Fenêtres sur cours - SNUipp

snuipp.fr

Fenêtres sur cours - SNUipp

La pédagogie active,atout maître dusystème éducatif enFinlande.Les écoles finnoises fontde la prise en chargeprécoce de la difficultéune priorité.professeur lui-même et de manière individualisée.On ne laisse jamais un enfant en difficultésans aide » explique Erkki, un enseignantdébutant d’Helsinki. L’équipe est complétéepar un psychologue scolaire par école.Environ 17% des écoliers bénéficient ainsid’un appui individualisé. Au final, la Finlandeest le pays où il y a le moins d’écart de niveauentre les élèves selon leur catégorie sociale.Quelques spécificités sautent aux yeux. Cen’est qu’à partir de 7 ans que les enfants apprennentà lire. Jusqu’à 9 ans ils ne sont absolumentpas notés. A cet âge, ils sont évaluéspour la première fois, mais de façon non chiffrée.L’élève dispose dans chaque classed’instruments de musique, pratique les artsplastiques, le sport et l’informatique. Dèsqu’un écolier sait écrire, on lui attribue uneadresse mail. L’effectif par classe est plutôtléger, entre 15 et 25 élèves maximum. Le travailen équipe est de rigueur, et les pratiquessont basées sur une pédagogie active s’appuyantd’abord sur les expériences et initiativesdes élèves. Création d’un environnementfavorable au jeu, discussions, pratiques sportivesl’après-midi… sont les maîtres mots dusystème finnois.Ce qui caractérise l’enseignement fondamen-tal de 7 à 16 ans appelé « Peruskoulu » estl’homogénéité du niveau des élèves, auquelparvient le système éducatif. Un des aspectsles plus connus du système finlandais est la libertéde choix laissée aux élèves pour organiserleur temps scolaire et leur cursus et ce, dèsle début de la scolarité. Une liberté mise enœuvre progressivement, en fonction de leurdegré de maturité. Par exemple, si la classedure jusqu’à 16 heures, ceux du primaire quile souhaitent peuvent quitter l’école dès 15h,ou rester après 16h pour du soutien scolaire.Une autre des clefs est la place faite aux parents.Leurs associations représentatives siègentau sein des structures organisatrices (leplus souvent les communes) avec un pouvoirdécisionnel équivalent à celui des autres partiesprenantes. Il s’agit d’un système basé surune coopération entre partenaires égaux, la loiprécisant que « l’éducation doit être organiséeen coopération avec les familles et tuteursdes écoliers afin qu’ils reçoivent l’éducation,les conseils et les soutiens qui correspondentà leurs besoins spécifiques et à leur niveau dedéveloppement ».«L’intégration ici l’emporte sur la sélection»témoigne Jean, un jeune ingénieur françaisqui ne tarit pas d’éloges sur le système finlandais: le système d’évaluation se veut non sélectif…pas de note, pas de redoublement, pasde programme obligatoire. L’évaluation nesert pas à vérifier si l’élève est toujours apte àpoursuivre les apprentissages mais à lui indiquerses points forts et ses points faibles, afind’améliorer ces derniers. Le choix de l’orientationprofessionnelle ne survient pas avant16 ans, voire plus tard encore. L’objectif de lascolarisation obligatoire, est avant tout d’accéderà une culture commune, « d’engrangerun bagage de connaissances de base important». Voilà comment les élèves finnois sontdevenus les plus finauds des élèves.Leean Käriävahen*"http://www.pisa.oecd.org"DES ELEVES MAUVAIS EN RIEN !Depuis 2000, la Finlande se classe parmi les meilleurs élèves aux évaluations PISA(Programme international des acquis des élèves) organisées par l’OCDE. Lors de la premièreenquête, sur 43 nations étudiées, le pays était 1er en lecture, 3 e en sciences et 4 e enmathématiques. En 2003, il améliorait ses résultats se classant à la 1ère place pour chacunede ces trois disciplines et 2 e pour la résolution des problèmes. Parmi les critères de réussiteobservés par diverses études nationales ou internationales on note que 99,7% des élèves suiventleur scolarité jusqu’à 16 ans au moins, âge auquel se termine l’enseignement fondamental.A cet âge, les écoliers finnois sont ceux qui connaissent le mieux leur langue maternelledans toute l’OCDE, situation d’autant plus remarquable que le pays est quasimentbilingue en raison d’une forte implantation du suédois. Sur le plan des résultats, la Finlandeest aussi le pays où l’écart entre filles et garçons est le plus réduit, celui où l’impact des inégalitéssociales à l’école est le plus faible.9

More magazines by this user
Similar magazines