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Document PDF - Réseau québécois des villes et villages en santé

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L'ag<strong>en</strong>da local 21, un outil bi<strong>en</strong> adapté pour le développem<strong>en</strong>t decommunautés durables <strong>et</strong> <strong>en</strong> <strong>santé</strong>Louis Poirier, coordonnateur du <strong>Réseau</strong> <strong>québécois</strong> de Villes <strong>et</strong> Villages <strong>en</strong> <strong>santé</strong>Texte prés<strong>en</strong>té au colloque de la Chaire <strong>en</strong> Éco-conseil intitulé " Le développem<strong>en</strong>t durable : quels progrès, quelsoutils, quelle formation?", t<strong>en</strong>u dans le cadre du 73 e congrès de l'Acfas à l'Université du Québec à ChicoutimiRésuméEncore très peu prés<strong>en</strong>t au Québec, le modèle de l’Ag<strong>en</strong>da 21 local pourrait apporter unecontribution significative au développem<strong>en</strong>t global <strong>des</strong> communautés locales <strong>québécois</strong>es. Ilpourrait s’inscrire <strong>en</strong> ce s<strong>en</strong>s <strong>en</strong> parfaite complém<strong>en</strong>tarité avec la stratégie <strong>des</strong> Villes <strong>et</strong> Villages<strong>en</strong> <strong>santé</strong> qui elle est prés<strong>en</strong>te depuis 1986 sur le territoire <strong>québécois</strong>. Deux défis demeur<strong>en</strong>tcep<strong>en</strong>dant à relever : convaincre les municipalités de s’<strong>en</strong>gager dans le processus de planificationprévu pour l’Ag<strong>en</strong>da 21 local <strong>et</strong> maint<strong>en</strong>ir jusque dans l’action concrète une définition dudéveloppem<strong>en</strong>t durable qui <strong>en</strong>globe réellem<strong>en</strong>t toutes les dim<strong>en</strong>sions d’un tel développem<strong>en</strong>t.IntroductionD’abord une mise <strong>en</strong> garde. La prés<strong>en</strong>tation qui suit ne se veut pas une contribution savante nirigoureuse à un év<strong>en</strong>tuel débat sur le développem<strong>en</strong>t durable. Je ne suis pas un chercheuruniversitaire ni un spécialiste du développem<strong>en</strong>t durable; je me considère plutôt comme uninterv<strong>en</strong>ant de terrain, qui s’active depuis 17 ans, avec d’autres, auprès <strong>des</strong> municipalités<strong>québécois</strong>es pour am<strong>en</strong>er celles-ci à développer <strong>des</strong> initiatives favorables à la <strong>santé</strong> <strong>et</strong> à la qualitéde vie de leurs citoy<strong>en</strong>s.Le cont<strong>en</strong>u de c<strong>et</strong>te prés<strong>en</strong>tation part par ailleurs d’une conviction personnelle mais aussi trèsprés<strong>en</strong>te dans notre <strong>Réseau</strong> à l’eff<strong>et</strong> que le développem<strong>en</strong>t durable est aujourd’hui le concept leplus utile <strong>et</strong> le plus universellem<strong>en</strong>t reconnu pour intégrer les différ<strong>en</strong>tes composantes du bondéveloppem<strong>en</strong>t <strong>des</strong> communautés humaines, tels le développem<strong>en</strong>t économique <strong>et</strong> ledéveloppem<strong>en</strong>t culturel <strong>et</strong> social.Un autre élém<strong>en</strong>t qui pourrait faire l’obj<strong>et</strong> d’une mise <strong>en</strong> garde, est le fait que malgré son titre, laprés<strong>en</strong>tation ne traitera pas <strong>en</strong> profondeur de l’Ag<strong>en</strong>da 21 local, pas plus qu’elle ne traitera de lagrille d’analyse de proj<strong>et</strong> que nous avons produite avec le souti<strong>en</strong> de Mme Sonia Labrie, alorsqu’elle était stagiaire <strong>en</strong> éco-conseil chez nous <strong>en</strong> 2003 <strong>et</strong> qui est un peu la cause première de maprés<strong>en</strong>ce ici. Il y aurait pourtant <strong>des</strong> choses à dire sur c<strong>et</strong>te grille <strong>et</strong> sur les grilles <strong>en</strong> général,particulièrem<strong>en</strong>t <strong>en</strong> ce qui concerne l’exercice de pondération de leurs différ<strong>en</strong>ts élém<strong>en</strong>ts, quinous ramène à une question que l’on r<strong>en</strong>contrera plus loin dans c<strong>et</strong>te prés<strong>en</strong>tation :Sur les épaules de qui, dans une municipalité, dans un gouvernem<strong>en</strong>t, dans une <strong>en</strong>treprisedevrait reposer la prise de décision <strong>en</strong> matière de développem<strong>en</strong>t durable ?1


essources, de leurs tal<strong>en</strong>ts. Réaliser <strong>des</strong> proj<strong>et</strong>s puis, à la fin, <strong>en</strong> <strong>en</strong>trepr<strong>en</strong>dre <strong>des</strong> nouveaux <strong>en</strong>allant chercher <strong>en</strong>core plus de part<strong>en</strong>aires.Au début de 2001, on dénombrait déjà plus de 1100 proj<strong>et</strong>s réalisés par les membres du <strong>Réseau</strong><strong>québécois</strong> de Villes <strong>et</strong> Villages <strong>en</strong> <strong>santé</strong>.L’Ag<strong>en</strong>da 21 localComme le rapporte l’International Council for local <strong>en</strong>vironm<strong>en</strong>tal initiatives (ICLEI) 4 , l’idée del’Ag<strong>en</strong>da local 21 est née du Somm<strong>et</strong> de Rio <strong>et</strong> du constat qui y était fait que plusieurs <strong>des</strong>problèmes <strong>et</strong> <strong>des</strong> solutions discutés au Somm<strong>et</strong> trouvai<strong>en</strong>t leurs racines au niveau <strong>des</strong> activitéslocales, ce qui faisait de la participation <strong>et</strong> de la coopération <strong>des</strong> autorités locales un facteurdéterminant de l’atteinte <strong>des</strong> objectifs de ce Somm<strong>et</strong>. L’Ag<strong>en</strong>da de Rio interpellait d’ailleursdirectem<strong>en</strong>t les municipalités, <strong>en</strong> prévoyant, pour 1996, que la plupart <strong>des</strong> autorités locales <strong>des</strong>pays prés<strong>en</strong>ts devrai<strong>en</strong>t avoir <strong>en</strong>trepris un processus de consultation avec leur population <strong>et</strong>avoir atteint un cons<strong>en</strong>sus sur un Ag<strong>en</strong>da 21 local.Les municipalités se sont donc mises à l’oeuvre dans plusieurs pays du Monde, avec le supportde différ<strong>en</strong>tes associations <strong>et</strong> de leurs gouvernem<strong>en</strong>ts supérieurs.Dans un communiqué de presse du 23 février 2005, annonçant l’implantation d’un proj<strong>et</strong>d’Ag<strong>en</strong>da local 21 à Sorel-Tracy, proj<strong>et</strong> m<strong>en</strong>é <strong>en</strong> collaboration avec le C<strong>en</strong>tre <strong>québécois</strong> dudéveloppem<strong>en</strong>t durable, l’UQAM <strong>et</strong> l’UQAC <strong>et</strong> impliquant égalem<strong>en</strong>t la Ville de Saint-Félici<strong>en</strong>,le Conseil régional de l’Environnem<strong>en</strong>t de la Montérégie rapportait qu’à l’échelle mondiale,plus de 6000 collectivités se sont <strong>en</strong>gagées dans une démarche d’Ag<strong>en</strong>da 21 local. Toutefois, auCanada les démarches d’Ag<strong>en</strong>da 21 local sont <strong>en</strong>core marginales <strong>et</strong> au Québec, on ne connaîtaucun Ag<strong>en</strong>da 21 local déclaré.Au-delà du fait qu’il repose sur une vision très globale <strong>et</strong> à long terme du développem<strong>en</strong>t,l’intérêt de l’Ag<strong>en</strong>da 21 local est qu’il m<strong>et</strong> l’acc<strong>en</strong>t sur un processus de planification stratégiquedevant m<strong>en</strong>er à l’adoption <strong>et</strong> à la réalisation d’un plan d’action concr<strong>et</strong>, <strong>et</strong> faisant appel à uneparticipation très large <strong>des</strong> citoy<strong>en</strong>s <strong>et</strong> <strong>des</strong> part<strong>en</strong>aires à la réalisation d’un diagnostic <strong>et</strong> àl’élaboration du plan <strong>et</strong> à son évaluation.Ainsi, la Charte <strong>des</strong> <strong>villes</strong> europé<strong>en</strong>nes pour la durabilité (Charte d’Aalborg) 5 id<strong>en</strong>tifie huitétapes pour la réalisation d’un Ag<strong>en</strong>da 21 local :1. t<strong>en</strong>ir compte de ce qui existe déjà dans la municipalité <strong>en</strong> matière plans <strong>et</strong> programmes,de métho<strong>des</strong> de planification <strong>et</strong> de mécanismes financiers ;2. id<strong>en</strong>tifier systématiquem<strong>en</strong>t les problèmes <strong>et</strong> leurs causes par une vaste consultation de lapopulation ;3. classer les actions par ordre de priorité pour traiter les problèmes id<strong>en</strong>tifiés ;4 ICLEI, 1996, The local Ag<strong>en</strong>da 21 planning guide, an introduction to sustainable developm<strong>en</strong>t planning, 212pages.5 Campagne pour <strong>des</strong> <strong>villes</strong> europé<strong>en</strong>nes durables, 1994, Charte <strong>des</strong> <strong>villes</strong> europé<strong>en</strong>nes pour la durabilité (Charted’Aalborg).5


contraire, les proj<strong>et</strong>s de Villes <strong>et</strong> Villages <strong>en</strong> <strong>santé</strong> s’inscrivant déjà dans un processus global dedéveloppem<strong>en</strong>t, <strong>et</strong> l’Ag<strong>en</strong>da 21 local proposant un outil pertin<strong>en</strong>t pour la mise <strong>en</strong> place de lavision du développem<strong>en</strong>t <strong>et</strong> la planification <strong>des</strong> actions qui s’y rattach<strong>en</strong>t, les deux démarchesdevi<strong>en</strong>n<strong>en</strong>t complém<strong>en</strong>taires <strong>et</strong> leurs promoteurs ont alors tout intérêt à travailler <strong>en</strong>semble, cequ’ils ont d’ailleurs déjà <strong>en</strong>trepris de faire.Il faudra sans doute compter sur les résultats <strong>des</strong> premières expéri<strong>en</strong>ces qui début<strong>en</strong>t à Saint-Félici<strong>en</strong> <strong>et</strong> à Sorel-Tracy pour répandre le modèle de l’Ag<strong>en</strong>da 21 local au Québec. Mais ilfaudra égalem<strong>en</strong>t que, de façon plus générale, les municipalités accept<strong>en</strong>t l’idée de recourirdavantage qu’elles ne le font à <strong>des</strong> processus de planification stratégique, <strong>en</strong> même temps queles porteurs du message du développem<strong>en</strong>t durable auront avantage à maint<strong>en</strong>ir une vision trèsglobale de ce développem<strong>en</strong>t, vision qui a trop souv<strong>en</strong>t t<strong>en</strong>dance, dans l’action concrète, à serabattre sur le seul vol<strong>et</strong> <strong>en</strong>vironnem<strong>en</strong>tal du développem<strong>en</strong>t.Développem<strong>en</strong>t durable <strong>et</strong> gouvernanceSi on exclut les plans d’urbanisme <strong>des</strong> municipalités <strong>et</strong> les schémas d’aménagem<strong>en</strong>t <strong>des</strong> MRC,qui peuv<strong>en</strong>t cep<strong>en</strong>dant constituer <strong>des</strong> exceptions très importantes- si on exclut égalem<strong>en</strong>tcertaines initiatives réc<strong>en</strong>tes de gran<strong>des</strong> <strong>villes</strong> comme Gatineau, Lévis, Montréal, Québec <strong>et</strong>quelques autres- le recours à la planification stratégique globale semble <strong>en</strong>core peu répandu dansle monde municipal <strong>québécois</strong>. Le modèle <strong>en</strong> force demeure <strong>en</strong>core l’approche par proj<strong>et</strong>s, <strong>en</strong>réponse à <strong>des</strong> problèmes qui survi<strong>en</strong>n<strong>en</strong>t ou à <strong>des</strong> besoins exprimés par la population <strong>et</strong> quipeuv<strong>en</strong>t être réalisés à court ou moy<strong>en</strong> terme.C’est égalem<strong>en</strong>t une t<strong>en</strong>dance que l’on observe dans une majorité <strong>des</strong> proj<strong>et</strong>s <strong>québécois</strong> de Villes<strong>et</strong> Villages <strong>en</strong> <strong>santé</strong>, qui adopt<strong>en</strong>t souv<strong>en</strong>t par ailleurs, du moins au mom<strong>en</strong>t du démarrage, lacouleur <strong>des</strong> champs d’intérêts de leurs instigateurs, suivant que ces derniers soi<strong>en</strong>t davantag<strong>et</strong>ournés vers la protection de l’<strong>en</strong>vironnem<strong>en</strong>t, l’aménagem<strong>en</strong>t d’équipem<strong>en</strong>ts de loisir, la lutte àla pauvr<strong>et</strong>é, les besoins <strong>des</strong> jeunes, la famille, le développem<strong>en</strong>t économique ou autre chose. C<strong>en</strong>’est qu’avec le temps <strong>et</strong> la réalisation d’un certain nombre d’activités concrètes que la démarchepourra graduellem<strong>en</strong>t élargir ses horizons <strong>et</strong> t<strong>en</strong>dre vers une véritable vision de développem<strong>en</strong>tdurable.Qu’un proj<strong>et</strong> de municipalité <strong>en</strong> <strong>santé</strong> origine d’un instigateur interne ou externe à lamunicipalité ou <strong>en</strong>core, qu’il résulte d’un mandat formel confié par le conseil municipal à unconseiller ou une conseillère, un fonctionnaire ou à un comité de la municipalité, on se r<strong>et</strong>rouvele plus souv<strong>en</strong>t face à un phénomène de délégation qui r<strong>en</strong>d difficile, du moins à court terme, lapossibilité d’ét<strong>en</strong>dre la portée d’un proj<strong>et</strong> à l’<strong>en</strong>semble du développem<strong>en</strong>t de la communauté.On se r<strong>et</strong>rouve avec le même problème lorsque l’on confie le développem<strong>en</strong>t durable ou laréalisation d’un Ag<strong>en</strong>da 21 local, comme c’est souv<strong>en</strong>t le cas <strong>en</strong> Europe, au service municipalresponsable de la protection de l’<strong>en</strong>vironnem<strong>en</strong>t.On observe <strong>en</strong> fait au Québec une t<strong>en</strong>dance très forte à associer le développem<strong>en</strong>t durable au seulvol<strong>et</strong> ou pôle, si l’on se réfère au modèle du tétraèdre de Claude Vill<strong>en</strong>euve, de l’<strong>en</strong>vironnem<strong>en</strong>tphysique. Le message vi<strong>en</strong>t d’ailleurs de haut car, si on regarde le docum<strong>en</strong>t de consultation du7


Gouvernem<strong>en</strong>t du Québec sur le proj<strong>et</strong> de Plan de développem<strong>en</strong>t durable du Québec 7 , quiprés<strong>en</strong>te par ailleurs une définition très pertin<strong>en</strong>te du développem<strong>en</strong>t durable, les exemples qui yfigur<strong>en</strong>t touch<strong>en</strong>t ess<strong>en</strong>tiellem<strong>en</strong>t <strong>des</strong> proj<strong>et</strong>s touchant l’<strong>en</strong>vironnem<strong>en</strong>t, comme la Stratégie <strong>et</strong> lePlan d’action sur la diversité biologique, la Stratégie <strong>québécois</strong>e sur les changem<strong>en</strong>tsclimatiques, la gestion par bassin versant, l’efficacité énergétique <strong>des</strong> bâtim<strong>en</strong>ts, le transport , leséco-quartiers ou les c<strong>en</strong>tres de formation <strong>en</strong> <strong>en</strong>treprise <strong>et</strong> récupération.De la même façon, le Rapport national sur l’état de <strong>santé</strong> de la population paru le 7 avril 2005 8aborde le développem<strong>en</strong>t durable de la façon suivante :Le Plan de développem<strong>en</strong>t durable du Québec constitue un pas important de la part dugouvernem<strong>en</strong>t. Mais le développem<strong>en</strong>t durable suppose aussi l’<strong>en</strong>gagem<strong>en</strong>t de tous : lesproducteurs de bi<strong>en</strong>s <strong>et</strong> services, qui verront à adopter <strong>des</strong> mo<strong>des</strong> de productiondavantage éco-effici<strong>en</strong>ts, les municipalités, qui se donneront une politique de gestionrationnelle <strong>des</strong> déch<strong>et</strong>s <strong>et</strong> <strong>des</strong> plans d’aménagem<strong>en</strong>t urbain qui perm<strong>et</strong>tront derestreindre les déplacem<strong>en</strong>ts <strong>en</strong> automobile, les consommateurs, qui verront à diminuerleur consommation d’énergie <strong>et</strong> à réviser leur façon d’utiliser les ressources.Dans le mémoire qu’il a soumis dans le cadre de la consultation sur le Plan de développem<strong>en</strong>tdurable 9 , le <strong>Réseau</strong> <strong>québécois</strong> de Villes <strong>et</strong> Villages <strong>en</strong> <strong>santé</strong> recommande au Gouvernem<strong>en</strong>t de sedoter d’indicateurs <strong>et</strong> il propose, à titre d’exemple, les indicateurs suivants :D'ici 10 ans :- Le nombre d'usagers <strong>des</strong> transports <strong>en</strong> commun se sera accrû de X %.- X% <strong>des</strong> sites contaminés auront été n<strong>et</strong>toyés.- Les sources d'énergie solaire <strong>et</strong> éoli<strong>en</strong>ne représ<strong>en</strong>teront X % de la production énergétiquedu Québec.- X % <strong>des</strong> déch<strong>et</strong>s domestiques feront l'obj<strong>et</strong> d'un recyclage.- La superficie d'espaces verts <strong>et</strong> de lieux protégés, accessibles à la population, auraaugm<strong>en</strong>té de X %.- Aucune région du Québec n'aura un taux de chômage supérieur à X %.- X % <strong>des</strong> ressources extraites <strong>des</strong> régions ressources du Québec feront l'obj<strong>et</strong> d'unedeuxième transformation dans la région même qui les produit.- X % <strong>des</strong> <strong>en</strong>fants de moins de 6 ans auront accès à <strong>des</strong> services éducatifs <strong>et</strong> de stimulationau développem<strong>en</strong>t.- X % de la formation collégiale <strong>et</strong> X % <strong>des</strong> activités de recherche pr<strong>en</strong>dront place dans lesrégions ressources.- Le taux d'activité physique de la population aura augm<strong>en</strong>té de X %.- Dans chaque région du Québec, X % <strong>des</strong> citoy<strong>en</strong>s auront accès aux services d'un médecinde famille à proximité de leur milieu de vie.7 Gouvernem<strong>en</strong>t du Québec, 2004, Briller parmi les meilleurs, Plan de développem<strong>en</strong>t durable du Québec, 43 pages.8 Gouvernem<strong>en</strong>t du Québec, 2005, Produire la <strong>santé</strong> : Rapport national sur l’état de <strong>santé</strong> de la population duQuébec, 121 pages.9 <strong>Réseau</strong> <strong>québécois</strong> de Villes <strong>et</strong> Villages <strong>en</strong> <strong>santé</strong>, 2005, Une stratégie de développem<strong>en</strong>t durable pour le Québec :Une ambition légitime, dont il faut se donner <strong>et</strong> s’approprier les moy<strong>en</strong>s, 11 pages.8


Un tel choix illustre mieux à notre point de vue comm<strong>en</strong>t on peut pousser jusque dans l’actionconcrète la définition r<strong>et</strong><strong>en</strong>ue du développem<strong>en</strong>t durable. Il nous apparaît par ailleurs plusconforme au modèle du tétraèdre développé par Claude Vill<strong>en</strong>euve.Il est intéressant par ailleurs de constater que quelques Ag<strong>en</strong>das 21 locaux europé<strong>en</strong>s se sontdonnés <strong>des</strong> initiatives <strong>et</strong> <strong>des</strong> indicateurs de ce type. Cambridge, <strong>en</strong> Grande-Br<strong>et</strong>agne travaille sur<strong>des</strong> questions comme la <strong>santé</strong>, les transports, la jeunesse <strong>et</strong> l’éducation, la citoy<strong>en</strong>n<strong>et</strong>é, lapauvr<strong>et</strong>é, le racisme, les habitu<strong>des</strong> de consommation, le logem<strong>en</strong>t <strong>et</strong> le tourisme. Hamilton, <strong>en</strong>Ontario, travaille sur <strong>des</strong> domaines comme les transports publics, la perte d’emplois, les espacesnaturels, la pauvr<strong>et</strong>é, le vieillissem<strong>en</strong>t de la population <strong>et</strong> la restructuration économique.Plus près de chez nous <strong>en</strong>core, si on ajoutait au cont<strong>en</strong>u du réc<strong>en</strong>t Plan stratégique dedéveloppem<strong>en</strong>t durable de la Ville de Montréal, qui porte ess<strong>en</strong>tiellem<strong>en</strong>t sur <strong>des</strong> questions<strong>en</strong>vironnem<strong>en</strong>tales, le cont<strong>en</strong>u de l’<strong>en</strong>semble <strong>des</strong> autres politiques <strong>et</strong> plans d’actions que la Villes’est donnés depuis quelques années, nous nous r<strong>et</strong>rouverions certainem<strong>en</strong>t avec l’un <strong>des</strong> plusremarquables Ag<strong>en</strong>das 21 qui soi<strong>en</strong>t.Dans un modèle de gouvernance adapté à la vision du développem<strong>en</strong>t durable que l’on r<strong>et</strong>rouvedans le Plan de développem<strong>en</strong>t durable du Québec ou dans le modèle de l’Ag<strong>en</strong>da 21 local, ledéveloppem<strong>en</strong>t durable devrait se trouver au somm<strong>et</strong> de la hiérarchie. Si on repr<strong>en</strong>d le modèle dutétraèdre, ce dernier devrait pouvoir se r<strong>et</strong>rouver <strong>en</strong>tre les mains de personnes <strong>en</strong> mesure de lefaire pivoter, de l’aborder tour à tour à partir de chacun de ses quatre pôles. Déléguer la gestiondu développem<strong>en</strong>t durable ou <strong>en</strong>core celle de l’Ag<strong>en</strong>da 21 local <strong>en</strong>tre les mains d’un ministèreou d’un service municipal nous apparaît correspondre à un choix de n’utiliser le modèle dutétraèdre qu’avec la perspective d’un seul de ses quatre pôles.Conclusion <strong>et</strong> perspectives pour le développem<strong>en</strong>t durable <strong>et</strong> le travail de éco-conseillers.Pour le <strong>Réseau</strong> <strong>québécois</strong> de Villes <strong>et</strong> Villages <strong>en</strong> <strong>santé</strong> <strong>et</strong> pour bon nombre de ses membres, ledéveloppem<strong>en</strong>t durable apparaît être le modèle intégrateur par excell<strong>en</strong>ce pour t<strong>en</strong>ir compte del’<strong>en</strong>semble <strong>des</strong> composantes du développem<strong>en</strong>t <strong>des</strong> communautés locales. L’implantationd’Ag<strong>en</strong>das 21 locaux représ<strong>en</strong>te dans ce contexte une opportunité réelle pour le développem<strong>en</strong>tde communautés durables <strong>et</strong> <strong>en</strong> <strong>santé</strong>.Il importe cep<strong>en</strong>dant que les concepts soi<strong>en</strong>t compris de la même façon par tous les interv<strong>en</strong>antsconcernés. C<strong>et</strong>te question, comme on l’a vu précédemm<strong>en</strong>t, interroge le fonctionnem<strong>en</strong>t mêmede nos structures gouvernem<strong>en</strong>tales nationales <strong>et</strong> locales, comme elle pourrait le faire pourd’autres types d’organisations, telles les <strong>en</strong>treprises privées ou publiques.Il y a sans doute derrière ces constats un important besoin d’éduquer les interv<strong>en</strong>ants concernés<strong>et</strong> d’animer les processus nécessaires à la réalisation <strong>des</strong> changem<strong>en</strong>ts requis.Dans c<strong>et</strong>te perspective, la fonction d’éco-conseiller apparaît donc vouée à un av<strong>en</strong>ir prom<strong>et</strong>teur.Peut-être sera-t-elle elle-même appelée à évoluer, pour t<strong>en</strong>ir compte <strong>des</strong> besoins spécifiques <strong>des</strong>personnes qui porteront la responsabilité du bon développem<strong>en</strong>t de nos communautés, qu’elles9


soi<strong>en</strong>t locales, régionales ou nationale, dans une véritable perspective de développem<strong>en</strong>tdurable ?Je laisse à d’autres le soin de répondre à c<strong>et</strong>te question car je ne m’y connais pas vraim<strong>en</strong>t. Mais,je le répète, je crois dans le prés<strong>en</strong>t contexte que la fonction d’éco-conseiller est promise à unbel av<strong>en</strong>ir.Merci !Louis Poirier11 mai 200510


ANNEXE11


Diapositive 1Rouyn-Noranda- 1987Les premières années du proj<strong>et</strong>:• Consultation de 6000 citoy<strong>en</strong>s: <strong>en</strong>fants, adolesc<strong>en</strong>ts <strong>et</strong>adultes• T<strong>en</strong>ue d’un forum communautaire: adoption de sixproj<strong>et</strong>s prioritaires, dont: Réduction de la pollution causée par l'usine locale defusion du cuivre; Parc botanique « À fleur d’Eau »; Les jeunes au c<strong>en</strong>tre-ville: délinquance te vandalisme Recyclage de déch<strong>et</strong>s soli<strong>des</strong>.Diapositive 212


Diapositive 3Les proj<strong>et</strong>s actuels:• Place aux adolesc<strong>en</strong>tes <strong>et</strong> aux adolesc<strong>en</strong>ts, citoy<strong>en</strong>s àpart <strong>en</strong>tière;• Création du Fonds « Pour que chaque jeune ait unechance égale à l’école »;• Faciliter l’accès au programme animation jeunesseaux <strong>en</strong>fants de famille à faible rev<strong>en</strong>u;• Implantation d’une banque alim<strong>en</strong>taire;• Formation de jeunes bénévoles;• Opération « Fin de moi$ ».Diapositive 4La Doré (mars 1991)T<strong>en</strong>ue d’un somm<strong>et</strong> socioéconomique (91, repris <strong>en</strong> 93);Création d’une corporation dedéveloppem<strong>en</strong>t;Comités: Services <strong>et</strong> qualité de vie; Industries <strong>et</strong> commerces; Jeunes; Environnem<strong>en</strong>t <strong>et</strong> recyclage; Récréo-tourisme. Création d’un fondsd’investissem<strong>en</strong>t pour la jeune<strong>en</strong>treprise; Le Moulin <strong>des</strong> Pionniers; Cours d’accueil touristique pourles personnes travaillant avec lepublic; Promotion de l’achat local :<strong>en</strong>quête sur les prix <strong>et</strong> fichesconseils pour les commerçants; Obt<strong>en</strong>tion <strong>des</strong> services d’unmédecin <strong>et</strong> d’un pharmaci<strong>en</strong>; Service d’écoute.13


Diapositive 5Le forum économique de VerdunUne démarche de revitalisation urbaine initiée par leservice d’urbanismeActivités de consultation• Colloque Énergie nouvelle (1992)• États généraux Ensemble vers l’action (1993)• Concours « Ma ville <strong>en</strong> photos »;• Forum-Événem<strong>en</strong>t : Verdun Vision 2000 .Diapositive 6Activités <strong>en</strong> aménagem<strong>en</strong>t <strong>et</strong> <strong>en</strong>vironnem<strong>en</strong>t• Mai, mois de l’<strong>en</strong>vironnem<strong>en</strong>t;• Le jardin du citoy<strong>en</strong>;• Faire sourire votre maison;• Parc <strong>des</strong> jardin<strong>et</strong>s « Les p<strong>et</strong>ites bin<strong>et</strong>tes ».Activités <strong>en</strong> développem<strong>en</strong>t économique• Novembre, mois du développem<strong>en</strong>t local;• C<strong>en</strong>tre d’affaires de Verdun <strong>et</strong> Info-PME;• C<strong>en</strong>tre de formation du Jardin du citoy<strong>en</strong>;• Le R<strong>en</strong>dez-vous mondial du Cerf-Volant;• Concours du Méritas verdunois;14

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