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Agendas et calendriersTitouan LamazouPhoto © Gwenaël Le BrasTouaregsQuinze ans après son dernier voyage à Tombouctou, Titouan Lamazou a retrouvé la traced’une famille touareg dont la fille, Aïcha, fut l’égérie de son exposition à la fondation Cartieren 2000. Malgré les conflits et avec l’aide d’ONG, il a décidé de repartir au Burkina, au Mali,en Mauritanie, au Niger… pour témoigner de la difficulté de vivre de ces hommes et de cesfemmes confrontés individuellement à cette situation de guerre dans leur vie quotidienne.Agenda 2014PARUTION SEPTEMBRE270 x 210 mm3260050714266128 pages • 25 eCalendrier 2014SempéPARUTION SEPTEMBRE380 x 470 mm326005071425928 pages • 30 eSempéAgenda Sempé 2014Jour après jour, semaine après semaine, l’humour deSempé vous accompagne au quotidien dans cet agenda debureau sur lequel il fait bon écrire…AGENDA2014Couverture provisoireGallimard / DenoëlPARUTION SEPTEMBRE230 x 180 mm3260050714273128 pages • 15 e2


Bulletin n° 499septembre-octobre 2013agenda et calendrier 2Titouan Lamazou, SempéRentrée littéraire 4Nelly Alard, Laura Alcoba, Thomas Clerc,David di Nota, Tristan Garcia, Yannick Haenel,Jean Hatzfeld, Pierre Jourde, Antonia Kerr,Patrick Laurent, Étienne de Montety,Christophe Ono-dit-Biot, Pierre Péju,Maria Pourchet, François Sureau, Frédéric VergerCentenaire Albert Camus 12Centenaire Du côté de chez Swann 14Collection Blanche 15Franz Bartelt, Jean Clair, Régis Debray, Philippe Djian,Marie Ferranti, Alain Jaubert, Alexis Jenni,Philippe Labro, Richard Millet, Brina SvitEntretiens Philippe Djian 17 Philippe Labro 19L’Infini 20Frank CharpentierL’Arbalète 20Marie ModianoLe sentiment géographique 20Alexandre NajjarLes cahiers de la NRF 21Jacques Copeau-Louis Jouvet, Pierre MichonHors série littérature 22Pierre Assouline, Antoine Audouard, Léo Ferré,David McNeilLa nouvelle revue française 23Éditions Joëlle Losfeld 24Jonathan Ames, Dermot Bolger, Albert Cossery,Rikki Ducornet, Federico JeanmaireÉditions Verticales 26François Beaune, Arnaud Cathrine, Gaëlle ObiéglyÉCOUTEZ LIRE 27Guillaume Apollinaire, Albert CamusL’imaginaire 28Violette Leduc, Curzio Malaparte,Rainer Maria Rilke, Junichirô TanizakiDu monde entier 29Richard Bausch, Jens Christian Grøndahl,Rosa Liksom, Javier Marías, Alex Ohlin, Peter TerrinEntretien Javier Marías 31La Pléiade 32Jane Austen, Diderot, Pline l’Ancien, ShakespeareSérie noire 34Antoine Chainas, Stefán Máni, Michael OlsonQuarto 35Raymond ChandlerBleu de Chine 35Murong Xuecun, Liu ZhenyunBibliothèque des histoires 36Pierre Nora, Michel de CerteauBibliothèque de philosophie 37Martin HeideggerLe Débat 37Hervé JuvinL’esprit de la cité 38Philippe RaynaudLes journées qui ont fait la france 38Paul JankowskiNRF biographies 38Bonaparte par Patrice GueniffeyHors série connaissance 39Boualem Sansalnrf essais 40Jared Diamond, Serge LuzzattoTEL 41René Descartes, Louis DumontRevue les temps modernes 41Hors série Découvertes Gallimard 42beaux livres 43Collections de poche 44Couverture : Photo © Jean-Baptiste Millot, 20133www.gallimard.fr


Thomas Clerc est né en1965. Il a déjà publié, dans lacollection « L’Arbalète », Paris,musée du xxi e siècle (2007),description intégrale rue parrue du X e arrondissementde Paris et L’homme qui tuaRoland Barthes (2010), Grandprix de la nouvellede l’Académie française.Thomas Clerc / Intérieur« Mon lit est recouvert d’1 couette aux proportions insolites etpeu épaisse. 3 housses sont aptes à la recouvrir, l’1 de coton d’été,l’autre en nylon d’hiver. La première, bicolore jaune/vert, les couleursen sont fort passées (le jaune canari tend au jaune d’œuf mêléde sucre blanc ; le vert est d’eau de pomme); la 2 e est anthracite.Pour les demi-saisons, j’utilise 1 housse à motifs floraux, dans legenre toile de Jouy. Répétant ses motifs rouges & blancs & rouges, auxfeuilles torses et liées par des tiges sur lesquelles poussent d’innombrablesrameaux, cette housse pourrait être 1 papier peint de rêvecouvrant progressivement les murs. Ainsi quand je dors, ces fleursqui m’enveloppent déteignent-elles sur mon sommeil, pour l’enrichirbaroquement d’images aux détails incongrus ? »L’appartement de Thomas Clerc fait 50 mètres carrés. Il y vit depuis 10 ans. Ily passe la majeure partie de son temps. Sans doute parce qu’il est un hommed’intérieur, il a entrepris d’en faire le tour intégral avec cette espèce de vertigequi le pousse toujours à épuiser la totalité d’un espace.PARUTION SEPTEMBRECollection L’arbalète9782070142101400 pages • 22,90 eDéjà paruParis, musée du xxi e siècleLe dixième arrondissementCollection L’arbalète264 pages • 18,80 eDavid di Nota / Ta femme me trompeDavid di Nota est diplôméde l’Institut français degéopolitique et docteur enscience politique. Il a reçule prix Amic de l’Académiefrançaise pour l’ensemblede ses livres.On fait toujours l’amour à trois, tel est le postulat comique sur lequel reposela sexualité humaine. On comprend du même coup l’importance de ce genreinjustement méprisé : le vaudeville. Dans celui-ci, le lecteur fera la connaissanced’une nymphomane pleine de ressources. Il assistera à la rencontrede l’amant et du mari et il s’apercevra qu’il n’est pas si facile de déterminerqui est le cocu des deux. Il découvrira des vidéos cochonnes, mais égalementun ministre éminent, des intellectuels engagés, et même une guerre européennedont personne n’a entendu parler. Ce faisant, il découvrira que labêtise sexuelle est le véritable moteur de l’histoire – ou de l’Histoire, commeon voudra.« Lorsque les Sœurs du Saint Sauveur lancèrent leur premierdisque a cappella, je me trouvais en Italie afin d’enquêter sur l’actricepornographique Claudia Koll. Comme la plupart des actrices italiennes,celle-ci s’était reconvertie dans la défense du christianisme.Apprenant par hasard qu’elle tiendrait un meeting à quelques kilomètresde Rome, je m’étais rendu sur les lieux, avide de pratiquermon italien, et, bien sûr, curieux de voir ce qu’une actrice pornographiquepourrait bien nous apprendre sur Jésus.»David di NotaTa femmeme tromperomanGALLIMARDPARUTION SEPTEMBRERomanCollection L’infini9782070141838152 pages • 15,90 eDernière parutionBambiparkCollection L’Infini288 pages • 18,30 erendez-vous sur www.gallimard.fr/rentreelitteraire ou sur www.facebook.com/gallimard5


Tristan Garcia / Faber Le destructeurPhilosophe et romancier né en1981, Tristan Garcia a reçu leprix de Flore pour son premierroman La meilleure part deshommes (2008). Son dernierroman, Les cordelettes deBrowser, a paru en 2012 auxÉditions Denoël.Dans une petite ville imaginaire de province, Faber, intelligence tourmentéepar le refus de toute limite, ange déchu, incarne de façon troublante lesrêves perdus d’une génération qui a eu 20 ans dans les années 2000, tentéeen temps de crise par le démon de la radicalité.« Nous étions des enfants de la classe moyenne d’un paysmoyen d’Occident, deux générations après une guerre gagnée, unegénération après une révolution ratée. Nous n’étions ni pauvres niriches, nous ne regrettions pas l’aristocratie, nous ne rêvions d’aucuneutopie et la démocratie nous était devenue égale. Nos parentsavaient travaillé, mais jamais ailleurs que dans des bureaux, desécoles, des postes, des hôpitaux, des administrations. Nos pères neportaient ni blouse ni cravate, nos mères ni tablier ni tailleur. Nousavions été éduqués et formés par les livres, les films, les chansons –par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions endroit d’attendre une vie différente. Nous avons fait des études – unpeu, suffisamment, trop –, nous avons appris à respecter l’art et lesartistes, à aimer entreprendre pour créer du neuf, mais aussi à rêver,à nous promener, à apprécier le temps libre, à croire que nous pourrionstous devenir des génies, méprisant la bêtise, détestant commeil se doit la dictature et l’ordre établi. Mais pour gagner de quoi vivrecomme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu’il neserait jamais question que de prendre la file et de travailler. »TRISTAN GARCIAFABERLe destructeurromanGALLIMARDPARUTION aoûtRomanCollection blanche9782070141531480 pages • 21,50 vDéjà paruLa meilleure partdes hommesFolio n° 5002368 pages • 7,20 eYannick HAENEL / Les Renards pâlesYannick Haenel co-anime larevue Ligne de risque. Il estl’auteur de Cercle (2007) et deJan Karski (2009), pour lequelil a reçu le prix du RomanFnac et le prix Interallié.Dernière parutionLe sens du calmeFolio n° 5508224 pages • 6,60 eUn homme choisit de vivre dans sa voiture. À travers d’étranges inscriptionsqui apparaissent sur les murs de Paris, il pressent l’annonce d’unerévolution.Le Renard pâle est le dieu anarchiste des Dogon du Mali ; un groupe desans-papiers masqués porte son nom et défie la France.Qui est ce solitaire en attente d’un bouleversement politique ? Qui sontles Renards pâles ?Leur rencontre est l’objet de ce livre ; elle a lieu aujourd’hui.« Depuis quelques mois, j’avais perdu le fil ; ma vie devenaitévasive, presque floue. Je ne sortais plus de chez moi que la nuit,pour acheter à l’épicerie du coin des bières, des biscuits, des cigarettes.Est-ce que je souffrais ? Je ne crois pas : il y avait un coin dansma chambre, entre le radiateur et le lit, qui me plaisait énormément; je m’y installais dès le réveil : être assis là, sur le plancher, ledos bien calé dans l’angle du mur, cela me suffisait. Ce coin n’avaitrien de particulier, mais une lumière y venait vers 17 heures, unelumière spéciale qui me rendait heureux, une sorte de halo rouge,orange, jaune qui avançait au fil des heures le long du mur jusqu’àma tête, qu’il finissait par couronner.Une flamme déchire les lignes ; elle fait tourner votre solitude dansla lumière. Qu’est-ce qui m’arrivait dans cette chambre ? Est-ce queje faisais déjà de la place en moi pour les Renards pâles ? J’ignoresi ce que je vivais avait le moindre sens, mais voilà : j’étais capabled’attendre chaque après-midi l’arrivée d’une auréole au-dessus dema tête ; une telle attente remplissait mes journées, elle les sortaitde l’ordinaire : en un sens, elle les consacrait. »Yannick HaenelLes Renards pâlesromanGALLIMARDPARUTION aoûtRomanCollection L’infini9782070142170192 pages • 16,90 e6rendez-vous sur www.gallimard.fr/rentreelitteraire ou sur www.facebook.com/gallimard


Étienne de Montety / La route du salutÉtienne de Montety dirigeLe Figaro littéraire. Il estl’auteur de plusieursbiographies et d’un romanparu aux Éditions Gallimarden 2009, L’article de la mort.Dernière parutionL’article de la mortCollection blanche304 pages • 18,80 eBosnie, années 1990. Deux jeunes hommes venus de France se battentcontre les Serbes.Mosko est un fils d’immigrés polonais. À la faculté de Nanterre, il faitla connaissance d’un étudiant musulman qui oriente sa vie vers l’islam.Lors de l’éclatement de la Yougoslavie, il rejoint les moudjahidine, venusprêter main-forte à leurs frères bosniaques… Fahrudin, lui, est un fils deBosniaques arrivés en France après la mort de Tito. Il a grandi dans unecité de la banlieue rouennaise, avant de s’engager dans la Légion étrangère.Quand la guerre éclate, il déserte et regagne la Bosnie.Deux destinées singulières se rencontrent, alors que la guerre embrase denouveau le cœur de l’Europe.En faisant revivre le conflit en ex-Yougoslavie, La route du salut offre unéclairage profond et sincère sur l’engagement, la foi, les vertus militaires etleurs limites, et sur la montée des identités dans l’histoire récente du vieuxcontinent.« Selma et Ediba ne se plaignaient pas. Husejin se disait que,quand la guerre serait finie, il partirait avec elles. En Allemagne, enFrance, en Italie, qu’importe ; quelque part où elles puissent vivre enpaix. Ediba se marierait. Selma vieillirait entourée de petits-enfants. Ceserait le bonheur. Tiens, un mot qu’on n’utilisait plus guère en Bosnie.Mais en attendant, il fallait aller au bout, jusqu’à Split, jusqu’à lamer. Il fallait vaincre cette piste, qui serpentait dans le pays, entreles embûches créées par les hommes et les obstacles de la nature, etreliait tant bien que mal la Bosnie au reste du monde ; cette piste queles organisations internationales avaient baptisée “ la route Diamant ”.On trouve parfois cette mention sur les cartes de l’époque, dans lesrapports et les reportages. Mais les habitants de Kladanj, Olovo,Srebrenica, Tuzla ne l’appelaient que “ Put Spasa ” : la route du salut. »ÉTIENNE DE MONTETYLA ROUTEDU SALUTromanGALLIMARDParution aoûtRomanCollection blanche9782070134441320 pages • 18,90 eChristophe Ono-Dit-Biot / Plonger« Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’unpays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.Une provocation.Une invocation.À écrire ce livre, pour toi, mon fils. »CHRISTOPHE ONO-DIT-BIOTPLONGERromanJournaliste et écrivain,Christophe Ono-dit-Biot est néen 1975. Agrégé de Lettres,il est directeur adjoint de larédaction de l’hebdomadaireLe Point, où il est notammenten charge des pages Culture.Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle estpartie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seulavec leur petit garçon.Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète,incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leuramour − leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le mondede l’art, la naissance de l’enfant − et essaie d’élucider les raisons qui ontprécipité sa fin.Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du nouveau monde, dumarbre des musées au sable des rivages sensuels où l’on se lave de tout,Plonger est l’itinéraire d’un couple de notre temps. En proie à tous lesvertiges d’une époque où il devient de plus en plus difficile d’aimer.GALLIMARDPARUTION aoûtRomanCollection blanche9782070134274448 pages • 21 erendez-vous sur www.gallimard.fr/rentreelitteraire ou sur www.facebook.com/gallimard9


Albert CamusŒuvresÉdition préfacée par Raphaël EnthovenParution octobreCollection Quarto9782070140855Un dossier inédit par œuvre50 documentsSous presseÉtabli à partir de l’édition des quatre volumes des Œuvres complètes de La Pléiade, ce Quartorassemble en un volume les textes essentiels de l’œuvre d’Albert Camus.Cette édition permettra au lecteur de disposer d’une édition pratique, avec un appareil critiqueadapté, chaque œuvre étant suivie d’un Dossier rassemblant des documents, des commentaireset critiques : Raymond Aron, Maurice Blanchot, Bernard Frank, Jean Grenier, Émile Henriot,Jacques Laurent, Roger Martin du Gard, Pascal Pia, Nathalie Sarraute, Jean-Paul Sartre,Georges Altman, Pierre de Boisdeffre, Roger Grenier, Simone de Beauvoir, François Mauriac,Mario Vargas Llosa… Et aussi des notes de Camus lui-même extraites de ses Carnets ou de sesarticles.Ce volume contient : Discours de Suède (1957) • L’Envers et l’Endroit (1937) • Noces (1939) • L’Étranger (1942) •Le Mythe de Sisyphe (1942) • Caligula (1944) • Le Malentendu (1944) • Lettres à un ami allemand (1945) • La Peste (1947)• L’État de siège (1948) • Les Justes (1949) • L’Homme révolté (1951) • L’Été (1954) • La Chute (1956) • L’Exil et le Royaume(1957) • Le Premier Homme (1994).Catherine CamusLe monde en partageItinéraires d’Albert CamusParution octobreAlbum230 x 285 mm9782070140947240 pages • 35 eOrganisé en trois grandes séquences – la Méditerranée, l’Europe et le monde –, l’album mêlegéographie intime, littéraire et politique : voyages et lieux aimés, habités ou visités par l’écrivain,compagnons ou filiations littéraires, enfin combats menés par Camus auprès de tous lesopprimés. Les extraits de ses œuvres et de ses correspondances viennent en contrepoint desphotos de lieux, de manuscrits, tapuscrits ou épreuves corrigées, d’œuvres d’art et de documentspersonnels. Un album sensible offrant un parcours original dans la vie et l’œuvre de Camus ainsiqu’un éclairage inédit sur son rapport au monde.« Dans Le Monde en partage, itinéraires d’Albert Camus, je voudrais montrer, en m’appuyant surles citations de mon père, que le monde n’est précisément pas la “ mondialisation ”, mot abstraitet globalisant, qui donne aux êtres humains un sentiment définitif d’impuissance. Partant dela Méditerranée, passant par l’Europe puis les deux Amériques, la Russie et l’Asie, le monded’Albert Camus est peuplé de femmes et d’hommes qui, pour l’essentiel, partagent les mêmessouffrances, les mêmes angoisses et les mêmes espoirs. Ce monde ne se sépare pas de la natureet de sa beauté où il propose de puiser les forces pour aimer et se révolter. »Catherine CamusCollectifAlbert Camus, citoyen du mondeCatalogue de l’exposition à la Cité du livre d’Aix-en-ProvenceParution octobreAlbum220 x 270 mm9782070142392232 pages • 29 eLa pensée de Camus est nourrie d’expériences qui jalonnent sa vie et son œuvre : les lieux,l’amitié, le langage, la guerre, l’histoire, l’amour…Ces étapes aboutissent à ce que Camus appelle le « royaume », lieu toujours menacé, où leshommes, en lien avec d’autres, peuvent vivre, aimer, sentir, admirer, créer…Cet album retrace l'itinéraire de l’exposition « Albert Camus, citoyen du monde », qui auralieu du 5 octobre 2013 au 4 janvier 2014, à la Cité du livre d’Aix-en-Provence.Catalogue dirigé par Sophie Doudet, Marcelle Mahasela, Pierre-Louis Rey, Agnès Spiquelet Maurice Weyembergh.EXPOSITION « Albert Camus, citoyen du monde », du 5 octobre 2013 au 4 janvier 2014,Cité du livre, Aix-en-ProvenceVoir aussi page 4713


ÉDITION ET ANNOTATIONSD’ESTELLE GAUDRY ET JEAN- YVES TADIÉAVANT- PROPOS DE JEAN- YVES TADIÉphoto D.R.MARCEL PROUSTLETTRESÀ SA VOISINEGALLIMARDParution octobreCollection blanche185 x 235 mm9782070142248Sous presseMarcel ProustCentenaire de la publication de Du côté de chez SwannUn amour de Swannorné par Pierre Alechinsky« Illustrer n’ajoute rien à la compréhension d’un texte. Jen’ai donc pas illustré Un amour de Swann, je me suis permisde décorer les marges. Orner. Cependant mon crayona commis des infractions, quelques allusions d’une couleursanguine : l’éclisse d’un violon, la courbe d’une robe, d’undos, d’une chevelure, la canne théâtrale de Charlus. C’estalors que je me suis vu, côté cour, ajouter un va-et-vientpendulaire — le Temps, n’est-ce pas. Sorte de dessin animéprimitif qui, d’un bout à l’autre de l’ouvrage, passe. »Pierre AlechinskyLettres à sa voisineÉdition et annotations par Estelle Gaudry et Jean-Yves TadiéAvant-propos de Jean-Yves TadiéC’est un vrai petit roman, fondé sur une surprise : la découverte de ces vingt-six lettres à unedame (dont trois à son mari) dont nous ne savions rien, et qui se trouve avoir été la voisine deMarcel Proust, 102 boulevard Haussmann, Mme Williams, épouse d’un dentiste américain,qui exerçait, lui, au deuxième, c’est-à dire au-dessus de la tête du pauvre Marcel : d’où biendes drames vécus par ce phobique du bruit. Ces lettres s’échangent entre voisins, d’un étageà l’autre, et parfois par la poste ! Proust déploie à l’égard de Mme Willliams tout son charme,fait briller son humour, sa culture, son art du compliment. Il éprouve pour cette autre recluse,par-delà le désir de plaire à une voisine qui détient les clés du silence, une sympathie réelle.De quoi est-il question dans ces lettres ? Du bruit d’abord, des travaux à l’étage du dessus,qui torturent Proust pendant ses heures de sommeil et de travail. Il est aussi question demusique, Mme Williams aime la musique et joue de la harpe. De fleurs, et des bouquets qu’ilséchangent. Mais aussi de la maladie (la sienne et celle de Mme Williams) et de la solitude.Suite à la vente de l’immeuble, il déménage le 31 Mai 1919. Proust n’a parlé de Mme Williamsà personne…Du côté de chez Swann, CombrayPremières épreuves corrigées (1913),fac-similé et transcriptionIntroduction et transcription de Charles MélaParution octobre9782070141081250 x 325 mm110 illustrations208 pages • sous presseParution octobre9782070142088Hors série luxe400 x 600 mmFac-similé et transcriptionTirage limité à 1 200 exemplairesPrix de lancement 189 ejusqu’au 28 février 2014, 219 e ensuite14Il s’agit des premières épreuves de Du côté de chez Swann (1913), qui présentent un intérêtcapital car les additions manuscrites, que nous donnons en fac-similé et en transcription,doublent le volume du texte initial, ce qui permet d’assister au travail de la création. Le volumereproduit les « paperoles » collées à la main, elles-mêmes couvertes de modifications manuscrites,on a ainsi des dépliants qui peuvent atteindre une vingtaine de centimètres. Le lecteurse trouvera face à un objet tout à fait inédit, à la fois imprimé et manuscrit, avec des dimensionsinsolites. C’est la première fois que ces épreuves sont publiées, à l’identique (avec toutesles additions manuscrites) et qu’une transcription en est donnée. Tiré à 1 200 exemplaires,tous numérotés, le volume ne sera pas réimprimé. Publié en partenariat avec la FondationMartin Bodmer, il s’adresse aux admirateurs de Proust, qui sont légion dans le monde entier,mais aussi aux lecteurs curieux de découvrir la création en devenir, auxcollectionneurs, de même qu’aux érudits spécialistes de l’étude desmanuscrits et aux institutions.nOUVEAUTÉ FOLIO classiqueDu côté de chez SwannÉdition limitée sous étui,avec un livret d’illustrations9782070454099600 pages • 8,20 e


FRANZ BARTELTLE FÉMURDE RIMBAUDromanGALLIMARDParution octobreRoman9782070142682256 pages • 18,50 eFranz BarteltLe fémur de RimbaudMajésu Monroe est brocanteur. Il propose à sa clientèle des objets ayant appartenu à descélébrités : un portrait du Christ à la mine de plomb dessiné par un officier romain, unechaussette – trouée – de Rimbaud, et mille autres raretés qui sentent à la fois l’escroquerieet la poésie. Très sûr de sa haute valeur, Majésu rencontre un jour Noème, fille d’un couplerichissime, bien décidée à faire payer à ses parents les crimes de la bourgeoisie (Noèmeest devenue communiste, et sa mère a bien souffert de voir Staline la supplanter dans lecœur de sa fille). L’amour naît instantanément, basé sur une même haine des riches, unmême penchant pour l’alcool et une même absence de scrupules : le mariage est inévitable.Mais, à la mort accidentelle des parents de Noème, les projets du couple tournent court : unénorme héritage est en jeu, et soudain le principe de la communauté des biens paraît moinsattrayant. Pire qu’une guerre civile, la guerre conjugale commence. On retrouve ici l’imaginationretorse de Franz Bartelt, sa verve anarchisante et son style impeccable, pour la plusgrande hilarité du lecteur.Jean Clairde l’Académie françaiseLes derniers joursParution octobreEssai9782070142651Sous presseJean Clair a été conservateurdu musée Picasso à Parisjusqu’en 2005. Il est l’auteurde très nombreuses études etessais sur l’art contemporain.J’appartiens à un peuple disparu. À ma naissance, il constituait près de 60%de la population française. Aujourd’hui, il n’en fait pas même 2 %.Il faudra bien un jour reconnaître que l’événement majeur du xx e siècle n’aura pasété l’arrivée du prolétariat, mais la disparition de la paysannerie. Ce sont eux, lespaysans, qui mériteraient le beau nom de « peuple originaire » que la sociologieapplique à d’improbables tribus. En même temps que les premiers moines, ce sonteux qui ont défriché, essarté, créé un paysage, et qu’ils lui ont donné le nom de« couture », c’est-à-dire de « culture », ce mot que les Grecs n’avaient pas mêmeinventé : une façon d’habiter le monde autrement qu’en sauvage.J’ai tant aimé ce monde d’ici-bas, les choses matérielles, dans leur poids et dans leurrugosité, dans leur matière et leur facture, j’ai tant voulu ces biens qu’ont été leslivres, les objets d’art, les outils du savoir, et j’ai fini, alors même que je n’en avaisrien, par en acquérir assez pour me juger heureux.J’éprouve aujourd’hui le sentiment d’une trahison. »Romancière et essayiste,Marie Ferranti vit à Saint-Florent en Haute-Corse.Elle a publié aux ÉditionsGallimard La princesse deMantoue, Grand prix du romande l’Académie française.Dernière parutionUne haine de CorseFolio n° 5578368 pages • 7,70 eMarie FerrantiMarguerite et les grenouillesSaint-Florent, chroniques, portraits et autres histoires« Ce livre n’est pas un roman. S’il fallait le définir, ce pourrait êtreune sorte de guide de lieux minuscules, d’un genre inédit.Je sortais de l’écriture d’Une haine de Corse. L’épopée napoléoniennem’avait emmenée jusqu’aux confins de l’Europe et mêmedu monde. J’étais un peu lasse des voyages : j’éprouvais le besoinde revenir chez moi. Il m’a donc pris la fantaisie de circonscrire àla ville de Saint-Florent les récits que je rapporte.Je raconte dans ces pages ce que j’ai vécu, vu et entendu, sansrefuser parfois de me laisser emporter par mon imagination.C’est le contraire de la sagesse, symbolisée par un singe aveugle,muet et sourd, mais je n’ai jamais prétendu avoir une passionexcessive pour les singes ou la sagesse. »MARIE FERRANTIMARGUERITEET LESGRENOUILLESSaint Florent, chroniques,portraits et autres histoiresParution octobre9782070141678Sous presseMarie Ferranti nous invite ainsi à la suivre dans Saint-Florent, au fil de récits au charmeinsistant, teintés d’une certaine nostalgie mais surtout empreints d’une grande tendresse etd’un enthousiasme communicatif.GALLIMARD15


photo D.R.Régis Debray, membrede l’Académie Goncourt,est essayiste, romancier,journaliste et mémorialiste.Ses dernières parutionssont : Un candide en TerreSainte, Le Moment fraternité,Dégagements, Éloge desfrontières, Du bon usage descatastrophes, Jeunesse dusacré et Modernes catacombes.Régis Debrayde l’académie GoncourtLe tempsLe Stupéfiant imagePhilippe LabroLe flûtiste invisibleSur un paquebot qui va vers l’Amérique, un jeune hommerencontre une femme qui lui fait perdre toute innocence.Dans un bistrot, un inconnu vient me dire : « Je vous ai eudans ligne de mire, en Algérie. »des imagesDe la grotte Chauvet au Centre à Auschwitz. PompidouC’est parce qu’il avait froid, dans une briqueterie en Hongrie,que mon voisin, quand il était petit enfant, a échappéPar trois fois, le « flûtiste invisible », qu’on peut appeler leRégishasardDebray– ou la main de Dieu –, fait basculer des existences.Pourquoi ? C’est toute la question de ce roman.Nous vivons le temps des images, et c’est accroître sesplaisirs que de s’en donner l’intelligence. En relatantcomment il a lui-même appris à ouvrir les yeux, dansRégis Debrayles grottes ornées comme Le dans nos salles de musée,l’auteur, idolâtre stupéfiant heureux et qui ne se repent pas, entendcontribuer au bon image usage du « stupéfiant image ». Maisl’énigme qu’il interroge tout au long de ce recueil dePhoto © Maia Flore /Agence Vu (détail).témoignages et de réflexions, c’est13-III A14053celleISBN 978-2-07-014053-4du temps00 €immobile. Il est des images fixes que l’on peut dater parleur style ou leur technique, mais dont nous demeuronsétonnamment contemporains. Les archives visuelles descivilisations éteintes restent vivantes en sorte qu’ellesauraient bien tort de se croire mortelles. Les dieux et lesidées meurent, non leurs statues ni leurs figures. Et lesfélins de la grotte Chauvet, – 35000 ans, n’ont pas d’âge,pas plus que nos plus belles photos de stars.Régis Debray Le stupéfiant imageRégisDebrayLestupéfiantimageGallimardParution octobre9782070141777Sous presseCouverture provisoireromDernières parutionsModernes catacombesCollection blanche320 pages • 21 eÉloge des frontièresFolio n° 559896 pages • 4,90 eAlain JaubertAu bord de la mer violetteALAIN JAUBERTphoto C. Hélie © GallimardAlain Jaubert a été marinavant d’être journalistescientifique, chroniqueurmusical, enseignant…Il est l’auteur de la série« Palettes » diffusée depuis1989 sur Arte et dans lemonde entier. Il a publiéplusieurs essais sur l’artainsi que trois romans,Val Paradis, Goncourt dupremier roman, Une nuit àPompéi et Tableaux noirs.Le Vieux-Port de Marseille au temps de sa splendeur.Un soir de l’été 1875, deux très jeunes gens, un Françaiset un Polonais, se rencontrent au bord des quais pittoresquesde la ville la plus remuante d’Europe. Ils sonttous les deux profondément marqués par l’Odyssée, parVictor Hugo, par Jules Verne et surtout par Baudelaire.Ils ne rêvent que d’aventures exotiques, de mers lointaines,de déserts ou de tempêtes, de rencontres surprenantes,de terres inconnues, de peuples sauvages…L’un deviendra le plus célèbre des poètes français, disparaîtraau loin, connaîtra une étrange carrière, exil,errances, avant de revenir mourir dans la capitalephocéenne. L’autre, d’abord marin pendant vingt ans,changera de langue et se métamorphosera en l’un desplus grands romanciers britanniques du xx e siècle. Ilsne se reverront jamais et pourtant leurs vies se croisentet offrent de troublants parallélismes, au cœur d’uneHistoire fort mouvementée, de la Commune à la GrandeGuerre. Le lecteur devinera aisément les noms de cesdeux personnages devenus légendaires dont les destinscroisés composent un vrai roman d’aventure etd’inquiétude.AU BORDDE LA MERVIOLETTEromanGALLIMARDPARUTION octoBRE9782070142781304 pages • 18,90 eDernières parutionsTableaux noirsCollection blanche480 pages • 21,30 eD’Alice à FrankensteinFolio n° 5284352 pages • 8,20 e16


EntretienPhilippe DjianLove Songphoto C. Hélie © GallimardPhilippe Djian est né en1949. Son roman 37,2° lematin, adapté au cinémapar Jean-Jacques Beneix,lui a valu la reconnaissancedu grand public. Il a, entreautres, publié aux ÉditionsGallimard Vers chez les blancs,Ça, c’est un baiser, Frictions,Impuretés, Impardonnables,Incidences, Vengeances et" Oh… " Prix Interallié 2012.Daniel est un musicien accompli. À 50 ans etquelques, sa carrière est faite, il est l’auteur deplusieurs gros succès, de plus d’une dizaine d’albums,et tourne dans le monde entier. Le public etla critique l’adorent, on le reconnaît dans la rue etle désordre de sa vie conjugale avec Rachel fait parfoisla une de la presse people. Mais ces dernierstemps, l’industrie du disque a changé sans qu’ils’en aperçoive. Et, quand il remet à sa maison dedisques ses nouveaux morceaux, le verdict tombe :pas assez commercial. Renvoyé en studio, il doitd’urgence trouver l’inspiration, quand sa femme,qui l’avait quitté depuis un an, choisit justement cemoment pour revenir…C’est la première fois que Philippe Djian s’inspire dumonde de la musique pour écrire l’un de ses romans.Un univers dont il est depuis longtemps familier.Parution octobreRoman9782070122158240 pages • 18,90 eDernières parutions" Oh… "Collection blanche240 pages • 18,50 eVengeancesFolio n° 5490208 pages • 6 e Le titre, Love Song, fait référence à lamusique…Le personnage central, Daniel, est auteurcompositeur-interprète.À 50 ans, il est reconnucomme un auteur de qualité, aux textesd’une grande poésie. Pourtant, il pense avoirraté sa vie : au début de son mariage, il a trompésa femme. Elle n’a pas divorcé, mais elle arepris sa liberté. Lui se dit que c’est le prix àpayer pour sa faute. Et, comme ils n’ont pasd’enfants, il pense qu’il est stérile.Le livre commence au moment où elle revientau domicile conjugal, enceinte, après une escapadede huit mois avec Tony, un des musiciensde Daniel. Daniel se demande alors sicet enfant inespéré n’est pas, au fond, celuiqu’il attendait. Évidemment, ce ne peut pas être aussisimple…Comme Tony meurt dans un accident stupide,Daniel se dit que la voie est libre, qu’il peutaccepter l’enfant puisque le père est mort.Mais Tony n’a été qu’une passade pour safemme. En fait, elle a une aventure depuisvingt ans avec un autre homme, Georges,que Daniel considère comme un frère, avecqui il a partagé les galères de son début decarrière. Et Daniel va bientôt se demanderqui est le vrai père de l’enfant…Tout cela installe le thème principal du roman :un jeu de dupes entre ces personnages quivivent ensemble des histoires différentes. Ensemble,c’est-à-dire en même temps et dansles mêmes lieux. C’était ce qui m’amusait, cesur quoi j’avais envie de travailler. Vouliez-vous vous démarquer de "Oh…",votre dernier roman ?Je dirais plutôt que, par rapport à d’autres demes livres, il n’y a pas de violence particulière,c’est plutôt la chronique d’une vie. C’est unehistoire de famille, une histoire du premiercercle, entre Daniel, sa femme, Georges, l’enfant…Sans oublier qu’il existe un lien fort entreDaniel et sa femme, ils ont vécu ensemble desmoments importants, et ils ont encore beaucoupà vivre ensemble, malgré tout.C’est aussi un livre sur l’absence et la solitude,sur la culpabilité et la rédemption, un livre épuré,qui se débarrasse du superflu. Le problèmede mes personnages, c’est comment réagir àdes choses auxquelles on ne s’attend pas. Et,pour Daniel, c’est de découvrir qu’il s’est complètementtrompé depuis vingt ans. Dans chacun de vos livres, vous vous efforcezd’innover en matière de style…Ici, je suis parti sur l’idée qu’il ne fallaitpeut-être plus obéir de manière aveugle à laconcordance des temps. C’est un peu difficiled’y échapper dans une même phrase, mais àl’intérieur d’un même paragraphe, passé, présent,passé simple ou subjonctif peuvent trèsbien se mélanger, certaines scènes prennentplus de relief au passé qu’au présent. J’aitrouvé que cela donnait une coloration particulière.De même, je me suis dispensé despoints d’exclamation et d’interrogation, pourdonner une autre dimension aux dialogues.Pour un écrivain, l’important n’est pas deraconter des histoires, Céline disait « si vousvoulez lire des histoires, vous n’avez qu’àacheter les journaux ». L’intérêt, c’est detoujours chercher des voies nouvelles : si jene m’étonne pas de livre en livre, je n’ai pasenvie d’écrire.On ne peut plus écrire comme au xix e siècle, etje ne vois pas pourquoi, si une histoire va deA à B, on ne pourrait pas commencer avant Aet finir après B. C’est le cas dans Love Song :vers la page 200, tout semble résolu. Pourtant,l’histoire se poursuit encore sur une centainede pages, parce que je voulais savoir cequi allait se passer une fois que Daniel avaitcompris ce qui lui arrivait…17


photo C. Hélie © GallimardAlexis Jenni vit et travailleà Lyon. Son premier roman,L’art français de la guerre areçu le prix Goncourt 2011.Alexis JenniÉlucidations50 anecdotesÉlucidations n’est pas un ample roman comme L’art Français de laguerre, mais au contraire un recueil de textes très brefs. Cinquante« anecdotes », écrites à la première personne du singulier, qui dessinentpeu à peu un paysage mental.Ces textes nous font penser d'abord à un glaneur de souvenirs àla recherche d’impressions fugaces. Mais Alexis Jenni ne cultivepas des sensations universelles, au contraire, il veut révéler ce qu’ade totalement particulier notre expérience individuelle du monde.Tantôt mélancoliques, tantôt absurdes, tantôt amusées, mais jamaismonotones. Méditations simples et accessibles, elles témoignentALEXIS JENNIÉLUCIDATIONS50 anecdotesParution octobreRécits9782070142057224 pages • 14,90 ed’un regard étonnamment modeste de l’auteur sur soi. L’enjeu n’est pas ici la connaissance,le savoir. C’est le familier qu’explore Alexis Jenni, qu’il ne quitte jamais – comme Lyon et laSaône où ses pas finissent toujours par le ramener.Une excursion originale et autobiographique hors du roman par l’auteur du prix Goncourt 2011.GALLIMARDDernière parutionL’art français de la guerreFolio n° 5538784 pages • 9,90 eDernière parutionLa voix et l’ombreCollection L’un et l’autre224 pages • 21 eRichard MilletUne artiste du sexeQuelque chose s’achève, que je suis encore incapable demesurer mais dont l’obscur mouvement en moi fait entendresa rumeur. Je ne serai pas un écrivain français : j’écris ce récit ;je le mènerai à bien ; ensuite je me tairai dans cette langue, moiqui suis pourtant né dans un nom français, Butte, Montana,1 742 mètres d’altitude. Je reprendrai de la hauteur. Je m’élèveraiau-dessus de la langue française que j’aurai sans doutemieux aimée que les Français, qui la négligent, commencentmême à l’ignorer, tombent dans le puits où ils s’oublient,comme tous les peuples d’Europe. Je reviendrai à ma languenatale pour y vivre, aimer, mourir. Je dirai la vérité sur monamour pour Rebecca. Je serai un écrivain américain, c’est-àdireun homme sans nostalgie. »RICHARD MILLETUNE ARTISTEDU SEXEromanGALLIMARDParution octobreRoman9782070141487240 pages • 17,90 eCouverture provisoireparution simultanéeUne nuit à ReykjavikFolio n° 5573208 pages • sous presseBrina SvitVisage slovèneÀ la mort de sa mère, Brina Svit qui est slovène, se sentant exiléeà Paris, se lance dans une quête d’identité qui la conduit à BuenosAires. Elle emporte avec elle, dans ce voyage, le journal d’un autreexilé, polonais celui-là, Witold Gombrowicz, qui a vécu vingt-quatreans d’exil en Argentine et lui tient en quelque sorte la main. À la« Villa Eslovana », une enclave fondée par des Slovènes émigrésen Argentine, avant et surtout après la Seconde Guerre mondiale,soit par antifascisme, par anti-communisme ou pour avoir collaboréavec l’occupant allemand, elle interroge et photographie quelquesunsde leurs descendants les plus singuliers. Vivant entre eux, ceshommes et ces femmes se serre les coudes et maintiennent à toutprix leur « slovénité » : culture, langue, religion, en préservant autantque possible leur « sang pur ».BRINA SVITVISAGESLOVÈNEGALLIMARDParution octobreRoman9782070142668Sous presse18


Entretienphoto C. Hélie © GallimardRomancier, journaliste,réalisateur, parolier, PhilippeLabro est né à Montauban.À 18 ans, il part pour les États-Unis ; étudiant en Virginie, ilvoyage à travers le pays.À son retour, il devientreporter à Europe n°1 puis àFrance Soir. Il fait son servicemilitaire pendant la guerred’Algérie, puis reprend sesactivités de journaliste (R.T.L.,Paris-Match, TF1, A2…).Aujourd’hui, il animenotamment l’émission« Langue de bois s’abstenir »sur la chaîne D8.Dernière parutionLe flûtiste invisibleCollection blanche192 pages • 17,50 ePhilippe Labro« On a tiré surle Président »" The President’s been shot ! ", " On a tirésur le Président ! "Le cri vient d’une silhouette qui s’agite au loinen courant vers moi sur l’herbe du campus del’université de Yale, dans le Connecticut, oùje suis envoyé pour l’émission de télévision" Cinq colonnes à la une ". Je peine à saisir laréalité de cette nouvelle insensée…» Le 22 novembre 1963, le Président Kennedyest assassiné à Dallas. Comment apprenez-vousl’événement et que faites-vous ?J’ai entendu crier « On a tiré sur le Président», c’est la phrase clé que toute l’Amériquea prononcé ce jour-là. Je me trouvais alors surla côte Est des États-Unis, et j’ai filé à NewYork prendre le premier avion pour Dallas.Sur place, nous n’étions que deux journalistesfrançais, le correspondant de l’AFP à Washingtonet moi. Je raconte ce que j’ai vécu, ce quej’ai vu, mes intuitions, mes conclusions. C’estun livre très subjectif. Sur place, que découvrez-vous ?J’ai 26 ans, j’ai déjà fait du grand reportage,je travaille pour France-Soir. Mais là, c’est letournant de ma vie de journaliste. Je vis l’événementdepuis l’intérieur du quartier généralde la police de Dallas, je refais, à pied,l’itinéraire d’Oswald une fois qu’il quitte l’immeubled’où sont partis les coups de feu, jerencontre Jack Ruby la veille du jour où il assassineOswald, nous échangeons quelquesmots, il me donne même sa carte de visite…Je découvre aussi, une police désorganisée,dépassée par l’énormité de l’événement, etla prédominance de la presse, en particulierla télévision, qui dicte quasiment à la policequand et comment la sortie d’Oswald ducommissariat doit se faire, presque en fonctionde l’emplacement des caméras ! Votre conviction sur cet assassinat repose sur« le 3 e mort de Dallas »…Après l’attentat, devant vingt témoins, Oswaldtire à bout portant, avec un pistolet calibre 38,sur un policier, l’agent Tippit, qui veut contrôlerson identité. Ce meurtre m’a beaucoup frappé,tout comme le propos d’Oswald à l’instant deson arrestation : « It’s all over now », « Maintenant,c’est fini ». C’est l’attitude d’un homme quisait qu’il va être traqué. En même temps, ce quime frappe, c’est son déni total : il se dit innocentde tout. Je le vois et je l’entends encore, il estd’un sang-froid, d’une arrogance incroyables.“PhilippeLabroOn a tiré surle Président ”GallimardParution octobreRécit9782070141548Sous presse Diriez-vous que cette affaire est le plus beaupolar US qu’on ait pu écrire ?À la minute où j’ai mis les pieds dans cecommissariat, tout ressemblait aux séries Bde ma jeunesse, sauf que c’était en couleur.Mais c’étaient les mêmes chapeaux, le mêmecomportement, les mêmes accents, ce mélangede types en uniformes et en civil, cetteambiance de brutalité. Sans parler de l’assassinatd’Oswald dans le garage du commissariat: c’était vraiment de la série noire ! On dit souvent que, ce jour-là, l’Amériqueavait perdu son innocence…Plutôt l’espérance. À ce moment-là, Kennedyreprésente, pour les Américains et le mondeoccidental, le leader idéal. Il incarne l’espoird’une vie meilleure, de projets merveilleuxet fantastiques comme l’Homme sur la Lune.Une forme d’humanisme et une formidableséduction, celle du Président comme celle ducouple présidentiel. De même que j’ai vécuun polar à Dallas, les Kennedy ont amenéHollywood à la Maison-Blanche. Après l’attentat,le pays a été plongé dans le chagrin,le deuil et l’inquiétude : ce que l’Amérique aperdu en innocence ce jour-là, elle l’a gagnéen gravité. Est-ce également un livre de souvenirs sur lejeune journaliste que vous étiez ?Mon propos, c’est de relater comment unjournaliste se souvient, cinquante ans après,de ce tournant de sa vie professionnelle etpersonnelle. Dès le début, j’ai été fasciné parKennedy, il correspondait à ce que j’avais sentiarriver dans mes années d’étudiant aux États-Unis, il a incarné le tournant des sixties. À samort, une page se tourne, du même coup unepage s’est tournée dans ma propre vie.Ce livre, c’est d’abord ce que j’ai vécu à Dallas,ce que j’ai reniflé, ce que j’ai fait, et même ceque j’ai raté, avant d’élargir le débat à la personnalitécomplexe de JFK et à la quête de lavérité – s’il y en a une…19


l’infiniFrank CharpentierLa Dernière Lettrede RimbaudromanGALLIMARDPARUTION OCTOBRERoman9782070142484256 pages • 18,50 eFrank CharpentierLa Dernière Lettre de RimbaudDe quoi est-il question au fond, quand on parle de Rimbaud ou quand on le lit, si c’est encorevraiment le cas ? Rimbaud a écrit, Rimbaud n’a plus écrit. Mythe et légende douloureuse d’ungénie poétique précoce et fulgurant, à la Mozart ; et puis le désert, le commerce, les trafics, -et la fin tragique, l’amputation, la mort. Tout a été dit là-dessus, « littéralement et dans tousles sens ». Imagerie diverse ou adoration plus ou moins aveugle d’une « belle gloire d’artisteet de conteur emportée », et finalement, presque toujours, célébration oblige, indifférence àl’essentiel : affaire classée. Exit.Et si c’était un contresens complet ? Et s’il n’avait pas cessé… pas cessé d’écrire sa vie, d’unbout à l’autre, tout au long d’un parcours proprement géographique, et de la signer, de surcroît,secrètement, par son nom, ou plutôt par ses initiales, A.R., en se plaçant, consciemmentou non, sous ce signe constant ? Quel signe, d’ailleurs ? Celui de Noé ? Celui de Jonas ?D’un autre encore ? Se serait-il délibérément, retour de plus en plus initial, mis « à penser surla première lettre de l’alphabet », et lequel ? Le narrateur s’en souviendra - et ça le mèneraà une découverte bel et bien inouïe.l’arbalèteMarie ModianoUpsilon ScorpiiPARUTION OCTOBREPremier roman9782070142866192 pages • 18,50 ephoto C. Hélie © GallimardMarie Modiano est auteurcompositeuret chanteuse.En même temps qu’UpsilonScorpii, elle publiesimultanément deux albums :un en anglais intitulé PaperBoots, l’autre en françaisqui est une adaptation deson recueil de poèmesEspérance mathématique(L’Arbalète, 2012).Dimanche 11 janvier. Les cloches sonnent sans relâche :c’est la fête de la Sainte Naufragée. Je n’aime pas ce jour del’année, il fait toujours gris, et c’est toujours dimanche. Freddieet moi ne sortons pas de la journée. Je feuillette le livre quej’ai acheté sur les constellations. Je n’y comprends pas grandchose,mais je note dans mon cahier jaune le nom des étoilesdont j’aime la sonorité : Zeta Persi, Mu Geminorum, XiDraconis, Upsilon Scorpii… Je coupe les cheveux de Freddie,avec peine parce qu’il bouge sans cesse. Heureusement, ilne remarque pas le grand trou que je lui fais sur la nuque. Ilsemble ravi de sa nouvelle coupe, et je souris à l’intérieur demoi-même. »Upsilon Scorpii est le premier roman de Marie Modiano. Poétique etsubtil, il retranscrit au plus près le tumulte intérieur qui habite sonbeau personnage de jeune femme perdue.Dernière parutionEspérance mathématiqueCollection L’arbalète112 pages • 12,90 eLe sentiment géographiqueNé au Liban en 1967,Alexandre Najjar estresponsable du supplémentL’Orient littéraire qui paraîtà Beyrouth, il a publié unetrentaine d’ouvrageset a reçu plusieursprix littéraires.Alexandre NajjarLes anges de MillesgårdenRécit d’un voyage en SuèdeFruit d’un voyage à Stockholm et à Göteborg, ce récit nous livreles premières impressions d’un écrivain libanais parachuté dansun monde situé aux antipodes du sien. Avec érudition et humour,l’auteur nous décrit la Suède dans tous ses états, nous parle desSuédois et de leurs coutumes surprenantes, et met en exergueles différences qui séparent le Liban et la France de cette planèteétrange. Plus d’une fois, le narrateur rencontre des anges.Comment s’en étonner dans un pays considéré comme un paradis ?PARUTION octoBRE9782070142231Sous presse20


les cahiers de la NRFCouverture provisoire Couverture provisoireLes cahiers de laPierreMichonACTES DU COLLOQUEDE CERISY-LA-SALLEGallimardPARUTION octoBRE9782070143030Sous presseLes cahiers de laJacquesCopeauLouisJouvetCORRESPONDANCE1911-1949Édition établie, présentée et annotéepar Olivier RonyGallimardPARUTION octoBRE9782070143023Sous presseCollectifPierre Michon. Actes du colloque de Cerisy-la-SalleAoût 2009Textes réunis par Pierre-Marc de Biasi, Agnès Castiglione et Dominique ViartL’œuvre de Pierre Michon n’est-elle pas déjà celle d’un classique ? La question émerge à untournant historique : à un moment où les textes de Michon atteignent de nouveaux cerclesde lecteurs et où son écriture elle-même pourrait, à cette occasion, chercher à se construirede nouveaux défis. Certains textes comme La Grande Beune, ou Les Onze, ne vont-ils pasconnaître une seconde floraison ? Le charme et le démon de l’inachevé traversent l’écriture dePierre Michon comme un label de l’inimitable et la promesse d’une perpétuelle continuation.La chance nous est donnée par l’écrivain lui-même de chercher à comprendre cette aventure àl’état naissant : dans l’épaisseur sauvage de ses carnets de travail, à même la genèse du textetel qu’il est en train de s’inventer, avec la chance exceptionnelle de pouvoir interroger soncréateur. Ce sera, pour la lecture de l’œuvre, l’une des grandes nouveautés de ce colloque etdes recherches à venir. Que va-t-on trouver à travers ces traces de la création ? Un formidablechantier intellectuel, une profusion de matériaux imaginaires et quelques aperçus inédits surl’art de l’écrivain… mais surtout une énergie, une logique, une « percolation » qui constituentla signature inimitable d’une écriture. Comment la qualifier ? Comment résumer la singularitéparadoxale de cette œuvre, à la fois baroque et boutonnée, naturelle et fardée, noble et roturière,sauvage et réglée, cruelle et généreuse, si ce n’est par cette hypothèse : cette écriturene serait-elle pas tout simplement en train de construire la langue classique de notre temps ?Jacques Copeau - Louis JouvetCorrespondance (1911-1949)Édition établie, présentée et annotée par Olivier RonyCe volume rassemble pour la première fois l’intégralité de la correspondance échangéeentre deux hommes de théâtre hors du commun, Jacques Copeau (1879-1949) et LouisJouvet (1887-1951), dont l’influence n’a pas cessé de nourrir les pratiques contemporaines.Ce qui les unit d’abord, au-delà d’un compagnonnage exemplaire qui les verra côte à côteau Théâtre du Vieux-Colombier de 1913 à 1922, fut le rêve d’une fraternité artistique idéale,d’une utopie théâtrale. Que les circonstances, différends ou querelles d’amour-propre aientfait dégénérer cette mystique, personne ne le contestera. Mais des premiers spectacles de1913 à l’aventure mouvementée des deux saisons américaines, en passant par la réalisationdes dispositifs fixes des scènes new-yorkaises et parisiennes ou leurs échanges sur « lacomédie nouvelle » et sur l’éducation originale du comédien des temps modernes, le dialogueentre Jacques Copeau et Louis Jouvet révèle la complicité émouvante qui les a liés,notamment pendant la Première Guerre mondiale.Leurs lettres composent donc un récit unique, celui d’un don de chacun à l’autre, et celamême après le départ de Louis Jouvet du Vieux-Colombier. Jacques Copeau, alors retiréen Bourgogne à la recherche de formules dramatiques inédites, reste le « patron », auquelle cadet, devenu à son tour un des animateurs incontestés de la scène parisienne, rendrahommage jusqu’à sa mort, en octobre 1949.Centenaire du Théâtre du Vieux-ColombierDécor du Vieux-Colombier pourLa Nuit des rois de Shakespeare, 1920.© Archives Éditions GallimardLe 23 octobre 1913 est inauguré le théâtre duVieux-Colombier, nouvelle scène parisiennecréée dans le prolongement de La NRF, à l’initiativede Jacques Copeau et Jean Schlumberger,et administrée par Gaston Gallimard. Il s’agit,dans l’esprit de ses fondateurs, de répondre aumercantilisme du théâtre de l’époque, par uneentreprise artistique destinée à la jeunesse et aupublic lettré, « et s’imposant par le bon marchéde ses spectacles, leur variété, la qualité de leurinterprétation et leur mise en scène ».Estimant que l’interprétation est capitale,Jacques Copeau recrute une troupe jeune, oùfigurent notamment Louis Jouvet (acteur etrégisseur) et Charles Dullin. Le répertoire duVieux-Colombier réserve une place importanteaux textes classiques (Molière, Shakespeare…),mais accueille également les créations contemporainesd’auteurs proches de La NRF : Claudel,Gide, Martin du Gard, Romains, Vildrac, Ghéon,Schlumberger…Après une parenthèse new-yorkaise pendantla guerre, le théâtre rouvre ses portes en 1919 àParis ; mais, dès 1924, de graves difficultés financièrescontraignent ses créateurs à mettre fin àcette expérience de « théâtre neuf », dont l’apportthéorique et artistique doit être à nouveau soulignéà l’occasion de ce centenaire.21


Hors série littératurephoto C. Hélie © GallimardRomancier, biographe etjournaliste, Pierre Assoulineest l’auteur d’une vingtainede livres, dont les biographiesde D. H. Kahnweiler, AlbertLondres, Georges Simenon,Hergé, Cartier-Bresson, GastonGallimard. Ses derniersroman sont Vies de Job etUne question d’orgueil.Pierre Assoulinede l’académie GoncourtDu côté de chez DrouantCent dix ans de vie littéraire chez les GoncourtDu côté de chez Drouant est tiré d’une série d’émissions quisera diffusée tout l’été 2013 sur France Culture.En brefs chapitres, Pierre Assouline raconte la vie littérairefrançaise à travers plus d’un siècle de Prix Goncourt. Lescoulisses de leur attribution, la personnalité de jurés hautsen couleur qui se sont succédé autour de la célèbre tablede Drouant où ils délibèrent, les consécrations, les polémiques,etc. Pour documenter son récit, Pierre Assoulinea puisé dans les archives de l’Académie comme dans lapresse littéraire des époques concernées, afin de retracerde manière inédite l’histoire secrète de ce prix.Un livre bref et piquant qui paraît un mois avant l’attributionde l’un des prix littéraires les plus attendus.Parution octobre9782070143047Sous presseDernière parutionVies de JobFolio n° 5473496 pages • 7,70 ephoto C. Hélie © GallimardAntoine Audouard est néen 1956. Il a notammentpublié Adieu, mon unique,Une maison au bord dumonde, La peau à l’envers,Un pont d’oiseaux, L’Arabe etLe rendez-vous de Saigon.Dernière parutionLe rendez-vous de SaigonFolio n° 5474128 pages • 4,90 eAntoine AudouardLa geste des jartésAntoineAudouardLA GESTEDES JARTÉSGallimardUne PME en difficulté, des salariés qui s’angoissent pourleur avenir, un nouveau P-DG qui arrive, un groupe acharnéà rétablir des profits : pour mettre en scène cette réalitésociale tragique et banale, et faire entendre les voix de tousses acteurs, des plus hauts placés aux « gens sans importance» qui en sont les victimes, j’ai choisi la chanson degeste – la plus ancienne forme narrative de notre langue.Elle s’est imposée par sa souplesse et par la liberté qu’elleme donnait de me déplacer à travers toutes les couchesdu français – des plus archaïques aux plus modernes, deschants de trouvères aux slams.Si j’ai choisi l’édition comme univers, ce n’est ni politiqueni hasard ; c’est parce que j’ai voulu suivre à ma façon,humblement, le précepte tchekhovien de ne pas parlerde ce que je ne connaissais pas ; ainsi souvenirs et rencontresse sont-ils transformés, et les voix se sont-elles mises à résonner, chacune avec samisère, son rêve, sa peur, son espoir. Au cours de l’écriture, j’ai vu y passer les ombres debeaux ancêtres, certains anonymes, et Turoldus aussi, qui chanta Roland, Durandal, Olivier etles preux – celles de Rabelais et de La Fontaine, qui m’a prêté l’un de ses deux pigeons, bienmal en point, et suggéré avec malice l’intrusion d’un hamster…Dans cette geste, il est question de sujets sérieux – licenciements, harcèlement sexuel – etle champ de la bataille annoncée (ce qu’on appelait la rencontre des hommes dans le fracasdes armes et le jaillissement vermeil du sang) est un comité d’entreprise. L’excès y passe, legrotesque, le pathétique ; j’en garde avec les rires le goût âcre des larmes.(CHANSON)Parution septembreChanson9782070142859352 pages • 22,50 eA. A.22


Hors série littératurePARUTION septemBRE9782070142408Sous presseLéo FerréLes chants de la fureurAnthologie des textes de Léo FerréAvant-propos de Mathieu Ferré« Écrire sur Léo est pour moi difficile, je ne suis pas un intellectuel, mais plutôt un paysan,c’est vous dire. Je laisse le soin aux biographes et autres acolytes la tâche d’écrire sa vie, outout du moins ce qu’ils pensent en savoir ou en avoir compris. Mon père est pour moi commeun de ces chênes centenaires, majestueux et rares. Lorsqu’on l’aperçoit de loin on ne voitque son imposante présence, on se dit : “ J’aimerais bien m’abriter en dessous, à l’ombreet au frais et me sentir au bon endroit ”. En s’approchant, on commence à mieux le voir, unebranche cassée par-ci, par-là, une certaine rugosité dans l’écorce, une pancarte “ Interdit dechasser ” clouée par un abruti, pleins d’oiseaux qui ont fait leur nid et qui sifflotent, bref toutun petit univers. On s’aperçoit aussi que peu ou pratiquement rien d’autre que lui ne pousseen dessous. C’est la loi du plus fort ! Et c’est bien ainsi. »Mathieu FerréS’étalant sur une période de cinquante ans, Les chants de la fureur regroupent les textesdes chansons de Ferré, son roman Benoit Misère, des récits biographiques et des inédits. Àtravers les années, nous assistons à la transformation d’un auteur qui se libère des carcanstraditionnels de la chanson pour tendre vers une prose poétique libre, à la fois sombre etrévolutionnaire ; elle illustre si bien le vent de folie qui souffla en France dans les années 1970.20 ans de la mort de LÉo FerrÉ en juillet 2013photo C. Hélie © GallimardDavid McNeil est auteurcompositeur-interprèteet romancier.David McNeilQuatre mots, trois dessinset quelques chansonsDans ce récit, divisé en dix périodes qui incluent à la fois chansonset dessins à l’encre de Chine, l’auteur dévoile les sources d’inspirationqui ont influencé son écriture. Dix périodes qui portent la tracedes temps forts de son parcours, et lui permettent de revenir pourla première fois sur des événements et des rencontres artistiquesqui ont marqué son imaginaire musical.Après quarante ans d’écriture, David McNeil offre une-:HSMARA=VYWXWX:magnifique13-IX A 14232 ISBN 978-2-07-0142323 17,50 etraversée de la chanson française.David McNeil Quatre mots, trois dessins et quelques chansonsDavidMcNeilQuatre mots,trois dessinset quelqueschansonsDernière parution28 boulevard des CapucinesCollection blanche176 pages • 16,90 ePARUTION septembre9782070142323208 pages • 17,50 eLa Nouvelle revue française n° 606PARUTION OCTOBREAutomne 2013 - n°6069782070143085Sous presseUn musée imaginaireLa Nouvelle Revue Française ouvre ses pages à un Musée imaginaire. André Malraux désignaitainsi l’ensemble des reproductions d’œuvres d’art dont dispose une époque donnée.Aujourd’hui, alors que les moyens modernes de diffusion semblent trouver leur point deconvergence dans le réseau informatique, et mettent à la disposition des populations aiséesdes quantités de données immenses ; alors que, déjouant les « pronostications » des futurologues,les musées se multiplient, et même se démultiplient (Louvre, Tate, Ermitage), lavision malrucienne se trouve à la fois accomplie et métamorphosée. Nous posons donc laquestion : à quoi ressemblent, aujourd’hui, nos musées imaginaires ?Le Musée imaginaire de la NRF se propose donc d’accueillir quelques textes de réflexionsur le musée imaginaire et les sens qu’il peut revêtir aujourd’hui, pour des écrivains et desartistes, mais aussi et surtout des textes d’imagination et de fiction.Quelques participants : Éric Chevillard, Orhan Pamuk, Jean-Yves Jouannais, Nathalie Léger,Pierre Michon, Jean-Luc Godard, Hans Belting...Formulaires d’abonnements aux revues téléchargeables sur www.gallimard.fr/Revues


e n t r é e l i t t é r a i r ephoto © Š Montan copy photo C. Hélie © GallimardJonathan Ames est le créateurde la série HBO Bored toDeath, inspirée d’une de sesnouvelles du recueil Unedouble vie c’est deux foismieux !, publié chez JoëlleLosfeld, ainsi que Réveillezvous,Monsieur ! Il vit àBrooklyn et s’est vu attribuerla bourse Guggenheim. Unfilm qui serait la suite et lafin de la série Bored to Deathest en cours de préparation…Dernière parutionUne double vie,c’est deux fois mieux !Joëlle Losfeld256 pages • 21,50 eDermot Bolger est l’auteur àsuccès de Toute la famille surla jetée du Paradis et d’Uneseconde vie, parus aux ÉditionsJoëlle Losfeld et traduitspar Marie-Hélène Dumas.PARUTION SEPTEMBRELittérature étrangère /Joëlle Losfeld9782072495328104 pages • 12,90 eJonathan AmesTu n’as jamais été vraiment làTraduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Paul GratiasJoe, ancien marine et ex-agent du FBI, a eu son compte descènes de crimes. Et ce n’est pas sa vie sentimentale ou amicalequi va lui mettre du baume au cœur : solitaire et tourmenté,il ne se lie à personne. Lorsqu’un homme politique depremier plan l’engage pour extirper sa fille adolescente desgriffes de la prostitution, il découvre un réseau de corruptioninimaginable. Et, quand la seule personne à qui il tient encoreest enlevée, Joe renonce à sa promesse de ne pas faire de mal.Et, s’il y a quelqu’un qui sait tuer pour la vérité, c’est bien Joe.Hommage à Raymond Chandler et à la série des Parker deDonald Westlake, ce roman noir témoigne de la diversité dutalent de Jonathan Ames : surprenant et plein de suspense.Et puis un soir, au motel, il avait avalé une grande quantité de somnifères ets’était enveloppé la tête de plusieurs sacs en plastique noir (...). Il s’était senti faiblir,une ombre encerclant les lisières de son esprit, puis il avait entendu une voix dire :" Ce n’est pas grave, tu peux partir, tu n’as jamais été vraiment là." »PARUTION SEPTEMBRELittérature étrangère /Joëlle Losfeld9782072494765136 pages • 15,90 eDermot BolgerUne illusion passagèreTraduit de l’anglais (Irlande) par Marie-Hélène DumasMartin, haut fonctionnaire irlandais d’une cinquantained’années, rattaché à un ministère en bout de course, seretrouve, le temps d’un voyage officiel en Chine, seul dans saluxueuse chambre d’hôtel. Accablé par une existence terne,entre son épouse et ses trois filles, il décide de s’offrir unmassage durant son séjour. La jeune femme chinoise qui vientle masser ne parle pas sa langue et ne partage rien de sa vie :mère célibataire, elle peine à joindre les deux bouts, mais cequ’elle lui procure est autrement précieux ; le plaisir d’êtretouché, la sensation d’être désiré. Une complicité naît entreeux, que rompt la proposition de la jeune femme de monnayerses charmes. Martin va-t-il céder à cette tentation ?L’écriture dense et acérée de Dermot Bolger, d’une grandesensibilité, condense la vie d’un homme, ses convenances,ses incertitudes et son trouble, l’espace d’une nuit.Dernière parutionUne seconde vieFolio n° 5594368 pages • 7,70 e24


e n t r é e l i t t é r a i r ephoto C. Hélie © GallimardArnaud Cathrine estl’auteur de nombreusesfictions chez Verticales. Ilest en outre scénariste etparolier et a conçu avecle chanteur-compositeurFlorent Marchet un romanmusical intitulé Frèreanimal qu’ils ont interprétéensemble sur scène.Arnaud CathrineJe ne retrouve personneLorsque Aurélien Delamare débarque à Villerville undimanche d’automne pour régler la vente de la maisonfamiliale, il est censé n’y passer qu’une nuit. Ce séjour vapourtant se prolonger et prendre l’allure d’un état des lieuxpersonnel. Face aux fantômes ravivés de l’adolescence,Aurélien interroge son histoire jusqu’à sonder les racinesd’une solitude à la fois subie et choisie. Maintenant qu’ilest revenu en presque étranger dans son village natal, laquestion se pose autrement : s’agit-il de retrouver quiconqueou de rencontrer enfin quelqu’un ?Je ne retrouve personne est un livre d’abandon au principed’incertitude. On y doute de soi au passé (re)composé et auprésent le plus immédiat. À travers ce journal d’un trentenaireen crise – et pour ce huitième roman aux éditionsVerticales –, Arnaud Cathrine ose se perdre pour mieuxsurmonter un à un les pièges de la mélancolie.PARUTION aoûtRoman9782070137855240 pages • 17,90 eDernière parutionLe journal intimede Benjamin LorcaFolio n° 5277208 pages • 5,40 eGaëlle ObiéglyMon prochainphoto C. Hélie © GallimardNée en 1971 à Chartres,Gaëlle Obiégly est l’auteurde sept fictions, dont Gens deBeauce (L’Arpenteur, 2003),La Nature (L’Arpenteur, 2007),Petit éloge de la jalousie(Folio, 2008) et Le Muséedes valeurs sentimentales(Verticales, 2011).On se constitue par l’observation de la vie desautres. On existe dans les creux, les vides, dans cequi est laissé. De la même manière que je me glissedans les vêtements dont personne ne veut plus, jechoisis des voies insignifiantes, étrangères. Cellesqui mènent à l’inconnu. Mon Prochain est un champd’expérience. »Gaëlle Obiégly joue ici sur plusieurs registres, entreroman picaresque, vrai-faux reportage, récit de voyage,carnet intime et art du croquis minimaliste. À l’aune deson héroïne délicate, fantasque, insaisissable, ce livrene s’arpente pas sans étonnement, sourire complice etun certain état de lévitation.gaëlleobiéglymon prochainPARUTION aoûtRécit9782070142330192 pages • 16,90 eDéjà paruPetit élogede la jalousieFolio 2 e n° 4621128 pages • 2 e26


François BeauneLa lune dans le puitsHistoires vraies de MéditerranéeCouverture provisoirePARUTION OCTOBRERécit9782070142309512 pages • 20 eEntre décembre 2011 et janvier 2013, François Beaune a collecté des histoires vraies dansune trentaine de villes méditerranéennes. Il les a retranscrites et en a choisi environ deuxcents pour figurer dans cette somme documentaire, éminemment subjective. Il en a aussiordonné la matière au fil des âges de l’existence – de l’enfance à la mort –, telle l’autobiographieimaginaire d’un individu-collectif méditerranéen.Maître d’œuvre de ce livre « monstre », François Beaune offre un lieu de paroles aux anonymesmais n’en demeure pas moins un écrivain à part entière qui met en scène son voyageet glisse partout ses propres histoires.La lune dans le puits dessine l’odyssée insolite, populaire et iconoclaste de celles et ceux quiportent les légendes du berceau de l’humanité.La lune dans le puits fera l’objet de nombreuses manifestations dans le cadre deMarseille-Provence 2013 en région PACA et autour de la MéditerranéeÉcoutez lireGuillaume ApollinaireAlcools suivi de Le BestiaireLu par Bernard MétrauxPARUTION septembrePoèmes choisisMusique de Karol BeffaDurée d’écoute env. 1 h 1045 poèmes97820701413641 CD • 12,90 €Initialement appelé Eau de vie par Apollinaire, le projetd’Alcools est une anthologie retraçant son itinéraire poétiquedepuis 1888. Apollinaire y rassemble des poèmesanciens, aux accents symbolistes, mystérieux et faussementarchaïques, des poèmes rhénans, des poèmes du renouveau écrits entre 1907 et1911 et publiés dans diverses revues et des poèmes plus récents, encore inédits. Agencéselon un principe thématique et poétique plutôt que chronologique, dépourvu de touteponctuation et orné d’un frontispice de Picasso, ce recueil connaît vite le succès. Lesmots rares, les détails insolites, les ruptures de ton et de rythme charment le lecteurcomme un puissant sortilège... et l’amènent à redécouvrir et à apprécier Le Bestiaire paruen 1911 et passé alors relativement inaperçu.En un accord parfait avec la langue, le comédien Bernard Métraux interprète magistralementles plus beaux poèmes d’Apollinaire.En bonus, un document rare : La lecture du Pont Mirabeaupar Guillaume Apollinaire lui-même (1913)Albert CamusLa chuteLu par François BerlandPARUTION septembreRomanTexte intégralDurée d’écoute env. 3 h 3097820701424461 CD MP3 • 21,90 €2013 centenaire CamusUne nuit de novembre, à Paris, Jean-BaptisteClamence, traversant un pont sur la Seine, entendle cri d’une femme qu’il vient de croiser. Celle-cis’est jetée dans le fleuve et se noie. Il continue sonchemin et ne fait rien pour la sauver. Mais comment continuer à vivre après ? Le mur descertitudes d’une vie riche et brillante se lézarde. Jean-Baptiste Clamence sombre. Aprèsmaintes expériences pour tenter d’oublier cette funeste rencontre, ce cri déchirant, cetteexistence à jamais disparue, il se retire dans un bar à matelots d’Amsterdam où il devientjuge-pénitent.François Berland est le lecteur de ce long et admirable monologue. Il est Jean-BaptisteClamence, ancien avocat de renom qui se livre à une confession sous forme de prise deconscience. Une lecture sobre et poignante.27


l’imaginaireIOLETTE LEDUContée vers un âge d’or, celui de la conscience,Ce temps est celui du corps qui s’éveille, encorehé par la remémoration, la signification. Ici appaiquedu corps total, marqué à l’aube de notreri de Kierkegaard : mais donnez-moi un corps !…impersonnel ; l’identité est comme un oiseau des haut au-dessus d’un sommeil où nous vaquonsraie vie, à notre histoire véritable ; quand nousseau fond sur nous, et c’est en somme pendantt qu’il ne nous ait touchés, qu’il faut le prendrer. L’éveil sollersien est un temps complexe, à laès court : c’est un éveil naissant, un éveil dont»Roland Barthes, Sollers écrivainVIOLETTE LEDUC LA BÂTARDECouverture provisoire90-II A 71853 ISBN 978-2-07-071853-5 227VIOLETTE LEDUCL’IMAGINAIREGALLIMARDViolette LeducLa Bâtarde« Une femme descend au plus secret de soi, et elle raconte avec une sincérité intrépide,comme s’il n’y avait personne pour l’écouter. » Rien ne résume mieux le récit de VioletteLeduc que cette phrase empruntée à la préface où Simone de Beauvoir présente l’auteur etson œuvre. Car La Bâtarde est une autobiographie sans artifices, une « tranche de vie » duxx e siècle, qui par son amplitude traverse les deux dernières guerres. Trente ans qui font del’enfant illégitime un auteur capable de retenir l’attention de grands écrivains contemporains.L’éveil à la vie que raconte Violette Leduc, c’est aussi l’éveil d’une vocation littéraire.PARUTION SEPTEMBRE9782070745357476 pages • 11,20 eViolette, film réalisé par Martin provost, avec Emmanuelle devos et sandrine kiberlain,au cinéma le 6 novembre 2013. Le biopic événement sur la vie de Violette leducCurzio MalaparteLe Bal au KremlinTraduit de l’italien par Nino FranckPARUTION septembRE9782070767120Sous presseMoscou, 1930 : la révolution s’embourgeoise – et la haute société communiste s’amuse, avantle bain de sang. En poste dans la capitale soviétique, Malaparte fréquente les soirées élégantesde la Nomenklatura : il y croise Boulgakov, Maïakovski désespéré, mais aussi la sœurde Trotski ou la danseuse étoile du Bolchoï, et bien sûr Staline, dont l’ombre plane déjà surtoutes les têtes... La noblesse marxiste de l’URSS – société de parvenus – dans ses fastes,avant la chute : tel est le véritable sujet de ce récit. Derrière les croquis au vif perce l’intuitionsurprenante du chroniqueur politique et du commentateur de l’Histoire.Fresque entreprise dès la fin de la guerre, mais laissée inachevée, Le Bal au Kremlin resteun des textes marquants de Malaparte. On y retrouve le regard incisif et ironique du grandécrivain, prompt à saisir le grotesque, à deviner l’horreur.Rainer Maria RilkeDeux histoires pragoisesTraduit de l’allemand (Autriche) par Claude PorcellCouverture provisoirePARUTION septembRE9782070142460Sous presse« Le projet de ce livre était de se rapprocher un peu de l’enfance. Car il n’est pas d’art quin’éprouve la nostalgie de ce jardin perdu, qui ne veuille s’enrichir de ses parfums et de sesombres et recueillir l’écho de ses murmures. Deux petites histoires ne constituent que le prétexte.Le théâtre en est Prague, cette ville pleine de ruelles obscures et de cours pleines demystère. Les jours y sont rêveurs et tristes et agissent peu. Leur voix est pleine de nostalgieslave ; ils vivent la piété native de leur sentiment vierge. Et le prétexte a conduit à un sujetnouveau : l’histoire de l’enfance d’un peuple. Quelques mots racontent en passant le destind’un peuple qui ne peut donner de l’espace à son enfance à côté d’un peuple frère grave, plusâgé, adulte. Et c’est dans ces propos, qui me sont venus presque par hasard, que me paraîtmaintenant résider le meilleur de mon livre. Car c’est de là que vient toute sa chaleur ; et c’estprécisément là où il paraît être tendancieux qu’il est large, humain, plein de savoir. »Rainer Maria RilkeJunichirô TanizakiLe Secret et autres textesTraductions de Jacqueline Pigeot, Jean-Jacques Tschudin, Marc Mécréant, Cécile Sakai et Anne Bayard-SakaiPARUTION octobRE9782070142910Sous pressePoursuivant le thème de l’anti-naturalisme qui a fait sa renommée et l’a démarqué singulièrement,Tanizaki met en scène des héros doués d’une certaine perversion dans un climatonirique. L’image de la femme fatale dont la beauté et la volupté soumettent les hommesest centrale dans la nouvelle Le Kilin à la tonalité fortement exotique. La nouvelle Les JeunesGarçons est marqué par une liberté de ton et peut être perçue comme une illustration ludiquede perversions majeures, tels le sadisme, le masochisme, le fétichisme, etc…Il poursuit cette exploration d’une sexualité en marge dans la nouvelle Le Secret où il confirmesa volonté de rupture avec le climat social et littéraire des dernières années de l’ère du Meiji.28


Du monde entierRichard BauschQuelque chose est là dehorsTraduit de l’anglais (États-Unis) par Stéphanie LevetNé en 1945 en Virginie oùil réside toujours, RichardBausch jouit aux États-Unis del’admiration unanime de sespairs. Son œuvre, couronnée àmaintes reprises, figure dansde nombreuses anthologies.Richard Bausch ne s’intéresse qu’aux moments déterminantsde l’existence : une trahison, la mort d’un proche, lafin de l’amour. Avec assurance et subtilité, il décrit les tourmentsd’individus qui tentent pourtant d’échapper à leurdestin, et les quitte souvent à l’orée d’une nouvelle étape.Qu’il fasse irruption dans l’univers d’un couple de musiciensou d’une famille de Virginie faisant les frais des combinesd’un père en pleine banqueroute, Bausch démontreune puissance d’évocation irrésistible et une perceptiondes relations humaines d’une acuité peu commune. Sonœuvre, plusieurs fois distinguée, s’inscrit dans la traditiondes grands nouvellistes nord-américains tels que RaymondCarver ou Alice Munro.Parution octoBRERoman9782070135813Sous presseCouverture provisoireDernière parutionTéléphone roseet autres nouvellesFolio 2 e n° 5294112 pages • 2 ephoto C. Hélie © GallimardJens Christian Grøndahl estné à Copenhague en 1959.Il est un auteur vedette auDanemark et ses livres sonttraduits dans de nombreuxpays. Ses romans parus auxÉditions Gallimard, dontnotamment Quatre joursen mars, l’ont égalementfait connaître en France.Jens Christian GrøndahlLes complémentairesTraduit du danois par Alain GnaedigDavid Fischer ne se doute pas que l’appel téléphonique de safemme, alors qu’il est en voyage d’affaires à Londres, sera lepremier signe annonciateur de trois jours qui mettront à malbon nombre de ses certitudes. Car tout va bien dans la vie decet avocat danois, et le dîner avec Nadeel, le petit-ami pakistanaisde sa fille Zoé, qu’Emma lui rappelle ainsi ne lui poseaucun problème. Mais le lendemain matin, une fois rentréà Copenhague, il trouve une croix gammée taguée sur saboîte aux lettres. Il décide de la remplacer et de n’en parlerà personne, mais il est troublé.Sa femme Emma est anglaise. Mariée avec David depuisvingt-cinq ans, elle l’a suivi dans cette banlieue cossue deCopenhague pour se consacrer à l’éducation de leur fille ZoéParution OCTOBRERoman9782070134984Sous pressemais aussi à la peinture, sans toutefois tenter une carrière dans ce domaine. Le soir du dîner,quand elle prend l’initiative de parler des origines juives de David à Nadeel, le malaise danscette famille en apparence sans histoire s’accroît tout d’un coup. Puis arrive le premier vernissagede Zoé, étudiante aux beaux-arts, où l’installation vidéo provocante qu’elle a conçueavec Nadeel risque bien de mettre le feu aux poudres…Dans une narration serrée à l’intrigue ramassée, Jens Christian Grøndahl évoque avec unegrande justesse ces moments où nos identités se fissurent et où tous nos repères semblentse recomposer. Ce roman est sans doute le plus contemporain – les questions d’appartenance,d’immigration et de multiculturalisme y sont clairement abordées – mais aussi leplus émouvant.Dernière parutionQuatre jours en marsFolio n° 5494496 pages • 8,20 e29


Du monde entierRosa LiksomCompartiment n° 6Traduit du finnois par Anne Colin du TerrailParution SEPTEMBREPremier roman9782070140367224 pages • 19,50 eEn gare de Moscou, une jeune Finlandaise s’installe dans le train qui la mènera à travers laSibérie, puis la Mongolie, jusqu’à la ville mythique d’Oulan-Bator. C’est avec Mitka qu’elleaurait dû réaliser son rêve, mais la voici seule dans ce compartiment n° 6, prête à traverserl’Union soviétique pour rallier les portes de l’Asie. Quelques instants avant le départ, unhomme la rejoint et s’installe finalement face à elle. Vadim Nikolaïevitch Ivanov est une véritablebrute qui s’épanche sur les pires détails de sa vie, sans jamais cesser de boire.La jeune femme regarde défiler les paysages enneigés qui se déclinent à l’infini. Alors queles villes ouvrières se succèdent, l’atmosphère du compartiment n° 6 s’alourdit à mesure quel’intimité disparaît. Les repas se partagent, de même que les angoisses et les violentes pulsionsdu grand Russe. Si la jeune femme se réfugie dans ses souvenirs pour ne pas céder à lapeur, ces deux êtres que tout oppose rentreront à jamais changés de ce long voyage.Alix OhlinInsideTraduit de l’anglais (Canada) par Clément BaudeParution aoûtRoman9782070137947368 pages • 22,50 ePsychothérapeute de talent à Montréal, Grace tombe par hasard, alors qu’elle skie pour sechanger les idées, sur le corps inanimé d’un homme qui vient de faire une tentative de suicide.Entre-temps, une de ses patientes, Anne, une adolescente troublée qui vient d’avorter,s’enfuit à New York pour faire du théâtre. Mitch, ex-mari de Grace, quitte la femme dont il estamoureux et part en mission dans une communauté en difficulté de la région arctique. À sonretour, une amie lui apprend que Grace a été victime d’un accident de voiture…Inside se déroule sur une décennie, nous promenant de Montréal à New York en passantpar Hollywood et le Rwanda. Ce roman nous offre une fresque intimiste qui touche par sajustesse et sa sensibilité. À travers ces différentes destinées cahotées, Alix Ohlin s’interrogesur notre identité, sur ces failles sur lesquelles chacun de nous se construit malgré tout, jouraprès jour, envers et contre tout. Répétitions, échos, variations : qui sommes-nous réellementà l’intérieur ?Peter TerrinLe gardienTraduit du néerlandais par Anne-Lucie VoorhoeveParution octoBRERoman9782070133109256 pages • 18,50 eHarry et Michel vivent au sous-sol d’un immeuble de luxe dans des conditions sommaires,en tant que gardiens. Dehors, c’est sans doute la guerre nucléaire, personne ne sait. Aucunsigne de vie n’est perceptible à l’extérieur mais Harry et Michel surveillent l’immeuble avecune discipline militaire : « l’Organisation » pour laquelle ils travaillent le leur demande, et ilsespèrent obtenir leur mutation dans une villa en récompense de leur vigilance sans faille.Un jour, un cortège de voitures quitte l’immeuble, laissant les deux hommes dans le doute.Reste-t-il encore un habitant à protéger ? Puis un troisième gardien arrive, perturbant définitivementleur existence réglée comme une horloge et marquée jusque-là par l’ennui etl’obéissance aveugle.Le gardien échappe à tous les genres littéraires. La descente aux enfers de deux hommesdans l’atmosphère absurde d’un monde dépersonnalisé nous tient en haleine jusqu’à la dernièrepage, tout en nous renvoyant à nos interrogations sur la paranoïa et la violence dumonde moderne.30


EntretienDu monde entierphoto C. Hélie © GallimardJavier Marías, né à Madriden 1951, est l’une des figuresmajeures de la littératureespagnole et européenneactuelle. Il est l’auteur d’unedizaine de romans, la plupartdistingués par les plus grandsprix littéraires internationaux.Il a été élu à l’Académieroyale espagnole en 2006.Javier MaríasComme les amoursTraduit de l’espagnol par Anne-Marie GeninetServie par une prose magistrale, cette fable moralesur l’amour et la mort ne peut que nous rappeler, parson intensité, les meilleures pages d’Un cœur si blancou de Demain dans la bataille pense à moi. Comme parle passé, Javier Marías y dialogue avec les tragédiesde Shakespeare mais également avec le ColonelChabert de Balzac dont il nous offre ici une lecturebrillante, complètement inattendue et strictementcontemporaine.Parution aoûtRoman9782070138739384 pages • 22,50 eDernière parutionDemain dans la bataillepense à moiFolio n° 5006464 pages • 8,70 eJavier Marías sera en Franceles 12 et 13 septembre 2013 La citation des Trois mousquetaires « Unmeurtre, pas davantage » revient régulièrement.Est-ce le thème dont le roman constitueles variations, une position philosophique ouune constatation désabusée ?C’est une citation saisissante, dont j’ignoresi elle a été suffisamment prise en compte.Comme si, d’une certaine façon, un assassinatn’était pas la pire chose possible, oucomme si les assassins étaient si normauxet communs que nous ne devrions jamais, aufond, nous étonner ni nous scandaliser devanteux. Ce n’est pas le thème de mon roman (ily en a plusieurs et ils sont tous importants),mais on trouve effectivement cette idée selonlaquelle les crimes individuels, « civils », ceuxqui ne sont ni massifs ni politiques, sont uneconstante au cours de l’histoire, dans toutesles époques et toutes les régions, sans que lesgens ne les commettent, pour ainsi dire, parimitation ou « contagion », ou par folie collective.Chaque personne agit pour son compteet de sa propre initiative. Si l’on pense à cetteconstante, et si l’on pense au nombre de cescrimes qui sont restés impunis et le restentencore, et à ceux dont nous n’avons mêmepas connaissance, on ressent en effet commeun sentiment de déception vis-à-vis de lacondition humaine. Et ceci est un autre thèmedu roman : l’impunité et la manière dont nossociétés tendent de plus en plus à l’accepter. Le pourquoi et le comment d’une mort sontilsplus importants que la mort elle-même ?Non, j’imagine qu’ils ne sont pas plus importantsque la mort elle-même. En fin decompte nous savons bien que le temps nivelletoute chose, quand il ne l’oublie pas tout bonnement.Si l’on nous parle aujourd’hui d’unmeurtre commis au xviii e siècle, nous n’écoutonscertes pas avec indifférence, mais nousle considérons bien comme un récit, une histoirefictionnelle, plutôt que quelque chosede réel, qui s’est véritablement produit. Letemps a tendance à transformer les faitsen événements « fictifs », et en ce sens lecomment et le pourquoi sont ce qui « offreune bonne histoire » ou non. Ensuite, oui, ily a les morts ridicules, dont je parle dans lespremières pages de mon roman Demain dansla bataille pense à moi. Il vaut mieux ne pasen être victime, car c’est sans aucun doutece dont l’on se souviendra à notre sujet. Lesmorts trop marquantes sont injustes : elleseffacent parfois la vie entière qu’a pu avoirune personne auparavant. « La vérité n’est jamais nette, c’est toujoursun embrouillement. Même la plus élucidée »,écrivez-vous. Estimez-vous que la vérité estpar essence minée ?Oui, très certainement. Il y a quelques années,dans mon discours d’entrée à l’Académie royaleespagnole, j’ai parlé « De la difficulté de raconter». Il est presque impossible de détenir lavérité sur quoi que ce soit – demandez donc auxhistoriens, qui ne sont jamais à l’abri de rectifications,de corrections, de démentis et d’amendements.De même, il est presque impossiblede raconter ce qu’il s’est passé et que nousavons vu, ou même notre propre biographie, quinous apparaît immanquablement parsemée dezones d’ombres. Qui furent mes parents avantd’être mes parents, par exemple ? Et par conséquent,de qui suis-je issu en réalité et pourquoisuis-je né ? C’est peut-être pour cela que nousécrivons et lisons des romans, pour que quelquechose, une fois, bien que ce soit inventé, puisseêtre pleinement raconté. La vérité n’entre pasdans un roman et n’en sort pas non plus, carcelui-ci se déroule dans une dimension au seinde laquelle il n’y a ni mensonge ni vérité. Pour vous, le monde est-il un gigantesquemensonge ? Ou plutôt une gigantesque hypocrisie?Ni l’un ni l’autre. C’est plutôt ce que Faulknerdisait du pouvoir de la littérature, ce qu’ellepeut faire de plus, et que j’ai cité à de nombreusesreprises. « C’est comme une allumetteque l’on enflamme au milieu de la nuit,au milieu d’une forêt : la seule chose qu’elleparvienne à illuminer est l’obscurité qui l’entoure.» Ou quelque chose comme ça, je neme rappelle pas exactement. Le monde estune gigantesque obscurité, même à l’heureoù nous croyons presque tout savoir et pensonspouvoir espionner, filmer et enregistrerpresque tout. Même ainsi nous sommes enveloppésd’obscurité.31


La PléiadePARUTION septembreN° 591 de la collection9782070120789Sous presseWilliam Shakespeare, d’après le portrait de Martin Droeshoutgravé pour le frontispice de l’in-folio de 1623. Droits réservés.ShakespeareComédies, I(Œuvres complètes, t. V)Même si toutes ont une fin heureuse, les dix-huit « comédies» de Shakespeare ne répondent guère à la définitionclassique du genre. On peut distinguer dans leur chronologietrois phases, que recouperont à peu près les trois tomesde cette édition.La première phase, « maniériste », qui fait l’objet du présentvolume, met l’éblouissante machinerie verbale du jeu demots au service d’une esthétique de la surprise renversanttous les codes de l’amour pétrarquiste. Dans la deuxième,plus « baroque », l’ambiguïté verbale s’épanouira : c’est letriomphe des bouffons « corrupteurs de mots » (Feste dansLa Nuit des rois, Pierre de Touche dans Comme il vous plaira); la mélancolie s’insinue cependant,et la duplicité des apparences (jumeaux, femmes déguisées en adolescents), déjà présentedans les œuvres de la première période, se teinte d’un trouble plus prononcé ou évoluevers l’hypocrisie (Mesure pour mesure). La troisième période, celle des comédies « romanesques» (Le Conte d’hiver, Cymbeline, La Tempête…), se caractérisera par la complexité desintrigues, la multiplicité des personnages et l’opacité du « mystère » central qui les occupe ;leur esthétique de l’émerveillement coïncide avec la création des théâtres à machines.De La Comédie des erreurs et du Dressage de la rebelle (La Mégère apprivoisée), imitéesde Plaute et teintées de commedia dell’arte, au Marchand de Venise, qui mêle une comédieurbaine et cruelle à une intrigue galante et sentimentale, en passant par les désopilantesmétamorphoses ovidiennes et la poésie féerique du Songe d’une nuit d’été ou par les jeux delangage en cascade — traits d’esprit affûtés ou impropriétés cocasses — qui font toute lamatière de Peines d’amour perdues, les pièces réunies dans ce premier volume reflètent lamultiplicité des facettes d’une écriture toujours pleine d’insolence et d’alacrité.Édition publiée sous la direction de Jean-Michel Déprats et Gisèle Venet, avec la collaborationde Line Cottegnies, Yves Peyré, Jean-Pierre Richard et Henri Suhamy.Le volume contient : introduction aux Comédies, avertissement. — La Comédie des erreurs, Les Deux Gentilshommes deVérone, Le Dressage de la rebelle [La Mégère apprivoisée], Peines d’amour perdues, Le Songe d’une nuit d’été, Le Marchand deVenise. — Notices, bibliographies et notes.Également disponible : Tragédies, 2 vol. ; Histoires, 2 vol.Coffret DiderotRéalisé à l’occasion du 300 e anniversaire de la naissance de Denis Diderot (1713-1784), ce coffretà tirage limité réunit ses Contes et romans et ses Œuvres philosophiques, à quoi l’on joint l’AlbumDiderot édité par Michel Delon à l’occasion de la Quinzaine de la Pléiade 2004.PARUTION octobre9782070141340128,50 eL’œuvre de Diderot échappe aux catégories habituelles. Elle se développe dans un temps où lesgenres littéraires sont en crise. Dans les romans et les contes, les dialogues se chevauchent,les narrateurs se multiplient, les êtres de fiction côtoient des personnages historiques. Dansles écrits philosophiques, les discours se superposent : traductions, lettres, essais, dialogues,réfutations… L’œuvre ne fait pas système. Elle tente inlassablement de capter, dans un jeude miroirs, une vérité partielle, éclatée. Diderot est un homme de son temps, entre Régenceet Révolution, par son enthousiasme pour le savoir, par ses espoirs dans un avenir meilleur,par son libertinage et son goût de la vie. Il est notre contemporain par sa méfiance à l’égarddes certitudes toutes faites et des systèmes dogmatiques, par son sens de la diversité et de lacomplexité du monde. Il l’est surtout par sa façon familière de s’adresser à nous.Le coffret contient : les volumes n° 25 et 565 de la Bibliothèque de la Pléiade, et l’Album de la Pléiade n° 43 (tirage de 2004).Les deux volumes sont également disponibles séparément.32


La PléiadeGeorg Friedrich Kersting (1785-1847), Couple à la fenêtre(détail), Sammlung Georg Schäfer. © akg-images.PARUTION OCTOBREN° 592 de la collection9782070113811Sous presseJane AustenŒuvres romanesques complètes, IIIl y a une façon d’évoquer Jane Austen qui pourrait la faire passer pour ce qu’elle n’est pas :une donneuse de leçons. Fille d’un pasteur de province, elle se veut l’écrivain de la raisonface aux débordements sentimentaux des auteurs de son temps (Samuel Richardson, FannyBurney), et cherche à prémunir le lecteur contre les errements du cœur glissant sur la pentede l’égoïsme. À ses portraits tout en nuances, elle ne donne pas pour fond les paysagestourmentés des romans gothiques d’une Ann Radcliffe, mais ceux, apparemment pluspaisibles, d’une campagne anglaise dont elle révèle l’arrière-scène : ce monde où les jeunesfilles doivent apprendre à diriger leurs sentiments pour atteindre au bonheur rêvé.Pourtant, ses romans ne sont pas des contes de fées déguisés où l’héroïne finit par épouserle parfait gentleman. Les changements psychologiques subtils et progressifs vécus par lesprotagonistes contribuent sans doute au plaisir de la lecture, mais ils passent après la joie queprocure l’ironie dont Austen fait preuve à l’égard de ses créatures. Douée d’un génie comiqueévident, celle « qui écrit en cachette derrière une porte grinçante » est, pour Virginia Woolf,l’« un des auteurs les plus constamment satiriques » de son époque. En prenant pour ciblesles comportements égoïstes et les petites lâchetés de ses semblables, elle pointe ce que lanature humaine peut avoir de mesquin, de pathétique, de loufoque et d’affligeant.Les héroïnes elles-mêmes n’échappent pas aux critiques de leur créatrice. Fanny Price esttimorée, Anne Elliot influençable, et Emma Woodhouse, qui n’est ni l’une ni l’autre, n’inspireraitpas la sympathie, si Jane Austen n’avait l’art de rendre attachants jusqu’aux défauts qu’ellemoque. Ce tour de force, une sensibilité rare et l’audace discrète de son style sont les secretsde son extraordinaire popularité.Édition publiée sous la direction de Pierre Goubert, avec la collaboration de Guy Laprevotteet Jean-Paul Pichardie.Ce volume contient : introduction, chronologie, note sur la présente édition ; Mansfield Park, Emma, Persuasion ; appendices :Serments d’amour par Elizabeth Inchbald, Chapitre X de la première version de « Persuasion », Sanditon, Correspondance ;notices et notes ; carte ; bibliographie.Également disponible : Œuvres romanesques complètes, I.Pline l'Ancien, Histoire naturelle, 1516.© Bibliothèque municipale de Toulouse.PARUTION octobreN° 593 de la collection9782070129102Sous pressePline l’AncienHistoire naturelleOuvrage unique en son temps par son ampleur et son ambition, l’Histoire naturelle fut souventconsidérée, peut-être hâtivement, comme la première encyclopédie. Elle a irrigué toutela pensée occidentale, et chacun peut y trouver son compte. Flaubert déclare l’avoir lue etrelue « en entier » pour écrire Salammbô. Goscinny et Uderzo lui doivent l’épisode d’Astérix etCléopâtre au cours duquel la reine se régale de perles dissoutes dans le vinaigre. L’historiendes sciences accède à travers elle à la somme des savoirs antiques. Le curieux y apprendcomment soigner la cataracte à l’aide de la cendre d’os de seiche, comment les pyramidesont été construites (de cela aussi Astérix se souvient) ou comment vivaient les Blemmyes, ceshommes sans visage dont la poitrine s’ornait d’une paire d’yeux et d’une bouche. L’artiste oule poète, enfin, y découvre le mythe de la naissance du portrait : une jeune fille, amoureused’un jeune homme qui partait pour l’étranger, entoura d’un trait l’ombre de son visage projetéesur le mur par la lumière d’une lampe.Pour tous, l’Histoire naturelle, reflet des rapports de l’homme avec la nature et avec le monde,est une inestimable source de connaissances et de rêverie sur l’esprit et l’imaginaire de lacivilisation qui l’a produite. Né en 23, resté célèbre pour sa mort lors de l’éruption du Vésuvede 79 aussi bien que pour son grand œuvre, Pline « communique à ses lecteurs une certaineliberté d’esprit, une hardiesse de penser qui est le germe de la Philosophie » (Buffon).Pour pénétrer et se mouvoir dans ce monument, ici intégralement retraduit, on choisira, selonl’humeur ou les besoins, de se fier au sommaire détaillé du livre I ou d’utiliser l’ingénieux indexdes matières grâce auquel les innombrables sujets abordés s’offrent aisément à la curiosité.Texte traduit, présenté et annoté par Stéphane Schmitt.Ce volume contient : introduction, jalons chronologiques, note sur la présente édition ; Histoire naturelle ; notes ; index desmatières, index des noms, index des notes, indications bibliographiques. 37 illustrations.33


Série Noirephoto C. Hélie © GallimardDERNIERE PARUTIOnAnaisthêsiaFolio policier n° 618352 pages • 7,20 eDERNIERE PARUTIOnNoir OcéanFolio policier n° 652544 pages • 8,20 eAntoine ChainasPurCet endroit donne tout son sens à notre combat,Patrick. Les gens de l’extérieur pensent que nous nous barricadonspar peur d’autrui, par étroitesse d’esprit. Mais nousne sommes pas hermétiques, bien au contraire. Et ceux quinous taxent de racisme ont tort aussi. Personne n’est plusouvert sur le monde que nous. Qui voyez-vous ici ? DesSuisses, des Norvégiens, des Suédois, des Américains, desAnglais… Des banquiers internationaux, des gestionnairesde capital multinational, des artistes qui voyagent partoutsur le globe, des ingénieurs membres d’équipes polyglottes.Expliquez-moi qui d’autre pourrait être mieux au fait del’état de notre époque ? Dites-moi de quelle expériencePARUTION septemBRERoman noir9782070140992Sous pressepeuvent se prévaloir ceux de dehors ? Quel sort funeste les attend dans ce chaos égalitaire,ce monstrueux fourre-tout qu’ils ont eux-mêmes engendré ? Ce domaine quevous voyez est peut-être un des derniers où les valeurs, les règlements ont force de loi.Ce ne sont pas les races ni les religions qui nous préoccupent, mais la misère. Voilà ceque nous voudrions éradiquer. On pourrait considérer qu’en un sens, nous sommesles ultimes philanthropes. »Stefán MániPrésagesTraduit de l’islandais par Éric BouryHrafn vit dans le village de Súdavík, au fin fond des fjords de l’Ouest islandais. Une nuit, safamille est décimée par une avalanche. Hrafn vit une relation tendue avec Maria. Mais bientôt,elle le quitte pour Símon Örn, un caïd venu de la capitale. Devenu flic à Reykjavik, Hrafnsuspecte Símon d’être au cœur d’un trafic de stupéfiants. Quelques mois plus tard, à la find’une soirée bien arrosée en ville, Hrafn aperçoit Símon et se lance à sa poursuite. S’ensuitune joute en pleine nature, trouble et violente, qui finit mal… Hrafn décide alors de quitter lapolice. Il repart vivre à Súdavík, jusqu’au jour où son ancienne collègue lui rend visite et lereplonge dans cette affaire. Dans ce roman, l’auteur construit son intrigue avec une parfaitemaîtrise du style et du contenu. Il déroule une histoire étrange où on ne pressent jamais cequi se trame dans la vie de ce flic dépressif qui s’inscrit dans la lignée d’un Erlendur ou d’unWallander.PARUTION OCTOBRERoman noir9782070138159Sous pressePARUTION SEPTEMBREThriller9782070137442Sous presseMichael OlsonL’autre chairTraduit de l’anglais (américain) par Antoine ChainasIl y a dix ans, Blythe Randall a brisé le cœur de James Pryce. Maintenant, elle a besoin d’aide.Son appel énigmatique plonge le pirate d’élite dans sa plus séduisante, sa plus personnellemission. Ancien de Harvard, employé par l’agence de sécurité Red Rook, James gagne savie en trouvant des gens qui ne veulent pas être trouvés. Il piste leurs traces numériquesdans le monde entier. Mais, cette fois, sa nouvelle cible, le richissime artiste multimédia BillyRandall, envoie une vidéo de son propre suicide à sa sœur et à son frère, Blythe et Blake. Unevidéo où il disparaît pour renaître, sous forme d’avatar, dans un univers en ligne décadent: le NOD. Tandis que les attaques contre la famille Randall se multiplient, James traque lefugitif dans un monde virtuel exotique et dangereux. Et, lorsqu’il infiltre le GAME, un repaired’artistes et de développeurs où Billy a été vu pour la dernière fois, il découvre que le jeunemilliardaire a lui aussi conçu un jeu immersif somptueux, où réel et virtuel s’unissent pourdonner naissance à une autre chair. S’il veut le retrouver, James doit jouer à son tour…34


Quarto GallimardRaymond ChandlerLes enquêtes de Philip MarloweCouverture provisoireNé en Amérique de parents irlandais, Raymond Chandler a fait ses études à Londres dans uncollège où il reçut une éducation classique qui fut pour lui un enchantement. Après son retouren Amérique et une carrière commerciale dans le pétrole à Los Angeles, lorsqu’il décide dedevenir écrivain et d’accomplir enfin ce dont il avait rêvé, il avait accumulé suffisammentd’histoires, de faits divers, de drames dans son univers professionnel où il avait côtoyé lahaute finance, la presse, la police et la mafia. Il lui restait à trouver son héros et son style.Philip Marlowe, le cynique sentimental, l’esprit vif mais la tête dure, est l’un des privés lesplus célèbres du monde – la longévité ne ment pas. Quant au style de Chandler, il n’est pasle moindre enjeu de cette nouvelle édition révisée, qui donne à lire ici un texte neuf, serré etplus énergique encore.Parution septembre9782070141043« Vie et œuvre » illustréFilmographie illustréeSous presseCe volume contient : Le Grand Sommeil [The Big Sleep], 1939 • Adieu, ma jolie [Farewell my Lovely], 1940 • La Grande Fenêtre[The High Window], 1942 • La Dame du lac [The Lady in the Lake], 1943 • Fais pas ta rosière ! [The Little Sister], 1949 • The LongGood-Bye (Sur un air de navaja), 1953 • Charades pour écroulés [Playback], 1958Textes révisés par Cyril Laumonier. À l’exception de : Le Grand Sommeil traduit par Boris Vian, et La Dame du lac traduit parBoris et Michèle Vian, dont les traductions restent excellentes.Collection Quarto : voir aussi Camus, page 13Bleu de ChineMurong XuecunDanse dans la poussière rougeTraduit du chinois par Claude PayenPARUTION SEPTEMBRE9782070137671Sous presseDanse dans la poussière rouge relate la descente aux enfers d’un avocat prêt à tout pour s’enrichir.Wei Da, fils de paysan est devenu juriste en corrompant collègues et supérieurs. Lapoussière rouge, c’est notre monde ici-bas, le monde humain, un monde ni très beau ni trèspropre, dans lequel le jeune héros navigue avec habileté et sans état d’âme, mais avec unegrande lucidité. Pour Wei Da, les sentiments n’existent pas ; l’égoïsme et l’intérêt gouvernentle monde, et le mensonge est partout. Trafic d’influence, détournement de fonds, blanchimentd’argent, prostitution, rien ne l’arrête. Il porte sur le monde et sur toute chose un regardcynique : amitié, amour, pour lui tout n’est que commerce. Les femmes qui gravitent autourde lui, son épouse, sa maîtresse, sa petite amie ou sa secrétaire, toutes n’en veulent qu’àson argent. Dans cette désespérance absolue, ni salut ni rédemption, juste une petite lueurd’espoir semble briller à la fin du roman. Incarcéré, puis condamné à mort, Wei Dal découvrel’amour au moment d’être exécuté.Liu ZhenyunEn un mot comme en milleTraduit du chinois par Isabelle Bijon et Wang Jiann-YuhPARUTION OCTOBRE9782070133277Sous presseUn lien unit deux hommes que les époques et les lieux séparent. Une femme, certes, maisaussi nombre de points communs dans leurs histoires parallèles et pourtant différentes :leurs blessures d’enfance, leurs déconvenues conjugales, leurs vies erratiques. En un motcomme en mille se présente comme un aller et retour en deux parties, à soixante ans d’intervalle.Liu Zhenyun y explore le sentiment de solitude, si difficile à supporter pour un Chinois.Car trouver quelqu’un à qui ouvrir son cœur n’est pas chose aisée dans une société fondéesur des pratiques communautaires qui, en réalité, masquent cette solitude fondamentale.Ce roman se présente également comme une galerie de portraits, de personnages typés dela province du Henan dont on saisit peu à peu les relations et les interactions, les peines etles joies. Au-delà de la satire humoristique, Liu Zhenyun livre une réflexion sur la vie quotidienneen Chine. Renouant avec le style des grandes fresques, il signe là l’œuvre maîtressede sa maturité.35


CERTEAU.indd 1 25/01/13 12:21bibliothèque des histoiresPhoto C. Hélie © GallimardUniversitaire et éditeur,Pierre Nora, né en 1931,est agrégé d’Histoire.Il s’est spécialisé dansl’étude de l’historiographieet du sentiment nationalet s’est consacré, dans lecadre d’une « histoire duprésent », à l’élaborationd’une problématique généralede la mémoire historiquecontemporaine. Il est entrécomme directeur littéraireen 1965 chez Gallimard poury développer le secteur deslivres d’histoire, de documentset d’essais. Il y a égalementfondé en 1980 la revue LeDébat, qu’il dirige. Il est élu àl’Académie française en 2001.Dernières parutionsHistorien publicCollection blanche544 pages • 23,90 ePrésent, nation, mémoireBibliothèque des histoires432 pages • 25,40 ePierre Norade l’Académie françaiseRecherches de la FranceRecherchesde la FranceparPIERRE NORAde l’Académie françaisePARUTION octoBRE9782070140466Sous presseAprès Historien public, qui se voulait un portraitd’époque à travers les engagements d’un itinéraireindividuel, après Présent, nation, mémoire, qui tentait dedégager par ces trois mots, les rôles de la consciencehistorique contemporaine, ce troisième volet de monentreprise réunit les principaux essais que j’ai consacrésà la France, son identité et sa mémoire.L’organisation presque naturelle de ce rassemblementfait apparaître une image fortement unitaire :celle de l’État-nation dans son âge accompli. Il s’enracinechronologiquement de la Révolution de 1789 auxretombées du gaullisme et du communisme, ces deuxversions ultimes de la France qui ont mélangé toutesles deux, à doses variables, la nation et la révolution.Car ce sont en définitive les entrelacs de la nation, dela république et de la révolution qui sont le sujet dece livre.On va de la nation universelle à la nation communautaire,de la République de combat à la Républiquepatrimoine, de la Révolution conquérante à l’épuisementde l’idée révolutionnaire. Toutes les percéesidéologico-politiques qui se sont affirmées depuis, –socialiste ou libérale, européenne, souverainiste ouécologique –, n’ont fait que souligner l’ébranlementde cette identité traditionnelle. C’est la fin d’un projetnational incorporé.Entre ces Recherches de la France et Les lieux demémoire, auxquels ce livre emprunte plusieurs de mespropres contributions, il y a par-delà la différence de nature, un air de parenté. Dans lesdeux cas, ce n’est pas une histoire personnelle de la France, mais une manière personnelled’écrire cette histoire ; une histoire éclatée, où cependant l’analyse approfondie dechaque éclat dit quelque chose de la singularité mystérieuse du tout.Pierre NoraLaFable mystiquexvi e -xvii e siècleIIparMICHEL DE CERTEAUÉdition établie et présentéepar Luce GiardPARUTION OCTOBRE9782070141395Sous presseMichel de CerteauLa Fable mystiquexvi e -xvii e siècle, IILa Fable mystique a paru en 1982. Le livre comme l’auteur sont devenus des classiques. Il leurrevient d’avoir fait apparaître un continent de culture qui couvre une expérience individuelleet une expression littéraire au carrefour du religieux, de l’extase, de l’amour et de la folie.Michel de Certeau travaillait au second volume quand il est mort, en 1986. On doit à LuceGiard, son exécutrice testamentaire, d’avoir fait aboutir le projet.Après avoir exploré au tome I les conditions d’apparition et de développement du phénomène,il donne dans ce volume toute sa place à la manière dont s’exprime le discours mystique, qui,comme celui de la folie, dit autre chose que ce qu’il dit. On retrouve dans ces évocations desgrands mystiques que l’auteur a beaucoup fréquentés tout son sens de la spiritualité, maisaussi ses intuitions analytiques et son impeccable érudition.36


ibliothèque de philosophieMartin HeideggerApports à la philosophieDe l’avenanceTraduit de l’allemand par François FédierEnviron neuf ans après la publication d’Être et temps, entre1936 et 1938, Heidegger entreprend la rédaction de son second« grand livre » – Apports à la philosophie. De l’avenance. Il y travailleenviron deux ans, l’achève, puis le range parmi les livres àpublier « plus tard ». Le moment propice pour la publication nevenant jamais, le philosophe a décidé que ces textes ne devraientparaître qu’après sa mort. Le volume est paru en 1989, pour lecentenaire du philosophe.Dans les Apports à la philosophie, Heidegger ne redit plus ce qu’ilestime avoir suffisamment exposé et expliqué avec Être et temps.Il s’agit désormais de ce qu’il nomme en toutes lettres l’autrecommencement.Apportsà la philosophieDe l’avenanceparMARTIN HEIDEGGERTraduit de l ’allemandpar François FédierParution octobre9782070140572624 pages • 45 eDernière parutionOntologieHerméneutique de la factivitéBibliothèque de Philosophie176 pages • 20 ele débatHervé JuvinLa Grande séparationPour une écologie des civilisationsCouverture provisoireLa Grande séparation constitue le troisième et dernier voletd’une trilogie entamée avec L’avènement du corps, en 2005et poursuivie avec Produire le monde en 2007. Hervé Juviny soulève une question dérangeante, celle de « l’écologiehumaine ».Un large accord existe désormais sur la nécessairepréservation de la biodiversité. Mais la diversité humaine ?La diversité des cultures ? Nous n’avons pas moins ànous préoccuper, plaide Hervé Juvin, de sauvegarder letrésor que représentent les différentes manières d’êtrehomme, aujourd’hui laminées par la mondialisation, undéveloppement économique aveugle et l’indifférenciationjuridique.PARUTION OCTOBRE9782070142873Sous presseDernière parutionLe renversementdu mondeCollection Le débat272 pages • 19,50 e37


hors série connaissancephoto C. Hélie © GallimardNé en 1949, Boualem Sansalvit à Boumerdès, prèsd’Alger. Il a notammentpublié aux Éditions GallimardLe serment des barbares,L’enfant fou de l’arbre creux,Dis-moi le paradis, Harraga,Le village de l’Allemand, RueDarwin. Boualem Sansala reçu le grand prix de laFrancophonie décerné parl’Académie française.Boualem SansalGouverner au nom d’AllahIslamisation et soif de pouvoir dans le monde arabeBoualem Sansal propose un panorama synthétique de l’islamcontemporain et de ses rapports avec les pouvoirs politiques.L’ouvrage est didactique, sans être pour autant neutre : l’auteurn’y abandonne pas ses prises de position humanistes, intransigeantes,qui l’ont amené à dénoncer en Algérie à la fois le pouvoirmilitaire et le totalitarisme islamiste. Il explique en détaill’histoire de la religion musulmane, ses mouvances multiples,ses tensions et ses contradictions. Après avoir brossé un tableaud’ensemble des courants musulmans, Sansal s’interroge sur lesacteurs de la propagation de l’islamisme : les États prosélytes,les élites opportunistes, les intellectuels silencieux, les universités,les médias, la « rue arabe »… Il questionne aussi l’échec del’intégration dans les pays d’accueil des émigrés.BOUALEMSANSALGouvernerau nom d’AllahIslamisation et soif de pouvoirdans le monde arabeGALLIMARDPARUTION octobre9782070142897160 pages • 12,50 ePlus largement, sa réflexion interroge l’identité du monde arabe : alors que les Arabes nereprésentent qu’une minorité des musulmans (la grande majorité est en Asie), ils revendiquentà la fois l’origine et la propriété de l’islam. Or le « monde arabe » est une fiction :tous les pays colonisés par les Arabes étaient à l’origine habités par d’autres peuples quiexistent toujours (à commencer par les Berbères en Algérie), mais chacun fait comme sile monde Arabe était une entité cohérente, éternelle. L’islamisme arabe tend à s’imposer,mal évalué par les pouvoirs occidentaux qui lui opposent des réponses inappropriées, tandisque les femmes et les jeunes, ses principales victimes, sont de plus en plus à sa merci.Le texte s’apparente moins à un pamphlet qu’à une synthèse engagée, précise, documentée.Des annexes proposent des compléments intéressants : synthèse sur les différentscourants de l’islam, répartition des musulmans dans le monde, monographie du mondearabe, extraits des Prolégomènes d’Ibn Kaldoun consacrés aux Arabes.DERNIERE PARUTIOnRue DarwinFolio n° 5555304 pages • 7,20 eCulture,les raisons d’espérerActes du Forum d’AvignonCulture, économie, médias2012GallimardParution septembreédition bilingue(français-anglais)9782070142415560 pages • 18 eCollectifCulture, les raisons d’espérerActes du Forum d’AvignonCulture, économie, médias 2012La culture, solution pour la crise ? Utopique, à l’heure des enjeux de compétitivité et de mondialisation? C’est oublier que de l’atelier, de la table à dessin ou d’écriture sont issues lesformes et les innovations qui ont changé le monde économique d’aujourd’hui. Les 450 participantsdu Forum d’Avignon 2012 venus de plus de 40 pays différents ont partagé leursraisons d’espérer dans la culture.Au-delà de son impact économique réel, avec 6,1 % du PIB au niveau mondial pour un chiffred’affaires de 2700 milliards de dollars, 4 % du PIB de l’Union européenne et 8 millionsd’emplois directs, la culture met en résonance lele de l’imagination, la créativité dans lacohésion sociale, et la transmission d’un patrimoine culturel dans une période de perceptiond’accélération du temps. De nouvelles voies de réflexion s’ouvrent sur la fabrique dela culture et les emplois de demain, en mettant en lumière des initiatives ou des pratiquesculturelles fédératrices et des dynamiques territoriales exemplaires.Parmi les participants de l’édition 2012 qui prennent la parole : Aurélie Filippetti, ministre dela Culture et de la Communication, Paul Andreu, Julien Anfruns, Carlo d’Asaro Biondo, ElieBarnavi, Mircea Cantor, Renaud Capuçon, Rick Cotton, Axel Dauchez, Régis Debray, KitsouDubois, Amos Gitaï, Claudie Haigneré, Barbara Hendricks, Pierre Lescure, Richard-DavidPrecht, Stéphane Richard, David Throsby, Zahia Ziouani…39


nrf essaisCouverture provisoirePARUTION SEPTEMBRE9782070139392576 pages • 24 eDernière parutionLe troisième chimpanzéFolio essais n° 546704 pages • 12 eJared DiamondLe monde jusqu’à hierCe que nous apprennent les sociétés traditionnellesTraduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-François SeneLes passagers, munis de titres de transport électroniques, de bagages de cabine passés auxrayons X, attendent d’embarquer, guidés par un personnel aux uniformes seyants et sousl’œil d’une police affairée à regarder les écrans de contrôle de sécurité. Nous sommes à PortMoresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Rien que de normal. Mais ces hommesd’équipage, ces policiers à gadgets électroniques et ces passagers coutumiers de l’avion sontles descendants directs de ces millions de Papous, découverts par une expédition australienneen 1931, vivants isolés dans leurs diverses vallées montagneuses, en petites sociétéscloses, dépourvues d’écriture, de monnaie, d’écoles et de gouvernement centralisé, à un âgetrop vite jugé « de pierre ». En quelque quatre-vingts années, ils ont parcouru des changementsqui prirent des millénaires à se produire dans le reste du monde.Jared Diamond pose la question, rarement envisagée : que nous apprennent ces Papous de ceque les Occidentaux ont perdu avec la disparition des sociétés traditionnelles — ces sociétésstructurées en groupes de faible densité de population, subsistant de la chasse et de la cueillette,de la culture ou de l’élevage, et que les contacts avec les grandes sociétés industriellesont transformées de façon limitée ?Elles ont en effet produit des milliers de solutions aux problèmes humains différentes de cellesadoptées par nos sociétés modernes. Elles peuvent donc nous inspirer quelques meilleurespratiques de vie — par exemple, des manières d’élever les enfants, de traiter les personnesâgées, de demeurer en bonne santé, de bavarder, de passer le temps libre, de pratiquer lemultilinguisme ou de régler les litiges —, mais également nous aider à évaluer d’autres avantagesde notre propre société que nous avons fini par considérer comme normaux.SERGIO LUZZATTOPADRE PIOMiracles et politique à l’âge laïcSergio LuzzattoPadre PioMiracles et politique à l’âge laïcTraduit de l’italien par Pierre-Emmanuel DauzatGALLIMARDPARUTION septemBRE9782070136308544 pages • 30 eSergio Luzzatto enseignel’histoire contemporaine àl’université de Turin. L’éditionaméricaine de cet ouvragea remporté en 2010 le prixdu meilleur livre d’histoire.Le 20 septembre 1918, dans le couvent du petit village de San Giovanni Rotondo, un frèrecapucin en prière découvre les stigmates de la crucifixion de Jésus inscrits sur ses mains.À partir de ce seul commencement, Sergio Luzzatto déploie une enquête extraordinaire : surl’ordre mineur des Capucins qui tenait enfin, face aux Franciscain, son heure de gloire ; surles Pouilles, région retardataire, saignée à blanc par la Première Guerre mondiale d’où sontrevenus des survivants aux corps mutilés par les stigmates de technologies guerrières et queles nationalistes transforment en preuves du devenir christique de la nation ; sur la violencesociale dans la région qui très vite opposa les ouvriers agricoles occupant les terres aux grandspropriétaires qui lancèrent contre eux un des premiers faisceaux de Mussolini au prix du plusgrand massacre de militants socialistes ; sur l’alliance entre le cléricalisme et le fascisme quise noue alors et le pilier sera l’université catholique du Sacré-Cœur, laquelle des décenniesdurant disputera de la vérité des excroissances surnaturelles de Saint François et des doutessuscités par les plaies de Padre Pio, creusées peut-être par de l’acide ; sur la présence dansl’entourage du saint de hiérarques fascistes, tour à tour chantres du Duce puis, passé la chutedu régime, biographes autorisés du moine à qui d’autres offrent un hôpital avec l’argent dumarché noir dans le Paris de l’Occupation ; sur la reconquête catholique de la société italienneaprès-guerre avec l’explosion du culte du Padre portée par la presse magazine ; sur lachristologie et la définition de ce qu’est l’Église selon Jean XXIII, hostile au culte du capucin, etselon Jean-Paul II qui le canonisera ; sur la place somme toute de ce capucin dans la longuechaîne qui voit, depuis la Contre-Réforme catholique, l’Église répondre par une surenchère àla demande de liturgies rassurantes, de cultes protecteurs et d’analgésiques sociaux.Voici le très grand livre sur la manière dont l’historien-anthropologue doit parler de la saintetéà l’âge laïc : les stigmates — vrais ou faux, là n’est pas la question — d’un individu sanctifiédisent moins de lui que du monde alentour, des attentes, du besoin de croire, de l’angoissedes intercessions.40


telRené DescartesCorrespondance 1 et 2(Œuvres complètes, tome VIII)Édités, annotés et présentés par Jean-Robert ArmogathePARUTIONs septemBREVolume 19782070138548Sous presseVolume 29782070138555Sous presseLaboratoire intellectuel inégalé, les 735 lettres de Descartes nous révèlent d’abord la « bibliothèquesecrète » du philosophe — de Saint Augustin et Cavalieri à Stevin et Thomas White.Mais aussi l’archéologie des thèses scientifiques : sur Galilée, sur Pierre Fermat ou avec lesmathématiciens néerlandais.Descartes y exprime sa pensée avec plus de liberté. D’où un traitement inédit des thèmesmétaphysiques : la création des vérités éternelles ou les développements qu’il entendait donnerà sa physique pour expliquer la Transsubstantiation.Le groupement des lettres par correspondants ou groupes de correspondants (vol.1 : àMersenne, aux jésuites, à Hobbes, à des mathématiciens ... ; vol. 2 : à Huygens, à la princesseElisabeth, à Regius, à Morin, à des médecins et plusieurs autres correspondants) permet desuivre les échanges du philosophe, tandis qu’une annotation historique copieuse éclaire lesenjeux et permet de parcourir cette galerie où défile l’Europe savante.Louis DumontL’idéologie allemandeFrance-Allemagne et retourPARUTION octoBRE9782070141623Sous presseL’étude de la société indienne a été pour Louis Dumont le point d’appui d’une enquête comparativesur la civilisation moderne dont le présent ouvrage représente une nouvelle étape.Dans Homo hierarchicus, analyse désormais classique de la société des castes, Louis Dumonta étudié la société égalitaire à la lumière de la société hiérarchique de type pur, afin de rendremeilleur compte de la formation de la civilisation occidentale moderne, égalitaire et individualiste,par rapport à ce que l’auteur appelle une civilisation holiste, fondée sur un système devaleurs globalisant et hiérarchique.Avec L’idéologie allemande, la comparaison se déplace à l’intérieur même du monde contemporain,afin de cerner les variantes nationales de l’individualisme moderne. Louis Dumonts’attache plus spécialement à la mise en perspective réciproque des versions française etallemande, chacune fortement typée : l’idéologie universaliste posera que l’on est « hommepar nature et Français par accident », tandis que l’idéologie de l’identité collective assumeraque l’on est « essentiellement un Allemand et un homme grâce à la qualité d’Allemand ». Il enrésulte une vue profondément renouvelée tant de la fonction de « l’éducation de soi-même »(Bildung) dans la culture allemande que de l’idéologie politique française.revue les temps modernes n° s 674-675Sartre avec FreudParution aoûtJuillet-octobre 20139782070142736Numéro spécial, 432 pagesLe rapport de Sartre à la psychanalyse est souvent ramené à la critique péremptoire dela notion d’inconscient exprimée, par exemple, dans L’Être et le Néant. Cependant, dansses textes psychobiographiques (sur Baudelaire, Genet, Mallarmé, Le Tintoret, Flaubert,Freud et lui-même), Sartre, dans son projet de saisir la singularité et la concrétude absolued’une liberté individuelle, intègre, de plus en plus profondément, des dimensionspsychanalytiques. Sa culture en la matière, notamment sa lecture de Freud, est beaucoupmoins sommaire qu’on a pu le penser. Ce numéro a pour propos de manifester continuitéset ruptures entre psychanalyse freudienne et, pour reprendre les termes de Sartre, « psychanalyseexistentielle ».Avec des textes de Jean Bourgault, Frédéric Worms, Clotilde Leguil, Alexis Chabot, JulietteSimont…Formulaires d’abonnements aux revues téléchargeables sur www.gallimard.fr/Revues41


Hors série Découvertes Gallimardénitienne, renvoie à l’art du verre,e de ses artisans, à la qualité uniques créés depuis des siècles dans sesbjets de luxe pour les cours euroantaisiesbaroques au xviii e siècle,es 1920 et modernistes autour deaines d’artistes du monde entierverriers vénitiens. Ainsi, verres,cieux illustrent le goût et les modesegard avec des tableaux les mettantLe verre de MuranoCouverture provisoireL' hommenuPhilippe comarGallimard/Musée d'OrsayL’homme nupar Philippe ComarJusqu’ici, aucune exposition n’a été consacrée au nu masculin. Attribut des divinitésmythologiques dans les grandes compositions historiques et la sculpture classique, il estensuite représenté aux xviii e et xix e siècles dans les proportions idéales héritées de la Grèce.Malgré les remises en cause parfois radicales du xx e siècle, comme la révélation prosaïquedu corps dénudé dans toute sa vérité ou même certaines violences faites au corps, cesvaleurs sont toujours en vigueur chez les artistes d’aujourd’hui.Parution septembre97820701421188 modules • 8,90 eExposition « Masculin-masculin : l’homme nu dans l’art au XIX e et XX e siècles »,musée d’Orsay, du 24 septembre 2013 au 2 janvier 2014En partenariat avec lemusée d’OrsayDiderot et ses artistespar Michel DelonCouverture provisoireParution octobre97820701427678 modules • 8,90 eAu xviii e siècle, l’Académie royale organisait tous les deux ans au Louvre une expositionpublique de peinture, dont Diderot rédigea de 1759 à 1781, les comptes-rendus. Il joue ainsiun rôle pionnier, car ses « Salons » constituent un témoignage essentiel du rayonnementartistique de la France des Lumières en Europe. En parallèle à l’exposition que le muséede Montpellier consacre au « Goût de Diderot », cet ouvrage dresse un panorama de l’artdu xviii e siècle, dans toute sa diversité, tel que Diderot l’a commenté, avec les morceaux debravoure qu’il porte aux nues, le rococo qu’il n’aime pas, la notion de sublime qui imprègnealors la peinture de paysage, avec Vernet, Hubert Robert et Chardin, le peintre du silencedes choses.Exposition « Le goût de Diderot » du 5 octobre 2013 au 15 janvier 2014, musée Fabreà Montpellier. Puis du 14 février 2014 au 1 er juin 2014, Fondation de l’Hermitage, à LausanneFélix Vallottonpar Isabelle CahnFélix Vallotton (1865-1925), peintre d’origine suisse naturalisé français en 1900, est unartiste à cheval sur deux siècles, deux pays et plusieurs tendances esthétiques, des Nabisà la Nouvelle Objectivité. Il touche à tous les genres : peinture, gravure, illustration, sculpture,arts appliqués, critique d’art, même théâtre et romans. Peintre de l’étrange, il abordetous les sujets avec un sens poussé du réalisme, dans un aspect lisse et froid, des couleursraffinées, un dessin précis découpant la forme, des cadrages audacieux, des perspectivesaplaties empruntées aux estampes japonaises et à la photographie.Parution septembre97820701421258 modules • 8,90 eexposition « Félix Vallotton. Le feu sous la glace », Galeries Nationalesdu Grand Palais, Paris, Du 2 octobre 2013 au 20 janvier 2014En coédition avecla RMN-Grand Palais42


16 p_dico_objet_surrealiste.indd 1 25/06/13 17:26Beaux livresRetrouvez dans le prochain Bulletin Gallimardspécial beaux livres novembre-décembre 2013 toutesnos nouveautés Albums et Livres d’art, parmi lesquelles :Pascal FulacherDominique MarnyPréface deGérard LhéritierJeanCocteaule magnifiqueLes miroirs d’un poèteGallimard1889-1916 * Premiers regards 1Couverture provisoireJean Cocteau,le magnifiqueLes miroirs d’un poèteParution septembre9782070142705Livre d’art, 192 pages • 29 €Exposition, Institut des Lettres etManuscrits, Paris, du 10 octobre2013 au 25 janvier 2014ÉtrusquesUn hymne à la vieParution septembre9782070142347Livre d’art, 256 pages • 39 €Exposition, musée Maillol,Paris, du 18 septembre 2013au 9 février 2014Dictionnairede l’objet surréalisteParution octobre9782070141814Livre d’art, 384 pages • 42 €Exposition, Centre Pompidou,Paris, du 30 octobre 2013au 3 mars 2014Jacques LoweKennedyChronique d’un destinPréface de Marc dugainCouverture provisoireAngkorNaissance d’un mytheParution octobre9782070142590Livre d’art, 312 pages • 49 €Exposition, musée Guimet, Paris,du 16 octobre 2013 au 13 janvier 2014Couverture provisoireIndochineDes territoires et des hommes,1856 -1956Parution octobre9782070142606Livre d’art, 320 pages • 39 €Exposition, musée de l’Armée, Paris,du 16 octobre 2013 au 29 janvier 2014KennedyChronique d’un destinParution octobre9782742434381Album, 256 pages • 29,90 €GallimardParution à l’occasion des 50 ansde l’assassinat de John F. Kennedy,Un album de photos intimes et enpartie inédites43


w événementsJonathan CoeDésaccords imparfaitsTraduit de l’anglais par Josée KamounQuatre pièces courtes pour rire et rêver,quatre variations sur nos vies incertaines.Au clavier, Jonathan Coe avec sa petitemusique qui nous piège pour mieux nousenchanter.« Difficile de résister aux charmes de cetouvrage parfaitement accordé. »Version FeminaParution octobre9782070453511n° 5645, 96 pages • sous presseFranz-Olivier GiesbertDieu, ma mère et moi« Je n’ai jamais eu à chercher Dieu : je visavec lui. Avant même que je sois extraitpar des spatules du ventre de ma mère oùje serais bien resté, si on m’avait demandémon avis, il était en moi comme je suis enlui. Il m’accompagne tout le temps. Mêmequand je dors.C’est ma mère qui m’a inoculé Dieu. Unecaricature de sainte mystique qu’un rienexaltait, des pivoines en fleur aussi bienqu’une crotte de son dernier-né, au fonddu pot. Je suis sûr qu’elle avait de l’eaubénite en guise de liquide amniotique.Elle exsudait la foi. »Parution septembre9782070453214n° 5624, 208 pages • 6,60 eMarc DugainAvenue des GéantsAl Kenner serait un adolescent ordinaires’il ne mesurait pas près de 2,20 mètreset si son QI n’était pas supérieur à celuid’Einstein. Sa vie bascule par hasard lejour de l’assassinat de John FitzgeraldKennedy. Plus jamais il ne sera le même.Désormais il mène seul un combat désespérécontre le mal qui l’habite.Inspiré d’un personnage réel, Avenue desGéants, récit du cheminement intérieurd’un tueur hors du commun, est aussi unhymne à la route et aux grands espaces,dans la société américaine des années1960.Parution octobre9782070453535n° 5647, 432 pages • sous presseSalman RushdieJoseph AntonUne autobiographieTraduit de l’anglais par Gérard MeudalLe 14 février 1989, Salman Rushdieapprend qu’il a été « condamné à mort »par l’Ayatollah Khomeiny. Son crime ?Avoir écrit Les versets sataniques. Ainsicommence l’extraordinaire histoire d’unécrivain obligé de devenir un clandestin.Comment un écrivain et sa famille traversent-ilsneuf années sous une menaceperpétuelle de meurtre ?Salman Rushdie raconte pour la premièrefois à travers ces exceptionnellesmémoires l’une des batailles les plusimportantes de notre époque pour laliberté d’expression.Parution octobre9782070453597n° 5654, 928 pages • sous presseFrançois GardeCe qu’il advintdu sauvage blancAu milieu du xix e siècle, Narcisse Pelletier,un jeune matelot français, est abandonnésur une plage d’Australie. Dix-sept ansplus tard, un navire anglais le retrouvepar hasard : il vit nu, tatoué, sait chasseret pêcher à la manière de la tribu qui l’arecueilli. Il a perdu l’usage de la languefrançaise et oublié son nom.Que s’est-il passé pendant ces dix-septannées ? C’est l’énigme à laquelle se heurteOctave de Vallombrun, l’homme providentielqui recueille à Sydney celui qu’onsurnomme désormais le « sauvage blanc ».Goncourt du premier roman 2012Parution septembre9782070453207n° 5623, 384 pages • 7,20 ePierre PevelL’Alchimiste des OmbresLes Lames du Cardinal, IIÀ peine remis de leurs dernières aventures,les Lames du Cardinal doiventreprendre du service. En effet, la trèsbelle et très dangereuse Alessandra diSanti, célèbre espionne connue sous lesurnom de « l’Italienne », les prévientd’un complot visant le trône de France etimpliquant leur plus ancien adversaire :l’Alchimiste des Ombres, un dragon dontle seul but est de mettre à bas le royaume.Leur mission ne s’annonce donc pas detout repos, d’autant qu’un danger bienplus grand semble menacer la France.Parution septembre9782070448630Folio SF n° 460, 416 pages • sous presse44


Salim BachiLe chien d’UlysseParution septembreFolioTonino BenacquistaCoffret deux volumesMalavita (Folio n° 4283) et Malavita encore (Folio n° 4965)Parution octobreTahar Ben JellounLettre à Matisseet autres écrits sur l’artinéditParution octobrePatrick ChamoiseauL’Empreinte à CrusoéPostface inédite de Guillaume Pigeard de GurbertParution octobreRaphaël ConfiantRue des SyriensParution octobreDidier DaeninckxLe Banquet des AffamésParution octobrePaula FoxL’hiver le plus froidUne jeune américaine en Europe libéréeTraduit de l’américain par Marie-Hélène DumasParution septembreJérôme GarcinGalopsPerspectives cavalières IIinéditParution septembreSempé - GoscinnyLe Petit Nicolas, c’est Noël !Parution octobreEmmanuelle GuattariLa petite BordeParution septembreJoseph KesselAvec les Alcooliques AnonymesParution octobreNathalie KupermanLes raisons de mon crimeParution octobreViolette LeducThérèse et IsabelleTexte intégralParution octobreNathalie LégerSupplément à la viede Barbara LodenPrix du Livre Inter 2012Parution septembreHerta MüllerAnimal du cœurTraduit de l’allemand par Claire de OliveiraPrix nobel de littérature 2009Parution septembreCesare PaveseLe métier de vivreTraduit de l’italien par Michel ArnaudNouvelles traductions, révision, préface inédite et notes par Martin RueffParution octobreJ-B. PontalisAvantParution septembreJean RouaudUne façon de chanterLa vie poétique IIParution octobreBernhard SchlinkMensonges d’étéTraduit de l’allemand par Bernard LortholaryParution septembreLee Seung-UIci comme ailleursTraduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël JuttetParution octobrePatti SmithJust KidsTraduit de l’américain par Héloïse EsquiéÉdition augmentée de textes et de photographies inéditesParution octobreWilliam StyronÀ tombeau ouvertCinq histoires du corps des MarinesTraduit de l’américain par Clara MallierParution septembreBrina SvitUne nuit à ReykjavikParution octobreFOLIO POLICIERFrederick BuschNordTraduit de l’américain par Stéphanie LevetParution septembreJack KetchumUne fille comme les autresTraduit de l’américain par Benoît DomisIntroduction de Stephen KingParution septembreJulius HorwitzNatural EnemiesTraduit de l’américain par Anne de VogüeParution octobreJohn Le CarréChandelles noiresUne enquête de George SmileyTraduit de l’anglais par Marcel Duhamel et Maurice RambaudParution septembreL’espion qui venait du froidTraduit de l’anglais par Marcel Duhamel et Henri RobillotPréface inédite de l’auteur50 e anniversaire du romanParution septembreJérôme LeroyLe BlocParution octobreGunnar StaalesenComme dans un miroirUne enquête de Varg Veum, le privé norvégienTraduit du norvégien par Alex FouilletParution septembreCarlene ThompsonCeux qui se cachentTraduit de l’américain par Dominique LetellierParution octobreFOLIO 2 EIsaac BabelUne soirée chez l’impératriceet autres récitsTraduit du russe par Adèle BlochParution septembreSaul BellowUn futur pèreet autres nouvellesTraduit de l’américain par Danielle PlanelParution septembreBoccaceLe DécaméronPremière journéeTraduit de l’italien par Giovanni ClericoParution septembreBelinda CannonePetit éloge du désirinéditParution septembreCollectifFaites vos jeux !Les jeux en littératureParution septembreCollectifJouons encore avec les motsNouveaux jeux littérairesÉdition de Julie PujosParution septembreDenis DiderotSur les femmeset autres textesParution septembreElsa MarpeauPetit éloge des brunesinéditParution septembreEdgar PoeLe sphinxet autres contesTraduit de l’anglais par Alain JaubertParution septembreVirginia WoolfLe quatuor à cordeset autres nouvellesTraduit de l’anglais par Michèle RivoireParution septembreFOLIO BILINGUEStefan ZweigLe joueur d’échecs / SchachnovelleTraduit de l’allemand par Olivier MannoniinéditParution octobreFOLIO ACTUELLaetitia Van EeckhoutFrance plurielleLe défi de l’égalité réelleParution septembre45


FOLIO SFLeandro Ávalos BlachaBerazachussettsTraduit de l’espagnol (Argentine) par Hélène SerranoParution septembreAlden BellLes faucheurs sont les angesTraduit de l’américain par Tristan LathièreParution septembrePhilip K. DickQuestion de méthodeTraduit de l’américain par Michel Deutsch, Alain Dorémieux,Jean-Pierre Pugi, Bernard Raison, Marcel ThaonTraductions révisées et harmonisées par Hélène CollonParution septembreBarry HughartLa magnificence des oiseauxUne aventure de Maître Li et Bœuf Numéro DixTraduit de l’américain par Patrick MarcelWorld Fantasy AwardParution septembreXavier MauméjeanRosée de feuParution octobreIan McDonaldLe fleuve des dieuxTraduit de l’anglais (Irlande du Nord) par Gilles GoulletGrand Prix de l’ImaginairePrix Bob MoraneBritish Science Fiction AwardParution octobreArcadi et Boris StrougatskiStalkerPique-nique au bord du cheminTraduit du russe par Svetlana DelmotteÉdition définitive établie par Viktoriya LajoiePréface d’Ursula K. Le GuinPostface de Boris StrougatskiParution octobreFOLIO CLASSIQUEJames JoyceUlysseTraduction de l’anglais et édition dirigées par Jacques AubertParution septembreStefan ZweigAmokTraduction de l’allemand par Bernard LortholaryÉdition de Jean-Pierre LefebvreParution septembreAngoissesTraduction de l’allemand par Bernard LortholaryÉdition de Jean-Pierre LefebvreParution octobreNouvelle du jeu d’échecsTraduction de l’allemand par Bernard LortholaryÉdition de Jean-Pierre LefebvreParution septembreVingt-quatre heures de la vied’une femmeTraduction de l’allemand par Olivier Le LayÉdition de Jean-Pierre LefebvreParution octobreForum Le MansL’Amour, toujoursSérie le Monde actuelinéditParution octobreFOLIO ESSAISFolio au cinémaAu bonheur des ogresUn film de Nicolas Bary,avec Bérénice Béjo, Emir Kusturicaet Raphaël Personnaz,en salles le 16 octobre 2013d’après Au bonheur des ogresde Daniel PennacFolio n° 1972, 288 pages • 7,20 eMalavitaUn film de Luc Besson,avec Robert De Niro, Michelle Pfeifferet Tommy Lee Jones,en salles le 23 octobre 2013d’après Malavitade Tonino BenacquistaFolio n° 4283, 384 pages • 7,70 eFOLIO HISTOIREYves-Marc AjchenbaumCombat 1941-1974Une utopie de la Résistance, une aventure de presseÉdition revue et augmentéeParution septembreJean-Paul BertaudValmyLa démocratie en armesParution septembreBernard CotteretLa Glorieuse Révolution d’Angleterre,1688Édition revue et augmentéeParution octobreJean-Louis Crémieux–BrilhacLa France libreDe l’appel du 18 juin à la libération I et IIÉdition revue et augmentéeParution septembreAndré KaspiLa révolution américaine 1763-1789Édition revue et augmentéeParution octobreOlivier DelormeHistoire des BalkansTome 1, 2 et 3InéditParution octobreJeoffrey ParkerLa révolution militaireLa guerre et l’essor de l’Occident, 1500-1800Parution septembreFOLIOPLUS CLASSIQUESEugène IonescoMacbettDossier de Françoise Spiess et Juliette BertronParution septembreGuy de Maupassant9 nouvelles légèresDossier Nicolas Saulais et Valérie LagierParution septembreJ.-H. Rosny AînéLa Guerre du feuDossier de Marianne Chomienne et Pierre-Olivier DouphisParution septembreOscar WildeLe Portrait de Dorian GrayDossier de Stéphane Chomienne et Agnès VerletParution octobreFOLIO BIOGRAPHIESChurchillPar Sophie DoudetParution octobreAlexandra David-NéelPar Jennifer LesieurParution octobreMagrittePar Michel DraguetParution octobreJules VallèsPar Corinne Saminadayar-PerrinParution octobrePOÉSIE/GALLIMARDRobert DesnosContrée suivi de CalixtoÉdition de Marie-Claire DumasParution septembreJuan GelmanVers le Sudet autres poèmesPrésenté et traduit de l’espagnol (Argentine) par Jacques AncetPostface de Julio CortázarParution octobreArun KolatkarKala Ghoda. Poèmes de BombayPrésenté par Laetitia Zecchini et traduit de l’anglais (Inde)par Pascal Aquien et Laetitia ZecchiniÉdition bilingueParution octobre46


À l’occasiondu centenairede sa naissance,l’œuvre d’Albert Camusest à l’honneuravec de nombreusesparutions.Folio édition limitéeL’étrangerSous étui, accompagné d’un livret de 48 pagesd’Alban Cerisier sur l’histoire éditoriale de L’étranger,comprenant nombre de fac-similés et photographies9782070453177Parution septembreFolio théâtreLa Dévotion à la croixde Pedro Calderón de la Barca(Texte français d’Albert Camus)Édition de Jean Canavaggio9782070453733Parution octobreUn cas intéressantd'après Dino Buzzati(Texte français d’Albert Camus)Édition de Pierre-Louis Rey9782070447183Parution octobreFolioJournaux de voyageTexte établi, présenté et annoté par Roger Quilliot9782070453160Parution septembreCarnets IMai 1935 – février 1942Édition établie et annotée par Raymond Gay-Crosier9782070454044Parution septembreCarnets IIJanvier 1942 – mars 1951Édition établie et annotée par Raymond Gay-Crosier9782070454051Parution septembreCarnets IIIMars 1951 – décembre 1959Édition établie et annotée par Raymond Gay-Crosier9782070454068Parution septembreFolio essaisCamus à CombatÉditoriaux et articles d’Albert Camus (1944-1947)Édition établie, présentée et annotée par Jacqueline Lévi-Velensi9782070453344Parution septembreUn carnet offertavec un livre achetéCarnet présenté sous film avec les titres suivants :La chute, Les justes, Le premier homme, L’hommerévolté, Le mythe de SisypheDans la limite des stocks disponibles, chez les libraires participant à l’opération*CoffretsCoffret Carnets, I, II et III9782070453153Parution septembreCoffret L’absurdeL’étranger, Caligula, Le malentendu et Le mythe de Sisyphe9782070454600Parution septembreCoffret La révolteLes justes, La peste et L’homme révolté9782070454617Parution septembreVoir aussi page 12www.folio-lesite.frLes différents logos PEFCÉditions Gallimard, 5 rue Gaston-Gallimard 75007 Paris • Bulletin n°499 / septembre-octobre 2013 • Suivi éditorial : Stéphane Rembotte • Entretiens : Jean-Noël Mouret • Conceptiongraphique : Isabelle Flamigni • Ce bulletin comprend les programmes des livres paraissant en septembre et octobre 2013 sous réserve de modification de dernière heure •Les indications de pagination, de codes et de prix ne sont pas contractuelles • Achevé d’imprimer en août 2013 par BLG Toul • n° d’impression : JFD 07.13.10753 • Dépôt légal : août 2013.Logo 3DLogo vert


Bulletin n°499 A81929-6&:CGKKPA=]\W[^U:Photo © Fonds Albert Camus. Bibliothèque Méjanes, Aix-en-Provence.Retrouvez le programme des parutions sur Albert Camus en pages 12 et 47.

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