Le dossier de MECASPHERE sur les BRIC - ILE-DE-FRANCE ...

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DOSSIERsavoir-faire technologique des sociétésfrançaises auprès de prescripteursindiens », indique Sophie Clavelier,chef du pôle infrastructures, transports,industrie d’Ubifrance en Inde.Thèmes retenus cette année : la mobilitédurable, l’écoconstruction, l’aérospatial,le nucléaire, les cartes et lesidentifications.La technologie est un thème qui intéresseparticulièrement les BRIC. Ainsi,en novembre prochain, Ubifranceorganise le forum de l’innovation et dutransfert de technologie, en partenariatavec OSÉO, et la chambre de commercefranco-brésilienne. « Le Brésil accuseun retard en matière d’innovation,constate Marc-Antoine Lopez, chefdu pôle infrastructures, transports,industrie d’Ubifrance au Brésil. Noussouhaitons faciliter l’émergence de partenariatsentre Français et Brésiliens. »Au programme : le forum proprementdit, la remise du prix de l’exportationde la chambre de commerce France-Brésil, et une mission de prospectionet de recherche de partenaires. « Lesentreprises et lesles de compétitivitéCest à Shenzhen, au cœur duGuandong que s’est tenuedu 6 au 8 avril l’expositionNuclear Power Industry2011, la plus grande expositionmondiale du nucléaire de l’année.La Chine est, de loin, le premiermarché mondial du nucléaire, avecla mise en route d’un nouveauréacteur tous les deux mois. Suite àl’accident de Fukushima au Japon, lesautorités chinoises ont déclaré queles constructions en cours ne serontpas remises en cause, mais que lesnouveaux projets seront réexaminéspour s’assurer de leur niveau de sûreté.Le G.I.I.N. (Groupe Intersyndical del’Industrie Nucléaire) organisait lePavillon français, le plus grand del’exposition avec 31 stands idéalementsitués face à l’entrée. Les exposants sesont montrés très satisfaits de cetteexposition, qui leur a permis de nouerou d’entretenir de nombreux contacts18 // MÉCASPHÈRE // JUIN 2011LES BRIC TERRES DE CONQUÊTEpourront rencontrer des partenairesbrésiliens pendant trois jours », préciseMarc-Antoine Lopez.Des missions par secteurd’activitéCes missions sont souvent menéesconjointement avec les syndicats dela FIM. « Les 20 et 23 avril 2010, nousavons organisé avec Ubifrance deuxcolloques en Inde sur les technologiesdes machines textiles », rappelleEvelyne Cholet, également secrétairegénérale de l’UCMTF (Union desConstructeurs de Matériels Textilesde France). L’Inde est en effet le 2 èmeimportateur mondial de machines textiles.Le premier colloque s’est dérouléà Bombay, le second à Ludhiana aucœur du Pendjab. Ils ont rassembléprès de 400 participants venus découvrirles technologies proposées par11 fabricants français. « Nous avonsl’habitude de faire des colloques dansles grands centres urbains, remarqueChristian Guinet, directeur commercialde Staübli Textile, une PMI spécialiséedans les machines textiles.Exposition NPI 2011 à Shenzhen : une vitrine du marché chinois du nucléaire© DRdans le Guandong, où deux EPR sont enconstruction à Taïshan. Parallèlement,Ubifrance a mis sur pied avec le G.I.I.N.un petit déjeuner-conférence le 7 avril,avec notamment une présentation du© DRSalon en Russie :les salons permettentde mieux comprendreles marchés des BRICet rencontrer despartenaires.A Ludhiana, nous sommes allés audevant de nos clients. Une initiativetrès appréciée. »Les missions par secteur d’activité ontfait la preuve de leur efficacité. Aussi,en 2011, « nous prévoyons avec noscorrespondants FIM, une mission auBrésil centrée sur l’agroalimentaire,l’automobile et l’aéronautique, et unemission en Chine sur le ferroviaire »,indique Évelyne Cholet. Cette dernièreinitiative fait suite à une réunion organisée,en décembre 2010, au siège dela FIM pour présenter aux mécaniciensles perspectives de développement duferroviaire en Chine. Une journée qui aéveillé quelques vocations.vice-président de CGNPC, producteurd’électricité du sud de la Chine.> Henri Chapotot(G.I.I.N.)01 47 17 62 79© DRBRIC mode d’emploiFaut-il exporter ou s’implanter localement ? Un partenaire local est-il nécessaire ? Comment aborder des pays aussidifférents que la Chine, l’Inde, le Brésil ou la Russie ? Quelques éléments de réponse.« Nous sommes lesspécialistes de la machinejacquard pour métiers à tisser,avec 80 % du marché. Nousdisposons d’agents ou d’unités deproduction au Brésil, en Chine. ÀBombay, en Inde, nous disposonsd’une société de vente et d’aprèsvente,qui emploie 25 personnes.Pendant longtemps, le paysBrésil : une nécessaireouvertureLa hausse du cours du réal et la dépendancedu Brésil pour les équipements dehaute technicité crée des opportunitésd’affaires. Mais, les taxes d’importationsont prohibitives et les restrictionsdiverses et variées foisonnent, à telpoint qu’Évelyne Cholet, directeurdes actions internationales de la FIM.n’hésite pas à parler d’entraves. « Nousavons engagé des négociations, vial’Orgalime, et avec le Medef, la directiongénérale du Trésor et la Commissioneuropéenne, pour que ce paysrespecte les règles de libre-échange. »D’une manière générale, la FIM se faitsystématiquement le porte-parole desentreprises victimes d’entraves auprèsdes instances internationales.« La bureaucratie brésilienne constitueun frein certain dans le développementdes affaires, reconnaît Charles-HenriChenut, avocat, conseiller du commerceextérieur de la France, présidentdu groupe de travail Brésil. La fiscalitéest parfois difficile à appréhenderpour un étranger. Si le Brésil afficheaujourd’hui dans ses politiques deréformes une certaine préférence nationale,l’implantation locale d’une filialepermet de contourner cette restriction,voire même d’en profiter. »Au ssi, beaucoup, à l’i n s t a r deMarc-Antoine Lopez, chef du pôlePOINT DE VUEa freiné l’arrivée de machinesmodernes pour protéger sa maind’œuvre. Or, nos équipementspermettent à un seul employéde faire tourner 24 métiers àtisser. La mondialisation a faitcomprendre aux Indiens qu’ilsdevaient investir dans du matérielmoderne. Les taxes d’importationont diminué. En revanche, lesinfrastructures, transports, industried’Ubifrance au Brésil, plaident pourl’implantation dans le pays. « Il devientplus efficace et surtout plus pérenne des’implanter via une filiale ou des partenariats.D’autant que l’assistance techniquelocale est très valorisée et peutconstituer un facteur important dansle choix d’un nouveau fournisseur ».Mais attention, prévient Émilie Dely,d’Aleso International correspondant dela FIM pour le Brésil, « globalement lescoûts de production sont aussi élevésqu’en Europe ».Russie : un environnementdes affaires à sécuriser« Les Russes ont bien compris qu’ilsont besoin de technologies modernes,note Brigitte Convert, consultante, correspondantede la FIM pour la Russie.Nos PME sont reconnues pour leurexcellence technologique et il existeune grande empathie des Russes ànotre égard. » Pour introduire desproduits dans le pays, les étrangers seheurtent à des problèmes de certificationset d’homologation très contraignantes.Mais, pour Alexandre Brunet, directeurde la Mission économique d’Ubifranceà Saint-Pétersbourg « la modernisationrusse se fera essentiellement par desproduits fabriqués en Russie. »Reste que l’implantation en Russie« Nous sommes les spécialistes de la machinejacquard pour métiers à tisser. »CHRISTIAN GUINET, DIRECTEUR COMMERCIAL, STAÜBLI TEXTILE (215 SALARIÉS)procédures demeurent trèscompliquées. En particulier, leslettres de crédits sont difficilesà ouvrir et réclament un travailadministratif très important.Mais l’Inde souffre surtoutd’infrastructures déplorables,quand on les compare à celles dela Chine. Voir deux clients dansune journée relève de l’exploit. »© DRdemeure problématique. L’immensitédu pays (11 fuseaux horaires) constitueen soi une difficulté, auxquelss’ajoutent les problèmes administratifset les lourdeurs bureaucratiques.« L’environnement des affaires restele talon d’Achille de la Russie, jugeMarie-France Raynaud, chef du servicerisques pays et études économiquesde Coface. Les investisseurs étrangersdemeurent très prudents, car le droit depropriété n’est pas garanti. »Si le niveau scientifique est très élevé,« les Russes ne sont pas adaptés àPOINT DE VUE« La productiond’acier de la Russieet de l’Ukraine estéquivalente à celle desÉtats-Unis ou du Japon. »ANDRÉ PAYERNE,PRÉSIDENT D’AKROS,SPÉCIALISÉE DANS LEMATÉRIEL DE TRAITEMENTDE LA FERRAILLE(110 SALARIÉS)« La production d’acier de la Russieet de l’Ukraine est équivalente à celledes États-Unis ou du Japon. La Russieayant besoin de s’équiper en technologiesmodernes, ce marché est pour nouspotentiellement très important. J’ai recrutéune personne à Moscou qui disposait d’unsolide carnet d’adresses, car les relationscomptent beaucoup dans ce pays. Sinous partageons avec les Russes unfond culturel commun, leur réactivité esttrès différente de la nôtre. En respectantcertaines règles, il est possible de fairedes affaires. Nous disposons aujourd’huid’une société russe de services et d’unbureau de représentation commerciale àMoscou.La Russie représentait 30 % de nosexportations avant la crise. En 2009,tout s’est arrêté ; la reprise est lente ; elledevrait s’accentuer en 2012. »JUIN 2011 // MÉCASPHÈRE // 19


© MixelDOSSIERnos méthodes de travail, juge BrigitteConvert. La notion de rentabilité leurest étrangère ». Bref, mieux vaut sefaire accompagner, par un correspondantde la FIM et par Ubifrance.Inde : au pays des mécaniciens« Il existe une longue tradition mécanicienneen Inde, rappelle CharlesWilhelm, Président d’XY Europe,correspondant de la FIM pour l’Inde.Il est donc difficile de vendre desproduits mécaniques, sauf s’ils sontsophistiqués, une machine spécialepar exemple. »Cela tombe bien, la France disposed’une bonne réputation en la matière,si l’on en croit Sophie Clavelier, chefdu pôle infrastructures, transports,industrie d’Ubifrance en Inde : « laFrance est bien connue en Inde pourson savoir-faire et la qualité de ses produitsdans les industries mécaniques.Dans l’industrie, une production localeest pratiquement indispensable ».Se pose donc la question du choix dupartenaire. « C’est un pays complexeavec 19 langues officielles, et un systèmesocial difficile à appréhender,avec l’héritage des castes. Sans accompagnement,on risque de faire des mauvaischoix. »Le partenaire local peut apportersa connaissance des marchés etses clients. A moyen et long termes,« il est important de maintenir desPOINT DE VUE« Au début des années 2000, Mixela été la plus petite PME à s’implanteren Chine, pour accompagner un de nosclients. Dans ce pays, il faut commencerpar vendre aux sociétés occidentalesimplantées localement ou en joint-venturequi privilégient la qualité au prix. Travailleren Chine suppose une bonne cultureinternationale et un grain de folie. Ladifférence culturelle est telle que l’on nepeut pas faire preuve d’amateurisme. Maisle jeu en vaut la chandelle : je n’ai jamaisautant exporté et j’ai augmenté les effectifsen France depuis que nous sommes enChine. En effet, nous réalisons toutes lesétudes dans l’Hexagone et y fabriquons les20 // MÉCASPHÈRE // JUIN 2011LES BRIC TERRES DE CONQUÊTErelations très serrées avec ses partenairesindiens, de bien définir sa stratégieet de s’y tenir, surtout s’il s’agitd’un actionnariat familial », insisteCharles Wilhelm. Enfin, monter uneentreprise en Inde n’est pas une sinécure.Les procédures sont longues etcontraignantes.Chine : une présence localeindispensable« La Chine est le pays le plus concurrentielau monde », affirme PierreDhomps, Président d’Énergie 7 International,correspondant de la FIM pourla Chine. Pourtant, parce qu’elle veutdévelopper son marché intérieur, laChine fait preuve de protectionnisme.Depuis son entrée dans l’OMC (OrganisationMondiale du Commerce), lesdroits de douane ont diminué. Mais lepays dispose de ses propres normes,une façon indirecte de se protéger.« Le pays est si lointain que la présencelocale devient indispensable »,estime Pierre Dhomps. Beaucoupde PME suivent leurs grands donneursd’ordre et fabriquent sur place.Cette implantation peut devenir untremplin vers d’autres pays proches(Japon, Corée du Sud…) et favoriser laproduction en France. Évidemment,la culture chinoise est aux antipodesdes références françaises et la barrièrede la langue constitue une vraie difficulté.Aussi, mieux vaut s’associer avec« Au début des années 2000,Mixel a été la plus petite PMEà s’implanter en Chine. »PHILIPPE EYRAUD, P-DG DE MIXEL AGITATEURS (57 SALARIÉS)produits qui dépassent lesavoir-faire chinois. Nous disposonségalement d’une équipe de quatrepersonnes à Rio de Janeiro. Les Brésiliensfont preuve de tellement d’empathie quel’on n’imagine pas les différences culturellesqui nous séparent. Le problème, ce nesont pas tant ces différences, mais le faitd’oublier qu’elles existent. Par exemple,les managers brésiliens sont plutôtautoritaires et délèguent peu. Grâce àcette connaissance de l’international, nousavons pu, face à des géants mondiaux,remporter un très important contrat defourniture d’agitateurs pour l’usine Solvayde production de PVC en Russie. »© DRAgitateur Mixel.Mixel a été laplus petite PME às’implanter en Chine.POINT DE VUE« Pour nous développer,nous souhaitonsaugmenter la part denos exportations. Depuiscinq ans, nous essayons denous implanter sur le marchébrésilien. Nous avons ainsibénéficié des services detrois VIE de la FIM et noussommes présents sur le salonHospitalar, le plus grand salonhospitalier de l’AmériqueLatine. Nos produits trèstechniques pour le secteurdes partenaires chinois ou recruter despersonnels sur place. C’est la démarcheadoptée par Velan SAS, spécialiste devannes pour le circuit primaire des réacteursnucléaires. Fin 2010, l’entrepriselyonnaise a ouvert un bureau à Pékin aucœur d’un centre d’affaires qui regroupetous les acteurs du nucléaire et embauchéune ingénieur chinoise assistéed’une équipe locale. « Les relations deconfiance se sont instaurées au fil dutemps, explique Jean-Claude Cennac,Président de Velan SAS. L’implantationdevenait indispensable au moment oùle programme nucléaire chinois batson plein ». En 2005, le gouvernementprévoyait de construire 30 tranchessur quinze ans, fin 2010, 32 tranchesétaient lancées. Velan SAS en compte 28dans son portefeuille et la Chine représente55 % de son chiffre d’affaires.« Nous souhaitons augmenter la partde nos exportations. »FRANÇOIS CHAUSSAT, P-DG DE CAHOUET,FABRICANT DE MATÉRIELS DE RÉGULATION DEPRESSION POUR LES FLUIDES (GAZ ET LIQUIDES)SOUS HAUTE, MOYENNE ET BASSE PRESSION(50 SALARIÉS)hospitalier nécessitent deshomologations qui sontlongues à obtenir. Mais leplus difficile dans ce pays, cesont les droits de douane trèsélevés et la fiscalité totalementincompréhensible. Depuis uncertain temps, nous cherchonsun partenaire local, nousavons des pistes, mais nousn’arrivons pas à concrétiser. Àterme, nous envisageons unejoint-venture de production surplace. »© MixelTechnologieMÉCAFUTUREUn programmed’assemblagemultimatériauxPiloté par Critt Metall 2T (CM2T) et labellisé par le pôleMatéralia, le programme CM2T-Matbraz a permis la mise enplace du pôle Brasage lorrain et le lancement de programmesde R&D collectifs. L’Institut de Soudure, l’École européennedes ingénieurs en Génie des matériaux (EEIGM) et CM2Ts’associent pour l’assemblage par brasage multimatériaux.Assembler des aciers, desalliages d’aluminium et detitane, le tantale, le zirconium…,bref des matériauxdissemblables : le programmeMatbraz répond à cet enjeu.Il prend en compte 4 critèresessentiels : la métallurgie desmatériaux de base et l’état desurface, la nature de l’alliagede brasage, le cycle thermique(four et induction) et le mode debridage de la pièce en cours detraitement.Une trentaine de collaborationsindustrielles sont issuesde Matbraz. Plusieurs projetsont vu le jour : Zircospray (cf.Mécasphère 16), Promapalpour accroître la compétitivitédes fonderies d’alliages légersgrâce à de nouveaux procédésde conception et fabrication desProjet ActiSurTT :améliorer la sécurité desengins tout terrainmoules et Lokir pour intensifierles procédés de productionindustrielle d’hydrogène. Touslabellisés par Matéralia, cesprojets sont déjà prometteursen termes d’avancées technologiqueset de créations d’activitésnouvelles. Matbraz a bénéficiéde 2,3 millions d’euros d’aidedu Feder (Fonds Européen deDéveloppement Régional), del’État (Industrie et Recherche),de la Région Lorraine, du Conseilgénéral de Meurthe-et-Moselle etdu Grand Nancy.DES PROGRAMMES DERECHERCHE COLLABORATIVEL e p ô l e b r a s a g e i s s u d uprogramme CM2T-Matbrazrassemble des entreprises tellesque Mersen, Fives Cryogénie,Bodycote, Converteam, AML,Pour réduire les accidents graves2 liés au renversement d’enginstout-terrain, laboratoires de rechercheet industriels s’associent autour duprojet ActiSurTT. Phiméca, Cemagrefet Lasméa, XLim et le Cetim, tous membres de ViaMéca, ainsi que PoclainHydraulics, Grégoire, Axema*, le laboratoire LSIS et la Caisse centrale demutualité sociale agricole souhaitent proposer des dispositifs actifs capablesd’anticiper les risques de renversement en tenant compte de la configuration,de l’état (vitesse, accélération…) de l’engin et du terrain. Objectif : agir sur levéhicule en temps réel pour revenir à une situation stable. Sélectionné etsoutenu par l’Agence Nationale de la Recherche, ce projet sur 3 ans a étélabellisé par le pôle ViaMéca et co-labellisé par Elopsys.* Syndicat des constructeurs de matériels agricoles© ML Degaudez-CemagrefLe four de brasage sous vide etsans atmosphère contrôlée du pôlebrasage à l’EEIGM.Evatec, Thermo Est. Leur objectif: développer et industrialiserde nouvelles solutions de pièceset ensembles mécaniques à hautevaleur ajoutée. Ce pôle coupleégalement son savoir-faire aveccelui d’autres centres, PRETT(Pôle Régional de Transfert deTechnologie) et ICEEL (InstitutCarnot Énergie et Environnementen Lorraine) pour proposer dessolutions innovantes dans ledomaine de l’assemblage desmatériaux par brasage, brasagediffusion et soudage diffusionen optimisant la productivité etles coûts avec des technologiesrespectueuses de l’environnement.Les secteurs industrielsconcernés sont l’énergie, legénie chimique, la mécanique,l’aéronautique (le spatial) et lestransports.Les industriels impliqués béné-DeQualC : augmenter la durée de viedes outils coupantsAccroître la productivité2 en augmentant la durée devie des outils et en améliorantla qualité des pièces produitespar réduction des bavures : leprojet DeQualC (DécoupageQualité Compétitivité) retenupar le ministère de l’Industrieau titre du FUI (Fonds UniqueInterministériel) a débuté en avril2011, pour une durée de trois ans.Consacré à l’usure des poinçons dedécoupe et des outils de tournage,il est mené par lesles desMicrotechniques et Nucléaire deBourgogne. Objectif : proposer uneficient d’un soutien pour lesétudes, les essais de faisabilitépuis l’industrialisation deprocess et/ou de produits innovantsde haute technicité. À l’issuede ces travau x coordonnéspar l’équipe CM2T–EEIGM, ilspeuvent ensuite s’approprier lesrésultats obtenus et les appliquerà leur domaine d’activité.Autre avantage : ils ont un accèsfacilité aux moyens techniquesde CM2T et EEIGM, de l’Institutde Soudure, de l’IJL (InstitutJean Lamour) ainsi qu’à leursoutils de formation sur mesure.Ces pa r tenaires a ssocientleurs compétences et mutualisentleurs équipement s :un four de brasage 1 300 ° Csous vide de grandes dimensions,un four presse 1 300 °C,des moyens de projection et revêtementde surface notamment leCold Spray, des contrôles non destructifsHigh Tech, des logiciels desimulation...méthodologie et des moyens decaractérisation de l’usure des outilsde mise en forme par enlèvementde matière, découpage, usinage,emboutissage, pliage… Le pôledes Microtechniques est chargéde réaliser l’étude en amontdans le secteur de la découpe ;puis les ingénieurs du CTDEC*l’appliqueront au décolletage.> Patrice LaurentCTDECp.laurent@ctdec.com*Centre Technique de l’Industrie duDécolletageJUIN 2011 // MÉCASPHÈRE // 21© DR

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