LA CIVILISATION FRANÇAISE

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LA CIVILISATION FRANÇAISE

publicain modéré: Jules Grévy. L’année suivante, l’enseignementsecondaire public des jeunes filles, créé sous Napoléon III, est réorganiséen lycées de jeunes filles pour « donner des compagnes républicainesaux républicains » et égaler ainsi les positions sociales.► l’an 1887 - Le président de la République, Jules Grévy, estcompromis par son gendre qui fait attribuer l’ordre de la Légiond’Honneur à ceux qui savent le dédommager, et démissionne. Celainquiète la société: pour la première fois on parle de « pots de vin »qui compromet les pouvoirs.► les années 1889-1891 - Aux élections législatives, les républicainsreçoivent la grande majorité des sièges. Ainsi, brisé lors dela répression de la Commune, le mouvement socialiste se réorganisepeu à peu. Depuis 1890, les travailleurs célèbrent le 1 -ier maicomme fête du travail.► l’an 1894 - Une partie de la classe ouvrière ne se reconnaîtpas dans une République née du massacre des communards. Ce refusde « l’ordre bourgeois » nourrit les attentats et aboutit à l’assassinatdu président de la République. Ainsi, l’anarchisme se réfugie dansl’action syndicale.► l’an 1898 - Le journal L’Aurore publie une « lettre au présidentde la République » signée par Emile Zola et intitulée « J’accuse». Il s’agit d’un officier israélite, le capitaine Alfred Dreyfus,qui est accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne, sur la base depreuves fragiles. Il est arrêté et traduit devant un conseil de guerrequi le casse de son grade et le fait déporter à l’île du Diable en Guyanne.La presse nationaliste se félicite d’un tel jugement. Les amisde Dreyfus, persuadés de son innocence, cherchent à la démontrer.Emile Zola, dans sa lettre au président de la France, dénonce lesmensonges et les manoeuvres des généraux qui protègent le vraicoupable, le commandant Esterhazy. Désormais l’opinion publiquese déchire. Les anti-dreyfusards le nomment « traître vendu à l’Allemagne» et au nom de « l’honneur de l’armée » refusent toute remiseen cause du jugement du conseil de guerre. Les dreyfusards veulentfaire triompher la justice, la vérité et les droits de l’homme. La pressecommente l’« Affaire ». En juin 1899, la crise atteint son sommet.- 98 -

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