion de déguster undélicieux repas : flan à la bisque dehomard, bœuf à la carbonade et songratin dauphinois, fromage blanc ousec, tarte flamande et sa glace vanil<strong>le</strong>.Tous <strong>le</strong>s participants ont apprécié cemoment très convivial et ce fut aussil’occasion pour beaucoup de s’évader etd’oublier la routine de la maison de<strong>retraite</strong>.Artic<strong>le</strong> rédigé par Denise Tantot – Corcom Les Morel<strong>le</strong>s – Renaison (Loire)14
La vie dans nos résidencesLe projet d’animationdu Pontreau Saint LucienDepuis l’ouverture de la structure, grâce à la mobilisation de l’ensemb<strong>le</strong> du personnel, <strong>le</strong> projetd’animation a franchi de nombreuses étapes et permet, à présent, de proposer un planningd’activités cohérent tenant compte aussi bien des compétences de l’équipe que des désirs desrésidents.Le chemin n’a pourtant pas été toujoursaisé ; en effet, une multitude d’activitésa été proposée aux résidents et i<strong>le</strong>st très vite apparu qu’une tel<strong>le</strong> profusionn’était pas gérab<strong>le</strong> et pouvait, enoutre, nuire au confort des résidents ; ilnous a fallu revoir notre copie.Il a donc été décidé de se limiter àsept domaines d’activités (la mémoire,la gymnastique, <strong>le</strong> chant, <strong>le</strong> cinéma, lacuisine, l’esthétique et <strong>le</strong>s jeux de société)proposés dans une même unité detemps et de lieu, sans préjudice pour <strong>le</strong>sspectac<strong>le</strong>s, rencontres intergénérationnel<strong>le</strong>s,ateliers créatifs et autres sorties…Pour ce faire, <strong>le</strong> nouveau logicielTitan nous a été d’une aide précieusepuisque nous avons, non seu<strong>le</strong>ment, pumettre en place <strong>le</strong> planning des activitéssur l’année entière mais aussi créer desfiches techniques d’activités consultab<strong>le</strong>sà tout moment par l’ensemb<strong>le</strong> dupersonnel ; en amont, l’organisation estgrandement facilitée car <strong>le</strong> personnelconnaît pour chaque animation, <strong>le</strong>nombre de participants, <strong>le</strong> lieu, l’heureet <strong>le</strong> matériel nécessaire ; en aval, il estpossib<strong>le</strong> de consigner sur Titan l’évolutiondes participants au fil des animationspour un suivi personnalisé des résidents.Dans <strong>le</strong> cadre de sa formation,Emilie Clément qui prépare un diplômed’animation en gérontologie a effectuéun sondage auprès des résidents de lastructure afin de connaître <strong>le</strong>s activitésqu’ils aimaient et qu’ils souhaitaientpratiquer. Ravi de l’intérêt qu’on lui portait,Monsieur Frouin, résident, lui aindiqué avec enthousiasme ce qu’il préféraitpar dessus tout : <strong>le</strong> chant et <strong>le</strong>sspectac<strong>le</strong>s. Madame Antigny, résidente,a plébiscité, quant à el<strong>le</strong>, <strong>le</strong>s sorties et<strong>le</strong>s échanges avec <strong>le</strong>s enfants avantd’ajouter avec un petit sourire qu’el<strong>le</strong>aimait bien « s’encanail<strong>le</strong>r » sur <strong>le</strong>schansons de sa jeunesse.A la lumière des résultats de cetteconsultation, il est apparu que <strong>le</strong>s animationspréférées de nos résidentsétaient <strong>le</strong> chant, la cuisine, <strong>le</strong> visionnagede films anciens, <strong>le</strong>s activités cognitiveset physiques, <strong>le</strong>s rencontres intergénérationnel<strong>le</strong>s,<strong>le</strong>s spectac<strong>le</strong>s et <strong>le</strong>s sorties.Le projet d’animation que nousavons réussi à mettre en place semb<strong>le</strong>donc comb<strong>le</strong>r <strong>le</strong>urs attentes ; il s’inscritdans notre volonté d’améliorer <strong>le</strong> fonctionnementde l’établissement et dansnotre souci de bientraitance des résidents.Il est bien sûr amené à évoluerdans <strong>le</strong>s années à venir avec l’arrivée denouveaux résidents et l’apparition denouvel<strong>le</strong>s technologies, il faudra doncveil<strong>le</strong>r à hausser la qualité de notreécoute et faire preuve de réactivité.Artic<strong>le</strong> rédigé par Laurence Thaureau - CorCom et Emilie Clément - Animatrice - Pontreau Saint Lucien à Lencloître (Vienne)15
La vie dans nos résidencesAtelier cuisine à l’Abbayeavec <strong>le</strong>s légumes récoltés au jardin du GuiCréé depuis plus d’un an en collaborationavec la Mairie,l’EHPAD de l’Abbaye et <strong>le</strong> Paysdu Ruffécois sous la directionde Katia Jacquel des Jardinsd’Isis, <strong>le</strong> jardin du Gui a unevocation thérapeutique.Il permet aux résidents de retrouverd’anciens automatismes et de susciterla perception du temps en voyantcroître <strong>le</strong>s différentes espèces d’arbres,de plantes et de légumes au fil des promenadesquotidiennes ou des sortiesramassage de légumes avec <strong>le</strong> personnel.Les récoltes sont soit dégustées surplace (fraises, framboises), soit apportéesen cuisine pour être cuisinées pourcertains résidents qui ont un régimeparticulier (haricots verts, pommes deterre).Dernièrement, <strong>le</strong>s résidents sontallés faire la cueil<strong>le</strong>tte de tomates, courgetteset aubergines qui ont servi à lapréparation d’une ratatouil<strong>le</strong> en ateliercuisine, très goûteuse.Avant <strong>le</strong> démarrage de l’atelier, tout<strong>le</strong> monde respecte <strong>le</strong>s règ<strong>le</strong>s d’hygiène(lavage des mains, enfilage de blouses,gants et charlottes). Les animatricesexpliquent à chaque groupe, de troisà quatre personnes, la recette et <strong>le</strong>stâches à réaliser.Chacun avance à son rythme pourlaver, éplucher et couper <strong>le</strong>s légumes ;<strong>le</strong> but étant de développer la cohésionet <strong>le</strong>s échanges entre <strong>le</strong>s résidents.Une fois <strong>le</strong>s légumes prêts, avecla collaboration d’Anthony, cuisinier,quelques résidents participent à la cuissonde la ratatouil<strong>le</strong>.Les ateliers cuisine reçoivent engénéral un franc succès ; ils redonnentun sens aux gestes, confiance en despossibilités. C’est un moment pour sedivertir mais aussi pour tisser des liensentre <strong>le</strong>s résidents.Cette délicieuse ratatouil<strong>le</strong> mitonnéeavec amour par nos résidents futservie <strong>le</strong> <strong>le</strong>ndemain midi.Atelier cuisine et préparation des <strong>le</strong>́gumes.Cuisson de la ratatouil<strong>le</strong> avec Anthony.Cueil<strong>le</strong>tte et dégustation de fraises.Artic<strong>le</strong> rédigé par Christel<strong>le</strong> Arnoux - CorCom de L’Abbaye - Saint-Amant-de-Boixe (Charente)16
La vie dans nos résidencesLa directrice des Logisdu Nivernais à la radio !Le 27 septembre dernier, RCF a rencontré Anne Bonnin pour en savoir plus sur notre EHPAD de laNièvre. Voici la retranscription des questions posées par Odi<strong>le</strong> Dervault, pour son émission de radiohebdomadaire « Le Marathon de la vie ».Qui êtes-vous Anne Bonnin ?Je suis directrice de 2 établissementsdont l’un se situe à Souvigny, dansl’Allier, et l’autre dans <strong>le</strong> sud Nivernais.J e t r a v a i l l e d e p u i s 1 1 a n s àl’Association des Foyers de Province quigère aujourd’hui 29 établissements. Legroupe a environ 1 500 lits et 900 salariés.J’ai débuté ma carrière professionnel<strong>le</strong>dans un établissement charentaiset j’ai quitté la Loire en 2010 pourrejoindre l’Allier et la Nièvre. Ces différentesmutations m’ont permis d’enrichirma pratique professionnel<strong>le</strong> et c’estun véritab<strong>le</strong> atout. Je suis passionnéepar mon métier grâce aux échangesquotidiens avec <strong>le</strong>s résidents. L’entréeen maison de <strong>retraite</strong> n’est pas chosefaci<strong>le</strong> : lorsque la personne âgée rentreen structure, el<strong>le</strong> est très souventdépendante. Le maintien à domici<strong>le</strong>n’est plus possib<strong>le</strong>, malgré <strong>le</strong>s nombreusesaides proposées.La vocation de l’équipe pluri-disciplinairedont je fais partie est d’apporterun soutien, une écoute, une aide24h/24, tout au long de l’année. Avecl’aide de la famil<strong>le</strong>, de l’entourage, nousmettons tout en œuvre pour répondreaux attentes et aux besoins des personnesâgées : l’hébergement, l’animation,<strong>le</strong>s soins de confort et d’hygiène,la restauration.La maison des Fées à Dornes, lamaison des Prés à Lucenay-<strong>le</strong>s-Aixet la maison des Huis à Neuvil<strong>le</strong><strong>le</strong>s-Decizevont voir disparaître<strong>le</strong>urs noms. Comment vont-el<strong>le</strong>ss’appe<strong>le</strong>r ?Ces 3 petites structures ont fusionnéet forment désormais un seulEtablissement d’Hébergement pourPersonnes Agées Dépendantes : LesLogis du Nivernais. Nous conservonsl’appellation de chaque maison puisquechacune d’el<strong>le</strong> est située dans un villageou petite vil<strong>le</strong>.Chaque lieu va-t-il pouvoir accueillirplus de résidents ?A Dornes, nous disposons de 14 lits,à Lucenay-<strong>le</strong>s-Aix de 13 lits et àNeuvil<strong>le</strong>-<strong>le</strong>s-Decize de 15 lits. Nous disposonsdonc de 42 lits au total.Notre souhait est cependant d’augmenterla capacité de 12 lits environ, cequi nous permettrait de répondre à unedemande croissante des personnes17
âgées en perte d’autonomie dans <strong>le</strong> sudnivernais et enfin d’envisager <strong>le</strong> rassemb<strong>le</strong>mentdes lits sur un site pourrépondre à un équilibre économique.Actuel<strong>le</strong>ment, nous n’avons pas d’accorddu Conseil Général et de l’AgenceRégiona<strong>le</strong> de Santé pour augmenternotre capacité d’accueil.Chaque maison va-t-el<strong>le</strong> répondre àdes demandes plus spécifiques ? Parexemp<strong>le</strong> à Neuvil<strong>le</strong> vous disposezd’un lit d’hébergement temporaire.Effectivement, nous avons répondufavorab<strong>le</strong>ment à la demande del’Agence Régiona<strong>le</strong> de Santé qui nous aproposé 1 lit d’accueil temporaire réservéà l’accueil d’une personne âgéeatteinte de la maladie d’Alzheimer. Celit est notamment destiné à soulager <strong>le</strong>saidants familiaux, pour un séjour d’unedurée inférieure à 3 mois. C’est éga<strong>le</strong>mentune solution apportée à l’entourageaprès un séjour hospitalier.Chacune des maisons permet unaccueil familial grâce au petit nombrede résidents accueillis.Pour pouvoir accueillir toutes cespersonnes âgées plus ou moinsdépendantes, que mettez-vous enplace ?Grâce à la signature d’une conventiontripartite en cours avec <strong>le</strong> ConseilGénéral de la Nièvre et l’ARS de larégion Bourgogne, nous sommes dansun processus de recrutement de personneldiplômé : aides-soignants, aidesmédico psychologiques, infirmiers, psychologue,médecin coordonnateur. Lepremier recrutement a été celui d’uneinfirmière référente qui coordonne l’ensemb<strong>le</strong>des soins dans chacune des maisons.El<strong>le</strong> est en poste depuis la mijuil<strong>le</strong>t.Quels sont vos objectifs en créantcette nouvel<strong>le</strong> structure ?Notre objectif est de pouvoir accompagner<strong>le</strong>s résidents qui séjournent danschacune des maisons, sans que <strong>le</strong>urdépendance soit un obstac<strong>le</strong> au maintiendans l’établissement.Des financements étaient nécessairespour <strong>le</strong> recrutement d’une équipepluridisciplinaire diplômée et l’achat dematériel adapté pour faire face à ladépendance des résidents.Sans cette convention, nous aurionsété obligés de transférer <strong>le</strong>s personnesâgées dans des structures médicalisées,ce qui n’est plus d’actualité, puisque <strong>le</strong>stutel<strong>le</strong>s nous donnent des moyens quinous permettent d’accompagner cespersonnes dans <strong>le</strong> processus naturelqu’est <strong>le</strong> vieillissement.Ce statut d’EHPAD nous permet demaintenir <strong>le</strong>s résidents hébergés jusqu’alorsdans nos structures : la dépendancen’est plus un obstac<strong>le</strong> à <strong>le</strong>urhébergement.Quel<strong>le</strong>s sont <strong>le</strong>s va<strong>le</strong>urs et <strong>le</strong> projetde cette association qui gère l’ensemb<strong>le</strong>?Allons plus loin ensemb<strong>le</strong> : tel<strong>le</strong> estla devise du groupe de l’Association desFoyers de Province, qui a fêté l’an passéses 60 ans. Travail<strong>le</strong>r à l’<strong>AFP</strong>, c’est partagerses va<strong>le</strong>urs qui sont : l’écoute, l’enthousiasme,l’esprit d’équipe, <strong>le</strong> professionnalisme,la recherche de la qualitéet <strong>le</strong> respect. Nous veillons à apporterun service chaque jour meil<strong>le</strong>ur à nosrésidents.Le logis du Nivernais existe uniquementdans <strong>le</strong>s villages du sudNivernais entre Moulins, Dornes,Lucenay et Neuvil<strong>le</strong> <strong>le</strong>s Decize. Est-ilappelé à s’étendre dans <strong>le</strong> nord denotre département ?Aujourd’hui, nous ne gérons pasd’établissement dans <strong>le</strong> nord du département,mais nous serions disposés àgérer un autre établissement dans<strong>le</strong>quel nous pourrions mettre en œuvrenotre savoir faire.Ces logements sont-ils meublés ?Nous préférons louer <strong>le</strong>s logementsvides, ce qui permet à la personne âgéed’apporter des meub<strong>le</strong>s et effets personnels.Tout ceci contribue à son adaptation.Ainsi, il y a encore un lien avec <strong>le</strong>domici<strong>le</strong> du résident.La restauration est-el<strong>le</strong> centralisée ?La restauration est préparée à la résidenceLa Source, à Souvigny. El<strong>le</strong> estlivrée en liaison froide dans <strong>le</strong> respectdes normes alimentaires. Le Chef cuisinieret son équipe veil<strong>le</strong>nt à servir desrepas traditionnels afin de satisfaire <strong>le</strong>spapil<strong>le</strong>s de nos aînés.J’organise régulièrement des commissionsmenus qui nous permettent derecueillir <strong>le</strong>s avis des résidents et de soumettredes plats.Quels sont <strong>le</strong>s services que vousproposez aux résidents, commel’entretien, <strong>le</strong> linge, <strong>le</strong>s animationsculturel<strong>le</strong>s et autres ?Nous <strong>le</strong>ur proposons l’entretien dulinge et de <strong>le</strong>ur logement ; ces prestationssont incluses dans <strong>le</strong> tarif. C’estéga<strong>le</strong>ment <strong>le</strong> cas des protections liées àl’incontinence. Diverses activités sontéga<strong>le</strong>ment proposées : <strong>le</strong>cture du journal,chants, loto… Les enfants deséco<strong>le</strong>s viennent régulièrement dans nosmaisons et font la joie des résidents : <strong>le</strong>ssourires s’inscrivent sur <strong>le</strong>urs visages.C’est une véritab<strong>le</strong> joie.Nous organisons des échanges avec<strong>le</strong>s résidents de Souvigny. Chaqueannée, nous participons aux olympiadesrégiona<strong>le</strong>s organisées par notre groupe.Les prix sont-ils intéressants ?Le prix de journée est fixé à 55,90euros auquel il convient d’ajouter <strong>le</strong> tariflié à la dépendance. Il comprend notammentla restauration (petit déjeuner,déjeuner, goûter et dîner), l’entretien dulogement et du linge, <strong>le</strong>s produits d’incontinence.Tous <strong>le</strong>s auditeurs de RCF qui souhaitenten savoir plus peuvent m’appe<strong>le</strong>rdirectement ou contacter <strong>le</strong> secrétariatau 03 86 50 67 33. S’ils <strong>le</strong> désirent, jepeux <strong>le</strong>ur faire visiter un des établissementsdu Logis du Nivernais. Ce sera unréel plaisir.Entretien réalisé par Odi<strong>le</strong> Dervault, journaliste RCF Nièvre18
La vie de nos salariésA<strong>le</strong>xandra Pion, de Las Mélaïes, bénévo<strong>le</strong>, élèvepuis monitrice chez <strong>le</strong>s pompiers secouristes.A<strong>le</strong>xandra, aide-soignante à Las Mélaïes, depuis juil<strong>le</strong>t 2010, fait partie de ces jeunes femmesdynamiques et souriantes que l’on peut rencontrer sur notre chemin professionnel.A<strong>le</strong>xandra dans <strong>le</strong> cadrede son travail d’Aide SoignanteNée <strong>le</strong> 18 octobre 1988, fil<strong>le</strong> unique,el<strong>le</strong> vit depuis toujours à Méasnes, petitecommune du canton de Bonnat, sesparents habitant tout près de la casernede pompiers. C’est donc depuis sonplus jeune âge qu’el<strong>le</strong> souhaite interveniret porter l’uniforme de pompier.La sirène a souvent rythmé ses journéeset ses nuits d’enfant. Dès qu’el<strong>le</strong>entendait l’alarme, peu importait l’heure,A<strong>le</strong>xandra était là près des locaux à« déca<strong>le</strong>r ». Mais il lui a fallu attendreses 12 ans pour être J.S.P. (Jeune SapeurPompier), d’octobre 2001 à décembre2004. En 2002, el<strong>le</strong> passe et obtientson diplôme A.F.P.S. (Attestation deFormation aux Premiers Secours) ; enjanvier 2005, à 16 ans, el<strong>le</strong> estS.P.V. (Sapeur Pompier Volontaire).Commencent alors pour A<strong>le</strong>xandra plusieursformations pour <strong>le</strong>squel<strong>le</strong>s el<strong>le</strong>obtient des diplômes.2005 est une année très riche :- C.F.A.P.S.E. (Certificat de Formationaux Activités des Premiers Secours enEquipe),- F.I.S.P.V. (Formation Initia<strong>le</strong> de SapeurPompier Volontaire 2 ème Classe),- S.A.P. 1 (Secours à Personne niveau 1).C’est en 2006 que la jeune femmeest promue au grade de Sapeur Pompier1 ère Classe.A<strong>le</strong>xandra intervient au sein d’uneéquipe de 32 pompiers, dont 6 fil<strong>le</strong>s. Araison d’une soixantaine d’interventionspersonnel<strong>le</strong>s sur quatre-vingt effectuéespar l’ensemb<strong>le</strong> de la caserne, son tempslibre est très occupé. Il était donc tout àfait « normal » qu’el<strong>le</strong> y rencontre <strong>le</strong>Caporal Christophe Pion qui allait devenirson époux en 2010, juste après saformation d’aide-soignante qui l’aconduite à venir travail<strong>le</strong>r à Las Mélaïes.1 ère année Jeunes Sapeurs Pompiers Volontairesen 2001Célébration de la Sainte Barbe14 août 2010 Mariage d’A<strong>le</strong>xandra avec soncompagnon éga<strong>le</strong>ment pompier volontaireSes projets, suite à son monitorat desecourisme, sont de donner des coursde secourisme aux nouvel<strong>le</strong>s recrues eteffectuer <strong>le</strong> recyclage annuel de l’ensemb<strong>le</strong>du personnel de la caserne.Autant d’activités et de dévouementméritaient bien quelques lignes sur cetétonnant parcours !Intervention pour la dépollution d’un cours d’eau suite au renversement d’une voitureArtic<strong>le</strong> rédigé par Sylvie Pardoux - CorCom Las Mélaïes - Bonnat (Creuse)19
La vie du GroupeLa GPEC : Gestion Prévisionnel<strong>le</strong> desEmplois et des CompétencesPour accompagner la politique de croissance et la politique de qualité du Groupe <strong>AFP</strong>, la mise enplace d’un nouvel outil de gestion des ressources humaines appelé Gestion Prévisionnel<strong>le</strong> desEmplois et des Compétences (GPEC) a été décidée par la Direction Généra<strong>le</strong>.Assistée de Camil<strong>le</strong> Santoni, stagiaireen Master II Gestion des compétenceset des ressources humaines,Valérie Massaï, Responsab<strong>le</strong> RH régionSud et de la Formation professionnel<strong>le</strong>,s’est vue confier cette mission.Qu’est-ce que la GPEC ?Il s’agit d’une démarche préventivedes ressources humaines qui va permettreà l’<strong>AFP</strong> d’anticiper <strong>le</strong>s conséquencesdes évolutions de son environnementet de ses choix stratégiques sur<strong>le</strong>s effectifs, <strong>le</strong>s métiers et <strong>le</strong>s compétences.La GPEC présente de nombreuxavantages pour <strong>le</strong> parcours professionnelde chacun. El<strong>le</strong> permet de mainteniret de renforcer l’employabilité, <strong>le</strong> niveaude qualification, favorise <strong>le</strong> développementdes compétences. Enfin, el<strong>le</strong> permetd’anticiper et de se préparer à desévolutions de carrière professionnel<strong>le</strong>.Pour garantir la réussite du projetGPEC, la mise à jour des fiches de fonctionétait indispensab<strong>le</strong> afin de créer desréférentiels compétences pour tous <strong>le</strong>smétiers du groupe <strong>AFP</strong>.La participationde plusieurs d’entrevous en tant que professionnelsdu métiera été nécessaire afinde garantir des outilspertinents et appropriésà la réalité duterrain et des situationsde travail.Au mois d’avril,20 groupes de travail,de 3 à 7 salariés,ont été créés pourchacun des métiersdu Groupe.Lors des mois demai, juin et juil<strong>le</strong>t,quatre réunions ontété programméesdans différentes résidences : deuxd’entre el<strong>le</strong>s pour la réactualisation desfiches de fonction et <strong>le</strong>s deux autrespour l’élaboration des référentiels compétences.Qu’est-ce qu’un référentielcompétences ?Le référentiel compétences est unoutil de gestion de ressourceshumaines qui répertorie <strong>le</strong>s compétencesrequises pour exercer correctementun métier. De plus, cet outilpermet d’introduire la notion decompétences dans l’évaluationannuel<strong>le</strong>. L’évaluation est effectuéeaussi bien sur la performance que surla qualité du travail fourni. Cela peutpermettre une plus grande équitédans l’évaluation du personnel exerçantla même fonction au sein desétablissements du groupe <strong>AFP</strong>.Aujourd’hui, l’actualisation de lafiche de fonctions et la création du référentielde compétences permettent auGroupe d’entrer p<strong>le</strong>inement dans ladémarche GPEC.Va<strong>le</strong>́rie Massaiët Camil<strong>le</strong> SantoniEn collaboration avec <strong>le</strong>s directeursd’établissements, <strong>le</strong> service RessourcesHumaines va :• se projeter dans l’avenir, soitanticiper <strong>le</strong>s évolutions des effectifs,des métiers et des compétencesdans <strong>le</strong>s 3 à 5 ans avec l’appuid’outils RH, de divers tab<strong>le</strong>auxsur la population salaria<strong>le</strong>, l’âge,l’absentéisme…• identifier <strong>le</strong>s « écarts », entre <strong>le</strong>seffectifs, <strong>le</strong>s métiers et <strong>le</strong>s compétencesd’aujourd’hui et ceux dedemain.• mettre en œuvre des actions sur<strong>le</strong>s différents <strong>le</strong>viers de la gestiondes ressources humaines (recrutement,formation, mobilité, réorganisationdu travail) pour réduire cesécarts.Au-delà de l’obligation léga<strong>le</strong> (loiBorloo de 2005), cette démarche deGPEC est une opportunité unique pour<strong>le</strong> Groupe <strong>AFP</strong> de mettre en place unmanagement de ressources humainesouvert et transparent, impliquant tous<strong>le</strong>s acteurs de l’entreprise.G r â c e à v o t r ec o n t r i b u t i o n , l aGPEC pourra êtreeffective au 1 er janvier2012.C’est pourquoi, <strong>le</strong>service RessourcesH u m a i n e s t i e n t àremercier à nouveauvivement tous <strong>le</strong>ssalariés et directeursqui se sont impliquésdans l’avancementde ce grand chantierdu Groupe <strong>AFP</strong>.Propos recueillis auprès de Valérie Massaï et Camil<strong>le</strong> Santoni par Lucienne Benoit-Filippi, CorCom du Siège, Marseil<strong>le</strong> (Bouches-du-Rhône).20
La vie du GroupeExercice de simulationde crise en établissementLe Jeudi 22 septembre, <strong>le</strong> siège de l’<strong>AFP</strong> a mené son tout premier exercice de simulation de criseà Laulade, notre EHPAD creusois à Budelière. Cet exercice marque un important pas en avant aumoment où <strong>le</strong>s exigences sanitaires et médica<strong>le</strong>s sont de plus en plus contraignantes.Il s'agissait de tester et d'évaluer unesérie de dispositifs et de procédures degestion des crises mis en place dans nosétablissements et de vérifier par conséquent<strong>le</strong>ur efficacité et suffisance.L’exercice devait permettre d’analyserl’organisation et <strong>le</strong>s conditions deréalisation du travail dans un contextede crise, tout en préservant la santé dupersonnel, des résidents, et en répondantaux besoins quotidiens de ces derniers.Dans cette optique, un scénario aété construit, en partenariat avecl’Agence Régiona<strong>le</strong> de Santé loca<strong>le</strong>, etnotamment <strong>le</strong> service régional d’a<strong>le</strong>rteet de veil<strong>le</strong> sanitaire.C’est à l’EHPAD Laulade à Budelièreque s’est déroulée, de façon inopinée,une simulation d’épidémie de grippe« foudroyante ». L’établissementconstruit en pavillons a dû faire face à lapropagation du virus d’un pavillon àl’autre, puisqu’au cours de la matinée, 3pavillons sur 6 étaient contaminés. Desaffichettes de cou<strong>le</strong>urs sur <strong>le</strong>s portes desrésidents informaient sur l’état de santédu résident.Sur 10 résidents malades, 2 étaientdans un état grave et l’un d’entre euxdécédait dans la matinée.Le personnel était éga<strong>le</strong>ment affectépar <strong>le</strong> virus puisque la Directrice, un soignantet une ASH n’avaient pu serendre sur <strong>le</strong>ur lieu de travail.Les animations étaient el<strong>le</strong>s aussi fortementperturbées voire arrêtées, tandisque <strong>le</strong>s repas ne pouvaient être servisdans la sal<strong>le</strong> de restaurant…C’est dans un vent de panique que<strong>le</strong> personnel a pris connaissance de cescénario et tenté tant bien que mal deDistribution des médicaments et explications aux résidentscacher <strong>le</strong>ur réticence à cet exercice. Quine serait pas contrarié à l’idée d’annonceraux résidents, suffisamment attachésà <strong>le</strong>urs habitudes, que <strong>le</strong>ur journéerisque d’être quelque peu chamboulée ?La « douche froide » étant passée,c’est avec énergie que <strong>le</strong> personnel s’estimmergé dans un contexte pandémique,prenant p<strong>le</strong>inement consciencede l’intérêt d’un tel exercice.Régine Brunhes, Infirmière référente,s’est alors empressée de faire <strong>le</strong> tour dela résidence et de rassemb<strong>le</strong>r sescoéquipiers, pour <strong>le</strong>ur rappe<strong>le</strong>r <strong>le</strong>s précautionsstandards et complémentaires.Tout <strong>le</strong> fonctionnement de l’établissementa été bou<strong>le</strong>versé : des salariésemmitouflés (masques, blouses…)déambulaient dans <strong>le</strong>s allées, <strong>le</strong>s résidentsregagnaient <strong>le</strong>urs chambres,l’équipe de cuisine organisait ses barquettes,un professionnel extérieur saisissaitson masque, l’administratifcontactait ses interlocuteurs…21
Malgré l’absence de médecin coordonnateurdans l’établissement, l’ensemb<strong>le</strong>du personnel a su prioriser sesactions et réorganiser <strong>le</strong> travail.L’établissement qui travail<strong>le</strong> en étroitecollaboration avec <strong>le</strong> Syndicat Inter-Hospitalier de la Creuse, recevait la visitede Madame Fabienne Conchon,Infirmière Hygiéniste de ce dernier.Grâce aux financements de l’ARS, cettepersonne intervient régulièrement sursite pour accompagner, conseil<strong>le</strong>r etparfois former <strong>le</strong>s salariés. MadameConchon s’est alors associée à l’exercice,apportant un support opérationne<strong>le</strong>t technique.Forte de son expérience par tempsde neige, l’équipe de cuisine a su immédiatementet faci<strong>le</strong>ment s’adapter pourpréparer des plateaux repas à l’ensemb<strong>le</strong>des résidents. Cet exercice arévélé une organisation performanteentre la cuisine et <strong>le</strong> portage de repasen chambre.Chariot pour la distribution des repas en chambres.A l’issue de cet exercice, un moment« débriefing » s’est organisé, permettantaux équipes de relater, expliquer,analyser dans la mesure du possib<strong>le</strong>, lafaçon dont cette crise a été gérée.Ces échanges ont permis de montrer<strong>le</strong>s points forts et <strong>le</strong>s pointsfaib<strong>le</strong>s de la gestion de la crise, lorsde ses différentes phases, à savoir :- première réponse à un événement,gestion de l'urgence et des secours,- activation des plans de gestion decrise, dispositifs et cellu<strong>le</strong>s de crise,- robustesse des chaînes de commandement(attributions et responsabilités),- communication de crise (médias,résidents, famil<strong>le</strong>s, personnel, autorités,etc.),- continuité et reprise d'activité.Intervenant extérieur impliqué lors de l'exercice, ici avec la directrice.Même si ce type d’exercice a pu êtreressenti comme une épreuve diffici<strong>le</strong>perturbant la vie quotidienne et <strong>le</strong> rythmede vie des résidents, tous ont reconnuson utilité et <strong>le</strong>s efforts constants àfournir pour être capab<strong>le</strong> de gérer cetype d’évènement.Les équipes et Madame Conchonont à l’issue de cette journée, convenude retravail<strong>le</strong>r <strong>le</strong> Plan Pandémie grippa<strong>le</strong>de l’établissement lors d’une prochainerencontre et d’axer <strong>le</strong>ur initiative sur desfiches actions simplifiées.Merci à tous <strong>le</strong>s résidents et <strong>le</strong> personnelde l’EHPAD Laulade pour <strong>le</strong>urparticipation à cet exercice qui contribueraà améliorer encore l'état de préparationde nos établissements à la gestiondes crises aussi bien sanitaires queclimatiques.Artic<strong>le</strong> rédigé par Marie-Laure Michel - Responsab<strong>le</strong> Administratif et Juridique du Groupe - Siège à Marseil<strong>le</strong> (BdR)22
La vie du GroupeSéminaire des Directeurs d’Etablissementsdu Groupe <strong>AFP</strong> à NîmesLe 31 ème séminaire des Directeurs d’Etablissements du Groupe, s’est déroulé à Nîmes (Gard)<strong>le</strong>s 7 et 8 septembre derniers. Il regroupait éga<strong>le</strong>ment des responsab<strong>le</strong>s du siège et fut animépar Nicolas Utzschneider, Directeur général.Deux journées bien remplies quinous ont permis de faire un point surl’organisation et la physionomie duGroupe <strong>AFP</strong> en 2011, mais aussi sur <strong>le</strong>sorientations stratégiques ainsi que sur<strong>le</strong>s résultats au 31 juil<strong>le</strong>t et sur <strong>le</strong>s pointsde vigilance d’ici <strong>le</strong> 31 décembre.Après un état des lieux sur l’avancementde la GPEC, des groupes de travailont déterminé par référentiel métier, <strong>le</strong>sniveaux de compétences souhaités voireexigés par poste. Cette étude nous apermis de travail<strong>le</strong>r en équipe entre différentsdirecteurs.Divers thèmes étaient éga<strong>le</strong>ment àl’ordre du jour : <strong>le</strong> management visuel,la veil<strong>le</strong> juridique et socia<strong>le</strong>, ainsi que laconsommation des dispositifs médicaux.Une partie très dense relative à lapartie budgétaire et comptab<strong>le</strong> nous aéga<strong>le</strong>ment été présentée.Les participants ont pu écouter <strong>le</strong>témoignage de l’expérience fort positivedu circuit du médicament entre la résidenceLa Presqu’I<strong>le</strong> et la PharmacieRicard de Marseil<strong>le</strong>.Nous avons découvert, grâce à deuxinterventions extérieures axées respectivementsur <strong>le</strong> management et ladémarche qualité, des méthodes dedivers secteurs d’activités qui pouvaientse transposer à nos établissements.Le Directeur Général du centred’écoute, de soutien et d’accompagnementpsychologique PSYA, est venuéga<strong>le</strong>ment nous présenter <strong>le</strong> fonctionnementde ce service qui va être proposépar <strong>le</strong> Groupe à l’ensemb<strong>le</strong> de sessalariés. L’objectif étant <strong>le</strong> bien être dupersonnel en l’aidant à mieux appréhenderet à gérer <strong>le</strong>s situations diffici<strong>le</strong>squ’el<strong>le</strong>s soient liées à la vie professionnel<strong>le</strong>ou personnel<strong>le</strong>. Ce service est gratuitet accessib<strong>le</strong> par téléphone et parinternet 7j/7 et 24h/24.Quelques heures de détente nousont été octroyées afin de découvrir <strong>le</strong>svestiges nîmois. Les nouvel<strong>le</strong>sDirectrices ont bien été « adoptées »par <strong>le</strong>s autres participants au séminaire :l’ambiance studieuse et concentrée n’agâché en rien la bonne entente généra<strong>le</strong>.Artic<strong>le</strong> rédigé par Amparo Gimenez – Directrice La Bastide des Lavandins – Apt (Vaucluse)23
Portrait d’un métierEmployée de service à tab<strong>le</strong>J’ai choisi de vous par<strong>le</strong>r de la fonction d’employée de service et plus particulièrementde son temps consacré au service à tab<strong>le</strong> à travers <strong>le</strong> portrait de Sabrina à Laulade.Fiche de fonction- Préparation et mise en place (préparation du vin, pain et fromage)- Mise du couvert dans <strong>le</strong>s deux restaurants- Service à tab<strong>le</strong>5 questions à Sabrina MalterrePOURQUOI as-tu choisi ce métier ?J’ai choisi ce métier car j’aime <strong>le</strong>contact avec <strong>le</strong>s personnes âgées, être à<strong>le</strong>ur écoute, <strong>le</strong>ur apporter un peu deréconfort lors d’un moment de déprimeet respecter <strong>le</strong>urs désirs.Que faisais-tu AVANT ton arrivée àLaulade ?J’étais serveuse dans un restaurantpendant deux ans et demi. C’est unautre métier complètement différentavec une clientè<strong>le</strong> variée, de passage,des horaires irréguliers et contraignants.En un mot : un travail physiqueet pénib<strong>le</strong>.Quel<strong>le</strong>s sont <strong>le</strong>s QUALITES dont tudois faire preuve ?Il faut être agréab<strong>le</strong> avec <strong>le</strong>s personnesâgées, attentive, à <strong>le</strong>ur écoute,<strong>le</strong>s respecter, faire preuve de patience,trouver des solutions si ces dernièresn’aiment pas certains mets. Il faut <strong>le</strong>urapporter un vif intérêt (aider la personneà manger ou couper sa viande si el<strong>le</strong>a des difficultés).Quel<strong>le</strong> est ta meil<strong>le</strong>ure ANECDOTE ?Lors du service du déjeuner, je servais<strong>le</strong>s entrées et une assiette a glisséde mes mains. El<strong>le</strong> a heurté la tête d’unrésident qui avait déjà des problèmessuite à une chute, il avait des points desuture. Il s’est mis à p<strong>le</strong>urer.J’ai prévenu <strong>le</strong>s infirmières qui sontintervenues, mais « plus de peur que demal ». J’étais vraiment désolée de mongeste et me suis excusée de ma maladresse.Ce dernier a bien compris quecet incident était indépendant de mavolonté.Comment imagines-tu ton métierdans l’AVENIR ?J’imagine mon avenir à la résidenceavec des horaires différents.Il faut savoir que <strong>le</strong> poste de services’effectue en deux fois. Il y a parfois descontraintes au niveau du trajet surtouten période hiverna<strong>le</strong>. J’habite à 20 kilomètresde la résidence et quatre trajets,ce sont des frais supplémentaires.Avec l’équipe de cuisine et MadameTabard, il a été réfléchi à une nouvel<strong>le</strong>organisation du travail avec des horairesen une fois pour mon poste. J’espèreque ce projet verra <strong>le</strong> jour. Il me tienténormément à cœur et j’apprécie beaucoup<strong>le</strong> travail que j’effectue chaquejour au sein de la résidence.24
Mise du couvert.Préparation des corbeil<strong>le</strong>s àpain.Service.Une journée avec Sabrina à LauladeSabrina prend son poste à 9h30. El<strong>le</strong>effectue la mise en place et la préparationdu café, des carafes à vin, des corbeil<strong>le</strong>sà pain, des chariots de fromageset desserts. Puis, el<strong>le</strong> prépare <strong>le</strong>s plateauxpour <strong>le</strong>s résidents restant en studioset ceux des repas à domici<strong>le</strong>.El<strong>le</strong> met ensuite <strong>le</strong> couvert dans <strong>le</strong>sdeux restaurants.Une pause repas de 11h30 à 12h00.A 12h00 : service à tab<strong>le</strong> dans <strong>le</strong>grand restaurant jusqu’à environ13h30. Puis, nettoyage du plan de travai<strong>le</strong>t préparation du chariot pour <strong>le</strong>goûter des résidents à 16h00.Retour <strong>le</strong> soir à 17h30 (horaire d’été)et 17h00 (horaire d’hiver) : mise enchauffe du dîner et préparation commepour <strong>le</strong> déjeuner (pain, carafes, chariotsà fromage, dessert et tisane).Aide à la mise du couvert et installationdes résidents pour <strong>le</strong> repas.Service de 19h00 à 20h00, puis petitnettoyage et rangement de la cuisine.Après <strong>le</strong> départ des résidents, el<strong>le</strong>enlève <strong>le</strong>s nappes des deux restaurantset ferme <strong>le</strong>s vo<strong>le</strong>ts.Départ à 20h45. Voilà ma journéede travail à la résidence.Artic<strong>le</strong> rédigé par Marie-Claude Beaujon - CorCom de Laulade - Budelière (Creuse)25
Les partenaires de l’<strong>AFP</strong>Portrait de Nicolas Roumagnede l’association ReSanté-Vous…Les partenaires du Groupe <strong>AFP</strong>, ce sont aussi ceux de nos résidences, comme à Pierre Péricard oùl’association ReSanté-Vous fait un travail formidab<strong>le</strong>.Madame Douret et Nicolas Roumagne.Nicolas Roumagne, pouvez-vous vousprésenter ?Fondateur du groupe ReSanté-Vous avecmon collègue et ami Guy Le Charpentieren 2008, nous avons, dès la sortie denotre Master « ingénierie de la réadaptation», souhaité développer un conceptinnovant de services pour <strong>le</strong>s EHPAD axésur <strong>le</strong>s approches humaines. Après avoirréalisé deux études cliniques sur <strong>le</strong>sapproches non médicamenteuses, nousavons mesuré la place et l’intérêt de cesapproches dans <strong>le</strong>s équipes. Les résultatsencourageants que nous avons publiésont été <strong>le</strong> premier élément de notreinvestissement dans ce projet.Que faites-vous à l’EHPAD Pierre Péricard ?A Civaux, au sein de l’EHPAD PierrePéricard, j’ai intégré l’équipe en avril2011 suite à la demande de Marie-Laurence Roussel, la directrice. En effet,même en étant des intervenants extérieurs,nous souhaitons faire partie intégrantedes équipes sur place afin d’élaborerdes projets de vie idoines àchaque résident par une réf<strong>le</strong>xion pluridisciplinaire.L’établissement étant doté de deuxunités de vie, une ouverte et une protégée,<strong>le</strong>s besoins pour <strong>le</strong>s résidents sontnaturel<strong>le</strong>ment différents. C’est pourquoi,quelques semaines d’observationset de rencontres avec l’équipe et <strong>le</strong>srésidents ont été nécessaires pour évaluerl’environnement de travail des soignantset de vie des résidents. C’est àpartir de ce constat que j’ai déterminédes missions prioritaires pour <strong>le</strong>s mois àvenir.Ainsi, il s’agissait pour moi de tenterde travail<strong>le</strong>r sur deux axes :- D’une part, sur des besoins de priseen soins individuels. Certains résidentsen marge ne peuvent pas participeractivement à la vie de la résidence: <strong>le</strong>urs déficiences, handicaps, <strong>le</strong>urscomportements voire <strong>le</strong>urs enviessont des freins à <strong>le</strong>ur intégration avec<strong>le</strong>s autres. Mon souhait était de <strong>le</strong>sintégrer dans un projet de vie en respectant<strong>le</strong>urs modes de vie.- D’autre part, dans une perspective demise en place de projets col<strong>le</strong>ctifs, jevisais un doub<strong>le</strong> objectif : pour l’unité26de vie ouverte, il s’agissait d’accompagneret de former l’équipe soignanteà la réalisation de projet de groupeautour d’activités physiques etmotrices ; pour l’unité de vie protégée,il s’agissait de réaliser personnel<strong>le</strong>ment<strong>le</strong>s projets thérapeutiquesaccompagnés d’un ou plusieurs soignants,de la rédaction à l’animationen passant par <strong>le</strong> suivi.Le public de ce secteur présente desparticularités comportementa<strong>le</strong>s, physiqueset cognitives qui demandent unaccompagnement individualisé. Dans cesens, <strong>le</strong> but de l’accompagnement de cesecteur est de maintenir <strong>le</strong>s capacitésrestantes (cognitives et motrices), derépondre à <strong>le</strong>urs envies et motivations,de favoriser <strong>le</strong>s repères spatiaux et temporels,de créer une vie de groupe enstimulant <strong>le</strong>s échanges. L’unité protégéedoit être un espace de vie dans<strong>le</strong>quel il est agréab<strong>le</strong> de passer dutemps, au moins au moment des projets.La proximité avec l’équipe, sa motivationet son dynamisme ont permis de
Une activité dans une ambiance joyeuse !Prise en charge de Madame Douret.faciliter mon intégration. De plus, laconfiance accordée par <strong>le</strong>s résidentsfacilite aussi mes accompagnements etprises en soin.Nous vous voyons travail<strong>le</strong>r particulièrementavec Madame Douret <strong>le</strong>mercredi matin. En quoi consiste cetravail ?Dans <strong>le</strong> cadre des suivis individuelsque j’ai souhaité mettre en place dansla résidence, Madame Douret a retenutoute mon attention.Alors qu’el<strong>le</strong> avait été opérée depuisplusieurs semaines de sa hanche (prothèse),el<strong>le</strong> ne voulait ni al<strong>le</strong>r en centrede rééducation, ni en services de soinsde suite de réadaptation, ce qui lacontenait dans son fauteuil avec unemobilité réduite. Néanmoins, el<strong>le</strong>semblait motivée pour remarcherdans la résidence. Après avoir mobilisé<strong>le</strong> kinésithérapeute pour la rééducation,un seul professionnel pour unefréquence d’une à deux fois parsemaine n’aurait pas été suffisant.Dans ce cadre, que nous avons entreprisen travail pluridisciplinaire enéquipe, mon rô<strong>le</strong> était donc doub<strong>le</strong> :d’une part, auprès de l’équipe, ils’agissait de motiver <strong>le</strong> personnel surla réalisation des exercices de mobilisationsimp<strong>le</strong>s (tonification desmusc<strong>le</strong>s des membres inférieurs,mobilité…) tous <strong>le</strong>s matins et d’autrepart, j’ai élaboré, pour chaque lundi,un programme d’exercices de redressement,d’alignement des ceintures etde marche une fois par semaine. Cetravail a débuté en juin et nous pouvonsnous satisfaire, en équipe, desprogrès de Madame Douret.Aujourd’hui, el<strong>le</strong> marche dans <strong>le</strong> «youpala » et se lève seu<strong>le</strong>.Nicolas.Nous pensons que Madame Douretpasse par des phases de satisfactionet de déception. Quel<strong>le</strong> est votreméthode pour la remotiver ?Effectivement, Madame Douret estavant tout une personne qui passepar phases de satisfaction et d’insatisfactioncomme tout <strong>le</strong> monde. El<strong>le</strong>avait beaucoup d’attentes de cetaccompagnement, el<strong>le</strong> est particulièrementexigeante avec el<strong>le</strong>-même etveut donc progresser rapidement.Pour maintenir sa motivation, il estimportant de valoriser ses progrès.Quand el<strong>le</strong> bloque sur un exercice, onreprend un exercice qu’el<strong>le</strong> réalisefaci<strong>le</strong>ment pour finir la séance sur uneréalisation agréab<strong>le</strong>.Il est principal d’entretenir sa motivationcar, à la base, Madame Douretétait très motivée. De plus, j’ai apprisà la connaître pendant mon suivi, <strong>le</strong>relationnel créé est un élément importantde sa motivation.Les échanges sur nos vies, sur la résidenceet <strong>le</strong>s résidents ont une placeprimordia<strong>le</strong> dans l’accompagnementet la motivation de Madame Douret.Il est important de ne jamais négligerla place du relationnel dans tous <strong>le</strong>saccompagnements. En effet, nousdisons souvent que <strong>le</strong>s personnes dugrand âge sont des « éponges émotionnel<strong>le</strong>s». Le comportement adoptéavec Madame Douret, bienveillanceet dynamisme, encourage cette dameet permet de maintenir sa motivation.Comme dirait Nico<strong>le</strong> Poirier, « <strong>le</strong> sourireest contagieux ».…« ReSenti-Résident »par Madame Douret :J’ai tout de suite eu confiance enNicolas. Malgré mes dou<strong>le</strong>urs qu’il atoujours prises en compte, il a sus’adapter à moi, il sait faire <strong>le</strong> forcingsans s’imposer, il est accessib<strong>le</strong> etcompréhensif. Il est vrai que cela n’apas été faci<strong>le</strong> d’utiliser <strong>le</strong> « baby-trotte» mais nous avons réussi avec bonheur.Il vient de m’annoncer que jeferai, selon ses disponibilités, uneséance supplémentaire <strong>le</strong> lundi aprèsmidi.Je trouve qu’il serait bien s’ilpouvait intervenir plus souvent etnon pas que <strong>le</strong> lundi après-midi et <strong>le</strong>mercredi matin. Même s’il est relayépar <strong>le</strong> personnel de la résidence. Achaque fin de séance du mercredimatin, il me pose la question suivante :« entre 1 et 10, que pensez-vous devotre progression et quel<strong>le</strong> est votresatisfaction ? ». Je ne sais pas toujoursrépondre, par contre, moi pourson travail je lui donne 10.Nicolas m’a permis de prendreconfiance en moi et m’a fait progresserénormément vers une autonomieque j’aimerais tota<strong>le</strong> et, par <strong>le</strong> biaisde cet artic<strong>le</strong>, je souhaiterai <strong>le</strong> remercierpour tout <strong>le</strong> travail qu’il a fait etj’espère qu’il continuera à faire pourmoi.Merci Nicolas.Propos recueillis par Katia Ducros - CorCom - et Christian Melon - AMP - de Pierre Péricard - Civaux (Vienne)27
Portrait d’un résidentDenise Jourdain, au Pré St Jean :histoire d’autrefoisJe vous présente Denise Jourdain,née <strong>le</strong> 20 Août 1918 en la commune de Latessonnière (Deux-Sèvres).Son père Jean-Pierre Touraine, né en1875, et sa mère Marie-Estel<strong>le</strong> Thomas,née en 1885, ont eu <strong>le</strong> bonheur de donnerla vie à huit enfants.Cette fratrie était composée dequatre garçons : Joseph, Eli, Maurice,Gabriel et quatre fil<strong>le</strong>s : Georgina,Denise, Marie, Made<strong>le</strong>ine.Denise étant l’une des cadettes dela famil<strong>le</strong>, el<strong>le</strong> fut l’une des dernières àquitter <strong>le</strong> nid parental pour rencontrerson futur mari lors d’un bal en 1933.En 1936, Mademoisel<strong>le</strong> Tourainedevint Madame Jourdain ; el<strong>le</strong> quittaLatessonnière pour vivre auprès deBernard en la commune de St Cassien.Dans <strong>le</strong>s années qui suivirent <strong>le</strong>urmariage, el<strong>le</strong> donna naissance à troisbeaux enfants : Huguette en 1937,Marie-Thérèse en 1939 et Annette en1943 et fut mère au foyer pendant septbel<strong>le</strong>s années auprès de son mari.Malheureusement Monsieur Jourdainquitta prématurément <strong>le</strong>s siens en 1944.Denise Jourdain se retrouve seu<strong>le</strong>, à22 ans, pour é<strong>le</strong>ver ses trois fil<strong>le</strong>s.El<strong>le</strong> retourne vivre quelques tempschez ses parents et enchaîne différentsboulots, en commençant par garde-barrièreà la SNCF, à la gare de St Jean deSauves (eh oui, il y a eu un train qui passaitjour et nuit), el<strong>le</strong> fera ce travail pendant35 ans.Pour pouvoir s’en sortir, el<strong>le</strong> cumu<strong>le</strong>d’autres petits boulots en parallè<strong>le</strong>,comme <strong>le</strong>s ménages, présentatrice pourTupperware, el<strong>le</strong> porte même <strong>le</strong>sdépêches à la poste et devient éga<strong>le</strong>mentcantinière à l’éco<strong>le</strong> primaire deSt Jean de Sauves.Madame Jourdain a connu desmoments très diffici<strong>le</strong>s mais malgré toutcela, el<strong>le</strong> a gardé espoir et lorsqu’el<strong>le</strong>vous raconte son histoire, c’est avec desyeux pétillants tout en précisant bien« Je ne regrette rien, la vie vaut vraiment<strong>le</strong> coup d’être vécue ! ».En 1979, el<strong>le</strong> fait la connaissance deMonsieur Roger Brunet, ambulancier demétier qui lui aussi est veuf et qui adeux garçons (Jean-Claude et Bernard).Ils vivent un vrai bonheur en coup<strong>le</strong>pendant 23 ans mais malheureusementMonsieur Brunet disparait à l’âge de62 ans et Madame Jourdain se retrouveseu<strong>le</strong> à nouveau.Quelques années passent puis el<strong>le</strong>prend la décision d’intégrer l’EHPAD deSt Jean de Sauves <strong>le</strong> 17 Novembre 2009pour se sentir rassurée et moins seu<strong>le</strong>.Aujourd’hui, el<strong>le</strong> a l’honneur d’êtregrand-mère de 13 petits enfants, d’êtrearrière grand-mère 12 fois et arrièrearrièregrand-mère 4 fois.El<strong>le</strong> dit se sentir bien au Pré SaintJean, peut profiter de la vie et de sesamies, avoir une vie saine et qui neporte préjudice à personne et se rassured’être âgée car la vie des générations àvenir lui fait très peur.Pour conclure, Madame Jourdain asouhaité vous faire partager un desmoments de sa vie qui, pour el<strong>le</strong>, futl’un des plus beaux et inoubliab<strong>le</strong>s : sapremière Communion.1930 : Année de ma premièrecommunionCe fut au mois de juin 1930, avecmes camarades, nous faisions la pré<strong>retraite</strong>pour préparer notre Communion,car ce jour est considéré comme la fêtede Dieu. La pré<strong>retraite</strong> se dérou<strong>le</strong> 15jours avant <strong>le</strong>s premières communions.Nous commencions par la cueil<strong>le</strong>ttede f<strong>le</strong>urs dans la nature, pour décorernotre future couronne et tracer <strong>le</strong> cheminqu’empruntera <strong>le</strong> Saint Sacrement.La procession se déroulait dans <strong>le</strong>srues du village. La journée commençaitpar une messe, où nous chantions <strong>le</strong>cantique (Prends ma couronne, je te ladonne, au ciel tu me la rendras). Nous<strong>le</strong>s communiants, nous jetions despéta<strong>le</strong>s de f<strong>le</strong>urs sur la route pour guider<strong>le</strong> Saint Sacrement qui aboutissaitau reposoir près de l’église, c’était trèsbeau ! Une fois sur place, un momentde si<strong>le</strong>nce s’effectuait, suivi d’une cérémoniereligieuse.Ensuite, nous allions porter la couronnede f<strong>le</strong>urs, que nous avions faite<strong>le</strong> matin même, au reposoir, ceci étaittrès émouvant.A cette époque, <strong>le</strong>s hommesallaient à la messe et surtout auxVêpres où ils chantaient <strong>le</strong> cantique« Prends ma couronne, je te la donne ».Que c’était émouvant ! Cela montraitla bonne entente qu’il y avait entreeux. La vie était beaucoup plus calme.Où est ce temps si beau ? J’aimeraisque ce soit encore comme ça aujourd’hui.Ce jour là, <strong>le</strong>s hommes étaienthabillés de <strong>le</strong>ur plus beau costumeavec un joli brassard à franges, <strong>le</strong> chape<strong>le</strong>tau bras gauche et <strong>le</strong> missel dansla main droite, c’était sérieux !Les fil<strong>le</strong>s, el<strong>le</strong>s, étaient vêtues d’unelongue robe blanche avec un grandvoi<strong>le</strong> blanc, avec une couronne deroses en tissu blanc, <strong>le</strong> chape<strong>le</strong>t et <strong>le</strong>livre de messe dans la main gauche.Vraiment cela valait bien une bel<strong>le</strong>photo, faite par <strong>le</strong> photographe, quivenait ce jour-là, exprès pour noustous.C’est un souvenir queje n’oublierai jamais.Propos recueillis et portrait rédigé par Audrey Basck - CorCom Pré Saint Jean - Saint Jean de Sauves – (Vienne)28
Personnel et non confidentielNouvel<strong>le</strong>s de la famil<strong>le</strong> <strong>AFP</strong>EMBAUCHESNous souhaitons la bienvenue auxsalariés ayant rejoint <strong>le</strong> groupe <strong>AFP</strong>.Ont été embauchés et titularisés,au sein du Groupe, à l’issue de <strong>le</strong>urpériode d’essai :En janvier 2011- Marie SCHMIDT,Employée de serviceà la Bastide du Chevrier ;- Christel AUFAURE,Infirmière à Las Mélaïes ;- Laetitia GAWIN,Auxiliaire de vie à la Source ;- Nadia LAVERGNE,Aide soignante aux Aures ;- Aurore BAUSSAY,Aide Médico Psychologique de nuitau Clos des Tours ;- Sabine BENETEAU,Aide-soignante de nuitau Clos des Tours ;- Martine PETIT,Aide-soignante au Clos des Tours ;- Virginie CORRON,Aide-soignante au Clos des Tours ;- Claire BESSON,Aide-soignante de nuità la Génollière ;- Christian FLEURY,Médecin coordonnateurà la Tour du Poê<strong>le</strong> ;- Marlène POTIER, Employée de serviceau Pré Saint Jean ;- Florence AYRAULT,Aide Médico Psychologiqueà Saint Thibault ;- Nathalie BESSY,Secrétaire à Saint Thibault ;- Stéphane CASTEL,Aide-soignant de nuit à Saint Thibault ;- Karine GUILLOTEAU,Employée de service à Saint Thibault ;- Hervé PINEAU,Employée de service de nuità Saint Thibault ;- Pascaline ROHAUT,Employée de service à Saint Thibault ;- Mickaël FRASCA,Psychologue à Pierre Péricard ;- Marie Claude DUREISSEIX,Infirmière au Clos Saint Roch ;En février 2011- Elodie FLEURDEPINE,Infirmière à Laulade ;- Françoise DEJOINT,Employée de service aux Morel<strong>le</strong>s ;- Chantal ROCLE,Employée de service aux Morel<strong>le</strong>s ;- Sylvie TERRASSON,Employée de service de nuitau Pontreau Saint Lucien ;- Charlène BERGERON,Auxiliaire de vie à la Tour du Poê<strong>le</strong> ;- Céline FOUQUOIRE NIAZY,Aide-soignante au Pré Saint Jean ;- Mary Laure RETCHNOU,Aide-soignante au Pré Saint Jean ;- Katia DUCROS,Secrétaire à Pierre Péricard ;- Marie Pierre OLIVIER,Employée de service à Pierre Péricard ;- Ingrid STERLING,Aide-soignante à Pierre Péricard ;- Stella PUGGIONI,Agent de service hôtelierà la Bastide des Lavandins ;En mars 2011- Latifa ZAOUI,Employée de service à la Péronnière ;- Isabel<strong>le</strong> ARCHIMBAUD,Aide Médico psychologiqueà Saint Thibault ;- Alice FOGNINI,Agent de service hôtelierà la Bastide des Lavandins ;En avril 2011- Chantal MARTINET,Auxiliaire de vie de nuit à Laulade ;- Laurence VERNET,Infirmière à la Source ;- Stéphanie BOUCHERY,Aide Médico-psychologiqueaux Morel<strong>le</strong>s ;- Estel<strong>le</strong> LATERRADE,Psychologue à l’Abbaye ;- Agnès TRIBALLAT,Infirmière au Pré Saint Jean ;- Célia MARTIN,Aide-soignanteà la Bastide des Lavandins ;- Aurélien CURRIA,Aide cuisinier au Clos Saint Roch ;- Marie Andrée DAGUINOS,Aide-soignante au Clos Saint Roch ;En mai 2011- Maimouna SOUMARE,Aide-soignante au SSIAD Pomme de Pin ;- Clémentine THIBERT,Animatrice à la Presqu’î<strong>le</strong> ;- Christine GIGOUT,Aide cuisinière à Lou Mes de Maï ;- Jérémy DROIXHE,Cuisinier à la Bastide du Chevrier ;- Brigitte MORAND,Aide-soignante aux Aures ;- A<strong>le</strong>xandra GUILBOT,Aide-soignante de nuit à la Génollière ;- Noémie DERVILLERS,Infirmière au Pré Saint Jean ;- Frédéric LAPEYRE,Aide-soignant à Pierre Péricard ;- Sandra GREGOIRE,Livreuse à la Bastide des Lavandins ;- Tristan QUINT,29Animateur à la Bastide des Lavandins ;En juin 2011- Elisabeth IOUSSOUF,Aide-soignanteau SSIAD Pomme de Pin ;- Françoise CHAUVET,Infirmière à la Bastide du Chevrier ;- Céci<strong>le</strong> JAUNATRE,Psychologue à la Bastide du Chevrier ;- Nathalie SAEJCAR,Aide-soignanteà la Bastide du Chevrier ;- A<strong>le</strong>xandra GUINE,Aide-soignante au Clos des Tours ;- Armel<strong>le</strong> NGO NYEMECK,Infirmière au Pontreau Saint Lucien ;- Bruno BRANGIER,Aide cuisinier à la Tour du Poê<strong>le</strong> ;- Dominique VIVIEN,Aide-soignante de nuit à Saint Thibault ;- Nadège POTTIER,Infirmière à Pierre Péricard ;- Amparo GIMENEZ,Directrice de la Bastide des Lavandins ;- Marjorie AURO,Agent de service hôtelierau Clos Saint Roch ;- Mélina BONDU,Aide-soignante au Clos Saint Roch ;- Angélique COLLEU,Agent de service hôtelierau Clos Saint Roch ;En juil<strong>le</strong>t 2011- Karen MARTINEZ,Auxiliaire de vie à la Presqu’î<strong>le</strong> ;- Audrey ARMENGAUD,Aide Médico-psychologiqueà la Bastide du Chevrier ;- Marlène CHEVIGNY,Aide-soignante à la Source ;- Céline MATOS DA ROCHA,Aide-soignante à la Source ;- Laetitia SENGEL,Infirmière aux Morel<strong>le</strong>s ;- Maryline JEAN,Aide-soignante aux Doucets ;- Marina MAGNANT,Aide-soignante au Clos des Tours ;- Ngouali FONTAINE,Aide-soignant au Logis du Nivernais– Maison des Fées ;- Patricia CHARGELEGUE,Secrétaire à la Tour du Poê<strong>le</strong> ;- Sandrine BREMAUD,Employée de service au Pré Saint Jean ;- Céline RUTAULT,Infirmière au Pré Saint Jean ;- Corinne MAURY,Aide-soignante de nuitau Clos Saint Roch ;
Médail<strong>le</strong> du travail àBernard DURET, Agent de maintenance à Laulade.Médail<strong>le</strong>s du travail au Clos des Tours.BaptisteEstheban Saliou JadeJosiane FAYS Noella VULFIN Audrey MEILAC Anaïs et Romain MARTYDépart à la <strong>retraite</strong> de M me SIMONET.30