laissez-vous conter - Villes et Pays d'art et d'histoire
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<strong>Villes</strong> <strong>et</strong> <strong>Pays</strong> d’art <strong>et</strong> d’histoireau fil de la ville<strong>conter</strong><strong>laissez</strong>-<strong>vous</strong>Orléans
Au début du VI e siècle, une basilique estLa charte de Philippe Auguste de 1183Chaque docteur de l’université médiévaleÉlève puis enseignant à l’universitéSelon un plan de 1820, voici le Vray pourtraictJean-Jacques Scherrer donne sa vision deconstruite pour accueillir les reliques de saintconfirme les privilèges fiscaux de la ville.donne ses leçons dans une maison particulière.d’Orléans, Robert-Joseph Pothierde la Ville d’Orléans comme elle eftoit lors du fiegel’entrée de Jeanne d’Arc à Orléans (1887).Aignan. L’édifice actuel est commencé en 1439Le quartier « latin » s’étend de la cathédrale(1699-1772) est connu dans le mondedes Anglois en l’an 1428.<strong>et</strong> achevé en 1509 (lithographie de Charlesà la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier (détaildu droit pour ses travaux dont lesPensée, XIX e siècle).du plan d’Inselin, XVII e siècle). On y construitrédacteurs du Code civil se sontles grandes écoles de 1498 à 1517.largement inspirés (portrait réalisépar Simon Le Noir, vers 1760-1770).La ville au fil des sièclesEntre Beauce <strong>et</strong> forêt d’Orléans, aux portesde la Sologne, Orléans a connu une histoiremouvementée.De César à ClovisLe site d’Orléans est occupédepuis la plus haute Antiquité.La Loire, franchissable à c<strong>et</strong>endroit, est à l’origine dudéveloppement d’une cité active<strong>et</strong> reconnue, implantée sur la rivenon inondable du fleuve, au nord.Au III e siècle av. J.-C., Orléansest un oppidum gaulois appeléCenabum, place forte florissantede la tribu des Carnutes oùles activités portuaires <strong>et</strong>commerçantes prospèrent.En 52 av. J.-C., lors de laguerre des Gaules, Cenabum estconquise par César qui s’assureainsi le contrôle du pont.Devenue Aurelianis au IV e siècleapr. J.-C., la ville repousseen 451, grâce à son évêqueAignan, l’invasion des Hunscommandés par Attila.En 511, Clovis y tient un concileimportant en réunissant desévêques des Gaules. Le rôle<strong>et</strong> le pouvoir de ces dernierssont redéfinis. C’est le débutde l’alliance de l’église <strong>et</strong>de la royauté.Au cœur du RoyaumeSous le règne des fils de Clovis,Orléans devient le centre d’un desquatre royaumes qui constituent l<strong>et</strong>erritoire franc. La ville est ensuitel’une des capitales de la Neustriecarolingienne. L’évêque Théodulfe,ministre de Charlemagne, jouealors un rôle important pour laville : il développe l’enseignementpour les clercs <strong>et</strong> fait construireun hospice.En 848, le roi Charles le Chauveest élu puis sacré à Orléans.Sous le règne des Capétiens,d’autres sacres s’y déroulent :celui de Robert le Pieux, filsd’Hugues Cap<strong>et</strong>, en 987, ainsi quecelui de Louis VI, en 1108.Au cours du XII e siècle, Pariss’impose comme capitale duroyaume. Néanmoins, Orléanscontinue à faire fortune, riche deses vins <strong>et</strong> au croisement de voiesterrestres <strong>et</strong> fluviales fréquentées.En 1344, le roi Philippe VIcrée le duché d’Orléans donnéen apanage – concession prisesur le domaine royal – au filscad<strong>et</strong> du roi. Sous Charles VI,l’octroi d’une nouvelle charte(2 mars 1385) accorde uneadministration municipaleofficielle <strong>et</strong> une gestion financièreautonome à Orléans.Orléans <strong>et</strong> son universitéOrléans a déjà des écolesréputées lorsqu’en 1306le pape Clément V, qui y aétudié, <strong>et</strong> le roi Philippe le Belles transforment en université.La ville profite de l’interdiction,depuis 1273, d’enseigner le droitromain à Paris pour attirer denombreux jeunes gens venantparfois de loin pour étudier c<strong>et</strong>tediscipline. Le quartier au sud dela cathédrale se transforme pouraccueillir élèves <strong>et</strong> professeurs.L’université décline à partirdu XVII e siècle. Ce déclinest renforcé en 1679 par laréouverture des cours de droitromain à Paris. Suppriméecomme les autres universitésà la Révolution, l’universitéd’Orléans renaît à La Sourceen 1966.La ville garde le souvenird’étudiants célèbres : Jean Calvin,Érasme, Rabelais <strong>et</strong>, plus tard,Charles Perrault <strong>et</strong> La Bruyère…Le siège <strong>et</strong> Jeanne d’ArcÀ la fois guerre de succession <strong>et</strong>guerre civile, la guerre de CentAns atteint un pic dans les années1411-1435. Des adversairesépuisés financièrement <strong>et</strong>militairement s’affrontent autourd’Orléans dans une situationpolitique confuse. L’arrivée deJeanne d’Arc en 1429 remonte lemoral des troupes françaises quiréussissent à chasser les Anglaisd’Orléans, après sept mois desiège. Charles VII est ensuitecouronné à Reims <strong>et</strong> entameavec ses troupes la reconquête,malgré le revers que constituentla capture de Jeanne d’Arc (mai1430) <strong>et</strong> sa mort (mai 1431).
Le jeune roi François II meurt à l’hôtel Groslotle 5 décembre 1560 (Les derniers moments deFrançois II, Pierre Dupuis, 1865).Par l’édit du 9 août 1599,Henri IV, en signe d’apaisement,décrète que la reconstructionde la cathédrale sera financéepar le trésor royal. Il inaugureAignan-Thomas Desfriches,fils de négociant <strong>et</strong> lui-mêmecommerçant, est aussi un artistede talent. Il est un bon exemplede la bourgeoisie éclairéeLes industries représentées sur ce plande 1896 sont variées : brasseries,chocolateries, vinaigreries, conserveries,vins <strong>et</strong> spiritueux, marbreries, fabriquesde cors<strong>et</strong>s, de constructions mécaniquesCréée par Jean-Pierre Delaugère en 1811 à Orléans,Delaugère est une marque réputée de carrosseriehippomobile, puis automobile. En 1906, la marques’associe avec les frères Clay<strong>et</strong>te pour devenirDelaugère <strong>et</strong> Clay<strong>et</strong>te.Le bombardement allemand de juin 1940est suivi d’un incendie qui dure plusieurs jours.Dix-sept hectares en plein cœur de ville, entrela place du Martroi <strong>et</strong> le pont Royal, sont touchés.le chantier le 18 avril 1601.du XVIII e siècle (buste réalisé par<strong>et</strong> métalliques, de couvertures de laine,Jean-Baptiste Pigalle, vers 1760).industries chimiques…Orléans <strong>et</strong> la RéformeLe prestige de l’université attireL’échec des états générauxtenus à Orléans en 1560-1561,pendant lesquels le roiFrançois II décède, annonceLe Grand Siècle orléanaisOrléans profite pleinementde sa situation géographique <strong>et</strong>de la paix qui s’installe en FrancePar ailleurs, l’Orléanais,Orléans industrielAu XIX e siècle, la disparitiondu trafic fluvial, l’arrivéeprécoce du chemin de fer (1843)Le tournant de 1870La guerre de 1870 touchedurement Orléans. En troismois, la ville est prise, incendiée,libérée <strong>et</strong> réoccupée parLe traumatisme dela seconde guerre mondialeContrairement à la premièreguerre mondiale, la secondeOrléans, capitale régionaleAujourd’hui, Orléans <strong>et</strong>son agglomération comptent272000 habitants. La ville,fidèle à son passé, s’emploie àde nombreux humanistesle début de la guerre civile.au début du XVIII e siècle pourterre de vignobles <strong>et</strong> de vergers,<strong>et</strong> le développementles Bavarois, puis par les Prussiens.frappe la ville de plein fou<strong>et</strong> :développer économie, culture <strong>et</strong>qui transm<strong>et</strong>tent la cultureOrléans souffre des guerress’enrichir.exporte ses propres productions.des centres industriels du Nordà la suite de c<strong>et</strong>te crise,Orléans est gravement bombardéeenseignement, tout en préservantgréco-latine <strong>et</strong> des idées nouvellesde Religion. Les différentes prisesPar voie de terre, la route pavéeLa prospérité orléanaise, qui<strong>et</strong> de la région parisienne fontle gouvernement décide(juin 1940 <strong>et</strong> mai-juin 1944).la qualité de vie qui la caractérise.parmi l’élite urbaine.de la ville par les huguenotsfavorise le commerce avec Paris.se développe encore à la veilledisparaître la plupartde renforcer le rôle militaireOutre les pertes humaines,L’inscription du Val de Loire surEn parallèle, les thèses de Luthers’accompagnent du pillagePar voie d’eau, des cargaisonsde la Révolution, se manifestedes activités du siècle précédent.d’Orléans en y installant,elle cause des dommagesla Liste du patrimoine mondialparviennent à Orléans par<strong>et</strong> du saccage des églises.de denrées coloniales enpar le développement deD’autres industries prennentà partir de 1874, le 5 e corpsirrémédiables au patrimoineen 2000 est une reconnaissancele biais des étudiants germaniquesEn réaction, plusieurs massacresprovenance des Antilles sontrésidences secondaires au bordle relais. Elles s’installent, pourd’armée bientôt rejointécrit <strong>et</strong> artistique. L’incendiesupplémentaire de c<strong>et</strong>te qualité.<strong>et</strong> se développent. Au milieude protestants sont perpétrés.remontées depuis Nantes,du Loir<strong>et</strong> <strong>et</strong> de châteaux dansl’essentiel, le long <strong>et</strong> à proximitépar d’autres régiments.du couvent des Minimes (1940)Sur le plan économique, Orléansdu XVI e siècle, la ville apparaîtPassée dans le parti pro-catholiquepuis réexpédiées, pour certaines,les environs. Une vie mondainedes faubourgs ouest <strong>et</strong> nord.Ces arrivées contribuent àentraîne la disparition defait partie de la prestigieuseainsi comme l’une des principalesdes ligueurs, la cité redevientdans des villes françaises <strong>et</strong>y prend place, marquée parEmployant une main-d’œuvrechanger l’image de la ville.la quasi-totalité des fonds anciens« Cosm<strong>et</strong>ic Valley ».villes de la Réforme en France.progressivement royalisteétrangères. Les ateliers orléanaisle goût des jardins <strong>et</strong> souventnombreuse, elles font d’OrléansJusqu’en 1939, Orléans figuredes archives départementalesLa ville affirme son rôle de capitalejusqu’à la réconciliationles transforment aussides beaux-arts, comme au châteauun centre industriel important.parmi les plus grandes villes<strong>et</strong> municipales. Les collectionsrégionale <strong>et</strong> se positionne comme<strong>et</strong> l’entrée fastueuse du roien produits manufacturés :de La Source.de garnison de France.des musées historiques paientl’une des principales métropolesHenri IV en mars 1594.sucre, vinaigre, articles textiles.aussi un lourd tribut.d’équilibre du Bassin parisien.
Un ensemble de vasesLe plan général de la ville d’Orléans (Alexandre Soudain, 1865)La Tour-Neuve (XIII e siècle),Le vray portraict de la ville d’OrléansPierre Fougueu d’Escures, maréchal généralFrédérik de Witt (Aurelia Vernaculoà liquide gaulois a étéillustre les accrues successives de l’enceinte urbaine. Entre les IV e <strong>et</strong>à l’angle sud-est de la première(Raymond Rancurel, 1575) perm<strong>et</strong> de visualiserdes armées d’Henri IV, fait construireOrliens, vers 1670-1682) offredécouvert lors des fouillesXVI e siècles, la ville intra-muros passe de 25 à 130 hectares.enceinte, assurait la surveillancel’ampleur du quartier cathédral qui occupe le quartau XVII e siècle ces pavillons qui offrentune belle vision de la forme de la villearchéologiques réalisées<strong>et</strong> la protection du port (détailnord-est de la première enceinte, du Moyen âgeun ensemble symétrique. D’égales dimensions,avant les grands bouleversementsen 1998 sur le sitedu Tableau des échevins, XVI e siècle).à la Révolution. Il est bordé, au nord, par le grandils disposent d’un cabin<strong>et</strong> mitoyen situédes XVIII e <strong>et</strong> XIX e siècles.de la Charpenterie.cim<strong>et</strong>ière dit Campo Santo.à gauche ou à droite.La forme d’une villeVille la plus septentrionale de l’arc ligérien,Orléans s’est développée sur sa rive nord,d’abord le long du fleuve puis vers Paris.L’oppidum carnuteDurant la période néolithique,l’homme se sédentarise.Sur le site qui deviendra Orléans,quelques villages <strong>et</strong> fermeséparses se structurent peu à peu.Au cours du II e siècle av. J.-C,ces habitations prennent la formed’une véritable agglomérationgauloise qui, au siècle suivant,s’entoure d’une fortification d<strong>et</strong>erre <strong>et</strong> de bois. L’implantationdu bâti ne suit pas de planparticulier. Dès c<strong>et</strong>te époque,un pont assure une traverséesécurisée du fleuve.L’urbanisme gallo-romainAu début de notre ère, la villechange de forme. Deux axesrectilignes <strong>et</strong> perpendiculairesstructurent le territoire : d’esten ouest, le decumanus maximus(rue de Bourgogne) <strong>et</strong> du nordau sud, le cardo maximus(rues Parisie <strong>et</strong> de la Poterne).Les rues secondaires sontimplantées parallèlementà ces axes <strong>et</strong> à intervallesréguliers. Des édifices publicsLe forum est situé au croisementdes deux nouveaux axesstructurants <strong>et</strong> l’édificede spectacle, à l’est (à la têtedu pont Thinat). En revanche,les emplacements exactsdes thermes, des implantationsmilitaires <strong>et</strong> religieusesdemeurent inconnus.Au nord-est, dans l’actuelparc de la Fontaine-de-l’étuvée,un complexe cultuel voué àla déesse des eaux Aquae Seg<strong>et</strong>aevoit le jour. L’eau domestiquede la cité y est collectée <strong>et</strong>La première enceinteAu IV e siècle, Aurelianis se doted’une première enceinte maçonnéedont la construction est sansdoute liée à l’accession dela ville au rang de chef-lieu <strong>et</strong>à la présence d’un évêque.L’enceinte, qui couvre alors25 hectares, n’englobe pasla totalité du territoire urbain.Durant le haut Moyen Âge,deux secteurs bâtis se constituentlentement, s’affranchissantde la limite de l’enceinte.La prédominance religieuses’affirme à l’est du territoireoù de nombreux établissementss’implantent à proximitéà l’ouest, le bourg dunois(actuel quartier Saint-Paul)se densifie autour d’un secteurextra-muros plus commercial.Au cours des XII e <strong>et</strong> XIII e siècles,la ville se tourne vers son fleuvede manière plus affirmée.Le Châtel<strong>et</strong>, résidence royalepuis ducale, forme l’assisedu pouvoir politique <strong>et</strong>administratif de la ville ; il s’élèveen bord de Loire, au débouchénord du pont. Sous PhilippeAuguste (1165-1223),l’édification de la Tour-Neuve,puissante forteresse, renforceLes accruesTrois extensions de l’enceintesont successivement construites.La première, à l’ouest, englobeau XIV e siècle le bourg dunois.Elle assure la protection du port<strong>et</strong> du pont. La deuxième accrue,réalisée à l’est vers 1466-1480,est souhaitée par Louis XI pourprotéger la collégiale Saint-Aignan<strong>et</strong> la basilique Saint-Euverte.Enfin, l’enceinte est agrandie àl’ouest <strong>et</strong> au nord-ouest,de 1486 à 1556. Les actuelsboulevards, appelés « mails »par les Orléanais, en reprennentle tracé. La rive sud n’est protégéeLa dernière accrue s’accompagnedès le XV e siècle d’une grandeopération d’urbanisme.Une nouvelle trame urbaine estmise en place entre les anciensfaubourgs des Carmes <strong>et</strong> Bannier :voies <strong>et</strong> îlots s’agencent selonun maillage orthogonal quiannonce la gestion rationnelledes villes aux siècles suivants.Dans les nouveaux quartiersenclos, des axes tels que les ruesNotre-Dame-de-Recouvrance,de la Br<strong>et</strong>onnerie <strong>et</strong> d’Escures,attirent la constructioncaractéristiques de la villeacheminée ensuite par aqueduc.de l’enceinte <strong>et</strong> le long des grandsce positionnement.que par le fort des Tourelles.d’hôtels particuliers, du XVI e auromaine sont construits.axes de communication.XIX e siècle.
Au début du XIX e siècle, l’enceinteLe plan Cypierre de 1777 fait étatPensée à son origine à la manière d’une place royale,Envisagé dès le début du XIX e siècle,Voici quelques principes appliquésConçu par les architectesPour une meilleure intégrationest finalement détruite (La démolitiondes premiers travaux d’embellissementla place du Martroi devait être entourée de bâtimentsle proj<strong>et</strong> d’un marché couvert n’est adoptéà la reconstruction de l’îlot 4 :Arr<strong>et</strong>che <strong>et</strong> Forestier,de la ligne B du tramway dansdes fortifications, Charles Pensée,(pont Royal <strong>et</strong> rue Royale).administratifs <strong>et</strong> domestiques.qu’en 1878. Il y aura deux halles ouvertesdalles moulées en parement,le Centre des Chèques Postauxle paysage urbain, le systèmevers 1848).Lors de sa création, seule la Chancellerie voit le jour.au sud <strong>et</strong> deux pavillons fermés au nord.large corniche, ordonnancementest édifié à La Source en 1968.d’alimentation par le solLa statue de Jeanne d’Arc, réalisée par Denis Foyatier,des baies, devantures de magasinsConstruit sur un plan en X,a été choisi pour le centre-villes’élève au centre de la place depuis 1855.larges <strong>et</strong> hautes.il présente une ossature en bétond’Orléans (vue du proj<strong>et</strong>).armé <strong>et</strong> s’inscrit dans le courantfonctionnaliste.Les embellissementsdes XVIII e <strong>et</strong> XIX e sièclesLes idées d’embellissement<strong>et</strong> d’hygiénisme sont au cœurLa municipalité veut adjoindreà c<strong>et</strong>te rue un second percement,de la cathédrale au faubourgMadeleine, <strong>et</strong> ainsi déplacerle cœur de ville vers la placedu Martroi. Le proj<strong>et</strong> est réalisépar François-Narcisse Pagotjusqu’à la rue Royale, entre 1811Sur la Loire, des quais rectilignesen pierre sont aménagésafin de servir l’activité portuaireflorissante <strong>et</strong> les dernières îlessont arasées dans la secondepartie du XVIII e siècle.Un Jardin des plantes est crééLa poursuitedes grands travauxDevenue le siège du 5 e corpsd’armée, la ville accueilledes casernes à proximité deAvec l’arrivée du train <strong>et</strong>le développement du transportferroviaire, une artère estproj<strong>et</strong>ée pour relier la gareà la place du Martroi.L’après-guerrePour sa reconstruction, la villerenoue avec le XVIII e siècle.La rue Royale en ruine estrelevée, ses arcades sont ouvertes.La rue Jeanne-d’Arc est prolongéejusqu’à la place du Général-de-Dans les faubourgs <strong>et</strong>les communes environnantes,des zones industrielles s’implantentpeu à peu. En 1959, OrléansOrléans aujourd’huiL’implantation d’une lignede tramway nord-sud puisd’une autre est-ouest doiventcontribuer à la cohérence <strong>et</strong>au fusionnement d’un territoiredes réflexions urbaines du XVIII e<strong>et</strong> 1846, avec la percée de la ruesur la rive sud ; il annoncela gare. Le quartier Dunois estEntre 1894 <strong>et</strong> 1905, la rueGaulle créée à c<strong>et</strong>te occasion.achète d’importants terrainsurbain <strong>et</strong> d’une agglomérationjusqu’au milieu du XIX e siècle.Jeanne-d’Arc. Il s’accompagnel’ouverture d’autres jardins publics.alors créé. On y trouve des citésde la République est ainsi percée.Les îlots détruits en cœur de villeautour du château de La Sourc<strong>et</strong>rès étendus, aux densitésC’est le temps des percements.de la construction de bâtimentsEnfin, les premiers plansouvrières, des pavillons <strong>et</strong>C<strong>et</strong>te rue commerçante offresont rebâtis. À l’automne 1944,(à huit kilomètres au sudinégales. La restaurationÀ ce titre, le proj<strong>et</strong> le pluspublics tels que le palaisd’alignement de rues, apparusdes demeures bourgeoises.aux voyageurs l’imagele chantier expérimental de l’îlot 4,de la Loire) pour y créerdu centre historique <strong>et</strong>emblématique est celui de la ruede justice, le conservatoire,au XVIII e siècle, sont exécutésLe quartier du Châtel<strong>et</strong>,d’une ville dynamique <strong>et</strong> ouverte.au nord-ouest de la placeune ville nouvelle, ainsi qu’unla réintroduction d’une marineRoyale (1748-1763) associée,la façade de la préfecture <strong>et</strong>à grande échelle à partir de 1807.zone de marché, est remodelé.En réalité, Orléans s’assoupit.du Martroi, est confié à l’architectecampus universitaire réaliséde plaisance sur la Loiredans son prolongement,le collège royal. En parallèleà c<strong>et</strong>te même époque,De grandes halles sont construitesSeule la construction duPol Abraham. On y testeselon les plans d’Olivier-Clémentnourrissent les réflexionsà la construction d’un pontde ces percements, l’enceinteles municipalités successivesà partir de 1882 au centrelotissement des Champs-Élyséesune architecture préfabriquéeCacoub. L’urbanisation entreurbaines. La ville s’est ainsiéponyme (aujourd’hui nomméest progressivement démanteléeprogramment le pavementd’une vaste place rectangulairedans les années 1930, entre<strong>et</strong> modulaire perm<strong>et</strong>tant une plusle centre d’Orléans <strong>et</strong> ce nouveauengagée ces dernières annéesGeorge V).<strong>et</strong> les faubourgs se densifient.<strong>et</strong> l’éclairage des rues ainsientourée d’immeubles.cathédrale <strong>et</strong> mails, exprimegrande rapidité de mise en œuvrequartier se densifie peu à peu.dans une politique forte dequ’une numérotation cohérenteune envie de modernité.<strong>et</strong> des économies de coût <strong>et</strong>valorisation de son patrimoine.des habitations.de main-d’œuvre.
Un des chapiteauxLe chev<strong>et</strong> de la cathédrale (lithographieAu-dessus du portail central de la cathédrale,Partiellement détruites lorsLes culots sculptés de la salleUne statue de Jeanne d’Arc est visible au centreC<strong>et</strong>te cheminée fait partiede la crypte dede Charles Pensée, XIX e siècle) restedeux anges portent l’écu royal (détruit àdes bombardements de 1944,des Thèses représententde l’aquarelle représentant l’hôtel Groslot (Jacques-Amédéedes modifications apportéesSaint-Aignan présentela partie la plus ancienne de l’édificela Révolution) avec couronne, main de justice,les verrières de la cathédrale ont faitdes religieux, des angesBeaujoint, XIX e siècle). Toujours en place, c<strong>et</strong>te statueau XIX e siècle à l’intérieurencore des tracesen élévation bien qu’il ait été remaniésceptre <strong>et</strong> cordons du Saint-Esprit <strong>et</strong>l’obj<strong>et</strong> de restaurations à partir de 1990.<strong>et</strong> saint Jean-Baptiste.est l’œuvre de la princesse Marie d’Orléans <strong>et</strong> a été offertede l’hôtel Groslot par l’architectede polychromie.jusqu’au XIX e siècle. Les chapellesde Saint-Michel (œuvre d’Augustin Pajou, 1769).Là où la remise en état s’est avéréeà la ville par son père, le roi Louis-Philippe, en 1839.Albert Delton.rayonnantes datent du XIII e siècle.impossible, des verrières contemporainesont été créées par Pierre Carron en lienavec les ateliers Gaudin.D’un lieu à l’autreAlliant un environnement prestigieuxà une histoire riche en événements, Orléansprésente un patrimoine architectural <strong>et</strong>paysager diversifié.Les cryptesConstruite sous Robert le Pieux,la crypte de Saint-Aignanest consacrée en 1029. Son planprésente deux escaliers accessiblespar les bas-côtés de l’église,un déambulatoire <strong>et</strong> cinq chapellesrayonnantes. La salle centraleest accolée au martyriumoù étaient exposées les reliques ;d’étroites baies assuraientune communication symboliqueentre les reliques <strong>et</strong> les fidèles.Peu de temps après sa construction<strong>et</strong> afin de contenir la faiblessedes voûtes, une partiedu déambulatoire est murée <strong>et</strong>les colonnes sont englobées dansdes piliers. Redécouvertes en 1953,La crypte de Saint-Avit estconstruite à la même période.Dépourvue de déambulatoire<strong>et</strong> plus p<strong>et</strong>ite que celle deSaint-Aignan, elle est égalementconstituée de deux escaliersd’accès <strong>et</strong> d’une salle donnantsur le martyrium. Elle est miseau jour en 1852. Une partiede ses voûtes est restituée enbrique dans la tradition des misesen valeur du XIX e siècle.La cathédrale…Le premier édifice religieux attestéà c<strong>et</strong> emplacement dès le VII e siècleest détruit lors de l’incendied’Orléans en 989. Une cathédraleromane aux proportionsgénéreuses le remplace. Au coursdu XIII e siècle, l’écroulementd’une partie de la nef <strong>et</strong> du chœurnécessite une reconstruction.L’édification de la nouvellecathédrale de style gothiques’étend sur plus de deux siècles.Les guerres de Religion ontpresque entièrement raisonde l’édifice au XVI e siècle.Le 18 avril 1601, le chantierReconstruite par les Bourbons,d’Henri IV à Louis XVI,la cathédrale Sainte-Croix estfinalement achevée en 1829.Elle surprend par sa remarquablehomogénéité.… <strong>et</strong> son évêchéImplanté sur l’enceinte antique,l’évêché fait l’obj<strong>et</strong> de constructionssuccessives du XVII e sièclejusqu’à la Révolution. Le corpsde bâtiment symétrique,la façade rythmée de hautesfenêtres <strong>et</strong> l’escalier d’honneurconfèrent à c<strong>et</strong> édifice une grandemajesté. Son jardin offreLa salle des ThèsesTémoin de l’ancienne universitéd’Orléans, la salle des Thèsesétait la bibliothèque <strong>et</strong> le lieude réunion des professeurs.Elle constitue le dernier bâtimentmédiéval de ce type conservéen France. Érigée entre 1411 <strong>et</strong>1421, elle présente deux façadespercées chacune de deux grandesbaies. À l’intérieur, la salle estcouverte de voûtes d’ogivesreposant sur des colonnesoctogonales <strong>et</strong> des culots.Restauré par l’architecteJean-Juste Lisch entre 1879<strong>et</strong> 1881, l’édifice accueille depuis1882 la Société ArchéologiqueL’hôtel GroslotJacques Groslot, bailli d’Orléans,fait construire son hôtel particulierentre 1549 <strong>et</strong> 1553. Ce bâtimentest attribué à l’architecteJacques Androu<strong>et</strong> Du Cerceau.Sa façade en pierre <strong>et</strong> briqueprésente trois pignons dontun central en r<strong>et</strong>rait. L’étagenoble, surélevé par un niveaude soubassement, est ouvert surla cour d’honneur par de grandesbaies. En 1790, l’hôtel changede fonction <strong>et</strong> devient la mairieAu XIX e siècle, il connaîtde profonds changements.Tout d’abord, la place de l’étapeest nivelée. La cour d’honneur,descendue d’environ un mètre,est fermée par une grillemonumentale.Entre 1850 <strong>et</strong> 1854, l’architecteAlbert Delton modifie le pland’origine <strong>et</strong> ajoute deux pavillonssur cour <strong>et</strong> une aile sur jardin.Il décore les nouvelles piècesd’apparat (cheminées, plafonds<strong>et</strong> tentures peintes) dans le stylenéo-Renaissance. À l’arrière,un jardin public est ouvert.ces colonnes ont révélé des« d’une cathédrale semblable àune vue imprenable sur le chev<strong>et</strong><strong>et</strong> Historique de l’Orléanais.d’Orléans, succédant ainsichapiteaux sculptés.l’ancienne » est inauguré.de la cathédrale.à l’hôtel des Créneaux.
L’église Saint-Pierre-du-Martroi,Dans les années 1830, l’architecteLe 16 rue de la Poterne (1566)La cour de l’hôtel Euverte-Hatte (1524-1528)Le 13 rue Notre-Dame-de-Recouvrance,à la fin du XVIII e siècle, la disparitionLa maison de négoceUn savant jeu de couleursdatée du début du XVI e siècle,François-Narcisse Pagot est chargéprésente différents typesabrite une riche galerie dotée d’un plafondles 27 <strong>et</strong> 29 rue de l’Empereurde la couleur s’accompagnedu 20 quai du Châtel<strong>et</strong>est décliné dans l’architectureest le seul exemple encore visiblede construire le temple protestantd’organisation du pans de bois :à caissons sculptés ; elle se distingueou encore le 55 rue d’Illiers sontde l’ordonnancement des baies <strong>et</strong>propose une façade en pierredu quartier des Champs-Élysées :d’édifices religieux orléanaisà l’emplacement de l’ancienne églis<strong>et</strong>reillage en losanges, grille,de la façade sur rue, unitaire <strong>et</strong> symétrique.des exemples intéressants dede l’apparition des fenêtres à la françaiserythmée par l’ordonnancementbriques de parement rougesen brique rouge.Saint-Pierre-Empont. Il opte pour un plancroix de Saint-André.Déjà présente au Moyen âge, la galeriel’architecture en pierre du XVIII e siècle.aux p<strong>et</strong>its-bois orthogonaux <strong>et</strong> au vitrage<strong>et</strong> la mise en travée des baies.<strong>et</strong> crème, ciment, portes <strong>et</strong>circulaire inspiré des temples de l’Antiquitéest travaillée avec soin dans les hôtelsvert pastel (3 rue Croix-de-Bois).balcons en ferronnerie.(lithographie de Charles Pensée, XIX e siècle).en pierre de la Renaissance (hôtel Toutin,hôtel Hector-de-Sanxerre…).Les lieux de culte orléanaisIls offrent une grande variétésur le plan architectural<strong>et</strong> stylistique. Les édificesIls sont alors reconstruits dansun style gothique flamboyant ouRenaissance (églises Saint-L’architecture RenaissanceC<strong>et</strong>te architecture est fortementprésente à Orléans. Le décor desédifices en pierre est marqué parÀ partir des années 1540-50,des motifs classiques (utilisationL’architecture du XVIII e siècleL’architecture en pierre sestandardise ; la rue Royale enest une illustration. Les fenêtres,naguère de dimensions variées,sont ordonnancées. Portes-L’architecture du XIX e siècleLe port actuel est un héritage dece siècle. Il est composé d’un quairectiligne pavé, d’une voie decommunication est-ouest <strong>et</strong> deDe l’éclectisme à l’Art décoÀ la fin du XIX e siècle,Les 10 quai Barentin <strong>et</strong> 46 rueSaint-Marc illustrent l’Art nouveauqui succède à l’éclectisme audébut du XX e siècle. Des lignesempruntées au monde végétalcarolingiens ou romansAignan, Saint-Pierre-du-Martroile gothique flamboyant jusquedes ordres dorique, ionique <strong>et</strong>fenêtres, balconn<strong>et</strong>s <strong>et</strong> lucarnesmaisons de négoce. Sur le fleuve,l’éclectisme prend le pas<strong>et</strong> minéral <strong>et</strong> des formes(fin VIII e -XI e siècle) ont<strong>et</strong> Notre-Dame-de-Recouvrance),dans les années 1520-30 (églisecorinthien, frontons) ornent lessoulignent l’élégance <strong>et</strong> l’équilibreles duits édifiés ou remis à neuf àsur l’austérité du néo-classicisme.exubérantes se développentquasiment entièrement disparupuis dans un style baroque ouSaint-Paul <strong>et</strong> chapelle Saint-façades des demeures noblesdes façades. En parallèle, dec<strong>et</strong>te époque sont encore visibles ;Les pavillons <strong>et</strong> les hôtelssur les façades. À la placeen surface. L’essor architecturalclassique (église Saint-Laurent,Jacques). Il adopte ensuite les<strong>et</strong> bourgeoises. Les maisonsnouvelles constructions ences constructions en pierre sontparticuliers du quartier Dunoisdu couvent des Jacobins puisdes XII e -XIII e siècles s’illustrechapelle de l’hôpital Madeleine).motifs d’inspiration italiennede la Coquille <strong>et</strong> d’Alibert,pans de bois (244 <strong>et</strong> 293 rue deréalisées pour maintenir un tirantou les immeubles de la rued’une caserne, un vaste lotissementdans de rares édifices tels queQuelques édifices sonttels que les feuilles d’acanthe,intéressantes pour la similitudeBourgogne) apparaissent ; ellesd’eau important au nord afin dede la République montrentArt déco voit le jour dans lesla collégiale Saint-Pierre-le-Puelliercomplètement reconstruits aulosanges <strong>et</strong> coquilles (hôtels dede leur façade, <strong>et</strong> la maison Dusont caractérisées par des boisfaciliter la navigation <strong>et</strong> l’accèsla richesse <strong>et</strong> la diversitéannées 1930 : les Champs-Élysées.<strong>et</strong> les églises Saint-EuverteXIX e siècle : Saint-Marceau <strong>et</strong>la Vieille-Intendance <strong>et</strong> Euverte-Cerceau en sont des exemples.colorés, des remplissages enaux quais. Le XIX e siècle ade c<strong>et</strong>te architecture à Orléans.Roger Croissandeau en est<strong>et</strong> Saint-Donatien.Saint-Paterne. La périodeHatte). L’hôtel des Créneaux estEnfin, il reste dans le centremoellon enduit <strong>et</strong> des fenêtres à laégalement laissé dans le paysageLes saillies sur rues, jadisl’un des principaux architectes.D’une manière générale, les lieuxcontemporaine offre quelquesemblématique de la Renaissanceancien des façades en pans defrançaise. À la fin du XVIII e siècle,urbain des témoi gnagesinterdites, sont autorisées <strong>et</strong>La brique est déclinée sous toutesde culte orléanais sont fortementcréations comme les églises Saint-orléanaise ; il associe ces deuxbois des XV e -XVI e siècles (ruesles pans de bois sont peints ende l’activité industrielle :perm<strong>et</strong>tent aux architectes deses formes. Le béton moulé estendommagés lors des guerresPaul (à la suite des destructionstypes de décor.de Bourgogne, de l’Empereur, deblanc puis masqués par un enduitles bâtiments en brique desnouvelles formes : bow-windowsle support de dessins géométriquesde Cent Ans <strong>et</strong> de Religion.de 1940), Sainte-Jeanne-d’Arcla Charpenterie…) dont certainesjusqu’en 1839, date à laquelle cevinaigreries Dessaux, le bâtiment<strong>et</strong> balcons, par exemple.abstraits ou figuratifs : corbeilles(1967) <strong>et</strong> Saint-Yves (1973).ont conservé leur décor sculpté.type de construction est interdit.de la chocolaterie Saintoin…de fleurs, oiseaux, écureuils…
La gare conçue par les architectesAu XIX e siècle, les « mails » plantésLe parc Louis-Pasteur est implantéCe squel<strong>et</strong>te presque compl<strong>et</strong>Le cabin<strong>et</strong> de pastels du Musée des beaux-artsCe cheval daté du I er siècle apr. J.-C.Ardent dreyfusard, Charles Péguy (1873-1914)Jean-Marie Duthilleul <strong>et</strong> François Bonnefilleremplacent la dernière enceinteen 1929 sur l’emplacementd’un dodo, oiseau dont l’espèceest le plus riche de France après celui du Louvre.est une des pièces maîtressesfonde en 1900 les Cahiers de la quinzaineest inaugurée en janvier 2008.(Proj<strong>et</strong> d’embellissement de la ville,du cim<strong>et</strong>ière Saint-Vincent.s’est éteinte au XVII e siècle,L’Autoportrait aux bésicles de Jean-Baptistedu trésor de Neuvy-en-Sullias,qui mènent des combats en faveur des libertésCharles Pensée, 1849).Le p<strong>et</strong>it train à vapeur de la villeest une pièce rare de la collectionSiméon Chardin (1773) prend place aux côtésdécouvert en 1861.nationales <strong>et</strong> internationales. Prosateur <strong>et</strong> poète,de Wichita (états-Unis), offert pardu Muséum d’Orléans.d’œuvres de Maurice Quentin de la Tour <strong>et</strong>il doit aussi sa célébrité aux nombreuses œuvresc<strong>et</strong>te dernière dans le cadrede Jean-Baptiste Perronneau.qu’il consacre à Jeanne d’Arc de 1897 à 1914.du jumelage qu’elle entr<strong>et</strong>ient avecla ville, séduit toujours les enfants.L’architecture contemporaineDepuis une vingtaine d’années,des architectes de renomparticipent à la constructiond’édifices publics. Agrandi en1994 par François Deslaugiers,le Carré Saint-Vincent qui abritedes salles de théâtre est soulignépar un couloir supérieur enforme de tube.Parmi les ouvrages d’art,le pont de l’Europe avec son arcbow-string, inauguré en 2000,est d’une conception novatrice.Avec des lignes pures <strong>et</strong> fortes,l’architecte Santiago Calatravaa veillé à l’intégration du pontdans le paysage.Les bibliothèques sont un suj<strong>et</strong>d’inspiration pour les architectes.La Médiathèque construitepar le bureau Du Bess<strong>et</strong> / Lyonen 1994, place Gamb<strong>et</strong>ta,se remarque par ses façadesde verre <strong>et</strong> métal. Sur le campus,la bibliothèque des sciences deFlorence Lipsky <strong>et</strong> Pascal Roll<strong>et</strong>est réalisée comme un conteneurtransparent ouvert sur la natureenvironnante. La médi@thèqueMaurice-Genevoix, conçue parPascale Seurin, est achevéeen 2009. Ses différentes activitéssont rassemblées sur un mêmeniveau <strong>et</strong> se distinguent parun code couleur vif.Les jardinsJusqu’au XIX e siècle, Orléans,enserrée dans son enceinte,est privée d’importants espacesverts publics. Les grands jardins,parcs <strong>et</strong> promenades résultent dela transformation de domainesprivés <strong>et</strong> religieux, à l’intérieurcomme à l’extérieur de l’enceinte.Plusieurs styles les caractérisent.Certains sont géométriques,en harmonie avec l’architecture(jardin de l’Évêché). D’autressont romantiques, enrichisd’une flore exotique <strong>et</strong> de ruinesarchitecturales (jardin de l’Hôtel-Groslot).Orléans possède aussides jardins horticoles rappelantles pépinières ou vergers quiles précédaient (parc du Moins-Roux), <strong>et</strong> des jardins naturelsévoquant la campagne à la ville(parc de la Fontaine-de-l’étuvée).La ville compte aujourd’hui plusde 260 hectares d’espaces vertsqui continuent à évoluer commeen témoigne la création, en 2003,du jardin de la Charpenterie.Les jardins les plus prisés sontle parc Louis-Pasteur, le Parc floral<strong>et</strong> le Jardin des plantes.Le MuséumIl présente sur plus de 3000 m 2des expositions permanentes<strong>et</strong> temporaires de sciencesde la nature. Les invertébrés<strong>et</strong> le monde aquatique,les oiseaux, les mammifères(avec une attention spécialeaccordée à la biodiversitésolognote <strong>et</strong> ligérienne),la minéralogie, la paléontologie<strong>et</strong> la préhistoire constituentles trois premiers étages.Au 4 e étage, on découvreune serre tropicale <strong>et</strong> une serreméditerranéenne ainsi quedes salles de conférences.Le Musée des beaux-artsPendant la Révolution, le mécène<strong>et</strong> collectionneur Aignan-ThomasDesfriches <strong>et</strong> le peintre Jean Bardinrassemblent des œuvres d’art. Ainsinaît le premier musée ouvertau public en 1797. Il est installédepuis 1984 dans un bâtimentconçu par Christian Langlois.Les 700 œuvres exposées couvrentla création artistique européennedu XV e au XXI e siècle. Le muséepossède un important fondsde peintures d’écoles étrangères.Il est aussi renommé pourses collections françaises des XVII e<strong>et</strong> XVIII e siècles, son cabin<strong>et</strong> depastels <strong>et</strong> ses collections graphiques.Le Musée historique <strong>et</strong>archéologique de l’OrléanaisSes collections sont installéesdans l’hôtel Cabu, bel exempled’architecture Renaissance.Durement touchées en 1940,elles ont été enrichies parde nombreux dons <strong>et</strong> legs.Le fleuron du musée est le trésorde Neuvy-en-Sullias, ensembleremarquable de bronzes gaulois<strong>et</strong> gallo-romains.Des éléments d’architecturesprovenant de bâtiments publics<strong>et</strong> privés illustrent le Moyen âge<strong>et</strong> la Renaissance. Des obj<strong>et</strong>s <strong>et</strong>des œuvres évoquent l’histoire dela ville <strong>et</strong> de son développement.Centre Charles-Péguy<strong>et</strong> Maison de Jeanne d’ArcDepuis 1964, l’hôtel Euverte-Hatteabrite le Centre Charles-Péguy.Il propose une expositionpermanente, un centrede documentation <strong>et</strong> des actionsculturelles autour de c<strong>et</strong> écrivain<strong>et</strong> de son époque.La Maison dite de Jeanne d’Arcest l’ancienne demeure de JacquesBoucher, trésorier général du ducd’Orléans chez qui la Pucelle aséjourné en 1429. Fortementendommagée en juin 1940, lamaison est reconstruite <strong>et</strong> achevéeen 1965. Elle est consacrée depuis1976 à Jeanne d’Arc.
Le paysage urbain évolue au fil des siècles,Bernard Perrot, réputé pourLes images populaires produitesLe cotignac continueDe l’achat des premiers bâtiments (1815)À l’occasion de la Saint-Fiacre,Au cours des fêtes johanniques,Lors du Festival de Loire,au gré des aménagements successifs. La variationsa production d’obj<strong>et</strong>s prestigieux àà Orléans fournissent les colporteursà faire la joie des p<strong>et</strong>itsà la vente des derniers espaces de travail (1984),d’importantes créations floralesun son <strong>et</strong> lumière fait revivreplus de 200 bateaux françaisdes largeurs de voies <strong>et</strong> les différents matériauxla façon de Venise, a réalisé cede France (Pierre-Joseph Feuillâtre,<strong>et</strong> des grands.l’entreprise Dessaux a marqué la citéornent l’église Saint-Marceau.l’épopée de Jeanne d’Arc<strong>et</strong> étrangers se rassemblentutilisés créent des ambiances urbaines contrastées.présentoir à confiseries en verre souffléaprès 1814).<strong>et</strong> plus particulièrement le quartiersur la façade de la cathédralepour célébrer le fleuve.(fin XVII e - début XVIII e siècle).de la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier.Sainte-Croix.Saveurs <strong>et</strong> savoir-faireOrléans a développé une identité propreliée à sa situation géographique <strong>et</strong>à la richesse de son histoire.Couleurs <strong>et</strong> matériauxLe calcaire de Beauce local présentedes tonalités à dominante blanche.Très résistant, il est employéen pierre de taille, souventen soubassement des bâtiments,ou en moellon, sur toute la hauteurdu mur alors destiné à être enduit.La chaux utilisée pour les mortiers<strong>et</strong> les enduits était fabriquée avecce calcaire <strong>et</strong> du sable de Loire.Dès le Moyen Âge, les calcaireslégèrement ocres du Nivernaisou les tuffeaux blancs de Touraine,plus tendres, sont réservés auxéléments moulurés ou sculptés.Le bois fourni par la forêtd’Orléans est très présent dans laville. Au XVIII e siècle, les piècesde bois des façades sont enduitesde terres colorées aux tons rouge,jaune, brun, puis de peintureblanche. L’abondance d’argileen forêt d’Orléans <strong>et</strong> en Solognea permis la production de terrecuite dès l’époque gallo-romaine :carreaux de sol, tuiles, briques.Aux XV e -XVI e siècles, la briqueest utilisée en remplissagedes pans de bois ou associée àla pierre pour orner les façadesde riches demeures.En toiture, les ardoises d’Anjouse répandent dès le XV e siècleLes savoir-faire passésLes premiers orfèvres apparaissentau début du XV e siècle ;leur production est stimulée parla création du duché <strong>et</strong>les commandes de l’Église.Au XVII e siècle, la cité ligériennedevient le premier centrede raffinage du sucre <strong>et</strong> traitela denrée brute provenantde Saint-Domingue. À la mêmeépoque, Bernard Perrot ouvreun atelier renommé de verrerie.Orléans est aussi connue pourl’édition de ses images populaires,notamment celles de Jean-Baptiste L<strong>et</strong>ourmy. À partirdu XVIII e siècle, les fabriquesConfiserie <strong>et</strong> chocolatDès le règne de Louis XI,le cotignac fait la renomméed’Orléans. Célébrée par Rabelais,c<strong>et</strong>te gelée de coing cuite, mouléedans de p<strong>et</strong>ites boîtes en boisd’épicéa, est offerte à toutesles personnalités de passage.À la faveur des importationsde sucre <strong>et</strong> de cacao, la confiserie<strong>et</strong> la chocolaterie se développentdès la fin du XVIII e siècle.Au siècle suivant, la maisonSaintoin livre chocolats, liqueurs<strong>et</strong> autres bonbons dans toutela France. À la même époque,la maison Auvray reçoit desVinaigre <strong>et</strong> moutardeLa production de vinaigreà Orléans est liée à celle du vin.Le vinaigre était produit dansdes tonneaux où l’on mélangeaitdu vin à du vinaigre déjà constitué ;la multiplication des bactériesau contact de l’air transformaitle vin en vinaigre. Fabrication<strong>et</strong> commerce du vinaigrecommencent dès le XIV e siècleà Orléans <strong>et</strong> voient leur apogéeau XVIII e siècle. La ville estaussi un lieu de productionde moutarde, le vinaigre en étantl’un des principaux ingrédients.Aujourd’hui, la cité ne compteplus qu’un seul vinaigrierL’horticulture<strong>et</strong> la Saint-FiacreSuj<strong>et</strong>te aux inondations,la rive gauche de la Loire estpeu urbanisée jusqu’à la findu XVIII e siècle. C’est un espacepropice aux vignes, vergers <strong>et</strong>pépinières dont la réputationdépasse largement la ville.La corporation de Saint-Fiacre,créée en 1806, célèbreannuellement son patron fin août.Le quartier est alors décoréde fleurs, fruits <strong>et</strong> légumes.C<strong>et</strong>te fête donne souvent lieuau baptême d’une nouvelle variétéFêtes johanniques<strong>et</strong> Festival de LoireDeux manifestations perm<strong>et</strong>tentaux orléanais de redécouvrirl’histoire de leur ville.Chaque année <strong>et</strong> presque sansinterruption depuis 1429, Orléanscélèbre Jeanne d’Arc. Les fêtesr<strong>et</strong>racent toutes les étapes duséjour de la Pucelle à Orléans, deson arrivée, le 29 avril, à la levéedu siège par les Anglais, le 8 mai.Autre événement majeur, le Festivalde Loire a été créé en 2003 àl’initiative de la municipalitépour perm<strong>et</strong>tre aux Orléanaisde se réapproprier la Loire. Lesquais d’Orléans accueillent ainsi,tous les deux ans, en septembre,<strong>et</strong> concurrencent la tuile plate <strong>et</strong>de porcelaine produisentdistinctions internationales <strong>et</strong> vendégalement moutardier.de rose. Le lycée horticole nousle plus grand rassemblementles bardeaux de bois.des pièces de grande qualité.dans plus de 20 départements.rappelle c<strong>et</strong>te activité.européen de la marine fluviale.
Centre historiqueplaceDunois48rue Xaintraillesrue du Maréchal Fochrue Porte-Madeleine9pont du M al -Joffreav. R.-Secrétainboulevard Rocheplatteboulevard Rocheplatterue Croix-de-Boisrue des Curésrue Stanislas-Julienrue des Turciesrue des Murlinsrue des Carmesrue des Charr<strong>et</strong>iersrue des Grands-Champsrue du Colombier rue du Colombierrue d'Illiers rue d'IlliersplaceCroix-Morinquai BarentinO63NE45rue Notre-Dame-de-Recouvrancerue du Fg-BannierplaceGamb<strong>et</strong>ta3215rue de l'Ecu-d'Orrue Bannierrue des Minimesrue Saint-Paulrue Bannierplace duG al .-de-Gaulle4620rue du Cheval-Rougeplace duVieux-Marchérue du Tabourrued'Avignonrue duVieux-Marchérue G.-Templieravenue de Parisboulevard de Verdunboulevard de Verdun52523436rue Jeanne-d'Arcrue Royalerue deplacedu Martroi29rue Adolphe-Crespinrue de la RépubliqueCharles-SanglierruerueI.-RoméerueI.-Joguesrue du Bourdon-Blancrue de Bourgogne rue de Bourgogne rue de Bourgognerue A.-Thiersla Br<strong>et</strong>o nerieHallesChâtel<strong>et</strong>rue des Halles33 1rue d'Alsace-Lorrainerue d'EscuresplaceLouis-XIrue Albert -1 erplaceduChâtel<strong>et</strong>51place dela Basculerue du Poirierruerue de l'Empereurrue des Pastoureauxquai Cypierre quai du Châtel<strong>et</strong>quai de Prague5654av. Dauphine pont George V54432539 40rue de laPierre-Percée51256rue Sainte-Catherine212835rue L.-Rogu<strong>et</strong>quai du Fortdes-Tourelles38derue Marcel-Proustboulevard Alexandre-Martinboulevard Alexandre-Martin5553rue des Anglaisesrue Parisierue Etienne-Dol<strong>et</strong>18475826rue du61placeCloitre- duSt-Paul Cheval- 16 RougecloîtreSt-Pierre-Empontlaplace dela LoireplaceHalma-Grandrue E.-Da<strong>vous</strong>true de la Poternerue Fernand- Rabier494955 place60 de l'Etape3023i4651rue Théophile-Choll<strong>et</strong>MairieplaceSainte-Croix51572431 5151quai des Augustinsrue Eugène-Vignat31144rue St-P. -Lentinrue Pothier1027 41r. de l'UniversitéCharpenterie507rue des BouchersplaceSaint-Charles62rue A.-P<strong>et</strong>itrue Dupanlouprue Saint- EtiennerueJ.-CalvincloîtreSaint-Pierrele-Puellierrue Pierre 1 er -de-Serbierue Jules-Lemaître81259rue5114rue Saint-Flourue de la Tour-Neuverue des Africainsde la Folierue des Tanneursrue du G al -de-Gaullerue Ferdinand-Buisson6435rue du Faubourg-Saint-Vincent5122BoulevardP.-Segellerue des Pensées65boulevard42Aristide - Briandrue Saint - Euverterue E. -Fournierrue Colignyav. Jean-ZayboulevardAristide-Briandrue DesfrichescloîtreSaint-Aignan1713rue Neuve-Saint-Aignanrue Coquille37quai du Fort-Alleaumerue de l'Ételon19rue des Quatre-Fils-Aymon0 50 m 100 mrue de Solférinorue Saint-MarcBd St-Euverte Bd de la Motte-Saunguin pont René-Thinat66Le patrimoine défensif1 élément du Châtel<strong>et</strong>2 Emplacement du fort des Tourelles3 Rempart du IV e siècle4 Rempart du XIV e siècle5 Tour blancheLe patrimoine religieux6 Ancien couvent des Minimes /Archives départementales du Loir<strong>et</strong>7 Ancien couvent N.-D.-de-Bonne-Nouvelle / Préfecture8 Ancien évêché9 Chapelle de l’hôpital Madeleine10 Campo Santo11 Cathédrale Ste-Croix12 Collégiale St-Pierre-le-Puellier13 Crypte St-Aignan14 Crypte St-Avit15 église N.-D.-de-Recouvrance16 église N.-D.-des-Miracles17 église St-Aignan18 église St-Donatien19 église St-Euverte20 église St-Paterne21 église St-Pierre-du-Martroi22 église St-Vincent23 éléments de la chapelle St-Jacques24 Temple protestantLes édifices médiévaux<strong>et</strong> Renaissance25 Hôtel Cabu / Musée historique <strong>et</strong>archéologique de l’Orléanais26 Hôtel de la Vieille-Intendance27 Hôtel des Chevaliers-du-Gu<strong>et</strong>28 Hôtel des Créneaux <strong>et</strong> beffroi /Conservatoire29 Hôtel Euverte-Hatte / CentreCharles-Péguy30 Hôtel Groslot31 Hôtel Hector-de-Sanxerre32 Hôtel Toutin33 Maison de la Coquille34 Maison de la Porte-Renard35 Maison Du Cerceau36 Maison de Jeanne d’Arc37 Maison Louis XI38 Maisons d’Alibert <strong>et</strong> de l’Ours39 Maisons Louis XII <strong>et</strong> de laCordelière40 Maisons Sancier <strong>et</strong> de la Pomme41 Salle des ThèsesLes édifices contemporains42 Carré St-Vincent43 Gare d’Orléans44 Institut d’Arts Visuels45 Médiathèque46 Musée des beaux-arts47 Muséum48 Pont de l’EuropeLes ensembles cohérents49 Les Champs-élysées <strong>et</strong> l’Art déco50 Les maisons de négoce51 Les pans de bois52 L’îlot 4 <strong>et</strong> le quartier St-Paul :la reconstruction53 Rue Jeanne-d’Arc <strong>et</strong> le XIX e s.54 Rue Royale <strong>et</strong> pont Royal (actuelpont George V) : le XVIII e s.55 Rues de la Br<strong>et</strong>onnerie <strong>et</strong> d’Escures :les hôtels particuliers.56 Rues de la République <strong>et</strong> Alsace-Lorraine : l’éclectismeLes jardins57 Jardin de la Charpenterie58 Jardin de la Vieille-Intendance59 Jardin de l’évêché60 Jardin de l’Hôtel-Groslot61 Jardin Jacques-Boucher62 Parc Louis-PasteurLes traces du passé industriel63 Ancienne entreprise Delaugère64 Ancienne entreprise Dessaux65 Ancienne maison Saintoin66 La Motte-Sanguini Office de Tourisme <strong>et</strong> deCongrès d’OrléansRéalisationSous la direction du Service Ville d’art <strong>et</strong>d’histoire / DCCA / Mairie d’OrléansAvec la participation des services dela mairie d’Orléans (Archives municipales,Centre Charles-Péguy <strong>et</strong> Fonds Jeanned’Arc, Médiathèque, Musée des beauxarts<strong>et</strong> Musée historique <strong>et</strong> archéologiquede l’Orléanais, Muséum, Pôle patrimonial)<strong>et</strong> de l’Académie d’Orléans, des Archivesdépartementales du Loir<strong>et</strong>, du Conseilrégional Centre / Direction de l’Inventairedu patrimoine, de l’Officede Tourisme <strong>et</strong> de Congrès d’Orléans<strong>et</strong> de la Société Archéologique <strong>et</strong>Historique de l’Orléanais.ConceptionConception graphique : LM CommuniquerRéalisation graphique : Laure ScipionImpression : Imprimerie NouvelleCrédits photographiquesArchives municipales d’OrléansArchives départementalesdu Loir<strong>et</strong>Beview (vue du proj<strong>et</strong>de la ligne B du tramway)Médiathèque d’OrléansMusée des beaux-arts <strong>et</strong> Muséehistorique <strong>et</strong> archéologiquede l’Orléanais / F. LauginieVille d’Orléans / J. PuyoVille d’Orléans / P. MartonDirection Régionale desAffaires Culturelles CentreS
Laissez-<strong>vous</strong> <strong>conter</strong> Orléans, Ville d’art <strong>et</strong> d’histoire…… en compagnie d’un guide-conférencier agréé par le ministère de la CultureLe guide <strong>vous</strong> accueille. Il connaît toutes les fac<strong>et</strong>tes d’Orléans<strong>et</strong> <strong>vous</strong> donne des clefs de lecture pour comprendre l’échelled’une place, le développement de la ville au fil de ses quartiers.Le guide est à votre écoute. N’hésitez pas à lui poser des questions.Le service Ville d’art <strong>et</strong> d’histoirecoordonne <strong>et</strong> m<strong>et</strong> en œuvre les initiatives d’Orléans, Ville d’art<strong>et</strong> d’histoire. Il propose tout au long de l’année des activités pourles Orléanais, pour le public scolaire <strong>et</strong> pour les jeunes. Il se tientà votre disposition pour tout proj<strong>et</strong>.RenseignementsMairie d’OrléansDirection de la Culture <strong>et</strong> de la Création Artistique,Service Ville d’art <strong>et</strong> d’histoirePlace de l’Étape45 000 ORLÉANStel. : 02 38 79 24 85www.orleans.frOffice de Tourisme <strong>et</strong> de Congrès d’Orléans2, place de l’Étape45 000 ORLÉANStel. : 02 38 24 05 05www.tourisme-orleans.comOrléans appartient au réseau national des <strong>Villes</strong> <strong>et</strong> <strong>Pays</strong> d’art <strong>et</strong> d’histoireLe ministère de la Culture <strong>et</strong> de la Communication, directiongénérale des patrimoines, attribue l’appellation <strong>Villes</strong> <strong>et</strong> <strong>Pays</strong>d’art <strong>et</strong> d’histoire aux collectivités locales qui animent leurpatrimoine. Il garantit la compétence des guides-conférenciers<strong>et</strong> des animateurs de l’architecture <strong>et</strong> du patrimoine <strong>et</strong> la qualitéde leurs actions.Des vestiges antiques à l’architecture du XXI e siècle, les villes<strong>et</strong> pays m<strong>et</strong>tent en scène le patrimoine dans sa diversité.Aujourd’hui, un réseau de 149 villes <strong>et</strong> pays <strong>vous</strong> offre sonsavoir-faire sur toute la France.à proximitéBlois, Bourges, Chinon, Loches, Tours <strong>et</strong> Vendôme bénéficientde l’appellation <strong>Villes</strong> d’art <strong>et</strong> d’histoire.Les <strong>Pays</strong> Loire Touraine <strong>et</strong> Loire Val d’Aubois bénéficient del’appellation <strong>Pays</strong> d’art <strong>et</strong> d’histoire.Dis-moi, n’as-tu pas observé, en te promenant dans c<strong>et</strong>te ville,que d’entre les édifices dont elle est peuplée,les uns sont mu<strong>et</strong>s ; les autres parlent ; <strong>et</strong> d’autres enfin,qui sont les plus rares, chantent ?Pa u l V a l é ry / Eupalinos ou l’architecture, 1924