LA CIVILISATION FRANÇAISE

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LA CIVILISATION FRANÇAISE

(d’après trois contes de Maupassant). Quelques francs-tireurs développèrentune œuvre à l’écart des classiques, comme Robert Bresson,l’inclassable cinéaste de Un condamné à mort s’est échappé etMouchette où se manifeste fortement son parti pris de neutralitéesthétique. À l’écart des courants habituels du comique, Jacques Tatiinvente, à partir de Jour de fête un style d’humour personnel quitriomphe dans Les Vacances de M. Hulot et Mon oncle. Les nouveauxcinéastes qui apparaissent à la fin des années cinquante ont encommun d’être jeunes, novateurs, peu respectueux des règles de productionet de tournage. Ascenseur pour l’échafaud, À bout de souffle,Hiroshima mon amour, La Tête contre les murs, tous sortis en1958 et 1959 et réalisés respectivement par Louis Malle, FrançoisTruffaut, Claude Chabrol, Jean-Luc Godard et Alain Resnais, sonnèrentle réveil du cinéma français. Le succès de ces films permit à desdizaines de nouveaux cinéastes de faire un film. C’est grâce à laNouvelle Vague que des personnalités aussi diverses que RenéAllio, Jacques Rivette, Éric Rohmer commencèrent à creuser le sillond’une œuvre toujours singulière au cours des trente années suivantes.C’est aussi grâce à ce renouvellement des cadres que le cinémaput maintenir en France un assez bon niveau. Quant à Jean-LucGodard, dont les premiers films, en particulier Le Mépris et Pierrotle fou, exercèrent une influence libératoire sur des cinéastes dumonde entier, il se réorienta dans des directions expérimentales.Un cinéma militant fonctionna quelque temps, qui eut unecertaine influence sur le cinéma en général. Ainsi, Costa-Gavras, quiréalisa Z, s’illustra dans une série de « fictions de gauche » qui encouragead’autres œuvres. L’esprit du temps suscita des films à contenuhistorique ou social souvent réussis, sous la direction de RenéAllio (Les Camisards et Moi, Pierre Rivière), de Bertrand Tavernier(Que la fête commence), de Frank Cassenti (L’Affiche rouge).Le cinéma français a produit beaucoup de films policiers. Lescomédies étaient - et sont toujours - les préférences les plus priséesdes producteurs et des spectateurs. Ainsi, dans les années soixantedixet quatre-vingt, les noms d’Yves Robert et de Gérard Oury, dansdes styles différents, représentaient des garanties de recettes réguliè-- 233 -

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