BRÈVES© D. TOUZEAU / <strong>CEA</strong>© <strong>CEA</strong>NOM DE CODE« Scientifique toi aussi »« Scientifique toi aussi » : tel était le nom de code de la journée organisée le 26 janvierdernier dans tous les centres du <strong>CEA</strong>. À <strong>Saclay</strong>, ce sont 150 élèves de Première et Terminale Squi ont été accueillis sur le centre avec leurs professeurs pour découvrir l’« homo scientificus »dans son environnement. Au programme, mini-conférences, speed-dating, repas avec leschercheurs, visites de laboratoires. Physiciens, astrophysiciens, biologistes, chimistes,informaticiens, électroniciens, laborantins, techniciens sont venus expliquer leur métier et leurparcours. L’occasion de faire tomber quelques clichés et de montrer que si la science supposerigueur et persévérance, elle est aussi affaire d’imagination, d’enthousiasme et d’ouverture.RECHERCHELa commissaireeuropéennede la recherche visiteNeurospinMme Máire Geoghegan-Quinn, Commissaireeuropéenne en charge de la science,de la recherche et de l’innovation, a visitéquelques installations du plateaude <strong>Saclay</strong>, à l’occasion de sa venue à Parisle 4 octobre dernier. Sa visite étant axéesur les thématiques nanotechnologieset neurosciences, elle a tenu à se rendre àNeurospin, où les chercheurs lui ontprésenté les développements technologiquesen cours sur les applications de l’IRMpour les neurosciences.PROJETUne « chaire industrielle »pour les émissions de carboneLe 15 décembre dernier, le Laboratoire dessciences du climat et de l’environnement 1 asigné, avec Veolia-Eau et Thales-Alenia-Space,une lettre d’intention relative à la créationd’une « chaire industrielle 2 », centrée sur lasurveillance des gaz à effet de serre :BridGES. Dans le cadre général de la luttecontre le changement climatique, cette chairea pour objectif de favoriser la recherche et ledéveloppement de technologies innovantes© UVSQpour comprendre et quantifier les flux degaz à effet de serre. Le démarrage officielde ce projet est prévu début 2012 avec lasignature de la convention de la chaire.Le programme de recherche commun,défini pour quatre ans, tend notamment àdévelopper en parallèle des dispositifs demesures au sol des émissions de gaz à effetde serre d’un site industriel, en l’occurrenceune station d’épuration des eaux et unsystème de mesures qui serait embarqué àbord d’un satellite. Le traitement combinéde ces deux types de données devrait fournirdes informations, et donc des servicescommercialisables à terme.1/ Unité mixte de recherche <strong>CEA</strong>, CNRS, Universitéde Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.2/ Le programme « chaires industrielles » de l’Agencenationale de la recherche a pour objectif de renforcerle potentiel de recherche des entreprises industriellesdans des domaines émergents afin de relever desdéfis technologiques et de gagner en compétitivité.Le titulaire de la chaire industrielle a la responsabilitéd’assurer la bonne conduite du programme derecherche.FORMATIONDes médecinsen formation à <strong>Saclay</strong>Le 24 janvier dernier, 22 médecins du travailont suivi une journée de formation au<strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> dans le cadre de leur diplômeuniversitaire « Radioprotection appliquéeà la médecine du travail ». Cette journée leura permis de se familiariser avec les missionsde médecins du travail en INB, les mesuresde prévention à mettre en place, les conduitesà tenir en cas de contamination. Présentationdu bloc de décontamination du centre et visitesd’installations (Osiris, plateforme degammagraphie du <strong>CEA</strong> LIST) ont rythmé cettejournée animée par l’équipe du Service de santéau travail du centre, le Laboratoire d’analysesbiomédicales, le Service de protection contreles rayonnements et les chefs des installationsconcernées.© D. Touzeau / <strong>CEA</strong>18 CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY LE JOURNAL
BRÈVESERRATUMDans le numéro 52, page 3, merci de noter quedes chimistes de <strong>Saclay</strong> « cherchent à valoriserpar des procédés chimiques le dioxyde de carboneet à le transformer » en plastique ou en carburant,et non pas en hydrogène ou en biocarburant.RECHERCHENaWaTUB :inauguration d’uneunité de production dematériaux innovantsIl y a deux ans, se montait au sein de l’Institutrayonnement matière de <strong>Saclay</strong> (Iramis) du <strong>CEA</strong>le projet NaWaTUB, qui vise à produire unnouveau matériau avancé à base de nanotubesde carbone alignés. Le 30 janvier, un jalonimportant de ce projet a été franchi puisquele pilote de fabrication de ces matériaux aété inauguré sur le centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>.L’intégration de nanotubes de carbone dans lesmatériaux permet d’améliorer leurs performancesmécanique, électrique, thermique, optique ounanofluidique. Tout l’enjeu du projet NaWaTUBest de parvenir à déposer ces nanotubes defaçon régulière et tous alignés. Cet alignementaccroît encore les performances des matériauxet permettrait de fabriquer, par exemple, desmatériaux composites plus légers, plus résistantset conducteurs électrique ou des membranes hautdébit et à grande sélectivité. L’équipe est parvenueà obtenir une première synthèse homogène surun substrat de la taille d’un format A4, en août2011, démontrant ainsi la faisabilité du procédé àgrande échelle. Le projet entre dans une secondephase qui vise cette fois à industrialiser le procédéet concrétiser ses applications dans les domainesde l’énergie et de l’environnement. Il est soutenupar de nombreux partenaires et bénéficie dufinancement de l’ANR dans le cadre de l’appelà projet Nano-Innov RT.RÉCOMPENSEPrix fibre de l’Innovationd’Optics ValleyDeux chercheurs du <strong>CEA</strong>-Iramis, ThomasBerthelot et Jérôme Polesel, ont reçu dans lacatégorie recherche le Prix fibre de l’Innovationd’Optics Valley. Remis en partenariat avec leConseil régional d’Île-de-France et le Conseilgénéral de l’Essonne, ce prix leur a été décernépour leur projet de « Microscope biologiqueà sonde locale », un microscope à résolutionatomique appliqué au diagnostic médicalpersonnalisé et à l’analyse de l’environnement.livres...L’enfant dyspraxiquedu Dr Caroline Huronédition Odile JacobVotre enfant est maladroit,se cogne partout, n’arrivepas à s’habiller tout seul, écrit très mal et trèslentement… Et s’il était dyspraxique ? Bien quefréquent, ce trouble des apprentissagesreste méconnu. Vous cherchez des informationsscientifiques solides pour reconnaître etcomprendre l’enfant dyspraxique, des conseilspratiques pour l’accompagner dans la viequotidienne, à la maison comme à l’école ?Caroline Huron est psychiatre, chercheuseen sciences cognitives à l’Inserm dans leLaboratoire de neuro-imagerie cognitive.Dans ce livre, elle utilise ses compétences demédecin pour comprendre les aspects cliniques,son expérience de psychiatre pour évoquerles parcours psychologiques des enfants et deleurs parents, ses connaissances en sciencescognitives et son expérience de mère d’enfantdyspraxique pour vous aider à faire face auxdifficultés rencontrées.Le climat à découvertde Rémy Mosseriet Catherine Jeandelédition CNRSQu’est-ce que l’effet deserre ? L’influence del’Homme sur le climat est-elle détectable etcomment ? Comment mesure-t-on la fonte dela banquise, le recul des glaciers de montagneou bien encore l’élévation du niveau de lamer ? Comment les chercheurs font-ils pourmodéliser un système aussi complexe que laplanète Terre ? Quelles données permettentde décrire et modéliser les climats passés ?Comment s’y prend-on pour prévoir l’évolutionà venir du climat ?À l’écart de la polémique médiatique,Catherine Jeandel et Rémy Mosseri ontmobilisé plus d’une centaine de contributeursqui livrent ici un panorama large des méthodeset outils mis en œuvre pour étudier notreclimat et son avenir. Ils montrent que, pourrésoudre cette question extraordinairementcomplexe, une approche pluridisciplinaire estplus que jamais nécessaire, à la croiséede l’expérimentation, de l’observation, dela simulation et de la théorie.Les énergies,comprendre les enjeuxde Paul Mathisédition QuaesLes questions sur l’énergieoccupent une placegrandissante dans lesmédias et les débats politiques. Elles se posentà tous et partout dans le monde. Avec unegrande indépendance d’esprit, l’auteur éclairele lecteur sur le présent et l’avenir des énergies,dans un contexte social et environnemental deplus en plus contraignant. Pour tous ceux quisont en quête d’informations sur ces questions.Paul Mathis, ingénieur agronome et docteuren sciences physiques, a consacré son activitéprofessionnelle à des recherches sur laphotosynthèse, mécanisme de conversion del’énergie solaire en énergie chimique. Il a dirigéle Laboratoire de bioénergétique (laboratoiremixte <strong>CEA</strong>-CNRS) au centre de recherches de<strong>Saclay</strong> et a été président de plusieurs sociétéssavantes : Société française de photobiologie,Société internationale de photosynthèse,Société française de bioénergétique.D’où vientle rayonnementcosmique ?de Thierry Stolarczykédition Les Petites Pommesdu savoirDécouvert il y a tout justeun siècle, le rayonnement cosmique estune pluie de particules qui bombarde la Terreen permanence. Outil de découverte del’infiniment petit dès les premiers vols enballons, il est aujourd’hui traqué aux quatrecoins du monde dans l’espoir de percer lesmystères qui l’entourent encore. Car, bien quece rayonnement soit aussi important que l’airque nous respirons, qu’il ait certainement jouéun rôle dans l’apparition et l’évolution dela vie sur Terre, on ne sait toujours rien deson origine…Thierry Stolarczyk a d’abord traqué lesneutrinos solaires, puis étudié ceux produitsauprès d’un accélérateur de particules, auCERN, à Genève. Il est maintenantresponsable scientifique au <strong>CEA</strong> de l’expérienceAntares, un télescope à neutrinos immergéen mer Méditerranée, à la recherche de l’originedu rayonnement cosmique. Il est déjà l’auteurde « Le neutrino, particule ordinaire ? ».CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY LE JOURNAL19