© NASA / JPLTECHNOLOGIE Mission MSL« L’arrivée du Rover sur Marsest prévue en août 2012. »© NASA / JPL-CALTECH / LANLAvis... au voyageurpour Mars•Une année martienne dure environ 687 jourssoit presque 2 années terriennes.•Une journée martienne dure environ24 h et 40 min.•Il y a une atmosphère sur Mars, celle-ciest composée en majorité de dioxydede carbone.•La pression atmosphérique moyenney est environ 150 fois moins élevée quesur Terre.•La température moyenne y est inférieureà -60 °C.•Alors que, sur Terre, la pressionatmosphérique varie de quelques pourcents,sur Mars, elle peut varier du simple audouble avec des variations de températurediurne pouvant dépasser 50 °C. Marsconnaît un cycle des saisons similaire àcelui que nous connaissons.© NASA/JPL-CALTECH/LANLpilotage par objectif : les ordres seront envoyésau Rover une fois par jour, le Rover ayant étéconçu pour être autonome entre deux interactionsavec la Terre.d’eau. Une fois les premiers tests de fonctionnementeffectués, il pourra commencer lesmesures. Curiosity dispose de plusieurs camérasdédiées au repérage de son environnement.Celles-ci sont utilisées, en particulier pourdéterminer la configuration du terrain etplanifier les déplacements du Rover. D’ailleurs,Curiosity devra économiser ses mouvements :capable de se déplacer à 90 m/h en navigationautomatique, il n’atteindra probablement pasTest de ChemCam avant son utilisation sur Mars :le point lumineux est produit par le plasmacréé par l’impact du faisceau laser sur l’échantillon.plus de 30 m/h en moyenne, compte tenu desirrégularités du terrain ou des problèmes devisibilité, pour ne parcourir, en tout qu’unevingtaine de kilomètres. Le pilotage s’effectueradepuis la Terre, mais les consignes nepourront être transmises en temps réel : suivantles positions relatives des deux planètessur leurs orbites, la transmission des signauxpourra durer entre 8 et 42 minutes. Dans cescirconstances, la procédure retenue est celle duDes retombées… pour le nucléaireDès l’arrivée des premiers résultats, Jean-LucLacour, ingénieur au DPC, sera de nouveausollicité en tant qu’expert de la LIBS. « L’analysedes mesures va être délicate, précise-t-il. Onpeut dire que chaque matériau est un cas particulieret le plasma formé est différent à chaquefois. La physique sous-jacente est très complexe.D’où mon rôle au moment du dépouillementdes résultats. Si l’aventure est passionnante ensoi, je suis également très motivé par le retourd’expérience que nous pouvons en attendre. Nousallons, entre autres, bénéficier des méthodologiesde traitement des données pour améliorer l’analysequantitative en boîtes à gants 4 ou pour, dansle futur, identifier les matériaux dans le cadre dudémantèlement des centrales nucléaires ».4/ Enceinte étanche dans laquelle les manipulationssont réalisées à l’aide de gants extérieurs. Ventiléeset équipées de filtres, elles assurent la protection totalede l’opérateur et de l’environnement.12 CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY LE JOURNAL
Osiris SÛRETÉ© P. ALLARD / REA / <strong>CEA</strong>Pas de talond’Achillepour le réacteurOsirisLe réacteur de recherche Osiris était l’une desinstallations auditées en 2011 par l’Autorité de sûreténucléaire à la suite de l’accident de Fukushima.Si l’examen n’a pas révélé de faille en matière de sûreté,des travaux seront initiés en 2012 pour améliorerencore la résistance des fonctions vitales du réacteur.Les missions d’OsirisOsiris est un réacteur expérimental de 70 MW thermiques,soit 20 fois moins puissant qu’un réacteur EDF.Cette installation est utilisée pour mener des étudessur le comportement des matériaux sous irradiationet comprendre le processus de vieillissement sous fluxneutronique. Il assure par ailleurs un rôle crucial, celuide contribuer, dans une période de pénurie mondiale, àla production de technétium 99, un radioélément à usagemédical utilisé par les hôpitaux dans les examens descintigraphie.Une imposante pile de dossiers trônesur le bureau de Philippe Durande-Ayme, chef d’installation du réacteurexpérimental Osiris. « Ce sont les rapports desexamens complémentaires de sûreté (ECS) que le<strong>CEA</strong> a remis le 13 septembre dernier à l’Autoritéde sûreté nucléaire », explique-t-il. Au lendemainde l’accident de Fukushima, le Premierministre a en effet demandé à l’ASN de menerun audit approfondi du parc nucléaire français.Sur le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>, les équipes de laDirection de l’énergie nucléaire (DEN) se sontimmédiatement mises en ordre de bataille pourpasser l’installation Osiris au crible du cahierdes charges de l’ASN.Osiris avait déjà subi un check-up complet en2009. Mais la démarche des ECS est différente :« il s’agit d’aller plus loin, d’étudier les scénariid’agression extrêmes de façon à connaître précisémentles marges dont nous disposons avant qu’unebrutale dégradation de la sûreté ne survienne »,explique Philippe Durande-Ayme. Séisme,inondation, cumul de ces aléas : quels phénomènesle réacteur peut-il encaisser sans que sesfonctions vitales ne soient atteintes ? Commentréagirait Osiris en cas de perte totale et prolongéede refroidissement et d’alimentation électrique? « Ce que cet examen approfondi a montré,c’est la robustesse du réacteur Osiris », constatePhilippe Durande-Ayme. « Dans le pire des cas,nous disposerions de 19 jours pour interveniravant de devoir faire face à une fusion du cœur ».L’ASN, qui a remis au Gouvernement lesconclusions de son audit le 3 janvier 2012, n’apas relevé sur Osiris la présence d’un « talon© <strong>CEA</strong>Visite de l’installation Osiris par la Commission localed’information (CLI) le 4 octobre 2011 en présencede l’inspecteur de l’ASN et de son expert technique l’IRSN.d’Achille » jusque-là ignoré. Le gendarme dunucléaire a toutefois demandé au <strong>CEA</strong>, commeaux autres exploitants, de mettre en place un« noyau dur de dispositions matérielles et organisationnelles» afin de « sanctuariser les fonctionsfondamentales pour la sûreté ». Les exploitantsont jusqu’au 30 juin 2012 pour définir ce noyaudur. Dans le cas d’Osiris, les améliorations de larobustesse de l’installation pourraient entraînerun renforcement d’éléments de structureau risque sismique 1 et l’ajout d’un groupe électrogènede secours supplémentaire. En 2012,la mobilisation des équipes ne faiblira passur <strong>Saclay</strong>, d’autant que débutera en parallèleune seconde vague d’audit : ce sera cette foisau tour du réacteur Orphée de montrer patteblanche.1/ Le bassin parisien étant quasiment asismique,un séisme forfaitaire est appliqué dans le cas d’Osiris.CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY LE JOURNAL13