Cultivons l'agriculture de demain - Lot-et-Garonne
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g r a n d f o r m a tPolitique agricole du c onseil généralLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201104Cultiver l’agriculture<strong>de</strong> <strong>de</strong>mainalexandre Mouacidynamique, diversifiée, mo<strong>de</strong>rne, respectueuse <strong>de</strong>s paysages <strong>et</strong> <strong>de</strong> l’environnement,l’agriculture lot-<strong>et</strong>-garonnaise cultive son originalité. À l’écoute <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>sconcitoyens, elle répond à leurs attentes : proximité, qualité <strong>de</strong>s produits, sécuritéalimentaire… occupant une place majeure en matière d’économie, <strong>de</strong> social <strong>et</strong>d’aménagement du territoire, elle doit être soutenue dans un contexte difficile. ainsifin novembre, le Conseil général a mis une touche d’engrais sur c<strong>et</strong>te terre fertileen présentant les 55 actions qui vont perm<strong>et</strong>tre à notre agriculture d’anticiper lesmutations <strong>de</strong> la société <strong>et</strong> l’évolution <strong>de</strong>s mentalités.Mieux adaptée aux besoins <strong>et</strong> aux attentesdu mon<strong>de</strong> agricole, la nouvelle politiquedu Conseil général 2012-2020,votée par l’assemblée départementale le21 novembre <strong>de</strong>rnier, est composée <strong>de</strong>55 actions (pages 6 <strong>et</strong> 7 – téléchargeablessur www.cg47.fr). Son objectif majeur est<strong>de</strong> perm<strong>et</strong>tre aux agriculteurs d’anticiperles mutations <strong>de</strong> <strong>de</strong>main. Bien quele Département n’ait pas <strong>de</strong> compétenceobligatoire dans ce domaine, il a fait lechoix <strong>de</strong> les soutenir. Pierre Camani, prési<strong>de</strong>ntdu Conseil général <strong>et</strong> sénateur <strong>de</strong><strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> s’explique : « nous agissonsau service d’une agriculture mo<strong>de</strong>rne,diversifiée <strong>et</strong> viable, porteuse <strong>de</strong> richesses,d’emplois, <strong>de</strong> valeurs ajoutées. Nos entreprisesagricoles sont profondément ancréesdans notre territoire. Elles représententl’i<strong>de</strong>ntité du département rural auquelnous sommes tous profondément attachés<strong>et</strong> que nous entendons préserver ». Et ce12 octobre 2010, lancement <strong>de</strong>s Étatsgénéraux <strong>de</strong> l’agriculturemalgré la conjoncture actuelle, marquéepar <strong>de</strong> nombreuses évolutions (départs àla r<strong>et</strong>raite, réforme <strong>de</strong> la Politique agricolecommune, nouvelles attentes <strong>de</strong>sconsommateurs…), par la prééminence<strong>de</strong> la gran<strong>de</strong> distribution sur la fixation<strong>de</strong>s prix, par la concurrence <strong>et</strong> par <strong>de</strong>scrises à répétition (aléas climatiques entreautres). « Notre responsabilité d’élus est <strong>de</strong>faire <strong>de</strong>s propositions qui tiennent compte<strong>de</strong> la situation actuelle <strong>et</strong> <strong>de</strong>s évolutionsfutures », poursuit-il.les états généraux<strong>de</strong> l’agricultureAinsi en octobre 2010, le Conseil généraldonnait le coup d’envoi <strong>de</strong>s États généraux<strong>de</strong> l’agriculture qui se sont déroulésen 3 étapes (page 5) : état <strong>de</strong>s lieux<strong>de</strong> l’agriculture départementale, analyse<strong>de</strong> la stratégie d’intervention duDépartement (enquête auprès <strong>de</strong> bénéficiaires)<strong>et</strong> perspectives <strong>et</strong> propositions(réflexions <strong>de</strong>s 5 groupes thématiques –pages 5, 6, <strong>et</strong> 7). « C<strong>et</strong>te démarche originalen’a jamais été menée auparavantà l’échelle départementale. Elle est égalementunique en France », se féliciteRaymond Girardi, vice-prési<strong>de</strong>nt encharge <strong>de</strong> l’Agriculture, <strong>de</strong> la Forêt <strong>et</strong><strong>de</strong> l’Environnement. Comme à son habitu<strong>de</strong>,le Département a privilégié unecg47 – Xavier chambellandcg47une agriculture lot-<strong>et</strong>-garonnaise dynamique <strong>et</strong> diversifiée• 719,40 millions d’euros <strong>de</strong> chiffre d’affaires• 13 120 emplois directs (soit 9 %<strong>de</strong> la population totale lot-<strong>et</strong>garonnaisecontre 4 % en moyennedans les départements français)• 7 200 exploitations agricoles• 284 300 hectares <strong>de</strong> surface agricole• 5,10 % <strong>de</strong> la surfaceagricole départementale enproduction biologique• 1 er département bio d’Aquitaine* Chiffres 2010• près <strong>de</strong> 70 productions différentes• 1 er rang national pour la production <strong>de</strong> prunesd’ente, <strong>de</strong> nois<strong>et</strong>tes, <strong>de</strong> kiwis <strong>et</strong> <strong>de</strong> fraises• 140 Cuma (Coopérative d’utilisation <strong>de</strong>matériel agricole) actives en 2011 regroupant4 200 agriculteurs adhérents• 20 % <strong>de</strong>s exploitations du départementpratiquent la vente directePhotothèque Bipcg47 – Xavier chambellandcg47 – Xavier chambelland
a y m o n d g i r a r d iréfl exion participative en associant tousles acteurs majeurs du mon<strong>de</strong> agricole :Chambre d’Agriculture, Chambre <strong>de</strong>sMétiers <strong>et</strong> <strong>de</strong> l’Artisanat, associations <strong>de</strong>producteurs, représentants <strong>de</strong>s filières<strong>et</strong> <strong>de</strong>s syndicats agricoles (à l’image<strong>de</strong> L’Abeille gasconne – page 25), <strong>et</strong>c.Plus <strong>de</strong> 60 organismes, représentés parplus <strong>de</strong> 120 participants, ont assisté aux15 réunions thématiques qui ont eu lieu<strong>de</strong> mars à mai <strong>de</strong>rniers. Ces longs mois<strong>de</strong> travail ont permis d’élaborer un programmed’actions 2012-2020 basé surl’analyse <strong>de</strong> l’existant <strong>et</strong> la pertinence<strong>de</strong>s régimes d’ai<strong>de</strong> du Conseil général.Il tient aussi compte <strong>de</strong>s remarques <strong>et</strong><strong>de</strong>s attentes <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> terrain, <strong>de</strong>satouts <strong>et</strong> <strong>de</strong>s faiblesses <strong>de</strong> l’agriculturedépartementale, <strong>de</strong>s opportunités <strong>et</strong> <strong>de</strong>smenaces pesant sur c<strong>et</strong>te agriculture.« Pour rebondir <strong>et</strong> envisager l’avenir, nousnous sommes appuyés sur les difficultésactuelles », souligne l’élu. En 2016 (à miparcoursdu programme d’actions), uneévaluation perm<strong>et</strong>tra <strong>de</strong> réajuster la politiqueagricole départementale avec unobjectif : enraciner les actions.cg47 - Xavier chambellandcg47 – Xavier chambellandVice-prési<strong>de</strong>nt en charge<strong>de</strong> l’agriculture, <strong>de</strong> la forêt <strong>et</strong> <strong>de</strong>l’environnementQuel était l’objectif <strong>de</strong>s Étatsgénéraux <strong>de</strong> l’agriculture ?En 2010, le Conseil général a engagéune réflexion <strong>de</strong> fond autour <strong>de</strong>l’agriculture départementale <strong>et</strong> <strong>de</strong>sperspectives qu’il convenait <strong>de</strong> développerafin d’accompagner au mieuxles acteurs agricoles. Après plusieursmois <strong>de</strong> concertation, les États généraux<strong>de</strong> l’agriculture ont permis <strong>de</strong>définir une nouvelle politique agricole2012-2020 qui a été présentée le21 novembre <strong>de</strong>rnier. C<strong>et</strong>te démarcheparticipative s’est appuyée sur diversgroupes <strong>de</strong> travail, entr<strong>et</strong>iens <strong>et</strong> enquêtes.Pouvez-vous nous parler <strong>de</strong>s3 étapes <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te démarche ?La 1 re étape a permis <strong>de</strong> réaliser unétat <strong>de</strong>s lieux présentant les caractéristiques<strong>de</strong> l’agriculture lot-<strong>et</strong>-garonnaise<strong>et</strong> la dynamique <strong>de</strong> développementagricole. L’existant a été analysépar thème : territoire, exploitationsagricoles, foncier, pratiques culturales,emploi <strong>et</strong> formation, recherche, filièresagricoles, ressources en eau, qualité<strong>de</strong> l’eau, irrigation… La synthèse <strong>de</strong>sdonnées, recueillies lors d’entr<strong>et</strong>iensindividuels avec <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong>s organisationsprofessionnelles agricoles<strong>et</strong> <strong>de</strong>s filières, a permis <strong>de</strong> déceler lesforces <strong>et</strong> faiblesses <strong>de</strong> l’agriculturedépartementale, <strong>et</strong> les opportunités <strong>et</strong>menaces pesant sur elle.télécharger la synthèse <strong>de</strong>s états généraux <strong>de</strong>l’agriculture : www.cg47.frLa 2 e étape a été l’occasion d’évaluer<strong>et</strong> d’analyser les différents régimesd’ai<strong>de</strong>s du Conseil général au cours<strong>de</strong>s 6 <strong>de</strong>rnières années. Une enquêtea été réalisée auprès <strong>de</strong> divers bénéficiaires<strong>de</strong>s ai<strong>de</strong>s départementales.L’analyse <strong>de</strong>s résultats a permis <strong>de</strong>mesurer l’efficience du soutien duConseil général <strong>et</strong> donc <strong>de</strong> dresserun bilan <strong>de</strong> sa stratégie d’interventionsur c<strong>et</strong>te pério<strong>de</strong>.L’objectif <strong>de</strong> la 3 e étape était d’adapterle soutien du Département aux besoins<strong>de</strong>s acteurs agricoles. De marsà mai 2011, les 5 groupes <strong>de</strong> travailthématiques (pages 5 à 7) se sontréunis 3 fois chacun afin <strong>de</strong> débattre<strong>de</strong>s axes <strong>de</strong> travail <strong>et</strong> <strong>de</strong>s propositionsà développer pour répondreaux problématiques <strong>de</strong> l’agriculture.Le 10 juin, une réunion intergroupe aprésenté le travail <strong>de</strong> chacun <strong>et</strong> décloisonnéla réflexion.Au final, ce travail a permis d’élaborerune politique agricole départementaleadaptée aux enjeux actuels<strong>de</strong> l’agriculture <strong>et</strong> aux besoins <strong>de</strong>sacteurs agricoles.cg47 – Xavier chambellandLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201105les cinq thématiquesabordéesAfin <strong>de</strong> prendre en compte les attentes <strong>et</strong> lesbesoins <strong>de</strong> tous les membres <strong>de</strong> la sphèreagroéconomique, cinq groupes <strong>de</strong> travail ontété constitués. Composés d’un prési<strong>de</strong>nt, d’unrapporteur, d’un animateur (cabin<strong>et</strong> Ambre) <strong>et</strong><strong>de</strong> plusieurs personnes expertes ou <strong>de</strong> référentsdans le domaine concerné, ils se sont réunistrois fois chacun <strong>de</strong> mars à mai 2011. Le 10 juin<strong>de</strong>rnier, une réunion intergroupe a permis<strong>de</strong> m<strong>et</strong>tre en commun le travail <strong>de</strong> chacun.foncier <strong>et</strong> territoirePrési<strong>de</strong>nt : Philippe BlouinFonction : prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l’AIFLG (Association interprofessionnelle fraise <strong>de</strong> <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>)Son avis sur les États généraux <strong>de</strong> l’agricultureTravailler sur ce suj<strong>et</strong> était nécessaire. J’ai été surpris que l’initiative vienne duConseil général, car habituellement ce sont les chambres consulaires qui conduisentce genre <strong>de</strong> travaux. J’ai saisi l’opportunité <strong>et</strong> je me suis pleinement investi.Aujourd’hui, il appartient au Département <strong>de</strong> donner vie aux travaux du groupe.le travail <strong>de</strong> la commissionElle a mis en évi<strong>de</strong>nce l’importance <strong>de</strong> l’agriculture dans l’occupation du sol <strong>et</strong> <strong>de</strong>spaysages. Elle décrit les évolutions récentes que connaissent les exploitations agricoles <strong>et</strong>l’enjeu que représente leur transmission. Le foncier doit être réservé à un usage agricole.
g r a n d f o r m a tl e P rograMMe d’actions 2012-202055 actionsle travail <strong>de</strong> réflexion engagé lors <strong>de</strong>s États généraux <strong>de</strong> l’agriculture a servi <strong>de</strong> base à l’élaboration <strong>de</strong> la nouvelle politique agricoledu Conseil général 2012-2020. elle est composée <strong>de</strong> 55 fiches-actions qui répon<strong>de</strong>nt à 7 gran<strong>de</strong>s orientations.LoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201106alexandre Mouacio rientation 1Favoriser l’installation,l’emploi <strong>et</strong> la formationen agriculturePerm<strong>et</strong>tre d’assurer un bon renouvellement<strong>de</strong>s générations agricoles <strong>et</strong> <strong>de</strong>freiner l’exo<strong>de</strong> rural est une priorité pourle Conseil général. Il mène donc unepolitique très incitative pour soutenir lesnouveaux installés. Conscient que lesmétiers <strong>de</strong> la terre souffrent d’un déficitd’image <strong>et</strong> que les jeunes n’ont qu’uneidée floue <strong>de</strong> leurs contenus, il souhaitedévelopper <strong>et</strong> optimiser la communicationsur ces métiers. Objectif : les rendredavantage attractifs. Il est aussi nécessaired’i<strong>de</strong>ntifier les besoins en formationpour accompagner les jeunes installésdans leurs proj<strong>et</strong>s. Le Conseil généralentend également poursuivre son soutienaux agriculteurs en difficulté.o rientation 2optimiser la gestion<strong>de</strong>s espaces agricoles<strong>et</strong> <strong>de</strong>s paysagesAvec une perte <strong>de</strong> 17 900 hectaresd’espace agricole en 10 ans, le foncierest <strong>de</strong>venu une <strong>de</strong>nrée rare encg47 – Xavier chambelland<strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, freinant souvent ladynamique d’installation ou d’agrandissement<strong>de</strong>s exploitations. Le Conseilgénéral souhaite améliorer la gestionglobale <strong>de</strong> l’espace par la mise en placed’un Établissement public foncier localdépartemental (EPFL). L’alliance entrela Safer (Société d’aménagement foncier<strong>et</strong> d’établissement rural) <strong>et</strong> les EPFL esttrès fructueuse <strong>et</strong> doit se développer. Lepotentiel agronomique <strong>de</strong>s espaces agricolesreprésente un capital considérablequi doit également être pris en compte.Enfin, la gestion <strong>de</strong>s conflits potentielsdoit être améliorée entre agriculteurs,population <strong>et</strong> collectivités.o rientation 3Maîtriser les risquesclimatiques <strong>et</strong> sanitairesRéduire notre vulnérabilité aux variationsclimatiques <strong>et</strong> anticiper leursimpacts sur l’agriculture perm<strong>et</strong>tront<strong>de</strong> limiter les dommages environnementaux,matériels <strong>et</strong> économiques. Pour luttercontre la sécheresse, if faut maintenirle fort potentiel irrigable du département(page 26) <strong>et</strong> le développer grâce à <strong>de</strong>stechniques innovantes. Contre la grêle,<strong>de</strong>s équipements existent <strong>et</strong> <strong>de</strong>s proj<strong>et</strong>sexpérimentaux dans ce domaine sontprévus. Côté sanitaire, le Conseil généralpoursuit sa politique en faveur <strong>de</strong>s prophylaxiesanimales (actions <strong>de</strong> préventioncontre l’apparition ou la propagation<strong>de</strong>s maladies du bétail).o rientation 4accompagnerles pratiques agricolesrespectueuses<strong>de</strong> l’environnementLe programme Area (Agriculturerespectueuse <strong>de</strong> l’environnement enAquitaine) ai<strong>de</strong> les exploitations agricolesà limiter l’impact <strong>de</strong> leur activitésur le milieu naturel : préservation <strong>de</strong> laqualité <strong>de</strong>s eaux, limitation <strong>de</strong>s o<strong>de</strong>urs,amélioration <strong>de</strong> l’insertion paysagère<strong>de</strong>s bâtiments agricoles. Un Plan d’actionterritorial (Pat Trec Canaule), portécg47 – Xavier chambellandcg47 – Xavier chambellan<strong>de</strong> mploi, formation, recherche <strong>et</strong> innovationPrési<strong>de</strong>nt : Yves BertrandProfession : agriculteurSon avis sur les États généraux <strong>de</strong> l’agricultureJ’ai trouvé c<strong>et</strong>te initiative extrêmement positive dans lamesure où cela redonne du sens à l’agriculture <strong>de</strong> la région.le travail <strong>de</strong> la commissionPlutôt que <strong>de</strong> sectoriser la formation, il faut l’étendre à tous lesniveaux <strong>de</strong> la filière : agriculteurs, producteurs, commerçants…C’est ainsi que chacun pourra se comprendre <strong>et</strong> travaillerefficacement. Pour construire un avenir serein, il faut aussimiser sur l’innovation, les nouveaux produits, la technique,les concepts novateurs… La nouveauté <strong>et</strong> la mo<strong>de</strong>rnitéperm<strong>et</strong>tront aux jeunes <strong>de</strong> choisir le métier d’agriculteur.Économie <strong>de</strong>s filièresPrési<strong>de</strong>nt : Clau<strong>de</strong> BaldiFonction : agriculteur <strong>et</strong> prési<strong>de</strong>nt du groupe Terres du SudSon avis sur les États généraux <strong>de</strong> l’agricultureIls ont été une très bonne chose ! Les cinq commissions étaienttoutes différentes <strong>et</strong> complémentaires en même temps.le travail <strong>de</strong> la commissionEn <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, <strong>de</strong> nombreuses filières existent : fruits <strong>et</strong>légumes, arboriculture, élevage, tabac, pruniculture… Certainesont le vent en poupe, d’autres font face à <strong>de</strong>s difficultés. Serencontrer <strong>et</strong> faire part <strong>de</strong> son expérience <strong>et</strong> <strong>de</strong> son savoir-faireest important dans la réussite d’un secteur d’activités. Il fautsavoir évoluer, s’améliorer, se diversifier, chercher <strong>de</strong> nouvellesvariétés à cultiver, imaginer l’agriculture <strong>de</strong> <strong>de</strong>main.
sylvain harrisonpar la Chambre d’Agriculture, assurel’élaboration, l’animation <strong>et</strong> le suivi d’unensemble <strong>de</strong> mesures pluriannuelles<strong>de</strong>stinées à réduire la pollution <strong>de</strong> la ressourceen eau. Le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> étantle premier département bio d’Aquitaineen surfaces cultivées, l’agriculture biologiquereprésente également une opportunité<strong>de</strong> développement économique.Le secteur <strong>de</strong> l’agriculture se r<strong>et</strong>rouvedonc au cœur <strong>de</strong> nombreux enjeux environnementaux: questions énergétiques(production d’énergies renouvelables <strong>et</strong>d’agrocarburants), lutte contre le changementclimatique (stockage du carbone,réduction <strong>de</strong>s émissions <strong>de</strong> gaz à eff<strong>et</strong> <strong>de</strong>serre), gestion <strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>s organiques,préservation <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong>s sols…orientation 5Favoriser lesinvestissements <strong>et</strong>l’organisation <strong>de</strong>sacteurs agricolesPour faire face aux crises <strong>et</strong> répondreaux nouvelles <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s ou réglementations,les entreprises agricoles doiventse restructurer, développer <strong>de</strong> nouvellesunités <strong>de</strong> production ou diversifier leursactivités. Le Conseil général souhaiteaussi favoriser les échanges entre lesdifférentes fi lières <strong>et</strong> perm<strong>et</strong>tre l’émergence<strong>de</strong> stratégies intra <strong>et</strong> interfi lières.L’acquisition collective <strong>de</strong> matérielsagricoles, notamment par le biais <strong>de</strong>sCoopératives d’utilisation <strong>de</strong> matérielagricole (Cuma), est primordiale.orientation 6soutenir les proj<strong>et</strong>s <strong>de</strong>recherche, d’innovation<strong>et</strong> <strong>de</strong> développement enagricultureLa recherche <strong>et</strong> l’expérimentation sontessentielles pour développer <strong>et</strong> adapterl’agriculture aux nouveaux défis :respect <strong>de</strong> l’environnement, compétitivité<strong>de</strong> la production, changementclimatique... L’organisation <strong>de</strong> manifestationscomme le Salon international <strong>de</strong>la bio <strong>et</strong> <strong>de</strong> l’agriculture durable (Siad)constitue une excellente opportunité <strong>de</strong>diffuser ces pratiques, favoriser le rapprochement<strong>et</strong> la communication entreles professionnels.cg47 – Xavier chambellandcg47orientation 7valoriser l’agriculture<strong>de</strong> lot-<strong>et</strong>-garonne àtravers <strong>de</strong>s actions<strong>de</strong> promotion,<strong>de</strong> commercialisation <strong>et</strong><strong>de</strong> communicationLes produits lot-<strong>et</strong>-garonnais étaientprésents aux Vendanges <strong>de</strong> Montmartreen septembre <strong>de</strong>rnier.Les actions <strong>de</strong> promotion sont primordialespour valoriser les produits du terroir,dans le département <strong>et</strong> à l’extérieur.En collaboration avec les représentants<strong>de</strong>s fi lières agricoles, le Conseil généralvalorise ces produits dans les collèges(restauration collective), dans les différentesmanifestations lot-<strong>et</strong>-garonnaises,dans les gran<strong>de</strong>s surfaces, à Paris(Salon international <strong>de</strong> l’agriculture,Fête <strong>de</strong>s vendanges <strong>de</strong> Montmartre) <strong>et</strong>à l’international. Le mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> commercialisationa aussi son importance, lescircuits <strong>de</strong> proximité se développant <strong>de</strong>plus en plus (page 14).télécharger le programmed’actions : www.cg47.frReportage vidéo surwww.cg47.frLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201107eau <strong>et</strong> changement climatiquePrési<strong>de</strong>nt : Jean-Michel DelmasFonction : pruniculteurSon avis sur les États généraux <strong>de</strong> l’agricultureAvoir réuni toutes les organisations agricoles, les filières<strong>et</strong> les différentes administrations a été une bonneinitiative. Travailler ensemble pour imaginer <strong>et</strong> adapterl’agriculture a été très enrichissant pour chacun.le travail <strong>de</strong> la commissionLa question <strong>de</strong> l’eau a été abordée dans sa généralité : eaupotable, eau à usage industriel, eau dans l’environnement urbain,eau <strong>de</strong>s campagnes, <strong>de</strong> l’agriculture, <strong>de</strong> l’environnement, <strong>de</strong>spaysages, du tourisme… Autres axes <strong>de</strong> réflexion : l’application <strong>de</strong>stechnologies les plus mo<strong>de</strong>rnes pour économiser l’eau <strong>et</strong> accroîtresa ressource en quantité <strong>et</strong> en qualité. Le groupe a souhaité que leDépartement dépose un dossier pilote au plan national (page 26).Coexistence <strong>et</strong> convergence <strong>de</strong>s différentesformes d’agriculture <strong>et</strong> d’innovationPrési<strong>de</strong>nt : Patrick GrizouFonction : ex-prési<strong>de</strong>nt d’ArbioSon avis sur le États généraux <strong>de</strong> l’agricultureC<strong>et</strong>te initiative a permis aux différents acteurs <strong>de</strong> terrain<strong>de</strong> se rencontrer <strong>et</strong> d’échanger sur <strong>de</strong>s thèmes essentielspour inscrire notre agriculture dans l’avenir.le travail <strong>de</strong> la commissionLe <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> bénéficie d’une gran<strong>de</strong> diversité<strong>de</strong> productions. Le manque <strong>de</strong> communication <strong>et</strong> <strong>de</strong>connaissance <strong>de</strong>s filières entre elles entraîne <strong>de</strong>s problèmes<strong>de</strong> coexistence <strong>et</strong> parfois <strong>de</strong>s conflits. Ce groupe a proposé<strong>de</strong>s actions perm<strong>et</strong>tant <strong>de</strong> travailler ensemble pouraboutir à <strong>de</strong>s proj<strong>et</strong>s innovants <strong>et</strong> <strong>de</strong> qualité (page 25).
a C t u e n b r e faMénageM ent routierDéviation sud-ouest<strong>de</strong> Villeneuve-sur-<strong>Lot</strong>Après la roca<strong>de</strong> <strong>de</strong> Marman<strong>de</strong>, un nouveauchantier d’importance est en cours<strong>de</strong> réalisation au nord du département.Les travaux reprennent en eff<strong>et</strong> auxabords <strong>de</strong> Villeneuve-sur-<strong>Lot</strong> pour entamerla construction <strong>de</strong> la déviation sudouest<strong>de</strong> la cité, infrastructure attendue<strong>de</strong> longue date. Depuis mi-septembre,les engins s’affèrent donc sur le chantierpour concevoir <strong>de</strong>ux ouvrages d’art, quià terme enjamberont la future déviation.Il restera ensuite trois tranches pourachever ce programme, à savoir les terrassements<strong>et</strong> la voirie, les équipements<strong>de</strong> protection acoustique <strong>et</strong> enfin l’aménagementpaysager. Parallèlement à c<strong>et</strong>axe routier, le Conseil général aménageraune piste cyclable tout le long <strong>de</strong>la déviation. Toutes ces voies <strong>de</strong> déplacementseront ouvertes à la circulationà l’été 2013. Entièrement financé par leDépartement, ce programme est estimé àplus <strong>de</strong> 15 M€, représentant par conséquentun fort investissement en faveur<strong>de</strong>s usagers <strong>de</strong> la route.D’une longueur <strong>de</strong> 4,2 km, la déviationreliera la RN 21 (à la hauteur <strong>de</strong> la routed’Agen) <strong>et</strong> la RD 911 (route <strong>de</strong> Bor<strong>de</strong>aux),en passant par le bas <strong>de</strong> Pujols.© cg47-Xavier chambellandLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201108Pont <strong>de</strong> m arman<strong>de</strong>Baptisé PontRenaud-JeanDétruit en 1930 par le passage d’uncamion chargé <strong>de</strong> billes <strong>de</strong> bois, lepont suspendu à l’entrée <strong>de</strong> la ville<strong>de</strong> Marman<strong>de</strong> avait été reconstruitdans la foulée. C<strong>et</strong>te reconstructionavait alors permis d’élargirl’ouvrage, avant <strong>de</strong> le rouvrir àla circulation en 1932. Il n’avaitalors pas <strong>de</strong> nom spécifique, leslocaux l’appelant juste « le pont <strong>de</strong>Marman<strong>de</strong> ». Il aura fallu attendrele 23 octobre <strong>de</strong>rnier pour qu’ilsoit officiellement baptisé « pontRenaud-Jean », en hommage à c<strong>et</strong>illustre homme, premier députécommuniste <strong>et</strong> figure historiquelocale, sur le plan social <strong>et</strong> politique.Originaire <strong>de</strong> Samazan, RenaudJean fut surnommé « le tribun<strong>de</strong>s paysans », tant la défense dumon<strong>de</strong> paysan fut le combat <strong>de</strong>sa vie. Son œuvre a été saluée aucours <strong>de</strong> ce baptême par nombred’élus mais aussi <strong>de</strong> personnalitésqui ont croisé l’homme au cours<strong>de</strong> sa vie, notamment AndréLarral<strong>de</strong>, prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l’association<strong>de</strong>s Amis <strong>de</strong> Renaud Jean.Désormais, le nom <strong>de</strong> Renaud Jeanest associé à ce pont, symbolisantl’union entre <strong>de</strong>ux rives, l’unionentre les hommes. Une image quirésume bien ce que fut RenaudJean, un grand rassembleur.s chéM a <strong>de</strong> déveloPPe M ent éconoM iquePour une économie plus compétitiveParticiper au développement <strong>de</strong>s entreprisesest un enjeu capital pour offriraux <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-Garonnais <strong>de</strong>s opportunitéslocales d’emploi <strong>et</strong> attirer <strong>de</strong> nouveauxhabitants. C’est pourquoi, <strong>de</strong>puisson arrivée à la tête du Conseil général,la majorité départementale a fait<strong>de</strong> la politique économique l’une <strong>de</strong>ses priorités. Et notre département disposed’atouts considérables, notammenten matières d’industries <strong>de</strong> pointe ouagroalimentaires, qu’il convient <strong>de</strong> développer...Préserver ces spécificités <strong>et</strong> perm<strong>et</strong>treà nos entreprises d’être encoreplus compétitives sont donc les défis quele Conseil général s’attache à relever.Et pour y parvenir, tous les efforts sontdéployés <strong>de</strong>puis trois ans.Fruit d’une large concertation avec tousles acteurs économiques du département,le Schéma <strong>de</strong> développement économiquerepose sur dix engagementsforts, déclinés en vingt-trois actions. Sile Conseil général a d’abord revu sesrégimes d’ai<strong>de</strong>, répondant ainsi auxbesoins actuels <strong>de</strong>s entrepreneurs, ilpropose également <strong>de</strong>s mesures novatrices,visant à soutenir le développement<strong>et</strong> la structuration <strong>de</strong>s filièresexistantes mais aussi à favoriser l’émergence<strong>de</strong> nouveaux secteurs d’activitésporteurs d’avenir pour l’économielot-<strong>et</strong>-garonnaise.L’appel à proj<strong>et</strong>s Cluster 47, lancé débutoctobre par le Département, répond àces enjeux. Groupe d’entreprises <strong>et</strong>/ou d’institutions partageant un mêmedomaine <strong>de</strong> compétences, le cluster viseà m<strong>et</strong>tre en place <strong>de</strong>s proj<strong>et</strong>s <strong>de</strong> travailcollaboratifs apportant une réelle plusvalueà la filière. Via c<strong>et</strong>te démarche,le Conseil général encourage les entreprisesà se réunir pour définir <strong>de</strong>s stratégiescommunes, mutualiser les moyens<strong>et</strong> les compétences, engager <strong>de</strong>s actionsinnovantes…Si le Conseil général est à l’origine <strong>de</strong> ceproj<strong>et</strong> – plébiscité par les chefs d’entrepriselors <strong>de</strong> l’élaboration du Schéma <strong>de</strong>développement économique – ce sont lesle républicaincg47 – Xavier chambelland
a C t u e n b r e fé ducationInauguration d’un collège HQEJoseph-Kessel, c’est ainsi que se nommele nouveau collège <strong>de</strong> Monflanquin, seulétablissement scolaire rendant hommageà ce grand homme en France. Lesecr<strong>et</strong> a été levé le 15 octobre <strong>de</strong>rnier,lors <strong>de</strong> son inauguration. Élèves, parentsd’élèves, communauté enseignante, élus,institutionnels… tous étaient présentspour c<strong>et</strong> événement historique. Il s’agiten eff<strong>et</strong> du premier collège construitpar le Conseil général <strong>de</strong>puis la loi <strong>de</strong>décentralisation <strong>de</strong> 1984. L’ancien établissementétant <strong>de</strong>venu peu fonctionnel,il est apparu nécessaire <strong>de</strong> reconstruire<strong>de</strong> nouveaux bâtiments pour préserver<strong>de</strong>s services publics <strong>de</strong> proximité <strong>de</strong> qualité,mo<strong>de</strong>rnes <strong>et</strong> performants. Le Conseilgénéral a ainsi investi près <strong>de</strong> 10 M€pour ériger c<strong>et</strong> établissement <strong>et</strong> l’équipernotamment en outils informatiques…Répondant aux exigences <strong>de</strong> la démarcheHaute qualité environnementale, cealexandre Mouacicollège garantit désormais <strong>de</strong>s conditionsd’apprentissage <strong>et</strong> d’enseignementoptimales, propicesà l’épanouissement<strong>de</strong> chacun.Reportage vidéo surwww.cg47.frLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201110cg47 – Xavier chambellandP<strong>et</strong>it déjeuner équilibréÉducation <strong>et</strong> nutritionpour les 6 esEn juin <strong>de</strong>rnier, le Conseil générala développé une nouvelle actionvisant à sensibiliser les élèves<strong>de</strong> 6 e sur l’importance d’un p<strong>et</strong>itdéjeuner équilibré. Destinée à près<strong>de</strong> 3 750 jeunes, c<strong>et</strong>te initiative s’esttraduite par le versement d’uneai<strong>de</strong>s forfaitaire <strong>de</strong> 2,13 € par élèveaux 36 établissements scolaires.Depuis la rentrée, c<strong>et</strong>te opérationest donc mise en place dans lescollèges du département. À chaquefois, elle bénéficie du concours<strong>de</strong>s équipes administratives,enseignantes <strong>et</strong> médicalesmais aussi <strong>de</strong>s personnels <strong>de</strong>restauration, qui bâtissent ensembleun réel proj<strong>et</strong> pédagogique alliantéducation <strong>et</strong> nutrition. En eff<strong>et</strong>,l’équilibre nutritionnel joue unrôle important dans la croissance<strong>de</strong>s enfants <strong>et</strong> <strong>de</strong>s adolescents, <strong>et</strong>personne ne doit faire l’impassesur le premier repas <strong>de</strong> lajournée, jugé le plus importantpar les instituts <strong>de</strong> santé.C<strong>et</strong>te action du Conseil généralfacilite l’accès <strong>de</strong> tous à une bonnehygiène alimentaire. Elle donneaussi aux adolescents les cléspour <strong>de</strong>venir autonomes dansla gestion <strong>de</strong> leur santé, <strong>et</strong> leurperm<strong>et</strong> par conséquent d’adopterune attitu<strong>de</strong> responsable pour <strong>de</strong>bonnes conditions d’apprentissage.P<strong>et</strong>it déjeuner le 12 octobre àLa Rocal à Bon-Encontre.d éch<strong>et</strong>s M énagers <strong>et</strong> assiM ilésStructurer <strong>et</strong> optimiserla gestion <strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>sLes plans départementaux d’élimination<strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>s ménagers <strong>et</strong> assimilés ont étérendus obligatoires par la loi du 13 juill<strong>et</strong>1992. Ils fixent les objectifs <strong>de</strong> recyclage<strong>et</strong> <strong>de</strong> valorisation à atteindre, les collectes<strong>et</strong> équipements à m<strong>et</strong>tre en œuvre à c<strong>et</strong>tefin, les échéanciers à respecter... En<strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, son élaboration est <strong>de</strong>la compétence du Conseil général, <strong>et</strong> leSmival 47 (Syndicat mixte <strong>de</strong> valorisation<strong>et</strong> <strong>de</strong> traitement <strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>s) est chargé<strong>de</strong> l’appliquer. Après <strong>de</strong>s années d’inertie,la problématique <strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>s se règlep<strong>et</strong>it à p<strong>et</strong>it grâce aux efforts conjuguésdu Département <strong>et</strong> du Smival 47.nos poubellesdébor<strong>de</strong>nt !Le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> produit en moyennechaque année 170 000 tonnes <strong>de</strong> déch<strong>et</strong>sménagers soit une moyenne <strong>de</strong> 537 kgpar habitant. Et ce chiffre augmenteannée après année. Face à ce constat, ilest plus que jamais nécessaire <strong>de</strong> faire<strong>de</strong> la prévention auprès <strong>de</strong> la populationpour réduire ce chiffre. Pour y parvenir,il faut accompagner les ménages dansla gestion <strong>de</strong> leurs déch<strong>et</strong>s. Le plan duConseil général a donc mis l’accent surce vol<strong>et</strong>. Aussi, afin <strong>de</strong> réduire la production<strong>de</strong> déch<strong>et</strong>s, il a établi un plan <strong>de</strong>lutte contre le gaspillage. Encourager lecompostage à domicile <strong>et</strong> la collecte spécifique<strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>s dangereux, inciterla consommation d’eau du robin<strong>et</strong> plutôtqu’en bouteille, cesser la distribution <strong>de</strong>sacs en plastique dans les commerces,positionner un « stop pub » sur les boîtesaux l<strong>et</strong>tres… sont quelques-unes <strong>de</strong>sactions préconisées, <strong>de</strong>s actions simplesqui perm<strong>et</strong>traient à l’horizon 2016 <strong>de</strong>réduire <strong>de</strong> 9 % le volume <strong>de</strong>s orduresménagères.valorisation <strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>sSi les acteurs <strong>de</strong> la chaîne <strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>sménagers sont amenés à réduire leurproduction, le plan départemental fixeégalement <strong>de</strong>s objectifs en termes <strong>de</strong>valorisation <strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>s, notammentcelui <strong>de</strong> recycler <strong>de</strong>ux fois plus qu’aujourd’hui<strong>et</strong> <strong>de</strong> réduire <strong>de</strong> 20 % lesdéch<strong>et</strong>s non recyclables à éliminer. Pource faire, le procédé r<strong>et</strong>enu est celui dupré-traitement mécano-biologique. Sousce nom barbare se cache une métho<strong>de</strong>perm<strong>et</strong>tant <strong>de</strong> r<strong>et</strong>irer les matières organiques<strong>de</strong> ce qui sera enfoui pour en faireun compost propre. À l’issue <strong>de</strong> c<strong>et</strong>tesolution, seuls 50 % resteront à enfouir.Parallèlement, afin <strong>de</strong> mieux trier lesdéch<strong>et</strong>s, le Smival souhaite construire uncg47 – Bo
v illes <strong>et</strong> villages F leurisUn concours florissant62 communes, 278 particuliers, c’est lepalmarès 2011 du concours <strong>de</strong>s Villes <strong>et</strong>villages fleuris, organisé par le Conseilgénéral. Récompensant les actionsmenées par les mairies <strong>et</strong> les particulierspour embellir communes, maisons,balcons, écluses… ce concoursest toujours autant prisé puisque c<strong>et</strong>teannée encore, 74 communes <strong>et</strong> 400 particuliersont participé. Si tous ne sontpas primés, chacun reçoit néanmoins àdomicile la visite du jury départemental,présidé <strong>de</strong>puis c<strong>et</strong>te année par RéginePovéda, conseillère générale du canton<strong>de</strong> Meilhan-sur-<strong>Garonne</strong>. En eff<strong>et</strong>, pourévaluer la qualité <strong>de</strong> l’embellissement floral,le jury parcourt, lors <strong>de</strong> sa tournéeestivale sillonnant le département, plus<strong>de</strong> 1 800 km. Il est alors attentif aux procédésutilisés. Il ne s’agit plus <strong>de</strong> fleuriren quantité, il faut être respectueux <strong>de</strong>l’environnement. Si ces critères en ontRemise <strong>de</strong>s prix le 28 octobreau Conseil général.effrayé plus d’un au départ, une gran<strong>de</strong>majorité <strong>de</strong>s participants sont <strong>de</strong>venusmaîtres en la matière, appliquant ainsiles précieux conseilsdistillés par le jury lors<strong>de</strong> sa tournée.cg47 – Xavier chambellandVidéo <strong>de</strong> la cérémonie :www.cg47.frétienne rignaultseul <strong>et</strong> unique centre <strong>de</strong> tri départemental,idéalement situé au centre du <strong>Lot</strong><strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>.À noter que les bâtiments<strong>de</strong>stinés à c<strong>et</strong> usage seront Haute qualitéenvironnementale (HQE).s’autogérer en matière<strong>de</strong> traitementMais mieux gérer les déch<strong>et</strong>s ne suffitpas ! Il faut aussi les traiter <strong>de</strong> manièreefficace pour limiter au maximum leurenfouissement. En <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>,il existe trois structures accueillantnos déch<strong>et</strong>s : un site d’incinérationau Passage d’Agen, un site d’enfouissementà Monflanquin <strong>et</strong> un autre àNicole, mais leur durée <strong>de</strong> vie n’estpas extensible. D’ailleurs, on observeun manque d’équipements <strong>de</strong> traitementface à <strong>de</strong>s gisements qui augmentent,sans oublier qu’une partie <strong>de</strong>nos déch<strong>et</strong>s est d’ailleurs exportée hors<strong>de</strong> notre département, faute <strong>de</strong> pouvoirles traiter. Il est donc prévu d’aménagerun nouveau centre d’enfouissementsur l’ouest du département, qui perm<strong>et</strong>traen outre le tri mécano-biologique.Menée par le Smival 47, la recherchedu site est en cours. Un travail <strong>de</strong> longuehaleine, car une longue liste <strong>de</strong> critèresd’exclusion perm<strong>et</strong>tent <strong>de</strong> réduirepeu à peu les sites d’accueil potentiels.« Notre démarche est comme d’habitu<strong>de</strong>transparente <strong>et</strong> concertée, nous prenonsen compte tout un panel <strong>de</strong> critères pourchoisir le site qui sera le plus adapté <strong>et</strong>qui limitera au maximum la gêne occasionnée», souligne Jacques Bilirit, prési<strong>de</strong>ntdu Smival 47. « Autre enjeu pourle Smival 47 : la compétence traitement<strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>s qui sera prochainement effectiveau niveau départemental, <strong>et</strong> qui perm<strong>et</strong>trad’assurer une réelle cohérence, <strong>de</strong>dégager une force d’investissement, d’assurerun système <strong>de</strong> péréquation <strong>de</strong>s coûtsplus solidaire… autant d’avantages quela plupart <strong>de</strong>s syndicats <strong>de</strong> traitement ontdéjà compris en nous transférant c<strong>et</strong>tecompétence », conclut-il. À n’en pas douter,la question <strong>de</strong>s déch<strong>et</strong>s, longtempsoccultée, est enfin prise en compte, <strong>et</strong>très prochainement le r<strong>et</strong>ard accumulédans ce domaine sera rattrapé.étienne rignaulteffectif du c onseil généralConjuguerservice public <strong>et</strong>avancées socialesLes différents transferts <strong>de</strong>compétences imposés par l’Étatont conduit les collectivités localesà gérer un nombre croissantd’agents (collèges, DDE…). « Afind’améliorer la qualité <strong>de</strong>s servicesrendus aux <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-Garonnais,nous avons fait le choix <strong>de</strong> donnerà ces agents <strong>de</strong> bonnes conditions<strong>de</strong> travail, à savoir : les doter <strong>de</strong>moyens matériels suffisants,organiser <strong>de</strong>s plans <strong>de</strong> formationen adéquation avec les besoinsconstatés sur le terrain ,tout enréduisant le nombre d’emploisprécaires », affirme Marie-FranceSalles. La vice-prési<strong>de</strong>nte encharge <strong>de</strong> l’Administration <strong>et</strong>du Personnel précise que « <strong>de</strong>nombreuses situations illégalestrouvées à l’arrivée <strong>de</strong> la majoritéactuelle ont été régularisées ».Ainsi <strong>de</strong>puis 2008, le Département ainstauré un véritable dialogue socialavec les syndicats du personnel<strong>et</strong> plusieurs mesures ont étéadoptées : évolution <strong>de</strong>s critèresd’avancement, amélioration <strong>de</strong>sconditions <strong>de</strong> travail dans les centresmédico-sociaux, déprécarisation<strong>de</strong>s agents d’entr<strong>et</strong>ien…Dans un contexte socio-économiquedifficile, ces différentes actionsperm<strong>et</strong>tent au Conseil général <strong>de</strong>tenir les engagements pris auprès<strong>de</strong> tous les <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-Garonnais <strong>et</strong>auprès <strong>de</strong> ses quelque 1 450 agentsdépartementaux, sans pourautant impacter significativementle budg<strong>et</strong> <strong>de</strong> la collectivité.LoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201111
S o l i d a r i t ÉLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201112L’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes <strong>de</strong> l’Albr<strong>et</strong> à Nérac propose à ses résidants <strong>de</strong>s jardins thérapeutiques.Jardins théraP eutiquesUn jardin pour cultiverla mémoireen un an, l’ehpad d’albr<strong>et</strong> (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes)a créé <strong>de</strong>ux jardins thérapeutiques. un proj<strong>et</strong> pour démédicaliser ce lieu<strong>de</strong> soin en y apportant un « bol d’air ». <strong>de</strong>puis quelques années, c<strong>et</strong>te belle initiativea été adoptée par <strong>de</strong> plus en plus d’établissements accueillant <strong>de</strong>s personnes âgées<strong>et</strong> handicapées. les objectifs sont <strong>de</strong> redonner le goût <strong>de</strong> la communication, stimuler,favoriser le bien-être <strong>et</strong> améliorer ainsi les conditions <strong>de</strong> vie <strong>de</strong>s résidants.alexandre MouaciUn jardin est un lieu où l’on se sent heureux…Alors, pourquoi ne pas m<strong>et</strong>tre àla disposition <strong>de</strong>s personnes âgées <strong>de</strong>sespaces dans lesquels l’art <strong>et</strong> l’architecture<strong>de</strong>s jardins tiendraient compte<strong>de</strong> leurs besoins, <strong>et</strong> <strong>de</strong>s acquis récents<strong>de</strong> la connaissance gérontologique ?De c<strong>et</strong>te réflexion est né le concept <strong>de</strong>jardin thérapeutique adopté notammentpour les <strong>de</strong>ux patios <strong>de</strong> l’unité<strong>de</strong> l’hôpital <strong>de</strong> Nérac (Ehpad <strong>et</strong> unitéAlzheimer). C’est ainsi qu’en c<strong>et</strong>te bellejournée d’automne, quelques résidants,sous l’œil vigilant <strong>de</strong> l’ergothérapeuteCéline Rance, travaillent la terre « pouraméliorer la motricité <strong>de</strong>s mains ».Au jardin thérapeutique <strong>de</strong> l’unitéAlzheimer voisine, un résidant picore<strong>de</strong>s tomates cerises. Un moment d’apaisementpour lui. « Un jardin thérapeutiquepeut ai<strong>de</strong>r dans la prise en charge<strong>de</strong> maladies telles qu’Alzheimer, car ilest, <strong>de</strong>puis longtemps, reconnu que lanature éveille les sens. Odorat, toucher,ouïe, vue sont sollicités en permanencepar la présence <strong>de</strong>s fleurs, <strong>de</strong>s arbres<strong>et</strong> <strong>de</strong>s animaux. Étant souvent rattachéeà <strong>de</strong>s émotions <strong>et</strong> à l’affectivité, lamémoire sensorielle ai<strong>de</strong> les personnesatteintes d’Alzheimer à rester “connectées”à la réalité <strong>et</strong> aux souvenirs. C’estun bel exemple <strong>de</strong> cohésion autour d’uneUn geste anodin qui éveille les sens : toucher,odorat, goût, vue, ouïe.même volonté : accroître le bien-être <strong>et</strong>l’autonomie <strong>de</strong>s résidants », souligneMarianne Blanc, cadre <strong>de</strong> santé. Dep<strong>et</strong>ites victoires naissent <strong>de</strong> ces jardins.alexandre Mouaci
alexandre Mouaciles jardins thérapeutiquesPlusieurs Ehpad (Établissementd’hébergement pour personnes âgéesdépendantes) ou Puv (P<strong>et</strong>ite unité <strong>de</strong>vie) ont aménagé pour leurs résidants<strong>de</strong>s jardins thérapeutiques. D’autresont prévu <strong>de</strong> le faire d’ici trois ans.ehpad rattachés aux hôpitauxEhpad Alzheimer CHI Marman<strong>de</strong>-Tonneins ; Ehpad HL Penned’Agenais; Ehpad CH Villeneuve« Fontaine <strong>de</strong> Gajac » ; EhpadCH Nérac <strong>et</strong> Ehpad « Albr<strong>et</strong> » ;Ehpad Unité <strong>de</strong> soin longue durée(USLD) <strong>et</strong> Ehpad CH Agen.ehpad publics autonomesEhpad Villeréal « Pierre-Grenier<strong>de</strong>-Cardinal» ; Ehpad Aiguillon ;Ehpad Mézin « L’Orée <strong>de</strong>s bois » ;Ehpad Sos « Les Deux vallées ».ehpad privésEhpad Francescas « Les Prés dumoulin » ; Ehpad CasteljalouxStimulation motrice, stimulation sensorielle…Les mains vertes s’éveillentautour <strong>de</strong>s plantes vivaces, <strong>de</strong>s herbesaromatiques, du jardin potager. Lesesprits se reposent au jardin Zen.Jardin <strong>de</strong> la solidaritéLes personnes âgées r<strong>et</strong>rouvent <strong>de</strong>srepères <strong>et</strong> <strong>de</strong> l’activité grâce à ce merveilleuxproj<strong>et</strong> <strong>de</strong> jardins thérapeutiquesmis en place, pour le premier,par l’Ehpad <strong>et</strong> un groupe <strong>de</strong> lycéens enBep Aménagement paysager du lycéeagricole Armand-Fallières <strong>de</strong> Nérac.Fortement impliqués dans ce proj<strong>et</strong>, cesjeunes ont d’abord rencontré le directeurdu centre hospitalier, PhilippeCastan<strong>de</strong>t. Ils ont obtenu l’aval pourassurer l’aménagement <strong>de</strong>s 170 m² d’espacenature entre les corps <strong>de</strong>s bâtiments.Pour mener à bien leur objectif,Améliorer la motricité <strong>de</strong>s mains.« Rési<strong>de</strong>nce Le lac » ;Ehpad Agen « Ma maison » ;Ehpah Agen « Les Magnolias » ;Ehpad Villeneuve « La Tour<strong>de</strong> Pujols » ; Ehpad Villeneuve« Beurre » ; Ehpad Marman<strong>de</strong>« Saint-Exupéry » ; Ehpad HT(Hébergement temporaire) « LeChâteau du Saumont » ; Puv accueil<strong>de</strong> jour Saint-Nicolas-<strong>de</strong>-la-Balerme.En proj<strong>et</strong>ehpad publics autonomesEhpad Castelmoron « ComarqueBeaumanoir » ; Ehpad Casseneuil« Gaston-Carrère » ; EhpadMonflanquin « René-Andrieu ».ehpad privésEhpad Nérac « Rési<strong>de</strong>nceLe Château » ; Ehpad Agen« Rési<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> Raymond » ;Puv Estillac « Les Hiron<strong>de</strong>lles ».ils ont vendu <strong>de</strong>s bulbes. L’entrepriseESBTP d’Estillac a, <strong>de</strong> son côté, participéfinancièrement <strong>et</strong> assuré la logistiquedu chantier. Le lycée a fourni lescompétences techniques <strong>et</strong> l’Ehpad adonné les conseils <strong>de</strong> réalisation concernantles handicaps rencontrés au sein <strong>de</strong>l’établissement. En eff<strong>et</strong>, le jardin <strong>de</strong>vaitêtre accessible <strong>et</strong> praticable à pied <strong>et</strong> enfauteuil.L’autre jardin, côté unité Alzheimer, aété mis en place par l’hôpital. Tout aété pensé au détail près, notammentpour les couleurs, la taille <strong>de</strong>s cailloux,les allées, pour une plus-value thérapeutique.Si les premières personnesconcernées par les avantages <strong>de</strong> cesjardins en sont les résidants, les autresbénéficiaires en sont les familles <strong>et</strong>proches. En eff<strong>et</strong>, ils favorisent l’intergénérationnel<strong>et</strong> peuvent être intégrésau proj<strong>et</strong>. Il en est <strong>de</strong> même pour lepersonnel pour qui « le jardin perm<strong>et</strong>l’amélioration <strong>de</strong> la prise en charge globaleavec un cadre favorisant la relationsoignant/soigné, hors contextemédical », comme le souligne KarineZagni, l’animatrice. Tout l’hôpital néracaisparticipe aussi à l’initiative, « ce quiperm<strong>et</strong> d’avoir <strong>de</strong>s plantes à moindrefrais ». Ainsi, une infirmière fournitles potiches qui accueilleront les fleurs,d’autres apportent graines <strong>et</strong> plants. Lesrésidants, près <strong>de</strong> soixante, participentselon leurs capacités à la culture <strong>de</strong> ces« espaces verts » qui remportent un succèsétonnant.Qu’ils se nomment thérapeutiques ousolidaires, ces jardins essaiment leursbienfaits au sein <strong>de</strong>s Ehpad <strong>de</strong> <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>. Ils sont appelés à <strong>de</strong>venir unélément essentiel dans l’équipement <strong>de</strong>sinstitutions gérontologiques.ai<strong>de</strong> dÉPartementaleSolidarité internationaleLe Conseil général est régulièrementsollicité par <strong>de</strong>s associations quiœuvrent pour le développement <strong>et</strong>la solidarité internationale. Pourrendre son intervention pertinente <strong>et</strong>efficace, il a élaboré un régime d’ai<strong>de</strong>soutenant les structures porteuses <strong>de</strong>proj<strong>et</strong>s d’actions répondant au moinsà l’un <strong>de</strong>s objectifs suivants : favoriserl’accès à l’eau, développer l’agriculturevivrière <strong>et</strong> promouvoir l’autonomie <strong>de</strong>spopulations locales (proj<strong>et</strong>s visant àfavoriser l’accès à l’enseignement <strong>et</strong>la culture). Pour répondre au mieuxaux besoins <strong>de</strong> ces associations, leDépartement consacre une enveloppe<strong>de</strong> 21 000 € pour l’année 2011.Régime d’ai<strong>de</strong> : www.cg47.frmatÉrielS agriColeSLe <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> équipele BéninLea<strong>de</strong>r <strong>de</strong> l’alimentation animale,l’entreprise Sud-Ouest Aliment <strong>de</strong>Saint-Sylvestre possè<strong>de</strong> un savoirfaire<strong>et</strong> d’anciens équipements(broyeurs, cellules, vis...). En juill<strong>et</strong><strong>de</strong>rnier, elle a effectué son premierenvoi <strong>de</strong> matériels <strong>et</strong> <strong>de</strong> semences<strong>de</strong> maïs au Bénin. Prochainement,<strong>de</strong>s élèves <strong>et</strong> professeurs béninoisviendront en <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> pourparfaire leur connaissance dansl’élevage <strong>de</strong> poul<strong>et</strong>. En proj<strong>et</strong> :récolter du matériel (tracteurs,herses…) auprès <strong>de</strong>s agriculteurspartenaires <strong>de</strong> l’entreprise.Christophe Cazalis, Sud-OuestAliment St Sylvestre, 05 53 40 46 66HandiCaP internationalla fondation <strong>de</strong> franCeSac à sapinIl est tempsd’ach<strong>et</strong>er le sac àsapin <strong>de</strong> HandicapInternational.Chaqueconsom’acteurreverse auminimum 1,30 €à l’associationperm<strong>et</strong>tant <strong>de</strong>financer <strong>de</strong>sactions surle terrain.Réveillons <strong>de</strong> la solidaritéDu 17 décembre au 2 janvier, laFondation <strong>de</strong> France lance lacampagne « Les Réveillons <strong>de</strong> laSolidarité ». Chacun peut interveniren faisant un don ou en ach<strong>et</strong>antle Coffr<strong>et</strong> <strong>de</strong> la solidarité.www.fondation<strong>de</strong>france.orgLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201113
C o u P d e P o u C ela Boutique <strong>de</strong>s FerMes à l’agroPoleQualité <strong>et</strong> saveurdu Producteur au consoMMateurLes paniers <strong>de</strong> Sylvie sur le WebLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201114cg47 – Xavier chambellandcg47 – Xavier chambellandFruit <strong>de</strong> l’association d’un<strong>et</strong>rentaine <strong>de</strong> producteursdu <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, laBoutique <strong>de</strong>s Fermes situéesur le site <strong>de</strong> l’Agropole, àEstillac, se veut la vitrine<strong>de</strong>s productions locales.Tenue à tour <strong>de</strong> rôle par lesagriculteurs, elle propose, en vente directe, les délices<strong>de</strong> notre terroir. Le consommateur avi<strong>de</strong> <strong>de</strong> qualité<strong>et</strong> <strong>de</strong> fraîcheur pourra ainsi y remplir son panier <strong>de</strong>légumes, fruits, vian<strong>de</strong>s (canard gras, porc, volaille,bœuf, veau..), foie gras, lentilles, escargots, fromages,lait cru, pruneaux, confitures, nois<strong>et</strong>tes, miel, chocolat,pain, jus <strong>de</strong> fruit, Floc <strong>de</strong> Gascogne, Armagnac, eau<strong>de</strong>-vie,vin rouge <strong>et</strong> blanc en bouteille ou en cubi…La boutique <strong>de</strong>s Fermes à l’agropole est ouverte toutel’année les jeudis, vendredis <strong>et</strong> samedis, <strong>de</strong> 10 h à18 h 30, <strong>et</strong> aux mêmes horaires, tous les jours du 15 au24 décembre <strong>et</strong> du 27 au 31 décembre. Ferm<strong>et</strong>ureannuelle du 19 au 28 janvier 2012. Tél. : 05 53 77 20 41.la nois<strong>et</strong>te à canconLa boutique KOKILa décoration est volontairement très mo<strong>de</strong>rne<strong>et</strong> le p<strong>et</strong>it écureuil KOKI, emblème <strong>de</strong> lanois<strong>et</strong>te d’Unicoque, a été restylisé selon lesco<strong>de</strong>s Pop <strong>de</strong> l’artiste américain Lichenstein.Mo<strong>de</strong>rnité <strong>et</strong> tradition se côtoient, puisque lemobilier <strong>de</strong> la boutique <strong>de</strong> la nois<strong>et</strong>te provient<strong>de</strong> la quincaillerie, anciennement installéedans les locaux. Ce nouveau concept sied àmerveille au premier magasin « d’usine »<strong>de</strong> Cancon, capitale <strong>de</strong> la nois<strong>et</strong>te. Dédiée auplaisir, c<strong>et</strong>te boutique propose noix <strong>et</strong> nois<strong>et</strong>tesà consommer ou à offrir. À la disposition <strong>de</strong>svisiteurs, un large choix <strong>de</strong> compositions <strong>et</strong>d’emballages à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>. Avec plus <strong>de</strong> 50 %du marché européen, Unicoque s’attaque ainsiau circuit <strong>de</strong> proximité ; <strong>de</strong>s nois<strong>et</strong>tes <strong>et</strong> <strong>de</strong>snoix au plus près <strong>de</strong>s consommateurs locaux<strong>et</strong> une meilleure écoute <strong>de</strong> leur <strong>de</strong>man<strong>de</strong> !KOKI, la boutique, rue <strong>de</strong> la République,47290 Cancon. Tél. : 05 53 70 15 98. Tous les jours,<strong>de</strong> 9 à 19 h en été, fermée le mardi hors été.Agriculture raisonnée oblige, « Fraises<strong>et</strong> Compagnie » à Damazan ne cultiveque <strong>de</strong>s produits <strong>de</strong> saison. Si Sylvie<strong>et</strong> Philippe ont fait <strong>de</strong> la fraise leurspécialité, ils proposent aussi une gran<strong>de</strong>variété <strong>de</strong> fruits <strong>et</strong> <strong>de</strong> légumes. C’estavec passion qu’ils font partager leuramour du métier <strong>et</strong> <strong>de</strong>s produits cueillisà maturation à leurs clients. Leur objectifest <strong>de</strong> recréer le lien entre producteur <strong>et</strong> consommateur. Ainsi, Sylvieaccueille ses clients dans sa boutique installée sur l’exploitation <strong>et</strong> vientd’ouvrir un site Intern<strong>et</strong> : www.fraises-<strong>et</strong>-compagnie.fr. La livraison sefait à domicile ou sur le lieu <strong>de</strong> travail (<strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> <strong>et</strong> Giron<strong>de</strong>). Pourcomposer « Les paniers <strong>de</strong> Sylvie », les internautes ont le choix entrediverses variétés <strong>de</strong> tomates, <strong>de</strong>s courg<strong>et</strong>tes, poivrons (verts, rouges oujaunes), aubergines cristal ou graffiti, sala<strong>de</strong>s, choux-fleurs, carottes… Duchoix aussi, côté fruits : melons, cerises, framboises, pêches, nectarines,kiwis verts (<strong>de</strong> novembre à fin avril), kiwis jaunes (<strong>de</strong> fin octobre à mars)...Fraises <strong>et</strong> Compagnie, lieu-dit Campillot, 47160 Damazan.Tél. : 06 20 25 25 35. www.fraises-<strong>et</strong>-compagnie.frcharles canuel, Jeune agriculteur à villeneuveUn lait <strong>de</strong> chèvre certifié ÉcocertEn septembre 2010, alors âgé <strong>de</strong>18 ans, Charles Canuel a installésur la commune <strong>de</strong> Villeneuve-sur-<strong>Lot</strong> son exploitation agricole ennom propre. Le Conseil général l’asoutenu dans ce proj<strong>et</strong> à hauteur<strong>de</strong> 16 300 € dont 6 000 € d’ai<strong>de</strong>forfaitaire pour son installation enagriculture biologique. En eff<strong>et</strong>, lelait produit par son cheptel composé<strong>de</strong> cent chèvres a le label Bio. Cela signifie que son troupeau pâtureen prairie. La production (environ trois litres <strong>de</strong> lait par chèvre<strong>et</strong> par jour) est <strong>de</strong>stinée à La Fromagerie <strong>de</strong> la Lémance.agroForesterieDes arbres dans les culturesUne association régionale <strong>de</strong> développement <strong>de</strong> l’agroforesterie (pratiqueassociant arbres <strong>et</strong> cultures ou élevage) est en cours <strong>de</strong> création enAquitaine. Opérationnelle avant la fin <strong>de</strong> l’année, elle fédérera les acteursagricoles souhaitant développer l’agroforesterie, <strong>et</strong> accompagnerales agriculteurs dans leurs proj<strong>et</strong>s. « L’agriculteur a oublié la valeuragronomique <strong>de</strong> l’arbre », constate le lot-<strong>et</strong>-garonnais Séverin Lavoyer,vice-prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l’Association française d’agroforesterie (Afaf). Lesavantages : augmentation <strong>et</strong>diversification <strong>de</strong> la production,amélioration <strong>de</strong> la fertilité<strong>et</strong> protection <strong>de</strong>s sols,diversification patrimoniale,maintien <strong>de</strong> la biodiversité <strong>et</strong>d’une trame paysagère…séverin Lavoyer :06 82 39 32 89.severin.lavoyer@laposte.n<strong>et</strong>cg47 – Xavier chambellandcg47 – Xavier chambellandarbre <strong>et</strong> paysage du gers
formationalexandre Mouacilycée étienne-restat à sainte-livra<strong>de</strong>-sur-lotUn BTS soucieux <strong>de</strong> votre assi<strong>et</strong>tele btS Sciences <strong>et</strong> techniques <strong>de</strong>s aliments a été créé, il y a 20 ans, au lycée Étienne-restat <strong>de</strong> Sainte-livra<strong>de</strong>-sur-lot, pour accompagnerle développement du secteur agroalimentaire local <strong>et</strong> la création d’agropole en lien avec le mon<strong>de</strong> agricole. il perm<strong>et</strong> à <strong>de</strong>nombreux jeunes <strong>de</strong> s’intégrer dans le mon<strong>de</strong> du travail dans un secteur en expansion (transformation <strong>de</strong>s produits du terroir) oùl’agriculture biologique régionale s’affirme.Lycée Étienne-RestatRoute <strong>de</strong> Casseneuil47110 Sainte-Livra<strong>de</strong>-sur-<strong>Lot</strong>05 53 40 47 00legta.ste-livra<strong>de</strong>@educagri.frwww.ste-livra<strong>de</strong>.orgConditionsd’admissionAprès un bac Scientifique (S),Sciences <strong>et</strong> Technologies <strong>de</strong>laboratoire (STL), Sciences <strong>et</strong>Technologies <strong>de</strong> l’agronomie <strong>et</strong> duvivant (Stav), une année d’étu<strong>de</strong>ssupérieures, un bac pro Bioindustries<strong>de</strong> transformation (Bit).FormationSciences humaines (communication,économie, gestion, langue) <strong>et</strong>sciences (microbiologie, biochimie,physique appliquée, sciences <strong>de</strong>l’alimentation).Après le BTSUn an <strong>de</strong> spécialisation avecobtention d’une licenceprofessionnelle ou générale, uneannée <strong>de</strong> classe préparatoire pourentrer en école d’ingénieur...DébouchésAteliers <strong>de</strong> transformation industriels<strong>et</strong> artisanaux, direction servicevétérinaire, direction générale <strong>de</strong> laconsommation, <strong>de</strong> la concurrence <strong>et</strong><strong>de</strong> la répression <strong>de</strong>s frau<strong>de</strong>s, serviceslogistiques, commerciaux, qualité,sécurité…Professeur <strong>de</strong> techniques alimentaires,David Cau est en contact permanent avecles entreprises régionales pour développerà leur <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong>s proj<strong>et</strong>s avec les étudiantsdu lycée effectuant 16 semaines <strong>de</strong>stage : mises au point <strong>de</strong> procédés <strong>de</strong> fabricationavec l’entreprise Roucadil <strong>et</strong> <strong>de</strong> produitschez Pollenergie, travail sur le haricotblanc pour Raynal <strong>et</strong> Roquelaure… PourVéronique <strong>et</strong> Sophie, coordonatrices <strong>de</strong> lafi lière, « c<strong>et</strong>te formation apprend à animerune équipe afi n <strong>de</strong> produire <strong>et</strong> contrôler <strong>de</strong>saliments satisfaisants pour le consommateur,dans le respect <strong>de</strong> l’hygiène <strong>et</strong> <strong>de</strong> la règlementation.Les jeunes développent le plaisir<strong>de</strong> travailler ensemble pour atteindre lesobjectifs <strong>de</strong> l’entreprise <strong>et</strong> ils apprennent àmaîtriser la matière première (lait, fruits,légumes, farine…), les transformations(pasteuriser, déshydrater, surgeler, cuire,conditionner…) <strong>et</strong> le fonctionnement <strong>de</strong>smatériels <strong>de</strong>s ateliers agroalimentaires ».Un métier masculin-féminin pour <strong>de</strong>s entreprisesagroalimentaires <strong>de</strong> toutes tailles ! IlUne formation pour savoircomment bien transformerles produits du terroir.<strong>de</strong>man<strong>de</strong> une bonne dose <strong>de</strong> curiosité scientifique(maîtrise <strong>de</strong>s procédés <strong>de</strong> fabrication<strong>et</strong> contrôles), mais aussi intellectuelle(création <strong>de</strong> nouvelles rec<strong>et</strong>tes <strong>et</strong> produitsrépondant aux attentes <strong>de</strong>s consommateurs<strong>et</strong> respectant l’environnement).l’œil sur tout…À la routine d’un calendrier <strong>de</strong> productionpréétabli s’ajoute, tous les jours, la gestiond’imprévus : comman<strong>de</strong>s spéciales, personnelabsent, adaptation à la variation <strong>de</strong>la matière première, modifications climatiques…Travaillant en permanence avectoutes les autres fonctions <strong>de</strong> l’entreprise,le technicien responsable <strong>de</strong> fabricationdéveloppe sa polycompétence. Le lycée estouvert sur le mon<strong>de</strong> avec le développement<strong>de</strong> relations internationales dans le cadre<strong>de</strong>s réseaux <strong>de</strong> l’enseignement agricole. Lesétudiants sont financièrement aidés poureffectuer leurs stages à l’étranger (Canada,Amérique latine, Espagne…). Une voie quel’établissement veut développer <strong>et</strong> généraliser.regrouPeMent <strong>de</strong>s lycées agricolesUn enseignement cohérentDepuis la rentrée scolaire <strong>de</strong> septembre 2011, l’établissement agricole départemental <strong>de</strong><strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> à Sainte-Livra<strong>de</strong> a pour proviseur Élisab<strong>et</strong>h Cambot-Ledwige (qui succè<strong>de</strong>à Michel Bascle). Créé le 1 er janvier par le rapprochement <strong>de</strong>s lycées agricoles publics, ilregroupe plusieurs sites <strong>et</strong> plusieurs voies <strong>de</strong> formation à Nérac, Tonneins, Sainte-Livra<strong>de</strong><strong>et</strong> Villeréal. Les équipes éducatives accueillent <strong>de</strong>s lycéens, <strong>de</strong>s étudiants, <strong>de</strong>s apprentis <strong>et</strong><strong>de</strong>s adultes dans <strong>de</strong>s formations en lien avec le territoire rural : production agricole, fruits<strong>et</strong> légumes, horticulture, travaux paysagers, élevage équin, agroalimentaire, laboratoire <strong>et</strong>contrôle qualité.alexandre MouaciLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201115
e n t r e P r e n d r eLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201116alexandre MouaciFroM agerie <strong>de</strong> c ourouneau à c ocuM ontUn fromagechèvrement bon !remarqué au concours fromagora* 2011 <strong>et</strong> distingué parmi près <strong>de</strong> 320 fromagesconfectionnés par quelque 130 producteurs <strong>de</strong> l’Hexagone, le fromage affiné <strong>de</strong>4 à 15 jours <strong>de</strong> Valérie Vaugeois <strong>et</strong> Jean-françois ban<strong>de</strong>t a obtenu une médaille <strong>de</strong>bronze. un résultat fort encourageant pour une première !Éleveurs <strong>de</strong> chèvres poitevines, racerenommée pour la qualité <strong>de</strong> sonlait « riche » <strong>et</strong> <strong>de</strong> quelques chèvresSaanen, Valérie <strong>et</strong> Jean-François sontà la tête d’un joli troupeau <strong>de</strong> soixantebiqu<strong>et</strong>tes. Un élevage à taille humainequi se développe en privilégiant toujoursla qualité <strong>et</strong> le terroir. Ils ontcommencé à Cocumont, en 2008,avec 27 chevr<strong>et</strong>tes <strong>et</strong>, pour répondreà la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>, ils ont agrandi le cheptel.Un bonheur pour Valérie passionnéepar les chèvres, <strong>et</strong> qui, selonson compagnon, a toutes les qualitéspour réussir un bon fromage.« Observatrice, calme, intuitive, elleest le “nez” <strong>de</strong> l’exploitation. Elle mebluffe ! », s’exclame-t-il. Par amour,Jean-François l’a suivie dans c<strong>et</strong>teaventure « sept jours sur sept avec leschèvres » ; à lui l’élevage, la commercialisation<strong>et</strong> les cultures. Côté exploitation,une quarantaine d’hectares(dont 10 % cultivés) perm<strong>et</strong>tent auxchèvres <strong>de</strong> « gamba<strong>de</strong>r ». Et à la fromagerieéclosent les p<strong>et</strong>its délices :150 fromages par jour à la pleinesaison. Et cinq jours minimum sontnécessaires entre la traite <strong>et</strong> la misesur le marché du week-end...sept sortes<strong>de</strong> fromagesPas <strong>de</strong> réel secr<strong>et</strong> <strong>de</strong> fabrication, maisun bon équilibre <strong>de</strong>s laits, du travail<strong>et</strong> le savoir-faire reconnu <strong>de</strong> Valérie.L’EARL <strong>de</strong> Courouneau commenceà se faire une belle réputation localement<strong>et</strong> régionalement. Crottin,briqu<strong>et</strong>te, bûch<strong>et</strong>te… sont commercialiséssur les étals <strong>de</strong>s fromagers<strong>de</strong> Bor<strong>de</strong>aux, Libourne <strong>et</strong> Marman<strong>de</strong>.Le couple propose aussi ses produitssur les marchés <strong>de</strong> Sainte-Bazeille <strong>et</strong>Saint-Médard-en-Jalles (33), à l’épicerie<strong>de</strong> Cocumont <strong>et</strong> au cours <strong>de</strong>diverses manifestations telles que laTomato Fiesta à Marman<strong>de</strong>, le FestiVino à Cocumont, la Fête <strong>de</strong> la chèvreà Castillonnès, les marchés festifs <strong>de</strong>Cocumont, Bouglon, du Fréchou <strong>et</strong> <strong>de</strong>Grignols (33).* C<strong>et</strong>te année, il a eu lieu à Sainte-Maure<strong>de</strong>-Touraine(Indre-<strong>et</strong>-Loire).g aec du Plainier à PuyBonne pratiquele gaec du Plainier à Puymiclan a développéun jus <strong>de</strong> pomme dont la rec<strong>et</strong>te estbien gardée. une diversification sur uneexploitation estampillée Global GAP, goodagricultural practice ou bonne pratiqueagricole.Depuis 1982, les frères Da Ros –Christian <strong>et</strong> Jean-Marc – <strong>et</strong> leursépouses Élia <strong>et</strong> Hélène sont associéspour la gestion du Gaec du Plainier,exploitation agricole ancestrale <strong>et</strong> familialesituée au nord du département, àPuymiclan. La propriété se compose<strong>de</strong> 80 hectares <strong>de</strong> terres en céréales,8 000 m² <strong>de</strong> serres chauffées pour lestomates anciennes (Cœur <strong>de</strong> Bœuf,Marman<strong>de</strong>, Cornue <strong>de</strong>s An<strong>de</strong>s, Noire <strong>de</strong>Crimée, Ananas) <strong>et</strong> 5 hectares <strong>de</strong> vergers<strong>de</strong> pommes. Rien <strong>de</strong> bien originalsur ces coteaux, si ce n’est que fruits <strong>et</strong>légumes sont référencés Global GAP.Ce référentiel définit un ensemble d’exigences<strong>et</strong> <strong>de</strong> procédures qui ont pour but<strong>de</strong> développer <strong>de</strong> bonnes pratiques agricolessur les exploitations. L’objectif estd’être en adéquation avec les différenteslois internationales <strong>de</strong> certification.Cela signifie que la famille Da Ros utilisesur son Gaec <strong>de</strong>s produits ayant unminimum d’impacts nocifs sur l’environnement<strong>et</strong> sur les travailleurs agricoles.Elle diminue l’utilisation <strong>de</strong>s intrantschimiques <strong>et</strong> garantit une approche responsable<strong>de</strong> la santé <strong>et</strong> <strong>de</strong> la sécurité <strong>de</strong>souvriers. Grâce à c<strong>et</strong>te bonne pratiqueeaRl <strong>de</strong> CouRouneauChiffRe d’affaiResnombRe <strong>de</strong> salaRiésGaeC du PlainieRChiffRe dCourouneau47250 Cocumont05 53 94 51 20jeff.ban<strong>de</strong>t@wanadoo.fr50 000 €Les 2 exploitants« Plainié »45350 Puymiclan05 53 83 67 8206 21 18 91 1306 37 72 32 79gaecduplainier@gmail.com430 0
Miclanagricoleagricole, les pommes <strong>et</strong> les tomates ontpu être commercialisées à l’internationalvia la coopérative Valprim <strong>de</strong> Marman<strong>de</strong>sous la marque Rougeline. 80 % <strong>de</strong> laproduction (150 tonnes <strong>de</strong> pommes <strong>et</strong>200 tonnes <strong>de</strong> tomates) sont aujourd’huiexportés vers l’Allemagne, la Belgique,la Russie, les Pays du Nord <strong>de</strong> l’Europe.Jus <strong>de</strong> pomme médailléGala, Gol<strong>de</strong>n, Chanteclerc, Reine <strong>de</strong>srein<strong>et</strong>tes ont si bien inspiré les Da Rosqu’ils ont concocté un jus <strong>de</strong> pomme« maison ». Leurs pommes, transforméeschez un faiseur <strong>de</strong> jus, au Domaine<strong>de</strong> Laffitte en Tarn-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, sontcommercialisées à la ferme ou dans lesépiceries environnantes. « C<strong>et</strong>te activitésemble évi<strong>de</strong>nte aujourd’hui, maisen 2003 quand nous l’avons démarrée,nous étions précurseurs. Le cidre oule jus <strong>de</strong> pomme étaient normands oubr<strong>et</strong>ons ! », précise Jean-Marc Da Ros.Distingué en 2009 par une Médailled’Or <strong>de</strong> la Chambre d’Agriculture <strong>de</strong><strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>*, le jus <strong>de</strong> pomme a étéfinaliste lors du <strong>de</strong>rnier Concours général<strong>de</strong> l’Agriculture à Paris. Pasteuriséà chaud, il gar<strong>de</strong> toute sa saveur <strong>et</strong> sesvitamines, sans conservateur ni colorant.Avec pour seuls ingrédients, les fruitspressés <strong>et</strong> fi ltrés, il est bienfait du matin,rafraîchissement en journée <strong>et</strong> pourquoipas, apéritif le soir… Mais c’est nature,qu’il reste le meilleur !* Concours <strong>de</strong>s vins, <strong>de</strong>s confitures <strong>de</strong> prunesd’ente <strong>et</strong> <strong>de</strong>s jus <strong>de</strong> pomme <strong>de</strong> <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>.alexandre MouaciLa Famille Da Ros :Jean-Marc, Hélène,Élia <strong>et</strong> Christianles échos du Min d’agenUne mission d’intérêt généralPromotion, dynamisation <strong>et</strong> défense du Marché d’intérêt national (Min), telles sontles ambitions <strong>de</strong> la toute récente association baptisée Les Échos du Min d’Agen. crééeau printemps <strong>de</strong>rnier en réaction à la loi <strong>de</strong> Mo<strong>de</strong>rnisation agricole officialisant lacontractualisation, elle se veut force <strong>de</strong> proposition <strong>et</strong> d’anticipation.Lieu <strong>de</strong> services <strong>et</strong> <strong>de</strong> rencontresentre producteurs <strong>et</strong> ach<strong>et</strong>eurs, le Mind’Agen-Boé constitue une zone d’activitésimportante. Au confluent <strong>de</strong>saxes routiers, il a un emplacementstratégique. C’est le <strong>de</strong>uxième marché<strong>de</strong> gré à gré <strong>de</strong> France : la transactionest conclue directement entre le producteur<strong>et</strong> l’ach<strong>et</strong>eur. 600 producteurs,300 ach<strong>et</strong>eurs <strong>et</strong> 40 grossistes s’y croisentles lundis <strong>et</strong> jeudis. « S’il venaità disparaître, c’est beaucoup plus <strong>de</strong>familles qui se r<strong>et</strong>rouveraient sans travail…<strong>et</strong> l’ensemble d’une filière seraitdétruite. C’est pourquoi lorsqu’il a étémis en danger, nous avons réagi <strong>et</strong>agi », explique Philippe Sallefranque,prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> l’association Les Échosdu Min d’Agen. Refusant <strong>de</strong> laissermourir un outil <strong>de</strong> travail léguépar les anciens, tous se sont engagéspour créer un comité <strong>de</strong> défenseafin <strong>de</strong> maintenir l’activité du Min <strong>et</strong>surtout la « réveiller ». « Nous avonsété les premiers en France à refuser lacontractualisation mais pas les <strong>de</strong>rniersà entamer une réfl exion. Cela adonné lieu à une véritable remise enquestion <strong>et</strong> à une prise en mains <strong>de</strong> nos<strong>de</strong>stins », poursuit-il.action-valorisationManches r<strong>et</strong>roussées, neurones synchronisés,les acteurs du marché sesont mis à l’œuvre <strong>et</strong> ont notammentcréé un annuaire <strong>de</strong>s producteurs.Il recense tous les produits du lieumais aussi les producteurs qui travaillentsur les variétés anciennes…Ce « printemps du Min » porte déjàses fruits : Promocash <strong>et</strong> la CaserneToussaint à Agen ont désormais décidéd’ach<strong>et</strong>er leurs marchandises au Min.« Nous sommes <strong>de</strong>s producteurs luci<strong>de</strong>s<strong>et</strong> responsables. L’heure est au “mangerlocal”. Le Min est une véritablevitrine régionale <strong>et</strong> il doit le rester.Et, parce que les consommateurs sontà la recherche <strong>de</strong> leurs racines, noustravaillons sur les variétés anciennes<strong>et</strong> les vieux légumes remis au goût dujour par la profession <strong>et</strong> les représentants<strong>de</strong> la gastronomie. Le Min est lesite idéal pour trouver un produit spécifique. Nous espérons que nos ach<strong>et</strong>eurs<strong>et</strong> ceux qui viendront <strong>de</strong>mainpourront travailler avec nous d’uneautre manière <strong>et</strong> que nous m<strong>et</strong>trons enculture les variétés qu’ils recherchent »,conclut Philippe Sallefranque.cg47 – Xavier chambellandLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201117’affaiResnombRe d’emPloYésles éChos du min d’aGennombRes d’adhéRents00 €7 salariés à l’année(permanents <strong>et</strong> saisonniers)4 exploitantsChiffRe d’affaiResmarché d’intérêt nationalavenue Jean-Jaurès47000 agen05 53 96 44 67min.agen@min-agen-boe.com150
t e r r e & t e r r o i ralix Fuchseric leurentCellier du Brulhois à Layrac, magasin <strong>de</strong> vente <strong>de</strong> la coopérative <strong>de</strong>s Vignerons du Brulhois.LoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201118aoc ou igPa liX Fuchs, viticultrice à a staFFortLa vigne pour passion<strong>de</strong>s coteaux <strong>de</strong> laplume à la plaine d’auvillars dans le tarn-<strong>et</strong>-garonne, le vignoble du brulhois égraine ses p<strong>et</strong>ites parcelles encoreverdoyantes dans les labours d’automne. réminiscence d’une agriculture d’autosuffisance où chacun cultivait son carré <strong>de</strong> vigne,c<strong>et</strong>te mosaïque est aujourd’hui dans les mains <strong>de</strong> viticulteurs passionnés, à l’instar d’alix fuchs, jeune agricultrice installée <strong>de</strong>puis2009 à astaffort.Commencées dès le 6 septembre pour lemerlot <strong>et</strong> vers la fin du mois pour les tannat<strong>et</strong> cabern<strong>et</strong> franc, les vendanges enBrulhois se sont déroulées, c<strong>et</strong>te année,avec un soin tout particulier. En eff<strong>et</strong>, àpartir <strong>de</strong> ce millésime 2011, le vignobleest classé en AOC (Appellation d’originecontrôlée). Depuis le 10 février, lesvins du Bruhlois ont ainsi le droit d’afficherhaut ce label <strong>de</strong> qualité obtenupar l’ODG (Organisme <strong>de</strong> défense <strong>et</strong><strong>de</strong> gestion) <strong>de</strong>s vins <strong>de</strong> l’appellationBrulhois. Il est la consécration d’unedizaine d’années d’efforts passionnés <strong>et</strong>aura enfin permis à ce vignoble, l’un <strong>de</strong>splus anciens <strong>de</strong> France, d’accé<strong>de</strong>r à laAu choix duconsommateurCôt, fer servadou, abouriou… ces vieuxcépages i<strong>de</strong>ntitaires du Brulhois quel’on r<strong>et</strong>rouve aux côtés <strong>de</strong> cépagesplus classiques comme le merlot, l<strong>et</strong>annat ou le cabern<strong>et</strong>-franc ont permisau vignoble d’accé<strong>de</strong>r à l’AOC. Parnature, les vins d’Appellation d’originecontrôlée sont <strong>de</strong>s vins complexes,le plus souvent élaborés à partir <strong>de</strong>plusieurs cépages répertoriés dansl’appellation <strong>et</strong> qui <strong>de</strong>man<strong>de</strong>nt uncertain vieillissement. Le vignoblepropose aussi <strong>de</strong>s vins élaborés àpartir d’un ou <strong>de</strong>ux cépages sous lelabel IGP (Indication géographiqueprotégée) pour répondre à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong><strong>de</strong> consommateurs qui s’intéressent à<strong>de</strong>s vins à déguster plus rapi<strong>de</strong>ment.reconnaissance suprême. L’appellationconcerne quelque 200 hectares répartisentre <strong>de</strong> nombreux exploitants dont sixseulement disposent d’un chai <strong>de</strong> vinification.C’est dans la cave coopérative<strong>de</strong> Donzac (82) que l’essentiel <strong>de</strong> la vendangeest vinifié <strong>et</strong> commercialisé.un mon<strong>de</strong> d’émotionsDans le Sud <strong>de</strong> l’appellation, à Astaffort,Alix Fuchs a repris 6 hectares <strong>de</strong> vignesqu’elle exploite au sein d’un Gaec familialconsacré principalement à l’élevage<strong>et</strong> aux céréales. Sa formation en comptabiliténe la prédisposait cependant pas à<strong>de</strong>venir viticultrice. « Quand mon onclea arrêté <strong>de</strong> travailler ses vignes, il a étéquestion <strong>de</strong> les arracher, cela m’a interpellé.Je m’y suis intéressée <strong>et</strong> la vigne m’aadoptée », se souvient-elle. Depuis, Alixs’est passionnée pour son nouveau métier.Sur ses coteaux, entre ciel <strong>et</strong> terre, ellel a route <strong>de</strong>s vinss’occupe seule <strong>de</strong> ses vignes plantéesdans <strong>de</strong>s sols <strong>de</strong> graves. Elle ne se faitai<strong>de</strong>r que pour les travaux qui nécessitentle recours au tracteur <strong>et</strong> la vendangese fait à la machine par souci <strong>de</strong> qualitéafin que le raisin parvienne rapi<strong>de</strong>mentà la coopérative. « Entre la taille,le liage, les palissages <strong>et</strong> l’effeuillage quiperm<strong>et</strong> aux grappes <strong>de</strong> bien mûrir, je parcoursau moins une dizaine <strong>de</strong> fois paran mes 6 hectares. Ce soin quotidien finitpar créer une connivence entre ma vigne<strong>et</strong> moi. Je suis à l’écoute <strong>de</strong> ce qu’elle medit. » Épanouie dans son travail, la jeunefemme a découvert que la culture <strong>de</strong> lavigne crée une relation forte avec la terre,une relation qui l’ancre dans l’histoire <strong>de</strong>son terroir car ce travail quotidien s’inscritdans la durée. « Cela me correspondpleinement, c’est un univers où je me sensbien car la vigne est un mon<strong>de</strong> d’émotions», conclut-elle.Plusieurs qualités <strong>de</strong> vinsPays <strong>de</strong> cocagne, le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> offre aux amateurs <strong>de</strong> bon vin la possibilité <strong>de</strong>découvrir plusieurs productions <strong>de</strong> qualité*. Quatre d’entre elles bénéficient <strong>de</strong> laprécieuse Appellation d’origine contrôlée (AOC) : les vins <strong>de</strong> Buz<strong>et</strong>, les Côtes <strong>de</strong>Duras, les Côtes du Marmandais <strong>et</strong> les vins du Bruhlois qui ont tous participé auxvendanges <strong>de</strong> Montmartre en octobre <strong>de</strong>rnier. On compte également le vin du Tsar, levin du Mézinais <strong>et</strong> le vin du Pays <strong>de</strong> l’Agenais, qui sont <strong>de</strong>s Vins <strong>de</strong> qualité supérieure.* à consommer avec modération.
e C o - r e S P o n S a b l echristine <strong>et</strong> georges thiers à MoncraBeauAgriculteur <strong>et</strong> gardien<strong>de</strong> la natureSur le coteau <strong>de</strong> Peyrout<strong>et</strong>, « l’endroit où il y a <strong>de</strong>s pierres », le soc <strong>de</strong> la charrue n’apas ouvert la terre <strong>de</strong>puis <strong>de</strong>s lustres. Christine <strong>et</strong> georges thiers y maintiennentune activité agropastorale 1 séculaire qui a contribué à faire <strong>de</strong> leur tertre un <strong>de</strong>s sitesd’orchidées les plus remarquables d’aquitaine.crena - elisa curot-lodéonDu somm<strong>et</strong> du coteau surplombantMézin, on distingue, au loin, lesPyrénées. Devant ce paysage superbe,on comprend que ceux qui habitentlà soient <strong>de</strong>venus attentifs à la nature.L’endroit est déjà connu <strong>de</strong>s naturalisteslocaux quand Georges Thiersy rencontre, un jour, un botaniste entrain d’observer les orchidées. « J’avaisremarqué ces fl eurs sans connaître l’intérêtqu’elles présentaient. Le botaniste m’aexpliqué qu’elles étaient rares, qu’ellestrouvaient ici toutes les conditions favorablespour se développer, <strong>et</strong> que monactivité leur était bénéfi que. Je m’y suisalors intéressé », se rappelle-t-il. C’étaitil y a une trentaine d’années. À c<strong>et</strong>teépoque, il envisage d’araser le coteauNigella gallica - Nigelle <strong>de</strong> FranceesPace naturel sensiBlepour le m<strong>et</strong>tre en culture. Idée qu’ilabandonne pour maintenir son activitéagropastorale afin d’éviter que l’endroitne soit livré à la forêt.<strong>de</strong>s espècesrares <strong>et</strong> protégéesEn 1999, Christine <strong>et</strong> Georges signentune convention <strong>de</strong> gestion avec le CEN-Aquitaine (Conservatoire d’espacesnaturels d’Aquitaine) pour se faireai<strong>de</strong>r à préserver <strong>et</strong> à gérer leur coteau :quinze hectares surplombant la valléed’Osse <strong>et</strong> présentant <strong>de</strong>s aspects variés.La roche à nue alterne avec les pelousessèches, la lan<strong>de</strong> <strong>de</strong> genévriers <strong>et</strong> leschênes pubescents. Dès les premièresfloraisons <strong>de</strong> mars, le propriétaire <strong>de</strong>slieux ne se lasse pas d’arpenter l’endroit,l’œil avisé. « On voit <strong>de</strong> suite si l’annéeva être bonne pour les orchidées. »Il ne mène ses blon<strong>de</strong>s d’Aquitaine aupacage que fin mai, lorsque la floraisons’achève. « Sur ces terrains maigres,l’herbe pousse <strong>de</strong> toute manière tardivement», explique-t-il. En contrebas ducoteau, d’étonnantes fleurs bleues sontPlaqu<strong>et</strong>te ens :www.cg47.frDes sites à découvrirLe Conseil général a décidé d’encourager lesgestionnaires d’espaces naturels, collectivités<strong>et</strong> associations, à entreprendre <strong>de</strong>s démarches<strong>de</strong> préservation <strong>de</strong> leur patrimoine naturel. En2011, un réseau <strong>de</strong> sites naturels labellisésENS (Espace naturel sensible) <strong>et</strong> soutenusfinancièrement par le Département a été ouvertau public <strong>et</strong> notamment aux scolaires.cg47 – Jean-Baptiste Pozzerle cen-aquitaineFaune <strong>et</strong> flore :l’inventaireÀ Peyrout<strong>et</strong>, le CEN-Aquitaine 2 s’estassigné comme objectif d’inventorierle patrimoine floral <strong>et</strong> animal du site,<strong>de</strong> le préserver <strong>et</strong> d’intégrer sa gestionà l’exploitation agricole. Il évaluerégulièrement la présence d’insectescomme le criqu<strong>et</strong> <strong>de</strong> Barbarie,indicateur <strong>de</strong> la bonne santé <strong>de</strong>spelouses sèches où se développent lesorchidées. Un papillon <strong>et</strong> une libelluleprotégés à l’échelon national ontégalement été répertoriés sur le siteen cours <strong>de</strong> labellisation ENS (Espacenaturel sensible) par le Département.2anciennement CREN, Conservatoirerégional <strong>de</strong>s espaces naturelségalement apparues dans les champs <strong>de</strong>blé. Ces fleurs se sont révélées être <strong>de</strong>sNigelles <strong>de</strong> France, une variété rare <strong>de</strong>renoncules protégées au niveau national<strong>et</strong> dont on ne connaît que <strong>de</strong> rares sitesen Aquitaine. 28 espèces d’orchidées <strong>et</strong>une dizaine d’espèces florales intéressantes– dont 4 font l’obj<strong>et</strong> d’une protection– ont été observées à Peyrout<strong>et</strong> (cesite sera prochainement labelisé Espacenaturel sensible par le Conseil général).Pour que la faune se développe aussi,une ancienne mare a été réhabilitéeavec l’ai<strong>de</strong> d’une association d’insertion.« Elle perm<strong>et</strong> aux vaches <strong>de</strong> s’abreuver<strong>et</strong> elle profite aux libellules », se réjouitGeorges.1agriculture <strong>et</strong> élevagealexandre MouaciLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201119
SPortLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201122l es sP orts équestresÉlégance <strong>et</strong> noblessealliant performance physique <strong>et</strong> sens <strong>de</strong> la complicité, les sports équestres s’illustrent par la parfaite harmonie qu’ils exigent entrele cavalier <strong>et</strong> sa monture. en lot-<strong>et</strong>-garonne, ils sont près <strong>de</strong> 4 000 licenciés à pratiquer c<strong>et</strong> art subtil.a nglo-arabesFine fleur <strong>de</strong>s chevaux<strong>de</strong> sportHistoriquement issus <strong>de</strong> l’Aquitaine, leschevaux anglo-arabes fournissent la finefleur <strong>de</strong>s chevaux <strong>de</strong> sport, particulièrementappréciés en concours compl<strong>et</strong>. En <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, le Syndicat <strong>de</strong>s éleveurs d’angloarabesregroupe quelque 66 éleveurs dontl’activité s’est élargie au poney <strong>et</strong> au sellefrançais*. Beaucoup d’anglo-arabes illustresproviennent <strong>de</strong>s élevages du départementcomme Ryon d’Anzex <strong>et</strong> Vent d’Arabe quiparticipèrent respectivement aux Jeuxolympiques <strong>de</strong> Barcelone <strong>et</strong> d’Athènes.Chaque année, le syndicat organise à Nérac<strong>de</strong>ux manifestations phare : la para<strong>de</strong> <strong>de</strong>sétalons <strong>et</strong> les Journées <strong>de</strong> l’élevage ducheval (ren<strong>de</strong>z-vous incontournable pourles sélectionneurs, comme ceux du CadreNoir <strong>de</strong> Saumur, <strong>de</strong>s Sports équestres <strong>de</strong>Fontainebleau ou <strong>de</strong> Pompadour). Il publieégalement Infocheval 47, bull<strong>et</strong>intrimestriel <strong>de</strong>liaison entre leséleveurs <strong>et</strong> outil<strong>de</strong> promotion <strong>de</strong>sélevages équinsdu département.* Race équineDans le département, 70 clubs oufermes équestres perm<strong>et</strong>tent <strong>de</strong>m<strong>et</strong>tre le pied à l’étrier. « Ils n’étaientqu’une vingtaine, il y a quinze ans »,rappelle Serge Davy, prési<strong>de</strong>nt duComité départemental d’équitation.Preuve d’un engouement quiconcerne surtout les jeunes <strong>et</strong> lesfilles, notamment, puisque qu’ellesreprésentent, comme au niveaunational, 77 % <strong>de</strong>s effectifs <strong>de</strong>sclubs. « L’élégance, la noblesse ducheval, la part d’affectivité qui existedans la relation qui s’instaure aveclui expliquent c<strong>et</strong>te proportion. » Un<strong>et</strong>endance qui s’inverse en compétition<strong>de</strong> haut niveau. Dès l’âge <strong>de</strong> <strong>de</strong>uxans, l’initiation aux sports équestrespeut commencer sur les poneys. Unemajorité <strong>de</strong> clubs proposent également<strong>de</strong>s cours en simultané poneycheval.Cela perm<strong>et</strong> un passageen douceur <strong>de</strong> l’un à l’autre <strong>et</strong> unepratique familiale. C<strong>et</strong>te initiationdébute par une mise en confiance<strong>et</strong> une découverte <strong>de</strong> l’animal. Elleest basée sur une pédagogie adaptéeà l’âge. « La relation avec l’animalest facteur d’équilibre <strong>et</strong> d’épanouissementpersonnel », souligne SergeDavy. À travers les soins apportés àson cheval, c’est un contact avec lanature qu’entr<strong>et</strong>ient le cavalier.Près <strong>de</strong> 17 disciplines équestres sontreconnues par la Fédération françaiseSébastien Naud (Club hippique <strong>de</strong> Ladhuie à Montayral)lors du concours du 48 e RT d’Agen.d’équitation, mais seules trois d’entreelles sont principalement pratiquéesdans les clubs du département : ledressage, le saut d’obstacles <strong>et</strong> leconcours compl<strong>et</strong> qui allie le crosscountryaux <strong>de</strong>ux premières. Des disciplinesplus collectives commencentégalement à se développer, commele horse-ball dérivé du bask<strong>et</strong> <strong>et</strong> <strong>de</strong>la voltige. Les sports équestres sontréglementairement encadrés par <strong>de</strong>smoniteurs diplômés d’État, ce quirend leur pratique plus onéreuseque celle d’autres sports. Certainesmunicipalités, comme Bon-Encontre<strong>et</strong> Pont-du-Casse se sont impliquéespour les rendre plus accessibles <strong>et</strong> ontcréé le Poney club <strong>de</strong> Darel. Chaqueannée en <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, une trentaine<strong>de</strong> compétitions regroupantamateurs ou professionnels est organisée.Les trois plus réputées sont leJumping international <strong>et</strong> le concourshippique <strong>de</strong> Villeneuve-sur-<strong>Lot</strong>, <strong>et</strong>celui du 48 e RT d’Agen (Régiment<strong>de</strong> transmissions – page 23). Les<strong>de</strong>ux <strong>de</strong>rnières manifestations bénéficientdu label ATP (Aquitaine tourprestige). Marman<strong>de</strong> organise aussison jumping en juill<strong>et</strong> : 15 épreuvesdont une <strong>de</strong> saut d’obstacles avec unebarre culminant à 1,35 m. Quand lecavalier ne fait qu’un avec son cheval,le spectacle <strong>et</strong> la grâce sont auren<strong>de</strong>z-vous.cédric vlemmings
drcédric vlemmingscédric vlemmingsLes ai<strong>de</strong>s du Conseil généralr<strong>et</strong>our sur…Jumping d’Agenr<strong>et</strong>our sur…Le Conseil général soutient la filièreéquine en attribuant <strong>de</strong>s subventions auxorganismes organisant <strong>de</strong>s manifestations<strong>de</strong>stinées à promouvoir les chevaux :comice agricole à Lévignac-<strong>de</strong>-Guyenne,journées <strong>de</strong> l’élevage du cheval <strong>et</strong> du poney<strong>de</strong> sport à Nérac, concours <strong>de</strong>s Poulinièreslot-<strong>et</strong>-garonnaises à Villeneuve-sur-<strong>Lot</strong>,Équitaine à Bor<strong>de</strong>aux, Fête du cheval àVilleréal, Festival international du cheval enAquitaine à Marman<strong>de</strong>… Les cinq sociétéshippiques <strong>de</strong> <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> (Castillonnès,Miramont-<strong>de</strong>-Guyenne, Monflanquin, Villeneuve-sur-<strong>Lot</strong> <strong>et</strong>Villeréal) reçoivent également une ai<strong>de</strong> du Département pourl’organisation <strong>de</strong> courses hippiques. Les clubs d’équitation,le comité départemental <strong>et</strong> le tourisme équestre sont aussifinancés dans le cadre <strong>de</strong> la politique sportive départementale.Lors <strong>de</strong> l’assemblée départementale du 21 avril 2011, lacollectivité a aussi décidé <strong>de</strong> poursuivre sa politique d’ai<strong>de</strong>en faveur <strong>de</strong>s prophylaxies obligatoires <strong>et</strong> volontaires. Ilparticipe donc au financement d’analyses relatives auxmaladies infectieuses <strong>de</strong>s équins telles que la grippe, lacoprologie, la métrite, l’artérite virale <strong>et</strong> la rhinopneumonie.C<strong>et</strong>te année, la 21 e édition du Jumping du 48 e RT a rassemblé près <strong>de</strong> 700 chevaux<strong>et</strong> 400 cavaliers. C<strong>et</strong>te compétition <strong>de</strong> saut d’obstacles réunit amateurs <strong>et</strong>professionnels <strong>de</strong> haut niveau sur l’hippodrome <strong>de</strong> La Garenne, une piste en gazonsouple appréciée <strong>de</strong>s cavaliers.Organisée au mois d’août, elleconstitue un bon galop d’essaipour les jockeys professionnels.Le prix du 48 e RT 2011, parmi lesmieux dotés du Grand Sud, a étéremporté par le languedocienBertrand Renaud. Longtempspré carré <strong>de</strong>s seuls passionnés,c<strong>et</strong>te manifestation s’est ouverteLe gagnant du Grand Prix du concoursdu 48 e RT d’Agen.Jumping <strong>de</strong> Villeneuve-sur-<strong>Lot</strong>Au fil <strong>de</strong>s saisons, le Villeneuve Jumping <strong>de</strong> Rogé s’est hissé au niveau <strong>de</strong>scompétitions <strong>de</strong> sauts d’obstacles les plus prestigieuses, accédant au concoursinternational 3 étoiles lors <strong>de</strong> sa 20 e édition en septembre. Aux côtés <strong>de</strong>s cavaliersfrançais, dont le champion <strong>de</strong> France Alain Gauthier <strong>et</strong> Éric Nav<strong>et</strong>, titré plusieursfois champion <strong>de</strong> France, d’Europe <strong>et</strong> du mon<strong>de</strong>, les meilleurs cavaliers mondiauxont participé aux 12 épreuves <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te compétition intense. Temps forts <strong>de</strong> cesjournées : le Grand Prix <strong>de</strong> laVille <strong>et</strong> la spectaculaire épreuve<strong>de</strong>s 6 barres qui attire un publicavi<strong>de</strong> <strong>de</strong> sensations. C<strong>et</strong>te année,le concours a été emporté parle cavalier hollandais AlbertVoorn sur Tobalio. La jeunecavalière belge AnneliesVorsselmans s’est distinguée enTobalio, cheval monté par Albert Voornqui a gagné le Grand Prix du concours international<strong>de</strong> Villeneuve-sur-<strong>Lot</strong>.au grand public puisque plus2 500 spectateurs étaient présents.décrochant la 2 e place, <strong>de</strong>vançantle français Julien Gonin.Podiumsmédailles d’or <strong>et</strong> d’argentc<strong>et</strong>te saison pour troisjeunes cavaliers dudépartement.Marion BrignoliAffiliée au club <strong>de</strong> Ladhuie Cheval Sport,Marion Brignoli pratique l’équitationd’endurance. À 20 ans, elle vient <strong>de</strong>décrocher, c<strong>et</strong> été, le titre <strong>de</strong> championne<strong>de</strong> France d’endurance Jeunes ASà Chalinargues (15) en parcourant130 km sur son cheval Kasit.Baptiste Bonn<strong>et</strong>Baptiste Bonn<strong>et</strong> pratique l’équitationaux Écuries du Dropt. En juill<strong>et</strong> <strong>de</strong>rnier,il décrochele titre <strong>de</strong>champion<strong>de</strong> France,catégoriecritériumenfants9-12 ans àFontainebleau(77), lorsd’une épreuve<strong>de</strong> sautdrd’obstacles se déroulant sur 2 manches<strong>et</strong> 3 parcours, plus un barrage pour les5 cavaliers encore sans fautes qui sont alorsdépartagés au temps. Un titre âprementgagné à l’issue d’une épreuve <strong>de</strong> barragequi l’a départagé <strong>de</strong> ses talonneurs.Valentine BelooussoffAu mois d’août, Valentine Belooussoff, ducentre équestre <strong>de</strong> Casteljaloux, remportela médaille d’argent du championnat<strong>de</strong> France <strong>de</strong> saut d’obstacles du Mans(72) dans la catégorie Junior Élite. Untrophée qui lui m<strong>et</strong> le pied à l’étrier pourintégrer l’équipe <strong>de</strong> France Junior.drcédric vlemmingsLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201123
CulturePhotothèque BiPPhotothèque BiPLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201124La prune d’entela Prune d’enteFruit <strong>de</strong> la III e Croisa<strong>de</strong>Prune d’agen, prune datte, robe <strong>de</strong> sergent 1 , prune d’ente… que d’appellations pour ce fruit <strong>de</strong> terroir qui fait partie du patrimoineagricole <strong>de</strong> lot-<strong>et</strong>-garonne <strong>de</strong>puis plusieurs siècles ! le terme « d’ente » semble lui avoir été donné pour la première fois au Xii e siècle,lorsqu’à c<strong>et</strong>te époque, on remarqua qu’il était préférable <strong>de</strong> « l’enter », signifiant « greffer » en vieux français.Pour Jean-Michel Delmas, qui en écritl’histoire, « c’est probablement au r<strong>et</strong>our<strong>de</strong> la troisième Croisa<strong>de</strong> que les moinesBénédictins <strong>de</strong> l’abbaye <strong>de</strong> Clairac greffèrentles pruniers locaux avec <strong>de</strong> nouveauxplants <strong>de</strong> pruniers <strong>de</strong> Damasramenés <strong>de</strong> Syrie. Ils ont été ramenéspar l’abbé Arnaud, qui accompagnait leRoi d’Angl<strong>et</strong>erre Richard Cœur <strong>de</strong> Lion,son suzerain. La nouvelle variété crééefut appelée prune d’ente. » À peau fine,d’une belle robe mauve à pruine blanche(pellicule cireuse à la surface du fruit),plus grosse <strong>de</strong> calibre <strong>et</strong> aux arômestrès prononcés, elle est bien supérieureà la prune Saint-Antonin, alors produiteen <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>. C<strong>et</strong>te variétéOn dénombre 1 500 pruniculteursspécialisés dans la culture <strong>de</strong> la pruned’ente, répartis sur 12 700 hectares.Le bassin <strong>de</strong> production <strong>de</strong> ce fruits’étend sur tout le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>,une partie <strong>de</strong> la Dordogne, <strong>de</strong> laGiron<strong>de</strong>, du Tarn-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, du Gers<strong>et</strong> du <strong>Lot</strong>. De c<strong>et</strong>te aire géographiqueproviennent 95 % <strong>de</strong>s 150 000 tonnes<strong>de</strong> prunes d’ente produites enFrance. Après séchage pendant20 à 24 h dans <strong>de</strong>s fours chauffésentre 70 <strong>et</strong> 80°C, elles donneront50 000 tonnes <strong>de</strong> pruneaux d’Agen(il faut en moyenne 3 kg <strong>de</strong> prunesd’ente pour obtenir 1 kg <strong>de</strong> pruneaux).ancienne disparaîtra àla suite du grand gel <strong>de</strong>1709. Quant à la pruned’ente, elle trouve, sur lesrives du fleuve, <strong>de</strong>s conditionsclimatiques idéales<strong>et</strong> <strong>de</strong>s terres argilo-calcairespropices à sonplein développement. Lesnouveaux pruniers sontplantés sur les coteaux <strong>de</strong>l’Agenais, terre <strong>de</strong> prédilection.En 1790, le fruitvaut 18 livres le quintal<strong>et</strong> la prune commune, 10 livres. Unefois séchée, il prend la dénomination <strong>de</strong>pruneau qui, très vite, est reconnu pourses qualités. Même si celui d’Agen estunique, car issu <strong>de</strong> la prune d’ente, il estconnu <strong>de</strong>puis la plus haute antiquité. Ilest venu <strong>de</strong> Chine en suivant la Route <strong>de</strong>la soie, jusqu’en Syrie où les Grecs <strong>et</strong> lesRomains l’ont développé sur l’ensembledu bassin méditerranéen, jusqu’auxprovinces gallo-romaines du grandSud-Ouest.<strong>de</strong> la prune d’ente aupruneau d’agenLes pruneaux locaux – embarqués àAgen à bord <strong>de</strong> gabarres à <strong>de</strong>stination<strong>de</strong> Bor<strong>de</strong>aux – étant estampillés du nomdu port d’embarquement, sont <strong>de</strong>venuspruneaux d’Agen. Et la <strong>Garonne</strong>est alors <strong>de</strong>venue la route du pruneaud’Agen, ce fruit <strong>de</strong>s longs voyages auxUne fois séchée, la prune d’ente <strong>de</strong>vientun pruneau !Les caisses contenant les pruneaux étaient estampillées dunom du port d’embarquement. Ainsi est née l’appellationPruneaux d’Agen.vertus diététiques <strong>et</strong> médicales. Au fi l<strong>de</strong>s siècles, il s’est implanté dans lesgrands continents apportant aux nouvellespopulations toutes ses qualitésnutritionnelles reconnues <strong>de</strong> tous temps.Dès la Renaissance, en 1550, le pruneaud’Agen est déjà célèbre au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong>sfrontières, apportant à Agen <strong>et</strong> au <strong>Lot</strong><strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>une renommée mondiale.Aujourd’hui, seuls les pruneaux produitsdans les vergers <strong>de</strong> prune d’ente, plantésdans un territoire reconnu², ont droit àl’appellation « pruneaux d’Agen ».1) Le coloris <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te prune rappelle celui <strong>de</strong>l’habit <strong>de</strong>s sergents <strong>de</strong> la ville d’Agen avant laRévolution <strong>de</strong> 1789.2) La concentration géographique <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te productiondans 118 cantons, répartis sur le <strong>Lot</strong><strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong><strong>et</strong> les 5 départements voisins, <strong>et</strong> lerespect d’un cahier <strong>de</strong>s charges strict ont permisen novembre 2002 l’obtention d’une IGP(Indication géographique protégée) venant compléterla reconnaissance nationale CQC (Critèresqualité certifiés) obtenue en 1996.Photothèque BiP
P o r t r a i tLe berger <strong>de</strong>s abeillesberTranD auzeraL, PrésiDenT Du sYnDiCaT L’abeiLLe GasConnedans les années 80, alors que <strong>de</strong> nombreux enfants suivent à la télévision les aventures <strong>de</strong> maya l’abeille, bertrand les observe dansles ruches <strong>de</strong> son grand-père <strong>et</strong> <strong>de</strong> son père. l’apiculture est une histoire <strong>de</strong> famille chez les auzeral ! aujourd’hui âgé <strong>de</strong> 29 ans,il veille sur ses 350 ruches <strong>et</strong> sa centaine d’essaims. Son œil protecteur se pose aussi sur les 13 500 ruchers <strong>de</strong>s 220 adhérents auSyndicat <strong>de</strong>s apiculteurs <strong>de</strong> lot-<strong>et</strong>-garonne – l’abeille gasconne – dont il est prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong>puis le début <strong>de</strong> l’année.Passionné <strong>et</strong> passionnant, BertrandAuzeral parlerait durant <strong>de</strong>s heures <strong>de</strong>son métier d’apiculteur <strong>et</strong> <strong>de</strong>s abeilles,<strong>de</strong> ce lien privilégié qu’il entr<strong>et</strong>ient avecla nature. Il ne se lasse pas <strong>de</strong> les regar<strong>de</strong>rdanser, butiner, travailler sans relâchedans la ruche. Reines <strong>et</strong> ouvrières n’ontplus <strong>de</strong> secr<strong>et</strong> pour lui. Il les élève, lessoigne, les nourrit, répond à leurs besoinsen fonction <strong>de</strong>s saisons. Quand arrive lefroid, elles prennent leur quartier d’hiver.Avec le r<strong>et</strong>our <strong>de</strong> la belle saison, ellescherchent à prendre <strong>de</strong>s forces. Le travaildu « berger <strong>de</strong>s abeilles » est alors <strong>de</strong> placerles ruches dans les endroits où ellespourront se nourrir. Bertrand sillonnele <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>, repère les meilleursemplacements, rencontre les agriculteurs,leur explique les avantages d’avoir<strong>de</strong>s ruches sur leur terre, pose ensuiteses ruchers. Puis vient le temps <strong>de</strong> latranshumance. « Je bouge les ruchers enfonction <strong>de</strong>s floraisons. Colzas, acacias,châtaigniers, tournesols… » Un travailà plein temps qui lui perm<strong>et</strong> <strong>de</strong> vivre <strong>de</strong>sa passion. Miels, pains d’épices, bougies<strong>et</strong> obj<strong>et</strong>s <strong>de</strong> décoration… la production<strong>de</strong>s abeilles <strong>et</strong> les produits dérivés sonten vente directe sur l’exploitation, ou surles marchés (notamment celui <strong>de</strong> Noëlà Foulayronnes les 3 <strong>et</strong> 4 décembre –page 28). La propolis <strong>et</strong> le pollen irontchez Pollenergie à Saint-Hilaire-<strong>de</strong>-Lusignan, dont il revend les produits finis.Bien vivreensemble« Mes abeilles pollinisent les vergers<strong>de</strong> pruniers <strong>et</strong> <strong>de</strong> kiwis d’agriculteursle souhaitant. » En affi rmantcela, Bertrand Auzeral souligne le faitqu’apiculteur <strong>et</strong> agriculteur sont <strong>de</strong>uxmétiers complémentaires. Il renchéritd’ailleurs en s’appuyant sur une expériencerécente : « J’ai trouvé intéressant<strong>et</strong> instructif <strong>de</strong> faire partie du groupe<strong>de</strong> réfl exion Coexistence <strong>et</strong> convergence<strong>de</strong>s différentes formes d’agriculture misen place par le Conseil général lors <strong>de</strong>sÉtats généraux <strong>de</strong> l’agriculture (EGA –page 7). Si l’on veut faire évoluer leschoses <strong>et</strong> les mentalités, il faut que lesacteurs <strong>de</strong> terrain travaillent ensemble,se parlent… C’est seulement dans cesconditions, que les politiques pourrontprendre <strong>de</strong>s décisions effi caces. »Bouillonnant d’énergie <strong>et</strong> d’idées, le prési<strong>de</strong>ntdu Syndicat <strong>de</strong>s apiculteurs 47défend sa fi lière. Le 15 octobre, il étaitd’ailleurs avec son équipe dans la ruepour manifester contre l’utilisation duproduit Cruiser OSR sur le traitement <strong>de</strong>semences <strong>de</strong> Colza. « Il détruit le systèmenerveux <strong>de</strong>s abeilles qui ne peuventdonc plus se repérer <strong>et</strong> r<strong>et</strong>rouver leurruche ! » Ambitieux, le jeune hommesouhaite montrer à ses confrères européensqu’il est possible <strong>de</strong> travailler tousensemble. « Une dynamique existe ! Ilfaut l’entr<strong>et</strong>enir. Du 11 au 14 octobre2012, le Congrès européen <strong>de</strong> l’apiculturese tiendra en <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>. Celasera le moment <strong>de</strong> faire le bilan <strong>de</strong> lapremière année d’existence <strong>de</strong> la chartedu bien vivre ensemble en 47. » Charteélaborée par les membres agriculteurs<strong>et</strong> apiculteurs du groupe <strong>de</strong> travailCoexistence <strong>et</strong> convergence <strong>de</strong>s EGA…beRtRand auZeRalLescourre47480 Pont-du-Casse06 89 29 48 62http ://abeillegasconne.blogspot.com/alexandre MouaciLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201125
Vue d’iCiLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201126les atouts <strong>de</strong> l’eauL’or bleuÉlément indispensable à la vie <strong>et</strong> au développementéconomique, l’eau est une ressource à protéger. LesÉtats généraux <strong>de</strong> l’agriculture ont permis <strong>de</strong> m<strong>et</strong>treen avant les enjeux du changement climatique pournotre département rural. Fort <strong>de</strong>s propositions faites,le Conseil général entend, aux cotés <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong>l’eau, élever le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> au gra<strong>de</strong> <strong>de</strong> départementpilote en matières « d’écologie intensive <strong>et</strong> <strong>de</strong> gestion<strong>de</strong> l’eau », adaptées à tous les usages : agriculture,eau potable, industrie, mais aussi loisirs, tourisme,production d’électricité <strong>et</strong> écosystèmes. Le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> possè<strong>de</strong> tous les atouts pour <strong>de</strong>venir un modèleen termes d’adaptation au changement climatique. Déjàavant-gardiste dans les années 1980 avec la création,notamment, <strong>de</strong>s lacs collinaires, le Département souhaitegar<strong>de</strong>r une longueur d’avance. Les proj<strong>et</strong>s ne manquentpas <strong>et</strong> sont novateurs : aménagement <strong>de</strong> zones humi<strong>de</strong>sen aval avec un reboisement <strong>de</strong> la rivière (perm<strong>et</strong>tant unrafraîchissement naturel <strong>de</strong> l’eau), développement <strong>de</strong>l’irrigation <strong>de</strong> précision (une goutte d’eau utilisée est unegoutte utile !), développement d’une agriculture irriguée àproximité <strong>de</strong>s villes afin <strong>de</strong> diminuer la chaleur urbaine…cg47 – Xavier chambelland
8 janvierAgen, chapelle du Martrou,14, rue <strong>de</strong>s Martyrs, 16 h 30 :Le Déluge (conte en musique).05 53 68 04 04www.sallelatannerie.com10 janvierAgen, au cinéma Cap’cinéma -Le Carnot, à 14 h 30, 17 h 30 <strong>et</strong>20 h 30 : La Turquie, film <strong>de</strong>Vincent Halleux dans le cadre<strong>de</strong> l’opération Connaissance dumon<strong>de</strong> (à l’écran, un film - surscène, l’auteur).13 janvierAgen, La Tannerie, 21 h : À hue& à dia (chanson).05 53 68 04 04www.sallelatannerie.com19 janvierAgen, La Tannerie, 21 h : Caney& Andrea Cristal (Vénézuéla).05 53 68 04 04www.sallelatannerie.com20 janvierAgen, La Tannerie, 21 h : MichelFraisse (Blues – Rock).05 53 68 04 04www.sallelatannerie.com21 janvierNérac, Médiathèque, 15 h :Philo’adulte, atelier découverte<strong>de</strong> la pratique philosophiqueanimé par Sophie Geoffrion <strong>de</strong>l’association Philoland.21 janvierBias, salle <strong>de</strong>s fêtes, 17 h 30 :Les excuses <strong>de</strong> Victor <strong>de</strong> l’OpéraPagaï (Aquitaine). Théâtre,marionn<strong>et</strong>tes, vidéo (+ <strong>de</strong> 6 ans).Programme jeune public <strong>de</strong> laCCGV.Résa : 05 53 70 37 2421 Janvier à agenPortes ouvertes àla MédiathèqueRestructurée, réaménagée <strong>et</strong> mise aux normes, la bibliothèqued’Agen accè<strong>de</strong> au statut <strong>de</strong> Médiathèque du XXI e siècle. Lepublic pourra découvrir <strong>de</strong>s salles totalement restructurées ainsiqu’un espace multimédia mo<strong>de</strong>rnisé. Les travaux ont égalementpermis <strong>de</strong> m<strong>et</strong>tre en place <strong>de</strong> nouveaux services : accès wifi gratuit,automate <strong>de</strong> prêt, livres numériques (ebooks) <strong>et</strong> ressourcesélectroniques. Trois liseuses <strong>et</strong> <strong>de</strong>ux tabl<strong>et</strong>tes sont à la disposition<strong>de</strong>s passionnés. Le public handicapé n’a pas été oubliépuisqu’une rampe d’accès, un ascenseur <strong>et</strong> un ordinateur à <strong>de</strong>stination<strong>de</strong>s déficients visuels ont été installés. Le 21 janvier, laMédiathèque municipale Lacépè<strong>de</strong> propose une journée spécialepour fêter la réouverture totale du bâtiment <strong>et</strong> découvrirtous ces nouveaux services. Au programme : <strong>de</strong> la musique avecun groupe celtique qui ponctuera l’après-midi d’interventionspour finir avec un concert à 16 h 30. Pour découvrir les nouvellestechnologies dans l’espace multimédia, un logiciel <strong>de</strong> créationsonore sera en libre accès, <strong>et</strong> pour les plus p<strong>et</strong>its, un ateliercréatif <strong>de</strong> construction sera animé par les bibliothécaires. Pourfi nir en beauté, un spectacle proposé à 17 h 30 par la compagnieTéatralala perm<strong>et</strong>tra <strong>de</strong> découvrir avec humour <strong>et</strong> originalitétoute la médiathèque, y comprisles parties habituellement interditesau public (spectacle surréservation).Renseignements <strong>et</strong> résa :05 53 66 50 52les 2 <strong>et</strong> 3 déceMBre en lot-<strong>et</strong>-garonne25 e anniversairedu TéléthonLes 2 <strong>et</strong> 3 décembre, le Téléthon fêteson 25 e anniversaire. Des milliers <strong>de</strong>manifestations sont organisées partouten France. Le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>n’échappe pas à la règle ! C<strong>et</strong>te année,Agen sera « Ville d’accueil » <strong>et</strong> leCentre d’animations départemental se tiendra au parc <strong>de</strong>s expositions.Au programme : 30 h non-stop d’animations sportives,musicales, artistiques… Chaque année, plus <strong>de</strong> 100 manifestationssont recensées dans le département <strong>et</strong> en 2010, la collectea été <strong>de</strong> 404 647 €. Le Téléthon a permis <strong>de</strong> placer la Franceau premier rang <strong>de</strong> la recherche mondiale. La lutte contre toutesles maladies rares <strong>et</strong> orphelines, mais aussi la lutte contre lesplus fréquentes se poursuit.Permanence : 289, rue <strong>de</strong> Lille, 47000 Agen(parc municipal <strong>de</strong>s sports - sta<strong>de</strong> <strong>de</strong> foot).Tél./Fax : 05 53 47 05 11. tel<strong>et</strong>hon47@afm.gen<strong>et</strong>hon.fr© Médiathèque21 <strong>et</strong> 22 janvierAgen, parc <strong>de</strong>s expositions :22 e Salon du mariage <strong>et</strong> <strong>de</strong> lacérémonie.27 <strong>et</strong> 28 janvierAgen, La Tannerie, 21 h (le 27) <strong>et</strong>16 h 30 (le 28) : Naho FollementFolle (humour).05 53 68 04 04www.sallelatannerie.com28 janvier*Agen, musée <strong>de</strong>s Beaux-Arts,14 h : Voyage dans l’inconnu duquotidien (pour les 7-15 ans).Programme jeune public Permis<strong>de</strong> musée - Cap’Ados du Conseilgénéral.Résa : 05 53 69 47 2331 janvierAgen, au cinéma Cap’cinéma -Le Carnot, à 14 h 30, 17 h 30 <strong>et</strong>20 h 30 : Marquises <strong>et</strong> Australes,film <strong>de</strong> Michel Aubert dansle cadre <strong>de</strong> l’opérationConnaissance du mon<strong>de</strong> (àl’écran, un film - sur scène,l’auteur).FéVrier3 févrierAgen, La Tannerie, 21 h : LaRouquiquinante chante Ferrat.05 53 68 04 04www.sallelatannerie.com4 févrierVilleneuve-sur-<strong>Lot</strong>, ThéâtreGeorges-Leygues, 17 h 30 :J’avais pas vu Mirza, The Nino’s(Ile-<strong>de</strong>-France). Concert (+ <strong>de</strong>8 ans). Programme jeune public<strong>de</strong> la CCGV.Résa : 05 53 70 37 244 <strong>et</strong> 5 févrierBoé, espace François-Mitterrand :10 es Journées <strong>de</strong> la maison neuveen <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>.5 févrierAgen, chapelle du Martrou,14, rue <strong>de</strong>s Martyrs, 16 h 30 :Duo Khimaira (oud / guitare).05 53 68 04 04www.sallelatannerie.comZooM sur…FÊte <strong>de</strong> saint-andréDu 2 (en soirée) au5 décembreMonflanquin : Fête <strong>de</strong> la Saint-André.Au programme notamment : marchédu terroir <strong>et</strong> <strong>de</strong> l’artisanat (le 3), repaspaysan (le 3), marché aux plantes(les 4 <strong>et</strong> 5), conférences sur le nouveaucollège <strong>et</strong> le numérique dans lesécoles (le 3), expositions <strong>de</strong>s associations<strong>de</strong> Monflanquin (peintures,sculptures) <strong>et</strong> stands, animations pourtous (fête foraine, cinéma, loto, belote,soirée cabar<strong>et</strong>, expo <strong>de</strong>s vieilles voitures<strong>et</strong> <strong>de</strong>s concessionnaires locaux,bala<strong>de</strong>s à poney, nav<strong>et</strong>tes gratuites enquad, décoration du sapin <strong>de</strong> noël <strong>de</strong>la place, venue <strong>de</strong> Saint Nicolas, visitegratuite du musée <strong>de</strong>s Basti<strong>de</strong>s, visitegratuite avec Janouille…).05 53 36 40 19*Le Conseil généralanime le territoireR<strong>et</strong>rouver leprogrammePermis <strong>de</strong>musée –Cap’Ados surwww.cg47.frLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201129
o CCitanieLoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 2011CG47 - Xavier ChambellandCG47 - Xavier Chambelland30L’agriculturaen Òut-e-GaronaDamb 7 200 explotacions agricòlas, 284 300 ectaras cultivatse una chifra d’afars <strong>de</strong> mei <strong>de</strong> 719 milions d’èuros, l’agriculturaòut-e-garonesa qu’ei un vector essenciau <strong>de</strong> <strong>de</strong>svolopamenteconomic.qué se cultiva ?Òut-e-Garona qu’ei coneishut per la diversitat <strong>de</strong> las soas produccions: cerealas, fruchas, ortalissas, pruna seca. Estotimplantada pen<strong>de</strong>nt las Crosadas e que s’espandiguè aprèp<strong>de</strong>ns los casaus <strong>de</strong>l monastèri <strong>de</strong> Clairac. La tomata <strong>de</strong>Marmanda qu’ei tanben famosa, atau com la hraga qu’a obtengutlo labèl roge per las vari<strong>et</strong>ats garrigu<strong>et</strong>a, ciflor<strong>et</strong>a e carlòta.Que i a filèras que’s pòrtan plan, mès n’i a autas que coneishenhèra dificultats, com ne va <strong>de</strong>u tabat que la soa cultura e’sremonta au sègle XVII au.quina plaça tà la vinha ?De las 7 000 ectaras <strong>de</strong> vinhas cultivadas n’i a 5 200 qu’at sonen AOC. Qu’ei díser quina ei la predominança <strong>de</strong>us vins <strong>de</strong>qualitat <strong>de</strong>u <strong>de</strong>partament qui pòt estar fièr <strong>de</strong>us sos 4 AOC(Apelacion d’origina contarotlada) : vins <strong>de</strong> Buz<strong>et</strong> e vins <strong>de</strong>Brulhés, Còstas <strong>de</strong> Duràas e Còstas <strong>de</strong>u Marmandés. Autesvins <strong>de</strong> qualitats superioras an tanben lor plaça sus las taulas.Flòc e Armanhac que’s tastan dambe mo<strong>de</strong>racion.lo mestèir <strong>de</strong> paisan au sègle XXi au.Autes còps, l’agricultura emplegava ua man d’òbra locala qu<strong>et</strong>rabalhava la tèrra <strong>de</strong> generacion en generacion. Que restava aupaís e que parlava occitan : los quites italians arribats aprèp laprumèra Guèrra Mondiala que l’utilizavan. Pus tard los joensque s’exilièn en vila e qu’abandonèn pauc a pauc los mestèirs<strong>de</strong> l’agricultura. Gèr, entà respóner a la concurréncia e a lascrisis rep<strong>et</strong>itivas (economicas, climaticas…) l’agricultor quediversifica las soas activitats (cramba d’òste, venda dirècta ala bòrda, jornadas « bòrdas obèrtas », escapadas <strong>de</strong>scobèrta,mercats païsans).e l’i<strong>de</strong>ntitat ?Dens un contèxte mondializat, los consumeires e los toristasqu’an s<strong>et</strong> d’autencitat e <strong>de</strong> diferéncia culturau. Alav<strong>et</strong>z, perquéne practicar pas un <strong>et</strong>iqu<strong>et</strong>atge bilingüe suus mercats ?L’agricultureen <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>Avec 7 200 exploitations agricoles, 284 300 hectares cultivés<strong>et</strong> un chiffre d’affaires <strong>de</strong> plus <strong>de</strong> 719 millions d’euros, l’agriculturelot-<strong>et</strong>-garonnaise est un vecteur essentiel <strong>de</strong> développementéconomique.que cultive-t-on ?Le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> est connu pour la diversité <strong>de</strong> ses productions: céréales, fruits, légumes, élevages… Le pruneaud’Agen, connu dans le mon<strong>de</strong> entier, provient du séchage <strong>de</strong>la prune d’ente. Elle a été introduite pendant les Croisa<strong>de</strong>s <strong>et</strong>s’est répandue dans les vergers du monastère <strong>de</strong> Clairac. Latomate <strong>de</strong> Marman<strong>de</strong> est également renommée, ainsi que lafraise qui a obtenu le label rouge pour les variétés garigu<strong>et</strong>te,ciflor<strong>et</strong>te <strong>et</strong> charlotte. Si <strong>de</strong>s filières se portent bien, d’autresconnaissent <strong>de</strong>s difficultés, comme celle du tabac dont laculture remonte au XVII e siècle.quelle place pour la vigne ?Sur les 7 000 hectares <strong>de</strong> vignes cultivés, 5 200 le sont enAOC. C’est dire la prédominance <strong>de</strong>s vins <strong>de</strong> qualité en <strong>Lot</strong><strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>.Le département peut être fier <strong>de</strong> ses 4 AOC(Appellation d’origine contrôlée) : vins <strong>de</strong> Buz<strong>et</strong> <strong>et</strong> vins duBrulhois, Côtes <strong>de</strong> Duras <strong>et</strong> Côtes du Marmandais. D’autresVins <strong>de</strong> qualité supérieure ont leur place sur les tables. Floc<strong>et</strong> armagnac se dégustent aussi avec modération.le métier <strong>de</strong> paysan au XXi e siècle.Autrefois, l’agriculture employait une main-d’œuvre locale quitravaillait la terre <strong>de</strong> génération en génération. Elle restait aupays <strong>et</strong> parlait occitan, même les Italiens arrivés après la premièreGuerre Mondiale l’utilisaient. Par la suite, les jeunesse sont exilés en ville, délaissant peu à peu les métiers <strong>de</strong>l’agriculture. Aujourd’hui, pour faire face à la concurrence <strong>et</strong>aux crises (économiques, climatiques…) à répétition, l’agriculteurdiversifie ses activités (chambre d’hôte, vente directeà la ferme, journées « fermes ouvertes », randonnées découverte,marchés fermiers…).<strong>et</strong> l’i<strong>de</strong>ntité ?Dans un contexte mondialisé, les consommateurs <strong>et</strong> les touristesont soif d’authenticité <strong>et</strong> <strong>de</strong> différence culturelle. Alors,pourquoi ne pas pratiquer un étiqu<strong>et</strong>age bilingue sur lesmarchés ?auteur <strong>de</strong> c<strong>et</strong>te chronique : Jean-Pierre hilaire10, rue <strong>de</strong> romas – 47000 agen. 06 76 47 32 12 – jean-pierre.hilaire@wanadoo.fr
t ribuneG rouP e D e L a maJ oriT éG rouP e D e L ’oPPosiT ionLe 21 novembre, l’assemblée départementale était réunie ensession extraordinaire pour définir sa nouvelle politique issue<strong>de</strong>s États généraux <strong>de</strong> l’agriculture. Venant couronner plusieursmois <strong>de</strong> travaux qui ont associé l’ensemble <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> l’agriculture,les mesures adoptées par les conseillers généraux onttourné définitivement la page d’une politique agricole départementale<strong>de</strong>venue insuffisante au regard <strong>de</strong>s attentes <strong>de</strong>s professionnels<strong>et</strong> <strong>de</strong>s mutations agricoles.Dès 2012, la politique agricole départementale s’articuleraautour <strong>de</strong> sept orientations innovantes répondant aux enjeux dumon<strong>de</strong> agricole. Gérer <strong>et</strong> préserver le foncier agricole <strong>et</strong> les paysages,développer <strong>de</strong>s circuits <strong>de</strong> proximité, renforcer l’attractivité<strong>de</strong>s professions agricoles, relocaliser la transformation <strong>de</strong>nos productions, accompagner les pratiques agricoles respectueuses<strong>de</strong> l’environnement, sont autant <strong>de</strong> défis que le Conseilgénéral souhaite relever aux côtés <strong>de</strong>s professionnels.Ces États généraux ont également révélé une volonté forte <strong>et</strong>partagée <strong>de</strong>s partenaires, qu’ils soient institutionnels ou professionnels,<strong>de</strong> travailler ensemble. Ressource en eau <strong>et</strong> changementclimatique, préservation d’activités économiques,formation <strong>et</strong> recherche, coexistence <strong>de</strong>s filières avec la créationd’une charte perm<strong>et</strong>tant d’éviter d’éventuels conflits entrecertaines activités : voici quelques exemples <strong>de</strong> perspectivesnouvelles que la forte mobilisation autour <strong>de</strong>s États généraux arendues possibles.En lançant une nouvelle politique agricole, la Majorité départementalemontre son attachement à un secteur qui fait larichesse <strong>et</strong> la fierté du département, tout en imprimant une nouvellefois sur le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> ce qui est désormais <strong>de</strong>venu samarque <strong>de</strong> fabrique : construire l’avenir en plaçant l’écoute <strong>et</strong>la concertation au cœur <strong>de</strong> sa métho<strong>de</strong>.Du développement économique à la politique culturelle, enpassant par l’action sociale, le développement <strong>de</strong>s infrastructures<strong>et</strong> aujourd’hui l’agriculture, la Majorité départementale alancé <strong>de</strong> nombreux grands chantiers <strong>de</strong>puis 2008. C’est avecvotre participation <strong>et</strong> votre soutien qu’elle souhaite continuer àécrire l’histoire <strong>de</strong> notre département.Qui n’a pas entendu, <strong>de</strong>puis 3 ans, les élus <strong>de</strong> la gauche départementaleaccuser l’État <strong>et</strong> le gouvernement <strong>de</strong> tous les maux ?Chaque occasion est <strong>de</strong>venue bonne pour fuir leurs responsabilités<strong>et</strong> les reporter sur le prétendu désengagement <strong>de</strong> l’Étatqui, selon eux, n’accor<strong>de</strong>rait plus aux territoires ruraux que <strong>de</strong>sservices <strong>de</strong> moindre qualité.Pourtant, les élus <strong>de</strong> la droite départementale accusentaujourd’hui l’équipe <strong>de</strong> Pierre Camani <strong>de</strong> faire effectivement en<strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong> ce qu’elle reproche à tort à l’État. Depuis troisans, nous avons constamment dénoncé la gestion interne duConseil général. En rej<strong>et</strong>ant le tableau <strong>de</strong>s effectifs 2011 présentéaux instances paritaires, les représentants du personnels’associent désormais à notre position sur ce suj<strong>et</strong>.Ce vote constitue une réaction à l’évolution <strong>de</strong>s effectifs départementaux.Depuis 2008, le Conseil général a en eff<strong>et</strong> consacrédavantage <strong>de</strong> moyens humains à son fonctionnement interne(ressources humaines, communication, cabin<strong>et</strong>, logistique <strong>et</strong>affaires générales = + 33 %) qu’aux services publics concrètementrendus aux usagers (infrastructures <strong>et</strong> transports, centresmédico-sociaux, p<strong>et</strong>ite enfance <strong>et</strong> famille = - 2 %). Le Conseilgénéral dispose donc <strong>de</strong> plus en plus d’agents pour servir lesélus, mais <strong>de</strong> moins en moins pour remplir ses missions <strong>de</strong> terrainauprès <strong>de</strong>s <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-Garonnais.C<strong>et</strong>te tendance se vérifie également sur le plan financier. Pourne citer qu’un exemple, chacun peut constater l’augmentationtrès importante d’une communication bien plus <strong>de</strong>stinée à glorifierl’exécutif départemental qu’à informer nos concitoyens ouvaloriser le <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-<strong>Garonne</strong>. En parallèle pourtant, bon nombre<strong>de</strong> proj<strong>et</strong>s d’infrastructures essentiels pour le territoire ne sonttout simplement pas réalisés (35 % <strong>de</strong>s dépenses prévues pourles infrastructures en 2010 ont été annulées !).Une telle situation est intenable pour les agents départementauxqui doivent supporter les conséquences <strong>de</strong> ces choix politiques.Elle est aussi préjudiciable aux <strong>Lot</strong>-<strong>et</strong>-Garonnais, usagers <strong>de</strong>sservices du Conseil général, qui seraient pourtant en droit <strong>de</strong>préférer que leurs impôts soient consacrés à leur service plutôtqu’à celui <strong>de</strong>s élus <strong>de</strong> la gauche départementale. Une question<strong>de</strong> priorités, en fait...LoT-eT-<strong>Garonne</strong> maGazine Du ConseiL GénéraL n° 16 noVembre 201131GRouPe <strong>de</strong> la majoRité déPaRtementalelot<strong>et</strong>garonnepourtous@cg47.frGRouPe d’oPPosition l’aVeniR ensembleTél. : 05 53 98 52 00Fax : 05 53 98 52 09