Les premières fois - Inpes

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Lespremièresfois


LespremièresfoisVivre l’amour2


Les relations amoureuses,ce n’est pas toujours facile.Pas facile de se rencontrer,de s’aborder, de se parler,de se comprendre.Souvent, pour les garçons,il faut surmonter la timidité,la peur de l’échec, ou bien,au contraire, il faut modérerdes élans qui risquent d’êtremal reçus.◗ Garçon ou fille, ce qui estimportant, c’est que chacunpuisse se sentir libre deproposer, d’hésiter, d’accepterou de refuser ; libre d’avoirbesoin de plus ou moins detemps avant de s’engager dansune relation amoureuse.Pas de place ici pour la violence,la contrainte, le mépris.Dans le domaine de la sexualité,garçons et filles doiventapprendre à accepter lesorientations et les choixde chacun.◗ Garçon ou fille, chacundécouvre et vit à sa façon età son rythme les plaisirs dela sexualité et de la relationde couple. Selon son tempéramentet selon les circonstances,chacun peut être amené àconnaître des formes diversesde la vie affective et sexuelle :fidélité, relations multiplessuccessives ou simultanées,abstinence choisie ouinvolontaire…◗ Garçons ou filles, certainssont attirés par des personnesdu même sexe.Chacun, dans le respect del’autre, doit pouvoir vivre lasexualité qui lui convient sanssubir le mépris ou le rejet.Toutefois, il faut savoir quechaque société définit desrègles et des limites dans ledomaine de la sexualité, dansle but, notamment, de protégerles mineurs, de prévenir et desanctionner les actes de violence.Les relations sexuelles, ce n’estpas toujours facile : il faut enavoir envie tous les deux et, sipossible, au même moment,qu’on soit dans l’amour toujoursou dans l’amour d’un jour…S’aimer S'aimer un peu, beaucoup,ou bien être simplementensemble le temps d’unerencontre, ce qui compte,c’est que chacun s’intéresseà l’autre ; ce qui compte,c’est que chacun ait sonmot à dire.3


Vivre l’amourL’amour ça nous transforme.Nous ressentons des émotionsnouvelles, des désirs nouveaux.On a tous envie d’aimeret d’être aimé.La relation amoureusenous fait à la fois découvrirune partie de nous-même encoreinconnue et une relation très forteavec l’autre.Aimer : ça arrive comme ça,on ne choisit pas d’aimer : on aime.4


Les relations sexuelles,cela comporte aussi desrisques : risques liés auxmaladies sexuellementtransmissibles (parmi lesquellescertaines peuvententraîner la stérilité), risquede contamination par le VIH,risque de grossesse nondésirée.Ces risques, heureusement,ne sont pas inéluctables :il est possible de les éviter.L’utilisation du préservatifpermet à la fois d’éviter unegrossesse non désirée et dese protéger des IST et de lacontamination par le VIH.En revanche, l’utilisationd’autres moyens contraceptifs(pilule, stérilet, etc.) neprotège ni des IST, ni de lacontamination par le VIH.À chacun, fille ou garçon, des’informer sur les risques liésaux relations sexuelles et surles moyens de les éviter.Toutefois, il ne suffit pasd’être informé. Encore fautilmettre son savoir en pratiqueen utilisant les moyens deprévention.Plus facile à dire qu’à faire !Pourquoi ne pas essayer d’enparler ensemble avant, sansattendre d’être dans le feu del’action ?En parler simplement, évoquerle fait que, bien sûr, on utiliserades préservatifs, faire comprendred’une façon ou d’une autrequ’on en a avec soi. L’humour,dans de pareilles circonstances,peut faciliter les choses.Si l’un des deux est plusdéterminé que l’autre sur lanécessité d’utiliser le préservatif,aucune raison de selaisser dissuader par un aviscontraire et de renoncer àla prévention.Être responsable à deux,c’est encore ça qui estle mieux !5


Les premières foisPlaisir, don de soi, désir de l’autre,jouissance, performance… Il y a denombreuses façons de se représenterl’amour et de le vivre.Des questions vous préoccupentparfois : être ou ne pas être à lahauteur, être déçu(e) ou décevoir.Il ne s’agit pas de passer un examen,mais de se rencontrer, de se découvrir l’unl’autre, d’échanger, quand on se sent prêt,quand on en ressent le désir.6


Marie-Laure“Je me sens plus grande… on nefait pas de grands projets… je neveux pas m’engager avec lui pour lavie mais cette expérience m’a libérée…Je parle de moi, j’écoute lesautres, je n’aimerais pas fairel’amour sans être amoureuse…”Laurent“J’ai l’impression d’êtreplus curieux du monde…que ma sensibilité achangé… c’est formidabled’avoir une relation quidure avec quelqu’un…j’ai l’impression que jecomprends mieux mesdésirs, je me connaismieux, j’ai moins dedifficulté à prendredes décisions… et puisje suis bien dansmon corps…”Sophie“Chaque fois que j’aperçois Anne,mon cœur se met à battre plusvite… je ne comprends pas ce quim’arrive… je me demande si elle s’enest rendu compte et si pour ellec’est pareil… je n’ose pas en parler…je ne sais pas à qui me confier…”Dom“Ma première fois, cen’est pas un très bonsouvenir… Je ne me senspas encore adulte… Cen’est quand même pasrien de faire l’amour…”7


Les risquesQuand on aime, chacun se protège etprotège celui ou celle qu’il aime.Grossesse non désirée :Pensez qu’un rapport sexuel sansmoyen de contraception peut entraînerune grossesse et la naissance d’unenfant.La venue d’un enfant est un événement heureuxsi elle est désirée et si l’on est prêt l’un et l’autreà assumer son rôle de parent.Il est important d’en choisir le moment.Il existe différents moyens de contraceptionefficaces : lire page 22 les informations àce sujet.On vit plus tranquillement l’actesexuel quand on a l’esprit libéréde la crainte d’une grossessenon désirée.8


Samir“Pour tous les deux, c’était lapremière fois… c’était importantpour moi qu’on découvre ensemble.J’avais tellement peur qu’elle mejuge… là au moins, on était à égalité,on était maladroit… c’était pasfantastique mais ça reste mon plusbeau souvenir…”Sébastien“C’était aussi la premièrefois pour Pierre qu’ilfaisait l’amour avec ungarçon. Depuis longtempsje le regardais, j’admiraisson corps, j’avais envie dele toucher, de l’embrasser,de le caresser… Ça s’estfait naturellement…Depuis, je me sens légeret heureux. J’attends lesamedi avec impatience.”IsabelleAntoine“Quand j’ai rencontré Camille,elle m’a imposé le préservatif…je l’avais jamais utilisé avec lesautres. On a si bien fait l’amour !J’avais jamais connu ça.”“On avait de l’appréhensiontous les deux, on a pris letemps de découvrir noscorps, on se caressait, onse désirait de plus enplus, c’est venu tout seul.Il a plus aimé que moi.Pour moi, c’était pasgénial… on en a parlé…on a recommencé…c’était de mieux enmieux… et depuis onne se quitte plus…”


Infections sexuellementtransmissibles (IST)Diverses maladies peuvent se transmettrelors de rapports sexuels non protégés parl’utilisation du préservatif. On les appelleinfections sexuellement transmissibles ou IST.Elles sont nombreuses, mais ellespeuvent être traitées et guéries.Si elles ne sont pas soignées, certaines deces maladies peuvent avoir des conséquencesgraves, notamment la stérilité.Si vous pensez que vous avez pu êtrecontaminé(e), il est important deconsulter un médecin le plus vitepossible, en cabinet ou dans un centreantivénérien. Vous pourrez ainsi, si c’estnécessaire, bénéficier rapidement d’untraitement efficace.Si vous avez été contaminé(e), votre partenairedevra également consulter rapidement unmédecin afin de se faire soigner.Il existe un vaccin contre l’hépatite B.Parlez-en avec votre médecin.10


VIH/SidaSi les IST peuvent être guéries, l’infection par levirus du sida demeure une maladie grave.Les traitements, même s’ils ont beaucoupprogressé, ne permettent pas encore la guérisondu sida. Ces traitements ont pour but de retarderl’entrée dans les formes les plus graves de lamaladie et permettent de prolonger la vie despersonnes atteintes.L’utilisation du préservatif lors dechaque rapport sexuel (pénétrationvaginale ou anale) est la seuleprotection efficace contre les risquesd’être atteint par une IST ou par levirus du sida (VIH).La pilule contraceptivene protège pas des ISTet du sida.11


Carole“Je le trouvais très beau… j’aicraqué pour lui. C’était lesvacances, nous avons fait l’amoursans préservatif. Je ne me suisinquiétée de rien, je prenais lapilule… En voyant une émission surle sida à la télé, je me suis miseà angoisser.”Ludovic12Manuel“Au moment où l’acte se fait, jeme dis : “Zut, j’aurais dû !” …À la seconde où c’est terminé, jeme dis : “C’est stupide…” Maismaintenant je me dis : “J’arrêtede déconner…” C’est plus la peinede délirer et d’avoir l’adrénalinequi monte au moment où je meretire, y a qu’à mettre lepréservatif !”“J’ai fait une mauvaiseexpérience... j’ai attrapéune maladie pas grave etj’ai été obligé de mesoigner, c’était pénible…Après je me suis dit : “Çavaut quand même le coupde faire attention !”


Thomas“La première fois, j’en ai achetéen pharmacie… j’étais un peuhonteux, je ne savais pas commentdire… on a toujours peur d’êtrejugé… La dame m’a dit : “Vous envoulez combien ?” … et moi j’avaiscompris “quelle taille ?” Je me suispris la tête, j’étais complètementstressé, c’était horrible, c’étaitaffreux… Maintenant, j’aitellement l’habitude d’enacheter que c’est même devenuun jeu pour moi : je les demandesurtout aux vendeuses, juste pourvoir leur réaction…”Cathy“L’autre jour, j’allaisacheter des tampons à lapharmacie ; il y avait deuxgarçons devant moi. Lepremier a demandé toutdoucement à la pharmacienneune boîte depréservatifs. Elle a hurlé :“Quelle marque vousvoulez ? Durex ® ?Manix ® ?...” Le garçon estdevenu tout rouge et nepouvait plus parler.Alors son copain a dit :“Parce que vous, vousprenez quoi ?”C’était super !”13


Acheter des préservatifsOn peut être gêné d’aller acheter des préservatifs,que ce soit au supermarché, en utilisant undistributeur automatique ou en pharmacie.Depuis qu’on entend beaucoup parler depréservatifs, cela peut rendre les chosesplus faciles. C’est ce qui s’est produit, parexemple, pour les serviettes et les tamponshygiéniques : il y a des années, ce n’étaitpas facile pour une fille de les demander.Aujourd’hui, c’est devenu presque aussibanal que d’acheter du shampooing.On constate la mêmeévolution pour l’achatdu préservatif. Si cela vous pose un problèmeles premières fois, pensez que lepharmacien ou la caissièreont l’habitude. Ils voient plusieursjeunes comme vous tous les jours.Il existe depuis peu un préservatifféminin.Combiençacoûte ?Prix pour un préservatif :de 0,15 à 1,52 € selonle lieu de vente.14


Laure“La première fois que j’ai faitl’amour, c’était avec Eric. Je neprenais pas la pilule, j’ai achetédes préservatifs… Je n’ai pasosé lui en parler… On a faitl’amour sans rien, j’ai eu trèspeur d’être enceinte…”Nicolas“J’ai flashé sur Lætitia… C’était la première fois… J’aipensé au sida… mais jusqu’au dernier moment je n’ai paspu parler du préservatif… Elle pouvait penser que jedoutais d’elle. Et puis, quand on s’est déshabillés, ils sonttombés de ma poche. C’est là qu’on en a parlé…”Sébastien“ J’avais peur… je le sentaistrès pressé… je ne savaiscomment lui dire…Heureusement, il a mis unpréservatif. J’avais peurd’avoir mal… Il a mis du gel ;ça m’a rassuré.”


Gilles“Je l’avais dans ma poche, je l’ai posé àcôté du lit mais je ne savais pasquand le mettre… Je me sentaistellement en fusion avec elle queje ne voulais pas rompre ce moment…C’est elle qui m’a dit : “T’as bien cequ’il faut ?” Ça m’a aidé, j’ai prisle temps de le mettre…”Julie“Au début, ça m’a fait mal…je me demandais si j’étaisnormale… il m’a rassurée.Je suis persuadée qu’il fautaimer le garçon pour selaisser aller…”16Thomas“Quand le moment est venu,j’étais très gêné, j’avais hontede le mettre devant elle… Je suisallé dans la salle de bains… j’avaisbien conscience que ça coupaitquelque chose, je n’avais pasd’autre solution…”Renaud“C’est pas pareil avec unpréservatif… Ce bout deplastique entre nous, c’estgênant… mais je préfèreêtre frustré que malade…”


Frédéric“Ça m’est arrivé une fois… On étaitprêts tous les deux… Au moment oùj’ai voulu mettre le préservatif, jen’étais plus en érection… Je mesentais ridicule… Je lui ai demandéd’attendre un peu… Ça a remarché.”Adrien“Je voulais en savoir plus. Avecmon frère, comme on parlefacilement ensemble, on en adiscuté et on s’est dit que c’étaitune bonne idée d’essayer tranquillementtout seul avant de seretrouver au lit avec une fille ! Çanous a rassuré… maintenant, onsait faire…”Caroline“Je le sentais prêt, c’est lui qui a décidé de mettre lepréservatif… Comme on en a beaucoup parlé avant, ça nenous a pas posé de problème… À part qu’il l’a déroulé àl’envers et qu’il a fallu en prendre un autre ! On a bien ri…”17


Proposer un préservatifÇa paraît difficile…On craint la réaction de l’autre…On manque de confiance en soi…Dites-vous que votre partenaireressent certainement les mêmeschoses que vous et attend souventque vous en parliez vous-même !Proposer l’utilisation du préservatif, c’est avoircompris l’importance de se protéger et deprotéger l’autre ; c’est avoir un comportementresponsable.Commenten parler ?Souvent, le plusdifficile est d’aborderle sujet ; après, çava tout seul !Si vous n’osez pas en parlerdirectement, demandez-lui,par exemple, s’il a tout prévuou dites-lui que vous avez cequ’il faut…18


Quanden parler ?Il vaut mieux ne pas attendrele dernier moment pour enparler ! Mais c’est encorepossible de proposer unpréservatif au tout début de la relationsexuelle. C’est toujours mieux que de nepas se protéger, mais dans ce cas,maîtrise de soi recommandée !En éliminant certaines inquiétudes,l’utilisation du préservatif peut favoriserla communication.Mettre unpréservatifCe n’est pas si évidentque ça de mettre unpréservatif dans cemoment d’émotion.C’est à vous de trouver la manièrequi vous convient le mieux ; seul ouà deux, dans la lumière ou dans lapénombre…Pour être plus à l’aise,vous pouvez faire unessai seul.Le préservatif se met sur le sexe enérection et avant toute pénétration.19


Le préservatif : points de vue…On entendsouvent direà propos dupréservatif :" Ça casse la relationamoureuse. "C’est vrai que l’usage dupréservatif peut poser unproblème. Ce n’est pas nouveau ! Avoir unerelation sexuelle, ce n’est pas toujours facile,en particulier la première fois. L’émotion, letrouble agissent sur les réactions du corps.Par exemple, certaines filles ressentent del’inquiétude lors de la première relation sexuelle,ce qui peut provoquer des contractions duvagin et rendre la pénétration difficile." Après le plaisir,ça empêche derester l’un dansl’autre aussilongtemps qu’onle souhaiterait. "C’est vrai que pour quele préservatif soitefficace, il faut se retireravant la fin de l’érection,c’est-à-dire juste aprèsl’éjaculation.En effet, quand le sexe n’est plus en érection, lepréservatif risque de glisser et de rester àl’intérieur. Dans ce cas, il n’exerce plus son rôle deprotection contre les IST et le sida.Si le préservatif reste dans le vagin,il perd aussi son rôle de protection contre unegrossesse non désirée.20


On entenddire aussi :" Le préservatif, ça enlèvedes sensations. "Chacun peut avoir son point de vue, mais unechose est sûre : le préservatif protège des IST,du sida et il permet d’éviter une grossessenon désirée.En étant rassuré par l’usage du préservatif, onpeut vivre plus tranquillement la relation.En cas de " panne ",il n’y a pas deraison de s’affoler.Dans de telles situations,il vaut mieux prendreson temps, se caressermutuellement, attendre que l’un et l’autresoient prêts…Si le préservatif apporte quelques contraintes,le plus souvent les difficultés diminuent oudisparaissent avec l’habitude.S’aimer, avoir du plaisir :c’est possible aussi avecun préservatif !21


Éviter une grossessenon désiréePour éviter une grossessenon désirée, il existeplusieurs moyens decontraception : à vousde choisir le vôtre.Pour être aidé(e) dans cechoix, vous pouvez consulterun médecin ou vous rendredans un centre de planificationfamiliale.Afin de ne pas être pris(e) audépourvu, vous avez intérêt à vous informer sur les moyenscontraceptifs sans attendre le moment où vous aurez à enutiliser un.Le préservatifmasculin ou féminin est le seul moyen decontraception qui protège aussi des ISTet du virus du sida.La pilule est un moyen de contraception mais ellene protège pas des IST et du virus du sida.La pilule peut être prescrite et remise gratuitement aux mineuresdans les centres de planification familiale.Le stériletLesspermicidesest rarement prescrit aux jeunes filles. Ilne protège ni des IST ni du virus du sida.Moins efficaces que le préservatif, la piluleou le stérilet, les spermicides ne protègentpas des IST et du virus du sida.La " pilule dulendemain ""La pilule du lendemain" est une méthodede rattrapage qui ne doit être utilisée quede façon exceptionnelle (voir page 26).Elle ne doit en aucun cas être considérée comme un modede contraception habituel.22D’autres méthodes dites " naturelles " sont utilisées maiselles ne sont pas des moyens de contraception sûrs et ellesne protègent pas des IST et du virus du sida.


Stéphane“C’est quand même la galèrede mettre un préservatif... çafait barrière entre nous... unpetit sac nous sépare... j’ai moinsde sensations…”Virginie“C’était dans un camp devacances… on avait passéquinze jours ensemble…on était très amoureux…et puis, un soir, ça s’estfait comme ça… Ilm’avait dit qu’il avaitdéjà eu des expériencesamoureuses… j’avaistrès peur… j’étais trèsintimidée… c’était lapremière fois qu’ungarçon me voyait nue…et finalement ça s’estbien passé, on étaitcontents tous les deux.”Nadia“Avec un préservatif, j’aime pasle moment où il se retire… Onvoudrait tellement rester l’undans l’autre… C’est comme si onrenonçait à aller au bout denotre plaisir…”


Les préservatifs◗ Avec qui en parler ?◗ avec celui ou celle que vous aimez ;◗ avec vos copains ;◗ avec votre médecin ;◗ au club de santé de votre collègeou de votre lycée ;◗ avec vos parents.◗ Quels préservatifs utiliser ?N’utilisez que les préservatifsportant le marquage CE surl’emballage. Cette inscription est lapreuve qu’ils ont été soumis à descontrôles techniques très sévères etqu’ils sont conformes aux normesde qualité européennes.Le préservatif féminin, qui est enpolyuréthane, est une alternative aupréservatif masculin, notamment encas d’allergie au latex.Où rechercher un conseilmédical ?Reportez-vous page 30.24


Le préservatif masculin◗ Mode d’emploiOuvrez délicatement l’emballage par son extrémité dans le sensde la largeur. Il existe souvent une encoche prévue à cet effet.Attention aux coups d’ongles, de dents ou d’objets coupants quipourraient déchirer le préservatif.Le préservatif doit être mis en place sur le sexeen érection avant tout contact entre les organesgénitaux.Lors de la mise en place, pincer avec les doigtsle réservoir ou l’extrémité du préservatif pour enchasser l’air.Déroulez le préservatif aussi loin que possible surle sexe. S’il ne se déroule pas bien, ne forcez pas.Jetez-le et prenez-en un autre.Si vous appliquez sur le préservatif un lubrifiant(indispensable seulement en cas de pénétrationanale), ne pas utiliser de produit gras, maisexclusivement un gel à base d’eau (vendu enpharmacie).Retirez-vous après l’éjaculation, avant la fin del’érection, en retenant le préservatif à la base dusexe, de façon à éviter toute " fuite " de sperme.Jetez le préservatif à la poubelle après l’avoir noué.Un préservatif doit être mis en placeavant toute pénétration vaginale ouanale et n’être utilisé qu’une seule fois.Les préservatifs doivent être conservésà l’abri de la chaleur et de l’humidité.25


Que faire après un accident ouune défaillance dans les pratiqueshabituelles de prévention ?◗ Pour les garçons et les filles :Si vous avez eu une relation sexuelle sans préservatif, ou s’il y a eurupture ou glissement du préservatif (situation exceptionnellelorsque le préservatif est mis en place correctement), deuxsituations peuvent se présenter.26◗ Vous avez pris un risque, il y a moins de 48 heures, avec un(e)partenaire dont vous connaissez le statut sérologique positif auVIH ou avec un(e) partenaire rencontré(e) occasionnellement :rendez-vous, si possible avec votre partenaire, aux urgences d’unhôpital, sans dépasser ce délai de 48 heures. Le médecinexaminera avec vous la situation et vous proposera éventuellementun traitement préventif d’un mois, destiné à tenter d’éviterla contamination par le VIH.◗ Vous avez pris un risque, il y a plus de 48 heures : consultez dansun centre de dépistage, à l’hôpital ou votre médecin. On vous diras’il faut et quand faire un test.Si vous avez un doute, n’hésitez pas à consulter le plus tôt possible.◗ Pour les filles :Pour éviter une grossesse non désirée, à la suite d’un rapportsexuel sans protection (oubli de pilule, non-utilisation, rupture ouglissement du préservatif), vous pouvez utiliser la contraceptiond’urgence ou la "pilule du lendemain".Le(s) premier(s) comprimé(s) doit être pris si possible dans les24 heures suivant le rapport non protégé et au plus tard dans les72 heures. Bien suivre les instructions de la notice. Il existe deuxtypes de pilules : l’une est délivrée sur prescription médicale,l’autre est en vente libre en pharmacie.En cas d’urgence, vous pouvez vous adresserà l’infirmière de votre établissement scolaire.La pilule du lendemain n’est efficace quedans 75 à 80 % des cas.Elle ne peut pas remplacer unecontraception régulière. Son utilisation doitrester exceptionnelle.


Comment savoirsi on est atteint ou nonpar le virus du sida ?Aujourd’hui, on peut dépister la présence du virus du sida dèsle quinzième jour après une situation à risque (rapport sexuelsans préservatif, glissement ou rupture du préservatif).Si les tests de dépistage pratiqués à ce moment sont positifs,cela veut dire de façon certaine qu’il y a eu contaminationpar le VIH.Une prise en charge médicale dans les meilleures conditionspossibles peut alors être immédiatement proposée.Par contre, si ces tests ont un résultat négatif, ce seraseulement trois mois après la dernière situation à risquequ’un nouveau test permettra de savoir avec certitude si onest ou pas atteint par le VIH. En attendant, il faudra seprotéger et protéger son, sa ou ses partenaire(s).◗ La démarche de dépistageVous voulez savoir si vous êtes ou non atteint(e) par le VIH :◗ vous pensez avoir été confronté(e) à une situation àrisque, vous êtes inquiet(e) ;◗ vous et votre partenaire vivez une relation stable et vousvoulez abandonner l’utilisation du préservatif ;◗ vous envisagez une grossesse.Dans toutes ces situations, il est importantde consulter un médecin sans attendre.Celui-ci vous écoutera, répondra à vosdemandes d’information, vous conseilleraet vous prescrira un test si c’est nécessaire.Si ce test est pratiqué trois mois (ou plus)après la dernière situation à risque, sonrésultat est immédiatement certain, qu’ilsoit positif ou négatif.27


L’organisation du dépistagePour faire un dépistage du virus du sida (VIH), vous pouvezchoisir entre plusieurs possibilités :◗ rencontrer un médecin dans une consultation dedépistage anonyme et gratuit (CDAG). Il y en a aumoins une dans chaque département (pour obtenir lesadresses, voir page 31) ;◗ consulter votre médecin qui vous délivrera, sinécessaire, l’ordonnance permettant de faire pratiquerun test dans un laboratoire d’analyses médicales ;◗ vous rendre dans un centre de planification familiale,dans un dispensaire antivénérien ou dans un hôpital.Pourquoise faire dépisterle plus vitepossible ?Quand une personne est atteinte par leVIH, les traitements actuels ne font pasdisparaître l’infection, mais ils permettentde ralentir fortement l’évolution vers lamaladie sida. Ils améliorent souventconsidérablement la qualité de vie despersonnes atteintes. Il est donc importantde savoir le plus tôt possiblesi on est atteint par le VIH afin, si c’estle cas, de pouvoir être suivi par unmédecin.28


Les droits des jeunesEn FranceDans les centres de planification familiale,vous pouvez, sans autorisation des parents,bénéficier gratuitement de consultations,d’examens de laboratoire, de contraceptifs(pilules et préservatifs), de médicamentsadaptés à votre état de santé.Dans le mondeExtrait de l’article 24 de la Conventioninternationale des droits de l’enfant :"Les États parties reconnaissent le droit del’enfant de jouir du meilleur état de santépossible et de bénéficier de servicesmédicaux…"29


Où s’informer ?◗ auprès de votre médecin traitant◗ dans les centres de planification etd’éducation familiale (CPEF) ;◗ dans votre établissement scolaire, auprèsde l’infirmière ou de l’équipe de santéscolaire ;◗ dans les consultations de dépistageanonyme et gratuit (CDAG) ;◗ au cours de consultations hospitalièresde gynécologie ;◗ dans les dispensaires de vénérologie.Tous ces lieux vous garantissentle secret ; certains vous assurentl’anonymat.Pour avoir les coordonnées dela structure de votre choix la plusproche de votre domicile, appelezla préfecture de votre départementou la mairie de votre ville.30


LespremièresfoisLes adresses des CDAG peuventêtre obtenues :◗ sur le Minitel faire le 36 11 puis taper" sida " dans la rubrique " nom " ou" activité " en précisant le numéroou le nom du département ;◗ en téléphonant à Sida Info Service :0 800 840 800Cette nouvelle version de la brochure Les premières fois est largement inspiréedes éditions précédentes qui avaient été élaborées grâce au concours dejeunes des établissements de Grenoble et avec la collaboration de MichelZorman (médecin, conseiller technique du recteur, responsable du projet),Philippe Mocellin et Catherine Wolff pour les entretiens de recherche.Merci aux associations Aides fédération et Arcat sida pour leur relecture decette nouvelle édition.31


Téléphones utiles :Sida Info Service0 800 840 800(tous les jours 24h/24 ;appel confidentiel et gratuit)Fil Santé Jeunes0 800 235 236gratuit et anonymeLigne Azur0 810 20 30 40appel anonyme au prixd’une communication locale(ligne destinée aux jeunesse posant des questions surleur orientation sexuelle)3111-06269-B - Studio Coline - photos : Digitalvision, PhotoAlto /Patrick Sheándell O’Carroll

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