Le Jardin des Délices

20031987.free.fr

Le Jardin des Délices

2S A I S O N 2 0 1 3 É D I T O R I A U XSommairePhilippe Richert,Président du Conseil Régional d’Alsace 3Guy-Dominique Kennel,Président du Conseil Général du Bas-Rhin 4Charles Buttner,Président du Conseil Général du Haut-Rhin 5Claude Sturni,Président de l’Association Arts et Lumières en Alsace 6François Geissler,Vice-président de l’Association Arts et Lumières en Alsace 6Jardin de la CréationHeinavanker 8Le Jardin des DélicesObsidienne 12En l’Amoureux VergierDe Caelis 16Descendi in ortum meumMusica Nova 20Le Roman de la RosePar-Sonat 24La Flor NoveleDiabolus in Musica 28Le Livre Vermeil de MontserratLa Camera delle lacrime 32Les Douze Jardins de sainte Catherine de BologneLa Reverdie 36Le Lys et la RoseCum Jubilo 40Dame de FlorsDiscantus 44ConductusConcert Excusion Via Mediaeval 48Les conférences 49Les étapes du festival 50La Route Romane d’Alsace 57Les expositions 60Informations et billetterie 61


Philippe RichertPRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL D’ALSACELe festival Voix et Route Romane est singulier à plus d’un titre. Outre le faitqu’il est le seul festival français à se consacrer exclusivement à la musiquevocale du Moyen Âge, il est aussi itinérant et thématique. C’est précisémentcette somme de contraintes qui en rend la programmation si intéressante.Mais, tous les artistes qui s’y sont produits en conviennent, la singularité dece festival vient également de la rare qualité d’écoute de son public. Sans douteserait-il plus juste de parler de « ses publics », car les motivations des festivalierssont multiples. Certains viennent découvrir des œuvres et des interprétationsd’une période précise de l’histoire de la musique. D’autres sont enquête d’une forme de spiritualité. D’autres encore sont plus attirés par le cadreroman et recherchent une parenthèse de calme en cette période très particulièrede l’année qu’est la rentrée. Toujours est-il que l’attention et la curiositésont toujours sensibles, presque palpables, lors des concerts de Voix et RouteRomane et que cette atmosphère contribue largement à en faire des momentsd’exception.Après une édition 2012 « Cum Jubilo » totalement dédiée aux vingt ans du festivalet aux grandes étapes de la musique médiévale, il tenait à cœur aux organisateursde retrouver le chemin des collaborations ainsi qu’un fil rouge thématique(non plus chronologique) pour sous-tendre la programmation. C’estchose faite. Le festival retisse les liens d’une coopération transfrontalière avecle Festival Via Mediaeval (Palatinat), établit des passerelles avec le Musée del’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg et avec la Bibliothèque Humaniste deSélestat et entreprend des actions culturelles avec le collège de Marlenheim,l’IUFM de Sélestat et Mission Voix Alsace. Quant à la thématique retenuecomme fil conducteur “les jardins”, gageons qu’elle sera de nature à proposerune programmation variée, qu’elle favorisera la découverte de périodes peuconnues de l’histoire de la musique, qu’elle suscitera la curiosité et attireraun nouveau public vers la musique du Moyen Âge. C’est là mon vœu le pluscher pour ce premier rendez-vous de la saison culturelle 2013/2014.3


Guy-Dominique KennelPRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DU BAS-RHINPour cette 21 ème édition du festival, une partie des sites historiques de laRoute Romane d’Alsace qui traverse notre région du Nord au Sud, sera miseen valeur et en voix.4Il s’agit en réalité d’une double découverte patrimoniale et culturelle pourles spectateurs : d’une part exercice de l’ouïe par l’écoute des ensemblesinstrumentaux et vocaux d’envergure internationale, et d’autre part d’uneimprégnation visuelle des sites qui vont les accueillir.Le Conseil Général du Bas-Rhin est heureux d’être à nouveau partenaire dece festival dont la qualité n’est plus à démontrer. Il se trouve être au croisemententre la politique culturelle et artistique, et la politique de conservationdu patrimoine que nous menons au sein de notre collectivité.Cette année, les musiques et sonorités font ressortir les plantes des jardinsmédiévaux qui bordent ou entourent les différents monuments. Nul douteque cette thématique attirera à la fois un public de mélomanes avertis, maiségalement tout un chacun prêt à se laisser bercer dans l’ambiance du MoyenÂge.Je souhaite à tous les spectateurs, mais également aux artistes, aux bénévoleset aux organisateurs, de grands moments d’émotions en parcourantles voix et les Routes Romanes d’Alsace !


Charles ButtnerPRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DU HAUT-RHINLe Conseil Général du Haut-Rhin a souhaité s’associer une nouvelle fois auFestival Voix et Route Romane qui, pour sa 21 ème édition, visitera en 3 weekends,du 30 août au 15 septembre 2013, le thème du jardin et de la fleur dansle répertoire sacré et profane.Des formations vocales et instrumentales de grande notoriété et des ensemblesémergents présenteront, lors de 10 concerts donnés dans des lieuxpatrimoniaux remarquables de la Route Romane d’Alsace, l’histoire de lamusique du Moyen Âge tout en intégrant des parenthèses contemporaines.Les Dominicains de Haute-Alsace, site départemental classé monumenthistorique et labellisé scène conventionnée pour la musique, ouvriront unenouvelle fois leur porte pour accueillir les chanteuses de Cum Jubilo quiprésenteront un choix de plains-chants et de polyphonies a cappella du12 e au 14 e siècle ; cette soirée, donnée dans le cadre des journées européennesdu patrimoine, sera précédée d’un concert du groupe italien « LaReverdie » à 20 H en l’église Saint-Léger de Guebwiller. Les églises romanesd’Ottmarsheim et de Hattstatt constitueront également un cadre idéalpour l’accueil des ensembles vocaux et instrumentaux « Obsidienne » et« Diabolus in Musica » les 31 août et 8 septembre.Au nom du Conseil Général, je salue le dynamisme de l’association Arts etLumières en Alsace qui porte ce projet et souhaite à tous les mélomanes etamoureux de notre patrimoine de profiter de ce rendez-vous incontournablequ’est le Festival Voix et Route Romane.5


Claude SturniDÉPUTÉ, MAIRE DE HAGUENAUPRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION ARTS ET LUMIÈRES EN ALSACEFrançois GeisslerPRÉSIDENT DU COMITÉ THÉMATIQUE VOIX ET ROUTE ROMANEVICE-PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION ARTS ET LUMIÈRES EN ALSACEA quoi doit-on s’attendre en entreprenant ce périple d’un jardin l’autre ?6Quiconque compterait découvrir les peintures sonores de jardins idylliques oul’évocation musicale de fleurs exotiques découvertes lors des croisades feraitfausse route. Dans les jardins que nous visiterons, chaque fleur, chaque fruit,chaque oiseau, chaque personnage est porteur d’une valeur symbolique quilui est propre. Tout y est métaphore, allégorie et convention. Même lorsquenous aborderons le répertoire profane pour évoquer l’amour courtois dans lesjardins du Moyen Âge ce sera par le prisme du Cantique des Cantiques ou par lesonge allégorique du Roman de la Rose. Deux conférences nous aideront àdébroussailler ce paysage symbolique et à mieux en appréhender la force.En empruntant les allées de ces jardins en compagnie de la « fine fleur » desensembles spécialisés dans ce répertoire, nous traverserons les grandesétapes de l’histoire de la musique médiévale, du plain-chant grégorien auxmadrigalistes du début de la Renaissance en passant par les compositions del’Ecole de Notre-Dame, par celle de l’Ars Nova, ou de l’Ars Subtilior. Ce parcoursnous permettra de franchir les haies entre le répertoire sacré et lerépertoire profane, entre les musiques populaires et les musiques savantes,passant ainsi des chants runiques d’Estonie aux mélodies subtiles d’un cloîtrede la province italienne d’Emilie Romagne.C’est avec joie que nous reprenons cette année le chemin de la collaborationtransfrontalière avec notre jumeau palatin, le Festival Via Mediaeval et que,depuis le mois de janvier, nous nous sommes aussi engagés dans une actionculturelle qui fédère autour du Livre Vermeil de Montserrat les élèves d’uneclasse de 5 ème du collège de Marlenheim, des étudiants du CFMI de Sélestat etdes stagiaires de Mission Voix Alsace. Nous leur souhaitons ainsi qu’à voustous beaucoup de plaisir à l’occasion de ce « tour de jardin ».


7S a i S o n 2 0 1 3D’un jardin l’autre


Photo © Heinavanker8HeinavankerMargo KÖLAR, ténor, directeur artistiqueIlona ERNES, sopranoKadri HUNT, altoJohan RANDVERE, ténorTönis KAUMANN, barytonChristopher STAAK, baryton


WEEK-END 1Vendredi 30 Août20 h 30ESCHAUÉglise Saint-TrophimeJardin de la CréationHeinavankerLors de sa création en 1988 à Tallin, l’ensemble vocalestonien a choisi de s’appeler Heinavanker (Chariot à foin)en référence au célèbre retable éponyme peint parJérôme Bosch vers 1501 (Musée du Prado - Madrid).Les programmes d’Heinavanker reposent en général surle chant grégorien et les chants populaires et archaïquesd’Estonie, notamment les chants runiques. Pourtant,Heinavanker apprécie aussi les incursions dans le répertoirecontemporain des États baltes, témoignant ainsi del’émergence au 20 e siècle d’une école nationale de musiqueclassique inspirée du folklore estonien. Heinavankera peu enregistré mais, en revanche, la formation s’estproduite dans tous les grands festivals de musique ancienned’Europe.9Visitez le Jardin Monastiqued’Eschau (face à Saint-Trophime).Rendez-vous à 19h00 pour unevisite commentée en compagniede M. Joseph Gross concepteurdu jardin.© Benoit LinderEntrée libre.


Jardin de la Création10Heinavanker, dont c’est le premier concertau festival Voix et Route Romane, nouspropose un programme taillé sur mesureautour de la thématique de la nature.En estonien, le mot « nature » et le mot« création » ont la même origine étymologique,ce qui les rend indissociables.Le programme établi par Heinavanker estaussi guidé par son désir de nous présenterla grande variété des chants traditionnelsestoniens religieux et païens et de satisfairenotre envie de découvrir toutes les facettesdu talent de ses chanteurs. Ainsi, au coursde la première partie du concert, ilsinterpréteront avec le même bonheurdu plain-chant grégorien et des chants religieuxpopulaires, ponctués par des extraitsde messes célèbres du 14 e siècle (Messesde Barcelone, de Tournai, de Toulouse).La seconde partie sera, quant à elle,presque exclusivement consacréeaux chants runiques estoniens.Photo © Heinavanker


Freitag, 30. August20.30 UhrESCHAUSt. Trophime-KircheMargo Kölar(Leitung und Tenor)Ilona Ernes(Sopran)Kadri Hunt(Alt)Johan Randvere(Tenor)Tönis Kaumann(Bariton)Christopher Staak(Bariton)Heinavanker – Estland„Heinavanker“ bedeutet „Heuwagen“ - ein Name, densich das 1988 in Tallin gegründete estnische Vokalensemblein Anspielung auf das gleichnamige berühmteAltarbild (um 1501) von Hieronymus Bosch im Prado-Museum gegeben hat. Die Konzertprogramme desEnsembles basieren überwiegend auf GregorianischenGesängen sowie estnischer Volks- und Altertumsmusik,insbesondere dem Runen-Gesang. Gleichwohl unternimmtdie Gesangsgruppe gerne auch Streifzüge insRepertoire zeitgenössischer baltischer Komponistenund legt somit Zeugnis ab vom Erstarken einer nationalen,volksmusik-inspirierten estnischen Tonkunst des20. Jahrhunderts. „Heinavanker“ ist auf dem CD-Marktwenig präsent, hat indes auf den meisten namhaftenAlte-Musik-Festivals europaweit gastiert.Garten der Schöpfung11© Photo VRRDas Ensemble „Heinavanker“ kommt zu seinem erstenAuftritt beim Festival „Voix et Route Romane“ mit einemmaßgeschneiderten Programm rund um das Thema„Natur“. In der estnischen Sprache haben die Worte„Natur“ und „Schöpfung“ etymologisch die gleicheWurzel und verschmelzen auch thematisch im Konzertzu einer untrennbaren Einheit. Mit diesem Programmmöchte „Heinavanker“ sowohl die große Vielfalt christlicherund vorchristlicher Volksmusik in Estland vorstellen,als auch alle Facetten der Gesangskunst innerhalbdes Ensembles aufbieten: So wechseln im ersten TeilGregorianischer Choral mit volkstümlicher Kirchenmusikund Auszügen aus berühmten Messen des 14. Jahrhunderts,während der 2. Teil insbesondere den Runen-Gesängen gewidmet ist.


Photo © Obsidienne12ObsidienneEmmanuel Bonnardot, direction, chant, viole, rebec, cistre, cornetFlorence Jacquemart, chant, flûtes, cornemusesHélène Moreau, chant, psaltérionCatherine Sergent, chant, psaltérionBarnabé Janin, chant, vièles, hautboisRaphaël Picazos, chantPierre Tessier, chant, récitantL’Ensemble Obsidienne bénéficie du soutien de la DRAC-Bourgogne, du Conseil Régional de Bourgogne,du Conseil Général de l’Yonne, de la Ville de Sens.


WEEK-END 1Samedi 31 août20 h 30OTTMARSHEIMÉglise Saints-Pierre-et-PaulLe Jardin des DélicesObsidienneL’ensemble vocal et instrumental Obsidienne défrichedes répertoires inédits et développe un travail scientifiquesur la restitution de l’instrumentarium médiéval à partirde la peinture des grands maîtres du Moyen Âge.Il se démarque d’autres formations de musique anciennepar les liens singuliers qu’il tisse avec le public, complicede moments uniques que procurent l’improvisationet la magie d’une création « en direct » dont EmmanuelBonnardot, directeur artistique, dévoile facilementles secrets de fabrication.13© Photo Hubert Bender


Le Jardin des Délices14Photo © ObsidienneCe concert a été inspiré à Obsidienne parLe Jardin des Délices de Jérôme Bosch.Ce célèbre triptyque représente de gaucheà droite : l’Éden, au centre une vision paradisiaquedu séjour des Élus s’adonnant auxplaisirs de la vie et enfin une représentationde l’Enfer. Le choix d’Obsidienne s’est portésur des pièces musicales prochesde l’imaginaire et de la féerie du peintre.Chansons angéliques et textes luxuriantssont rendus grâce à la riche palette vocaledes chanteurs et aux couleurs sonoresvariées des instruments de la fin du MoyenÂge. La première partie du concert estdédiée à l’œuvre du génial compositeurfranco-flamant Guillaume Dufay (1400-1474). La seconde partie arrange, composeet improvise sur les monodies du Manuscritde Bayeux, considéré comme la premièreanthologie de chanson populaire française.Tout en usant des règles d’improvisation etd’arrangement de l’époque, Obsidiennenous livre de véritables créations, non pasdes reconstitutions musicales.Sources et compositeurs :Guillaume Dufay (1400-1474) ; le Manuscrit de BayeuxParis B.N. fr 9346.


Samstag, 31. Augustr20.30 UhrOTTMARSHEIMSt. Peter und Paul - KircheEmmanuel Bonnardot,Leitung(Gesang, Gambe,Rebec, Cister, Zink)Florence Jacquemart(Gesang, Flöten,Dudelsack)Hélène Moreau(Gesang, Psalterium)Catherine Sergent(Gesang, Psalterium)Barnabé Janin(Gesang, Fidel,Schalmei)Raphael Picazos(Gesang)Pierre Tessier(Gesang, Rezitation)© Benoit LinderObsidienneDas Instrumental- und Vokalensemble „Obsidienne“beschäftigt sich vornehmlich mit einem Repertoirebislang unveröffentlichter Werke und befasst sichwissenschaftlich mit der Rekonstruktion des mittelalterlichenInstrumentariums nach Darstellungen in derbildenden Kunst jener Epoche. Die Auftritte des Ensembleszeichnen sich durch einen besonders intensivenKontakt zum Publikum aus, der durch die Unmittelbarkeitdes kreativen Prozesses beim Improvisierenerzeugt wird.Garten der Lüste(mit Musik von Guillaume Dufay und aus dem Manuskriptvon Bayeux)Für dieses Konzertprogramm hat sich „Obsidienne“durch das gleichnamige Gemälde von HieronymusBosch inspirieren lassen: Jenes Triptychon stellt linksden Garten Eden, in der Mitte das visionäre Traumbilddes Liebesparadieses und rechts die musikalischeHölle dar. Die Auswahl der Musikstücke sucht Nähe zurmagisch-phantastischen Vorstellungswelt des Malers.Zwischen Engelsgesängen und schillernder Wortkunstentfalten die Stimmen und Instrumente des Mittelalter-Ensembles eine farbenprächtige Klangpalette.Im ersten Teil erklingen Werke des franko-flämischenKomponisten Guillaume Dufay (1400-1474); der zweiteTeil ist nachkomponierend und improvisierend denMonodien aus der Bayeux-Handschrift gewidmet,die als früheste Sammlung französischer Volksliedergilt. Ein Konzert im Spannungsfeld von Kreativität undInterpretation.15


De Caelis © Guy Vivien16De CaelisLaurence BRISSET, direction, mezzo-sopranoFlorence LIMON, sopranoEstelle NADAU, sopranoCaroline TARRIT, mezzo-sopranoMarie-George MONAT, altoDe Caelis est un ensemble conventionné par la DRAC Basse-Normandie. L’ensemble bénéficie égalementdu soutien du Conseil Régional de Basse-Normandie, du Conseil Général de l’Orne, de l’Institut français,de l’ADAMI, de la SPEDIDAM, de l’ODIA-Normandie et de Musique Nouvelle en liberté.


WEEK-END 1Dimanche 1 er septembre17 hANDLAUÉglise Saints-Pierre-et-PaulEn l’Amoureux VergierDe CaelisDe Caelis est un ensemble de cinq voix de femmesspécialisé dans le répertoire médiéval. La curiosité, l’énergie,le plaisir du partage et l’esprit d’aventure s’y conjuguentet portent cette formation à aborder des répertoires inéditsdu passé mais aussi des musiques d’aujourd’hui.Produire un jeu de résonances d’une époque à l’autre estmême devenu pour l’ensemble une nécessité artistique.De Caelis enregistre pour le Label Aeon, distribué parHarmonia Mundi. Sa discographie a reçu de nombreusesdistinctions, notamment cinq Diapasons pour l’enregistrementde En l’Amoureux Vergier.17Abbatiale © OT Barr Bernstein - F. Cron


En l’Amoureux Vergier18De Caelis © Guy VivienAu Moyen Âge, le mot « verger » ne recouvraitpas la même réalité que de nos jours.Il ne s’agissait pas uniquement d’un espaceplanté d’arbres fruitiers, mais aussi d’unjardin d’agrément où poussaient lesessences les plus agréables. Certes, lesfruits y étaient en général exquis mais ilspouvaient être amers, voire mortels. C’étaitle lieu de l’amour courtois. On s’y « contaitfleurette » sur des bancs de gazon, le jourcohabitait avec la nuit, l’esprit avec la chair…C’est dans ce cadre que De Caelis situela plupart des pièces de son programme.Toutes sont issues du Manuscrit de Chantilly,une étonnante anthologie de la musiquefrançaise de la seconde moitié du 14 e siècle.Cet ouvrage, dont on ne connaît nile commanditaire ni le scribe, contient112 ballades, rondeaux, virelais et motetsd’une trentaine de compositeurs français.La plupart des pièces sont écrites dansle style de l’Ars Subtilior, caractérisé parsa complexité rythmique et par l’extrêmeraffinement de sa polyphonie.Sources :Manuscrit de Chantilly – Château de Chantilly, Bibliothèquedu Musée de Condé MS 564


Sonntag, 1. September17.00 UhrANDLAUSt. Peter und Paul-KircheLaurence Brisset(Leitung,Mezzosopran)Florence Limon(Sopran)Estelle Nadau(Sopran)Caroline Tarrit(Mezzosopran)Marie-George Monat(Alt)De CaelisDas Ensemble „De Caelis“ wird von fünf Sängerinnengebildet, die auf die Musik des Mittelalters spezialisiertsind. Mit Energie, Neugier und gemeinsamer musikalischerAbenteuerlust taucht das Ensemble sowohl in einbislang unveröffentliches Frühe-Musik-Repertoiresowie auch in zeitgenössische Tonkunst ein. DasAufspüren von Resonanzen aus dem Wechselspielder Epochen ist zu einer künstlerischen Notwendigkeitfür dieses Ensemble geworden. Die CD-Einspielungenvon „De Caelis“ beim Label Aeon wurden vielfachausgezeichnet, insbesondere auch die Aufnahmevon „En l´Amoureux Vergier“.Im Garten der Liebe(mit Musik aus dem Manuskript von Chantilly)Im Mittelalter meinte der Begriff „verger“ (= Obstgarten)ungleich mehr als im heutigen Sprachgebrauch:nicht nur ein Terrain mit Obstbäumen, vielmehr ein Ortdes Wohlbefindens, der Düfte und berauschenderEssenzen. Gewiss reiften darin auch Früchte aller Art,schmackhaft und süß, mitunter bitter, ja sogar tödlich.Hier war auch die höfische Liebe zu Hause: Man flirtetauf grünen Rasenbänken, der Tag wird zur Nacht, Herzund Sinne erfreuen sich…. In solche Idylle führt einGroßteil der von „De Caelis“ für dieses Programmausgewählten Musikstücke: Sie stammen alle aus derChantilly-Handschrift, einer staunenswerten Sammlungfranzösischer Musik aus der zweiten Hälfte des14. Jahrhunderts, die 112 Balladen, Rondeaus, Virelaisund Motetten aus der Feder von rund 30 Komponistenenthält. Die meisten dieser Stücke sind im rhythmischkomplexen und raffiniert polyphonen Still der „Ars Subtilior“komponiert.19


20Musica Nova © Pierre SuchetMusica NovaLucien KANDEL, direction, altusChristel BOIRON, cantusCaroline MAGALHAES, cantusMarie-Claude VALLIN, altusJérémie COULEAU, ténorThierry PETEAU, ténorMarc BUSNEL, bassusMusica Nova bénéficie du soutien de la DRAC Rhône-Alpes, du Conseil Régional de Rhône-Alpes, de laVille de Lyon, des Domaines J&F Mugnier (Chambolle Musigny, 21), Louis Jardot (Beaune, 21), Comte Ligier-Belair(Vosne Romanée, 21), de la Romanée Conti (Vosne Romanée, 21) de l’ADAMI et de la SPEDI-DAM.


WEEK-END 2Vendredi 6 septembre20 h 30ROSHEIMÉglise Saints-Pierre-et-PaulDescendi in ortum meumD’un jardin à l’anglaise… à un jardin à la françaiseMusica NovaComposé d’un noyau fidèle de chanteurs réunis autourde Lucien Kandel, l’Ensemble Musica Nova se passionneà faire revivre des musiques venues d’un autre temps,celui des premières polyphonies jusqu’au baroque.Les chanteurs, parfois rejoints par des instrumentistesau gré des programmes, travaillent directement surdes sources manuscrites. Ils échangent beaucoupet les choix artistiques émanent d’une réflexion collective.Reconnues unanimement par la critique, les interprétationsde Musica Nova sont de plus en plus prisées par un publicà la recherche d’expériences artistiques nouvelles.21© Photo VRR


Descendi in ortum meum22Musica Nova © Pierre SuchetLe compositeur franco-flamand du 15 e siècleGuillaume Dufay est la figure centrale de ceprogramme. Familier des cours princières etecclésiastiques européennes, il a assimilé etréussi la synthèse des techniques des écolesmusicales de France, d'Angleterre et d'Italie.La présence anglaise en France au coursde la guerre de Cent Ans a rendu notre paysperméable aux douces sonoritésde la musique anglaise. Lors de ses voyagessuccessifs en Italie, Dufay a aussi euconnaissance de nombreux manuscritsanglais qui tous puisaient leur inspirationdans le texte biblique du Cantiquedes Cantiques.Les pages musicales réunies dansce concert nous font entrer dans un merveilleuxjardin, théâtre de l’éclosion amoureuse.Mais au-delà d’images sensuelles transparaîtaussi le culte à la Vierge dontles ornementations (fiori musicali)traduisent avec éloquence la divine beauté.Compositeurs : Guillaume Dufay (1400-1474),John Plummer (1410-1483), John Forest (v.1367-1446),John Dunstable (1390-1453).


Freitag, 6. September20.30 UhrROSHEIMSankt Peter und Paul-KircheLucien Kandel(Leitung, Altus)Christel Boiron(Sopran)Caroline Magalhaes(Sopran)Marie-Claude Vallin(Alt)Jérémie Couleau(Tenor)Thierry Peteau(Tenor)Marc Busnel(Bass)Musica NovaDas Ensemble “Musica Nova” setzt sich aus passioniertenVokalisten um Lucien Kandel zusammen, derenRepertoire von der frühen Mehrstimmigkeit des Mittelaltersbis zur Barockmusik reicht. Die Gruppe – je nachProjekt durch Instrumentalisten verstärkt – musiziertauf der Basis handschriftlicher Originalquellen.Hochgelobt von Publikum und Kritik weisendie Interpretationen von „Musica Nova“ den Wegzu neuen künstlerischen Erfahrungen mit Alter Musik.Descendi in ortum meum(mit Musik von Guillaume Dufay, John Plummer,John Forest, John Dunstable)Im Mittelpunkt dieses Programms steht der frankoflämischeKomponist Guillaume Dufay, der – mit deneuropäischen Musikstilen an Fürstenhöfen ebensovertraut wie mit jenen der Kirche – die Eigentümlichkeitender französischen, englischen und italienischenSchulen assimiliert und zu eigener Synthese entwickelthat. Die englische Präsenz während des 100-jährigenKrieges hat auch in Frankreich die Musik durchlässiggemacht für die zarten Klangfärbungen der englischenTonkunst. Sogar im Zuge seiner mehrmaligen Italien-Aufenthalte hat Dufay zahlreiche englische Musikhandschriftenkennengelernt, die ihre Inspiration aus demHohelied Solomonis bezogen.Die Musikauswahl dieses Konzerts führt in einenzauberhaften Garten, in dem - wie auf einer Bühne –das Wunder der Liebe in vielen Facetten erblüht.Doch in die sinnenfrohen Bilder hinein strahlt auchdas Licht keuscher Marien-Verehrung, für deren göttlicheSchönheit die Musik in ihren ornamentenreichen„fiori musicali“ eine beredte Tonsprache gefunden hat.23


Photo © Per Sonat24Per-SonatSabine LUTZENBERGER, direction, mezzo-sopranoBaptiste ROMAIN, vièle à archet, cornemuseTobie MILLER, vielle à roue, flûte à becElisabeth RUMSEY, vièle à archet


WEEK-END 2Samedi 7 septembre20 h 30SURBOURGAbbatiale Saint-ArbogastLe Roman de la RosePer-Sonat (Allemagne)Depuis 2005, l’ensemble fondé par Sabine Lutzenbergerse concentre sur les musiques du Moyen Âgeet de la Renaissance. Per-Sonat se présente sous diversesformations, du duo jusqu’au double chœur avec instruments.Ses programmes variés vont de la musique des premierschrétiens de Rome jusqu’aux chansonniers des années 1500.Ses deux enregistrements : Der Taugenhort (2008)et Le Roman de la Rose (2010) ont été remarquéspar la critique internationale.25© Photo VRR


Le Roman de la Rose26Photo © Per SonatConservé dans plus de 300 manuscrits etimprimé dès 1480, le Roman de la Rose futun « best-seller » de la fin du 13 e jusqu’au16 e siècle. La première partie, seule abordéedurant ce concert, fut écrite par Guillaumede Lorris vers 1230. C’est un songe allégoriquequi décrit en 4 058 vers, l’initiationamoureuse d’un jeune homme séduit parun bouton de rose découvert dans un jardinclos, jardin de Déduit (de divertissement)où séjourne le Dieu d’Amour.Le Roman de la Rose, aboutissementd’un siècle de raffinement aristocratiqueet littéraire, puise dans la tradition courtoisedes Arts d’aimer. Deux siècles durant,ses figures allégoriques nourriront la rhétoriqueamoureuse et la production musicalede la fin du Moyen Âge. Per-Sonat présenteun aperçu de cet immense corpusqui traverse l’Ars Nova et l’Ars Subtilior.On y retrouve Guillaume de Machaut,figure centrale du programme,mais aussi de célèbres trouvèreset de nombreux anonymes.Compositeurs et sources :Jacques de Cysoing, Guillaume de Machaut (1300-1377), Brunel de Tours, Manuscrit de Chypre(14 e siècle), Codex de Montpellier et de Chantilly(14 e siècle)…


Samstag, 7. September20.30 UhrSURBOURGSankt Arbogast-AbteikircheSabine Lutzenberger(Leitung, Mezzosopran)Baptiste Romain(Fidel, Dudelsack)Tobie Miller(Drehleier, Blockflöte)Elisabeth Rumsey(Fidel)Per-Sonat (Deutschland)Das 2005 von Sabine Lutzenberger gegründete Ensembleist auf Musiken des Mittelalters und der Renaissancespezialisiert. Die Besetzung bei „Per-Sonat“ istvariabel und kann - je nach Projekt - vom Duo bis zumDoppelchor mit Instrumenten reichen. Die Programmeumfassen Musiken aus dem frühchristlichen Rom bishin zu Werken der „Chansonniers“ um 1500.Auch die bislang zwei Einspielungen des Ensembles„Der Taugenhort (2008)“ und „Roman de la Rose (2010)“wurden von der internationalen Kritik hoch gelobt.Der Rosenroman(mit Musik von Jacques de Cysoing, Guillaume de Machaut,Brunel de Tours, aus dem Manuskript von Zypern und den Codicesvon Montpellier und Chantilly)27Der „Roman de la Rose“, ein Bestseller aus dem13. Jahrhundert, ist ein auf Altfranzösisch verfasster,1480 erstmals gedruckter Versroman über die Liebeund die höfische Gesellschaft, der drei Jahrhundertelang zu den meist gelesenen Werken der profanenfranzösischen Dichtung zählte. Sein erster Teil – aufden sich dieses Konzert bezieht – wurde um 1230 vonGuillaume de Lorris verfasst. In einem allegorischenTraum wird die Liebeserweckung eines jungen Mannesdurch eine Rosenknospe geschildert, die aus einemumfriedeten Garten stammt, in dem der Gott der Liebeweilt.Mehr als zwei Jahrhunderte lang sollten die allegorischenGestalten des „Rosenromans“ sowohl die literarischeLiebesrhetorik nähren als auch Musiker undKomponisten inspirieren. „Per-Sonat“ gibt in diesemProgramm Einblicke in diese einschlägigen musikalischenEntwicklungen, die von den Trouvères,über Komponisten der „Ars Nova“ (insbesondereGuillaume de Machaut) bis hin zu Meisternder „Ars Subtilior“ reichen.


28Photo VRR © Pascal BastianDiabolus in MusicaAntoine GUERBER, direction artistique, harpe romane, percussionEugénie DE MEY, mezzo-sopranoEstelle BOISNARD, mezzo-sopranoEmmanuel VISTORKY, baryton-basseNicolas SANSARLAT, vièle à archetDiabolus in Musica est conventionné par la DRAC Centre et bénéficie du soutien de la Région Centre,du Conseil Général d’Indre-et-Loire, de la Ville de Tours


WEEK-END 2Dimanche 8 septembre17 hHATTSTATTÉglise Sainte-ColombeLa Flor NoveleDiabolus in Musica"DIABOLUS IN MUSICA", c’est ainsi que les théoriciensdu Moyen Âge nommaient la quarte augmentée,un intervalle dont s’accommodaient mal leurs oreilles.Depuis 1992, l’ensemble se consacre à l’étude et l’interprétationde toutes les musiques médiévales, du plain-chantjusqu’aux grandes polyphonies du 15 e siècle.Ses programmes abordent le Moyen Âge en replaçantles musiques dans leur contexte historique et esthétiqueet en cherchant à cerner au plus près la mentalitéet la sensibilité médiévales.La discographie s’est très largement distinguéepar de nombreuses récompenses (Diapason d’Or de l’année,Choc du Monde de la Musique, ffff de Télérama, Dixde Répertoire, cinq étoiles de Classica…).29© Photo VRR


La Flor Novele30Photo VRR © Pascal BastianEn 1219, Gautier de Coincy, trouvère bénédictin,compose la première chanson dédiéeà la Vierge en langue vernaculaire, non plusen latin. En découlera toute une productionde chants de dévotion mariale en langued’oïl. L’Église, soucieuse de récupérerle succès des chansons courtoises, portetoute son attention sur celle-ci à des finsd’édification des jeunes filles. Il s’agitde détourner leur ardeur des chantsd’amour profane vers l’amour divin. Ces lais,chansons à refrain et rondeaux sont l’écho,dans la France du Nord, de l’étonnant mysticismeféminin médiéval qui animera toutel’Europe en ce « début d’automne du MoyenÂge ». Ils constituent aussi un excellenttémoignage des nouvelles pratiques dévotionnellesdu 13 e siècle pour lesquellesJésus demeure certes la référence suprêmemais où Marie prend une place primordiale.En permanence, celle-ci est comparée auxplus belles fleurs et surtout à la « rose gracieusequi jamais ne se fane ».© Photo VRRSources, compositeurs :Guillaume le Vinier (v.1190 – 1245) ;Lambert Ferri (1250-1300) ; anonymes BN na fr 1050(chansonnier Clairambault) ; BN fr 12483 (Rosarius) ;BN fr 844 (Manuscrit du Roi) ; Arsenal 3517.


Sonntag, 8. September17 UhrHATTSTATTSankt Colombus-KircheAntoine Guerber(Leitung, Harfe,Perkussion)Eugénie De Mey(Mezzosopran)Estelle Boisnard(Mezzosopran)Emmanuel Vistorky(Bassbariton)Nicolas Sansarlat(Fidel)© Photo VRRDiabolus in Musica“Diabolus in Musica” nennen Musiktheoretiker seit demMittelalter das Intervall der übermäßigen Quarte,dessen Dissonanz die Ohren hart herausfordert. Unterdieser Bezeichnung firmiert seit 1992 auch eine Gruppepassionierter Musiker um Antoine Guerber, die sichdurch ihre Interpretationen mittelalterlicher Musikeinen hervorragenden Ruf erarbeitet haben. Mit ihrenProgrammen zielen sie stets auf die Wiederherstellunggrößtmöglicher Nähe zu Denkungs- und Empfindungsweisenmittelalterlicher Tonkunst. Das Ensemble istGast bedeutender einschlägiger Festivals.Viele seiner CD-Einspielungen erhielten erstklassigeAuszeichnungen.La Flor Novele(mit Musik von Guillaume le Vinier, Lambert Ferri und ausverschiedenen Manuskripten)Gautier de Coincy, benediktinischer Trouvère, komponierte1219 erstmals ein Lied zu Ehren der JungfrauMaria nicht auf Lateinisch, sondern in der Sprache desVolkes, was in der Folge eine Flut von neu geschaffenenMariengesängen in altfranzösischer Sprache auslöste.Die Kirche - eifersüchtig bemüht, am Erfolg höfischerLiebeslyrik in eigener Sache und zur christlichenErbauung junger Frauen zu partizipieren - schenkte derEntwicklung große Aufmerksamkeit: Es galt, die sichdort ausdrückende Glut profaner Liebe in fromme Liebezu Gott umzuleiten. So bildeten diese lyrischen Lais,Strophenlieder und Rondeaus quasi den nordfranzösischenWiderhall jenes erstaunlich verbreiteten Frauen-Mystizismus, der in ganz Europa den Beginn des„Herbst des Mittelalters“ charakterisiert. Zudem legendiese Musikstücke ausgezeichnet Zeugnis ab von derneuen Andachtskultur im 13. Jahrhundert, in der Maria– stets verglichen mit den schönsten Blumen und vorallem als „gnadenreiche Rose, die nie verblüht“ - einenherausragenden Platz einnimmt.31


32Photo © Camera delle LacrimeLa Camera delle LacrimeBruno BONHOURE, ténor, direction musicaleKhaï-Dong LUONG, mise en espace, scénographieAndreas LINOS, vièle à archetMichèle CLAUDE, percussionsSarah LEFEUVRE, soprano, flûtes à becStefano GENOVESE, psaltérionTiphaine GAUTHIER, flûtes à becJean-Lou DESCAMPS, vièle à archet, tamburaCaroline MAGALHAES, préparation des chœursChristiane BALDENSPERGER , enseignanteLes élèves de 5 ème du collège de Marlenheim


WEEK-END 3Vendredi 13 septembre20 h 30SÉLESTATEglise Sainte-FoyLe Livre vermeil de MontserratLa Camera delle LacrimeFondée en 2004 par le ténor Bruno Bonhoure et le metteuren scène Khaï-dong Luong, La Camera delle Lacrime est unensemble musical français se consacrant principalementaux répertoires de la littérature médiévale. Dirigée musicalementpar Bruno Bonhoure, cette formation occupe uneplace très particulière au sein du paysage artistique en sedonnant pour mission de valoriser les répertoires en langued'oc et d'ouvrir sa pratique de la musique ancienne à tousles publics. Entourée par un collège d'experts lors de laconception de ses créations (historiens, philologues, universitaires)La Camera delle Lacrime a été distinguée, au Sénat,de la médaille de l'Académie des Arts et des Lettres pourl'excellence de son activité artistique et pour son action derévélation du patrimoine occitan.Concert partenaire du festival Via Mediaeval(Rhénanie-Palatinat).© Photo VRR33


Le Livre vermeil de Montserrat34Photo © Camera delle LacrimeCe manuscrit, dont la rédaction s’est achevéeen 1399, servait de recueil de chantsaux moines chargés d’accueillir les pèlerinsà l’Abbaye catalane de Montserrat. Dansune préface, il est précisé que ceux-ci« ayant parfois le désir de chanter et danserdans l’église de la Sainte Vierge et qu’ilsveulent le faire même dans les jardins prèsde l’église (où l’on ne saurait tolérer quede respectables et pieuses chansons),un certain nombre de chansons appropriéesont été écrites pour satisfaire à cettedemande (…) ». Dans son état actuel,le manuscrit contient dix chants et dansesde dévotion à la Vierge. Leur grandepopularité tient à leur variété ainsi qu'à leurrelative facilité de réalisation. À la demandede La Camera delle Lacrime, un groupede pèlerins « amateurs » a été constitué.Il est composé d’une vingtaine de collégiensde Marlenheim, d’étudiants du CFMIde Sélestat et de stagiaires de MissionVoix Alsace.Sources :Chant de la Sybille (Inscrit par l’UNESCO sur la listereprésentative du patrimoine culturel immatérielde l’humanité) ; Libre vermell de MontserratMs 1. Biblioteca Abadia de Montserrat ;Els Segadors, hymne officiel de la Catalogne.


Freitag, 13. September20.30 UhrSÉLESTAT (SCHLETTSTADT)Sankt-Fides-KircheBruno Bonhoure(Leitung, Tenor)Khaï-Dong Luong(Raumregie)Andreas Linos(Fidel)Michèle Claude(Perkussion)Sarah Lefeuvre(Sopran, Blockflöten)Stefano Genovese(Psalterium)Tiphaine Gauthier(Blockflöten)Jean-Lou Descamps(Fidel, Tambura)Caroline Magalhaes(Choreinstudierung)Christiane Baldensperger(verantwortlicheLehrerin)Schüler/innender 7. Klasse desCollège de Marlenheim© Photo VRRLa Camera delle LacrimeSeit 2004 versammeln sich Musiker um BrunoBonhoure und Khai-dong Luong, die als Ensemble„La Camera delle Lacrime“zeitgenössische Kunstin den Dienst eines europäischen Musikerbes stellen,das vom tiefen Mittelalter bis ins Barockzeitalter reicht.Die Aufführungen der Gruppe präsentieren sich alseine Form von Musiktheater, in dem das musikalischeRepertoire durch die Einwirkung weiterer Kunst- undAusdrucksformen - wie z. B. Tanz oder digitale Bildschöpfungen– in neuem Lichte erscheint. Die drei bislangerschienenen CDs wurden von der Fachpresse mitAuszeichnungen bedacht und ebneten dem Ensembleden Weg zur Teilnahme an so renommierten Festivals.Le Livre Vermeil de MontserratDieses berühmte Manuskript, dessen Abfassung 1399beendet wurde, diente den mit dem Empfang der Pilgerbefassten Mönchen im katalanischen KlosterMontserrat als Liederbuch. Im Vorwort wird präzisiert,dass jene Pilger, …oftmals den Wunsch haben, in derKirche der Heiligen Jungfrau, ebenso wie in den Gärtenrund um die Kirche (wo man nur anständige undfromme Lieder dulden kann) zu singen und zu tanzen,wofür eine Reihe geeigneter Lieder verfasst wurde, umdieses Verlangen zu befriedigen…“. Nach heutigemStand der Auswertung enthält die Handschrift10 Gesänge und Tänze zu Ehren der Jungfrau Maria,deren große Beliebtheit sich ihrer Vielfalt und relativunkomplizierten Ausführbarkeit verdankt.Auf Wunsch von „La Camera delle Lacrime“ wurde indas Konzert eine Gruppe singender „Amateur-Pilger“integriert, die sich aus rund 20 Schüler/innen ausMarlenheim sowie Musikreferendaren aus Schlettstadtund Kursteilnehmern der „Mission Voix Alsace“zusammensetzt.35


36La Reverdie © Stefan ShweigerLa ReverdieClaudia CAFFAGNI, chant, luth, psaltérionLivia CAFFAGNI, chant, flûtes, vielleElisabetta de MIRCOVICH, chant, rebec, vielleCristina CALZOLARI, chant, orgue positif, clavicythériumSara MANCUSO, harpe, clavicythérium, orgue positif


WEEK-END 3Samedi 14 septembre20 hGUEBWILLERÉglise Saint-LégerLes Douze Jardins de sainte Catherinede BologneLa Reverdie (Italie)La Reverdie, groupe italien de musique médiévale, a étéfondé en 1986 par deux couples de sœurs, chanteuseset instrumentistes : Claudia & Livia Caffagni et Elisabetta& Ella de Mircovich. Depuis 1991, elles collaborentrégulièrement avec d'autres interprètes.L'ensemble, spécialisé dans l'interprétation polyphoniquedes répertoires du 13 e siècle au 15 e siècle, pratique surtoutle chant a cappella, mais s'accompagne fréquemmentd'instruments tels que le luth, la flûte, la vielle ou la harpe.Le nom La Reverdie est issu d’un genre poétique trèsen vogue au Moyen Âge qui célèbre le retour du printemps.37© Photo VRR


Les douze jardins de sainte Catherinede Bologne38La Reverdie © Stefan Shweiger© Photo VRREn 1435, la jeune clarisse Caterine de Vigriécrit un traité d’ascèse spirituelle intituléLes Douze Jardins. L’auteur, ultérieurementplus célèbre en tant que sainte Catherinede Bologne, y décrit comme un cheminementà travers douze jardins, les étapesque l’âme doit parcourir pour atteindrel’union avec le Christ. Chaque jardin résonnedu chant de la Bien-aimée du Cantique desCantiques dont s’inspire sainte Catherine.Elle y exprime l’attraction tourbillonnantede son âme vers celle du Bien-aimé.Des recherches musicologiques approfondiesont permis à la Reverdie de reconstruirel’exécution musicale de douze chantsspirituels en usage au monastère du CorpusDomini, fondé par sainte Catherineà Bologne. Ils restituent parfaitementle contenu symbolique de chacun des douzejardins en en caractérisant la lumière,les couleurs, les odeurs, les saveurset les rythmes.Compositeurs et sources :Œuvres de Johannes Martini (1440-1497) ;Jacob Obrecht (1457-1505) ; Heinrich Isaac (1450-1517)et manuscrits anomymes du 15 e et du début 16 e siècledes bibliothèques du Civico Museo BibliograficoMusicale de Bologne, de l’Université de Bologne,de Capetown, Florence, Paris (BN), Pavie, Venise.


Samstag, 14. September20 UhrGUEBWILLERSaint-Léger KircheClaudia Caffagni(Gesang, Laute,Psalterium)Livia Caffagni(Gesang, Flöten, Fidel)Elisabetta de Mircovich(Gesang, Rebec, Fidel)Cristina Calzolari(Gesang, Orgelpositiv,Spinett)Sara Mancuso(Harfe, Spinett,Orgelpositiv)La Reverdie (Italien)Das italienische Ensemble „La Reverdie“ wurde 1986von den Geschwisterpaaren Claudia & Livia Caffagnisowie Elisabetta & Ella Mircovich gegründet undwidmet sich der vokalen und instrumentalen Musik desMittelalters. Seit 1991 arbeitet die Gruppe regelmäßigauch in erweiterter Besetzung und hat sich auf dieInterpretation mehrstimmiger Musik des 13. bis 15.Jahrhunderts - insbesondere a-cappella, immer öfteraber auch mit Begleitung von Instrumenten - spezialisiert.Der Name „La Reverdie“ entstammt einemim Mittelalter sehr beliebten poetischen Genre,das die Wiederkehr des Frühlings feiert.Die zwölf Gärten der heiligen Katharinavon Bologna“Im Jahr 1435 verfasste die junge Klarissin Caterinede Vigri – die nachmalige heilige Katharina von Bologna- eine Abhandlung über die geistliche Askese mit demTitel „Die zwölf Gärten“. Darin beschreibt die Autorinden Weg der Seele hin zu ihrer Vereinigung in Christusals Wanderung durch zwölf Gärten. Jeder Garten halltwider von den Gesängen der Geliebten aus dem HoheliedSolomonis, auf das sich die heilige Katharina alsInspirationsquelle bezieht. Durch gründliche musikwissenschaftlicheStudien gelangte „La Reverdie“zur aufführungsgerechten Wiederherstellung von12 geistlichen Gesängen, so wie sie in demvon der heiligen Katharina gegründeten Kloster„Corpus Domini“ vormals im Gebrauch waren.Dabei wurde auch der symbolische Gehalt einer jedender zwölf Garten-Stationen in der Charakterisierungdes Lichts, der Farben, der Düfte, Geschmäckeund Rhythmen vollständig rekonstruiert.39


Photo © Cum Jubilo40Cum JubiloCatherine RAVENNE, contralto, directionAngélique GREUTER, sopranoSarah RICHARDS, sopranoLaurence ESQUIEU, mezzo-sopranoCum Jubilo bénéficie du soutien du Conseil Régional de Poitou-Charentes et d’une convention avec leConseil Général de la Charente.


WEEK-END 3Samedi 14 septembre22 hLe Lys et la RoseGUEBWILLERLes Dominicains(Cloître et chœur supérieur)Cum JubiloL’Ensemble a débuté ses activités en 2005 sous l'impulsionde Catherine Ravenne. Fidèle à ses premiers objectifs,Cum Jubilo tend à retrouver au travers des manuscritsles plus anciens, l’élan et l’inspiration qui ont donné vieà ces chants datant d’une époque où la société étaitentièrement imprégnée du Sacré. Les quatre chanteusesde la formation aiment aussi jouer avec les acoustiques,explorer les résonances qui résultent des mises en espaceet du rapport entre l’architecture médiévale et les manuscrits.La curiosité qui anime Cum Jubilo les conduità chercher, auprès de compositeurs contemporains,des prolongements actuels à leur répertoire de prédilection.41© Photo VRRLe festival Voix et Route Romanes’associe aux Dominicains de Guebwillerpour célébrer les Journées européennesdu Patrimoine en organisant ce concertgratuit. Il est accessible sur réservationà toute personne qui aura assisté auconcert de 20h00 à l’Eglise Saint Léger.Nombre de places limité.Une navette bus gratuite est mise enplace depuis Strasbourg et Sélestatpour assister aux deux concerts deGuebwiller.Départ Strasbourg : 17h45,place de l’Université.Départ Sélestat : 18h30,Boulevard Charlemagne (face au lycéeKœberlé)Inscription obligatoire.


Le Lys et la Rose42Photo © Cum JubiloLe culte des vierges est omniprésentau Moyen Âge. On honore non seulementla Vierge Marie, mais aussi sainte Agathe,sainte Catherine, sainte Ursule et les 11 000vierges… Elles sont comparées aux plusbelles fleurs, de celles qui fleurissent dansle jardin clos (jardin mystique à l’originedes exégèses sur l’immaculée conception).Toutes ont un sens allégorique : le lys, parsa blancheur, est le symbole par excellencede la virginité de Marie, fréquemmentcomparée à une « rose sans épine »car indemne du péché originel, une imageà l’origine du dogme de l’ImmaculéeConception. Lorsqu’elle est rouge, la roseévoque aussi le martyre et la Passiondu Christ. « Tu es rosier qui porte roseblanche et vermeille », Rutebeuf, 13 e siècle,Ave Maria.Un choix de plains-chants et de polyphoniesa cappella du 12 e au 14 e siècle, permetaux chanteuses de Cum Jubilo d’évoquerl’une des vertus les plus célébréesau Moyen Âge : la pureté.Sources :Manuscrits du 12 e au 14 e siècle : d’Arras, Cambrai,Valenciennes, St-Maur-des-Fossés, Sens, Rouen,Graduel de Fontevrault, Riesencodex d’Hildegard vonBingen, La Clayette, Montpellier, Bamberg, Codex deLas Huelgas.


Samstag, 14. September22. UhrGUEBWILLERDominikanerklosterCatherine Ravenne(Leitung, Alt)Angélique Greuter(Sopran)Sarah Richards(Sopran)Laurence Esquieu(Mezzosopran)Cum JubiloDas Ensemble “Cum Jubilo” wurde 2005 auf Anregungvon Catherine Ravenne gegründet und widmet sichseither der Aufgabe, geistlicher Vokalmusik aus frühenmittelalterlichen Handschriften mit Schwung undBegeisterung neues Leben einzuhauchen. In ihren Konzerten,die mitunter auch Werke des zeitgenössischenRepertoires einschließen, richten diese ausgebildetenSängerinnen ihr besonderes Augenmerk auf die Erkundungwerkdienlicher Musik-Raum-Klang-Beziehungen.Lilie und Rose(mit Musik aus vielen bekannten Manuskripten des 12. bis14. Jahrhunderts)43Das Festival und das Musikzentrum"Les Dominicains"in Guebwiller schliessen sichzusammen um mit diesemGratis-Konzert gemeinsamdie "Europäischen Tage desoffenen Denkmals" zu feiern.Zutritt bei vorherigerResiervierung nur für Personendie auch das Konzertum 20 Uhr in derSaint-Léger-Kirche besuchthaben.Begrenzte Anzahl vonPlätzen.Kostenloser Bustransportab Strassburg und Sélestat.Der Jungfrauen-Kult ist im Mittelalter allgegenwärtig:zur höheren Ehre nicht nur der Gottesmutter, sondernauch der heiligen Agathe, Katharina, Ursula und all deranderen 11 000 Jungfrauen… Sie werden mit den allerschönstenBlumen verglichen, jenen, die im umhegtenGarten – mystischer Ort und Ursprung aller Bildauslegungzur unbefleckten Empfängnis - erblühen.Eine jede hat ihren allegorischen Sinn: Die Lilie, weißund rein, ist das Symbol schlechthin für die JungfräulichkeitMarias, die ihrerseits auch oft mit einer „Roseohne Dornen“ verglichen, will sagen: unversehrt vonder Erbsünde imaginiert wird. Die rote Farbe der Rosebeschwört indes als vergossenes Blut auch das Martyriumund das Leiden Christi.Mit einem Programm aus einstimmiger Gregorianikund mehrstimmiger A cappella-Polyphonie aus dem 12.bis 14. Jahrhundert beschwören die Sängerinnenvon „Cum Jubilo“ die wohl meistgepriesene Tugenddes Mittelalters: Keuschheit und Reinheit.


Photo © Discantus44DiscantusBrigitte LESNE, direction, mezzo-sopranoHélène DECARPIGNIES, sopranoAnne GUIDET, sopranoLucie JOLIVET, sopranoCatherine SERGENT, sopranoCaroline MAGALHAES, mezzo-sopranoBrigitte LE BARON, alto


WEEK-END 3Dimanche 15 septembre17 hDame de FlorsSTRASBOURGÉglise protestanteSaint-Pierre-le-JeuneDiscantusEnsemble vocal féminin fondé au début des années 90,Discantus fait revivre les musiques sacrées du Moyen Âgejusqu'à la Renaissance. Il est placé depuis sa création sousla direction de Brigitte Lesne qui conçoit les programmesaprès un patient travail de collectage de manuscritset de transcriptions musicales. Discantus réunit un noyaude chanteuses aux riches personnalités, capables d'adopterun style adapté à ces musiques, d'obtenir un son homogèneet immédiatement identifiable, tout en gardant des timbresindividuels bien différenciés. Sorte de signature sonore,Discantus utilise régulièrement des cloches à mains jouéespar les chanteuses. L'ensemble s'est peu à peu imposésur le plan international comme une référence pour ce typede répertoire.© Pascal Bastien45


Dame de Flors46Discantus © Philippe Matsas© Hubert BenderLa riche symbolique du jardin ne pouvaitqu’inspirer de nombreuses œuvres musicalesautant vocales qu’instrumentales,profanes que religieuses tout au longdu Moyen Âge. Mais c’est essentiellementau répertoire de l’Ecole de Notre-Damequ’est consacré ce concert. Sous la houlettedes maîtres Léonin et Pérotin, vers 1200,la cathédrale de Paris retentit d’un artnouveau dont le meilleur est voué à célébrerla Mère de Dieu devenue « fleur des fleurs,fleur de virginité, lys immuable, rose mystérieuse,jardin clos du Roi des cieux… ».Les trois grandes formes de compositionde l’époque sont représentées dansce programme : l’organum, polyphonieornée se développant sur un plain-chant ;le conduit, chant monodique ou polyphoniquedestiné à accompagner une processiondurant l’office ; le motet, compositionpolyphonique née de l’ajout d’un nouveautexte sur un fragment d’organum.Tous rendent honneur à la « dame de flors ».Sources :Manuscrits de Florence, Wolfenbüttel, Montpellier,Bamberg…


Sonntag, 15. September17 UhrSTRASSBURGEvangelischeJung-Sankt-Peter-KircheBrigitte Lesne(Leitung, Mezzosopran)Hélène Decarpignies(Sopran)Anne Giudet(Sopran)Lucie Jolivet(Sopran)Catherine Sergent(Sopran)Caroline Magalhaes(Mezzosopran)Brigitte le Baron(Alt)DiscantusDas Frauen-Vokalensemble „Discantus“ wurde Anfangder 90ger Jahre gegründet und widmet sich der sakralenMusik des Mittelalters und der Renaissance. DieLeitung liegt seit Anbeginn in den Händen von BrigitteLesne, die die Programme nach intensiver Sichtungvon Handschriften und musikalischen Transkriptionenzusammenstellt. Das Ensemble besteht im Kern auseiner Gruppe von profilierten Sängerinnen, die bei allerstimmlichen Individualität fähig sind, sich in der jeweiligenMusik stilistisch angemessen und in schnellidentifizierbarer Homogenität zu bewegen. Eine Art vonklingender Signatur bilden handgespielte Glocken, diedie „Discantus“-Sängerinnen regelmäßig benützen. DasEnsemble ist in seinem Repertoire in der internationalenFrühe-Musik-Szene eine Bezugsgröße geworden.Dame de Flors(mit Musik aus den Manuskripten von Florenz, Wolfenbüttel,Montpellier, Bamberg u.a.)Die reichhaltige Symbolik der Garten-Thematik wargeradezu prädestiniert, als Inspirationsquelle für musikalischeSchöpfungen aller Art über das ganze Mittelalterhinweg zu dienen. Dieses Konzert ist vornehmlichWerken der Pariser Notre-Dame-Schule gewidmet, woum 1200 unter der Leitung von Leonin und Perotin einneuer Musikstil in die Kathedrale Einzug hielt, derenbester Teil der Gottesmutter gewidmet war, der „Blumealler Blumen, Blüte der Jungfräulichkeit, unwandelbarenLilie, mysteriösen Rose, Garten des Himmelskönigs…“Auf dem Programm stehen die drei großen Kompositionsformenjener Epoche: das Organum mit seinenpolyphonen Ausschmückungen über dem unterlegtengregorianischen Choral, der prozessionsartige ein- odermehrstimmige Conductus und die auch textlich polyphonhochentwickelte Motette. Jede für sich und alledrei: musikalische Huldigungen an die „dame de flors“.47


EXCURSION-CONCERTDimanche 22 septembre17 hOTTERBERG(Rhénanie-Palatinat)Église AbbatialeConcert – Excusion, hors abonnement, proposé dans le cadre du partenariat entre Voix etRoute Romane et le festival Via Mediaeval (Rhénanie-Palatinat)John PotterRogers Covey-Crump“Conductus”Via Mediaeva © Conductus48Christopher O’GormanJohn Potter, enseignant à l’Université de York, est un ancienchanteur du Hilliard Ensemble, célébrissime formation àlaquelle Rogers Covey-Crump appartient toujours. ChristopherO’Gorman vient d’obtenir son Master à York sous ladirection de John Potter, il se produit régulièrement avec leGabrieli Consort. Ces trois ténors présentent le résultat detrois années de recherches menées aux côtés du ProfesseurMark Everist (Université de Southampton) sur l’histoire etl’interprétation du conduit.Ce genre musical, que l’on peut qualifier d’européen tant ilfut répandu sur tout le continent durant le 12 e et le 13 e siècle,tire son origine soit d’un chant d’accompagnement de processions,soit d’un contenu ayant trait à une leçon deconduite. Bien qu’en latin et à contenu religieux, le conduitn’appartient pas à la liturgie. Il peut s’agir d’un texte critiqueenvers la corruption de certains hauts membres du clergé,d’un dialogue métaphysique entre l’âme et le corps ouencore de considération sur la nature de l’Incarnation.Excursion-concert « Conductus » Spire – Otterberg (Rhénanie-Palatinat)Départ de Strasbourg à 9h30.Découverte de Spire.Repas pris en commun à Spire.Visite guidéede la Cathédrale romane de Spire.Concert « Conductus »à l’abbatiale romane d’Otterberg.Retour à Strasbourg vers 20h30.Groupe de 15 à 20 participants.Prix par personne : 70 €comprenant le transport, le repas,la visite guidée, l'entrée au concert.(Boisson non comprise)Réservation indispensable.Tél : 03 90 41 02 01Courriel :accueil@voix-romane.com


Conférence 1Jeudi 5 septembre18 h 30Conférence proposée par Laurent Naas, conservateur enchef de la Bibliothèque Humaniste de SélestatJeudi 5 septembre /18 h 30 /Stift, Médiathèque protestante, 1 bis Quai Saint-Thomas, Strasbourg.Entrée libre, sur réservation exclusivement. Tél. 03 90 41 02 01STRASBOURGStift,Médiathèque protestanteJardins de l’esprit et jardin de l’âmeà travers le Moyen Âge en Alsace :du Hortus Deliciarum de l’abesse Herrade aux Hortuli anime imprimésà Strasbourg au début du 16 e siècle.49Jardin médieval du musée de l’œuvre Notre-Dame © Musées de la Ville de StrasbourgConférence 2Jeudi 12 septembre18 h 30STRASBOURGMuséede l’Œuvre Notre-DamePlantes et jardins dans l’imaginaire artistiquedu Moyen Âge : un parcours au musée de l’Œuvre Notre-Dame.Cécile Dupeux, conservateur du Musée de l’Œuvre Notre-Dame, et SylvieBucher, conférencière, proposent un parcours thématique à travers lescollections et le jardin du musée : découverte des jardins dans la peintureet la sculpture du Rhin Supérieur au début du 15 e siècle.Jeudi 12 septembre /18 h 30 /Musée de l’Œuvre Notre-Dame, Place du Château, Strasbourg.Entrée libre, sur réservation exclusivement. Tél. 03 90 41 02 01


l e S é t a P e SD u F e S t i v a l50


Les étapes du Festival1231 2 3ESCHAU y Église Saint-TrophimeEn 929, les Hongrois détruisirent l’abbaye que Rémi, évêque de Strasbourg,avait fondée en 770 pour y déposer les reliques de saintTrophime et sainte Sophie. Le monastère a été rétabli dès 996, maisla sobre église actuelle date essentiellement de la 1ère moitié du11 e siècle. À l’extérieur, seule l’abside est décorée de fines arcatures.L’intérieur est caractéristique du premier art roman alsacien, tributairede l’architecture ottonienne : plan basilical, nef plafonnée reposantsur des piliers carrés, transept à croisillons bas. Du cloître du12 e siècle, il reste de très belles parties au musée de l’Œuvre Notre-Dame à Strasbourg. A découvrir : le jardin monastique, face à l’église.OTTMARSHEIM y Église Saints-Pierre-et-PaulLe plan octogonal et l’élévation sur quatre niveaux surmontés d’unecoupole octogonale de cette ancienne église abbatiale, consacrée en1050 par le pape alsacien Léon IX, sont directement inspirés de lachapelle palatine d’Aix-la-Chapelle. Il s’agit d’une interprétationromane (voire ottonienne) d’un modèle carolingien. Cet exemple rared’édifice à plan centré est un joyau de l’architecture romane primitive(11 e siècle) en Alsace, ce dont témoigne également l’appareil en petitsmoellons calcaires de Brunstatt, qui confère à ce bâtiment uneluminosité si particulière. A voir également : les belles fresques du15 e siècle sous la voûte du chœur supérieur et de la tribune.ANDLAU y Abbatiale Saints-Pierre-et-PaulLe monastère fut fondé en 880 par l’Impératrice Richarde. En1049,le Pape Léon IX la canonisa et lui consacra l’autel d’un édifice alorsen construction. La crypte appartient à cette époque tandis que lechevet et les deux premiers niveaux du massif occidental datent du12 e siècle. Le porche renferme plusieurs chefs-d’œuvre de lasculpture romane en Alsace : le tympan, où Jésus remet une clef àsaint Pierre et un livre à saint Paul, est entouré de représentationsde scènes de la Genèse. La remarquable frise historiée de 48 dallesqui s’étire le long de la façade représente des scènes de chasse, decombat et de la vie quotidienne des chevaliers.© Photo Hubert Bender© OT Barr Bernstein - F. Cron51


Les étapes du Festival52456© Photo Hubert BenderROSHEIM y Église Saints-Pierre-et-PaulL’église actuelle fut édifiée en grès jaune d’extraction locale durantle second tiers du 12 e siècle. Saint-Pierre-et-Paul constitue l’exemplele plus homogène de l’art roman alsacien à sa maturité. À l’extérieur,le répertoire décoratif, composé de colonnettes torses, de bandeslombardes, de corniches à damiers, de frises à palmettes et entrelacsainsi que des sculptures en ronde-bosse, est remarquable. À l’intérieur,les travées couvertes de voûtes d’ogives sont rythmées parl’alternance de puissantes colonnes et de piliers cruciformes. Lechapiteau le plus étonnant est le second de la rangée nord, décoréd’une couronne de vingt et un visages de bienheureux, tous différents.SURBOURG y Église collégiale Saint-ArbogastLes origines de l’abbaye remontent à la seconde moitié du 6 e siècle,lorsque saint Arbogast était évêque de Strasbourg, mais l’égliseactuelle date essentiellement de la 1ère moitié du 11 e siècle (premierart roman alsacien). L’édifice s’élève sur un plan basilical à trois nefsplafonnées se terminant par un transept et des absides voûtées encul-de-four. A l’intérieur, les grandes arcades reposent sur dessupports alternés : colonnes à chapiteau cubiques et piliers enmaçonnerie à simple imposte. On remarquera la qualité de l’appareilen petits moellons alternant grès rouge et gris (extérieur de la nef etchevet de l’absidiole nord) et la taille décorative des parements(piliers intérieurs de la nef).HATTSTATT y Église Sainte-ColombeLa nef et la partie inférieure de la tour porche de l’édifice datent dela fin du 11 e siècle. La nef centrale s’ouvre sur les bas-côtés par unesérie de grandes arcades en plein cintre dont les écoinçons sont enbel appareil de pierres de taille. Ces arcades reposent sur les chapiteauxcubiques de colonnes dont les futs sont alternativement rondset polygonaux. L’écoinçon situé entre la troisième et la quatrièmetravée sud est orné d’une fresque romane contemporaine de la nef,qui représente un Arbre de Jessé. Des branches de cet Arbre de vienaissent des femmes et des hommes qui représentent les ascendantsdu Christ lui-même représenté trônant dans la couronne del’arbre à côté d’un siège vacant.© Mairie de Gueberschwihr4 5 6© Photo Hubert Bender


Les étapes du Festival7897 8 9SÉLESTAT y Église Sainte-FoyAncienne église conventuelle d’un prieuré dépendant de l’abbaye bénédictinede Conques, Sainte-Foy fut construite entre 1152 et 1190. Larichesse décorative des deux étages d’arcatures, serties de cordons àbillettes de la tour octogonale de la croisée du transept contraste avecl’élégante simplicité de la flèche de pierre lisse qui la surmonte. De lamême façon, les parois lisses des soubassements des tours de la façadeoccidentale contrastent avec le réseau d’arcatures et de colonnettesd’inspiration lorraine qui décore l’entrée du porche. Il s’inspire, tout enlui répondant, du décor du chevet. La nef voûtée sur croisées d’ogivesqui reposent sur des sifflets, se compose de trois travées doubles faisantalterner piles fortes et faibles.GUEBWILLER y Église Saint-LégerÉdifiée à partir de 1182 par Conrad d’Espach, abbé de Murbach, cetteéglise paroissiale fut terminée vers 1230-1235. Elle témoigne d’uneépoque de transition entre les styles roman et gothique. Sa façade, quicomprend un porche et deux tours, est l’élément le plus remarquablede l’édifice. Elle est représentative du roman rhénan alsacien (on penseà Sélestat, Marmoutier, Lautenbach), mais ici le porche règne sur toutela largeur de la façade, il est même accessible latéralement comme dansbon nombre d’églises bourguignonnes. Le décor en résille du pignontémoigne d’une influence francilienne. Les fines colonnes et les ressautsde l’ébrasement du portail sont superbement décorés. Le tympanreprésente le Christ entouré de la Vierge couronnée et de saint Léger.STRASBOURG y Église protestante Saint-Pierre-le-JeuneDu premier édifice, dédié à saint Colomban, et datant du 7 e siècle, il nereste qu’un caveau. C’est en 1031 que débuta la construction d’une égliseromane ; les étages inférieurs du clocher datent du 12 e siècle ; trois galeriesdu cloître sont considérées comme le plus ancien cloître conservéau nord des Alpes. L’église actuelle, de style gothique, débuta au coursde la seconde moitié du 13 e siècle et consacrée en 1320. Des chapelless’ajoutèrent aux 14 e et 15 e siècles. En 1524, l’église devint protestante.En 1682, Louis XIV y fit restaurer une paroisse catholique à laquelle ildonna le chœur ; un mur de séparation prenant appui sur le jubé séparaitalors le chœur de la nef. Cette attribution aux deux cultes perdurajusqu’en 1898.© Photo Hubert Bender53


Aufführungsorte des Festivals541231 2 3ESCHAU y Sankt Trophime-KircheAnno 929 zerstörten die Ungarn die Abtei, die der Bischof von Straßburg Remyim Jahre 770 gegründet hatte, um dort die Reliquien des Heiligen Trophimeund der Heiligen Sophie aufzubewahren. Das Kloster wurde seit 996 wiederaufgebaut, aber der schlichte Kirchenbau von heute stammt hauptsächlichaus der ersten Hälfte des 11. Jahrhunderts. Auf der Außenseite ist nur dieApsis mit schmalen Bogenreliefs verziert. Das Innere ist charakteristisch fürdie frühe, noch von der ottonischen Architektur beeinflussten Romanik imElsass: basilikaler Grundriss, Kirchenschiff mit hölzerner Flachdecke,viereckige Pfeiler, niedrigere Querschiffarme. Vom Kreuzgang aus dem12. Jahrhundert sind sehr schöne Fragmente erhalten, die sich im StraßburgerFrauenhausmuseum befinden. Entdeckenswert: der nach mittelalterlichenQuellen rekonstruierte Klostergarten gegenüber der Kirche.OTTMARSHEIM y Sankt Peter und Paul-KircheDer achteckige Grundriss und der viergeschossige, von einer oktogonalenKuppel überwölbte Aufbau dieser ehemaligen Abteikirche, die im Jahre 1050von dem elsässischen Papst Léon IX geweiht wurde, sind direkt dem Beispielder Pfalzkapelle in Aachen entlehnt. Es handelt sich um eine romanische(bzw. ottonische) Auslegung des karolingischen Vorbilds. Dieser seltene Typeines Kirchenbauwerks mit zentralem Oktogon-Innenraum ist ein Juwel frühromanischerArchitektur des 11. Jahrhunderts im Elsass, wovon auch dieArbeit mit kleinen Mauerelementen aus Brunstatter Kalkstein zeugt, die demGebäude eine so ungewöhnliche Leuchtkraft verleihen. Unbedingt sehenswürdigsind auch die schönen Wandmalereien aus dem 15. Jahrhundert unterdem Gewölbe des oberen Chorraums und der Empore.ANDLAU y Abteikirche Sankt Peter und PaulDas Kloster wurde 880 von der Kaiserin Richarde gegründet. Im Jahre 1049wurde sie von Papst Léon heiliggesprochen und der Altar des noch im Baubefindlichen Kirchengebäudes geweiht. Die Krypta, die Chorwand und diebeiden ersten Stockwerke des Westbaus stammen aus dieser Zeit. Das Portalbeherbergt mehrere Meisterwerke romanischer Bildhauerkunst im Elsass:Das Tympanum mit der Jesus-Darstellung, wie er einen Schlüssel an Petrusund ein Buch an Paulus gibt, ist eingefasst mit Szenen der Genesis und derSchöpfung. Das bemerkenswert verzierte, aus 48 Fliesen zusammengefügteFries, das die Fassade überzieht, stellt Jagd-, Kampf- und Alltagsszenen ausdem Ritterleben dar.© Photo Hubert Bender© OT Barr Bernstein - F. Cron


Aufführungsorte des Festivals456© PhotoHubert Bender4 5 6ROSHEIM y Sankt Peter und Paul-KircheDie heutige Kirche wurde im zweiten Drittel des 12. Jahrhunderts mit gelbemSandstein aus Westhoffen erbaut. St. Peter und Paul stellt das homogensteBeispiel eines Kirchenmonuments aus der Blütezeit der Romanik im Elsassdar. Die Außenseite besticht durch ihr bemerkenswert vielfältiges Schmuckwerk,das sich aus kleinen gewundenen Säulen, Rundbogen-Bändern, ornamentiertenSimsen, palmblattverzierten oder verflochtenen Friesen undrunderhabenen Skulpturen zusammensetzt. Im Inneren sind die spitzbögigenGewölbefelder durch den Wechsel von mächtigen Säulen und kreuzförmigenPfeilern gegliedert. Das erstaunlichste aller Säulenkapitelle ist das zweite inder Nordreihe, das von einer Krone mit 21 verschiedenen Physiognomien vonSeligen geziert wird.SURBOURG y ehemalige Stiftskirche St. ArbogastDie Ursprünge der Abtei reichen bis in die Mitte des 6. Jahrhunderts zurück,als der heilige Arbogast Bischof in Straßburg war. Der heutige Bau stammtim Wesentlichen aus der ersten Hälfte des 11. Jahrhunderts und gehört zurfrühen romanischen Kunst im Elsass. Das Bauwerk zeigt den typischenGrundriss einer Basilika aus drei Längsschiffen mit Flachdecken, die auf dasQuerschiff stoßen und in Apsiden mit Halbkuppelgewölben münden. Im Innerenruhen die großen Gewölbe auf unterschiedlichen Stützen: zum einen aufSäulen mit kubischen Kapitellen und zum anderen auf gemauerten Pfeilernmit einfachen Stützsteinen. Man beachte die Pracht der kleinen Mauersteinemit ihrem Wechsel von rotem und grauem Sandstein an der Außenseite desSchiffes und im Abschluss der nördlichen Seitenkapelle. Und man bestauneden dekorativen Zuschnitt von Ecksteinen der Pfeiler im Inneren des Kirchenschiffes.HATTSTATT y Sainte-Colombe-KircheDas Kirchenschiff und der untere Teil des Portalturmes dieses Sakralmonumentsstammen aus dem späten 11. Jahrhundert. Das Mittelschiff öffnet sichzu den Seitenschiffen mittels einer Reihe großer Rundbögen, deren Zwickelaus prächtigen Quadersteinen gefertigt sind. Die Rundbögen ruhen auf kubischenSäulenkapitellen, deren Schaft abwechselnd rund oder mehreckig ist.Der Zwickel zwischen dem dritten und vierten südlichen Gewölbejoch ist miteinem romanischen Fresko aus der Entstehungszeit des Kirchenschiffsgeschmückt, das den Stamm Jesse darstellt. Aus den Ästen dieses Lebensbaumesentstehen Männer und Frauen, die die Vorfahren Christi repräsentieren,während Christus selbst in der Baumkrone neben einem leeren Sitz thront.© Mairie de Gueberschwihr© PhotoHubert Bender55


Aufführungsorte des Festivals567897 8 9SÉLESTAT y Sankt Fides-KircheSankt Fides (Sainte-Foy) wurde zwischen 1152 und 1190 als Klosterkircheeines Priorats, das der Benediktiner-Abtei von Conques unterstellt war,erbaut. Der dekorative Reichtum der zweistöckigen Rundbögen des achteckigenVierungsturms kontrastiert mit der eleganten Schlichtheit der ausglattem Stein darüber errichteten Turmspitze. In ähnlicher Weise kontrastierendie glatten Wände des Unterbaus der beiden westlichen Fassadentürmemit dem Flechtwerk aus Bögen und Säulen, die das Portal zieren. Das wiederumkorrespondiert mit der Ausschmückung der Chor-Außenwand. DasKirchenschiff mit seinen von schlank auslaufenden Pfeifensäulen getragenenSpitzbogenkreuzen hat die Länge von drei doppelten Bogenfeldern, die abwechselndvon großen und kleinen Pfeilern gestützt werden.GUEBWILLER y Sankt Léger-KircheDiese Pfarrkirche wurde seit dem Jahre 1182 auf Veranlassung des MurbacherAbts Conrad von Espach erbaut und etwa um 1230 – 1235 fertiggestellt.Sie ist Zeugnis einer Zeit des Übergangs vom romanischen zum gotischen Stil.Ihr Portalvorbau mit zwei Türmen ist der bemerkenswerteste Teil des Bauwerks.Er ist repräsentativ für die oberreinisch-elsässische Romanik (mandenke an Sélestat, Marmoutier, Lautenbach), aber hier erstreckt sich derVorhalle über die ganze Breite der Fassade, sie ist sogar von den Seiten herzugänglich wie in vielen burgundischen Kirchen. Die Haarnetz-Dekoration desGiebels verweist auf innerfranzösischen Einfluss. Die schlanken Säulen unddie Vorsprünge in den Ausschrägungen des Portals sind herrlich verziert. ImTympanon ist Christus dargestellt, eingerahmt von der gekrönten Gottesmutterund dem Hl. Léger.STRASSBURG y Jung Sankt Peter-KircheVom ersten Bauwerk aus dem 7. Jahrhundert, das dem Heiligen Columbangewidmet war, ist nur noch die Gruft vorhanden. Die Konstruktion einerromanischen Kirche beginnt im Jahre 1031, von der noch die unterenGeschosse des Turms und drei Galerien des Kreuzganges, der als ältestererhaltener Klostergang nördlich der Alpen gilt, vorhanden sind. Die heutigegotische Kirche wurde in der zweiten Hälfte des 13. Jahrhunderts errichtetund 1320 geweiht. Im 14. und 15. Jahrhundert kamen weitere Kapellen hinzu.1524 wurde die Kirche protestantisch. Ludwig XIV verschaffte 1682 der katholischenKirchengemeinde wieder Zugang dorthin und wies ihr den Chorraumzu. Eine Trennwand, die am Lettner hochgezogen wurde, schied somit denChor vom Kirchenschiff. Diese Zuteilung zu beiden Konfessionen sollte bis1898 fortdauern.© Photo Hubert Bender


21 sites exceptionnelsdans les villes-étapes de la Route Romane99 sites associésLa Route Romane d’AlsaceL'Alsace a développé un art roman spécifique, différent decelui des régions voisines, mais elle est toujours restéeouverte aux influences extérieures. Elle s'est tout naturellementinscrite dans l'espace rhénan mais, situéeau carrefour des mondes latins et germaniques, elle s’estaussi enrichie de multiples courants historiques et culturelsqui tous ont laissé leur empreinte.57Rien ne subsiste qui soit antérieur à l’an 1000. Le premier artroman d’Alsace, celui du 11 e siècle, correspond à la fin de larenaissance ottonienne. Il témoigne d’une architecture detradition carolingienne à plan centré (Ottmarsheim, Epfig,baptistère d’Avolsheim…) ou à plan basilical à trois nefs (Dompeter,Altenstadt, Hohatzenheim). Souvent le transept est bas,parfois il dépasse la largeur des bas-côtés (Eschau), parfois ilne les déborde pas (Hattstatt). Le 12 e siècle et le premier quartdu 13 e siècle correspondent à l’Âge d’Or de l’art roman en Alsace.Le plan le plus fréquent est celui de la basilique cruciformeavec tour de croisée. La façade est soit le reflet de lastructure intérieure des trois nefs (Rosheim, Altorf, Sigolsheim,Haguenau…) soit elle est traitée comme un « massifoccidental » incluant un porche et deux tours de façade(Marmoutier, Sélestat, Guebwiller, Lautenbach…). L’utilisationgénéralisée de la voûte sur croisée d’ogive et l’emploi de la


pierre de taille pour les façades extérieures distinguent lesédifices de cet Âge d’or de leurs aînés, mais l’évolution la plussensible est celle du répertoire décoratif sculpté. Les portailsgagnent en richesse, les entrelacs et rinceaux issus des soieriesbyzantines et du travail de l’ivoire et de l’orfèvreriecôtoient un bestiaire fabuleux (Murbach, Sélestat, Sigolsheim…),les figures en ronde-bosse apparaissent (Rosheim),l’homme y est le plus souvent confronté à ses faiblesses etau fardeau de sa condition humaine (Andlau, Lautenbach)...Les traditions romanes se perpétuent tardivement en Alsace,jusque vers 1225, date d’arrivée d’Île-de-France du premieratelier gothique sur le chantier de la cathédrale Notre-Damede Strasbourg.L’itinéraire58Créée en 1999 à l’initiative du Conseil Régional d’Alsace et dela Délégation Régionale au Tourisme, la Route Romaned’Alsace entend présenter cette composante méconnue dupatrimoine architectural alsacien. A travers plaine, vignobleet montagne, l’itinéraire parcourt l'ensemble du territoirerégional à la découverte de plus de 120 sites répertoriés. Dixneufd’entre eux, de Wissembourg à Feldbach, ont été retenuspour en constituer les principales étapes. La Route Romaned’Alsace permet d’apprécier combien l’Alsace romane acultivé son originalité tout en demeurant profondément ouverteaux échanges avec les autres grands foyers artistiquestels que la Bourgogne, la Lombardie, la Lorraine, la Franche-Comté et la Vallée du Rhin bien évidemment.Une signalétique spécifique a été établie tout le long de laRoute romane d’Alsace, comprenant une présentation du lieu,une explication des éléments architecturaux qui le composent,une carte détaillant l’ensemble des sites romans à proximité.


Die Romanische Strasse im ElsassDas Elsass brachte keine eigenständige romanische Kunst hervor, sondernblieb stets offen gegenüber Einflüssen von außen. Es war in natürlicherWeise Teil der oberrheinischen Region, was an den großen Baudenkmälernaus der Zeit des Heiligen Römischen Reiches Deutscher Nation sichtbarwird.Die geographische Lage an der Nahtstelle zwischen römischer und germanischerWelt erlaubte es der Region, sich an den unterschiedlichsten kulturellenund geschichtlichen Strömungen, die alle ihre Spuren im Elsass hinterlassenhaben, zu bereichern. Das romanische Kulturerbe im Elsass aus dem 11. biszum frühen 13. Jahrhundert ist reich vertreten und herrlich bewahrt und kannmit Hilfe des touristischen Kultur-Reisewegs „Romanische Strasse im Elsass“neu entdeckt und wertgeschätzt werden: Hier wird augenscheinlich, welchesMaß an Originalität im anhaltend offenen Austausch mit anderen großenKunstzentren das romanische Elsass herausgebildet hat.1999 auf Initiative des Elsässischen Regionalrats und des Regionalen Tourismus-Verbandsins Leben gerufen übernimmt die „Romanische Strasse imElsass“ seither die Aufgabe, diesen weniger bekannten Teil des architektonischenKulturerbes im Elsass der Öffentlichkeit zu präsentieren. DieserReiseweg durchzieht das gesamte regionale Territorium von derRheinebene über die Rebhänge bis zu den Bergen der Vogesen und gibtGelegenheit, mehr als 120 einschlägig klassifizierte Standorte zu entdecken.Alle zusammen legen Zeugnis ab vom Reichtum einer romanischen Kunst imElsass, die die stilistischen Beiträge benachbarter Regionen wie derLombardei, Burgund, Lothringen und der Oberrhein-Ebene aufs Glücklichsteassimiliert hat. 21 ausgewählte Standorte zwischen Wissembourg im Nordenund Feldbach im Süden bilden die Hauptstationen dieser Route.59Dort sind jeweils eigene Informationsschilder aufgestellt, die eine Vorstellungdes Ortes, Erläuterungen zu den vorort anzutreffenden Baudenkmälern undeine detaillierte Karte romanischer Standorte der näheren Umgebungenthalten.


Les expositionsL’association “Arts et Lumières en Alsace” proposedeux expositions aux mairies, musées, établissements scolaires,centre culturels et médiathèques…NIEDERBRONN-LES-BAINSMaison de l'ArchéologieDu 3 juin au 27 octobreL’ART ROMAN EN ALSACEL'exposition présente les particularités du roman alsacienet les principaux édifices religieux construits dansce style entre le 11 e siècle et le début du 13 e siècle.Elle est complémentaire du Guide Découverte TerreRomane d'Alsace.Commissaire :Gilbert POINSOT, ex Conservateur en chef du Patrimoine.60LE HORTUS DELICIARUMDétruit lors des bombardements de Strasbourg en1870, ce manuscrit encyclopédique illustré était l'undes plus grands trésors de l'art du Moyen Âge. Il avaitété rédigé durant la seconde moitié du 12 e siècle auMont Sainte-Odile par l'abbesse Herrade de Hohenbourg.Des calques et des copies permettent heureusementd'en garder la mémoire.Commissaire : Georges BISCHOFF, Professeur d'histoiremédiévale à l'Université de Strasbourg.EXPOSITIONS


Informations pratiquesRenseignements et billetterie :Festival Voix et Route Romane37 avenue de la gare – 67560 ROSHEIMTél : 03 90 41 02 01 – Fax : 03 90 41 09 30courriel : accueil@voix-romane.comDu mardi au jeudi de 9h à 12h et de 14h à 17het le vendredi de 9h à 12h.Réservation :Par correspondance : à l’aide du bulletin de réservation (rabat de cetteplaquette) accompagné d’un chèque bancaire ou postal à l’ordre de« Arts et Lumières en Alsace ». Chèques allemands acceptés. Pourbénéficier du tarif réduit, il convient de joindre une copie de la carteou du document ouvrant droit à ce tarif préférentiel.Par téléphone : les réservations téléphoniques ne sont validées etconfirmées qu’à réception du règlement par chèque à l’ordre de« Arts et Lumières en Alsace ». Ce règlement doit intervenir dans undélai maximum d’une semaine après la réservation téléphonique.Pour bénéficier du tarif réduit, il convient de joindre une copie de lacarte ou du document ouvrant droit à ce tarif préférentiel.61Achat des billets « en ligne » sur notre site Internet :www.voix-romane.comProcédure indiquée à la rubrique Billetterie en bas de la paged’accueil. Paiement par carte bancaire via Paypal.Le tarif réduit sera appliqué à tout achat de billets « en ligne »intervenant avant le 15 août 2013.Les billets ne seront pas envoyés par la poste, mais vous attendrontau guichet « Réservations » de la caisse du soir. La totalité des billetscommandés isolément ou en abonnement vous seront remislors du premier concert choisi.Caisse du soir : Dans la limite des places disponibles. Règlement surplace par chèque ou espèces uniquement. La caisse du soir estouverte une heure avant le début du concert.Les billets ne sont ni repris ni échangés.Le placement est libre.Par respect du public et des artistes nous nous efforçonsde commencer le concert à l’heure.Toute sortie du concert est considérée comme définitive.


62Programme et distribution sont communiqués sous réserve d’éventuellesmodifications qui ne pourront donner lieu à aucun remboursement.Tarifs• Tarif plein : 15 €• Tarif réduit : 12 €• Tarif jeune : 5,5 €• Gratuit pour les moins de 12 ans. Billet obligatoire.Le Tarif réduit est accordé :• aux groupes de plus de 4 personnes,• aux demandeurs d’emploi sur présentation d’un justificatif datantde moins de trois mois,• sur présentation de la carte Pass Musées,• sur présentation de la carte Cezam Ircos,• sur présentation de la carte Accent 4,• aux comités d’entreprise.Le Tarif jeune est accordé :• aux jeunes âgés de 12 à 15 ans,• sur présentation de la carte VitaCulture,• sur présentation de la carte Culture,• sur présentation de la carte Atout Voir.Chèque Culture :Une place offerte pour deux places à plein tarif achetées pour lamême manifestation en cas de paiement par chèque Culture. Nousne remboursons pas la différence.Exclusivité Web :Le tarif réduit sera accordé à l’ensemble des billets achetés « enligne » via notre site Internet avant le 15 août 2013.Autres points de location :Fnac, Carrefour, Géant, Système U, Intermarchéwww.fnac.com – www.carrefour.fr – www.francebillet.com0 892 68 36 22 (0,34€/min)Uniquement pour la soirée du 14/09 à Guebwiller(Journée du Patrimoine)Les Dominicains de Haute-Alsace34, rue des Dominicains - 68500 GuebwillerTel : 03 89 62 21 82billetterie@les-dominicains.comwww.les-dominicains.com


Praktische InformationenAuskünfte und Kartenverkauf:Festival Voix et Route Romane37 avenue de la gare – F-67560 ROSHEIMTel.: 00 333 90 41 02 01 – Fax: 00 333 90 41 09 30accueil@voix-romane.comDienstag - Donnerstag von 9-12 Uhr und 14–17 Uhrund Freitag von 9–12 Uhr.Kartenreservierung:Schriftlich: Bestellschein mit beigefügtem Bank- oder Postscheck(deutsche Schecks werden akzeptiert), ausgestellt auf „Arts etLumières en Alsace“. Bei der Bestellung von ermäßigten Karten eineKopie des(der) entsprechenden Nachweise(s) beilegen.Überweisung:Arts et Lumière en AlsaceSparkasse Hanauerland (Hauptstrasse 86-88 D-77694 Kehl)Blz: 664 518 62Konto Nr: 79922Telefonisch: Die reservierten Karten müssen innerhalb einer Wocheper Bank- oder Postscheck (deutsche Schecks werden akzeptiert),ausgestellt auf „Arts et Lumières en Alsace“, bezahlt werden. DieReservierung wird dann umgehend bestätigt. Bei der Bestellung vonermäßigten Karten eine Kopie des(der) entsprechendenNachweise(s) beilegen.Per Internet-Adresse: www.voix-romane.comBezahlung mit Kreditkarte.Exklusiv WEB: Für alle vor dem 15. August 2013 via Internet bestelltenund bezahlten Eintrittskarten gilt der ermäßigte Tarif. Allereservierten und bezahlten Karten liegen am Schalter „Réservations“der Abendkasse am jeweiligen Veranstaltungsort zurAbholung bereit.Kein brieflicher Kartenversand.Abendkasse: vor Konzertbeginn am Veranstaltungsort im Rahmen derverfügbaren Plätze. Bezahlung ausschließlich in bar oder mit Scheck.Programme und Besetzungen sind veröffentlicht vorbehaltlichmöglicher Veränderungen und begründen keinen Anspruch aufKartenrückgabe.Karten können weder zurückgenommen noch umgetauscht werden.Freie Platzwahl.63


64Aus Rücksicht gegenüber Künstlern und Zuhörern ist der Zutritt zuden Konzerten nur vor Beginn der jeweiligen Veranstaltung möglich.Eintrittspreise• Normalpreis: 15 €• Ermäßiger Preis: 12 €• Tarif „Jeune“: 5,5 €• Freier Eintritt für Kinder und Jugendliche unter 12 Jahren.(Eintrittskarte obligatorisch)Ermäßigter Preis wird gewährt:• für Gruppen von mehr als 4 Personen• bei Vorlage des „Museums-Passes“• bei Vorlage der Karte „Cezam Ircos“• bei Vorlage der Karte „Accent 4“• für BetriebsgruppenDer Tarif „Jeune“ wird gewährt:• für Jugendliche von 12 – 15 Jahren• bei Vorlage eines Schüler- oder StudentenausweisesWeitere Vorverkaufsstellen:Fnac, Carrefour, Géant, Système U, Intermarché –www.fnac.com – www.carrefour.fr – www.francebillet.comNur für die Nacht der « Europäischen Tage des offenen Denkmals» in Guebwiller Samstag 14. SeptDominicains de Haute-Alsace34, rue des Dominicains - 68500 GuebwillerTel : 03 89 62 21 82 - billetterie@les-dominicains.comwww.les-dominicains.com| Arts & Lumières en Alsace |Claude Sturni, PrésidentFrançois Geissler, Vice-présidentGeoffroy Gœtz, Vice-présidentle Comité thématique voix et Route Romane :Richard Caquelin, François Geissler, Denis Haberkorn,Bruneau Jousselin, Caroline Magalhaes, Ginette Vasconi, Robert Weeda.l'équiPe Du FeStival :Denis Lecoq, DirecteurClaudine Chapuy, Chargée de communication et relation avec la presseMartine Reymann, Attachée de gestion et d'administrationPerrine Morgenthaler, Chargée des relations avec les publicsDeSiGn GRaPhique :Hélène Kah

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