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ExpositionLA BNF SUR LES TRACES D'HOMERELa Bibliothèque Nationale deFrance a ouvert en ligne une nouvelleexposition intitulée«Homère, sur les tracesd'Ulysse» consacrée à l'Iliade et àl'Odyssée. C'est en réunissant deschants épiques en un seul etmême poème qu'Homère inventel'épopée. Voient le jour deuxœuvres, l'Iliade et l'Odyssée, lesplus anciennes de la littératureoccidentale, composées il y aquelque 2800 ans et dont le textene sera fixé que quatre sièclesplus tard. Cette exposition virtuellepermet de suivre en imagel'épopée d'Ulysse à Troie et sonretour à Ithaque. Elle permetd'aborder le monde fabuleux desdieux, des héros et des monstres,Contes de NoëlSEPT HISTOIRES AU FIL DES CLASSESmais elle donne aussi à voir deslieux bien réels, d'objets archéologiqueset d'oeuvres artistiques.Comme pour les expositions virtuellesprécédentes, la BNF proposeaussi des gros plans audio etdes fiches pédagogiques pour lesenseignants.http://expositions.bnf.fr/homere/« C’est la Nuit de Noël. Dansleur maison dans les nuages, lepère Noël, le frère Noël, la sœurNoël, la mère Noël et le bébéNoël se préparent à partir pourdonner des cadeaux aux enfantssages de La Flotte. » Ainsi débutele conte de Noël inventé parles enfants sages du CP de l'écoleélémentaire de la Flotte en Ré.Ce début d'histoire, ils l'ontconfiée aux élèves de CE 2, puisde CM2, puis de CE1 et enfin deCE 2/CM1. Cette « histoirebleue » ainsi nommée a des cousines: « jaune », « rouge », «orange », « violette », «verte»et « rose », toutes inventées àcinq voix au fil des sept classesde l'école et des câbles du réseauweb. « Notre école est en réseauet tout s'est fait par messagerie.Le premier envoi a été celui duplan de travail avec les dates àrespecter. Chaque épisode d'histoireétait envoyé en pièce jointeavec un petit message d'encouragementpour la classe qui prenaitla relève », explique SylvainArtico le directeur de l'école.Pour finir, chacune des sept histoiresterminées est revenue à laclasse qui l'avait entamée avecpour mission de l'illustrer.«L'intérêt d'un tel travail parépisodes est qu'il permet de varierles conditions d'écriture.»explique Sylvain. Travail individuelavec vote pour sélectionnerle texte qui sera retenu, travailoral de collecte d'idées, travail engroupes ; chaque enseignant achoisi son approche. Et Sylvainconclut : « Je crois pouvoir affirmerque l'arrivée d'une nouvellehistoire était un moment defête. »http://ecolelaflotte.free.fr/eva/rubrique.php3?id_rubrique=44Mathieu est déçu. L'espoir de repartir enseignerdans son département d'origine s'est définitivementenvolé du fait des nouvelles règles de permutation.Lorsqu'il a passé lePORTRAITMathieu NobliaAvec les nouvellesrègles de permutationsMathieu doit revoir sesprojets d’avenir.“Avec l'ancienbarème, après 6ou 7 ans, j'auraiseu des chances...“Désormais touteperspective estexclue.concours en 2002, il savait qu'il avaitpeu de chances d'être nommé d'embléedans les Pyrénées Atlantiques.Le recrutement est académique etl'essentiel des besoins de nouveauxenseignants se situait en Gironde, départementoù il a été affecté.« Lors du concours je savais ce quim'attendait », reconnaît Mathieu quiest actuellement sur un poste de brigadede remplacement et exerce en cycle 3 dans deuxécoles : l'école Le Parc à Mérignac et l'école RaymondClaverie à Eysines. Mathieu a pris ce changement de règleen début d'année « comme une douche froide ». Il explique: « Avec l'ancien barème, après 6 ou 7 ans, j'auraiseu des chances d'obtenir au moins le département limitrophedes Landes ». Désormais toute perspective est excluemême à une échéance de 10 à 15 ans ! Pour lui, « l'attributionde 150 points pour les couples mariés ou pacsésavec enfants est irrattrapable par une personne seule quigagne 10 points tous les 5 ans ! ». Il ne remet pas en causela priorité au rapprochement de conjoints, mais ces mesureslui paraissent disproportionnées.« Je dépense beaucoup d'argent pour me rendre là-bas auprèsde ma famille et mes amis et je n'ai pas cherché jusqu'àprésent à m'installer sur Bordeaux », avoue Mathieu quidoit maintenant regarder son avenir autrement. Il reconnaîtqu'il « y a des cas beaucoup plus dramatiques, des gens quiattendent depuis 10 ans, 14 ans... », ou encore les personnesdont la situation de concubinage n'est plus prise encompte. Il refuse de tricher avec un mariage ou un Pacs etdénonce cette pression pour ce type d'union. Mathieu a besoinde temps pour « digérer » cette nouvelle donne, cerefus qu'il vit comme une assignation en Gironde. «C'est unmétier que j'ai choisi, je savais que cela serait difficile»,rappelle-t-il tout en espérant que l'organisation des permutationssoit revue avec plus de justice.Michèle Frémont21

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