«Voyage» en Piémont avec Ambroise Paré* - Bibliothèque ...

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General Government Securities Money Market Fund(Unaudited)as of Date: 04/30/2013 Weighted Average Maturity: 43 Days Weighted Average Life to Maturity: 71 DaysDescriptionCUSIPPrincipalAmount (Par)Maturity / ResetDateFinal LegalMaturity DateCouponRateAmortizedCost ValueGoldman, Sachs & Co. - 56,000,000 05/01/2013 05/01/2013 0.08 % 56,000,000Merrill Lynch & Co. Inc. - 10,000,000 05/01/2013 05/01/2013 0.14 % 10,000,000Treasury Repurchase Agreement Total 199,000,000 199,000,000REPURCHASE AGREEMENT Total 484,000,000 484,000,000Treasury DebtU.S. Treasury Notes 912828PB0 50,000,000 10/15/2013 10/15/2013 0.49 % 50,082,278U.S. Treasury Notes 912828RS1 75,000,000 12/02/2013 12/02/2013 0.25 % 75,057,938U.S. Treasury Notes 912828PL8 50,000,000 12/16/2013 12/16/2013 0.73 % 50,183,537Treasury Debt Total 175,000,000 175,323,753The fund holdings listing provides information on a fund's investments as of the date indicated and is subject to change at any time.Link to Securities and Exchange Commissionweb sitePage 2 of 2


deux cents Espagnols. Le maréchal Anne de Montmorency, ayant quitté Suse avecl'armée pour rejoindre Turin, ne voulut pas continuer sa route en laissant derrière luiles ennemis maîtres du château. De nouveau, les Français les sommèrent de serendre.Nous sommes « autant bons et fidèles serviteurs de l'empereur, dirent-ils fièrement,que pourroit être monsieur le Connétable du Roy son maistre» (1).Le château se trouvait au sommet d'une montagnette et les occupants se faisaientforts de n'en être pas délogés, aucune pièce d'artillerie ne pouvant, estimaientils,être installée sur cet endroit escarpé.Ils se trompaient. Les Français tentèrent l'impossible. De nuit, à force de bras etau moyen de cordages, Suisses et Lansquenets montèrent deux canons qu'ils installèrentsur la colline. L'opération s'était déroulée dans l'obscurité, avec très peu debruit de façon à surprendre totalement l'ennemi.Soudain des explosions déchirèrent le silence, de hautes flammes s'élevèrent,alertant toute la garnison du château. Sur un des canons un canonnier avait mis parinadvertance le feu à un sac rempli de poudre. Aussitôt les ennemis, découvrant lescanons à la lueur des flammes, passèrent la nuit à tirer des coups d'arquebuse sur lesassaillants, en tuant ou en blessant plusieurs, mais le matin venu, les gens de piedfrançais montés à la brèche les massacrèrent et le château se rendit. Seule fut: épargnée,dit Paré, une jeune et jolie Piémontaise qu'un grand seigneur voulut gairderprès de lui la nuit « de peur du loup-garou ».Transportés sous les tentes, dans des abris de fortune, les blessés commencèrentà être pansés par les chirurgiens. Paré n'était pas le seul chirurgien de l'armée etprobablement était-il le moins instruit en chirurgie militaire, n'ayant d'autre expériencechirurgicale que celle de l'Hôtel-Dieu. Il réduisit des fractures, coupa des braset des jambes, trépana, mais quand il se trouva devant des blessés atteints de coupsd'arquebuse, il resta perplexe. Il était jeune, « bien doux de sel » comme il dit et il neconnaissait sur ces plaies que ce qu'en avait écrit le chirurgien italien Jean de Vigo.Pour celui-ci, lorsqu'il y avait plaie par arme à feu, il y avait brûlure et empoisonnementpar la poudre, aussi, pour détruire le « venin », recommandait-il de cautériserles plaies avec de l'huile de sambuc, c'est-à-dire de l'huile de sureau, bouillante, àlaquelle était mêlée un peu de thériaque, ce qui occasionnait les plus grandes souffrancesaux blessés.Ambroise commença par regarder faire les autres chirurgiens, il les vit fairebouillir l'huile dans des pots de métal, tremper dans cette huile de la charpie aux filssoigneusement tassés qu'on appelait tente, puis introduire en se protégeant les doigtscette charpie dégouttant d'huile dans les plaies pour les cautériser. Les blessés hurlaientde douleur : on n'avait pu, pour leur donner du courage, que leur faire boireun peu d'alcool. Paré fit d'abord comme les autres et il usa tant de son huile qu'à lafin celle-ci lui manqua. Il eut alors l'idée d'employer le pansement « digestif» qui luiservait pour traiter d'autres blessures, un mélange fait de jaune d'œuf, d'huile rosatet de térébenthine et, à défaut d'huile de sureau bouillante, l'appliqua sur les plaies.Cette nuit-là, il ne put dormir. N'allait-il pas trouver morts, empoisonnés, les blessésqui n'avaient pas été cautérisés à l'huile bouillante? Levé à la première heure, il eutla surprise de constater qu'il s'était trompé : les blessés soignés avec le « digestif » ne354

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