Landes Magazine N°7 - Conseil général des Landes

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Landes Magazine N°7 - Conseil général des Landes

SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009andeswww.landes.orgmagazineOCTOBRE . NOVEMBRE 2008N° 0 7Unnouveaucollège àBiscarrosse


LE 19 OCTOBRE 2009SOYEZCURIEURENDEZ-VOUS SURwww.landes.organdes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


éditorial 3« Le projet deréforme del’organisationterritoriale meten danger ladémocratielocale et lesservices publics »Vous trouverez dans ce numérode rentrée de XLandes Magazine,deux reportages consacrésà l’ouverture du collège « Haute QualitéEnvironnementale » de Biscarrosseet à la mise en œuvre de treizenouvelles lignes de transportinterurbain au tarif unique de 2 euros.Ces deux réalisations, qui répondentchacune à leur manière aux besoinsd’une population en forte croissance surle territoire, marquent un engagementfort des élus du Département.D’autant que le collège départementalde Biscarrosse, comme le réseaude transport public XL’R affiche un coûtnon négligeable pour la collectivité :respectivement 13 millionset 3 millions d’euros.La faisabilité de ces opérationsdécoule d’un principe simple maisque je crois efficace pour apporterdes réponses de proximité aux besoinsde nos concitoyens : le Conseil général,collectivité de plein exercice, possèdela maîtrise du vote des tauxd’imposition destinés à financer lespolitiques publiques locales qu’il meten œuvre librement. Cette autonomiefiscale est aujourd’hui menacée.Elle est menacée par un projet dugouvernement, qui venant anticiperle projet de réforme de l’organisationterritoriale, met en danger ladémocratie locale et les services publics.Il s’agit de la suppression de la taxeprofessionnelle.Dès la phase transitoire, c’est à dire en2010, les conseils généraux percevrontune compensation budgétaire, mais ilsperdront la maîtrise du taux de la taxed’habitation et de la taxe foncière surles propriétés non bâties. La liberté devote des taux sur le foncier bâti resterapar la suite très encadrée. Tout cela peutparaître encore virtuel, mais le résultatsera, lui, malheureusement bien réel .Ce sera moins de moyens financierspour les collectivités et donc à termemoins de constructions de collègespour nos enfants, moins de transportspublics, moins d’accueil pour la petiteenfance et les personnes âgées, moinsde soutiens aux projets associatifs,à la culture, aux sports…Plutôt que de s’attaquer auxcollectivités locales, qui dans notrepays financent les trois quartsde l’investissement public,l’État ferait mieux d’assumer sespropres responsabilités, cellesde l’emploi, de la sécurité, de la santé,de la justice, de l’éducation.Pour ma part, aux côtés d’une grandemajorité d’élus locaux et je n’en doutepas à vos côtés, je reste mobilisé pourpréserver ce qui a fait ses preuves,pour que toutes les collectivitéspuissent continuer à assumer leurscompétences, maintenir le lien socialet redistribuer aux hommeset aux territoires, les fruitsde la création de richesse collective.Henri EmmanuelliDéputé , Président du Conseil général des Landesandes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


4 La photo des lecteursJean-Paul TalimiNuages de cerf-volants - Plage de BiscarrossePhotographes amateurs,si vous voulez que vos imagessoient publiées dans cette page,adressez-nous un fichierau format jpg par mail.landes.magazine@cg40.frChaque photo sera créditée du nom de son auteuret pourra être accompagnée d’une légendede 150 signes au maximum. XLandes Magazinese réserve le choix de publier ou nonles photos et celui de la date de parution.La publication des photos ne sera pas rémunérée.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Sommaire53 filles pour un exploit2218 2412Une rentrée écolo et branchéeentretien avecJoël GoyheneixBimestriel édité parle Conseil général des LandesDirecteur de la publicationHenri EmmanuelliCo-directeur de la publicationJoël GoyheneixComité de rédactionGabriel Bellocq, Guy Berges,Nicole Bippus, Robert Cabé,Isabelle Cailleton, Gilles Couture,Pierre Dufourcq, Xavier Fortinon,Joël Goyheneix, Dany Michel,Bernard Subsol, Alain Vidalies.Rédaction en chefLionel NiedzwieckiRédactionCatherine Acher, Florence Bord,Valérie Dechaut-Geneste,Catherine DutournierPhotographiesSébastien ZambonLandes MagazineDirection de la communication23, rue Victor-Hugo, 40025Mont-de-Marsan Cedex.Téléphone05 58 05 40 35Fax05 58 05 41 89Courriellandes.magazine@cg40.frsite internetwww.landes.orgDirection artistique& réalisationwww.ledesignroom.com - HossegorImpresssionImaye Graphic - LavalDistributionLa PosteDépôt légalNovembre 2008. N°ISSN 0761.6082Landes Magazine est impriméà 170 000 exemplairesActualités3 L’éditorial d’Henri Emmanuelli4 La photo des lecteurs6 Face à la Grippe A8 Le réseau XL’R en serviceDossier rentrée14 Un nouveau collègeà Biscarrosse16 L’usage du portable évalué18 Entretien avec Joël GoyheneixSport22 Trois fillespour un exploitCulture24 Portfolio Arte Flamenco 200926 La Semaine Gasconnerevisitée27 Entr’acte et Scène,le retour28 L’agenda des sortiesPatrimoine30 Hommage à Francis PlantéDétenteArte Flamencoà la Fête31 Mots fléchés, Sudoku,recette de cuisineandes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


6grand angleLesétablissementssensibilisésHenri Emmanuelli s’est rendudébut septembre au foyerMajouraou, à Mont-de-Marsan,frappé, le 23 août dernier,par le décès d’une résidenteatteinte de la grippe A.Le président du Conseil généraldes Landes est venu témoignerde la solidarité du Départementaux résidents, personnelset bénévoles de l’établissement.Face au virus de la grippe A,le Conseil général a sensibilisél’ensemble des établissementsmédico-sociaux landais,leur demandant « d’appliquerles consignes de sécuritétransmises par les autoritéssanitaires ».Grippe A :Le Département mobiliséEn cas d’épidémiegrippale,le Conseil généraldes Landes continueraà assurer ses missionsde service public.pour en savoir plushttp://www.pandemie-grippale.gouv.frhttp://www.inpes.fr/La rentrée est placée sous le signe dela mobilisation face une éventuellepropagation du virus de la grippe A.« Depuis juillet, le Départements’est organisé pour anticiperle risque sanitaire dans ses serviceset poursuivre ses missionsessentielles auprès des usagers,dans l’hypothèse où nous passerionsau niveau d’alerte 6 », indique PascalNaud, Directeur adjoint desRessources Humaines,au Conseil général des Landes.Le Département a d’ores et déjà prisses dispositions en matière d’hygiène:masques (en cas de pandémie),solutions hydro-alcooliques,lingettes désinfectantes,poubelles adéquates, consignesparticulières aux agents de nettoyageetc… Objectif : limiter les risquesde transmission. « S'il faut dédramatiserface à cette grippe qui a la particularitéd'être très contaminante, il estnécessaire de prendre des mesuresau nom du principe de précaution »,insiste le médecin de préventiondu Conseil général.Cette première phase est complétée parla mise à disposition d’outils decommunication et de sensibilisation :espace Intranet dédié, réunionsd’informations régulières et délocalisées,campagne d’affichage sur les « bonsgestes » à adopter, mais aussi desinformations spécifiques à l’attentiondes assistantes maternelles et familiales.« Des mesures préventives internes,destinées à assurer la continuité desprestations pour le grand public »,précise Pascal Naud.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


grand angle 7Si le niveau d’alerte pandémiqueétait déclaré (niveau 5B ou 6),le Département passerait alors lavitesse supérieure et déclencheraitson plan de continuité d’activité (PCA).Autrement dit, il activerait une cellulede veille dans ses différents services.« L’objectif est de coordonner enamont les services, déterminer lescontacts privilégiés dans chaquedirection, pour que l’ensembledes services à la population puissentcontinuer à fonctionner », détaillePascal Naud.Ainsi, la Direction dela Solidarité « continuera à faire faceà l’urgence sociale », assure sondirecteur, Francis Lacoste, au mêmetitre que les autres directions, où lesmissions essentielles seraient, ellesaussi, assurées.Qui seravaccinéen priorité ?La vaccination, gratuite et faiteen deux injections, sera proposéeà tous les Français qui le désirent.Les personnes souffrantde pathologies respiratoires,les femmes enceinteset le personnel médicaldevraient bénéficier despremières doses. Selon le ministèrede la Santé, la vaccinationcontre le virus ne devait pasrecevoir d’autorisation demise sur le marché avant« le milieu d’octobre ».andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


8ActualitésXL’R, le paridu transport douxAvec XL’R,le Départementbooste son réseaude transportde bus interurbain,en proposant15 lignes à 2 euros.Des transports en commun accessiblesà tous.Un scénario devenu réalité dans lesLandes, depuis le 2 septembre. 15 lignesde bus au tarif unique de 2 eurosfonctionnent sous la bannière XL’R, lenouveau réseau de transport du Conseilgénéral. Elles rallient les principauxbassins d’emplois du département. Leréseau est ciblé pour des déplacementsrapides, favorisant les trajets domiciletravail.L’offre de transports demeurecomplémentaire à celle de la Régionavec le TER. « Le réseau XL’R répond àplusieurs préoccupations des ménageslandais :l’effritement du pouvoir d’achat,les difficultés liées à l'étendue dudépartement et sa faible densité urbaine,et enfin, la problématique environnementale», note Henri Emmanuelli.XL’R « va aussi améliorer la lisibilité etl’identification du réseau grâce à un opérateurunique, la RDTL », précise le président duConseil général des Landes. La refonte duréseau a démarré en mars dernier, avecle lancement de la Ligne Express Dax/Montde-Marsan,puis complété début juillet parla Ligne Facture/Biscarrosse. Il sera finaliséfin 2010 - début 2011, où une dizaine delignes supplémentaires verront le jour.Objectif: assurer une desserte optimale dudépartement. À cette échéance, tous leschefs lieux de cantons seront desservis. Surle réseau complet, le but est de dépasserles 200 000 passagers par an, contre 90 000actuellement, dont 30 000 pour la seuleLigne Express.Ligne 1 Mont-de-Marsan / DaxLigne 2 Hagetmau / Mont-de-MarsanLigne 3 Hagetmau / DaxLigne 4 Saint-Sever / DaxLigne 5 Soustons / BayonneLigne 6 Vieux Boucau / DaxLigne 11 Biscarrosse / FactureLigne 13 Mimizan / SabresLigne 21 Tartas/MugronLigne 22 Mugron / Mont-deMarsanLigne 23 Castets / DaxLigne 24 Sabres / Mont-deMarsanLigne 26 Biarrotte / BayonneLigne 27 Peyrehorade / DaxLigne 28 Amou / Orthez+ 10 % defréquentationmensuelle sur laLigne ExpressDepuis son lancement en mars,13 000 voyages ont été recenséssur la Ligne Express Dax/Mont-de-Marsan, avec un pic à 3 000 en juin.Selon les chiffres arrêtés fin juillet,la fréquentation moyenne s’établiten moyenne à 25 passagers par caret par trajet, soit 80 % de la capacitédes véhicules. D’un mois sur l’autre,la fréquentation de la Ligne Expressa augmenté en moyenne de 10 %.Sur la Ligne Biscarrosse/Facture,540 voyages ont été comptabilisésen juillet, soit 20 voyages par jouren moyenne.PRATIQUETarif : 2 euros l’unité, 15 eurosle carnet de 10 voyages, 40 eurosl’abonnement mensuel.Gratuité pour les bénéficiairesdu RSA, de l’Allocation Adulte Handicapéou du Fonds de Solidarité.Billets en vente dans les bus RDTLou en agences.Renseignements :05 58 05 66 00ou www.rdtl.frandes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Actualités9La Ligne Express recenseen moyenne 160 passagers par jourdans ses 6 allers-retoursAline,petite nouvelle de la Ligne Express,trouve qu’il règne ici une « ambiancechaleureuse ». Élodie,23 ans,passe actuellementson permis sur Mont-de-Marsan.« Je prends le car depuis peu de temps etje dois dire qu’avec eux, on ne voit pas letemps passer, tant les discussions sontanimées ». Seul bémol, relève Lydie :« il manque une tablette pour jouer auxcartes ». À bon entendeur…Le bus des copainsAvec la Ligne Express,le traditionneltransport en communse surprend à rompreavec une certainemorosité…La Ligne Express : c’est une ligne de busflambant neuve, rapide, écolo, et pas chère.La Ligne Express,c’est aussi Lydie,Michel,Nathalie,Jean-Luc,Marie-Isabelle,Cathy…une bande de joyeux lurons, devenusinséparables. « Nous sommes le noyaudur de l’Express », confesse Lydie, fidèleusagère. Cette pionnière du Dax/Montde-Marsanse dit globalement satisfaitede la « ponctualité » et du « confort » dela ligne. « On n’a pas à supporter le soleildans les yeux ni le brouillard du matin…Ici, on se laisse porter ». Autre argumentcapital pour le groupe : les finances. « Enprenant ce bus j’économise 150 euros decarburant par mois », relève Michel, salariéà la Préfecture. Sa complice, Nathalie,ajoute : « La Ligne Express ? Je n’y voisque des avantages : plus de stress et defatigue liés à la conduite et, surtout, degrands moments de franche rigolade,quine font pas de mal après une journée detravail ». Partager deux heures chaquejour, ça créé forcément des liens. « Ondiscute, on plaisante, on se met en boîterégulièrement… bref, on redevientpresque des ados », reprend Michel, quiavoue avoir parfois besoin de calme« surtout le lundi matin ». Ceux quiveulent dormir n’ont qu’à s’installer àl’avant, lui répondent ses voisines,surnommées les « pipelounes ». C’estdevenu la règle : l’arrière du véhicule estréservé… à la causette. « J’ai déjà essayéde bouquiner ou d’écrire pendant le trajet…Mais la tentation de papoter est beaucoupplus forte », reconnaît Lydie. Les copainsdu bus se donnent même des nouvellespendant leurs congés d’été,en s’échangeantdes cartes postales. L’amitié, ça s’entretient,affirment-ils en chœur. À la rentrée, legroupe s’est étoffé de nouveaux arrivants.Lydie et ses comparses, le « noyau dur » de la Ligne ExpressCovoiturage :Passezla seconde !Le covoiturage est une alternativeidéale pour optimiser vos trajetsdomicile-travail. Initié depuisplus d’un an par le Conseil général,le site www.covoituragelandes.orgregroupe 2 150 inscrits,pour 2 250 trajets proposéssur l’ensemble du département.Pour les personnes n’ayantpas accès à Internet, un numéroindigo 0 820 820 138(0,09 euros par minute TTCà partir d’un poste fixe)est disponible.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


10ActualitésLa Déviation de Airea été inaugurée cet étéAire, premier maillonde l’A65La déviation d’Aire-sur-l’Adour, intégréeà la future autoroute A65 Langon-Pau,a vu officiellement le jour le 10 juilletdernier.Réalisé à 2x2 voies aux normesautoroutières, l’ouvrage, long de 10 km,est d’accès gratuit et le restera lorsde la mise en service de l’A65.Le coût de l’infrastructure s’élève à56,3 millions d’euros et a été financéepar l’État (40 %), la Région Aquitaine(40 %) et le Département.Un contratentre ces 3 partenaires stipule que lessommes ainsi versées seraient à valoirsur le financement de l’A65.Mais désormais, on sait que l’A65coûtera moins cher au Conseil généralque ce qu’il a payé à l’État pour ladéviation d’Aire-sur-l’Adour.Le Département demande donc leremboursement à l’État du « trop perçu »,soit 4,6 millions d’euros, ce quele Préfet de région refuse, malgré lasignature de l’État.« C’est à l’État de fairerespecter les engagements financiersqu’il a pris, dans la mesure où c’est luile maître d’ouvrage », a rappelé au coursde l’inauguration Henri Emmanuelli,qui n’exclut pas de porter l’affairedevant les tribunaux.● La RD 933 Sud finaliséeLe Département a achevé, le 14 août dernier,les travaux de la mise à 2x2 voies de laRD 933 Sud.L’ouvrage, de 15,5 km, relieSaint-Sever et l’entrée de Mont-de-Marsan.Ces opérations ont mobilisé sur 8 ansune vingtaine d’entreprises principaleset une cinquantaine d’entreprises soustraitantes.Les services de l’Aménagementont assuré la maitrise d’œuvre del’ensemble de l’opération, dont leDépartement est maître d’ouvrage.LeConseil général invite les usagers àrespecter les vitesses autorisées, 90 ou 110km/h selon les sections.Tout pour réussirvos randonnéesPour tous les amoureux dela marche et de la nature, le Conseilgénéral des Landes édite une sériede guides thématiques consacrés auxactivités de randonnée dans lesLandes. Les circuits offrent de bellesbalades dans le département où vouscheminerez entre forêt, littoral etChalosse. Le Département a rééditécette année 7 exemplaires derando-guides : Landes circuitséquestres, Chalosse, Pays d’Ortheet de Pouillon, Bas-Armagnac,Marsan, Petites Landes de Roquefort,Parc Naturel Régional des Landes deGascogne. Conçues dans desjaquettes, les fiches, réactualisées,regroupent les chemins et sentiersbalisés pédestres, équestres etcyclistes. Certaines cartes ont étéredimensionnées pour faciliterleur lecture. L’ensemble des fichesest imprimée sur papier recyclé.Points de venteCairn Éditions, Offices de tourismeet Comité départementalde la Randonnée pédestre.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


actualités 11(1) Le montant de l’aide du Conseilgénéral pour la construction de l’Ehpadd’Hossegor s’élève à 1 722 630 eurosUn nouvel Ehpad à HossegorAprès deux années de travaux, l’Ehpad(1) (établissement d’hébergement pourpersonnes âgées dépendantes) de Hossegorouvre ses portes début octobre.Convivial, moderne et fonctionnel, cenouveau lieu de vie accueille 70 résidents,dont 12 places réservées à l’accueil demalades atteints d’Alzheimer. Né en 2005,le projet répond à un double objectif :privilégier l’harmonisation des populationset valoriser le lien inter-générationnel.Le bâtiment, aux normes HQE (HauteQualité Environnementale) dispose d’unespace Animation.Dessine-moi une planèteSoutenue par le Conseil général des Landes,l’association landaise « À chacun sa planète » vient d’acheverun copieux voyage pédagogique au chevet d’enfants défavorisés.Leur périple solidaire les a menés dans des institutionsspécialisées et des orphelinats de Russie, Inde et Pérou.« L’objectif était de mettre en place une réflexion pédagogiqueavec eux, grâce à la lecture du livre du Petit Prince »,explique Alice Ranzoni, vice-présidente de l’association.Pour laisser une trace écrite de leurs échanges, les enfantsétaient invités à dessiner « leur planète ».« À Chacun sa Planète » vous fait partager ces dix mois de voyages,illustrés de photos, de dessins, de récits et de reportages .À la médiathèque de Morcenx du 6 au 17 octobre.À la Minoterie de Mont-de-Marsan, du 16 au 26 novembre.À la galerie de la Bibliothèque de Dax du 14 décembreau samedi 9 janvier 2010 et à la grange de Christus.À Saint-Paul-Lès-Dax, du 11 au 30 janvier 2010.« Nous avons été particulièrementattentifs à l’ouverture des résidents versl’extérieur, via notamment des activitésculturelles, physiques ou manuelles »,précise Olivier Youinou, responsable dupôle des établissements publics pourpersonnes âgées au Conseil général desLandes. Chaque chambre de l’unitéAlzheimer donne directement accès àune pièce de vie commune de 210 m 2 .Dans cet espace, la signalétique etl’organisation des locaux ont été penséespour favoriser le repérage spatial desrésidents.www.achacunsaplanete.com● Extension du foyerMajouraouAprès le douloureux épisiode de lagrippe A, la vie reprend son cours aufoyer Majouraou de Mont-de-Marsan.L’établissement, qui accueille deshandicapés moteurs, se tournedésormais vers l’avenir et la perspectived’offrir à ses résidents des locaux plusfonctionnels et conviviaux.Le projet consiste à accroître le nombrede places disponibles et à adapter leslocaux. L’an prochain, sa capacitépassera de 54 à 76 places(dont 20 places médicalisées),avec une diversification des prisesen charge : accueil temporaire,d’accueil d’urgence et de jour et priseen charge classique.Depuis début 2009, une unitérésidentielle de 15 places est implantéepour les personnes les plus autonomes.Tous les studios sont indépendants,domotisés et ouvrent sur des espacesverts. La structure associe la sécurité,l’intégration et l’autonomie.La fin des travaux est prévue pourle printemps 2010. Leur coût total s’élèveà près de 8 millions d’euros, financé enpartie par le Conseil général des Landes.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


12 Rentrée scolaireUne rentréeécolo etbranchéeandes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Rentrée scolaire13Écologique et numérique sontles maîtres-mots de la rentréescolaire dans les Landes,où 15 600 collégiens ont reprisle chemin de l’école, débutseptembre.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


14 Rentrée scolaireBiscarrosse,un collègeexemplaireFinancé par leConseil généraldes Landesà hauteur de13,2 millions d’euros,le second collègede Biscarrosseest en pointe enmatière d’économied’énergie etde respect del’environnement.« Entre la tempête, la criseet les fermetures d’entreprises,ce collège est un rayon de soleil ! »,a commenté Henri Emmanuellilors de l’inauguration du nouvelétablissement, le 31 août dernier.Situé au nord de la commune,sur la route des Lacs, le collègede Biscarrosse allie modernitéarchitecturale et approche écologiqueexemplaire.Baignant au cœur de la forêt,il fait la part belle au matériau bois,qui abrite des façades en structuremétallique pour protégerses habitants du rayonnement.L’ouvrage s’ouvre sur un parvis en boisd’une dizaine de mètres, prolongépar une « rue couverte »entièrement vitrée, où se distribuetout le long, espaces pédagogiqueset administration.« Nous avons imaginé un collègeà la typologie simple, équilibrée etsobre, traversé par un ponton linéaireen bois, qui guide les collégiensdu parvis vers le hall, puis offreun débouché direct sur la cour derécréation », indique Xavier Ratynski,l’un des architectes du projet.Au niveau des équipements, le collègede Biscarrosse ne manque de rien :21 salles de cours, réparties sur deuxniveaux, chacun accessible par unascenseur, un restaurant scolaire, unCDI, un gymnase, un terrain de basketet 3 logements de fonction.Entièrement câblées, et équipées detableaux interactifs, les salles de classebénéficient d’un rayonnementoptimal pour travailler.En ce qui concerne les personnelset les professeurs, ils disposeront d’unespace qui doit favoriser les échanges.Le traitement paysager du collègefait partie intégrante du projetarchitectural avec de nombreuxespaces verts et des terrassesvégétalisées.D'une façon générale, l’accent estmis sur un environnementde travail agréable (ex : les véhiculessont relégués à l’extérieur del’établissement…) et une signalétique –texte et braille - permettant de bienidentifier chaque partie du collège.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Rentrée dossierscolaire15+ 3 % d’effectifsà la rentrée 2009Le second collège de Biscarrossepermet de répondre à lapoursuite de la montée deseffectifs des 35 collèges publicslandais : + 9 % sur les cinqdernières années, et + 3 %pour la seule rentrée 2009-2010.Le collège existant surBiscarrosse (Jean Mermoz)étant en sureffectif (plus de600 élèves), l’implantation dusecond collège, conçu pouraccueillir à terme 600 élèves,permet un accueil plus adapté.Le second collège deBiscarrosse servira de « laboratoire »pour les futurs projetsdu Conseil généralEn 2009, le Conseil généraldes Landes consacre47 millions au servicepublic de l’Education,la moitié étant réservéeaux collèges.Le chantier a intégré une démarcheécologique exemplaire en répondantaux normes HQE (Hautes QualitésEnvironnementales). Des panneauxsolaires pour chauffer l’eau, de l’énergiephotovoltaïque, des détecteurs deprésence pour l’électricité dans les sallesde classe, récupération des eaux pluviales,lampes à faible consommation,systèmesde régulation et de suivi des consommations,sans oublier les chaudièresbois…Tout a été pensé pour respecter l’environnement.Preuve que la constructionresponsable est une préoccupationessentielle du Conseil Général, quis’engage résolument en faveur du développementdurable. « Ce collège est unevraie réussite » confie Renaud Vauthier,Directeur de l’Éducation, de la Jeunesseet des Sports au Conseil général desLandes.« Dans le contexte actuel de l’éducation,c’est un projet ambitieux qui sort deterre. De plus, il répond aux choix duDépartement : respect de l’environnement,choix durable des matériauxet chantier adapté aux nouvellestechnologies ».Un sentiment partagé par la principaledu collège, Françoise Laurençon :« l’ensemble est harmonieux et parfaitementintégré dans son environnement.Les conditions matérielles sont réuniespour mettre en route une dynamiquepédagogique favorable ».Le second collège de Biscarrosse servirade « laboratoire » pour les futurs projetsde collège du Conseil général, notamment,en matière d’économie d’énergie.Reste désormais à trouver un nom à cenouveau fleuron de l’équipement public.Son voisin s’appelle Jean Mermoz.Parité oblige, Henri Emmanuelli a suggéréqu’il porte le nom d’une personnalitéféminine…andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


16 Rentrée scolairePortables au collège :une margede progressionL’institut TNS Sofrèss’est penché surles usages del’ordinateur portabledans les collèges.Si l’outil estglobalement bienperçu, son utilisationreste encore àaméliorer.En septembre 2001, le Départementinnove en remettant à tous les collégiensde 3 ème un ordinateur portable. En 2005,les 4 ème sont dotés à leur tour. L’opération« Un collégien, un ordinateur portable »(1) est née.Huit ans après son lancement,le Conseil général des Landes a décidéde mesurer l’impact de son utilisationauprès des élèves,enseignants et familles.Objectif : recueillir le sentiment desacteurs de l’opération pour définir desaxes d’amélioration. Une enquête a étécommandée à l'institut TNS-Sofrès. Ellea été menée en novembre 2008 et s’appuiesur 10 261 réponses à des questionnaireset 80 entretiens en face à face. Premierenseignement : 9 professeurs sur 10estiment que l’ordinateur portable àl’école remplit un objectif « d’égalitésociale et de réduction de la fracturenumérique ». C’est aussi, pour 81 %d’entre eux, un « moyen de familiariserles élèves avec la vie professionnelle ».Ainsi, plus de la moitié des enseignants(57 %) déclarent utiliser leur ordinateurau moins un cours sur deux. Ils n’étaientque 34 % en 2004. Dans le même temps,ils sont 40 % à solliciter les collégienspour utiliser leurs propres machines enclasse. « Ces chiffres montrent bien quel’ordinateur ne modifie pas les pratiquesenseignantes, mais que ce sont lesenseignants qui intègrent ces innovationsà leurs pratiques habituelles», commentePierre-Louis Ghavam, chef du serviceTechnologies de l’Information et de laCommunication au Conseil général desLandes. Selon cette enquête, les plusfervents utilisateurs sont les profs deSciences de la vie et de la terre (96 %),de Technologie (84 %),de Musique (83 %),de Sciences physiques (79 %) et d’Espagnol(70 %). « Globalement, les usages sesituent surtout dans le domaine dudémonstratif et de l’enrichissement ducours. En Sciences de la Vie et de laTerre, il est possible de visualiser lestremblements de terre, les tsunamis,les chaînes volcaniques… » reprend-il.Retrouvez l’ensembledes résultats de l’enquête surwww.landesinteractives.netandes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Rentrée dossierscolaire17Parmi les freins à une utilisation plusrégulière du portable, les enseignantscitent la perte de temps d’installation(53 %), la perturbation des élèves (35%), mais aussi le manque d’efficacitépédagogique (32 %). Selon HenriEmmanuelli, président du Conseilgénéral des Landes, « l’engouementdépend surtout de la formation du professeur.Il y a ceux qui ont fait leurs étudesavec un ordinateur et les autres, parfoisplus réticents à l’utilisation du portableen classe ». Plus d’un enseignant surdeux déplore d’ailleurs le manque deformation. Chez les parents, l’ordinateurportable à l’école est « utile » pour 90%. Pour autant, seulement 20 % d’entreeux estiment que leur enfant est« mieux organisé dans son travail »,depuis qu’un ordinateur leur est prêté.Autre bémol : comme les professeurs etles personnels d’encadrement, les parentscraignent un certain détournement del’outil, notamment à des fins ludiques.« L’un des objectifs de cette opérationétait bien d’ouvrir les familles auxtechnologies de l’information. Le jeuvidéo est l’une des composantesessentielles de la culture numérique »,indique Pierre-Louis Ghavam. Enfin,l’enquête révèle qu’Internet est rarementutilisé en classe (18 %), au grand damnedes élèves. « Dans l’Éducation nationale,pour voir les fruits d’une innovationsur le terrain, il faut du temps, beaucoupde temps », conclut le responsable desTIC.(1) Le Département a investi prèsde 43 millions d’euros depuis 2001pour l'opération.Retrouvez l’intégralité del’interview de Pierre-Louis Ghavam,chef du service TIC surwww.landes.org« Un collégien,un ordinateurportable »en chiffres9 000 ordinateurs portablesdistribués aux 35 collèges landaisà la rentrée 2009-2010, dont :7 400 collégiens de 4 ème et 3 ème200 collégiens en difficultéscolarisés dans des classes UPI(Unités pédagogiquesd’intégration, SEGPA, Insertion)1 220 enseignants280 personnels administratifs39 assistants d’éducation.Environ 39 000 collégiens ontbénéficié de cette opérationdepuis septembre 2001.Avec cette nouvelle dotation,les collèges publics landaisrestent les plus informatisés dela région, avec 3,2 élèves parordinateur, selon l’AgenceAquitaine EuropeCommunication (enquête 2007).OBJECTIF :alléger le poidsdu cartableOutre la poursuite de l’opération« Un collégien, un ordinateurportable », le Département a décidéde généraliser l’équipement envisualiseurs à l’ensemble des sallesde classes des collèges publics landais.Ce dispositif (tableaux blancs interactifet vidéo-projecteurs) est l’une desréponses à l’objectif d’allègementdu poids du cartable exprimé,en particulier, par les fédérations desparents d’élèves.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


18 EntretienJoël Goyheneixconseiller généralen charge de l’Éducation« Le Départementva se recentrersur les collèges »Nouveau collègede Biscarrosse,désengagementde l’État,éducation populaire…Joël Goyheneix,conseiller généralen chargede l’Éducationfait le pointsur la rentrée 2009.Le Département milite en faveurd’un égal accès à l’Éducation.Comment cela se traduit-il ?L’Éducation est une priorité pourle Conseil général des Landes.Ce choix s’inscrit dans l’idéalde la Gauche, de former des citoyenslibres, capables de se mouvoir dansun monde de plus en plus complexe.Cet engagement, on le retrouve dansles efforts menés en matière de gratuitédu transport scolaire, de la maternelleà la terminale.Soucieux de réduire la fracturenumérique, le Départementa également équipé les collégiensde 4 ème et 3 ème de matériel informatiquede haut niveau. Mais au-delàde nos compétences obligatoires,nous développons aussi de nombreusespolitiques volontaristes, afind’accompagner et de soutenirles jeunes Landais dans leurs études.Le service public de l’Éducationest-il menacé par le désengagementprogressif de l’État ?Le désengagement de l’État fragilisele service public de l’Éducation.L’État semble profiter quelque peude l’effort financier des collectivitéspour se désengager.Je vais prendre un exemple.Le Département des Landes est l’undes seuls, aujourd’hui, à s’êtreengagé financièrement dans unepolitique de classes Découverteà l’école primaire.L’Éducation nationale avait misà disposition deux enseignants,qui en l’espace de 5 ans, nousont été supprimés.Nous avons donc décidé de ne plusaider les classes Découverte en 2010.On ne peut pas toujours se substituerau désengagement de l’État.Le Département n’est pas une vacheà lait. Je souhaite d’ailleurs,qu’à l’avenir, les collectivités localespuissent travailler plusharmonieusement avec l’État.PLUS D’INFOS : www.landes .organdes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Entretien 19» Il faut savoirrompre avec l’idéologiede l’enfant roi et réhabiliterle sens de l’effort…Quels messages adressez-vous auxenseignants ?Avez-vous des craintes pour l’avenir del’éducation populaire ?Quand Condorcet évoque l’Éducationtelle qu’il l’a rêvée, il parle du rôle desmaîtres mais il dit aussi que la seuleécole ne peut suffire à l’apprentissaged’un jeune. Il y a une exigenced’encadrement qui porte un nom, depuisle XIX ème siècle : l’éducation populaire.Et je crois qu’au début du XXI ème siècle,la nécessité d’une éducation populaireest au moins aussi présente aujourd’huiqu’à cette époque !On ne peut pas prétendre résoudretous les problèmes par l’école.On ne peut pas non plus tout reportersur les familles alors que la structurefamiliale se désagrège.La prise en charge de l’enfant doitêtre globale. Je reste persuadéque la socialisation de l’enfantse fait aussi bien dans un centrede loisirs, dans un club de sportqu’à l’école, encore faut-il que cetencadrement soit de qualité.Et je suis très inquiet quand je vois,qu’aujourd’hui, des moyens sont retirésà l’éducation populaire.L’attitude de l’État peut-elle remettreen cause certaines orientationsdu Département ?On ne peut pas éternellementse plaindre des transferts versles collectivités locales, qui nousont coûté des dizaines de millionsd’euros, et en assumer d’autres,au nom de la fonte des crédits d’État.Par conséquent, le Conseil généralva se recentrer sur ses compétencespremières, c’est-à-dire les collèges.Que souhaitez-vous aux collégienspour cette rentrée 2009 ?Je leur souhaite une année sereineet fructueuse, dans une dynamiquede réussite. Je les encourage à être actifset parties prenantes de leur éducation.Ainsi, je les invite évidemment àparticiper à des aventures tellesque le Conseil général des jeunes,qui répond à des objectifsd’apprentissage de la citoyenneté,pierre angulaire de l’école républicaine.Qu’ils sachent goûter qu’ils exercentun métier merveilleux. Je leur souhaiteaussi une administration à l’écoute,des élèves concernés et des famillesprésentes.Les parents doivent éduquerleurs enfants, ce qui ne veut pasdire leur passer tous les caprices.Il faut savoir rompre avec l’idéologiede l’enfant roi et réhabiliter le sensde l’effort… En tout état de causeparents et enseignants doiventtirer dans le même sens et parlerd’une même voix !andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


20 Sécurité3 QUESTIONSau Colonel Olivier Bourdil,directeur départementaldu SDIS des Landes.Quel premier bilan tirez-vous de lasaison des feux dans les Landes ?Au total, nous avons recensé 199départs de feu pour 370 hectaresbrûlés. Le plus gros incendie de lasaison a eu lieu à Meilhan, fin juin,où nous avons dû assurer unesurveillance de la zone durant cinqsemaines afin d’éviter tout risquede reprise. Nous étions préparésà un été à risque, en raison de laprésence de chablis dans les forêts,consécutive à la tempête Klaus.Le manque d’eau et les épisodescaniculaires ont constitué desfacteurs aggravants même si nousavons été peu confrontés à desjournées à vent et à des orages secs.Sur le plan humain, la saison fûtrude en raison des conditionsd’interventions difficiles dans lemassif, nécessitant des techniquesde lutte beaucoup plus lourdes qu’àl’accoutumée. Je tiens à saluer lavigilance et la remarquablemobilisation des sapeurs-pompiers.Le feu de Lubbon, mi-août,a ravagé une dizaine d'hectaresQuelles furent les techniquesde lutte déployées sur le terrain ?Sur chaque incendie, nous avonsrenforcé le nombre d’unités.En moyenne, nous sommes passésde 3 à 4-5 unités, en fonction del’étendue du sinistre.Nous avons dû également adapterles techniques de lutte à laproblématique des forêts.L’utilisation de bulldozers s’est avéréecruciale, sur les incendies de Meilhanet Lencouacq. Ces engins permettentd’aménager des pistes pour créerdes périmètres de sécurité et, ainsi,éviter la propagation des flammes.La difficulté de pénétration desmassifs nous a conduit à privilégierl’attaque au sol, par l’établissementde tuyaux. Une technique souventlongue et fastidieuse, qui nécessitede dérouler et d’enjamber les lances,dans un enchevêtrement de branches.Dans ce cas, on avance à 300 mà l’heure au lieu de 5 kilomètrespar heure. Enfin, nous avons eurecours à l’emploi de feux tactiques,notamment à Meilhan, pour acheverl’extinction d’une lisière quiprésentait des risques de reprise,et nous mettre en sécurité.Outre ces techniques, nous avionspris un certain nombre de dispositionen amont, comme la location d’unhélicoptère de guidage ou encore laréactualisation de l’ensemble de lacartographie forestière.Chiffres clefsDe juinà août 2009300 sapeurs-pompiers mobilisés1 500 volontaires57 caméras perchés sur les miradors27 journées classéesen « risque sévère d’incendies »199 départs de feu370 hectares brûlés dansle département, dont 192pour l’incendie de Meilhan17 interventions de Canadair,125 largages.Quel a été l’apport des Canadairdans la gestion des feux ?Le pré-positionnement de 2Canadair à Mérignac (Gironde)a permis une intervention sur siterapide, entre d’heure et 30 minutes.Leur appui a été décisif pour leshommes au sol. Par exemple,à Lubbon, mi-août, il y avait plusieursdéparts de feu criminels simultanés.Leur action a joué un rôle majeurdans l’attaque des incendiesnaissants. De façon générale,la présence de Canadair a évité unnombre important de grands feuxdans le département. Notre challengeest de les faire revenir l’an prochain,car la situation de nos forêts neva pas s’améliorer avant 3 ou 4 ans…sachant qu’il s’agit d’allouerau mieux les moyensentre le Sud-Est et nous.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


21EXPRESSION21Groupes Politiques du Conseil généralgroupeParti SocialisteUne rentréeen trompe-l’œilLa rentrée scolaire a donné lieu à un exercicede communication du gouvernementque l’on peut qualifier de « surréaliste » !Ministres et hauts fonctionnairesse sont succédés sur les antennes, écransou journaux afin de nous expliqueravec conviction que :1 - L’Éducation était une priorité du gouvernement.2 - La lutte contre les inégalités fondait leurpolitique et que leur désir premier était ladémocratisation des filières d’excellence.3 - La rentrée était parfaitement réussie.Devant des journalistes complaisants(voire parfois complices) ils ont pu réaffirmerleur souci de promouvoir l’école de la Républiqueet les valeurs que celle-ci est censée défendre.La réalité est toute autre :1 - La part du PIB consacrée à l’Éducation parl’État ne cesse de diminuer depuis maintenant7 ans ! (les comptes publics sont formels !).2 - Jamais les inégalités socio-professionnellesn’ont influé autant qu’aujourd’hui surla réussite scolaire. (Toutes les études,sans exception aucune, le confirment).3 - La rentrée n’a été « techniquement »réussie qu’au prix de deux manœuvresque l’on risque demain de payer au prix fort :- La diminution très importante des moyensde remplacement, qui entraînera de multiplescas de classes sans enseignant dès les premièresgrippes venues…- Le recrutement en masse de vacataires quitouchent en moyenne… moins de 800 eurospar mois !Aujourd’hui d’évidence, l’importantce n’est pas ce que l’on fait maisce que l’on dit ! Sarkozy, qui l’a bien comprisa érigé ce principe en méthodede gouvernement. Le peuple français,sous perfusion médiatique, ne s’est pasencore réveillé.Gageons cependant que ce ne saurait tarder.Gageons également que certains réveilsseront douloureux !groupeParti CommunisteLe service publicpour l’égalité,l’environnementAlors que le gouvernement va instaurerune taxe carbone sur les ménages,au nom de la réduction des émissionsde gaz à effet de serre, la SNCF s’apprêteà sacrifier une partie du transport marchandisesqui se traduirait par la mise sur les routesde 700 000 camions supplémentaires par an…Depuis l’ouverture à la concurrence,le transport de marchandises par fer a reculé :les entreprises ferroviaires privéesne se positionnent que sur les trainsles plus rentables et par leur politique(moindre qualité dans le travail,salariés avec un statut réduit)mettent en difficulté la SNCF.Le résultat :hégémonie du transport routier(plus de 80 % du frêt) et progressiondes émissions de gaz à effet de serre.Répondre aux besoins de la nationavec les enjeux environnementaux d’aujourd’huisuppose de remettre en cause la libéralisationdu ferroviaire et de développerle service public SNCF.Défendre l’environnement serait plus efficaceet juste également en instaurantdes critères écologiques pour les entreprises,plutôt qu’en taxant les ménages.Avec une modulation incitative de l’impôtsur les sociétés, de nouveaux critèresde gestion en faveur de technologiesnon polluantes, les banques appliquantun crédit sélectif avec des taux d’intérêt baspour les projets d’investissementscontribuant à la réduction des pollutions.Un meilleur aménagement du territoiredevient aussi urgent pour réduireles déplacements inutiles des hommeset des marchandises.Ce qui suppose de mieux répartir les activitéséconomiques et de maintenir, développerles services publics pour tous sur l’ensembledu territoire. Aussi, nous nous opposonsfermement au projet gouvernementalde transformer l’établissement publicde La Poste en société anonyme,ouvrant la voie à la privatisation totale.Privatisation, qui, comme à France Telecom etEDF-GDF, conduirait à la réduction de la qualitédu service, à des suppressions d’emplois, auxaugmentations tarifaires, à la fermeture debureaux. Pour l’intérêt général,l’environnement et l’égalité de tous,défendons et développons les services publics.groupeUMPNouveau CentreRentrée 2009 :« il y a ceux qui font,et les autres… »Alors que la gauche et en particulier le Partisocialiste cultive la politique des chapelles( Martine Aubry, La Rochelle, Vincent Peillon,Marseille ou encore Arnaud Montebourg,Frangy), l’UMP travaille dans l’union avec sespartenaires à combattre la crise et à réformerprofondément la pays.Comme l’exprimait son Secrétaire général,Xavier Bertrand, à l’occasion du Campusdes Jeunes Populaires de Seignosseen comparant les rencontres militantesdes deux premiers partis de France :« À La Rochelle, les socialistes parlaient auxsocialistes de leurs divisions, à Seignosse,l’UMP parle aux Français de tous les sujets quiles touchent sans aucun tabou ».Et les sujets ne manquent pas en cette rentrée2009 :la rentrée scolaire et universitaireavec la priorité donnée par le Gouvernementau pouvoir d’achat et à l’amélioration desconditions d’études (augmentation del’Allocation de Rentrée Scolaire, revalorisationdes bourses étudiantes, constructions massivesde nouveaux logements étudiants),la mise en application de la taxe carboneconformément aux engagements pris lors duGrenelle de l’environnement,- la réflexion et la présentation du grandemprunt d’État,- la poursuite de la lutte contre la criseet ses conséquences économiques et sociales,- la préparation de la mise en place duprogramme d’action sanitairecontre la grippe A-H1 N1,- la réforme des collectivités territoriales.Aux vues de cette liste, bien loin d’êtreexhaustive, on ne peut vraiment queconstater, une nouvelle fois, que dans notrepays, il existe un large mouvement populairequi travaille et d’autres, bien moinsnombreux heureusement,qui gesticulent pathétiquement.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . 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22 ÉvénementL’odyssée de troischampionnesStéphanie Barneix,Alexandra Lux etFlora Manciet sontdevenues lespremières femmesau monde à avoirouvert la route del’Atlantique nord aupaddle-board.Les 3 sirènes touchent terrele 28 août dernier,après 5 000 km de mer●Pendant deux mois, elles ont affrontétous les caprices de l’océan :températuresglaciales, dépressions, vents contraires...Au terme de 54 jours et 5 000 km demer, les trois « drôles de dames » du défiUcar Cap Odyssée (1) ont rallié à la seuleforce des bras Cap-Breton (sud du Canada)à Capbreton (Landes), le 28 août dernier.Un dialogue avec la nature parfois difficile.« On a vraiment galéré », confesseStéphanie Barneix, à l’origine du défi.« Le premier mois a été particulièrementéprouvant en raison de la force descourants, l’eau était à seulement 8-9°et nous essuyions dépressionssur dépressions »,raconte la jeune femme.Les trois Landaises, championnesde sauvetagecôtier,effectuaient quatrerelais quotidiens sur leurpaddle-board s’arrêtantseulement entre minuitet 3 heures du matin. « Les nuits étaientparticulièrement difficiles pour les filles »,se souvient Yves Parlier, leur parraindans cette aventure. « Le manque derepères et la violence des vagues leurdonnaient le mal de mer ». Certes, ellesont parfois « eu du mal à se mettre àl’eau », mais dans ces moments-là,« quelques regards suffisaient pour serelancer ». Et puis, il y a eu le passagedu fameux Gulf Stream, au termeduquel les conditions de mer étaientdevenues plus clémentes.« Nous avons passé un cap psychologique.À partir de ce moment-là, nousdécomptions les jours qui nous séparaientde la côte landaise », reconnaît FloraManciet, 25 ans. Le froid, le vent et lafatigue ne seront jamais venus à boutdes trois championnes.» Leur exploitest d'ores et déjàhomologué par leGuinness des recordspour le plus long trajetde paddle-boarden équipes.Cap odyssée, c’était aussi « Passagersdu vent », le catamaran skippé par lenavigateur Yves Parlier. À bord, LucieRobin, caméraman, Frédérique d’Agota,ingénieur océanographe, Jean-LucCharrier,osthéopathe et Adrien Lesparre,équipier-cambusier.« Ce défi, nous l’avons relevé à 8 », insisteAexandra Lux, 23 ans. « Nous étions trèssoudés avec l’équipage, et c’est sans doutela force de ce lien qui nous a menéesjusqu’au bout ». De leurs conditions devie en mer, les filles retiendront leurs« rencontres magiques » avec les animauxmarins, les « morceauxde guitare du matin etles séances de massagele soir », dispensées parl’osthéopathe Jean-LucCharrier et le « dînerde fête hebdomadaire,accompagné parfois debon vin et de fromage ».Stéphanie remercie aussi l’équipagede ne pas les avoir prévenues quand il aaperçu des requins.Qu'importe la difficultéou le danger bravé. À les voir et lesentendre, on comprend que l'intérêtd’une telle aventure est ailleurs. « C’estavant tout une formidable aventurehumaine et solidaire », insiste Stéphanie.Leur exploit est d’ores et déjà homologuépar le Guinness des records pour le pluslong trajet de paddle-board en équipes.Preuve, souligne Yves Parlier, « qu’avecde la volonté et des défis ambitieux, onarrive toujours à fédérer des énergieset à faire de grandes choses ».(1) Le Conseil général des Landes étaitpartenaire du défi Ucar Cap-Odyssée.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Événement 23« Un bel exemplede ténacité »Stéphanie, Flora et Alexandraont reçu les honneursdes officiels à leur arrivéePas moins de 10 000 personnes sontvenues acclamer les trois jeunes femmes,le 28 août à 14h30, sur le portde Capbreton.elles ont avalé lesderniers miles de leur folle épopée,ensemble sur la même planche,comme pour signifier que cet exploitsportif est avant tout une belleaventure humaine.À leur arrivée sur le ponton,Stéphanie, Alexandra et Floraont reçu les hommages du mairede Capbreton, Jean-Pierre Dufau,du président du Conseil général,Henri Emmanuelli, du Préfetdes Landes Evence Richardet de quelques grands nomsdu sport aquitain (Nathalie Tauziat,Olivier Roumat, Pierre Albaladejo...).« Tous les Landaises et les Landaissont fiers d’elles », résumeHenri Emmanuelli, pour quicet « extraordinaire exploitest un bel exemple de volonté,ténacité et endurance ».L’EXPÉDITIONSCIENTIFIQUELes 3 jeunes femmesont avalé les derniersmiles ensembleLors de la traversée, Frédériqued’Agota, ingénieur-océanographea prélevé quotidiennementdes échantillons de phytoplancton(algues microscopiques)et zooplancton (faune aquatique),qui seront analysés parun étudiant en master.L’objectif est de déterminercomment le monde marinmicroscopique, à la basede la chaîne alimentaire,se comporte face au réchauffementglobal de la planète età la pollution d’origine humaine.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


24 CultureArteFlamencoà la fêteRecord defréquentation battupour la 21 ème éditionavec 19 000spectateurs. Lamultiplicationdes scènes,la diversité des publicset la qualitédes spectaclesont contribuéau succès du festival,qui a accueilliun invité d’honneurprestigieux,le cinéasteet photographeespagnol Carlos Saura.Retour en imagessur la semainemontoise.Pedro Ricardo Miñoandes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


dossier Culture25Mise en place de l’exposition deMathieu SodoreExposition Carlos SauraTomasito13Rios de OgallaTroupe Al Badula.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


26CultureLa culturegasconne bienvivanteLa Semaine Gasconne s’oriente vers une forme plus festive. Toujours à HastinguesAprès huit années, lasemaine de la langue et dela culture gasconneenvisage une mutationvers un événement plusambitieux, plusdynamique et encore plusouvert à tous.En 2002,la Semaine Gasconne voit le jour.Sur le site de l’abbaye d’Arthous, àHastingues, une quarantaine de personnesétait accueillie en immersion totaledans la culture gasconne. Des cours delangues, mais aussi de la danse, de lamusique, des contes… Et chaque soir desconcerts,des pièces de théâtre,des lecturesde contes étaient proposés – en gascon !-à tous les publics. « Cette semaine étaitplutôt un séminaire qui rassemblait unpublic hétéroclite :des gens qui pratiquentl’occitan par le biais d’associations ou desnéophytes simplement curieux d’apprendreles langues. » Maryse Bougue,chargée de mission au Conseil général,pilote la Semaine Gasconne depuis sesdébuts.Passionnée de cette langue cimentdes Landes de Gascogne, elle la parledepuis l’enfance . « Je la parle comme jel’ai entendue chez moi. Mais j’ai eu lachance aussi d’en faire ma vie professionnelle.»À son actif une licence d’occitan et dixannées d’enseignement au sein d’uneécole en occitan,la Calendreta de La Teste.« Le gascon, c’est certes du militantismemais surtout beaucoup de passion,d’amour du territoire, nos racines aussi » ,ajoute-t-elle. « Et pour le faire vivre, nepas tomber dans un côté passéiste oufolkloriste, il faut donner une nouvelleouverture à cette manifestation ».Scène ouverteCar le gascon, même s’il est de moins enmoins parlé, n’est pas une langue morte.Elle existe à travers des groupes demusiques de « jeunes »,ou d’autres formesd’expression « mais il n’y a pas de lieu oùl’exprimer ». Alors un festival gascon ?« Les choses ne sont pas encore entièrementdéfinies. Mais on s’oriente vers uneforme plus festive, ouverte au grandpublic, sur deux jours avec une journéedédiée aux scolaires ». Une scène ouverteoù durant deux jours se produiraient desartistes mais aussi tout un éventail dechoses autour de cette culture « Pasquestion de tomber dans un festivalgascon où on parle français ! Si l’on veutque cette culture vive il faut qu’unmaximum de gens la comprenne, la porteen eux. Nous imaginons une ouvertureinternationale,un carrefour des langues.Ce n’est plus les Gascons qui parlent auxGascons ! » reprend Maryse Bougue. « Legascon est un patrimoine vivant. Vivantparce les gens le parle. Mais ce n’est pasantinomique au mélange des cultures ».explique Jean Samuel Barria, professeurd’occitan au collège de Saint-Martin-de-Seignanx,pilier de la Semaine Gasconneet ardent défenseur de cette culture.« Un repli identitaire serait galvaudé, lesgens qui pratiquent le gascon sont trèsouverts. Et il y a risque de folklorisationsi les gens en perdent l’usage. C’est ce quel’on essaie d’éviter en montrant au contrairesa richesse. » Et en février dernier, aprèsque la tempête eut ravagé la forêt n’a-t-onpas vu des panneaux émerger des tas dechablis. « Adiu lo men piada » ?Même parfois intuitivement, la plupartont compris.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Entr’Acteet Scènerebonditen PaysTarusateCultureTop départ le 10 octobre, Entr’Acteet Scène redémarre pour une13 ème saison. L’unité de lieu estpréservée, moyen d’entériner letravail de fond réalisé sur lepérimètre de la Communauté decommunes du Pays Tarusate.Un espace géographique fortementmalmené par la tempête du débutd’année. « L’Acte II qui s’est dérouléfin mars, a été maintenu et lamanifestation a reçu un excellentaccueil car les habitants avaientplus que jamais envie d’êtreensemble, de partager et ontmanifesté leur besoin de cultureL’an passé, sur la scène de Rion-des-Landes, on a parlé d’amour27scolaires, élus… dans un« work shop » artistique.On retrouvera majoritairementdes compagnies déjà présenteslors des dernières saisonsavec en résidence pour la secondefois, l’auteur dramatiqueOlivier Brunhes qui interviendraauprès du public. Des artistesprofessionnels du monde du théâtre,mais également des plasticiens,des vidéastes, des écrivains…sillonneront le territoire pouraller à la rencontre de tous lespublics. Entr’Acte et Scèneaffiche une belle palette d’activitéset s’appuiera encore cette annéesur les établissements scolaires,un élément important renforcépar le partenariat privilégiéavec la Ligue de l’enseignement.Les projets artistiques trouverontleur expression lors de l’Acte II,au printemps 2010.Un thème renouvelé est choisipour cette 13 ème édition. Après« parlez moi d’amour »,on travaillera autour de«l’humanimalité», conjonctionde l’humain et de l’animal.Si la thématique interpelle,elle s’explique sans peine.Bis repetita,Entr’Acte et Scènes’installe une saisonde plus sur le mêmeterritoire. Toilettée,la manifestationveut gagner unpublic plus nombreuxet le mobiliser toutau long de l’année.dans un moment critique » jugeFrançois Boidron, directeur de laCulture au Conseil général desLandes. Cette année, il souhaiteque les gens se sentent encoreplus concernés. Pour ce faire, lamanifestation évolue. Si lesfondamentaux restent bien ancrés :enrichir lespratiques du théâtreamateur, développer la politiqueculturelle au plus près des territoires…Entr’Acte et Scène prend unedimension inscrite dans la durée.« L’Acte I doit favoriser l’accueil del’Acte II, c’est à dire le temps fort quereprésente le festival au printemps,ceci dans une continuité tout aulong de l’année » explique-t-il.Travail de fondAinsi, le 10 octobre, les compagniesprofessionnelles vont présenter leurprogramme aux associations,représentants des établissementsL’humain et l’animalà l’affichePoint de départ :la réflexion autour des arènesde Rion-des-Landes.« Les arènes symbolisentun lieu de culture et l’épicentrede l’affrontement humain/animal »expose François Boidron.Les réflexions artistiques vontdisséquer ce thème pour faireémerger une proposition théâtralequi se déploiera dans les arènes.Parallèlement, le sujet est assezriche pour permettre aux artistesde s’exprimer. Les artistesprofessionnels et amateurs aussi.En effet, les compagnies amateursviendront présenter leur production,les valoriser et auront le loisird’expérimenter d’autres approchesau contact des professionnels.Un enjeu pour la diversitédes expressions culturellesdans le département.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


28 SortirGustave Parking● 9 OCTOBREBourriot-BergonceTroïkaPar la magie du spectacle,l’ensemble Troïka vous emmène,en voyage, au cœur des plusmerveilleuses capitales desPays de l’Est, à travers le chant,la danse et la musique slaves.Réservations auprèsde la Communauté de communesdu Pays de Roquefort au05 58 45 66 93Résister, c’est exister● 3 OCTOBREMont-de-MarsanRésister, c’est existerÉcrit à partir d’histoires vraies,Résister, c’est exister fait revivre lesrésistants et les justes, lesquels, parun petit geste parfois, ont faitbasculer l’histoire et capitulerl’ennemi. Le comédien et metteur enscène François Bourcier incarne unevingtaine de personnages. Grâce à lajustesse de ses compositions,la question « qu’aurais-je fait, moi ? »prend tous son sens. C’est à la foisémouvant, drôle et poignant.Réservations au 05 58 05 87 38● 10 OCTOBREMorcenxGustave Parking,le clown bateleurAvec sa tête de pierrot lunairequi aurait mis les doigtsdans la prise, Gustave Parkingne ressemble à personne.Roi de la récupération et dudétournement d’objets, il jongleavec des artichauts, « terrorise »la salle avec une passoiregarnie de petits suisses, rejouela guerre des étoiles avecune cigarette et des bullesde savon. En bon bateleur,Parking enchaîne à toutevitesse bons mots, blagueset sentences de son cru,pour notre plus grand plaisir.Renseignements auprèsde l’Office de tourismede Morcenx au 05 58 04 79 50Plus d’infosPlus d’infos : www.landes.orgPour circuler dans laconvivialité et faire deséconomies ; pensez covoiturage !Rendez-vous surwww.covoituragelandes.orgDialogue d’un chienavec son maître...● 10 OCTOBREDaxDialogue d’un chien avec sonmaître sur la nécessitéde mordre ses amisUn portier d’hôtel de luxe, solitaireet désabusé, devant sa caravane.Un chien en quête d’un maîtrepour assurer sa pitance. Le dialogues’installe peu à peu entre les deux« personnages » : leurs échangesles font évoluer l’un et l’autre,depuis leur confrontation jusqu’àl’apprivoisement mutuel. À la foisfarce, fable et conversationphilosophique, ce texte estadmirablement servi par un duoclownesque hors norme.Réservations à la Régie municipaledes fêtes et des spectacles de Dax au05 58 909 909andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Sortir29● DU 5 AU 10 OCTOBREAire-sur-l’AdourAire 2 jeu, 19 èmefestival de théâtre● 14 OCTOBREMimizanBal(l)ade au MarocUne bal(l)ade au Maroc est né d’uneexpédition familiale à travers le MarocAmazigh (peuple berbère).Un camion, deux ordinateurs,trois caméras ; un cadreur,deux danseuses et quelques enfants...Deux mois : le temps nécessairepour partager leurs savoirs,leurs cultures, au-delà des préjugéset des valeurs, pour y découvrirce qui les rend si procheset si différents à la fois.Un spectacle de danse et vidéopour jeune public (3-8 ans),transmis comme le récitd’une rencontre avec un payset avec l’autre.Réservations auprès du théâtreLe Parnasse au 05 58 09 93 33● 27 OCTOBREDaxUn de la CanebièreOpérette en 2 actes de Vincent ScottoAvec ce spectacle plein d’humour,de rire et de chansons populaires,les amateurs d’opérette retrouverontles airs les plus connus :“J’aime la mer comme une femme”,“Les pescadous… Ouh ! Ouh !”,“Cane… ane…canebière”,“Le plus beau de tous les tangosdu monde”…. La troupe de JacquesDuparc sera accompagnée parl’Ensemble Orchestral duConservatoire Municipal deDax placé sous la directiondu chef d’orchestre Didier Benetti.Réservations à la Régie municipaledes fêtes et des spectacles de Dax au05 58 909 909Un de la Canebière© Studio DelestradeLundi 5 :Dany Bar, tragédie musicalede comptoir.Mardi 6 : Les nez sens du désir par lelauréat de Festhea Aquitaine 2009.Mercredi 7 : On s’aime nous non plus,comédie romantique.Jeudi 8 : Résister, c’est existerpar François Bourcier.Vendredi 9 : Roméo et Julietteinterprété par la troupe constituée àl’occasion d’Entr’Acte & Scène 2009.Samedi 10 après-midi : DeliriumAlimentarius, cours de diététique parquatre clowns au nez rouge (dès 6 ans).Samedi 10 en soirée : Douze, spectaclede la 2 ème promotion du Brevetprofessionnel « activités du cirque »de l’Association Française de CirqueAdapté d’Aire-sur-l’Adour, suivi de Bi :Un homme et une femmed’un certain âge revivent leurpassé commun… dans un universpoétique et auto-dérisoireà la croisée du cirque et du théâtre.Réservations auprès del’Office de tourisme au05 58 71 64 70● 23 OCTOBREMimizanQuand on pleure,il faut savoir pourquoiFrançois Lepic est un vieil homme,surnommé « Poil de carotte » depuissa prime enfance. Il commence unenouvelle vie dans une maison de retraiteet c’est aujourd’hui son premier jour…Un spectacle touchant et onirique, à voirtoutes générations confondues, pour leplaisir des oreilles et des discussions àvenir… Théâtre lyrique jeune public(à partir de 8 ans).Réservations auprès du théâtreLe Parnasse au 05 58 09 93 33● 30 OCTOBRESaubriguesGourmandises musicalespour les petitsQuand Pascal Parisot, pour sespremiers plats dans la chansonpour enfants, mitonne 14 chansons« à chanter sur place ouà emporter », quel régal !Réservations auprès de l’Officede tourisme du Pays Tyrossaisau 05 58 77 12 00andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


30PatrimoineHommageà FrancisPlantéDu 17 au 25 octobre, leConseil général rendhommage au pianisteFrancis Planté à l’occasiondu 75 ème anniversaire de samort. Exposition, concertet parution d’unebiographie sont auprogramme.PROGRAMME● Samedi 17 octobreKassap-Riefenstahl dédicacera sabiographie à 11h à la librairie Lacosteà Mont-de-Marsan, à 16h à la librairieCampus à Dax.● Mardi 20 octobre à 18hConférence « Francis Planté : le roi despianistes et l’ermite des Landes »animée par Roseline Kassap-Riefenstahl,chercheur en musicologie.Archives départementales des Landes.● Vendredi 23 octobre à 20h30Récital hommage à Francis Planté avecOlivier Chauzu au piano et RaphaëlPerraud au violoncelle. Pôle Culturel duMarsan – Saint-Pierre-du-MontRéservations : 05 58 03 72 10Tarifs : 15 euros (tarif réduit : 8 euros)● Samedi 24 et dimanche 25 octobreArchives départementales des LandesExposition « Francis Planté - un hommed’exception ».Visites inaugurales de l’expositionHoraires d’ouverture : de 11 h à 12 h 30 &de 14 h à 19 h 30.Francis PlantéDepuis 1938, le Conseil généraldes Landes est propriétaire del’immeuble Plantéà Mont-de-Marsan, qui abrite l’Hôteldu Département, rue Victor-Hugo. En1989, pour marquerle 150 ème anniversaire de la naissancedu pianiste, un hommage particulierlui avait été rendu par le Parc Natureldes Landes de Gascogne etl’association des Amis de Marquèze.Depuis, aucune initiative n’avait étéengagée pour éclairer le nom deFrancis Planté dans la mémoiredes Landais. Ce sera chose faite,du 17 au 25 octobre, avec les« Journées Francis Planté », hommageà un pianiste d’exception, né à Orthezen 1839 et mort à Saint-Avit en 1934,qui a marqué de son empreintel’histoire de la musique du XIX èmesiècle, mais également celle dudépartement des Landes où il vécut.Ces « Journées Francis Planté »s’appuient sur quatre événements.Le plus attendu est sans doute laparution de la biographie« Francis Planté (1839-1934) :un siècle de piano » écrite parRoseline Kassap-Riefenstahlaux éditions l’Atelier des Brisants(Mont-de-Marsan). L’auteur, qui pourson travail de recherche et d’analyses’est appuyée sur une collection deplus de quinze milles lettresadressées au pianisteou écrites de sa main, animera uneconférence le mardi 20 octobreà 18 heures, aux Archivesdépartementales.Les Archives départementalesdes Landes accueillerontune exposition sur le parcoursde l’homme et du musicien,du 19 octobre au 30 juin 2010.À noter que l’exposition seraexceptionnellement ouverte lessamedi 24 et dimanche 25 octobre.Autre moment fort, un récitalhommage avec le pianisteOlivier Chauzu et le violoncellisteRaphaël Perraud, au Pôle cultureldu Marsan à Saint-Pierre-du-Mont,le vendredi 23 octobre à 20h30.Enfin, Axile Productions,en collaboration avecle Parc Naturel Régionaldes Landes de Gascogne,rééditera un enregistrementhistorique du pianiste.andes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


Détente 31M O T S F L É C H É SRECETTEDauradeau cidrePour 4 personnesIngrédients :Préparation : 20 mn.Cuisson : 40 mn.Difficulté : Assez facile.Coût : Moyen.1 grosse daurade levée en filets25 cl de cidre brut1 citron non traité1 gros oignon1 branche de céleri avec ses feuilles25 g de beurre3 c. à soupe d’huile1 c. à soupe de graines de coriandresel, poivre.Lavez et essuyez le citron. Prélevez le zeste,coupez-le en fines lanières.Faites blanchir 5 mn à l’eau bouillante et égouttez.Coupez le fruit en rondelles.Effilez le céleri, détaillez-le en petits tronçons.Lavez et essuyez les feuilles, déchirez-lesgrossièrement avec les doigts. Pelez et émincezl’oignon. Faites sauter les tronçons de céleri etl’oignon 10 mn à la poêle avec le beurre. Salez, poivrez.Préchauffez le four th. 6 (180°). Huilez un plat à four.Posez un filet de daurade, peau contre plat.Parsemez-le de zestes de citron, d’oignon et de céleri.Ajoutez les feuilles de céleri et la coriandre.Posez l’autre filet par-dessuspour reconstituer le poisson.Arrosez avec le reste d’huile, salez, poivrez,mouillez avec le cidre et faites cuire 25 mn au four.Accompagnez de pâtes fraîches au beurreou de pommes de terre vapeur.© UNICIDS U D O K UComplétez la grillede manière que,pour chaque ligne,chaque colonneet chaque carré de 9 cases,tous les chiffres de 1 à 9soient utilisésune seule et unique fois.Conseil :Pour débuter,rechercher les chiffresmanquants dans une région(ligne, colonne ou carré).S O L U T I O N S● MOTS FLÊCHÉS● SUDOKUandes magazine N°07 SEPTEMBRE . OCTOBRE 2009 - www.landes.org


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