Juin 2013 - Séminaire Saint-François

ss.f.com

Juin 2013 - Séminaire Saint-François

LA PRESSFSéminaireSaint-François


Table desmatièresParution N°42 L’EsclaffeSOMMAIRE3 Le Gala Culturel4-5 Cinéma et télévision6-7 Le Coin Lecture8-9 Dossier complet du F.E.Q.10 La pelouse et autres plaisirs10 La Saint-Jean Baptiste11 Les paresseux12 Jeunes explorateurs13 La crème glacée14-15 Actualités scientifiques16-17 Mon SSF: Sur le vif18-19 Entrevues d’enseignants20 Quarante-deux21 Le Gong Show22-24 L’intelligence des plantesLA PRESSFLa troupe de théâtreL’EsclaffePar Marie-Ève Clarkomment peut-on blasphémer, hurler et sacrer dansC l’école en toute légitimité? C’est simple, il s’agitde jouer dans la pièce « Les Belles-Sœurs » de MichelTremblay! Et d’être dans la talentueuse troupe de théâtredu Séminaire St-François, dénommée l’Esclaffe. Les 24-25 avril passé, les comédiennes (et le comédien) du deuxièmecycle se sont joyeusement exclamées sur scène,jouant prodigieusement toutes leur rôle à merveille.Cette pièce, critique de la condition pittoresque desfemmes des années 60, est un classique québécois que latroupe a interprété de manière très professionnelle.Chaque comédien savait rester dans son rôle, nous fairerire ou serrer notre cœur au moment opportun.Dans un environnement artistiquementpréparé par l’équipe de Pub etDécor, les 14 « femmes » discutaientautour d’une table, chez leur consœurGermaine Lauzon, qui venait de gagnerun million de timbres. Dans l’espoir de parvenir àles coller plus rapidement, elle demande l’aide de sesamies, et ce qui aurait pu se passer très calmementtourne au drame bien assez vite, dès que l’envie rentreen jeu. L’envie et… une série d’autres commentairesmal placés. Tour à tour, chacune s’exprime librement,dans des monologues toujours pertinents.Félicitations à toutes les comédiennes et au comédien dela troupe de théâtre, pour les présentations exceptionnellesde cette pièce. Les innombrables soirées passées àrépéter en auront valu la peine !25 La langue « française »26 Tornade dans l’Oklahoma27-29 Le voyage en Europe29 Saison de rugby 201330 Bilan sportif annuel31 L’haltérophilie{ La PreSSF 2012-2013 }2


LA PRESSFLe Gala CulturelPar Marie-Ève Clarke Gala culturel, attendu de tous depuis le début de l’année, s’est tenu les 3 et 4 mai dernierà la salle Saint-François. Pour l’occasion, plus de 55 personnes s’étaient impli-Lquées : artistes, créateurs de décors, éclairagistes, etc. Tous se sont donnés au maximumpour offrir aux spectateurs avides un spectacle de qualité. Bien que les soirées aient distraitagréablement les auditeurs, il faut savoir que le Gala avait également pour but de mettre envaleur les élèves qui se sont démarqués au niveau culturel. Certes, cette remise de prixn’ayant eu lieu que le samedi soir, pour ceux qui souhaitaient plus simplement assister auxprestations, ils ont pu le faire vendredi.D’ailleurs! Les prestations. Toutes musicales,elles tournaient bien entendu autour du mêmethème : Pop. Des chansons populaires modernesen reculant jusqu’aux classiques des années passées,on a pu s’enthousiasmer d’entendre desairs nous évoquant toutes sortes de souvenirs(par exemple, la mélopée Edelweiss, tirée dufilm « La mélodie du bonheur »). Particulièrementcalmes ou touchants, certains numérossavaient mettre la salle au ralenti, tandis qued’autres l’enflammaient littéralement. Les troismedleys présentés, tous très originaux, avaientcette caractéristique de faire virer les émotionsde la salle d’un bord et de l’autre par la diversitémusicale qui s’enchaînait. Encore une fois, il nefaudrait pas oublier de mentionner les divertissantesanimations qui nous étaient présentéesplusieurs fois dans la soirée. Romy Bouchard,Florence Bordeleau-Gagné, Inès Gargya et JanieFaucher-Roy savaient faire rire l’assistance parl’originalité de leurs créations et nous leur devonsune bonne série de gloussements!La soirée de samedi soir, comme mentionnéprécédemment, soulignait l’implication culturellede différents élèves du Séminaire par denombreux prix. Félicia Nicole, Marianne Lépine,Stéphanie Bovet, Lysandre Provost, ArthurDaigneault, Jade Montminy, Laurence Turcotteet Xavier Chandonnet ont été les heureux etméritants gagnants dans leur catégorie. Aveceux montèrent sur scène deux, trois ou quatreautres élèves sélectionnés, qui furent égalementrécompensés.Ce soir-là était très important pour tous lesélèves impliqués, que ce soit les musiciens oules lauréats. Il faut dire que dans une écolecomme le Séminaire St-François, dont la réputationest basée principalement sur le sport, il esttoujours réconfortant de savoir que chaque année,les arts progressent de plus en plus entre lestissus des adages de l’école, pour se tailler uneplace légitime. C’est grâce à la qualité dechaque prestation et au dévouement de chaqueartiste, que peu à peu, le Séminaire peut clamerouvertement que oui, le sport prend une placeimportante dans la vie scolaire, mais que les artssont tout aussi valorisés et essentiels à l’équilibrede l’institution.Encore une fois un grand bravo à toutes les personnesimpliquées, qui font vivre les Arts ausein de notre école!3


LA PRESSFSéries téléviséesPar Tristan St-Jean-GamacheDu talent à revendreDate de la première : 4 juin 2013Mettant en vedette : Howie Mandel,Howard Stern, Mel Brown...Au cours de la saison estivale, il n’est pasrare de constater à quel point la qualité etle niveau d’intérêt des programmes télévisuelslaisse très souvent à désirer. Je vouspropose donc ici une émission qui vousfournira du divertissement à coup sûr : il s’agit de America’s Got Talent. Cettecompétition culte de la télé-réalité américaine est de retour pour une huitièmesaison, qui s’annonce haute en couleur et en talents de toutes sortes. En bref, lesparticipants doivent démontrer aux juges ainsi qu’à la nation des États-Unis en quoi consiste leurdon et de quoi ils sont capables. Pour ce faire, ils bénéficient de 90 secondes de prestation pendantlesquelles ils démontrent leur numéro, le tout en espérant pouvoir progresser dans l’aventure et serapprocher du grand prix. Cette année, le panel sera composé de quatre juges, soit un de plus quel’année passée. C’est la très appréciée Sharon Osbourne qui quitte et laisse sa place à MelanieBrown (chanteuse) et Heidi Klum (mannequin). On peut donc s’attendre à beaucoup de choix déchirants.C’est à ne pas manquer sur les ondes de NBC à partir du 4 juin.DexterDate de la première : 30 juin 2013Mettant en vedette : Jennifer Carpenter,Michael C. Hall, J. RemarLes péripéties du très célèbre expert médico-légalen analyse de traces de sang (ettueur en série) de Miami se poursuiventenfin avec douze nouveaux épisodes, augrand plaisir de plusieurs. À quoi s’attendrepour cette nouvelle et dernière saison? À encore plus d’émotions fortes,de suspense, de justice… Le tout bien entendu agrémenté de petites touchesd’humour sans doute. Dexter est l’une des séries américaines les plus visionnéeset appréciées de tous les temps. Elle a été nominée à 25 reprises aux Emmy Awards dans la catégoriede la meilleure télésérie dramatique, en plus d’avoir fourni au réseau Showtime les plus grandescotes d’écoute de son histoire. Et ce n’est pas sans raison, car les synopsis et les jeux d’acteurs sonttout simplement sensationnels. L’incroyable Dexter Morgan nous a fait vivre des moments inoubliablesdans le passé (saisons 2 et 4 par exemple), qui, par leur excellence, incitaient tout téléspectateurà se river devant son écran dans le but de connaître la suite à tout prix. Il reste maintenant àsavoir si la saison 8 sera à la hauteur de ces véritables petits bijoux de la télé.Breaking BadDate de la première : 11 août 2013Mettant en vedette : Bryan Cranston,Aaron Paul, Anna GunnLa fin est finalement là. Après quatre saisonscolossales, la conclusion de l’histoirede Walter White est à notre portée (oupresque). Qui est-il? Un professeur dechimie surqualifié qui doit subvenir auxbesoins de sa famille composée de son fils handicapé et de sa femme Skyler. Leseul problème, c’est qu’il est atteint d’un cancer du poumon dévastateur et est àcourt de ressources. Il doit donc utiliser des moyens peu commodes pour donnerune véritable signification à son existence et aider ses proches. Avec l’aide de l’un de ses anciensélèves, il mettra donc en place, afin d’amasser un peu d’argent, un laboratoire aux utilités quelquepeu troublantes et pas vraiment selon les règles. Il ne fait absolument aucun doute que vous nepourrez pas résister à l’envoûtement de l’intriguant personnage. Le feuilleton épique de la chaîneAMC de Vince Gilligan nous présentera, pour la deuxième moitié du cinquième volet, un hommedans la solitude et le désespoir. Avec un budget dépassant les trois millions de dollars par épisode,il n’a pas l’intention de décevoir. Mais saura-t-il combler les fans de longue date et leurs trèshautes attentes? À suivre…4


LA PRESSFSuggestions CinéPar Tristan St-Jean-GamacheL’université des MonstresDate de sortie : 21 juin 2013Mettant en vedette : Billy Crystal,John Goodman, Steve BuscemiQui ne se souvient pas de l’incroyableœuvre cinématographique d’animationMonstres, Inc., ce film culte de 2001 danslequel les méchantes créatures génèrentl’électricité de leur ville en faisant peuraux enfants, qui sont une source de contamination des plus graves pour eux?Dans ce premier opus, la situation avait alors tourné au drame lorsque la petiteBoo s’était infiltrée dans Metropolis. Et bien ravissez-vous, car après plus de dixannées d’attente, un autre volet, en quelque sorte, de cette perle rare qui avait fait l’unanimité dansle domaine de la critique sortira en salles dès le 21 juin prochain. Belle façon de terminer l’annéescolaire en beauté et de bien amorcer la saison estivale! Vous pourrez retrouver James P. « Sulley »Sullivan et Michael « Mike » Wazowski lors de leur toute première rencontre, dix ans avant lesévénements du premier film (préquelle), les deux compatriotes se spécialisant à l’université dans ledomaine de l’effroi. Au départ, ils devront faire face à quelques problèmes de différences, mais ilsse rendront vite compte qu’ils sont en réalité faits pour être les meilleurs amis du monde.White House DownDate de sortie : 28 juin 2013Mettant en vedette : ChanningTatum, Jamie Foxx, M. GyllenhaalLa Maison-Blanche semble être en vedetteces temps-ci… Après la sortied’Olympus Has Fallen il y a un peu plusde deux mois, on a maintenant droit àWhite House Down, film réalisé par RolandEmmerich, qu’on connaît notamment pour The Patriot ou encore IndependanceDay. Il faut donc dire que s’il y a bien quelqu’un qui peut mettre sur piedun scénario d’une telle envergure patriotique, c’est bien Emmerich. Dans sonfilm, un groupe paramilitaire très puissant tente de prendre d’assaut la demeure du président desÉtats-Unis, qui est joué par Jamie Foxx. Bien entendu, le classique héros américain se porte à larescousse pour sauver la situation et déjouer le coup d’État. Ici, il s’agit du policier John Cale, quiavait jadis auditionné pour devenir membre des Services Secrets, mais sans succès. Il aura doncmaintenant la chance de faire valoir son talent dans les conditions les plus difficiles imaginables ensauvant à la fois le président et sa fille. À première vue, ce synopsis est semblable à celui d’OlympusHas Fallen. Saura-t-il l’égaler ou le surpasser? C’est la question que tout le monde se pose.Après la TerreDate de sortie : 31 mai 2013Mettant en vedette : Will Smith,Jaden Smith, Isabelle FuhrmanFilm américain de science-fiction, Après laTerre (ou After Earth en version originale)mettra en vedette deux personnages dansune relation père-fils, tout comme le sonten réalité les deux acteurs qui les incarneront.En effet, Will et Jaden Smith auront maintenant la chance de pouvoir semettre à merveille dans la peau de leur personnage respectif dans le but de fairevivre à tout téléspectateur des moments forts en émotions. Pour l’occasion,Cypher (Will) doit tenter le tout pour le tout afin de sauver son fils Kitai (Jaden), qui se retrouvedans un état critique suite à l’écrasement de leur vaisseau spatial sur la Terre, endroit qu’ils ontquitté en même temps que le reste de la population il y a environ un millénaire. Cette mission infructueuse(en raison des méfaits d’un champ d’astéroïdes) tissera sans doute des liens forts entreles deux personnages, qui tenteront par tous les moyens possibles de retourner au nouveau domiciledes humains, la planète Nova Prime.. Le tournage ayant été effectué au Costa Rica et le synopsisdu film étant très inspirant, on peut s’attendre à des jeux d’acteurs époustouflants ainsi qu’à desimages saisissantes.5


LA PRESSFLe Coin LecturePar Mme Sandra LambertInterception / Marin LedunRageot, coll. Thriller, 2012, 249 p.Roman fantastique accrocheur qui fait légèrement penser au film à succèsInception. L’histoire se déroule dans un établissement spécialisé offrant à lafois un programme éducatif et des soins à des adolescents souffrant d’épilepsie.Le médecin qui dirige l’établissement pratique des expériences douteusessur les épileptiques, lesquelles consistent à déclencher, par le biais d’un médicament,des crises d’épilepsie qui entraînent les jeunes dans un pseudo sommeilà l’intérieur duquel ils se retrouvent dans un labyrinthe donnant accès àdes mondes parallèles aussi effrayants qu’idylliques. Étrangement, le personnageprincipal, qui vient d’arriver dans cette école, a depuis longtemps descauchemars qui se déroulent dans ce même labyrinthe hanté par des spectres.Et l’un de ces spectres, se trouve à être un des élèves de l’école.Les enfants rats / François JayPlon Jeunesse, 2009, 216 p.Une dystopie captivante à conseiller à tous ceux qui ont aimé Hunger Games.Depuis qu’un gouvernement totalitaire a pris le pouvoir, l’équilibre du mondea basculé. Ceux qui ont tout perdu finissent souvent par trouver refuge dansles égouts, là où règne la loi du plus fort. Irielle a refusé de devenir une enfant-rat. Elle vit seule avec un petit garçon qui avait été « jeté » aux égouts. À cetenfant, elle a appris à lire et à écrire afin de le préserver du manque d’éducationqui rend le sort des enfants-rats encore plus pénible, surtout s’ils se fontcapturer par la police. Jusqu’au jour où leur vie croise celle de Nolane, unenfant-rat qui aspire à une autre vie. Parallèlement, une résistance s’organiseau sein de la population. Le but poursuivi par cette organisation clandestineest de faire tomber le gouvernement qui prive le peuple de sa dignité et de sa liberté. Ce combat nepourra être gagné sans l’union des forces de chacun des groupes.Rien / Jeanne TellerLes Grandes Personnes, 2012, 136 p.Un roman choc qui fait réfléchir sur le sens de la vie. Tout commence le jourde la rentrée scolaire, lorsque Pierre, un élève d’une classe de 2ème secondaire,annonce à ses camarades qu’il quitte l’école parce qu’il a compris querien n’a de sens, et qu’il n’y donc rien à faire. Que tout ce qui commence va seterminer, alors à quoi bon faire quoi que ce soit? Ébranlés par les affirmationsde ce dernier, les autres élèves de la classe décident de constituer un « montde signification » afin de lui prouver qu’il a tort. Chacun devra y déposerquelque chose qui en a, justement, de la signification. Tousdoivent faire un sacrifice demandé par les autres. Maisce qui commence par le sacrifice de petits objets signifiantsdevient rapidement beaucoup plus sournois et tragique… et ce, jusqu’àl’irréparable.6


LA PRESSFLe Coin Lecture (suite)Quinze minutes : conte allégorique / Patrick SenécalVLB éditeur, L’orphéon, 2013, 178 p.Le dernier livre de Patrick Senécal s’éloigne du roman d’horreur, son genrede prédilection, pour renouer avec un propos plus engagé dans lequel il nouspropose une critique sociale qui rappelle son chef d’œuvre, Le vide. Le protagonisteest propriétaire d’une agence de marketing au mandat bien superficiel: trouver des concepts afin que n’importe quel inconnu devienne une vedettesur Internet. Désabusé et peu fier de la vie qu’il mène, sa vie sera bouleverséepar la demande inhabituel d’un client : trouver le concept qui redonneradu crédit à l’intelligence.La quête des livres-mondes (trilogie) / Carina RozenfeldIntervista, 2008, 300 p.Cette trilogie fantastique met en scène deux adolescents qui, jusqu’à l’âge de16 ans, ont vécu une vie de terrien tout à fait normal. La nuit où des ailes ontpoussé dans leur dos, leur vie a pris une toute autre direction. Un vieil hommeleur apprend qu’ils sont originaires de Chébérith, une planète disparue dans lenéant à cause de l'entité appelée l'Avaleur de Mondes. Ces deux jeunes apprennentqu’ils ont pour mission de recréer leur planète d’origine en rassemblantles trois livres-mondes cachés sur Terre afin d’échapper à l’effacement.Dans ces livres, sont enregistrés les âmes, les lieux et l’histoire de ce mondedisparu. Sans aucun indice, contraint de cacher leur véritable identité et avecla menace potentielle que l'Avaleur de Mondes revienne, leur missions’annonce fort difficile.Les membres du Club de lecture du SSF ont craqué pour :Titre Auteur GenreSissi, journal d'Élisabeth, futureimpératrice d'Autriche Catherine de Lasa Roman historiqueErnest & Rebecca Bianco ; Dalena Bandes dessinées (4 tomes)Je m’appelle Mina David Almond Roman réalisteKid Paddle Midam Bandes dessinées (13 tomes)Nikki Pop Jade Bérubé Roman réalisteRouge poison Michèle Marineau Roman policierLa Sélection Kiera Cass Roman de science-fiction (dystopie)Silmarillion J. R. Tolkien Roman fantastiqueZarla Kristin Cashore Bandes dessinées (4 tomes)7


LA PRESSFFestival d’été de Québec 2013: ProgrammationPar Tristan St-Jean-GamacheL e très attendu Festival d’été de Québec est de retour cette année pour une 46e édition quidébutera, comme c’était le cas lors des années passées, le premier jeudi du mois de juillet.À quoi s’attendre pour cet événement musical, le plus important au Canada? Saura-t-ilcombler les espérances souvent très élevées des amateurs? C’est ce que je tenterai d’élucider.C’est le 23 avrildernier que nousavons eu la chancede connaître lesnombreux artistesqui allaient visiterla Vieille-Capitaleen vue de spectacleshauts en couleur, alors que l’organisationdu F.E.Q. dirigée par Daniel Gélinas dévoilait saprogrammation. Cela a suscité plusieurs réactions,de la déception la plus absolue à l’engouementle plus dément. Pourquoi un niveau desatisfaction aussi variable? Parce que la programmationde cette année nous présente despotentiels de spectacles de styles variés, d’artistessouvent bien connus qui ont fait leurspreuves, mais rien (ou presque) qui ne sort complètementde l’ordinaire. En effet, on ne peutpas vraiment parler de têtes d’affiche, car laplupart des groupes qui offriront une performance,particulièrement sur la scène Bell, semblentsusciter des niveaux d’intérêt similaires.Bien sûr, quelques noms ressortent du lot. Onpense notamment à ceux de Bruno Mars, ayantbeaucoup de succès dans le monde du pop, et deTiësto, le D.J. le mieux payé au monde, qui risquentsans doute d’attirer un peu plus de spectateursque les autres. Dans le cadre de cette édition,le but du Festival d’été était de bâtir uneprogrammation équilibrée et diversifiée. Onpeut dire que c’est mission accomplie. Seulement,certains la considèrent comme un peumonotone. Probablement que ces derniers sontdu genre à vouloir se procurer un laissez-passerdans le but d’assister à deux ou trois spectacleset de vivre les moments forts du Festival. Cependant,il est probable qu’ils aient de la difficultéà cerner auxquels ils comptent se rendre.D’un autre côté, ceux et celles qui ont l’intentionde se rendre à tous les spectacles présentés8sur les scènes principales risquent de ne pas êtredéçus, car le calibre sera en général assez bon(sans plus) et, par-dessus tout, il ne devrait pastrop y avoir de creux de qualité lors de ces onzejours, qui constituent la meilleure source de divertissementdurant l’été pour plusieurs.Pour ce qui touche aux artistes en tant que tel,nous aurons droit sur la scène Bell à Wiz Khalifa,Weezer, les Trois Accords, Def Leppard etplusieurs autres. Nous pourrons également yvoir à l’œuvre Rush, pour qui on a réservé unesoirée entière (sous-entendant une scène à leurimage et un spectacle imposant). Sans oublierThe Black Keys, dont la présence en tant quegroupe principal d’une soirée a été critiquée,compte tenu du fait que la formation avait remplila fonction de première partie, il y a de celaseulement deux ans. Sur les autres scènes, on nedevrait également pas s’ennuyer. Même qu’il estpossible que les festivaliers aient parfois à fairedes choix déchirants. Le meilleur exemple étantprobablement le cas du samedi 13 juillet, alorsque Down With Webster et Marianas Trenchseront sur la scène Loto-Québec, et Def Leppard,sur la scène Bell. Pour les partisans demusique francophone, vous serez égalementcomblé grâce à son omniprésence.Bref, l’édition 2013 du Festival d’été s’annoncerelativement charmante, mais il en demeurequ’il serait surprenant qu’on en reparle dans lesannées postérieures comme on l’a fait avec lesMetallica et Elton John en 2011, par exemple.


* Pour la programmation complète, consultez infofestival.com.LA PRESSFFestival d’été de Québec 2013: Horaire et prix miroirPar Florence Bordeleau-Gagnécoutez. Écoutez cette musique qui fait vibrer chaque partie de votre corps, qui impose unÉ rythme aux battements de votre cœur. Écoutez cette musique qui vous fait bouger un genou,peut-être un pied, peut-être un simple doigt. Vous fermerez les yeux et y goûterez. Cettemusique que vous aimez tant, ces artistes qui vous font rêver ou ceux qui vous impressionnent,les musiciens talentueux qui vivent leur passion, tout cela passera en l’instant d’un claquementde doigts sur les plaines d’Abraham cet été.La programmationDate Scène Bell Scène Loto-Québec4 juillet 20 h : Quand le Québec Chante 19 h 00 : Here we go Magic21 h 30 : Belle & Sebastian5 juillet 20 h 45 : Wiz Khalifa21 h 30 : Wu-Tang Clan6 juillet 20 h : Eagles of Death Metal21 h 30 : The Black Keys7 juillet 20 h : M21 h 30 : Les Trois Accords8 juillet 20 h : Ellie Goulding21 h 30 : Bruno Mars9 juillet 20 h : MGMT21 h 30 : Weezer20 h 25 : The Hunters21 h 30 : Bad Religion20 h 15 : Karim Ouellet21 h 30 : Cœur de Pirate19 h 45 : Vovoid21 h15 : Avantasia20 h : Bernard Adamus21 h 30 : Lisa LeBlanc20 h 15 : Justin Townes Earle21 h 30 : Emmylou Harris & R. Crowell10 juillet 20 h 30 : Rush 20 h 30 : Zeds Dead22 h : Bassnectar11 juillet 21 h 30 : Wolfgang Gartner22 h 30 : Tiësto20 h : Ingrid St-Pierre21 h 30 : Richard Desjardins13 juillet 20 h : Foreigner21 h 30 : Def Leppard14 juillet 19 h : Zaz21 h 30: Stevie Wonder20 h : Down With Webster21 h 30 : Marianas Trench20 h : David Giguère21 h 30 : Robert CharleboisJ’en profite pour faire une mini publicité du groupe X-Ray Zebras, de jeunes Québécois (dont moncousin). Ils vous emporteront au rythme de leur musique électro-jazz le 8 juillet au Cercle. Allezconsulter leur page Facebook!Le Prix MiroirLes Prix Miroir existent depuis 1989 et visent à promouvoir les artistes qui ont su se démarquerdurant le Festival. Jugées par des professionnels du milieu, les prestations permettent de découvrirdes talents d’ici ou d’ailleurs. Afin que toutes les catégories d’artistes soient représentées, le Festivalsélectionne dix artistes par type musical. Voici une liste des Prix Miroirs du Festival :▪ Prix Miroir du Spectacle le plus populaire▪ Prix Miroir de la Renommée▪ Prix Miroir Coup de cœurJe souhaite à tous un superbe Festival!▪ Prix Miroir Innovation▪ Prix Miroir Auteur-compositeur-interprète d’ici▪ Prix Miroir des Musiques et Folklores du monde▪ Prix Miroir Célébration de la langue française9


LA PRESSFLa pelouse et autres petits plaisirsPar Florence Bordeleau-Gagné’été est hôte de bonheurs minuscules, de petits instants qu’il faut saisir, goûter, sentir.L L’été est synonyme de soleil, de chaleur, mais aussi de l’odeur grillée du barbecue. L’étéest, de loin, ma saison préférée.Il y a d’abord la pelouse, que les gens s’entêtentà garder bien verte, bien tondue. Quand jeferme les yeux sur ma galerie, j’entends la finepluie, produite par les arroseurs automatiques duvoisin, qui mouille la bordure du trottoir.Il y a ensuite les cris des enfants qui s’amusentdehors. Durant l’été, ils sont là bien plus souvent,car les parents ne sont pas obligés de lesforcer à aller jouer : ils y vont d’eux-mêmes,que ce soit pour apprendre à faire du vélo oupour se baigner.Aussi, il y a cette petite brise qui nous décoiffejuste assez pour ne pas nous embêter. Un douxsouffle qui vient apaiser la chaleur d’août. Parceque quoi que l’on dise, l’été au Québec estchaud.Vers 17 h, si j’ai faim, c’est mortel. L’heure dusouper. Brochettes, grillades, hamburgers…L’odeur du barbecue est délicieuse.Je me plais aussi à m’asseoir au soleil, avec monchien, dégustant un Tube que j’ai fait congeler.Ensemble, nous plissons les yeux à cause de lalumière.Il y aussi les soirées autour du feu avec de bonsamis. Il y en toujours un qui a amené sa guitare,qu’il gratte distraitement. Parfois, le feu devientsi fort qu’il nous brûle les genoux, alors onprend un peu de recul. Vers la fin de la soirée,on fait ce qui nous énerve tellement lorsque nosparents partent de chez leurs amis : on se dit aurevoir environ deux mille fois et on finit parpartir une heure après l’annonce de notre départ.Ainsi, à quatre heures du matin, les oiseauxchantent déjà, et c’est la tête légère qu’onmarche jusque chez soi. On se couche reposé, eton se lève tard, mais cela n’a pas d’importance.Car l’été, on peut prendre notre temps. L’été, onprofite pleinement de notre jeunesse. Et l’été,les gens ont de belles pelouses.Un peu d’histoire…Tout a commencé il y a très longtemps, lorsqueles Païens fêtaient le solstice d’été. Durantcette célébration, un grand feu devait être allumé,symbole de lumière. C’est en France quel’on commença à l’associer à Jean, le cousin deJésus, surnommé « le baptiste », ayant le premierreconnu puis baptisé le Christ. Depuis, lacélébration païenne se nomme la Saint-JeanBaptiste…Pourtant, ce n’est qu’en 1827 que cette fête, quiLa Saint-Jean BaptistePar Florence Bordeleau-Gagnéavait été écartéepar la Conquête,reprendvie grâce aujournaliste LudgerDuvernay.Son but serait decréer une fête nationale aux Canadiens. Selontoute vraisemblance, ce plan a fonctionnéet la tradition perdure depuis de nombreusesannées, même que, depuis 1925, elle est reconnuecomme « officielle » et est déclaréecomme un congé férié.10


Aujourd’hui la Fête nationale du Québec,c'est…Près de 750 projets, du plus petit au plusgrand, occupant autant de sites, répartis sur l'ensembledu territoire. Il y a plus de 20 000 bénévolesparticipants, 1050 spectacles, des chansonniersaux marionnettes, en passant par lesplaines d'Abraham ou le parc Maisonneuve.Pour la famille, il y a au-delà de 700 jeux organisés.Et n’oublions pas les 360 feux de joie…Et cette année…Ce 23 juin, les plaines d’Abraham accueillerontles fameux Cowboys Fringants, groupe québécoisexprimant notamment son engagementpar rapport à l’indépendance du Québec et àLA PRESSFLa Saint-Jean Baptiste (suite)Les ParesseuxPar Pierre-Yves Caron-Ouellettel’environnement dans ses chansons de style« rock alternatif ». Entourés de Plume Latraverse,Lisa Leblanc et Louis-Jean Cormier, lesCowboys Fringants nous promettent une soiréeinoubliable. Le spectacle débutera à 21 h et sepoursuivra jusqu’à très tard dans la soirée avecd’autres groupes tels Équinoxe et Bodh’Aktan.Cette année encore, le spectacle sera diffusé àcompter de 21 h 30, sur les ondes de Télé-Québec ainsi que sur le réseau Rythme FM, àCKOI et au 102,9 Souvenirs garantis. C’estd’ailleurs la première fois que les Cowboys acceptentde faire un spectacle pour la télévision.Il s’agit, sans aucun doute, d’un évènement à nepas manquer!out le monde sait ce qu’est un paresseux, cet animal qui fait l’objet de nombreusesT blagues. En plus de son apparence ridicule, il possède de nombreuses caractéristiquesqui en font une véritable mascotte du web. Voici donc un court article en son honneur.Tout d’abord, le paresseux, contrairement à la croyance populaire,ne dort pas 18 heures par jour, mais plutôt 9 heures et demie enmoyenne, lorsqu’il est dans la nature. Il vit environ 12 ans en milieunaturel et pèse de 4 à 8 kg. Il se développe dans sa fourrure des espècesd’algues microscopiques, ce qui entraîne un changement saisonnierde sa couleur. De plus, sa fourrure peut abriter jusqu’à 13espèces d’insectes différentes! Au sol, il doit ramper et donc se déplaceà une vitesse de 0,5 à 1,5 km/h (soient moins de 10 m par minute jusqu’à un maximum de25 m par minute). Le paresseux se nourrit d’à peu près n’importe quoi, cependant il créera sonpropre régime alimentaire durant les six premiers mois de sa vie (grandement influencé par celuide sa mère), durant lesquels ses cellules digestives se spécialiseront à un tel point qu’il pourramourir de faim en ayant l’estomac plein d’aliments qu’il n’a jamais digérés. Son métabolismetrès lent ne l’avantage pas sur ce dernier point. Finalement, le cycle de reproduction de l’animalest de 14 à 16 mois. Lors de l’accouplement, les partenaires s’enlacent pendant 48 heures! Qu’est-ce qui fait donc que ces créatures sont un grand centre d’intérêt sur le web? C’est sans aucundoute leur lenteur caractéristique à chacune de leurs actions ainsi que leur apparence soit de quelqu’und’anormalement calme, soit d’un psychopathe.Si vous adorez tellement les paresseux qu’il vous prend l’envie folle et soudaine d’en posséderun comme animal de compagnie, sachez que cela est impossible à moins d’avoir un permis spécial,puisqu’il ne s’agit pas d’un animal domestique. Cependant, si vous êtes assez motivés pourinvestir d’importants montants d’argent ainsi que beaucoup de temps pour obtenir les papiers, ilest possible d’avoir son propre paresseux!11


LA PRESSFJeunes explorateurs d’un jourPar Cassandra Maranda-Ouelleteunes Explorateurs d’un jour est un organisme qui existe à travers la plupart des écolesJ secondaires du Québec. Cet organisme a pour but de proposer différentes professionsdans la plupart des domaines, afin que les jeunes du secondaire puissent passer une journéede stage dans le métier de leur choix. Cela permet aux jeunes d’explorer des métiers danslesquels ils aimeraient faire carrière, pour ensuite savoir si cette profession les intéressevraiment.Parmi toutes les personnes ayant vécu l’expérience cette année, je crois que je peux affirmerque cette journée a été un véritable succès. Pour ma part, j’ai pu assister à un stage dans une cliniqueprivée dans la profession de médecin en chirurgie buccale et maxillo-faciale.Description du stage :Je suis arrivée à la clinique Orosphère à huit heures le matin. Tout de suite, une femme m’aaccueillie en me faisant visiter la clinique. Ensuite, j’ai pu rencontrer le médecin Jean-PhilippeFréchette qui m’a expliqué en quoi consistait son travail, quelles étaient les chirurgies qu’il exécutaitdans sa clinique et les autres tâches à faire dans ce métier. Peu de temps après, il m’a faitassister à la première chirurgie qui était une greffe de préservation osseuse. Au cours de la chirurgie,il m’a expliqué toutes les étapes à faire pendant qu’il la faisait, j’ai donc pu voir l’opérationde très près et en détail.La seconde chirurgie était l’extraction de deux dents de sagesse avec sédation. La sédationconsiste à endormir la personne en lui injectant plusieurs liquides différents, afin qu’elle ne serende pas compte qu’on lui enlève ses dents et ensuite qu’elle ne se rappelle de rien. J’ai beaucoupapprécié cette chirurgie, car elle m’a permis d’apprendre beaucoup de choses dont : lestechniques de tissage pour faire les points de suture, comment faire pour extraire la dent et commentposer un soluté.La troisième opération était aussi une extraction des dents de sagesse, mais cette fois sans sédation.J’ai donc pu constater que lorsque la personne est éveillée elle est très agitée et cela peutparfois être dangereux. Il est alors recommandé de subir l’opération avec sédation. Par après, lesmembres du personnel m’ont expliqué en quoi consistait leur travail un après l’autre et puis lestage s’est terminé vers deux heures.Le résultat :J’ai beaucoup aimé vivre cette expérience, car elle m’a aidée à confirmer les attentes et lesidées que je m’étais faites par rapport à ce métier. Personnellement, je conseille à chaque personneayant la chance de s’inscrire de le faire, puisque cette journée peut vous aider à faire deschoix importants. De plus, c’est une expérience inoubliable.12


LA PRESSFLa crème glacéePar Florence Bordeleau-Gagnée ne sais pas pour vous, mais dans mon cas, l’été estJ symbole de crème glacée. C’est donc le 2 mai 2013, enmangeant un bon cornet à la Marina de Cap-Rouge, quej’ai réalisé à quel point je contribuais à la prospérité financièredes casse-croûtes et crèmeries. En effet, le coût dela crème glacée est en hausse: le prix du plus petit cornet apresque atteint trois dollars! Je veux bien participer àl’économie locale, mais mon statut d’étudiante un peupaumée m’a poussée à me questionner sur ce dessert glacé.En effet, si l’on évalue que je mange deux cornets de crème glacée par semaine, durant environdouze semaines, et qu’il m’arrive de la faire tremper dans le chocolat, plus de 90 $ sont partisen fumée! C’est pourquoi je me suis inspirée d’une recette pour me concocter d’excellentescrèmes glacées, qui sont d’ailleurs bien meilleures pour la santé que celles vendues commercialement.Très simple, elle ne nécessite que quatre ingrédients de base :- 4 jaunes d’œuf- 125 ml (1/2 tasse) de sucre- 250 ml (1 tasse) de lait chaud- 250 ml (1 tasse) de crème 35 % chaude* Il est possible d’ajouter de l’essence de vanille (en gousse) et des fruits de toutessortes (même les fruits congelés décongelés font l’affaire).Voici la recette d’une crème glacée basique à la vanille.1. Dans un cul-de-poule ou dans la partie supérieure d'un bain-marie, hors du feu, fouetter lesjaunes d'œufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter en fouettant le lait, lacrème, la gousse et les grains de vanille retirés de la gousse avec la pointe d'un couteau.2. Cuire au bain-marie en remuant à l'aide d'une cuillère de bois environ 15 minutes ou jusqu'àce que la préparation nappe le dos de la cuillère. Retirer la gousse de vanille, couvrir et laisserrefroidir cette crème anglaise au réfrigérateur.3. Si on travaille avec une sorbetière, turbiner le mélange selon les instructions du fabricant.Congeler (environ 45 minutes).4. Si on ne possède pas de sorbetière, verser la préparation dans un grand plat peu profond etcongeler pendant 2 heures. Remuer et congeler de nouveau pendant 1 heure. Passer la crèmeglacée au robot et remettre au congélateur jusqu'au moment de servir.Pour faire un smoothie ou un lait frappé, c’est très simple aussi! Pour le smoothie,il s’agit tout simplement de mettre, dans un robot culinaire, des fruits congelés etdu jus. Faites toutefois attention à la quantité de fruits, qui doit être nettement inférieureà celle du jus. Sinon, vous obtiendrez un genre de sorbet liquide…Pour le milkshake, remplacez le jus de fruits par de la crème glacée (ou du yogourt,pour faire un mélange un peu plus santé). Je recommande un yogourt autre que nature(ex. : vanille) pour sucrer naturellement le lait frappé.13


LA PRESSFActualités scientifiquesPar Simon AubéD’OR ET DE SUCRE — Des scientifiques de la Northwestern University, dans l’Illinois, auxÉtats-Unis, ont récemment découvert que les alpha-cyclodextrines, descomposés issus de la dégradation de l’amidon par certaines bactéries dugenre Bacillus, pourraient contribuer à modifier en profondeur l’industrieaurifère mondiale. Il semblerait en effet que ces molécules, lesquellessont décrites, dû à leur structure particulière, comme étant des« molécules-cage », soient particulièrement efficaces afin de séparer l’ordes autres composants de son minerai, ouvrant ainsi la voie au remplacementdu cyanure de sodium, substance hautement toxique utilisée dansl’extraction de plus de 80 % de la production mondiale dudit métal.Cette innovation constitue un autre exemple de découverte fortuite, Zhichang Liu, postdoctoranten chimie et principal auteur de la publication, ayant remarqué les propriétés singulièresdes alpha-cyclodextrines alors qu’il tentait de former des structures cubiques en mélangeant laditecyclodextrine à une solution contenant de l’or. Évidemment, lorsque le chercheur a effectué l’expérimentation,il n’a pas obtenu le résultat escompté. Ce sont plutôt des nanoaiguilles composéesd’un enchaînement de molécules de cyclodextrine renfermant chacune, en leur centre, un assemblagesemblable, par sa structure, à un flocon de neige et fait de molécules d’eau ainsi qued’atomes d’or, de brome et de potassium qui se sont formées. Rendant ainsi les particules de ceprécieux métal bien plus aisément isolables. En plus d’être efficace, cette technique nouvellementmise au point offre aussi de nombreux avantages. Celle-ci permet effectivement de réaliser l’extractionde l’or de manière écologique, les cyclodextrines, car elles sont dérivées, comme mentionnéprécédemment, de l’amidon, ne présentant aucun réel danger pour les écosystèmes et se dégradantrapidement en milieu naturel. Ce procédé permet également de séparer l’or des autres métauxrares entrant habituellement dans la composition de son minerai, notamment le palladium et laplatine, le rendant donc encore plus intéressant.Finalement, comme le résume Fraser Stoddart, lequel dirigeait l’équipe de M. Liu, le chimiste esttombé sur la formule magique pour isoler de l’or de n’importe quoi d’autre de manière écologique.L’AVENTURE DE LA PERSONNALITÉ — Selon une étude publiée le 10 mai dernier dansla revue Science, la personnalité d’un individu serait en grande partie déterminée par les expériencesayant marqué son existence. Cette publication vient donc remédier à une question qui étaitsans réelle réponse depuis plusieurs années, à savoir : comment cela se fait-il que des gens possédantle même matériel génétique – comme dans le cas des jumeaux identiques – puissent être trèsdifférents au niveau de leur tempérament ?Pour répondre à cette interrogation, les chercheurs de l’Institut Planck et duCentre de thérapie régénérative de Dresde, deux institutions situées en Allemagne,ont mis au point une expérience plutôt ingénieuse. Ceux-ci ont sélectionnéun groupe de quarante souris identiques d’un point de vue génétique etles ont enfermées durant trois mois dans un enclos offrant à la fois, par sa(relative) grande taille, de nombreuses possibilités d’exploration ainsi que lapossibilité, pour les animaux, de s’adonner à une grande variété d’activitésdifférentes. Ainsi, chacun des rongeurs a pu vivre ses propres expériences. Ce qui a fait en sorteque, au fur et à mesure que le temps passait, ces souris se différenciaient de plus en plus en ce quia trait à leur comportement.14


LA PRESSFActualités scientifiques (suite)Les scientifiques ont pu en conclure que ces changements étaient intimement liés à la neurogénèse,la production de nouveaux neurones, et ce principalement dans la région du cerveau appeléehippocampe, laquelle est entre autres associée à la mémoire et à la capacité d’apprentissage,comme le démontre le fait que, chez un autre groupe de souris placées dans un environnementbien plus ennuyeux, ce phénomène ait été bien moins important. Afin de s’assurer de la validitédes résultats obtenus, les animaux étudiés étaient équipés d’une micro-puce permettant de suivreleurs déplacements dans leur enclos respectif, permettant ainsi d’évaluer le côté aventurier dechacun des individus. Cela a permis de constater que la génération de nouveaux neurones étaitplus faible dans les cerveaux des rongeurs étant davantage portés vers la passivité, corroborantdonc les résultats obtenus. Par conséquent, ces travaux suggèrent qu’un environnement riche etstimulant permettrait d’intensifier le développement de l’individu et de son caractère particulier.LA BIPÉDIE, UN CHOIX? — C’est en quelque sorte la question que soulèvent les récentstravaux d’une équipe d’archéologues de l’Université de York, au Royaume-Uni. Ceux-ci formulenten effet l’hypothèse que, contrairement à ce qui prévaut actuellement, les premiers homininésn’auraient pas évolué vers la bipédie dû à la diminution du couvert forestier, à la suite dechangements climatiques, forcés de modifier leur mode de vie essentiellement arboricole, maisqu’ils se seraient plutôt adaptés à la vie en milieu escarpé puisque cela leur offrait davantaged’abris en plus de leur permettre de capturer plus aisément leurs proies.Selon les recherches d’Isabelle Winder et de son équipe, nosancêtres auraient, il y a environ six millions d’années, amorcé leurmigration vers, notamment, les gorges rocheuses que l’on retrouvedans l’est ainsi que dans le sud de l’Afrique, des environnementsplus avantageux pour ces derniers que les savanes. Toutefois, lerelief à la fois rocailleux et accidenté caractérisant ces régions nefavorisant pas la quadrupédie, lesdits homininés auraient peu à peumodifié leur mode de locomotion. Ainsi, ceux-ci auraient compté dans une proportion de plus enplus grande sur leurs membres postérieurs afin de supporter leur poids, libérant par le fait mêmeleurs mains, lesquelles auraient en plus, étant désormais surtout utilisées pour la stabilisationainsi que pour agripper les rochers, développé progressivement une plus grande dextérité.Une telle transition aurait, à terme, non seulement fait en sorte que les ancêtres de l’humanitéen viennent à être entièrement bipèdes, mais aurait aussi permis à ces derniers de commencer àmettre au point et à utiliser des outils des plus diversifiés. Cependant, ladite transition n’auraitpas été complétée par la modification du squelette et de la structure des pieds de ces homininésavant que ceux-ci ne s’aventurent de nouveau dans les plaines en quête de gibier plus imposant.De plus, le déplacement vers un environnement au relief imprévisible aurait aussi pu contribuerde façon importante à l’amélioration de certaines facultés intellectuelles telles que la capacitéd’orientation dans l’espace ainsi que la communication.La principale auteure de la publication considère donc que sa théorie permet d’expliquer l’ensembledes processus d’importance ayant façonné l’évolution humaine, tout en offrant un scénarioqu’elle juge plus convaincant que ceux qui sont généralement avancés, d’autant plus que lepeu d’évidence fossile disponible semble appuyer son point, notamment lorsqu’il est question del’anatomie des australopithèques, laquelle mêle des traits associés à l’escalade et à la marche enposition debout. Malgré tout, cela ne reste, pour l’instant, rien de plus qu’une théorie intéressanteayant encore besoin d’être démontrée.15


LA PRESSF16


LA PRESSF17


LA PRESSFLa face cachée de nos enseignantsPar Tristan St-Jean-Gamache et Marie-Ève Clarka question pour cette toute dernière édition : Si vous pouviez revenir dans le temps, queL feriez-vous différemment?M. Rémi Cambron : « En tant que passionné de guitare et de piano, je continueraismes études en musique. »M. Laurier Thériault : « Je continuerais la compétition de ski alpin. À un certain point dans ma vie,j’ai priorisé les études au ski, mais au final, j’aurais peut-être dû les repousser un peu pour y aller àfond dans ce beau sport et développer mon plein potentiel, afin de voir jusqu’où je pouvais merendre. »Mme Geneviève Boivin : « Il y a deux choses que je ferais différemment. Premièrement, lors dema jeunesse, je porterais un bikini à la place d’un maillot standard plus souvent lorsque l’occasions’y prêterait. Chose que je n’ai pas vraiment faite étant donné que c’était plus ou moins à la mode àl’époque. Deuxièmement, je réparerais la gaffe que j’ai faite lorsque j’ai décidé, accompagnée demes amis, d’aller voir un lancement de disque du groupe Beau Dommage au lieu d’assister à uneconférence du célèbre syndicaliste Michel Chartrand (mort récemment) au Cégep Ste-Foy. »Mme Annie Sanfaçon : « J’aurais dû voyager davantage avant d’avoir des enfants. J’ai été tropsérieuse très tôt. Le meilleur exemple étant ma décision très hâtive d’aller habiter en appartementpour développer mon autonomie. »Mme Caroline Hunter : « Je me demande ce qu’il serait arrivé si j’avais fait ma maîtriseà l’université en bibliothéconomie. Après avoir terminé mon baccalauréat enenseignement, j’ai accepté un emploi qui m’avait été offert dans une école. Maisque serait devenue ma vie si j’avais poursuivi mes études? »M. Jean-Daniel Larivière : « J’aurais fait le voyage humanitaire à l’Équateur lors de ma cinquièmeannée du secondaire, alors qu’il était facile de s’y inscrire et d’y participer, de s’impliquer. »Mme Josée Létourneau : « Absolument rien. Je suis tout à fait satisfaite de mon cheminement. Lesseuls facteurs que je modifierais, je n’ai malheureusement pas le contrôle sur ceux-ci. »M. Alexandre Beaudet : « Je partirais, entre le cégep et l’université, en voyage pendant environ unan afin d’améliorer mes connaissances de la langue anglaise. »M. Vincent Laverdière (alors que nous entrons dans son bureau et qu’il est en compagnie de M.Roy) : « D’emblée, je n’accepterais pas mon collègue de bureau. Sur une note un peu moins humoristique,j’irais étudier à l’extérieur dans le cadre de mes études universitaires, dans le but de gagneren expérience, chose que je n’ai pas faite mais que j’aurais vraiment dû faire. »M. Sébastien Roy : « J’aurais aimé aller dans l’ouest travailler et apprendre l’anglais(planter des arbres, cueillir des cerises, etc.). »Mme Marie-Ève Matte : « Je pense que j’aurais posé davantage de questions à mes grands-parentsalors qu’ils étaient en vie pour en apprendre sur leur vécu et leur expérience en ce qui a trait à laDeuxième Guerre mondiale. Cela aurait été très enrichissant sur le plan de la culture personnelle. »18


LA PRESSFLa face cachée de nos enseignants (suite)Mme Julie Privé : « J’aurais dû aller passer mon examen de la vue aussitôt que j’aiappris que mes yeux commençaient à faire défaut. Également, j’aurais aimé consacrerplus de temps à ma passion, la photographie journalistique, en assurant unecouverture de certains événements plus intéressants les uns que les autres. »M. Frédéric Côté : « Globalement, je peux dire que je suis comblé dans la vie. S’il y a bien unechose que j’aurais faite, c’est voyager plus dans mes années postsecondaires, alors que le mondedu basket-ball et mes rôles de joueur et d’entraineur prenaient beaucoup de place dans ma vie. »M. Mathieu Fournier : « J’essaierais d’être plus gentil avec ma petite sœur. Je me suis beaucouptrop disputé avec elle pour des enjeux insignifiants. Ça a un peu gâché notre relation et aujourd’hui,avec la maturité, je le réalise. Je prends conscience que la famille, c’est important. »M. Ross Corcoran : « J’ai très peu de regrets. C’est sûr que j’aurais aimé avoir lesmoyens d’avoir un plus gros bateau, mais j’ai de la difficulté à imaginer ce que j’auraispu faire pour y arriver. J’aurais également souhaité être en mesure de sauter plus hautpour pouvoir faire des dunks au basket-ball. »Mme Anne-Marie Belle-Isle : « J’aurais eu mes enfants alors que j’étais plus jeune. Je les ai eusdans la trentaine, moment que je considère comme un peu tard dans mon existence pour l’occasion.»Mme Danielle Béland : « J’aurais argumenté davantage avec mes parents pour avoir l’autorisationde faire un voyage humanitaire en Haïti, malgré les dangers que cela représentait à l’époque. »M. Marc-André Perron : « Je voyagerais plus avec ma copine avant d’avoir des enfants. Maintenantque j’en ai, il est quelque peu difficile de le faire. Mais somme toute, je peux vous dire que jesuis un homme comblé. »M. Jean-Marc Poitras : « La fois qu’un élève est entré dans mon bureau avec sa collègue de laPreSSF (pour me poser la question à laquelle je suis présentement en train de répondre) et que jel’ai appelé M. Demers, alors que ce n’était pas son nom. C’était plutôt St-Jean-Gamache. Je l’avaisconfondu avec le grand dessinateur Tristan Demers. Quel malaise intérieur intense! Note à moimême: dorénavant, juste dire bonjour sans le nom. »* Suite à notre passage dans son bureau, M. Poitras a mentionné un autre souhait qu’il a en ce qui atrait à la modification d’un événement passé. En effet, il nous a dit qu’au lieu de répondre à notrequestion, il aurait dû nous la retourner. Alors voici, pour M. Poitras (et les autres) ce que nous voudrionschanger de notre vie antérieure.Tristan : « Je crois que j’aurais aimé commencer à jouer au hockey plus tôt pour être en mesure derivaliser avec les autres hockeyeurs de mon âge et de développer à un plein potentiel ma passion,que j’ai malheureusement découverte un peu trop tard… »Marie-Ève : « Juste pour voir, je demanderais à mes parents d'insister davantage pour obtenir unedérogation, en maternelle (étant née en octobre), histoire d'être déjà au cégep! »19Merci aux enseignants pour leur participation!


LA PRESSFQuarante-deuxPar Pierre-Yves Caron-Ouelletteertains d’entre vous ont probablement déjà entendu parler du nombre 42, qui est prétendumentla réponse à tout. Ce nombre est en fait tiré d’un roman intitulé La GrandeCQuestion sur la vie, l’univers et le reste. Mais pourquoi un nombre? Pourquoi 42? Ce quevous vous apprêtez à lire n'est que des théories proposées pour résoudre la plus importantequestion du monde entier...Tout d’abord, dans le roman mentionné précédemment,un super ordinateur, le plus puissantde tout l’univers, tente d’obtenir la réponseà cette question. Après 7,5 millions d’années decalculs, ce super ordinateur confirme que la réponseest bel et bien 42, prétendant que les humainsn’auraient jamais vraiment considéré laquestion comme il se doit.Une première théorie est celle des pièces deScrabble d’Arthur Dent, personnage du livre LeDernier Restaurant avant la fin du monde, lasuite du premier roman. Arthur est le dernierhumain à avoir quitté la Terre avant sa destructiontotale. Alors qu’il pige des pièces du jeu deScrabble au hasard, il obtient la phrase « Quelest le produit de six par neuf ».« Six fois neuf. Quarante-deux. – C’est tout. Iln’y a rien d’autre. » Cependant, six fois neuf estégal à cinquante-quatre, pas quarante-deux. Certainsprétendent que c’est pour illustrer quel’univers n’a rien de rationnel et donc que laréponse n’a aucun sens. D’autres vont plutôtcroire que la réponse est impossible à détermineret donc que le super ordinateur se seraittrompé. Un troisième groupe d’individus affirmeraplutôt que six fois neuf est égal à quarantedeux...mais en base 13. Afin de comprendrel’univers, il faudrait donc calculer en base 13?Une seconde théorie se présente dans le troisièmetome de La Vie, l’Univers et le Reste,lorsque le robot dépressif Marvin discute avecun matelas nommé Laplupard.« Je suis — c'est une très grossière approximation— trente milliards de fois plus intelligenteque vous [dit Marvin]. Laissez-moi vous fournirun exemple. Pensez à un chiffre, n'importe lequel.20— Euh, cinq [répondit le matelas].— Faux. Vous voyez ? »Considérant cet extrait, ilest possible que laquestion ultime à laréponse de quarante-deux soit « Pensezà un nombre, n’importelequel », ce qui n’est pas véritablement unequestion. Alors, la réponse à tout serait en faitune réponse à un énoncé et non pas à une question,et serait le premier nombre qui nous vienten tête ?Une troisième théorie est que c’est tout simplementimpossible de comprendre l’origine decette réponse. Une blague à ce sujet dit :« D'après une théorie, le jour où quelqu'un découvriraexactement à quoi sert l'Univers etpourquoi il est là, ledit Univers disparaîtra sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chosede considérablement plus bizarre et inexplicable.Selon une autre théorie, la chose se seraiten fait déjà produite. » Donc, si jamais quelqu’unréussissait à comprendre cette réponse, lemonde serait remplacé par quelque chose debeaucoup plus incohérent, ou quelqu’un dans ununivers précédent aurait déjà trouvé la réponse.Finalement, qu’en est-il de l’auteur ? 42 est belet bien tiré d’un livre, alors quelle est l’opinionde l’auteur à ce sujet ? Douglas Adams a doncrévélé le 3 novembre 1993 : « La réponse à ceciest très simple. C'était une plaisanterie. Ce devaitêtre un nombre, ordinaire et plutôt petit, etj'ai choisi celui-ci. Les représentations binaires,la base treize, les moines tibétains ne sont quedes balivernes. Je me suis assis à mon bureau,j'ai regardé dans le jardin et je me suis dit " 42ira " et je l'ai écrit. Fin de l'histoire. »


l y a quelques semaines de cela a eu lieu leI Gong Show, une série de spectacles se déroulantsur l’heure du midi. Voici donc lesfaits saillants ainsi que la liste des morceauxinterprétés!La Déroute (Charles-David Quigley, OlivierSamson, Philippe Lafrenière, Philippe Cadorette,Arthur Daignault) : Ces excellents musiciensaccompagnés de leur talentueux chanteurCharles-David Quigley ont ouvert le GongShow en force en commençant par Shish Taoukdes Cowboys Fringants. Ils ont poursuivi avecEasily des Red Hot Chili Peppers. Après deuxexcellentes chansons, La Déroute a continuéavec Believe du groupe The Bravery suivi d’untrès grand classique, Another one bites the dustde Queen, avant de poursuivre avec Snow (HeyHo), encore une fois des Red Hot Chili Peppers.Suite à leur dernière chanson en collaborationavec Mathieu Bougie, Tassez-vous de dla, dugroupe Les Colocs, la foule en a évidemmentredemandé! Le premier rappel de ce fabuleuxgroupe fut Another brick in the wall, magnifiqueœuvre de Pink Floyd, avant de finir pour de bonavec une version légèrement improvisée de Jejoue de la guitare, composée par Jean Leloup.Leur performance fut sans aucun doute inégalée,puisque La Déroute a remporté le prix final duGong Show.LA PRESSFLe Gong ShowPar Pierre-Yves Caron-OuelletteSome People (Gabriel Boulanger-Samson,Arthur Daignault, Philippe Cadorette, MathieuBougie) : Ce groupe a excellé sur scène à lafermeture du Gong Show, en commençant parune chanson intitulée Around the world, suivied’une magnifique interprétation de Shiver, dugroupe Coldplay. Ils ont continué avec un classique,Summertime Blues, d’Eddie Cochran,Mercredi (Alex Simard, Albert Dumas, HubertOuellet, Catherine Boissinot, Ariane Vatiqueavec I want a bird, du groupe Currentavant d’enchaîner sur une touche plus humorischon): Ce groupe de la relève nous a prouvé Swell. Ils ont poursuivi avec une improvisationque de jeunes talents se cachaient au SSF. Ils de blues, avant de terminé en lion avec Knockingon heaven’s door en collaboration avecont débuté par Clocks, de Coldplay, avant depoursuivre avec Bloody Sunday, du groupe U2. Charles-David Quigley, alors que la foule étaitSuite à cela, ils ont enchaîné avec La rue princi-en délire!21pale, du groupe Les Colocs, avant de poursuivreavec une version instrumentale de Californication,des Red Hot Chili Peppers. S’en est suiviun classique, Wonderwall, de Oasis, puis SweetHome Alabama. La foule, qui souhaitait en entendreplus de ce jeune groupe plein de potentiel,a demandé un rappel et le groupe a répéterleur première chanson, Clocks, afin de satisfairela demande du public.Les Paumés (Gabriel Boulanger-Samson,Arthur Daignault, Philippe Cadorette, Mme VirginieBernier, Philippe Lafrenière) : Le troisièmespectacle était censé comporter AlexandreDonati comme guitariste et chanteur, cependantil fut obligé de se désister à la dernière minute.Rapidement, les deux autres membres dugroupe, Philippe Cadorette et Arthur Daignault,ont réussi à monter un spectacle digne de cenom en deux temps trois mouvements grâce àl’aide de Gabriel Boulanger-Samson, PhilippeLafrenière et Mme Virginie Bernier. Débutantpar une chanson plus douce, Knocking onheaven’s door, composée originalement par BobDylan, ils ont poursuivi avec un chef-d’œuvremusical, Porkchops, suivi de Femme Libérée,par Cookie Dingler. Enchaînant avec un petitsolo à la basse, le groupe a ensuite poursuiviavec une adaptation de Love the way you lie,d’Eminem. Ils ont terminé avec une très belleperformance de Sweet Home Alabama.


LA PRESSFLes plantes: pas aussi végétatives qu’on le croitPar Simon Aubé’instinct, il nous semble que les végétauxD sont, dû à leur apparente immobilité,des êtres tout à fait inertes, incapables d’accomplirquoi que ce soit, au point où plusieurs,lorsqu’ils étaient enfants, ont dû avoirde la difficulté à concevoir que ceux-ci puissentêtre vivants au même titre que les animaux.Encore plus ardu est-il d’accepter queces organismes qui nous semblent aussi inanimésque des pierres possèdent certaines facultéscognitives qu’il serait, dans certainscas, approprié de qualifier d’intelligence.Pourtant, les plantes, derrière leur image d’automatesd’une grande simplicité, cachent unecomplexité insoupçonnée; ce qui, en réfléchissantun petit peu, est tout à fait logique, leurfixité les empêchant d’user de la fuite afind’échapper aux dangers qui les menacent, aucontraire des membres du règne animal, les obligeantpar le fait même à développer des réponsesmétaboliques pour faire face à tous cespérils. Ainsi, les végétaux possèdent bien plusde gènes que la plupart des autres organismes, ycompris notre espèce. Toutefois, cette surprenantecomplexité n’est pas uniquement génétique;ceux-ci disposant de capacités que l’oncroyait réservées aux animaux, qu’il s’agisse defacultés sensorielles, de communication, de mémorisation,de prise de décision, voire d’intelligence.Voici donc un bref survol de celles-ci.Dans un premier temps, comme mentionnéplus haut, les membres du règne végétal, aussiétonnant que cela puisse paraître, possèdent dessens exceptionnels, lesquels relèvent d’une véritablepléthore de capteurs; 700 types différentsen ont été dénombrés jusqu’à présent, qu’ilssoient chimiques, mécaniques, lumineux outhermiques. Ces capteurs sont aussi des plus22performants, à titre d’exemple, la plupart desplantes détectent des longueurs d’onde qui sontpour nous totalement invisibles, dans l’infrarougeainsi que dans l’ultraviolet, en plus d’êtreen mesure de percevoir cette lumière même lorsqu’elleest d’une intensité si faible qu’elle resteraittout à fait indétectable pour l’œil humain.De plus, celles-ci font aussi preuve d’un sens dutoucher presque sans pareil, ayant la capacité desentir le moindre effleurement, aussi imperceptiblesoit-il. Elles possèdent aussi un odorat particulièrementsensible, leur permettant d’être àl’affût du moindre signal chimique en provenanced’un congénère, en plus de bénéficierd’une ouïe grandement supérieure à la nôtre et,finalement, d’avoir un certain sens de l’équilibre.Concrètement, cela se traduit de diverses façons,selon les espèces. Entres autres, le maïs serait enmesure, tout comme bien d’autres plantes, decapter les sons, comme démontré par les travauxde Monica Gagliano, chercheuse à l’Universitéde l’Australie de l’Ouest, laquelle a fait germerdes grains de maïs dans un liquide nutritif, pourensuite exposer ces végétaux à des sons de fréquencesvariées. Cette expérience lui a permisde constater que ceux-ci faisaient preuve d’unréel sens de l’audition, puisque, lorsque lesplants étaient soumis à des sons aux alentours de200 Hertz, plus de 40 % de leurs racines s’orientaienten direction de la source desdits sons. Detelles facultés serviraient évidemment à la communication;plusieurs scientifiques ayant debonnes raisons de croire qu’une certaine proportionde végétaux, dont les arbres, pourrait userd’ondes sonores pour s’échanger de l’information.Toutefois, la majeure partie de ce qui semblemériter la désignation de communication entreplantes s’effectue au moyen d’émission, dansl’air, de composés volatils, d’où l’utilité d’unsens de l’odorat. D’ailleurs, il est prouvé que cesens existe bel et bien au sein du règne végétal,même si, dans ce cas précis, ce n’est pas dans unbut communicatif. La plante dont il est question,


LA PRESSFLes plantes: pas aussi végétatives qu’on le croit (suite)la cuscute, étanten effet un véritableparasite,comblant ses capacitésde photosynthèsedéficientes,voire sonincapacité à effectuer cette réaction, en s’accrochantà une autre plante et en aspirant la sèvede cette dernière. Évidemment, il lui faut trouversa proie, et c’est à cet instant précis que sonodorat intervient. Celui-ci lui permet de localiserson « hôte » favori, le plant de tomate, et des’attaquer à ce végétal en environ une vingtained’heures, tandis que, autrement, ses tiges croissentde façon tout à fait aléatoire et peuventmettre près de 72 heures à atteindre leur cible.Encore plus fascinant, un banal leurre parfuméà l’extrait de tomate fait exactement le mêmeeffet sur la cuscute que le plant lui-même.Pour ce qui est du sens du toucher, les plantesgrimpantes, telles que le concombre anguleux,Sicyos angulatus de son nom scientifique, sontpassées maîtres en la matière. Ainsi, les vrillesque fait croître cette espèce constituent desorganes d’une sensibilité si grande qu’ellesemble presque inconcevable. Un fil d’unemasse guère plus élevée que 0,25 g suffit effectivementà en provoquer l’enroulement, ce tandisque le doigt humain n’est pas en mesure dedétecter pareil fil si sa masse est inférieure à 2grammes. Cette sensibilité extrême serait due àun mécanisme particulier de perception, certainesprotéines présentes sur la membrane descellules du Sicyos réagissant à toute stimulationmécanique par la libération d’ions de calcium,lesquels avertissent en quelque sorte lesditescellules que la vrille est en contact avecun support quelconque.Comme mentionné quelques paragraphes plushaut, les plantes possèdent aussi ce qui s’apparenteà un sens de l’équilibre, comme en témoignenttout spécialement les arbres. Celui-ci esten grande partie lié à l’existence, au sein de cesimposants végétaux, de cellules particulièresrenfermant un grain d’amidon permettant, par23ses oscillations dues à la gravité, de les informerde leur position relativement à la surfaceterrestre. Cependant, ces seuls renseignementsne pourraient permettre à une pousse ayant unebase déformée de s’élever de façon à peu prèsperpendiculaire au sol; il faut donc que lesarbres soient en mesure de percevoir la formede leur tronc, ce qui est justement le cas. Cesmembres du règne végétal sont en effet dotésd’une certaine forme de capteurs de courbure,les cellules disposées le long du rayon de latige ayant en quelque sorte la capacité d’évaluer,par la façon dont elles s’influencent lesunes et les autres, le degré d’inclinaison deladite tige.Les capacités sensorielles et l’intelligence sontdeux choses tout à fait distinctes, mais la premièredénote tout de même la présence d’unecertaine forme de système nerveux, sans pourautant nécessairement mériter une telle appellation.Toutefois, la démonstration des « facultésintellectuelles » des plantes ne saurait tarder.Dans un deuxième temps, les végétaux fontvéritablement preuve de ce qui semble pouvoirêtre considéré comme des capacités de mémorisationet de prise de décision, ce que certainsseraient tentés de désigner par le terme« intelligence », bien que rien ne soit moinscontroversé. Cette perspective reste tout demême invitante, mais relèverait pour l’instantd’une certaine exagération de la réalité.Ladite mémoire des plantes est en effet biendifférente de la nôtre, tout en étant largementsupérieure à ce qu’auraient pu prédire la plupartdes gens. Par exemple, le tremble, commel’ont démontré les travaux de Ludovic Martin,biologiste à l’université française de Clermont-Ferrand, fait partie de cette catégorie de végétauxqui se souviennent. En effet, lorsqu’unebranche de cet arbre est pliée par un vent fort,il suffit d’une trentaine de minutes afin quel’expression d’un gène, qui était inactif avantcet évènement, se déclenche. Cependant, si lestimulus se répète à outrance, ledit gène cesserade s’exprimer et il faudra de cinq à sept jours


LA PRESSFLes plantes: pas aussi végétatives qu’on le croit (suite)presque sans ventpour qu’il se déclencheà nouveau,comme si le végétalse rappelait que pareilincident s’étaitdéjà produit sansgrave conséquenceet qu’il s’y habituait.Le cas du Mimosapudica, une plantedont les feuilles sereplient instantanémentlorsqu’elle est touchée ou que son pot estsoulevé avec brusquerie, constitue un autreexcellent exemple de cette capacité de mémorisation.Ainsi, si l’on effectue cette dernièreaction quelques fois d’affilée, le mimosa cessed’y réagir, apparemment pour la même raisonque le tremble, et prendra une quarantaine dejours à « oublier » que cela ne lui pose aucundanger.Pour ce qui est des facultés de prise de décisiondes végétaux, celles-ci prennent surtout l’allurede réponses métaboliques s’apparentant à desautomatismes, un peu comme les réflexes, touten étant, dans certains cas, des plus sophistiquées.C’est notamment vrai dans le cas dutabac sauvage, Nicotiana attenuata, qui, s’il estattaqué par la chenille du sphinx du tabac,Manduca sexta de son nom scientifique, libèredes composés qui augmentent considérablementl’efficacité à la chasse de la punaise Geocoris,l’un des principaux prédateurs desditeschenilles. De plus, lorsque ces mêmes larveséclosent, le tabac fait croître des excroissancesriches en sucre appelées trichomes, auxquellescelles-ci ne peuvent résister. Il s’agit d’unpiège des plus ingénieux, puisque, après avoiringéré ces trichomes, les insectes se mettent àémettre une odeur qui a pour effet d’attirerleurs prédateurs.Toutefois, il semblerait qu’il existe aussi, chezles plantes, une réelle forme d’intelligence, etcelle-ci ne se cache pas là où l’on s’attendrait àla trouver, étant donné que tout porte à croire24que les radicelles, l’extrémité des racines, pourraientreprésenter en quelque sorte les neuronesdes végétaux. Et ce pour plusieurs raisons,entre autres qu’elles sont connectées les unesaux autres, que leur extrémité est le théâtred’une activité électrique sans équivalent dans lereste de l’organisme, qu’elles échangent à lafois des signaux électriques et chimiques avecles autres parties de la plante et qu’elles semblentvéritablement en mesure de prendre desdécisions. Elles sont effectivement capables deprioriser la transmission de certains influx,comme lorsqu’elles détectent la présence d’unrival, et de prendre des décisions concernantleur croissance à partir des informations quileur sont fournies par leurs capteurs ainsi quepar ceux des autres radicelles, comme le démontrele fait que, lorsque l’on coupe l’extrémitéd’une racine, celle-ci continue de croître,mais en ligne droite et de façon uniforme, sansjamais ralentir sa progression ou encore se ramifier.À la lumière de ces nouvelles découvertes,se pourrait-il que Charles Darwin, lequelaffirmait, dès 1880 : « C’est à peine uneexagération de dire que la pointe de la radicelle,ayant le pouvoir de diriger les mouvementsdes parties adjacentes, agit comme lecerveau des animaux inférieurs, ce cerveauétant localisé dans la partie antérieure du corps,recevant les impressions depuis les organes dessens, et dirigeant l’ensemble des mouvements», ait raison?Pour terminer, bien que de nombreux indicessemblent indiquer cela, rien n’est moins certainque le fait que les plantes, ces êtres vivants qui,au premier coup d’œil, ne semblent pas être envie, soient réellement intelligentes. Cependant,maintenant que leur complexité cachée se dévoile,une chose est certaine, nous ne les regarderonsplus jamais de la même façon.


LA PRESSFLes joies de la langue françaisePar Tristan St-Jean-Gamachee plus en plus, au fil des années, de nouveaux mots sont intégrés dans le riche répertoirede vocabulaire de la langue française. La plupart du temps, on le fait pour desDraisons d’adoption officielle de termes du langage courant, allant même parfois jusqu’àrendre correctes des expressions dont l’utilité et le conformisme aux normes de base denotre langue sont quelque peu douteux. Il en reste que ces derniers ajouts peuvent s’avérertrès divertissants, voire troublants, parce qu’il est souvent très difficile de les placer convenablementdans une phrase sans qu’elle ne soit étrange. Sans oublier l’intérêt particulierqu’ils fournissent aux lecteurs lorsqu’ils sont employés dans une situation inhabituelle defrançais écrit standard.Le premier mot (et le plus bizarre sans aucun doute) qui mevient en tête est le terme LOL. Oh, pardonnez-moi, vous pouvezmaintenant retirer la mise en italique, car, que vous le sachiez déjàou non, je vous annonce que lol fait désormais partie du dictionnaireLe Petit Robert 2013 et que vous pouvez désormais l’employerdans vos productions écrites. Bien entendu, il ne fait aucundoute que cette interjection tirée de l’anglais signifiant « laughing out loud » est très répanduedans les conversations de routine modernes, surtout dans des contextes de communication virtuelle.D’ailleurs, elle l’est tellement que nous oublions parfois son origine et la considéronscomme normale, son sens étant connu de tous (ou presque). C’est d’ailleurs probablement ce quiexplique pourquoi elle a été ajoutée au dictionnaire. Cependant, une abréviation anglophone mérite-t-elled’être introduite dans l’univers francophone simplement parce qu’on y a fréquemmentrecours? Pensez-y un instant. Rendre légitime un acte dénaturé parce que plusieurs s’y prêtent,est-ce que cela vous semble logique? Bien sûr, il ne s’agit que d’un mot, mais il m’apparaît indubitableque sa pertinence d’emploi laisse à désirer. D’autant plus qu’on en retrouve de nombreuseséquivalences francophones plus adaptées qui procurent un effet relativement semblable.Ce qui distingue le français des autres langues, c’est sa différence justement. Pas sa similarité.D’un autre côté, au rythme d’une édition annuelle, il est vrai que les dictionnaires peuvent sepermettre d’apporter des modifications selon le langage populaire, pour bien le représenter et lerendre accessible à tous. De plus, sans vraiment le vouloir, cette situation de réforme entraîneavec elle un aspect un peu plus cocasse. Imaginez, un récit écrit dans le français le plus soignéqui soit dans lequel on insère une expression comme lol. Il y a de quoi attirer l’attention et provoquerdes réactions. Ultimement, dans un contexte où une majorité de gens le connaissent etl’affectionnent, jusqu’à un certain point, cet outil peut devenir très intéressant dans le but de biencerner un enjeu ou la source d’une réaction, par exemple. Ce qui est un peu plus triste, c’estqu’avec l’ajout de nouveaux mots vient souvent le retrait d’anciens termes qui sombrent dansl’oubli, malgré le fait qu’ils soient généralement plus riches et à l’essence même de notre langue.En bref, il s’agit de trouver un équilibre dans cette confusion. Parce qu’après tout, c’est la languede la population qui est inscrite dans les ouvrages. Et c’est la culture qui personnifie un peuple.Exemples de nouveaux mots:- Footeux : Joueur de football ou simple amateur. Parfois péjoratif.- Nerd : Personne qu’une passion obsessionnelle pour les mathématiques et l’informatiqueconduit souvent à vivre en marge de la société.25


LA PRESSFTornade cauchemardesque aux États-UnisPar Inès GargyaRetour en arrière…a saison estivale a débuté de façon assez tragique pour lesL habitants d’Oklahoma le 20 mai dernier, lorsqu’une tornaded’intensité extrême, soit F5 sur l’échelle Fuijita a frappé larégion. Avec son diamètre de trois kilomètres et des rafales deplus de 322 km/h, les dommages, dont un hôpital et deux écolesprimaires, sont désastreux. De plus, le cauchemar d’une quarantainede minutes a perduré bien après, lors de la recherche desurvivants et le décompte des victimes. Dernièrement, on a comptabilisé près de 24 morts et 237blessés.Moore, la ville affectée, est devenue encombrée de débris de toutes sortes et une salle d’attenteangoissante pour des parents à la recherche de leurs enfants disparus. Bref, le chaos.Une catastrophe? Certainement. Naturelle? D’autant plus.Comment l’expliquer?Par la situation géographique de l’état américain dans le « couloir de tornades » où ce phénomènese produit souvent. Cette région comprend le Texas, le Nouveau-Mexique, l’Oklahoma, leColorado, le Nebraska, l’Iowa, le Wyoming, le Dakota du Nord et du Sud et le Minnesota. Bienqu’on repère des tornades aux États-Unis à l’année longue, on baigne présentement dans la saison,soit de mai à juin.La dépression atmosphérique qui a engendré la tornade est originaire du Golfe du Mexique,dont la température a augmenté d’un ou deux degrés. C’est assez pour permettre à l’air froid derabattre l’air réchauffé, créer un orage herculéen, qui instable et influencé par les vents, s’est transforméen tourbillon dévastateur.Fait intéressant, la ville touchée par l’incident, Moore, a vécu une tornade d’aussi forte intensitéil y a de cela 14 ans, le 3 mai 1999.La seule chose à faire, c’est d’être préparés au pire.Après trois milliard de dollars de perte et le début dela saison de ces bourrasques difficiles à prévoir, risque-tonde subir de plus en plus de catastrophes majeures dece genre? Y-aurait-il un lien avec l’incident et le réchauffementclimatique? En plus de toucher les cœurssensibles, ce sujet risque de porter à réflexion à ces questionssans réponses. En effet, il est impossible pour l’instantde prouver les influences climatiques sur ces phénomènes,qui ne sont prévisibles, qui ne sont avertis quedes heures avant l’évènement.26


3LA PRESSFLe fameux voyage en Europepar Marie-Ève Clarklangues. 4 pays. 8 jours. Allemagne, Autriche, République tchèque et Pologne. Munich,Salzbourg, Prague, Cracovie et Varsovie. Beaucoup de bus, certes, mais bien plus d’excitation,de passion et d’exaltation. Si je devais résumer ce voyage en quelques mots, j’iraiscomme suit : ce fut un condensé de culture, d’architecture… un « petit » voyage dans letemps. Nous avons marché près de bâtiments datant du 12 e siècle et avons fait trois pas deplus pour nous rendre à côté de monuments bien plus modernes. Se chevauchaient différentesépoques, différentes façons de penser que nous retransmettaient les ornements desbâtiments. L’Europe, c’est magnifique. Sans vouloir dégrader la réputation de notre « splendide» château Frontenac, je m’en tiendrai au mot « différent » pour qualifier les merveillesde là-bas comparativement à celles de chez nous.Voici un résumé de notre épopée sur cet autre continent.Jour 1 :Traverser l’océan en avion, c’est long, mais au fond, dès l’arrivée, l’excitation a pris le dessus ettous étaient déjà prêts à entamer le périple. L’hôtel se situant dans une espèce de quartier industrielne nous offrait malheureusement pas une vue très intéressante de la ville de Munich, en Allemagne.De plus, la météo pluvieuse aurait pu en décourager plus d’un, mais l’air était loin d’être àla déprime et nous avions tous hâte au lendemain.Jour 2 :Visite de la ville de Munich, principalement en bus (ce qui fut malheureusementpeu commode pour la prise de photos). La ville en étant unedéterminante de la 2 e Guerre mondiale, nous avons pu apprendre biendavantage de détails sur celle-ci grâce à notre guide française. Le mauvaistemps était toujours présent, mais, parés de nos imperméables,nous avons néanmoins pu déambuler dans la ville, jusqu’à une brasserietypique de l’endroit: la Hofbräuhaus am Platzl. Cependant, enhumbles mineurs québécois que nous sommes, nous n’avons pu « profiter» de cette… tradition et nous nous sommes donc contentés d’informations orales (et non gustatives)sur le sujet. Après avoir mangé, nous nous sommes dirigés vers Salzbourg, en Autriche.Jour 3 :Les Alpes ! Définitivement l’un des points les plus marquants du voyage. Suite à une montée vertigineusejusqu’au sommet, et à l’utilisation du même ascenseur qu’utilisait Adolf Hitler pour serendre au Nid d’Aigle, nous nous sommes promenés dans la neige, en espadrilles majoritairement.Suivirent de nombreuses photos, plusieurs boules de neigelancées ici et là jusqu'à ce que nous reprenions notre route. Enquittant cette merveilleuse chaîne de montagnes, nous avonspu apercevoir les moues déçues des nouveaux arrivants, quin'avaient devant eux qu'une épaisse brume. À croire que nousrepartions avec le beau temps... Nous avons par la suite visitéla mine de sel de Salzbourg et effectué quelques glissadesamusantes pour nous enfoncer toujours plus creux sous lamontagne.27


Jour 4 :LA PRESSFLe fameux voyage en Europe (suite)Visite libre de Salzbourg, sous l'alternance nuage-pluie, durant deux heures, à lasuite de la visite de la forteresse surplombant la ville. C'était juste assez pournous donner l'envie de revenir pour s'y attarder plus longuement. Vers l'heure dudîner, nous sommes partis vers la République tchèque. Les paysages de banlieueétaient soudainement largement moins bien nantis, mais la ville vers laquellenous nous dirigions n'avait rien à envier à celle d'où nous revenions. Prague.Nous l’atteignîmes en soirée et c'est en promesse d'un lendemain exténuant depar les centaines de ruelles à parcourir que nous allâmes nous coucher peu après le souper.Jour 5 :Ceux qui n’eurent pas mal aux pieds à la fin de cette journée sont très peu nombreux. Dès le matin,nous sommes partis pour un tour guidé des plus importants monuments de la ville de Prague,comme le château et la cathédrale de style gothique très impressionnante. Ce jour-là, fini la pluie,nous étions sous l’écrasante chaleur du soleil, ce qui n’était pas pour déplaire à plusieurs. Suite àcette visite, nous avons mangé sur un bateau voguant sur la Vltava et nous avons par la suite étélâchés librement dans la ville de Prague à partir de la grande place. Le soir, à notre retour à l’hôtel,les accompagnateurs ont proposé à ceux le souhaitant de retourner pour voir la ville de nuit. Aprèsavoir pris le tramway et le métro local pour nous y rendre, nous avons déambulé dans une atmosphèretotalement différente. De nombreuses escapades de soir furent organisées tout au long duvoyage, mais il était rare de retrouver plus de la moitié de notre groupe. Dommage pour ceuxqu’elles n’intéressaient pas, car il faut dire que celles-ci étaient particulièrement pertinentes.Jour 6 :La journée commença avec un long voyage de bus de presque 6 h jusqu’à Cracovie, en Pologne(avec des films de Tarantino pour nous divertir). Direction Auschwitz. Nous avons tout d’abordvisité le premier camp de concentration d’Auschwitz, celui dont les bâtiments d’origine ont étéutilisés pour présenter au public un musée synthèse de l’Holocauste. Étaient réunies là les« preuves » de l’extermination des Juifs ainsi que de nombreuses photos d’époque, toutes plustroublantes les unes que les autres. Les murs d’un couloir entier étaient placardés des photos prisesdu temps où l’on daignait encore identifier proprement les prisonniers. Des professeurs, des juges,des peintres, des écrivains… On nous avait bien sûr déjà « tout » expliqué de la tragédie avant levoyage, à l’école, et à l’aide de quelques films, mais voir le tout de nos propres yeux était beaucoupplus poignant. Ne serait-ce que les chambres à gaz… Enfin. La visite guidée terminée, noussommes allés au 2 e camp de concentration, pour voir les reconstructions des dortoirs des « pensionnaires» du camp. Horrible, malgré le magnifique coucher de soleil et les oiseaux piaillant àdroite et à gauche qui nous changeaient un peu les idées.Jour 7 :Visite de la vieille ville de Cracovie, en passant par le château et la cathédrale où le pape Jean-PaulII avait donné sa première messe. Encore une fois, l’architecture restait resplendissante, et très diversifiée.En après-midi, nous avons visité l’usine d’Oskar Schindler qui a elle aussi été transforméeen musée racontant l’histoire de la Pologne à travers la Deuxième Guerre mondiale. Ensuite,nous sommes retournés en ville, pour la visiter de fond en comble librement et acheter les quelquessouvenirs que certains voulaient se procurer, à l’aide de złotys (monnaie de l’endroit). Le soupers’est alors déroulé dans une ambiance festive lorsqu’un groupe jouant de la musique traditionnellede l’endroit est venu égayer le repas et faire danser quelques élèves au rythme des mélodies polonaises.28


Jour 8 :LA PRESSFLe fameux voyage en Europe (suite)Visite de l'ancien ghetto de Varsovie, toujours en Pologne. Les deux fragmentsde mur que nous avons pu voir, lourds de souvenirs, donnaient encoreune fois une dimension bien plus réelle aux évènements relatifs à la persécutiondes Juifs. Nous avons également vu la ville entièrement reconstruite decette partie du pays qui jadis avait été dévasté par les Allemands. Outre lesbâtiments de type HLM datant de l’époque communistequi donnaient un aspect lugubre à quelquesparties de Varsovie, le tout a été joliment et fièrement reconstruit. Nousavons passé une très belle dernière soirée (que nous avons terminée aucentre commercial de la place, où certains cherchaient les soldes tandisque d’autres sirotaient des cafés ici et là). Le lendemain, nous sommesrepartis vers Londres, puis vers Montréal…Et c’est ainsi que s’est achevé notre merveilleux voyage aux mille facettes.Merci aux organisateurs et accompagnateurs du voyage, M. Thériault,M. Gagnon, Mme Boivin et Mme Hunter! Cette excursion del'autre côté de l'océan restera à jamais gravée dans nos mémoires.Saison de rugby 2013Par Cassandra Maranda-Ouelletncore une fois cette année, la saison de rugby féminine a débuté en force avec les deuxE équipes du SSF de A et AA.Dès leur premier match, les deux équipes ontréussi à remporter la victoire haut la main! Malheureusement,lors du deuxième match del’équipe du A contre Saint-Jean Eudes, le Blizzarda dû s’incliner contre les Condors. De plus,lors du troisième match du Blizzard contrel’Académie St-Louis, le SSF a remporté la victoirede justesse par la marque de 12 à 10. Encoreune fois, la malchance a frappé lorsquenous avons appris que finalement, nous avionsperdu par forfait à cause d’un règlement quiindique que des joueuses de AA n’ont pas ledroit de jouer plus de deux fois dans l’équipe duA. Bref, l’équipe aura probablement la chanced’avoir leur revanche lors des séries éliminatoiresde juin.Du côté de l’équipe du AA, les filles ont trèsbien performé et ont réussi à remporter tousleurs matchs jusqu’à maintenant. Elles se classentprésentement au premier rang des séries29éliminatoires qui auront lieu durant la premièresemaine de juin. Les prochains matchs à l’affiches’annoncent très intéressants, car leséquipes qui feront les séries essaieront toutes degagner, afin de remporter la bannière.Nous invitons tout le monde, autant professeursqu’élèves, à venir voir performer nos deuxéquipes de rugby durant les séries. Les matchs àvenir s’annoncent croustillants et agressifs.C’est à ne pas manquer!


LA PRESSFBilan de la saison sportive du BlizzardPar Tristan St-Jean-Gamachencore une fois cette année, en ce soixantièmeanniversaire du Séminaire Saint-EFrançois, les différentes formations sportivesde notre Blizzard se sont démarquées, que cesoit par l’entremise de leur amélioration, deleurs performances ou encore de leur attitudegagnante. À vrai dire, l’année scolaire 2012-2013 a été très « solide », si je peux m’exprimerainsi, et l’heure est maintenant au bilan.Voici donc quelques faits saillants de cetteétape très importante dans l’histoire de notreétablissement.Au hockey, notre équipe Midget AAA en asurpris plus d’un en séries éliminatoires, accédantà la finale du circuit de la coupe Jimmy-Ferrari, après avoir défait coup sur coup, entreautres, les puissants Albatros du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup et les Grenadiers deChâteauguay. Malheureusement, en finale, laformation de Brian Lizotte n’a pas su terminerle travail qui avait été effectué jusque-là avecacharnement et s’est inclinée en quatre matchscontre le Rousseau Royal. On peut tout demême dire que le parcours de nos athlètes adépassé les attentes initiales.Pour ce qui est du Midget espoir, on peut parlerd’une autre belle année pour nos équipes desCyclones et du Typhon. Des performances honnêteset, surtout, un esprit de persévérance sanspareil ont su alimenter les deux formations. Personnen’oubliera l’incroyable affrontement lesopposant l’un à l’autre en séries! Et même s’il aété plus difficile par la suite du côté du Cyclonede poursuivre le cheminement, il ne fait aucundoute que ce que les joueurs ont accompli cetteannée est très prometteur pour l’avenir.Finalement, je tiens, au nom de tous les entraîneurset partisans, à féliciter chaque joueur dechaque équipe du Blizzard. Bravo pour votreintérêt soutenu et votre désir de bien représentervotre établissement. Et je n’oublie pas le cheerleading,le karaté, la natation, le golf, le badminton,ou autre, qui font tous partie intégrante duriche programme sportif de notre SSF aux li-Au basketball, que dire des performances denos équipes juvéniles AA autant chez les garçonsque chez les filles? Tout simplement :wow! Une saison plus que parfaite qui s’estconcrétisée, dans les deux cas, par des titres dechampions provinciaux. Le tout dans le cadred’une féroce compétition qui mettait aux prisesles quelque vingt meilleures équipes du Québec mites inatteignables.30qui convoitaient toutes les grands honneurs. Ilfaut également mentionner que ces victoiressont survenues ici-même au SSF, domicile duBlizzard et que nos deux alignements ont obtenula mention de meilleure éthique sportive. Quedemander de plus pour cette année de rêve?Au soccer, un bravo tout spécial aux équipesJuvénile AA, qui ont remporté, du côté desfilles, la médaille d’or de leur ligue juste avantl’hiver et, du côté des garçons, la médaille debronze, qui a finalement souligné les efforts detous les joueurs après une saison remplied’obstacles.Et maintenant, le dernier domaine dont jeveux vous faire part (et non le moindre) : celuidu football, probablement l’un des plus majeursau SSF. Importance et fierté qui se sont d’ailleursfait valoir lors de la victoire de notreéquipe Juvénile AAA au Bol d’or 2012 en débutd’année scolaire. Mais ce n’est pas seulement leBol d’or, car notre formation écrasante s’estdémarquée à plus d’une reprise, de la saisonparfaite à la participation massive de joueurs àla semaine des étoiles du Rouge et Or de l’UniversitéLaval, en passant par les nombreuxautres prix et récompenses personnelles gagnésen cours de route.


LA PRESSFL’haltérophilie, un sport méconnuPar Cassandra Maranda-Ouelletepuis longtemps, il existe plusieurs sports olympiques très intéressants. Parmi ces sportsD quelques-uns sont moins connus ou simplement moins pratiqués que d’autres. L’haltérophilieen est un bon exemple. Malgré le peu de gens qui pratiquent cette discipline, l’haltérophiliereste un sport particulier et exigeant. C’est une discipline très différente des autres etqui demande beaucoup d’efforts au niveau physique, mais aussi mentalement.Un peu d’histoire… les premiers clubs d’haltérophilie ont vu le jour en Allemagne vers les années1880 et c’est à Londres, en 1887 qu’a eu lieu le premier concours. En 1896, les premierschampionnats d’Europe ont été organisés à Rotterdam aux Pays-Bas. Cette discipline a été présentedans les premiers Jeux Olympiques d’été de 1896.L’haltérophilie est un sport de puissance très dynamique qui consiste à souleverdes poids avec différentes techniques. Il nécessite également la maîtrised’une technique particulière, de la vitesse, de la souplesse, une excellente coordinationet un bon équilibre. Deux techniques sont évaluées lors des concours,celle de l’arraché, qui consiste à soulever la barre bras tendus au-dessus de latête en un seul mouvement très dynamique, et celle de l’épaulé-jeté, qui consisteà soulever la barre bras tendus au-dessus de la tête en deux mouvements. Cesdeux techniques sont très particulières et assez difficiles à exécuter, lorsque lacharge est très lourde.L’équipement nécessaire à cette discipline n’est pas très complexe, car il nécessite seulement lespoids et la barre. Par contre, chaque quantité différente de poids a sa propre couleur.→ Rouge : 25 kg.→ Bleu : 20 kg.→ Jaune : 15 kg.→ Vert : 10 kg.→ Blanc : 5 kg.- Des disques de 2,0 kg à 0,5 kg peuvent être ajoutés à la barre.- Le plateau sur lequel les haltérophiles effectuent leurs mouvements mesure 4 x 4 m.- Les haltérophiles doivent porter des chaussures rigides et stables.- Afin d’améliorer la prise de la barre, ils utilisent de la magnésie.Les records du monde à l’épaulé-jeté:Pour les plus de 105 kg chez les hommes à épaulé-jeté : Hossein Reza Zadeh avec 262 kg.Pour les plus de 75 kg chez les femmes à l’épaulé-jeté : Zhou Lulu avec 187 kg.En conclusion, l’haltérophilie est une magnifique discipline à découvrir, carelle est très impressionnante à regarder lorsqu’une personne l’effectue. Deplus, cette discipline et son entraînement l’accompagnant sont très intéressants,mais difficiles.31


LA PRESSFFÉLICITATIONS À TOUS NOS MUSICIENSLes 21 et 22 mai dernier s’est déroulé l’un des événementsles plus importants en matière de musiqueau Séminaire: les concerts d’harmonie. On peut direque les différents groupes ont offert d’excellentesprestations au public.Mention spéciale aux finissants, qui ont fait preuvede beaucoup de classe, étant magnifiquement vêtusde noir pour l’occasion.RESPONSABLEM. Marc PinardRÉDACTEURS EN CHEFTristan St-Jean-Gamache, Marie-Ève Clark, Florence Bordeleau-Gagné, Simon Aubé,Pierre-Yves Caron-Ouellette, Cassandra Maranda-OuelletMISE EN PAGETristan St-Jean-GamacheCOLLABORATEURSMme Lambert, M. Cambron, M. Thériault, Mme Boivin, Mme Sanfaçon, Mme Hunter,M. Larivière, Mme Létourneau, M. Beaudet, M. Laverdière, M. Roy, Mme Matte, MmePrivé, M. Côté, M. Fournier, M. Corcoran, Mme Belle-Isle, Mme Béland, M. Perron, M.Poitras, Inès Gargya32

More magazines by this user
Similar magazines