Partie 2 - Union Wallonne des Entreprises

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Partie 2 - Union Wallonne des Entreprises

PARTIE 2Rapport UWE Juin 201283études sur la situation de l’entrepriseMonographiessectorielles


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i e» LE FINANCEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES EN WALLONIE» Synthèse» Etude n° 1 | Tendances macroéconomiques» Etude n° 2 | Structure du financement des entreprises wallonnes» Etude n° 3 | Enquête sur le financement des entreprisesMONOGRAPHIES SECTORIELLESRapport UWE Juin 201284


Monographies sectoriellesSection rédigée par Agoria, la fédération de l’industrie technologiqueLes secteurs de l’industrietechnologique en 2011TENDANCES ET EVOLUTIONSAprès le rebond de 8.4% en 2010, l’activité de l’industrie technologiquewallonne a progressé de 5.8% en 2011, après correction pour évolution desprix. En deux années de croissance soutenue, près de 2/3 du recul consécutifà la crise a été comblé et l’activité en 2011 était 6.8% en dessous de son niveaude 2008. Cependant, l’industrie technologique wallonne n’a pas échappé auralentissement de la conjoncture internationale en fin d’année, et en particulierau repli de l’activité industrielle et des investissements en Europe.Première partie de l’année encore dynamique…Fiche synthétique pour 2011Emploi (personnes) 59.560Chiffres d’affaires (millions d’euros) 12.893Taux d’exportation (% des livraisons) 73%Investissements (millions d’euros) 391Durant les premiers mois de l’année, les déterminants de l’activité de l’industrie technologique wallonne étaient favorables.Le rétablissement de l’activité industrielle européenne depuis le milieu de 2009 avait porté l’utilisation de lacapacité de production existante au niveau de sa moyenne de long terme. En conséquence, les investissements desentreprises étaient repartis à la hausse depuis plusieurs mois. De plus, la confiance des consommateurs avait retrouvéun niveau élevé, favorable à la demande adressée au secteur automobile et des produits pour la construction. Enfin, àl’international, la plupart de nos marchés avaient retrouvé leur dynamisme. En conséquence, l’activité des 6 premiersmois de l’année progressait encore de 6.9% par rapport au 6 premiers mois de 2010.Rapport UWE Juin 201285…avant un retournement en fin d’annéeEn milieu d’année, les inquiétudesconcernant les dettes souveraines,et l’impact d’éventuels défauts deIndustrie technologiquepaiement sur les établissements de140,0crédit, ont refait surface. Rapidementles craintes se sont amplifiées et lepessimisme à gagné l’ensemble dessecteurs de l’économie. La confiance des120,0100,080,0entreprises et des ménages est alors re-60,0tombée brutalement. Dans ce contexte,40,0l’Europe a été davantage touchée queles Etats-Unis ou le Japon. Dans le mêmetemps, les perspectives de croissancedes marchés émergents, Chine en tête,20,00,02005-12005-22005-32005-42006-12006-22006-32006-42007-12007-22007-32007-42008-12008-22008-32008-42009-12009-22009-3Livraisons2009-42010-12010-22010-3Emploi2010-42011-12011-22011-32011-4apparaissaient moins dynamiques.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eEn conséquence, l’activité industrielle européenne est entrée dans une phase de stagnation, puis de repli, aux 3èmeet 4ème trimestres. L’industrie technologique wallonne a directement subit les conséquences de ce ralentissementet l’activité du 4ème trimestre a reculé par rapport au trimestre précédent. En conséquence, à un an d’écart, la haussede l’activité n’atteignait plus que 4.4%.Situation dans les secteursRapport UWE Juin 201286Les évolutions sectorielles ont été particulièrement divergentes en 2011. Quelques secteurs se sont distingués parune forte expansion. Il s’agit de la transformation du métal avec un rebond de 21.9% de ses livraisons, de la mécanique(+12.9%), de l’automobile (+12.6%) et de l’aérospatiale (+10.7%).Une partie de la performance de la transformation du métal provient également du fait qu’il avait entamé son redressementplus tardivement que les autres. En 2010, ce secteur s’était encore replié de 3.1%.La mécanique a continué de bénéficier du climat favorable à l’investissement et à s’appuyer sur ses exportations.Malgré un ralentissement marqué en fin d’année, elle réalise une hausse supérieure à celle de 2010.En revanche, la bonne performance moyenne de l’automobile masque une quasi-stabilisation de l’activité dès le 2èmetrimestre. Elle est donc davantage la conséquence du niveau élevé atteint début 2011 que de la dynamique trimestrielle.L’aérospatiale a également réalisé une progression nettement plus favorable qu’en 2010. Comme la transformationdu métal, elle a entamé son redressement plus tardivement et est resté relativement abritée des conséquences duralentissement conjoncturel fin 2011.L’électrotechnique a progresséde 4.2%. Après deux premiers trimestrestrès dynamiques, dans laLIVRAISONS (INS Prodcom + estimations Agoria)2010 2011 2011/2010foulée de la fin 2010, le ralentissementmio € mio € % à prix contantsconjoncturel a fortement tou-TOTAL 11.897 12.893 +5.8%ché le secteur. Ainsi, aux 3ème et4ème trimestres, ses livraisons n’ontDont :Métaux et matériaux 1.338 1.239 -15.7%plus dépassé leur niveau de fin 2010.Transformation du métal 1.108 1.395 +21.9%Dans les TIC, la production se distingueProduits de construction 730 727 -4.1%Mécanique 1.797 2.043 +12.9%des autres secteurs par un Electrotechnique & industrial automation 1.254 1.338 +4.2%début d’année en demi-teinte avant TIC 1.750 1.864 +6.5%d’accélérer ensuite. Elle clôture dès Automobile 1.866 2.168 +12.6%lors l’année sur une hausse de 7.8%. Aérospatiale 582 644 +10.7%Le commerce de gros et les services Défense 327 263 -19.6%aux entreprises ont, eux, progressésde 5.8%. La croissance moyenne duEMPLOI (ONSS + estimations Agoria)2010 2011 2011/2010secteur TIC wallon atteint donc 6.5%.personnes personnes %TOTAL 58.914 59.560 +1.1%Les produits de construction seDont :sont maintenus à un niveau d’activitéMétaux et matériaux 4.622 4.485 -3.0%élevé au premier trimestre, avant Transformation du métal 8.225 8.081 -1.8%de se replier progressivement ensuite.Produits de construction 6.698 6.656 -0.6%Quelques entreprises ont en Mécanique 9.861 10.054 +2.0%outre subit le repli de leur marchés Electrotechnique & industrial automation 5.460 5.382 -1.4%spécifiques, en particulier à l’exportation.TIC 9.798 10.358 +5.7%En conséquence, le secteurAutomobile 3.211 3.231 +0.6%Aérospatiale 2.953 2.994 +1.4%s’érode de 4.1% pour l’ensemble deDéfense 1.616 1.624 +0.5%l’année.


Monographies sectoriellesDans les métaux et matériaux, l’année 2011 a été marquée par l’impact de l’arrêt d’une implantation importantedans les non-ferreux et la forte baisse d’activité d’un acteur de la première transformation du métal. Ces deux facteurssont à l’origine d’une chute de 15.7% de l’activité.Enfin, la défense reste caractérisée par un profil conjoncturel particulier qui n’est pas déterminé par le climat globalde l’industrie et des investissements des entreprises. Ce profil a été défavorable en 2011. En conséquence, ses livraisonsreculent de 19.6% par rapport à 2010.Emploi : hausse de l’emploi de 1.1%La croissance de l’activité a eu un impact favorable sur l’emploi. Ainsi, le chômage temporaire a été progressivementramené à un niveau proche de celui d’avant crise et, parallèlement, les entreprises ont recommencé à engagerdu personnel. En conséquence, pour l’ensemble de l’année, l’emploi de l’industrie technologique wallonne aprogressé de 1.1%. Près d’une entreprise sur 2 a augmenté son effectif. Le ralentissement conjoncturel de ladeuxième partie de l’année a également eu un impact important puisqu’au cours du deuxième semestre, l’emploin’a plus progressé que de 0.2%.Cela ne permet cependant que de compenser très partiellement le repli du à la crise.Au niveau sectoriel, les hausses sont concentrées dans les TIC (+5.7%), la mécanique (+2.0%), et l’aérospatiale (+1.4%).L’automobile (+0.6%) et la défense (+0.5%) sont également orientés favorablement, mais avec une hausse inférieureà la moyenne. En revanche, les métaux et matériaux (-3.0%), la transformation du métal (-1.8%) et l’électro (-1.4%)subissent un deuxième repli consécutif de leur effectif.Rapport UWE Juin 201287FINANCEMENT DES ENTREPRISES DE L’INDUSTRIE TECHNOLOGIQUELe financement des entreprises est rapporté dans le volet passif des comptes annuels. Il repose soit sur les fondspropres, soit sur des fonds de tiers. Les fonds propres ne sont liés ni à une obligation de rémunération, ni à uneobligation de remboursement. C’est du capital à risque que les apporteurs de capitaux mettent à la disposition del’entreprise en contrepartie d’un droit de regard sur les décisions. Ils sont constitués principalement du capital, desréserves et des bénéfices reportés. Au contraire, les capitaux de tiers sont des dettes et donc liés à des obligationsde rémunération et de remboursement. Dans le cas où les produits de l’activité de l’entreprise ne permettent pasde faire face à ces obligations, alors les capitaux propres sont utilisés. La part des capitaux propres dans le total desmoyens à la disposition de l’entreprise est donc un indicateur essentiel de la capacité de l’entreprise à faire face à sonendettement, soit de sa solvabilité.Les fonds propresPour les entreprises de l’industrie technologique wallonne, la moyenne des fonds propres dans le passif est restéelégèrement supérieure à 40% de 2001 à 2011. Elle a évolué de manière irrégulière mais sans prendre de directionparticulière. En revanche, la médiane, qui reflète la performance de l’entreprise exactement au milieu de l’échantillonet n’est donc pas dominée par les valeurs des plus grandes entreprises, est nettement orientée à la hausse. Elle passede 29.4% en 2001 à 35.2% en 2011.Cela montre que l’indépendance financière d’une majorité d’entreprises s’est sensiblement améliorée au cours desdix dernières années. On note en outre une accélération de cette tendance à partir de 2005.Parmi les facteurs à l’origine de ce mouvement, la conjoncture favorable de 2005 à 2007, et la bonne rentabilité quiy est attachée. L’entrée en vigueur de la déduction pour intérêts notionnels a également joué un rôle important.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eL’augmentation au cours desannées de crise s’explique par lefait que le recul des bénéficesreportés a été moindre que le reculde l’endettement, notammentcommerciales (voir ci-contre).Réserves et résultats reportés50,045,040,035,030,025,020,0Part des capitaux propres dans le passif (%)Le résultat d’une entreprise peutêtre soit distribué en rémunérationsdes actionnaires, soit mis enréserve. Si aucune décision n’estprise, le bénéfice est alors reporté.Dans les deux derniers cas, il estconservé au sein de l’entreprise etintègre les fonds propres. En cas deperte, les fonds propres diminuent.15,010,05,00,02001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010Moyenne 38,8 40,5 40,0 44,9 41,5 42,1 40,3 38,7 41,0 40,6Médiane 29,4 29,4 30,8 31,5 31,3 32,3 32,6 34,8 37,2 35,220,0Part des bénéfices reportés et des réserves dans le passif (%)Le tableau ci-contre reprend18,0l’évolution de la part des réserveset des résultats reportés dans le16,014,012,0passif. Au cours des dix dernières10,0années, tant la moyenne que la8,0médiane ont augmenté fortement,davantage que la part des capitauxpropres. Ici également, c’est après6,04,02,02005 que la plus grande partiede la progression se dessine. Celamontre que les entreprises del’industrie technologique wallonneont utilisé la capitalisation leurs résultats comme principal canal du renforcement de leur solvabilité.0,02001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010Moyenne 10,8 10,3 10,4 11,1 9,1 10,9 12,5 12,2 13,8 15,0Médiane 10,2 10,6 12,3 13,1 13,1 14,0 15,8 17,4 18,2 17,7Rapport UWE Juin 201288On note en outre que cette hausse est plus importante pour la médiane (+7.5 points) que pour la moyenne (+4.2points), et est ininterrompue chaque année de la période, à l’exception de 2010. La capitalisation des résultatsest donc présente au sein d’une majorité d’entreprises et joue un rôle plus important en dehors des très grandesentreprises que pour les très grandes entreprises.A côté des capitaux propres, l’endettement constitue le deuxième canal de financement des entreprises. Les deuxprincipales catégories de dettes sont lettes financières et les dettes commerciales.Les dettes financièresLes dettes financières comprennent les emprunts à court ou à long terme auprès des établissements de crédits, maiségalement auprès d’autres créditeurs, entreprises ou grand public. Elles peuvent prendre la forme d’obligations, deleasing, etc.La part moyenne des dettes financières dans le financement des entreprises a fluctué entre 12% et 15.5% au cours dela période. Après un repli de 2001 à 2006, elle a augmenté en 2008 et 2009.


Monographies sectoriellesL’origine de ces mouvements provientsurtout du recul des dettes vis-à-vis des«autres créanciers» que les établissementsde crédits tout au long de la période. Apartir de 2007, ce recul est compensé parl’augmentation des emprunts subordonnés.De son côté, la part des dettes vis-à-vis desétablissements de crédit baisse en 2002et 2003, maintient son niveau jusqu’en2009, puis recule à nouveau en 2010.Ces mouvements de la moyenne sontessentiellement la conséquence d’uneminorité d’opérations importantes au seinde grandes entreprises.Du côté de la médiane, les dettesfinancières comme source de financementont connu un recul important au coursdes dix dernières années. En effet, leurpart passe de 15.9% du passif en 2002 à10.4% en 2010. En outre, ce recul se produitdurant chaque exercice de la période.C’est essentiellement la dette vis-à-vis desétablissements de crédit qui est à l’originede cette tendance. Sa part passe de 10.6%du passif en 2001 à 5.8% en 2010. Il est ànoter qu’on ne distingue pas d’accélérationde ce mouvement durant la crise financière.Les dettes commerciales1816141210864202001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010Moyenne 15,4 14,5 12,5 12,3 13,8 12 12,7 14,6 15,2 13,8Médiane 15,8 15,9 14,7 13,3 13,9 13,4 12,3 12,7 11,7 10,412,010,08,06,04,02,0Part des dettes financières dans le passif (%)Part des dettes vis-à-vis des établissements de crédit dans le passif (%)0,02001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010Moyenne 8,7 8,2 6,4 6,6 6,9 7,0 6,0 6,9 6,2 5,2Médiane 10,6 10,5 9,5 8,7 8,4 8,2 7,3 6,8 6,5 5,8Rapport UWE Juin 201289Les dettes commerciales sont directementliées à l’activité de l’entreprise. Ellescorrespondent principalement aux délaisde paiement octroyés par les fournisseurs.On y inclut également les acomptes reçussur commandes dans la mesure où il s’agitd’un paiement préalable à la prestation etdonc où l’entreprise est débitrice.252015Part des dettes commerciales dans le passif (%)Pour ce type de financement, la moyenneet la médiane ont évolué parallèlement aucours des dix derniers exercices. En effet,on a une quasi-stabilité de 2001 à 2007avant un recul marqué en 2008 et 2009puis un redressement partiel en 2010.10502001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010Moyenne 18,8 18,5 19,1 17,9 18,4 19,4 19,2 17,2 15,7 16,4Médiane 19,3 18,4 17,0 17,2 16,9 17,7 17,1 15,6 13,6 14,6


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eCette évolution est essentiellement à rapprocher du contexte conjoncturel. En effet, avec le ralentissement del’activité en 2008 et 2009, les entreprises ont réduit leurs achats de biens et services. De plus, afin de préserver leurrentabilité, elles ont également utilisé leurs stocks de matières premières disponibles. Leurs achats ont donc reculéplus que proportionnellement à l’activité, de même que l’endettement vis-à-vis des fournisseurs.ConclusionsAu cours des dix dernières années, les entreprises de l’industrie technologique wallonne ont renforcé leur solvabilité,soit la part de leurs fonds propres dans le passif. A cette fin, elles ont surtout eu recours à la capitalisation de leursbénéfices. Parallèlement, elles ont eu moins recours aux dettes financières, surtout vis-à-vis des établissements decrédit.Ces évolutions se sont dessinées tout au long de la période 2001-2010 mais se sont accentuées après 2005. Outre labonne conjoncture et la rentabilité élevée des années 2006 et 2007, l’entrée en vigueur de la déduction pour intérêtsnotionnels en est sans doute l’un des déterminants. Les années de crise ont eu un impact ponctuel sur la structurede financement des entreprises mais n’ont pas fondamentalement modifié les tendances présentes. •Rapport UWE Juin 201290


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eDes changements structurels qui s’accélèrent mais qui,trop souvent, noircissent l’image environnementale du papierDans certaines niches, le développement des media électroniques concurrence les utilisations traditionnelles dusupport papier. C’est une évolution de notre société et les deux supports sont appelés à coexister dans le futur. Lespublicités ou facturations en ligne supplantent régulièrement le support papier mais la pertinence et l’efficacitéde l’imprimé restent de solides arguments. Ce glissement vers le support électronique autorise apparemment bonnombre de sociétés à user, voire abuser, de slogans désinformateurs sur la relation entre le papier et la forêt. La listeest longue et nous ne citerons que quelques exemples : banques, sociétés de téléphonie, entreprises de la grandedistribution deviennent parfois subitement moralisatrices en nous annonçant que le passage à la facturationélectronique préservera l’environnement. En réalité, il ne s’agit pour eux que d’économiser des coûts d’impressionet d’envois postaux. Si le souci d’une meilleure gestion est louable, prendre le papier comme bouc émissaire estpervers. Certains annoncent même que la diminution de la consommation de papier permettra de sauver desarbres. Faut-il encore rappeler que l’industrie ne valorise que des sous-produits de la forêt ou des scieries ? Ce lienerroné entre papier et déforestation est plus que jamais présent dans l’esprit de bon nombre de personnes alorsque les véritables causes de la déforestation sont majoritairement liées à la mise en culture des terres ou à l’élevage.Par ailleurs et très curieusement, une autre contradiction devient flagrante : on pleure sur les arbres prétendumentabattus pour fabriquer le papier, mais beaucoup de décideurs n’hésitent pas à faire l’éloge du bois énergie à toutcrin sans toujours se préoccuper de la disponibilité et de l’origine durable du bois incinéré. Où est donc passé le bonsens de la valorisation optimale de nos matières premières ? Jusqu’où faudra-t-il aller avant de se rendre comptequ’il est préférable de stocker le CO 2 dans des produits durables plutôt que de le relâcher directement dans l’airaprès combustion ? Ces débats d’idées sont bien présents et le monde politique doit maintenant avoir le couraged’imposer des règles strictes qui garantissent une valorisation optimale et hiérarchisée de nos matières premièresligneuses, à l’instar des règles qui prévalent d’ailleurs pour la valorisation des déchets.Des engagements environnementaux en amélioration continueTout ceci n’empêche pas l’industrie papetière de prendre des initiatives proactives sur le plan environnemental.Fin 2010, l’industrie belge s’est engagée à garantir l’origine légale de toutes les fibres utilisées (bois, pâtes, vieuxpapiers). A cet égard, le secteur papetier fait figure de leader à l’échelle européenne. Le premier contrôle externe esten passe de démontrer que l’objectif est bel et bien atteint. Les résultats devraient être publiés fin juin.Rapport UWE Juin 201292L’industrie wallonne continue aussi à œuvrer pour l’amélioration de son efficacité énergétique et pour la réductiondes émissions spécifiques de CO 2. Pour rappel, les objectifs 2012 avaient déjà été dépassés en 2010. Signalons queles papetiers wallons travaillent à la préparation des accords de branche de seconde génération qui devraientvoir le jour avant fin 2012. Mais les futurs efforts de l’industrie demandent certaines garanties pour permettre lacontinuation des efforts entrepris. Il conviendra ainsi de limiter l’impact grandissant des surcoûts sur la factureénergétique, et de mettre en œuvre une politique d’utilisation efficace de la biomasse en privilégiant sa valorisation«matière» par rapport à sa valorisation énergétique. Dernière condition et non des moindres, le secteur demandeaux autorités wallonnes de compenser l’impact de la directive «emission trading» sur le prix de l’électricité, commel’Europe l’autorise. Il s’agit là d’un élément capital pour le maintien de la compétitivité de l’industrie papetière dansnotre région. On le comprendra, 2012 sera, et à bien des égards, une année décisive pour le futur de l’industriepapetière. •


Monographies sectoriellesSection rédigée par la Confédération de la Construction WallonneLa situation du secteurde la Construction en 2011L’EFFORT EN RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA CONSTRUCTIONCréer de l’activité et de l’emploi par les entreprises, la recherche, l’innovation et leréseautageÀ l’heure de la mondialisation de l’économie, l’innovation permet de renforcer la compétitivité et la pérennité desentreprises. Les thèmes porteurs en innovation sont liés au développement durable : matériaux à haute qualitéenvironnementale, gestion et recyclage des déchets ; performance énergétique des bâtiments et intégration dessources d’énergie renouvelable ; confort des lieux de vie et de travail ; TIC appliquées aux processus de production...Pour s’adapter à ces marchés émergents, le secteur de la construction doit pouvoir assurer une part importante derecherche & développement, via notamment ses deux centres de recherches collectifs : le Centre Scientifique etTechnique de la Construction (CSTC) et le Centre de Recherche Routières (CRR).Le Centre Scientifique et Technique de la ConstructionRapport UWE Juin 201293Les bâtiments doivent répondre à des exigences toujours plus strictes en termes de sécurité, de durabilité, deperformance énergétique, d’accessibilité, d’impact environnemental, voire tout simplement de qualité. Pour l’aiderdans sa tâche, le secteur dispose d’un centre de recherche collective.A la demande des acteurs publics ou privés, le CSTC réalise divers développements sous contrat, de même que denombreuses recherches prénormatives ou réglementaires.Collaborant activement aux travaux des instituts de normalisation, tant sur le plan national (NBN) qu’européen(CEN) ou international (ISO), ainsi qu’à ceux d’instances telles que l’Union belge pour l’agrément technique dansla construction (UBAtc), le Centre est bien placé pour conseiller la Confédération Construction dans l’identificationdes besoins futurs de la profession. Le CSTC organise ou co-organise annuellement plus de 650 sessions de courset conférences thématiques destinées aux professionnels, et met un service de conseils techniques et d’expertisepersonnalisés à leur disposition.Le Centre de Recherches RoutièresEn tant qu’institut d’utilité publique, le Centre de Recherches Routières (CRR) se veut à la pointe de la technologiedans le domaine routier, au service de l’ensemble du secteur : entrepreneurs routiers et administrations publiquesgestionnaires des routes, mais aussi bureaux d’études, laboratoires, universités, fournisseurs et fabricants, ...Le CRR exécute des recherches dans les domaines de la géotechnique, des matériaux, de la conception, de laconstruction, de la gestion, de l’entretien et de l’exploitation des routes, pistes aéroportuaires, ouvrages d’art etéquipements routiers, tout cela dans un contexte de développement durable et de respect de la qualité de vie desusagers et des riverains.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eLa construction wallonne, partenaire du 6 e pôle de compétitivitéAu niveau de l’innovation technologique, 2011 a vu la reconnaissance par le Gouvernement du 6è pôle decompétitivité «Greenwin» dédié aux technologies environnementales. Se focalisant sur le cycle de vie de la matière,le secteur de la construction est directement concerné, notamment par l’élaboration de produits et matériauxplus durables, l’intégration et la mise en œuvre durables des matériaux dans des composants et des systèmes quiservent eux-mêmes des objectifs environnementaux, de même que le traitement et la valorisation des déchets etdes effluents, avec un objectif zéro déchet final à travers tout le processus économique.LES EFFORTS EN FAVEUR DE L’ENVIRONNEMENT DANS LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTIONEn matière d’environnement et d’énergie, les grands dossiers stratégiques et leurs avancées en 2011 furent les suivants :Alliance emploi–environnement (AEE)Le Gouvernement wallon a adopté, le jeudi 15 septembre, l’Alliance Emploi-Environnement après la consultation de40 partenaires, dont la CCW fut un partenaire actif et central du Gouvernement wallon. Cette AEE débouchera surla création de 5.000 emplois d’ici 2014. Plus d’un milliard d’euros va être investi dans la rénovation du bâti wallon.En outre, ce plan du Gouvernement wallon jouera certainement un rôle incitatif sur la demande privée, amplifiantdavantage l’investissement immobilier total.Performance Energétique des Bâtiments (PEB)L’évolution du cadre relatif à la PEB avec le renforcement des exigences est d’application depuis le 1er septembre 2011.En effet, le niveau de consommation d’énergie primaire (Ew) devra être inférieur ou égal à 80 et la consommationcaractéristique annuelle d’énergie primaire (Espec) devra être inférieure à 130 kWh/m². La certification PEB s’appliqueà présent à tous les logements, lors des ventes, mais aussi lors des mises en location.Gestion des sols wallonsEn mai 2011 est sorti le guide de référence «Etude d’orientation», première partie du code wallon de bonnes pratiquesrelatif à l’évaluation de la pollution des sols, décret relatif à la gestion des sols wallons, d’application depuis le 18 mai2009. En clair, cela signifie qu’il est possible de réaliser des études d’orientation conformément aux futures prescriptionsde l’administration. Il est prévu que ces procédures seront disponibles au plus tard à la fin 2012. A noter que d’autrepart, les agréments spécifiques des laboratoires sont prolongés jusqu’au 31 décembre 2012.Rapport UWE Juin 201294Gestion des déchets de construction et de démolitionLa CCW a participé au groupe de travail «déchet de construction et de démolition» du CCT BW dont l’objectif estl’intégration de clauses techniques et administratives relatives à la gestion des déchets dans le futur cahier des chargeswallon spécifique aux bâtiments prévu fin 2012. Ce dernier permettra aux maîtres d’ouvrages de participer activementà la gestion et à la maîtrise du coût des déchets de leurs travaux, en définissant la quantité et la nature des déchets.La Cellule Environnement et la Cellule Energie de la CCWMises en place au sein de la CCW avec le soutien du Service Public de Wallonie (SPW), les cellules fournissent uneaide juridique et technique aux entreprises affiliées, voire même réalisent une visite au siège d’exploitation ou surchantier. En 2011, c’est plus de 250 aides et 40 visites qui ont été dispensées.


Monographies sectoriellesLA CONSTRUCTION WALLONNE 2011 : UNE ANNÉE À DEUX VITESSESBilan de l’année 2011L’année 2011 a commencé dans lacontinuité de l’excellent 4 e trimestre del’année 2010, cette même année étaitmarquée par la fin de la mesure anti-crisepermettant un taux réduit sur une partiedes coûts de construction (pour les permisintroduits avant le 31/03/2010). Le nombrede permis de bâtir introduits, tant pour laconstruction que pour la rénovation étaiten augmentation, ce qui s’est confirmé parune croissance de l’activité pendant lespremiers mois de 2011.Les principales hypothèses économiquesétaient, à ce moment-là, assez optimistespour le secteur de la construction maisun ralentissement de la croissance dansle courant de l’année 2011 eu pourconséquence d’arriver à des prévisionsde croissance du PIB wallon prochede 0% pour 2012.Valeur ajoutée en Milliards d'€Valeur ajoutée de la construction - Wallonie€ 4,00€ 3,50€ 3,44€ 3,08€ 3,15€ 3,03 € 3,00€ 3,00€ 2,66€ 2,50 € 2,39€ 2,00€ 1,50€ 1,00€ 0,50€ 0,002005 2006 2007 2008 2009 2010 2011CA en Milliards d'€Chiffre d'affaires de la construction - Wallonie€ 14,00€ 12,00€ 11,66€ 10,61€ 10,26€ 10,21 € 10,40€ 10,00€ 9,08€ 8,01€ 8,00€ 6,00Source : Confédération ConstructionSource : Confédération ConstructionRapport UWE Juin 201295Malgré ce pessimisme affiché, la€ 4,00valeur ajoutée de 2011 a connu une€ 2,00augmentation de 9,2%, atteignant3,44 milliards d’euros, et le chiffre€ 0,002005 2006 2007 2008 2009 2010 2011d’affaires du secteur s’établit à11,66 milliards d’euros, ce qui représenteune augmentation de 12,1%. Le nombrede faillites reste inquiétant, avec uneaugmentation de 9,1% en 2011, maisl’emploi salarié a toutefois augmenté,après deux ans de crise : se fixant à64.025 salariés au 30 juin 2011, le secteura créé presque 1.000 emplois entrejuin 2010 et juin 2011, cependant, lesNombre d'emplois salariés(au 30/06)66.00064.00062.00060.00058.00056.37956.000Emploi salarié dans la construction - Wallonie63.88063.239 63.06461.86959.47964.025Source : Confédération Constructionprévisions d’emploi sont négatives dans54.000l’ensemble de l’économie wallonne,au-delà de 2011.52.0002005 2006 2007 2008 2009 2010 2011


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eNombre de faillites en WallonieFaillites dans le secteur de la construction - Wallonie700600534506500454408 402400391Source : Confédération Construction58330020010002005 2006 2007 2008 2009 2010 2011Rapport UWE Juin 201296Les indicateurs que nous fournissent les permis de bâtir nous permettent d’estimer le nombre de mises enchantier de ces prochains mois. Les perspectives ne sont guère réjouissantes car l’ensemble des permis délivrésen 2011, en Wallonie, sont enchute pour la construction etPermis de bâtir - Walloniela rénovation de bâtiments, àNombre de bâtiments12.000Construction de bâtiments résidentielsl’exception des permis délivrés10.0009.872dans le secteur de la construction9.1078.9599.191non résidentielle qui présente unelégère augmentation.8.0007.7898.0877.230Les permis délivrés pour laconstruction de bâtimentsrésidentiels ont connu unediminution de 10,6% en 2011.On est en effet passé de 8.087permis à 7.230 en un an. Lespermis pour la rénovation debâtiments résidentiels ontquant à eux chuté de 4,4%.Plusieurs facteurs expliquentcette évolution négative durésidentiel : la crise de confiancedes ménages dans un contexteéconomique global difficile ; larégression du pouvoir d’achat parrapport au coût de la constructionet de l’immobilier ; les récentesmesures de rigueur budgétaire6.0004.0002.0000Nombre de bâtiments9.6009.4009.2009.0008.8008.6008.4008.2002005 2006 2007 2008 2009 2010 20118.6859.337Permis de bâtir - WallonieRénovation de bâtiments résidentiels9.0219.2959.1089.356Source : Confédération Construction8.9492005 2006 2007 2008 2009 2010 2011Source : Confédération Construction


Monographies sectorielleset fiscale au niveau fédéral ; la longueuret la complexité des procédures d’octroides permis de bâtir. Cette diminution despermis délivrés entraînera en 2012 unenouvelle baisse de mises en chantier delogements neufs, alors que le nombreNombre de bâtiments1.2001.000800910999Permis de bâtir - WallonieConstruction de bâtiments non résidentiels891 899820873 883Source : Confédération Constructionde ménages à loger en Belgique et enWallonie continue d’augmenter.Concernant les constructions nonrésidentielles (bâtiments commerciaux,industriels, administratifs), la délivrance depermis de bâtir a légèrement progresséen 2011 par rapport à l’année précédente,passant de 873 à 883 permis délivrés,ce qui représente une hausse de 1,1%.Le volume associé à ces bâtiments nonrésidentiels (+11,4%) est également enhausse pour la première fois depuis 4 ans.C’est le seul segment où l’on note uneaugmentation des autorisations de bâtirdélivrées. La rénovation non résidentiellesubit quant à elle une diminution, passant6004002000Volume (m 3 )10.000.0009.000.0008.000.0007.000.0006.000.0005.000.0004.000.0003.000.0002.000.0002005 2006 2007 2008 2009 2010 20118.624.488Permis de bâtir - WallonieConstruction de bâtiments non résidentiels (m³)5.165.3735.788.1975.026.0954.773.9754.179.7854.657.933Source : Confédération ConstructionRapport UWE Juin 201297de 1.655 à 1.577 permis introduits par1.000.000rapport à 2010, ce qui correspond à unediminution de 4,7% en un an.02005 2006 2007 2008 2009 2010 2011Source : SPF EconomiePerspectives à court et moyen termesA politique inchangée, le secteur de la construction dans son ensemble pouvait revendiquer un potentiel decroissance certain ces prochaines années, mais la suppression des avantages fiscaux pour les investissementséconomiseurs d’énergie, la fin du prêt vert, l’incertitude créée par le transfert de compétences aux régions sur lesmatières fiscales (déductions fiscale des prêts hypothécaires) jouent sur la capacité de financement des ménageset menacent également leur confiance. Dans ce contexte, le risque de récession est bel et bien réel. Ces décisions,touchant directement le secteur se sont fait ressentir dès l’entame de l’année 2012, avec une diminution despermis, mais également des crédits hypothécaires octroyés alors que les taux actuels sont parmi les plus bas de cesdernières années.En fin d’année 2011, les perspectives d’investissements publics qui sont représentés aux alentours de 45% pardes investissements communaux sont, à l’approche des élections communales de 2012 traditionnellement enaugmentation. Cependant, l’IWEPS, a revu ses estimations à la baisse, et prévoit une croissance de 7,4% en 2011 etde 5,5% en 2012 pour la formation brute de capital fixe des administrations publiques wallonnes. Ces chiffres sont àinterpréter dans un contexte d’incertitude, de crise économique, de faillites et d’assainissement budgétaire.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eDu côté de la rénovation énergétique, l’Alliance emploi-environnement soutenant les économies d’énergie et laconstruction durable, devrait heureusement jouer un rôle moteur dès la seconde moitié de 2012 et au-delà (parexemple : lancement de l’Ecopack le 1er mai 2012).La CCW reste confiante pour l’évolution à moyen terme, car celle-ci est soutenue par la demande croissante, ainsique par les besoins en infrastructures (sportives et de transport), écoles, zonings, réaffectation de friches, … et auplan environnemental (politique de l’eau et rénovation énergétique).Cependant, des mesures d’urgence devront être prises pour résoudre les problèmes liés à la lenteur administrativede la délivrance des permis d’urbanisme qui viennent freiner l’activité et peser sur la capacité du secteur à pouvoiradapter l’offre de logements à l’évolution démographique wallonne. La pénurie croissante de logements risqued’amplifier la hausse de prix de l’immobilier et la fracture sociale, ce qui amène la CCW à proposer plusieurs mesurespour relancer la production de logements (e.a. assouplissement urbanistique, construction de logements publics,réforme de la fiscalité immobilière, …).LES FORMATIONS EN WALLONIECanevas du nombred’heures de formationHivernal15%Soir4%Samedi12%Presque 3/4 (69%) des heures de formation enWallonie se déroulent dans les jours ouvrables,suivi par les formations hivernales (15%) et lesformations le samedi (12%).Nombre d’heures de formation en WallonieJours ouvrables69%Depuis 2004, une forteaugmentation du volume d’heuresde formation a été réalisé, deprès de 55.000 heures à 215.000heures. L’augmentation la plusforte est notée dans les entreprisesoccupant plus de 500 ouvriers, avec60.00050.00040.00030.000Nombre d'heures de formation en Wallonie par taille d'entreprise0-5 6-19 20-49 50-99100-249 250-499 +500Source : Confédération ConstructionRapport UWE Juin 201298un passage de 4.000 heures deformation en 2004 à 25.000 heuresen 2011... Le plus important volumeen heures de formation est réalisédans les entreprises occupant de 6à 19 ouvriers. Dans cette catégorie,20.00010.000004-05 05-06 06-07 07-08 08-09 09-10 10-11nous comptons plus de 50.000 heures en 2011. Toutefois, les micro entreprises avec moins de 6 ouvriers ont aussiaugmenté leur effort de formation d’une manière significative en passant de 9.000 à 29.000 heures.L’augmentation du volume d’heures de formation est un phénomène national. Au niveau belge, nous observonsune augmentation des heures de formation passant de 435.000 en 2004 à 790.000 heures en 2011.


Monographies sectoriellesLe pourcentage des heures deformation réalisées par les entrepriseswallonnes par rapport au total de laBelgique augmente depuis 2004 avecune accélération depuis 2008.En 2011, plus du quart des heures deformation en Belgique fut réalisé enWallonie.Formations par corps de métier2/3 des heures de formation sont réaliséesdans les métiers du gros-œuvre.Nombre d'heures de formation %900.00030800.000700.000600.000500.000400.000300.000200.000100.0000Belgique Wallonie La part wallonne dans le total belge en %04-05 05-06 06-07 07-08 08-09 09-10 10-11Autre finition7%Finition gros oeuvre8%Sanitaire et CC6%Autre4%Travaux routiers8%Commerce/Location0%Menuiserie5%Dragage1%2520151050Source : Confédération ConstructionGros oeuvre61%Rapport UWE Juin 201299Les contrats RAC/RAJDepuis 2006, le nombre de contratsRAC débuté est en diminution au niveaunational et au niveau de la Wallonie.Dans la même période, la part de laWallonie dans le nombre de contratsa diminué de presque 85% à +/- 70%.Le nombre de contrats RAJ débutéen Belgique fluctue aux alentours de500 contrats pour la Belgique et de100 pour la Wallonie. Presque 1 contratsur 5 est concluen Wallonie. •Nombre de contrats RAC %1.40090Belgique Wallonie La part wallonne dans le total belge en %1.200851.0008080075600704002006506004-05 05-06 06-07 07-08 08-09 09-10 10-11Nombre de contrats RAJ %70025Belgique Wallonie La part wallonne dans le total belge en %6002050015400Source : Confédération ConstructionSource : Confédération Construction300102001005004-05 05-06 06-07 07-08 08-09 09-10 10-110


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eRapport UWE Juin 2012100


Monographies sectoriellesSection rédigée par Comeos, la Fédération du Commerce et des ServicesLe commerceLes ventes au détailGlobalementL’activité du commerce de détail a connuune année 2011 mitigée, avec une fortevariation des résultats entre le premier etle second semestre, et caractérisée parune chute de confiance des consommateurset des commerçants. Le chiffre d’affairesa connu une hausse en valeur de2,15% selon les premières prévisions del’administration de la TVA. En volume, ils’agit d’une augmentation de 0,37%. Les80,22 milliards d’euros que le consommateurbelge a dépensés dans le secteur ducommerce en 2011 représentent, d’aprèsles estimations, 41,1% de l’ensemble de laconsommation privée.Des résultats stablesmalgré la baisse de confiance151050-5-10-15-20-25janv.-2010mars-2010Evolution de la confiance des consommateurs et des commerçantsmai-2010juil.-2010confiance des consommateursconfiance des commerçantssept.-2010nov.-20102008 2009 2010 2011 2012pPIB 0,90% -2,70% 2,30% 1,90% -0,10%Inflation 4,50% -0,04% 2,30% 3,50% 2,60%Consommation privée 1,90% 0,80% 2,30% 0,80% -0,20%Taux d’épargne 17,00% 18,80% 16,50% 16,10% 16,70%Revenu disponible réel des ménages 2,10% 3,10% -0,80% 0,60% 1,00%Taux de chômage 7,00% 7,90% 8,30% 7,30% 7,70%2012 s’annonce comme une annéedifficile : l’incertitude économiquemine la confiance des consommateurs.Malgré une hausse du revenu disponible réel des ménages, une légère baisse de la consommation privée estanticipée : les inquiétudes des consommateurs se traduisent dans la prévision de hausse du taux d’épargne. Lachute de la confiance des consommateurs a débuté vers le mois de juillet 2011 et a contribué à la baisse de laconfiance des commerçants dès leInflation et shop indexmois de septembre. Les commerçants7,00%sont surtout inquiets par la hausse desInflation6,00%Alimentairestocks non vendus et la crainte d’un5,00%ralentissement des ventes.4,00%La forte inflation en 2011 a été poussée3,00%par de fortes hausses de matières2,00%premières, la hausse des coûts à la1,00%production ainsi que la hausse des0,00%coûts salariaux. Malgré tout, l’évolution-1,00%des prix dans les commerces (shopindex) reste sous le niveau de l’inflation.20082009janv.-2011mars-20112010mai-2011juil.-2011sept.-20112011nov.-2011Source : IRES, BNBjanv.-2012mars-2012Shop indexNon-alimentaire2012pSource : BNBSources : SPF Economie, calculs ComeosRapport UWE Juin 2012101


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eOn observe néanmoins que malgré une faible confiance et des coûts plus élevés, les résultats du commerce dedétail sont restés stables.Les entreprises ont continué à engager en 2011 : en juin 2011, l’emploi dans le commerce de détail était de 1,7%plus élevé que l’année précédente (1) . Les investissements sont également restés stables, ce qui s’est traduit parl’ouverture de nouveaux magasins.Toutefois, la rentabilité a été mise sous pression et le nombre de faillites dans le secteur demeure inquiétant (1.408faillites en 2011 (2) ). En moyenne, la rentabilité d’un commerce se situe autour des 2%.Les particularités du commerce en Belgique ont été développées dans «Le livre blanc du commerce», une étude deA.D. Little commandée par Comeos et publiée récemment (3) .Les secteurs en 2011Le principal secteur du commerceAutres19%Food47%reste l’alimentaire, avec 47% du chiffred’affaires du commerce de détail.Electro5%Suivent le secteur de la mode (fashion),le secteur d’ameublement et décorationPharma6%(interior) et du bricolage et jardinage(DIY & garden).L’alimentaireDIY & Garden6%Interior7%Fashion10%Source : calculs ComeosLe secteur alimentaire a connu une évolution favorable de son chiffre d’affaires en 2011 : 4,8% en valeur et 2,4% envolume (4) . Ce sont surtout les hard discounters qui ont fortement progressé en 2011 : après deux années consécutivesde baisse du chiffre d’affaires, celui-ci a augmenté de 11,2% en 2011 (en valeur). La part de marché des produits demarque distributeurs continue à augmenter et a atteint la barre des 32% (en valeur).Rapport UWE Juin 2012102Le non-alimentaireLe non-alimentaire a connu des résultats variables en fonction des secteurs.• Le secteur Fashion réalise des résultats variables, forts marqués par la météo. La vente de chaussures a stagné en volume.• Le secteur Interior a connu une année plus difficile avec une baisse des ventes en volume.• 2011 a été une bonne année pour le bricolage.• En électro, le secteur des télécoms a connuune forte hausse des ventes de GSM,Evolution du chiffre d’affaires EN VALEUR EN VOLUMEprincipalement attribuable à la vente desmartphones.Les canaux alternatifs du commerceFashionHabillement2010+6.4%+5.6%2011+3.4%+3.7%2011+2.4%+2.8%Chaussures +9.5% +1,5% 0.0%• L’e-commerce continue sa progression avecInterior (ameublement et décoration) +1,5% +2,1% -0,2%une hausse de chiffre d’affaires de 24% enDIY (bricolage) +1.8% +5.2% +3.5%2011 (20% en 2009, 28% en 2010) .Electro +1.2% +1.3% +2.9%• La vente directe a connu une légère hausseTV, Blu-ray et audio -5.4% -3.8% +2.7%en 2011 avec une évolution de +1,95%.IT (multimedia,…)Gros électro+7.9%+4.4%+3.7%-0.2%+14.9%+0.2%Petit électro +5.4% +2.2% +2.6%(1) Source : ONSS(2) Source : GraydonPhoto +1.2% -8.0% -0.9%(3) www.comeos.be/menu.asp?id=9460&lng=fr&niveau1=0&m=0Telecom -8.7% +17.3 +14.5%(4) Source: NielsenSource : Administration TVA, GfK R&T, calculs Comeos(5) Source : Ogone


Monographies sectoriellesLe commerce en WallonieChiffre d’affairesL’évolution des ventes au détail régionales peut être illustrée à partir des indices par trimestre calculés sur la basedes chiffres d’affaires provenant des déclarations T.V.A. Ainsi, le chiffre d’affaires wallon du commerce de détail s’estélevé à 18,02 milliards d’euros en 2011. Il s’agit d’une augmentation de 2,2% par rapport à 2010. L’évolution des prixdans le commerce au niveau national était de 1,8%.Le recensement Nielsen constitue une autre source d’information sur la répartition régionale de l’activitécommerciale en Belgique, notamment celle de la distribution alimentaire générale. Le chiffre total des magasinsd’alimentation recensés en Wallonie a atteint, en 2010 (dernier chiffre disponible), 8,16 milliards d’euros, contre22,76 milliards d’euros en Belgique.Points de venteAu 1 er janvier 2011, la Wallonie comptait 25.777 commerces (6) . Il s’agit d’une très légère baisse de 0,17% par rapportà l’année 2010.Un tiers des magasins sont des commerces d’alimentation générale et près de 25% sont des magasins de vêtements.EmploiEn Wallonie, le commerce de détail occupe 73.000 salariés (2009) (7) . •Rapport UWE Juin 2012103(6) Source : Locatus(7) Source : ONSS


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eRapport UWE Juin 2012104


Monographies sectoriellesSection rédigée par essenscia Wallonie, la section régionale pour la Wallonie de la fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie, asblLe secteur chimique etdes sciences de la vieLe chiffre d’affaires (1)Le chiffre d’affaires du secteur chimique, des matièresplastiques et des sciences de la vie wallonEn 2011, le chiffre d’affaires du secteur en mia €16chimique, des matières plastiques et des1428,5% 28,1%sciences de la vie wallon a augmenté de1225,9%2,9% par rapport à 2010 pour se chiffrer11,5 11,810à 11,8 milliards d’euros, soit un niveaurecord après la bonne performance quiavait déjà été enregistrée en 2010. Lesecteur représente ainsi 20% du total duchiffre d’affaires de l’industrie chimique,des matières plastiques et des sciencesde la vie belge et plus de 28% du chiffred’affaires de l’ensemble de l’industrie864209,52001 2010 2011 (prov)Chimie, matières plastiques et sciences de la vie en WalloniePart dans l'industrie manufacturière wallonnemanufacturière en Wallonie. Les sous-secteurs de la chimie de base et de la transformation des plastiques et ducaoutchouc ont vu leur chiffre d’affaires augmenter respectivement de 10,6% et 3,4% sous l’effet combiné d’unehausse des volumes de production et des prix. Celui de la parachimie a, quant à lui, baissé de 2,9% suite à uneopération exceptionnelle enregistrée par l’industrie pharmaceutique au premier trimestre 2010, ce qui ne laisse passous-entendre une perte de ce segment en 2011.35%30%25%20%15%10%5%0%Rapport UWE Juin 2012105Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires du secteur chimique, des matières plastiques et des sciences de lavie belge s’est établi à 58,1 milliards d’euros, soit une hausse de plus de 11% par rapport à 2010. La part du secteurchimique, des matières plastiques et des sciences de la vie dans l’ensemble de l’industrie manufacturière affiche en2011 près de 23%.Le commerce extérieurEn 2011, le taux d’exportation (2) du secteur chimique, des matières plastiques et des sciences de la vie wallon étaitde 74,7%, soit un niveau similaire à celui de la Belgique (74,6%).Le solde de la balance commerciale (3) des produits chimiques, des matières plastiques et des sciences de la viewallon a augmenté de manière significative par rapport à 2011 pour s’établir à 6,9 milliards d’euros, contre 6,4milliards d’euros en 2010. Cela représente environ la moitié (49%) de la balance commerciale positive wallonne.Par ailleurs, les exportations du secteur couvrent près d’un tiers (31,9%) des exportations totales de produits de laWallonie en 2011.(1) Source : DGSIE selon les déclarations à la TVA (enquête mensuelle et trimestrielle), données régionalisées.(2) Source : DGSIE selon les déclarations à la TVA ; ce qui permet la comparaison avec le chiffre d’affaires.(3) Source : BNB selon le système harmonisé, nomenclature combinée 28-40 : selon le concept national.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eLa R&D (4) et les investissements (5)Les dépenses en recherche etdéveloppement du secteurchimique, des matièresplastiques et des sciences de lavie wallon ont franchi la barredu milliard d’euros en 2011pour atteindre 1.042 millionsd’euros (données provisoires),soit 38,3% des dépenses enR&D de la chimie, des matièresplastiques et des sciences dela vie belge et environ 60%des dépenses du secteur privémio €1200110010009008007006005004003002001000Les dépenses totales de R&D du secteur chimique, desmatières plastiques et des sciences de la vie wallon47726,8%38,0%925104238,3%2001 2010 2011provChimie, matières plastiques et sciences de la vie en WalloniePart dans le secteur en Belgique40,0%35,0%30,0%25,0%20,0%15,0%10,0%5,0%0,0%wallon. Ceci représente unehausse de 12,6% par rapport à 2010.Entre 2001 et 2011, les dépenses de R&D du secteur en Wallonie ont doublé. Plus de trois-quarts de ces dépensesont été réalisées dans le secteur des sciences de la vie (pharmacie et biotechnologies). La R&D en chimie occupecependant une part non négligeable avec environ 150 millions d’euros de dépenses annuelles. Dans cetterecherche chimique, les projets liés à la chimie verte sont de plus en plus nombreux.En Région wallonne, les investissements dans le secteur chimique, des matières plastiques et des sciences de la vieont augmenté de 2% en 2011 pour atteindre 516 millions d’euros, soit un niveau supérieur à la moyenne de ces 10dernières années (479 millions d’euros par an). Il faut noter que toute une série de projets d’investissements sontdans le pipeline, qu’il s’agisse de nouveaux centres de distribution, de centres de recherche et développement et denouvelles unités de production, notamment dans le domaine de la chimie durable. Le secteur en Wallonie couvre30% des investissements réalisés dans l’industrie manufacturière wallonne.En 2011, les investissements dans le secteur chimique, des matières plastiques et des sciences de la vie belge ontretrouvé leur niveau tendanciel et atteint 1,8 milliards d’euros. Ces investissements représentent près de 28% desinvestissements réalisés dans l’industrie manufacturière belge.L’emploi (6)Rapport UWE Juin 2012106Le nombre de personnes employées dans le secteur chimique, des matières plastiques et des sciences de la vieen Région Wallonne s’élevait, d’après nos estimations, à environ 26.100 unités au 30 juin 2011, soit une haussede près de 3% par rapport à la même période de l’année précédente. 28,9% de l’emploi du secteur chimique, desmatières plastiques et des sciences de la vie belge sont donc situés en Wallonie. Cette part a augmenté de manièreininterrompue ces dix dernières années. Elle était juste supérieure à 23% en 2001.48% de l’emploi du secteur chimique, des matières plastiques et des sciences de la vie wallon se trouve dansl’industrie pharmaceutique et des sciences de la vie. Viennent ensuite la chimie de base et la transformation desmatières plastiques, employant respectivement 21% et 14% de la main d’œuvre du secteur.(4) Source : enquête essenscia auprès de ses membres.(5) Source : DGSIE selon les déclarations à la TVA.(6) Source : ONSS - Statistiques décentralisées. Pour 2011, estimations sur base des statistiques centralisées (au 30 juin).


Monographies sectoriellesLes cosmétiques, parfums etdétergents contribuent, quant à eux, àquelque 6% de l’emploi dans le secteurchimique, des matières plastiqueset des sciences de la vie en Régionwallonne.En ce qui concerne la répartitiongéographique, les provinces duBrabant wallon et du Hainautcontribuent à elles seules à plus de70% de l’emploi total comptabilisédans le secteur chimique, des matièresplastiques et des sciences de la vie enWallonie.Pour l’ensemble du secteur chimique,des matières plastiques et des sciencesde la vie belge, l’emploi a augmenté de1,2% au 30 juin 2011 par rapport à lamême période de l’année précédented’après les premières estimations. Toutcomme en région wallonne, la part dusecteur dans l’emploi manufacturieraugmente de manière continue. En effet,il y a dix ans, la chimie, des matièresplastiques et des sciences de la viebelge représentaient 15,6% de l’emploiindustriel total alors qu’aujourd’hui, cettepart atteint les 17,7%. •30.00029.00028.00027.00026.00025.00024.00023.00022.00021.00020.000Cosmétiques, parfumset détergents (20.4)6,2%L’emploi dans le secteur chimique, des matières plastiques etdes sciences de la vie wallon28,4% 28,9%23.15623,4%25.37326.1002001 2010 2011(e)Chimie, matières plastiques et sciences de la vie en WalloniePart wallonne du secteur dans le total belgeL’emploi dans le secteur chimique, des matières plastiqueset des sciences de la vie wallonFibres artificielles etsynthétiques (20.6)0,5%Autres produitschimiques (20.5)5,4%Industrie ducaoutchouc (22.1)2,1%Transformation desmatières plastiques(22.2)14,0%Produits chimiques debase (20.1)21,1%Industriepharmaceutique (21)47,8%30%25%20%15%10%5%0%Produits destinés àl'agriculture (20.2)1,1%Peintures, encreset vernis (20.3)1,8%Rapport UWE Juin 2012107


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eRapport UWE Juin 2012108


Monographies sectoriellesSection rédigée par Febelcem, la fédération de l’industrie cimentière belgeLe secteur du ciment en 2011La consommation de ciment gris en BelgiqueAprès une chute de 8,4% en 2009, laconsommation de ciment gris a enregistréune reprise conséquente en 2010(+5,5%). Cette reprise se confirme en2011 et enregistre même une progressioninattendue, voire exceptionnelle de +12,5%.C’est la première fois dans l’histoire de laconsommation de ciment en Belgique quel’industrie cimentière dépasse les 6.500.000tonnes. D’un point de vue comparatif, levolume consommé en 2011 est supérieurde 13,1% à la moyenne de la dernièrex Ktonnes7.0006.5006.0005.5005.0004.5004.000Consommation de ciment gris en Belgique2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011Source : FebelcemRapport UWE Juin 2012109décennie (2000 à 2010), moyenne quis’élève à 5.793.000 tonnes.Les importations de ciment grisen BelgiqueLes importations en 2010 avaient affiché30%25%Parts relatives des importations dans la consommationde ciment gris en Belgique.Source : BNB/Febelcemune croissance spectaculaire, s’élevant à 23%au-dessus du volume importé en 2009. Ainsi20%donc, le volume importé en 2010 avait atteint1.532.000 tonnes contre 1.250.000 tonnes en15%2009. Cet accroissement des importationsne s’est pas poursuivi en 2011. Les chiffresindiquent que le volume des importations10%2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011est resté équivalent à 2010, affichant1.534.000 tonnes. La part de marché desimportateurs n’a donc pas évolué.Comme la consommation de ciment enBelgique a été spectaculaire en 2011, cetaccroissement s’est manifesté au profit dumarché intérieur et donc, en pourcentage,les importations sont repassées en dessousdu seuil des 25% de part relative de laconsommation de ciment gris (repassant de26,3% à 23,4%).x 1.000 tonnes8.0007.0006.0005.0004.0003.0002.0001.0000Composition des livraisons totales de ciment gris.BelgiqueExportation2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011Source : Febelcem


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eLes livraisons des membresLes livraisons totales de ciment gris des membres de la Fédération de l’industrie cimentière belge expédiées en 2011atteignent 6.844.000 tonnes, marquant ainsi une augmentation de 12,5% par rapport au niveau atteint en 2010 (soit854.000 tonnes de plus).Si le volume des livraisons totales de 2010 s’affichait comme le plus faible de la décennie, le niveau de 2011 renoueavec les chiffres des très bonnes années que sont le début des années 2000 et la période 2006/2008. Ainsi, encomparaison avec la moyenne des dix dernières années – soit 6.758.000 tonnes – le volume livré en 2011 est de 1,3%supérieur. Il ne dépasse toutefois pas le record absolu de l’industrie cimentière, qui date de l’année 2000. Cela dit, ils’en approche de près avec seulement 666.000 tonnes de moins.La part des livraisons intérieures représente 73% des livraisons totales en 2011, contre 71,6% en 2010.Livraisons des membres sur le marché belgeLes livraisons des membres sur le marché national se sont élevées à 5.018.500 tonnes à fin décembre 2011. Il s’agitlà d’une hausse spectaculaire de +16,9%, soit 724.000 tonnes de mieux par rapport au tonnage livré en 2010.Si la nouvelle est excellente, l’industriecimentière ne peut s’en réjouirpleinement. En effet, cette haussespectaculaire ne risque pas de sereproduire en 2012 et, le marché étanttendu, les prix des matériaux restent trèsfaibles.Comme l’illustre le graphique ci-dessous,et en comparaison avec le tonnage recordlivré en 2000, le niveau atteint en 2011est inférieur de 302.000 tonnes, ce quireprésente quelque 5,7% de moins.Evolution des livraisons des membres en Belgiquex 1.000 tonnes6.0005.0004.0003.0002.0001.00002000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011Source : membres FebelcemRapport UWE Juin 2012110Evolution des livraisons des membresen Belgique par catégorie d’acheteursLe secteur du béton prêt à l’emploi est sans nul doutele premier consommateur de ciment des membres deFEBELCEM. En chiffres absolus, il absorbe ainsi 54% deslivraisons intérieures (c’était 53% en 2010). Concrètement,ce secteur augmente son tonnage de 18,7% par rapport àl’an dernier pour atteindre 2.728.000 tonnes.Evolution des livraisons des membres par catégorie d’acheteurLivraisons surchantiers12%Livraisons aunégoce9%Produits en béton& fibres-ciment25%Le secteur des produits en béton manufacturé et des fibrescimentprogresse, lui, de 14,6% par rapport au volume54%Source : FebelcemBéton prêt à l'emploiatteint en 2010. Avec 1.246.000 tonnes livrées en 2011, lapart relative de ce secteur s’élève à 25% des livraisons des membres, soit le même pourcentage que l’an dernier.Les livraisons sur chantier se sont élevées à 392.000 tonnes, un niveau supérieur de 28% par rapport à 2010. La partrelative de ces livraisons dans les livraisons intérieures passe à 12% (par rapport à 9% en 2010).Enfin, le négoce passe, lui, de 13% en 2010 à 9% en 2011, tout en connaissant aussi une augmentation des quantitéslivrées de 9,7%, totalisant 462.000 tonnes en 2011. ||


Monographies sectoriellesSection rédigée par Febelcem, la fédération de l’industrie cimentière belgeLe secteur automobileEn Belgique, le secteur de l’automobile et du cycle enregistre un chiffre d’affaires annuel de 80 milliards d’euros,représente 2,4% du PIB et emploie directement près de 100.000 personnes.Les importateurs gèrent les canaux de vente et de distribution par le biais desquels 650.000 nouveaux véhicules sont mischaque année sur le marché belge dont plus de 500.000 voitures, 70.000 véhicules utilitaires et quelque 25.000 motos.Bien que le siège social de la grande majorité des importateurs se situe en Flandre, ils gèrent un réseau de vente etde distribution à travers toute la Belgique et bien entendu en Wallonie.Près de 3.000 entreprises seraient actives en Wallonie dans le secteur de la vente, distribution et réparationautomobiles pour un nombre de personnes employées s’élevant à plus de 16.000 personnes (source : Federauto).La valeur ajoutée brute du secteur s’élève quant à elle à 1,1 milliard d’euros en Wallonie (pour un total de 4,5milliards en Belgique).En ce qui concerne la composition du parcautomobile en Wallonie, il se présentecomme suit : la majorité des véhiculessont des voitures, 75,5%, pourcentageéquivalent à celui de la totalité du parcbelge. La Wallonie compte 47 voitures pour100 habitants, contre 49 pour 100 habitantspour la totalité de la Belgique. Les voituresdiesel représentent 58% du parc en Walloniecontre 58,7% pour le parc total belge. En cequi concerne les véhicules utilitaires lourds(camions et tracteurs routiers, leur part estlégèrement inférieur au total belge(1,8% contre 2,1% pour l’ensemblede la Belgique), tout simplementen raison du plus grand nombred’entreprises de transport présentesdans le nord du pays.Les immatriculations de voituresneuves quant à elles, représentaienten 2011, 31,2% des immatriculationstotales de la Belgique, ce quicorrespond à 1% près à ladistribution de la population entreles différentes régions (Wallonie :32,2% de la population totale).700.000600.000500.000400.000300.000200.000100.000Motos6,9%Camionnettes7,9%0Remorques etsemi-remorques2,4%Véhicules agricoles3,7%Source : FebiacParc des véhicules en Wallonie - Situation fin 2011Camions ettracteurs routiers1,8%Autobus-Autocars0,2%Autres2,1%Immatriculations de voitures neuves en Wallonie et en BelgiqueBelgique La part wallonne dans le total belge en %2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011Voitures75,1%%333231302928272625Source : FebiacRapport UWE Juin 2012111


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eQuant aux émissions moyennesde CO 2 des voitures neuveselles se situaient fin 2011 à122,7g /km en Wallonie, soit5 g de moins que la moyennebelge.L’on peut constater que cettedifférence est assez constantedans le temps.Outre la différence dansle «mix», les voituresimmatriculées en Wallonie sontun peu moins «grandes» queEvolution des émissions moyennes des voitures neuves (en g/km)g/km150Belgique Wallonie147,6145140141,1141,9135135133,5130125127,1127,6122,71201151102008 2009 2010 2011dans les autres régions, le bonus-malus a très certainementégalement joué un rôle incitant à l’achat de voitures plus économiques. •Source : FebiacRapport UWE Juin 2012112


Monographies sectoriellesSection rédigée par Federgon, la fédération des partenaires de l’emploiLes ressources humainesFédération des partenaires de l’emploi, Federgon regroupe les cabinets de recrutement, search et sélection,les cabinets d’outplacement, les entreprises de travail intérimaire, les bureaux de projectsourcing, lesentreprises de formation, les sociétés d’intérim management et les entreprises titres-services. En tant quefédération des partenaires de l’emploi, Federgon est la fédération de tous les secteurs dont l’objectif estl’utilisation optimale du Capital Humain.Federgon dispose de statistiques régionales pour les activités d’intérim, d’outplacement et de services auxparticuliers.Leur analyse montre un redressement sensible, déjà initié sur l’exercice antérieur. Ces effets sont différemmentressentis sur les divers segments du marché du capital humain.En ce qui concerne le travail intérimaire, les trois premiers trimestres de l’année montrent une croissance de l’activitédans les segments ouvriers et employés. Celle-ci a été d’une ampleur significativement moindre qu’en 2010. Au3ème trimestre, elle devient même très faible pour amorcer une réduction dans le courant du dernier trimestre.Pour la troisième fois, Federgon présente des statistiques régionales en matière d’outplacement. Faute de disposerde séries historiques longues, il conviendra de rester prudent sur leur signification.Rapport UWE Juin 2012113On retiendra néanmoins qu’en2011, toutes formes d’outplacementconfondues, la Région wallonneaura pesé pour 12,19% du total desmissions prestées au plan national.Enfin, l’importance du secteur destitres-services doit encore êtresouligné. Ce système reste celui qui apermis le retour vers l’emploi le plusmassif de personnes à faibles ou trèsfaibles qualifications. L’activité enRégion wallonne par rapport au plannational a représenté 22% du totalen 2011.20%15%10%5%0%-5%Croissance trimestrielle sur base annuelle en WallonieOuvriers Employés TotalQ1/2011 Q2/2011 Q3/2011 Q4/2011Description et évolution du secteurL’évolution rapide et contrastée du travail intérimaire en Région wallonne en 2010Au cours de l’année 2011, l’activité du secteur du travail intérimaire en Région wallonne a globalement augmentéde +7,9%. L’évolution suit la tendance relevée au plan nationale (+9,96%).En 2011, la Région wallonne a enregistré près de 43 millions d’heures prestées (40,681 millions en 2010), soit 24,3%du total de l’activité du secteur dans le pays.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eUne contribution inégale dessegments ouvrier et employé aété constatée en 2011.60.000.000Nombre d'heures prestées en Région wallonneAinsi, le nombre d’heures50.000.000prestées par les ouvriersa augmenté de +6,75%40.000.000contre +14,27% pour l’année30.000.000antérieure.Du côté des employés, le20.000.000nombre d’heures prestées a10.000.000augmenté de +4,75% (contre+3,90% en 2010).01990199119921993199419951996199719981999200020012002200320042005200620072008200920102011Le segment des ouvriersreprésentait en 2011, 64,89%du total (contre 64,39 en 2010).A l’inverse, la part dusegment employé s’estproportionnellement affaibliepassant de 35,61% en 2010 à35,11% en 2011.30.00025.00020.000Evolution du nombre d'heures EPT en Région wallonneRapport UWE Juin 2012114Le chiffre d’affaires totalréalisé par le secteur du travailintérimaire en Wallonie s’élèveen 2010 à 992,19 millionsd’euros (893,01 millions d’eurosen 2010).L’accroissement du nombred’heures prestées s’estégalement accompagné d’uneévolution positive du nombred’équivalents temps plein(21.863 en 2011 contre20.270 en 2010)Cette mise à l’emploi a étéréalisée par un réseau de220 agences généralistes ouspécialisées (contre 212 en2010), réparties sur le territoirewallon et qui employaient1.556 travailleurs fixes(1.504 en 2010).15.00010.0005.00025020015010050001990199119921993199419951996199719981999200020012002200320042005200620072008200920102011Evolution du nombre d’agences et de travailleurs fixes en Région wallonneNombre d'agencesNombre de travailleurs fixes1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011180016001400120010008006004002000


Monographies sectoriellesL’outplacement en 2011 en Wallonie : Impact de la crise ?Le marché de l’outplacement en Région wallonne est fortement impacté par la reconnaissance légale de dispositifsgratuits, assimilés à l’outplacement rendant celui-ci, moins attractif. Le rôle reconnu aux cellules de reconversionet plates-formes permanentes de reconversion influence directement le nombre d’outplacement, en particuliercollectifs, réalisés en Région wallonne.La Région wallonne ne pèse ainsi que 4,3% du total des accompagnements collectifs réalisés en Belgique en 2011.Le nombre d’accompagnements réalisés en 2011 a baissé de -15,2%.L’évolution positive de l’activité «titres-services» en Région wallonne en 2011Le succès des titres-services auprès des particuliers ne s’est pas démenti. Après bientôt sept ans d’existence, ledispositif connaît toujours une croissance importante.Ce système peut être considéré comme une des mesures les plus efficaces qui aient été prises en faveur de l’emploiau cours de ces dernières années.Les membres de Federgon Services aux Particuliers (Federgon SAP) ont occupé 7464 travailleurs en Région wallonneau 31/12/2011, soit 139 de plus que l’année antérieure.Le volume de l’activité titres-services réalisée par les membres de Federgon SAP en Région wallonne s’est élevé à 6,67millions d’heures prestées auprès de 43.094 particuliers (contre 6,15 millions d’heures et 36.537 personnes en 2010).L’activité en Région wallonne par rapport à l’activité au plan national a représenté 22,2% du total en 2011. •Rapport UWE Juin 2012115


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eRapport UWE Juin 2012116


Monographies sectoriellesSection rédigée par FEDIEX, la Fédération des industries extractives et transformatrices de roches non combustiblesLe secteur de l’extractionde granulats naturelsDans la poursuite du redressement opéré en 2010, les tonnages de granulats extraits du sol belge en 2011 sesont élevés à 73,2 millions de tonnes. En comparaison avec le volume extrait en 2010, cela représente un tauxd’accroissement de près de 11,4%. Il s’agit là du volume le plus élevé observé sur les dix dernières années.Les livraisons intérieuresÀ l’instar de la production, les livraisons intérieures effectuées en 2011 ont enregistré une hausse de 10,3%,confirmant ainsi la sortie de crise. Il s’agit d’un retour vers la tendance normale du marché du granulat en Belgique.Pointons encore une évolution importante : les livraisons de moellons destinés aux travaux de construction et degénie civil ont cru de 143% par rapport à 2010.Evolution des importations de granulats7.000Les importationsAprès une diminution de l’ordre de 6%, pours’établir à 5,8 millions de tonnes en 2010,le niveau d’importation a suivi la tendanceà la hausse de la production pour s’éleverfinalement à 6,3 millions de tonnes (soit 8,6%de plus que l’année passée).Comme les années précédentes, la grande5.2002007 2008 2009 2010 2011majorité des tonnages importés est issue despays limitrophes. En ordre d’importance, lesPays-Bas, le Royaume-Uni et l’Allemagne représentent respectivement 51%, 21% et 19% soit, ensemble, 91% du totalimporté. Le dernier pays limitrophe, la France, ne compte que pour 5% du volume importé dans notre pays.Les roches concassées et graviers utilisés généralementpour le béton prêt à l’emploi ou l’empierrementreprésentent 59% du flux importé.La part relative du sable s’élève à 35% du total.Le solde des tonnages livrés en Belgique, soit6%, concerne les grès, porphyres et dolomies.6.8006.6006.4006.2006.0005.8005.6005.400Evolution de la consommation de granulat naturelen millers de tonnes60.00058.00056.00054.00052.000Source : FediexSource : FediexRapport UWE Juin 2012117La consommation de granulatsnaturelsLa consommation de granulats naturels aprogressé de 10,1% en 2011 par rapport àl’année 2010. Cette consommation s’élève à53,9 millions de tonnes.50.00048.00046.00044.00042.00040.0002007 2008 2009 2010 2011


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eLes livraisons à l’exportationPar rapport à 2010, les exportationsont progressé en 2011 de plus de14%. La France est le principal paysdestinataire avec 57% du total del’export. En regard de l’année 2010,le tonnage exporté vers ce paysest similaire à celui des années2007/2008 (plus de 7,6 millions detonnes).Les livraisons à destination desPays-Bas ont également progressé,pour s’élever à 4,1 millionsde tonnes, soit une nouvelle9.0008.0007.0006.0005.0004.0003.0002.0001.0000progression de l’ordre de 5% par rapport aux années 2009 et 2010.Evolution 2007-2011 des exportations par pays de destination2007200820092010Source : FediexPays-Bas FranceAllemagne Autres2011Le solde des exportations, soit 13% du volume total, est expédié principalement vers l’Allemagne et le Grand-Duchédu Luxembourg (en progression de près de 14% pour les deux pays). C’est la quantité la plus élevée depuis 2005.Les livraisons totalesLes livraisons de granulats desmembres se sont élevées à51,6 millions de tonnes à findécembre 2011 contre 46,3 millionsde tonnes l’année précédente,soit une croissance de 11,4%(représentant 5,3 millions detonnes). •en milliers de tonnes600005000040000300002000010000Evolution des livraisons totalesLivraisons Intérieures Livraisons Exportation Livraisons TotalesSource : Fediex02007 2008 2009 2010 2011Rapport UWE Juin 2012118Le rapport complet est disponible sur www.fediex.be


Monographies sectoriellesSection rédigée par FEDUSTRIA, la Fédération de l’industrie du textile, du bois et de l’ameublementL’industrie du bois, de l’ameublementet du textile en 2011Née de la fusion, de Febeltex et de Febelbois, Fedustria représente les entreprises de l’industrie du textile, du boiset de l’ameublement.CHIFFRES CLÉSChiffres nationaux (Belgique, 2011)Chiffre d’affaires(en milliards d’euros)Investissement(en millions d’euros)Valeur ajoutée(prix réels, en milliards d’euros)Emploi(nombre de travailleurs)Entreprises(nombre d’établissements)Exportation(en % du chiffre d’affaires)Solde balance commerciale(en milliards d’euros)12,4398,62,444.3892.231(91% < 50 travailleurs)72+2,2Chiffre d’affaires(en milliards d’euros)Part du chiffre d’affaires exporté(en%)Investissements(en millions d’euros)Valeur ajoutée(prix réels, en milliards d’euros)Entreprises(nombre d’établissements)Emploi(nombre de travailleurs)Petites Entreprises(< 50 travailleurs, en %)TOTAL TEXTILEBOIS ETAMEUBLEMENT12,4 6,8 5,672,0 81,0 59,0396,6 158,3 240,32,4 1,1 1,32.231 774 1.45744.389 23.320 21.06991 84,2 94,7Rapport UWE Juin 2012119Chiffres régionaux (Wallonie, estimation 2011)La Wallonie représente environ 11.5% de l’ensemble des activités de Fedustria, soit un chiffre d’affaires global de1,50 milliard d’euros, 480 entreprises et une valeur ajoutée de 420 millions d’euros.En termes d’emplois, nous comptabilisons 6.000 emplois directs dans l’industrie wallonne du textile, du bois et del’ameublement. En y incluant les activités, tant en amont qu’en aval de la filière textile/bois (exploitants forestiers,scieries, négociants, menuisiers et les papetiers), la filière bois totalise 10.500 emplois.GROUPES PRODUITSLes industries du textile (hors confection) et celles de la seconde transformation du bois et de l’ameublementrassemblent en termes de marchés dix groupes de produits. Classés par ordre d’importance, on distingue :• Ameublement• Chaises et sièges, meubles bureau et magasins, salle à manger, salle de séjour chambre, jardin et terrasse,matelas et sommiers.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i e• Textiles d’intérieur• Tapis, tissus d’ameublement, issus de décoration (tentures, revêtements,…), linge de maison (linge decuisine, de table, de nuit, de bain,…), outil à matelas, couvertures / couvre-lits, passementerie.• Textiles techniques• Agrotech (agriculture, horticulture, pêche toiles de paillage, de protection) ;• Buildtech (bâtiment et construction) matériaux d’isolation et de protection ;• Geotech (géotextiles) toiles pour travaux routiers et terrassements, d’étanchéité et de filtration;• Indutec (applications industrielles) bandes transporteuses, filtres ;• Medtech (applications médicales) bandages, compresses, linge d’hôpital, couches, tissus barrières ;• Mobilitec (automobile / aéronautique) ceintures, airbags, moquette et revêtements, tissus de renforcement ;• Packtech (transport et emballage) bâches, sacs, filets, cordages ;• Protech (protection et sécurité) tissus ignifuges, de protection (à la chaleur, à l’usure, à l’humidité, NBC,..) ;• Sportech (applications sportives) gazon artificiel, toile parachutes, sangles, équipement (sacs,…),…• Panneaux• Panneaux bruts (panneaux fibres et particules, contre-plaqué,…) et revêtus (placage, mélamine,…)• Eléments de construction• Portes et fenêtres, parquet, charpentes, habitations structure bois• Textile d’habillement• Tissus et étoffes (denim, vêtements de sport,…), doublure, bonneterie• Packaging• Caisses, palettes, plateaux de chargement, tambours pour câbles, fûts et tonneaux, ...• Ennoblissement• Teinturerie, impression, enduction, lavage, …• Autres ouvrages• Equipements d’aires de jeux, stands et structures boissellerie (petits objets en bois), cadres et moulures,brosses et pinceaux, facture d’orgue, cercueils,…• Filatures• Fils (laine, coton, lin), fibres et filaments (polyester, nylon, polyamide)Rapport UWE Juin 2012120Industrie del'ameublement50%Source : Déclarations TVA, SPF EconomieImportance relative des groupes de produitsde l'industrie du bois et de l'ameublement(Chiffre d'affaires total 2011 = 5,6 milliards d'euros)Autres ouvragesen bois3%Emballages6%Panneaux àbase de bois23%Eléments deconstruction18%Textiles techniques36%Importance relative des groupesde produits de l'industrie textile(Chiffre d'affaires total 2011 = 6,8 milliards d'euros)Ennoblissement5%Filature2%Source : Quotes parts estimées par Fedustria sur la base de la valeur ajoutéeTextile d'habillement15%Textile d'intérieur42%


Monographies sectoriellesCONJONCTURE GÉNÉRALE 2011Après une année 2009 considérée comme étant une année de crise profonde, l’année2010 avait affiché des résultats relativement positifs. Les effets de la crise sont pourtantloin de s’être estompés…« L e r e d r e s s e m e n t s ep o u r s u i t l e n t e m e n t »2011 s’affiche ainsi comme une année difficile pour les entrepreneurs de l’industrie belgedu textile, du bois et de l’ameublement. «L’incertitude omniprésente a entraîné une grandevolatilité et une faible visibilité» ; «Le brouillard ne s’est toujours pas levé : la crise de l’euro et dela dette nous a propulsés sur un terrain glissant». Nos secteurs restent dans l’expectative pour2012…« U n e i n c e r t i t u d eo m n i p r é s e n t e »Après avoir enregistré un recul (chiffre d’affaires global de -6,6% en 2008 et de -21,8% en 2009), un redressement apu être entamé en 2010 (+7% du chiffre d’affaires global). Malgré une conjoncture toujours difficile, cette croissance(+9,4%) s’est poursuivie en 2011.L’activité textile se situe néanmoins toujours sous le niveau d’avant la crise, à environ -12% (il était, au plus bas dela récession, en juillet 2009, à -40%).Le secteur du bois a connu en 2011, une évolution similaire ; un départ prometteur, mais une fin d’année laborieuse.Sur base annuelle, le chiffre d’affaires affiche une augmentation de +7% (+3.4% en 2010, après un recul de -20,4%pour la période 2008-2009). L’industrie de l’ameublement progresse quant à elle de +8,5% .Nous tempérerons toutefois ces chiffres par les effets de la répercussion (partielle) de la hausse des prix desmatières premières (fibres textiles, fils, bois…). Exprimés en volume ces chiffres seraient nettement mois favorables(+2.5% pour le textile). De ce fait, la rentabilité globale des entreprises reste fortement sous pression.Rapport UWE Juin 2012121En textile, les textiles d’intérieur (comprenant les tapis, les tissus d’ameublement et de décoration, le textile demaison…) enregistrent, avec une diminution de -3,0% en valeur (chiffre d’affaires) et de -8,0% en volume, les moinsbonnes performances. Les textiles destinés à la confection restent quant à eux stables.Tout comme les années précédentes, les textiles techniques affichent i une progression de +15% en valeur et de+10% en volume (+15.9% en 2010). Ces produits, nécessitant expérience, know-how ainsi que des efforts intensifsen matière d’innovation et de créativité sont proportionnellement davantage représentés en Wallonie. Ils voientleur importance croître d’année enannée et sont proportionnellementmoins exposés à la concurrence despays émergents ou à bas salaires.Evolution CA par groupe de produits (industrie textile)(en millions d’euros)2009 2010 10/09Fils, fils de filament et fibres 1.155,2 1.329,3 +15,1 %Ennoblissement textile 588,1 613,4 +4,3 %Tapis 1.642,9 1.635,4 -0,5 %Tissus 853,8 828,3 -3,0 %Bonneterie 332,7 278,8 -16,2 %Textiles techniques et autres 1.641,0 2.113,4 +28,8 %Total industrie textile 6.213,7 6.798,6 +9,4 %Source : SPF Economie sur la base des statistiques TVANB/L’augmentation (+ 28.8%) pour les «Textiles techniques et autres» doit être nuancée par la prise en compte, dans cesstatistiques (TVA), d’activités connexes de la chimie. Nous parlons plutôt d’une hausse du chiffre d’affaires d’environ 15,00%(dont une part est d’ailleurs liée à la répercussion des prix des matières premières).


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i ePour l’industrie du textile, la courbeconjoncturelle synthétique (BNB), traduisantla confiance des entrepreneurs, a connuune baisse vertigineuse en 2008, une repriseprogressive en 2009, et une évolutionchangeante en 2010. Jusqu’au mois de mai2011, elle s’est caractérisée par une haussesatisfaisante. Depuis la tendance est restéeorientée à la baisse… Le secteur reste toujoursbien en deçà de son niveau moyen de 2007,d’avant la crise.Courbe conjoncturelle synthétiquede l’industrie du textileRapport UWE Juin 2012122Dans l’industrie du bois, le redressemententamé en 2010 s’est poursuivi ; l’ensembledes marchés affichent desévolutions positives (+7,7% envaleur). Le chiffre d’affaires sesitue pourtant encore toujoursEvolution du chiffre d’affaires par groupe de produits(en millions d’euros)2010 2011 11/104,6% sous le niveau de 2008 etChaises et sièges 691,5 831,4 +20,2 %même 11,2% sous le niveau deMeubles de bureau et de magasin 447,8 515,7 +15,2 %2007.Meubles de cuisine 339,9 364,0 +7,1 %Les deux sous secteurs desMeubles de salle à manger, salle de séjour,888,1 875,5 -1,4 %chambre à coucher, jardin et terrasse«panneaux» et des «éléments deMatelas et sommiers 231,6 232,8 +0,5 %construction» suivent une ligneSous-total industrie de l’ameublement* 2.598,9 2.819,4 +8,5 %ascendante, notamment grâcePanneaux à base de bois 1.120,2 1.271,9 +13,5 %à la progression des maisonsEléments de construction 960,2 1.007,6 +4,9 %passives et des constructions àEmballages 295,5 314,8 +6,5 %ossature bois.Autres ouvrages en bois 246,4 211,9 -14,0 %Sous-total industrie du bois 2.622,3 2.806,1 +7,0 %L’activité «ameublement» aTotal industrie du bois et de l’ameublement 5.221,2 5.625,5 +7,7 %également suivi cette tendanceen affichant une progression de+8.5% (à mettre essentiellementà l’actif des cuisines et de(*) Y compris les meubles en métal et en matières synthétiques Source : SPF Economie sur la base des statistiques TVAl’aménagement des bureaux et magasins).L’industrie du bois (davantage liée à l’évolutionCourbe conjoncturelle synthétiquede l’industrie du bois/ameublementde la construction) et de l’ameublement, s’estcaractérisée depuis le début 2010 jusquemi-2011 par un inndice de confiance desentrepreneurs a en hausse quasi constante.Pourtant depuis lors cet indice est orienté à labaisse…


Monographies sectoriellesPARAMÈTRES CONJONCTURELSLes échanges internationauxLes exportationsLes exportations représentent plus de 70% du CA global de nos secteurs (81% pour le textile et 62% pour le bois/ameublement).Malgré de fortes disparités (de 25 à 93%) au niveau de nos différents marchés, les exportations contribuentfavorablement à la création de richesse au niveau de la Wallonie. Après deux années consécutives de baisse (-0,5%en 2008 et -10,2% en 2009 ; en valeur) et une année de hausse (+6,5% en 2010), les données d’exportation restentglobalement satisfaisantes pour 2011 (+4,1% ; +1,2% hors transit sous-secteur bonneterie).Cette hausse est essentiellement imputable aux marchés des «textiles d’habillement» et des «textiles techniques».Le marché européen reste le marché-cible par excellence, représentant 84% du total des exportations textilesbelges (hors vêtements confectionnés). Avec une progression de 5,1% en 2011, la France et l’Allemagne confirmentleur statut de principaux marchés à l’exportation pour le textile belge.Vers le Royaume-Uni, le troisième principal marché à l’exportation, les exportations textiles belges se sont stabiliséesà un niveau faible (imputable à une parité Euro/Livre sterling défavorable et au mauvais contexte économique). Demanière générale, les exportations textiles vers la plupart des marchés hors UE ont connu une hausse satisfaisante.L’industrie du bois et de l’ameublement présente de son côté, un statu quo comparé à 2010 (62% de l’activitétotale, soit 3,2 milliards d’euros en valeur).Rapport UWE Juin 2012123Ici aussi, l’Europe (UE-27)représente, avec 91% dutotal, le principal marchéd’exportation. Au niveaudu top 3, nous retrouvonsla France (38,0% desexportations totales, +0.1%en 2011), les Pays-Bas (24,7%du total, -3.7%) et l’Allemagne(12.3% du total, +8.3%).10%2%4%Destination des exportations textiles, bois et ameublement2%2% 1% 0% 1% 1% 1% 1%38%Soulignons par ailleurs un12%net recul des exportationsvers l’Espagne (+6.1% en20101 ; -14.7% en 2011) etinversement, des résultats25%globalement positifs vers lespays d’Europe de l’Est. HorsUE, trois pays confirmentleur potentiel économique; la Russie (+25.9% en 2010 ;+36,4% en 2011), la Suisse (+27.6% en 2010 ; +9,1% en 2011) et les Etats-Unis (+11,3%).France Pays-Bas AllemagneRoyaume-Uni Italie Autres UE-27Europe occident. Hors UE Europe de l'Est Amérique du NordAmérique latine Afrique Proche et Moyen-OrientExtrême-OrientOcéanie


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eLes importationsDe par une reprise frémissante de l’activité économique, les importations ont de leur côté également poursuivi leurtendance à la hausse. Soit +11,1% (en valeur) au niveau du textile (+3.9% en 2010) et +5.5% au niveau des produitsen bois et de meubles.De manière globale, une majorité des importations textile/bois/ameublement proviennent toujours de la zone UE-27.Toutefois, avec une augmentation de +14,1%, la Chine représente dorénavant 15% des importations textiles belges.Elle relègue de fait pour la première fois, l’Allemagne à la 2eme place (12.2%). Notons qu’au niveau du secteur de laconfection, la part de la Chine au niveau européen se situe à près de 50% !Pour l’industrie du bois et de l’ameublement, soulignons l’augmentation des importations (8.4%) intra-européennes(70,1% du total) ainsi que celles en provenance des pays d’Europe de l’Est hors UE (+30,6%, mais avec une part demarché inférieure à 1%). Inversement, les importations en provenance de Chine ont connu un net ralentissementpar rapport aux années précédentes (+1,0% en 2011). Toutefois, avec une part de marché de 18,8%, l’«Empire dumilieu» reste le principal fournisseur étranger de meubles et de produits en bois sur le marché belge.Malgré ces évolutions, l’industrie belge du textile, du bois et de l’ameublement affiche toujours une balancecommerciale positive (quoique de plus en plus réduite) de +2.2 mia €. Elle continue à apporter une contributiontrès positive à la balance commerciale belge.Les échanges internationaux représentent une composante essentielle de la pérennité de nos entreprises. Outre le maintiende ses actions de stimulation et de soutien à l’exportation (en collaboration avec l’AWEX), Fedustria mène ainsi différentesactions promotionnelles spécifiques (construction bois, Belgian Linen,…) et de lobbying (accès aux matières premières,lutte en matière de contrefaçon, pratiques commerciales déloyales, réglementation made in, règles de due diligence…).Mentionnons également le lancement, fin 2011, au sein de Fedustria de la grappe «Visualtex» regroupant tous les textilesinnovants dans le domaine de la communication. Ce concept porteur regroupe l’ensemble des champs d’applicationtextiles en tant que support de communication, de promotion et d’information. Il présente un potentiel de développementconsidérable, doublé d’opportunités commerciales bien réelles. De par le réseau (35 entreprises et acteursinstitutionnels) développé, les partenariats noués (Fespa, TO2C Hogeschool Gent…), l’expérience accumulée ainsi quenotre représentativité, Fedustria s’affiche comme un partenaire de référence dans ce domaine, notamment à l’étranger.Les investissements (expansion économique)Rapport UWE Juin 2012124Après une baisse inquiétante des investissements en 2009 (-40,6% pour l’industrie textile% et - 20.1% pour l’industriedu bois et de l’ameublement) et une légère reprise des investissements en 2010 (respectivement +24,9% et +3.6%.),l’année 2011 semble confirmer une certaine reprise de confiance (+16,2%, soit 240,3 millions d’euros pour le textileet +14.%, soit un total de 240,3 mio € pour le bois et l’ameublement).Néanmoins, les investissements restent encore en moyenne environ 20% sous le niveau de 2007, avant la crise…Conjointement, le taux d’occupation de la capacité de production dans l’industrie textile est passé de 66,7% en 2009à 67,5% en 2010 et à 69.9% en 2011 (soit celui de 2008). Il était de 77.9% en 2007…Dans le domaine de l’industrie du bois et de l’ameublement il se stabilise à 74.6% (76.1% en 2009, 76.0% en 2010).Ce statu quo ne doit pas éclipser le taux largement supérieur à 80% d’avant 2008…Malgré cette évolution positive, nous regrettons que la combinaison de différents obstacles continue à limiter tantla volonté que les possibilités d’investissements des entreprises ; à savoir : le manque de liquidité des entreprises, lafrilosité et la méfiance des organismes financiers peu enclins à octroyer des outils de financement favorables ainsique des mesures publiques de soutien inadéquates.


Monographies sectoriellesNous avons par ailleurs poursuivi, durant cette année 2011, nos démarches de lobbying en relation avec diversesmatières économiques wallonnes. Citons par exemple :• L’importance au-delà des efforts consentis dans les pôles de compétitivité de dépasser le cadre strictementrégional (Cf. l’Europôle textile entre Lille, Tournai net Courtrai) et d’encourager les PME dans le développementde leurs marchés de niches ;• L’incohérence de persévérer à conditionner les principales -ou du moins les plus avantageuses- mesuresd’expansion économique à des conditions de création d’emploi. Nous plaidons pour la prise en compte de lanotion de valeur ajoutée traduisant de manière plus réaliste, dans nos secteurs, la performance et la rentabilitédes entreprises et prenant davantage en compte les efforts consentis en matière d’innovation et de créativité ;• Les notions telles que «indépendance financière», «PME» ou «acquis ou constitué à l’état neuf». Ces critères continuentà freiner bon nombre de nos entreprises membres (essentiellement à caractère «familial») dans leurs projets dedéveloppement et dans leur volonté de maintenir le centre de décision et l’outil de production au niveau régional ;• La persistance de la taxe communale sur la force motrice. Malgré les efforts du Plan Marshall pour supprimerla fiscalité à charge des entreprises, force est de constater que cette taxe discriminatoire continue à frapperlourdement les entreprises de nos secteurs.Les espoirs que nous mettons dans une politique wallonne cohérente à l’égard de la filière bois au travers de lamise en place de l’Office économique wallon du bois. La richesse que constitue la matière première «bois» enWallonie mérite que les efforts déployés tendent à en optimaliser la valeur ajoutée au bénéfice de la Région. Le bonsens économique et écologique plaide ainsi pour une hiérarchisation dans l’usage du bois reléguant sa fonctionénergétique à un stade ultime.Rapport UWE Juin 2012125Parallèlement, Fedustria Wallonie a intensifié ses actions auprès des entreprises membres afin de les conseilleret de les aider dans leurs diverses démarches en matière d’expansion économique (projet investissement/R&D/innovation, recherche aides et subsides, incitants financiers AWEX ; introduction et suivi dossier…).L’emploi et la formationConséquence dramatique, mais inévitable de la concurrence internationale et de la chute des activités mondiales,l’industrie textile belge a perdu, entre mi-2008 et mi-2009, 5 800 emplois (-19.3%). Cette érosion s’est poursuivie,fort heureusement à un rythme moindre, en 2010 (4%, soit - 1000 emplois) pour se stabiliser à 24 224 personnes.L’industrie du bois et de l’ameublement occupe quant à elle 21 069 personnes, soit une diminution de -1.5% (- 315personnes) par rapport à 2010.Nous soulignons à nouveau les effets bénéfiques (ayant permis d’éviter des licenciements massifs) des diversesmesures «anti-crises» (chômage temporaire économique des ouvriers et des employés, réduction de charges pourle travail en équipes et de nuit, crédit-temps de crise…) et plaidons pour leur prolongation.Le rapprochement des statuts ouvriers/employés constitue un dossier d’une importance vitale pour nos industriesqui occupent dans un marché hautement expoéses à la concurrence européenne une très grande majoritéd’ouvriers. L’uniformisation des statuts ne peut avoir pour conséquence mettre à mal des secteurs qui par ailleursconstitue les seuls débouchés pour ce noyau dur de demandeurs d’emploi peu qualifiés.Dans le même ordre d’idée, nous mènerons notamment un lobbying orienté vers les matières suivantes :• Réduction des charges salariales ;• Accord professionnel (indexation, durée du travail, fin de carrière…) ;• Concertation sectorielle 2001- 2012 (CCT employé/ouvrier…)• Simplification administrative.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eNotons que, paradoxalement, les entreprises de nos secteurs éprouvent toujours des difficultés à recruter du personnelqualifié et motivé ; des fonctions critiques ont beaucoup de mal à être remplies et certains postes restent désespérémentvacants. A l’instar d’autres secteurs industriels, le textile et le bois pâtissent toujours d’une image biaisée et peu attractiveaux yeux des jeunes et des futurs diplômés. Le nouveau décret Forem constitue les bases d’unepolitique qui permettrade mieux rapprocher les demandeurs d’emploi des réels besoins des entreprises de nos secteurs.La formation représente ainsi un élément clé pour assurer un avenir «innovant et durable» à l’industrie du textile,du bois et de l’ameublement.Fedustria Wallonie reste, dans ce cadre, étroitement impliqué dans différents dossiers, projets ou réalisations. Citonsles différents partenariats avec le Forem (contrat de gestion, formation en alternance, lancement du module d’unmodule de formation elaerning textile, validation des compétences…) et le centre de compétence Wallonie boisde Libramont, la mise sur pied de la formation «bachelier en bois» ainsi que la gestion paritaire de deux centres deformation sectoriels, le CEFRET et le Centre de Formation Bois.Mentionnons également l’action G.T.T.I. (Guichet Textile Transfrontalier pour l’Innovation – Interreg IV), coordonnéepar UIT Nord, Uric-Unimaille, Fedustria Wallonie, le Cefret, le Centre de Formation du Bois, Design Innovation etPromotex,), s’adressant à l’ensemble des personnes concernées ou intéressées par la filière textile (porteurs deprojets, étudiants, enseignants, entreprises…). G.T.T.I. a notamment comme objectifs de favoriser la visibilité dela filière textile/bois transfrontalière, de mettre en avant son potentiel et ses diverses opportunités en termesd’innovation, de créativité et d’emploi et de soutenir l’essor de nouveaux projets innovants.L’environnement et l’énergieLes coûts de l’énergie représentent un enjeu essentiel pour les entreprises de nos secteurs. Parmi nos thématiquesprioritaires en 2011, relevons notamment :• L’accord de branche sectorielFedustria Wallonie a poursuivi son implication dans un accord de branche (2007-2012) visant l’utilisation optimaledes ressources énergétiques. Après deux années de crise (2008 et 2009) et une année de transition ayant perturbéles schémas initiaux et influencé les performances des entreprises de nos secteurs, le dernier bilan (reporting2011) affiche une évolution favorable (efficience énergétique de +14,5% par rapport à 2003 ; 4 millions d’eurosd’investissements), avec des retombées positives en termes d’économie d’énergie, d’impacts environnementaux,mais aussi d’amélioration de rendement de production.Rapport UWE Juin 2012126Au-delà de la situation présente, l’avenir des accords de branche (nouveau cadre de référence 2012-2020) esthautement stratégique. Fedustria veillera plus spécifiquement à deux points : un équilibre entre les contraintesdu système et l’allègement de charges pour les entreprises ainsi qu’un accès équitable pour les PME (notammentau niveau des réductions de charge).Parallèlement, Fedustria a souhaité développer, au profit des entreprises, des outils pratiques (fiches sectorielles…)leurs permettant de mettre en œuvre en interne des pistes d’efficience énergétiques.• La fixation des quotas sur les certificats vertsDans ce domaine, deux enjeux étaient au centre de nos préoccupations ; la fixation des nouveaux quotas ainsiqu’une meilleure efficacité du système.En ce qui concerne le premier point, Fedustria se félicite que les réductions de charges pour les accords debranche restent satisfaisantes et que celles-ci s’appliquent désormais aux entreprises ayant une consommationplus réduite (suppression du seuil de consommation)


Monographies sectoriellesLe deuxième point fut abordé à travers une série de balises que la Région souhaitait mettre en place (meilleuretransparence, taux de rentabilité des différentes filières, rôle d’intermédiaire du fournisseur d’énergie, mesurescontre la spéculation sur le marché des certificats verts…)• Le bois en tant que combustibleFedustria Wallonie est attentive aux conséquences des diverses initiatives politiques régionales portant surl’utilisation des ressources en bois. Il nous apparaît comme essentiel que le bois ne soit utilisé en tant quecombustible qu’en dernier ressort.Nous insistons ainsi pour que la stratégie en matière de biomasse énergie fasse l’objet d’une balise à part entière.Nous plaidons pour que plus aucun incitant régional en matière d’électricité verte ne soit accordé pour des unitésde biomasse énergie non-intégrées utilisant du bois pouvant être exploité à plus haute valeur ajoutée dans lafilière• La disponibilité de la matière première boisLa réglementation ayant une influence sur cette disponibilité est imbriquée dans différents dossiers, à différentsniveaux (politique des déchets, certificats verts, accord de branche…).En matière de gestion durable des forêts et de certification, Fedustria Wallonie a conclu un accord sectoriel, enmars 2011, avec le ministre fédéral du climat et de l’énergie Paul Magnette. Cet accord s’inscrit dans la volonté degarantir une disponibilité suffisante de bois produit de manière durable mais aussi de veiller à l’homogénéité età l’équivalence des différents systèmes de certification.Rapport UWE Juin 2012127• Les marchés publicsIl s’agit d’un moyen important pour les pouvoirs publics de contribuer à la bonne marche d’une entreprise et àson apport socio-économique. Bon nombre d’entreprises de nos filières sont directement concernées : confection(vêtements d‘image et de protection), «médium textile» (drapeaux, tapis, bâches imprimées…), structuresd’accueil et de loisirs (stands, tentes, gonflables...), textiles santé, applications techniques, mobilier (bureaux…),aménagement urbain, construction (ossatures et structures bois...). Trop fréquemment les entreprises wallonnesse voient pourtant confrontées à une concurrence (étrangère) sans cesse accrue ainsi qu’à de nombreux obstacles«administratifs» (définition et critères de pondération/sélection du cahier des charges).Fedustria Wallonie plaide pour l’instauration d’un dispositif juridique en matière de marchés publics régionauxdevant systématiquement inclure des clauses environnementales, sociales et éthiques et encourager l’utilisationde matériaux, produits et techniques dont l’empreinte écologique est la plus limitée. Rappelons à ce titre lesqualités incomparables du matériau bois (eco-construction, valorisation des sous-produits, gestion durable desforêts, certification du bois, nouvelles technologies de production et de traitement…).• ACVTEXFedustria Wallonie est en outre l’un de partenaires de référence du projet «ACVTEX - Analyse du cycle de vieappliquée à la protection transfrontalière de l’environnement». Lancé en 2008, ce programme transfrontalier(Wallonie/France) vise à aider les entreprises (essentiellement textiles) à devenir plus performantes dans ledomaine de l’environnement et du développement durable.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i ePERSPECTIVES 2012Nous clôturions nos rapports conjoncturels précédents sur l’espoir que «Lepire est peut-être derrière nous…» que «l’année 2010 s’annonce meilleure…»et que «en 2011 , le rétablissement de la compétitivité des entreprises reste plusque jamais primordial». Il n’est guère aisé de faire des prévisions pour 2012…D’autant que la conjoncture restera tributaire de la confiance des consommateurs etl’évolution de la crise de l’euro et de la dette.La crise semble néanmoins se stabiliser peu à peu et plusieurs indicateurs de confianceconnaissent un léger redressement (laissant même entrevoir un retour à une croissance pour le second semestre 2012).«Si nos entreprises industrielles parviennent, dans ce climat de crise, à maintenir globalement leurs activités àniveau, alors 2012 ne sera, tout compte fait, pas une mauvaise année – Fa Quix, Directeur Général Fedustria».Pour passer ce cap, il conviendra pourtant d’apporter des réponses et solutions adéquates à certains pointsnévralgiques clairement identifiés :• Une perte de compétitivité (tributaire des coûts salariaux, des matières premières, et de l’énergie) ;• Des règlementations toujours plus rigides (emploi, environnement…) ;• Des charges administratives toujours trop lourdes ;• Une concurrence accrue (et souvent déloyale) des pays à bas salaires.Dans ce contexte, le maintien d’une stratégie d’investissement, d’innovation (technologique et esthétique) ainsi quele développement de produits innovants à haute valeur ajoutée resteront plus que jamais essentiels pour nos filières.Pour aider ses membres à négocier ce cap essentiel et relever ces défis, Fedustria Wallonie continuera, en étroitecollaboration avec ses partenaires, ses actions visant à conscientiser et à responsabiliser les mandataires politiqueswallons aux spécificités et aux enjeux socio-économiques des entreprises industrielles.Mais aussi, à lever les obstacles freinant l’essor des acteurs économiques tels que :« D e p r u d e n t e s à p o s i t i v e s …a u c u n e r e l a n c e s p e c t a c u l a i r ea t t e n d u e »« S ’ a t t a q u e r a u xp o i n t s n é v r a l g i q u e s »Rapport UWE Juin 2012128• La suppression des impôts locaux anti-économiques résiduaires (taxe sur la force motrice, précompte matérielet outillage…), y compris, pour les installations antérieurs au 01 janvier 2006 ;• La révision des mesures régionales d’expansion économique (critère emploi, indépendance financière…) ;• L’assimilation à part entière de l’innovation esthétique (la créativité) dans les diverses mesures de R&D et innovation ;• La prise en compte effective des aspects «innovation» et «durable» comme critère d’attributiondans les marchés publics ;• La mise en œuvre d’outils concrets (réduction des coûts, soutien aux nouvelles initiatives...)issus du Plan Marshall 2.Vert et du programme Creative Wallonia ;• Le rétablissement d’une saine concurrence par la suppression des incitants en faveur de l’utilisation du bois-énergie.De manière plus générale, Fedustria mettra à profit ses partenariats privilégiés (Centexbel, CTIB…) et accentuera sesrelations avec un ensemble d’acteurs institutionnels tels que l’AWEX-WBDM, le Forem, l’UCM, Wallonie design, oubien encore avec les intercommunales (développement territorial et cluster transfrontalier).Enfin, Fedustria Wallonie poursuivra ses actions et initiatives en vue de proposer de nouvelles opportunités etinsuffler un nouveau dynamisme aux acteurs des filières textile et bois... Notamment, dans le domaine de l’innovationesthétique, du clustering (action Visualtex) et de la collaboration transfrontalière (G.T.T.I., ACVTEX, cluster textileEurométropole…). •


Monographies sectoriellesSection rédigée par la FEGE, Fédération des Entreprises de Gestion de l’EnvironnementMais où sont donc passés les déchets ?C’est un constat depuis plusieurs années désormais, alors que la consommation (et les déchets) des ménagesreste relativement stable (malgré la crise économique, les gens se «gâtent» sans doute !), les déchetsindustriels enregistrent une diminution continue. Si on pensait initialement à un facteur conjoncturel (la criseéconomique), le constat est désormais qu’il existe des causes structurelles : les mesures de prévention maissurtout le déchet devient un des facteurs importants d’une politique des matières ou de l’énergie.Déchets ménagers : les communes font de plus en plus appel au secteur privéAu sud du Pays, près de 60% des déchets ménagers sontFLANDREWALLONIEcollectés, en vertu de marchés publics, par le secteur de droit2009 2010 2009 2010privé des déchets. C’est une progression de 1% par rapport àOpérateur2009. Ce gisement de déchet est relativement stable malgréInconnu 0,9% 1,0% 1,3% 7,7%la crise économique. Pour l’avenir, les changements attendusPrivé 48,3% 49,5% 62,8% 63,8%sont surtout liés aux développements ou non des conteneursPublic 50,8% 49,5% 35,8% 28,5%à puces et de la collecte des déchets organiques dansTotal 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%plusieurs nouvelles zones.Rapport UWE Juin 2012129Pour le traitement, le secteur privé en Wallonie représente un peu moins de 50%. Il est présent surtout dans lebois, le papier/carton et les déchets de plastique.Déchets industriels : la métallurgie va malChaque année, le bureau d’études ICEDD analyse, pour le compte de l’administration, le rapport environnementald’environ 400 entreprises et extrapole leurs gisements à l’ensemble de l’industrie wallonne. En 2009, les déchetsindustriels, environ 3600 kt, étaient produits essentiellement par l’industrie alimentaire (29% des quantités dedéchets générées par l’industrie en 2009), le secteur du bois (19%), la métallurgie (19%) et la chimie (17%).Le bureau d’études mentionne ainsi qu’en 2009, les conséquences de la crise économique et financière ontcommencé à se faire sentir. Le secteur qui a été le plus fortement touché par cette crise est la métallurgie. Laplupart des entreprises métallurgiques ont fortement réduit leurs volumes de production et certaines ont mêmeété contraintes d’arrêter leur activité. En conséquence, pour le secteur métallurgique, le gisement de déchetsproduits à diminué de 67% entre 2008 et 2009.Couper court aux stéréotypesLes exportations de déchets en dehors de la Belgique ne concerne que 5% des quantités traitées et près de 90%du flux wallon produit – en stabilité depuis trois ans – est valorisé.Ce sont surtout les déchets dangereux (54% !) qui sont traités en dehors de la Wallonie. En effet, malgré lesdemandes des industriels, les pouvoirs publics wallons n’ont pas voulu soutenir la création d’unités de traitementspécifique pour ce type de déchets.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i ePas de cadre réglementaire mais les sous-produits sont déjà làCertains déchets existent toujours bien mais ne sont plus qualifiés comme tels. Deux notions sont promulguées parl’Europe : les sous-produits (ce ne sont jamais des déchets) et les «end-of-waste» (ce sont des produits, après avoirété auparavant des déchets et traités spécifiquement). Toutefois, l’Office Wallon des Déchets a déjà pris plusieursdécisions pour certaines entreprises. Il faut désormais établir les modalités d’encadrement de ces notions.Le secteur est en attente de décisions au Sud du PaysLe Conseil d’Administration de la FEGE donne tous les semestres sa vision de la perspective économique dusecteur. Fin 2011, on considérait ainsi qu’il y aurait encore une baisse de production, ce qui semble se confirmerpar les premiers chiffres de 2012. Pourtant, le secteur des déchets maintient un niveau d’emploi. Pourquoi ? car ilest difficile de trouver une main d’œuvre qualifiée. C’est le point d’attention n°1 pour les membres de la FEGE.Le deuxième constat c’est que les entreprises sont d’un relatif optimiste pour faire des investissements deremplacement ou d’extension mais elles restent prudentes pour des investissements d’innovation. Certains yréfléchissent, au travers notamment des pôles de compétitivité, mais pourquoi pas plus ? Pour deux élémentsessentiels que la FEGE a identifiés.On s’endort au Sud du PaysLe premier, c’est qu’il faut cadre législatif adapté, innovateur. Le secteur des déchets a évolué, fortement. Il n’estplus composé de gestionnaires de détritus mais bien de transformateurs, soit créateurs de nouveaux matériaux, soitproducteurs d’une nouvelle forme d’énergie alternative. Le défi aujourd’hui, c’est d’être reconnu comme tel. C’estde pouvoir garder cette valeur ajoutée. Pour cela, il faut une évolution dans la législation et que le Plan wallon desdéchets se montre volontariste, ambitieux. Non pas un plan où on dit «nous sommes champion du monde, laisseznoustranquille» mais bien «si on n’avance pas, on va reculer». Et là, le point d’interrogation reste entier, avec mêmebeaucoup de doutes sur ce qui va se passer avant la fin de la législature en 2014.Ne pas oublier d’assurer une meilleure concurrenceRapport UWE Juin 2012130La concurrence est vive entre les opérateurs mais elle existe aussi avec certains outils publics. On peut regretterainsi que cette concurrence est née par le fait que les intercommunales en Wallonie bénéficient de subsidesnettement plus grands que ceux que le secteur privé a dans le domaine de l’expansion économique. Pourquoi nepas les ramener à ce niveau puisqu’elles deviennent elles-aussi des véritables entreprises et se considèrent d’ailleurscomme telles ? Avec les recettes fiscales qui s’effondrent, il est ainsi temps de faire un choix et d’adapter sa politiqueavec les moyens que l’on a, en pensant notamment à faire appel au secteur privé. Il est temps ainsi de faire respecterles obligations de partenariat qui ont été consacré en 2007 par le Gouvernement.Le secteur dit donc clairement que «OUI nous sommes prêts à encore investir» dans nos Régions mais il faut uncadre à moyen terme clair et être prêt à faire appel au secteur privé. •


Monographies sectoriellesSection rédigée par FETRA, la Fédération des industries tranformatrices du papier et du cartonLa transformation du papieret du carton en 2011L’économie belge a relativementbien résisté à la crise économiqueet financière mondiale jusqu’audébut de l’année 2011. Lacroissance a encore étérelativement robuste au premiertrimestre. Elle a ensuite perdu deson allant au deuxième trimestre,tout comme la plupart des autrespays de la zone euro, avant defléchir sensiblement durant laseconde moitié de l’année.Millions d’euros, année deréférence : 2009 (dessaisonnalisé)PIB de la BelgiqueEvolution par rapportau trimestre précédentEvolution par rapport autrimestre correspondantde l’année précédente2010 2011 % %1e trim. 86.030 88.530 0.9 2.92e trim. 86.963 88.830 0.3 2.13e trim. 87.324 88.742 -0.1 1.64e trim. 87.770 88.678 -0.1 1.0348.087 354.780 1.9Sources : BNB, indicateurs économiques, synthèse BelgostatRapport UWE Juin 2012131La progression en volume du PIB s’est établie en moyenne à 1,9% en 2011 (2,3% en 2010).Pour l’ensemble de la zone euro, le PIB s’est situé à +1,6% (1,8% en 2010).A la différence de l’année précédente, les dépenses intérieures ont été le principal moteur de la croissance.Les exportations se sont essouffléeset le renforcement de la demandeintérieure a soutenu les importations.Une faiblesse de l’économie belgeréside dans la forte sensibilité des prixà la consommation au renchérissementdes matières premières. La croissancedes prix s’est nettement accélérée enBelgique, passant de 2,3% en 2010à 3,5% en 2011.Cette évolution est, dans une certainemesure, imputable au poids assezélevé des produits énergétiques dansl’indice des prix à la consommation.Evolution de la croissance d’un certain nombre d’indicateursmacro-économiques en Belgique(% de variation par rapportà l’année précédente)2009 (1) 2010 (1) 2011 (1) PRÉVISIONS 2012 (1)BNB BNB BNB BNB CE OCDEConsommation privée 0.8 2.3 0.8 -0.2 0.8 0.5Demande intérieure (2) -2.1 0.1 2.1 0.1 0.9 0.5Exportations de biens et services -11.3 9.9 5.1 1.8 2.6 3.1Importations de biens et services -10.6 8.7 5.5 2.0 2.6 3.2P.I.B. -2.7 2.3 1.9 -0.1 0.9 0.5(1) Les réalisations belges, les prévisions de la BNB, de la BCE et de l’OCDEsont des données corrigées des effets de calendrier.(2) Y compris les variations de stocks.Source : BNB, indicateurs économiques, synthèse BelgostatL’inflation a de nouveau été plus élevée en Belgique que celle dans la zone euro (2.7%) et que dans les troisprincipaux pays voisins (2,4%).L’emploi a sur l’ensemble de l’année progressé et connu un accroissement de 1.2% du nombre de personnesoccupées en 2011 (0,8% en 2010 et -0.1% en 2009) et le taux de chômage harmonisé serait revenu à 8.4% en 2010à 7.3% de la population active en 2011.


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eLe secteur de la transformation du papier et du carton a lui aussi suivi les mouvances conjoncturelles.Dans la première moitié de l’année, les sociétés du secteur avait encore une appréciation très optimiste desperspectives de demande et où le degré d’utilisation des capacités de production existantes atteignait unniveau sensiblement plus élevé. De nouveaux investissements se sont révélés toutefois moins utiles à la suite duralentissement de la demande dès le second trimestre de l’année.La progression de la marge des entreprises s’est vue érodée par l’augmentation des prix de leurs inputs nécessairespour l’exercice de leurs activités et par la hausse des coûts salariaux. Ces hausses de prix ont toutefois pu êtrepartiellement répercutées dans leurs prix de vente.La production en valeur pour le code NACE (17.2) du secteur de la transformation du papier et du carton, telle quecommuniquée par le département Economie du Service Public Fédéral se chiffre provisoirement pour 2011 à 2,203milliards d’euros (contre 2,088 milliards en 2010).La courbe synthétique dressée par la Banque Nationale deBelgique et corrigée en fonction des variations saisonnièrespour le secteur de la transformation du papier et du cartonaccuse un net glissement par rapport à l’an dernier.2011 2010 2009 2008 2007à fin janvier 0.3 -20.0 -26.5 -2.4 -4.3à fin juin -19.9 -6.2 -27.5 -15.1 -1.5à fin septembre -24.8 -15.3 -31.0 -23.3 -4.0à fin décembre -34.9 4.3 -26.9 -37.3 +0.6Courbe de conjoncture – Transformation du papier et du carton10Selon les résultats de l’enquêtetrimestrielle, le degré moyend’utilisation des capacités de0-10-20Source : BNB - Enquête de conjonctureproduction fut tonique les deux-30premiers trimestres de l’annéeavant d’afficher une netterégression au cours du semestre-40-50Corrigé des variations saisonnières lisséesCorrigé des variations saisonnièressuivant, se traduisant ainsi par20072008200920102011une évolution négative pourl’ensemble de l’année de -0,81%par rapport à 2010 (83,11% enRapport UWE Juin 20121322011 par rapport à 83,79% en2010).2010 2011Evolution2011/20101 er trimestre 80.99 % 84.40 % +4.212 e trimestre 81.67 % 84.79 % +3.823 e trimestre 87.04 % 83.05 % -4.584 e trimestre 85.44 % 80.18 % -6.16Moyenne 83.79 % 83.11 % -0.818783797584,187,383,98681,8Capacité de productionMoyenne annuelle83,4Occupation des machines81,7 81,576,65 77,0477,35 78,7381,6780,9987,0485,442007 2008 2009 2010 201184,4 84,79 83,0580,18Source : BNB - Enquête de conjoncture


Monographies sectoriellesSelon les résultats provisoires (1) émanantdes déclarations faites à la TVA, le chiffred’affaires s’élèverait pour l’ensemble dusecteur à 3,471 milliards d’euros en 2011(contre 3,346 milliards d’euros en 2010),les exportations atteindraient 1,568milliard d’euros (contre 1,559 milliarden 2010), la part des achats aurait parcontre diminué de -4,99% par rapportà 2010 (2,587 milliards d’euros en 2011contre 2,723 milliards d’euros en 2010)et les investissements quant à euxenregistrent une hausse de 6,34% parrapport à ceux de 2010 (78,045 millions0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500en millions d'€2007Chiffre affairesExports2008200920102011d’euros en 2011 contre 73,389 millions d’euros en 2010).Les perspectives économiques pour 2012 tablent sur une modeste croissance de l’économie nationale en raison dela reprise très graduelle de la conjoncture européenne et des mesures de consolidation budgétaire décidées par legouvernement fédéral.Sur base annuelle, la croissance du PIB ne devrait pas dépasser 0.1% et celle de la zone euro devrait être légèrementnégative en 2012 (-0,3%).Source : SPF Economie (TVA)AchatsInvestissementsRapport UWE Juin 2012133Quant à l’inflation, elle devrait légèrement fléchir pour s’établir à 2,7% en moyenne.La politique économique belge se doit de relever en 2012 deux défis cruciaux : la consolidation des financespubliques et le relèvement du potentiel de croissance dans le contexte du vieillissement de la population. Pour yparvenir, des réformes structurelles seront absolument nécessaires. Elles devront tout particulièrement porter sur lemarché du travail et sur la compétitivité. •Sources :• Banque Nationale de Belgique : rapport annuel, enquêtes de conjoncture, synthèse des indicateurs économiques pour la Belgique, www.bnb.be• Bureau Fédéral du plan• Institut des Comptes Nationaux• Service Public Fédéral - Département Economie : statistiques TVA (1) : résultats 11 mois définitifs + déclarations provisoires pour le mois de décembre 2010, statistiques Prodcom


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eRapport UWE Juin 2012134


Monographies sectoriellesSection rédigée par FEVIA Wallonie, l’aile régionale wallonne de la Fédération de l’industrie alimentaireL’industrie alimentaireEn 2011, le chiffre d’affaires del’industrie alimentaire wallonnea augmenté de 9,1%. Mais cettecroissance s’est considérablementralentie durant la seconde moitié del’année 2011.La confiance des producteurset, dans une plus large mesureencore, celle des consommateurs, adiminué. Plus que jamais l’industriealimentaire dépend du succès desexportations pour maintenir sacroissance.Le chiffre d’affaires en 2011 aenfin dépassé le niveau de 2008En 2011, le chiffre d’affaires s’élevait à6,6 milliards d’euros. Cela représenteune augmentation de 9,1% par rapportà 2010, ce qui confirme la repriseéconomique amorcée en 2010.La production dans l’industriealimentaire a également augmenté de4,0% en 2011, ce qui représente unebelle progression par rapport au creuxde 2008.20%15%10%5%0%-5%-10%-15%-20%20%15%10%5%0%-5%-10%-15%-20%-25%9,9%2,6%2,6%0,6%Croissance annuelle du chiffre d'affaires (Wallonie)Industrie alimentaire (nace 15) Industrie manufacturière (nace 15-37)5,9%3,5%-7,4%-15,6%3,4%9,1%5,2% 4,3%2007 2008 2009 2010 2011Croissance annuelle de la production (Wallonie)Industrie alimentaire (nace 15) Industrie manufacturière (nace 15-37)-3,0%-0,5%-18,2%-1,2%6,8% 7,3%4,7%2007 2008 2009 2010 2011 est4,0%Source : DGSIE (déclarations TVA mensuelles et trimestrielles)Source : DGSIE (indice de production)Rapport UWE Juin 2012135Croissance annuelle de la valeur ajoutée à prix courants (Wallonie)20%15%10%5%0%-5%5,0%2,2%5,8%4,4%industrie alimentaire et tabac (nace 10-12)Industrie manufacturière (nace 10-33)-0,2%2,7%3,9%5,8%0,4%Source : BNB, valeur ajoutée brute à prix courants, NUTS31-10%-13,5%-15%-20%2006 2007 2008 2009 2010


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eExportations etcommerce extérieurGrâce aux bons résultatsà l’exportation, le bilancommercial s’est soldé en2011 par un excédent de0,82 milliards d’euros.Les exportations de l’industriealimentaire wallonne ontaugmenté de 7,2% en 2011.4.0003.5003.0002.5002.0001.5001.0005000Évolution du commerce extérieur des denrées alimentaires(en millions d'euros - Wallonie)3.3892.4223.4722.5363.2582.3343.4382.479968 936 924 9593.6872.8662007 2008 2009 2010 2011821Source : BNB-IRN (concept national)Exportations Importations Solde balance commercialeCroissance annuelle des exportations régionales0,20,150,10,050-0,05-0,113,8%12,1%11,2%5,5%6,2%7,6%3,15%3,7%7,23%5,54%2,7%2,43%2007 2008 2009 2010 2011-5,1%-6,16%Source : BNB-IRN (concept national)-0,15-0,2-15,7%Flandre Wallonie BruxellesProgression des investissements et recul léger de la rentabilitéRapport UWE Juin 2012136Les investissements ontenregistré une hausse de25,2% mais ils restent encorelargement inférieurs à leurniveau record de 2007.Il est indispensable d’obtenir unrendement suffisant pour pouvoircontinuer à investir. Une entreprisealimentaire moyenne générait en2010 un rendement net de 7,2%sur fonds propres après impôts,soit une légère diminution de 0,3%par rapport à 2009.50%40%30%20%10%0%-10%-20%-30%Croissance annuelle des investissements (Wallonie)39,1%Industrie alimentaire (nace 15)Industrie manufacturière (nace 15-37)25,2%18,3%12,6%14,7%-6,8%-5,8%-12,4%-12,3%-24,2%2007 2008 2009 2010 2011Source : DGSIE (déclarations TVA mensuelles et trimestrielles)


Monographies sectoriellesCe rendement est supérieur à lamoyenne générale de l’industrie(6,1%), qui n’a pas encore récupérél’intégralité de la baisse de 2009. Dansl’industrie alimentaire, qui est unsecteur à forte intensité de capitaux,une entreprise moyenne investit 15%de sa valeur ajoutée dans de nouvellesimmobilisations corporelles.Emploi stableLe nombre d’employeurs dansl’industrie alimentaire wallonne acontinué de diminuer en 2011 (-1,3%),alors que l’emploi a légèrementprogressé de 1,9%. En 2011, l’industriealimentaire wallonne occupait untotal de 20.983 salariés. L’emploi30025020015010050021.00020.80020.60020.40020.20020.00019.80019.600Evolution des investissements et de la rentabilité net fonds propresaprès impôts median - Wallonie7,9%5,0%Investissements en mio euro (linker as)Rentabilité net fonds propres après impôts (median)7,5%7,2%256 241 211 197Évolution du nombre de postes de travail (Wallonie)20.67320.80420.53719.77320.58410%8%6%4%2%0%Source : DGSIE (déclarations TVA mensuelles et trimestrielles)Source : ONSS (statistiques décentralisées), sans intérimairesRapport UWE Juin 2012137dans l’industrie alimentaire wallonne19.400représente donc près de 16% del’emploi industriel wallon, ce qui en fait19.2002006 2007 2008 2009 2010un des employeurs industriels les plusimportants.La taille moyenne des entreprisesalimentaires wallonnes est de 13postes de travail, alors qu’elle est de17,4 en Flandre.lieux de travailpostes de travailDistribution lieux de travail et postes de travail en fonction de taille(Wallonie)2.0781.8821.8179623.3451.8402909.62213227106 41Source : ONSS (statistiques décentralisées), sans intérimaires0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%< 5 travailleurs 5 - 9 travailleurs 10 - 19 travailleurs20 - 49 travailleurs 50 - 99 travailleurs > 100 travailleurs


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eÉvolution du nombre de lieux de travail et taille moyenne (Wallonie)1.6601.6401.6201.6001.5801.5601.63612,61.60613,01.59612,91.57012,613,21.558Source : ONSS (statistiques décentralisées)13,513,012,51.5401.5201.500Nombre de lieux de travailEmplois par lieu de travail2006 2007 2008 2009 201012,0Répartition de l’emploi par sous-secteurs de l’industrie alimentaireRépartition de l'emploi par sous-secteurs 2010 (Wallonie)10.9 Fabricationd'aliments pouranimaux1%11.0 Fabricationde boissons13%10.1 Productionet transformationde viande12%10.2 Transformationet conservationde poisson1%10.8 Fabricationd'autres denréesalimentaires16%10.3 Transformationet conservation defruits & légumes11%10.4 Fabricationd'huiles et de graisses1%10.5 Industrie laitière9%Rapport UWE Juin 201213810.7 Fabricationde produits deboulangerie-pâtisserieet de pâtes37%10.6 Meunerieset fabrication deproduits amylacés0%


Monographies sectoriellesPerspectives : l’année 2012 risque d’être difficilePour pratiquement tous les indicateurs, 2011 a été une année de reprise. Reste à savoir si cette tendance vase confirmer en 2012. Bien que les fabricants continuent d’améliorer leur efficacité afin de compenser lesaugmentations de coûts, les marges sont sous pression. En 2011 l’évolution des prix des matières premières del’industrie alimentaire était de nouveau largement supérieure à l’inflation générale (+ 29%). L’attention soutenuequ’évoque la hausse des prix alimentaires, pourrait empêcher l’industrie alimentaire de répercuter entièrement lahausse de ses coûts sur ses clients nationaux et internationaux.Les premiers indicateurs confirment que l’année 2012 risque d’être difficile. La croissance du chiffre d’affaires s’estconsidérablement ralentie durant la seconde moitié de l’année 2011. La confiance des producteurs et, dans uneplus large mesure encore, celle des consommateurs, était en recul à l’automne 2011 et durant les 2 premiers moisde 2012. Plus que jamais l’industrie alimentaire dépend du succès des exportations pour maintenir sa croissance.Chiffres-clés de l’industrie alimentaireIndicateur 2010 Δ 2009 2011** Δ 2010Part del’industrieChiffre d’affaires*** 6.081 millions d’euros +3,4% 6.631 millions d’euros +9,1% 15,8%Exportation totalede denrées alimentaires et de boissonsImportation totalede denrées alimentaires et de boissons3.438 millions d’euros +5,5% 3.687 millions d’euros +7,2% nvt2.479 millions d’euros +6,2% 2.866 millions d’euros +15,6% nvtRapport UWE Juin 2012139Solde de paiementde denrées alimentaires et de boissons959 millions d’euros +3,8% 821 millions d’euros -14,4% nvtValeur ajoutée* 1.529 millions d’euros +0,4% nd nd 14,5%Investissements*** 197 millions d’euros -6,8% 247 millions d’euros +25,2% 15,9%Postes de travail 20.584 +4,1% 20.983 +1,9% 15,8%Lieux de travail 1.558 -0,8% 1. 538 -1,3% 28,7%* Denrées alimentaires, boissons et tabac, en prix courants** Estimations pour 2011 sur la base de chiffres provisoires*** Estimation des parts pour la Flandre et Bruxelles (sur base de la répartition dans les déclarations PRODCOM)


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eRapport UWE Juin 2012140


Monographies sectoriellesSection rédigée par la FIV, la fédération de l’industrie verrièreL’industrie du verreEvolution et caractéristiques du secteurUn secteur malmené par la crise mais qui continue à investir...L’activité verrière belge représente aujourd’hui : ± 8.300 personnes. Une production d’un peu plus d’un million de tonnes de verre. Un chiffre d’affaires de quelque 2,3 milliards d’euros (estimation FIV). Une valeur ajoutée de quelque 680 millions d’euros. (estimation FIV).Son orientation exportatrice et l’importance de sa contribution à la balance commerciale de la Belgique sont des constantesdans l’industrie du verre. Multipliées par deux en vingt ans, ses exportations dégagent chaque année un solde positifimportant même en cas de crise : il a atteint près de 600 millions d’euros en 2011 (record historique 976 millions en 2007).Dans tous les autres pays européens, la production est quasi équivalente à la consommation de verre.En Belgique, il en va tout autrement :Rapport UWE Juin 2012141• Le secteur du verre plat y taille la part du lion alors que dans la plupart des autres pays, c’est le secteur du verrecreux qui occupe la plus grande place ;• La production nationale a atteint plus du double de la consommation apparente(= production + importations - exportations) ;• La place que le secteur occupe dans le commerce extérieur (± 0,7%) reste trois fois plus importante que cellequ’il occupe dans le produit national ou la population active (± 0,2%) ;• Le marché est beaucoup plus ouvert que celui de ses concurrents directs : on importe un volume équivalentà 80% environ de la production belge.Le verre figure dès lors parmi les secteurs les plus exposés à la concurrence. D’où l’absolue nécessité pour le secteurde rester compétitif par rapport à ses concurrents directs puisqu’il doit exporter un volume supérieur à sa propreproduction. La pression sur les prix est permanente et, pour assurer sa survie, il lui faut innover sans cesse enmettant au point des produits à plus haute valeur ajoutée et en élargissant tant les usages que les applications duverre et ce, avec une maitrise constante de tous les coûts.Les investissements du secteur verrier sont historiquement hautement capitalistiques et très irréguliers. Ilssont effectués en majeure partie par les grands groupes et sont toujours programmés de longue date. Les picsd’investissement du secteur au cours des dix dernières années se situent en 1997, 1998, 2002, 2005 et 2007.Ces investissements ont permis au secteur de se doter d’outils de production à la pointe du progrès et d’enregistrerles gains de productivité rendus indispensables par une concurrence qui n’a cessé de se renforcer. Couplés à uneffort soutenu de recherche et de développement, ils ont également abouti à un élargissement sans précédentd’une gamme de produits de haute qualité répondant aux besoins les plus diversifiés dans un nombre de domainesde plus en plus larges. On observe d’autre part une augmentation des investissements en matière de protection del’environnement et d’amélioration de l’efficacité énergétique des équipements voire des bâtiments (cfr constructiondu nouveau siège d’AGC à Louvain-le-Neuve).


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eUn secteur qui reste bien présent en WallonieL’industrie verrière fait toujours partie des secteurs d’activité dominants en Wallonie.La place qu’occupe la Wallonie dans le secteur verrier belge varie peu d’une année à l’autre. Elle tourne autourde 55% pour la valeur ajoutée, l’emploi et les exportations et autour de 70% pour le volume de production. C’estd’autre part en Wallonie que se trouve la plus grosse implantation verrière de verre plat au monde.On y a construit à Gosselies le plus grand centre mondial hors Japon de R&D verrier, ce qui ne peut que pérenniserle socle verrier en Wallonie qui dispose déjà du seul centre de R&D de verre plat en Belgique.La Wallonie est également la seule région du pays à compter des établissements verriers de plus de 500 personnes.Les performances à l’exportation du secteur verrier wallon ne sont plus à démontrer. Le float et les fibres de verrefigurent toujours parmi les 10 produits les plus exportés de Wallonie.Le verre wallon a été exportédans plus de 100 pays en 2011.Si la France, l’Allemagne, la1.600.0001.400.000Export Import SoldeWallonie - Commerce extérieur de produits verriersSource : AWEXGrande-Bretagne, les Pays-Bas et1.200.000l’Italie se taillent toujours la partdu lion, le verre wallon est aussivendu au Brésil et au Mexique, enAustralie, en Argentine, en Syrie1.000.000800.000600.000et en Afrique du Sud, à Hong-400.000Kong et à Singapour… pour ne200.000citer que quelques-unes parmi lesdestinations les plus importantes.02002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 extr 11m2011La Wallonie occupe encore près de55% de l’ensemble de l’emploi du secteur en Belgique.L’année 2011 du secteur verrier belgeSi la courbe de conjoncture du secteur établie par la BNB qui était descendue jusque -60 en février 2009, est remontéedepuis, quoiqu’en dents de scie, elle reste malheureusement bien en dessous de son niveau de la mi-2007.Rapport UWE Juin 2012142D’une enquête effectuée auprès desmembres il ressort que les entreprisesverrières voient le futur comme étanttrès incertain et ne s’attendent pasà une reprise significative dans lesmois qui viennent.Les perspectives pour les plusgrands clients du secteur ne sontpas bonnes : la construction (fortebaisse des demandes de permisde bâtir), l’automobile (baisse desimmatriculations), le solaire…20100-10-20-30-40-50-60-70NS7702007 2008 2009 2010 2011 2012


Monographies sectoriellesLes chiffres clés du secteur verrier belge2009 2010 2011 + 11/10Production (milliers de tonnes) 992 1.105 1.059 -4,16Chiffre d’affaires (millions d’euros) 2.220 2.250 * 2.300 * 2,22Exportations totales (millions d’euros) 1.873 1.999 2.061 3,10Importations totales (millions d’euros) 1.233 1.395 1.462 4,80Balance commerciale (millions d’euros) 640 604 599 -0,83Nombre d’ouvriers (ONSS 30/06) 6.358 6.200 6.100 -1,61Valeur ajoutée (millions d’euros) 613 675 * 680 * 0,74 *Les exportations verrières belges, vitales pour le secteur, ont particulièrement souffert de la crise. Elles ont connuune baisse de 21% en 2009. Le secteur n’avait jamais connu un tel niveau de baisse au cours des 50 dernièresannées. La baisse de 2009 (-21%) était même supérieure à celle encourue lors de la crise pétrolière (-15% en 1975).S’il y a redressement en 2010 et 2011, on reste encore loin du niveau atteint avant la crise.Le volume de production belge de verrereste fort bas. Depuis la fin des annéessoixante, jamais le secteur n’avait produitun niveau inférieur au million de tonnes(maximum historique : 1.631.000 tonnesen 1998). On était ainsi retombé à unniveau équivalent à celui du milieu desannées soixante. Le niveau est quelque peuremonté en 2010 par rapport à 2009 maisil a à nouveau reculé en 2011 (-4%).Une analyse, par sous-secteur, de cevolume indique que la part du secteurdit «des autres produits» (fibre de verretextile, laine de verre pour l’isolation, verre1980=1007006005004003002001000(*) Estimation FIV198019851990199520002005200620072008200920102011Tonnes produites Valeur des livraisons Valeur exportations Valeur importations Emploimulticellulaire, tubes en verre etc…) se maintient dans le total de la production, ceci d’autant plus que la crise aplus fortement touché les deux autres sous-secteurs.Rapport UWE Juin 2012143Autres produits25%2010Autres produits26%2011Verre creux12%Verre plat63%Verre creux12%Verre plat62%


E t u d e s s u r l a S i t u a t i o n d e l ’ E n t r e p r i s eE d i t i o n 2 0 1 2 | Le f i n a n c e m e n t b a n c a i r e d e s e n t r e p r i s e s e n Wa l l o n i eQuant à l’emploi, il a, dans ce contexte, diminué lui aussi de quelque 5% en 2011.Le secteur aura donc perdu plus de3.000 emplois depuis l’an 2000.La rentabilité du secteur n’a quant àelle été suffisante que trois annéesau cours de la dernière décennie: en 2001, 2002 et 2008. Elle étaità nouveau négative en 2009. Lesglobalisations pour 2010 et 2011ne sont pas encore disponiblesmais les résultats partiels connusne sont pas rassurants pource critère.Le secteur continue néanmoins2520151050-5-10-15-20-2519801982198419861988Taux de rentabilité (en %)19901992199419961998200020022004200620082010à croire en son avenir malgrécertaines fermetures (un fourà Moustier et Techniver à Jemeppe-sur Sambre, sans parler des difficultés rencontrées par Durobor).Les résultats de l’enquête d’automne 2011 de la Banque Nationale indiquent en effet que plus de 50% desentreprises verrières interrogées ont signalé une augmentation des investissements pour 2012 par rapport à 2011.L’augmentation des investissements devraient par ailleurs être importante : plus de 30% en 2012. D’autre part,plus de 30% des investissements prévus seraient motivés par une extension des capacités contre quelque 55%par le remplacement d’équipements existants et quelque 11% par la recherche d’une diminution des coûts. Lesinvestissements en matière de protection de l’environnement seraient également en augmentation. •Rapport UWE Juin 2012144


Monographies sectoriellesSection rédigée par le Groupement de la SidérurgieLe secteur sidérurgique en 2011La production mondiale d’acier brut dépasseMT 2011 / 2011 / MONDEla barre des 1,5 milliards de tonnes en 20112002 2010 100En 2004, pour la première fois, le seuil du milliard de tonnesCHINE 696 282% 9% 46%d’acier brut avait été atteint. Depuis lors, le volume mondialUE27 177 -6% 3% 12%n’a cessé de progresser pour dépasser en 2011 le milliard etJapon 108 0% -2% 7%demi de tonnes, soit une augmentation de 50% sur 7 ans.USA 86 -6% 7% 6%Avec une production de près de 700 millions de tonnes, laInde 72 151% 6% 5%Chine a encore renforcé sa position de premier producteurRussie 69 15% 3% 5%mondial. L’augmentation de près de 56 millions de tonnessur un an correspond, à peu de choses près, à la productionannuelle conjointe de l’Allemagne et de la France.La progression de 3% enregistrée en UE27 s’explique parle bon niveau d’activité du premier semestre. Un écartCorée du SudMonde681.52751%67%16%7%5%100%substantiel avec les 210 millions de tonnes réalisées en 2007 demeure.En Belgique, 8 millions de tonnes d’acier brut ont été produites, soit un niveau équivalent à celui réalisé un an plustôt. La faiblesse de la demande et l’accentuation de la concurrence ont par ailleurs conduit à un recul de quelque5% de la production d’acier inoxydable. La ventilation aciérie intégrée / aciérie électrique est également restéerelativement stable en 2011 dans un rapport 65 / 35%. La production d’acier brut en Wallonie s’est élevée en 2011 à3,1 millions de tonnes dont 2,2 via la filière électrique.Rapport UWE Juin 2012145Progression de la consommation d’acier en UESous l’impulsion d’un premier semestre très dynamique, la consommation d’acier en UE27 a terminé l’année enprogression de quelque 6% malgré un dernier trimestre en net déclin. La demande a été particulièrement bienorientée en Allemagne, en France, aux Pays-Bas, en Suède et en Pologne. Elle a par contre stagné, voire régressé enItalie, au Royaume-Uni et en Espagne.L’analyse par secteur utilisateur d’acier souligne les fortes progressions enregistrées dans les secteurs de laconstruction mécanique, de l’automobile et des tubes. Le secteur de la construction a terminé l’année globalementen progrès mais les évolutions ont été fort divergentes d’un pays à l’autre.Dès la fin de l’été, le marché de l’acier s’est retourné sous les effets conjoints de la crise financière, de la baisse deconfiance généralisée, induite notamment par les dettes souveraines, et du niveau élevé des stocks. 2011 s’estterminée avec des croissances économiques nulles, voire négatives dans la plupart des pays européens.L’UE27 à nouveau importatrice netteSuite à une augmentation importante des importations, la balance d’acier de l’UE27 avec le reste du monde est,après deux années en boni, redevenue négative en 2011 (-1,2 Mt). Les déficits les plus marquants concernent noséchanges commerciaux avec l’Ukraine, la Russie et la Chine. Notre balance est par contre restée bien orientée avecle Proche et Moyen Orient, les Etats-Unis et l’Afrique du Nord.Comme au cours des années précédentes, les sociétés sidérurgiques situées en Europe ont dû rester vigilanteset s’organiser pour se défendre contre, d’une part, des mesures protectionnistes frappant l’accès aux matièrespremières et, d’autre part, des pratiques commerciales non-conformes aux règles en vigueur à l’OMC. L’UE a, quantà elle, maintenu sa politique de zone ouverte sans droits de douane à l’importation. •

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