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1. APERÇUUne perspective pancanadienne a prévalu lors du premiercolloque du Centre du savoir sur l’apprentissage chez lesadultes qui s’est déroulé du 21 au 23 juin 2006. Plus de150 participants de chaque province et d’un territoire ontassisté au colloque. Arrivant de divers milieux dont desuniversités, collèges communautaires, ministères etorganisations sans but lucratif et gouvernementales,amenant avec eux de multiples perspectives et annéesd’expérience, les praticiens, chercheurs, décideurs« Continuer à ciblerles apprenants –aider les apprenantsà mieux apprendre– et que ce soitpratique. »Charles Ungerleider,Conseil canadien surl’apprentissagepolitiques et étudiants sont débarqués à Fredericton, au Nouveau-Brunswickpour participer à l’événement. Tout aussi diversifiés que les participants euxmêmes,étaient les domaines d’intérêt et d’expertise : les milieux ruraux eturbains, autochtones et multiculturels, francophones, du travail et de la santé.Le colloque a été conçu sous format de conversation avisée et déterminée entreintervenants de la pratique et l’étude de l’apprentissage chez les adultes. Leprocessus était centré sur des séances portant sur les états de la situation, uneanalyse documentaire de l’apprentissage chez les adultes au Canadacommandée par le CCA et effectuée par une équipe de chercheurs surl’apprentissage chez les adultes. L’état de la situation a consisté en rapports surles sept domaines d’apprentissage chez les adultes : obstacles, culture,représentation des hommes et des femmes, apprentissage virtuel, communautésd’apprentissage, littératie et mouvements sociaux.Le titre choisi du colloque, L’apprentissage chez les adultesau Canada : Qu’est-ce qui se passe…? Et puis…? Etmaintenant…? vise à faire ressortir les trois étapes duprocessus pour avancer, l’une comprenant la découvertede l’état de la situation en apprentissage au Canada(Qu’est-ce qui se passe?), une réflexion sur lesrépercussions de ce qui a été appris (Et puis?) etl’élaboration d’un plan d’action approprié (Etmaintenant?). Le titre signale l’engagement du Centre dusavoir sur l’apprentissage chez les adultes envers lesinitiatives d’apprentissage pour adultes qui sontaccessibles, pertinentes et orientées vers l’action.« Un aimantpuissante nous attirevers le Centre dusavoir, quelque chosequi attire un intérêtsignificatif pourl’apprentissage chezles adultes.Comment pouvonsnousprofiter del’occasion? »Rick Williams, facilitateur ducolloque4


Les organisateurs du colloque se sont efforcés de créer un réel environnementde travail où les participants pouvaient discuter, débattre et réfléchir à la façonde favoriser et renforcer la culture de l’apprentissage pour tous les Canadiens.2. PRÉPARER LA VOIEMaude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens, a livré unimpressionnant discours-programme personnel, lançant un défi aux participantsde faire le lien entre l’apprentissage chez les adultes et le bien public, entrel’apprentissage chez les adultes et la citoyenneté intentionnelle, et entrel’apprentissage chez les adultes et le renforcement de l’autonomie personnelle.Plusieurs participants partagent ses préoccupations pour le futur dudéveloppement social au Canada – les fils de l’interdépendance. Elle perçoitl’apprentissage chez les adultes comme un catalyseur du développement decommunautés capables de résister aux impacts négatifs de la mondialisation.Le discours de Maude était cousu de références à l’apprentissage. Elle a parléde son travail à engager les citoyens pour qu’ils comprennent nos réalitéssociales et économiques et qu’ils agissent en conséquence; une puissantecompétence pour laquelle il n’existe aucune formation, seulement unapprentissage. Son message à son auditoire était très clair : l’importanced’espérer un changement social – un espoir avisé et sensé qui fera ouvrir uneporte au mur du désespoir. Maude a souligné l’importance de laisser enhéritage son propre potentiel élargi. Selon elle, les gestes quotidiens d’unepersonne, des millions de gestes, font une différence et il faudrait fonder sonespoir non pas sur le résultat mais sur le processus.3. ÉTATS DE LA SITUATIONQu’est-ce qui se passe…..? Et puis….?Les états de la situation ont permis de réviser la littératureexistante et compiler une ressource bibliographiquedétaillée; soulignant les pratiques, les questions et lespolitiques, les débats théoriques et les défis; identifiant lesprincipales lacunes de connaissances et de capacités. Lesrésultats de ces travaux comptent parmi les sommaires lesplus complets jusqu’à présent.Les équipes des états de lasituation ont fait un travailexceptionnel :• tâche de taille• délai restreint• ressources limitées• énorme accomplissementsous pression• contribution pour mieuxcomprendre les questions• orientation quant auxétapes suivantesRétroaction des participants5


Les révisions des états de la situation sont des documents évolutifs qui serventde fondements pour bâtir, renforcer et promouvoir. Les rapports et lessommaires (disponibles dans les deux langues officielles) sont déposés sur lesite Web du colloque du Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes àwww.unb.ca/ALKCSymposium/.Au cours du premier jour du colloque, deux séquences d’ateliers ont été tenues;un atelier séparé pour chacun des sept thèmes des états de la situation. Chaqueséance a consisté en un sommaire de l’étude par l’auteur ou les auteurs, uneréponse d’un ou de plusieurs praticiens et d’une discussion et d’une réflexionparmi les participants, le tout servant de préambule à une séance ciblantdavantage les mesures à prendre. Il n’est pas étonnant que des thèmes et desliens communs soient ressortis dans les sept domaines.SÉANCES SUR LES ÉTATS DE LASITUATIONVoici une brève description des principaux points présentéslors des séances sur les états de la situation.OBSTACLES À LA PARTICIPATIONUne équipe de recherche de l’Université duNouveau-Brunswick – Dorothy MacKeracher(présentatrice), Theresa Suart et Judith Potter – a« Selon l'Enquête surl'éducation et sur la formationdes adultes de 2005, 37 %des adultes participent àun apprentissagestructuré. Les chercheursconcluent qu’au moins59 % d’entre eux sontimpliqués dans unapprentissage informel. »État de la situationpréparé l’état de la situation. Jeanne Geldart et Sherry Thomson de LeadershipFredericton étaient les répondantes.Le rapport a abordé trois thèmes clés :• Les obstacles majeurs à la participation – institutionnel, situationnel,attitudinal (y compris la tendance de certains employeurs à sous-évaluerla formation en milieu de travail), académique et pédagogique – ainsi quel’interaction entre ces obstacles.• Les éléments d’un système attentif de l’apprentissage tout au long de lavie• Les pratiques exemplaires dans l’enseignementCes deux derniers domaines ont été perçus comme ayant le potentiel de réduireles obstacles à la participation à l’apprentissage structuré.6


Les répondantes ont décrit les obstacles qui touchentles apprenants adultes de Leadership Fredericton, un « Ce rapport rejointprogramme communautaire menant au certificat qui …..mon expérience dansce domaine, il est doncoeuvre en permanence dans le but d’être plusdéjà une réussite si sonpertinent et attentif aux besoins de ses participants. but était d’établir desLes chercheurs des Réseaux canadiens de recherche relations de travail entreen politiques publiques ont contribué à la discussion le milieu universitaire eten soulignant leurs récentes recherches sur les pratique. »Intervenantobstacles auxquels sont confrontés les apprenants.Leur rapport – Too many left behind – est disponible sur le site Web du colloque.Les participants de la session ont fait remarqué que bien qu’il y ait beaucoup derecherche sur les obstacles à l’apprentissage des adultes, particulièrement enterme de possibilités d’apprentissage structuré, il semble y avoir un vide enterme des options permettant d’éliminer les obstacles. La littérature sur lesnon-participants ne contient pas beaucoup d’informations utiles, à savoir ce quiles empêche de participer et ce qui faciliterait leur participation. Les élémentsprobants suggèrent que les non-participants sont confrontés à de multiplesdéfis : de faibles niveaux de scolarité, des immigrants et des réfugiés, âgés deplus de 50 ans, ayant des troubles sensoriels, de mobilité et d’apprentissage etde mauvaises notions du soi-apprenant.Il existe un besoin de renseignements supplémentaires sur les liens entrel’apprentissage structuré et non structuré.Un merci spécial aux rédacteurs du compte rendu Robert Aucoin et Susanna BurnsCULTUREUne équipe de chercheurs de l’Université de Victoria,Darlene Clover (présentatrice), Odette Laramee et KathyLinker a préparé le rapport sur la culture, lequel comprendles sommaires d’entrevues et des groupes de travail. LaurieMcCauley, directrice artistique des Arts communautairesMythes et Miroirs Inc. de Sudbury, Ontario a fourni laréponse du praticien.L’équipe de recherche s’est penchée principalement sur lesarts, y compris la danse, le théâtre populaire, les arts du“La culture joue un rôleimportant commecatalyseur de la prospéritééconomique, la santésociale, l’identité nationaleet fournit le matériel brutde l’imagination – la basesur laquelle sont ajoutésl’espoir et la sagesse.”Wyman, 2004État de la situation en culture7


tissu, l’artisanat, la narration de conte, le film et la littérature parce qu’ils étaientplus pratiques et qu’ils sont le plus souvent associés à la culture.Il y eut beaucoup de discussion concernant la définition de l’art ainsi que sonrôle et son importance pour l’apprentissage structuré et non structuré,particulièrement en ce qui a trait à l’identification des moyens selon lesquels lesapprenants adultes continuent d’apprendre au cours de leur vie.Deux grands concepts des arts et de l’éducation des adultes ont été présentés.Le premier, l’enseignement de l’art et la formation en arts aux adultes,incorpore l’exposition aux musées, les cours de peinture, de sculpture etd’autres sujets en art, la formation et les supports artistiques. Deux exemplesfurent cités, dont l’accent au Québec sur la formation structurée dans les arts etles musées, et les organisations culturelles des Premières nations/Autochtoneset l’importance accordée à l’art autochtone et des Premières nations. Bien quel’on considère que ce domaine ne manque pas de ressources, il y a toutefois despréoccupations concernant la baisse du financement disponible aux artistes et àla commercialisation de leur art.Le second concept était l’éducation axée sur les arts comme outild’apprentissage des adultes pour favoriser le changement social et culturel afinde renforcer la communauté, célébrer l’identité culturelle et aider à comprendreles problèmes sociaux tels que la pauvreté, la dégradation de l’environnement etle racisme. Cet outil se relie au changement social et aux travaux surl’habilitation qu’a décrits Maude Barlow. Le théâtre communautaire est lemoyen le plus souvent utilisé, surtout par les femmes. Comparativement àl’enseignement et la formation en arts des adultes, ce domaine souffregénéralement d’une insuffisance de fonds et semble privilégier le travail auprèsdes enfants.Une recommandation clé ressortie au colloque, est de se concentrer sur l’usageconscient des arts et de la culture pour l’apprentissage chez les adultes. Uneétude des institutions formelles d’arts et de culture et des organismes d’artscommunautaires aiderait à mieux comprendre et conceptualiser l’importance etla valeur de leurs segments « apprentissage ». Les présentes constatationspourraient être le thème de groupes de discussion partout au Canada pourinitier un dialogue sur le pouvoir et le potentiel de l’éducation des adultes axéesur l’art. Le « comment » se fonderait sur les méthodes de recherche-action quirapprocheraient le monde universitaire et la communauté, une autrerecommandation ressortant de cette séance.8


Un merci spécial aux rédacteurs du compte rendu Sandra Germain et Shaune Walsh-Daigle.APPRENTISSAGE VIRTUELLa chef d’équipe Hélène Fournier du Conseil national derecherches du Canada (présentatrice) et les adjoints à larecherche Cornelia Dragne et Daniel Romila de l’Universitéde Victoria et Anthony Roberts de l’Université MountAllison ont préparé le rapport sur l’apprentissage virtuel.« Dans bien descas, la technologievient avant lapédagogie. »État de la situation del’apprentissage virtuelAnn Marie Vaughan de Distance Education and Learning Technologies de St.John’s a présenla perspective des praticiens.Il existe bien des termes différents pour décrire l’apprentissage en ligne, ycompris le téléapprentissage, l’enseignement sur le Web, l’apprentissage assistépar ordinateur et l’apprentissage à distance. Il y a beaucoup de littérature sur lapratique de l’apprentissage virtuel, mais celui-ci semble être un formatd’apprentissage fragmenté qui fait un usage irrégulier de termes et dedéfinitions communes. Par ailleurs, il fut difficile de repérer les étudescanadiennes dans ce domaine.L’apprentissage virtuel est une solution attrayante pour l’apprentissage tout aulong de la vie dans un pays comme le Canada qui est constitué d’un vasteterritoire relativement peu peuplé. Citons comme exemple l’expansion del’apprentissage virtuel à l’Université Memorial qui affiche une augmentation de22 % au cours de l’an dernier, témoignant de la valeur économique et sociale del’apprentissage virtuel pour les communautés rurales de Terre-Neuve-et-Labrador.L’un des plus grands défis de l’apprentissage virtuel est la tendance à nereproduire électroniquement que ce qui se passe en salle de classe. Tropsouvent les études ne se préoccupent que de le justifier plutôt que de sepencher sérieusement sur sa pratique. Il est temps de se concentrer davantagesur les meilleurs moyens de profiter de l’apprentissage virtuel et d’endocumenter les pratiques exemplaires. Cela pourrait comprendre bon nombrede facteurs : approches d’enseignement hybride – incorporer les cyberressourcesdans la salle de classe; comprendre les apprenants dans lescommunautés et le niveau auquel les adultes apprennent; et explorerl’apprentissage non structuré, bien que la documentation dans ce domaine soitrestreinte.9


Il est recommandé que le rapport sur l’état de la situation se penche plusprofondément sur les progrès réalisés en apprentissage virtuel dans le secteurprivé et son impact dans divers contextes tels que les milieux d’apprentissageformels et informels, l’enseignement supérieur et le milieu de travail.Toujours un problème pour l’apprentissage virtuel et les apprenants adultes enparticulier sont l’accessibilité, la diffusion adéquate de l’information etl’anticipation des besoins.Un merci spécial aux rédacteurs du compte rendu Linda MacDonald et Paddy Moore.REPRÉSENTATION DES HOMMES ET DES FEMMESMme Leona English de l’Université St. Francis Xavier (présentatrice) dirigeal’équipe qui s’est penchée sur la représentation des hommes et des femmes enapprentissage pour adultes, avec les chercheurs Kerrie Kennedy, CatherineIrving et Tina Davidson. Susan Brigham de l’Université Mount Saint Vincent afourni une perspective de praticienne.Le Canada est une force incroyable en recherche sur la représentation deshommes et des femmes en apprentissage chez les adultes grâce à son bloc deconnaissances sur la théorie du féminisme, l’éducation en milieu de travail, latechnologie, les problèmes d’identité sexuelle et de développementcommunautaire. Certains de ces domaines doivent toutefois faire preuve d’uneplus grande sensibilité face aux femmes autochtones, aux immigrantes et auxfemmes démunies sur le plan économique. La technologie est un exempletypique puisqu’elle suppose un accès aux ordinateurs et à l’internet.Les théoriciens du féminisme défient les éducateurs des adultes de contrecarrerl’invisibilité des femmes et de reconnaître un monde et des sujets répartis selonle rôle des sexes. L’analyse du féminisme et lesperspectives interculturelles sont essentielles à unprogramme révisé et élargi de recherches sur lareprésentation des hommes et des femmes enéducation des adultes.Un nombre important de projets de recherche ontété situés dans la communauté, ciblantprincipalement les programmes communautaires.L’un des défis, cependant, est d’avoir accès à cestravaux, surtout s’ils ne sont pas publiés dans les« [Concernant] les difficultésde l’accès aux travauxcommunautaires sur lareprésentation des hommeset des femmes en éducationdes adultes …. [le] défi pournous qui recevons des fondsou sommes intéressés par larecherche, les travaux et lesprogrammes, est de forgerdes liens et de s’engagerauprès des groupes locauxdès le départ. »10


evues spécialisées ou facilement repérés sur Internet. Les chercheursuniversitaires ont conséquemment la responsabilité d’en établir les liens, maisun site Web centralisé est aussi recommandé au Canada, afin de rassemblertoutes les ressources, les sites Web, les serveurs de listes, les centres et touteautre information sur la représentation des hommes et des femmes enéducation.Bien qu’il est intéressant de noter les progrès accomplis dans ce domaine, deuxautres préoccupations ont surgi :• Le niveau de financement pour les recherches approfondies. Ex.l’Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF), depuis plus decinq ans, n’est plus en mesure de financer des recherches;• Tel que noté dans d’autres états de la situation, il y avait peu de relationsou de liens entre les chercheurs et les décideurs politiques, le cas échéant.Un merci spécial aux rédacteurs du compte rendu Lauren Dobell et Heather Patterson.COMMUNAUTÉS D’APPRENTISSAGEPour créer un rapport sur l’état de la situationdans les communautés d’apprentissage,Donovan Plumb et Robert McGray (tous deuxprésentateurs) de l’Université Mount SaintVincent, ont effectué une révision d’envergurede la littérature provenant de différentessources – universitaires, professionnelles, axéessur la pratique et gouvernementales – et fait desrecherches sur les indicateurs utilisés pourévaluer les communautés d’apprentissage.Elayne Harris de Harris & Associates deVancouver, était la répondante praticienne.« Les voisinages, les villages, lesvilles et les régions où leconcept de l’apprentissage toutau long de la vie sertexplicitement de principeorganisationnel et de butsocial. Les ressourcesd’apprentissage qui existentdans la communauté sontmobilisées pour favoriser ledéveloppement économiquedurable sur le planenvironnemental et l’inclusionsociale. »Ron Faris, 2003État de la situationContrairement aux autres domaines thématiques, les communautésd’apprentissage n’ont pas un ensemble définitif de théories et de pratiques.Toutefois, il existe un lien intrinsèque entre l’apprentissage des adultes et la viecommunautaire qui fut reconnu dans les principales initiatives d’éducation desadultes comme les Antigonish Movement, Collège Frontière et Farm RadioForum.11


Il est primordial de comprendre ce lien de façon plus explicite en raison desproblèmes économiques, sociaux et environnementaux auxquels sontconfrontées les communautés. Dans son discours, Maude Barlow a abordé dessituations où les citoyens eux-mêmes exigent l’apprentissage et définissent lesenjeux mêmes. Ils ne sont peut-être pas appelés « communautésd’apprentissage » mais ces groupes s’habilitent à agir par le biais de projetsd’apprentissage autodirigés. La façon dont ces groupes ou ces communautésd’apprentissage communiquent l’information ou les connaissances qui sontacquises est un autre aspect pour mieux comprendre les communautésd’apprentissage.Les communautés d’apprentissage sont souventsynonymes de développement communautaire quiétroitement associé au capital social et chevauche lesmouvements sociaux. La recherche sur lescommunautés d’apprentissage créera de précieusespossibilités de travail rejoignant plusieurs disciplines.« Les communautésd’apprentissage sont unconcept prometteur –bien qu’on reconnaissela difficulté de l’intégrerdans un cadre… »Répondante, Elayne HarrisUne terminologie commune devra être intégrale aux discussions approfondieset à la recherche. Par exemple, le terme « communauté » qui peut s’appliquer àla localité, l’intérêt et l’affinité. Le but n’est pas d’identifier ce à quoi doiventressembler les communautés d’apprentissage mais plutôt d’identifier lesprincipes qui permettraient aux gens de définir eux-mêmes ce qu’ils désirentdans leur communauté et ce qu’ils ont besoin d’apprendre pour être en mesured’agir.Un merci spécial aux rédacteurs du compte rendu Nancy Jackson et Jenny HorsmanLITTÉRATIELe rapport d’état de la situation en littératie chez les adultes a été dirigé parAllan Quigley, avec Sue Folinsbee, (présentatrice) et Wendy Kraglund-Gauthiercomme adjointes à la recherche, tous venant de l’Université St. Francis Xavier.La réponse de praticiens fut donnée par Charles Ramsey de la Base de donnéesen alphabétisation des adultes (BDAA) et Anne Marie Downey de LiteracyNova Scotia.Cet état de la situation est déterminé comme étant le plus complet qui ait étéfait au Canada depuis des décennies. Il s’est penché sur la littératie dansdifférents contextes pour divers groupes, y compris la littératie chez les12


Autochtones, la littératie en langue maternelle, la littératie chez les femmes et lalittératie au travail. À part l’examen exhaustif qui a été fait de la littératureexistante, les organisations et les spécialistes de la littératie ont aussi étéconsultés.Il y a un grand écart entre la théorie de la littératie et les politiques, les pratiqueset la recherche en matière de littératie. La littérature est dominée par dessondages à grande échelle qui mesurent et définissent les nombres et lesstatistiques. Il y a par ailleurs un manque de connaissances de ce que sont lesréalités pour les personnes dont la littératie est affaiblie, y compris lesapprenants et leur façon d’apprendre, et ce que sont les expériences despraticiens, y compris la difficulté qu’ils ont à encourager une plus grandeparticipation et une plus grande rétention dans les programmes. Il faut sepencher davantage sur la possibilité d’incorporer les compétences essentiellescomme un nouveau champ dans le domaine de la littératie.La littératie croise d’autres états de la situation comme par exemple ceux desobstacles à la participation et de la représentation des hommes et des femmesen plus des écarts significatifs en ALS et langue maternelle, ainsi que la littératieface à des groupes particuliers : francophones, autochtones, féminins, aînés etles particuliers ayant des troubles de l’apprentissage.Une recommandation clé découlant de la séance préconise un Programmenational pour passer à l’action – une stratégie pancanadienne en littératie. Unetelle stratégie servirait de base pour définir les autres connaissances qui sontrequises.Il faudrait noter que contrairement à d’autres états dela situation, il existe déjà un véhicule pour disséminerl’information sur la littératie par le biais de la Base dedonnées en alphabétisation des adultes accessible àwww.nald.ca. L’une des suggestions était de rendreles résultats de recherche plus accessibles auxpraticiens grâce à ce site Web et d’élaborer des fichesd’information sommaire.“Une recommandationclé sortie de la séancepréconise un Programmenational pour passer àl’action – une stratégiepancanadienne enlittératie”.Séance sur l’état de la situation enlittératieUn merci spécial aux rédacteurs du compte rendu Victor Hendricken et Brenda Wright13


MOUVEMENTS SOCIAUXLes leaders universitaires Thomas Turay (présentateur) et Budd Hall del’Université de la Colombie-Britannique, la chef d’équipe Winnie Chow(présentatrice avec M. Turay) et les adjointes à la recherche Cornelia Dragne etEllie Parks, toutes de l’Université de Victoria, ont préparé le rapport sur l’étatde la situation dans les mouvements sociaux. C’est la première fois qu’unecompilation a été faite de l’apprentissage dans les mouvements sociaux. Lapraticienne répondante fut Bev Burke, une éducatrice populaire et travailleuseautonome de Roseneath, Ontario.Les mouvements sociaux sont universellement compris comme étant depuissants instruments du changement social, institutionnel et politique. Ce sontdes gens qui travaillent ensemble pour effectuer un changement dans leurscommunautés, régions ou nations. L’apprentissage dans les mouvementssociaux se réfère à l’apprentissage que font les personnesfaisant partie d’un mouvement social ou de l’apprentissagepar les gens de l’extérieur à la suite de mesures prises ousimplement de l’apprentissage qui découle de la découvertedes mouvements sociaux. Comme Maude Barlow l’a souligné,une grande partie de l’apprentissage au sein des mouvementssociaux est informel, mais l’apprentissage organisé se produitaussi suite à des activités éducatives au sein du mouvementmême.Comprendre la motivation et l’apprentissage qui surviennentau sein des mouvements sociaux et en raison de ceux-ci,augmenterait de façon dramatique, notre compréhension,notre enseignement, notre apprentissage et notre éducation. Ily a cependant une pénurie de littérature universitaire etcommunautaire se rapportant à l’apprentissage qui survient ausein des mouvements sociaux. Ceux qui y sont impliqués nesont pas dans une position pour réfléchir ou écrire; il existetrès peu d’études et le flux d’information entre les universités et les“Qu’est-ce qu’unmouvement social?Il se produit un à lafoisIl débute dès que vousêtes motivéÀ agir; il débute quandvous continuez defaireMême après qu’onvous dit non;Il débute lorsque vousdites « nous » ensachantCe que vous voulezdire, et chaque jourveut dire un peu plus.”Marge Piercy, Le petit cheminÉtat de la situationcommunautés est restreint. On sent souvent que les universitaires les mieuxplacés pour contribuer, sont ceux qui se sont engagés dans les mouvementsmêmes sur lesquels ils apprennent et écrivent.Il n’est pas étonnant que l’apprentissage par le biais des mouvements sociauxcroise plusieurs domaines, y compris le mouvement autochtone, et s’étendepartout au Canada ainsi qu’à l’étranger.14


Dans une société qui continue à explorer des moyens pourque l’apprentissage renforce la cohésion sociale,l’engagement civique et la vie démocratique, il estrecommandé qu’un langage commun soit développé pour lesmouvements sociaux et que les études et les connaissancessoient disséminées de façon plus générale.Un merci spécial aux rédacteurs du compte rendu Margaret Tusz-Kinget Peter Seymour.« L’apprentissage qui seproduit en résultat desmouvements sociaux aun plus grand impact quel’apprentissage qui seproduit dans les écoles. »Matthias Finger,Théoricien suisse de l’éducation desadultes, État de la situation15


4. VITRINE SUR LES PROJETS D’ACTION ENÉCHANGE DES CONNAISSANCESAu printemps 2006, le Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes alancé un programme pilote visant à favoriser les projets d’apprentissage pouradultes portant sur l’échange des connaissances et la création de réseaux. Enréponse à l’appel de projets national du Centre du savoir, 16 projetscommunautaires ont pu réaliser des activités d’action et des événementsfavorisant l’échange des connaissances dans les communautés partout auCanada. Grâce à cet appel de projets, le Centre du savoir a choisi de seconcentrer sur les initiatives d’apprentissage des adultes de petite envergure etnovatrices. Ces projets qui ont bénéficié de subventions variant de 1 800 $ à5 000 $, ont créé des possibilités de nouveaux partenariats entre les chercheurset les praticiens.Le colloque a permis au Centre du savoir de présenter six projets exemplaires.Voici ci-dessous de brèves descriptions de ces projets :Des idées à l’action présente un atelier d’une journée conçu pour améliorer lescompétences d’élaboration de propositions, afin de développer les capacités derecherche au sein des réseaux et secteurs de fournisseurs de services de littératie pourles adultes en Ontario. Le contenu de l’atelier sera partagé avec d’autresorganisations dans tout le Canada.Organisme : Ontario Association of Adult & Continuing Education School BoardAdministrators (CESBA), Iroquois, OntarioContact : Brenda KingProjet de développement d’une base de données sur la littératie desAutochtones vise à entrer en contact avec les programmes de littératie desAutochtones dans tout le Canada, afin d’obtenir leur permission d’inclure du matérielrelié à leurs programmes (descriptions de programmes, matériels reliés auxprogrammes d’études, pratiques exemplaires, etc.) dans la base de données de laNational Indigenous Literacy Association. Outre l’avantage de réunir desrenseignements extrêmement utiles, ce projet facilitera le développement departenariats entre organismes ayant des buts semblables.Organisme : National Indigenous Literacy Association, Winnipeg, ManitobaContact : Doug BartlettContinuer sur notre élan offre un véhicule de communication pour les praticiens etcoordonnateurs de programmes en littératie pour faciliter la mise en commun desactivités de recherche en cours et de leurs conclusions. Les groupes de rechercheont été formés à l’occasion d’un atelier tenu en mars 2006 et conçu pour aider lesgroupes de littératie s’adressant à des milieux diversifiés à mettre au point des projetsde recherche-action. Continuer sur notre élan offre un espace réservé dans le16


ulletin trimestriel de Literacy Nova Scotia, une fiche de renseignements sur larecherche-action et un forum sur le Web.Organisme : Literacy Nova Scotia, Truro, Nouvelle-ÉcosseContact : Ann Marie DownieTisser une toile crée un site Web interactif sur la recherche relative à l’impact de laviolence sur l’apprentissage. Il est en effet bien établi que la violence a un effetnégatif important sur la capacité d’apprendre. Le site Web est conçu pour fournir unmoyen d’échange entre les chercheurs et les praticiens afin d’améliorer à la fois larecherche et la pratique de l’apprentissage pour les apprenants qui ont vécu laviolence ou sont à risque de violence.Organisme : Parkdale Project Read, Toronto, OntarioContact : Jenny HorsmanAtelier interactif pour aînés sur les mauvais traitements des personnes âgés estun atelier d’un jour portant sur les mauvais traitements infligés aux aînés. Cet atelierpermettra de diffuser les conclusions de recherche et d’élaborer des stratégies en vuede prolonger les programmes d’éducation et d’intervention et faciliteral’établissement de partenariats entre les apprenants âgés, les praticiens et leschercheurs sur les mauvais traitements infligés aux personnes âgées.Organisme : PEI Senior Citizens’ Federation Inc, Charlottetown, PEIContact : Irene LarkinÉtude de terrain sur la scolarisation et la professionnalisation des pêcheurs sesitue dans le petit village de pêcheurs Grande-Entrée aux Îles-de-la-Madeleine. Leprojet vise l’étude des barrières à l’apprentissage telles que vécues par les pêcheurs etles aide-pêcheurs qui doivent compléter une série de formation obligatoirepermettant l’obtention d’un diplôme en pêche professionnelle.Organisme : Commission scolaire des Îles, Centre de formation et d’éducation des adultes, Îles-de-la-Madeleine, QuébecContact : Raymonde Gauthier17


5. RECOMMANDATIONSEt maintenant …..?Le colloque a été conçu de façon à poursuivre les travaux entrepris dans lesrapports d’état de la situation. Le dernier jour du colloque, les participantsétaient invités à répondre à la question « Et maintenant? ». Ceux-ci devaientproposer des mesures concrètes et possibles pour améliorer l’apprentissagechez les adultes au Canada et suggérer des organismes appropriés pourinstaurer ces mesures, y compris le Centre du savoir sur l’apprentissage chez lesadultes, le Conseil canadien sur l’apprentissage, et les autres parties prenantesayant la capacité de laisser une marque puissante et positive sur l’apprentissagedes adultes.La discussion a porté sur quatre thèmes communs à chacun des rapports d’étatde la situation :• communautés de pratique• diversité de l’apprentissage des adultes• recherche communautaire• alliances de recherche universités-communautésChaque groupe de discussion devait développer trois recommandations clés.Discussion sur les COMMUNAUTÉS DE PRATIQUELe groupe de discussion a défini les « communautés de pratique » commemoyens pour les gens de se réunir par l’entremise de pratiques communes, pourdévelopper un but commun, définir leurs besoins d’apprentissage et augmenterles connaissances qui feraient progresser leur oeuvre. Les communautés depratique sont fondées sur trois catégories :• domaines des praticiens, comme le travail ou les éducateurs en milieude travail ou en littératie;• communautés ou mouvements sociaux, comme les réseaux fémininsou les personnes oeuvrant pour diminuer la violence contre lesfemmes;• communautés virtuelles et professionnelles, comme les artistes, lesingénieurs ou les professionnels de la santé.18


Les communautés de pratique ont besoin d’être inclusives, regroupant lesgouvernements, les institutions d’enseignement, les chercheurs ainsi que lespraticiens et doivent aussi être interreliées les unes aux autres, par des alliancestransdisciplinaires.Le groupe de discussion sur les communautés de pratique a présenté troisrecommandations au Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes et auCCA :1. Offrir aux communautés de pratique des outils bilingues et desmoyens pour leur permettre de devenir autonomes.Le groupe de discussion a suggéré que ces outils puissent être à la foisvirtuels (tels des bases de données) et en face à face (comme desconférences, forums et autres types de rassemblement). Une suggestionfut de choisir comme thème cible du colloque l’an prochain, ledéveloppement des communautés de pratique. Faire le courtage desliens, faciliter la conscientisation et offrir des possibilités d’apprentissagesont toutes des mesures qui peuvent renforcer les liens entre leschercheurs et les praticiens, entre les praticiens mêmes et entre lescommunautés de pratique.La séance sur l’état de la situation en apprentissage virtuel fut unexcellent exemple des avantages possibles à réunir ensemble leschercheurs et les praticiens. Lors de cette séance, les participants ontdiscuté de la difficulté à réfuter le mythe qu’il n’existe pas de besoind’une théorie spécifique à l’apprentissage virtuel. Le mouvement de larecherche-action en alphabétisation est un phénomène récent etprometteur. Ceci mérite une plus grande attention pour considérer cequi échappe à cette recherche et discuter des conclusions contradictoiresdes recherches.2. Développer des moyens pour assurer que les mesures prises par leCCA et ses priorités reflètent les réalités de l’apprentissage pourles communautés et du travail d’une perspective sociale, culturelleet communautaire (plutôt que d’une perspective corporative ougouvernementale).Le groupe de discussion croit qu’il faudrait se pencher sur la rechercheactionpour examiner les problèmes qui sont importants auxcommunautés. D’autres recommandations du présent rapport sont de19


s’orienter vers des moyens pour renforcer la collaboration et développerdes programmes communs parmi les communautés et les institutions.3. Assurer que le Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultesreflète plus clairement la réalité francophone par le biais de latraduction, de la langue et des moyens structuraux.Le groupe de discussion a fait remarqué que le Québec et la dimensionfrancophone ne sont généralement pas couverts adéquatement dans lesétats de la situation. Ce fut noté comme étant une occasion manquéed’en apprendre davantage sur leurs approches particulières et leursprogrès significatifs. Bien que tous les rapports d’état de la situationsignalent des lacunes d’information, les rapports sur la culture,l’apprentissage virtuel, la littératie et les mouvements sociauxmentionnent spécifiquement le besoin d’étude approfondie desexpériences du Québec et des autres communautés francophones.Il fut aussi recommandé d’effectuer des changements structuraux pourassurer une meilleure représentation des communautés francophonesparmi la membriété des comités directeurs et consultatifs des centres dusavoir ainsi qu’au sein du consortium du Centre du savoir surl’apprentissage chez les adultes.Discussion sur la DIVERSITÉ DE L’APPRENTISSAGE CHEZ LESADULTESLe groupe de discussion a noté que les rapports d’état de la situation sontefficaces pour illustrer la diversité dans le domaine de l’apprentissage desadultes. Même la diversité au sein du groupe de discussion est devenueapparente quand les membres se sont identifiés eux-mêmes, leurs collègues etleurs étudiants ainsi que leurs domaines d’apprentissage. Il y avait desreprésentants de tous les secteurs, y compris les groupes communautaires, legouvernement, les affaires, les collectivités universitaires, la santé, les groupesautochtones, les décideurs politiques et les étudiants. Toute initiatived’apprentissage chez les adultes doit reconnaître et inclure cette diversité.Le groupe de discussion sur la diversité des apprenants adultes a présenté troisrecommandations au Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes et auCCA :20


1. Organiser une célébration nationale de l’apprentissage chez lesadultes.Une célébration nationale de l’apprentissage chez les adultes faciliterait lacréation d’une culture d’apprentissage chez les adultes et d’apprentissagetout au long de la vie. Une telle célébration devrait rejoindre les médias,disséminer l’information sur la diversité des possibilités d’apprentissagechez les adultes et orienter les gens vers des possibilités d’apprentissagestructurée et non structurée. La célébration encouragerait les particuliersà reconnaître l’apprentissage qui se produit déjà dans leur vie etaugmenterait également l’utilité de l’évaluation et la reconnaissance desacquis (ÉRA) comme outil dans les milieux d’apprentissage formels.Une célébration nationale favoriserait ce qui est fondamental àl’apprentissage chez les adultes, y compris l’accessibilité, l’enseignementaxé sur l’apprenant, l’inclusivité et la diversité. Un sondage sur laperception qu’ont les gens sur l’apprentissage, mené avant la célébrationpourrait aussi contribuer à un meilleur entendement de l’apprentissage.Une célébration de l’apprentissage chez les adultes pourrait commencer àdéfinir le rôle important que l’apprentissage chez les adultes joue dans ledéveloppement des communautés.Présentement, le Canada participe à la Semaine internationale desapprenants adultes par le biais de la Commission canadienne pourl’UNESCO et ses partenaires gouvernementaux et nongouvernementaux. Puisque son but est de rehausser le profil et depromouvoir l’apprentissage tout au long de la vie auprès du grand publicet dans différents milieux d’apprentissage, il pourrait servir de forum unpeu plus concerté pour la Célébration nationale de l’apprentissage chezles adultes.2. Concevoir un portail qui servirait de carrefour du savoir surl’apprentissage chez les adultes.Le portail ou le carrefour (ces deux termes ainsi que d’autres furentutilisés) devrait répondre à des normes internationales d’interopérabilité.Il devrait être accessible et inclusif, en plus de bilingue; il devrait aussiavoir la capacité de fonctionner dans d’autres langues quand c’estapproprié, conçu pour l’utilisateur et participatif (semblable à Wikipédia,il devrait permettre à d’autres, même s’ils ne sont pas des chercheurs,d’ajouter des renseignements).21


Ce groupe de discussion a recommandé le développement d’une sourced’information centralisée sur l’apprentissage des adultes se partageant lesmêmes références bibliographiques et ressources de recherche qui sontsélectives sans toutefois être sanctionnées par juré. Un portail pourraitêtre un carrefour où échanger des renseignements et partager desconnaissances ainsi qu’inclure un répertoire de « qui fait quoi », despratiques exemplaires, d’études de cas et de profils des apprenantsadultes.Bien qu’une source centralisée d’information sur la littératie des adultesexiste déjà, ce n’est pas le cas dans d’autres domaines. La séance sur lareprésentation des hommes et des femmes et l’apprentissage chez lesadultes a recommandé qu’un site Web centralisé soit établi pour servir desource d’information de financement et pour établir le profil des groupesde recherche stratégique. Les études de cas comme outilsd’apprentissage sont soulignées dans la séance sur les obstacles à laparticipation; par exemple, l’expérience du Prior Learning AssessmentCentre of Nova Scotia et d’autres centres pourrait aider ceux quioeuvrent dans les systèmes d’enseignement structuré à développer desolides stratégies pour la reconnaissance des acquis.Le groupe de discussion a proposé que le CCA ou le Centre du savoirsur l’apprentissage chez les adultes établisse un portail. Un portail duCCA ciblerait tout l’apprentissage, tandis qu’un portail créé par le Centredu savoir ne ciblerait que l’apprentissage chez les adultes.3. Développer un langage commun en créant un thésaurus del’apprentissage chez les adultes canadien.Cette initiative poursuivrait le processus déjà en cours du thésauruscanadien de l’alphabétisation. Les rapports sur l’état de la situation ontproposé un langage et une terminologie plus clairs afin de favoriser lacréation de liens et les efforts collaboratifs parmi les chercheurs et lespraticiens. Le CCA et le Centre du savoir pourraient prendre le devantpour produire un lexique des termes de travail et de la terminologielargement acceptée.22


Discussion sur la RECHERCHE COMMUNAUTAIRELe groupe de discussion s’entend sur le fait que les révisions d’état de lasituation ont souligné l’importance de renforcer les compétences en recherchedes praticiens et des organisations communautaires et d’augmenter larecherche-action participative et l’enquête fondée sur les arts communautaires.Quelques questions ont été soulevées concernant le terme « recherchecommunautaire ». Pour quelques-uns, la première étape est de définir ce qui estentendu par « communautaire » – qui constitue la communauté. D’autres sesont penchés sur une nouvelle définition pour la recherche; à savoir s’il estpossible de comprendre et d’encadrer la recherche communautaire pour la voird’un autre œil; différent du sens traditionnel de la recherche dans le milieuuniversitaire.Le groupe de discussion sur la recherche communautaire a présenté troisrecommandations au Centre de recherche sur l’apprentissage chez les adultes etau CCA :1. Offrir un ensemble d’outils appuyé par des ateliers interactifs enligne comprenant des ateliers de rédaction.Un ensemble d’outils pourrait clarifier les attentes concernant larecherche-action, développer des compétences en recherche et enrédaction et favoriser différents moyens de dissémination, y compris lesmédias.2. Offrir des renseignements sur les propositions acceptées ourejetées pour aider les groupes communautaires à déterminer s’ilsont des chances ou non d’obtenir des subventions.Ceci pourrait comprendre de l’aide à la rédaction des propositions etpeut-être la participation de bénévoles et de mentors pour aider lesgroupes communautaires intéressés à mener des recherches.3. Développer une stratégie à deux volets sur la recherche quireconnaisse la logique très différente des recherches qui visent à a)influencer les politiques et b) faciliter l’action communautaire.Dans quelques séances sur l’état de la situation, le message était trèsclair : utiliser la mine de recherches et de connaissances existantes pourinfluencer le développement de politiques plus souples. La discussionsur l’état de la situation en littératie a souligné la nécessité actuelle d’un23


programme d’action national, d’une stratégie de littératie pancanadienne.Par ailleurs, il y eut une discussion sur les moyens d’utiliser la rechercheselon le contexte ou la communauté. Le terme de recherche est souventutilisé pour systématiser le savoir et il peut souvent être perçu comme unapprentissage communautaire ou une cueillette d’information. Lescommunautés entreprennent souvent des recherches mais les décriventdifféremment.Discussion sur les ALLIANCES DE RECHERCHE UNIVERSITÉS-COMMUNAUTÉSLe groupe de discussion a noté que bien des modèles différents de projets derecherche conjoints universités-communautés existent déjà. Ceux-cicomprennent les projets du CRSH (Conseil de recherches en scienceshumaines), de l’ARUC (Alliances de recherche universités-communautés), lesmodèles féministes de recherche communautaire et la recherche des praticiensde littératie.Le groupe de discussion sur les alliances de recherche universités-communautésa présenté trois recommandations au Centre du savoir sur l’apprentissage chezles adultes et au CCA :1. Renforcer les relations entre les chercheurs universitaires et lesorganisations communautaires.Les discussions des séances sur l’état de la situation ont reflété la tensionentre le discours et les priorités des universitaires et des praticiens,soulevant des questions à savoir comment prendre des décisionsconcernant les définitions des termes et des priorités en recherche,quelles méthodes développer pour favoriser une collaborationauthentique et comment s’assurer que la recherche est pertinente auxquestions de politique et de pratique dans les communautés.Le groupe de discussion sur les alliances de recherche universitéscommunautésencourage le CCA et le Centre du savoir à aider leschercheurs universitaires pour qu’ils soient à l’écoute des communautés;à identifier les chercheurs et les praticiens communautaires; à les réunirgrâce à des ateliers en face à face et à un usage efficace de la technologie;et à créer une vision commune.24


Parmi les suggestions pour renforcer les liens entre les chercheursuniversitaires et les praticiens communautaires, il y a : trouver un langagecommun; organiser des ateliers visant à la fois les universitaires et lespraticiens – pour l’acquisition de compétences et le développement deprogrammes communs; et encourager les mentorats entre les universitéset les organisations communautaires. On recommande un nombre accrude colloques à la fois nationaux et régionaux.Le Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes pourrait décernerdes prix visant les partenariats exemplaires entre les universités et lesgroupes communautaires, faire connaître les récipiendaires dans lesjournaux locaux, les revues spécialisées, sur l’Internet et au moyend’autres réseaux communautaires.2. Promouvoir un partage d’information dynamique.Le groupe de discussion a proposé que le CCA et le Centre du savoirtentent de brancher les communautés de pratique pour autonomiser lesgroupes et documenter les études de cas, les leçons apprises et lespratiques exemplaires. Parmi les outils possibles pour la promotion dupartage d’information, il y a les bases de données renfermant les étudesde cas (y compris les réussites et les difficultés), les références de siteWeb et la participation de la communauté à la disséminationd’information.3. Développer les protocoles et les principes de collaboration.Il serait utile de documenter les protocoles de collaboration actuels dansles universités, le CRSH, l’ACUR, etc., et d’augmenter ce qui existe déjàdans l’intention d’intégrer un élément réfléchi dans la pratique et degénérer des principes orienteurs. Le Centre du savoir a un rôle à jouerdans la promotion des alliances de recherche universités-communautésen appuyant la recherche qui identifie les obstacles à la collaboration etrecommande des améliorations.25


6. RÉTROACTION SUR LE COLLOQUETant l’enquête d’évaluation que la rétroactionanecdotique ont renforcé la perception générale quele colloque national a été une expérience valablepour les participants. Près de 50 % des personnesprésentes au colloque (70 participants) ont remplil’évaluation en ligne. La réaction au colloque futgénéralement positive. D’après la plupart desparticipants, le colloque était bien organisé,instructif, inspirant et fut une excellente occasiond’apprendre et de réseauter. Plusieurs ont étéinspirés par la conférencière principale, faisant« Il y avait une synergieextraordinaire dansl’édifice. »« Il a semblé qu’onvenait de commenceret puis tout à coup onest dans l’avion pour leretour à la maison –une atmosphère trèsenthousiaste. »Rétroaction des participantsremarquer que le discours-programme a fixé le ton du colloque par sonmessage déterminant d’engagement et d’espoir.Pour certains participants, les séances n’ont pas alloué suffisamment detemps à la discussion. Ils ont apprécié la chance de discuter en profondeuret de faire des recommandations offerte le dernier jour du colloque.Il y eut plusieurs commentaires sur le besoin de mieux représenter lesexpériences des communautés francophones au colloque dans le contenudes révisions d’état de la situation et de façon plus générale, dans lesactivités et le fonctionnement opérationnel du Centre du savoir. Commel’a fait remarquer un participant : « Puisque ceci est une initiative pancanadienne, lesdeux langues officielles devraient être représentées à tous les niveaux. Cela favoriseraitégalement l’objectif de dissémination ».Bien des participants ont indiqué que le besoin existe d’organiser biend’autres colloques et d’autres événements semblables à l’échelle tantnationale que régionale. Le sentiment est généralement que le mouvementde l’apprentissage chez les adultes prend de l’élan lequel doit être maintenu.26


7. CONCLUSIONDans une atmosphère chargée d’esprit de collaboration et de réseautage, plusde 150 participants au colloque ont discuté des défis, des réussites et des étapessuivantes pour améliorer les programmes et les activités d’apprentissage desadultes partout au pays. Le colloque a fourni un lieu de rassemblement pourapprendre, réfléchir et développer les priorités à mettre en œuvre pour leCentre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes, le CCA et d’autres partiesprenantes de la pratique et la recherche en apprentissage chez les adultes.Les séances de la première journée ont ciblé la révision des états de la situation,la première documentation complète sur la recherche en apprentissage chez lesadultes au Canada. La révision des états de la situation fut une excellente base àla discussion des sept principaux domaines d’apprentissage des adultes : lesobstacles à la participation, la culture, l’apprentissage virtuel, la représentationdes hommes et des femmes, les communautés d’apprentissage, la littératie et lesmouvements sociaux. Certaines préoccupations sont communes à ces septdomaines, dont :• éliminer les obstacles à la participation• relier la recherche et la pratique aux changements de politique• renforcer le travail des praticiens et des chercheurs et leurs relations lesuns aux autres• incorporer l’expérience des communautés francophones, et• identifier les domaines qui exigent un examen approfondi.Les séances de la seconde journée ont donné aux participants la possibilité deréfléchir à ce que les présentations et les discussions sur la révision de l’état dela situation leur ont appris. À partir de quatre domaines de discussion générale(communautés de pratique, diversité de l’apprentissage des adultes, recherchecommunautaire et alliances de recherche universités-communautés), lesparticipants ont identifié des recommandations pour passer à l’action, visant àfavoriser les travaux du Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes etde son consortium.Les recommandations présentées par les groupes de discussion ont tournéautour de trois propositions fondamentales :1. Renforcer la culture de l’apprentissage chez les adultes au Canadaen favorisant une meilleure compréhension de l’apprentissage nonstructuré par l’établissement d’un lien entre les mouvements27


communautaires et l’apprentissage des adultes et en parrainant desévénements pancanadiens qui célèbrent l’apprentissage chez les adultes.2. Augmenter les capacités des praticiens et des chercheurs àéchanger les connaissances, à mobiliser l’information et àentreprendre la recherche en leur offrant des outils et des activitésaccessibles, inclusifs, bilingues et interactifs (comme des colloques, desateliers de développement de compétences et des portails sur le Web)conçus pour échanger, disséminer et augmenter l’information généréepar les travaux à l’égard de l’état de la situation ainsi que d’autresrenseignements pertinents pour les communautés d’apprentissage desadultes. Ces outils et ces activités doivent être adaptés aux besoins,préoccupations et expériences des particuliers, des communautés et desorganisations partout au pays pour les groupes des deux languesofficielles.3. Favoriser des initiatives d’apprentissage des adultes collaborativesen facilitant des partenariats entre et parmi les praticiens et leschercheurs au sein de communautés de pratique diversifiées enparticipant à la disponibilité des outils et des mécanismes decollaboration (tels qu’un thésaurus de définitions et de terminologies, unguide des protocoles, etc.) et en encourageant les mentorats et les autresoccasions de partenariat qui englobent la langue, la culture et le secteur.Le Centre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes a été établi par leConseil canadien sur l’apprentissage dans le but de faire progresserl’apprentissage des adultes partout au Canada. Son premier colloque national aréuni une riche expertise d’éducateurs des adultes située dans un large éventaild’endroits partout au Canada et préoccupée par une surabondance de soucis, dequestions et de défis. Le colloque a suscité une discussion dynamique etplusieurs recommandations fertiles, sur lesquelles se guideront les travaux duCentre du savoir sur l’apprentissage chez les adultes et ses partenaires.28


PARTICIPANTS AU COLLOQUE DE 2006 DU CENTRE DU SAVOIR SUR L’APPRENTISSAGE CHEZLES ADULTES Nom Prénom Organisme Lieu CourrielAboushahla Hanaa Université Saint Mary's Halifax NS hanaa.aboushahla@smu.caAllen Deanna Laubach Literacy New Brunswick Moncton NB laubachliteracynb@nb.aibn.comAnderson Dave Service Canada Fredericton NB david.anderson@servicecanada.gc.caAndrew Tim Third Age Centre Fredericton NB timandrew@rogers.comAucoin Robert Conseil canadien sur l’apprentissage – Victoria BC rcaucoin@uvic.caCentre du savoir sur la santéet l’apprentissageBartlett Douglas National Indigenous Literacy Association Winnipeg MB bartlett.nila@mts.netBateman Lorraine Immigrant Womens' Collective Fredericton NB lbateman@unb.caBattiste Marie Université de la Saskatchewan Saskatoon SK marie.battiste@usask.caBernhardt King Brenda Ontario Association of Adult and Iroquois ON bbking@cesba.comContinuing Education School BoardAdministratorsBowen Avery Lynn Atlantic Provinces Community College Halifax NS lynn.bowenavery@nscc.caConsortium (APCCC)Brennan Clare Ministère de la Santé Fredericton NB clare.brennan@gnb.caBrennan Paul Association des collèges Ottawa ON pbrennan@accc.cacommunautaires du CanadaBrigham Susan Université Mount Saint Vincent Halifax NS susan.brigham@msvu.caBull Arthur Saltwater Network Digby NS Arthur@saltwaternetwork.orgBurge Liz UNB – andragogie Fredericton NB burge@unb.caBurke Beverley Travaillleuse autonome Roseneath ON bevburke@i-zoom.netBurnaby Barbara Memorial University of Newfoundland St. John's NF bburnaby@mun.caBurns Deborah DLB Consulting Inc. Fredericton NB dlbcons@rogers.comBurns Susanna Université Dalhousie, College of Halifax NS susanna.burns@dal.caContinuing EducationBurt Diane CCNB-St. Andrews St. Andrews NB diane.burt@gnb.caCaldwell Brenda Centre hospitalier pour enfants de l'est de Ottawa ON bcaldwell@cheo.on.cal'OntarioCampbell Deborah Collège Frontière Fredericton NB fcf@nb.aibn.com


Carusetta Ellen UNB Fredericton NB carusett@unb.caCharlebois Lynn Ville de Moncton Moncton NB lynn.charlebois@moncton.caCharlong Lisa Electronic Text Centre, UNB Fredericton NB lcharlon@unb.caCharron Danielle SCSA Fredericton NB dcharron@unb.caChauncey Carole Université Ryerson Toronto ON cchaunce@ryerson.caChiasson Lorette Base de données en alphabétisation des Fredericton NB lorettec@nald.caadultesChow Winnie Université de Victoria Victoria BC jaspatch@uvic.caClancy Kathleen CCNB Miramichi NB kathleen.clancy@gnb.caClover Darlene UVic Victoria BC clover@uvic.caCook Valerie Étudiante endecine de l’UNB Fredericton NB valeriedale@hotmail.comCorcoran Michelle Carleton Memorial Hospital Woodstock NB michelle.corcoran@rvh.nb.caCorey Richard CCNB Fredericton NB Richard.corey@gnb.caCunningham Emma ALPS Fredericton NB a483t@unb.caDaoust Norman Étudiant de l’UNB à la maîtrise enFredericton NB norman.daoust@unb.caéducationD'Arcy Mary Énergie NB Fredericton NB md'arcy@nbpower.comDavis Renee Emergent Solutions Fredericton NB rrdavis@nbnet.nb.caDawson Margan Association of Workplace Educators of Hammonds NS awens@eastlink.caNova Scotia (AWENS)PlainsDe Broucker Patrice Réseaux canadiens de recherche en Ottawa ON pdebroucker@cprn.orgpolitiques publiquesDepow James CCNB Woodstock NB jim.depow@gnb.caDobell Lauren Conseil canadien sur l’apprentissage Ottawa ON ldobell@ccl-cca.caDonkers Peter Campus Canada Victoria BC peterdonkers@shaw.caDouglas Meghann Collège communautaire du Nouveau- Fredericton NB meghann.douglas@gnb.caBrunswickDownes Stephen National Research Council Moncton NB stephen@downes.caDownie Ann Marie Literacy Nova Scotia Truro NS annmarie.downie@ns.sympatico.caD'Souza Colleen Metro Toronto Movement for Literacy Toronto ON colleend@mtml.caDupuis Angie Centre de documentation sur l'Éducationdes adultes et la condition féminine(CDEACF)Montréal QC dupuis@cdeacf.caEdwards Nadine New Brunswick Community College Saint John NB Nadine.edwards@gnb.caEnglish Leona Université St. Francis Xavier Antigonish NS lenglish@stfx.ca30


Farnsworth Gail Laubach Literacy Fredericton Nackawic NB pgfarns@nbnet.nb.caFarrell Cyril Atlantic Provinces Community College Grand Falls- NF cyril.farrell@cna.nl.caConsortiumWindsorFarrell Gordon Kwantlen University College Surrey BC Gordon.farrell@kwantlen.caFawcett Judith New Brunswick Community College Moncton NB judy.fawcett@gnb.caFerguson John New Brunswick Community College St. Andrews NB johnw.ferguson@gnb.caFinn Francine Collège communautaire du Nouveau- Caraquet NB francine.finn@gnb.caBrunswickFitzpatrick David Faculté des Arts Winnipeg MB d.fitzpatrick@uwinnipeg.caFlanagan Kathleen Centre du savoir sur l’apprentissage chez Fredericton NB flanagan@unb.cales adultesFolinsbee Sue Tri En Communications Toronto ON sfolinsbee@ica.netFoster Tracy Enterprise Carleton Region Woodstock NB tracy.foster@ent-carleton.caFournier Helene Conseil national de recherches du Canada Moncton NB Helene.fournier@nrc-cnrc.gc.caFowler Christina Saint John Learning Exchange Saint John NB learnex@nb.aibn.comGauthier Raymonde Centre de formation et d'éducation des L'étang-du-Nord QC ragauthier@csdesiles.qc.caadultesGeldart Jeanne Leadership Fredericton, YMCA Fredericton NB +jengeldart@nb.aibn.comGermain Sandra Mi'kmaq/Maliseet Bachelor of Social Work Fredericton NB sgermain@nbnet.nb.caProgramGervais Ginette RHDSC Gatineau QC Ginette.gervais@hrsdc-rhdcc.gc.caGreene Glenda Service Canada Fredericton NB Glenda.greene@servicecanada.gc.caGregoire Robert Groupe des technologies deMoncton NB gregoir@umoncton.cal'apprentissageHaines Kendra Étudiant de l’UNB Fredericton NB k8ke3@unb.caHan Reni Han Martin Associates Fredericton NB hanmar@nbnet.nb.caHarris Elayne Harris & Associates Vancouver BC harrisem@telus.netHarvie Phyllis Centre for Organizational Research & Wolfville NS Phyllis.harvie@acadiau.caDevelopmentHendricken Victor UNB Fredericton NB victorh@unb.caHicks Joan MCCE Halifax NS jhicks@ns.sympatico.caHodgkinson Douglas Conseil canadien sur l’apprentissage Victoria BC dhodgkinson@ccl-cca.caHolton Judith Collège Holland Charlottetown PE judith@islandtelecom.comHorncastle Sheila Ministère de la Défense nationale Oromocto NB mssheila@nbnet.nb.ca31


Horsman Jenny Spiral Community ResourceToronto ON jenny@jennyhorsman.comGroup/Parkdale Project ReadHunter Jayne Literacy Nova Scotia Truro NS jayne.hunter@nscc.caHynes Maureen Collège George Brown Toronto ON mynes@gbrownc.on.caJackson Nancy Institut d’études pédagogiques deToronto ON njackson@oise.utoronto.cal’Ontario, Université de TorontoKeizer Sheila MCCE Dartmouth NS mcce@ns.sympatico.caKennedy Bonnie Association canadienne pour laOttawa ON b.kennedy@quicklnks.on.careconnaissance des acquisKenny Mary AHB&R Sector Council East Dover NS mkenny@ahbrsc.comKilfoil Benedict New Brunswick Community College Woodstock NB ben.kilfoil@gnb.caKnighton Tamara Statistique Canada Ottawa ON Tamara.knighton@statcan.caKoersen Suzanne Chinook Community Futures Taber AB cln@biz-help.caLaidlaw Sheila Third Age Centre Fredericton NB sheilal@nb.sympatico.caLarkin Irene PEI Senior Citizens' Federation Charlottetown PE peiscf@pei.aibn.comLeBlanc Karen Enterprise Fredericton Fredericton NB karen.leblanc@ent-fredericton.caLee Walter Université Yorkville Fredericton NB wlee@yorkvilleu.caLehmann Joy Festival of Literacies Toronto ON jlehmann@idirect.caLogan Lorne L. D. Logan Management Consulting Halifax NS lorne.logan@ns.sympatico.caLopez Gabrielle Fédération canadienne pourOttawa ON glopez@fcaf.netl'alphabétisation en françaisMacArthur Amy Université Atlantic Baptist Moncton NB amy.macarthur@abu.nb.caMacDonald Linda Université Saint Mary's Halifax NS linda.macdonald@smu.caMacKeracher Dorothy Université du Nouveau-Brunswick Fredericton NB macker@unb.caMacLean Barb MDN; BFC Gagetown Fredericton NB bmac_kmac@rogers.comMacNeil Teresa Nil Johnstown NS tmacneil@stpeterscable.comMartin Barb Han Martin Associates Fredericton NB bamartin@nbnet.nb.caMcCavour Brenda Ministère de l’Éducation postsecondaire et Fredericton NB Brenda.mccavour@gnb.caFormation du NBMcGauley Laurie Les Arts communautaires Mythes et Sudbury ON myths@vianet.caMiroirs Inc.McGrath Gerona Université Memorial St. John's NF geronam@mun.caMcGray Robert MSVU Halifax NS r_mcgray@hotmail.comMoore Paddy Conseil canadien sur l’apprentissage Ottawa ON pmoore@ccl-cca.ca32


Moyneur Elaine MDN, BFC Gagetown, CentreOromocto NB emoyneur@rogers.comd’apprentissage et de carrièresMrazek Bernadette Centre PLA Halifax NS bmrazek@placentre.ns.caMullaly Rob Service Canada Fredericton NB robert.mullaly@servicecanada.gc.caMutabazi Simon Ministère Ressources naturelles - Halifax Halifax NS woodlot@gov.ns.caMyers Karen Université de Toronto Toronto ON karen.myers@utoronto.caNdejuru Rosalie CDEACF Montréal, QC ndejuru@cdeacf.caNevers Suzanne Base de données en alphabétisation des Fredericton NB suzanne.frigaultnevers@nald.caadultesO'Donnell Heidi UNB Fredericton NB v3mhw@unb.caParker Anne Centre AlphaPlus Toronto ON aparker@alphaplus.caParsons Cheryl-Anne Ressources humaines et Développement Gatineau QC cherylann.parsons@hrsdc-rhdcc.gc.casocial Canada- Direction générale descompétences en milieu de travailPatterson Heather Université Mount Allison Sackville NB hpatters@mta.caPaynter Beth s/o Fredericton NB bpaynter@nb.sympatico.caPemik Linda Collège Nunavut Arctic Arviat NU lpemik@nac.nu.caPercival Anne Université du Manitoba Winnipeg MB perciva@ms.umanitoba.caPictou Sherry Bear River First Nation Bear River NS Sherry.pictou@ns.sympatico.caPlumb Donovan Université Mount Saint Vincent Halifax NS donovan.plumb@msvu.caPoirier Sylvain Collège communautaire du NB Bathurst NB Sylvain.poirier@gnb.caPost Pat Université du New Brunswick Fredericton NB ppost@unb.caPotter Judith College of Extended Learning, UNB Fredericton NB jpotter@unb.caPound Glenn Metro Toronto Movement for Literacy Toronto ON glennp@mtml.caPrice Patricia New Brunswick Community Res. Fredericton NB rickp@fundy.netRamsey Charles Base de données en alphabétisation des Fredericton NB ramseyc@nald.caadultes (BDAA)Redmond Lori ALPS Fredericton NB alps@unb.caRoy Judy Université du New Brunswick Fredericton NB jroy@unb.caRubenson Kjell Université de la Colombie-Britannique Vancouver BC kjell.rubenson@ubc.caRussell Colin Université de Winnipeg Winnipeg MB c.russell@uwinnipeg.caSangster Derwyn Centre syndical et patronal du Canada Ottawa ON d.sangster@clbc.caSavoie Rod Conseil national de recherches du Canada Moncton NB rod.savoie@nrc.gc.ca33


Seymour Peter Ministère de l’Éducation postsecondaire et Woodstock NB peter.seymour@gnb.caFormationSharpe Jim Mount Saint Vincent University Halifax NS jim.sharpe@msvu.caShohet Linda The Centre for Literacy of Quebec Montreal QC lshohet@dawsoncollege.qc.caSomerville Joan Laubach Literacy Fredericton Islandview NB Sojoan007@hotmail.comSpencer Carol Ann UNB Saint John NB cspencer@unbsj.caSquires Natasha Laubach St. John's NF natashaasquires@yahoo.comStewart Yvonne Literacy Alberta Sherwood Park AB ystewart@literacyalberta.caTessier Jackie BMO Banque de Montréal Dieppe NB jackie.tessier@bmo.comThomson Sherry Énergie NB Transmission Fredericton NB sthomson@nbpower.comTitus Andrew UNB Art Centre Fredericton NB atitus@unb.caTuray Thomas Université St. Francis Xavier Antigonish NS tturay@stfx.caTusz-King Margaret Tatamagouche Centre Tatamagouche NS margaret@tatacentre.caVan Kleef Joy Canadian Institute for Recognizing Toronto ON vankleef@sympatico.caLearningVaughan Ann Marie Distance Education and LearningSt. John's NF avaughan@mun.caTechnologiesViolette Angela Apprentissage et compétences pour Fredericton NB Angela.violette@gnb.caadultesWalsh-Daigle Shaune The Decorators Mill Douglas NB callus@decoratorsmill.comWilliams Rick PRAXIS Research Halifax NS williams@praxisresearch.ns.caWright Brenda Membre de la communauté Bayswater NB belee@nbnet.nb.caWright Cathy CWright Consulting Hampton NB cwright@nb.aibn.com34

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