fiche Malaisie - ILE-DE-FRANCE INTERNATIONAL

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FICHE PAYSMalaisieSource : « GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre »Données générales 2011Superficie : 330 847 km²Capitales : Kuala LumpurPutrajaya (capitale administrative)Monnaie : ringgit malaisien (RM ou MYR)Langues : malais, anglais, mandarin, tamoulPopulation : 28,7 millions d’habitants en 2011 Source : « GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre »Démographie : âge médian : 24,9 ans ;taux de croissance annuelle de la population : 1,65 % ;espérance de vie : ♂ 71,9 ans ; ♀ 77,0 ans.Infrastructures : grands ports commerciaux au Sud et à l’Ouest de la péninsule, réseau autoroutier péninsulairenord-sud très satisfaisant, réseau routier en état satisfaisant, réseau ferroviaire peu dense, lignes aériennesintérieures (très satisfaisantes, à bas prix).Données politiquesType de régime : monarchie constitutionnelle régie par un système démocratique parlementaire fédéral.Le roi est élu parmi les sultans héréditaires de neufs États de la fédération pour un mandat de cinq ans.Date des dernières et prochaines élections : Dernières élections : mars 2008 Prochaines élections : au plus tard en mars 2013. Pourraient être appellées de manière anticipées dans lecourant de l’année 2012.Les principaux dirigeants : Premier ministre : Dato’ Najib Tun Razak (depuis mars 2009). Vice-premier ministre : Tan Sri Muhyiddin Yassin (depuis mars 2009). Quatorzième et actuel Yang di Pertuan Agong (roi) : Sultan Abdul Halim Muadzam Shah (Sultan du Kedah).Durée du mandat parlementaire : 5 ans maximum (système Westminster).- 1 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYS - MALAISIEDonnées économiques en [année]Nota : une partie des données et analyses économiques sont issues des travaux du Service économique de KualaLumpur et du Service économique régional de Singapour.Principaux indicateurs économiquesIndicateurs Malaisie France (février 2011)PIB 247,6 Mds USD 2 808 Mds USDDette publique en % du PIB 57,9 % 85,8 %PIB par habitant/an en PPA 15 579 USD 44 401 USDTaux de croissance 5,1 % 1,7 %Taux d’inflation 3,2 % 2,3 %Taux de chômage 3,2 % 9,8 %Sources : INSEE ; Banque de France ; Department of Statistics MalaysiaTaux de change : 0,248 euro = 1 ringgits (1 er mars 2012) - Taux 2011 : 1 euro = 4,032 ringgit – 1 dollar = 3,006 ringgitsSituation économique et financière du paysEn avril 2009, Najib Tun Razak (ministre de la Défense en 1999, vice-Premier ministre en 2004, puis ministre desFinances depuis septembre 2008), est devenu le sixième Premier ministre de la Malaisie moderne, tout en restantministre des Finances. En dépit de tensions récurrentes entre la communauté malaise et les autres communautés(chinoise, indienne et populations autochtones), et de la coexistence parfois difficile entre le gouvernement fédéral etles États, le pays se caractérise par un remarquable équilibre. Ainsi, alors qu’il pouvait être considéré à sa naissancecomme condamné à l’explosion, sa stabilité et son développement économique en font un exemple original. Cetteproblématique s’accompagne désormais d’un nouveau défi : celui de passer du statut de pays à revenu intermédiaireà celui de pays à haut revenu (vision « Malaisie 2020 » de l’ancien Premier ministre Mahatir) en modernisantl’économie et les mentalités, sans attiser les tensions sociales et politiques. Le Premier ministre Najib est convaincuque les élections de mars 2008, à l’issue desquelles la coalition au pouvoir a perdu la majorité des 2/3 qui lui donnaitune autorité quasi absolue, sont l’expression d’une demande en faveur de réformes sociales et économiques. Leconservatisme ambiant qui touche tous les groupes de la population pourrait inciter les responsables politiques àgérer la situation en évitant tout choc provocateur. Les réformes structurelles conditionnant la réussite de l’ambitieuxprogramme de transformation économique du pays (ETP) annoncé en 2010 ne seront, selon toute hypothèse, misesen place qu’après les prochaines élections générales.Politiques fiscale et économique du paysLes perspectives marquées par des réformesDepuis 50 ans, la Malaisie a connu une croissance de près de 7 % par an en moyenne, alors que sa populationaugmentait de 2,6 % par an (28,7 millions d’habitants début 2012).Caractérisé par une forte ouverture (les échanges représentent 150 % du PIB), le pays dépend fortement de lademande extérieure. Alors que les ressources en hydrocarbures s’amenuisent, les autorités entendent faire évoluer lemodèle de croissance pour permettre au pays de rejoindre les économies à hauts revenus d’ici à 2020 (l’objectifétant de doubler le revenu par habitant, qui atteignait 8 617 USD en 2011).Destiné à promouvoir l’innovation et les gains de productivité, le New Economic Model (NEM), présenté début 2010,sera décliné dans les 10 e et 11 e plans couvrant les périodes 2011-2015 et 2016-2020. La réalisation de ce nouveaumodèle implique la mise en oeuvre rapide des réformes structurelles indispensables pour accroître la productivité, etpermettre une hausse des revenus sans obérer la compétitivité. Cela requiert un surcroît d’investissements tant2© 2012 - UBIFRANCE


FICHE PAYS - MALAISIEdomestiques qu’étrangers, et l’évolution des moteurs actuels de la croissance pour faire de la Malaisie un pays tournévers l’innovation et les produits à plus forte valeur ajoutée. L’évolution de l’investissement privé est en effetpréoccupante : de 30 % du PIB à la veille de la crise de 1997, le taux d’investissement privé est passé à 15 % aulendemain de la crise de 2001 avant de chuter à 10 % au cours des dernières années. En 2009, il a atteint un point basde 6 % du PIB, mais est remonté à 12,6% en 2011. La croissance potentielle s’est réduite, passant de 7 % en 2000 à 5 %actuellement.Le gouvernement veut restaurer la confiance des investisseurs en leur indiquant l’orientation prise par le pays via leProgramme de transformation économique (ETP). Ce dernier, issu d’une année de débats publics au sein de la classepolitique malaisienne et avec les représentants des principaux intérêts économiques du pays, est composé de131 projets d’investissements (Entry Point Projects) concernant 12 secteurs d’activités (National Key Economic Area)identifiés comme les moteurs de la croissance du pays. L’ETP est appliqué en articulation avec les orientationsstratégiques émises par le NEM et avec celles du 10 e plan.Les pouvoirs publics entendent ainsi favoriser la croissance économique en appliquant des mesures de régulation, delibéralisation, de transparence des marchés publics, d’assainissement des finances publiques, de formation du capitalhumain, etc., propices au développement économique national.Après la crise la Malaisie a retrouvé la croissanceTouchée par la crise de 2008 en raison de sa forte exposition à la demande extérieure, la Malaisie a enregistré troistrimestres de récession et une décroissance de seulement 1,7 % en 2009. Le pays est parvenu à limiter l’impact de lacrise grâce aux efforts budgétaires consentis (près de 10 % du PIB étalés sur 2009 et 2010) et à la forte repriseenregistrée à partir du dernier trimestre 2009 (+ 4,4 % en g.a).En 2010, la croissance s’est établie à 7,2 %. Elle a été soutenue par le dynamisme de la consommation privée et le netredressement de l’investissement domestique, et cela en dépit du ralentissement de la croissance au 2 nd semestre. En2011, la croissance s’est élevée à 5,1 %, tirée par une demande interne toujours très robuste, constituée d’uneconsommation privée soutenue (situation de plein-emploi, hausse des salaires et du crédit à la consommation) etd’importantes dépenses publiques à partir du T3. Les pouvoirs publics ambitionnent de réduire la dépendance del’économie à l’activité internationale, et de stimuler les investissements privés.Sur le plan externe, la Malaisie a enregistré en 2010 un important excédent commercial (110,2 Mds RM soit 19,7 % duPIB), alimentant ainsi l’excédent du compte courant (16,2 % du PIB). En 2011, les exportations ont continuéd’enregistrer de bonnes performances avec une progression de 8,7 % en g.a. ; l’excédent commercial a atteint120,3 Mds RM (soit 14,1 % du PIB – 11,5 % en 2010, 16,5 % en 2009) du fait de la hausse moins rapide desimportations (+ 8,6 %) sur la période. Les réserves de change ont fortement progressé depuis 2010, effaçant les pertessubies en 2008. Fin décembre 2011, elles s’établissaient au niveau record de 134,8 Mds USD, soit l’équivalent de9,7 mois d’importations ou 4 fois le niveau de la dette extérieure à court terme du pays.Des politiques monétaire et budgétaire en soutien à la croissanceLa normalisation de la politique monétaire a été initiée en mars 2010 avec une hausse du taux directeur de 25 pdb.Trois autres hausses graduelles (la dernière en mai 2011) l’ont porté à 3 %, un niveau toujours en deçà de celuid’avant crise (3,5 %). Ce relèvement n’a toutefois pas permis d’empêcher les prix de s’accélérer : l’inflation s’estélevée à 3,2 % en 2011 principalement du fait de la hausse des prix alimentaires et des transports. Elle devraitdiminuer au cours du premier semestre 2012 pour être comprise entre 2,5 et 3 % en moyenne sur 2012. Sur l’année2011, le ringgit s’est déprécié de 3,5 % en nominal vis-à-vis de l’USD. Il devrait rester assez stable en 2012, la prioritéde la Banque centrale étant d’éviter tout risque de volatilité excessive.S’agissant de la politique budgétaire, le déficit budgétaire a été ramené en 2010 à 5,6 % du PIB contre 7,6 % en 2009.Le budget 2011, en progression de près de 3 % devrait afficher un déficit de 5,4 %. Pour 2012, le gouvernementprévoit dans son projet de budget un déficit ramené à 4,7 %, mais se fonde pour ce faire sur des hypothèses jugées3© 2012 - UBIFRANCE


FICHE PAYS - MALAISIEoptimistes par les analystes. La difficile mise en place d’une TVA (autour de 4 %), évoquée depuis 2005 et sans cessereportée, pourrait répondre en grande partie au besoin d’élargissement et de stabilisation de l’assiette fiscale. Il estraisonnable de penser que la TVA ne sera pas mise en place avant les prochaines élections générales. Pourtant, legouvernement s’est fixé l’objectif de ramener le déficit à 3 % du PIB en 2015. La difficulté principale tient dans lafaiblesse des marges de manoeuvre, en particulier du point de vue des ressources : 40 % des recettes totalesproviennent en effet des hydrocarbures.Compte tenu de l’accroissement du déficit budgétaire, la dette publique a augmenté en 2010, atteignant 53,1 % duPIB. Elle est prévue à 53,8 % pour 2011. Face à ce constat, le gouvernement a initié en 2010 son programme derévision graduelle des subventions, qui comptent pour plus de 20 % des dépenses (hors santé et éducation). Lessubventions sur l’essence et le sucre vont diminuer progressivement, la baisse ayant commencé dès 2010 à hauteurde 750 M MYR (234 M USD) ce qui représente cependant moins de 1 % du montant total des subventions(23,1 Mds USD en 2009, soit 11,2 % du PIB). La réforme devrait être étendue à l’avenir à l’électricité, à d’autresproduits alimentaires de première nécessité, aux péages autoroutiers, à la rationalisation des dépenses dansl’agriculture, etc. de sorte à épargner 25 Mds d’euros d’ici 2014. Cependant, force est de constater que les réductionsde subventions ont été très faibles en 2011 et le resteront en 2012, malgré l’explosion de leur coût budgétaire lié àcelle des cours du pétrole.Accords politiques, juridiques et multilatérauxUn accord de non-double imposition a été signé entre la France et la Malaisie le 24 avril 1975. Sa modification, parl’avenant de 1991, est entrée en vigueur le 6 mai 1992. Cette convention permet d’éviter la double imposition sur lesrevenus qui résulterait de l’application concurrente des législations malaisienne et française. Aussi, chacun des deuxÉtats impose les revenus de ses résidents respectifs.La Malaisie est aussi membre de l’APEC (Asia Pacific Economic Cooperation ou Coopération économique pour l’AsiePacifique), dont le Mexique, les États-Unis, le Chili et la Russie sont également membres, mais aussi du BIMP-EAGA(Brunei, Indonesia, Malaysia and Philippines East ASEAN Growth Area), de l’IMT-GT (Indonesia Malaysia ThailandGrowth Triangle) et de l’EMEAP (Executives’ Meeting of East Asia-Pacific Central Banks).La Malaisie fait partie de l’OMC depuis sa création, et également de l’ASEM, l’APEC, du FMI et de la Banque mondiale(depuis 1985). Le pays est membre fondateur et adhérent de l’ASEAN.Sur le plan financier, outre plusieurs accords bilatéraux de swaps de devises (dont un accord RMB/MYR de 11 MdsUSD signé en 2009 avec la Banque Populaire de Chine), la Malaisie participe aux initiatives de l’ASEAN + 3, dont laChiang Mai multilatéralisée et la facilité régionale de garantie obligataire (Credit Garantee and Investment Facility).Commercialement, la Malaisie participe activement à la reprise des négociations du Trans-Pacific Partnership quiélargirait ses débouchés. L’accord ASEAN-Chine est vu comme une opportunité d’accélérer les changements sectorielsstructurels. Plus généralement, l’ASEAN est perçue comme une instance efficace de dialogue avec la Chine sans allerpour autant jusqu’à soutenir une institutionnalisation plus prononcée de l’organisation. Des accords de libre-échange(ALE) ont été signés avec le Japon, le Chili, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan et récemment l’Inde. Un ALE est en coursde négociation avec l’Australie. Le pays est toujours attaché à la conclusion du cycle de Doha, perçu comme lemeilleur garant face au risque de protectionnisme. Des négociations avec l’Union européenne en faveur d’un accordde libre-échange ont été lancées fin 2010 auxquelles la partie malaisienne participe activement.4© 2012 - UBIFRANCE


FICHE PAYS - MALAISIECommerce extérieurImportations en 2011 :Exportations en 2011 :Poids de la France dans les importations du pays :187,0 Mds USD226,2 Mds USD1,5 % des importations de la MalaisieÉtat des lieux du commerce extérieurLa Malaisie est notre 2 e partenaire commercial au sein de l’ASEAN derrière Singapour. Elle est par ailleurs notre 40 e client etnotre 36 e fournisseur en 2011 alors que la France est son 12 e fournisseur et 17 e client. En 2009, les échanges francomalaisiensont souffert de l’effondrement du commerce mondial en se contractant de 23 %, mais ont fortement rebondi dèsla fin de 2009 avec une progression de + 24 % en 2010 puis de + 23 % en 2011, pour atteindre un montant record de4,06 Mds EUR (exports = 1,8 Mds EUR, imports = 2,25 Mds EUR).Si la Malaisie constituait l’un des principaux déficits commerciaux de la France en 2002 (1,2 Md EUR), ce déficit s’est ensuiteamenuisé progressivement jusqu’à l’atteinte d’un équilibre de nos échanges en 2009. En 2010 et 2011 les échanges ontrepris puis dépassé leur niveau d’avant-crise : le déficit a ainsi atteint 561 M EUR en 2010 avant de se réduire à 447 M EUR en2011 (28 e déficit commercial) et le taux de couverture est passé de 71 % en 2010 à 80 % en 2011.Les exportations françaises vers la Malaisie ont augmenté régulièrement depuis le début des années 2000 (alors même quel’euro s’appréciait face au ringgit malaisien) tirées par nos ventes de matériels aéronautique et spatial, de produitsélectroniques, agroalimentaires, chimiques et de pharmacie. Selon les chiffres officiels malaisiens, la part de marché de laFrance en Malaisie progresse vivement en 2011 pour atteindre 1,85 % (contre 1,2 % en 2010) ; à titre de comparaison, ellereste deux fois moindre que celle de l’Allemagne (3,82 % en 2011 ; plus ou moins 4 % selon les années), mais supérieure àcelle du Royaume-Uni et de l’Italie.Les secteurs porteurs et la présence françaiseSecteurs1 Cosmétiqueset parfumsPoids de l’offre française13 % (cosmétiques)45 % (parfums)2 Vins et spiritueux 2 e fournisseur de vins13 % (vins tranquilles)3 Produits électriqueset électroniquesSources : SER, MEnc5© 2012 - UBIFRANCE


FICHE PAYSLes investissementsEn 2010, la Malaisie est le 2 e pays qui a acceuillit les le plus d’investissement français (ou IDE).IDE français en MalaisieIDE malaisiens en France2007 202 M EUR 152 M EUR2008 279 M EUR 159 M EUR2009 295 M EUR ncSource : Banque de FranceLes chiffres de la Banque de France font apparaître que les stocks d’IDE français en Malaisie sont en forte augmentation : ilsreprésentaient 205 M EUR en 2007, 226 M EUR en 2008 et 295 M EUR en 2009 (soit 43,9 % d’augmentation en deux ans). Ceschiffres ne prennent toutefois pas en compte les entreprises dont la présence en Malaisie est le résultat du rachat d’uneholding dans un pays tiers, ni les investissements réalisés à travers des filiales financières enregistrées dans d’autres payseuropéens, ni celles pour lesquelles la valeur de l’actif en Malaisie s’est considérablement accrue depuis l’investissementinitial. Une évaluation conservatrice faite par le Service économique de Kuala Lumpur indique une valeur de stock supérieureà 6 Mds EUR.En 2012, le nombre d’implantations d’entreprises françaises semble s’être stabilisé à environ 250, après plusieurs annéesde forte hausse (elles étaient 165 en 2006).Les secteurs privilégiés sont les infrastructures, les transports et les industries (135 filiales) ainsi que les nouvellestechnologies, l’innovation et les services (une soixantaine filiales). Les raisons avancées sont diverses : bonnesinfrastructures, main-d’œuvre anglophone, coûts de production compétitifs, localisation stratégique en Asie du Sud-Est,nombreuses incitations fiscales, marché en expansion, etc.À l’instar de Peugeot, de Lafarge ou d’Alstom, une quarantaine d’entreprises ont installé leur siège régional en Malaisie, rôlequi était traditionnellement dévolu à Singapour. Les raisons évoquées sont essentiellement un coût de la vie inférieur, pourune qualité de vie et d’infrastructures à peu près similaire. De plus, de nombreuses PME françaises ont délocalisé(totalement ou partiellement) leurs activités de la Chine vers la Malaisie, où l’environnement des affaires leur semble plusabordable.Les investisseurs français restent largement devancés par les Japonais, les Chinois, les Singapouriens, les Coréens et les États-Uniens, ainsi que par les Allemands, les Néerlandais, les Norvégiens et les Danois.Cette relative sous-représentation des investissements français en Malaisie pourrait être corrigée grâce à l’émergence desnouveaux marchés privilégiés par le gouvernement malaisien dans le cadre du Nouveau modèle économique annoncé enmars 2010 : technologies vertes, tourisme, éducation, finance islamique, industrie pharmaceutique, pétrochimie,électrique ou électronique, huile de palme.Environnement des affaires et conseils pratiquesLes usages du paysL’anglais est la langue des affaires. Les Malaisiens ont généralement un bon niveau d’anglais, l’enseignement de cette languedébutant dès le primaire et se poursuivant jusqu’à la fin du secondaire. Le coût d’un interprète est d’environ 500 MYR parjour.Demande de rendez-vous : qu’elle concerne un établissement privé ou public, elle doit être accompagnée d’informations survotre société et préciser l’objet de la rencontre. Il ne faut pas hésiter à reconfirmer le rendez-vous la veille. Il faut arriver àl’heure à l’entretien.Cartes de visite : elles sont indispensables et doivent être rédigées en anglais. Lorsque votre interlocuteur est d’originechinoise, il est poli de tendre sa carte et de récupérer la sienne avec ses deux mains.Tenue vestimentaire : une tenue correcte et sans fantaisie est recommandée. En l’absence de veste, il convient desprivilégier les chemises à manches longues.- 6 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSRègles de communications lors des contacts professionnels et personnels : le jour de l’entretien, il faut concentrer sonattention sur le cadre le plus haut placé. L’ordre et la hiérarchie sont en effet importants dans le mode de pensée malaisien,et il convient de le respecter. Aussi, pensez à saluer le supérieur hiérarchique avant ses subalternes, et à vous adresser à luiplutôt qu’aux autres. Comme en France, la poignée de main est usuelle en guise de salutation.Les pratiques commerciales du paysMoyens de paiementsLe crédit documentaire est le moyen de paiement le plus utilisé par les entreprises françaises exportant des produits enMalaisie. Il est émis par une banque de droit malaisien ou par une banque étrangère en Malaisie. Si son usage est vivementconseillé lors d’une première relation d’affaires avec une entreprise malaisienne, certaines grosses entreprises, disposant debonnes signatures, refusent de l’utiliser. Dans ce cas-là, l’encaissement documentaire est à privilégier. Il existe d’autresmoyens de paiement, moins fiables, utilisables en Malaisie : virement par swift (pour les entreprises françaises connaissantdéjà leur client malaisien), paiement par chèque de banque (pour des opérations ponctuelles) le paiement par chèque étantvivement déconseillé. La lettre de change, le billet à ordre et la technique des comptes centralisateurs sont peu utilisés.Règlementations de base ou référentiel à consulterL’Employment Act de 1995 et les Amendments 1998 sont les principales législations gérant les réglementations du travail enMalaisie. Concernant la fiscalité, l’Income Tax Act est le règlement de base sur l’imposition des sociétés.Formalités administratives et décalage horaireUn passeport d’une validité supérieure à 6 mois est obligatoire pour entrer sur le territoire malaisien.Pour les ressortissants de l’Union européenne, aucun visa n’est nécessaire ni pour les séjours d’affaires (rencontres, missionsde prospection commerciale), ni pour les voyages à but touristique d’une durée inférieure à 3 mois. Toutefois, un billetd’avion retour peut-être demandé à la douane (ou à l’embarquement à Paris) pour justifier de la durée du séjour.La Malaisie péninsulaire, tout comme la Malaisie orientale, est dans la zone horaire du GMT + 8heures. Le décalage est doncle suivant : été = heure française + 6 heures ; et en hiver = heure française + 7 heures.En matière de commerce international, le paiement de « faveurs » peut s’avérer une pratique courante afin defavoriser la conclusion d’une affaire. Une quelconque facilité (matérielle ou pécuniaire) peut être attendue enéchange de services fournis par l'administration, ou par d'autres entreprises. Ainsi, certaines entreprises quitravaillent régulièrement à l’international peuvent être invitées à payer des pots-de-vin en vue de gagner descontrats, ou des « pourboires » afin d’obtenir un traitement prioritaire de leur dossier au sein desadministrations.L'entreprise doit cependant être consciente que pratiquer la corruption peut être dangereux d'une part parceque certains pays la condamnent fortement aux travers de mesures anti-corruption, d'autre part parce que lacorruption peut avoir des implications directes sur la gestion de l'entreprise.Le manager international doit être très attentif à tracer une ligne distincte entre « la voie raisonnable » pourfaire du commerce international, et des pratiques relevant directement de la corruption. Les pots-de-vinouvrent la voie vers une performance de mauvaise qualité et à la perte de repères moraux parmi le personnelde l'entreprise. La corruption mène à la propagation de pratiques commerciales contraires à l'éthique.C’est pourquoi l’OCDE a adopté une convention, en décembre 1997, sur la lutte contre la corruption qui établitdes normes juridiquement contraignantes tendant à faire de la corruption d’agents publics étrangers dans lestransactions commerciales internationales une infraction pénale et prévoit un certain nombre de mesuresvisant à mettre en œuvre efficacement cette infraction.Notre Agence souscrit aux principes de cette convention et invite l’ensemble de ses clients à prendreconnaissance du décret n° 2000-948 du 28 septembre 2000 portant publication de cette Convention et à enmesurer les enjeux dans le cadre de leurs pratiques professionnelles.- 7 - © 2012 – UBIFRANCE


FICHE PAYSPour aller plus loin dans votre compréhension du marché malaisien et de la pratique des affaires dans ce pays, nous vousrecommandons vivement l’acquisition du Guide des Affaires Malaisie 2012, disponible en téléchargement :www.ubifrance.fr/malaisie/001B1200370A+guide-des-affaires-malaisie-2012.html.UBIFRANCE vous propose quatre gammes complètes de produits et services d’accompagnement pour vous aider àidentifier les opportunités des marchés et à concrétiser vos projets de développement international.• Gamme Conseil : pour obtenir la bonne information sur les marchés étrangers et bénéficier de l’expertisedes spécialistes d’UBIFRANCE.• Gamme Contact : pour identifier vos contacts d’affaires et vous faire bénéficier de centaines d’actions depromotion à travers le monde.• Gamme Communication : pour communiquer à l’étranger sur votre entreprise, vos produits et votreactualité.• Volontariat International en Entreprise (VIE) : pour optimiser votre budget ressources humaines àl’internationalRetrouver le détail de nos produits sur : www.ubifrance.fr© 2012 – UbifranceToute reproduction, représentation ou diffusion, intégrale ou partielle, par quelqueprocédé que ce soit, sur quelque support que ce soit, papier ou électronique, effectuéesans l’autorisation écrite expresse d’Ubifrance, est interdite et constitue un délit decontrefaçon sanctionné par les articles L.335-2 et L.335-3 du code de la propriétéintellectuelle.Clause de non-responsabilité :Ubifrance ne peut en aucun cas être tenu pour responsable de l’utilisation et del’interprétation de l’information contenue dans cette publication dans un but autre quecelui qui est le sien, à savoir informer et non délivrer des conseils personnalisés.Les coordonnées (nom des organismes, adresses, téléphones, télécopies et adressesélectroniques) indiquées ainsi que les informations et données contenues dans cedocument ont été vérifiées avec le plus grand soin. Toutefois, Ubifrance ne saurait enaucun cas être tenu pour responsable d’éventuels changements.Prestation réalisée sous système de management de la performance certifiée BVC ISO9001 : 2008.Auteur : UBIFRANCE Malaisie – Bureau de Kuala LumpurAvec la contribution du Service économique de Kuala LumpurAdresse :Ambassade de France en Malaisie196, Jalan Ampang - PO Box 10575 - 50718 KualaLumpurRédigé par Caroline Morand, Juliette MallezRevu par François MatraireVersion du 20 mars 2012Version originelle du 12 août 2009- 8 - © 2012 – UBIFRANCE

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