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SOCIETErp) , SUR LA PENE~TIONL'CENTRE D ' EïüDES ET DE RECHERCHES'ET LE DEVELOPPEMENT9 IY* -. AUGUSTIN DE LA REVOLUTION DANS LE CHRISTIANISMEBARRUELau Courrier : 62 Rue Sala 69002 LYONDE LtABBE AUGUSTIN BARRUEL,.LA VIE ET LES OEUVRESUN FRANC-TIREUR MUSCLE, JOSEPH SARTO . 12


..) . j *,iSOMMAIRE NOI. .' EPUISE....., . ., ........~, ,Quelquesprécisions:.. '.2. \.......B .........).......L'Abbé Ehmanuel BARBIER : In memoriam . , 3, ..:.:.:. ,....... .......A propos de la M5thode 9......:.:.............ks divers plans de 1 ' Etude 11............ .....:..i.Des nuances nécessaires14. . . . ............. ....Aux racines philosophiques de la........-.crise contemporaine....16 '...........La crise de 1'Eglise et ses origines 29..................A propos de la Contre-Eglise et des....difficultés posées par son étude 33..........._I......................A.................SOMMAIRE bJ02W I S E.............,Pour rester en bonne compagnie de::::::::........ ........Barbier à Barruel .. 2....I.......':.:.:.:Le Père Barruel: et l'action des Loges...........au XVIIIè siècle3.......................Quand un nouveau converti découvre .............le sillon11.....tL'Abbé Barbier face aux astuces du.........,., :.:.:.:.-.'% ;::,..3;, 5--. --- .. , . . . . ,_* i , .,-.r .,, ,.,, !,:;t,.'. . . 4; ::,::PUISE ::,.! ...:..-'.,(, ;,.. ,, - $,, * ; .,-,T?. :, y,,:,.. -4 @, k' aérai, , , F ~ ~ ~ ~ol~~Tm~~ ~ & . , ;i,':.; , ~ ;..: ~ ....,....... ,:5,;q',: ,..,. -. . , ,,. _',. . :'-, ?,: :'.'..:.:.: >' , *-,1 . - :.:.>. \ . ...................; :;$i:$.;:y,.. ,j g;i:.


9 .LA VIE et - tes OEUVRESde Z 'Abbé Augusth BARRUELzf,)La So~iétédu~ustin SARELUIL ée doit de présenter dans la mesure du possibleun récit de la vie et une ;zonrenclatei:e des seuwes de l'écrivain dont elle a empruntéle nom. ,En nous acquittant de cette tâche, noua nous somroes servis de la biographieuniverselle de Michaut, tome 3, du Dictionnaire de biographie fran~aise de Prévost etRonaarr dPAurat et surtout de trois not'ices :- celle de DUSSAULT, bibliothécaire dc Sainte Geneviève, écrite en 1823 ;1I1i- celle de l'Abbé HOLLIER: dans "L'Essai historique sur Villeneuve-de-Berg",écrit en 1856. Villeneuve-de-Berg est le pays natal de 1'~bbS 3ARRUEL et l'Abbé MOLLIERlui a consacre six pages Ge s m essa-..*7 celle du chanoine FILLEt, curé dlAlex, ecrire en 1896 et intitulge :"Hotice biographique, littéraire et critique sur le W. Augustin de BARRUEL".ifolis devons mentioiiner aussi un article du périodique ordre français",de février 1966.lLes 'trobs notices ci tées pr6cédennient 'n9 eqloient pas le. -noni diXbbéi$h.?UEL, vais nous -le dssignent sous celui dUkbb6 de BARRUEL.' En ef fet; sa 'famille 'portait une particule. On sait que la particule n'est pas toujours signe de noblesse.. qu'ell4-peut, psr .exemple, indiquer un pays d'orikine ou dériver dg der allemand.f1iDans le cas de la famille de BARRUEL, la noblesse est incontestable, deux thèsessont en présence au sujet de son origine : la première appuyée sur des ggnéalogistesla fait remonter à un lointain passé, dae au delà de la guerre de Cent ans. Ence tenps-là, le royaux. dtEcosse était allié au roi de France. Les Ecossais jouaientiles rangs des Anglais. Très anciennevent, dss représentants d'une famille dtEcosse1 qui avaieiit possédé ie titre di- duc et ieqa giiGrogatives de la pairie combattaient auservice du roi dc: Frarics, son '$GE était BAF$lEL. ürie branehe de cette famille ostadéfinitivement en E'rsncr et s'installa dans le +Viv.7araiq, une autre resta en Ecosseet un..de ses .membres,.Lord BARkEL, ' venu à Paris en 1780, reconnut les de BARRUEL dui Vivarais CO& faisant partie de sa famille et otablis en France depuis plusieursIIsiècles. Le nom primitif de B&RWFL se serait trarisformé on 'EARRUEL.t iIiun rôle important dans l'armée de Charles VI1 et beaucoup de asc cons combattaient dansD'après une secor.de thèse, les BARRUBL deicendraient de paysans du Dauphiné.Suivant Lecture et Tradition, no 54, de mai-juin 1975, les EARRUEL sont mentionnéspour la première fois entre 1995 et 1105 dais la Charte du Capitulaire de la Prévôtéd'Oulx, dans le Iisut Briançonnais.De l'origine écossaise ou de l'origine dauphinoise, nous ne savons pas (4laquelle est 3.3 vraie. CE qui est 6Ûr9 en revanche, c'est que la noblesse de lafamille de, BARIiUEL est, indubitable.aSes ames etaient anciennement barrées d'or et d'argent, elles fiirentdepuis d'or bande d'azur, surchkgae Ge 'tfbis étoiles d'argent. Leur cri d'armeI-. était : VIVAT W X, leur devise :,VLRTUTE SIDERIS.' . >..c,


Les de &IXRUEL ont rempli de hautes fonctio~s d2ns l'ade et la *agis-, trature, ils avaient con.tracté des alliances avec les de La Rochefoucauld, les2 de Sévigné, les de Grignan.Le père 'd'Augustin IVJiPPUEL9 titulaire de plusieurs seigneuries, fut Lieutenantgénéral du Roi au bailliege de Villcneuvc de Berg ; il avait 6pousi5, leI I juillet 1730, Madeleine de Monnier qui lui donna douze enfants. On ne sait quel. rang exact a tenu Augustin parni cette douzaine. On sait seulemnt que trois an-. .fants sont nés avant lui dont Louis-Antoine, qui devint à son, tour LieutenantgGnSral du koi et Louis-François, qui fut Lieutenant-Colonel de l'artillerie etadmis plus tard à l'assenblée de la noblesse de la province de Bresse. Parmi sesfrères et soeurs plus jeunks, on compte Camille de IP-RRUEL qui fut prieur de l'Abbayedes EénGdictins d~ Charlieu en Bresse et >larie-Gabri~lle qui fut supérieurede la Visitation de Valence. Elle laissa la renomse d'unr haute piét6 et debeaucoup de savoir., Augustin naqui? à Villeneuve de krg, ancienne capitale du Vivarais, le2 octobre 1740, Villeneuve de Dcrg est connue surtout corne le patrie d'0liviar dcSerres, mais outre l'abbé ZNIRUEL d'autres Gcrivainç plus ou oins célebrcs y sontnBs.vers la même époque : le R. P. Dumaz~l, jGsuite ; Antoine Court, pasteur calviniste,historien des Cgvennes et des guerres des Camisards ; 12 fils d'AntoineCourt, lui aussi &crivain ; f'abbe Geneston, auteur d'un recueil de semons. Aucunn'eut de loin la valeur ni l'érudition d'Augustin B~LRFFUEL*On ne peut rien dire sur les annCcs d'enfance d'Augustin qu'il passa àVilleneuve de Berg. Il fit ensuite ses Gtudes au collège des Jesuites de Tournon.Le 15 octobre 1756, .il entra au noviciat de cette SociGté avec l'intention d'enfaire partie. II fut d'abord affecté 3 l'enseignement et professa les humanit&-3 Toulouse, mis, en novemb.re 1764, un édit de Louis XV supprimit la Sociét6 desJésuites en France : "Voulons et nous plaît qu'a l'avenir la SociGtS des Jésuitesp'ait plus lieu dans notre royaume, terres et seigneuries de notre ob8i.ssance".- Pour cette raison, Augustin quitta la France et prononça ses voeux enAllemagne. Il professa~successiventent à Comateau en Bohême, à Eradisch en Moravie,à Vienne en Autriche au collège thhrésien, où il tint 18 chaire de -rhGtorique.' ~ 7 e août 1773, le Pape Clément XIV prononça l'abolition totale de l'Ordre desJésuites. A cette date., Augustin de BARRC'PL cessa d'être religieux pour devenirprêtre.sé=ulier. Dn peut remarquer qu'au siècle suivant, mais pour d'autres raisons,deux de ses futurs continuateurs, l'abbé Sarbier, auteur de "L'Gistoire du Catholicismelibgral" et le chanoine Gaudeau, auteur du "Péril intérieirr de I'Eglise",devaient suivre la même évolution de la Compagnie de JGsus au clergé séculier.Il est à noter cependant que, d'après sas biographes, Augustin de BARRUEL restatoute sa vie jésuite par l'esprit.wwwbA cette Bpoque, il fut char& de l'éducetion du fils d'un grand seigneur; il conduisit son disciple en Italie, apprit l'italien et visita Rom~.11 Gtait certainement rentré en France au début de 1774. Sa prcimièreoeuvre est en vers ; une ode à l'occasion de l'avènexzent de Louis XVI, intitulée"Ode sur le glorieux avènement do Louispour laquelle il obtint le pcrmisd'imprimer le 29 mai 1774. Elle se vendit, paraît-il, à doue mille exerplaires. Les JGsuites faisaient beaucoup d's ver.s en ce temps-là. Cette Ode esten vers de sept pieds, ce qui lui donne un style alerte. En voici deux quatrains :


A voir sur le trône mêmeSon ardeur et ses travauxIl senble du diadèmeN'avoir pris que les fardeaux.Oui, prince, i'amour enflameLe coeur de tous les Français.Il a gravé dans notre âmf?Ton nom avec tes bienfaits.Mais l'avenir ne devait'pas confirmer les espCrances que l'abbg SMR.UELmettait, non pas dans le roi, nais dans les sentiments des Français à son égard.En 1779, RAEUYUEL traduisit encore en vers un poème. italien sur les 5clipses; il coopera ensuite à l'iinnée litt6raire dirigge par Fréron.En juillet 1774, le prince Xavier de Saxe le prit come précepteur de sesenfants en 1777, il fut nomg aumônier de ?a princesse de Conti, titre qu'il gardajusqu'à la K6volutioc.11 publia en 1778 la "Physique rzduite en ta6leaux raisonnes".bDe 1781 à 1788, il Ccrivit les Nelviennes ou lettres provinciales philosophiquesqui eurent un succes éclatant. Avec elles commence sa carrière de polemiste.Les lielviennes sont écrites sous forme. de lettres come les Provinciales de Pascal.te premier volume est consacré à la physique, le second et le troisième à 12 métaphysique,le quatrième relève des contradictio~s. Le but des Belviennes était de dénoncerdes erreurs de philosophes. Le non Snigmatique d'helviennes provient des'fielvié qui, du teaps des Romins, était 12 diSnornination des peuples du Vivarais.La première moitié du travail parut en 1784, la seconde en 1788. , ,YCes lettres, expose des bizarreries, des incohgrences et des contradictionsdes philosophes furent attaquées. BARRUEL les défendit dans la "Réponse de-. l'auteur des Eelviennes à une lettre anonyme et sans date" qui parut dans l'Annéelittéraire de 1784. A la page 185 de cette réponse, il Gcrivit : "Le censeur de .nos lettres helviennes eut besoin de toute sa fermetg pour maintenir ses droits etles nôtres en faisant paraître cet ouvragz qüe les sophistes voulurent supprimer".Dans ses lettres helviennes, l'abbé BARRUEL avait critiqué particulièrenentun abbé Soulavie, originaire de Largentière, dans le Vivarais, en essayantde ridiculiser son système de gGologie. Il continua sa polgmique dans "La Genèseselon 14. Soulavie''.aSoulavie fit un procès pour diffamation à l'abbé l3ARRUELoL'histoire ne dit pas qui gagna et qui perdit ce procès. Il semble quele pcrdant fut l'abbé BARRUEL, car "La Genèse selon M o Soulavie" fut détruite parordre du Garde des Sceaux, Aucun exemplaire n'en est connu. L'oeuvre doit êtreconsidérée conne perdue,En janvier 1788, l'abbé BARRUEL prit la direction du "Journal ecclésiastique"ou "BibliothSque raisonnée des sciences ecclésiastique^'^. Il en a publié ledernier nurcéro en juillet 1792.Avec la Révolution, ses ouvrages se multiplièrent ; on peut en jugerpar la nomenclature suivante :


]- "Le Patriote véridique" ou .t'~iscoursur îesi'vraies causes de la révolu-tion actuelle1', en 132 pages, où il affirme la résponsabilité des dans. .les maux de la France.- '"Lettre sur le Divorce à un députe de 1'AssemblF.e nationale", en 42 pages.C'était la réfutation d'un ouvrage sur le divorce. A propos de cette lettre? BARRUELdira : "Vous ne me croiriez pas, cher Père, si j e vous disais qu'elle a été ecriteen huit jours".- "Prône d'un bon curé pour le serment civique exigé des évêques et descurés-", opuscule souvent rGimgrim6 1790.- "Les vrais principes sur le meriage. opposés au rapport dr Durent deailla ne", -1790, 43 pages.- Discours à prononcer par un des membres des Etats généraux pour le rappeldes Jésuites.)- De la conduite des curés dans les c'irconstance~ présentes, lettre dV'ubcuré de campagne à son confrère, député à l'Assemblée générale.- jéve16ipement du serment des prêtks eE fonction par l'Assemblée nationale,17.0. . . ,- Développement du second serment appelé civique, dGcr5té 'le 16 et le2.9 novembre 1 7 9 1 .- . Le plagizt du Coni té soi-disant &clésiastique de 1'~ssenblée nationaleou décret de Julien l'Apostat, fo-t les bases de la Constitution civile . . du , Clerg6français, suivi des représentations de Saint Grégoire ~aziance, 1790.- PrGjug-5s légitimes sur la Consti,tution civile du Clergé et sur le ser-% -ment exigé des fonctionnaires publics.I .- Question décisive sur les pouvoirs ou la juridiction des nouveaux pasteurs,1791. . -- Question nationaie sur l'autorité et les droits du peuple dans legouvernement, 1791.Bien entendu, l'activité de bM'RUEL k se bbona pas à lari?dac.tion d':ouvrages; il insista auprgs de l'archevêque constitutionnel de ~ar'is, Gobel, pour 'obtenir la rétractation de son serment. L'archevêque hésita, sais il jugea plusprudent de n'en rien faire, ce qui ne l'empêcha pas de,mourir sur l'échafaud sousl'accusation d'athéisme.tIiAprès les massacres de septembre, lqabbB RARRUEL qui s'était caché quelquetemps s'embarque pour l'Angleterre. Il devait y rester dix ans, de 1792 à 1802.A Londres, il fut accueilli par Bruk et par lord Clifford. Lord.Clifford l'aida àpoursuivre ses travaux littéraires. Il écrivit : histoire du Clergé pendant laRévolution française". Cette histoire s'arrête à 1792; L'ouvrage qui contient 379pages parut en 1797, fut rEédité et traduit en plusieurs langues. Le dictionnairede biographie fransaise prztend. que, faute de mémoire et. r6digd d'après des renseignementsincontrôlés, elle contient des erreurs et des incertitudes. Evidement ,se trouvant en Angleterre, BARRUEL n'aura plus les documents sous la main.


L.1. De 1797. à. j 798 ,: il publia quatre volumes son oeuvre la plus célèbre"Mémoires pour s,ervir à- 1: Histoire du. JqcobinismePg . .-.C \ . , . . ,Il y montre le rôle décisif des philosophes, des francs-maçons et des illuminésdans la préparation de la révolution.*. La publication de ces mémoires fut un veritable évsnement , 11s furenttraduits dans un grand nombre de langues, notamment deux fois en polonais. Plus tard,1 ' abbé. W U E C en donna un abrégé eo deux volumes. D'énormes contestations s 'élevèrent,ce qui n'est pas surprenant. Ilounier publia un essai Ge. rréfutation : " ~ e lpinfluenceattribuge aux philosophes, aux francs-maçons et aux illuminés sur la rgvolu-11tion en France". Charpy de Saint-Etienne en écrivit un.airtre : La 5ranc-maçonneriejustifiée de toutes les calomnies rép.andues contre elle.+. ou réfutation du livre- de1 ' abbé BARRUEL". - ,Dans une notice datant de. 1823, Dussault fait )une distinction entre Ceque BAWUEL 'dit des philo$ophes et ce qui concerne les francs-maçons et les'illüminés*Au sujet des philosophes, Dussault pense que tout est clairiet palpable; maissur les francsmaçons et les illuminés de Bavière, il estime que BF,RRUEL suppose,conjecture, .imagine. Il va jusqu'à dire t "11 a l'air de composer le roman du Jaco-' ., ,&binisme beaucoup .plus que son.histoire"-.'i, > - ' r -8- [ - .,, .- 4, Mishaut, dans &-biggraphie, estime que ,ces mémoires "sont d6paEés par .uneexagération.et une critique acerbe!:. L'ouvrage fut cornpaté à ceux de 1'abbé'Fiardet de l'abbé .lJurtz qui prétendirent que la RSvolution~était l'oeuvre de sorciers etde dénionolâtres. . .BARRUEL avait précisé les raisons qui lui avaientlfait écrire son livre :FFNous avons vu des hommes s'aveugler sur les causes .de la-Révolution française. Enignorant les causes, on recpnnaît la 'gravit6 des Gvenements et-ll~foil se niet dans'.1 ' impossibilité de - remédigr aux maux qui .en dGcoulent : , IX, . e, l , , . i l ',.C'est .un prCLjugé des plus dangereux de penser que #la RQwlution françaiseest un volcan qui s'est ouvert sans qu'on puisse connaître Le foyer où il s'est pre--.paré, on pst, amen6 à penser qu'il s'épuisera de lui-m&*e> avec' son aliment1'.1 ' . .- . .L'auteur indique que le motif qui l'a porté à écrire ces mémoires, ce motifest le désir de. mettre las homes â 1 !abri:du danger qui les. menace:, en montrantce danger au grand jour,. &la lumière irrécusable d& faits l'es plus'ëvidents.7-


araconter mesi justices et d'annoncer mon alliance ?". L'abbé BARRUEL estimait sansdoute que Chateaubriand combattait-plutôt pour sa gloire personnelle que pour lacause qu'il prétendait défendre.QwQwUQuand le Consulat eut succédé au Directoire, une question se posa aux! - ecclésiastiques émigrés. Devaient-ils regagner la France pour tentér d'accomplir latâche pour laquelle ils avaient été ordonnés prêtre6 ou rester en exil pour ne passervir un gouvernement illégiti~e ? ,13I)-L'abbE BARRUEL se prononça nettement pour la première solution. Le8 juillet 1800, il recommande la sounission ,aux dois dans deux opuscules : "Détaildes raisons pére~ptoires qui ont détermin6 le clergé de Paris et d'autres diocèsesà faire la promesse de fidélité" et "L'Evangile et le clergé français sur la soumissiondes pasteurs dans les révolutions des empires". Il y exposait que les prêtresétant chargés du salut des,ârnes devaient avant tout y travailler et qiie seule 1%-possibilité d'exercer leurs fonctions pourrait-leur servir d'excuse.- .74.Un Abbé Lambert, ancien secrétaire de l'arehevgque de Paris attaqua cettedoctrine ; les év&ques réfugiés en Angleterre jugèrent l'attitude de *l'abbé BARR~~ELau moins imprudente. Néanmoins quatre mille prêpges,, pqraît;i$, rentrgreqt ,$II! @~q;après la lecture. des deux opuscules. Le 20 septe%ib're'" 1601 , l'abbé SARRÜEL lançaitun tract : "Les deux pages'', à l'adresse des évêques français qui, malgri;, le demandedu Pape, n'étaient'pas démissionnaires à la suite-du Concordat. Le tract fittant de bruit qu'on dut le retirer des librairies.En septembre 1882, l'abbé BARRUEL obtint la permission de rentrer enFrance. A son retour, l'archevêque de Saris, de.BeLloy, et le~tprernier"consule nommèrentchanoine honoraire de Notre-Dame de Paris. 14 semble avoir renoncé-.: la particule.Sur une liste des chano%nes honoraires de ',Notre-Dame figurant dans un almanachparu en 1813 il figure en troisième sous ln simple dénomination : BARRUEL. Or,d'autres chanoines sur les quarante et un éndrés en 1813 portaient la particule.. 3.


L'attitude de l'abb6 BMUËL vis-%vis du regime consulaire pose aussi unproblèms : a-t-il agi par opportunité ou n'a--t-il pas compris que l'influence rad..:'"'l ..'çonnique ;gul.ii...av@it si, bien::dehohcGe daps 13. revoiution ,. continuait 3 s 'exetcer,quoique d'une outre mière, sous le c.oh;luiat ? ~n n'est pas'r6soiuo. NOUScroyons cependant que l'abbé WRUEL ns se:;faisait pas d'illusion, son comportemntavait pour base la nGcassité primordiale du ~-3iut des ânes. Pour le comprandre, ilr-fap$:.eertâinement tenir compte apsei de. sa. fornation dans la. soci6tS .das;.JSsuitr.s31;.qui;.inipsse l'obgiesance au papa sani &qditio$-i . p.grinde ac cad?v&". . . . .;~ci"~a~a,. avait' I . < . : . , : * * . ~traiti, avec le Consulat, il; . fallait. . . .,suivre . . . . . lg pape i ,. ... . . . . . _ . . . .. . . ...! ...Quoi. qu'il en soit,., les,, difficultéq...... .j. ; I !. . ne.mqquèrent pas pour lui. Il slG.taitaliné. d' un, côté les prêtres asserncpt.?~ e.t .-,.da. 1' autrh', les prêtres gn't iconcordataires.,. Dbso-is., il aura.:des. . . . . enng.rris. daris, &s ,$aux canps. Son apoiogi du Pape futattaq.uie par l'atbé Bl q~chard- qui fit paraître. à ~ondres trois r~futations, . succ;ssi-. . .ves sous le titre de "~ontroverse: pacifiqüe" .. . . .. . .... >. . .. ..... : .. ..,.. . .. . . . . . .... ..:. . . .. , : biêa sous, -le Premier. Empire, quand Pic VI1 fut iritern6 3 Savone, 1.' incondi-- tionnalit6. vi.s .-à-vis.. .du pape lui attire des ernuis . BARRUEL qui, corne- ancien: émigr0,Gtait placé sous - la surveillance dc la poli>cc. fut, arrêtf en 18 1 1 et mis en:prison. 11Utait soupçonné d avoir r&andu' 1-e bref du pkpe contra' le Cardinni Maury . A $lacedu.C-ardinal de Belloy mrt en. 1802, Bonaparte. 3vsLt norm. archevêque de Paris leCardinal Fesch,. ,puis, brquillE pvec ce dçrnier, il; ,l''avait remplaCé par. le . Czrdinql. . .Maury en 18.1 O+. .Msury en . informa. le pape. et prit 1 'adninistration de 1 archeve?ch~;'. .'. . . . . . . ' ,:.. . .: un: btpf+signéà Sayon.e,. pie ~J$',enjoi&t à llaury de quitter sur lechamp l'archevGch.6 de. Paris. Ce-fvt un grand: dkïat..'~'&mprisonnernent de BA~RWEL'':,'';accus6 de soutenir Pie VI1 contr.e',le cardinal Maury rut: de .courte' durce, semble-t-il,quoique nous ne sachions, rien de précis à. ce sujet., . .. *. . . ,..1, En ,1-8 13, 1 ' in£ luence de l'abbé BARNjEL fut jbénéf igue pour obtenir una ke-tractation\.de Soulavie. Soulavie est cet kbb6 avec lequel, autrefois, il "avait'ét~en *rocès à propos des Eelviennes, bien avant la R6volution. ~epuis~l'abbë SOULAVIEavait prêté serment 2 la Constitution civile du clergé et avait étë nomm6 résidkntde la Riipublique française à Genève. WSUEL, dans le~,'~M&noires pour servir à1'Iiistoire ~~u,Jacobiniskier~, l'avait accusa d'avoir contribue à la révolution dans.cette vi'lle. L'abbé Soulavio s'était marié quatre fois, ce qui ne veut pas direqu'il avait épousé quatre femmes, mais qu'il avait fait célébrer qu,stre fois 'sonmariage avec .la même personng. Pie FI1 L'.avait rendu 3. le vie séculière. . -. . . . . . . . . , ,. .. :. J .A la fin de sa vie, en i813, ' il .rer,it 2 3AKPIJEL la r~tractation suiuan.t&,écrite, signée e.t, ,-da.té,q:de.sa main .,: ''F.io.nsieur,. , . .. wulent vivre dan,s le sein de1 'Eglisë catholiqu*,-. apost~liqua : et romaine, .,,je'vous 'prie de cons tater par 1 ' iriserti0.q:&.:.ma présente diSclarztion .dans vos Ôuvrage? ; mon' repentir d'av&i publiG dansle$ -miens des erreurs contre la religion. Je les condamne., N'est-il' pas notoire queles nialheurs de notre patrie et les crimes 'de la rZ&lut.ion proviennent ,,del'oubllds la religion ? Quel est donc le chrf tien qui ne gbciisse dis erreurs 'd(i.'cëtt&'naturequand il en voit .les ri.s,ultats 5'" Ce texte: de r6tractation,est 'authentique. L'auteurde l'article Soulavi,,e dans le dictionnaire Ge. bio~raphiefrançais~déc1arequ'il a. : , ..:eu ale mnuscrit. sous les yeux. . . . . . .i. , - ,.. .... . . .En 1814, l'abbé &WUEL nit peu de confiance dans la Restauration. Ilécrivit à un membre de sa famille : "Ne vous fiez pas au nouvel ordre de choses.Louis XVIII sera bientôt renversédu trône et chassi de France". Cette prédiction seréalise bien vite. Pendant les Cent Jours, l'abbé BARRUEL se retira dans sil famille,proba-ble~ent dans le Vivarais...


Le 14 octobre 1815, il rentre dans la Campagaie. de Jésus recons.titués..t. . ., . .,' . .i . .. .... . , ., .::' hW. .';: '-: A, 7 '. .. . . _ : . : . , :: . .< 'Un jour, il fut reçu en' audience par XVIII. S& frère Louis-Fran~oisde BARRUEL, alors Lieutenant d'artillerie avait';;ilui-aussi, étdprésenté autrefois 3Coblentz, en 1791, au futur Louis XVIII qtii:nfét(iit:alors que Comte de Provence.\Augustin BARRUEL proposa à Louis XVIII un moyen de purger le pays de lafranc-maçonnerie. "Sire, voici les noms de trente principaux chefs, voic.l lssjadresses.Faites-les' tous arrêter le même jour, Ersppez la société d'une forte contribution,insistez sur la sanctification du dimanche et l'observation des autres loisque les malheureux ont surtout pour but d'anéantir. Ainsi, privée de ses chefs, appauvrieet rGprinée, la secte, si elle n'est pas anéantie, n'aura plus du moins- pendant longtemps les moyens de nuire". Mais le. roi ne se rallia pas à un plan qui,d'ailleurs, i?tdit trop simpliste. On ne peut pas roettrehfin uniquement par desmesures de police â une intoxication profonde et pénÉtrante des esprits.ILouis XVIII aurait voulu nommer Evêque l'abbé BARRUEL ; celui-ci, toujoursdésintéressé, refusa. Personne n'a jamais nié sa totale absence d'ambition. Lerefus de l'épiscopat était fréquent dans les premiers siècles du christianisme. Laqualité d'évêque donnait un grand pouvoir et des responsabilités étendues. Souventceux à qui un-siège épiscopal était proposé étaient inquiets pour le salut de leurâxii et préféraient ne pas encourir de graves dangers. Les motivations de l'abbé ., BARRUEL n'ont rien à voir avec celles de cette $poque. i .Deux explications différentes ont été donnges par l'abbé Mollier, d'unepart, et par le chanoine Fillet, d'autre part. Pour ce dernier, il était contraireaux règles de la Société des Jésuites d'accepter une dignité ecclésiastique sansun ordre exprès du pape ; d'après l'abbé Mollier, BARRUEL aurait rependu 9Louis XVIII : "Permettezmo.i, Sire, de refuser cette faveur : si je l'acceptais, :je ne pourrais plus vous servir aussi utilement". . > 4-. ,C'est que 8BRRUEL voulait continuer à écrire ; les fonctions d'évêque, -trop absorbantes, l'en auraient empêche. En 1814, il avait encore publié un traité' :"Du principe et de l'obstination de8 Jacobins en réponse-:au SGnateur Grégoire",qui avait soulevé des tempêtes et une "Réplique pacifique aux trois avocats deMonsieur le Sénateur Grégoire". En 1815, il prit encore position contre la PetiteEglise. Le noru exact de ce dernier ouvrage paru n'est pas mentionn5.Ses dernières années furent consacrées à écrire une histoire des sociétéssecrètes au Ebyen-Age, une dissertation sur la Croisade. contre les- Albigeoiset une réfutation du système dé Kant. L'abbj BARRUEL, en effet, s'était beaucouppréoccupé de Kant, il aurait dit a ce propos : "Quelle malice en cetlhomc ! Hais aje le tiens et je le dévoilerai à la face ,du monde".i1I \Malheureusement, ces trois ouvrages ne furent pas termin6s. L' abbéA. BARRUEL mourut le 5 octobre 1820, -3 l'âge de soixante-dix-neuf ans. 11 estenterré au cimetigre Montparnasse à Paris. Ses manuscrits inacheves sur Kant ont .été brûlés, paraît-il. C'est une perte des plus déplorables.bgog .


L'oeuvre Zcrite de ce poète, philosophe, historien, polémiste, n'en demeurepas moins considérable. C'est un contre-poison des plus utiles contrc une subversionqui n'a fait que s'étendre et s'accroître.Un jour, Pie IX accorda une audience à Alfred de Barruel, petit-neveu drl'Abbé Augustin. Le Pape lui parla du grand 6crivain;du ddfenseur de 1'Eglise.Le chanoine Fillet, en 1334, avait conclu son opusculv en remarquantqu'il était plutôt étrange qu'on ne l'ait pas rangé panri les écrivains de prenierordre de son Gpoque. "Nous nous,demsndons franchement, dit-il, s'il n'est pas supérieurà La Harpe, à naury, 5 Chateaubriand, 9 Frayssinous". Vers 1935, le grandrzbbin de Paris, Lieber, svait reconnu : "Barruel s p~rfaiteoient raison. Scs af£irn,?-tisns et SES thèses sont exactesq'.Le Chanoine Fillet avait regretté que SES oeuvres ne soiat pas rCimpri-1~6,s. La diffusion dc la pen.sGe française a comencG à combler cs voeu en 1974 enrepubliant les "Pi6noires pour servir 5 l'histpire du Jacobinisrrie", en deux volumes.La sociét6 A. BAKRUEL, en empruntant son nov, a voulu mettre en évidenceun &crivain surabondant dont les enseignements, cent soixante. ans zprès sa nort,sont toujours salutaires. Ce serait une erreur de ne voir dans l'abbe BABRUELqu'un dénonciateur de complots. Aucun complot ne peut être efficace sans un terraindgjà prépar9. BARRUEL a voulu reironter jusqu'aux origines du mal. Ses travaux,helas ! perdus, sur les Albigeois et sur le systême de Xant le montrent bien. 9nne saurait se faire une id& Équitable de l'abbG BLR-RUEL sans en tenir conpte.Il ne faudrait pas non plus que l'ancienneté de cet auteur jette unenote pessimiste en soulignant qu'après tant de tercps écoule, la subvzrsion parlîtplus forte que jamais. Aü contraire ,- 1 'ab-bé ,BARRUEL doit nous apprendre .que s 'ild faut connaître les sociétés perverses, dfnoncer leur in£ luence et leur méca~isme,il ne faut pas en avoir peur. tiprls l'abbé BNIRUEL, et corn lui, nous.pouvons r6'-p6ter et prendre pour règle do conduite ces vers de la première scène dt8thalie,'. dont il avait fait sa devise :"Celui qui met un frein à la fureur des flotsSait aussi des méchants arrêter 1es.complots.Soumis avec respect Ci sa volonté,sainte,Je crains Dieu, cher Abner, et n #ai pas d 'autre crainte".e


. ,, a .UN FRANC-'TIREU? wl.XiL'SCLEq8 : Joseph CAI?'TOPRECURSEURS OUBLIES"Joseph SAilT09 de Colmar, ancien conseiller municipal de ~ancy". C'estsous ce titre que! se présentait un vaillant lutteur dans la période 1910-1 940.Un Alsacien abrupt, épris de son pays, ardent patriote, catholique dacombat, entier dans ses convictions, exclusif dans ses choix, excessif dans sespolémiques, dur à l'adversaire et pas toujours conciliant avec ses compagnons delutte. Bref, tout le contraire d'un catholiqile libéral. Un i~iauvais coucheur, unesorte de Grand Ferré sorti de l'épopée rcédiévale et toujours sur la brèche, ne songeantqu'à pourfendre l'enne~i. La prudence, le sens de la mesure, lui faisaientterriblement défaut et cela lui valut aiaintes avanies.- Condamé à Nancy, en 1904, pour zvoir "diffamGtP scs adversaires auxélections m~ni~ipaltis, il se vit frappé d'une lourde anende qu'il ne %put payer., d'oùsaisie de,son mobilier et, par ricochet, perte de son gagne-pain. Les patrons "bienpensantsr7 refusaient d'employer un sujet aussi compromettant. L2s affaires avant) ,Out .s'autres auraient tout lâché : SALJTO, loin d'être abattu, ne songea qu'àla revanche. Ce fut l'origine d'une carrière bien remplie.Qu'on en juge :145 volumes ou brochures, de nombreux tracts et inprimés divers, plus dc2 000 conférences et contradictibns portées à des réunions publiques d'adversaires.Parmi les livres de Joseph SAHTO, citons seulemrnt quelques titres :- Quarante ans de Folie - Les Deux Ecoles - Des Armes et des uniti ionspour les Combats de la Foi - Coups de Clairon et Coups de Feu - L'Oeuvre bienfai-sante d~3 1 'Eglise - La Religion, 1 '&ne, 1 'Au-delà - Les Secrets du château-~obge' -La Secte maçonnique - Le Socialisme - La Faillite de la République - La ?ferveilleuseEpopee congréganiste - Le Tocsin sur la Cité--- etc.La fason de composer ces livres ne manquait ni d'originalite ni de pittoresque.henry Coston,..dans son livre : 'la République du Grand-Orient" (1) nousl'apprend :"SAIqTO avait disposé sur une planche, dans le réduit où il entassait sescollections de revues et de journaux, plusieurs pots de chambre en faience, quin'avaient naturellement jamais eu d'autre usage. Su chaque pot, il avait placéune grande étiquette portant, en gros, car il etait qope, une inscription :"Démocrates-chrétiens", "Ecole laïque1', Bobards historiques", "Francs-Magons" . .c'était là ses dossiers. Chaquc matin, il lisait la presse, cochait puis dScoupaitles articles et los informations qui 11int6ressaient et, finalement, plaçaitles coupures dans les pots correspondants. Quand un pot était plein, il faisaitune brochure. 11 y avait donc de tout dans les plaquettes et dans les livres qu'ilpubliait. Mais pour peu que 1s lecteur fît preuve de patience, il lui arrivait detrouver des citations du plus haut intérzt, oubliées depuis longtemps et dont lé-----1--~-ii-Ii--.ir.-C--.IC-*--'-----L--------ri----(1) Je signale cet ouvrage très documenté et spécialement le chapitre intitulf :Antimaçons d'hier et d'avant-hier(Diffusion de la Pensée française - Chiré-enliontreuil- 861 90 Vouillé).


l@rappel ne faisait pas toujours plaisir aux girouettes politiques, déja fort nombreusessous la IIIe RGpubliqus. Connu de tous ses confrères catholiques et nonarchistes,-ilrecevait énom,Gment de journaux, précieuse source d'approvisionneaentpour ses dossiers-pots et bénéficiait dans leurs colonnes d'une publicité gratuiteet efficace qui lui permettait de diffuser aisément sa production dans les milieuxnationaux de' Paris et, surtout, de province.?'C'était 13 un travail obscur, de portée très lin;itGe, qu'aucun Sditeur êntitre n'aurait accepté. 11 y aurait beaucoup à dire sur ces compilations bourrzes decitations dc valeur très inégale. Les co~mntair~s sont trop souvent tendancieux ouerronCç ct le 'sens critique est lini,itP,. L'auteur englobe gZnÉralrront dans une &n!ereprobation dès textes parfaitenent orthodoxes si l'on veut bien les replacer dansleur contexte et dzs affirmations insoutenables. i..zis, enfin, il y 3 interêt 2 parcourirles recueils de SANTO. Que de faits significatifs et de noms oublies ! On revit,sur le plan des luttes religieuses, la prenlièrc partie de notre siGcl~. Et l'anLpSche, ici ou là, une citztion tsujours d1actu3litE.OOOœ- ..On connaît moins l'action du conf5rencier. J'ai retrouvS pour la seule année1910 les traces de son passage dans diverses localités : à Frémaihville (Val dtOise) )oG il s'oppose à un haut dignitaire naçonniquc, Le F.'. 'Lefèvre J à Thorigny (Seineet-Xarne)où le modsste ouvrier typographe rEfute avec succes les erreurs du manucld'kistoire du professeur Devinat ; 2 St Y-6my-sur-Avrz (~ure-et-~oir) où il est venuapporter la contradiction su prêtre apostat Charbonnel. On le rencontre aussi 9Lattre-Saint-quentin (Pas de.Calais). Cette fois, il est seul contre une hordc hurlantede 200 forccnds qui tentent de 11assom4er. (Voilà qui donne une idEe du "61ivat1'des controverses religieuses de 116poque !). L'archiprêtre do Vitry-le-Fransois appelleSMfTO quand un confgrencier indésirable est annoncé dans sa paroisse et PlgrDubois, alors archevcquc dc Eourges, tient à l'opposer à tous lis commis-voyageurs-de l'Irréligion quand ils débarquent dans san dioc0se.SANTO n'est pas un orateur académique aux psriodes balancées, aux effets5tudiés. Son-séloquenc~ directe, populaire, enflaomiéa, est pleine de verve, d'expressionsimagées et truculentes, avec des trouvailles imprgvues, des ~ t à s l'emportepièce.Si l'auditoire est hostile, il le surprend d'abord et puis, il fonce... Lecontact est établi.Joseph SANTO est mort ea 1944, ayant lutte jusqu'à la lirite de ses forces,souvent dsns dss conditions natérielles' très précaires. Dans une note apaisée, ausoir de sa vie, il d&clarait : I .,"Si ces pages ont pu offenser quelquvun'de mes lecteurs et surtout de mesamis, j'en serai sincèrement effligé 4 mais ma raison d'6tre. est de dire toujoursEnvers et contre tous, toute la YfritP, rien qu~ la vCrité. La taire ou l'a~inri,de peur de d6plûire à certains ne coûterait plus'encore que ce d6plaisirmênc. Je fais appel à leur plus profonde consc'ience pour leur demander si cetteprSfZrence n'est pas un titre de plus à leur estime et même à leur amitié.En tout cas, je leur derzande, en toute quiEtude d'esprit, s'il est un motif defierté comparable 9 l'inébranlable rEsolution d'affronter les pires avanies, leplus inique ostracisme pour denoncer tous les mensonges et tous les scandalesqui font le jeu de l'éterriel ennemi des âmes, de llEglise et de la France".- IUn m3le la,niage en vgrité que l'on n'entend plus guère aujourd'hui dansla bouche de ceux à 'qui incombe le devoir'de parler.. .


LE CARDINAL PIE,xi 'y a eu cent ans le 18 mai 1980 que Monseigneur Louis, François, Désiré,bdouard PIE, Svêque de Poitiers, cardinal da la Sainte Eglise, au titre ds Sainte Mariede la Victoire, rendait sa belle âme 3 Dieu.. -Cet anniversaire ('1) doit Stre pour nous l'occasion de nous pencher sur lavie et 1'oe.uvre de ce grand prélat qui fut "si grand dans sa vie, plus grand après samort, et dont la stature grandit à mesure qü'on le voit à cette juste distanca et danscette pleine lumièrs où Ic tews et la rsflexion Eettent les choses';. (2)Dans ce YfXe siècle qui laissa kclater avec arrogance son libéralis~le,issu de la RSvolution, depuis 1789, il est bon dc se tourner vers llenseignet?ent del'bvfque de Poitiers tellemnt sa doctrine est lumineuse et utile pour r8soiidro lesproblèmes auxquels notre 5poque est confrontGe, mais qui ont pris racine dans ce catho1icisc':c;clibéral conbattu par Mgr PIE.Face à cette hydre aux multiples tentacw'les, il a su. brandir l'étendard)de la doctrine catholiqus, toute la doctrine catholique. Il s'cst souvenu de son prédfcesseur,Saint Bilaire, et, B son imagzc?, il d:Enonça l'erreur, il élabora des documentsqui servirent à conjurer le mal.aSes mandements, ses synodales, ses dklarations etaient toujours attcndusavec inpôtience à Xore où ils réconfortaient le coeur d1.1 grand pontife que fut Pie LX., En cette periode si funeste pour le monde chrstien, il fut sans aucun doute possiblela consolation du coeur de ce grand Pape. Iigr PIE devançait tous ses désirs. Dès qu'ilavait parlé, le Pape approuvait, encourageait et dGfendait l'oeuvre du premier de tousses fils et de celui qui, sans aucun doutei lui 'fut-le plus soumis et le plus attaché.Nous nous proposons dans une suite d'articles d'étudier l'oeuvre de ce prélat.Mais avant de procêder à l'examen de son enseignement, il nous faut jeter un regardsur ln nature de la RGvolution, telle .que 1'6vêque de Poitiers l'a analysée danssa ''~roisiè~~~nodale sur les Erreurs du Temps prasent'', datee de 1863.Mgr PIE avait défini le program de son Cpiscopat lors de son entrae dansla cathédrale de Poitiers, dans un semon rests cclèbre et dont aucun acte n'est venuternir le déroulement.$ tJe suis évzque, 3 ce titre, je suis parni vous lc consul de. la ~ajest5 divine.l'ambassadeur et le chargé d'affaires de Dieu. Si le nom du Roi, non ~aîtra, estoutragé, si le drapeau de son Fils Jésus n'est pas respecté, si los droits de son Egliseet de son sacerdoce sont mGconnus, si l'intégrité de sa doctrine est nenacee, jesuis .évêque, donc je parlerai, j'dlèverai la voix, je tiendrai haut et ferme 1'Etendard,dela Vérité... Les pusillanicles pourront s'en étonner, nais qufi;r,porte, je par-lerai. . . '# (3)--------------------CI-------------------------(1) Cet article, dû â la plume d'un de nos correspondants, devait paraître dans le précédentBulletin, sorti en mi 1980. Les iaperatifs de la mise en page ne l'ont paspermis et le,voici seulement en octobre, l'anniversaire passs (S. A. B.).(2) Cf. l'oraison funèbre de Mgr PIE, prononc6e le 7 juillet 1Y80 par Mgr Chiirles-LouisGay, en la cathédrale de Poitiers. Edition N. Oudin.(3) Sermon d'entrée solennelle dans sz cathédrale, le 8 décembre 1849, 2 Poitiers,


Par ces paroles, l16tendard du Christ-F.oi était plants dans la chaire dePoitiers pour n'en plus redescendre du vivant de l'bvêquî. Jamais il ne cessera d5ffir-E r les droits souverains de Jésus-Christ sur les individus, niais aussi sur:les na--tions, car 12 et là seul se trouvent le bonheur et la paix. Cornerit une crSatura P crE;


et de la nature divine. "CE lien doit s'étendre, selon des proportions et'par des) moyens divinement institués, à toute la race dont le Verbe incarné est le chef, etsut aucun être moral, soit individuel et particulier, soit public et social, nerejeter ou rompre, en tout ou en partie, sans manquer à sa fin, et, par conslquent,sans se nuire tzcirtellement à lui-même et sans encourir 13 vindicte du Maître Scuverainde nos destinées. Telle est la substance du Christianisme".Voici donc dEfini le plan divin tel que la Révélation nous le propose. Or,en ce XTXe siècle, des hommes pretendent se defaire de la tutelle de la Foi, oubliantque celle-ci est n6cessaire à leur fin. Cette erreur se nom le I?ATURALIS1$ ouAWTI-CbRISTIPJISPlE.II - Le riaturalisme, visage de la 3dvolutionCette hérésie se présente d'abord corn un acte de &volte de l'home.Et pourtant, ne nous y trompons pas, historiquement, il faut faire rc3bionter cette attitudeà la révolte des anges et de Satzn devant la décision gratuite de Dicu de descendredans sa création en la personne de son Verbe. Nous savons qu2 ces purs espvitsrefusèrent de s'incliner devant cstte nature humaine infSrieure à la leur. Le père du) mensonge "s'estimant blessé, va seréfugier dans le droit et dans l'existence de lqordrenaturel... Z l'acte libre de Dieu, il opposa Lin droit personnel, enfin contrcl'etendard de la grace, il leva le drapeau de la nature... 11 fut "homicide dès lec~mencement'~ parce qu'il jura la mort de l'Home-Dieu dès que le mystère de'.l'Eorrnie-Dieu lui fut6"Le travail ade l'enfer se traduit toujours par la hcrine du Christ, par lànégation de l'ordre de la Grâce et de la Gloireq'. Voici donc l'origine du naturalisxrie.Ce dernier ne se manifeste pas toujours, d'une manière aussi radicale. Ilexisteplusieurs degrés da contamination, mais ne .nous y trompons pas, "le poisonest toujours insupportable à n'importe quelle dose". Et ceux qui adhèrent B cetteerreur sont dangereux par les effets que produit leur adhésion à cette doctrine diabolique.a) Le naturalisme modéréD'abord on rencontre ceux qui acceptent volontiers l'autorité de Jésushristdans l'ordre des choses privées et strictement spirituelles, et qui le rajetentdes affaires publiques et temporelles. Cr sont présentement tous ces faux catholiquesqui se prétendent:-tels, mais qui ne veulent pas imposer leur Foi aux autres.Tous ces gens oublient que le Verbe s'est fait chair ; or, Il a pris de la nature humainenon seulement la substance spirituelle, irais sussi la substance ~2tErielle. Ils'est incarne pour tous les hommes donc pour des etres appelés à vivrc en çoci5té.Les cons~quences d'un tel fait sont que Dieu ne s'est pas incarné seulement pour desâmes séparées de leur enveloppe charnelle et que, loin d'assister 2 une dualité entrele corps et l'esprit, on assiste à la r6demption de la nature charnelle et de la naturespirituelle.Puis une seconde catégorie ne considère l'ordre surnaturel que corn uneoption facultative, car seul l'ordre de nature "offre à la créature raisonnable unefin assortie à la pure nature, et des moyens suffisants pour atteindre cette fin".Tout doit être résolu en dehors de toute référence à. la Rbvélation en ce qui concerne 'les problêmes de la vie hmine et du gouvernement public. "C'est 1'Etat la'ic avecson &ducation nationaleft. Ainsi est taxé de '9clérica14' tout lscqui n'a pas reniéson baptême et trahi son Eglise.


) Le déisme rationaliste8 fAu second degré, nous nous trouvons en presence d'une volonté qui refuse .toute intervention du sumafurel dans la.vie de I'honmre. Dieu a cré6 l'état de natured'une manière immuable. La raison en est 1s conposante essentielle et i.naliénable.Elle est le juge suPrSrne et le principe d'autonomiî absclue de l'homme. ~iene peutl'éclairer. Par, voie de conséquence, se trouve rejet6,tout le contenu de la Ri.v6lr_-tion. A la limite, Dieu est admis conme une action conservatrice, mais "on n'admettraaucune introduction personnelle de Dieu dans 12 monde créet1.c) Le naturalisme allemandA ces deux classifications, il convient d'en ajouter une autre. Jusqul?imaintenant, dans les systênes rencontrés, la coexistence de Dieu et ds 13 nature Ctaitdeux principes reconnus. Il s'agissait d2 deux entités en przsence qui s'opgoszientdans leur rapport, donc qui s'affirmaient corne diffgrentes. A cela, il convient de renaxquerque le système philosophique qui interdit à Dieu toute ingerence peroonnelledans l'ordre naturel.nc sera jamais qu'un arrêt srbitraire et contestable. En effet,si l'on admet l'existence de ces deux entités (et &e certains n'hgsitent paa 2 affirmerque la nature a été cr&!Se par Dieu ; or, qui dit crcature dit notion de dEpendance visà-visdu Createur auquel on doit son existence), sur quelle logique'donc fondera-t-onle principe de non ingérence du divin dans le cr6é ?Certains ont trouvé le moyen de contourner cette difficultS &taphysiqueen établissant la fusion du divin et de la création. La conséquence de ce raisonnementest extrêmement grave car elle a pour résultat de déraciner l'ordrc surnaturel et do nousmener tout droit à la Nature-Dieu. Nous avons là, résumé, l'essentiel de la philosophieal lemnde .Voicidonc les caractéristiques du naturalisme.' La dernière catégorie est, deloin, la plus dangereuse car elle conduit tout droit au panthéisme et à l'athsisne. Onpeut dire que c'est celle qui a gagné depuis le siècle dernier. Czpendant, il faut soulignerque le catholicisnii! libéral fut toujours attiré par les deux premières et cesont elles qui ont 'prévalu dans le second'concile du Vatican sur la doctrinerde 1"Eglise. de toujours. C'est pourquoi il est utile d'étudier les conséquences du natura.lisn;e parrapport Z la foi.t1x1 - Les Conséquences du NaturalismeA l'Gpoque de Mgr PIE, le naturalisme était le fait d'une minarité decatholiques qu'il convenait alors de prénunir du. De nos jours, cette hOrEsiea triomphé au sein des catholiques eta a gagne à sa cause les plusihautes autoritEs del'lglise. Le scandale est tel qu'il faut bien comprendra que le dcrnier concile est unevfritable proclamation de foi naturaliste, en ce qui concerne la liberté religieuse etla conception &LW de 1'Eglise dans le nonde. Nous avons, en face de ces faits inconcevables,le devoir d'étudier la vraie doctrine de lvEglise et de la proclamer. De cetteétude, il ressortira que seul l'<strong>org</strong>ueil hmain a pu trouver une satisfaction suffisantedans la proclamation de GelLes erreurs.Ce naturalisme nocîérg et que l'on présenta comme généreux pemet F! ces chrétiensqui ont quelque scrupule 5 renier leurs principes chrétiens de pouvoir se rattacherau parti de l'ordre, puisqu'ils reconnaissent l'existence de Dieu, tout en refusant,en tout ou en partie, la tutelle de ce mgme Dieu, auquel ils croient encore, et.en pouvant aussi af finner que 1 'enseignement de 1 'Eglise n'oblige pas.O


IIISeulement proclamer le naturalisme présente un inconvénient majeur pourceux .qui le prennent comme système de pensée. En effet, il les prive de la grêcesurnaturelle dont JQsus est l'auteur et le dispensateur. En fait, dit Plgr PIEi "lenaturalisme est pour les particuliers la route certaine de l'enfertr.Si l'on considère le naturalisme appliquO aux sociétéstnrejetant le joug19gitinie et glorieux de celui 3 qui le Père Cgleste a donne toutescles nations enapanage, alles deviennent la proie de toutes les ambitions, de toutes les. cupiditls,de tous les caprices de leur maître d'un jour, et. passant sans cesse de la rgbellionà la servitude, de la licence à la tyrannie, elles ne tardent pas -5 perdre avec l'honneurchrStien et la libertg chrétienne, tout honneur et toute libertés'.Les deux cents dernières années de notre histoire illustrent assez bien cetprincipe. .. 4Il ue reste Plus en face de telles inepties qu'à proclanier la VGrité.Mgr PIE allait rompre le'silence par la force de se parole. A ceux qui lui reprochaientde parler, il répondait : "La théorie du silence est gSnZralenent parlantune théorie trop connode pour ne pas Stré suspectefi.IV - La Proclamation de la V6ritéI* ,La VSritS, c'est Notre-Scigneur Jésus-Christ, comme il nous l'a en-. seigné. C'estià cet enseignement qu'il faut s'attarder car il &pond ûux.feux argumentsdu naturalisme evec une force et une luminosité qui ne laisse aucune 'place; àI 'ombre.t1 -iIa) .Le Mystère de la Sainte TrinitG.Le rkturalisk conduit 9 la n-gation de Dieu et de son Fils, le1 Verbe. De plus,: cette question est d'une brûlante actualité, au moment où: 1o.PèreScWillebeeckx affirme que la question de savoir si Notre-Seigneur-est ils de Dieuet qs" Il est préexistant nqest, tout compte fait, qu'un symbolisme .et des 11~p6~~la-,tions abstraites". Voyez le progrès parcouru depuis 100 ans ! 11 nous faut bien ,5 comprendre que le Salut ne peut s'acquérir que par la Foi et non par des spéculationsd'intellectuels pourris et sacrilèges. Qu'ils tremblent donc s'ils ont encore.la -. 9La principale erreur commise aujourd'hui consiste 2 accepter l'existenced'un Dieu qui n'est pss celui de la Rjvélation, car ce déisme est pratique, il n'implique'pas une vie'dominGe par les exigences de lTEvangile. On conprend mieux maintenant.,les théologiens contemporsins qui, après avoir modifié la doctrine catholique',ont besoin, pour la rendre logique, de s'en prendre 3 la divinité de Notre-Seigneur ~ésus-chris t .fSeulement cette erreur n'a aucun fondement, puisque le Christ 2 parlé et.c'est par Lui que nous sommes rétablis dans l'ordre initial crGé par le Père. Notre0 nature ne peut s'épanouir qu'en recevant la Grâce, et la Grâce nous vient de 13IICroix.1i6iPour être sauvé, il faut croire en Jésus. mais pourtant cela n'est pasI n1 suifisant, il faut: un acte positif qbi rende efficace notre adhésion au Christ.t1 Cela, c'est le Sacrement qui nous le donne. Veil-3 la grandeur du Baptême. Une fois ' .adoptespar Dieu, nous ne pouvons plus nous taire. Ecoutons le Cardinal PIE commentercette rSalité.


"Malheur à ceux qui se taisent de Vous", s'écriait Saint Augustin, C'estlà le malheur de ce-temps. Le fidèle lui-même, celui qui croit en Dieu, se taitde Dieu. La grande herésie de notre âge, c'est lthért5sie pratique contre le premiercoranandenent du décalogue. h a tant par16 à l'honnce de ses droits, qu'il a perdude vue les droits de Dieu. En mille choses, 12 créature se donne présentenient, îuregard de son créateur, une attitude qui n'est point-conciliable avec la vertu dereligion. Ah ! nous du moins, ne nous taisons point !- Pour ce faire, il n'y a pas de meilleure chose que la prière, la prièrede la liturgie de lFEglise, fondGe par Jésus-Christ. or,' dit Bossuet, "tenez pourindubitable que 1'Eglise est le seul temple universel de Dieu, et qu'elle estaussi le seul lieu où Dieu est adoré en véritG7', ce qui veut dire, poursuit MzrPIE, "qu'elle est la seule école où les attributs divins soient enseimés sussilumineusement qu'il a plu à Dieu de nous les r6véler, et confessés avec toute l'ardeuret la purete qu'il exige de ses adorat~urs"~b) La place de l'homrcs dans Iféconomie - du salutSi l'on rejette Dieu, on recoanaitt la plupart du temps des droits aDieu dans l'ordre spirituel, mais à l'h05~ seul dms l'ordre temporel. Cette 1constatation nous amène la conclusion suivante : il y a Ggalité entre 9ieu et 19homme.Par ce biais, on déifie l'homme. Là encore, naus nous trouvons face à une incohérenceenvers la foi. Nous le savons, l'home sans Dieu ne peut rien faire. Or.quand il prétend être son seul aaître, il oublie s3 nature d'échec et de péchf etpartant de cela, il en arrive à se ravaler au niveau de la bête.0--Le danger essentiel que constituê le panthéisme réside dans le fait quel'home se fait l'égal de Dieu. La conséquence qui en résulte imGdiatement est ainsidéfinie par Mgr PIE : "Si le monde est consubstantiel 3 Dieu, donc, toutes les chosesy sont également' saintes, et la distinction de bien et de mal n'existe pas en réalité,et le vice lui-même est une forne du divin et peut prStendre 5 l'apothéose :conséquence devant laquelle le naturalisme ne recule pasiv. (C'est ainsi que l'on enest arrivé à justifier l'avortement au nom des situations de détresse.)L'éveque de Poitiers explique qu'il ne saurait être question pour le catholicismede mépriser l'home puisque Dieu l'a créé, mais, par contre, le catholicimesait que la nature ne-.peut se mouvoir, se r6gir et se gouverner sans le1 concourset l'assistance de Dieu. Ecoutons encore le prBlat : "~oncà moins d.'aller jusgu.'aÜdévergondage .de 1 ' idée qui Con£ ond 1 'univers avec 1 'essence divine, il c.s t i~essi- -able de placer. la nature intelligente plus haut que nc la fait la doctrine chr'iigiénne.Ma s cette doctrine attribue 5 l1$tre raisonnable l'aptitude radicale à l'union, soitpersonnelle, soit mystique avec 12 nature divine". Et, citant Saint Thomas,il nous rappelle que notre vraie noblesse est de pouvoir être apte 3 être épousé etadopté par la nature divine.Nier cela, c'est renverser tous les fondements de la vraie religion.,.Redi-,sons avec Saint Paul s "Il n'y a pas d'autre non donné sous le ciel aux homes par ,lequel les hommes puissent être sauvés que celui de Jésus-Christ''. . ..'F. D.(torr.)..


LA GNOSE, AUJ'OUHD 'HUIL'homme moderne est un "gnostique sans le savoir". Cornent s'en étonner ?La socigté d 'au jourd 'hui est presque entiérement imprégnée 62s idéaux maçonniques,Les modes de penser actuels sont issus àes loges par une multitude de sociét&s, declubs, de groupes da pression émanes dss loges. LtEglise elle-meme ne se d6Jc.nd plusguère contre cettc nouvelle invasion barbare, plus destructrice que la précedente,puisqu'elle s'acharne à démolir ce qui reste encore de la civilisation chrétienne.- :Il n'est pas dans notre intention de faire oeuvre d'érudition, d'autantplus. Que la chose a déjà été faite. ]Vous ne voulons pas décrire avec ninutg lesformes prises actuellement par les gnoses nodsrnes : ce serait troubler le Iectt~ux'et embrouiller les esprits. Nous voulons au contraire "décanterf1 ces gnosas et y retrouverles fomules prixitivcs ; encore mieux, nous nous efforçons dc retrouversous le fatras ~ e mytnologies çmodernes, les grandes directions dê pensee qui semaintisment et se développent au cours des siècles, En effet, il existe une progressiondans 1 'erreur, corne dans la vérit&. Des esprits, attirés par 1 'apparence de)vérité que peuvent contenir des principes faux, ne voient pas aussitôt toutos lesconséguences de leurs .affirmations; mais les ~éqdxations suivantes vont s ' y porternécessairement, puisque ces conséquences sont contenues implicitement dans les prémisses.Ainsi nous verrons que Freud, Jung, lYegsl et Harx n'ont pas manqu4 de développerla gnose dans la ligne de la plus grande subversion ; que la psychanalyse.:^^le Narxisme sont bien des religions ,- nais complètement inversées : on ne peut impun&mentsubstituer le culte de Satan à celui de Jésus--Christ : la subversion de tout,1!ordre chrétien est "féconde" en catastr0phe.s apocalyptiques : Satan reste "$ornicide".et . ''menteur" jusqu '2 la consommation des sièclasNous aurions pu aussi poursuivre et "filer" la Gnose chez Nieezsche et .lenéo-nazisme : .:sera pour uneCatitre fois. .La Franc+îaçonnerie est l'héritière et la vraie d&tentrice de laAOSE. .NOUS-lavdnsvu, dans le Rituel du A ose-~roik, 18e degré; qu'elle pratique'Amour de l'Humanit6, qu'elle enseigne lz Roue Universelle des Choses et llEvolutiondu GrandeTout. C'est du sein des loges que sont nés les grands muvements contempo-,rains qui s'efforcent de divulguer. dans une société déchristianisée, les fomules etles pratiques gnostiques .-d-, .1 O La PSYCHANALYSEFreud a participé régulièrement aux activités de la loge maçonniquedes B'nai ~erith ("les Fils de l'Alliance") de Vienne. Il fut d'abord attiré par la"Naturphilosophie'


' 'Il est dit dans le "Livre du zoarf' (de la, Splendeur) : "Avec cet ~rbre 1,Z(celuC.de la connaiSsance), Dieu créa le Monde ; mange donc de ce fruit et tu ,serassemblable à Dieu, connaissant le Bien et le Mal ; car c'est par cette connaissancequ'il est Dieu. leiange donc et tu seras crgateur des mondes. Dieu sait tout cela et- c'est pourquoi il. vous a défendu- de manger de ce fruit ; car c'est un Artisan ("Un9ëniiurge1') et un Artisan déteste toujours les compagnons qui exercent le nêtl!e neticrque lui".Zfous reconnaissons la Zes thèses% classiques de Za Gnose, mais avec und&veZoppement nouveau. En effet, si le mai a ça source en Eieu, il y coexiste avecle àien, qui est d'essence divine. Donc, en Dieu (le Grand ~out-~lorôgè) le Kal etle Yien s'ont interchmgeables. Si 1'Konsme mange du Fruit de l'Arbre ds la Gnose, ilsait le Bien et le Mal ; il en est le Naître ; c'est lui qui va définir l'un et l'autreet se donner à lui-~êir,e sa Loi. Du coup, le voila CrSatcur ! Et A.darr, et Even'ont 'pas voulu tirer les cons6quences .d'un tel Cadeau !Xous avons d.it que la Psychanalyse etait la plus grande tentative entreprisepar le monde moderne pour dGculp.abi.liser lVhomv, pour lui Ôter donc la responsabilitcdB ses actes, le "libérer" de ses scrupules de conscience et lui permettre- de se livrer sans regrets Zt ses pulsions instinctives, . JDieu, dit Freud, est l'image qui produit le sentixent de culpabilité. Lamaladie du névros8 vient de là. Il faut trouver une Contrci-Image ce sera Satanqui permet à toutes les pulsions de la "~s~ché" de s'ouvrir, d'gtre accessibles à laconsc.ience, donc d'être acceptées - comme libfratrices. Satan prend 1s place de Dieu,il a vaincu cette image étouffante du Père ; il 2 donni? au névrosé le soulagementqu'il attend' ; il 2 ainsi apaise son angoi3sse Tel est le thêtre essentiel de "La. .Science des Rêves"." -Jung va ajouter à cette entreprise da ''~ibGrntion" la notion de 1' ''Inconsdentcollect$ffl : Lc mi, dit-il, est inharent à un Soi supérieur, qui seraitle centre d'une Personnalité psychique totale p, illirzitée et indéfinissable11 n'y a, dit-il, qu'une Humanitg dotée d'une seule Am". Nous sommes en plein Panthéis-1~12~ Cette grande Arne illimitée et indéfinissable, c'est le PlErÔme de nos Gnostiques,qui contient toutes las Etincelles, dispersées dans les corps des homes et qu'ilfaudra rasseabler par la pratique du Saint PGchG, - corme le disait Jacob Frank.. La NOTION d'INCONSCIENTLe mot et le concept d 'incascient apparaissent pour Za premidre foischez Fichte-et &gel. La psychanalyse en a fait un usage d6lirant. La nécessité del'inconscient est apparue chez les philosophes idéalistes ou subjectivistes pourexpliquer l'apparition des idzes dans l'ame.Chez les philosophes réalistes, par exemple Saint Thomas d'Aquin, laperception de l'.objet &veille en notre Zme une faculté intellectuelle qui, en s 'appliquantà cet objet en extrait l'idge intelligible (Saint Thomas dit : "la forme"),.Ainsi, l'idée est le résultat d'une abstraction. La connaissance est pr6c6dée purementet simplement d'ignorance. (Ignorer.. c'est ne- pan connaître, comme dirait LaPalice). ,Chez les phi~os&he~ iddaZistes, 1' idée est dGjS dans 1' âme avant la perceptionde, 1"objet. Lorsque l'objet apparaît, il est 1 'occasion, la circonstancequi Gveille dans l'âme l'id& qu'elle-contenait auparavant. Notre âme était.donc,avant toute connaissance due à une perception, pleine des idées des choses qu'elleau cours dc l'existence ; mais ces idées étaient dans un état desonmeil, donc inconscientes. La perception de l'objet fait office d'un - choc. . a1lait.percevoi.r


1illuminatoire. L'&ne reconnaît dans l'objet l'idée qu'elle en avait auparavant sansla bien connaître. ûn appelle cela 1' "Innéisme" (nos idées' sont déjà en notre %neau moment de la naissance),1'Il s'agit d'un ~nconscient plein d'~dées, d'une âme remplie de connaissancesencore inconnues (??'?). -Pour les Gnostiques, en effot, les âmes humaines sont des étincelles divis-,nes tombGes du ciel par une chute catastrophique dans des corps. Leur état nouvezuest contre-nature et fait violence Z leur aspiration foncière : le retour au divin.Idais leur 6tat anterieur etait divin, donc omniscient. Où sont passées les connaissancesanterieures ? Il faut bien leur trouver quelque part un emplacexent : cesera l'Inconscient.Jung ajout2 les étincalles divines sont des parcelles d'une Unique Arneuniverselle : les idees haines sont donc des parcelles d'une Id6e universelle oadispersées dans les âmes, elles appartiennent 2 une Collectivité, la Divinité originellechargée de "collect~" les âmes pour reconstituer le Grand Tout. D'où l'idéed'Inconscient - colzectif qui suppose la préexistencc des âmes avant la conception e-tqui permettra de concevoir la notion de réincamat ion enseignée dans le !ldternpsychose.Déjà les grands Gnostiques enseignaientcas deuxderniers points. La 'Psychanalyse n'a fait qu'en tirer les conséquences : nos idées ne noug sont paspersonnelles, elles sont communes, non pas parce que l'objet connu est le mgnie pourtous ceux qui le perçoivent (ce qui est le bon sens naturel), mais parce que notreaie ne possède que des parcelles d'une rnZne idEe col-lective inconsciente. C'est enfondant nos idées dans lé courant de la Pensée collective que nous pourrons nouspréparer au retour dans le Grand,Tout originel-divin. Comme on le voit, de Jung 2r il n'y a qu'un pas à franchir.Précisons encore que les séances de psychanalyse sont assimilées à desrites d' initiation, dévoTlement des Mystères de 1' Inconscient, babillés d'une mytliologiepittoresque : complexes dtOedipe, dtElectre, de Diane. Dieu, la Mère, l'Enfantdivin sont, dans la bouche du psychanaiys te, des ~rchdt~lpes, c 'est-&dire des symbo tesreligieux et non des êtres rdeZs.Jung emprunte '2 la Gnose et 5 lf~stroiogie quelques termes inportants deson enseignement. Ainsi l'expression de la Perfection ou de la Totalité; c'est leo~arré, la Tétrade ou "Tetractys" (la Tetractys est le nom composé des quatre lettresqui, en hébreu, signifient Dieu). La Trinité dicine est zn réatitd une "qmternit&inachevéepf. Il frmt y ajouter te Mal ou Satan pour atteindre la ~erfeetiondzIfEssence dtvine. Chez Jung aussi le Mal est en Dieu ; mais Dieu ~t le Soi sontidentiques. Le "Soit'-est sacre : "Nous observons que les deux, Dieu et le Soi, sont2 .exprimés par des Symboles identiquesf'.Jung ajoute : "Nous ne pouvons comparer l'intérêt soulevé par la Psychanalysede Freud qu'à l'efflorescence de la Pensée gnostique. Les courants spirituels actuelsont, en effet, unelaffinité profonde avec le G~losticisme. ... La Théosophie,avec sa soeur continentale, l'anthroposophie sont du Pur Gnosticisme sous un déguisementindou... Ce qui est.surprenant dans les systèmes gnbstiques, c'est qu'ils sontt basés exclusivewnt sur les knifestations de l'Inconscient et que leurs enseignementsmoraux no reculent pas devant les côtes sombres de 14 ;ie (entre parenthèses,cet inconscient, c'est la psyché des gnostiques, siège des passions et(Ides agitations du corps). Je ne crois pas aller trop loin en declarant que l'hommemoderne, contrairenrent à son frère du XIXe siècle, se tourne vers la psyché avecde grandes espgrances et sans se référer à une quelconque croyance t.raditionnelle,mais plutôt dans le sens d'une exp6rience religieuse gnostiq~e". (ProblSme del'Arne moderne). 1C


On ne pouvait mieux dire. La Gnose a fait, par la Psychanalyse, une rentréeen force dans un monde déchristianisé. Mais la l'sychanalyse prgsente une.nouveauti51 remarquable. En offet, la Gnose se heurtait (I des incohdrences, des contz?adictionsqu'elle avait peine à résoudre. La PsychanaZyse se joue de ces difficuZtde. Exenple,le problème du MalLes Gnostiques ne savaient cornent concilier le Sien et le Mal dans la DivinitS.Qu'à cela ne tienne ! 11 n'y a nulle différence entrz le Sien et le Mal, disentles psychanalystes. Bieo mieux, en Dieu, le Mal est la Perfection du Bien,l'Achèvement de la ~ivinité. Satan lui-mzme fait partie intégrante de Dieu. 11 estcetêtre divin qui a enseigné aux homes qu'ils étaient naitres d'oux-mênes, capablesde discerner le Bien et le Mal.Les Gnostiques affimaient que notre âne, étincelle divj.nc, devait rasterindifférente, impassible devant les agitations et les pulsions dc: la Psyché. Lespsychmalystes affirment, bien au contraire, que lshom-c doit laisser libre coursà ces pulsions, il doit nChe s'y plonger dans ?a satisfaction de ses plaisirs, comme-. dans une <strong>org</strong>ie sacrée, puisque lus mouvements de la ?sychG sont aussi des symboles dePerfection divine. Cc qui, autrefois, était réserve à quelques initigs au cours d'unecérémonie sacrée sera pratiqué couramment aujourd'hui par tous. La pratique de lgascè~1chez les Gnostiques Parfaits, Purs, Cathares, était autorefois non un moyen d'atteindrela divinité, nais le Signe qu'elle était dGjàaatteinte, que 1'Hoaair avait rialisé enlui l'Unit6 parfaite. La pratique de la débauches chez le Gnostique moderne sera doncle Signe que l'lionrme a dépassé Tes catégories du Bien et du Mal, qu'il est enfin arrivéà - la Ma~t;ise totale de ~&i-*me, capable de se donner 3 lui-rnêx la loï de son plaisirsans avoir de compte à rendre à personne : la liberté totale sans la moindre responsabilité,OComme Subversion de tout l'Ordre naturel et divin, on né pouvait trouvermieux ; et cependant, nous allons voir que les Marxistes vont encore pousser les thèsesgnostiques jusqu'à leurs conséquences extrêmes. Avec eux, nous allons tomber dansle dernier degré de la Haine satanique contre l'Ordre du Créateur.Dans les temps modernes, la Gnose s'est dZbarrass6e de tout un langageobscur et 'compliqué par lequel. elle déguisait son enseignement véritable. 11 lui. fallu'trenouveler son vocabulaire et ses formules pour atteindre un nouveau public.alla donc chercher 'dans les lndes les nouveautés capables de redonner un certain prestige à son enseignement. Elle lança une mode nouvelle toute rehaussée de l'attrait -des pays exotiques. . --'Est-il besoin de préciser que si le fornulaire est renouvele le contebu .reste inchangé ? La Gnose reste par définition l'antithèse de 1a.Foi chrétienne, mzmesi elle se présente pleine de bienveillance pour 1'Eglise et de respect apparent pourson enseignesent. Respect et bienveillance de pure convenance. On nt? va pas, au premierabord, attaquer 1;s convictions de ceux que l'on espère bien attirer 2 soi. Aucontraire, on va leur montrer que le nouvel enseignement ne fait que parfaire, achever,expliciter leur foi chrctienne. Ce sera l'objectif de la "Nouvelle Droite". Présentercet enseignement cormas la perfection de la Doctrine chrétienne, reprenant ainsi leprocédé des Gnostiques d'autrefois qui se présentaient à leurs futurs disciples avectoutes-les apparences de l'orthodoxie, affirmant même avoir mieux saisi l'enseignement'duchrist que les chefs de 1'Eglise.On sait, $ar l'histoire de Mine Illavataky, fondatrice de 'la Socih.tC. .


thébkbphique,. q& sa formation est d'origine toute maçonnique. Dès 1856, elle adhéraithoux carb,onakistes de la "Jeune ~uro~e" ; en 1357, elte adhère à une:société:de Roses-':Ycroix'en .Amérique et ckst seulement en 1878 qu'elle part aux Indes où elle prétcrlld :,-:ydécouvrir une réincarnation de Pythagore (?). Elle fonde des revues : "L'Isis dévoilée"- "Lucifer1', puis "Le Lotus Bleu1'. En 1307, M. Oltramare publieit: dans les "~nna-!les du Bfusée Guimet" une mise au point très Energique : "On sait comment les apôtresdu nouvel 'évangile occultiste ont affect6 de demnder 2 1' Inde la solution des problèmesde la vie et de la mrt..,. Ce n'est pas de l'Inde, mais de la tradition antique,du ~udaxsme et de la Renaissance que viennent, pour ce qu'elles ont d'essentiel, lesconceptjons theosophiques modernes. En quête d'autorités qui parussent décisives, ceque nos théosophes ont demandé à l'Inde, c'est la confimation de thaories qu'ilsavaient di.@. 11 est vrai qu'ils lui ont emprunté aussi une grande partie de leur nomenc1a:ture."La Théosophie est toute tirée de la Gnose, de la Cabbale et du Ngopythagor'isme.Elle se trouve exposée dans ''Le Livre des Esprits" d'Alla* Kardec> publiéen 1857, où l'on trouve énumf-rées les doctrines de lPénanation, du retour firiel auTout originel, telles qu'elles £ment enseignees jadis par les Gnostiques, sansclarr-oindre ré£ érence 5 1 ' Bindouisme...... b) René GUENON.......René GUENON est aussi un exemple remarquable du Gnostique moderne qui a1 'ar.t de se prSsenter comme un chrétien, collaborant 2 des revues catholiques, donnantdu,monde moderne athée une critique tout à fait particulière qui en a trompd plus


nl'Absolu- ; le Yoga est devenu Ybgi, identification suprême, déf initiw , Gternelle. .)Plus ' heureux qu!.Adamc il - est-:devenu Homme Universel., R0.i: du Xonde.. ........ "2 . . . . . . . . . ....., -c'est, alors qu90n peut parler de 1'Etre lui est .S. lui-même Osa proprdoi,parce qu'*il est pleinement identique à sa raison suffisanto. qui .e'sta'à la fois. sonorigine et sa destinée finale (Etats~nultiples de l9Etre).I1 perçoit,difectement leslétats supérieurs de son être, sorte d'extase au d'hypnose ; puis-il atteint "12 restaurationde l'état primordial", prgrogative qui était naturollc aux premiers âgesde l'Humanité et qui fut perdue par Adam et Eve. 11 faut maintenant un "haut degr5d'initiation" pour devenir l'émule du premier Adam st réussir là où il a PchouB......L'Eglise catholique possède en elle-même une force latente, cachze, d-ontelle doit prendre conscience pour être en possession d~".~Catholicisne intégralq'. 11suffit de ''restituer 3 la doctrine de celle-ci, sans rien changer 3 ?a forme religieusesous-laquelle elle se présente au dehors, le sens profond qu'slle a an elle-A=me, m~is dont ses representants actucls paraissent n'avoir plus conscience non plusque son unit5 essentielle avec les autres £ornes traditionnelles. .." La Traditionsubsiste dans l'&lise "en mode d'expression syml>oliqueqV. ~ e Christ " est "1'Iiornre universel",le plus grand des initiés, le Symbole de 1'1dentification suprême de lQ130meavec Dieu". idRetranscrivons tout cela en grec : Brahma, c'est le Plérk ; le - Soi, c'estle "Pneuma" ; puis viennent les' modalités mgdiatrices : la "Ysych5", modalit6 subtile,le "Soma", modalité grossière. Le grain de riz qui ensevelit le - Soi, c'est la rnati6tzqui retient prisonnière l'étincell~ divine. La remontee vers les Etats supérieurs,c'est le passage à travers les Eons des Gnostiques. On retrouve chez ~uénon le Panthéismeet 1'Emanatisme propres à toute. gnose. Rien là de très original. Nous somes'dans unmonde bien connu déj3.Pour se laisser attirer par de telles élucubrations, il faut que les chrctiensd'aujourd'hui aient vrainent perdu, avec tout bon sens, l'essentiel de la dot-- trine chrétienne. Ils ne trouvent dans l'enseignement de 1'Egli'se les points d'appuinécessaires pour resiater à cette invasion gnostique d0guisée en Iiind.ouisme. D'oùle succès actuel de la pratique du Yoga, des séances d'expression carporello, du "Retour-- aux Sources" d'un Lanza del Vasto, etc.-.- - ..: ...-: ..L .II,,-., .. DE LA GNOSE au ?!.AFIXIS?~$E. . .l !'ou "des- P2OGXES de 1 ' ESPRIT HUIViIM DANS 1 tEERESIE's -Si, au dire de Tertullien, Adam et Eve ne furent que des novices enfait d'hérésie. il faut bien avouer que les Gnostiques avaient perfectionné leur système.L'inspiration satanique a ceci de remarquable qu'elle s'efforce d'introduire unelogique rigoureuse dans. 1' inversion du Réel, ce qui est un tour de force. A partir d'unPrincipe faux, la confusion de Diéu et du Monde, il fallait une intelligence subtilepour imaginer une construction dan6 laquelle toutes les parties soient' bien agencGes,prEsentant un Edifice achev6;attir'ant les regards et les intelligences. Nous connaissonsla puissance de Satan dans l'Art du Mensonge.'Il faut que le iriensonge ait les apparences,dela Vérité pour obtenir l'assentiment des homes. Il ne peut tirer cette apparancede son point de départ, puisqutil est faux. par définition ; il le tirera doncde la cohésion interne des propositions par 1esqiell&s le '~enteur expose son enseisnsment.. !Or, les premiers Gnostiques se sont trouvés empêtrfs dans leurs distinctionsdu Bien et du Mal, sans pouvoir rgsoudre cette antinomie. Nous avons vu Les


psych3nalystes balayer d.'un trait de plume une telle distinction : il n'y a ni Bien:, ni mal. Pour un Etre divin, tout est aien. Raste une suprêmc difficulti- : entre le' Grand Tout immuable. éternel et ses manifestations multiples et changeantes, tellesqu'elles apparaissent au regard du premier venu, il y a encore antinomie : commentconcilier 9 l'intérieur de l'Unique Divinité totale, I'I~aiutabilité ct le changement,ls~tèrnit6 et le Temps, l'Unité et la multiplicit6 des Etrcs ?En effet, le Panthéisme contraint ceux qui le professent à introduire et àfaire cohabiter en Dieu, 1'Eternitb et le Ternps, 1'1cniuable et 1'Evolution.~ bref -l'Erre et le Néant. Singulière difficultd ! Elle n'a pas EchapP6 aux Gnostiques.a) Les Ccrits hedtiquesVoici cornent M. Vacherot, da~sson "Histoire critiqu:? d6l'Ecolod'Alexandrie1', rEsml l'enseignement d'grmès Trismsgiste - sur la-divinité : "Dieuest le Bien, corme le Bien est Dieu. Il est le Non-Etre en tant qu'il est sufirieurà 1 'Etre. ~ieu. produit tout ce qui est et contient tout ce qui n'est pas encore.. .Dieu est la vie universelle, le tout dont les êtres individuels ne sont que les par--ties... Dieu est Tout, Tout est plein de Dieu ; il n'est rien dans l'Univers qui ne) soit Dieu. Tous les noms lui conviennent corne au Père de l'univers, mais parce qu'ily est le Père de Toutes Choses, aucun nom n'est son propre nom. L'un est le tout, letout est l'un ..." "Dieu, le Père, le Bien. qu'est-ce ? sinon l'existence de ce qainf est pas encore ?IfVoici encore d'autres formules d'Hermès Trismggiste : "Je suis 1'Etre etle Néant... Je suis le Générateur de toutes les choses ; de noi l'Univers se dGvveloppe.Je suis le Comencew~nt, le Milieu et la Fin". "L'Etemel n'a pas bt4 engendri par unautre, il se crée lui-même 6ternellemnt. Si le Crcateur n'est autre que celui quicrée, il se crée nécessairement lui-mêine, car c'est en créant qu'il devient crGateur.51 est ce qui est et ce qui,nTest pas" (sous-ent.sndu : ce qui n'est pas encore, naisqpi sera plus tard).On peut r5sumer tout cela dkns quelques Propositions sioples. ,- L'Emanatisme : tout émane de Dieu, puisqu'il engendre de lui-mêke et necrée pas. L'Univers est son propre développement, une extension de son c^tre..lui.- L'autocréation : par cette gBnération, Dieu ne pose pas des êtres hors deni même sous se dépendance, il se crée lui-même par expansion de sa propre subs-- tance. Il n'est donc.pas createur d'un Monde distinct de lui. Il faudra faire attentien5 ce nouveau sens du- mot "Création" dans les textes qui vont suivre ; particuliètementchez Hegel.- L'~vo1ution : Dieu engendrant perpétuellement un Univers en constante ,expansion est lui-même 1'Evolution. Disons encore mieux : ll~volution, c'est Dieu sedéveloppant, produisant la multiplicité des Etres par une gSq5ration interne. Il estdonc à chaque instant de son développenent, l'être de ce' qui estadéjà et le ngant dece qui n'existe p~s encore et qui sera ultérieurcrent.11 y a donc en lui un mouvement perpotuol du WEant ,Z I'Etre, une gestationdouloureuse et difficile pour faire passer à 1'Etre le Ngant qui rgsiste. VoilZ lasource de la Dialectique hggélienne.b) Hegel dans sa "Philosophie ,de ll~istoireq' y .I"A l'origine, dit-il, Dieu n'ztait qu'une solitude sans vie", donc unêtre non-être, ,m Universel nbant, une Conscience universelle inconsciente (on voit


AOÛ mènent de pareils présupposés). Asserth fondamentale du Panthéism. Positionde la thèse. Mais la nécessité de se manifeste-r pour se .contempler corne dans unmiroir, ob::enc9re pour devenir conscience, va pousser ce."Tout divin abstrait" 3. sed%doubl& et à projeter en face de lui une fraction do lui-&ne, la --- f?atur..- concrète.Voilà l'antitl-r'èse. . .1-,_ IIl fie s'agit pas d'une création. bien qu'8egel ertploie le terme : il sqzgitd'une génékation,-d'un processus de dédoublem~nt. Du "NAant superessentinl" estengendre un mnde concret, la Nature. C'est une - autocrSation interne. En effet, %gelajoute : "L'Essence divine est la &me chose que 12 Nature dans toute son ampleur".L'Essence divine, d'abord ''ombre incrGéeW, non-être, pur ahstrai t , s '6lèva .5 1 'étetd'existence extérieure.)11 n'y a pas chute, bien qu'liegel utilise l'ex?ress,ion de. 'kéch6 originelcosmique" (nous verrons en effet qu'il affectionne les formules e:~pruntSes au lanezgech'rétien, nais pur en subvertir le sens ) ; il y a rSelle~.ent un dGveloppemcntde lTEtre' divin par d5doublemnt, come un être vivant, se développ~ pard6doubleoientde s a cellules. Ce processus dtexthriorisation de Dieu permet f3 la Conscience inconscientede devenir manifesti%, "finiet', dSlimit6zs connaissable, donc "consciente".Hais, ce faisant, elle se =anifeste con;m~ divis5c. Voila ime -Dieu.dus- introduite en )L~H~- *''est Das divincorne le reste'dk la katu&. il l'est d'uns manièresuréainente, puisqui seul il posshde le privilège dv être c,6nscient de son existence.II est la frac'tion de la Conscience universelle prvenue â ce savoir. L'Boioime seulest esprit, il est la Conscience divine concrétis~e. 'il, est engendré de Dieu, doncFils de Dieu. Il 'est le verbe de ~ieu, car c'est lui qui donne consci.ence et paroleà l'Esprit divin universel inconscient. (On voit, ici, l'utilisation blasphematoiredes attributs du Christ). 11 est, dans le procaisus dd'la Genèse même de Dieu, lemorent crucial, l'avSnement d'un état sugérieur de -la'Divi'nitE. Mais cet Avènenent- de l'Home est un accouchement'do~loureux et- tràgique, une épreuve divine. En effet,la loi universelle de I'Evolution provoque ainsi; en ~ieu. des bouleversements, desdtamorphoses plitetives internes,L'Ho-, est un ~s~rit- ons science, mais une fraction de la Divinit6. ilse connaît, mis corne idmis à la Conscients uriiverseï~efi.intitive (et ~nconsxente) .c'est un Esprit limit5, - "fini" -. Il veut s'é~aler à la Conscience universelle. 11Yn'accepte pas de n'en être qu'une fraction. C'est le geste de rEvolte d'Adam, l'a~orced'un mouvement pour une "lEgitim récupération" de la Divinité totale. ''Ada~. a inauguréles travaux gi,gantesques de son accession à l'Espritw. 11 échoue et perd leParadis qui lui est ràtiré par la jalousië du~lku inconscient primitif; : '"Voiciqu'Adam est 'devenu come l'un de nous, sachant .le Bien et le Mal", dït ce damier,confirmant ainsi les paroles du Serpent : !'-$i vous mangez de ce fruit, vous serezJ "comme des dieu" (Eritis sicut dei).1 !.I 1Or, 'en Dieu, Satan est la ?lotetir de 1 volut ut ion. la force interne du Devenir,la puissance évolutive de la Conscience. c'est lui qui engkndre le Dieu fins1parfait,. qui fait 1'Eistoire. En inspirant la révolte de l'Kowne, il pkbpnre l'avè-nement de la Diviniti. parfaite, il achèvz le Monde, Sa pronesse faite à Adam est en1devenir.L'Incarnation du Christ va marquer une nouvelle phase da cette rdcupérationdivine, de cette montée progressive vers la perfection en devenir. En effet! ,privSsde leur part cGleste, La'Nature et l'Home sont devenus des fragnonts insatisfaitsd~ ~ieu.-~e Christ, ou 'cette part céleste dei'la Divinit6 se faisant consciente pkogressivement,atteint ainsi une perfection suréininente, celle d'une conscience qui


se connaît. Par là, Dieu reconnaît cette égalité qu'il avait refusge A ~dai. ~'zncarnation,c'est ltE18vation de la divinito primitive aveugle $' la rgalité concrèteet consciente -de la Personne humaine. C'est Egalement une chut& : c'est la''~ort-de Dieu en JBsus-Christ9'."En devenant Borne, dit Iiepel, Dieu est mort en tantque ~ieu", c'est-à-dire que le Christ a tu6 en lui la divinité primitive inconscienteet s'est fait Homme cons-cient, Home incomparable. c'est un grand pas en directionde l'Unit6 divine y niais pour que la "réconciliation du divin et de l'humain en Dieu"soit complète, ii faut encore que le Christ meure en tant qu'Home. Alors, il nesuhsistcra: plyç aucun privilège, ni sur terre, ni au ciel, la Fusion sera totale,-- l'Unité achevce. L'homme seul sera Dieu : il est l'Frsprit fini qui se métamorphoseen Zçprit infini. ?fais pour ce faire, l'homme doit "tuer" le Christ, Dieu fait home.LPhunanitG future sera 1' Eglise, la "Conscience collective" qui aura r43-trouvé son Unit6 interne. Alors l'tx,omme aura gfl'Intuition de soi du divingf. La Genèse-de Dieu sera terminée. Le Dieu primitif et jaloux se sera effac6 devant l'home.fs 1E41ome seul est divin". La synthèse sera achevée. - Voilà le vrai sens de,l1Histoire.Il ne reste plus qu'à comparer Hegel et les premiers gnostiques. QuelL'apparition du Monde matériel n'est plus considérée CO-, uni catastrophe,mais come le développement biologiqu&, selon 1'Evolution d'un Etre en Devenir, dé:veloppemznt douloureux, certes, corneetout enfantement, mais selon un processus raguiier,celui d'un etre én exparision et non corne une rupture (I'expression.Péchéoriginel co~mique~~keprise'l la formule chretienne est dastinee à marquer que, pour1 ' iiome non encore parvenu à la Perf ectibn divine, cette $volut ion aboutit 3 une .frac-ture de sa conscience en b e rjlultitude d'individualités, 'de Grne :que les .çellulesd'un êtaetvivant se scindent en de~x'~our assurer le développement de tout l'<strong>org</strong>anisme).Ainsi, l a i u s être dite mauvaise. Elle est seulemant un noment(au sens de phase) imparfait dans une Evolution.-L'âme hmaine n'est plus uns parcelle divine tombge, déchue, enfem5edans la mtière par la volonté d'un Etre malfaisant ; elle est, bien au eontr$ire,l'efflorescence de la Nature divine qui passe d'un état inoonscient 5 l'atat coqs- ----tient qu' est la Pensée humaine. L'Esprit sort de la ~atière par une émanation naturelle.Il est la Matière devenue pensante, consciente d'elle-même : c'est unprocessus de Conscientisation (quel mot barbare 1 ) .e-r-La revolte d'Adam contre une Divinité jalouse, 1' ~ncarnation du christrejetant sa ~ivinitg primitive pour st61ever vers la Conscience humaine, ce sont lesétapes, (Hegel dit les "moments") successives et capitales ' du divin vers son Achèvement.En effet, come tout être vivant qui grandit rejette les déchets inutiles, lesvieux vêtements trop petits pouracqudrirde nouvelles dimensions et accroissementd'être (c'est la loi rn&e de toute Evolution biologique), ainsi une perfection . . nouve3ledans Tê processus de divinisation rend caduques les f. o~es. prdcédentee : que.,peiit faire. un Dieu inconscient, &ais commençant à confiaître, dkvant la, Science,, ;., ..:d'id'&*? çfnon retarder le rioment'bù' cette science le dominera. Que peut faireünChrist devenu Homme, sinon se dépouiller d'une Divinite devenue illusoire en présencede la Perfection de l'Esprit humain ? etc.Enfin, les distinctions de Bien et do Mal n'ont plus aucun sens. L'EVO~U-.tion du Tout dans le Panthéisme ne laisse place qu'a deux notions : les. fo%rces quipropulsent le mouvement (et nous savons que Satan en est le ~aître) et .les forcea -qui freinent le processus d'autodivinisation et nous savons déjh qu'elles serontbroyées par la vitesse acquise du mouvement lui-m3mo-


De même, il *'y a plus' besoin d'Initiation, de Secret réserve à ceux quivont réaliser leur Unité prfaite et atteindre ce Plérôoe, et refusé aux autrescondamnes 3 rester aveugles. dans leur corps matériel. Bien au contraire, 1tous les hommes sont empottés dans le Mouvement, qu'ils le veuillent ou non : ceux quitraînent sont écrasés et les événements de l'gistoire ne sont que les %-coups provoquéspar lesde vitesses entre les êtres multiples qui' se laissent plus oumoins facilement pousser vers l'Unité du Grand Tout.Ce qui reste immuable, éternel dans cette Evolution, .esest la Loi du Mouvementloi absolue, à laquelle aucun être n'échappe. Les résisthnces de quelquesunsne sont que des soubresauts sans conséquences. Une poussée plus' forte donnéepar le Maître de ~9Evolution remet chacun en position dans "La Roue aniversell4 desc) cuelques conséquences dans la Doctrine ~arxiste-léninisteLe Xarxisme ,est un effort gigantesque pour faire passer dans la pratiquele thème de la mort de Dieu et de la ilivinité du ?:onde : \. -"Prendre conscience'de lsinexi.stence de Dieu et ne pas p'rendre con+cienceen même temps de sa propre divinit6, c'est absurdesP, fait dire ijostoïevsky à l'un deses héros. En d'autres termes, il n'y a pas d'autre alternative au Thaisme que lePanthgisnie, 1'~théisnie restant une notion purement négative. L'home doit s'approprierla puissance créatrice attribüge jadis àDieu. La promesse de Satan : "Vous serez- cobe des dieux" doit être ré8lisée par lt'r;omme : ce sera la26ification de 1'Irome 'par l'ktome, avec lsHome et en lvkomme's. Voyez lJIr,version blasphématoire de l a s .formule liturgique du "Pers fpsurnq' !I,fLes attributs de Dieu vont dorénavant passer au Monde et 2 l'Lomme....... . . . . Le Culte du: Travail -: Karl Marx écrit .: o ou té --.l:'.~iistoire.'universelle n'estpas autre chose que la procréation de ltliome par le ~ravai-a' hunai-fi. L'Homme pos.sèd&;'., . ..ainsi la preuve visible et irrécusable de son en£ antenent pkki soi'&me', du pro- - -cekslus de sa: création". L'tiomme est le produit du: travail. humain. Le Travail .est . .puissarzce créatrice et libératrice.Nous avons vu les Gnostiques affimer l'autocréation de Dieu par lui-même.En crgant, ùieu se cr6e luiaê~e, puisque les êtresqu' il engendre ne sont en'core .qu'un développercent a l'intérieur de sa divinit8. LtEomme est Dieu, dit Hegel, etil 1 'est suréminexment, puisqu' il est le Dieu-Conscience . Il se procrée lui-eêirre -pa.son action. Le Travail qui transforme la nature, Zc transfome et le conduit versl'achèvement de .son "~utodivinisation''. Le Travail est donc obligatoire : "Pas detravail, pas de pain, puisque ''sans le travail qui transfome le monde objec.tif,l'hoxmk ne peut ae transformer lui-&ne", a dit Plarx. Vous voyez bien qu'il n'estpas possible, non seulement de résister ausi50uverrent de ltEistoire, mais encore dese croiser les bras pour y assister en spectateur indifférent : la Roue universellebroie'aussi ceux qui s'arrêtent sur le bord duchemin".- Satan est le Grand Tentateur. Son =ensonge a vraimeat les apparences d'uneVérité totale. C'est pourquoi il attire tant d'âmes dans ses pièges. Il est bien difficiled'y résister, si lfon n'est pas arné par une solide connaissance de la vraieFoi. C'est .dans la sesure où les esprits sont! sevrés. de l'enseignement de 1'Eglisequ' ils se précipitent dans les sectes "gpostiqùes" modernes ou dans ,'le marxisme, -;qui leur proposent une Connaissance parfaite 'et une efficacitk temporelle conduisantà une "~éussite" assurée dans ce Monde divin. Cdmment résister à un pareil attrdit ?


. . . TEMOIGNAGE SUR LES ORIGINES. .. .du CENTRE de PASTORAL8 LITURGIQUEUn article paru dans le aulletin no 4 a analysé le témoignage d'ufi bénédictinallemand sur la situation du mouvement liturgique en Allemagne et en Italieaux alentours de la première guerre mondiale, pendant le premier quart du XXe siècle.Selon le rcême procédé, nous présentons aujourd'hui un autre témoignageémanant, cette fois-ci, d'un religieux français, et qui a trait à la période de.laseconde guerre mondiale g une autre différence importante réside en ce.,que l 'auteurétait, non plus un spectateur plus ou moins marginal, ruais un des protagonistesmême de l'opération pendant le 2e quart du XXe siècle.Le Re Pa Pie DUPLOYE, O. P., fut, en effet, fondateur du Centre de Pastoraleliturgique, dont il a raconté les premiers pas dans un livre intitulg e "LQSOngines du Ce P. L. - 1943/1949", écrit en 1967 et paru en 1960 aux EditionsSalvator. Les citations ci-dessous sont extraites de cet ouvrage que chacun peut seprocurer en . . librairie et qui comporte d'ailleurs de fort belles pages. (1)Le Centre de Pastorale liturgique, devenu par la suite Centre nationallorsqu'il fut pleinement officialisé, est né dans le vivier dominicain. Après une Ionguepréparation doctrinale, notamment au sein de l'ordre benédictin, en Belgique eten Allemagne, la révolution liturgique a recruté ses hommes en France au sein de .l'Ordredominicain et, pour le comprendre, il faut tenir compte de l'ambiance de l'époque.Après la crise de 1926, les éléments traditionnels au sein de l'ordre sesont trouvés réduits au silence, tandis qu'un home de grand talent, le P. CHENU, putsVemparer.librement des esprits des jeunes frères, particulièrement nombreux à ce moment-là,leur instiller son virus progressiste : de cette .façon, aux environsde l'année 1935, s'est trouvé prêt tout un milieu humain où se -recrutèrent.les-équipesnécessaires aux opérations de détournement.La principale de ces opérations, qui servit de support.aux autres, fut lacréation des Editions du Cerf à Juvisy, par le P. BERNADOT ; là devait naître l'hebdomadaireprogressiste "Sept" (2) et son successeur "Temps présent" (3).;De cette. ,(1) Ces citations ont déjà été publiées, il y a cinq ans, par l'auteur deicet article,dans une étude intitulée ''Liturgie et quatitd dans la,.-Ddfense de !Za Traditioncatholiquen : son faible tirage et son épuisement actuel font que la plu--.part de nos lecteurs n'en ont pas eu connaissance et justifient donc la repri-sede ces extraits.., .(2) Cf. 1 'ouvrage publié en 1961 dans la collection Rencontres des Editions du Cerf :"Un courant de la pemde cathoZique, Zrhebdomadaire Sept (mars 1934-aoQt 1.937"..Cette étude dvAline Coutrot, préfacée par René Rémond qui en fut l'inspirateur,est une thèse de doctorat effectué dans le cadre de la Fondation nationale desSciences politiques : elle présente le double interet d'avoir été faite par-quel-. . qu'un de favorable aux thèses de Sept et qui ne craint pas d'étaler Tes tendances.. . les plus litigieuses. Ce livre est à lui seul un excellent-ténoignage.sur la penséeet la mentalité progressiste de l'avant-guerre.(3) Pendant sa courte carrière, "Sept" se fit remarquer par un philo-marxisme constant,


origine humaine et. doctrinale, le P. Duployé ne fait d'ailleurs plus rnystèr? lorsqu'il6cti't ': , . 1. *."$fais enfin, c'était à Paris meme, dés 1935, qu 'on avait lié "Kdrygme" et"a&apes". A ces amis qui s 'interrogeaient dans un Paris désert et affamé et doqtplusieurs devaient périr en déportation, on allait proposer de nouveau 1 'activitéqui les avait réunis lors de la fondation de Sept r la propagande d'un journal",(pages 262-283)-; (4), .. .~


En 1942, les Editions de l'Abeille, 3 Lyon, en zone libre, lançaient,. "La ~~art'é-l>ieul', revue dans la &me ligne idEologique et issue des mêmes ,milieux,' 1 les c h a ngements d'étiquette n'étant qu'une conséquence des ccmditions p'cilitiquesd'alors. Toujours en zone libre, le P. Duployé se liait avec le P. Roguet, dontles dernières années de l'avant-guerre avaient GtG consacrées 21 la liturgie radio-:..3phonique: ,' " ~ :P. e Rooguet de son côté avait, dans un tout autre secteur de travail,jeté les bases d'un vrai mouvement liturgique d %vmt la lettre.. . L'exil' de1941, d Lyon et à %arseille, nous avait encore rapporhcés. Le P. Roguet cc.mmeçaitLi al& la traduction des oeuvres maitreçç&s de Dom lronier: gui allaient, ~:lles aussi,, . . ,.. .avoir une influence décisive. " ' (page 285)Toutes css rencontres, tout ce travail préparatoire,, firent que, lorsque leprojet du CPL parut au grand jour, il ne constituait pas Urie simple -$tition de prin-'cipes ; il apparai.ssait au contraire corne la conclusion logique d'un long effort et- pouvait donc skmbler naturel o\- 1"Avec "1'homélie" retrouvée et 1 ' "année liturgique en imagesf', on avaitmaintenant à présenter aux catholiques français autre chose que des plans ou d~3scritiques. Un travail était réalis6 qui amorçait maintenant une réflexion systhatique.Tout était prêt pour la convocation du 20 mai 1943 aux Editions du Cerf".(page 286).Cette reunion de fondation eut lieu au printemps 1943 au siège des Ed-itionsduCarf et-reunit une quarantaine de participants, dont l'abbé Martimort de Toulouse(futur patron du CPL) , les trois rapporteurs étmt les doaiinicains Roguet qt ~ajeunieet le Bénedictin de Ligugé, Dom Debar.IUn tract annonçant cette création fut ensuite envoyé dans l'Europe entière,et parmi les nombreuses adhésions reçues, il faut noter celle de l'abbaye de <strong>Maria</strong>-Laach, deptils longtemps foyer d'innovations liturgiques et dont etait issu Dom Winzen,héros involontaire de notre précédent article liturgique.aPuis les contacts se multiplièrent pendant le reste de l'annéé ' 1'943- et onput passer au stade suivant au debut de l'année 1944 :*."Les 26, 27 et 28 janvier 1944, on décida de convoquqr, B huis-clos, unepremière réunlon de travail. On choisit pour cela le cadre du monastère des 9énédictinesde Vanvss, ., AU début de la session, on avait'projete les films du PèreAupiais : les cérémonies fétichistes et les danses sacrées des nègres du Danomey.On ouvrait ainsi très large la vision de depart de notre cornmunaut4 de travail".. .Oh ! combien ! Et dire qu'il se trouve encore des personnes pour être étofinéesdu point où en.est arrivée la liturgie actuelle :!. f. , En octobre 1944, est créée, aux Editions du Cerf, la collection "Lex '. .Orandi", consacrée aux études doctrinales en. rapport avec la liturgie : elle devaitpublier un *grand nombre d'ouvrages, certains excellents, dont la connaissance estindispensable à qui veut se,pencher sut la question liturgique.. En janvier 1945, un nouveau colloque à Vanves fut consacré à la pastoraleliturgique du Baptême. 9 .En mars 1945, le P. Chenu envoyait au CPL un satisfecit des plus gloquents :'I est que jfaime ce que voue êtes en train de fa=, comme vous dites, queP. Congar et moi-me'ine reo~nnaissons et rgconnaZtrons les beau f-ts mai.is sur leseauvageons poussés en pdtulance vers 1935". L'aveu est de: taille et ne doit jamais/--L être oublié.


I n ,En juillet, une équipe réduite se r5unit à l'Abbaye de Ligugd, sous la prosctiondu Père abbé, Dom.Passet,.pour pr0parer la suite des opérations. Et, en sep-TEmbre 1945, le premier congrès du CPL eut lieu h St Flour, grâce à l'appui de l'lvêiedu lieu, Mgr Pinson, grâce aussi au cardinal Gerlier qui fit un discours de clôtu-: très approbateur. i e s91 . pEn avril/mai 1946, les troisièmes journi5es <strong>org</strong>anisées à Vanves et dirigéestte fois-ci par l'abbé Bfartimort, dont l'influence était croissante, portèrent surMesse et sa catéchèse.En juillet 1946, l'équipe directrice se réunit une seconde fois à Ligugé etY. Duployé y fit un rapport sur les premières activites du CPL ; il s'agit d'unxte très inportant, car il résume bien l'action et la pensae du mouvercent à cement-12, ainsi que ses sources ; l'auteur marque d'abord l'importance de cette renntreen ces termes :Je remercie Dieu avec vous dc nous avoir &nagé, dans ce monastère si aimabl2,une occasion de vivre ensembl$, et .ensemble de prendre des responsabilitésqu'il ri 'est pas trop ambitieux, étant donné ce que nous sommes, de dire mintenantqu 'elles engagent la responsabilité du renouvellement liturgiguv en France. Etqu'une première résolution sorte de cette rencontre. Accrochons-nous désespérémentdans les années qui viennent ii cette semaine de Licgagé. Nous y prenons aes décisionsqui commandent tout". (page 337) ,lPuis il commente l'élargissement des relations du mouvement : ' !,I"Cet approfondissûn~ent s 'est, en effet, concrétisé pour ~ous, et spécialensntpcur moi--mi!ma, dans la rencontre avec la pensée liturgique allemande. Je nepuis dire ce qus je dois à laabbé Rauch et à la decouverte du livre mnumcintal deIQrl. mrgman. Nous n'avons que peu de ch'oses à inventer en France ; nous avonsd'abord à faire ?'inventaire de la pastorale liturgique allemande. La iiaison étroiteavec nos amis d 'alsace .en nous abouchant directement avec cette expérience, et enla décantant, nous épargne dix ans de travail et de tâtonnements. Nous avons aussiIjé, des congacts, avec 1 es représenta ts des différentes Eglises chrétiennes.Beauduin nous a appris pour toujours à ne pas dissocier oecuménisne et liturgie"-(page 308) *Et pour bien montrer quelle est sa certitude, il &rit dans un autre passagepopos de ses .relations germaniques :- "1.&1s.détracteurs, en ce temps-là, nous appelaient, en Allemagne et en Alsace,.** les toqués liturgiques, et c'est vrai, nous .étions une secte, mais nous avionsla vérité pour nous. Cn le voit aujourd 'hui ". (page 62)Plusieurs éléments apparaissent ici : d'abord l'influence allemande, celle de1 mouveaieat liturgique qui compte alors ddjà plusieurs décennies d'ancienneté, et cius-, par derrière, celle de sa nouvelle ecclésioiogie g ensuite, conséquence logique, laEérence oecumsnique, avec cotrnie caution Dom Lambert Beauduin, le bgnedictin belge.Désormais oecum@nisme e t révolutbn liturgique iront de pair : la liturgiefa co,nçue en vue des ''frères séparés" pour qu'un jour, trente ans plus tard, les3sieurs de Taizé puissent déclarer ne pas voir.dsobstacle à la célgbration du IJovusIo montinien. Le P. Duployé araison : la question liturgique ne fait qu'une avec les:res et ne peut en stre séparée.I lCette convergence est une des charnisres du développement subversif' et d1 ;iur .- -5s articles reviendront ultérieurement sur la question oecuménique qui avait. prisrs la même époque, autour de 1935, un tournant d6cisif après une longue période de;tation.: /3


Continuant son analyse, le P. Duployé en vient aux rgsultats concretsJ/ cette année 1946 : outre le tongrès de St Flour qui a permis de poser officiellement'le CPL aux yëux du clergé français, il cite de nombreux contacts avec les séminaires,notamment celui de la Mission de France (5), et la crSation au couvent dominicain dl1Saulchoir d'un enseignement liturgique confis au P. Roguet ;J~ ,"Je signale la constitution spontanée d'un gr'oupe d'études liturgiqueschez les jeunes étudiants du Saulchoir, groupe particulièrement fervent où nousdevons trouver les ouvriers de demain". (page 309)Cette année 1946 a vu égalsrnent se tenir les preinières sessions régionales,ancêtres des futurs "recyclagesq' : celle de Rode?, réunissant 120 prêtres, accueil.-lant l'abbé Marty promis, peut-être à cause de cela, à un haut avenir.Comme on le voit, le CPL est allé vite en besogne et, en trois ans d'existence,il a considérablement avsncE : cette vitesse risque d'gtre dangereuse, leP. Duployé en est bien conscient et, dans son rappbrt, il est amene à accumuler desreflexions de prudence dont la formulation vaut, 4 elle seule, son pesant d'or :, -%es risques existent et ils scnt rsdoùtables. . . flous constituons une pointeavancée du clergé français. Nous ne parlons pas la même langue que la plupart doscurés et, si la plus grande partie de 1 'épiscopat suit notre effort avec sympathie,nous ne devons pas nous dissimuler que cette sympathie, dont je ne mets en douteni 13 sincérité ni 1 'efficacit4, peut fort bien colncider avec une ignorance prsçguetotale des principes qui nous qdident". (page 310)L'aveu est esse2 énorme pour que l'on doive reprendre son souffle, =aisil est surtout intéressant en ce qu'il nous permet de saisir, 3 un moment procis,juillet 1946, les forces en présence : un réseau activiste de qualité, quelques évii^quescomplices, une majorité de l'épiscopat trop ignorante de ces questions pour avoirune opinion personnelle et pour rester lucide face 2 ia manoeuvre.Sans doute zussi faut-il se rappeler que les temps Gtaient mauvais, plut6torageux, et que beaucoup dqSvêques pensaient surtout à se faire oublier : d'autant plusque les équipiers du CPL se trouvaient en intelligence avec les maîtres du jour,circonstance qui e dû jouer là comme en bien d'autres domaines.Nais qu'en gtait-il de Rome ? Coma 3 l'ordinaire, les tondanc~s y Gtaientdiverses ; certes, le pontife rSgnant, Pie XII: était-il d'esprit traditionnel, mais,en-dessous, aux divers échelons, le personnel etait très mêlé, nous l'avons suffisammentvu dans l'article sur Dom Winzen (6) ': de sorte quz les réticences romaines nedevinrent jamais de franches ~ises en garde, encore moins de tranchantes nlises endemeure.r(5) La création de la Mission de France, à la même époque, pendant la guerre, en1943, fut une opération seniblable, tant par ses racines que par son projet,à celle du CPL ; cet <strong>org</strong>anisme qui fut un puissant catalyseur de la Révolutiondans 1'Eglise de France fera l'objet d'une étude ultérieure.(6) Cf. "Tfmoignage sur les origines de la révolution liturgique", paru dans leBulletin no 4.'


~~au53-ccnos 71 acOzassG s~~nru[uo s ~ 36-;3.f S U O ~ ~ a1 ~ sno-u ~ X 33 :uazqi w o lns ~ al3?aze,l susp saorsTp al snoc: au+1qozd np s-13 sep aun qsa ss~~o~r>;rp~~auo;> s2u;.ui?~?, p auaqs;r~g~d %3ur~a;la3 hq~aanou aFA no 763 31 amuoa saxopoqa?y saws?uv8~o,p axnos VI $39 z~oat3ua~nol33s ax3nti,~ am03 un,l,anb layï snld s~ci ?nad au uo sTea 5~;>c~3a 3x3s 3nalau ~ n b 3fvj cn asn 12133 ma~u~sspuuo~a~ apu~li3 aun 3a uo?av~?wps apu~~3 oun auaaauo au1s~ssa~80~0 np sa3uS~o~g 2103 sauuos~ad apcino~ne.3ig a;kmsr3noq.j np sal2pur sa? un arrnuo~ nuno3 2no2lns 1s3 6r~ 6 ~ n ~ *a 0 qq 3 ~-zancs 73 lnod 3c? xn3?3-rra 33 ~nodanb+o6~p?6 qa mb~urouoa? r10~3sswads~p aun ç.96 suop?~ozd au snou ~s 3uoxFnpcij3s s?qnop?x s s ~ ~ ~ ~ sa? z a q-oasâ~~e~zaquy,pu ~za?zs ZassTeT as s ~ d au p zaTTFa"L) JnaoDuoa =a aT z ~ znar't'n. d ua aspu 939 uarq s?r7 F ~ n b anb~n~q aun uoraJszro~ap snou ds;rz,"u~~~ ?6;ray3 np socTb aT qa a p u ~ aquyod ~ ë 273aa arqïq: F~STXJ~AA & ~ ~ U Eua T UO-)TEITPasBq ET qp aadno~


la viritf dPcouvzrte pr2r ~ous... COUS devons s h r nous taire et savoir ctten- ---, dre.,. A Ligugé ou A Vanves, 31 _rie s'açit que d'une étr,pe de notre tra~uil,~,\ .- p.-/ il serait terriblment périlleux ~t il serait siaplenent bête dê jeter tellesgu~ll~s ces apories A la tête du clergé fran~ais~ ~Jous ne pouvons, publiqu:2ment,quê lui spportcr du >eau pain cuit.., Ezpuis le debut de notre cffort, nous p3rlonsLi'15v~1~ti~.r2 et d ',xIaptation liturgiques. Je me demande parfois si nous ne somm-spas dupes de ces notsH0 (pzge 3 1 !)I@?içLJous SOinmSS sur une if)achinz li),ncéc a un2 grande vitesse. Sc>nn;lesr-nous cc?pz=blesencore de 12 conduire ? Je vous avouz pour ti~rminer nia l.~ssitude et mzscrc?intesU. (page 3 12)Il est certain que, dès ce nwnent, des problèmes se post~t aux promoteursdu mouvement, surpris pTr lîsnpleur neme de leur srocicè~ ; en fuit, ils rscoltcnt ulorsIss fruits da profond travail de prgparztion daç esprits r8nli.sG cotanment p-îr le noilvexentscoute et l'Action cntholiquc depuis 'clne vingtaine dzann?es.Les premiers pionniers se rsvèlent tro? peu nombreux et des divergences inévitablesse font jour n Le r5sulta-t i2st u,uc Te CFL va changêr do stntct p~ur devenirautonome par rapport 2ux Editions du C~~rf? 12 l er juillet ? 846.,lCe ch-m~ergiint coincide avec lv inilu~nc~ grsndissante de l'abbii 'iartin-ort ausein du CPT, et, peut-etre, avi2c une certaine radicalisatiozi. des thèses au nivesi? pratique,comme le laisse ct~tendrr: le P. Di~ployS :",votre session de Liyug2 fut consacrSe B .la mise point d'ur! important m2-m0lr2, sur la nature et 12s buts dtl CI3 dont .:go Cfzrtirnort était 2 'auteur, st 'qui devait recueillir l 'adhésioh imildiate dc. son Excsllence Zgr Feltin, arch&vGgue deBordeaux, Ce ménoire n 9~3 pas - été ptib7i6 ; il cmstituait un2 rtmarquahle c3zrte dece que 1 'or; pouvait vraiment appel.er la sccondr formztion du CPL ". (page 3 13)I@.O.UI-----ii-----_i-r-iriri.-.---.--i--i--- -..--.-..II--i--------C------(suite de la note 7)Le livre du P. DuployS, toujours précieux, nous apporte deux informations qui, sans ;épuiser le sujet, l'éclairent suffisame.nt pour que le doute ne soit pas pemis ;dans un pre~cier texte, nous voyons le F. Doncoeur n6o-liturpiste avant l'heure et,dans le second, nous assistons à la connecrion de ce nGo-1iturgisp.e avec les :5ouveo ,1inents de jeunesse : la r5fQrence est d'aillcurn extrêmement riche et mgriterait.s ?tout un article pour creuscr ces lointaines origines : [i*\ . . dans les Etudes du 2C f6vric.r 1938, 1i. messe idkals qu'il y décritest exactement celle quPon peut vivre eujourdg.;.lui en 1961 3 St Skverin, '4 St Su.7picctet en tant d'autrês Gglises. Elle ne npus gtonne ,plus, ::ais ce texte 3 été écriten 2938. Or, à ce nornent, quel &tait 2 '4tzt 1itzrçiqu.j dzns les grandes &qJises deParis ? Lfho.nme gui c? écrit cett.2 pap, A crttti date, a Sien m&rit& du friturConcile, c'est le noins qu'on puisse dire.. .': (pagc-i 341)"C'est en septeinbre 1923 que 12 P, /Iionccr-2ur gravit le pand 2scalier dapierre qui mène à la Aurg de .?othenfels, ., Guardiifi vennit d1 y rallier 12s Si72siençtfondateurs du &ic.khor12,,, Iyzis, à non avis, 31 reçut de Rothenfels bêaucor2-p plusqu indic.2tion liturgique, L 'histoire de Rothcnfds, .. c'zsL I 'histoire d 'unegénération et n'ayons pns peur du mct.: deune r(?v~lution ... .Pour le sujet qrF nousoccupe, - il comprit à Rothenfels que la cause d2mouvemsnt liturgiqus Qtnit désormaisliée à celle d'un mouvment de jeunesse,.. Il ngs~ restc pas moins puo ce fut sonintuition de bas,., et-&, sms 13 Route d3s Scouts de Franc2 qui lui fournit un ter,-rain d'expériment~tion - appropriée à son ggnie, il n 'cUt pzs &tG le crgateur liturgiquequ'il a été", (page 338)i1I


Après cettz rzuniov de LigugC vt 12s rhanpe~rnts dr structures qui Intcrvintpendant 1'-5t6 1946, doric après trois snn"i,s dqarristenc~? offi-ci,?llc., le 5" Ltt;rrzditore le cercle de ses influsnces et, en sept~i5rz !946, une session eut licu aueulin, près de Chartres, rdunisçant quarante mpP?-ri:2;1.ïr5 et directeurs de ___I_.Fsriinaires,s la présidence dc %gr - l:arscouSt, gvêque du lieu, et d'ordinaire zieux ins7irZ0 LesosCs furent faits par 1 'ahbc Ferrot, direct -,~r dü $$ninaira cl? le vission de France,La~bért 3eaud~i.n~ Y.E! ?S~,amey, dc 1 'Lrt s1cr~5, l'abbG 3:arti:-ort, le 7.2 CuployZi333 Féret du Saulchcir ct le 5P Congar : EO~?Ctoute, l+s princip:il~.s t$t?s du nouvet.Un dctail suffira 5 doanex L'esprit d~: cette rsunion oc furmt r~cycl-k ?astres de la fornation du clzrg2 français ikirès cltt,onti~.?,~efit Scln~ ,;ire un net, p.?nci'-ilnt r;-iastrc: jours. L?om:?3 nous re;.v.;-nic_:ns àt~zris, et que 1 ~ s t.yc3in ~ ass3it '3 2-3 1 2 L 1 ~ ci,=. t ~ 1,- ~ ~ -iéce d',z~ (12s,:uissès.. >.'s-rsaillss, il m-2 jit ., FVfa&re cc? que gous fàit~~, naici le plus grand aerÿicc queje puisse vous rgndr~ sst de ne jamais d7Ir.2 d ;?orm un mot de tout ce quz .fa vianôiPente~". Pour la plus gr.rsnV i~i-n du concils G-zticcn II, dont il Zut 1 'LIE d.3~312s intelligents ouvriers, Iz .P. C~lqfiini di;\; ?i t hhr.!r~~use-~~n-é pas tenir sr3 ,Q W0--!eN. (pagz 3 , ,XI t~oté)Pour appracier tout le sel de cetttz re-arque, il est bon de sn rappeler que:exte a étz rCdig,? eri 1947, et que le Buugniri en qilestlola est 12 ère ci2 1sivelle ?4c,sse". . .A l'automne de 1347, eut licu Lyon, aw:c l'appui du czrdinal Garlkr, le:ième congrès du CFL, dont le travail accintus çoo caract2re officiel et put, dc ce-, se répandre svec encore plus d'autoritf d~ns prand ~om1-re dc diocZsr-S.Sn 1948, s'instaura Urie colLahoration concretc entrc Ie f.?L fracçais et Ics.nismês allenands çimilîixes, le Conité liturgique Fulda èt fc Sicr6tariatirgique dc Trèves, cette alliance xarqusnt dans 12s faits 13 forte influents c!octride1 'Abbays de !-Taria--Laack sur le Ci'L. ti'tle fois encore, le P., Duploy?. EOUÙ rendarvice d'um citation dzs plus rCvr51atrices ~t qui confimc le fait que ces ?CSrsssvaientpc.rthr?~ment ce qu'ils faisaient :"Je ne gui tterai pas la Rhénanie sans avoir évoqu& une r~zncontre qui, czlle-3, allait Gtre plus décisivs què toutes les autres parce que,, à lcng t@r$e= &Jellait inscrire 1 Qhistoire du CPL dans celle de 2 O&'glise el du Concile tbticcn II.n juillet 1948, rrous étions .211és, le P. Doncoeur t^t mi-msr.;~:-, 4 rana ssssion dc4tu-3s <strong>org</strong>anistje par ~J,~ria-.L,.iach. .. La szssior: finie, il ne sen1;lait p;ls plus bu2 deaison pressé de rzcpgner sa jésuitière de ln rus .!~onsicur, zt accepta les yeux .€2r~4s 1 'invitation à nous rendre c3 Trèvss que nous firent deux prstrcs c~.rli .waient,ux aussi, peirticips d 1s session ; c0ét3iênt Johannès Chgnzr, secr&tLqirè dui turgisches Institut de Trèves, et 1 e pr~fesseur Pal thaszr Fischer, I!ous ecAar2-ions nos i;npressions et nos idées sur 1 'avenir du mouvement litur~iquc et no:^ nous3ntions incroyablement heureux d 'être ensel.d?l e tous les quatre et de v~ul oir :;-xac-?ment les mêmcs çhoses,Soudain, je dis h FiscA9er, en lui donnant une vigorrreuse bourrirde : ''Vous3vc.2, on pourrait faire beaucoup de choses ensenilile et si on savait à Rome que3ris et Prèves mzrchent ensemble, c'en serait fait de 1 'hkg4monie de la Congrc:gi!-ion des Rites". NOUS nous regardSmes tous les quatre en silence, toms OpouvantOsZr 1 'énormité de la prétention, et pour voir si personne ne nous


Pour bien rzontrer qu'il ne s'agit pss 1, d'un sir~ple roulenint dV?paule, zt) tout cela s'est concrétise, la P. :?uployL ~5crj.t par ailleurs :Ur LM . mouv~mznts liturqiqu-2s sont $2 ,?lus un plus coordonn6s - It?urq historicxJeurs thC-;alogiansf Icurs pnstcurs sont d oi.23 d%zuvrk2,, P3ur nous borner > 2~ llturgicde 13 :?essec on peut, d 'c'res ct akjA, prévoir tczt un trJr?in de reforines possihies,nutour duqs.::: tout ----Ilil lent travail oG-inion ----- I:rf: dc 222s SR JUS -- 7kirn;lnjz;it&.-ilil jour viendra OU il n 'y aura -plus 3.2 .q~ouv-.nent Iiturgiguî pc1rc.3 ~ U C--.- lrnc ci?r?tien~auront été concluits 18 oO 1:2 souh3itaicnt l e ~ -~roil?otnur.:.?u z?onverr"nt litur~icrrz.P ---- --- ---- -- -.-- -aUn joür viendrz oü il E 'y sur2 plus 2s rcAL"orm3ç pcssi.?lcs 2nrci qvi? tout 3 ~ ét,+ ~ 3réformi", (pzge 2:l)Il n'est nar sans interet de notpr qu:sont extraites d'ur, paragr-ph intitulP : "npr6;CES liznes ont GtXq scrites cn 1957 etles reformes; tact co~~~?ncc.'~6 . ,En faisant elluçion -5 19.attitud. du Pe-e, diux naces plus haut, no?ls cousdu~tiandions ce que Xcr~ savskt la rrzarque dc 2ugnl1-~. et c4211:2 dt: -2~1~loy~6 no39 IDCLteraientvolontiers 5 penser que Rome nd,voyriit los apparences? c~rtain~rs 'scnnçlsqa ç;\set d'ûutras mifis, d'où les ternes/% f 5iLcycliquc ?!-.diator >pi9 nais n'avait pas un?) perception su£ f isnnt.? des racines r6alle.s de l mtreprise L i turgiqus, c'pst--9-dirc desidees et des relatio~s de szs promoteurs a or, ceux--ci c.omengrtient alors, En 1 ?4?; ?couvrir l'Europe d'un rzçrau sa~blablc 9 celui qu'ils avaient sis sur nied on Yr.?r:cdepuisdix acs, et c'est c2 &seau qui, développE pendant les clix cnn6es suivîrA-xsjjusquPen f 959 deva5t prPparér, puis ixposer, le neüv-:lle liturgie concilisirc ctpost-conciliaire.. * . .rCstte remrque nt prgtend nullsnent trancher le d3bat d'une façon definiti-V\F, car cette qucstion du s2savoirs' et du q'pouvoiri7 de la Roi?,- de 3 i KT1 ~ face 3 IsRevolution montante aPeçt pas propre au domaine liturpique, ct ell:! se ?osa, bien aucontrôire, à tout propos ds l'évolution de lq.3glîsî ~~odernc : ce qui si,gnifie. dqzilleurs,qu'ella ne concarm pas seulenent la p4riode ''1939- 1455", nais qu'il fau=drclit I'Gtendrd: au moins 3. mc honns partie du 19.1 siècle : il n'pst pns da ~PVSs&parE, ni de domair,, sapars, toutcs les questions s'influencent zt çt2ctre;iiêlentdans le chevauchement des Gpoqueç.aFour confhmiar ce propos, cous twxi2?rocs cette ssrie de citations duY. DuployG par quclquas 1igne;s où lqautcur r3pp~lI~ les sourczs où s'est .qbrcuvsl'esprit de ln Rdvolution liturgique :"On accord sr^ un2 inportance sp4ci-31 .- e;>, -3 c ~ Cjgr3rdc t.~UX nmuvenents littéraires,m&le 33errants ou frariche,ncnt hétén'odoxl~s, qui ûnt rendu 2 1 'homc lcsens Su mystére nsturel des choses : Ic rovclrrtis?)c allzzand, 1s secnnc! romsntisrnefrançais, le syn5olisme, le surréi_lismc. Cet .?ppel exchsif A 1.3 li ttératur~ quitrahit les préoccupstions de lCeuteur, ne devrzit p ~ Eaire s oublier les r?ppelssemblables f?its a la niusiqüc, 4 72 peinture, -?u cinéms". . . (pz?;:: 382)Ccttc conclusion est intercssmte 3 rlufii5ürs Egards nous $en souligermonsque deux, chacun pouvant fournir la mzt2.~r.+ dVuc autre article.! Le pre~ier est quc ces né~--liturgist~ç orat .;tS fom5:ç, au oins psrtielliiment,par le syiritualis~~e révolutionnaire;, le spirituc?lisse afiti-chr5ti-n,dont les divers nouvEolsnts indiquGs ci-dessus n- sont que les ~iultiples facettes*C'cst pour le moins gânant,..f1.


L'obscurité ~e la philosophie allemande est connue de tous :certains y ont vu la marque du qknie ; d'autres, un simple zoyen pouxavancer masqué.Voici llosinion de pelgues Sons auteurs que nous vous livronssans glus de façon,près cent ans de traductions, d'i-nterpretations et de conclusio~s en senscontraire, on en est toujours, sur la Philosophie d95r~manuel Z{Jii\?T, 2 la lettre dztgedu 14 août 1891 qu9Gcrivait m. Glicat pecsour, 3. JGUBEx'I', qui avait le ggnie clairet chaud : 'iFigursz--~~us un. latin aZleme.zd, dur conone dss caillos~53, un .home qui accoucrleSe se5 id6es sur son papier- et qui n'y mot jm~ais rien dg net, de tout pretot da tout Zavi', des oev,;i's d 'azntmehe qu l faut casser avec sa tête et O& la plupartdu terrps, on na trouve ~ten.. . 12 fuit qu'il ÿ ait entre l'esprit allemand et l'espritfrançais, dans leurs opbrations inte 2 lectue Zles, Za même diffgrenee qui s 'est trouvée,pendazt toute la gut?rî.e, antre les mouvements des soldats des deu-x nations. J'ai ou


S E C O N D E P A R ~ T I o ~ ~/ .- /2 ,premiers numéros de ce Bull etin sont malheureuse.~ilt épuisés,Les troi S.,et il est impossibJe dsen faire Je service d ceux de nos abonnés qui le désirent ;nous avons décidé de reproduire leurs principaux articles au fil des prochaines1 i vrai sons.ii&t?s comir,iençons, dans ce n O 6, par une étude parue dans le pre~ier Bulle-L'LE çue la p.lupart des abonnés actuels n'ont pas eu l'occasion de lire, et dont2 'iri?,r>ortancest évidente.A PROPOS de Za COIJTRE-EGLISEPour faire avancer les connaissances relatives à la "~olitre-Eglise",nous somes confronti5s à des problèmes qui ne sont pas nouveaux quant au fond,nais qui revêtent aujourd'hci des formes nouvelles.ou in et de Léon de Poncins-•La génération précédente -celle de ?%grles a déja rencontrzs. Mais elle était prGoccup6e par les nodalités actuel-les deces problèmes. Elle parait au plus pressé et visait surtout ce qu'on appelaitalors les "nienées antinationales". Elle a donc négligé, par nécessité, l'in-Era;.tructure religieuse de ces menées. Nous en aurions fait autant.3r, l'ennemi ayant progressé, c'est aujourd'hui à des "menées antireligieusesg'que nous avons surtout 2 faire face* Il faut donc approfondir notre:ha=? d'investigations (nous dirions volontiers notre champ opératoire) et utiliser,par.conséquent, des méthodes plus pénétrantes.Faisons le rapide inventaire des zones de pénétration que nous désironszxplorer et des critères que nous pensons y appliquer.I - La ;)ùCT2I!?E cies IN1 "TIESLes historiens de la Fran ~caçonnerie enseignent couramment que leurs:ongrGgations remontent aux origines de l'humanité. On ne peut que souscrire, enmincipe, à une telle déclaration d'ancienneté, laquelle est, en effet, confirmée par.es archives de lqEglise.LvEcriture sainte révèle IVexistence9 dès le début, d'uce anti-religion.htre ces deux traditions primordiales, lFEcriture déclare qu'il existera toujours:ne INC3~'ATIEILITE irrémédiable.Cette incompatibilité des deux religions fait 1 'objet dv une révélation sansh5igiSté. C'est un véritable décret qui est contenu dans la sentence de condannationu serpent : "INIMICITIAS ponam inter te et mulierem, et sementuum et senen illius."Je mettrai des inimitiés entre toi et la ferne, entre ta postérité et sa postéritéen. III-f5).O ' .: C'est la doctrine des deux POSTERITES et de leurs INIHITIES. Le motostérite est répété deux fois dans le texte car il s'agit de deux "semences" qui'ont rien de cornuno


Les philosophes de la maçonnerie n'admettent pas cette notion dsINCOMF~-'iïIBILITE irréversible parce qu'ils @tendent que leurs collèges de sages sont à1 lqorigine de toutes les religions sans exception. Et si nous pouvons souscrire auprincipe de l'ancienneté de la "contre-Eglise", nous sommes obligés de contesterl'école maçonnique toutes les fois qu'elle mêle les sources des deux traditions etqu'elle entretient (et c'est constant chez elle) la confusion entre les deux8 t semences".D'ailleurs, soumis malgré eux au decret divin, les historiens maçonspratiquent en fait la vieille inimitiS et ils font une guerre implacable à lavéritable Eglise, de sorte que les deux religions sont, en fait cocme en droit,ennemies dès l'origine.ILa postérité de la femme, c'est la postérité de notre Hère Eve, c'est laNouvelle Eve, la Vierge Marie et Notre-Seigneur Jésus-Christ, signe de contradiction("signum cui contradicetur" - Luc 11-24). C'est aussi la Sainte Eglise.La postérité du serpent, ce sont les fausses religions, la "contre-Eglisee', corps polymorphe dont l'Antéchrist sera le chef arrivant en dernier, àla fin des temps.1On retrouve les deux postérités et leurs inimitiés sous de très diversesformes dans tout le patrimoine doctrinal ecclésiastique. Voici un très intéressanttexte de Saint Paul sur l'incompatibilité des deux calices :. ."Mon potestis cali,ce Domini bibere et calice daerno~ioru~.~"(Vous ne pouvez pas boire 3 la fois au Calice du Seigneuret au calice des dénions. I Cor. X-21)hn- voici un autre où il interdit le commerce entre la lunière et lesténèbres :"Nolite jugum ducere cum infidelibus ; quae erim participatiojuqticiae cum iniquitate ? Aut quae societas luci adtenebras ? Quae auterri conventio Christi ad Yelial ? Autquae pars fideli curn infideli ?" ((Ne vous attachez pas à unmême joug avec les infidèles. Czr quelle union peut-il yavoir entre la justice et lsiniquitG ? quel commerce entrela lumière et les tgnèbres 3 Quel accord entre le Christ eta, Bélial ? quelle sociét6 eatre le fidèle et l'infidèle ?II Cor. VI 14-15)Saint-Louis-Marie Grignion de Yontfort invoque ces ininitiés entre lesinembres des deux cités comme base de sa spiritualité. Mais on peut auss'i l'invoquercomme critère de discernement ; par exemple, quand il s'agit d'analyser lPoecuménisme,ses fondements doctrinaux et les mobiles de ses partisans.Si 1'~glise de la Terre est MILITAHTZ, c'est précisément à cause des ini-,mitiés et des incompatibilités qui oppose~t les deirx postérités annoncées dans laGenèse. C'est une doctrine antique, universelle et süre que Jésus et Bglial ne sontpas faits pour s'embrasser mais pour se combattre. -C'est précisément cet esprit dtINCOMPATIEILITE que nous apporterons dansl'étude de la "contre-Eglise". Nous ne ferons, en cela, que correspondre i lvhostilit6irrémissible des maçons "contre tous ceux qui dogmatisent" ; c'est-à-dire contretous ceux:qui ont la foi.


ILes congregations maçonniques prétendent constituer une SUPER-XELIGIONITERIQUE dont le rôle est d'inspirer clandestinement toutes les religions exotélues.Et elles travaillent effectivement dans ce sens depuis de nombreuses décades.On voit tout de suite que cette manoeuvre peut donner lieu, selon leipérarnent des exécutants, à deux tendances :- Le PLURALISME qui insiste sur le particularisme dés religions périphé- .riques ;-'Le SI~~CRET~SMI? qui veut enrichir toujours pl.us le6 fond cormun des notioasuaiverselles.De fait, les deux tendances alternent, comnre une pulsation, et la rnanoeuavance.'


C'est alors Dieu lui-meme qui intervient. Il ne veut pas de cette unité-] là et il la détruit. Le texte de la Genèse est absolument clair et formel. Et pourquoiDieu ne veut-il pas, de cette unité ? Parce qu'elle est purement humaine :-'bâtissons-NOUS une ville,- faisons-NOUS un nionment.Quant à la Tour, ils la font monter jusqu'au ciel, bien sûr, nais c'estavec ce même zèle que Saint-Paul reprochera ur, jour aux pharisiens : '"Je leur rendscette justice qu'ils ont le zèle de Dieu, mais il n'est pas selon la science".Et c'est Dieu qui opère lui-nihe la distinction et la confusion des languespar une sorte de décret solennel a ''Venite igitur, descendamus, et confundamusibi linguarn eoruni, ut nonaudiat unusquisqr?e vocern proxinii sui1\ - Gen. XI-7. (Venezdonc, descendons et confondons ici leur langue, afin que chacun n'entende plus lavoix de son voisin).La VOCAITON d ' AERA-MICet épisode extrêmement important tient en trois versets : Gen. XII 1-3.) Dieu se choisit un peuple et il le SEPARS8d&g autres peuples et cette séparatTon(qui est le complément et la contrepartie de la confusion de Babel) est définitive.La "Vocation des Gentils", plus tard, ne changera pas cette stratGgie deséparation, au contraire, elle la renforcera. Car 1' 1sraël de 1 'Ancien Testanentétait un peuple charnel dont la séparation était 7'défer?sive" (maintenir une racepure pour former le Corps de H.-S. J.-C.) tandis que 1'1srael du Nouveau Testamentest un "peuple spirituel" destin6 à former le "Corps mystique du Christ". Et l'aidede la Grâce ayant été donnée, l'Israël spirituel a une irission '!offensivec' deconquête. Mais la séparation demeure. Il y aura "un seul troupeau et un seul pasteur''quand la conquête sera terminée. Il n'y a dQuuite que dans la Vérité..--Il est facile de comprendre qu'une telle stratégie exclut tout "pluralosyncrétisme",toute manoeuvre de concession et dvercprunt. Catholique, oecménique etuniversel ont le même sens. La religion de ~otre-seigneur est catholique parce qu'elleest faite pour toutes les nations, lesquelles, de leur cÔt6, sont en hamonie préétablieavec elleo. ., . II 1- - Les .EUX C02PC -1YSTEQUESEn poursuivant notre dissection profonde, nous rencontrerons imanquablementles zones de friction entre les deux "Corps mystiques" :- le Corps mystique du christ,qu'est lvEglise,- et le corps :mystique de 1'Antfichrist.Il s'agit ici de savoir si l'on peut appliquer ce terme de "corps mystique"à l'ensemble extraordinairement polymorphe des fausses religions, des sectes et detoutes les congrégations hétérodoxes.Or, cette application fait problème, en effet. Car si la réalité du Corpsmystique de i4otre-Seigneur Jésus-Christ est couramment enseignée (voyez l'encycliquede Pie XII "Mystici Corporis Christi", du 29 juin 1943), celle du corps mystique del'Antéchrist ne l'est pas.


Et elle ne l'est pas pour deux raisons : -..'10 L'Ecole ne s'est pas prononcée sur la personnalité de l'AnUchrist,que beaucoup de théologiens présentent comme un être collectif ; ils en font le typed'un genre dont les spécimefis apparaissent de distance en distance au cours de l'histoire(Antiochus, Néron, Attila, Eitler ...). Il est bien évident que, dans cettehypothèse, on hésite à qualifier de "corps" un ensemble qui n'a pas une tête unique.- Mais nous répondrons que ces spécimens d'un même genre sont plutôt des figures,xieux des préfigurations, des précurseurs de l'Antéchrist véritable et pèr~onnel,zelui dont 1'Ecriture annonce qu'il présidera aux tribda-ions finales de lVEglise.)ans ce cas, le corps des sectes aurait bien une tête unique, bien qu'apparaissant àla fin. Justifions notre position par cette citation de Saint Jean c viCome vouslvez appris que l'Antéchrist doit venir, ainsi y-a-t-il maintenant p1usieu.r~ anté-2hrists." 1.- Jean - 18. Les préfigurations n'annulent pas le personnage final.2" L2 seconde raison qui fait hésiter à parler de corps mystique de 17Anté-'hrist, c'est l'état de guerre in-cessant qui existe entre les membres de ce corps.)Ù est son unité, objecte-t-on, puisqu'il se déchire ? Nous répondrons en faesmtcemarquer qu'il s'agitl en effet, de ce "royaume divisé contre luimêrce7' dont nous~arle le Divin Maître. C'est bien un 'sroyaun?e" mis sorr unité est negative ; elle estfaite de la haine envers l'enneni commun qui est Jésus ; les membres ne se reconci-:ient que sur ler dos du "Juste3'. Et il. est ''divisS contre lui-même" parce que leIQmon gouverne par la rivalité des membres ; c'est &ime un de ses grands principesNous aurons donc des arguments à apporter en faveur de l'existence d'unréritable "corps mys tiquq de 1'Antéchris t", monstrueux, sans doute. mais antagoniste:e 'celui du Christ. iious profiterons de ce que la matière est théologiquement' libre . 'Une réponse affirmative à cette question est d'autant plus necessaire queous y sommes invités par les maçons eux-mêmes. Ils présentent, en effet, l'iniiationcomme ayant, entre autres effets, celui d'introduire l'adepte dans un corpspirituel, dans une institution spirituelle immémoriale ; et ils font même, de cettencorporation, une des conditions de la validitS de l'initiation. Ils ressentpnt doncéellement l'existence d'un corps spirituel. La question que nous avons abordge ici'est' dodc pas oiseuse.IV- La V2AIE et la FAUSSE ?!YSTIQCEL'appréciation de la limite entre la vraie et la fausse mystiquest très difficile. Et pourtant on en a constanment besoin quand on étudie les sectes.Le commerce de l'âme hmaine avec le monde des esprits par les voies partiulièresde la mystique (voies différentes, en intensité et en nature, de la sinplelévation de 1 'âme... p,ar l'oraison), ce comerce joue un rôle considerable dans la '''raie comme'dans la fausse religion. On rencontre nême la fausse mystique à l'origine"2s doctr5'ne.s philosophiques ("illumination" de maints philosophes) . On la retrouveusqu'à l'origine de certaines découvertes scientifiques. 11 y a là toute une zoneue nous ne pouvons pas nous abstenir d'explorer, puisque c'est par elle que les docrines..dénoniaques pénètrent dans la Société.Le nonde des esprits, en effet, est divisé en deux camps : celui des escitsfidgles et celui des esprits réprouvés. Chaque fois qu'un sujet (un tribun, unIvant, un philosophe, un moine ou un sinple membre du wlgm pecus) reçoit une insirationicystique, à un degré quelconque, la question se pose de savoir quelle en est'origine. Ce sujeta-t-il été mis en comnunication avec son propre métapsychismelans ce cas, il est à la fois inspiré et inspirateur), ou bien avec un bon esprit,1 avec un mauvais ? Ou encore ce phénomène est-il complexe ? Ce problème se pose à


IfIrfinous à chaque pas. C'est celui du DISCERNEPIENT des ESPRITS. Or, la faculté de discernementest un charisme. Et la Providence ne distribue pas ce don très largement.)/ ~'Evêque même en lsabs.ence de don personnel, jouit ipso facto de la faculté de dis-.cernenent.quand, dans 1 'exercice de ses fonctions et noyennant le respect des formescanoni'ques, il examine une cause surnaturelle. ilans ce cas, Dieu lui doit son âssistanceet il la 'lui donne évidemment.. , Malheureusenent, 1'Yvêque moderne, pour toutes sortes de raisons, s'abtientdlexaniiner canoniquement les causes surnaturelles qui lui sont soumises. Elles évoluentdès lors d'une maiêre anarchique et exubérante, et, faute de protection, lasplbpart se polluent i.rré~édiablement.Or, l'histoire des sectes est pénétrge de fausse mystique. ,Elle est un tissud'extases qui, pour etre fausses, n'en expriment pas moins des orientations fortprécises. Inpossible donc d'exposer intelligeriment cette histoire si l'on s'interdittbute appréciation, toute esïination, tout jugement de valeur sur le sens de cesorientations et donc sur la nature de la mystique qui est à leur origine. Est-elleauthentique et vient-elle donc du Ciel ? Ou bien est-elle fausse et vient-elle du"trou de 1 'ab?n?eiP ?Pour &pondre à cette question, qui- revie.nt sans cesse, il y a toujours eudeux recours : une attitude a priori et un examn a posteriori.- L.'attitude a priori, c'est ce que l'on appelle "la finesse de l'angeP'.C'est cette position de méfiance qui évente le mal partout où il est, mais sans enfaire l'expérience ; on en reste 1'observa.teur extérieur. Elle exclut donc la curiositéexpérimentale laquelle aboutit toujours à l'enlisement. Ceui qui, par exenple,veut -se' mêler aux occultistes pour les mieux connaztre a-bandonne par le fait mêmeson indépendance d'esprit comme observateur vrahent objectif.- L'examen a posteriori est celui des fruits : "Vous les reconnaîtrez àleurs frtiies". CPest ainsi, par exemple, que nous pourrons examiner les fruits dupentecot-isme d'aujourd-'hui : "Nolite omni, spiritui credere, sed probate spiritus -si exDe.0 sint". 1 - Jean - IV-1 (Ne croyez pas à tout esprit, mais voyez, par l'épreuve,!f si- les esprits sont de Dieu).ipI.ItIV- La ?4ATU3E du PAGAPiISiblE PNTIQUE et ?4ODERt4E. .. .Une autre série de problèmes nous attend : Cans quelle mesure le paganisme'antiqueest-il le culte des r~uvais esprits et dans quelle mesure renfermet-ildes vestiges de la Religion primordiale révélée à Adam et aux patriarches qui sesuccèdent jusqu'à Abraham ? Essayons de répondre à ces deux questions.fi%+! Faisons une première constatation : les dieux du polyth6isme antique scatindubitablement des démons. Citons quelques-uns des nonbrerix textes de lrZcritureque l'on peut invoquer dans ce sens.- "Quoniam omnes dii gentium daemonia".Ps. XCV 5 (Car tous les dieux des nations sont des démons)..-."Et commisti sunt inter gerrtes, et didicerunt opera eorum ;et servierunt sculptilibus eorum et factum est illis inscandalum. Et irmnolaverunt filios suos.et filias suas daenioniis".Ps. CV 35-37 (Ils se mêlèrent aux nations, et ilsapprirent leyrs oeuvres. Ils servirent leurs IDOLES qui fu- .rent pour eux'un piège. Ils sacrifièrent leurs fils et leursfillesaux DEHONSqP.'


- "Provocaverunt eum in diis alienis, et in abominationibusad iracundian cpncitaverunt. Imolaverunt daemoniis, et nonDeo, diis quos ignorabant". Deut. XXXII 16-17 (Ils ont ercitf.la jalousie de Dieu par des dieux étrangers ; ils l'ont irritépar des aborni-nations , ils ont sacrifié à des DEXONS qui nesont pas Dieu, à.des dieux qu'ils ne connaissaient pas).- "Sed quae im~olant gentes, daenoniis in~olant, et non Deo.No10 auteni vos socics fieri daemoniorumS1. 1 Cor. X-20 (liais ceque les paiens im-olent, c'est à des GEMOpJS qu'ils l'imolent,et non à 9ieu. Or, je ne veux pas que vous vous fassiez lesassociés des DE!fQ?Sf',)Une première constatation donc : le culte des idoles est fondamentalenentun culte rendu à des démons. Les vaticinations des déaons sont imprégnées de faasseaystique. Ce sont de fausses révélations qui ont élaboré les religions antiques.Voila donc l! home ~ a k n adorant des puissanees spirituel les 'déchiies. Cespuissances spirituelles, il va les retrouver & l'intérieur de Iui-même : ce sont lesVICES. La même idole va donc représenter un demon extérieur et un vice intérieur.Chaque home reconnaftra en lui une divinité intgrieure, un Apollon ou un Blercurlo ;chaque femme posskdera sa Cybèle intérieure ou son Astarté. Les vertus,'elles aussi,ont--été divinisées. Elles se sont transfomi5es en vices par le fait de leur divinisationqui leur a fait perdre leur '8is~rétion'~, c'est-à-dire leur 6quilibre rgciproque.Bref, les paiens ont divinisé les vices et ils les ont adorés.r*Le culte'polyth6ique de l'Antiquité est donc simultanément celui des-mauvaisesprits et celui des homes devenus mauvais esprits. Nous retrouvons aujoilrd'huicette dualité de nature,-non seulement .dans les cultes pa'iens qui sont des survivancesde l'Antiquité (comme c'est le cas, pât exemple, du culte Vaudou), mais encoredans les élaborations religieuses modernes qui cherchent 2 allier l'adorationdes forces intérieures de lvhome avec celles des puissances cosmiquesoDans quelle mesure maintenant, puisque c'est la deuxiSrn& sous-question denotre pwblème ,. le paganisme contient-il des vestiges de la Religion primordialerévélée-à Adan et aux Patriarches qui se sont succédé jusqu7à Noé puis à Abraham ?Contentons-nous ici de poser la question, sans y répondre pour l'instant, car elleest complexe. DPautar,t plus complexe que le paganisme renfermait, non seulercent destraces dit ;.monottréisme original (encore f aut-il savoir lesquelles) nais encore desi .influences judaiques.Par ces vestiges très anciens et par ces influences plus récentes, Dieupréparait les Gentils À recevoir la Zeligion Verbe incarné, le jour venu. Et sile paganisme, en tant qu'il est la religion des dS~zi_ons, s'-est insurgé contre Jésus,en revanche il avait conservé suffisamment,de bons éléments pour comprendre une prédicationnouvelle qui se tzttachait à sa propre antiquitS. Il avait, en particulier,conservij l'intelligence du sacrifice propitiatoire, c'est-à-dire du mEcanisaif parlequel on charge - La victime des maux dont on veut se débarrasser (le bouc Sinissaire).. ,Cette intelligence permit aux paiens de comprendre un processus idenrique, celui.dela Rédemption.Saint-Paul trauva,chezles. . . Athéniens, ces vestiges et c&tte'nostalgie :. . . . . . . .- !'Viri Atheniensis, per oinnia quasi superstitiosoreç vos.,' video. Praeteriens enim, et videns simulacra vestra, inveniet aran in qua scriptum erat : Ignoto Deo. Quod ergo ignorantescolitis, hoc ego annuntio vobis". Actes XVII 22-23.


(Athéniens, je vous vois en toutes choses excessivement religieux.Xe promenant'et regaraant vos statues, j'ai trouvé unautel avec cette, inscription : Au Dieu.inconnu. Ce que voushonorez sans le savoir, c'est cela que je vous annonce).Il n'est pas sans intérêt d'analyser le plus profondément possible lanature complexe du paganisme antique au moment où nous allons avoir 5 analyseraussi toutes sortes dz syncrétismes et de gnoticisnnes dans la composition desquelsle vieux paganisme n'est certes pas absent.Un problème très délicat va encore sa présenter : celui de la naturede l,'InitiationgIl ne fait aucun doute que toutes les :ois qu'il y'a WSTERE, il y a bienINITIATION: Ce qui est oauvais ou bon, ce $est pas l'initiation proprement dite,c'est le mystere auquel on adhère par l'initiation. Or, il y a les "Mystères d'En-1 L'initié maçonnique, qui est "illuminé" de la fausse lumière, est introduit'dansle monde des ténèbres de l'esprit, il va aller d'illusions en il'lusionst Iil est entré dans les "Mystères d'En-Basc'.Mais il ne fait aucun doute que le chretien reçoit au Baptême une incontestableinitiatione Les deux autres Sacrements qui impriment dens l'âme un caractèreindél:ébile, c'est-à-dire la Confimation et lfOrdre, sont-ils les degres ascendantsde cette initiation chrétienne, c,?est une question intéressante que nous ne feronsque mentionner ici.La notion d'initiation chrétienne est très ancienne et très sûre. ûncomprend très bien que l'acquisition d'un caractÉre indélgbile corne celui du 'fjaptêmene soit pas la simple adhésion mentale à une doctrine. C'est une opération qui aIquelque chose de divin et de mystérieux : une souillure est lavée, une =arqued'appartenance est imprimée. Et on conprend aussi que le mot d'initiation lui convienne,car la filiati'on adoptive dans la famille de Dieu qui s'est rcalisée, ne l'estd'abord qu'en droit g c'est m siaple commencement (initium) ; elle ne le deviendra,en fait que lorsqu'elle aura porté ses fruits, clest-3-dire fait ses preuve's. Jusque-@ 15 tout est clair.Seulement voilà ! Les hérésiarques de la cont,re-~glise (et surtout son invisiblegrand-maître) ont amené la confusion entre l'initiation aux mystères dVEri-Iiadt et celle aux mystères d'~n-Bas. TantÔt ils réclament lf6quivalence entre lesdèux initiations, Tantôt, et c'est le plus souvent,~ils subordonnent l'initiation, chrétienne à la leur qu'ils déclarent a ntérieure dans le temps et supérieureen hiérarchie. Ils ont ainsi jetg sur le mot et sur la chose un tel discriidit quei' les chrétiens, par prudence, ont abandonné même le mot : "Pratiquez-vous 1 ' initia-C tion ! Vous êtes du mauvais côté. Repoussez-vous tout ce qui est taxé d'initiation !9, Alors, vous êtes à l'abri du danger1'.11'ifCette prudence, il faut le reconnaître, a rendu de grands services en main-:(tenant les fidèles à l'écart de la confusion qui était précisément recherchée parles sectes. Hais il est souhaitable aujourd'hui d'aller au fond des choses et de poseren principe que ce qui est mauvais, ce n'est pas l'initiation en elle-&me, maisle mystère ténébreux auquel, de fait, omadhère dans les "congrégations initiati-1ques".ff, ,


Les diverses congrégations initiatiques dofit lTensepb.le forme celue l'on nome la i'contre-~glise7' dispensent a leurs adeptes un enseignement!S@TERIQLTE, c'est-à-dire caché. ~'après l'styrï~ologie, ce mot, d'origine grecque., sipifie "intérieuin (il sv oppose à "axotGrique" qui veut dire "ext5rieur7', c '~st-5-lire public et officiel.Une doctrine mérite le con diésot.i;risne, ail sens 6tynologique, dès.lorslu'elle n'est pas destinée au grand public et dorc qu'elle est riservée 5 un collège-et cela quel que soit son contenu substantiel. On peut donc i~agiiier, théoriquenent:out au moins, un ésotérisme catholique rgservé aux fidèles et caché aux profanes-corhine aussi bien un êsot5risme lucifgrien r6servE aux adeptes et caché aux chré-:iens. Dans les deux cas, le mot d'Zsotéris~e est utilisable au sens étymologique,)uisqu'il s'agit d'un même mode de diffusioai r~streinte.Le problèm de ll~sotérisme va se d~composer en deux sous-questions :* Le mot 9tésotêrisne's a-t-il conservé son sens étpologiquedans le langage moderne courant ?* Peut-or, qualifier la doctrine chrétienne d8ésot6rique- soit au sens Gtymologique,- soit au sens courant ?Nous verrons pour finir que ce problème ne saurait être aGgLigé, car il;e trouve de nombreux ennemis de lP~glise qui l'ont gravement e~brouillé pour tirerjénéfice de la confusion.. rQ-: Commençons donc par chercher le sens courant du mot en litige dans ur,lict ionnaire moderne : . I >ESOTERISME : (du grec esoterikos, intewieür) : qui est enseigné aux seulsinitiés.. ,- Les disciples de Pythagore auraient Gté divisés en exotériques etésotériques p les preniers, simples postulants, les seconds, initiescompletement à la doctrine du naître,- chez Platon et Aristote, les ternss sot&rique et exotérique ne sQappliquentplus aux personnes mais seuleoent aux doctrines. Il y auraiteu, chez Platon, une double philosophie t une accessible 5 tous et exposéesous la forme des "3islogues" que nous connaissons ; l'autre, plustechnique, reservée aux seuls initigs. Aristote lui-m&e divise ses ouvragesen ésotériques ou ''acroa~riatiques~ et en exotériques. Les comentâteursadmettent que cette distinction ne porte ni sur les gctestions,ni sur leurs solutions, rais sur la f0m.e et les procédés d'exposition.Dans les ouvrages exotériques, on ne donne que les arguzents les plusclairs ; on réserve pour les ouvrages ésotériques', les plus obscurs quisont quelquefois les plus decisifs.. . . . .Cette idée d'une doctrine mystérieuse rdkervee aux initiés a sé-duit bien des esprits et, de nos jours, se sont constitu6es de nombreuses.I.. . . .sociétés dsotériques.. .. . .


Sciences occultes - 9n nomme "science ésotérique" la partiemystérieuse de la science cabbalistique dont les nages avaient le dépôtet qu'ils ne révélaient qu'aux initiés après qu'ils eussent subi les épreuvesrituelles. Les manuscrits quc en ren£erment les éliiments sont connussous le nom de clefs ou clavicules, Cet enseignement était donné d'unefaçon orale ou manuscrite, il comportait notament la clef du tarot, l'explicationdes arcanes et des traditions de la cabbale et de la magie, lerite des nystêres sacrés... etc= Les secrets ou pretendus secrets de lvalchimie,par la connaissance desquels on confère 5 l'initié les pouvoirs magiques, font aussi partie de l'enseignement ésotérique.Cette definition, prise dans le dictiocnai-re Larousse, nPignore certes pasle sens étymologique, utilisé autrefois par les philosophes grecs. Mais elle nontrequ'aujourd'hui le mot '7ésotériszeq' s'est chargé d'un contenu substantiel de typeoccultiste dont il est i~possible de le dgharrasser. . .posée.Nous avons donc répondu à la première sous-question que nous nous sommes1 Avant de répondre à ka deuxième sous-question, nous allons nous denanderpourquoi le terme qui nous occupe s'est ainsi dégradé et surchargé d'un contenumauvai s .La contre-Eglise initie ses adeptes (c'est une notion de base) aux nystèresd'en-bas. Elle s'efforce de les entraîner dans le choeur des demons ; telle estsa


On peut eliminer tout de suite le sens courant actuel. La Xeligion deNotre-Seigneur n'est évidemment pas ésotérique dans le sens d6fini par le dictionnaire,qui est chargé dvoccultisme, de magie et de tous les faux-semblants de lapensée infernale.Voyons maintenant si elle ne recèlerait pas ur~ certain 6sotarisme au sensÉtymologique du mot, cPest-5-dire une progressivité didactique. S'i.1 existe unenseignement rêservg, il peut se dissimuler dans deuxordresde relations :- les relations extérieures 6e la F.eligio2 avec lcs profanes,- les relations intérieures d.es fidèles avec la hiérarchie.Dans les relations de la Religion avez les profanes de lqext6rieur, Notre-Seigneur a affirmé lui-zr.êrrie 2 plusieurs reprises que sa doctrine @tait publique etnon pas cachée. Contentons-nous de citer ici les trois principaux textes dans ce sens.- "Et il leur disait : Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous le boisseauou sous le lit ? S'est-ce pas pour la mettre sur le candélabre ?Cat il n'y a rien de cacn6 qui ne doive être manifesté, et rien n'estdemeuré secret qui ne doive venir au jour". Marc IV 21-22. 1- "Ce que je vous dis dans les tGnèbreç, dites-le au grand jour, et ce quevous entendez à l'oreille, publiez-le sur les toitsP'. Math. X 27.- "~e grand-prstre interrogea donc Jésus sur ses disciples et sur sonenseignement. Jesus9ui répondit 2 C'est put~liquement que jFal parleau monde ; jvai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Templeoù tous les Juifs se rassemblent, et je n'ai point parlé en secretf'.Jean XVIII 18-20. - 'Il n'y a donc dans notre religion aucun secret institutionnel, aucuzz ésotérismecollégial. Le Credo des Douze Apôtres ne contient pas de clauses confidentielleset toutes les "vérités de pr8cepteJ' qui en sont sorties par la suite s'iicposentà tous, ouvertement. Elles sont les icêmes pour les savants -.t pour les humbles.LIS humbles semblent même n'etre pas les plus mal partagés, puisqu'il estécrit : "Je vous rends grâces, Seigneur, de ce que vous avez caché ces choses ,auxpuissants et aux sages et de ce que vous les avez révélées aux humblesv'. La Religior!de Notre-Seigneur ne craint donc pas la publicité, la divulgation. Le prosélyti~melui est recommandé : "Allez, enseignez toutes les Nations ..." ". .. Prêchez 5 teeset à contre-temps,.."Xais une recommandation de sens contraire lui est Sgalement faite, aussiuniversellement connue que les précédentes : "Nolite dare sanctum canibus. ..:' %theVII.6. "Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens et ne jetez point vos perles devantles pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds et que, se retournant,ils ne vous déchirent." Que faut-il entendre par "sanctum" (ce qui est saint) ? Tousles commentateurs sont d'accord pour dire que ce sont les sacrements mais aussi lesvérités évangéliques. Et que faut-il entendre par "chiens" et "porcsqi l Ce sont leshommes gravement indignes et surtout endurcis, ceux dont nous dirions aujourd'huiqu'ils ont dépassé la limite de réversibilité, qu'ils sont irrécupérables. Leschrétiens rendront compte cies trésors redoutables dofit ils ont la garde. Si 1'Eglisene craint pas les divulgations, elle craint les piofanations. ::.ais petit-on donnerà cette crainte et aux précautions qu'elle justifie le norr. dPésotérisme, Grne en-tendu au sens de procédi didactique ? Il faut bien reconnaître que ce n'est pasl'usage. Il s'agit plutôt, en effet, d'une discipline que d'un secret.


1)Examinons, après cela, si un certain ésotérisme ne se glisserait pasdans les relations des fidèles avec la hiérarchie. Nous pouvons répondre d'enbléepar la négative. Il n'existe pas de collège ésotérique dans 1'Bglise catholique,ce qui est facile à comprendre après les préceptes évangéliques que nous venons"de citer. "Je n'ai pas enseigné en secret".11 nous reste une zone à expl.orer, celle de la doctrine, car'elle présentedes chapitres extrêmement difficiles~ à comprendre et dont lqirrtelligencesemble. réservée à une élite. Expliquons-nous sur ce point.C'est un vieil adage que l'horcne peut trouver Gieu dans trois livres :1-la Bible,- la Création.- et lui-même (ce livre-12 n'étant jamais femE pour personne).1Or, la Bible présente une foule dvOSSCUKITEÇ RELIGIEUSES. Seaucoup de sesLivres sont très difficiles à coxxprendre ou ne peuvent l'être que par des clercsextrêmement- érudits : par exemple, les ;'ProphètesFF, le Livre de Job, le "Cantiquedes Cant5ques3 dont l'exegèse est si épineuse, certains Psaumes, dont certainsj ) sont encore totalément inc&préhensiblrs.. . etc. Ces obscurites, jointes R cellesdes Trois Grands Mystères (Trinité - Igcarnation - Rédemption) constituent-elles- un ésotérisme à proprement parler ? Satis doute, la Hiérarchie se réserve de four-inir, de l'acriture sainte, un commentaire autorisd, parce que l'interprétation desLivres saints requiert absolwient lginspiracion du Saint-Esprit, qui est donneeen vertu des fronesses d'Assistance. Mais ce commentaire interprgtatif n'est pas, tenu secret, bien au contraire, il est Slaboré par lVAutotïté doctrinale, nais il,ne reste pas son domaine réservé.Le "Livre de la Création" pose un problè~ne un peu plus subtil. La naturematérielle, en effet, est un manteau qui révèle l'existence, de Dieu, roais qui, enin@e temps, le dissimule; Elle est constituge par une grande quantité d'oeuvresdistinctes dans lesquelles le Créateur a mis des ressenblances avec' Lui et entre-..lesquelles il a mis de l'harmonie. Elle est formée d'une succession de reflets .dacroissants que l'on appslle des symboles. Quand on parvient à remohter la chaînedes symboles, on peut deviner le modèle qui est à l'origine de tous. Dans le dgroulementdu temps, les oeuvres de Dieu se rappellent et s'annoncent les unes lesautres. Le Symbolisme de la Création n'est 'pas un simple procédé d'enseignement: utilisable par des poètes imaginatifs ou des docteurs habiles. Il tient à la naturedes choses. 11 est le résultat de lphamonie que Dieu met entre les diverses partiesde ses oeuvres.i.d'Or, ces correspondances, ces reflets, ces ajusteneats harmon'ïeux sontdifficiles à apercevoir ; ils sont1 l ~s Qns lumineux, les autres véritali'lementobscurs ;.ils ne sont pas égalefient saisissables par tout le monde. %ais la prospectiondu symbolisne de la nature n'est interdite à personne ; elle est même re--commandée comme étant une des sources de la connaissance dé Dieu. On ne peut doncpas dire qu'il y ait là un ésot6risme au sens courant du dictionnaire.Nous pensons maintenant avoir répondu à la question que nous nous sonmesposée : 'Teut-on qualifier la doctrine chrétienne d'ésotérique, soit au sens étynologique,soit au sens courant ??' La réponse est négative. Certes, notre religionrecèle les obscurités que Dieu a mises Lui-riiême dans le Livre de la E5vGlationet dans le Livre de la Création, nais il ne s'agit- ni d'ml ésoterisme de trave stissementcome celui qc-. l'on rencontredans 12s congrégations initiatiques de la contre-Eglise,


- ni d'un ésotérisme délibérément introduit pour des raisonsdidactiquespar un collège sacerdotal.-.


1-. ,VI11 - LES CJFFICULTES de la GL33P.LELa synagogue des Juifs, comme l'est maintenant 1'Eglise desGentils, était autrefois gardienne de ~'ECRITURE et de la TFADITTON.LgScriture s'est conservée dans une fidélit5 parfaite ; on ne peut pas" ..dénier aux Juifs le respect scrupuleux de la 'lettreFi.ilâis la Tradition, ou Kabbale, a 6téprofordémeot pollu6e. t4otre-Seigneurrepr~chait souvent cette dégradation aux prêtres ; urï seul exemple nous suffira ici,il y en aurait bien d'autres : "kt vous, pourquoi t,ransgressez-vous le coqmanderr,ericde aieu 2 cause de V9TRZ TPADITIOld ?" Aat'ti. XV 2-3*, La Tradition contenait à l'origine des textes vénGrables dari's lesquelson avait reconnu des vestiges de RGvélation divine, nais qui n'avaient pav 6té incorporés,pour une raison o,u pour une autr2, aux recueils carioniques g on y trouvaitdes récits historiques, des prières, des écrits mystiques, des conpilations jurisprudentiellesdont certains jugements rendus par ?!ozse lui-riiêrre. 11 est sûr Su-ecette réserve documentaire serait précieuse aujour~~hui encore, si on pouvait lareconnaître au milieu du r.este.? >., . LXais la tad dit ion s'est surchargge et amplifige ddmesur~&nt par. la suite,incorporant des legeades et des conmentaires où se sont glissées des notions paienneset des données mystiques incontrôlées.Et tout cela s'est transmis en bloc, le bon comme ie zauvais, en vrac,sous le non de Kabbale. Les traces de 2évélation y sont desormais noyées dans unelitterature toute humaine et d'ailleurs exubérante. Cn coqrend la méfiance a prioriqu'elle a inspirée aux gens d'Eglise et aux défenseurs de l'ordre.Néanmoins faut-il repousser en et sans exanien la TF4Y)ITION religieusedes Juifs.cootenue dans la iUEBkLE ? Ou bien est-il possible, au %oins enprincipe, . -d'en extraire les éléments authentiques s'il s'en trouve ?S . 1 Ilquelques penseurs d' origine chrZtienne, surtout aii XVIe sibcle, ont essayéd'isoler de cette masse les élements authentiques qui y fipurent dès l'origine'etde reconstituer ur,e "Kabbale chrétiennes'. Ces tentatives, sut- lesquelles il faudrarevenir, furent décevantes. Elles ecglobaient dans leur reconstitution des donnees'issues du paganisme, du panthéisme et de la fausse zystique. Depuis, la Kabbalefigure, avec la Gnose, dans le grand réservoir d'alimentation des doctrines maçonniques.Ces exemples confirment la difficulté 4'opére.r cette discriminatioa.Eien que la Kabbale contienne des restes d'authentique tradition, la méfiance classiqueà son égard est parfaitement justifiêe.IIl n'en est pas moins vrai que cette discrirination se rgvolerait-tout1à fait,sounaitable dans yhypothèse de la conversion des Juifs que Saint Paul ,! nous, laisse espérer avant la fin des terrzps,IIc:g; iCLU3 I0l.jCe rapport prëliminaire n'a fait qu'énrrmérer des problèmes, esquisser desmi5thodesL, annoncer des études plus approfondies, Nous voilà donc amenés 3 fréquenterla terrible zone de contact entre les deux ar&es enneeies, entre les deux "postéritE?~'- 53 .-


'est là que, par un travail de clarification, nous voudrions éventer les ruses de.'adversaire, persévérant ainsi dans la ligne tracée par Saint Paul quand il écri-.ait aux Corinthiens : "Ces gens-là sont de faux apôtres, des ouvriers astucieux qui:e déguisent en apôtres du Christ. Et ne vous en étonnez pas, car Satan lui-rn,ênie sa.ravestit en ange de lumièref'. II Cor. 13-14.NOUS ne s oms pas les premiers et ceux qui nous ont précédés nous ontaissé des néthodes d'investigation qui ont fait leurs preuves. 11 faudra cependantrajouter quelques règles en rapport avec la phase du combat où nous sonmeseL'armge ennemie a d'abord entamé la socisté civile : c'est sur ce thé2-re d'opérations que nos devanciers ont eu surtout à combattre. Les critères relaifsaux formes des <strong>org</strong>anismes subversifs leur ont suffi ; ils les identifiaientleurs apparences-*extfrieures et c'est déjà tres bien. Observait-on des traces'initiation ou de Xabbale, et d'entlee l'<strong>org</strong>anisme examiné était réputé malade. Ilaut reconnaître qu'a6ec ces critères, ils n'ont pas comis de graces erreurs dvapréciation,dans le combat plutôt politique qu'ils ont eu à mener.Aujourdq hui, la "contre-Eglise" a envahi la société religieuse et travailleconfondre ses doctrines et ses <strong>org</strong>anes avsc ceux de 1'Eglise : il s'est formé unenextricable mêlée. Si notre ambition est dveclairer le champ de bataille en évenantles pièges et les travestisse~e~ts, il'nous faut des règles de discrininaionallant plus à l'essence qu'ri la forme des chospç (puisque les formes tend-ent 3e confondre) .Concernant l'initiation, que dirons-nous ? 'si nous récusons toute fomo' initiation, nous refusons, du nigrne coup, de reconnaf tre le caractgre , pourtantncontestablement initiatique des trois Sacrements de llZglise qui impriment unaractere dans l'âme : le ~aptême, la Confirmation et l'Ordre. QU& dirons-nous doncour distinguer les bonnes initiations d'avec les Eauvaises ? Nous demanderons :quel mystère l'initiation donne-t-elle accès ? Est-ce aux mystères"d'En-Baut ouux mystères dqEn-3as ? - Critere non plus formel, mis essentiel.'Concernant l'ésotérisme, que dirons-nous encore ? est répréhensile,c2 n'est pas de cacher quelque chose (Saint Joseph a bien caché la naissance.iraculeuse de Jésus, rendant ainsi possible notre Rédercption), mis de cacher le mal :'estce que fait la contre-hglisé dont le trésor gsotérique est le dé~on,1 s'y dissimule sous un enseignenent confus. - Au contraire, le Trésor ésotériquee l'Eglise, c'est Jésus, caché dans la Sainte Ejucharistie corn aussi dans lesbscurités religieuses de llEcriture ; de &me la Création est le çynbole, ou plusxactenent l'écrin dans lequel est enfermé un joyau, le Berbe incarné.Quant à la Kabbale, elle ne saurait être rejetée en entier g il faut que+ bonne tradition patriarcale et mosa'ique en soit extraite 5 ce travail deviendraarticulièrenent nécessaire le jour oh, conformément aux prédictions de Saint Paul,es Juifs (tout au moins en partie) se convertiront ; ils devront reprendre possessione cette fraction du patrimoine restée si longtenps enfouie.


ASATANd SINGE de DIEU'- --\ iILa subtilité des rapports entre Eglise et Contre-Eglise nla"pas échappéaux chrétiens des premiers siècles, loin de là, et les auteurs antignostiquesnotm!~ent, comme Saint ~rénee, ont su habilement distinper les oppositions defond sous certaines ressen&lances de formes,;fous vous proposons ici un texte de Tertullien qui illustrc d'une façonprécise les ruses et les dangers du min4tisine diabolique.I"'Demande-t-on par qui est interprété le sens des pas-, sages qui favorisent lVh6réçie dans les Ecritures ? Par le, 3 , .P.diable, bien entendu. Son rôle est de pervertir la vérité. ' ' ,S'inite-t-il pas dans les mystères des idoles les choses de la ", , .foi divine ? Lui aussi baptise ceux qui croient en lui, sesfidèles ; il promet que l'expiation des fautes sortira de cebair,. Et si je ne souviens encore de Mithra, il ~arquk"1à aufront ses soldats. 11 célèbre aussi l'oblation du pain. 11offre une image de la resurrection et, sous le glaive, il rachètela couronne.. Lt quoi ? SIY ixpose-t-.il pas à son grand-prêtre un nariage unique ? 11 a lui aussi ses vierges, il a luiaussi ses continents. bAu surplus, si nous examinons les superstitionsde Nuna Pompilius, si nous étudions les fonctions desprstrzs, leurs insignes et leurs privilèges, les cérÉnoniesdes sacrifices, les instrwr.entç et les vases qui y servent, lesparticularités dés expiations et des voeux, n'est-il pas mni- ,-feste que le diable a imité l'esprit hinutieux de la loi ju- "-'daique ? C~lui qui s'est si jalousenient +éfforcé de reproduire 'dans les choses 2.e l'idolâtrie les rites nêmes qui servent 2 - -administrer lesdu Christ, celui-là aussi, dansune ifitention toute pareille, a désir6 pasionnément et a pÜappliquer à une foi puofa3,e et rivale les instrwcents des chosesdivines et des sacrezents chrcitiens, en tirant sa penséede Leurs pensées, ses paroles de leurs paroles, ses paraboles .de leurs paraboles. Voilà pourquoi il ne faut- pas douter gueles esprits de perversite de qui les hérgsies viennent n'aientété envoy6s par le démon, et que les hérésies diffèrent fortpeu de l'idolâtrie : elles procèdent du même auteur et de lamgme oeuvre que l'idolâtrie même. Du tien elles imaginent un!autre Dieu contre le Crgateur, 'ou bien, si elles confessentun créateur unique, elles le représentent comme autre qu'iln'est rkellenent. Aussi tout mensonge proftiré sur le compte'de Dieu relève-t-ilen quelque fason de I'h5rSsi.e.''1 , '1; &a .


N O T E S D E G E R A N C EA PROPOS DU N04Un certain nombre df abonnés nf ont pas reçu le Bulletin N04 pourdes raisons qui nous échappent actuellement.Quelques-uns ont réclamé et ont pu être servis une seconde foistandis que d'autres n'ont pas osé ou ont oublié de le faire.Nous demandons donc à toutes les personnes qui seraient dans cecas de bien vouloir se manifester avant que ce ~ ' 4 soit épuisécomme les trois premiers.ENVOIS POSTAUXNous prions une nouvelle fois nos correspondants de n'adresser àla Société Augustin Barruel que du courrier non recoxrunand6.Si un document doit être recomnandé malgré tout, il faut 1 'adresserau nom personnel, soit de l'Administrateur, Mr Etienne Couvert, soitdu Secrétaire de la Société, Mr Paul Raynal.Les envois financiers, eux, doivent être adressés impérativement àMr Etienne Couvert, comme il est indiqué au dos du Bulletin.ADRESSES D'AMIS- --- -Nous rappelons que l'envoi d'adresses d'amis intéressés est uneaide précieuse pour la diffusion de notre travail, mais qu'il nedoit concerner que des personnes réellement motivées et qui, autantque possible, connaissent déjà notre publication.Pour faciliter ce travail de prospection préalable nous tenons à ladisposition de nos correspondants un prospectus gratuit qui leur seraenvoyé sur demande.VEN-TE AU NUMEROIl est nécessaire que la vente au numéro soit continuée, et il estmême possible de la développer encore ; l'expérience d'une vingtainede villes où elle est réalisée régulièrement montre qu'un nombre aumoins équivalent d'autres centres pourraient écouler chaque fois cinqou dix exemplaires chacun.Que les amis dévoués qui voudraient s'en occuper nous contactent, nousles remercions d'avance !NO^' inscription S/4 80Dépot légal 4èm Tr .80Imprimé par nos soins

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