Compte-rendu GDT Indicateurs (pdf) - Arcade PACA

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Compte-rendu GDT Indicateurs (pdf) - Arcade PACA

Rappel des objectifsL’ADEME et la Région PACA ont confié à l’Arcade une mission de concertation,d’information et d’accompagnement des festivals régionaux dans la limitation de leur impactenvironnemental.La plateforme aér développe des outils d’information et de sensibilisation et met en œuvredes actions collectives et mutualisées sur le territoire.Dans le cadre de ces missions, la plateforme aér organise une série de groupe de travail surles problématiques auxquels sont confrontés les organisateurs de festivals.OBJECTIFS DES GROUPES DE TRAVAIL :- Créer un espace de réflexion, d’échanges de bonnes pratiques et de partage d’expériencesentre les organisateurs de festivals et les partenaires- Faire le point sur les contraintes, les besoins et les leviers d’action- Identifier les pistes concrètes d’actions collectives et de mutualisationOBJECTIFS DU GROUPE DE TRAVAIL « ÉVALUER SON IMPACTENVIRONNEMENTAL »- Vous aider à évaluer l’impact environnemental de votre festival- Vous informer des ressources et outils à disposition- Partager vos expériences concrètes sur la mise en place d’une évaluation- Identifier les actions efficaces et les difficultés rencontrées- Définir des outils collectifs et mutualiser des méthodologies| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 3Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental


L’évaluation de l’impact environnemental1. LES INTERETS A REALISER UN BILANLa réalisation du bilan environnemental de son événement présente un grand nombred’intérêts. À la fois pour les festivals déjà engagés dans une démarche mais aussi pour ceuxqui souhaitent développer de nouvelles pratiques.Informer- Mieux cerner son impact environnemental- Déterminer un point de départ, une année de comparaisonAnalyser- Inscrire ses pratiques dans une démarche à long terme : déterminer des priorités, mettre enœuvre un plan d’action- Savoir si les actions engagées sont pertinentes- Dégager une tendance (amélioration, situation stable, dégradation)Communiquer- Être crédible auprès de ses différents partenaires- Communiquer sur son engagement éco-responsable envers le public et officialiser sadémarche- Se motiver et motiver ses équipesLa réalisation d’un bilan environnemental permet aussi de pérenniser ses pratiques en casde changement au sein des équipes organisatrices.2. LES POSTES PERTINENTS À ÉVALUERLa fréquentation du siteC’est une donnée essentielle qui permettra de calculer des indicateurs liés à la personneprésente.Les déplacementsNous avons vu lors du précédent groupe de travail que les transports représentent leprincipal poste d’émission de gaz à effet de serre. Il est important d’évaluer lesdéplacements afin de :- mettre en place des actions pour réduire l’utilisation de la voiture individuelle- récolter des informations sur la provenance de son public- engager des négociations collectives auprès des opérateurs de transportsLes déchetsDe nombreux festivals ont pris en compte la problématique des déchets (réduction desdéchets à la source, tri sélectif, utilisation de matériaux compostables …). Suivant ce qui aété mis en place, il est important d’évaluer les déchets générés, évités et valorisés.Les consommations d’énergieUn festival consomme des quantités importantes d’énergie (électricité, carburants …) quipeuvent être liées à l’éclairage, les groupes électrogènes, les équipements électriques …Les consommations d’eauLes consommations d’eau ont plusieurs origines : les sanitaires, les consommations debouteilles d’eau …| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 4Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental


Il est pertinent de les mesurer pour mieux maitriser ces consommations.Les consommations de papierUn festival génère beaucoup de papier :- les papiers de bureau consommés par les organisateurs pour la manifestation- les impressions de supports de communicationLes achatsL’organisation d’un festival implique l’achat de fournitures, d’aliments et de services. Le choixdes prestataires influe sur le bilan environnemental de la manifestation. Les critèresenvironnementaux de leur prestation, l’utilisation de matériel économe en énergie ou écolabelliséset la provenance géographique sont à prendre en compte.Les outils d’évaluation1. ADERE : AUTO DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL POUR LES RESPONSABLESD’EVENEMENTSADERE est un outil d’autodiagnostic, gratuit et disponible sur Internet. Il permet de cerner lesprincipaux impacts environnementaux, de proposer des pistes d’actions et d’apprécier votreprogression année après année.Il a été créé en 2009 par un collectif de structures professionnelles œuvrant dans le domainede l’environnement et notamment l’ADEME.Site internet de l’outil ADERE : http://www.evenementresponsable.org/Comment ça marche ?1. Inscrire son événement sur le site.2. Répondre à différentes questions présentées en 6 thématiques (alimentation,communication, lieux, technique et décors, transports, hébergement et sensibilisation) quisont scindées en trois temps : avant, pendant et après l’évènement.Tout au long du diagnostic, des conseils pour améliorer la prise en compte del’environnement dans l’organisation sont proposés.3. À la fin du remplissage d’une thématique (alimentation, communication, etc.), une préévaluationau regard des enjeux environnementaux dans la thématique rempli est visible.Une fois le diagnostic terminé, une fiche de bilan personnalisé est téléchargeable. Cettefiche récapitule les points d’organisation de l’événement à améliorer par thématique.Intérêts :- Un outil gratuit, simple et convivial- Une mine d’informations ! Un grand nombre de ressources (liens, pistes d’actions) sontproposées ainsi que des conseils pour améliorer son bilan environnemental- La possibilité d’avoir une vision beaucoup plus précise de l’impact de son événement etsurtout de dégager les pistes d’actions à mettre en place pour le maitriser.- La possibilité de partager les résultats avec l'ensemble de l’équipe et les partenaires.À savoir :Il ne s’agit pas d’une évaluation quantitative, aucune donnée chiffrée n’est demandée. Cetoutil est donc complémentaire à la mise en place d’indicateurs chiffrés.| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 5Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental


2. LE BILAN CARBONELe Bilan Carbone est une méthode développée par l’ADEME pour comptabiliser lesémissions de GES (gaz à effet de serre) d’une organisation. Le Bilan Carbone permet demettre en œuvre un plan d’actions de réduction des émissions de GES.Le Bilan Carbone ne comptabilise pas tous les impacts environnementaux des festivals maisuniquement les émissions de gaz à effet de serre.Pour faire un Bilan Carbone, il faut généralement faire appel à un prestataire extérieur celademande du temps et des compétences et cela représente un coût.Au vu des Bilan Carbone réalisés par des festivals ces dernières années, il apparaît qu’ilsont pour la plupart similaires mettant en avant la prédominance des transports dans lesémissions totales (de 60 à 80% en moyenne).> D’après le bilan carbone de Marsatac, les déplacements du public et de l’équipe techniqueet artistique équivalent à 60% des émissions de GES de l’événement alors que laconsommation d’énergie représente 2 à 4%.> L’ADEME précise que depuis 2011, les Bilan Carbone isolés ne sont plus soutenusfinancièrement. Seuls les Bilan Carbone intégrés à une opération groupée (minimum 4 à 5 etidéalement 10 à 12) pourront bénéficier d'une aide.L’évaluation quantitative par thématiqueLa mise en œuvre d’un plan d’actions environnemental qui s’inscrive dans la durée nécessitede bâtir des indicateurs de suivi pertinents. Le calcul de ces indicateurs ne peut se fairequ’en disposant de données sur la manifestation.Les festivals échangent sur la façon dont ils ont recueilli des données et sur les indicateursde suivi qu’ils ont mis en place.1. FRÉQUENTATION ET DÉPLACEMENTS> Marsatac a réalisé une étude de son public sur un échantillon de 1000 personnes pourconnaître leur provenance et savoir comment ils se déplacent (à pied, en voiture, en navette,...) en vue d’organiser le transport avec la RTM (Régie des Transports de Marseille). Lefestival a fait appel à un prestataire extérieur pour réaliser cette étude. Le festival a aussiévalué le mode de déplacement de ses artistes, de ses techniciens et de son équipe quireprésente 20% des émissions totales de GES.> Grandeur Nature a réalisé une étude socio-économique en collaboration avec un cabinetitalien sur le mode de déplacement du public.Le festival a donné un questionnaire à remplir à l’accueil avec un taux de retour de 80%.> L’équipe de Midi Festival a élaboré un questionnaire en interne et ses salariés ont enquêtéauprès du public et rempli eux-mêmes les fiches. Bien que le système marche, il est trèschronophage.| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 6Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental


Charlie Free a réalisé une enquête sociologique de son public en 2008 en s’appuyant surle travail de la Fédurok (Fédération de lieux de musiques amplifiées/actuelles). Le festival vaentamer une nouvelle enquête orientée sur l’éco-responsabilité de son public en 2011.> Le Festival d’Avignon n’a pas encore réalisé d’analyse de son public sur la question destransports, mais se base sur des analyses du public élaborées par des universitaires (maisce n’est pas régulier).> Lieux publics en tant que festival « jeune » n’a pas encore entamé cette démarche, mêmes’il en ressent l’intérêt. Le festival évalue simplement la fréquentation avec la billetterie.> Le GERES met en avant deux critères incontournables liés au transport : le lieu d’origine(distance entre le festival et le domicile // nombre de kilomètres) et le mode de transport. La plateforme aér propose de réaliser un questionnaire type à destination dupublic pour récolter les informations nécessaires à l’évaluation des transports. Suite à ce recueil d’informations, la plateforme aér pourra engager unenégociation collective auprès des AOT (Autorités Organisatrices desTransports).2. LES DÉCHETSCertains festivals font appel à des prestataires pour la gestion et l’évaluation desdéchets :> Le festival Marsatac fait appel à l’association Aremacs à qui il délègue l’ensemble de lagestion des déchets. Le recours à ce prestataire permet d’évaluer les déchets générés etvalorisés (part des déchets recyclables, non-recyclables et du compost).Le festival constate la baisse progressive des quantités de déchets non recyclables (37m3en 2010 contre 45m3 en 2009).> Le festival Les Plages électroniques a travaillé en 2009 avec la Ville de Cannes puis avecAremacs. Ce prestataire s’avère plus efficace et impliqué, il donne des chiffres bien plusprécis et retrie les déchets si cela n’a pas été fait correctement.> Le Festival d’Aix collabore avec la CPA (Communauté du Pays d’Aix) sur la gestion desdéchets.Les festivals s’accordent sur le fait que faire appel à un prestataire implique un coût, mais serévèle très efficace et permet un recueil précis des données.Comment évaluer les déchets ?> Le GERES explique que pour estimer les volumes ou poids de déchets générés, on peutpeser un conteneur ou estimer le volume d’un conteneur, et le multiplier par le nombre deconteneurs remplis.Ce principe peut s’appliquer aux déchets valorisables et non-valorisables.| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 7Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental


Comment mesurer ses consommations électriques ?- Grâce aux facturations- Aux relevés des compteurs électriques (avant et après). Sachant qu’il est possible depréciser ces chiffres à l’aide de « sous compteurs modulaires branchés » sur lestransformateurs.- En croisant la liste du matériel utilisé (mentionnant les puissances) avec les duréesd’utilisations. La plateforme aér relève l’importance de la mutualisation de matériel telsque les « sous compteur modulaires » pour évaluer les consommationsélectriques.4. LES CONSOMMATIONS D’EAU> Charlie Free a quantifié ses consommations d’eau lors de sa précédente édition grâce à unéconome de flux.Le festival a fait appel à la Mairie de Vitrolles pour mesurer les consommations d’eau dufestival afin d’estimer l’impact de la location des toilettes sèches. Deux compteurs d’eau ontété prêtés par la SEM et placés par la Régie plomberie des bâtiments.Le festival estime avoir économisé plus de 15 000 litres d’eau grâce aux toilettes sèches.Comment mesurer ses consommations d’eau ?- Grâce aux facturations- Aux relevés des compteurs d’eau (avant et après). Sachant qu’il est possible de préciserces chiffres à l’aide de « sous compteurs modulaires branchés » sur les arrivées d’eau- Aux relevés des caractéristiques des systèmes d’économie d’eau et estimation de la duréeou de la fréquence d’utilisation pour approcher un volume évité- A l’estimation du nombre de passages sur les toilettes sèches (en considérants que chaquepassage économise en moyenne 10 litres d’eau)5. LES CONSOMMATIONS DE PAPIER> Marsatac et le Festival d’Avignon quantifient le papier consommé.En fonction de la nature du papier (qualité, mesure par papier, grammage et taille), Marsatacdétermine le grammage papier utilisé par festivalier.Grâce à une rationalisation de la communication et à une éco-conception des supports,Marsatac évalue la consommation de papier par festivalier à 78,3 grammes (contre 111grammes en 2009 et 105 en 2008).Les festivals constatent que plus le format est standard moins il y a de déchets générés parla production. Des formats « exotiques » nécessitent des découpages donc des dépenses enénergie et des déchets générés.> Le Festival d’Avignon rationnalise les quantités de papiers imprimés en comparant d’uneannée sur l’autre.| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 9Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental


Les Plages électroniques incite l’achat de billets électroniques pour limiter les impressionde billetterie.> Le Chantier soulève le paradoxe de l’utilisation d’Internet car ce mode de communicationutilise beaucoup d’énergie.> Le GERES préconise de faire la part des achats et services éco-responsables sur lebudget global.Comment mesurer ses consommations de papiers ?- Factures d’impression, avec poids et quantités pour chaque support- Évolution du poids des supports de communication et nombre d’exemplaires concernés parrapport à la précédente édition- Réduction du nombre de supports imprimés pour la communication par rapport à laprécédente édition- Distinguer pour les achats et les prestations d’impression les quantités de papier possédantdes caractéristiques environnementalesComment valoriser les résultats ?OBJECTIFS : Communiquer- Etre crédible auprès de ses différents partenaires- Communiquer sur son engagement éco-responsable envers le public- Sensibiliser les citoyens et partenaires- Se motiver et motiver ses équipesUn plan d’action peut ensuite être décliné, par le biais d’un agenda, d’une charte, d’unepolitique ou un engagement éco-responsable.La mise en place peut se faire en interne ou en partenariat avec une association ou uncabinet externe et prendre la forme d’un plan d’actions sur plusieurs années.| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 10Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental


Présentation du nouveau dispositif d’accompagnement desévénements éco-responsables de la Région> La Région PACA présente le nouveau dispositif « AGIR+ » qui fait suite à l’appel à projets"amélioration des performances environnementales des sites et équipements culturels"mené en 2010 dans le cadre de la démarche « AGIR ».Ce deuxième dispositif cible prioritairement les actions concernant :- Les déplacements- Les achats éco-responsables- Les déchetsLe dispositif AGIR + met en avant les indicateurs de résultat.Pour l’année 2011, le respect de ces critères permettra aux structures candidates d’obtenirune aide financière et un accompagnement technique à la réflexion et aux actions qui endécoulent. Les porteurs de projet ont jusqu’au 13 mai 2011 pour déposer un dossier.Les informations complémentaires sont à retrouver sur le site internet de la RégionProvence-Alpes-Côte d’Azur :http://www.regionpaca.fr/notre-region/energie-agir/agir-plus.html| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 11Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental


Plateforme aérGROUPE DE TRAVAIL N°1 : ÉVALUER SON IMPACT ENVIRONNEMENTALMercredi 16 février 2011 de 10h à 13h à l’Arcade à Aix-en-ProvenceRÉSUMÉ DES PISTES D’ACTIONS A DEVELOPPERRessources et outils pratiques Questionnaire type à destination du public pour récolter les informations nécessaires àl’évaluation des transports. Grille d’indicateurs commune aux festivals et élaboration d’un outil de recueil desdonnées environnementales.Actions collectives Travail sur la mutualisation de matériel et notamment des « sous compteurs modulaires »pour les consommations d’énergie et d’eau.CONTACTSBenjamin DurandChargé de mission de la Plateforme aérAccompagnement des festivals éco-responsables en Provence-Alpes-Côte d'Azur04 42 21 78 69 - b.durand@arcade-paca.comhttp://aer.arcade-paca.comSara Ahmed-ChaouchAssistante04 42 21 78 54 - s.chaouch@arcade-paca.com| ARCADE – PLATEFORME AÉR | 12Groupe de travail n°1 – Evaluer son impact environnemental

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