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Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.76 RÉALITÉS MIGRATOIRES AUX MAGHREB ET AU SAHELL’ÉMIGRATION ISSUE DE LA COMMUNE RURALEDE SIDI BOUTMIME : ASPECTS DÉMOGRAPHIQUESLes résultats de l’enquête menée auprès des habitants des différentsdouars de la commune rurale de Sidi Boutmime ont révélé lesfaits suivants.Une émigration d’hommes jeunes en âge d’activitéLa répartition des émigrés selon les tranches d’âges fait apparaîtrel’importance des jeunes entre 20 et 39 ans. Leur part représente70,9 % du total des émigrés (tableau 4) Cette émigration à la recherched’emplois est l’expression du manque de confiance et de lavision pessimiste qu’a la jeunesse marocaine de sa situation et deses perspectives d’avenir sans horizon, si ce n’est l’Eldorado européen(Belguendouz, 2002).Tableau 4 : Répartition des émigrés issus de Sidi Boutmimeselon les tranches d’âgeTranches d’âge %20 – 29 ans 28,230 – 39 ans 42,740 – 49 ans 19,450 – 59 ans 7,8+ de 60 ans 1,9Total 100Source : Enquête personnelle 2000.Outre la jeunesse de ces émigrés, ils se caractérisent aussi parleur attachement à leur pays d’origine ; ils sont pour la plupart despères de famille (67 % d’émigrés mariés et 32 % de célibataires). Cettecaractéristique s’explique par le fait que les traditions rurales veulentque les hommes et les femmes se marient très jeunes.L’analphabétisme favorise aussi en quelque sorte ces mariagesprécoces. Le taux d’émigrés analphabètes issus de la commune deSidi Boutmime est de 52,5 % selon l’enquête, le reste a pu bénéficierde l’enseignement primaire (33 %) et secondaire (14,5 %).Le niveau d’instruction des émigrés reflète leur non-qualificationprofessionnelle ; d’où leurs difficultés d’insertion et d’intégration dans


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.Oulfa HAJ ALI 77les pays d’accueil. Notons que près de la moitié des émigrés enquêtéssoit 49,5 % exerçait avant son émigration en Espagne une activité agricole,10,6 % étaient chômeurs et 38,3 % avaient des activités saisonnièresdans le bâtiment, le commerce, l’artisanat, etc. (tableau 5).Tableau 5 : Types d’activités pratiquées par les émigrésavant leur émigrationTypes d’activité Nombre d’actifs %Agriculture 51 49,5Bâtiment 22 21,4Commerce 13 12,6Transport 1 1Artisanat 1 1Services 1 1Chômage 11 10,6Indéterminé 3 2,9Total 103 100Source : Enquête personnelle 2000.L’Espagne : principal foyer récepteur de l’émigrationissue de Sidi BoutmimeUne grande partie des émigrés originaires de cette commune setrouve en Espagne, avec 65,8 % du total des émigrés résidant enEurope occidentale (tableau 6).Ce fort pourcentage s’explique par le fait que l’Espagne est devenue,depuis son adhésion à l’Union européenne, un pays demandeurde main-d’œuvre. 91,69 % des ouvriers travaillant dans le secteuragricole à Almeria sont des immigrés (20 740) dont 10 000 marocainstitulaires de permis de séjour et de travail, auxquels il faut ajouter bienentendu toute une réserve de main-d’œuvre clandestine, selon uneestimation de la « mesa para la integracion social de los immigrantesen Almeria » (Belguendouz, 2002). Ainsi la proximité, la connaissancepréalable de la langue espagnole, les liens historiques qui relient leNord du Maroc à l’Espagne et la relance économique de celle-cisont des éléments favorisant et expliquant l’importance des flux migratoiresvers ce pays.


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.78 RÉALITÉS MIGRATOIRES AUX MAGHREB ET AU SAHELTableau 6 : Effectif des émigrés issus de Sidi Boutmime en EuropePays Effectif %Espagne 409 65,8France 123 20,0Pays Bas 62 10,0Belgique 20 3,2Allemagne 4 0,6Angleterre 2 0,3Danemark 1 0,1Total 621 100Source : Commune rurale de Sidi Boutmime 2000.En effet, ce n’est que durant la dernière décennie que l’émigrationissue de Sidi Boutmime a atteint son apogée (74,8 %) suite àl’extension du marché espagnol de l’emploi (tableau 7).Tableau 7 : Évolution des flux migratoires issus de Sidi Boutmimevers l’EspagneAnnées Effectif %1970-1979 80 7,71980-1989 18 17,51990-2000 77 74,8Source : Enquête personnelle 2000.Une émigration clandestine d’origine principalement ruraleLes résultats de l’enquête montrent que le nombre des émigrésvarie d’un douar à l’autre de la commune, et ce en fonction de sapopulation, de ses potentialités économiques, de son niveau d’équipement,de son accessibilité et enfin de sa proximité des villes. Eneffet, sur un total de 10 612 habitants que comptait la commune deSidi Boutmime en l’an 2000 ; 5,8 % d’entre eux se trouvaient en Europe,soit 621 personnes. Ainsi et au vu des statistiques du tableau 6, onconstate que l’Espagne est désormais le premier pays de destinationdes émigrés de la commune avec un taux de 65,8 %. Notons que lamajorité de ces émigrés préfère s’installer dans les grandes villes


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.Oulfa HAJ ALI 79espagnoles nationales ou régionales telles que Madrid (56,4 %),Barcelone (2,9 %), où les chances de trouver un emploi et un logementsont plus grandes.La répartition spatiale des émigrés de Sidi Boutmime révèle l’importancedes flux migratoires émanant des douars limitrophes de lacommune urbaine de Targuist et en particulier du douar Mraha avec15,4 % suivi du douar Iazouzen avec 11,9 % etc. Cette caractéristiqueest commune à toute la région d’Al hoceïma. L’enclavementde la région, le sous-équipement de son milieu rural, la sur-densité etla pression accrue sur les ressources, le chômage et la faiblesse d’investissementssont autant d’éléments qui incitent et poussent les habitantsde la région à émigrer vers l’étranger en quête d’un avenirmeilleur.Ainsi, pour concrétiser leur rêve, les émigrés déploient divers stratagèmespour gagner l’autre rive, tant légalement qu’illégalement.Selon les résultats de l’enquête menée en l’an 2000, 69 % des émigrésde Sidi Boutmime auraient rejoint le territoire espagnol clandestinementcontre seulement 31 % munis de contrats de travail ou depermis de séjour. Le ministre espagnol de l’Intérieur estime que 3 924marocains auraient péri au cours de ces cinq dernières années, dansleurs tentatives désespérées de traverser le détroit de Gibraltar clandestinement(Belguendouz, 2002).TRANSFERTS D’ARGENT ET RETOMBÉES ÉCONOMIQUESDE L’ÉMIGRATIONLe volume des transferts monétaires des émigrés à l’étranger versle Maroc a nettement augmenté ces deux dernières années. Il estpassé de 22 961 millions de dirhams en l’an 2000 à 36 162,8 millionsde dirhams en 2001, soit une augmentation de 57,5 %, représentantainsi plus du triple de ce qu’ont rapporté les phosphates pendant lamême année.Quant aux transferts des émigrés marocains résidant en Espagne,leur montant a atteint 886,4 millions de dirhams en 2000 ; soit3,9 % du total des transferts réalisés par les marocains établis àl’étranger (Belguendouz, 2002).En ce qui concerne les revenus des émigrés issus de Sidi Boutmimeen Espagne, on a eu du mal à les évaluer, car les banques etles services postaux ne furent pas en mesure de répondre à nosobjectifs, vu que la majorité des émigrés sont clandestins et par conséquent,n’empruntent pas le réseau officiel et légal pour leurs


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.80 RÉALITÉS MIGRATOIRES AUX MAGHREB ET AU SAHELtransferts d’argent. Les sommes d’argent envoyées sont souvent remisesdirectement, en main propre à des membres de la famille pardes amis ou par des passeurs professionnels.Le recours à l’enquête s’avérait donc obligatoire pour recueillirces informations. En effet, plusieurs questions relatives aux revenus,aux transferts, aux investissements et aux dépenses de l’émigré et desa famille furent posées et exploitées, de manière à recouper lesinformations. Cette démarche nous a permis d’évaluer le poids réeldes revenus et des transferts des émigrés en Espagne.Le tableau 8 montre que la part des revenus provenant del’Espagne est importante, dépassant largement les revenus de l’émigrationinterne, les revenus tirés de l’agriculture et ceux des loyersdes terres et des maisons. Selon l’office de changes, la part des transfertsvers le Maroc en provenance de l’Espagne a évolué depuis1996 (tableau 9). Mais ces données ne sont qu’approximatives, lemontant réel des transferts émanant de l’Espagne reste inconnu enraison de la complexité et de la diversité des moyens de transfertsce qui rend impossible toute tentative sérieuse de quantification.Tableau 8 : Revenus monétaires des familles des émigrésà Sidi Boutmime par ordre d’importanceRevenusmonétairesannuelsRevenuprincipalRevenusecondaireRevenutertiaireIndéterminéEnvois financiersdes émigrés(Espagne)Envois financiersdes migrants(Maroc)RevenusagricolesNb % Nb % Nb % Nb %51 66,2 14 23,3 1 11,1 22 1002 2,6 7 11,7 3 33,4 - -18 23,4 35 58,3 2 22,2 - -Location desterres et maisons2 2,6 1 1,7 2 22,2 - -Autres revenus 4 5,2 3 5 1 11,1 - -Total 77 100 60 100 9 100 22 100Source : Enquête personnelle 2000.


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.Oulfa HAJ ALI 81Tableau 9 : Évolution des transferts des marocains résidanten Espagne (1996-2000) en millions de dirhamsAnnées Montant % / Total des transferts desmarocains résidant à l’étranger1996 471,0 2,51997 617,3 3,41998 786,6 4,11999 580,2 3,02000 886,4 3,9Source : Office de changes, Rabat, 2000.Le cas des émigrés de Sidi Boutmime n’est pas différent ; il illustreet corrobore les données précédentes. L’enquête a révélé deuxmoyens de transferts :- Les transferts officiels effectués par l’intermédiaire des banqueset de la poste. Ils sont moindres et ne représentent que 28,7 %, concernantsurtout les émigrés en situation régulière et légale. La fréquenced’envois des mandats par an est importante, variant de 1 à 4.Ces mandats visent à entretenir leurs familles restées au Maroc et àfaire quelques placements tant dans le secteur agricole que du bâtiment.- Les transferts effectués par des canaux informels : ces dernierssont majoritaires avec 71,3 % du total des transferts, ce qui confirmel’hypothèse de l’émigration clandestine (tableau 10).Tableau 10 : Moyens de transferts d’argent des émigrésde Sidi BoutmimePoste Banque Famille Amis Lui-même Passeurs44 10 33 62 26 1323,4 % 5,3 % 17,6 % 33 % 13,8 % 6,9 %Source : Enquête personnelle 2000.L’enquête menée en 2000, confirme l’importance des revenusde l’émigration vers l’Espagne pour le maintien de l’équilibre du budgetde nombreux ménages. Selon les données de cette enquête,66,2 % des ménages enquêtés et ayant répondu à la question,


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.82 RÉALITÉS MIGRATOIRES AUX MAGHREB ET AU SAHELdéclarent avoir un revenu supplémentaire principal provenant del’émigration en Espagne.IMPACT DE L’ÉMIGRATION SUR LE DÉVELOPPEMENTLOCAL ET RÉGIONALÀ Sidi Boutmime, il est difficile de cerner avec exactitude leseffets des transferts de l’épargne des migrants car la commune vitd’autres ressources comme les revenus de l’émigration interne et dela culture du cannabis. D’autant plus que l’émigration vers l’Espagneest récente et que la majorité des émigrés n’est employée quetemporairement dans les secteurs agricoles et du bâtiment.Arrivés de leur plein gré à la recherche d’un travail lucratif, lesémigrés originaires de Sidi Boutmime ont pour principal but le retourau pays, si possible riches, pour investir leurs économies d’abord dansleur village d’origine puis en milieu urbain notamment à Targuist.L’émigration vers l’Espagne, par ses diverses retombées – monétaireset en nature sous forme d’équipements – a contribué en effet pourune part non négligeable au développement local et régional decette commune.Effets de l’émigration sur l’amélioration des revenus,des conditions de vie des émigrés et l’équipementde leurs logementsLes revenus croissants de l’émigration se reflètent sur l’économieurbaine par le biais de l’augmentation du pouvoir d’achat etde la consommation suite à l’injection de revenus supplémentairesdans les budgets des ménages. Ces revenus agissent aussi sur ledéveloppement des secteurs agricole et du bâtiment par la transformationdes paysages rural et urbain. Le tableau qui suit récapituleles dépenses mensuelles des familles des émigrés à Sidi Boutmime(tableau 11) ; elles sont nettement supérieures à celles des famillesne disposant pas de revenus provenant de l’étranger.L’importance de ces dépenses varie d’un ménage à l’autre enfonction de la fréquence des transferts d’argent, de la nature, de larentabilité et du statut du travail dans le pays d’accueil, de la duréed’émigration, du nombre d’émigrés par famille et de la taille du ménagede l’émigré. L’émigration a également contribué à l’améliorationdes équipements des logements des familles des émigrés de SidiBoutmime. La majorité des foyers des différents douars de la communene s’est dotée d’équipements ménagers tels que téléviseurs,


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.Oulfa HAJ ALI 83réfrigérateurs, antennes paraboliques, voitures qu’après l’émigrationen Espagne.Tableau 11 : Dépenses mensuelles des familles des émigrésà Sidi BoutmimeDépenses en dh/moisDépensespersonnelles (%)Dépensesagricoles (%)Autres dépenses(%)Moins de 500 dh - 9 11500 - 2000 dh 20 6 12001 - 3 500 dh 18 4 -3 501 - 5 000 dh 9 1 -Plus de 5 000 dh 20 15 -Source : Enquête personnelle 2000.Émigration en Espagne et investissementsCertes, l’émigration vers l’Espagne a entraîné différentes transformationssociales, économiques et spatiales. L’investissement dans lesecteur agricole est conséquent avec 65,6 % ; ce qui confirme l’attachementà la terre et en priorité au douar d’origine. La ville ne bénéficierade leurs investissements qu’après acquisition d’un capital substantiel.L’immobilier représente le deuxième secteur d’investissementdes émigrés avec 26 % seulement (tableau 12).Le principal souci de l’émigré de Sidi Boutmime est de fournir unesource de revenus à sa famille restée dans le douar d’origine, d’oùla priorité accordée au secteur agricole.L’émigré cherche également à assurer la stabilité et le bien-êtredes siens en investissant dans la construction d’un logement en villepour garantir la scolarisation de ses enfants et assurer son retour définitif.L’investissement dans d’autres secteurs tels que le commerce etle transport est faible, il ne représente que 8,4 %. Ceci s’explique parle fait que la commune est rurale, manquant d’infrastructures et abritantune population à faibles et moyens revenus. À cela viennents’ajouter la rude concurrence des produits de contrebande et letransport clandestin qui nuisent totalement à ces secteurs, poussantles émigrés à rechercher d’autres chefs-lieux plus dynamiques et plusréceptifs à leurs projets et investissements tels que Al hoceïma, Tangeret Tetouan.


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.84 RÉALITÉS MIGRATOIRES AUX MAGHREB ET AU SAHELTableau 12 : Domaines d’investissements des émigrésde Sidi BoutmimeSecteurs d’investissements Nombre % %Agriculture- Creusement de puits- Motopompe- Achat de terrain agricole178817,78,38,3 65,6- Plantations- Épierrage et terrassements- Achat de bétail1351213,65,212,5Immobilier- Construction- Rénovation15315,63,1 26- Achat de terrains pour construction 7 7,3Commerce 4 4,2 4,2Transport 4 4,2 4,2Total 96 100 100Source : Enquête personnelle 2000.CONCLUSIONL’épargne des émigrés de Sidi Boutmime en Espagne constituel’une des principales rentrées monétaires de la commune. Les effetsde cette émigration sont apparents sur l’espace touchant aussi bienle milieu rural qu’urbain.En effet, en milieu rural, les principales transformations sont liéesau mode d’utilisation du sol, aux nouveaux systèmes d’exploitationplus rationnels et à la rénovation de l’habitat rural ; ce qui a transforméle paysage agraire de certaines parcelles agricoles de la communerurale de Sidi Boutmime en exploitations semi-modernes.En milieu urbain, les transformations se sont traduites par l’urbanisationaccélérée de certains douars limitrophes de la ville de Targuistcomme les douar Mraha, Msaadia et Aït aïssa où le rural s’est mêléà l’urbain.


Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Emigrés - immigrés dans le développement local", sousla direction de Mohamed CHAREF et Patrick GONIN. - Agadir : Editions Sud-Contact, 2005. - 361 p.Oulfa HAJ ALI 85RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUESBELGUENDOUZ (A.), 1999, Les marocains à l’étranger citoyens et partenaires,Édition Boukili, Kénitra.BELGUENDOUZ (A.), 1999, La communauté marocaine à l’étrangeret la nouvelle marche marocaine, Édition Boukili, Kénitra.BELGUENDOUZ (A.), 2002, L’ahrig du Maroc l’Espagne et l’U.E. Plusd’Europe… sécuritaire, Édition Boukili, Kénitra.BERRIANE (M.), HOPFINGER (H.), 1999, Nador petite ville parmi lesgrandes, URBAMA (Villes du monde arabe), Vol 4, Tours.LOPEZ GARCIA (B.), 1993, Espana y la inmigracion magrebi : de paisde transito a pais de destino, R.G.M., Vol. 15, Nouvelle sérien° 1 et 2, Rabat, pp. 23- 47.MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION, 1999, « Les provinces du Nord :l’enjeu et les défis », Cahiers de la Documentation Marocaine,n° 6, Rabat.

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