Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !
Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.
ISSN 1254-5171n o 75Juin 2006Journal d’information déposédans votre boîte aux lettreset présenté dans les bureaux <strong>de</strong>poste <strong>de</strong>s villes du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isARRASLes 6 H <strong>de</strong> L’Échovoir cahier centralPhoto France AdotLedon d’organeDOSSIERp. 16-17In acoupèle pontun malo aveucun lémuchon !<strong>Faites</strong>Photo P. Brunet<strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>chanson</strong>voir en page 27http://www.echo62.com
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 375, sur une note<strong>de</strong> musiqueLa Coupe du mon<strong>de</strong> <strong>de</strong> football arrive àgrands pas… Et les 6H <strong>de</strong> L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is aussi. Encore du sport, certes, mais leren<strong>de</strong>z-vous que nous proposons à Olhain, àl’occasion <strong>de</strong> notre trentième anniversaire<strong>la</strong>issera une <strong>la</strong>rge p<strong>la</strong>ce à <strong>la</strong> musique (lirenos pages centrales). Comme nous lefaisons dans ce 75 e numéro. Nous mettonsd’ailleurs l’accent sur <strong>Faites</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>chanson</strong>du 21 au 24 juin (lire en page 27) et Musique en roue libre, du 19 au 27 août(page 25), <strong>de</strong>ux manifestations originales qui ont l’immense mérite <strong>de</strong> rapprocherles artistes professionnels <strong>de</strong>s amateurs et du public. Enfin découvrezdans nos pages Agenda, le programme complet du Festival <strong>de</strong> <strong>la</strong> Côte d’Opale…Signe avant coureur <strong>de</strong> l’été.30« Lorsqu’il est arrivé au comité d’aménagement rural du Ternois, L’Écho rural,comme on l’appe<strong>la</strong>it à l’époque était un feuillet d’information qui par<strong>la</strong>it à <strong>la</strong>fois <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> <strong>la</strong> structure et <strong>de</strong> ce qui se passait sur le territoire. » MauriceLouf, aujourd’hui maire <strong>de</strong> Saint-Pol et conseiller général, a fait partie <strong>de</strong>spremiers « correspondants » <strong>de</strong> notre journal et se souvient <strong>de</strong>s ren<strong>de</strong>z-vous àl’imprimerie sous <strong>la</strong> direction du rédacteur en chef. Il y avait à l’époque un côtébon enfant et artisanal qui a <strong>la</strong>issé p<strong>la</strong>ce à plus <strong>de</strong> professionnalisme au milieu<strong>de</strong>s années quatre-vingt. « Le journal a alors profondément changé et n’a jamaiscessé d’évoluer… C’est une expérience formidable <strong>de</strong> persévérance ; une leçon<strong>de</strong> foi sur l’outil. »Pour Maurice Louf, L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is se fait aujourd’hui remarquer par savolonté <strong>de</strong> positiver, <strong>de</strong> « vendre ce qui est beau dans le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is ». C’estaussi un journal d’une gran<strong>de</strong> richesse, qu’il faut gar<strong>de</strong>r tout en faisant attention<strong>de</strong> rester à <strong>la</strong> portée <strong>de</strong> tous.ansChaque mois, l’association Les Échosdu Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is édite L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is mais aussi campus en ligne,unmagazine web <strong>de</strong>stiné aux étudiants.Sommaire du numéro <strong>de</strong> juin• IUP MDT <strong>de</strong> Boulogne-sur-Mer, uneformation menacée <strong>de</strong> fermeture, interviewd’un étudiant;• IUP métiers <strong>de</strong>s Arts et <strong>de</strong> <strong>la</strong> Culture -Patrimoine et Tourisme <strong>de</strong> l’universitéd’Artois, présentation d’une formationprisée. Quels métiers plus tard?• témoignage <strong>de</strong> C<strong>la</strong>ire Bénard, ancienneétudiante IUP métiers <strong>de</strong>s Arts et <strong>de</strong> <strong>la</strong>Culture - Patrimoine et Tourisme,aujourd’hui responsable <strong>de</strong>s re<strong>la</strong>tionspresse <strong>de</strong> l’office <strong>de</strong> tourisme <strong>de</strong> Lille;• interview <strong>de</strong> Martin Cogoluègne,étudiant à l’IUP métiers <strong>de</strong>s Arts et <strong>de</strong> <strong>la</strong>Culture - Patrimoine et Tourisme;• un nouveau logo pour <strong>la</strong> facultéd’Artois;• découvrez le blog « il faut que çasorte » les premiers pas (pas toujoursfaciles) d’une jeune nordiste <strong>de</strong> 26 ansdans le mon<strong>de</strong> professionnel : écrit avecle sens du détail et un peu <strong>de</strong> mordant.Un vrai bonheur.http://ilfautquecasorte.over-blog.net/• les actualités <strong>de</strong> <strong>la</strong> faculté du Littoralwww.campusenligne.come x p r e s sMa région WebDepuis plus <strong>de</strong> huit ans, leconcours maregion.webrécompense les meilleurs sitesInternet valorisant <strong>la</strong> régiondu Nord - Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is. Denombreux internautes participentà ce ren<strong>de</strong>z-vous pourexprimer leur attachement àl’histoire, à <strong>la</strong> culture, aufolklore ou à <strong>la</strong> vie touristique<strong>de</strong> notre région.En savoir plus :www.echo62.comMadame pipia du mérite« Prière <strong>de</strong> <strong>la</strong>isser cet endroit dans l’état où vousauriez aimé le trouver en entrant » : qui n’a pasdéjà lu cette supplique un peu vaine d’une damepipi. Pour élever le débat, imaginons là taguée aufronton <strong>de</strong> <strong>la</strong> terre! En <strong>la</strong> lisant, le quidam étonnécessera aussitôt <strong>de</strong> jeter mégots, vieux papiers et/oucanettes vi<strong>de</strong>s par <strong>la</strong> vitre <strong>de</strong> <strong>la</strong> voiture; les responsables<strong>de</strong>s pays habités par ces quidams étonnésaussitôt colloqueront, « kyototiseront », ratifieront,accepteront, approuveront et adhéreront. Et <strong>la</strong>terre sera belle, simplement parce que chacun sesera posé <strong>la</strong> question <strong>de</strong> savoir où jeter son vieuxchewing-gum. Ras le bol! Encore un pantalon <strong>de</strong>foutu! Pourquoi fait-on si facilement ailleurs cequ’on ne fait pas chez soi?Au fait, c’est « dégue » aussi <strong>de</strong> cracher par terre!Jean-Yves Vincent
4 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006Embry ne sonne pas très anglo-saxon !Ces <strong>de</strong>ux syl<strong>la</strong>bes sont pourtantre<strong>la</strong>tivement courantes dans les noms<strong>de</strong> famille ang<strong>la</strong>is ou américains : EthanEmbry est un jeune acteur, Wayne Embry abrillé sous les paniers <strong>de</strong> basket <strong>de</strong> <strong>la</strong> NBA,Al Embry fut le porte-parole <strong>de</strong> Fats Domino.Pas étonnant alors <strong>de</strong> trouver une forte présenceang<strong>la</strong>ise à Embry, vil<strong>la</strong>ge du canton <strong>de</strong> Fruges.Où les anciens racontent souvent l’histoire<strong>de</strong> cet officier ang<strong>la</strong>is, s’appe<strong>la</strong>nt justement Embry,et tombant – médusé – durant <strong>la</strong> Secon<strong>de</strong> Guerremondiale sur le panneau d’entrée <strong>de</strong> <strong>la</strong> commune !Embry« Petite Angleterre »Les mêmes anciens évoquent avec p<strong>la</strong>isir ce Mister Bishop quiavait rejoint « les Souffleurs d’Embry », troupe théâtrale crééeil y a plus d’un <strong>de</strong>mi-siècle. « On lui a confié une réplique enpatois! » Bref, l’histoire d’amour entre Embry et les sujets <strong>de</strong>sa très Gracieuse Majesté ne date pas d’hier. Why? Pourquoi?« L’un amène l’autre » avance le maire, Francis Verhamme,ancien facteur, établi dans le vil<strong>la</strong>ge <strong>de</strong>puis 1978. « Le prix <strong>de</strong>smaisons sans doute, ajoute le premier magistrat, puis <strong>la</strong>beauté <strong>de</strong>s lieux. » Dès <strong>la</strong> fin <strong>de</strong>s années soixante-dix, lesAng<strong>la</strong>is ont investi dans <strong>la</strong> pierre au cœur <strong>de</strong>s vallées <strong>de</strong> <strong>la</strong>Course, <strong>de</strong> <strong>la</strong> Créquoise. « Mais l’accoutumance rendantprofanes les merveilles <strong>de</strong> ce mon<strong>de</strong>, il n’est pas étonnant qu’à<strong>de</strong>s <strong>de</strong>grés divers, nous restions assez indifférents à <strong>la</strong> beauté<strong>de</strong> nos horizons. Et pourtant, <strong>de</strong>s vil<strong>la</strong>ges tels que Quilen etEmbry sont <strong>de</strong>s plus pittoresques et mériteraient d’être plusconnus » écrivait l’abbé Georges Henguelle dans <strong>la</strong> préface <strong>de</strong>son Histoire d’Embry. Les Ang<strong>la</strong>is ne sont pas restés indifférents!Les Hol<strong>la</strong>ndais non plus d’ailleurs. Car telle est aujour-« Embry n’est qu’un long ruban <strong>de</strong> verdure » écrivait l’abbé Georges Henguelle.Le logement social a ses quatre saisonsLe TouquetAvec seulement 5 800 permanents sur les30 000 résidants que compte <strong>la</strong> communeet les prix <strong>de</strong> l’immobilier qui ne cessent <strong>de</strong>grimper, le logement est <strong>de</strong>venu un enjeumajeur pour <strong>la</strong> ville du Touquet.Une préoccupation qui se traduit par<strong>la</strong> réhabilitation d’une vingtaine <strong>de</strong> logementssociaux au cœur <strong>de</strong> l’ancien quartier ouvrier, entreles rues d’Amiens, <strong>de</strong> Samer et <strong>la</strong> rue Bardol.Fermeture <strong>de</strong> c<strong>la</strong>sses dans les écoles, manque <strong>de</strong> maind’œuvre,<strong>la</strong> pénurie <strong>de</strong> logement à un coup abordabledans les stations touristiques comme Le Touquet revêt <strong>de</strong>nombreuses implications. Une perte <strong>de</strong> popu<strong>la</strong>tion que <strong>la</strong>mairie s’évertue à rattraper <strong>de</strong>puis cinq ans. Mais politique environnementaleoblige, il est <strong>de</strong>venu extrêmement difficile <strong>de</strong> construire<strong>de</strong> nouveaux ensembles. La solution passe donc inévitablementpar <strong>la</strong> rénovation du parc d’habitat communal existant.Rachetés par <strong>la</strong> municipalité au CCAS (Centre communal d’actionsociale) pour <strong>la</strong> somme d’un euro, les petits pavillons quicomposent le quartier nécessitaient une réfection complète. Lestravaux, qui représentent plus d’un million d’euros, ont pu être<strong>la</strong>ncés grâce au concours du Comité départemental d’habitat etd’aménagement rural (CDHR), qui a débloqué une subventionPhoto L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isQuand <strong>la</strong> réhabilitation s’impose…dans le cadre d’un prêt locatif à usage social(Plus) et permis l’obtention d’un prêt à <strong>la</strong>caisse <strong>de</strong>s dépôts et consignations.Au total, 19 logements ont été ou sont en cours<strong>de</strong> réhabilitation : cinq studios, onze T2 ettrois T3, tous conventionnés, qui donnentdroit à une ai<strong>de</strong> personnalisée au logement(APL). Les loyers s’échelonnent <strong>de</strong> 145 eurosà 343 euros, c’est-à-dire un maximum <strong>de</strong>5 euros du mètre carré. Certaines habitationsétant encore occupées, les pavillons vacantsont été utilisés pour réaliser une « opérationtiroir ». Les habitants sont relogés à proximité<strong>de</strong> chez eux le temps <strong>de</strong>s travaux, avant <strong>de</strong>réintégrer leur logement. Parallèlement, l’accenta été mis sur l’amélioration du cadre <strong>de</strong>vie. Les p<strong>la</strong>ntations <strong>de</strong> parterres <strong>de</strong> fleurs, <strong>de</strong>pelouses et l’utilisation <strong>de</strong> couleurs vives surles faça<strong>de</strong>s <strong>de</strong>vraient faire du quartier unendroit convivial où il fait bon vivre.Antoine VaastDes logements où visiblement il fait bon vivre.Photo L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 5ou « petite Hol<strong>la</strong>n<strong>de</strong> » ?d’hui <strong>la</strong> particu<strong>la</strong>rité <strong>de</strong> ce vil<strong>la</strong>geblotti au fond <strong>de</strong> <strong>la</strong> vallée <strong>de</strong>l’Embryenne : un bon tiers <strong>de</strong>s213 habitants sont ou <strong>de</strong> nationalitéang<strong>la</strong>ise, ou <strong>de</strong> nationaliténéer<strong>la</strong>ndaise. « Une quarantaine<strong>de</strong> maisons, estime lemaire. Une sur <strong>de</strong>ux par exemple dans <strong>la</strong> rue du Haut-Pont! »Une caractéristique qui n’effraie pas outre mesure les Embryens <strong>de</strong> souche.Photos L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isLa sauvegar<strong>de</strong> du vil<strong>la</strong>geIndéniablement, Ang<strong>la</strong>is et Hol<strong>la</strong>ndais participent à <strong>la</strong> « sauvegar<strong>de</strong> » du vil<strong>la</strong>ge.Ainsi, <strong>de</strong>s <strong>de</strong>meures traditionnelles, vétustes, ont été restaurées. Embry revit. Lechâteau illustre bien cette renaissance. Une famille hol<strong>la</strong>ndaise a racheté ce belédifice du XIX e siècle, dé<strong>la</strong>issé <strong>de</strong>puis les années cinquante, elle l’a restauré et lepropose en location <strong>de</strong> vacances « confort quatre étoiles ». L’occasion pour d’autresHol<strong>la</strong>ndais, d’autres Ang<strong>la</strong>is <strong>de</strong> découvrir Embry, <strong>de</strong> tomber sous le charme. Si<strong>la</strong> municipalité observe parfois un « phénomène <strong>de</strong> confrontation », dû vraisemb<strong>la</strong>blementà « <strong>la</strong> vision urbaine <strong>de</strong> <strong>la</strong> campagne » affichée par ces nouveauxEmbryens, elle est ravie <strong>de</strong> les voir participer aux fêtes, à <strong>la</strong> dynamique associative.Et le projet <strong>de</strong> parking <strong>de</strong>vant l’église est mené en parfaite concertation avec lepropriétaire du château. Embry est bien un vil<strong>la</strong>ge européen. Voire mondial!« Dans cette rue du Haut-Pont, nous avons un Néo-zé<strong>la</strong>ndais », continue le maire.« Embry, un bourg tombé au rang d’humble vil<strong>la</strong>ge. Le “progrès” avec toutes sesexigences, ne s’y est pas trouvé à l’aise et l’a dé<strong>la</strong>issé », écrivait encore l’abbéGeorges Henguelle. Vingt ans plus tard, Ang<strong>la</strong>is et Hol<strong>la</strong>ndais s’y trouvent parfaitementà l’aise. Ce<strong>la</strong> doit justement nous inciter à ne pas dé<strong>la</strong>isser « <strong>la</strong> beauté <strong>de</strong>nos horizons ».Christian DefranceLa restauration du château par les Hol<strong>la</strong>ndais a donné <strong>de</strong>s idées…Force est <strong>de</strong> constater que le tonus<strong>de</strong>s Ang<strong>la</strong>is et Hol<strong>la</strong>ndais est« contagieux ». Renaud Pomart,installé à Embry <strong>de</strong>puis 1986, essaielui aussi <strong>de</strong> concilier développementet beauté <strong>de</strong>s lieux. Il a ouvert« l’Auberge <strong>de</strong> l’Embryenne » – <strong>de</strong>ssalons réputés –, aménagé une airepour les camping-cars, ainsi que le« Square <strong>de</strong> l’Embryenne », aire <strong>de</strong>détente avec mini-golf, restaurationrapi<strong>de</strong>. Installé dans « le Fond<strong>de</strong> Saint-Wandrille », OlivierLequien est un expert… <strong>de</strong> l’expertiseimmobilière (à <strong>la</strong> recherche <strong>de</strong>l’amiante, du plomb mais aussi <strong>de</strong>stermites). Plusieurs associationslocales suivent ce mouvement. Eva,Embry valorisation aménagement,est née en 1988 afin <strong>de</strong> fleurir,d’embellir le vil<strong>la</strong>ge pour attirer letouriste. Eva organise, le week-endle plus proche du 15 août, une fêteautour <strong>de</strong>s jeux anciens (les quillesétaient autrefois une spécialitéembryenne), elle veille aussi sur <strong>la</strong>ducasse qui a lieu le dimanche après<strong>la</strong> Sainte-Berthe (le 4 juillet). Eurekaest une structure d’insertion, baséedans l’ancienne salle paroissiale,permettant à une quarantaine <strong>de</strong>Rmistes ou chômeurs <strong>de</strong> longuedurée <strong>de</strong> retrouver le mon<strong>de</strong> dutravail en entretenant les chemins<strong>de</strong> randonnée… Embry revit et peutse pencher sans amertume sur sonpassé (le vil<strong>la</strong>ge compta jusqu’à900 habitants). 2006 correspondantau centenaire <strong>de</strong> <strong>la</strong> naissance <strong>de</strong>l’abbé Henguelle (curé d’Embrydurant plus d’un <strong>de</strong>mi-siècle), leComité d’histoire du Haut-Pays(dont il fut l’un <strong>de</strong>s fondateurs) adécidé <strong>de</strong> lui rendre hommage enmontant une exposition sur l’histoireet le patrimoine d’Embry etRimboval, du 11 au 13 novembredans <strong>la</strong> salle <strong>de</strong>s fêtes d’Embry.« L’histoire qui s’attar<strong>de</strong> au passé,n’arrête pas <strong>la</strong> marche <strong>de</strong> <strong>la</strong> vie. Vosancêtres ont eu leur temps, nousavons le nôtre bien mesuré, d’autresaprès nous, prendront <strong>la</strong> relèveet continueront obscurément peutêtremais sûrement… l’histoired’Embry. »Chr. D.
6 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006Lama par-ci, <strong>la</strong>ma par-làZutkerqueLama : camélidé qui vit dans les régions montagneuses d’Amériquedu Sud. Certes… mais aussi dans le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is ! Entre unwatergang et un coteau calcaire. Benoît Daveau <strong>de</strong> Zutkerquepromène ses quinze <strong>la</strong>mas et six alpagas <strong>de</strong> pré en pâturage.Derrière lui, <strong>de</strong>s randonneurs qui pourraient bien jouer El condorpasa à <strong>la</strong> flûte indienne sans dénoter et qui s’apprêtent à car<strong>de</strong>r<strong>la</strong> <strong>la</strong>ine pour s’en faire un bonnet. Voyage en insolite.Le <strong>la</strong>ma est un animal sensible,il déteste <strong>la</strong> promiscuité. S’i<strong>la</strong>rrive qu’un congénère ou unhumain ne respecte pas lesdistances d’usage, alors <strong>la</strong>mafâché : lui toujours vi<strong>de</strong>r à <strong>la</strong> tête <strong>de</strong> l’importunle contenu <strong>de</strong> son estomac.Difficile pourtant <strong>de</strong> résister à l’envied’enfouir ses mains dans le <strong>la</strong>inage <strong>de</strong> <strong>la</strong>robe épaisse, ou <strong>de</strong> plonger les yeux dansle regard « altier » <strong>de</strong> l’animal. Lequalificatif est <strong>de</strong> Benoît Daveau, éleveur<strong>de</strong> <strong>la</strong>mas dans le Ca<strong>la</strong>isis. L’homme arencontré <strong>la</strong> bête dans un zoo, alors qu’ilétait directeur d’équipement médicosocial.Il a été séduit par elle au point <strong>de</strong>lâcher son métier. Originaire <strong>de</strong>Bretagne, il a posé ses valises dans leNord <strong>de</strong> <strong>la</strong> France <strong>de</strong>puis 1975. Il y aquatre ans, avec l’ai<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’associationAvenir, il a créé cet élevage original etvend <strong>la</strong> <strong>la</strong>ine <strong>de</strong> ses animaux.Ba<strong>la</strong><strong>de</strong> et fi<strong>la</strong>geL’homme organise <strong>de</strong>s randonnées <strong>de</strong><strong>de</strong>ux heures ou plus. Le temps pour lepromeneur <strong>de</strong> découvrir les mœurs ducousin du chameau, son comportement,son histoire, ses diverses utilisations,notamment <strong>la</strong> prévention <strong>de</strong>s incendies<strong>de</strong> forêt ou <strong>la</strong> protection <strong>de</strong>s moutons…Les <strong>la</strong>mas ont été domestiqués par lesindiens, ce sont <strong>de</strong>s animaux <strong>de</strong> bât. Lesalpagas sont plus petits mais portentplus lourd. Ils ne muent pas, on lestond. Leur <strong>la</strong>ine est <strong>de</strong>nse et l’une <strong>de</strong>splus fines du mon<strong>de</strong>… Pour lesamateurs <strong>de</strong> douceur, fourrer ses mainssur les f<strong>la</strong>ncs <strong>de</strong> l’animal est une joie.P<strong>la</strong>isir infini <strong>de</strong> caresser, <strong>de</strong> toucher.P<strong>la</strong>isir <strong>de</strong> filer, <strong>de</strong> tisser. Benoît Daveaupropose <strong>de</strong>s stages <strong>de</strong> travail <strong>de</strong> <strong>la</strong>ine.Pour les personnes seules et exigeantesqui souhaitent choisir <strong>la</strong> couleur <strong>de</strong> leurpull sur le dos <strong>de</strong> l’animal… ou pour lesRencontre insoliteentre coteau calcaireet watergang : unélevage <strong>de</strong> <strong>la</strong>masgroupes. Enfants, adultes, publicsfragilisés découvrent ainsi le chemin <strong>de</strong><strong>la</strong> fibre <strong>de</strong> l’animal, qu’ils aurontbrossé, jusqu’au carré <strong>de</strong> tissu. Depetits métiers, <strong>de</strong>s rouets, <strong>de</strong>s fuseaux,<strong>de</strong>s car<strong>de</strong>s sont mis à disposition.L’éleveur-animateur récupère les outilsd’antan et les vieux appareils <strong>de</strong> travail<strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>la</strong>ine et les remet en état.L’expérience est belle et le formateur,qu’on en soit convaincu, intarissable!Marie-Pierre GriffonLes <strong>la</strong>mas d’Ecorigan : 439, rue du Listergaux – 62370 ZutkerqueTél. 06 20 55 17 62 – Courriel : ecorigan@libertysurf.fr- Pour 1/2 journée, Maison <strong>de</strong> <strong>la</strong> flore, Ardres, 03 21 82 89 27- Pour 1 journée <strong>de</strong> stage, Le savoir-faire : 0 820 820 186 (prochaine session : jeudi6 juillet à Ardres).Pascal Péron est/et Pascal SelfradiIl est fasciné par le mon<strong>de</strong> du cirque <strong>de</strong>puis toujours.Qui aurait cru que le sage professeur d’ang<strong>la</strong>is consacraittout son temps libre au spectacle en incarnant le rôle<strong>de</strong> Monsieur Loyal ?Photo M.-P. GriffonCa<strong>la</strong>is« Péron, c’est trop court,trop banal » dit-il.L’inspiration lui vient unjour : ce sera Selfradi,trois syl<strong>la</strong>bes chantantes,pratiques à prononcer au micro.Pascal Péron a toujours aimé lecirque. « Enfant, je prenais beaucoup<strong>de</strong> p<strong>la</strong>isir à voir le spectaclemais je ressentais aussi un vifintérêt pour les coulisses. »Pascal Selfradi a commencé paranimer un arbre <strong>de</strong> Noël en 2002à Marconnelle : 1h30 <strong>de</strong> spectacle,Pascal Selfradi et Jerry, <strong>la</strong> jeune tigresse b<strong>la</strong>nche <strong>de</strong>Stéphane Zavatta !45 min <strong>de</strong> jeux à conduire avec les enfants. La fosse aux lions! Il en rêvait <strong>de</strong>puis<strong>de</strong>s années. « Ce qui est génial c’est qu’une poignée <strong>de</strong> main suffit. Si vous n’êtespas à <strong>la</strong> hauteur, on vous renvoie… »L’enseignant et Monsieur Loyal ont un rôle pédagogique. Souvent, PascalSelfradi se faufile parmi les spectateurs pour faire le point sur leurs connaissances: « savez-vous qu’un fauve engloutit quinze à vingt kilos <strong>de</strong> vian<strong>de</strong> tous lesPassionné<strong>de</strong>ux jours? ». Ce Monsieur Loyal est d’ailleurs un fada <strong>de</strong> cirque traditionne<strong>la</strong>vec animaux. « Les gens viennent pour eux. » Il dit que ce cirque-là est menacéà cause <strong>de</strong> certaines troupes peu respectueuses <strong>de</strong> leur bien-être. « Un jour, mesélèves m’ont reconnu lors <strong>de</strong> <strong>la</strong> diffusion d’une interview. » Il sait faire <strong>la</strong> part<strong>de</strong>s choses. « J’essaie <strong>de</strong> ne pas mé<strong>la</strong>nger les rôles. Si un élève me pose une question,j’y réponds en début ou en fin <strong>de</strong> cours. »<strong>de</strong> cirqueSon objectif était <strong>de</strong> présenter un grand cirque. C’est fait <strong>de</strong>puis avril <strong>de</strong>rnier :il a été <strong>la</strong> doublure <strong>de</strong> Stéphane Zavatta, petit-fils d’Achille <strong>de</strong>vant 1500 personnes.« Le trac? Non, je me sens bien! » Il a le cœur circassien. Pour lui, c’est <strong>la</strong>vraie vie. Il a même acheté une caravane! Son épouse le suit <strong>de</strong> temps en tempsavec leur fils. « Des vacances <strong>de</strong> rêve pour un enfant, non? »Mé<strong>la</strong>nie RenaultContact : Pascal Selfradi, 03 21 19 01 83. Site www.e-monsite.fr/selfradiPhoto M. Renault
Photos A. VaastL’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 7Falloux, Guizot, Ferry…l’école se raconteOutreauP<strong>la</strong>nches <strong>de</strong>géographie ou <strong>de</strong>sciences naturellesaux murs, maximedu jour au tableaunoir, bancs et pupitresanciens, poêle au fond<strong>de</strong> <strong>la</strong> salle… La visite <strong>de</strong>l’école-musée d’Outreau,ouverte dans <strong>la</strong> maison <strong>de</strong>sassociations, s’apparenteà un voyage dans le temps.Son inspiratrice l’a voulue comme unhommage à tous ceux qui ont faitl’école telle qu’elle est aujourd’hui :gratuite, <strong>la</strong>ïque et obligatoire. Aupremier rang, celui qui a donné sonnom au musée : Jules Ferry, à ses côtésPaul Bert, Pauline Kergomard.Simone Van<strong>de</strong>ndriessche, ancienneconseillère pédagogique se défendd’être passéiste. « Je suis juste triste <strong>de</strong>voir tant <strong>de</strong> choses partir à <strong>la</strong> poubelleavec les réformes qui se succè<strong>de</strong>nt. »Au fil <strong>de</strong> rencontres, elle a récupérétoutes sortes d’objets ayant trait àl’école du XIX e siècle. « En milieu rural,les instituteurs étaient souvent lessecrétaires <strong>de</strong> mairie. C’est grâce à euxque toutes ces choses ont été conservées.Presque tout ce que nous avons icivient <strong>de</strong> <strong>la</strong> campagne. » Parmi sestrésors, un compendium <strong>de</strong> physiquechimiecontenant entre autres unemo<strong>la</strong>ire <strong>de</strong> mammouth, <strong>de</strong>s squelettesd’animaux ou une noix <strong>de</strong> coco ramenée<strong>de</strong>s colonies par les marins. Un coinest même réservé à l’école maternelle,dont on n’a que peu <strong>de</strong> traces, où l’ontrouve notamment l’uniforme <strong>de</strong>sécoliers. À l’étage, un espace est consacréà l’école d’avant Ferry. Celle <strong>de</strong>Guizot et <strong>de</strong> Falloux. Celle <strong>de</strong>s châtimentscorporels aussi. Et partout, <strong>de</strong>svitrines renferment les livres d’époqueet <strong>la</strong> documentation propre aux instituteurs.Le musée n’est pas figé. Les cartes et lesp<strong>la</strong>nches affichées <strong>la</strong>issent régulièrementleur p<strong>la</strong>ce à d’autres. La collectionne cesse <strong>de</strong> s’enrichir, « à chaquevisite » affirme même SimoneVan<strong>de</strong>ndriessche. « Les gens font <strong>de</strong>sdons, ils <strong>la</strong>issent <strong>de</strong>s choses qui encombraientleur grenier mais qui, pour nous, ont beaucoup<strong>de</strong> valeur. » Petit à petit, <strong>la</strong> salle <strong>de</strong>c<strong>la</strong>sse se reconstitue. L’Association <strong>de</strong>s amis<strong>de</strong> l’école-musée Jules-Ferry a attiré quelquecent-cinquante adhérents en à peine six mois.Une équipe d’une douzaine <strong>de</strong> personnestravaille également sur un petit journa<strong>la</strong>ppelé Raconte nous l’école. Le musée estbien sûr ouvert en priorité aux écoliers. Unep<strong>la</strong>ge horaire leur est réservée tous les jeudis.Antoine VaastL’école-musée est située dans <strong>la</strong> maison<strong>de</strong>s Associations, rue Jean-Jaurès à Outreau ;elle est ouverte au public tous les mardis<strong>de</strong> 9 h à 12 h et <strong>de</strong> 14 h à 19 h ;le jeudi aux sco<strong>la</strong>ires et aux groupessur réservation <strong>de</strong>mandée uniquementle mardi au 06 87 94 55 71« Les entrées <strong>de</strong> <strong>la</strong> mer »Le poisson, l’ingénieur et le cuisinier« Le poisson estun marché compliqué» avoue GuyFarrugia, le sauveurd’une entrepriseagroalimentaire, « Lesentrées <strong>de</strong> <strong>la</strong> mer » endépôt <strong>de</strong> bi<strong>la</strong>n quand il <strong>la</strong>récupère en 1995 ! Pour s’ensortir, il suffisait <strong>de</strong> se souvenirque le poisson est un metsfacile à déguster quand il aété « transformé » par leshommes et les machines. Travail<strong>la</strong>ntd’abord avec les restaurants, les collectivitéslocales sous le signe du « traiteurfrais, cuit, sous vi<strong>de</strong> », Guy Farrugia s’attaqueen 1998 à <strong>la</strong> gran<strong>de</strong> distribution.Il s’agit <strong>de</strong> donner au poisson l’allure <strong>de</strong>Wimillerillettes, <strong>de</strong> terrines, <strong>de</strong> mousselines…Pas <strong>de</strong> baguette magique mais unservice « recherche et développement »et les conseils <strong>de</strong> grands cuisiniers. Cesproduits haut <strong>de</strong> gamme, <strong>la</strong> charcuterie<strong>de</strong> <strong>la</strong> mer, ont rapi<strong>de</strong>ment séduit lesconsommateurs et les distributeurs.Imp<strong>la</strong>ntée sur <strong>la</strong> zone d’activité <strong>de</strong> <strong>la</strong>Trésorerie à Wimille, l’entreprisenaguère moribon<strong>de</strong> affiche aujourd’huitrois millions <strong>de</strong> chiffre d’affaires…que Guy Farrugia veut doublerdans les cinq ans ! Il a é<strong>la</strong>boré une stratégie<strong>de</strong> développement avec l’Aditec,Association pour le développement <strong>de</strong>l’innovation et <strong>de</strong> <strong>la</strong> technologie. « Lesentrées <strong>de</strong> <strong>la</strong> mer » sont <strong>la</strong> cerise sur legâteau <strong>de</strong> l’agroalimentaire boulonnais.
8 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006Jouer à crash crash avec l’histoireHerbellesHugues Chevalier mène une double vie, enseignant unevingtaine d’heures par semaine, détective le reste dutemps ! De l’ang<strong>la</strong>is « to <strong>de</strong>tect », découvrir. Son champd’investigation : 1 200 kilomètres carrés, onze cantons,115 communes. Sa grosse affaire, les avions qui se sont– plus ou moins – écrasés durant <strong>la</strong> Secon<strong>de</strong> Guerre mondiale.Son obsession, trouver <strong>de</strong>s témoins, encore <strong>de</strong>s témoins, toujours<strong>de</strong>s témoins. Bon sang mais c’est bien sûr, Hugues Chevalierest un cas ! Il vient <strong>de</strong> consigner ses enquêtes dans un livre, uniqueen son genre, « remettant <strong>de</strong> <strong>la</strong> vie là où c’est horriblement triste ».Thérouannais <strong>de</strong>puis 1974,Hugues Chevalier appartient àune famille où l’on parle d’histoire dumatin au soir. Des passionnés. ÀThérouanne, en 1982, un ancien raconteà Hugues <strong>la</strong> chute d’un avion à proximité<strong>de</strong> <strong>la</strong> chaussée Brunehaut. Virus inoculé.En 1986, il participe à <strong>de</strong>s recherchesd’épaves avec une association ca<strong>la</strong>isienne,avant <strong>de</strong> voler <strong>de</strong> ses propresailes. Ou presque, car notre enquêteuradore « le terrain », un peu moins <strong>la</strong>consultation d’archives, parfois à l’autrebout du mon<strong>de</strong> ! Pour cette tâche,souvent technique, Hugues est tombé surun autre cas, Jocelyn Leclercq, le prési<strong>de</strong>nt<strong>de</strong> l’association Antiq’Air F<strong>la</strong>ndres-Artois. Hugues est bavard, très bavard,ça tombe bien : en dix années <strong>de</strong> recherches,il a écouté et questionné plus <strong>de</strong> sixcents témoins. « Fiables, dit-il. Parfoisc’est pas sérieux, il faut douze coups <strong>de</strong>fil pour un seul bon témoignage. »L’histoiren’est jamais terminéeEh oui, pas question <strong>de</strong> cé<strong>de</strong>r à <strong>la</strong> facilité: le détective vérifie les témoignagesoraux, effectue <strong>de</strong>s recoupements, retrouve<strong>de</strong>s pilotes, leurs emplois dutemps, leurs sauveteurs, parfois lesépaves ! Au fil <strong>de</strong> ces reconstitutionsminutieuses, Hugues Chevalier tombesur <strong>de</strong>s histoires extraordinaires. « Uncrash c’est dramatique, mais il y atoujours <strong>de</strong> l’humain, du positif dans <strong>la</strong>suite <strong>de</strong>s événements. » Prenons l’exempledu <strong>de</strong>rnier avion qui s’écrase durantcette guerre, le 21 avril 1945 àVerchocq. Dans <strong>la</strong> foulée <strong>de</strong>s témoignagesHugues met <strong>la</strong> main sur <strong>de</strong>s photos,sur une histoire d’amour, un mariage,une figure <strong>de</strong> <strong>la</strong> Résistance! De belleshistoires qui marquent les esprits.Notre « Maigret <strong>de</strong>s crashs » ne <strong>la</strong>isserien passer : <strong>la</strong> remarque d’un élèvedont le grand-père a vu un aviontomber, <strong>la</strong> petite phrase <strong>de</strong> son garagiste« mon père a failli être tué par <strong>la</strong>chute d’un avion à Wismes! » Alorsforcément, le livre crépite <strong>de</strong> renseignements,sur les chutes proprementdites, les duels, le sort <strong>de</strong>s pilotes, unvéritable journal <strong>de</strong>s crashs. « Etl’histoire n’est jamais terminée »soupire Hugues. « Il voit <strong>de</strong>s témoinspartout » souffle son épouse. Aprèsavoir étudié 130 chutes d’avions(allemands, ang<strong>la</strong>is, américains,français), il entend confirmer queces 1 200 km 2 autour <strong>de</strong>Thérouanne, Hucqueliers, Aire,Lumbres sont « le premier secteur<strong>de</strong> crashs au mon<strong>de</strong> », en sepenchant sur les 140 chutes <strong>de</strong> V1!Il possè<strong>de</strong> aussi moult témoignagessur le patrimoine détruit durantles guerres (églises, châteaux, maisaussi <strong>de</strong>s maisons). HuguesChevalier tend toujours l’oreille.Christian DefranceRéalisé par Les Échos du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is,le livre Crashs sur le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is (1940-1945) est en vente chez l’auteurHugues Chevalier : 40, rue Brocquoise62129 Herbelles, au prix <strong>de</strong> 29 €(+ 5 € <strong>de</strong> frais <strong>de</strong> port).Aire-sur-<strong>la</strong>-LysVacances en fanfareau lycée Sainte-MarieDu 17 au 23 mai, 65 jeunes musiciens <strong>de</strong> 12 à 20 ans,issus <strong>de</strong>s harmonies et écoles <strong>de</strong> musique <strong>de</strong> toutle Nord - Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is, se sont retrouvés au lycéeSainte-Marie pour y suivre un stage <strong>de</strong> perfectionnementet d’approfondissement.L’ancien Carmel a accueilli, letemps d’une semaine, lesstagiaires <strong>de</strong> <strong>la</strong> Fédérationrégionale <strong>de</strong>s sociétés musicalesdu Nord - Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is.Encadrés par treize professeursdiplômés et six accompagnateurstitu<strong>la</strong>ires du BAFAou du BAFD, les jeunes ont pus’adonner huit heures par jour à <strong>la</strong>pratique <strong>de</strong> leur instrument. Maispas question <strong>de</strong> s’encombrer <strong>de</strong> sabatterie ou <strong>de</strong> son tuba, le matérielest mis à <strong>la</strong> disposition <strong>de</strong>s élèves par<strong>la</strong> fédération.Cette session – qui correspond auniveau élémentaire (au moins cinqans <strong>de</strong> pratique) et dont le coût(220 euros) peut être pris en chargepar certaines mairies ou harmonies –a pour but d’apprendre aux musiciensen herbe à jouer à plusieurs,que ce soit en ensemble ou en orchestre.Des cohortes <strong>de</strong> bois, <strong>de</strong> cuivresou <strong>de</strong> percussions ont ainsi envahi lessalles <strong>de</strong> c<strong>la</strong>sse du lycée agricole.Mais les participants ont égalementpu suivre une formation théoriquemusicale, chanter au sein d’unechorale ou s’initier à l’improvisation,aux musiques folkloriques.Cette semaine <strong>de</strong> travail s’est achevéenaturellement par un concertdonné dans l’école <strong>de</strong> musiqued’Aire-sur-<strong>la</strong>-Lys.Antoine VaastFédération régionale <strong>de</strong>s sociétésmusicales du Nord - Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is :121, rue Barthélémy-Delespaul59000 Lille – Tél. 03 28 55 30 20
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 9File <strong>la</strong> <strong>la</strong>ine…BonnièresIl travaille à l’usine le jour. Mais il n’oublie pas<strong>de</strong> nourrir ses moutons chaque matin. Et il prendses congés pour faire <strong>la</strong> moisson. Christian Bécu,33 ans est un double actif. En 2002, il a repris<strong>la</strong> ferme <strong>de</strong> ses parents à Bonnières près<strong>de</strong> Frévent. Il cultive 40 hectares <strong>de</strong> blé,<strong>de</strong> luzerne et élève 70 moutons.M. Bécu père est convaincu <strong>de</strong>puis longtemps <strong>de</strong>sdangers <strong>de</strong>s engrais, pestici<strong>de</strong>s et herbici<strong>de</strong>s. Il yvoit une cause directe <strong>de</strong> <strong>la</strong> prolifération <strong>de</strong>scancers. Il a donc toujours géré sa ferme enbannissant les produits chimiques. Il fut l’un <strong>de</strong>stout premiers agriculteurs biologiques <strong>de</strong> <strong>la</strong> région.Quand il prend sa retraite en 2002, son fils Christian,diplômé en électrotechnique, travaille dans <strong>la</strong> maintenance<strong>de</strong> systèmes <strong>de</strong> sécurité industrielle. Il déci<strong>de</strong> toutefois<strong>de</strong> reprendre <strong>la</strong> ferme tout en conservant son emploiafin <strong>de</strong> s’assurer une capacité d’autofinancement.Accompagné par l’association Avenir, il met au point unprojet <strong>de</strong> réorganisation <strong>de</strong> <strong>la</strong> ferme avec constructiond’un hangar à grain, financé en partie par le prêtd’Avenir et l’ai<strong>de</strong> à l’instal<strong>la</strong>tion du conseil régional.Auxi-le-ChâteauLeur Tour,50 ans plus tardPhoto L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isToujours le rouetFils d’un pionnier <strong>de</strong> l’agriculture biodans une région d’agriculture intensive,Christian Bécu connaît bien les habitu<strong>de</strong>s<strong>de</strong>s agriculteurs et ce<strong>la</strong> le rend plutôtpru<strong>de</strong>nt quant à l’avenir : « le bio se développeun peu mais très lentement.Pendant longtemps on a poussé les agriculteursà <strong>la</strong> production maximale et àune utilisation irraisonnée <strong>de</strong>s engrais.Désormais, c’est ancré dans les mentalités,c’est très dur à changer. » L’aveniridéal <strong>de</strong> l’agriculture? Christian Bécu lerésume simplement, « nous voudrionsréussir à vivre <strong>de</strong> notre métier sans êtresubventionnés. » Et son père aussitôtd’ajouter : « quand j’ai commencé à fairedu blé, il se vendait 2,20 francs le kilo.Aujourd’hui, il est <strong>de</strong>ux fois moins cher.Le mouton était à 18 francs en 1980 et n’atoujours pas rattrapé ce prix <strong>de</strong>puis. » Enoutre, il n’existe pas <strong>de</strong> filière régionalepour le mouton bio qui est donc vendu aumême prix que le mouton conventionnel.Est-ce pour ce<strong>la</strong> que M. Bécu père file sapropre <strong>la</strong>ine ? Non. L’amour du gestequand il sort le rouet est une réponse.Porter sur soi un pull issu <strong>de</strong> ses propresmoutons, n’est-ce pas dans le fond trèssimple? Pourquoi est-ce <strong>de</strong>venu si rare etsi compliqué? « Oh, si vous voulez faire <strong>la</strong>liste <strong>de</strong>s aberrations contemporaines… »répondrait M. Bécu père.Thomas SuelPhoto VCAAprès leur Tour <strong>de</strong> France, Huyghe et Hoorelbeke furent accueillis en héros à Auxi.Samedi 7 juillet 1956, midi et <strong>de</strong>mi, le l’étape Caen-Saint-Malo, il a franchiTour <strong>de</strong> France traverse Auxi-le- les Pyrénées avec les meilleurs, s’estChâteau. Une date historique pour <strong>la</strong> illustré avant l’arrivée finale à Paris.coquette cité <strong>de</strong> <strong>la</strong> vallée <strong>de</strong> l’Authie. Samedi 10 juin 2006, onze heures,Dans le peloton cette année-là figurent<strong>de</strong>ux Auxilois : Camille Huyghe et rue <strong>de</strong> <strong>la</strong> Belle-Inutile. Camille etcantine municipale d’Auxi-le-Château,Raymond Hoorelbeke, formés au Raymond n’ont pas <strong>de</strong> dossard… maisVéloce-club auxilois (VCA) avant <strong>de</strong> le maillot jaune 1956 est là ! La municipalitéet le VCA ont souhaité rendrerejoindre <strong>la</strong> fine fleur du cyclismeprofessionnel. Dossard 75, Camille fait hommage aux <strong>de</strong>ux champions, unpartie <strong>de</strong> <strong>la</strong> bonne échappée avec <strong>de</strong>mi-siècle plus tard. Pour que lesdouze minutes d’avance sur le peloton.Alors il traverse sa ville natale, Walkowiak, Jean Stablinski, Jean-souvenirs reviennent au sprint, Rogerseul en tête. Dossard 105, Raymond Marie Leb<strong>la</strong>nc accompagneront nossort du peloton pour saluer ses Auxilois. Des souvenirs, un repassupporters. Inoubliable Tour 1956 amical (15 euros, réservation au 03 22pour les <strong>de</strong>ux compères. Camille a 96 84 15), une exposition sur les carrières<strong>de</strong> Ch’Ray et Tiot Cam’ et l’occa-failli porter le maillot jaune, il a faitune lour<strong>de</strong> chute avant <strong>de</strong> <strong>de</strong>venir <strong>la</strong> sion d’acheter, <strong>de</strong> faire dédicacer le« momie péda<strong>la</strong>nte » et <strong>de</strong> travailler livre consacré aux quatre-vingtspour Walkowiak qui remportera cette années <strong>de</strong> cyclisme à Auxi-le-Château,gran<strong>de</strong> boucle. Raymond a fini 4 e <strong>de</strong> Tango et noir.
10 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006La rénovation <strong>de</strong>s diplômes <strong>de</strong> l’animationSi vous avez entendu parler <strong>de</strong> « BPJEPS »,vous savez peut-être qu’il s’agit du Brevetprofessionnel <strong>de</strong> <strong>la</strong> jeunesse, <strong>de</strong> l’éducationpopu<strong>la</strong>ire et du sport. C’est un diplômeapparu en avril 2002 <strong>de</strong> niveau bac qui,en plus d’apporter les compétences« traditionnelles » aux futurs animateurs, leur permetd’appréhen<strong>de</strong>r <strong>la</strong> conduite d’activités à dominante sportiveavec leur public. Comment ce<strong>la</strong> se passe-t-il au CPIEVal d’Authie ?Animateur : un métier auquel il faut se préparersérieusement. Le Centre permanent d’initiativespour l’environnement Val d’Authie a été lepremier organisme à mettre en p<strong>la</strong>ce le BPJEPS.Ce diplôme <strong>de</strong> l’animation, reconnu par lesconventions collectives du secteur socio-culturelet par <strong>la</strong> fonction publique territoriale existe enplusieurs spécialités : loisirs tous publics, activitésnautiques, activités physiques pour tous…Le BPJEPS ouvre <strong>la</strong> perspective d’exercer lesfonctions d’animateur socio-culturel, d’animateursocio-éducatif, d’animateur <strong>de</strong> quartier…Le CPIE propose <strong>de</strong>ux spécialités : loisirs touspublics et activités physiques pour tous, mentionenvironnement et patrimoine. Communication,légis<strong>la</strong>tion, conception <strong>de</strong> projets, techniques etpratiques d’animation sont étudiées sur1 400 heures dans l’ordre qui convient auxétudiants, sur les sites <strong>de</strong>s CPIE Val d’Authie àDevenir animateurau CPIE Val d’AuthiePhoto L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isCorinne, Céline, Pascale et Magali passent leBPJEPS au CPIE Val d’Authie.Auxi-le-Château et Chaîne <strong>de</strong>sterrils à Loos-en-Gohelle, et enentreprise. Laurent Chochois,le directeur, estime que« L’environnement nécessite unsavoir supplémentaire ».Certains stagiaires ont <strong>de</strong> véritablesprojets <strong>de</strong> vie à <strong>la</strong> sortie :Pascale est en formationavec Cirqu’en Cavalepour qui elle aimeraittravailler, Corinne vacréer un club naturepour les ados et les préadosdans le Ternois avec<strong>la</strong> communauté <strong>de</strong>communes du Saint-Polois. Céline aime leprojet qu’elle mène à <strong>la</strong>maison <strong>de</strong> retraite <strong>de</strong>Saint-Pol-sur-Ternoise :rencontres intergénérationnelleset aménagementdu cadre <strong>de</strong> vie <strong>de</strong>srésidants. Pourquoi nepas en faire son métier?Elles ont beaucoup àprouver, d’autant qu’ellesont constaté que leBPJEPS était encoreassez peu connu, mêmechez les employeurs. Peut-êtrepas pour longtemps.Rens. CPIE Val d’Authie03 21 04 05 79DDJS, 03 21 23 87 87Mé<strong>la</strong>nie RenaultLe BPJEPSrépondà un besoin« Le ministère <strong>de</strong> <strong>la</strong> Jeunesseet <strong>de</strong>s Sports a décidé <strong>de</strong>rénover ses formations etses diplômes, expliqueMichel Letienne, inspecteurà <strong>la</strong> DDJS. Le paysagecommençait en effet à dater.Le sport dans l’animationest un outil comme le théâtreou <strong>la</strong> musique. » Unanimateur doit donc êtrecapable <strong>de</strong> conduire uneactivité physique, avec <strong>de</strong>senfants par exemple, d’où <strong>la</strong>création du BPJEPS pluscomplet. « En outre, uneharmonisation européennes’imposait. Il fal<strong>la</strong>it aussi quenous soyons en phase avecle champ <strong>de</strong> <strong>la</strong> formationprofessionnelle. » Un projet<strong>de</strong> loi sur l’engagementvolontaire <strong>de</strong>vrait finird’éc<strong>la</strong>ircir le paysage : unanimateur exerçant plus <strong>de</strong>quatre-vingts jours par an<strong>de</strong>vra être titu<strong>la</strong>ire d’undiplôme professionnel.M. R.
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 11Le parc <strong>de</strong> <strong>la</strong> C<strong>la</strong>rence à l’heuredu festival <strong>de</strong>s associations <strong>de</strong> jeunesseLapugnoyDix mille personnes il y a <strong>de</strong>ux ans dans le jardinpublic <strong>de</strong> Saint-Omer pour faire <strong>la</strong> fête avec lesassociations <strong>de</strong> jeunesse ! Et à n’en pas douter<strong>la</strong> même affluence les samedi 10 et dimanche11 juin prochains dans le parc <strong>de</strong> <strong>la</strong> C<strong>la</strong>rence àLapugnoy où l’Association d’action éducative duPas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is organise – sous l’égi<strong>de</strong> du conseil généralet avec l’ai<strong>de</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> municipalité punéenne – un nouveaufestival. Festival : « démonstration remarquable » dit ledico, et telle est bien <strong>la</strong> volonté <strong>de</strong> l’AAE <strong>de</strong> manifesterc<strong>la</strong>irement et massivement l’énorme implication <strong>de</strong>sjeunes dans <strong>la</strong> vie associative départementale.Départementale <strong>de</strong>puis 2002,l’Association d’action éducatives’impliquait fortement, auparavant– dans un secteurcorrespondant en gros à l’ancienbassin minier –, auprès <strong>de</strong>jeunes mineurs vivant <strong>de</strong>s situationsd’urgence. Il y avait alors<strong>de</strong>s ponts entre elle et le tribunal<strong>de</strong> Béthune… Depuis, l’associationa coupé toute re<strong>la</strong>tion avec<strong>la</strong> justice, et concentre ses activitésautour <strong>de</strong>s ai<strong>de</strong>s en faveur<strong>de</strong>s associations d’éducationpopu<strong>la</strong>ire, dans les quartierscomme dans les vil<strong>la</strong>ges. Elleaccompagne les projets éducatifsqui renforcent le lien social. Del’instruction du dossier à l’ai<strong>de</strong>(pédagogique ou technique) surle terrain, l’AAE, présidée parHervé Jurczyk, a ainsi suivi en2005, 340 associations subventionnéespar le conseil généraldu Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is. La départementalisation<strong>de</strong> l’AAE a enoutre permis <strong>de</strong> décloisonnercette vie associative, « d’éviter<strong>de</strong>s querelles <strong>de</strong> clochers »avance Michael De<strong>la</strong>nnoy, l’ordonnateurdu festival <strong>de</strong>s associations<strong>de</strong> jeunesse. Il estentouré d’une trentaine <strong>de</strong> bénévoles,« ils ont plein d’idées ».Comme le veut <strong>la</strong> tradition, <strong>la</strong>fête – « vraiment popu<strong>la</strong>ire, pas<strong>de</strong> sélection par l’argent, toutest gratuit » – débute par uncamp scout le samedi soir. Ledimanche matin, trente bus arriventà Lapugnoy, 4000 jeunesissus <strong>de</strong> 140 associationspeuvent s’exprimer, présenterplus <strong>de</strong> cent activités, initierd’autres jeunes à leur disciplinefavorite. Cinquante ateliersinteractifs (poterie, photo,jardinage…), spectacles encontinu sur <strong>de</strong>ux podiums(cirque, danse, musique…),expositions tous azimuts : lefestival sera dans le parc <strong>de</strong> <strong>la</strong>C<strong>la</strong>rence, courez-y vite! Mêmesi <strong>la</strong> vie associative, l’éducationpopu<strong>la</strong>ire ne sont pasprès <strong>de</strong> filer.Christian DefranceRenseignements auprès<strong>de</strong> M. De<strong>la</strong>nnoy :tél. 06 85 54 59 54L’éducation popu<strong>la</strong>ire, <strong>la</strong> jeunesse, l’enthousiasme seront au ren<strong>de</strong>z-vous.Le hip hop du côté <strong>de</strong> <strong>la</strong> Gran<strong>de</strong> Rési<strong>de</strong>nce à Lens, <strong>la</strong> dansecountry à Oye-P<strong>la</strong>ge, les danses <strong>de</strong> salon à Annezin.L’association d’action éducative apprécie le mé<strong>la</strong>nge <strong>de</strong>sgenres! Elle est aussi un excellent observateur du mouvementassociatif et <strong>de</strong> ses tendances. « Après les années vidéo etinformatique, explique Michael De<strong>la</strong>nnoy, nous assistons auretour en force du c<strong>la</strong>ssique : photographie noir et b<strong>la</strong>nc, poterie,patchwork… Le jardinage, l’hygiène alimentairemarchent également très fort auprès <strong>de</strong>s jeunes. » Toutes cesassociations, al<strong>la</strong>nt d’une dizaine à plusieurs centaines d’adhérents,constituent une incroyable richesse pour le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is. D’autant que l’animation n’est finalement qu’unesorte <strong>de</strong> prétexte à un véritable travail en profon<strong>de</strong>ur :« prévention au sens <strong>la</strong>rge du terme. La vie associativepermet d’apprendre <strong>la</strong> citoyenneté. » Une richesse qu’il nefaut surtout pas gaspiller « en écœurant les bénévoles parexemple ». L’Association d’action éducative est conscientequ’on leur en <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> plus en plus à ces volontaires, qu’ilssont <strong>de</strong> plus en plus soumis aux « lour<strong>de</strong>urs administratives ».Et les lour<strong>de</strong>urs ne facilitent guère <strong>la</strong> pratique du hip hop ou<strong>de</strong>s danses <strong>de</strong> salon.Rens. AAE, tél. 03 21 68 72 81Photo : Association d’action éducative
12 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006Fêtes <strong>de</strong> LensQu’on le veuille ou non, irrémédiablement,inéluctablement, Lens est associé à sonRacing club. Depuis cent ans, l’un et l’autres’épaulent. Aujourd’hui, ils s’épousent pourcélébrer le centenaire <strong>de</strong>s Sang et or àl’occasion <strong>de</strong>s fêtes traditionnelles <strong>de</strong> <strong>la</strong> ville.Depuis <strong>de</strong>s décennies, Lens reçoit en juin <strong>de</strong>s groupesinternationaux <strong>de</strong> musique. Cette année ne dérogera pasà <strong>la</strong> coutume…Autrefois les fêtes <strong>de</strong> Lens étaient connues pour ses défilés<strong>de</strong> musique militaire issue <strong>de</strong> toute l’Europe. Depuis peu,l’événement a pris un tour plus civil. Cortège sur <strong>la</strong> vie <strong>de</strong>Marco Polo, musique celtique <strong>de</strong> Tri Yann ont illustré les<strong>de</strong>rnières années. La fête aura donc en 2006 les couleursdu RCL et durera <strong>de</strong>ux jours. Pour reprendre les mots ducomité <strong>de</strong>s fêtes <strong>de</strong> <strong>la</strong> ville, samedi 17 sera réservé à <strong>la</strong>« République <strong>de</strong>s enfants ». Au programme dans le cœur<strong>de</strong> <strong>la</strong> cité, <strong>de</strong>s activités gratuites : structures gonf<strong>la</strong>bles,mini kart, saut à l’é<strong>la</strong>stique… et vil<strong>la</strong>ge du football. Minista<strong>de</strong> Bol<strong>la</strong>ert, ateliers ludiques et éducatifs seront animésLes 17 et 18 juinLes couleurs du Racingpar <strong>de</strong>s éducateurs du RC Lenssur le parvis <strong>de</strong> l’hôtel <strong>de</strong> villeet <strong>la</strong> p<strong>la</strong>ce Jean-Jaurès. Lesenfant découvriront égalementun petit train rue <strong>de</strong> Pariset une montgolfière duCentenaire. Pour les plusgrands, <strong>la</strong> gare se fera rétro,avec figurants en costumed’époque, voitures d’antan etstations <strong>de</strong> légen<strong>de</strong>.Défilé carnavalesqueLe dimanche offrira <strong>de</strong>s rythmesmé<strong>la</strong>ngés aux Lensois. Detout, d’un peu partout, cosmopoliteet polyglotte : un cortège carnavalesque <strong>de</strong>masques <strong>de</strong> Venise, danses brésiliennes, école <strong>de</strong>samba, ballets tahitiens et vahinées, ensemblefolklorique chinois, fanfares belges, géants,drakkars, danseuses <strong>de</strong>s Caraïbes, danseurszaïrois, groupe mexicain, canon à confettis,Objectif <strong>de</strong> cette fête popu<strong>la</strong>ire : donner du bonheur aux gens.ban<strong>de</strong> dunkerquoise… De <strong>la</strong> médiathèquejusqu’au centre-ville et retour vers Bol<strong>la</strong>ert. Là,après l’arrivée du cortège sur <strong>la</strong> pelouse, <strong>de</strong>sconcerts sont prévus…M.-P. G.Photo xNorthern SoundsLa compi<strong>la</strong>tion :Northern Sounds <strong>de</strong> MusicTransfer Protocol > 10 €. Venteà <strong>la</strong> Fnac, au Furet et sur le site.Loos-en-GohelleAu-<strong>de</strong>là <strong>de</strong>s frontières et par<strong>de</strong>là<strong>la</strong> mer. Les membres <strong>de</strong>l’association Music transferprotocol ont l’Eurorégionà fleur d’oreille. Ils sepassionnent pour <strong>la</strong> musique<strong>de</strong>s scènes européennes. Ils ontaussi le désir irrésistible <strong>de</strong>promouvoir les groupes régionaux.« Ceux qu’on aime ! » pose PierreBouquet, jeune et passionnéprési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> MTP. « MTP » ? un clind’œil à « FTP » qui est un moyen <strong>de</strong>transférer les fichiers sur Internet.L’idée est captivante. À ce point qu’ellea été récompensée par le Défi-jeunes eta reçu 6500 euros pour se concrétiser.Afin <strong>de</strong> mieux faire connaître les groupes dusecteur et ceux <strong>de</strong>s cousins voisins, les Ang<strong>la</strong>is,les Belges, les Hol<strong>la</strong>ndais, MTP a édité unecompi<strong>la</strong>tion intitulée « Northern Sounds ». Unexcellent CD, certes éclectique car aucune limitePhoto x<strong>de</strong> style n’était posée,mais surtout enthousiasmant,exaltant.Cette « compil » est lepoint <strong>de</strong> départ d’uneaventure communeentre quinze groupesissus <strong>de</strong> <strong>la</strong> Provinceang<strong>la</strong>ise du Yorkshireet du Nord - Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is. Déjà, les <strong>de</strong>uxrégions ont encommun leur passéouvrier et, sur <strong>la</strong>jaquette du CD, lesDLGZ daddylonglegz, un <strong>de</strong>s groupes fétiches <strong>de</strong> MTP. La musique <strong>de</strong>s Lillois, plutôt orientée rock, <strong>de</strong>ux terrils <strong>de</strong> Loosen-Gohellevoisinent les <strong>de</strong>uxest une fusion mouvante et hypnotique. À écouter sur <strong>la</strong> compi<strong>la</strong>tion.cheminées <strong>de</strong> Sheffield… Désormais, elles ont un « aujourd’-hui » commun : les sons nordiques, Northern sounds. Ils ontrésonné tout un week-end à Loos-en-Gohelle. Quatre groupesang<strong>la</strong>is et quatre groupes français, invités par MTP ontdéchiré <strong>la</strong> scène du foyer Omer-Caron. Événement et symbolespassionnants. « Nous voulions montrer aux jeunes que <strong>la</strong>musique se passe ailleurs que dans leur chambre, assurePierre Bouquet. Nous voulions aussi créer un événementmusical dans le secteur puisque le festival <strong>de</strong> Lens « UnPrintemps en hiver » est passé à <strong>la</strong> trappe et que Culturecommune ne peut plus proposer <strong>de</strong> musique actuelle… »En organisant Northern sounds, Music transfer protocol aredonné une impulsion au secteur. L’association a aussi briséles frontières géographiques, réalisant ainsi, vraiment, un acteartistique. Prochain épiso<strong>de</strong> à suivre, bien sûr dans leYorkshire!Marie-Pierre GriffonAssociation Music transfer protocol30, rue Victor-Hugo – 62300 Lens – Tél. 03 21 78 39 54Site www.musictransferprotocol.com
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 13Photo M.-P. GriffonAu secours <strong>de</strong>s solspollués <strong>de</strong> MetaleuropVoilà trois ans que le désastre sanitaire et social a officiellement éc<strong>la</strong>té.Trois ans qu’avec <strong>la</strong> fermeture fracassante et très médiatisée <strong>de</strong> l’usine,chacun sait qu’une dizaine <strong>de</strong> communes autour <strong>de</strong> Metaleurop et près<strong>de</strong> 60 000 personnes sont malmenées. Les observateurs, eux, connaissentles dangers <strong>de</strong>puis 1976. Quand les Debreyne, agriculteurs à Auby,ont découvert que leurs bêtes souffraient <strong>de</strong> troubles…L’association Environnement développement alternatif (Eda) s’était alors très vitemobilisée… Elle vient <strong>de</strong> fon<strong>de</strong>r avec d’autres l’Espace biotique.La nature ne serait pas rancunière… sur ce site, le plus pollué d’Europe.Après avoir mené pendant <strong>de</strong>uxdécennies une lutte acharnéepour convaincre <strong>la</strong> popu<strong>la</strong>tionet les élus <strong>de</strong> l’impact <strong>de</strong>s solspollués sur <strong>la</strong> santé et l’environnement,l’Eda a donc créél’Espace biotique. À l’époque,Metaleurop fonctionnaitencore. Tout <strong>de</strong> suite, les <strong>la</strong>boratoiresuniversitaires et lesentreprises spécialisées dans <strong>la</strong>dépollution ont adhéré auprojet. Quand l’usine a ferméses portes et qu’au séisme environnementals’est ajouté lemarasme social, <strong>la</strong> reconquêtedu territoire est <strong>de</strong>venue uneurgence. Personne ne voudraiten effet s’installer sur <strong>de</strong>sterres à ce point polluées, <strong>de</strong>sterres qui intoxiquent lesemployés et leurs enfants.Miracle qu’aujourd’hui enfin,on reconnaisse les taux <strong>de</strong>plombémie dans le sang <strong>la</strong>rgementsupérieurs aux seuilsadmis… Il n’y a pas si longtempsles chiffres annoncés enréunions publiques officiellesétaient <strong>de</strong> loin différents <strong>de</strong>ceux inscrits sur les analysesbiologiques <strong>de</strong>s enfants dusecteur…Ressourceset expérimentationLes chantiers <strong>de</strong> l’Espacebiotique sont <strong>de</strong> plusieursordres. En premier lieu : <strong>la</strong>création d’un centre <strong>de</strong>ressources pour <strong>la</strong> reconquêtesanitaire et environnementale<strong>de</strong>s lieux. Objectifs : partagerles informations, ai<strong>de</strong>r à <strong>la</strong>décision <strong>de</strong>s élus, co-produire<strong>de</strong>s solutions nouvelles… Ensecond lieu : <strong>la</strong> mise en p<strong>la</strong>ce duprojet Arméria, du nom <strong>de</strong> <strong>la</strong>p<strong>la</strong>nte Arméria maritima, quipousse là où les sols sont polluéspar le zinc, le plomb, lecadmium et le cuivre. Si elless’avèrent positives, les actionsproposées par ce projet ouvrirontle chemin d’une requalificationdu secteur et pourrontservir d’exemple pour d’autressites pollués, en France et enEurope. Le projet Arméria estun vrai centre d’expérimentation<strong>de</strong>s phytotechnologies. Enc<strong>la</strong>ir, l’utilisation <strong>de</strong> certainesp<strong>la</strong>ntes pour éliminer, contenirou rendre moins toxiques lespolluants dans le sol. Il existeplusieurs techniques. Soit lesp<strong>la</strong>ntes forment un couvertvégétal et réduisent l’envol <strong>de</strong>sparticules polluantes dans l’airet leur introduction dans le solet les eaux souterraines. Soitelles puisent dans <strong>la</strong> terre leséléments polluants et les accumulentdans leur partieaérienne. Il reste alors àfaucher et exporter ce qui a étécoupé pour être incinéré etproduire un biominerai. Lapiste est suivie, mise enpratique, et évaluée. La natureviendrait-elle au secours <strong>de</strong>shommes ? Elle ne serait pasrancunière…Marie-Pierre GriffonL’Espace biotique estune gran<strong>de</strong> famille. Ilne pourrait existersans l’investissementet l’ai<strong>de</strong> <strong>de</strong> multiplespartenaires financiers,<strong>de</strong> collectivités localeset régionales, <strong>de</strong> scientifiques,d’universitaires,d’associationsenvironnementales,<strong>de</strong> centre <strong>de</strong> recherchenationale…ANVIER 2003, le vaisseau Metaleurop dans le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isJ coule et <strong>la</strong>isse dans une mer <strong>de</strong> marasme un millier<strong>de</strong> naufragés. Deux mois plus tard, alors que les sa<strong>la</strong>riésmènent un conflit dont ne sortira vainqueur que leurhonneur, Jean-Luc Loyer et le journaliste Xavier Bétaucourt,tous <strong>de</strong>ux auteurs <strong>de</strong> BD, visitent Metaleurop.Après une longue incursion dans le cœur <strong>de</strong>s métallos,ils sortent une très intéressante BD, Noir métal, qui dénonce« un scandale humain et social »…NOIRMÉTALJean-Luc Loyer est né à Hénin-Beaumont et son père était employé àPénarroya, future Metaleurop. Il estmort d’un cancer. XavierBétaucourt est journaliste. il acouvert le conflit <strong>de</strong>s metallospour <strong>la</strong> rédaction <strong>de</strong> C9 télévision,en temps réel. Réunions,occupation <strong>de</strong> l’usine, décisions,manifestations, tribunaux… Il aaccompagné les ouvriers danstoutes les étapes <strong>de</strong> l’aventure.Attachés à <strong>la</strong> région, les <strong>de</strong>uxhommes ont voulu partager lesfruits <strong>de</strong> leur enquête sousforme <strong>de</strong> BD, leur médiumpréféré. L’album, en cinq chapitreset en couleurs, met au jour<strong>de</strong>s réalités édifiantes. Ceux quine connaissent pas le drame <strong>de</strong>Metaleurop auront avantage àlire en annexes <strong>la</strong> chronologie<strong>de</strong>s faits. Les autres apprendront <strong>de</strong>s informations étonnantes.Notamment qu’en 1897, les dirigeants <strong>de</strong> l’usine quial<strong>la</strong>it <strong>de</strong>venir Metaleurop ont signé un contrat avec les politiques<strong>de</strong> l’époque. Qu’au moment d’apposer sa signature,l’industriel a ajouté <strong>la</strong> date <strong>de</strong> fin <strong>de</strong> bail qui manquait. Il anoté : « Cessation d’activité en janvier 2003 ».M.-P. G.« Cette histoire se passe bien cheznous, <strong>de</strong> nos jours, à quelqueskilomètres <strong>de</strong> là où nous habitons,<strong>de</strong> là où vous habitez… »
14 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006Textes et photos Mé<strong>la</strong>nie RenaultMarœuilNos paysages méritent notre attention. Le bois<strong>de</strong> Marœuil peut se voir, s’observer, se sentir,s’écouter, être caressé… et nous avionstendance à l’oublier… Sensibilisons-nousdonc à nouveau à son charme.Elles se prénommentSuzanne, A<strong>de</strong>line, Anna etSvet<strong>la</strong>na et sont originaires<strong>de</strong> <strong>la</strong> Creuse, <strong>de</strong> <strong>la</strong> régionparisienne, d’Allemagne ou<strong>de</strong> Moldavie. Elles neconnaissaient pas l’Artoisavant <strong>de</strong> venir y faire leursétu<strong>de</strong>s en patrimoine ettourisme, métiers <strong>de</strong>s artset <strong>de</strong> <strong>la</strong> culture, optiondéveloppement local. Cesquatre étudiantes <strong>de</strong> l’IUPd’Arras ont eu l’idée <strong>de</strong>Des jeux simples pour redécouvrir le bois <strong>de</strong> Marœuil.Le Peupl’ier vert dans le boisfaire vivre à nouveau le bois <strong>de</strong>Marœuil et ses visiteurs enosmose le temps d’un week-endd’avril : le Peupl’ier vert a étéun événement original dontnous pouvons nous inspirerdésormais.« Nous avons constaté quel’Artois était peu connu même<strong>de</strong>s étudiants, et <strong>de</strong> ses habitants.En arrivant ici, nous« vos » paysages ?Connaissez-vousavons été séduites par le pays,ses étendues, sa lumière. »Nous ne voyons plus les richessesqui s’offrent à nos yeuxchaque jour. « Leshabitants ont peutêtrebesoin d’unregard extérieurcomme le nôtre? ».Croyez-le ou non, cesont ces jeunes fillesd’ailleurs qui nousont fait regar<strong>de</strong>r lebois d’un autre œil.Dansl’intimitédu boisAvions-nous besoind’un animateurcomme MichaëlBrunner du CPIEVilles <strong>de</strong> l’Artoispour ressentir lebois ? Oui ! Conviépar les étudiantes, i<strong>la</strong> livré quelques-uns<strong>de</strong> ses précieuxconseils que nousdévoilons ici :prenez un fou<strong>la</strong>rd,ban<strong>de</strong>z les yeux <strong>de</strong> votre partenaire<strong>de</strong> ba<strong>la</strong><strong>de</strong>. <strong>Faites</strong>-luiécouter un lieu que vous aurezchoisi avec soin. <strong>Faites</strong>-lui tourner<strong>la</strong> tête! Laissez-le ensuite(gui<strong>de</strong>z-le!) retrouver à tâtonscet endroit dont les bruits luisont si personnels. Vous constaterezà quel point les sens sonten éveil et quelle surprise pourle partenaire délivré <strong>de</strong> sonban<strong>de</strong>au ! Prenez maintenantun miroir et promenez-vousdans les bois. Qu’il est amusant<strong>de</strong> voir ce mon<strong>de</strong> à l’envers!Cherchez enfin un paysage acci<strong>de</strong>nté,et tentez <strong>de</strong> trouver <strong>la</strong>cause <strong>de</strong> ce méfait : carrière <strong>de</strong>grés? trou d’obus? chaudron<strong>de</strong> sorcière? cavité béante d’untrésor déterré? La réponse <strong>la</strong>plus scientifique n’est pasforcément <strong>la</strong> plus attendue.Regard artistique (croquez ceque voyez !), naturaliste ouempli d’imaginaire. Ces jeuxsimples nous permettent <strong>de</strong>recréer notre paysage.Comment n’y avions-nous paspensé plus tôt!N’oubliez pas non plus voshôtes : partez sur les traces <strong>de</strong>spetits animaux du bois.Observez leurs empreintes (unmou<strong>la</strong>ge est si facile et si vitefait!), écoutez leur rire (pour lepic-épeiche notamment!), rentrezdans l’intimité <strong>de</strong> leurfoyer en découvrant quel étaitleur <strong>de</strong>rnier repas, touchez lesécorceschevreuil…Vivez votre paysage.malmenées par leAchicourtSes parents lui avaient dit en 1963 :« tu partiras dans le technique ».Lui vou<strong>la</strong>it déjà faire du pain…Il a réussi en ouvrant sabou<strong>la</strong>ngerie-pâtisserie en 2000.Aujourd’hui, il propose trente-quatresortes <strong>de</strong> pain à sa clientèle.Pari gagné pour Lucien !Lucien Duboiscréateur <strong>de</strong>pains« Le client <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> nouveauté mais il aime surtout le painb<strong>la</strong>nc. »Lucien Dubois a suivi l’avis <strong>de</strong> ses parents. Dumétier d’électricien à celui <strong>de</strong> directeur technico-commercialen génie climatique, il a faitcarrière. Cependant, les années passent et sesrêves <strong>de</strong> fournil l’animent toujours. Il aimerait enfinsentir le parfum du pain chaud fraîchement sorti dufour et entendre les craquements d’une baguettecroustil<strong>la</strong>nte, comme vivante.Il a cinquante ans quand il ouvre sa bou<strong>la</strong>ngerie àAchicourt. Là, il troque sa cravate argent contre untablier farine pour apprendre le métier sur le tas.« Tout était prévu sauf le mon<strong>de</strong> qui al<strong>la</strong>it venir danscette bou<strong>la</strong>ngerie ! », s’exc<strong>la</strong>me-t-il. Actuellement,douze mille personnes par mois franchissent le pas <strong>de</strong>sa porte. Trente-quatre pains différents sortent <strong>de</strong> sesfourneaux.Comment les réalise-t-il? Il suit ses envies, écoutecelles <strong>de</strong>s clients. Il lui arrive souvent <strong>de</strong> rêver sonpain. Les nuits sont courtes pour Lucien Dubois. Uneidée? Il lui faut alors s’emparer d’une feuille <strong>de</strong> papieret d’un stylo pour <strong>la</strong> noter. Le len<strong>de</strong>main, il goûte sacréation concrétisée. « Il ne faut pas faire n’importequoi et être certain <strong>de</strong> son coup. » Il avoue que trentequatrepains, c’est beaucoup, « on multiplie les petitspétrins qui font parfois trois kilos pour sortir peu <strong>de</strong>pains. Seulement, pour le client, il faut du nouveau. »L’Italiano à l’huile d’olive a ainsi disparu au profit <strong>de</strong><strong>la</strong> Fleur <strong>de</strong> lin, boule <strong>de</strong> 250 grammes moelleuse etdigeste, et du Muesli, pain <strong>de</strong> campagne aux fruitsconfits. « On va sortir un pain au <strong>la</strong>rd <strong>de</strong> 800 grammes,et bientôt un pain au beurre d’escargot taillé enforme <strong>de</strong> rose pour l’apéritif. » Quand Lucien Duboisparle <strong>de</strong> ses recettes, on sent l’excitation du créateurmonter en lui. Il n’a « pas peur qu’on les lui prenne »,dit-il! Il invente sans relâche <strong>de</strong>s délices simplescomme le Pavé d’Achicourt, préparé à base <strong>de</strong> farinedu moulin <strong>de</strong> <strong>la</strong> ville, ou plus sophistiqués comme cecampagne aux Beaujo<strong>la</strong>is, noix, et abricots secs.Il arrive que <strong>la</strong> recette ne fasse pas recette : leHérisson, une petite boule <strong>de</strong> campagne aux pruneaux,ciselée au-<strong>de</strong>ssus, a été une recette surprenante (peutêtretrop?) qui n’a pas duré malheureusement.Ses voyages l’inspirent également, parfois d’unemanière inattendue! « Une année, j’étais en vacancesau Portugal. Nous avons eu une semaine <strong>de</strong> pluie! Jeme suis retrouvé attablé dans un restaurant <strong>de</strong>vant unpain que j’ai ramené pour l’étudier. J’ai essayé <strong>de</strong> lereproduire avec un levain naturel – on ne fait pas <strong>de</strong>qualité avec du faux. Voilà le souvenir que j’ai rapporté<strong>de</strong> ces vacances pluvieuses! » Son <strong>de</strong>rnier concept est <strong>la</strong>Baguette du boucher vendue chez le bou<strong>la</strong>nger (original!)à base <strong>de</strong> 20 % <strong>de</strong> seigle et 80 % <strong>de</strong> pain b<strong>la</strong>nc,qu’il a inventée pour un restaurant arrageois. Sa création<strong>la</strong> plus <strong>de</strong>mandée : <strong>la</strong> Tradition du patron, baguettefort alvéolée, celle dont il est le plus fier.« Ma bou<strong>la</strong>ngerie s’appelle L’Autre pain, l’Autrebou<strong>la</strong>nger. On aurait dû écrire en <strong>de</strong>ssous L’Autrefou! » Lucien ne veut pas faire comme tout le mon<strong>de</strong>.« C’est un métier <strong>de</strong> fou, conclut-il. Le panier moyendiminue et les charges augmentent. Pour compenser,on a décalé les hommes. La bou<strong>la</strong>ngerie ouvre avec lepremier pétrin <strong>de</strong> 3h du matin jusqu’à 20h! » Rienn’arrête Lucien Dubois.
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 15L’amitié au débouché d’un partenariatSaint-Laurent-B<strong>la</strong>ngy…Régulièrement sollicitée pour financer <strong>de</strong>s actionshumanitaires pour lesquelles elle regrettait que <strong>la</strong> popu<strong>la</strong>tionne soit pas impliquée, <strong>la</strong> municipalité <strong>de</strong> Saint-Laurent-B<strong>la</strong>ngy a choisi d’être partenaire d’une commune du Sénégal,Rosso, avec qui les échanges fructueux s’intensifient.Tout a démarré par unehistoire d’amitié entre <strong>la</strong>famille De<strong>la</strong>ttre (celle <strong>de</strong>Marie, <strong>la</strong> kayakiste), etElhadj M’Bidj, instituteurdétaché auprès <strong>de</strong> l’associationlilloise Le Partenariatimpliquée dans le jume<strong>la</strong>geLille – Saint-Louis duSénégal. Cette association,explique Marie-FranceMaucourant, adjointe aumaire, joue un rôle importantcar c’est elle qui gère lesfonds versés par <strong>la</strong> ville <strong>de</strong>Saint-Laurent-B<strong>la</strong>ngy pourfinancer les actions mises en p<strong>la</strong>ce àRosso. Jusqu’alors, les subventions ontpermis d’acheter du matériel sco<strong>la</strong>ire,<strong>de</strong> créer un cyber espace, un ateliercommunication et une bibliothèque,une crèche et une case pour les toutpetits.Les moyens financiers mobilisésne sont pas très importants : « nousPhoto Com. mairie <strong>de</strong> St-Laurent-B<strong>la</strong>ngyet RossoJoie <strong>de</strong> vivre et soif d’apprendre caractérisent <strong>la</strong>jeunesse <strong>de</strong> Rosso.avons souhaité démarrer petit poursavoir où l’on va; pour bien définir leursréels besoins et avoir une bonne lisibilitédu travail réalisé ».Rien n’est <strong>de</strong> tropCette année, les élus ont décidé <strong>de</strong>reconduire les subventions pour notammentpermettre <strong>la</strong> construction d’unecase Santé. Quelques Immercuriens,professionnels <strong>de</strong> <strong>la</strong> santé, se sontimpliqués dans <strong>la</strong> démarche… « Unefois encore il est important <strong>de</strong> savoir cedont ils ont besoin pour ne pas envoyern’importe quoi ».Au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> l’ai<strong>de</strong> matérielle qui peutêtre apportée, <strong>de</strong>s échanges se sontnoués : une délégation immercuriennes’est déjà rendue à Rosso, ville frontièreavec <strong>la</strong> Mauritanie, sur le fleuveSénégal, où l’organisation communaleest très récente. Là-bas, « rienn’est <strong>de</strong> trop » dit Marie-FranceMaucourant. « Si nous pouvonsapporter beaucoup, nous avonsaussi beaucoup à recevoir et àapprendre d’eux. Ce sont <strong>de</strong>s genstrès compétents, ayant une gran<strong>de</strong>soif d’apprendre, avec un niveaud’étu<strong>de</strong>s et <strong>de</strong> <strong>la</strong>ngage très élevé…mais très pauvres, fatalistes. »Christophe Lescureux, responsable duservice communication à <strong>la</strong> mairie <strong>de</strong>Saint-Laurent, souligne les soucis d’urbanisme,le problème <strong>de</strong> l’élimination<strong>de</strong>s ordures ménagères… « Si au moins,elles étaient stockées dans un lieuprécis. »Il y a <strong>de</strong>s crocodilesDes membres du club <strong>de</strong> canoë-kayak,Grégory Demory et Denis Lancial ontégalement fait le dép<strong>la</strong>cement à Rosso,pour ai<strong>de</strong>r à l’organisation <strong>de</strong>s4 e championnats d’Afrique <strong>de</strong> canoëkayak…Cheikh Talibouya, adjoint auxsports, à <strong>la</strong> jeunesse et à <strong>la</strong> culture, etYali Fall, prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> <strong>la</strong> ligue <strong>de</strong> canoëkayak<strong>de</strong> Saint-Louis du Sénégal, leuront rendu <strong>la</strong> politesse, en janvier<strong>de</strong>rnier, lors <strong>de</strong>s Régates <strong>de</strong> l’Artois.Tout ce<strong>la</strong> <strong>la</strong>isse penser que le partenariatentre Rosso et Saint-Laurent-B<strong>la</strong>ngy s’enrichira au fil <strong>de</strong>s années,surtout que les enfants <strong>de</strong>s écoles s’intéressentaussi à ce qui se passe là-bas,même si certains disent qu’ils n’irontjamais : « parce qu’il y a <strong>de</strong>s crocodiles».Philippe Vincent-ChaissacAvec VTT Évasion : le p<strong>la</strong>isirplutôt que <strong>la</strong> performanceIls ont entre treize et dix-huit ans et, qu’il pleuve ou qu’ilfasse très chaud, se rencontrent tous les samedis après-midiau moins pour partager leur passion du VTT p<strong>la</strong>isir. « C’estvraiment un moment d’échange. On ne cherche pas leskilomètres mais plutôt <strong>la</strong> découverte <strong>de</strong> <strong>la</strong> région et… l’évasion», explique Fabien Ruffin, prési<strong>de</strong>nt. Ses dix-huit adhérents,encadrés par cinq bénévoles, viennent pour « s’éc<strong>la</strong>ter ». « Cesjeunes sont <strong>de</strong>s ados avec leurs questions d’ados. Certains ont <strong>de</strong>sdifficultés particulières, notamment <strong>de</strong>ux personnes handicapées, lesplus assidues », poursuit Fabien.De septembre à juin, vacances comprises, et un dimanche par mois lematin, les sportifs accumulent les kilomètres. « Il faut bien évacuer lestress <strong>de</strong> <strong>la</strong> semaine ! », disent-ils en chœur. Ils sont répartis en <strong>de</strong>uxgroupes, débutants et confirmés. Après les vérifications et réparations<strong>de</strong> rigueur, chaque groupe part sur les sentiers, l’un pour quinzeà trente kilomètres, l’autre pour trente à soixante kilomètres ou plus.Les uns apprennent à gérer leur vélo, les autres travaillent leur endurance.« Il y a <strong>de</strong> <strong>la</strong> souffrance sur le vélo et c’est une satisfactiond’être ensemble. Quand le moral baisse, alors que le vélo est un sportindividuel, on va au bout du parcours en groupe. »La cotisation s’élève à 30 euros l’année. Si chacun possè<strong>de</strong> un vélopersonnel, il arrive régulièrement que le club en prête aux nouveauxvenus le temps <strong>de</strong> pouvoir en acquérir un (entre 150 et 300 eurospour un débutant). Le club fournit une veste personnalisée auxcouleurs <strong>de</strong> VTT Évasion, l’’équipement reste à <strong>la</strong> charge du vététiste.VTT Évasion est à <strong>la</strong> recherche <strong>de</strong> sponsors locaux adhérant à <strong>la</strong> philosophie duclub : « certaines actions ne se mettent pas en p<strong>la</strong>ce parce que nous manquonsd’argent… Et le vélo est un très bon support <strong>de</strong> publicité ambu<strong>la</strong>nt qui diffuse<strong>la</strong>rgement, insiste Fabien Ruffin. Nous recherchons aussi <strong>de</strong>s bénévoles intéresséspar l’encadrement <strong>de</strong>s vététistes. »Saint-Nico<strong>la</strong>s-lès-ArrasMé<strong>la</strong>nie RenaultRens. Fabien Ruffin, 06 15 54 80 97, ou Julien Legay, 06 76 76 36 99
16 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006L’ADOT* milite <strong>de</strong>puis près <strong>de</strong> quarante ans pourpromouvoir les dons d’organes et <strong>de</strong> tissus dansle respect <strong>de</strong> l’anonymat, <strong>de</strong> <strong>la</strong> gratuité et du volontariat.L’association se démène surtout pour que les gensprennent position sur le sujet, avant leur mort. MartineSailly, prési<strong>de</strong>nte <strong>de</strong> l’antenne départementale, René Lar<strong>de</strong>zvice-prési<strong>de</strong>nt et toute l’équipe du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is neménagent ni leur temps ni leurs efforts pour encourager<strong>la</strong> popu<strong>la</strong>tion à faire part <strong>de</strong> sa décision.« Pour nous, un donneur est un héros. Il sauve <strong>de</strong>s vies... »Depuis quelques années,l’activité <strong>de</strong> greffe ne cessed’augmenter. 32 % <strong>de</strong>puisl’an 2000! Pourtant, leschiffres restent loin <strong>de</strong>snécessités. La pénuriepersiste. Chaque année,le nombre <strong>de</strong> personnesinscrites en liste d’attenteest plus élevé et le déca<strong>la</strong>geentre le nombre <strong>de</strong>nouveaux inscrits (5 168l’an <strong>de</strong>rnier) et le nombre<strong>de</strong> greffes réalisées (4238)est important…186 patients sont décédésen 2005 faute <strong>de</strong> greffon.Aussi est-il fondamental<strong>de</strong> prendre position dèsaujourd’hui auprès <strong>de</strong> sesproches pour qu’ils puissenttémoigner <strong>de</strong> <strong>la</strong>volonté du défunt quandun prélèvement est envisagé.Il arrive tropsouvent que <strong>la</strong> familleRevivreJournée <strong>de</strong>sensibilisation,d’informationsur le dond’organeset <strong>de</strong> tissus,le 22 juin.Photo M.-P. Griffonappose un refus du don,« dans le doute ». I<strong>la</strong>rrive aussi qu’à force <strong>de</strong>tergiverser, un tempsprécieux se soit écoulé.« Il n’y a qu’une douzained’heures pour sedéci<strong>de</strong>r ! » s’exc<strong>la</strong>meM me Sailly. C’est aussi un<strong>de</strong>voir <strong>de</strong> simplifier <strong>la</strong> vie(l’avis) <strong>de</strong> <strong>la</strong> famille, déjàcruellement touchée parle décès… L’idéal pour <strong>la</strong>section 62 <strong>de</strong> l’Adot serait <strong>de</strong>mettre <strong>la</strong> position du donneuréventuel sur <strong>la</strong> carte à puce <strong>de</strong><strong>la</strong> Sécurité sociale ou d’y joindreune carte <strong>de</strong> donneur. Ellea inventé un porte-carte trèsmalin dans lequel pourraients’insérer les cartes <strong>de</strong> CPAM,<strong>de</strong> mutuelle, <strong>de</strong> groupesanguin, et <strong>de</strong> donneur.Martine Sailly court d’élu endéci<strong>de</strong>ur pour montrer leprototype. « La caisseprimaire <strong>de</strong> Boulogne-sur-Merpourrait être une régiontest… » souhaitent <strong>la</strong> prési<strong>de</strong>nteet le vice-prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong>l’association. En attendant, ilsorganisent, comme toutes lesAdot <strong>de</strong> France, une journée<strong>de</strong> sensibilisation et d’informationsur le don d’organes et<strong>de</strong> tissus, le 22 juin. Aidés <strong>de</strong>sdonneurs <strong>de</strong> sang SNCF, <strong>de</strong>sdonneurs <strong>de</strong> sang départementauxet <strong>de</strong>s instituts en soinsinfirmiers, avec l’autorisationdu Conseil régional et <strong>de</strong> <strong>la</strong>SNCF, les bénévoles vontmonter dans les TER dès 7hdu matin pour porter <strong>la</strong> bonneparole. De Lens, Béthune,Boulogne, Ca<strong>la</strong>is, les oiseauxb<strong>la</strong>ncs s’envoleront vers Lilleet Arras. Peut-être répéteront-ils<strong>la</strong> jolie phrase <strong>de</strong>Martine Sailly et RenéLar<strong>de</strong>z : « Pour nous, undonneur est un héros. Il sauve<strong>de</strong>s vies… »* Association pour le don d’organeet <strong>de</strong> tissus humains.France Adot 62BP 1262360 Pont-<strong>de</strong>-BriquesTél. 03 21 83 34 15DossierAnnie Rogez :Quelle chance j’ai eue !ANNIE ROGEZ a un mari charmant, <strong>de</strong>s enfantset <strong>de</strong>s petits-enfants qui l’aiment… Depuis19 ans, elle a pourtant une <strong>de</strong>uxième famille, celle<strong>de</strong>s transp<strong>la</strong>ntés du foie. Il y a sa « gran<strong>de</strong> sœur »Sophie, une toute jeune fille greffée juste avantqu’elle ne le soit, et puis les autres, ces centaines<strong>de</strong> frères et sœurs qu’ellerencontre <strong>de</strong> temps en temps.Des centaines <strong>de</strong> personnes quiont grappillé <strong>de</strong>s années surleur <strong>de</strong>stin et qui désormais,comme elle, mor<strong>de</strong>nt <strong>la</strong> vieà pleines <strong>de</strong>nts.Photo M.-P. GriffonAnnie Rogez souffrait d’unema<strong>la</strong>die présumée auto-immune.Son corps rejetait son propre foie.Après plusieurs inci<strong>de</strong>nts hépatiqueset une inexorable dégradation <strong>de</strong> santé, à40 ans, <strong>la</strong> transp<strong>la</strong>ntation était <strong>de</strong>venue le seulmoyen <strong>de</strong> survivre à <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>die. « S’il n’y a pas<strong>de</strong> don avant fin 87, vous ne serez plus là! »avait alors confié son mé<strong>de</strong>cin. M me Rogez s’est vuattribuer le numéro 152. Restait à attendre… un eurosignalà <strong>la</strong> main, l’ancêtre duportable. « Le prix du greffon jele connaissais! pose Annie Rogezen fronçant les sourcils. Il fal<strong>la</strong>itl’accepter. Il me fal<strong>la</strong>it souhaiterque quelqu’un décè<strong>de</strong> pour continuerà vivre… » Deux mois et dixjours plus tard, un dimanche soir,alors qu’Arras était en fête, Anniea reçu un coup <strong>de</strong> fil <strong>de</strong> Paris quiseul, à l’époque, pratiquait ceAnnie : « C’est une épreuve qu’on a vécue à<strong>de</strong>ux. Mon mari a été d’un grand secours ! »type <strong>de</strong> greffe… Il y avait undonneur.Photo France AdotArrasRevanche sur <strong>la</strong> mortPrête pour l’opération, elle est <strong>de</strong>scendue dansun tunnel qui <strong>la</strong> menait à <strong>la</strong> salle d’opération ets’est <strong>de</strong>mandée : « Où vais-je me réveiller? »Quand elle a ouvert les yeux, le soleil baignait<strong>la</strong> salle <strong>de</strong> réanimation. Elle portait le foied’une dame <strong>de</strong> 32 ans, issue <strong>de</strong> <strong>la</strong> région <strong>de</strong> Toulouse.« On <strong>de</strong>vait se ressembler, suppose-t-elle, avoir <strong>de</strong>satomes crochus. Nous étions <strong>de</strong>ux individualités, nousne sommes plus qu’une. J’ai essayé <strong>de</strong> l’intégrer! »Depuis, Annie Rogez prend soin du foie <strong>de</strong> <strong>la</strong>Toulousaine, comme d’un ami précieux. « Je fais toutpour qu’il soit en bonne santé. Je lui fais du bien.J’essaie <strong>de</strong> le préserver le mieux possible! Quellechance j’ai eue! » La vie d’Annie a pris à l’évi<strong>de</strong>nceune autre dimension. Elle s’est essayée au patin àroulettes, a découvert <strong>la</strong> montgolfière, a gravi le Mont-B<strong>la</strong>nc du Tacul. « J’y pense tous les jours… sourit-elle.Je me dis que donner ses organes, donc donner <strong>la</strong> vie,c’est rétablir une injustice. C’est une sacrée revanchesur <strong>la</strong> mort! »
Dossier Le don d’organe : textes, Marie-Pierre GriffonSolidarité familialeUn foie pour <strong>de</strong>uxEN QUELQUES MOIS, Gérard, chef d’entreprise à Ca<strong>la</strong>is a appris queson foie se détruisait, qu’il ne pourrait être soigné et que s’ilenvisageait une greffe, il aurait au moins <strong>la</strong> 380 e p<strong>la</strong>ce sur <strong>la</strong> listed’attente. « Lorsque ce<strong>la</strong> vous arrive, vous êtes complètementperdu, on ne voit pas comment s’en sortir, c’est le trou noir… »Dans ce trou noir, Thérèse sa femme et leurs trois grands enfantsont jeté une échelle <strong>de</strong> secours…Jamais ma<strong>la</strong><strong>de</strong>, toujours sur<strong>la</strong> brèche. À 60 ans, le chefd’entreprise ca<strong>la</strong>isien n’apassé <strong>de</strong>s examens médicauxque pour <strong>la</strong> forme. Aprèsquelques bredouillements,quelques hoquets dans les résultats,<strong>de</strong>s analyses complémentaires ontviré au rouge. Gérard était atteintd’une ma<strong>la</strong>die génétique qui se développeaprès 50 ans et qui détérioreirrémédiablement le foie. À Lille, il aété assez vite question <strong>de</strong> transp<strong>la</strong>ntation,et aussi vite question <strong>de</strong> baisserles bras. Une liste d’attentelongue comme un jour sans pain, unmé<strong>de</strong>cin désabusé qui ne peut rien…Ne restait que <strong>la</strong> peur.« Alors, se souvient Gérard, mesenfants ont décidé <strong>de</strong> se battre.Solidaires, ils ont cherché <strong>de</strong>s solutions,ont découvert sur Internetl’hôpital Paul-Brousse à Paris,m’ont décroché un ren<strong>de</strong>z-vous. »Le professeur Denis Castaing, chef<strong>de</strong> service du centre hépato-biliairel’a accueilli… et a affirmé que çan’al<strong>la</strong>it pas être facile mais qu’onal<strong>la</strong>it essayer <strong>de</strong> l’ai<strong>de</strong>r… « Tout àcoup, le mon<strong>de</strong> était <strong>de</strong>venu rassurantmême si on m’a expliqué qu’iln’y avait pas <strong>de</strong> donneur. J’aidécouvert alors que pour <strong>de</strong>s tas <strong>de</strong>raisons, on ne donne pas facilementses organes. C’est dramatique! Sic’était le cas, on sauverait beaucoup<strong>de</strong> vies humaines! Aprèstout, si on est mort, onCa<strong>la</strong>isest mort ! » Doucement aémergé l’idée <strong>de</strong> transp<strong>la</strong>ntersur le ma<strong>la</strong><strong>de</strong> un lobe <strong>de</strong> foied’une personne vivante. Safemme, Thérèse, infirmière, asourit… mais Gérard s’estinsurgé, jurant qu’il n’en était pasquestion, qu’elle pouvait y <strong>la</strong>isser <strong>la</strong>vie, que <strong>de</strong> toute façon, on ne savaitpas si elle était compatible…Elle l’était!Une probabilité sur <strong>de</strong>s millions…Le choc était total. Un bouleversementpsychologique tel que Gérard amanqué le ren<strong>de</strong>z-vous suivant àl’hôpital. Quand sa santé s’estcomplètement détériorée, quel’heure était aux décisions, il afini par accepter le précieuxca<strong>de</strong>au. Le 15 octobre, après uneopération <strong>de</strong> 13 heures, une partiedu foie <strong>de</strong> Thérèse reposait dansle corps <strong>de</strong> Gérard… Magierégénératrice, quelques moisplus tard, après convalescenceet repos, chacun retrouvait unfoie presque normal.Gérard a très vite repris le chemin<strong>de</strong> son bureau pour retrouverune entreprise, elle aussi enpleine forme. En l’absence <strong>de</strong> leurpère, les enfants avaient quitté leurmétier, leurs fonctions respectivespour gérer <strong>la</strong> société paternelle. Ilest une famille dans le Ca<strong>la</strong>isis où lemot solidarité sonne à toute volée.Photo France-AdotL’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 17Premières transp<strong>la</strong>ntations en Francerein, 1955 ; cœur, 1968 ; foie, 1972 ; pancréas, 1976 ;cœur-poumon, 1982 ; poumon seul, 1987 ;première greffe <strong>de</strong> moelle osseuse en France, 1956.Lien familial nécessaireentre vivantsSelon <strong>la</strong> loi française le donneur doit être soit leconjoint du receveur, soit son frère ou sa sœur, sonfils ou sa fille, un <strong>de</strong> ses grands-parents, ses oncles ettantes, ses cousins germains ainsi que le conjoint dupère et <strong>de</strong> <strong>la</strong> mère du receveur ou bien encore toutepersonne apportant <strong>la</strong> preuve d’une vie communed’au moins <strong>de</strong>ux ans avec le receveur. Sur le sujet, <strong>la</strong>loi française est moins restrictive que précé<strong>de</strong>mment,mais beaucoup plus que <strong>la</strong> loi européenne. Laconvention européenne sur les droits <strong>de</strong> l’homme et<strong>de</strong> <strong>la</strong> biomé<strong>de</strong>cine ne fait en effet pas état <strong>de</strong> <strong>la</strong>parenté nécessaire du receveur.France Adot, sous <strong>la</strong> rédaction en chef <strong>de</strong>Yo<strong>la</strong>n<strong>de</strong> Bertrand-Labor<strong>de</strong> publie letrimestriel Revivre qui abor<strong>de</strong> à chaquenuméro un sujet <strong>de</strong> fond sur le don, <strong>la</strong>greffe, <strong>la</strong> transp<strong>la</strong>ntation. À chaquefois, une région est mise enlumière avec les Adot quil’animent.Tél. 01 42 45 63 40Les tissuset les organesgreffésPrélevés <strong>de</strong> son vivant> essentiellement les celluleshématopoïétiques c’est-à-dire <strong>la</strong>moelle osseuse (donneurs familiauxou non), rein, (entre parentsdu 1 er <strong>de</strong>gré), peau, fragments osseux,lobe hépatique et lobe pulmonaire.Prélevés après <strong>la</strong> mort> cœur, foie, rein, cœur-poumon, poumon, pancréas,os, carti<strong>la</strong>ge, cornée, peau, intestin.La carte <strong>de</strong> donneurSi une personne refuse toutprélèvement d’organe le jour<strong>de</strong> son décès, elle a <strong>la</strong> possibilité,<strong>de</strong> son vivant, <strong>de</strong> s’inscriresur le registre national <strong>de</strong>srefus, auprès <strong>de</strong> l’agence <strong>de</strong> <strong>la</strong>biomé<strong>de</strong>cine. Elle a dès lorsl’assurance <strong>de</strong> ne pas êtreprélevée.Si au contraire elle est résolumentpour le don d’organes,elle doit le signaler à sesproches. Mieux, porter sur elleune carte <strong>de</strong> donneur d’organes.Celle-ci n’est pas obligatoiremais facilite gran<strong>de</strong>mentle don. Il n’y a pas d’âge minimumpour prendre sa carte <strong>de</strong>donneur : même un mineurpeut affirmer ainsi sa position.Il faut simplement savoirqu’en cas <strong>de</strong> décès, le prélèvementne peut avoir lieu qu’avecl’accord <strong>de</strong>s parents. Il estévi<strong>de</strong>nt que <strong>de</strong> connaître <strong>la</strong>position <strong>de</strong> l’enfant facilite lechoix <strong>de</strong>s parents.Rens. Biomé<strong>de</strong>cine :0 800 20 22 24 (numéro vertgratuit). Il est possibled’y comman<strong>de</strong>r sans fraisune carte <strong>de</strong> donneurou d’obtenir lescoordonnées du registrenational <strong>de</strong>s refus.Secrétariat France AdotTél. 05 45 39 84 50
18 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006VécuStouki, le cœur sur <strong>la</strong> patteAVEC SA MAÎTRESSE, IL REND VISITE AUX PERSONNES HOSPITALISÉEStouki, viens mettre ta casquette et ton bandana »,«S appelle Michelle Bruneau, bénévole <strong>de</strong>puis trois ansau sein <strong>de</strong> l’association le Cœur sur <strong>la</strong> patte. Sitôt dit, sitôtfait, le cocker se précipite vers sa maîtresse en sautant<strong>de</strong> joie (je l’ai vu <strong>de</strong> mes yeux !) pour revêtir sa tenue verteet rouge. Il est prêt à aller « travailler ».Stouki a quatre ans. Il habiteCarvin. Il a commencé à l’âged’un an, l’âge minimum requispour participer aux activités <strong>de</strong>l’association. Sa premièreintervention avait eu lieu endécembre au service pédiatrie<strong>de</strong> l’hôpital <strong>de</strong> Dechy. Déguiséen père Noël, il avait pris sonrôle très au sérieux pour aller à<strong>la</strong> rencontre <strong>de</strong>s enfantsma<strong>la</strong><strong>de</strong>s. « Ça s’est très bienpassé. Il s’est conduit commes’il l’avait toujours fait »,témoigne sa maîtresse encoreétonnée. Avec Stouki, pas <strong>de</strong>problème : « quand il arriveprès du lieu d’intervention, il<strong>de</strong>vient calme et fait attention àne pas accrocher les perfusions.Il a compris, je crois »,dit Michelle.Enfantset personnes âgéesIl arrive rarement que l’animalsoit rejeté. Beaucoup <strong>de</strong>personnes ont eu un animaldans leur vie. Les animaux duCœur sur <strong>la</strong> patte essaient <strong>de</strong> leleur rappeler. Certaines souffrent<strong>de</strong> <strong>la</strong> ma<strong>la</strong>died’Alzheimer. Grâce auxchiens, elles se remémorentleur vécu. Les personnes âgéesse réapproprient le jeu,travaillent leur motricité, enles brossant par exemple.« J’ai remarqué que Stoukiamenait <strong>la</strong> balle aux gens quiStouki, le cocker habituellement cabot, <strong>la</strong>nce un appel sérieux aux bénévoles chiens et maîtres.avaient le plus <strong>de</strong> difficultés »,dit Michelle. Une maman dont<strong>la</strong> petite fille était hospitalisée<strong>de</strong>puis trois semaines et queStouki avait divertie a remerciéMichelle : « ce<strong>la</strong> faisaitlongtemps que je n’avais pasvu ma fille sourire comme ça »,lui a-t-elle confié.Photo L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 19Sou<strong>la</strong>ger les personnes en souffranceAprès le Nord, le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isMaryse Huriau est prési<strong>de</strong>nte <strong>de</strong> l’associationqu’elle a créée avec <strong>de</strong>s amis en 2002.Mé<strong>de</strong>cin, elle bénéficiait dans le milieu hospitalier<strong>de</strong> contacts non négligeables et <strong>de</strong> sonexpérience <strong>de</strong> spécialiste anesthésiste enréanimation au centre hospitalier<strong>de</strong> Lille. Un importantrassemblement canin àBirmingham a fini <strong>de</strong> <strong>la</strong> convaincre<strong>de</strong> passer à l’action. : <strong>la</strong>“Pets As Therapy” (thérapie parles animaux) dans les pays anglosaxonsy était présentée.Aujourd’hui, l’associationcompte cinquante bénévoles très investis etprès <strong>de</strong> quatre-vingts chiens qui le sont toutautant. L’action se développe dans le départementdu Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is. Dix sites ont ouvertleurs portes à nos amis à quatre pattes :Bully-les-Mines, Bapaume, Maisnil-lès-Ruitz… « Nous avons eu une action trèsconcluante auprès d’enfants autistes. C’estfou ce que l’on parvient à faire avec un seulchien », pense Maryse Huriau.Les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s affluent désormais et les bénévolesmanquent cruellement. Pourtant, l’investissementest minime en comparaison dup<strong>la</strong>isir et du bonheur apportés : les bénévolesn’interviennent qu’une après-midi parmois.Exigences nécessairesTous les chiens sont acceptés sauf ceux dont<strong>la</strong> loi exige le port <strong>de</strong> <strong>la</strong> muselière. MaryseHuriau raconte qu’un jour, un impressionnantmâle greyhound a rendu visite à <strong>de</strong>senfants. Une petite fille qui l’observait asoudainement décidé d’aller l’embrassersur <strong>la</strong> truffe! « Vous comprenez pourquoi ilfaut être absolument sûr du chien! » Lesanimaux désirentfaire p<strong>la</strong>isir à leurmaître. La complicitédu couple qu’ilsforment est essentielle.L’animal nedoit ni aboyer nisauter ni se montreragressif. Un comportementalistebénévole <strong>de</strong> l’association faitd’ailleurs passer une série <strong>de</strong> tests au candidatcanin à l’aventure humaine.Le chien doit être shampouiné, les contrôlesvétérinaires réguliers, l’animal traité,vacciné et en possession d’un certificat <strong>de</strong>bonne santé. Pour le maître, pas besoind’assurance complémentaire pour êtrebénévole. L’association en dispose déjàd’une.Le Cœur sur <strong>la</strong> patte comprend trois félinspour le moment. Les chats particulièrementsociables sont recherchés par l’association.Pensez-y!Un animal sociable,calme et propre,un maître qui disposed’un peu <strong>de</strong> temps :l’association a besoin<strong>de</strong> bénévoles.Maryse Huriau, 03 27 91 85 59Marie-C<strong>la</strong>ire Be<strong>la</strong>in, 03 27 27 89 19Mé<strong>la</strong>nie RenaultSimone et Léo,une histoire d’amourSIMONEa quatre-vingt quatre ans. Elle vit à <strong>la</strong> maison médicaliséeles Myosotis <strong>de</strong> Maisnil-lès-Ruitz <strong>de</strong>puis neuf moismaintenant.Léo, le basset du Cœur sur <strong>la</strong> patte, rend visite aux résidants<strong>de</strong> <strong>la</strong> maison <strong>de</strong> retraite une fois par mois environ.« Je prends <strong>de</strong>s gâteaux, je les mets dans mes poches et Léotire sur sa <strong>la</strong>isse pour les sentir, raconte Simone, le visage illuminéà <strong>la</strong> simple évocation du petit animal. Je lui parle, ilvient dire bonjour. » Chanel, le lévrier afghan,vient régulièrement lui aussi. « Ça memanquerait s’ils ne venaient pas. »Quelquefois, Simone déprime maisquand elle parle <strong>de</strong>s animaux, sesyeux pétillent à nouveau. « On vafaire une pétition pour avoirun chien à <strong>la</strong> maison <strong>de</strong>retraite, comme celle <strong>de</strong>Calonne-Ricouart. Il y apeu d’hommes ici », ritelle!Léo lui rappelle lesanimaux qu’elle aeus par le passé.Trois chats et troischiens.M. R.Simone attend toujours avec impatience <strong>la</strong> visite <strong>de</strong> Léo, le basset.Photo L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is
20 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006I<strong>de</strong>ntitéFDE 62 : l’outil au service <strong>de</strong> notre énergieL’ON NE LE sait pas assez : l’énergie, gaz et électricité, est une compétencecommunale. Dans le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is, nos 894 communes (pouvoir concédant,propriétaire <strong>de</strong>s réseaux) se sont regroupées au sein d’un syndicatintercommunal un peu particulier : <strong>la</strong> Fédération départementale <strong>de</strong> l’énergiedu Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is qui a chargé EDF et GDF, les concessionnaires,<strong>de</strong> faire le travail en son nom.Mais <strong>la</strong> FDE ne reste pas inactive puisqu’elleeffectue <strong>de</strong>s contrôles concernant<strong>la</strong> bonne qualité <strong>de</strong> <strong>la</strong> distribution, veilleau renouvellement <strong>de</strong> tous les réseaux entemps utile et apporte uneai<strong>de</strong> importante auxcollectivités locales, enredistribuant lesre<strong>de</strong>vances qu’elleperçoit d’EDF etGDF, sous forme <strong>de</strong>subventions attribuées,par exemple,pour l’enfouissement« Le saviezvous? Une <strong>la</strong>mpeconsomme plus dans<strong>la</strong> <strong>de</strong>rnière partie <strong>de</strong>sa vie… Changer une<strong>la</strong>mpe quand ellec<strong>la</strong>que n’est donc paséconomique. »<strong>de</strong>s réseaux. « Tout cetravail, explique MichelSergent, prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> <strong>la</strong>Fédération départementale <strong>de</strong> l’énergie,est fait dans <strong>la</strong> confi<strong>de</strong>ntialité… » Seulsles comptes rendus dressés à l’occasion<strong>de</strong>s assemblées générales témoignent <strong>de</strong>l’activité importante <strong>de</strong> <strong>la</strong> FDE.Maîtriser <strong>la</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong>Dans un mon<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’énergie qui bougebeaucoup en ce moment, <strong>la</strong> FDE entendbien faire parler d’elle d’autant qu’ellea hérité d’une nouvelle compétence: <strong>la</strong> maîtrise <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong><strong>de</strong> l’énergie… Explicitementce<strong>la</strong> veut dire qu’il fautregar<strong>de</strong>r ce que nousconsommons. Dans lescommunes où l’énergiedépensée est importantepour cause <strong>de</strong> chauffage etd’éc<strong>la</strong>irage <strong>de</strong>s bâtimentspublics, d’éc<strong>la</strong>irage public,l’enjeu est <strong>de</strong> faire <strong>de</strong>s économies,d’au moins 10 à 20 %. « Il estdonc important <strong>de</strong> sensibiliser nos adhérents», les élus qui peuvent compter surÉric Thellier, l’expert « énergie » <strong>de</strong> <strong>la</strong>FDE et sur un nouvel outil informatique: Dialège.L’intensité lumineuse <strong>de</strong> l’éc<strong>la</strong>irage public, dans les heures avancées <strong>de</strong> <strong>la</strong> nuit n’est-elle pas tropimportante ? La réduire permettrait <strong>de</strong> faire quelques économies d’énergie. Une piste à suivre.Des choses à découvrirDéveloppé par EDF qui a répertorié17000 points <strong>de</strong> comptage dans le département,Dialège sait tout sur toutes lescommunes du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is, en ce quiconcerne les dépenses énergétiques enmatière d’électricité. Mis à <strong>la</strong> disposition<strong>de</strong>s communes, l’outil doit permettred’i<strong>de</strong>ntifier rapi<strong>de</strong>ment les endroits oùles dépenses sont trop élevées. « Il y a uncertain nombre <strong>de</strong> choses que nousallons découvrir… Parfois, il s’agiratout simplement <strong>de</strong> choisir le bon tarifen fonction <strong>de</strong> <strong>la</strong> bonne utilisation. »Avant que Dialège soit effectivement misgratuitement à <strong>la</strong> disposition <strong>de</strong> toutesles communes du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is,Desvres, Frévent, Burbure, Arques etArdres vont tester l’outil. Partant duprincipe que les maires concernés pourrontmieux sensibiliser leurs collègues.À charge pour eux, si c’est nécessaire,<strong>de</strong> réaliser un audit… <strong>la</strong> FDE pouvantici avancer l’argent nécessaire.Philippe AccartPhoto L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is
Vie pratiqueL’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 21L’agenda 2006<strong>de</strong>s Fêtes <strong>de</strong> l’eauUne trentaine <strong>de</strong> manifestationsnautiques, certainesdurant plusieurs semaines,égaieront tout le Nord - Pas<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>iset le tout procheHainaut belge, <strong>de</strong> mai à finseptembre 2006 avec un tempstrès fort durant l’été. Commechaque année, le comité régional<strong>de</strong> tourisme Nord - Pas<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isa édité L’agenda <strong>de</strong>sFêtes <strong>de</strong> l’eau afin <strong>de</strong> vouspermettre <strong>de</strong> passer d’agréablesweek-ends et séjours auxbords <strong>de</strong>s canaux ou surl’eau, pour vous promener,participer à ces joyeuses fêtesou découvrir <strong>la</strong> région à bordd’un bateau-promena<strong>de</strong>, unebarque, un pédalo, voire surces curieux surf-bikes.Un CAPE pour créer son entreprise en milieu ruralLA COUVEUSE d’activitésChrysali<strong>de</strong> – née suite à l’expériencedu Collectif <strong>de</strong> l’envieau projet composé <strong>de</strong>s associationsAvenir, Accueil Paysan, ÀPetits PAS et coordonné parl’Afip 59/62 – vient <strong>de</strong> signer unquatrième Contrat d’appui auprojet d’entreprise (Cape). Cecontrat permet au porteur <strong>de</strong>projet <strong>de</strong> bénéficier d’un accompagnementrenforcé et <strong>de</strong> l’hébergementcomptable et juridique<strong>de</strong> son activité. Le Capepermet <strong>de</strong> tester son activitéavant <strong>de</strong> créer son statut et <strong>de</strong> se<strong>la</strong>ncer. À ce jour quatre porteursont signé un contrat avecChrysali<strong>de</strong> : Karine transforme<strong>de</strong>s légumes et commercialise<strong>de</strong>s soupes, Philippe s’engagevers son instal<strong>la</strong>tion en maraîchagebiologique sur le sited’Ambricourt, Sophie propose<strong>de</strong>s séances <strong>de</strong> sophrologie et <strong>de</strong>re<strong>la</strong>xation, Olivier souhaite s’installeren tant qu’architectegéobiologue.Une économie solidaireL’accompagnement proposésoutient <strong>la</strong> création d’activitésintégrant les critères <strong>de</strong> l’économiesolidaire. Chrysali<strong>de</strong> accompagnele porteur pour qu’ilpuisse être autonome dans <strong>la</strong>conduite et <strong>la</strong> gestion <strong>de</strong> sonactivité, pour qu’il puisse êtredans une dynamique <strong>de</strong> réseauet <strong>de</strong> coopération plutôt que <strong>de</strong>concurrence. Ouverte à tous, <strong>la</strong>couveuse est soutenue par l’Étatet le conseil régional, ellepropose cet accompagnement,l’hébergement juridique etcomptable gratuitement. Ellesoutient les porteurs <strong>de</strong> projetqui ont envie <strong>de</strong> se réaliser et <strong>de</strong>créer leur propre emploi, ils sontseuls ou en collectif.Travailler et vivreen milieu ruralChrysali<strong>de</strong> accueille <strong>de</strong> manièreprivilégiée les créateurs du Pays<strong>de</strong>s 7 Vallées, du Montreuillois etdu Ternois, mais aussi <strong>de</strong>sporteurs qui souhaitent créerleur activité sur d’autres territoireslorsque <strong>la</strong> recherche <strong>de</strong>valeurs et les compétences <strong>de</strong> <strong>la</strong>couveuse peuvent être utiles.Pour en savoir plus, contacterBenoît Boulnois : À Petits PAS16, rue <strong>de</strong> Canlers 62310Ruisseauville, 03 21 41 70 07Courriel : apetitspas@free.frSite :http://www.apetitspas.netCet agenda est disponiblegratuitement dans les offices <strong>de</strong>tourisme du Nord - Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is,au CRT sur simple appe<strong>la</strong>u 0 810 59 11 62 (numéro, Azurprix d’un appel local).Poussez<strong>la</strong> porte !Il y amême lescoordonné e sGPS !Gran<strong>de</strong>innovation<strong>de</strong> <strong>la</strong><strong>de</strong>uxièmeéditiondu Gui<strong>de</strong><strong>de</strong>s estaminets,présentée par Pays du Nord. Unbouquin <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux cents pages quel’on ne peut pas s’empêcher <strong>de</strong>feuilleter… En plus, il se met facilementdans <strong>la</strong> poche arrière dupantalon… pour monsieur et dansle petit sac <strong>de</strong> madame. Pas question<strong>de</strong> l’oublier avant d’entamer<strong>la</strong> soirée du samedi ou <strong>la</strong> ba<strong>la</strong><strong>de</strong>dominicale. Trois cents bonnesadresses, dans le Nord, le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is, <strong>la</strong> Belgique; un recensementprécis d’établissements « à<strong>la</strong> mo<strong>de</strong> », parce que simples,authentiques, conviviaux, comme« les bistrots d’antan ». Derrièrele comptoir du gui<strong>de</strong>, se trouventles estaminets traditionnels biensûr, mais aussi les fermes-auberges,les cafés <strong>de</strong> campagne! Oùl’on déguste, avec modération,une bonne bière après une bonnemarche.Le gui<strong>de</strong> <strong>de</strong>s estaminets, 2 e éditionest vendu 9,50 €.
22 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006Les grands du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isTextes et photos : Philippe Vincent-Chaissac))))SportsL’équipe du mois )))) Juin 2006Yvon Ma<strong>la</strong>rdDiscipline : avironNé le 4 mai 1984 à PapeeteDomicilié à Boulogne-sur-MerProfession : étudiant Staps à NancyClub actuel : L’Aviron boulonnais. Membredu pôle France espoirs à Nancy.Lorsqu’il est arrivé à Boulogne-sur-Mer, Yvon Ma<strong>la</strong>rd était âgé d’un mois.C’est donc bien un enfant du pays même s’il a vu le jour à Papeete. Plutôt« dynamique, il fal<strong>la</strong>it que je fasse du sport, dit Yvon Ma<strong>la</strong>rd… J’aicommencé par jouer au foot, ce dont je me suis <strong>la</strong>ssé et je suis venu à l’aviron,poussé par mon père qui en avait fait. Ce<strong>la</strong> ne me p<strong>la</strong>isait pas vraiment.Je trouvais que ça n’était pas terrible d’avancer sur l’eau en recu<strong>la</strong>nt.Mais j’avais un entraîneur persistant qui avait repéré mes capacitésphysiques… Ensuite j’y ai pris goût, à cause <strong>de</strong>s dép<strong>la</strong>cements que nousfaisions. Lorsque les bons résultats sont arrivés, j’ai continué ». Il est vraiqu’il n’a pas eu trop longtemps à attendre. Bénéficiant <strong>de</strong> l’effet <strong>de</strong> groupequi s’est produit au moment <strong>de</strong> <strong>la</strong> fusion <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux clubs d’aviron existantà Boulogne, il a très vite intégré <strong>de</strong>s équipages compétitifs engagés dans leschampionnats <strong>de</strong> France. Comme à l’époque, il y avait beaucoup <strong>de</strong>rameurs, l’objectif était <strong>de</strong> faire le meilleur 8 possible, ce qui fait qu’il s’estplutôt spécialisé en pointe au détriment du couple. « Ce<strong>la</strong> m’oblige aujourd’huià faire pas mal <strong>de</strong> skiff, pour améliorer <strong>la</strong> performancephysique »dit-il. Mais ce<strong>la</strong> ne l’a pas empêché d’intégrer rapi<strong>de</strong>mentl’équipe <strong>de</strong> France avec qui il est monté <strong>de</strong>ux fois sur un podium mondialen junior. Aujourd’hui, Yvon Ma<strong>la</strong>rd fait partie du collectif B <strong>de</strong> l’équipe<strong>de</strong> France senior, appelé à disputer les championnats du mon<strong>de</strong> <strong>de</strong>s moins<strong>de</strong> 23 ans… En espérant intégrer rapi<strong>de</strong>ment le collectif A et <strong>de</strong> pouvoirbriguer un ticket pour les jeux.Juin 2006En 1972, l’ASPTT Arras est championne<strong>de</strong> France <strong>de</strong> division fédérale. Elleaccè<strong>de</strong> ainsi au plus haut niveau nationaloù elle restera jusqu’en 1977. Unepério<strong>de</strong> durant <strong>la</strong>quelle elle disputera<strong>la</strong> coupe d’Europe Ronchetti. Les gran<strong>de</strong>sjoueuses <strong>de</strong> l’époque ont pournoms Ivana Mrazek (internationaletchèque) puis Barbara Liszko (internationalepolonaise), clefs <strong>de</strong> voûte d’uneéquipe qui a vu le jour en 1946 et fut<strong>de</strong>ux fois championne <strong>de</strong>s F<strong>la</strong>ndres (50et 68). Ce<strong>la</strong> fait donc maintenantpresque 40 ans, que l’ASPTT évolueainsi dans les différents championnats<strong>de</strong> France faisant un peu l’ascenseurL’ASPTT d’Arras 2005-2006Championne <strong>de</strong> France <strong>de</strong> basket en N1et accession à <strong>la</strong> ligue féminineentre <strong>la</strong> N1 et <strong>la</strong> N2, tout en soignant<strong>la</strong> formation <strong>de</strong>s jeunes joueuses, àl’image <strong>de</strong>s ca<strong>de</strong>ttes qui ont remporté<strong>la</strong> coupe <strong>de</strong> France à plusieurs reprises.En 2004, l’ASPTT Arras retrouve <strong>la</strong> N1avec l’ambition <strong>de</strong> s’y maintenir et àterme d’accé<strong>de</strong>r à <strong>la</strong> Ligue féminine.Lorsque débute cette saison, lesArrageoises ont toujours cette idée entête mais les favorites sont lesRémoises. Celles-ci <strong>de</strong>vront pourtant<strong>la</strong>isser <strong>la</strong> première p<strong>la</strong>ce auxArrageoises qui, fortes d’un collectifsans faille, seront dominatrices tout aulong <strong>de</strong> <strong>la</strong> saison.En savoir plus : www.echo62.comBallon qui rouleZidane : l’adieu <strong>de</strong> Bol<strong>la</strong>ert. Le matchéliminatoire <strong>de</strong>Coupe du mon<strong>de</strong>,disputé à Lens,France-Féroé avaitété l’occasion <strong>de</strong>revoir ZinédineZidane en équipe<strong>de</strong> France, histoired’apporter l’étincellequi faisaitZinédine Zidane,revient une<strong>de</strong>rnère foisà Bol<strong>la</strong>ert.défaut à l’équipe<strong>de</strong> RaymondDomenech. C’étaitquelques joursaprès avoir effectué son retour contre leSénégal, en amical à Saint-Étienne…Pour autant Zizou n’ira pas plus loin quecette Coupe du mon<strong>de</strong>, et cette fois c’est<strong>de</strong> retraite tout court dont il s’agit. LeFrance-Danemark <strong>de</strong> ce mercredi 31 mai,à Lens, est donc le match <strong>de</strong>s adieux dupublic <strong>de</strong> Bol<strong>la</strong>ert à un joueur dont onattend encore beaucoup dans les joursqui viennent.réputation d’entamer trop vite lephysique <strong>de</strong>s joueurs au début d’unelongue saison.Le match du centenaire. Mis à partDiarra, l’effectif lensois est maintenanten vacances… Mais il y a déjà une date ànoter : un Lens - Saint-Étienne, le samedi15 juillet, pour fêter le 100 e anniversaire<strong>de</strong> <strong>la</strong> création du RCL.Deux “Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isiens” en Allemagne.Aussi fort qu’il puisse être,l’équipe <strong>de</strong> France ne se résume pas àZidane. Le sélectionneur a communiquémi-mai, les noms <strong>de</strong>s 23 appelés,avec parmi eux Franck Ribéry, leBoulonnais <strong>de</strong> l’Olympique <strong>de</strong>Marseille, et Alou Diarra, le milieu <strong>de</strong>terrain du Racing club <strong>de</strong> Lens.Lens européen. Malgré une saison unpeu chaotique, les Sang et or ont obtenule droit <strong>de</strong> disputer <strong>la</strong> coupe d’Europe <strong>de</strong>l’UEFA. Tout s’est joué lors <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>de</strong>rnièrejournée, avec une victoire sur Nantes (3-1) qui permettait d’accrocher <strong>la</strong> 4 e p<strong>la</strong>cedu c<strong>la</strong>ssement final. Voilà qui évitera,comme ce fut le cas l’été <strong>de</strong>rnier, <strong>de</strong>passer par <strong>la</strong> coupe intertoto qui a <strong>la</strong>Le Lensois Alou Diarra fait partie <strong>de</strong>s 23joueurs sélectionnés pour <strong>la</strong> Coupe dumon<strong>de</strong> en Allemagne.
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 23Petito, Pétilleau, les « anciens » pétillent4 JOURS DE D UNKERQUEPhotos L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>isLES CLASSIQUES printanières du Pro Tour –le nec plus ultra du cyclisme professionnel– ont confirmé l’éc<strong>la</strong>tante santé <strong>de</strong>s « mo<strong>de</strong>rnes» du peloton, les Boonen, Cancel<strong>la</strong>ra,Schleck. Pourtant les « anciens » ne sont pasmoribonds! Ils ont même cherché querelle àleurs ca<strong>de</strong>ts lors <strong>de</strong>s 4 Jours <strong>de</strong> Dunkerque,début mai. Une épreuve qui se transforme envéritable Tour du Nord - Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is etaspire à retrouver ce fameux Pro Tour.Vainqueur <strong>de</strong> cette 52 e édition, l’ItalienRoberto Petito : 35 ans <strong>de</strong>puisle 1 er février, très amer que sonéquipe (Tenax) n’ait pas étéretenue sur le Tour d’Italie. Il aconstruit sa victoire en remportant<strong>la</strong> 2 e étape Arques/LeCateau-Cambrésis puis encontrô<strong>la</strong>nt parfaitement lesopérations avec ses équipiers;notamment dans l’étape <strong>de</strong>smonts… du côté d’Olhain(gagnée par Fédrigo). Sondauphin : l’étonnant StéphanePétilleau (Bretagne-JeanFloc’h), 35 ans <strong>de</strong>puis le17 février. Sur <strong>la</strong> troisièmemarche du podium,Didier Rous... 35 ansaussi! Dans le c<strong>la</strong>n <strong>de</strong>s« mo<strong>de</strong>rnes » durantcette semaine dunkerquoise,Nico<strong>la</strong>s Roches’est exprimé, le fils <strong>de</strong>Stephen a enfin faitéta<strong>la</strong>ge <strong>de</strong> son talent.Chr. D.Anciens suite ! Ils se sont sans doute réjouis <strong>de</strong>s performances<strong>de</strong>s Petito, Pétilleau, Rous. Les organisateurs <strong>de</strong>s4 Jours <strong>de</strong> Dunkerque, toujours prêts à rendre hommageà <strong>la</strong> gran<strong>de</strong> famille du cyclisme, avaient invité à Olhain(que les spectateurs semblent avoir boudé d’ailleurs) troisanciens champions <strong>de</strong> France <strong>de</strong> cyclisme. Henry Ang<strong>la</strong><strong>de</strong>,maillot tricolore en 1959 et 1965 ; Jean Stablinski, quatrefois en bleu b<strong>la</strong>nc rouge : 1960, 1962, 1963 et 1964 et ÉricCaritoux, champion national en 1988 et 1989 ont retrouvésur le podium Michel Drucker, champion <strong>de</strong> France <strong>de</strong> <strong>la</strong>télévision ! Et n’oublions pas le vainqueur <strong>de</strong> cette journée<strong>de</strong>s monts, Pierrick Fédrigo, qui est aussi le champion<strong>de</strong> France 2005 <strong>de</strong> cyclisme (c’était à Boulogne-sur-Mer).Michel Drucker, l’animateur etles quatre champions <strong>de</strong> France !
24 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006Photo M.-P. GriffonLa Caravane Prato passeQ UAND <strong>la</strong> fine équipe du Pratoa mis le feu aux bords <strong>de</strong><strong>la</strong> Deûle lors <strong>de</strong>s <strong>de</strong>rniers Ren<strong>de</strong>zvouscavaliers <strong>de</strong> Culturecommune, elle a <strong>la</strong>issé <strong>de</strong>s traces.Dans les zygomatiques etdans les cœurs. Le conseilgénéral a eu envie <strong>de</strong> renoueravec le rire et cette douce folie,et d’apporter le spectacle en zonerurale. Le Prato, lui, s’est <strong>la</strong>issébercer à l’idée d’investir lescampagnes du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is,<strong>de</strong> voyager en roulotte et<strong>de</strong> jouer aux saltimbanques.Le projet était né. La caravanePrato envahit pour un mois<strong>la</strong> région d’Audruicq,les Trois Pays etles Deux Caps.Attention !Les Chants-pitres. Improvisations tout-terrain, dans les cafés, sur les marchés et en « <strong>de</strong>vant <strong>de</strong> ri<strong>de</strong>aux », avant les spectacles.La « caravane chapiteau », en final, au pré communald’Hardinghen. Spectacles gratuits, sur réservation.Mer. 21 juin, 20 h > Édith et Régine : « Hommage »Jeu. 22, 20 h > Bonaventure Gacon, « Par le Boudu »Ven. 23, 20 h > Cabaret cirque : <strong>la</strong> Cie Filet d’Air « Elleet Louis » (fil), Vincent Warin (BMX acrobatique),Aurore Liotard et Antoine Thirion (portés acrobatiques),Tanguy Simmoneaux (roue alleman<strong>de</strong>)Sam. 24, 19 h > Les Cousins, « Un pour tous, tousCousins ! » 1 re partie : Fred Arsenault et Alex Fray. Un bus est mis à dispositionpour Hardinghen, il passe par Polincove, Audruicq, Vieille-Église, Oye-P<strong>la</strong>geDim. 25, 17 h > bal avec le Bortsch Orkestra, vrais-faux Polonais.Photo M.-P. GriffonJusqu’au 25 juinArts et spectaclesIls seront tous là, les heureux duPrato. Jacques Motte, SophieCornille, Bernard Debreyne,Wimmy C<strong>la</strong>eyssens, GrégoryAl<strong>la</strong>ert, Stéphanie Petit… Tousles tendres comiques rigolos qui,<strong>de</strong> salles <strong>de</strong>s fêtes en fêtes <strong>de</strong> rue,apportent <strong>de</strong>puis belle lurette dubonheur aux gens du Nord - Pas<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is.Gageons qu’après unmois <strong>de</strong> connivence, les habitants<strong>de</strong>s communautés <strong>de</strong> communes <strong>de</strong><strong>la</strong> Région d’Audruicq, <strong>de</strong>s TroisPays et <strong>de</strong> <strong>la</strong> Terre <strong>de</strong>s DeuxCaps auront eux aussi envie<strong>de</strong> les serrer dans leurs bras.Ils seront partout, lesloulous, au marchéd’Audruicq, au châteauMol<strong>la</strong>ck, au café <strong>de</strong> Réty,dans les rues d’Andres.Partout à l’heure <strong>de</strong>scourses ou <strong>de</strong> l’apéro. Ilsproposeront <strong>de</strong>s stages,<strong>de</strong>s improvisations, <strong>de</strong>scoups <strong>de</strong> folie et <strong>de</strong>sfous rires. Ils seront<strong>de</strong>vant les ri<strong>de</strong>aux ou<strong>de</strong>rrière, c’est selon.Avec les talentueuxLudor Citrik, JanieFollet, Les Cousins,BonaventureGacon… Les spectaclesproposés en salles <strong>de</strong>s fêtes,maisons <strong>de</strong> retraite… ou souschapiteaux seront <strong>de</strong> grandsmoments <strong>de</strong> malice.Marie-Pierre GriffonRégion d’Audruicq,<strong>de</strong>s Trois Payset <strong>de</strong>s Deux CapsL’excellent BonaventureGacon. Après avoir épatéles spectateurs du théâtred’Arras avec son Parle Boudu, le voici le22 juin, 20 h, sous chapiteaudans le pré communald’HardinghenLes programmes sontdisponibles dans lescommunautés <strong>de</strong> communesconcernées (03 21 00 83 83 ;03 21 00 83 32 ; 0820 207 600)ou au Prato : 03 20 52 71 24.Photo LelfaVINGT ET UN ans d’existence.Plus <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux milleauteurs français et étrangerspubliés. Pour Lieux d’être,« <strong>la</strong> poésie, c’est unerespiration : elle estnécessaire. »Régis Louchaert est prési<strong>de</strong>nt<strong>de</strong> l’association Lieux d’être etrédacteur <strong>de</strong> <strong>la</strong> revue du mêmenom. Gérard Cousin estmembre actif (« colporteur <strong>de</strong>mots », dit-il) <strong>de</strong> Lieux d’être,du Comité culturel régional et<strong>de</strong> <strong>la</strong> maison <strong>de</strong> <strong>la</strong> Poésie. Leurpoint commun : <strong>la</strong> passion <strong>de</strong> <strong>la</strong>création littéraire, objet d’unmilitantisme sans faille d’« activistesen poésie », avec « unregard et une âme d’enfant ».Née en 1978, l’Apara,Association <strong>de</strong> poètes et d’artistes<strong>de</strong> <strong>la</strong> région Audomaroise aLieux d’êtreGérard Cousin et Régis Louchaert, <strong>de</strong>ux militants à l’âme d’enfant<strong>la</strong>issé p<strong>la</strong>ce en 1985 à Lieuxd’être. Depuis sa création, l’associationédite <strong>de</strong>ux numérospar an <strong>de</strong> sa revue thématiquedont le but est <strong>de</strong> « faire partagerune parole poétique emplied’émotion, <strong>de</strong> silence, <strong>de</strong> fêlures,<strong>de</strong> fractures, <strong>de</strong> joies, <strong>de</strong>réminiscences… » L’exigencedu rédacteur : <strong>de</strong>s poètesconnus et in- ou méconnus sefréquentent au fil <strong>de</strong>s pages.D’horizons divers, ils sont <strong>de</strong>sauteurs contemporains dont lestextes présentés – obligatoirementinédits, produisent dusens. Le texte doit être lisible,dans le respect <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>la</strong>ngue,audible et authentique. Lerédacteur médite beaucoupavant <strong>de</strong> trouver le thème. Pourchaque numéro, <strong>de</strong>s artistesp<strong>la</strong>sticiens sont invités à figurerà leurs côtés. L’art sert <strong>la</strong>poésie. La poésie sert l’art. Les<strong>de</strong>ux prochains numéros àparaître embrasseront lesthèmes <strong>de</strong>s « Matinales » et <strong>de</strong> <strong>la</strong>« Secon<strong>de</strong> neige ». Le suivantsera « <strong>la</strong> Peau ».Régis Louchaert et GérardCousin regrettent que « <strong>la</strong>poésie se dilue dans <strong>la</strong> pseudoou les colporteurs <strong>de</strong> bonheurPhoto M. Renaultpublicité, les magazines et leursjeux <strong>de</strong> mots faciles ». Autremilitantisme : <strong>la</strong> poésie ne doitpas être récitée ! GérardCousin, instituteur <strong>de</strong> vocationet poète <strong>de</strong> cour, animed’ailleurs régulièrement <strong>de</strong>sateliers en milieu sco<strong>la</strong>ire. Lesélèves, sur leur gar<strong>de</strong> en début<strong>de</strong> séance, découvrent alorscomment vivre <strong>la</strong> poésie. QuandGérard Cousin les quitte, ils ontproduit un texte, l’ont oralisé etfait travailler leur imagination.Attention, ils ne sont pas poètespour autant. Avant le frisson :le travail. « Les enfants sontenfermés, ils n’osent pas mettrecertains mots avec d’autres. Ilsconnaissent Carême, Prévert.Je leur dis Cadou, Eluard. Unjour avec eux, j’ai découpé unBled pour faire <strong>de</strong> <strong>la</strong> poésie! »Aujourd’hui, les poètes aimeraientsortir du cadre du« Printemps » et que toutes lessaisons soient l’occasion <strong>de</strong>vivre <strong>la</strong> poésie.M. R.Courriel :r.louchaert@<strong>la</strong>poste.net,cousin.ge@wanadoo.frou Ma<strong>de</strong>leine Carcano,secrétaire <strong>de</strong> rédaction,mcarcano.lieux<strong>de</strong>tre@nordnet.frTél. 03 20 51 94 84.
L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 25Musique en roue libreDANS L’ARRAGEOIS DU 19 AU 27 AOÛTPOUR NE plus jamais entendre « Je ne vais pas au concert,<strong>la</strong> musique, je n’y connais rien… », Fabrice Bihan propose« Musique en roue libre » en campagne arrageoise du 19 au27 août. Près <strong>de</strong> dix jours <strong>de</strong> grand bonheur musical gratuitoù les musiciens c<strong>la</strong>ssiques professionnels vivront avec lesvil<strong>la</strong>geois, offrant concerts et stages, spectacles et ateliers.« J’ai envie <strong>de</strong> rencontrer les gens, discuter avec eux,que ce soit simple et assez festif… »Fabrice Bihan est aujourd’huiBerlinois. Il a commencé sesétu<strong>de</strong>s musicales à l’ENMd’Arras, est entré dans <strong>la</strong> c<strong>la</strong>sse<strong>de</strong> violoncelle <strong>de</strong> PierreChampagne et <strong>de</strong>puis, collectionneles médailles d’or, lespremiers prix, les diplômes, lesnominations. Passionné <strong>de</strong>musique <strong>de</strong> chambre, <strong>de</strong>musique contemporaine, il seproduit partout en France, àPrague, Saint-Petersbourg,Budapest… « Je vaisoù l’on m’appelle,je ne choisis ni lesmusiciens ni leprogramme… »L’envie <strong>de</strong> déci<strong>de</strong>rlui-même<strong>de</strong> son lieu <strong>de</strong>diffusion et <strong>de</strong>ses compagnonsle titil<strong>la</strong>it. Le désird’« aller dans unendroit où il n’y a pasencore <strong>de</strong> musique et <strong>de</strong> vivrecette expérience avec <strong>de</strong>s gens »également. La Ferme <strong>de</strong>Charlie à Villers-Brûlin et <strong>la</strong>grange <strong>de</strong> Boisdin à Haute-Avesnes répondaient à sesprojets. Il y a programmé unfestival <strong>de</strong> musique c<strong>la</strong>ssique« Musique en roue libre »appelé à <strong>de</strong>venir l’événementannuel du secteur.Plein <strong>de</strong> petiteschosesAu programme, <strong>de</strong>s stages <strong>de</strong>musique <strong>de</strong> <strong>la</strong> Renaissance, <strong>de</strong>yoga, <strong>de</strong> jazz ou <strong>de</strong> chant pourparents et enfants <strong>de</strong> 0 à 5 ans.Des cours d’instrument*,tous les jours. Septmusiciens professionnelssere<strong>la</strong>ieront. Unemaster-c<strong>la</strong>ss <strong>de</strong>musique <strong>de</strong>chambre estprévue. « Il yaura plein <strong>de</strong>petites chosespour tout le mon<strong>de</strong>,souffle Fabrice Bihan.L’objectif est <strong>de</strong> donner envie<strong>de</strong> venir aux concerts. »Plusieurs productions serontdonnées par <strong>de</strong>s professionnelsou <strong>de</strong> jeunes interprètes. P<strong>la</strong>ceest en effet <strong>la</strong>issée aux jeunes, àtous les jeunes, qui souhaitent« L’objectifest <strong>de</strong> donnerenvie <strong>de</strong>venir auxconcerts. »présenter sur scène leurmusique acoustique. Des apérosconcerts sont imaginés, <strong>de</strong>srencontres avec <strong>de</strong>s professionnelset <strong>de</strong>s spécialistes <strong>de</strong> <strong>la</strong>Renaissance sont mises enp<strong>la</strong>ce. Fabrice Bihan seproduira bien entendu.Notamment avec l’accordéonistePhilippe Bourlois, professeurau conservatoire supérieur<strong>de</strong> Paris, avec lequel il a forméle duo Imagin’air. « La formationest un croisement entre <strong>la</strong>musique popu<strong>la</strong>ire et savante. »Le symbole est éc<strong>la</strong>tant. Lefestival « Musique en rouelibre » est en effet un carrefourgigantesque entre l’un et l’autre.Le <strong>de</strong>rnier dimanche, tousceux qui auront participé auxstages, aux ateliers, sont invitésFabrice Bihan : « J’ai fait un rêve. Celui d’arriver dans un vil<strong>la</strong>gedont les entrailles regorgent <strong>de</strong> sons… Et ces sons font sens ! »Photo J.-C. GorizianDirecteur artistique :Fabrice Bihan, violoncellisteprofessionnel.Tél. 06 87 26 83 11Courriel : fabrice.bihan@ free.frMusiciens professionnelsinvités :Philippe Bourlois, accordéon etbandonéon ; Mé<strong>la</strong>nie C<strong>la</strong>pies,violon ; B<strong>la</strong>ndine Chemin,violon ; Julie To<strong>de</strong>schini, alto ;Éric Perrier, c<strong>la</strong>rinette ;Sarah Lauret, violoncelle.Pianistes accompagnateurs :Isabelle Heinrichet Capucine Cata<strong>la</strong>n.Responsables d’ateliers :Alice Szymanski, flûte ;Stéphane Bihan, chorale jazzet atelier d’improvisation ;Varinka Valenzue<strong>la</strong>, atelierd’éveil musical.« Tous ensemble » sur scènepour un concert <strong>de</strong> <strong>la</strong>Renaissance, après que « Tousensemble » aient participé auxdéambu<strong>la</strong>tions musicales dansles vil<strong>la</strong>ges. En août, dansl’Arrageois, on n’a pas fini <strong>de</strong>rire, <strong>de</strong> chanter et <strong>de</strong> répéter àl’envi les mots <strong>de</strong> FabriceBihan : « La musique et l’artsont un <strong>de</strong>s plus grandsbonheurs <strong>de</strong> <strong>la</strong> vie! »Marie-Pierre Griffon* violon, alto, violoncelle, accordéon, c<strong>la</strong>rinetteSite du festival :musiqueenrouelibre.frCourriel :musiqueenrouelibre@wanadoo.frPour participer aux stages, aux courset aux ateliers : tél. 06 65 32 22 49Photo M.-P. GriffonBVZK joue Solo Para PaquitaDRÔLE,aigre et dérangeant. Le spectacle présenté par<strong>la</strong> Compagnie BVZK, en rési<strong>de</strong>nce dans <strong>la</strong> communautéd’agglomération d’Hénin-Carvin, a troublé le public. Certesle texte d’Ernesto Caballero brouille les conventions maisles orientations du metteur en scène ne l’ont pas rasséréné…La comédienne est un comédien.Paquita est une petite dame, fonctionnaire,qui joue au bingo et quitombe amoureuse. Mais sousl’ange pointe le démon et sous <strong>la</strong>femme tranquille dort une criminellepour peu que son amour soitdéçu. Double personnalité, schizophrénie? Sans doute car à y regar<strong>de</strong>r<strong>de</strong> près, <strong>la</strong> comédienne est uncomédien. Humour. Humourencore quand l’univers kitsch misen p<strong>la</strong>ce par <strong>la</strong> Compagnie se développe.Morceaux choisis <strong>de</strong>s <strong>chanson</strong>sfrançaises ringar<strong>de</strong>s et robefaçon Courrèges colorée. Enfiligrane, un nuage d’Almodovar.Interprétation très juste pour unmonologue difficile mais qui <strong>la</strong>issera<strong>de</strong>s traits que le public n’oublierapas, notamment le cridésespéré <strong>de</strong> Paquita : « La Saint-Valentin, c’est du terrorisme ! »M.-P. G.TALeNTSPOURBertrand Ga<strong>de</strong>nnecomprendre enfin le véritable sensdu mot lumière, il ne faut pas manquerl’exposition <strong>de</strong> Bertrand Ga<strong>de</strong>nne,Résonances, qui enveloppe le musée<strong>de</strong>s Beaux-Arts d’Arras, jusqu’au 3 juillet.Le p<strong>la</strong>sticien part <strong>de</strong> médiumsphotographiques ou vidéographiqueset propulse <strong>la</strong> réalité ailleurs…Le travail <strong>de</strong> Bertrand Ga<strong>de</strong>nne, confrontéaux œuvres du musée, résonne sur un détail<strong>de</strong> représentation, une atmosphère, un sentiment.Étonnante confrontation <strong>de</strong>s espaces et<strong>de</strong>s pièces arrageoises avec les propositions <strong>de</strong>l’artiste, projetées et animées, parfois sonorisées.Toute <strong>la</strong> matérialité est à reconsidérer.Avec elle, le rapport que nous entretenonsavec le présent. Intrigant et à voir.Conférence : jeu. 15 juin, <strong>de</strong> 18 h à 19 h 30.Espace et temps dans l’art vidéo par Éric Van Essche,directeur scientifique <strong>de</strong> l’Institut supérieurpour l’étu<strong>de</strong> du <strong>la</strong>ngage p<strong>la</strong>stique à Bruxelles.Rens. 03 21 71 25 05La lumièreLes Vieux Chènes <strong>de</strong> Belchénia à Urrugne et le Feuil<strong>la</strong>ge.Soirée <strong>de</strong> clôture :ven. 30 juin, 20 h,projection : L’homme quirétrécit <strong>de</strong> Jack Arnold.Entrée libre.Photo Musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts d’Arras. B. Ga<strong>de</strong>nne
26 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006Rubrique tenue par Jean-Yves VincentÉcoute-voir…Livres…RAYMONDE MENUGE-WACRENIERZabelleVoilà un livre qui fleure bonl’air marin, <strong>la</strong> cor<strong>de</strong> mouillée et<strong>la</strong> marée fraîche. Trois foiséditée avec le même succès,Zabelle est une <strong>de</strong> ces sagasfamiliales qu’on ne lâche pasavant d’avoir lu <strong>la</strong> <strong>de</strong>rnièrephrase : « déjà le flobard, bercéPortrait d’écrivainNadine RibaultUN PÈRE qui faisait <strong>de</strong>s chantiersau long cours, <strong>de</strong>s étu<strong>de</strong>sà Metz et à Paris, un posted’enseignante au Japon… NadineRibault a longtemps cherché unport d’attache. Elle l’a trouvé voilàdouze ans dans le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is enchoisissant <strong>la</strong> Côte d’Opale commeterre d’adoption. Longuespromena<strong>de</strong>s en bord <strong>de</strong> mer,emmitouflée dans un grandmanteau en quête d’inspiration…« Ce paysage me correspond, assez brut,assez sauvage, ouvert », l’estran commeune immense page, longs paragraphes,sans presque <strong>de</strong> virgules et <strong>de</strong> points…et avec <strong>la</strong> vague <strong>la</strong> phrase se brise…L’écriture est très musicale, Schuberta accompagné <strong>la</strong> rédaction <strong>de</strong>s nouvelles,les tintinnabu<strong>la</strong>tions <strong>de</strong> Arvo Pärtont rythmé celle du Festina Lente.Dans ce vent, dans cette lumière, l’auteurinscrit ses personnages. Une femme sculptriceet son fon<strong>de</strong>ur. L’intrigue <strong>de</strong> son <strong>de</strong>rnierouvrage se passe dans l’arrière-pays boulonnaisà Wi<strong>de</strong>hem. Pour écrire ce livre, il aurafallu <strong>de</strong>ux ans. Patientes recherches et <strong>de</strong>srencontres avec <strong>de</strong>s chasseurs à l’arc, avec lefon<strong>de</strong>ur Charles Ga<strong>de</strong>nne pour comprendre lessavoir-faire et les passions…, « mais c’estcomme si tout était déjà en soi ». Beaucoup <strong>de</strong>temps donc jusqu’à <strong>la</strong> fulgurance d’une écritureprécise, exigeante, qui ne se <strong>la</strong>isse pasdompter au premier regard. Style aiguisé,travail d’orfèvre. Écrire n’est pas un métierfacile. Entre partage et solitu<strong>de</strong>, <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong>spar <strong>la</strong> vague n’était plus qu’unpoint sur l’horizon ». Pointfinal à ce livre qui flirte entreroman, récit <strong>de</strong> vue et témoignageethnographique. Zabelleest boulonnaise. Elle vit uneenfance heureuse à <strong>la</strong>Beurrière, sa mère est fileusedans une maison <strong>de</strong> sa<strong>la</strong>ison <strong>de</strong>Capécure, son père est un géantblond qui vous lève haut dansses bras lorsqu’il revient <strong>de</strong> <strong>la</strong>pêche. Une vie simple <strong>de</strong> <strong>la</strong>beurqui bascule en septembre 1939lorsque <strong>la</strong> guerre jette sur lesroutes <strong>de</strong> l’exo<strong>de</strong> Zabelle et safamille jusqu’au retourdans Boulognedétruite. Les annéespassent et <strong>la</strong> fille <strong>de</strong>pêcheur épouse unmarin-pêcheur. Unebelle écriture pour cerécit étayé par untravail d’archives et lesconfi<strong>de</strong>nces <strong>de</strong>s anciens.Un vrai hommage aux marinsboulonnais et à leurs épouses.Éditions Cheminements,Gens d’ici – 1, chemin <strong>de</strong>s PiècesBron – 49260 Coudray-Macouard,prix 22 €Photo xDans le vent et <strong>la</strong> lumièreautres et replisur soi, lecœur se froissemais le livredoit s’écrire.« L’écriture estun art jaloux. »Bien sûr, « onpeut vivre sanscréer mais… »,un « mais » quia fait abandonnerà l’auteur l’enseignement pour se consacrerpleinement à son travail d’écrivain. L’affairecouvait <strong>de</strong>puis qu’elle était adolescente. On nesort pas in<strong>de</strong>mne <strong>de</strong> <strong>la</strong> fréquentation <strong>de</strong>s sœursBronté, <strong>de</strong> Jane Austen, <strong>de</strong> H. James, <strong>de</strong>Shakespeare, <strong>de</strong> Buster Keaton, ou <strong>de</strong> <strong>la</strong> littératurerusse « qui a une âme spéciale ».Nadine Ribault est une auteure pugnace qui ahorreur du temps désœuvré, qui a besoin <strong>de</strong>travailler tous les jours! Son engagement estcelui <strong>de</strong> <strong>la</strong> création; sa colère est celle « <strong>de</strong>s gensqu’on <strong>la</strong>isse par terre »; son admiration va à<strong>de</strong>s écrivains comme Susan Sontag et sonDevant <strong>la</strong> douleur <strong>de</strong>s autres, images <strong>de</strong> guerresqui posent <strong>la</strong> question <strong>de</strong>s obligations <strong>de</strong> <strong>la</strong>conscience. Et voilà, sur l’étagère : Un Caillouà <strong>la</strong> mer, Actes Sud/Leméac (1999); FestinaLente, Actes Sud (2000); Cœur anxieux, ActesSud (2004) ; La cor<strong>de</strong>lette jaune, MichèleBroutta Éd. (2004). Et le <strong>de</strong>rnier livre : Le ventet <strong>la</strong> lumière aux Éditions Gallimard/JoëlleLosfeld.Mer étale et déjà, les brouillons d’un romanconsacré à sainte Go<strong>de</strong>leine, comme un trésortrouvé sur <strong>la</strong> <strong>la</strong>isse <strong>de</strong> mer.Le Lac aux Miroirs à Con<strong>de</strong>tte. Une écrivaineamoureuse <strong>de</strong> sa région.PATRICK FLAHAUTLes années sombresdu Touquet -Paris P<strong>la</strong>gePour écrire cette chronique <strong>de</strong>sannées 1940-1947 au Touquet -Paris P<strong>la</strong>ge, l’auteur a fouillé <strong>la</strong>boîte à souvenirs <strong>de</strong> RenéBéchu son grand-père et <strong>de</strong>stémoins <strong>de</strong> cette terriblepério<strong>de</strong>. Quatre années <strong>de</strong>guerre, quatre saisonsen<strong>de</strong>uillées, afin <strong>de</strong> rappeler lesouvenir et d’honorer les héros<strong>de</strong> l’ombre, dont René Béchuqui a aujourd’hui sa rue auTouquet. Savionsnousque Touquet -Paris P<strong>la</strong>ge, a étéconsidéré comme <strong>la</strong>ville <strong>la</strong> plus minée<strong>de</strong> France!Éditions ArthémuseISBN 2-912563-33-X,prix 25 €TEXTES RÉUNISPAR ÉLISABETH GAUCHERLe Vrai et le Fauxau Moyen ÂgeRevue <strong>de</strong> médiévistique pourBien dire et Bien aprandrevient d’éditer les actes ducolloque du Centre d’étu<strong>de</strong>smédiévales et dialectales <strong>de</strong>Lille 3. Ouvrage <strong>de</strong> vulgarisationscientifique, il intéresserales étudiants maisaussi tous ceux qui sepassionnent pour <strong>la</strong>pério<strong>de</strong>. En couverture: <strong>la</strong> dame à <strong>la</strong>Licorne que l’on peutvoir au musée <strong>de</strong>Cluny. Au sommaire,<strong>la</strong> sémantique dufaux au Moyen Âge;<strong>la</strong> vérité dans <strong>la</strong><strong>chanson</strong> <strong>de</strong> geste ; celui quicroyait aux fées, celui qui n’ycroyait pas…Université Charles-<strong>de</strong>-Gaulle,CEGES - Martine Guiot,rue du Barreau – BP 6014959653 Villeneuve-d’Ascq ce<strong>de</strong>x.ISBN 2-907301-08-X, prix 46 €,Le coup <strong>de</strong> cœur<strong>de</strong> Valérie Broutin(sans frais <strong>de</strong> port). Chèque àlibeller à l’ordre <strong>de</strong> Monsieurl’agent comptable <strong>de</strong> Lille 3(facture pro forma possible).VALÉRY G. COQUANTHôtel <strong>de</strong> FrancePerché au balcon <strong>de</strong> l’hôtel <strong>de</strong>France, Maxime Jacoby, jeuneétudiant en droit, observe lemon<strong>de</strong> en faisant <strong>de</strong>s ronds <strong>de</strong>fumée. Un mon<strong>de</strong> dans lequel ilne se reconnaît pas. Il auraitvoulu être un amuseur, joueur<strong>de</strong> trompette ou homme <strong>de</strong>théâtre, qui permet aux gens<strong>de</strong> s’éva<strong>de</strong>r. Servitu<strong>de</strong> duquotidien et hop, l’étudiantjette les étu<strong>de</strong>s au fond dupanier. Ven<strong>de</strong>ur <strong>de</strong> voitures<strong>de</strong> collection, gendarme, boursier?Maître Durond-Slingardle fait rentrer dans son étu<strong>de</strong>.Mais qui donc estréellement cecurieux patron ?Et l’amitié <strong>de</strong>Verjat? Que vautelle? Avec Hôtel<strong>de</strong> France, ValéryCoquant signe sontroisième livre.ÉditionsSaint Martin,ISBN 2-9516416-5-6,prix 15 €JEAN-CLAUDE DEBRILHesdin et son cantonISBN 2-84910-179-6, 19,90 €Loin <strong>de</strong>s déchaînements médiatiques et <strong>de</strong>s ouvrages commerciaux, <strong>la</strong>librairie l’Horizon à Boulogne-sur-Mer se veut authentique. La libraire,Valérie Broutin, a le goût <strong>de</strong> son métier comme on l’exerçait autrefois.Pétil<strong>la</strong>nte, sincère, proche <strong>de</strong>s gens, elle passe son temps libre à lire.Pour « s’enrichir », mieux conseiller ses clients et cibler ses suggestions« en fonction <strong>de</strong> ce que les gens veulent dévoiler d’eux »…libraire à Boulogne-sur-MerFRED VARGASDans les boiséternelsIl ne faut pas être <strong>de</strong>vinpour prédire que cenouvel opus <strong>de</strong> FredVargas sera le roman <strong>de</strong>l’été. Quel p<strong>la</strong>isir <strong>de</strong>retrouver Adamsberg etsa briga<strong>de</strong>, Camille,Mathias, et faire <strong>la</strong> connaissance du nouveau qui versifie enalexandrins comme personne. Une galerie <strong>de</strong> portraitsproche <strong>de</strong> <strong>la</strong> tribu Ma<strong>la</strong>ussene <strong>de</strong>Pennac, une famille que l’on voit <strong>de</strong> loinen loin mais à <strong>la</strong>quelle on tient.Quant à l’enquête, je mets au défiquiconque <strong>de</strong> <strong>la</strong> résumer, mais faites moiconfiance vous serez happé dès <strong>la</strong>première ligne.Éd. Viviane HamyISBN 2-87858-233-0. Prix 18 €6/8 boulevard <strong>de</strong> Clocheville – 62200 Boulogne-sur-Mer.Tél. 03 21 33 25 87suite page 27Photo É. Colle
Photo H. Haddadtoutes les critiques sur www.echo62.com rubrique culture/livresL’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 27MICHEL CABALArdresISBN 2-84910-303-9, 19,90 €ESTELLE MAURIACET STÉPHANE LEFEBVRENeufchâtel-Har<strong>de</strong>lotISBN 2-84910-224-5, 19,90 €ANDRÉ PÉRETGuînesISBN 2-84253-840-4, 19 €… les éditions Sutton poursuiventleur découverte en cartes postales<strong>de</strong>s communes du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is età chaque fois pour tenir <strong>la</strong> plume,<strong>de</strong>s passionnés d’histoire locale etamoureux du patrimoine.Éditions A<strong>la</strong>n Sutton8, rue du Docteur Ramon37540 Saint-Cyr-sur-LoireDu 21 au 24 juinDEUXIÈMEédition d’un événementinédit en France : pendant 4 jours,artistes professionnels, chanteursamateurs et spectateurs se partagent<strong>la</strong> scène.SIMONSAcoutez l’vacletteNouveaux parce quejamais publiés, l’associationToudis Simons et leséditions <strong>de</strong>s moulins <strong>de</strong>Garance ont édité en 2004ce choix <strong>de</strong> sketches <strong>de</strong>sannées 1930-1970, diffusésà <strong>la</strong> radio, joués sur scèneou repris en télévision.Des textes à lire à hautevoix puisqu’ils avaient étéécrits pour être entendus.Un régal!Association Toudis Simons228 ter, rue Clemenceau59139 WattigniesISBN 2-902970-62-5, prix15 €<strong>Faites</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>chanson</strong>Concerts avec <strong>de</strong>sartistes <strong>de</strong> renom,premières partiesanimées par <strong>de</strong>schanteurs amateurs,spectacles « jeunepublic », ateliers« oser chanter » ou« oser écrire »,scènes ouvertes auxspectateurs, animationssurprises… dèssa première éditionen 2005, <strong>Faites</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong>Chanson a connu unréel succès dans <strong>la</strong>cour <strong>de</strong> l’hôtel <strong>de</strong>Guînes et au casino d’Arras. Di Dou Da etÀ Corps Voix, les <strong>de</strong>ux associations quiont imaginé cette rencontre inédite <strong>la</strong>rééditent tout naturellement cette annéeavec le concours <strong>de</strong> <strong>la</strong> médiathèqued’Arras du mercredi 21 au samedi24 juin. Parmi les temps forts, lesconcerts au Casino avec Agnès Bihl,considérée comme « Renaud au Féminin »le jeudi 22 juin; Céline Caussimon etBernard Joyet, <strong>de</strong>ux auteurs interprètesexceptionnels le vendredi 23 juin etRomain Didier qui fait un triomphe avecson <strong>de</strong>rnier album Chapitre Neuf lesamedi 24 juin. Romain Didier sera mêmeinterviewé en public (à 17h le même jour)par Serge Le Vail<strong>la</strong>nt, l’animateur <strong>de</strong>« Sous les étoiles exactement », chaquenuit sur France Inter. Trois artistes régionauxsont aussi à l’affiche : Goun, LouYsar et Yves Grillon.Romain DidierSpectateurset amateurs à l’afficheTous les soirs, dans <strong>la</strong> splendi<strong>de</strong> cour <strong>de</strong>l’hôtel <strong>de</strong> Guînes, chacun d’entre vouspourra venir (seul, en duo, ou en groupe)Arrasinterpréter <strong>la</strong> <strong>chanson</strong> <strong>de</strong> son choix.Devant un public, enthousiaste, vousserez accompagné par un pianiste professionnel.Et pour ceux qui préfèrent lestatut <strong>de</strong> spectateur,les surprises,les émotions et lep<strong>la</strong>isir serontgarantis.Autres temps fortschaque jour : lesateliers « OserChanter » quipermettront àceux qui pensentchanter faux oune pas savoirchanter <strong>de</strong> venirfaire l’expériencedu contraire avecChristianCamerlynck etJean-PaulRoseau ; les ateliers« Oser écrire » pour vaincre<strong>la</strong> peur <strong>de</strong> <strong>la</strong> pageb<strong>la</strong>nche, les soirées« Open » au Philos’OffCafé (à partir <strong>de</strong> 23h)ouvertes à tous : chanteurs,rappeurs, poètes,comédiens… et cette foisencore que vous soyezprofessionnels ouamateurs!Événement exigeant du point <strong>de</strong> vue <strong>de</strong> <strong>la</strong>qualité artistique, <strong>Faites</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> Chanson seveut aussi manifestation festive à <strong>la</strong> portée<strong>de</strong> tous. D’où une tarification unique ettrès avantageuse sous forme d’un passeportdonnant accès à tous les spectaclespour 15 euros seulement. Ne tar<strong>de</strong>zsurtout pas à vous le procurez et, pourquoipas, à l’offrir à vos proches!<strong>Faites</strong> <strong>de</strong> <strong>la</strong> Chanson a reçu le soutienfinancier <strong>de</strong> <strong>la</strong> ville d’Arras, <strong>de</strong> <strong>la</strong> RégionNord - Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is, du Conseil généraldu Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is et <strong>de</strong> <strong>la</strong> Sacem.ANNE ATIKComment c’était« Beckett était un poète jusque dans<strong>la</strong> moindre <strong>de</strong> ses fibres ; en saprésence, <strong>la</strong> poésie était aussi envahissanteque l’oxygène » : Anne Atik,scribe minutieuse <strong>de</strong>s rencontresentre son mari, le peintre AvigdorArikha et Samuel Beckett, nouslivre le récit d’une amitié. Trenteans <strong>de</strong> conversation ininterrompue,<strong>de</strong> discussions, <strong>de</strong> confi<strong>de</strong>nces, <strong>de</strong>silences. Les instants, jamais ordinaires,d’une vie avec « Sam ».Éditions Points – ISBN 2-02-085964-5, prix 7 €RYPERTBoogy et Rana, le pouvoir <strong>de</strong>s GoliathsEt <strong>de</strong> cinq! Sous <strong>la</strong> plume <strong>de</strong> Fabien Rypert, voici Boogy etRana repartis pour<strong>de</strong> nouvelles aventures.Direction le Camerounau pays <strong>de</strong>s Goliaths oùvivent <strong>de</strong>s grenouillesgéantes qui peuventpour <strong>de</strong> vrai mesurer76 cm <strong>de</strong> long ! maisvoilà que dans le vi<strong>de</strong>spatial, un engin interstel<strong>la</strong>irese dirige vers<strong>la</strong> terre! Brrr.ISBN 2-87265-349-Xprix 8,95 € en librairieou chez l’auteur34, rue d’Ham62190 Lillers10,50 € port compriset dédicace possible !Ciné maÀ Har<strong>de</strong>lot, les week-endset les vacances« Nous avons pris <strong>la</strong> décision d’ouvrir le cinéma toutesles fins <strong>de</strong> semaine et durant toutes les vacances sco<strong>la</strong>ires» se réjouit Nicole Descamps responsable <strong>de</strong>s lieux.Une initiative heureuse qui coïnci<strong>de</strong> avec <strong>la</strong> transformationdu bâtiment. Fauteuils, chauffage, climatisation…et faça<strong>de</strong> rénovée dans l’esprit <strong>de</strong>s anciennes maisonsd’Har<strong>de</strong>lot… le petit cinéma désormais n’a rien à envieraux grands. Les <strong>de</strong>ux salles <strong>de</strong> 190 et 125 p<strong>la</strong>ces proposenttrois films différents par semaine pour trois séances par jour.« Une programmation grand public et familiale, souligne NicoleDescamps qui refuse avec véhémence les films qu’elle jugeviolents, je fais très attention! »
28 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006SAINTE-BEUVE, Ver<strong>la</strong>ine,G. Bernanos, P.-J. Jouve,J.-L. Fournier, G. Acremant…difficile <strong>de</strong> dire : ces auteurslàsont <strong>de</strong>s écrivains du Pas<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is! La littérature nes’encombre pas <strong>de</strong> limitesadministratives, il n’empêcheque le département estinspiré. L’œuvre y est ouverte,elle va <strong>de</strong> <strong>la</strong> poésie pure à <strong>la</strong>littérature revendicative avecrien, ni relief ni grand fleuve,pour barrer l’envolée <strong>de</strong>ssentiments.La ba<strong>la</strong><strong>de</strong> débute vent <strong>de</strong>bout àBoulogne-sur-Mer, <strong>la</strong> cité <strong>de</strong>Sainte-Beuve mais aussi <strong>de</strong>Gabriel Randon <strong>de</strong> Saint-Amant, dit Jehan Rictus, <strong>de</strong>Daunou, <strong>de</strong> Mariette, ou encore<strong>de</strong> Henri Malo, l’historien <strong>de</strong>scorsaires… En voisine, NadineRibault et son Festina Lente.Rencontre au Touquet avec lenordiste Maxence Van <strong>de</strong>rMeersch qui a fini sa vie dans samaison dans <strong>la</strong> dune. C’est làqu’Édouard Lévêque a inventél’appel<strong>la</strong>tion « Côte d’Opale »pour décrire « ce désert <strong>de</strong>dunes sauvages » dont il étaittombé amoureux. De l’autrecôté <strong>de</strong> <strong>la</strong> Canche, JacquesLefèvre d’Étaples a été letraducteur du Nouveau testament.Montreuil, sur les traceshypothétiques du MonsieurMa<strong>de</strong>leine <strong>de</strong> Victor Hugo, maisplus réelles d’un Gerbert,ménestrel <strong>de</strong> Marie <strong>de</strong>Ponthieu, ou d’un DenysLambin, auteur <strong>de</strong> Lettresga<strong>la</strong>ntes en <strong>la</strong>tin. Desvres lieu<strong>de</strong> naissance du chroniqueurpoète Jean Molinet. Hesdin, <strong>la</strong>ville <strong>de</strong> l’incorrigible AntoinePrévost d’Exiles ! À Fressintoute proche, Bernanos arencontré Mouchette. À Saint-Pol-sur-Ternoise, EdmondEdmont ouvre les pages <strong>de</strong> <strong>la</strong>littérature picar<strong>de</strong>. La promena<strong>de</strong>mène à Arras qui fut auMoyen Âge, « le plus grandcentre littéraire <strong>de</strong> l’Europe »avec plus d’une centaine <strong>de</strong>poètes dont Jean Bo<strong>de</strong>l, Adam<strong>de</strong> <strong>la</strong> Halle. La photo <strong>de</strong> familleaccueille Vidocq, Paul Adam, lebougon Pierre-Jean Jouve etRubrique tenue par Jean-Yves VincentUne ba<strong>la</strong><strong>de</strong> sur les pas <strong>de</strong>s écrivainsl’espiègle contemporain Jean-Louis Fournier. Paysage <strong>de</strong>juillet en Artois avec Ver<strong>la</strong>ine :« L’or <strong>de</strong>s pailles s’effondre auvol siffleur <strong>de</strong>s faux ». JulesBreton né à Courrières auraitpu peindre ce tableau. VincentVan Gogh disait du peintrepoète : « Breton, c’est <strong>la</strong> <strong>chanson</strong><strong>de</strong>s blés »!Un tome n’y suffit pasEn limite d’Artois, l’éperon <strong>de</strong>Lorette, <strong>la</strong> crête <strong>de</strong> Vimy, lep<strong>la</strong>teau <strong>de</strong> Monchy-le-Preux…Cicatrices du front <strong>de</strong> <strong>la</strong>Gran<strong>de</strong> Guerre. C’est ici qu’estné, dit-on, le mot Ch’timi.Dorgelès, en mettant en scènedans Les Croix <strong>de</strong> bois,Broucke, « le gars d’ch’Nord »,le Ch’timi aux yeux d’enfantqui chante dans <strong>la</strong> tranchée, le« p’tit quinquin », officialise enquelque sorte l’appel<strong>la</strong>tion.Mines et chevalements, poussière<strong>de</strong>s corons <strong>de</strong> <strong>la</strong> contemporaineMarie-Paul Armand,joie et souffrance chantées par<strong>de</strong> très nombreux poètes telsAchille Saletzki, Louis Aragon.Honneur en traversant leBéthunois à Conon <strong>de</strong> Béthune,Jean Buridan, célèbre pourl’apologue <strong>de</strong> l’âne incapable <strong>de</strong>choisir entre le boire et lemanger et à Robert Gaguin,originaire <strong>de</strong> Calonne-sur-<strong>la</strong>-Lys.À Saint-Omer, une GermaineÉcoute-voir…Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is, prête-moi ta plumeAcremant au chapeau vert et au« talent narquois », ouvre lesportes <strong>de</strong> <strong>la</strong> ville et du maraisaudomarois. Simon Oger y écrivittrois siècles plus tôt Artesia,poèmes consacrés à <strong>la</strong> région.Rejoignons Ca<strong>la</strong>is, patrie <strong>de</strong>Pigault-Lebrun, un romancierà <strong>la</strong> plume joyeuse. La promena<strong>de</strong>a oublié en chemin <strong>de</strong>spersonnalités comme l’européenneLouise Weiss qui est néeà Arras, tout comme le poèteAlbert Lantoine, <strong>de</strong>s auteurs <strong>de</strong>renom comme Violette Leduc,Guy Croussy, EmmanuelleMarie, Lucien Wasselin, Ivarch’Vavar, Didier Lesaffre,Thierry Maricourt… et d’autresencore, car le Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is est source d’inspirationet ses créateurs nombreux! Untome n’y suffit pas!Les biographes Sylvie Neve,Florence Lefebvre, ThérèseBonte, Catherine Dhérent,J. Le Boel, Lucien Suel, J.-P. Chevais, Georges Guil<strong>la</strong>in,Gérald Antoine, PhilippeValcq, Guy Goffette, ArnaudLaster, Camille Dhérent,Christian Defrance, BernardDesmaretz, J.-J. D’Amore, J.-Y. Vincent ont prêté leur plumeà <strong>la</strong> rédaction <strong>de</strong> cet ouvragecollectif.Publié par les éditionsAlexandrines, l’ouvrageest disponible en librairieou par correspondance à L’Échodu Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is. Prix 18,50 €+ 2,50 € <strong>de</strong> frais <strong>de</strong> port.Nan Aurousseau <strong>la</strong>uréat 2006pour Bleu <strong>de</strong> chauffeD. Dupilet : « Un prix qui a du sens pour un département quiincarne les nombreuses luttes menées par les sa<strong>la</strong>riés pourque le progrès social accompagne le développementéconomique ».Créé par le conseil général et l’associationColères du présent à l’occasion du salon du livred’expression popu<strong>la</strong>ire et <strong>de</strong> critique sociale, leprix Meckert a couronné pour sa <strong>de</strong>uxièmeédition, Nan Aurousseau. Un choix judicieuxrécompensant un auteur qui a découvert lessecrets <strong>de</strong> l’écriture auprès <strong>de</strong> Jean-PatrickManchette. Un jour que le futur auteur alorsPrix Jean-Ami<strong>la</strong>-Meckertplombier-chauffagiste réparait <strong>de</strong>uxradiateurs chez l’écrivain (décédé en1995), celui-ci lui a révélé le secret <strong>de</strong>l’écriture : « vous voulez écrire ?Inspirez-vous <strong>de</strong>s vaches. Il fautmâcher longuement pour faire du bon<strong>la</strong>it ». Le conseil était le bon! « Uneécriture sans concession, au fil durasoir. J’ai fait en sorte que le lecteurne s’ennuie pas », explique NanAurouseau. Bleu <strong>de</strong> Chauffe met enscène le chef d’une entreprise <strong>de</strong> plomberieet son employé, narrateur <strong>de</strong>l’histoire et observateur impuissant <strong>de</strong>smagouilles du bâtiment. Jusqu’où lepatron et tous ceux qui l’entourentpeuvent-ils aller pour réaliser un profitmaximum? Comment survivre dans cetunivers inhumain et cynique? Voilà lesquestions qu’Aurousseau s’est poséesau cours <strong>de</strong> sa vie professionnelle etauxquelles il tente <strong>de</strong> répondre au fil <strong>de</strong>ce roman.TiréàpartLivres :les bons choixDifficile dans <strong>la</strong> profusion <strong>de</strong>s titres qui paraissent <strong>de</strong> faire lesbons choix <strong>de</strong> lecture. Enfants, adolescents, adultes, chacun ases livres et Tiré à part ai<strong>de</strong> à s’y retrouver. Cette revue tiréeà 1 800 exemp<strong>la</strong>ires à raison <strong>de</strong> trois numéros par an s’adresseplus particulièrement aux enseignants, bibliothécaires, documentalistes,spécialistes <strong>de</strong> <strong>la</strong> petite enfance, conteurs outout simplement lecteurs.Elle fait <strong>la</strong> synthèse <strong>de</strong>sanalyses <strong>de</strong>s trois comités<strong>de</strong> lecture mis en p<strong>la</strong>ce par<strong>la</strong> médiathèque départementale.Ces comitéscomposés d’une trentaine<strong>de</strong> lecteurs confrontentleurs avis sur les livres lus etanalysés, découvrant parfois<strong>de</strong>s auteurs peu connus.Dans ce premier numéro, undossier est consacré à l’art.Rens. Médiathèquedépartementale <strong>de</strong> prêt, conseilgénéral du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is :3, rue du 19-Mars 196262000 Dainville
AgendaRubrique tenue par C<strong>la</strong>u<strong>de</strong> HennetonL’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 29Pour que vos dates apparaissentdans l’Agenda <strong>de</strong> L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is,envoyez vos informations <strong>la</strong> premièrequinzaine du mois précédant <strong>la</strong> parution(ex. : pour le journal du mois <strong>de</strong> juillet,envoyez vos infos jusqu’au 12 juin).expos,salons…ArquesDu 1 er au 30 juin, maisondu Tourisme, peinture etart graphique <strong>de</strong> DelphineDelcroix.ArrasDu 30 juin au 1 er oct, Citénature, Émotion nature,photographes <strong>de</strong> nature.Photos <strong>de</strong>s <strong>la</strong>uréats duconcours international2005.Rens. 03 21 21 59 59.www.citenature.comBazinghenDu 2 juin au 2 juillet, estaminetLe Saint-Éloi, peinturesd’Annie Lâm et sculpturesd’Yves Lenglet. Visible<strong>la</strong> semaine 11 h-14 h 30 et17 h-20 h, le week-end 11 h-20 h.Rens. 03 21 30 15 41Boulogne-sur-MerDu 9 au 28 juin, sallecomtale du Château-musée13 enseignants, 13 invitésau Château, sous le thème« l’image et l’écrit ».Photos, peintures, volumes,gravures, instal<strong>la</strong>tionset vidéos.Du 13 au 24 juin, médiathèquedu San<strong>de</strong>ttie, expositionMozart. Mar et ven14 h-18 h, mer et sam 9 h-12 h et 14 h-18 h, jeu 16 h-20 h. Fermeture 24 juin à17 h.Rens. 03 21 10 12 70Bruay-<strong>la</strong>-BuissièreJusqu’en juillet, chapelleSainte-Barbe (près <strong>de</strong> l’hôtel<strong>de</strong> ville), Les terrils,ombre & c<strong>la</strong>rté, photographies<strong>de</strong> Patrick Devresseet poèmes <strong>de</strong> Lucien Suel.Mar, mer, ven, sam et dim14 h-18 h.Jusqu’au 30 sept, hôtel <strong>de</strong>ville, Émile Muller, mécanicien-photographe.Du lunau ven 8 h-12 h et 14 h-18 h,sam 8 h-12 h.Rens. 03 21 64 56 00Ca<strong>la</strong>isLes 9 et 10 juin, 22 h 30, surle site du chantier, En-chantillon,In Affresco, instal<strong>la</strong>tions-spectaclesdu groupeZur.Sur réserv. 03 21 46 77 10Les 17 et 18 juin, 10 h-19 h,Gran<strong>de</strong> Rue du PetitCourgain, cour d’Artistes,expo toutes disciplines.Douchy-les-MinesJusqu’au 10 sept, galerie<strong>de</strong> l’ancienne poste, AuNord – Bernard Plossu. Dulun au ven 13 h-17 h, sam etdim 15 h-19 h.Rens. 03 27 43 56 50Har<strong>de</strong>lotDu 2 au 30 juin, galeried’art Joël-Dupuis, œuvresrécentes <strong>de</strong> JacquesCourtois. Tous les jourspendant les vacancessco<strong>la</strong>ires et hors vacancesles sam et dim <strong>de</strong> 10 h 30 à12 h 30 et <strong>de</strong> 14 h 30 à 19 hainsi que sur rdv.Rens. 03 21 33 65 38Site : http://www.galeriedupuis.frLensDu 20 au 30 juin (sauf leslun et dim), galerie duColisée, exposition JulesVerne.Rens. 03 21 28 37 41Lewar<strong>de</strong>Du 23 juin au 3 sept, centrehistorique minier, Marcinelle1956, <strong>la</strong> Belgique faceà une catastrophe minière(à l’occasion <strong>de</strong> <strong>la</strong> commémorationdu centenaire <strong>de</strong><strong>la</strong> catastrophe <strong>de</strong>s mines<strong>de</strong> Courrières).LiévinJusqu’au 15 juin, centreÉdouard-Pignon,Inventaire n o 63 - ÉdouardPignon par Bernard Pras.Du mar au ven 14 h-18 h,mer 10 h-12 h, sam 14 h-17 h.Visites commentées sur rdvau 03 21 44 85 10MeurchinD. 25 juin, 10 h-18 h, salle<strong>de</strong>s fêtes, bourse aux livres.Réserv. 03 21 37 88 87Neuvillesous-MontreuilJusqu’au 5 juin, à <strong>la</strong>Chartreuse, rencontre <strong>de</strong>sarts. Une cinquantaine <strong>de</strong>peintres, sculpteurs, photographes,<strong>de</strong>s comédiens,<strong>de</strong>s musiciens et <strong>de</strong>s chanteurs.De 9 h à 12 h et <strong>de</strong>14 h à 18 h.Noyelles-GodaultJusqu’au 17 juin, médiathèqueMichel-Berger,exposition Le Cirque. Maret ven 14 h-18 h, mer 10 h-12 h et 14 h-19 h, sam 10 h-12 h et 14 h-18 h. Gratuit.Saint-Nico<strong>la</strong>s-lès-ArrasMe. 21 juin, salle BonneHumeur, forum Créateursd’entreprise.Rens. mairie 03 21 21 71 00Saint-OmerDu 3 juin au 16 juillet, LeCabaret (33, p<strong>la</strong>ce <strong>de</strong> <strong>la</strong>Ghière), Ronald Campbell,peintre <strong>de</strong>s batailles.Ouvert en semaine (saufmer) à 17 h, sam et dim à11 h.Rens. 03 21 95 96 56Jusqu’au 4 juin, salle <strong>de</strong> <strong>la</strong>poterne, entrée du jardinpublic, Defend / Defendre,collectif d’artistes francoang<strong>la</strong>is.Mer, jeu et ven11 h-14 h ; sam et dim 11 h-17 h.Jusqu’au 29 août, bibliothèque<strong>de</strong> l’Agglomération<strong>de</strong> Saint-Omer, Le marais<strong>de</strong> Saint-Omer, regardscroisés. Du mar au sam 9 h-12 h et 13 h-18 h (fermetureà 17 h en juillet-août).Site www.bibliothèque-st-omer.frWardrecquesLes 5 et 6 juillet, salle <strong>de</strong>sfêtes, salon sur <strong>la</strong> Secon<strong>de</strong>Guerre mondiale. Maquettes,photos et matérielsd’époque.musiqueArquesS. 17 juin, 15 h, médiathèquemunicipale, Chansonsà croquer.Rens./réserv. 03 21 12 62 30ArrasMa. 27 juin, 20 h 30, enl’église Saint-Nico<strong>la</strong>s enCité, Requiem <strong>de</strong> Mozartpar <strong>la</strong> Cantarel<strong>la</strong>.AuchelD. 10 juin, 20 h, à l’Odéon,concert du GMTJ Auchel.Ensemble Re-naissance,autour du thème un jardinmusical extraordinaire.Boulogne-sur-MerV. 23 juin, 21 h, espace <strong>de</strong> <strong>la</strong>Faïencerie, ManfredMann’s Earth band. Me.12 juillet, 21 h, cour duchâteau-musée, Tony JoeWhite.Rens. 03 21 87 37 15. Site :www.ville-boulogne-sur-mer.frBouvigny-BoyefflesS. 24 juin, salle <strong>de</strong>s sports,12 h-24 h non stop,Festi’Music avec FauxPasseport, B<strong>la</strong>ck Berry,Green Grin’Boom, Harry –Covers, Manatha. Gratuit.Repas sur réserv. 06 85 32 49 80Ca<strong>la</strong>isV. 9 juin, 20 h 30, centreGérard-Philipe, Little Bob.Backstage. Les 17 et 18 juinà 14 h, parking Édouard-Manet, Quartier Libre etSolidaire : sam 17 à 17 h 45,Les Mangustes. 19 h, Pause.20 h 45, <strong>la</strong> Fanfare duBelgistan. 22 h 30, lesHurlements d’Léo.D. 18 juin, 14 h-22 h, groupeslocaux, fanfare et balpopu<strong>la</strong>ire.Rens. 03 21 46 90 47suite <strong>de</strong> l’Agenda p. 30photo OT Berck photo OT Berck
30 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006AgendaHénin-BeaumontL. 12 juin, 20 h 30, à l’Escapa<strong>de</strong>,jazz avec Jeremie Ternoy.Rens. 03 21 20 06 48LensV. 2 juin, 20 h 30, au Colisée,concert Wagner, Brahms etSchumann. Direction JohnAxelrod.Les 13 et 14 juin, 20 h 30, halle <strong>de</strong>ssports Pierre-<strong>de</strong>-Coubertin,Requiem <strong>de</strong> Mozart avec l’harmoniemunicipale et les choralesassociées.Réserv. 03 21 28 37 41LillersD. 2 juillet, 15 h 30, au Pa<strong>la</strong>ce,festival Mozart dans tous sesétats.Rens. 03 21 66 04 01Noyelles-sous-LensS. 10 juin, 20 h 30, centre Évasion,spectacle 100 % Johnny Hallyday- 100 % rock’n roll avec le groupeMirador.Réserv. 03 21 70 21 08ou 06 60 72 78 93Saint-Nico<strong>la</strong>s-lès-ArrasS. 3 juin, 20 h, salle bonnehumeur, soirée Fest Noz par leBagad Douar Ha Mor.Saint-OmerMe. 7 juin, 18 h 30, jardin, Lesmaîtres sonneurs <strong>de</strong> GeorgeSand, lecture musicale déambu<strong>la</strong>toirepar les Anonymes et l’ENMD<strong>de</strong> Ca<strong>la</strong>is.Rens. Comédie <strong>de</strong> l’Aa 03 21 38 55 24SéricourtD. 2 juillet, 11 h à 20 h, dans lesjardins (2 rue du Bois), journéemusicale à l’ang<strong>la</strong>ise. Harmonie,groupe <strong>de</strong> jazz, quatuor à cor<strong>de</strong>set duo guitare-violon.Rens. 03 21 03 64 42Vieille-ÉgliseV. 2 juin, 20 h, salle <strong>de</strong>s fêtes,Édith et Régine « hommage ».Cie du Prato. Gratuit.Sur réserv. 03 21 00 83 83théâtreS. 10 juin, 15 h et 20 h 30, châteauMol<strong>la</strong>ck à Marquise et V. 16 juinen soirée à Ferques, Kanh<strong>la</strong>k’ Pak– Le Grand Corbeau <strong>de</strong> YvesBrulois, d’après les légen<strong>de</strong>samérindiennes.Rens. Cie Fabrique <strong>de</strong> Théâtre03 21 92 80 00ArrasJ. 8 juin, 20 h 30, cour du puits dumusée <strong>de</strong>s Beaux-Arts – abbayeSaint-Vaast, Les Congiés <strong>de</strong> JeanBo<strong>de</strong>l et Bau<strong>de</strong> Fastoul. Les 13,14, 15 et 16 juin, 20 h 30, hôtel <strong>de</strong>Guînes, Chère famille – Lesminiatures <strong>de</strong> <strong>la</strong> Licorne. Mise enscène et scénographie C<strong>la</strong>ireDancoisne.Rens. 03 21 71 66 16AudruicqMa. 13 juin, 20 h, salle polyvalentedu collège du Bré<strong>de</strong>nar<strong>de</strong>,Moi, y’a une chose que j’comprendspas c’est <strong>la</strong> beauté parJanie Follet. Cie du Prato.Sur réserv. 03 21 00 83 83Boulogne-sur-MerV. 16 et S. 17 juin, 21 h, salle lesPipots, Veaux d’or <strong>de</strong> Stanis<strong>la</strong>sRigot. V. 23 juin, 21 h, espace <strong>de</strong><strong>la</strong> Faïencerie, Manfred Mann’sEarth band.FiennesJ. 8 juin, 20 h 30, salle <strong>de</strong>s fêtes,Les étoiles pour nous éc<strong>la</strong>irer,brûlent et meurent par <strong>la</strong> Cie lesAnonymes. Gratuit.Rens. 03 21 00 83 32 ; 06 13 54 21 59GrenayMe. 7 juin, 20 h 30, espace Ronny-Coutteure, César Danglos revient<strong>de</strong>s enfers par <strong>la</strong> Compagnie. D.25 juin, 16 h, Éric Baert (humour).Rens. 03 21 45 69 50Noyelles-GodaultS. 3 juin, 16 h, centre culturelMatisse, <strong>la</strong> Cie les Atel<strong>la</strong>nes.Gratuit.PolincoveJ. 8 juin, 20 h, salle <strong>de</strong>s fêtes,Ludor Citrik dans Je ne suis pasun numéro. Cie du Prato.Sur réserv. 03 21 00 83 83S. 1 er juillet, 19 h, salle <strong>de</strong>s fêtes,Histoires d’ici par Pierre Delye.Gratuit.danseBerck-sur-MerS. 24 juin, 20 h 30, salle Fiolet, Jecacherai mes peurs sous le tapis<strong>de</strong> Cyril Viallon, par <strong>la</strong> Cie LesCaryati<strong>de</strong>s. En 1 re partie OpaleDanse.Rens. 03 21 89 90 15nature,randonnéesArquesD. 11 juin, 14 h 45, visite guidéedu Circuit du Pavé (10,2 km). Rdv<strong>de</strong>vant <strong>la</strong> maison du Tourisme.Gratuit.Réserv. 03 21 88 59 00AvroultJ. 29 juin, sortie pé<strong>de</strong>stre accompagnée(10 km). Départ 14 h <strong>de</strong>l’église.Réserv. avant le 27 juinau 03 21 38 38 51Belle et HoullefortD. 2 juillet, randonnée pé<strong>de</strong>stre,départ 8 h 30 pour 20 km ou9 h pour 13 km. Rdv à l’anciennegare.Rens. 06 08 56 65 40 ; 06 74 65 56 86ClétyS. 10 juin, 15 h, visite guidée <strong>de</strong>scarrières <strong>de</strong> craie. Rdv parking <strong>de</strong>l’église.Sur réserv. 03 21 93 92 67Elnes/WavransD. 11 juin, 9 h 30, visite guidée<strong>de</strong>s coteaux calcairesd’Elnes/Wavrans. Rdv parking <strong>de</strong><strong>la</strong> salle polyvalente d’Elnes.Sur réserv. 03 21 98 05 79FarbusS. 24 juin, 14 h <strong>de</strong>vant l’église,circuit Sur le chemin <strong>de</strong> saintRanulphe. Rens. 03 21 55 92 16FauquemberguesD. 11 juin, randonnée pé<strong>de</strong>street VTT les Monts <strong>de</strong>s Faucons.VTT (25, 35, 45, 60 et 75 km) ;pé<strong>de</strong>stre (5, 10, 15 km).Inscriptions à partir <strong>de</strong> 7 h 45,salle Senlecq.Rens. 03 21 33 10 91 (HB) ;06 08 95 71 80.Site : http://aspttvtt.canalblog.comFressinS. 8 juillet, les Foulées fressinoises(1.1, 2.2, 3.3, 5.55 et 11.1 km).Rens./réserv. 03 21 90 47 88 –foyerrural.fressin@wanadoo.frLillers et environsJ. 1 er juin, ba<strong>la</strong><strong>de</strong> découverte Aufil <strong>de</strong> <strong>la</strong> Lacquette, départd’Estrée-B<strong>la</strong>nche avec visite dujardin médiéval + le tour duchâteau <strong>de</strong> Créminil. J. 15 juin, <strong>la</strong>vallée <strong>de</strong> <strong>la</strong> Méroise, départ<strong>de</strong> Saint-Hi<strong>la</strong>ire-Cottes. Ba<strong>la</strong><strong>de</strong>découverte <strong>de</strong> 6 à 8 km, <strong>de</strong> 14 h à16 h.Réservation obligatoire à l’office<strong>de</strong> tourisme intercommunal du Lillérois03 21 25 26 71 pour connaître le lieu<strong>de</strong> ren<strong>de</strong>z-vous. Départ assuré à partir<strong>de</strong> 6 personnesLouchesV. 23 juin, <strong>de</strong> 18 h à 19 h 30,randonnée pé<strong>de</strong>stre seminocturne(8 et 13 km). Rdv salle<strong>de</strong>s fêtes. Rens. 03 21 35 77 29OlhainD. 11 juin, sortie nature coteauxcalcaires. Rdv 8 h 30 p<strong>la</strong>ce <strong>de</strong>l’église <strong>de</strong> Verquin ; 9 h parkingdu golf d’Olhain.Site :http://verquinenvironnement.free.frQuercampsD. 25 juin, randonnée pé<strong>de</strong>stre,départ 9 h 30 pour 25 km. Rdv àl’église.Rens. 06 08 56 65 40 ; 06 74 65 56 86Parmi les missions du Fonds régional d’artcontemporain, <strong>la</strong> diffusion <strong>de</strong> sa collection estessentielle. Ces prochains mois, il organise plusieursévénements phare dans le département, notamment àCa<strong>la</strong>is et Saint-Omer.QuestrecquesD. 18 juin, randonnée pé<strong>de</strong>stre,départ 8 h 30 pour 20 km ou 9 hpour 13 km. Rdv à <strong>la</strong> p<strong>la</strong>ce.Rens. 06 08 56 65 40 ; 06 74 65 56 86Recques-sur-HemV. 9 juin, 19 h 30, départ p<strong>la</strong>ce duvil<strong>la</strong>ge Sur les pas <strong>de</strong>s mots,randonnée poésie avec MarionCailleret. 5 km. Tout public dès7 ans. Gratuit.Saint-Laurent-B<strong>la</strong>ngyD. 11 juin, 15 h 30, <strong>de</strong>vant <strong>la</strong> basenautique, visite patrimoineculturel et industriel.Rens. 03 21 55 92 16VerquinS. 24 juin, sortie botanique terril37 ou 56. Rdv 14 h, p<strong>la</strong>ce <strong>de</strong>l’église. Site :http://verquinenvironnement.free.frconférences,rencontres…ArrasJ. 8 juin, 18 h 15, hôtel Mercure(salle Atria), conférence-débatL’eau, enjeu majeur : commentagir ?J. 15 juin, 18 h-19 h 30, musée <strong>de</strong>sBeaux-Arts, Espace et temps dansl’art vidéo par Éric Van Essche.Rens. 03 21 71 25 05L. 19 juin, 19 h, au Philos’off café,rencontre littéraire avec l’écrivainPascal Dessaint, animée parMarie Ginet.Réserv. 03 21 71 40 99AzincourtS. 24 juin, 18 h, centre historiquemédiéval, conférence sur lethème La guerre <strong>de</strong> Cent Ans :Bi<strong>la</strong>ns et perspectives - uneapproche régionale parM. Curveiller. Rens. 03 21 47 27 53Ca<strong>la</strong>isMe. 7 juin, 18 h 15, musée <strong>de</strong>sBeaux-Arts et <strong>de</strong> <strong>la</strong> <strong>de</strong>ntelle, LesJésuites en Chine et l’art dans lesjardins par E. Chabert-Godo.MarquiseJ. 8 juin, 19 h 30, châteauMol<strong>la</strong>ck, Rencontre au châteauavec <strong>la</strong> Fabrique <strong>de</strong> théâtre.Échanges sur le théâtre, à <strong>la</strong>manière d’histoires à entendre età partager.Inscription au 03 21 92 80 00 ou parcourriel : fabrique.theatre@aliceadsl.frWimereuxMa. 13 juin, 20 h 30, hôtel <strong>de</strong> ville(salle <strong>de</strong>s Mariages), Une journéed’Ivan Denissovitch d’AlexandreSoljenitsyne, par Erwan Dalbine.Site : http://maels.free.frson et lumièreAnzin-Sain-AubinLes 1 er , 2, 8, 9, 15 et 16 sept,Histoires et rêves d’Artois.À réserver au 03 21 51 29 61.www.acnspectacle.com• Jusqu’au 9 juin, <strong>la</strong> structure régionalepuisera dans sa collection dix œuvres sur lethème du portrait pour les présenter à l’école<strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Ca<strong>la</strong>is qui s’attar<strong>de</strong> avecbonheur sur le sujet, ba<strong>la</strong>yant tous les champss’y afférant. Rens. 03 21 96 32 95diversLes 2, 3, 4 et 5 juin, Ren<strong>de</strong>z-vousaux jardins dans 28 parcs etjardins <strong>de</strong> <strong>la</strong> région Nord - Pas<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>issur le thème duparfum.Programme complet surwww.ren<strong>de</strong>zvousauxjardins.culture.frAvionLes 17 et 18 juin, parc <strong>de</strong> <strong>la</strong>Glissoire, fête <strong>de</strong>s Cultures, avecN&SK, Les Mauvaises Langues, lesHurlements d’Léo, danseursportugais, démonstration <strong>de</strong>Capoiera, animations gastronomiques,etc. Gratuit.Rens. 03 21 79 44 89. www.ville-avion.frAubrometzD. 18 juin, fête du Cheval.Concours, démonstration <strong>de</strong>voltige, <strong>de</strong> manège, ba<strong>la</strong><strong>de</strong>s encalèche, atelier <strong>de</strong> maréchalerie,exposition, vente <strong>de</strong> produits duterroir.Rens./réserv. 03 21 41 27 22BéthuneD. 4 juin, fête <strong>de</strong> l’âne <strong>de</strong>Buridan et fête <strong>de</strong> <strong>la</strong> Randonnée.Rens. 03 21 57 25 47Boulogne-sur-MerDu 8 au 11 juin, à Nausicaa, fête<strong>de</strong> <strong>la</strong> Mer.Site : www.nausicaa.frBusnesD. 9 juillet, 10 h-17 h, concoursd’atte<strong>la</strong>ges.C<strong>la</strong>irmaraisS. 10 (à 11 h) et D. 11 juin, ferme<strong>de</strong> l’abbaye, Fête médiévale.Marché et campements médiévaux,mariage druidique, etc.S. 10 juin à 21 h, bal folk avecOrage sur <strong>la</strong> p<strong>la</strong>ine.DelettesD. 18 juin, centenaire <strong>de</strong> <strong>la</strong> créationdu Comice. À partir <strong>de</strong> 10 h,concours <strong>de</strong> chevaux boulonnais,exposition <strong>de</strong>s animaux <strong>de</strong> <strong>la</strong>ferme, animations diverses toute<strong>la</strong> journée (maréchal-ferrant,matériels agricoles…). Vers 16 h,défilé <strong>de</strong>s chevaux boulonnaisdans le centre du vil<strong>la</strong>ge. Entréegratuite.Inscriptions avant le 11 juinRens. 03 21 95 52 16GrignyDu 24 juin au 2 juillet, 9 h-18 h,pépinière Me<strong>la</strong> Rosa, porteouverte Pleins feux sur les roses.Rens. 03 21 81 75 10GuînesLes 30 juin, 1 er et 2 juillet, enforêt, Le retour d’Arthur auCamp du Drap d’or. Les 30 juin et1 er juillet, 21 h 30, son et lumière.D. 2 juillet, 11 h-20 h, fête <strong>de</strong> <strong>la</strong>RenaissanceRens./réserv. 03 21 35 73 73Collection du Frac• Du 10 juin au 8 juillet, le Frac prêtera àl’Espace 36 <strong>de</strong> Saint-Omer <strong>de</strong>s œuvres <strong>de</strong> l’artisteallemand Nils Udo.Rens. 03 21 88 93 70• Jusqu’au 20 août, 3 pièces <strong>de</strong> <strong>la</strong> collection duFonds régional viendront rencontrer et éc<strong>la</strong>irerles œuvres du musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts <strong>de</strong> Ca<strong>la</strong>is,autour du jeu, <strong>de</strong> <strong>la</strong> fête et <strong>de</strong> <strong>la</strong> musique.Rens. 03 21 46 48 40
etrouvez d’autres manifestations sur www.echo62.comOn y va ?Lens, expositionJusqu’au 14 juin, hall <strong>de</strong> <strong>la</strong> mairie et du 16 juin au 1 er juillet, médiathèqueRobert-Cousin, Invitation au voyage dans le mon<strong>de</strong> <strong>de</strong> Mozart.Rens. 03 21 69 08 30Berck-sur-Mer, musiqueLes 30 juin, 1 er et 2 juillet, bois Magnier, Berck country rock festival.Réserv. 03 21 09 5000C<strong>la</strong>irmarais, ba<strong>la</strong><strong>de</strong>S. 17 juin, 19 h 30, sortie crépuscu<strong>la</strong>ire au marais du Rome<strong>la</strong>ëre. Rdv à<strong>la</strong> Grange nature. Réserv. obligatoire 03 21 12 76 37Hénin-BeaumontS. 10 juin, 20 h 30, à l’Escapa<strong>de</strong>,Spague et Ch’ti Cie Babylone IV.Thème festival Ch’ti Hénin-Beaumont.Rens. 03 21 20 06 48Le TouquetJ. 29 juin et S. 1 er juillet, 21 h 30,Hippodrome <strong>de</strong> <strong>la</strong> Canche, festivaleuropéen d’art pyrotechnique.Rens. 03 21 06 72 00Mont-Saint-ÉloiD. 11 juin, 15 h 30, visite découverte: l’abbaye. Rdv au pied <strong>de</strong>stours.Rens. 03 21 15 16 84. D’autres sorties surwww.cc-artois.frMontreuil-sur-MerJuin, visites-spectacles Nuits d’histoire(s)à Montreuil-sur-Mer.Départ à 21 h.Rens. 03 21 06 72 45Les 17 et 18 juin, journée duPatrimoine <strong>de</strong> Pays.Rens. 03 21 06 01 33MontcavrelD. 18 juin, 9 h-12 h et 14 h-18 h,ferme <strong>de</strong> Montéchor - hameau<strong>de</strong> Montéchor, expos : Regardssur le torchis. À Fleurs <strong>de</strong> Course.Rencontres au bord <strong>de</strong> l’eau <strong>de</strong>Pascal Morès. L’agriculture etl’eau, animation proposée parles agriculteurs. Démonstrationsdu savoir-faire artisanal. Visiteguidée <strong>de</strong> <strong>la</strong> ferme.Rens. 03 21 16 15 07RamecourtLes 10 et 11 juin, pépinièreAntoine Breuvart, journées àthème Bouquets champêtres.Rens. 03 21 04 49 45.Site : www.p<strong>la</strong>nte-vivace.frSaint-OmerD. 11 juin, musée <strong>de</strong> l’hôtelSan<strong>de</strong>lin, 15 h 15, visite guidéeComment passer à <strong>la</strong> postérité ?D. 18 juin, 15 h 15, visite guidéeLes points forts <strong>de</strong> <strong>la</strong> collectiondu musée. Me. 21 juin, 19 h 30,concert <strong>de</strong> <strong>la</strong> chorale A Chœurjoie. D. 25 juin, 15 h 15, visiteguidée L’artiste face aux textes :du récit à l’œuvre.Rens. 03 21 38 00 94D. 11 juin, 15 h 30, visite découverte,le Pa<strong>la</strong>is <strong>de</strong> Justice.D. 18 juin, arrêt sur boutique(rdv à l’hôtel <strong>de</strong> ville). D. 25 juin,visite-concert, les gran<strong>de</strong>sorgues <strong>de</strong> <strong>la</strong> cathédrale.Rens. 03 21 88 89 23stagesV. 9 juin. V. 7 juillet à Lugy, lepain comme autrefois au moulinLe Festival <strong>de</strong> <strong>la</strong> Côte d’Opalea 30 ans ! Du 1 er au 23 juilletS. 1 er . Boulogne-sur-Mer, 18h, les Pipots, les « 30 guitares ».S. 1 er . Ca<strong>la</strong>is, 20h, théâtre municipal, Les B<strong>la</strong>ireaux / Les Mauvaises Langues.S. 1 er . Boulogne-sur-Mer, 22h30, Red bar, concert électro.D. 2. Boulogne-sur-Mer, 16h, Tour <strong>de</strong> Boulogne, carte b<strong>la</strong>nche à Fabrice Gratien.Ma. 4. Boulogne-sur-Mer, 21h, Magic Mirrors - Parvis <strong>de</strong> Nausicaa, fête à A<strong>la</strong>in Chamfort &invités.Me. 5. Boulogne-sur-Mer, Magic Mirrors - Parvis <strong>de</strong> Nausicaa à 12h30, Voodoo Wild. À18h30, Mandoline le pouet’ et les Rabibocheurs. À 21h, Pierpoljak.J. 6. Boulogne-sur-Mer, Magic Mirrors - Parvis <strong>de</strong> Nausicaa à 12h30, Luna Lost. À 18h30,Marie Cherrier. À 21h, scène ouverte – carte b<strong>la</strong>nche à Thierry Lassemblée.J. 6. Desvres, 20h45, Pa<strong>la</strong>is <strong>de</strong>s Sports, Petra Magoni & Ferruccio Spinetti /Anggun.V. 7. Boulogne-sur-Mer, Magic Mirrors - Parvis <strong>de</strong> Nausicaa à 12h30, J.A.D. trio & XavierLaune. À 18h30, Anis. À 21h, Popa Chubby.S. 8. Boulogne-sur-Mer, Magic Mirrors - Parvis <strong>de</strong> Nausicaa à 12h30, Lucile & Riversi<strong>de</strong>. À18h30, Melissa Mars. À 21h, Cock Robin.D. 9. Boulogne-sur-Mer, 18h30, Magic Mirrors - Parvis <strong>de</strong> Nausicaa, Stéphane Guillon.Ma. 11. Dunkerque, 20h45, au Kursaal, C<strong>la</strong>rika / Cali.Me. 12. Ca<strong>la</strong>is, 20h45, <strong>la</strong> Calypso, Mar<strong>la</strong>ngo / Robert P<strong>la</strong>nt & The Strange Sensation.J. 13. Étaples-sur-Mer, 20h45, La Cor<strong>de</strong>rie, Troy Von Balthazar / Art Mengo.S. 15. Étaples-sur-Mer, 20h45, La Cor<strong>de</strong>rie, Jean-Félix La<strong>la</strong>nne / Émilie Simon.D. 16. Le Touquet, 20 h, Pa<strong>la</strong>is <strong>de</strong>s Sports, Oshen / Bénabar.Ma. 18. Wimereux, 20h45, Baie Saint-Jean, Interzone (Serge Teyssot – Gay & KhaledAljaramani).Me. 19. Ca<strong>la</strong>is, 20h45, <strong>la</strong> Calypso, Pierre Guimard / Raphaël.J. 20. Har<strong>de</strong>lot, 20h45, hôtel du Parc, l’Orchestre national <strong>de</strong> Lille dirigé par Olivier Holtavec Éric Truffaz, Didier Lockwood & Richard Galliano.V. 21. Le Portel, 21h sur <strong>la</strong> p<strong>la</strong>ge, Davy Sicard / Djelimady Tounkara.S. 22. Le Touquet, 20h45, salle Molière, Kyle Eastwood 6tet / Bumcello.D. 23. Escalles, 21h30, cap B<strong>la</strong>nc-Nez, final.Carte Passion (tous spectacles) : 140 €. Carte Émotion (4 spectacles) : 70 €Forfait Magic Mirrors : 60 € – Infos public 03 21 30 40 33Site : www.festopale.cx / Courriel : festopale@wanadoo.fravec Bernard Delrue. S. 8 juilletà Torcy, le pain à l’ancienne,<strong>la</strong> soupe et les confituresvermeilles avec Anne-MarieF<strong>la</strong>ndrin.Plus d’infos surhttp://www.lesavoirfaire.comAudressellesDu 19 au 23 juin, Mygalote,atelier ludique par FlorenceBisiaux.Rens. Cie Le Prato 03 20 52 71 24concoursJusqu’au 10 juillet (date <strong>de</strong>clôture), le Bleuet internationalorganise un concours arts etphotos. Thème libre ; et avecthème (<strong>la</strong> mine, le mineur, lescorons, les chevalets).Rens. joindre enveloppe timbrée auBleuet international, 34 rue du Silo,62400 EssarsL’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006 / 31Du 30 mai au 16 juin, <strong>Faites</strong> du théâtre !au Rollmops théâtre à Boulogne-sur-MerMa. 30 mai, 19h30, soirée d’inauguration.V. 2 et S. 3 juin, 20h30, spectacles <strong>de</strong>s ateliers adultes du Rollmops théâtre.Ma. 6 juin, 20h30, État <strong>de</strong>s Lieux <strong>de</strong> Jean-Yves Picq, par le Théâtre <strong>de</strong> <strong>la</strong> Casa.Me. 7 juin, 19h, création collective atelier enfants du Rollmops, dit <strong>la</strong> Cie <strong>de</strong>s 11 p<strong>la</strong>ymobils.J. 8 juin, 20h30, Après <strong>la</strong> pluie par <strong>la</strong> Cie Bassure <strong>de</strong> Baas.V. 9 juin, 19h30, Être… et puis s’en vont par les Crémarrants. À 21h, Un si joli petit couplet,par <strong>la</strong> Cie Bassure <strong>de</strong> Baas.S. 10 juin, 19h30, Les Cruel<strong>la</strong>s <strong>de</strong> Bernard Fripiat. À 21h, Le roi est mort par <strong>la</strong> Cie duBilboquet, texte <strong>de</strong> Vincent Dheygre.Ma. 13 juin, 20h30, Ahhhhhh! Les Femmes par le Theater Turbulent.Me. 14 juin, 19h, d’après Chroniques <strong>de</strong>s jours entiers… Cie <strong>de</strong>s Moms Pires. À 19h30, Histoireaux cheveux jaunes par <strong>la</strong> Cie du Jack Pop. À 20h30, Amiour par <strong>la</strong> Cie <strong>de</strong>s Moms Pires.J. 15 juin, 20h30, Délire au lit par <strong>la</strong> Cie du Foier, textes <strong>de</strong> Victor Haim et René <strong>de</strong> Obaldia.V. 16 juin, 19h30, soirée <strong>de</strong> clôture Les Quatre coins du bocal.Tarif unique : 2 € (sauf Ahhhhhh ! Les Femmes, 5 €. Droit d’entrée pour <strong>la</strong> soirée<strong>de</strong> clôture > apport en nourriture) – Pass intégral 10 €. Rens. et réservations 03 21 87 27 31
32 / L’Écho du Pas-<strong>de</strong>-Ca<strong>la</strong>is n o 75 – juin 2006PaysageDans le MontreuilloisL’arboretum<strong>de</strong> Tigny-Résolument positif, le maire,Étienne Debruyne, a cherché àtirer partie <strong>de</strong> cet aménagementsubi, en profitant d’une mannefinancière (le 1 % A16) qui lui apermis <strong>de</strong> réhabiliter une partiedu patrimoine local et <strong>de</strong> maintenir<strong>la</strong> qualité d’un paysagequi séduit toujours autant lesNoyelleSur le p<strong>la</strong>n <strong>de</strong> 1710, l’on distingue l’église, le presbytère, le château disparu, un terrain arboré <strong>de</strong> pommiers où a été créél’arboretum, ainsi que l’emp<strong>la</strong>cement <strong>de</strong> <strong>la</strong> ferme où sera ouvert d’ici quelques mois, un gîte à thème.Salle d’honneur <strong>de</strong> <strong>la</strong> mairie <strong>de</strong> Tigny-Noyelle, <strong>de</strong>rrièreun ri<strong>de</strong>au rouge, se cache <strong>la</strong> reproduction d’un p<strong>la</strong>n“cadastral” daté <strong>de</strong> 1710. L’on y voit une église, un château,les fermes du vil<strong>la</strong>ge composé <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux hameaux distincts,Tigny et Noyelle, avec leurs rues. Depuis cette époque,<strong>la</strong> commune n’aurait pas vraiment changé si l’autorouten’était pas venue l’encercler.touristes. La preuve : <strong>la</strong>commune compte une centaine<strong>de</strong> lits répartis en gîtes, chambresd’hôtes et camping à <strong>la</strong>ferme.C’est dans ce contexte qu’estégalement venue l’idée <strong>de</strong> créerun arboretum dans une prairieque <strong>la</strong> commune avait initialementachetée pour permettreaux « Zidane Boy’s » <strong>de</strong> s’exprimer.Dans cette pâture dont lepercel<strong>la</strong>ire est déjà bien visiblesur le fameux p<strong>la</strong>n <strong>de</strong> 1710, sedressaient encore quelquespommiers que les tempêtes <strong>de</strong>sannées quatre-vingt-dix ontcouché pour une bonne partie.Les <strong>de</strong>rniers ont été arrachésavant que le paysage ne soitradicalement transformé parl’imp<strong>la</strong>ntation d’un arboretumouvert à tous et en partie p<strong>la</strong>césous <strong>la</strong> surveil<strong>la</strong>nce <strong>de</strong>s gamins<strong>de</strong> <strong>la</strong> commune. Dans ce terraindéssouché et nivelé, l’idée a été<strong>de</strong> recréer <strong>de</strong> micromassifsforestiers typiques <strong>de</strong> notrerégion, <strong>de</strong> <strong>la</strong> Côte d’Opale enparticulier : Pays <strong>de</strong> Licques,Boulonnais, Haut-Pays,Canche-Authie, etc. Les nomsnous sont familiers : tremble,châtaignier, chêne, hêtre,érable, noisetier et quantitéd’autres arbustes connuspour composer <strong>de</strong>magnifiques haies. Certainsautres spécimens invitentparfois au voyage : févierd’Amérique, cèdre <strong>de</strong> l’At<strong>la</strong>s,érable du Japon, pin <strong>la</strong>ricio<strong>de</strong> Corse… Sans oublier lepréféré <strong>de</strong> monsieur le maire :le « ginkgo biloba », l’une <strong>de</strong>splus anciennes espèces d’arbresprésentes sur terre qui a<strong>la</strong> particu<strong>la</strong>rité d’avoir résistéà <strong>de</strong>s explosions nucléaires.Dans cet arboretum au grandcœur, le massif principal en a<strong>la</strong> forme avec <strong>la</strong> pointe orientéeau nord, le promeneur estinvité à déambuler, à admirer,à respirer et à découvrirchacune <strong>de</strong>s espèces c<strong>la</strong>irementi<strong>de</strong>ntifiées. Et d’iciquelques mois, il pourraprolonger son p<strong>la</strong>isir avecl’ouverture d’un gîte à thème(18 personnes) aménagé dansun ancien corps <strong>de</strong> fermeentouré d’un jardin <strong>de</strong> typeang<strong>la</strong>is (communiquant avecl’arboretum) où les parfums(ceux <strong>de</strong>s roses mais pas seulement)tiendront <strong>la</strong> ve<strong>de</strong>tte.De quoi passer un agréableweek-end. Randonnée etpromena<strong>de</strong> dans le maraiscompléteront le programme.Philippe AccartÉquihen-p<strong>la</strong>geLes quilles en l’airÀ <strong>la</strong> ferme du siècle <strong>de</strong>rnier, les pêcheurs les moins fortunéseurent l’idée <strong>de</strong> transformer d’anciens flobarts en maison d’habitation.Retournée, <strong>la</strong> coque goudronnée du bateau servait à <strong>la</strong>fois <strong>de</strong> murs et <strong>de</strong> toit. Restait à découper une porte et une fenêtre,murets <strong>de</strong> terre et pierre fermant l’ensemble. Dans sonroman, Gingolph l’abandonné, René Bazin raconte <strong>la</strong> vie quotidienne<strong>de</strong>s familles dans ces maisons pour le moins originales etdont il reste un exemple datant <strong>de</strong>s années trente.Consciente <strong>de</strong> cette spécificité locale, <strong>la</strong> municipalité d’Équihen arepris l’idée, en récupérant sur <strong>de</strong>s bateaux abandonnés, <strong>de</strong>scoques p<strong>la</strong>cées en guise <strong>de</strong> toit sur <strong>de</strong>s maisonnettes construitesà <strong>la</strong> périphérie du camping. Ces quilles en l’air cette fois dotées<strong>de</strong> tout le confort sont louées pour les vacances ou les week-ends.Photo Ph. Vincent-ChaissacPhoto Ph. Vincent-Chaissac