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partie 1 - Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme

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SOMMAIREAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiressommaireSOMMAIRECF D S PIXH// Édito <strong>de</strong> Marie-Thérèse Geffroy, Prési<strong>de</strong>nte <strong>de</strong> l’ANLCI et d’Hervé Fernan<strong>de</strong>z, Directeur ..... 3// Illettrisme, <strong>de</strong> quoi parle-t-on ? Pour en finir avec les idées reçues .................................................... 6KO// La prévention et la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires ................................... 10Alsace .............................................................................................................................. 11Aquitaine.......................................................................................................................... 15Auvergne.......................................................................................................................... 19Basse-Normandie.......................................................................................................... 23Bourgogne...................................................................................................................... 27Bretagne.......................................................................................................................... 31Centre............................................................................................................................. 35Champagne-Ar<strong>de</strong>nne.................................................................................................... 39Corse............................................................................................................................... 43Franche-Comté.............................................................................................................. 47Gua<strong>de</strong>loupe..................................................................................................................... 51Guyane............................................................................................................................ 55Haute-Normandie........................................................................................................... 59Île-<strong>de</strong>-France.................................................................................................................. 63Languedoc-Roussillon................................................................................................... 67Limousin.......................................................................................................................... 71Lorraine........................................................................................................................... 75Martinique....................................................................................................................... 79Mayotte........................................................................................................................... 83Midi-Pyrénées................................................................................................................ 87Nord-Pas-<strong>de</strong>-Calais........................................................................................................ 91RPays-<strong>de</strong>-la-Loire............................................................................................................. 95Picardie........................................................................................................................... 99Poitou-Charentes........................................................................................................ 103Provence-Alpes-Côte d’Azur....................................................................................... 107XRéunion........................................................................................................................... 111MRhône-Alpes.................................................................................................................. 115Nouvelle-Calédonie....................................................................................................... 119Q// Les instances du groupement d’intérêt public « <strong>Agence</strong> nationale <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme ».... 121B2


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> baseéditoNotre pays compte 3 100 000personnes âgées <strong>de</strong> 18 à 65 ansen situation d’illettrismeÉDITOAprès avoir été scolarisés en France, ces hommes et ces femmesne parviennent pas à lire, à écrire <strong>de</strong>s messages simples <strong>de</strong> la viequotidienne : une liste <strong>de</strong> courses, une consigne <strong>de</strong> travail, un panneauindicateur, un mo<strong>de</strong> d’emploi, la prescription d’un médicament,les mentions figurant sur un emballage, le mot que la maîtressea mis dans le cartable <strong>de</strong> leur enfant…Ceux qui sont confrontés à l’illettrisme sontd’âges très différents, présentent <strong>de</strong>s profilstrès divers et vivent <strong>de</strong>s situations familialesou professionnelles très variées. Pour cesraisons essentielles et parce qu’il est évi<strong>de</strong>ntqu’on peut toujours et partout prévenir etlutter <strong>contre</strong> l’illettrisme, les compétencespour le faire sont dans les faits partagées par l’État, les collectivitésterritoriales, les entreprises, les partenaires sociaux et la société civile.La lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme touche en effet dans ses divers aspects auxattributions <strong>de</strong>s uns et <strong>de</strong>s autres.En créant le groupement d’intérêt public « <strong>Agence</strong> nationale <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme », les représentants <strong>de</strong>s pouvoirs publics nationauxont exprimé une volonté commune partagée par les responsables<strong>de</strong>s collectivités territoriales et les partenaires sociaux <strong>de</strong> se réunirafin <strong>de</strong> disposer, sur le problème complexe <strong>de</strong> l’illettrisme, d’un certainnombre <strong>de</strong> données claires, <strong>de</strong> métho<strong>de</strong>s <strong>de</strong> travail et d’organisationet d’un outillage produit en commun.L’action <strong>de</strong> l’ANLCI couvre3 domaines privilégiésmesurer l’illettrisme1 Pour mieux connaître les personnes concernéeset offrir aux déci<strong>de</strong>urs une vision claire <strong>de</strong>s besoins.organiser le partenariat2 Pour coordonner les décisions et les actionssur les territoires et en évaluer les impacts.3outiller et faire connaîtrece qui marchePour permettre à la prévention et à la lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme <strong>de</strong> changer d’échelle.L’ANLCI ne gère donc pas <strong>de</strong> crédits d’intervention, elle ne distribue pas <strong>de</strong> moyens, elle ne faitpas à la place <strong>de</strong> ceux pour lesquels la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme ou la mise en œuvre <strong>de</strong> solutionspour les adultes s’inscrit dans leur propre cœur <strong>de</strong> métier. Son activité comme celle <strong>de</strong> ses relaisopérationnels dans les régions (les chargés <strong>de</strong> mission régionaux <strong>de</strong> l’ANLCI) est orientée versla production <strong>de</strong> ce qui manque et peut être utile à tous pour que la prévention et la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme changent d’échelle.L’ANLCI produit donc <strong>de</strong>s données, <strong>de</strong>s repères pour les déci<strong>de</strong>urs ainsi que <strong>de</strong>s outils communspour les acteurs dans le but <strong>de</strong> renforcer l’efficacité collective, <strong>de</strong> gagner du temps et <strong>de</strong> la cohérence.En d’autres termes, elle fournit ce que chacun ne pourrait produire seul, dans son propre champd’intervention et met à la disposition <strong>de</strong> tous, le fruit <strong>de</strong> ce travail commun. >>>3


ÉDITOAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires>>> Lorsque cette nouvelle métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> travail a été adoptée en 2001, l’ANLCI a réuni tous ceux quiagissaient <strong>contre</strong> l’illettrisme c’est-à-dire les ministères, les collectivités territoriales, les entreprises,les partenaires sociaux et la société civile afin qu’ils se mettent d’accord sur une définition communeet simple <strong>de</strong> l’illettrisme. Pour agir efficacement, pour que <strong>de</strong>s solutions visibles bénéficientà ces personnes qui ont en commun <strong>de</strong> cacher ce problème d’illettrisme qui leur fait trop souventhonte, il était d’abord nécessaire <strong>de</strong> se mettre d’accord sur ce dont on parle et qui sont réellementles personnes concernées. Il fallait aussi se mettre d’accord sur le niveau au-<strong>de</strong>ssus duquel on peutconsidérer qu’une personne est sortie <strong>de</strong> l’illettrisme.Sans ce travail préalable indispensable, l’ANLCI n’aurait pas été en mesure <strong>de</strong> fournir à l’INSEEle module <strong>de</strong> test qui a été introduit dans l’enquête nationale Information et Vie quotidienne en 2004pour mesurer l’illettrisme. Cette enquête a rendu visible pour la première fois l’ampleur du phénomèneet l’étendue <strong>de</strong>s besoins dans la population : 9 % <strong>de</strong>s personnes âgées <strong>de</strong> 18 à 65 ans qui ont étéscolarisées en France sont concernées par l’illettrisme. Pour permettre pour la première fois <strong>de</strong> suivrel’évolution dans le temps, l’INSEE en partenariat avec l’ANLCI réédite cette enquêteet nous disposerons <strong>de</strong>s données à la fin <strong>de</strong> 2012.Dès son installation et avant même que ces données fiables sur l’illettrisme soient connues,l’ANLCI avait concentré ses efforts sur la mise en place sur tous les territoires <strong>de</strong> plans <strong>de</strong> préventionet <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme. C’est d’abord en prenant appui sur une métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> travail décloisonnée,non pas fondée sur la mise en place d’un dispositif unique mais sur la réalité <strong>de</strong> la diversité <strong>de</strong>ssituations que connaissent les personnes en situation l’illettrisme que les chargés <strong>de</strong> missionrégionaux <strong>de</strong> l’ANLCI épaulés par l’équipe nationale ont invité tous les services <strong>de</strong> l’État en régionainsi que les collectivités territoriales à s’entendre sur un diagnostic partagé <strong>de</strong> la situationsur leur territoire et à définir <strong>de</strong>s priorités d’action sous l’égi<strong>de</strong> <strong>de</strong>s Préfets <strong>de</strong> région,<strong>de</strong>s Recteurs et <strong>de</strong>s Prési<strong>de</strong>nts <strong>de</strong>s Conseils régionaux.La nécessité <strong>de</strong> mieux i<strong>de</strong>ntifier et <strong>de</strong> fédérer toutes les énergies pour faire reculer l’illettrismeavait été clairement mise en évi<strong>de</strong>nce lors du premier « État <strong>de</strong>s Lieux <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrismedans les régions » qui avait été réalisé et largement diffusé par l’ANLCI dès 2004.À cette époque, il s’agissait d’apporter <strong>de</strong>s réponses aux questions suivantes : quels sont lesengagements pris par l’État, les collectivités territoriales, les entreprises, les partenaires sociauxet la société civile pour lutter <strong>contre</strong> l’illettrisme ? Comment les politiques régionales<strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme s’organisent-elles ?éSDepuis cette date, sous l’impulsion <strong>de</strong> l’ANLCI et <strong>de</strong> tous ses partenaires,la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme a connu <strong>de</strong> profonds changements :// Toutes les régions se sont engagées dans la formalisation d’un plan régional,ce qui a permis d’introduire <strong>de</strong>s mesures <strong>contre</strong> l’illettrisme dans les Contrats <strong>de</strong> plans régionaux<strong>de</strong> développement <strong>de</strong> la formation professionnelle (CPRDFP) ;// La prévention <strong>de</strong> l’illettrisme est <strong>de</strong>venue une préoccupation majeure dont il est aujourd’hui plusfacile <strong>de</strong> parler parce que l’on sait ce qu’elle recouvre ;// Les donnéesMAUsur l’illettrisme, sur le profil <strong>de</strong>s personnes concernées, sur leur situation par rapportà l’emploi sont désormais disponibles et <strong>de</strong>s déclinaisons <strong>de</strong> l’enquête nationale IVQ ont étéréalisées dans certaines régions ;// Les partenaires sociaux, les branches professionnelles et leurs relais opérationnels, les OPCA,ont fait <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme une <strong>de</strong> leurs priorités d’action et ont mobilisé <strong>de</strong>s créditstrès importants pour développer la formation <strong>de</strong> base ;// Avec l’ai<strong>de</strong> du fonds social européen, l’ANLCI a pu réaliser un travail d’i<strong>de</strong>ntification <strong>de</strong>s bonnespratiques <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tout le territoire métropolitainet outre-mer, les a formalisées et a contribué à diffuser largement les outils et les solutionsqui ont fait leur preuve afin d’ai<strong>de</strong>r ceux qui se <strong>de</strong>man<strong>de</strong>nt comment réussir leurs actions<strong>contre</strong> I l’illettrismeHsans avoir besoin <strong>de</strong> toujours tout réinventer partout ;Éducatives Familiales ou les conditions <strong>de</strong> prise en charge <strong>de</strong> l’illettrisme dans les centres <strong>de</strong>formation d’apprentis. La généralisation et le partage <strong>de</strong> ces bonnes pratiques est maintenantenvisageable.// Des expérimentations sociales ont permis d’évaluer <strong>de</strong> nouvelles solutions comme les ActionsX4


ditoPour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> baseÉDITOPour permettre à tous <strong>de</strong> mieux prendre connaissance <strong>de</strong>s changements majeurssurvenus au cours <strong>de</strong>s dix <strong>de</strong>rnières années, nous avons pris l’initiative en mêmetemps que nous vous proposons dans cet état <strong>de</strong>s lieux 2012 une photographieréactualisée <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme en France, <strong>de</strong> reconduire le premier état<strong>de</strong>s lieux publié en 2004.Le nouvel état <strong>de</strong>s lieux 2012 ainsi mis à la disposition <strong>de</strong>s déci<strong>de</strong>urs meten évi<strong>de</strong>nce les avancées : pour la première fois en 2011, le nombre <strong>de</strong> personnesbénéficiant d’une action <strong>de</strong> formation pour sortir <strong>de</strong> l’illettrisme chaque annéea augmenté <strong>de</strong> manière significative, marquant un basculement dans le recul<strong>de</strong> l’illettrisme. Estimé à 60 000 personnes bénéficiaires en 2004, il s’établit à près<strong>de</strong> 100 000 en 2011. Mais ce nouvel état <strong>de</strong>s lieux souligne aussi les domainesdans lesquels nous <strong>de</strong>vons encore progresser. En dépit d’une meilleure organisation<strong>de</strong> l’action, d’initiatives nombreuses, le nombre <strong>de</strong> personnes qui bénéficient<strong>de</strong> solutions pour sortir <strong>de</strong> l’illettrisme reste en effet en <strong>de</strong>çà du nombre <strong>de</strong>personnes réellement concernées par l’illettrisme.Mais aujourd’hui si chacun veut bien prendre le temps <strong>de</strong> prendre connaissance<strong>de</strong> ce qui existe, <strong>de</strong> ce qui est disponible, <strong>de</strong> ce que font les autres, nous avonsles moyens <strong>de</strong> faire en sorte que la prévention et la lutte <strong>contre</strong> l’illettrismechangent vraiment d’échelle dans notre pays.Il faut continuer à sensibiliser le plus grand nombre sur ce phénomène importantqui a la particularité <strong>de</strong> rester caché, d’être invisible. Il faut continuerinlassablement à faire connaître la réalité <strong>de</strong> ce que vivent les personnes qui sontconfrontées au quotidien à l’illettrisme, la réalité <strong>de</strong> leurs motivations, <strong>de</strong> leursprojets mais aussi la réalité <strong>de</strong>s difficultés qu’elles ren<strong>contre</strong>nt pour avoirsimplement accès aux droits élémentaires qui sont les leurs pour en sortir.Et pour passer du déni à l’action, il faut adopter un message résolument positif,montrer que l’on peut réapprendre et progresser à tous les âges <strong>de</strong> la vie.L’illettrisme n’est pas une fatalité, c’est une situation que l’on peut préveniret éviter, c’est une situation <strong>de</strong> laquelle on peut sortir.Aujourd’hui <strong>de</strong>s informations claires sont disponibles, accessibles, <strong>de</strong>s solutionsefficaces existent pour prévenir et faire reculer l’illettrisme, pour que chacun dansnotre pays maîtrise la base <strong>de</strong> la base et puisse aller plus loin, c’est l’action qu’ilfaut multiplier et développer ensemble, réunir pour mieux agir pour que tous ceuxqui en ont besoin osent prendre avec confiance le risque <strong>de</strong> réapprendre.Lyon, le 22 juin 2012Marie-Thérèse GEFFROYPrési<strong>de</strong>ntedu Conseil d’AdministrationHervé FERNANDEZDirecteur5


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresQuel estle problèmeà résoudre ?Combien <strong>de</strong> personnessont concernéesen France ?Pour la première fois <strong>de</strong>puis 2005, nous disposons <strong>de</strong> chiffres fiables.De quoiparle-t-on ?// Pour un adulte qui a été scolariséIl s’agit <strong>de</strong> réapprendre, <strong>de</strong> renoueravec les savoirs <strong>de</strong> base : c’est la lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme.// Pour un adulte qui n’a jamais été scolariséIl s’agit d’apprendre : c’est l’alphabétisation.// Pour un étranger qui arrive en FranceIl s’agit d’un problème linguistique :c’est l’apprentissage du françaislangue étrangère.<strong>Lutte</strong>r <strong>contre</strong> l’illettrisme, c’est permettre à tous,à tous les âges <strong>de</strong> la vie, <strong>de</strong> réacquérir,<strong>de</strong> consoli<strong>de</strong>r la base <strong>de</strong> la base pour uneémancipation personnelle, professionnelle,citoyenne et durable.Un socle fonctionnel qui regroupe lescompétences <strong>de</strong> base : lecture, écriture,calculs nécessaires pour faire face, <strong>de</strong> manièreautonome, à <strong>de</strong>s situations simples <strong>de</strong> la viecourante (situations <strong>de</strong> la vie sociale, familiale,professionnelle, citoyenne) : circuler, faire sescourses, prendre un médicament, utiliser unappareil, suivre la scolarité <strong>de</strong> son enfant, entrerdans la lecture d’un livre, retirer <strong>de</strong> l’argent d’undistributeur automatique, lire un schéma, uneconsigne <strong>de</strong> travail ou <strong>de</strong> sécurité, un planning<strong>de</strong>s horaires <strong>de</strong> travail, calculer <strong>de</strong>s quantités,communiquer avec son entourage au travail(clients, collègues, etc…).Repères// L’enquête IVQ (Information Vie Quotidienne) 2004-2005 a été réaliséepar l’INSEE en partenariat avec l’ANLCI, sur les 18-65 ans (échantillon10 000 personnes).// La population entre 18 et 65 ans représente 37 millions <strong>de</strong> personnes :90 % d’entre elles, soit 34 millions, ont été scolarisées en France.// 3 100 000 personnes, soit 9 % <strong>de</strong> la population âgée <strong>de</strong> 18 à 65 ansrésidant en France métropolitaine et ayant été scolarisée en France,sont en situation d’illettrisme.// Les chiffres <strong>de</strong> la JDC (journée défense citoyenneté) :4,8 % <strong>de</strong>s jeunes <strong>de</strong> 17 ans sont en situation d’illettrisme(JDC 2011, Ministère <strong>de</strong> la Défense).PerspectivesL’enquête IVQ fait l’objet d’une réédition <strong>de</strong>puis fin 2011.Les résultats <strong>de</strong> cette nouvelle enquête seront disponiblesdébut 2013 et pourront être comparés à ceux <strong>de</strong> l’éditioninitiale car les mêmes outils <strong>de</strong> mesure <strong>de</strong> l’illettrisme(module ANLCI) ont été utilisés.YF ZDP IV GJ6


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> baseL’illettrisme :un problèmemajeurL’enquête IVQ2004-2005 a porté sur lapopulation âgée <strong>de</strong> 18 à 65 ansen France métropolitaine(37 millions <strong>de</strong> personnes)// 12 % <strong>de</strong> la population âgée <strong>de</strong> 18 à 65 anssont en gran<strong>de</strong> difficulté avec l’écrit soit4,5 millions <strong>de</strong> personnes.// Les 2/3, soit 3,1 millions, ont été scolarisésen France et sont en situation d’illettrisme.En savoirplus surles personnesillettrées :quel est leur âge ?Où vivent-elles ?Que font-elles ?Quelle langue utilisaientellesdans leur enfance ?• Sur les 3 100 000 personnesconcernées :// 53 % ont plus <strong>de</strong> 45 ans.// Les femmes représentent 41 %,les hommes 59 %.// 49 % vivent dans <strong>de</strong>s zones ruralesou faiblement peuplées soit 1 500 000personnes.// 10 % vivent dans les zones urbainessensibles (ZUS) mais le pourcentaged’illettrés est <strong>de</strong> 18 % dans les ZUS.// 74 % parlaient uniquement le françaisà la maison à l’âge <strong>de</strong> 5 ans.// 57 % travaillent, soit près <strong>de</strong> 1 700 000personnes ; 5 % sont bénéficiaires <strong>de</strong>sminima sociaux mais 26 % <strong>de</strong>s allocataires<strong>de</strong>s minima sociaux sont illettrés.Des chiffresqui vont à l’en<strong>contre</strong><strong>de</strong>s idées reçues// L’illettrisme n’est pas le problème exclusif <strong>de</strong>s jeunes.Il touche toutes les classes d’âge et surtout les plus <strong>de</strong> 45 anset les problèmes s’amplifient avec l’âge.// L’illettrisme n’est pas le problème exclusif <strong>de</strong>s quartiers urbains,il concerne tous les territoires : seulement 10 % <strong>de</strong>s illettrés vivent dansles ZUS mais dans ces quartiers le taux d’illettrisme est <strong>de</strong>ux fois plusélevé que dans la population générale, ce qui renforce la nécessité d’yconduire <strong>de</strong>s actions fortes <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.// L’illettrisme ne concerne pas que les exclus. Plus <strong>de</strong> la moitié<strong>de</strong>s personnes confrontées à l’illettrisme ont un emploi.// Illettrisme et immigration ne se confon<strong>de</strong>nt pas : plus <strong>de</strong>s 3/4<strong>de</strong>s illettrés parlaient uniquement le français à la maison à 5 ans.// La lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme ne doit pas être confondue avec la politiquelinguistique en faveur <strong>de</strong>s migrants : c’est une composante essentielle<strong>de</strong> la formation tout au long <strong>de</strong> la vie.L’illettrisme, un problèmeà résoudre Collectivement// Les chiffres sont impressionnants.// Le problème posé à notre société est très important et complexe.Il touche <strong>de</strong>s personnes <strong>de</strong> tous les âges dans <strong>de</strong>s situations trèsdifférentes. C’est pourquoi aucune institution ne peut à elle seuleapporter les solutions adaptées à tous. Il faut faire appel à toutesles ressources : éducatives, sociales, culturelles, économiqueset bien évi<strong>de</strong>mment aux responsables <strong>de</strong> ces politiques pour préveniret lutter <strong>contre</strong> l’illettrisme.// Pour permettre à chacun d’agir le plus efficacement possibledans son cœur <strong>de</strong> métier, les instances <strong>de</strong> l’ANLCI se sont accordéessur un cadre national <strong>de</strong> référence (septembre 2003). >>>• 8 % <strong>de</strong> ceux qui sont dans l’emploiet 15 % <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi sonten situation d’illettrisme.7


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires>>>Agirensembledans la durée,avec pragmatismeAgir surtousles fronts// Prévenir l’illettrisme :dès la petite enfance,pour que les tout-petitsse familiarisent avec les livres,à l’âge <strong>de</strong> l’apprentissage<strong>de</strong> la lecture pour que lesenfants réussissent cettepremière phase d’acquisition,pour qu’ils se sententen confiance et progressentensuite régulièrementet pour que les famillespuissent mieux lesaccompagner tout au long<strong>de</strong> la scolarité pour éviterles décrochages et ai<strong>de</strong>rles adolescents en difficultéà renouer avec l’écrit.// Agir <strong>contre</strong> l’illettrismepour ai<strong>de</strong>r les jeunes àréussir leur insertionprofessionnelle : il s’agitd’offrir aux jeunes une nouvellechance d’accé<strong>de</strong>r à la pratique<strong>de</strong> la lecture, <strong>de</strong> l’écritureet du calcul, conditiond’une insertion réussie.// Agir <strong>contre</strong> l’illettrismepour sécuriser les parcoursprofessionnels <strong>de</strong>s plusfragiles : il s’agit <strong>de</strong> donneraux adultes salariés ou<strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploiconfrontés à ce problèmeles moyens d’être plusautonomes pour faire faceà <strong>de</strong>s changements, réussirune évolution professionnelle,conserver leur emploi ouen trouver un nouveau.L’ANLCI rassemble, mobilise, organiseL’ANLCI a pour vocation d’organiser le partenariat au niveau national et territorial danstous les champs d’action que recouvre la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme : prévention, éducation,formation <strong>de</strong>s adultes, mon<strong>de</strong> du travail et <strong>de</strong> l’entreprise, insertion, action sociale, culture.Au niveau nationalLe conseil d’administration réunit ministères, organismes publics, collectivités, entrepriseset partenaires sociaux pour déci<strong>de</strong>r <strong>de</strong>s orientations. Le comité consultatif représentela société civile et rassemble tous ceux qui ont une part à prendre dans la préventionet la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme : organisations familiales et parents d’élèves, organisationsprofessionnelles, syndicats et consulaires, associations et institutions associées.Le comité scientifique et <strong>de</strong> l’évaluation apporte l’appui et la vision <strong>de</strong> formateurs,chercheurs et experts (voir la composition <strong>de</strong>s instances <strong>de</strong> l’ANLCI page 121).Au niveau territorialDans le cadre <strong>de</strong>s orientations définies par le conseil d’administration, en prenant appuisur l’équipe nationale, sur le cadre national <strong>de</strong> référence et sur l’évaluation <strong>de</strong> l’illettrisme,les chargés <strong>de</strong> mission régionaux <strong>de</strong> l’ANLCI élaborent, mettent en œuvre et assurent lesuivi <strong>de</strong>s plans régionaux <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme afin <strong>de</strong> mettre en cohérence l’action<strong>de</strong> l’État, <strong>de</strong> ses agences associées, <strong>de</strong>s collectivités territoriales, <strong>de</strong> la société civile et<strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> l’économie.En faisant connaître et partager le diagnostic régional, les objectifs stratégiques <strong>de</strong> l’actionpublique en région, les moyens mobilisés pour prévenir et lutter <strong>contre</strong> l’illettrisme à tousles âges <strong>de</strong> la vie, ces plans régionaux mobilisent dans la durée et <strong>de</strong> manièreopérationnelle l’ensemble <strong>de</strong>s acteurs.L’ANLCI informe, mutualise et outilleFace aux problèmes qui se posent, <strong>de</strong>s réponses concrètes existent. Un peu partoutsur le terrain, <strong>de</strong>s intervenants développent <strong>de</strong>s mo<strong>de</strong>s d’action efficaces pour répondreà la diversité <strong>de</strong>s difficultés et <strong>de</strong>s situations <strong>de</strong>s personnes illettrées. Les trouver c’estpossible, les faire partager, c’est indispensable et plus productif que d’imaginer sanscesse <strong>de</strong> nouveaux dispositifs coûteux et complexes.L’ANLCI utilise son forum permanent <strong>de</strong>s pratiques pour faire connaître et partager lespratiques qui réussissent, dans tous les domaines <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme, mutualiseret valoriser ce qui marche, développer <strong>de</strong>s processus <strong>de</strong> professionnalisation afind’améliorer la qualité et l’efficacité <strong>de</strong>s actions.L’ANLCI utilise aussi son forum pour rapprocher ceux qui agissent, ceux qui déci<strong>de</strong>ntet ceux qui sont directement concernés et permettre ainsi à la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme<strong>de</strong> changer d’échelle.// Agir <strong>contre</strong> l’illettrismepour rendre effectif l’accès<strong>de</strong> tous aux droits : il s’agit<strong>de</strong> faciliter la capacité à êtreautonome dans les démarches<strong>de</strong> la vie quotidienne (accèsaux soins, à la culture, auxformalités administratives…).8


NPour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> baseMWOQLe cheminparcouru en 10 ansRXAMettre en placeun cadre favorablepour l’actionMesurerOrganiserOutillerChangerd’échelleAprès2001 2004 2006 2012Construction <strong>de</strong>s basesEnquête Informationet Vie QuotidienneÉtat <strong>de</strong>s lieux repères 2002-2003 et Installationdu réseau en région <strong>de</strong>s chargés <strong>de</strong> missions <strong>de</strong> l’ANLCI// Exploitation<strong>de</strong> l’enquête IVQ (2006),régionalisation <strong>de</strong>senquêtes et miseà dispositiond’informations sur lesbesoins auprès <strong>de</strong>sdéci<strong>de</strong>urs// Contractualisation sur <strong>de</strong>sobjectifs et <strong>de</strong>s moyensen région : le déploiement<strong>de</strong>s plans régionaux <strong>de</strong>prévention et <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme// Mise à disposition <strong>de</strong>soutils pour agir« mieux » et « plus » : leForum Permanent<strong>de</strong>s Pratiques// Signature <strong>de</strong>s accordscadres pour amplifierl’action et accompagnerles grands réseauxen les outillant// Renouvellementd’IVQ 2012// Extensions régionalesd’IVQ 2012// Évaluation <strong>de</strong>s plans// Essaimage <strong>de</strong>s bonnespratiques// Réédition <strong>de</strong> l’état<strong>de</strong>s lieux <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme en région// Démarche structurantepour la qualité <strong>de</strong> l’offre// Collaborations clarifiéeset structurées9


DIAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresJPGVAgir ensemble<strong>contre</strong> l’illettrismesur tous les territoiresALSACE / AQUITAINE / AUVERGNE / BOURGOGNE / BRETAGNE / CENTRE / CHAMPAGNE-ARDENNE / CORSE /FRANCHE-COMTé / gua<strong>de</strong>loupe / guyane / ÎLE-DE-FRANCE / LANGUEDOC-ROUSSILLON / LIMOUSIN / LORRAINE /martinique / mayotte / MIDI-PYRéNéES / NORD-PAS-DE-CALAIS / BASSE-NORMANDIE / HAUTE-NORMANDIE /PAYS-DE-LA-LOIRE / PICARDIE / POITOU-CHARENTEs / Provence-alpes-côte d’azur / réunion / RHôNE-ALPES /nouvelle-calédonie /Cet état <strong>de</strong>s lieux, piloté par Armelle Delample,chargée <strong>de</strong> mission nationale <strong>de</strong> l’ANLCI,a été réalisé avec l’appui du cabinet Euréval,grâce à la collaboration <strong>de</strong>s chargés <strong>de</strong> missionrégionaux <strong>de</strong> l’ANLCI.SEUBH K z10Crédits photos : ANLCI, Quand les livres relient, Livres passerelle, les 3 ours, Entre Prise et images, ministère <strong>de</strong>s Affaires étrangères, Conseil régional Gua<strong>de</strong>loupe, Médiathèque <strong>de</strong> Creil, Fotolia.com, istock.com, x / Conception/réalisation : www.pamplemousse.com


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> baseAlsaceAlsace1,8 million d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2010)2,8 %<strong>de</strong> la population françaiseBas-RhinHaut-Rhin«Une dynamique partenariale sur le territoire au service<strong>de</strong> la sécurisation <strong>de</strong>s parcours <strong>de</strong>s personnes en situationd’illettrisme et du développement économique.»ChargéE <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCIValérie BEPOIXAdjointe au chef du Pôle 3E <strong>de</strong> la DIRECCTE Alsace,elle assure le pilotage institutionnel <strong>de</strong> la mission, elleest appuyée sur le plan opérationnel par Shiva PARSAEE,chargée <strong>de</strong> mission compétences clés au Crapt-Carrli.valerie.bepoix@direccte.gouv.frCentre <strong>de</strong> RessourceSIllettrismeSite du CRAPT-CARRLI :http://crapt-carrli.gip-fcip-alsace.frTél. 03 88 23 83 23Avec l’appui <strong>de</strong> Shiva PARSAEE au CRAPT-CARRLI4, rue <strong>de</strong> Sarrelouis - 67000 STRASBOURGshiva.parsaee@ac-strasbourg.frTél. 03 88 15 43 16CPopulationen situation d’illettrismeKSelon l’extrapolation <strong>de</strong>s résultats d’IVQ réaliséepar l’INSEE Alsace, 10 % <strong>de</strong> la population âgée<strong>de</strong> 18 à 65 ans est en situation d’illettrisme,soit i99 400 personnes.Les hommes ren<strong>contre</strong>nt plus <strong>de</strong> difficultésque les femmes.Selon les données <strong>de</strong> la Journée Défense etCitoyenneté (JDC) <strong>de</strong> 2011, 4,1% <strong>de</strong>s jeunes sontrepérés en situation d’illettrisme (soit 853 jeunes).IXHDSMP11O


AlsaceAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1RÉUNIRPOUR MIEUX AGIREN ALSACELa mission régionale <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme est aujourd’hui portée parla DIRECCTE. Elle bénéficie d’un appuiopérationnel pour la mise en œuvre <strong>de</strong>sactions du plan assuré par une chargée<strong>de</strong> mission compétences clés duCRAPT-CARRLI.Le Centre ressources illettrisme(CRAPT-CARRLI) est une interface entreles institutions et les actions <strong>de</strong> terrain.Il apporte un appui technique à la chargée<strong>de</strong> mission régionale pour le suivi et la miseen œuvre <strong>de</strong>s actions inscrites au plan,il professionnalise les acteurs intervenantdans le domaine <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base,il propose un appui pédagogique auxacteurs et structures intervenant surles savoirs <strong>de</strong> base. Il anime <strong>de</strong>s projetsfavorisant la mise en réseau <strong>de</strong>s organismes<strong>de</strong> formation et <strong>de</strong>s associations.Il s’adresse principalement aux acteurs<strong>de</strong> l’insertion, <strong>de</strong> la formation,aux accompagnateurs et bénévoles…U CE S2Le Plan régional <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrismeHK LBLa région Alsace a été une <strong>de</strong>s premières régions à se doter d’un planrégional en 2005. Le <strong>de</strong>uxième plan régional pour l’accès aux compétences<strong>de</strong> base a été signé en 2009. Ce plan vient à échéance et un avenant serasigné au <strong>de</strong>uxième semestre 2012.La structure du plan régional a été jugée toujours actuelle et pertinentepar les différents partenaires impliqués. C’est pour cela que le choixd’un avenant au plan a été retenu. Cependant l’architecture va êtreretravaillée afin <strong>de</strong> pouvoir apporter plus <strong>de</strong> précisions dans la <strong>de</strong>scription<strong>de</strong>s actions.Le mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> pilotage évolue également : l’animation du plan régionalétait rythmée par 2 à 3 comités <strong>de</strong> pilotages annuels, le nouveau plansera animé par 2 comités techniques thématiques et par un comité<strong>de</strong> pilotage annuel afin que les acteurs aient plus d’opportunitésd’échanges sur <strong>de</strong>s objectifs plus resserrés.La finalité du plan reste « sécuriser les parcours professionnels etconcourir au développement économique <strong>de</strong> la région ». Cette priorités’articule autour <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux axes : « améliorer le niveau <strong>de</strong> maîtrise <strong>de</strong>scompétences <strong>de</strong> base à l’issue <strong>de</strong> la formation initiale » et « optimiserles parcours <strong>de</strong> formation et contribuer au développement économique ».Le centre ressources illettrisme peuts’appuyer sur d’autres centres <strong>de</strong>ressources pour développer ses actions :ORIV (observatoire régional intégration ville).Il peut aussi s’appuyer sur l’INSEErégionale.Il travaille également en lien avecla plateforme <strong>de</strong> positionnementet d’orientation « Escal », dans le Bas-Rhinet le CIDF, la plateforme d’accueil etd’orientation <strong>de</strong>s publics dans le Haut-Rhin.MNQRX12


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Des priorités déployéessur le territoireAxe A : Améliorer le niveau <strong>de</strong> compétences <strong>de</strong> baseà l’issue <strong>de</strong> la formation initiale• Agir sur l’environnement extra-scolaire <strong>de</strong> l’enfant ou <strong>de</strong> l’adolescentafin <strong>de</strong> préparer, consoli<strong>de</strong>r et donner sens à l’acquisition <strong>de</strong>scompétences <strong>de</strong> base.De 2009 à 2011, le Conseil général du Bas-Rhin a soutenu les actions<strong>de</strong> promotion <strong>de</strong> la lecture dans les lieux extra-scolaires, mettant l’accentsur les aspects éducatifs et culturels.Le comité départemental d’accompagnement à la scolarité a financé<strong>de</strong>s actions d’accompagnement à la scolarité, apportant <strong>de</strong> l’ai<strong>de</strong> aux<strong>de</strong>voirs mais aussi une ouverture culturelle et un soutien à la parentalité.La formation et la sensibilisation <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> l’accompagnement àla scolarité, salariés et bénévoles, a également été prise en charge parle Conseil général du Bas Rhin. Pour le plan 2012-2015 les Conseilsgénéraux sont engagés dans la formalisation et la mise en place<strong>de</strong> nouvelles actions.• Accompagner l’acquisition <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> base <strong>de</strong>s enfantsou adolescents en difficulté dans les apprentissages, en cours<strong>de</strong> formation, pour prévenir le décrochage scolaire.Le plan régional prend appui sur l’action <strong>de</strong> l’Éducation nationale :il articule les actions <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> l’illettrisme avec le projetacadémique 2012-2015. L’objectif 2 du projet académique estd’« assurer l’équité scolaire par un parcours personnel <strong>de</strong> réussiteéducative » et l’objectif 3 est <strong>de</strong> « contribuer à l’insertion dans la sociétépar la maîtrise <strong>de</strong>s co<strong>de</strong>s sociaux, langagiers et culturels ».Pour prévenir les situations d’illettrisme, l’Éducation nationale s’attacheà améliorer le suivi <strong>de</strong>s élèves et à mieux cibler l’ai<strong>de</strong> personnaliséeen mettant en place <strong>de</strong>s commissions d’harmonisation entre les écolesprimaires et les collèges. Une action <strong>de</strong> sensibilisation <strong>de</strong>s enseignantspour mieux accompagner les élèves en difficulté au collège est menéepar <strong>de</strong>s inspecteurs d’académie.ZOOMl’EspaceRessources etcompétences(ERC ) - AFPALors <strong>de</strong>s phases d’accueil, d’information,d’orientation, les professionnels <strong>de</strong> l’AFPArepèrent les personnes pour lesquelles leprojet professionnel est validé, mais quirisquent <strong>de</strong> se trouver en difficulté pourréussir leur parcours.Ces personnes rentrent en formation,malgré les difficultés repérées, mais sevoient proposer un programme individualisé<strong>de</strong> développement <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong>base et/ou un apprentissage du français.Le formateur <strong>de</strong> l’Espace Ressources etCompétences construit avec le formateurmétier, un programme d’appui adaptéet centré sur le « métier cible » à partirdu Référentiel <strong>de</strong> la formationet <strong>de</strong>s compétences attendues.Que <strong>de</strong>viennentles personnesaccueillies dansl’espace Ressourceset Compétences ?AlsaceLe Conseil régional et la Direction Régionale <strong>de</strong> l’Alimentation,<strong>de</strong> l’Agriculture et <strong>de</strong>s Forêts organisent cet accompagnement pour lesélèves <strong>de</strong> l’enseignement agricole dans les lycées professionnels ou lescentres d’apprentis. Après une phase d’expérimentation d’un dispositif<strong>de</strong> remédiation pour les apprentis en difficulté avec les savoirs <strong>de</strong> baseafin <strong>de</strong> prévenir les ruptures <strong>de</strong> parcours, les pilotes <strong>de</strong> l’action ont faitle choix d’organiser l’essaimage <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> remédiation.Lors <strong>de</strong> la phase 2 du Forum permanent <strong>de</strong>s pratiques <strong>de</strong> l’ANLCI,la région s’est engagée sur la thématique <strong>de</strong> l’accompagnement à lascolarité et la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme. Les activités <strong>de</strong>s dispositifsd’accompagnement à la scolarité s’inscrivent dans le champ <strong>de</strong> laprévention <strong>de</strong> l’illettrisme, en insistant sur le caractère éducatif etculturel <strong>de</strong> ces activités visant à donner aux enfants le goût d’apprendreet la capacité à le faire comme le préconise le cadre national<strong>de</strong> référence <strong>de</strong> l’ANLCI.Des actions <strong>de</strong> repérage et <strong>de</strong> remédiation sont également misesen place pour les jeunes en difficulté avec les savoirs <strong>de</strong> basedans le cadre <strong>de</strong>s plateformes <strong>de</strong> décrochage scolaire.13


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresAlsaceAxe B : Optimiser les parcours <strong>de</strong> formationet contribuer au développement économique• Contribuer à la construction <strong>de</strong> parcours d’acquisition <strong>de</strong>s compétences<strong>de</strong> base pour les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi.Construire <strong>de</strong>s parcours <strong>de</strong> formation appropriés nécessite au préalable<strong>de</strong> repérer les situations d’illettrisme. Pour cela il est nécessaire d’outillerles structures d’accueil pour repérer, mobiliser et accompagnerles personnes en situation d’illettrisme.Le CRAPT-CARRLI forme et outille les acteurs afin <strong>de</strong> repérer etd’accompagner les personnes en situation d’illettrisme vers la formation.La formation territorialisée à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s conseillers socioprofessionnels a permis <strong>de</strong> former 104 acteurs : <strong>de</strong>s conseillerssocioprofessionnels, <strong>de</strong>s travailleurs sociaux, <strong>de</strong>s formateurs afin<strong>de</strong> mieux repérer les personnes en situation d’illettrisme.Il s’agit d’une action territorialisée qui permet <strong>de</strong>s échanges entreles acteurs du même territoire sur les problématiques <strong>de</strong> l’illettrisme.L’intervention concrète porte sur l’analyse <strong>de</strong>s situations rencontrées.Cette formation est financée par la DIRECCTE et animée en partenariatavec la Région Alsace.La Direction Interrégionale <strong>de</strong>s Services Pénitentiaire (DISP)et l’Éducation nationale pilotent une action visant à prévenir les abandons<strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s détenus repérés en situation d’illettrisme en les mobilisantgrâce à <strong>de</strong>s actions culturelles, comme <strong>de</strong>s ateliers d’écriture oula participation à un concours <strong>de</strong> ban<strong>de</strong> <strong>de</strong>ssinée.• Contribuer à la construction <strong>de</strong> parcours d’acquisition <strong>de</strong>s compétences<strong>de</strong> base pour les salariés.L’Alsace porte tout particulièrement le souci <strong>de</strong> la formation<strong>de</strong>s salariés afin <strong>de</strong> sécuriser le parcours <strong>de</strong> ceux qui ne maîtrisentpas les compétences <strong>de</strong> base, à la fois en menant <strong>de</strong>s actions<strong>de</strong> sensibilisation <strong>de</strong>s acteurs clés du mon<strong>de</strong> <strong>de</strong> la formation enentreprise, mais aussi en accompagnant les projets <strong>de</strong>s salariés.Une expérimentation menée par le CRAPT CARRLI avec une entreprisealsacienne sur <strong>de</strong>s stratégies <strong>de</strong> communication pour la sensibilisationet la mobilisation <strong>de</strong>s salariés afin <strong>de</strong> les motiver et <strong>de</strong> les faire entreren formation est en phase d’essaimage.Une action <strong>de</strong> sensibilisation <strong>de</strong>s partenaires sociaux est co-conduitepar le Conseil régional et la DIRECCTE afin <strong>de</strong> mieux repéreret accompagner les salariés en difficulté avec les savoirs <strong>de</strong> base.Un projet d’élaboration d’un gui<strong>de</strong> <strong>de</strong> repérage et d’accompagnement<strong>de</strong>s salariés en situation d’illettrisme en entreprise est en cours.4Un plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiques• Le Plan est en cohérence avec le Contrat<strong>de</strong> Plan Régional <strong>de</strong> Développement <strong>de</strong>sFormations Professionnelles (CPRDFP)2011-2014 - Enjeu 3 « Garantir la possibilitéd’évoluer, d’enrichir ses compétences, <strong>de</strong>construire et <strong>de</strong> sécuriser son parcoursprofessionnel tout au long <strong>de</strong> sa vie ».Objectif 13 : « Motiver les personnesen situation d’illettrisme à rejoindreles formations ».• Au niveau régional, le Plan régional s’articuleavec le Programme Régional d’Intégration <strong>de</strong>sPopulations Immigrées (PRIPI) 2010-2012.La fiche 1.4 « Promouvoir la langue française àvisée professionnelle » vise le partenariat avecles acteurs du plan (Direccte, Conseil régional,OPCA, organismes <strong>de</strong> formation, entreprises)pour une meilleure maîtrise <strong>de</strong> la languefrançaise et une meilleure intégrationprofessionnelle.Lors <strong>de</strong> la troisième phase du Forum permanent <strong>de</strong>s pratiques, l’Alsacea choisi la thématique <strong>de</strong> l’évolution professionnelle, en travaillant surle projet Tremplin : <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s salariés à la miseen œuvre <strong>de</strong> solution partenariale. Le kit a été conçu à partir <strong>de</strong> ceprojet, autour <strong>de</strong> 3 objectifs généraux (employabilité <strong>de</strong>s salariés,sécurisation <strong>de</strong>s parcours <strong>de</strong>s salariés en situation d’illettrisme,et compétitivité <strong>de</strong>s entreprises) ; il s’adresse à tous salariés cherchantà développer leurs compétences <strong>de</strong> base en situation <strong>de</strong> travail.DTYIF ZJV G14


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> baseaquitaine3,26 millions d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2011)5 %<strong>de</strong> la population françaiseaquitaineDordogneGiron<strong>de</strong>Lan<strong>de</strong>sLot-et-GaronnePyrénées-Atlantiques«Construire un partenariat régionalpour organiser une action commune.»Chargé <strong>de</strong> missionrégional <strong>de</strong> l’ANLCIBernard DEBARSDésigné à temps <strong>partie</strong>l par le Préfet <strong>de</strong> région <strong>de</strong>puisnovembre 2011, placé auprès <strong>de</strong> la Direction régionale<strong>de</strong> la Jeunesse, <strong>de</strong>s Sports et <strong>de</strong> la Cohésion sociale.Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeSite du CLAP/CRI Aquitaine :www.clap-so.orgTél. 05 57 01 56 90DRJSCS7, boulevard Chaban-Delmas - 33525 BRUGESBernard.DEBARS@drjscs.gouv.frTél. 05 56 69 38 58Populationen situation d’illettrisme• Selon une estimation réalisée à partir <strong>de</strong>s résultats<strong>de</strong> l’enquête nationale INSEE/IVQ <strong>de</strong> 2004-2005 :// 12 % <strong>de</strong> personnes âgées entre 18-65 anset ayant été scolarisées en France sont en situationd’illettrisme en Aquitaine (soit 200 000 personnes).• Parmi ces personnes en situation d’illettrisme :// Plus <strong>de</strong> la moitié a plus <strong>de</strong> 45 ans.// 49 % sont <strong>de</strong>s hommes(<strong>contre</strong> 59 % en France métropolitaine).// 56 % ont un emploi, 7 % sont <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi(11 % en France métropolitaine), 1 % en formationou en inactivité (9 % en France métropolitaine),11 % sont au foyer (8 % en France métropolitaine)et 12 % sont retraités (14 % en France métropolitaine).// 60 % utilisaient exclusivement le françaisà la maison à l’âge <strong>de</strong> 5 ans.IXEn 2011, 3,6% soit 1297 jeunes, sont repérés ensituation d’illettrisme, la moyenne nationale étant <strong>de</strong>4,8 % (données Journée Défense Citoyenneté (JDC)).HDS15KMPO


AquitaineAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pour mieux agiren aquitaineLa DRJSCS (Direction Régionale <strong>de</strong> la Jeunesse, <strong>de</strong>s Sportset <strong>de</strong> la Cohésion Sociale) assure la gestion administrative <strong>de</strong> la missionrégionale, sous l’autorité du préfet.Le chargé <strong>de</strong> mission régional <strong>de</strong> l’ANLCI a pour principale missionla réalisation <strong>de</strong> l’état <strong>de</strong>s lieux <strong>de</strong> l’illettrisme en Aquitaine en vue <strong>de</strong>l’élaboration concertée d’un plan régional. Cette démarche est réaliséeégalement dans une volonté <strong>de</strong> développer les partenariats autour <strong>de</strong>sactions <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme. L’élaboration <strong>de</strong> cetravail se fait dans une collaboration étroite entre l’État et le Conseil régional.Une fois le plan régional constitué, le chargé <strong>de</strong> mission assureral’animation et la coordination <strong>de</strong>s différents acteurs autour <strong>de</strong> celui-ci.HLE SU CBKLe Centre Ressources Illettrisme (CRI) en Aquitaine a été créé dansles années 90. Il est animé par le Comité <strong>de</strong> Liaison <strong>de</strong>s Acteurs <strong>de</strong> laPromotion (CLAP Sud-Ouest). Il est financé par la DIRECCTE, le Conseilrégional et la DRJSCS, institutions qui s’appuient sur les informationsproduites par le CRI.Le Centre Ressources offre un appui méthodologique aux partenairesinstitutionnels, notamment par le repérage <strong>de</strong>s actions sur le territoire :un répertoire par département, bassin d’emploi et ville est disponiblesur son site internet. Il assure l’animation du dispositif Compétences clés<strong>de</strong> la DIRECCTE et <strong>de</strong> manière plus large, il crée et diffuse <strong>de</strong>s outils pourle suivi <strong>de</strong>s actions financées par les différents acteurs institutionnels.Environ 200 structures sont suivies dans ce cadre. Un appui méthodologiqueest aussi réalisé auprès <strong>de</strong>s acteurs (OPCA* et entreprises, opérateurs,organismes <strong>de</strong> formation), notamment pour la professionnalisation <strong>de</strong>sacteurs <strong>de</strong> terrain. En 2011, environ 90 jours <strong>de</strong> formation ont été assurés,financés principalement par le Conseil régional. L’ensemble <strong>de</strong>s agences<strong>de</strong> Pôle Emploi <strong>de</strong> la région Aquitaine a bénéficié d’actions <strong>de</strong>sensibilisation en 2011, auprès <strong>de</strong> 479 agents en application <strong>de</strong> l’accordcadre conclu entre Pôle Emploi, l’ANLCI et le Ministère <strong>de</strong> l’emploi.MUne autre mission du Centre Ressources Illettrisme est la miseà disposition <strong>de</strong> tous <strong>de</strong> ressources documentaires et d’informationsdiverses. Treize espaces documentaires existent au niveau départemental,déployés au sein <strong>de</strong> partenaires associatifs. En Giron<strong>de</strong>, ces espacesse situent au sein d’associations dans les bassins d’emploi.Le Centre Ressources Illettrisme assure également une veille techniqueet pédagogique à travers son site internet et sa revue trimestrielle« Vues sur cours ». Il organise chaque année une réunion thématiqueavec la production d’un outil. Un site internet « portail d’animation lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme - compétences clés – intégration » est en cours <strong>de</strong>construction. Le Centre Ressources Illettrisme participe égalementaux groupes <strong>de</strong> travail pour l’élaboration <strong>de</strong>s politiques sur le territoire(ex. Programme Régional d’Intégration <strong>de</strong>s Populations Immigrées,plan régional <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme).La mission régionale et le Centre Ressources Illettrisme en Aquitainetravaillent en étroit partenariat. Le Centre Ressources Illettrisme a un rôle<strong>de</strong> conseil auprès du chargé <strong>de</strong> mission régional <strong>de</strong> l’ANLCI.Ce <strong>de</strong>rnier s’appuie sur les ressources et l’expertise du CentreRessources Illettrisme pour impulser la politique et la dynamiquesur le territoire.NQRX2Lesorientationsstratégiquesen région pourla préventionet la lutte<strong>contre</strong>l’illettrismeLe premier plan régional est actuellementen cours d’élaboration. Trois commissionsthématiques ont été créées autour <strong>de</strong>sactions existantes ou à mettre en œuvreauprès <strong>de</strong> trois publics cibles : les moins<strong>de</strong> 16 ans, les 16-25 ans et les plus<strong>de</strong> 25 ans (salariés et <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi).Ces groupes <strong>de</strong> travail sont co-pilotés parl’État et le Conseil régional, et le Rectoratdans le cadre du Contrat <strong>de</strong> Plan pourle développement régional <strong>de</strong>s formationsprofessionnelles (C.P.R.D.F.P.).16* OPCA : Organisme Paritaire Collecteur Agréé


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Des priorités déployéessur le territoireEn Aquitaine, la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme s’inscrit dans <strong>de</strong>s dispositifs<strong>de</strong> droit commun, mais également dans <strong>de</strong>s actions spécifiquesdéveloppées par les bénévoles et les permanents <strong>de</strong>s associationsauprès <strong>de</strong>squels les personnes en situation d’illettrismese rapprochent avec plus <strong>de</strong> facilité.Le dispositif « Accès aux Compétences Clés » <strong>de</strong> la DIRECCTE, mis enœuvre <strong>de</strong>puis avril 2010 a remplacé les actions <strong>de</strong> remise à niveau dansles Ateliers <strong>de</strong> Pédagogie Personnalisée (APP) et le programme IRILL*.Il cible les personnes en recherche d’emploi souhaitant acquérirles compétences clés nécessaires à leur insertion professionnelle.Le <strong>de</strong>rnier bilan réalisé <strong>de</strong> ce dispositif après sa première année <strong>de</strong>fonctionnement montre que, toutes compétences clés confondues,le public bénéficiaire est pour plus <strong>de</strong> la moitié âgé entre 35 et 55 ans(57 %) et est majoritairement féminin (74 %). Les niveaux <strong>de</strong> formation<strong>de</strong>s apprenants à l’entrée du dispositif est pour 85 % <strong>de</strong>s cas niveau Vou infra. À l’issue <strong>de</strong> leur parcours, près <strong>de</strong> la moitié <strong>de</strong>s bénéficiairesréussissent à avoir accès à l’emploi ou à une formation qualifiante.Le dispositif <strong>de</strong> la DIRECCTE permet difficilement d’i<strong>de</strong>ntifier le publicen situation d’illettrisme, ne disposant pas d’indicateurs ciblés pour cettethématique. L’accès effectif à ce dispositif par <strong>de</strong>s personnes en situationd’illettrisme est souvent questionné. En réponse à cette question,la DIRECCTE envisage l’ouverture <strong>de</strong> la prescription aux Structuresd’Insertion par l’Activité Économique (SIAE) et l’instauration <strong>de</strong> comités<strong>de</strong> pilotage territoriaux sous l’égi<strong>de</strong> <strong>de</strong>s sous-préfets pour renforcerla synergie entre les acteurs locaux.Depuis 2000, le Conseil régional a développé une offre <strong>de</strong> formationsur le territoire à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s jeunes et <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi.Dans un premier temps, <strong>de</strong>s ateliers <strong>de</strong> formation <strong>de</strong> base ont été misen place ainsi que <strong>de</strong>s formations <strong>de</strong> remise à niveau. Ensuite, unerestructuration a eu lieu laissant place au dispositif Compétences clés.Ce dispositif vise un domaine <strong>de</strong> compétences plus large, avec quatreniveaux <strong>de</strong> formation (dont acquisition et perfectionnement).Il est renouvelé par marché public tous les 2 ans. En 2011, 2 380 personnesont bénéficié <strong>de</strong> ce parcours, soit 665 600 heures <strong>de</strong> formation dans23 lots géographiques. Ce dispositif se différencie <strong>de</strong> celui <strong>de</strong> laDIRECCTE, car il propose une rémunération pour les apprenants.Les mêmes organismes <strong>de</strong> formation peuvent répondre aux <strong>de</strong>ux marchés.Une coordination entre le dispositif du Conseil régional et celui <strong>de</strong> laDIRECCTE est en cours. Le Conseil régional soutient par ailleursles plateformes d’orientation et <strong>de</strong> diagnostic à Agen et à Bor<strong>de</strong>auxpour le repérage et l’orientation <strong>de</strong>s publics en situation d’illettrisme.Ces plateformes sont co-financées par les collectivités locales(départements et communes) ainsi que l’État. Ces structures assurentune fonction d’évaluation entre le prescripteur (Pôle Emploi, missionslocales et Cap emploi) et les organismes <strong>de</strong> formation.La fréquentation <strong>de</strong> ces plateformes est en constante augmentation.(près <strong>de</strong> 2 000 personnes en 2011).ZOOMLireet faire lireLa Ligue <strong>de</strong> l’enseignement portel’association Lire et faire lire en tant quemembre fondateur. Lire et faire lire promeutla lecture « plaisir » en intervenant dans lesécoles maternelles et primaires, pendant 45minutes pour lire <strong>de</strong>s albums <strong>de</strong> jeunesse,soit pendant le temps <strong>de</strong> la classe, soitpendant la pause déjeuner. Les bénévolessont <strong>de</strong>s personnes <strong>de</strong> plus <strong>de</strong> 50 ans, quiont bénéficié d’une formation organisée parla Ligue <strong>de</strong> l’enseignement qui leur apprendà lire à voix haute et propose <strong>de</strong>s sélectionsd’ouvrages <strong>de</strong> jeunesse. Dans la région,470 bénévoles interviennent auprès <strong>de</strong>10 000 enfants environ pour leur donnerle goût <strong>de</strong> la lecture, favorisant la prévention<strong>de</strong> l’illettrisme pour les enfants les pluséloignés du livre.Cette action inter-générationnelle bénéficieautant aux enfants dans le cadre du partagedu plaisir, qu’aux bénévoles eux-mêmesqui, au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> l’action, grâce à l’animationpilotée par la Ligue <strong>de</strong> l’enseignement seren<strong>contre</strong>nt et créent une unité du réseau.La permanence <strong>de</strong>s bénévoles dansl’activité montre le succès <strong>de</strong> l’action,succès partagé par les enfants qui sontnombreux à venir à ces activités quand ellesse déroulent en <strong>de</strong>hors <strong>de</strong>s heures <strong>de</strong> classe.AquitaineLa mission régionale a développé <strong>de</strong>s partenariats avec les OPCAprenant appui sur les accords-cadres signés au niveau national parl’ANLCI. L’action <strong>de</strong>s OPCA sur les territoires a été encouragée parle Fonds Paritaire <strong>de</strong> Sécurisation <strong>de</strong>s Parcours Professionnels (FPSPP),grâce auquel 29 projets nationaux d’acquisition du « socle commun <strong>de</strong>connaissances et <strong>de</strong> compétences » portés par 23 OPCA et 6 OPACIFont été financés. Ces actions visent <strong>de</strong>s salariés peu qualifiés,<strong>de</strong>s personnes en situation d’illettrisme ou ne maîtrisant pas les savoirs<strong>de</strong> base. Parmi ces organismes, on trouve AGEFOS PME, OPCAtransports, OPCAIM, OPCALIA, Uniformation, AGEFAFORIA,Opcalia branche propreté, FAFIH et Constructys. >>>* IRILL : Insertion, Réinsertion, <strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’Illettrisme17


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresAquitaine>>> Dans le cadre du Forum permanent <strong>de</strong>s pratiques (FPP) <strong>de</strong> l’ANLCI,un travail sur l’« I<strong>de</strong>ntification <strong>de</strong>s difficultés <strong>de</strong> maîtrise <strong>de</strong>s savoirs<strong>de</strong> base et accompagnement <strong>de</strong>s jeunes par les missions locales »a été mené en région Aquitaine en 2007 et sur l’« Insertion professionnelle<strong>de</strong>s personnes en situation d’illettrisme en zone rurale » en 2008-2010(documents téléchargeables sur le site <strong>de</strong> l’ANLCI). La dynamique crééepour la capitalisation <strong>de</strong>s actions dans le cadre du Forum Permanent<strong>de</strong>s Pratiques permet <strong>de</strong>s échanges entre les acteurs souvent isoléstravaillant sur <strong>de</strong>s thématiques communes.Le Rectorat <strong>de</strong> l’académie <strong>de</strong> Bor<strong>de</strong>aux a mis en place <strong>de</strong>puis six ansune mission <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> l’illettrisme. Pilotée par une inspectriced’académie, elle a notamment développé les formations spécifiquessuivantes : une trentaine <strong>de</strong> stages <strong>de</strong> proximité par an assuréspar une équipe pluridisciplinaire <strong>de</strong> formateurs qui intervient dansles établissements du second <strong>de</strong>gré qui en font la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>.Cette équipe intervient <strong>de</strong>puis six ans sur le territoire et forme autour<strong>de</strong> différentes thématiques, telle « la gran<strong>de</strong> difficulté en lecture/écriture »,« enseigner et étudier la langue au collège », « travailler et évaluerla maîtrise <strong>de</strong> la langue dans toutes les disciplines » ou les « troublesspécifiques du langage ». Cela représente 7 600 journées stagiaires,45 600 heures <strong>de</strong> formation dont ont pu bénéficier plus <strong>de</strong> 2 000 personnes.La mission prévention <strong>de</strong> l’illettrisme <strong>de</strong> l’Académie <strong>de</strong> Bor<strong>de</strong>auxdéveloppe également un partenariat avec le Ministère <strong>de</strong> la Défenseet les JDC (journées défense citoyenneté). Ce partenariat vise à construireune expertise commune entre les cadres <strong>de</strong> la Direction du ServiceNational chargés <strong>de</strong>s entretiens et le groupe <strong>de</strong> formateurs pour lamaîtrise <strong>de</strong> la langue et la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme. En travaillant avecles enseignants et en les associant à la communication auprès <strong>de</strong>sjeunes, les organisateurs <strong>de</strong>s JDC espèrent inciter davantage <strong>de</strong> jeunesà se faire recenser et participer aux JDC. L’échange d’informationet le dialogue entre enseignants et personnels <strong>de</strong>s JDC sont encouragésafin d’assurer un repérage plus efficace et une meilleure orientationet suivi <strong>de</strong>s jeunes.L’Académie <strong>de</strong> Bor<strong>de</strong>aux, dans sa mission <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> l’illettrisme,s’efforce également <strong>de</strong> piloter <strong>de</strong>s dispositifs expérimentaux.Dans le premier <strong>de</strong>gré, une expérimentation est en cours pour concevoiret mettre en œuvre <strong>de</strong>s modalités différentes <strong>de</strong> prise en charge <strong>de</strong>sélèves. Une autre expérimentation vise la diffusion <strong>de</strong>s bonnes pratiquespour mieux prendre en compte certains besoins spécifiques <strong>de</strong>s élèvesdans le domaine <strong>de</strong> la maîtrise <strong>de</strong> la langue et les mathématiques.Par l’intermédiaire <strong>de</strong>s différents portails internet, une première diffusionsera réalisée en déclinant d’une part <strong>de</strong>s principes généraux qui sedégagent <strong>de</strong>s expériences menées avec <strong>de</strong>s effets positifs i<strong>de</strong>ntifiés,ces principes pouvant servir d’appui à un transfert <strong>de</strong> compétences pourtravailler dans un nouveau contexte, et d’autre part, <strong>de</strong>s fiches <strong>de</strong>scriptivesplus précises qui caractérisent les pratiques concrètes développéesdans les écoles.Le Rectorat a organisé en décembre 2010, en co-pilotage avec l’ANLCI,les assises académiques <strong>de</strong> Prévention <strong>de</strong> l’illettrisme, journéed’information, <strong>de</strong> réflexion et d’échanges, réunissant responsablesacadémiques et représentants <strong>de</strong>s principaux partenaires engagés surle champ <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme ou <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme :pilotes et acteurs <strong>de</strong>s dossiers académiques du premier commedu second <strong>de</strong>grés, formateurs, chefs d’établissements, universitaires,responsables <strong>de</strong> l’ANLCI, responsables et membres <strong>de</strong> différentesassociations, <strong>de</strong>s missions locales, <strong>de</strong>s mairies, représentantsdu Centre du Service National.4Des prioritésintégrées dansles documentsstratégiques• Le Contrat <strong>de</strong> Plan Régional <strong>de</strong> Développement<strong>de</strong>s Formations Professionnelles (CPRDFP)2011-2014 comprend un objectif spécifiquerelatif au développement <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme. Il renforce ainsi les engagementspris dans le cadre du PRDFP 2009-2014où est prônée la mise en place d’un schémarégional partenarial <strong>de</strong> développement<strong>de</strong>s compétences clés et le renforcement<strong>de</strong> l’offre <strong>de</strong> formation dans ce cadre.• Au niveau départemental, les pactes territoriauxd’insertion intègrent cette thématique,en mettant l’accent notamment sur le repérage,l’orientation et la professionnalisation.• Le projet académique a inscrit la « prévention<strong>de</strong> l’illettrisme » dans son premier axe stratégique :« assurer la réussite du parcours <strong>de</strong> tous lesélèves. Le travail, dans cet axe s’oriente plusparticulièrement sur la maîtrise <strong>de</strong> la compétence1 du Socle Commun <strong>de</strong> Compétences et <strong>de</strong>Connaissances ».Dans son <strong>de</strong>uxième axe « favoriser la scolarité<strong>de</strong> chaque élève à besoins particuliers »,les différents acteurs concernés ciblentla promotion d’actions <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>l’illettrisme et <strong>de</strong> maîtrise <strong>de</strong> la langue, et plusgénéralement d’ai<strong>de</strong> et d’accompagnement,pour répondre aux besoins spécifiques <strong>de</strong>sélèves les plus fragiles : élèves handicapés,enfants du voyage ou non francophoneset non scolarisés antérieurement, mineursen détention, publics <strong>de</strong> l’éducation prioritaire.DTYIF ZJV G18


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> baseauvergne1,35 million d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2010)2,1 %<strong>de</strong> la population françaiseauvergneAllierCantalHaute-LoirePuy-<strong>de</strong>-Dôme«Prévenir l’exclusion sociale et soutenir l’insertion socioprofessionnelle <strong>de</strong>s personnes en situation d’illettrisme.»ChargéE <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCISylvie MARTINDésignée par le Préfet <strong>de</strong> région <strong>de</strong>puis janvier 2012,placée auprès <strong>de</strong> la Direction régionale <strong>de</strong> la jeunesse,<strong>de</strong>s sports et <strong>de</strong> la cohésion sociale.Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeSite du CRI Auvergne :http://www.cri-auvergne.orgTél. 04 73 90 48 16DRJSCS34, rue Albert Thomas63038 CLERMONT FERRAND Ce<strong>de</strong>x 1sylvie.martin@drjscs.gouv.frTél. 04 73 34 91 63Populationen situation d’illettrismeSelon les résultats <strong>de</strong> l’enquête nationale INSEE/IVQ<strong>de</strong> 2004 :• 9 % environ <strong>de</strong> la population régionale âgée<strong>de</strong> 18 à 65 ans est touchée par l’illettrisme.• 4,5 % <strong>de</strong> la population <strong>de</strong> jeunes <strong>de</strong> 18-25 ansest en situation d’illettrisme.• 11 % <strong>de</strong>s personnes en situation d’illettrismesont <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi.2,5 % <strong>de</strong>s jeunes accueillis par les missions locales sontrepérés en situation d’illettrisme en 2008, soit539 jeunes. Ils étaient 646 en 2009 et 816 en 2010.Selon les données JDC <strong>de</strong> 2011, 4,1 % <strong>de</strong>s jeunesont été repérés en difficulté <strong>de</strong> lecture, soit599 jeunes.En 2008, la région comptait 63 842 salariéssans qualification (données INSEE/OREF)sur une population active <strong>de</strong> 609 423 salariés(INSEE/Pôle Emploi).XIDSHMP19KO


AuvergneAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1réuNir pour mieux agiren auvergneLa mission régionale met en cohérence l’action <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>sservices <strong>de</strong> l’État avec celle <strong>de</strong>s collectivités territoriales et du secteurassociatif. Sa chargée <strong>de</strong> mission régionale assure cette mission<strong>de</strong> coordination interministérielle et travaille en étroite collaborationavec le Centre Ressources Illettrisme. Elle assure égalementle secrétariat du comité <strong>de</strong> pilotage du Plan.Le pilotage du Plan s’organise à l’échelon régional et départemental.Au premier niveau, <strong>de</strong>ux commissions thématiques en assurent la miseen œuvre : l’une relative à la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme animée parla mission régionale et le Rectorat ; l’autre portant sur le maintien<strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base en milieu professionnel animée par la chargée<strong>de</strong> mission en lien avec la DIRECCTE. De plus, un groupe <strong>de</strong> travailrestreint impulse la coordination <strong>de</strong>s travaux sur l’illettrisme en régionet suit l’ingénierie du Plan.Au niveau départemental, un comité <strong>de</strong> pilotage assure le suivi <strong>de</strong>smodalités <strong>de</strong> mise en œuvre et <strong>de</strong> réalisation <strong>de</strong>s actions sur le territoireet garantit leur articulation avec les orientations du Plan régional.Enfin, un comité technique coordonne tant les acteurs du territoireque les actions <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme et les évalue.Chaque département dispose d’un référent illettrisme qui représenteses services au niveau régional.Depuis 18 ans, un Centre Ressources illettrisme (CRI) est au serviceà la fois <strong>de</strong>s déci<strong>de</strong>urs institutionnels, <strong>de</strong>s professionnels et du grandpublic, en relation avec la chargée <strong>de</strong> mission régionale. Ses missionssont multiples :• sensibiliser et informer sur la problématique <strong>de</strong> l’illettrisme,• conseiller, mettre à disposition et animer les ressources pédagogiques,• professionnaliser les acteurs <strong>de</strong> la formation et <strong>de</strong> l’insertion,• accompagner l’ingénierie <strong>de</strong> formation auprès <strong>de</strong>s services <strong>de</strong> l’État,<strong>de</strong>s collectivités, <strong>de</strong>s OPCA ou <strong>de</strong>s employeurs,• mutualiser les connaissances entre professionnels au niveau national.Une particularité du CRI Auvergne est <strong>de</strong> s’investir dans le champ<strong>de</strong> la formation <strong>de</strong> formateurs. À titre d’exemple, un projet interrégional<strong>de</strong> formation à distance <strong>de</strong>s professionnels du champ <strong>de</strong> l’illettrismea été conclu entre le CRI Auvergne et le Centre Ressources Illettrismedu Limousin.HLE SU CBK2Le Planrégional <strong>de</strong>préventionet <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong>l’illettrismeUn état <strong>de</strong>s lieux <strong>de</strong>s acteurs etun diagnostic régional <strong>de</strong> la situationen matière d’illettrisme a été initié par lamission régionale et réalisé par un cabinetexterne en 2010.Le Plan 2010-2013, signé par le Préfet <strong>de</strong>Région et le Recteur en décembre 2010,s’articule autour <strong>de</strong> six gran<strong>de</strong>s orientationsrégionales :• Le renforcement <strong>de</strong> l’offre en matière<strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> formation aux savoirs<strong>de</strong> base.• La sensibilisation et la formation <strong>de</strong>sacteurs au repérage <strong>de</strong>s situationsd’illettrisme.• L’optimisation <strong>de</strong> la connaissance<strong>de</strong>s besoins <strong>de</strong>s publics en matièred’illettrisme.MNQRX• La mise en réseau et la coordination<strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrismepour une meilleure réponse aux besoins.• Un pilotage efficace du plan au niveaurégional pour rendre compte <strong>de</strong>savancées.• La communication et l’informationsur la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.De plus, les partenaires y ont i<strong>de</strong>ntifiécollectivement <strong>de</strong>ux actions prioritaires,elles-mêmes déclinées en sous-actions :• Le renforcement <strong>de</strong> l’offre <strong>de</strong> prévention<strong>de</strong>s risques d’illettrisme chez les enfants,les jeunes et les familles.• La maîtrise <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base pourles jeunes en insertion et pour les salariésen milieu professionnel.20


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Des priorités déployéessur le territoirePrévenir l’illettrisme chez les enfants,les adolescents et leurs familles…En Auvergne, le Plan <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> l’illettrisme du Ministère<strong>de</strong> l’Éducation nationale trouve une déclinaison régionale au traversdu Plan académique <strong>de</strong> l’Auvergne qui se déploie autour <strong>de</strong> trois axes :• la sensibilisation <strong>de</strong>s enseignants à la problématique <strong>de</strong> l’illettrisme ;• l’accompagnement <strong>de</strong> la mise en œuvre <strong>de</strong> nouveaux programmes quiintègrent la compétence « maîtrise <strong>de</strong> la langue » dans l’enseignement<strong>de</strong> toutes les disciplines ;• le développement <strong>de</strong>s pratiques culturelles portées par <strong>de</strong>s dynamiquesassociant acteurs culturels et acteurs <strong>de</strong> la prévention,<strong>de</strong> la formation et <strong>de</strong> l’accompagnement.Le Plan a trouvé différentes traductions opérationnelles : par le biaisd’une convention avec le CRI, <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> formations pour lesenseignants inscrites à leur plan <strong>de</strong> formation annuel qui visent àaméliorer le repérage <strong>de</strong>s jeunes en difficulté.En matière d’offre culturelle, l’initiative « Briou<strong>de</strong> ville lecture » enHaute-Loire, soutenue notamment par la Direction régionale aux affairesculturelles (DRAC), <strong>de</strong>venue service municipal à temps plein, veut sensibiliserla population à l’importance du savoir-lire et au problème posé parla non-lecture. Le champ d’intervention couvre la prévention auprès<strong>de</strong> la petite enfance et l’apprentissage <strong>de</strong> la lecture à tous les âges.Les lieux culturels que sont les bibliothèques sont soutenus par laprofessionnalisation. À titre d’exemple, l’action <strong>de</strong> l’association <strong>de</strong>sbibliothécaires du Livradois Forez conduit une politique d’animationterritoriale favorisant le développement <strong>de</strong>s pratiques <strong>de</strong> lecture et <strong>de</strong>diffusion du livre en milieu rural. Dans le cadre du dispositif national duMinistère <strong>de</strong> la Culture, le projet « Ouvrez, ouvrez les livres aux bébés »,financé par le Conseil général du Puy-<strong>de</strong>-Dôme, offre un livre à chaquenouveau-né ou adopté Puy-dômois.L’offre socio-éducative en direction <strong>de</strong>s enfants et <strong>de</strong>s familles est portéepar différents acteurs. Par exemple, la Caisse nationale <strong>de</strong>s allocationsfamiliales (CNAF) et l’ANLCI ont signé une convention nationale en janvier2010 relative aux actions éducatives familiales (AEF). Enfin, le milieuassociatif soutient <strong>de</strong>s dispositifs existants (Contrat éducatif local,Contrat local d’accompagnement à la scolarité, les programmespersonnalisés <strong>de</strong> réussite éducative, le Réseau d’ai<strong>de</strong>s spécialisées auxélèves en difficulté, etc.) et le partenariat avec l’Éducation nationale.Dans le cadre <strong>de</strong> la politique jeunesse et éducative, <strong>de</strong>s actions visent<strong>de</strong>s jeunes en difficulté d’apprentissage. Par exemple, l’AFEV (Association<strong>de</strong> la fondation étudiante pour la ville), subventionnée par le Conseilgénéral, a complété à la rentrée 2010, ses actions <strong>de</strong> formation sur lestroubles <strong>de</strong> l’apprentissage par une formation <strong>de</strong>s étudiants dans ledomaine <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme. En 2012, la fondation SNCFfinance un projet favorisant entre autres la fréquentation <strong>de</strong>s bibliothèques<strong>de</strong> l’agglomération <strong>de</strong> Clermont-Ferrand.<strong>Lutte</strong>r <strong>contre</strong> le décrochage scolaireLe Schéma régional relatif à l’enseignement secondaire en Auvergne veut« contribuer à réduire significativement le nombre <strong>de</strong> jeunes sortis sansdiplôme ou qualification » et met en avant <strong>de</strong>s solutions personnaliséestelles que celles déployées par le réseau <strong>de</strong>s Écoles <strong>de</strong> la secon<strong>de</strong>chance. Le Schéma régional <strong>de</strong> l’apprentissage 2008-2013 poursuitégalement un objectif d’individualisation <strong>de</strong>s parcours <strong>de</strong> formation au sein<strong>de</strong>s CFA. La mission générale d’insertion (MGI) du rectorat mène un projetsur la prévention et la lutte <strong>contre</strong> le décrochage, avec l’appui du Fondsd’expérimentation pour la jeunesse (FEJ), projet qui s’intègre désormaisdans les plateformes <strong>de</strong> décrochage scolaire. >>>ZOOM« Escaleslittérairesen lycéeprofessionnel »Lancé en septembre 2009 dans le cadred’un partenariat entre le rectorat, l’<strong>Agence</strong><strong>de</strong> développement culturel, la DRAC, leConseil régional, l’association <strong>de</strong>s LibrairesLIRA et <strong>de</strong>s bibliothécaires (ABF), ce projetveut sensibiliser les lycéens au livre etsusciter chez eux le plaisir <strong>de</strong> la lecturepar différents moyens : la découverte<strong>de</strong>s métiers du livre au travers <strong>de</strong> visites,débats et ren<strong>contre</strong>s dans <strong>de</strong>s librairies,bibliothèques, ateliers <strong>de</strong> l’imprimeur,du relieur, du maquettiste...Au fil <strong>de</strong> l’année, le projet vit différemmentselon les établissements et les enseignants :mise en voix par les élèves <strong>de</strong> passagesappréciés, production <strong>de</strong> critiques, d’écritsargumentatifs autour du livre « adoré »et « détesté », mise en place d’ateliers<strong>de</strong> lecture ou d’écriture.En 2011, 420 élèves <strong>de</strong> 14 lycéesprofessionnels <strong>de</strong> l’académie <strong>de</strong>Clermont-Ferrand ont bénéficié du projetqui s’est traduit par une gran<strong>de</strong> mobilisation<strong>de</strong>s équipes enseignantes, une valorisationréussie <strong>de</strong> la parole <strong>de</strong>s jeunes et unequalité du partenariat.Auvergne21


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresAuvergne>>> Des cellules <strong>de</strong> veille ont été mises en place pour améliorerle repérage et proposer <strong>de</strong>s solutions <strong>de</strong> réinsertion notamment viales missions locales ou un retour vers un parcours scolaire.Sur 2010-2011, 1339 jeunes ont été repérés et pris en charge dansle dispositif <strong>de</strong> traitement du décrochage scolaire.<strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’illettrisme parmi les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ursd’emploi à faible niveau <strong>de</strong> qualificationLe dispositif Compétences clés vise à faciliter l’accès <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ursd’emploi et salariés aux compétences <strong>de</strong> base. Le dispositif CompétencesClés, mis en œuvre en Auvergne <strong>de</strong>puis janvier 2010 par un comité <strong>de</strong>pilotage régional piloté par la DIRECCTE et par ses unités territorialesau niveau <strong>de</strong>s départements, couvre 14 bassins d’emploi et cible 80 %d’apprenants <strong>de</strong> niveaux V, V bis et VI.En 2010, 667 personnes bénéficiaient du dispositif. Sur les 269 repérésen situation d’illettrisme, 68 étaient salariés, les autres étant en recherched’emploi. L’année 2011 enregistre une progression <strong>de</strong> 48 % avec 1600entrées dans le dispositif, dont 476 personnes i<strong>de</strong>ntifiées en situationréelle d’illettrisme (39 % <strong>de</strong>s bénéficiaires).S’agissant <strong>de</strong> Compétences clés Détenus, à titre indicatif, au coursdu <strong>de</strong>rnier trimestre 2010, 228 personnes incarcérées sur 771 personnesétaient en formation sur les savoirs <strong>de</strong> base. Par ailleurs, la DirectionInterrégionale <strong>de</strong>s Services Pénitenciers (DISP) pré-repère les personnesen situation d’illettrisme auxquelles sont ensuite offertes <strong>de</strong>s formationspersonnalisées organisées par les enseignants <strong>de</strong> l’Éducation nationale.<strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’illettrisme parmi les salariésfaiblement qualifiésPour la phase 3 du Forum Permanent <strong>de</strong>s Pratiques (FPP), la régions’est engagée sur la thématique Évolution professionnelle avec la pratiquesuivante : « Construction <strong>de</strong> formations <strong>de</strong> base sur mesure pour lessalariés » en ciblant la phase amont, à savoir l’analyse <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> à laconstruction <strong>de</strong> la réponse formation. Un kit du praticien a ainsi été conçuà partir <strong>de</strong> quatre expérimentations régionales impliquant l’association FITFormation ainsi que l’AGEFOS PME, le GRETA, OPCALIA et le CRId’Auvergne afin <strong>de</strong> permettre aux entreprises d’intervenir dans le cadre<strong>de</strong> formations <strong>de</strong> base et <strong>de</strong> formuler plus facilement leurs besoins.En déclinaison <strong>de</strong> l’accord-cadre national AGEFOS PME/ANLCI,une convention a été signée entre le CRI et AGEFOS PME Auvergne.Dans ce cadre, un projet <strong>de</strong> formation a été lancé par AGEFOS PMEconsistant à sensibiliser les acteurs à l’illettrisme (les conseillersformation, les dirigeants <strong>de</strong> PME-PMI et les salariés), à sélectionnerune offre <strong>de</strong> formation aux savoirs <strong>de</strong> base et à apporter un appuiméthodologique aux entreprises.Plus généralement, <strong>de</strong>s actions déployées par les OPCA en entrepriseciblent les salariés illettrés, notamment et surtout les adultes <strong>de</strong> plus<strong>de</strong> 40 ans. Entre 2006 et 2010, 230 stagiaires ont suivi les formationsproposées par FAF Propreté, AGEFOS PME, CONSTRUCTYSet UNIFORMATION.Sensibiliser et former les acteurs au repérage<strong>de</strong>s situations d’illettrismeDans le cadre <strong>de</strong> l’accord-cadre signé entre Pôle Emploi et l’ANLCI,Pôle Emploi s’engage à sensibiliser ses conseillers à la problématique<strong>de</strong> l’illettrisme. En 2010, la mission régionale a sensibilisé, avec l’appui duCRI, une cinquantaine <strong>de</strong> conseillers (toutes les agences locales <strong>de</strong> PôleEmploi étaient représentées) au repérage <strong>de</strong> l’illettrisme. En 2011, 12actions <strong>de</strong> sensibilisation ont bénéficié à 42 conseillers <strong>de</strong> Pôle Emploi,<strong>de</strong> CAP Emploi et d’une mission locale.Optimiser la connaissance<strong>de</strong> l’illettrisme, <strong>de</strong>s besoins<strong>de</strong>s personnesLe CRI Auvergne et le CARIF OREF remplissentcette fonction au travers d’une mission <strong>de</strong>sensibilisation et d’information auprès<strong>de</strong>s professionnels et <strong>de</strong> mutualisation <strong>de</strong>sconnaissances. Par ailleurs, le rectorat assureun suivi <strong>de</strong>s jeunes repérés en situationd’illettrisme lors <strong>de</strong>s JDC. Un protocole a étémis en place avec les chefs d’établissement<strong>de</strong>s lycées professionnels. La DRAAF Auvergne(Direction Régionale <strong>de</strong> l’Alimentation,<strong>de</strong> l’Agriculture et <strong>de</strong> la Forêt) y contribueégalement pour permettre un suivi personnalisé<strong>de</strong>s jeunes i<strong>de</strong>ntifiés en situation d’illettrismepar l’équipe pédagogique.Mettre en réseau et coordonnerles acteurs <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme pour une meilleureréponse aux besoinsLa mise en réseau se traduit par l’action <strong>de</strong> <strong>de</strong>uxdispositifs : les plateformes <strong>de</strong> décrochagescolaire en direction <strong>de</strong>s jeunes et le comitédépartemental <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme<strong>de</strong> l’Allier en cours d’élaboration qui visent àfédérer les différents partenaires. Une démarchesimilaire, mais moins formalisée a été impulséedans le département du Puy-<strong>de</strong>-Dôme.4Un Plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiques• Le Contrat <strong>de</strong> Plan régional <strong>de</strong> développement<strong>de</strong>s formations professionnelles (CPRDF)2011-2014, conclu entre la Région,les services <strong>de</strong> l’État en région, les autoritésacadémiques et les organisations d’employeurset <strong>de</strong> salariés s’inscrit en cohérence avecle Plan régional sur le volet <strong>de</strong> la maîtrise<strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base.• Le Conseil régional a également signéune convention d’objectifs et <strong>de</strong> moyens avecl’État et la Direccte pour la pério<strong>de</strong> 2005-2010qui vise notamment à réduire le taux <strong>de</strong> rupturedans le cadre <strong>de</strong> parcours d’enseignementchez les jeunes au travers d’actions spécifiques<strong>de</strong> promotion <strong>de</strong> l’apprentissage.YF ZDT IV GJ22


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basebassenormandieCalvadosMancheOrne1,47 million d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2010)2,3 %<strong>de</strong> la population françaisebasse-normandie«Mieux connaÎtre les personnes en situationd’illettrisme pour fixer les priorités d’actions.»ChargéE <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCIMarie-Josée LEFEBVREDésignée à mi-temps par le Préfet <strong>de</strong> région <strong>de</strong>puis juin2011, placée à ERREFOM (CARIF/OREF), en partenariatavec le Conseil Régional.Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeSite d’ERREFOM :www.errefom.infoTél. 02 31 95 03 39ERREFOMUnicité BAT A - 10, rue Alfred Kastler - 14052 CAEN Ce<strong>de</strong>x 4mjlefebvre@errefom.infoTél. 02 31 95 03 39Populationen situation d’illettrismeK• Selon les données INSEE <strong>de</strong> 2008, la régionse distingue par son faible niveau <strong>de</strong> qualificationavec 21,3 % <strong>de</strong>s 15 ans ou plus non scolariséssans diplôme, soit 2,6 points <strong>de</strong> plus qu’au national(18 e rang régional).• Selon les données JDC <strong>de</strong> 2011, 4,2 % <strong>de</strong>s jeunes <strong>de</strong>17 ans sont repérés en situation d’illettrisme, soit 738jeunes. Ce taux passe à 6,3 % pour le département <strong>de</strong>l’Orne soit 215 jeunes.IXHDSMP23O


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresBasse-normandieM1Réunir pour mieux agiren Basse-normandieDepuis juin 2011, la chargée <strong>de</strong> mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCI est baséeà l’ERREFOM, avec un cofinancement État - Conseil régional.L’ERREFOM (Espace Régional <strong>de</strong> Ressources sur l’Emploi,la Formation et les Métiers) est le CARIF OREF <strong>de</strong> Basse-Normandie,chargé notamment du secrétariat du CCREFP (Comité ConsultatifRégional <strong>de</strong> l’Emploi et <strong>de</strong> la Formation Professionnelle) et reconnu,à ce titre, comme lieu privilégié <strong>de</strong> coordination <strong>de</strong> l’ensemble<strong>de</strong>s partenaires régionaux.Signée en décembre 2011 par le Préfet <strong>de</strong> Région, la lettre <strong>de</strong> mission<strong>de</strong> la chargée <strong>de</strong> mission régionale reprend les principes d’interventionretenus par l’État et le Conseil régional pour la mission <strong>de</strong> préventionet <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme sur le territoire :• Une priorité commune État - Conseil régional visant le mon<strong>de</strong> <strong>de</strong>l’entreprise, avec un volet prévention maintien dans l’emploi pourles salariés et un volet sécurisation <strong>de</strong>s parcours pour les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ursd’emploi.• La déclinaison <strong>de</strong>s engagements actés par l’État, le Conseil régional etl’Autorité Académique dans le cadre du CPRDFP et les préconisationsfaites par les partenaires sociaux dans le cadre <strong>de</strong> la Déclarationcommune signée le 18 décembre 2009.• Le respect du principe d’animation territoriale dans les différentesactions menées.Cette animation spécifique, créée par l’Etat et le Conseil régional, vise àimpulser un large partenariat local favorisant la déclinaison <strong>de</strong>s politiquesd’emploi/formation/insertion en tenant compte <strong>de</strong>s besoinset <strong>de</strong>s spécificités locales.• L’accompagnement et la valorisation <strong>de</strong>s actions existantes au niveaurégional, départemental et local.Le suivi <strong>de</strong> l’activité est réalisé par le Préfet <strong>de</strong> région en lien avec laRégion et présenté <strong>de</strong>vant le Comité Plénier du Comité <strong>de</strong> CoordinationRégional <strong>de</strong> l’Emploi et <strong>de</strong> la Formation Professionnelle (CCREFP) au seinduquel une commission Illettrisme a été créée. Cette <strong>de</strong>rnière assureégalement le pilotage stratégique <strong>de</strong> l’Observatoire régional.Le Centre <strong>de</strong> Ressources Illettrisme (CRI) existe au sein <strong>de</strong> l’ERREFOM<strong>de</strong>puis 2003. Son rôle est <strong>de</strong> venir en appui <strong>de</strong>s déci<strong>de</strong>urs institutionnelset <strong>de</strong>s acteurs professionnels <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme notammentpar l’accompagnement <strong>de</strong> dispositifs et la mise en œuvre <strong>de</strong> programmes<strong>de</strong> professionnalisation.La chargée <strong>de</strong> mission régionale assure également la responsabilitédu CRI à mi-temps. Ces <strong>de</strong>ux missions sont donc aujourd’hui fédéréesautour <strong>de</strong> la Prévention et <strong>de</strong> la <strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’illettrisme.NQRXELUK H SCB2Le cadred’intervention<strong>de</strong> la mission<strong>de</strong> Préventionet <strong>de</strong> <strong>Lutte</strong><strong>contre</strong>l’illettrismeen régionUn premier accord cadre avait été conclule 20 mars 2007 entre l’État, le Conseilrégional et le Rectorat en vue d’organiserla coopération entre les différents servicesconcernés par la prévention et la lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme mais il ne s’agit pas àproprement parler d’un plan régional <strong>de</strong>lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme. Depuis cette date,avec la nomination d’une nouvelle chargée<strong>de</strong> mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCI, les différentspartenaires, État, Conseil régional etpartenaires sociaux se sont fédérés autourdu projet <strong>de</strong> création d’un Observatoirerégional <strong>de</strong> l’illettrisme dont l’animationserait basée sur un site internet dédié.L’Observatoire poursuit trois objectifs :élaborer un diagnostic territorial reposantsur <strong>de</strong>s diagnostics partagés, rendre pluslisibles et visibles les acteurs et actions enmatière <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme et mettreen cohérence les dispositifs et les moyensavec les besoins <strong>de</strong>s territoires.Le site internet dédié, ouvert au grandpublic doit permettre <strong>de</strong> :• Mettre à disposition une entrée régionaleunique facilitant l’accès aux informationsutiles à tous les acteurs et bénéficiairesdirects et indirects en région.• Valoriser et diffuser les expérimentations,actions, moyens mis en œuvrerégionalement.• Centraliser les informations et les leviersd’actions spécifiques à la Préventionet à la <strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’Illettrismeen Basse Normandie.• Échanger et capitaliser sur laproblématique <strong>de</strong> l’illettrisme en vue<strong>de</strong> « désacraliser » cette notion et améliorerl’accès <strong>de</strong>s Bas-normands à la maîtriseou au développement <strong>de</strong> compétencesnécessaires dans la vie sociale etprofessionnelle.24


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Des priorités déployéessur le territoireLes 4 composantes <strong>de</strong> l’Observatoire régional<strong>de</strong> l’Illettrisme• Une base <strong>de</strong> données territoriales chiffrées, spécifique Préventionet <strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’Illettrisme (approche nationale, régionale, locale)constituera un outil partagé d’ai<strong>de</strong> à la décision pour les différentsacteurs régionaux et locaux et sera aussi un vecteur d’informationpour le grand public.• Un annuaire « dynamique » <strong>de</strong>s acteurs conçu en fonction <strong>de</strong> différentesclés d’entrée possibles : recherche <strong>de</strong> partenaires, d’intervenants,<strong>de</strong> sources d’information, <strong>de</strong> solutions… permettra <strong>de</strong> décloisonnerles dispositifs pour ainsi améliorer la cohérence <strong>de</strong>s moyenset <strong>de</strong> compétences.• Une cartographie <strong>de</strong>s actions et <strong>de</strong>s moyens par un repérage,une analyse et une valorisation <strong>de</strong>s bonnes pratiques permettra<strong>de</strong> les mutualiser et <strong>de</strong> les rendre transférables.• Une base documentaire juridique, financière et technique permettra<strong>de</strong> regrouper et traiter spécifiquement les données et ressources surle thème <strong>de</strong> la prévention et <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme simplifiantainsi l’accès à l’information.Dans le champ <strong>de</strong> la prévention, le déploiementen région d’actions éducatives familiales (AEF)Deux expérimentations <strong>de</strong>s AEF ont été conduites en Basse-Normandielors <strong>de</strong> la phase <strong>de</strong> création <strong>de</strong> ce nouveau dispositif dans le domaine<strong>de</strong> l’ai<strong>de</strong> aux <strong>de</strong>voirs et du soutien à la parentalité au travers d’Ateliers<strong>de</strong> formation <strong>de</strong> base (AFB). Dans leur prolongement, la mission régionalesouhaite développer, avec l’ANLCI, un projet régional multi-partenarialdans les 3 départements (Manche, Calvados et Orne).Par ailleurs, dans le cadre <strong>de</strong>s assises académiques, l’Éducationnationale s’est fixée comme priorité la maîtrise <strong>de</strong> la langue. Un travaild’i<strong>de</strong>ntification <strong>de</strong>s publics en situation <strong>de</strong> décrochage scolaire se met enplace et ces données auront vocation à alimenter l’Observatoire régional.L’accès aux savoirs <strong>de</strong> base et aux compétences clés,à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploiL’axe 2 « Donner à tous accès à un premier niveau <strong>de</strong> qualification » duschéma régional <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme inscrit dans le Contrat <strong>de</strong> PlanRégional <strong>de</strong> Développement <strong>de</strong>s Formations Professionnelles (CPRDFP)affiche un objectif double : sensibiliser et outiller les acteurs <strong>de</strong> l’orientationet <strong>de</strong> la formation ainsi que les partenaires pour favoriser une meilleuredétection <strong>de</strong>s situations d’illettrisme.Deux dispositifs <strong>de</strong> formation sont déployés : le dispositif « Compétencesclés » <strong>de</strong> l’État et le Programme <strong>de</strong> « Formation <strong>de</strong> Base » du Conseilrégional. Le dispositif « Compétences clés » offre <strong>de</strong>s formations visantà lutter <strong>contre</strong> l’illettrisme et à développer les connaissances etcompétences <strong>de</strong> base dans certains domaines en lien avec un projetd’emploi. Entre avril à septembre 2010 (premier marché), le nombred’apprenants effectivement entrés en formation s’élevait à 636 ;ils sont 621 dans le cadre du second marché (à partir <strong>de</strong> septembre2011), sachant que 53 % d’entre eux ont un niveau <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>niveaux VI et V bis. >>>« Faciliterl’accès à laformation<strong>de</strong> base <strong>de</strong>ssalariés »ZOOMUne action a été menée sur le territoired’Alençon dans le département <strong>de</strong> l’Orne.L’association la Boîte aux Lettres, Atelier <strong>de</strong>Formation <strong>de</strong> Base et la Maison <strong>de</strong> l’Emploiet <strong>de</strong> la Formation d’Alençon se sontassociées, dans le cadre d’un largepartenariat impliquant la DIRECCTE,la Région, le centre ressources illettrisme,la Chambre <strong>de</strong> commerce et d’industried’Alençon, la Chambre <strong>de</strong>s métiers et <strong>de</strong>l’artisanat <strong>de</strong> l’Orne, Orne Développement(Conseil Général), Opcalia et Agefos Pme,pour mener une action visant à promouvoirla formation <strong>de</strong> base auprès <strong>de</strong>s entreprisesdu bassin d’emploi d’Alençon(chefs d’entreprises et directions<strong>de</strong>s ressources humaines).L’objectif était triple : sensibiliser lesentreprises et repérer les besoins à traversune enquête, accompagner les entreprisessur le repérage <strong>de</strong>s salariés et lespossibilités d’intervention par l’organisationd’ateliers thématiques et fédérerles entreprises du Bassin d’emploiet les acteurs économiques autourd’une démarche <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrismeavec l’animation d’une conférence<strong>de</strong> clôture <strong>de</strong> l’action.Cette action a permis une forte implication<strong>de</strong>s partenaires économiques locaux etrégionaux. Si les résultats immédiats sontmo<strong>de</strong>stes,11 entreprises ont mis en place<strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> formation pour <strong>de</strong>s salariésen situation d’illettrisme et 7 sont en cours<strong>de</strong> négociation, elle a permis un ancragefort d’une structure <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme sur son territoire auprès<strong>de</strong>s entreprises.L’État et le Conseil régional ont soutenucette expérimentation qui est suivie parles membres <strong>de</strong> la commission Illettrismedu CCREFP. Il s’agit aujourd’hui d’analyserles leviers et les freins <strong>de</strong> cette actionet <strong>de</strong> construire les conditions <strong>de</strong> sadémultiplication sur d’autres territoires.Basse-normandie25


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresBasse-normandie>>> Le Programme <strong>de</strong> formation <strong>de</strong> base permet <strong>de</strong> réactiver et consoli<strong>de</strong>r<strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> base et <strong>de</strong>s compétences éco-citoyennes <strong>de</strong>vantfaciliter l’intégration sociale, l’accès à la formation qualifiante et/ou àl’emploi durable. En 2010 et en 2011, le nombre d’entrées effectives enformation était respectivement <strong>de</strong> 2 487 et <strong>de</strong> 2 067. En 2010, 73 %avaient un niveau <strong>de</strong> formation V et VI bis ; ils étaient 71 % en 2011.Enfin, dans le cadre <strong>de</strong> la phase 3 du Forum Permanent <strong>de</strong>s Pratiques(FPP), la Basse Normandie s’est engagée sur la thématique évolutionprofessionnelle avec la pratique « Construction <strong>de</strong> parcours <strong>de</strong> formationouverte et à distance (FOAD) en formation <strong>de</strong> base pour les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ursd’emploi ». L’atelier régional, regroupant <strong>de</strong>s Ateliers <strong>de</strong> formation<strong>de</strong> base <strong>de</strong>s 3 départements bas-normands a permis <strong>de</strong> sensibiliserles structures impliquées au processus <strong>de</strong> FOAD. L’utilisation <strong>de</strong>s P@t(Points d’accès à la téléformation) et <strong>de</strong>s EPN (Espaces Publiquesnumériques) comme lieux <strong>de</strong> formation à distance a permis <strong>de</strong> maillerle territoire avec une offre <strong>de</strong> formation au plus près <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ursd’emploi. Un kit du praticien a été conçu, <strong>de</strong>stiné à tout acteur <strong>de</strong> laformation <strong>de</strong> base, praticien, responsable <strong>de</strong> structure et déci<strong>de</strong>ur.De 2009 à 2011, plus <strong>de</strong> 200 stagiaires (<strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi et salariés)ont pu être inscrits dans <strong>de</strong>s parcours <strong>de</strong> formation incluant la modalité<strong>de</strong> distance.Mieux repérer les acteurs,mutualiser les outils et capitaliserles actions sur le territoireEn matière <strong>de</strong> repérage, une analyse qualitative<strong>de</strong>s décrocheurs scolaires est réalisée à l’occasion<strong>de</strong>s Journées Défense Citoyenneté (JDC).Chaque jeune i<strong>de</strong>ntifié en décrochage scolaireest reçu en entretien et les raisons du décrochagesont analysées avec lui et transmises auxplateformes d’insertion <strong>de</strong> la Mission Généraled’Insertion. Ces données sont capitalisées parterritoire.Depuis 2005, le centre ressources illettrismes’est doté d’une plateforme collaborativepermettant d’ouvrir <strong>de</strong>s espaces <strong>de</strong> travailpour faciliter le travail <strong>de</strong> groupes spécifiquesengagés dans un projet commun, en proposantun outil <strong>de</strong> travail à distance et les servicesindispensables à la réalisation du projet.Faciliter l’accès <strong>de</strong>s salariés avec un faible niveau<strong>de</strong> qualification aux savoirs <strong>de</strong> base en développantune ingénierie adaptée pour les entrepriseset un programme régional <strong>de</strong> professionnalisationToujours dans le cadre du schéma régional <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme duCPRDFP, le dispositif « Se former plutôt que chômer » voté en juin 2009 etporté par le Conseil régional, se traduit - entre autres - par l’accompagnement<strong>de</strong> formations <strong>de</strong> remise à niveau aux savoirs <strong>de</strong> base en lien avecles branches professionnelles et les OPCA.La DIRECCTE <strong>de</strong> Basse-Normandie s’est mobilisée auprès <strong>de</strong>sentreprises bas-norman<strong>de</strong>s pour sensibiliser et mobiliser les acteurs<strong>de</strong> l’entreprise (partenaires sociaux, Branches professionnelles, OPCA),construire et expérimenter <strong>de</strong>s dispositifs d’intervention adaptés auxbesoins <strong>de</strong>s salariés et dirigeants d’entreprises.De plus, l’État et le Conseil régional ont contribué au déploiement d’unedémarche qualité régionale autour du Référentiel Compétences Clés enSituation Professionnelle (RCCSP) <strong>de</strong> l’ANLCI. Celle-ci s’est construiteen <strong>de</strong>ux temps: une phase <strong>de</strong> formation action visant l’appropriation <strong>de</strong>l’outil par les organismes <strong>de</strong> formation et les Opca leur permettant ainsi<strong>de</strong> se doter d’un langage commun. Une phase <strong>de</strong> formalisation du processus<strong>de</strong> construction <strong>de</strong> parcours <strong>de</strong> développement <strong>de</strong> Compétences Cléspour articuler différents contextes et dispositifs, en direction <strong>de</strong> salariés,<strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emplois ou <strong>de</strong> stagiaires <strong>de</strong> formation qualifiante, dansun objectif <strong>de</strong> sécurisation <strong>de</strong> parcours professionnel. Depuis le lancement<strong>de</strong> la démarche, 100 personnes ont été formées : 18 conseillers représentant10 OPCA ou OPACIF et 82 formateurs représentant 27 organismes.Sensibiliser et former les acteurs au repérage<strong>de</strong>s situations d’illettrismeCet objectif se traduit essentiellement à travers la mise en œuvrerégionale <strong>de</strong> l’accord-cadre signé entre l’ANLCI et Pôle Emploi.Une spécificité régionale <strong>de</strong> Pôle Emploi tient à la présence <strong>de</strong> « référentsformation » aux différents échelons du territoire (régional, départemental etlocal). Des actions <strong>de</strong> sensibilisation <strong>de</strong>stinées aux conseillers PôleEmploi ont ainsi pu être menées sur chaque site(557 agents formés en 2010) et s’adresseront aux conseillers <strong>de</strong> CAPEmploi et <strong>de</strong>s missions locales en 2012.Chaque espace thématique (FOAD* et Illettrisme,le dispositif Compétences clés, la démarchequalité RCCSP, les situations didactisées,le réseau AFB Basse-Normandie, dispositifd’insertion du Conseil régional) met à disposition<strong>de</strong>s outils <strong>de</strong> partage d’informations,<strong>de</strong> communication et <strong>de</strong> gestion <strong>de</strong> projet.Le recours à ce mo<strong>de</strong> <strong>de</strong> travail collaboratifest <strong>de</strong>venu une composante indispensableréclamée et utilisée par les 400 inscrits(en 2011) <strong>de</strong> tous les groupes projets régionaux.4Un plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiquesLe CPRDFP prend en compte la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme dans l’axe 2 « Le développement <strong>de</strong>scompétences et <strong>de</strong>s qualifications en lien avecle territoire », chapitre « Donner à tous accès àun premier niveau <strong>de</strong> qualification ».L’articulation avec le schéma régional concerté<strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme y est précisée.DTYIF ZJV G26* FOAD : Formation Ouverte À Distance


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basebourgogne1,65 million d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2011)2,5 %<strong>de</strong> la population françaisebourgogneCôte-d’OrNièvreSaône-et-LoireYonne«»Les plateformes <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme au centre<strong>de</strong> l’animation et <strong>de</strong> la coordination <strong>de</strong>s actions.ChargéE <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCIValérie NAIGEONDésignée à temps <strong>partie</strong>l par le Préfet <strong>de</strong> région<strong>de</strong>puis mai 2012, placée auprès du SGAR.SGAR53, rue <strong>de</strong> la préfecture - 21041 DIJON Ce<strong>de</strong>xvalerie.naigeon@bourgogne.pref.gouv.frTél. 03 80 44 67 58Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeSite du C2R Bourgogne :www.c2r-bourgogne.orgTél. 03 80 54 14 14CDDP <strong>de</strong> la NièvreTél. 03 86 61 45 90Populationen situation d’illettrisme• Il n’existe pas d’extension <strong>de</strong> l’enquête IVQ <strong>de</strong> l’INSEEen Bourgogne.• En 2011, 4 % <strong>de</strong>s jeunes sont repérés comme étant engran<strong>de</strong> difficulté <strong>de</strong> lecture, soit 703 jeunes,la moyenne nationale étant <strong>de</strong> 4,8 % (données JDC).KMIXHDSP27O


ourgogneMAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pour mieux agiren bourgogneLa gestion administrative <strong>de</strong> la mission régionale est assurée parla chargée <strong>de</strong> mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCI placée au sein du SGAR.La nouvelle chargée <strong>de</strong> mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCI a pour principalemission d’animer et d’accompagner la mise en place du plan régional <strong>de</strong>prévention et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme qui est en cours d’élaboration,en consolidant les partenariats pour assurer un maillage territorial homogène.Le Centre Ressources illettrisme, porté par le centre régional <strong>de</strong> ressourcesBourgogne (C2R Bourgogne) Carif-Oref <strong>de</strong> la région, a pour principalemission l’animation <strong>de</strong>s acteurs notamment au travers <strong>de</strong> réunionsd’échanges <strong>de</strong> pratiques entre les plateformes <strong>de</strong> la région. Il assureun service d’information et <strong>de</strong> veille, en alimentant <strong>de</strong>s rubriques illettrismedans différents supports diffusés au niveau régional (bulletin d’informationdu C2R Bourgogne, newsletter et site internet du C2R Bourgogne) etdans une moindre mesure, au travers du numéro indigo « Illettrisme InfoService ». Le Centre ressources est également à l’initiative <strong>de</strong> la créationd’un espace collaboratif réservé aux plateformes <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.Le C2R organise <strong>de</strong>s réunions <strong>de</strong> travail, lieux d’échanges et <strong>de</strong> ren<strong>contre</strong>.Tous les trois mois, un « comité technique » réunit les plateformes <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme dans une volonté <strong>de</strong> capitalisation et <strong>de</strong> mutualisation <strong>de</strong>spratiques. Deux fois par an, le « comité <strong>de</strong> pilotage » réunit les prési<strong>de</strong>ntset directeurs <strong>de</strong>s structures qui gèrent les plateformes pour définir <strong>de</strong>s axes<strong>de</strong> travail. Des conférences régionales « illettrisme » animées par le SGARsont organisées à l’issue du travail du comité <strong>de</strong> pilotage, où sont invitésles prési<strong>de</strong>nts, directeurs, coordonnateurs <strong>de</strong>s plateformes (un représentantpar département), <strong>de</strong>s représentants <strong>de</strong> l’État (DRJSCS, DIRECCTE), duConseil régional, du Conseil Économique, social et <strong>de</strong> l’environnementrégional (CESER) et le C2R Bourgogne.L’organisation <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme sur le territoire bourguignonest caractérisée par sa structuration autour <strong>de</strong> plateformes <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme, au total 14 sur le territoire (6 en Saône-et-Loire, 1 en Côte-d’Or,2 dans la Nièvre et 5 dans l’Yonne). Ces <strong>de</strong>rnières ren<strong>de</strong>nt compte <strong>de</strong> ladynamique partenariale sur une zone géographique donnée, créant <strong>de</strong>ssynergies entre les différentes actions menées. Elles assurent les actions<strong>de</strong> sensibilisation auprès <strong>de</strong>s partenaires-relais, le repérage, l’accueil,le positionnement et l’orientation. Les structures en charge <strong>de</strong>s plateformesparticipent à l’élaboration <strong>de</strong> l’offre <strong>de</strong> formation locale en apportant leurexpertise aux organismes <strong>de</strong> formation.Elles sont cofinancées à ce titre par le Conseil régional <strong>de</strong> Bourgogne.Les plateformes <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrismesur le territoire bourguignon :NQRXH2Le Planrégional<strong>de</strong> préventionet <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong>l’illettrismeC ELe Plan Régional <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme2007-2009 est le seul document stratégiqueexistant à ce jour. Il est organisé autour <strong>de</strong>saxes suivants :<strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’illettrisme• Prévenir l’illettrisme et favoriser l’accèsà l’écrit à tous les âges <strong>de</strong> la vie.• Prévention <strong>de</strong> l’illettrisme à l’écoleen cours d’apprentissage.• <strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> le décrochage à tousles niveaux.• Accompagner les populations étrangères.• Favoriser les situations <strong>de</strong> lectureà tout âge.Mieux i<strong>de</strong>ntifier les situations d’illettrisme• Mieux utiliser les résultats <strong>de</strong> la JDC.• Se saisir <strong>de</strong> toutes les occasionspermettant un repérage pertinent.• Améliorer le diagnostic, repérageet le réflexe d’orientation.Optimiser les parcours <strong>de</strong> remédiation• Améliorer le ren<strong>de</strong>ment du parcours <strong>de</strong>formation.• Renforcer le diagnostic et organiser le fluxvers les formations.• Optimiser, renforcer et étendreles organismes <strong>de</strong> formation.• Conforter et améliorer les compétences<strong>de</strong>s formateurs.Les signataires <strong>de</strong> ce plan sont l’État(Préfecture, Rectorat) et l’ANLCI.Un nouveau plan régional est en coursd’élaboration. Il a pour volonté l’ouverturedu comité <strong>de</strong> pilotage aux collectivitésterritoriales et aux associations qui œuvrentsur le territoire régional. Les orientations <strong>de</strong>ce plan peuvent être présentées comme suit :• Rendre visibles et cohérentes les actions<strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme et d’acquisition<strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base sur tout le territoirebourguignon.• Repérer les personnes en situationd’illettrisme.• Prévention <strong>de</strong> l’illettrisme et appui à laparentalité.• Favoriser l’accès aux compétences <strong>de</strong>base et à leur maîtrise par la populationactive.• Sensibiliser les conseillers Pôle Emploi àla lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.S28


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Des priorités déployéessur le territoireAgir en direction <strong>de</strong>s famillesLes « 7 es ren<strong>contre</strong>s <strong>de</strong> la ban<strong>de</strong> <strong>de</strong>ssinée <strong>de</strong> Longvic » ont porté en 2011sur le thème <strong>de</strong> la famille. Les professionnels <strong>de</strong> la prévention et <strong>de</strong> lalutte <strong>contre</strong> l’illettrisme étaient au ren<strong>de</strong>z-vous : travailleurs sociaux,Éducation nationale, médiathèques, réseau Réussite Éducative, CAF…Des thèmes comme la transmission du plaisir <strong>de</strong> lire ou le lien entreles parents en difficulté avec les savoirs <strong>de</strong> base et la réussite scolaire<strong>de</strong> leur enfant ont été débattus lors <strong>de</strong> ces ren<strong>contre</strong>s. L’expérimentation« Action Éducative Familiale » (AEF) a été présentée à cette occasion.L’ANLCI a participé à cet événement. Cette expérimentation avaitégalement été capitalisée dans le cadre du Forum Permanent <strong>de</strong>sPratiques <strong>de</strong> l’ANLCI en 2010, avec la production d’un kit du praticien« Action éducatives, culturelles, sociales à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s famillespour faciliter l’accompagnement <strong>de</strong>s enfants ».Mieux i<strong>de</strong>ntifier les situations d’illettrismeZOOMbourgogneLe Centre National <strong>de</strong> la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) assureun accompagnement <strong>de</strong>s collectivités territoriales et <strong>de</strong> leurs agents pourl’accès aux compétences clés.En prenant appui dans l’accord-cadre signé en 2010 par l’État,Pôle Emploi et l’ANLCI, les plateformes <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrismebourguignonnes sont intervenues dans 27 agences auprès <strong>de</strong>s conseillersPôle Emploi pour les ai<strong>de</strong>r à mieux appréhen<strong>de</strong>r les situations d’illettrisme.Ces réunions d’information et <strong>de</strong> sensibilisation ont porté sur la définition<strong>de</strong>s savoirs et compétences <strong>de</strong> base et leurs enjeux dans la recherched’emploi, apportant quelques techniques <strong>de</strong> repérage et <strong>de</strong>s conseilspour abor<strong>de</strong>r cette problématique. Des informations, outils et liens ontpar ailleurs été mis à disposition sur l’intranet <strong>de</strong> Pôle Emploi.Un groupe <strong>de</strong> travail a été créé en janvier 2010 sur la Commune <strong>de</strong>Talant, le groupe TAL’ ET CLES –TALANT, avec <strong>de</strong>s professionnels duCentre Communal d’Action Social (CCAS), du Centre Social <strong>de</strong> la Turbine,du Soutien Scolaire Talantais, du Secours Catholique, <strong>de</strong> l’AccueilSolidarité Familles, <strong>de</strong> la Mission Locale et <strong>de</strong> CLÉS 21. Un travail a étéréalisé pour ai<strong>de</strong>r les participants à distinguer les publics en situationd’illettrisme, <strong>de</strong>s publics relevant du Français Langue Étrangère, <strong>de</strong>s publicsanalphabètes et pour ai<strong>de</strong>r au repérage d’une situation d’illettrismeà l’oral. Un document intitulé « Quelques indices pour i<strong>de</strong>ntifierune situation d’illettrisme » a été élaboré, chaque participant étant chargé<strong>de</strong> le diffuser et le commenter dans l’organisme auquel il est rattaché.Optimiser les parcours <strong>de</strong> remédiationEn 2011, 2468 personnes ont été orientées vers le dispositifCompétences Clés <strong>de</strong> la DIRECCTE (Direction régionale <strong>de</strong>s entreprises,<strong>de</strong> la concurrence, <strong>de</strong> la consommation, du travail et <strong>de</strong> l’emploi), dont73 % sont <strong>de</strong>s femmes et environ 28 % <strong>de</strong> jeunes <strong>de</strong> moins <strong>de</strong> 26 ans.Les prescriptions ont été réalisées pour près <strong>de</strong> 70 % par Pôle Emploiet pour 23 % par les missions locales. Les organismes <strong>de</strong> formations ontégalement réalisé <strong>de</strong>s prescriptions (2,8 %). Le niveau <strong>de</strong> formation àl’entrée en formation <strong>de</strong>s apprenants est Vbis et VI pour plus <strong>de</strong> 30 %d’entre eux. Parmi les personnes orientées, 70 % ont participé à <strong>de</strong>sformations et 25,57 % ont achevé la formation, soit 631 personnes. >>>accompagnement<strong>de</strong>s collectivitésterritorialespour l’accès auxcompétencesclés <strong>de</strong>s agentsterritoriauxUne action d’accompagnement <strong>de</strong>scollectivités territoriales pour l’accès auxcompétences clés pour leurs agents endifficulté est en cours. Elle s’articule en<strong>de</strong>ux temps : la sensibilisation <strong>de</strong>sresponsables <strong>de</strong>s ressources humaines,<strong>de</strong>s directeurs <strong>de</strong> services et <strong>de</strong>s chefsd’équipe pour permettre d’i<strong>de</strong>ntifierles agents rencontrant <strong>de</strong>s difficultés avecles compétences <strong>de</strong> base d’une part,et d’autre part le positionnementet la formation <strong>de</strong>s agents qui ont acceptéun accompagnement.Cette action est réalisée par la délégationrégionale du Centre national <strong>de</strong> Formation<strong>de</strong> la Fonction Publique Territoriale, grâceau travail d’un référent illettrisme <strong>de</strong> ladélégation dans chaque département.Cette action vise à sensibiliser le plus <strong>de</strong>responsables <strong>de</strong> collectivités territorialespossibles et à positionner et offrirun accompagnement au plus grand nombrepossible d’agents.29


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresbourgogne>>> L’équipe d’animation <strong>de</strong> la plateforme <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme <strong>de</strong>Côte d’Or (CLÉS 21) accueille <strong>de</strong>puis plusieurs années les personnes ensituation d’illettrisme. Afin <strong>de</strong> mesurer les <strong>de</strong>grés <strong>de</strong> maîtrise <strong>de</strong>s savoirs<strong>de</strong> base, CLÉS 21 utilise divers positionnements : le pré-positionnement,le positionnement général « savoirs <strong>de</strong> base », le positionnement « sourdset malentendants », le positionnement « co<strong>de</strong> <strong>de</strong> la route », le positionnementen informatique, le positionnement « Entreprise », le positionnement selonle référentiel <strong>de</strong>s compétences clés en situation professionnelle édité parl’ANLCI. Chaque accueil est réalisé individuellement, le positionnementle plus adapté est choisi en fonction du projet <strong>de</strong> la personne, <strong>de</strong> sescompétences et <strong>de</strong> son prescripteur. Les capacités acquises sont misesen valeur par <strong>de</strong>grés mesurables ce qui facilite la prise <strong>de</strong> conscience dupotentiel existant ou <strong>de</strong>s capacités à acquérir. Le positionnement permetaux prescripteurs <strong>de</strong> vali<strong>de</strong>r le projet <strong>de</strong> départ, <strong>de</strong> le temporiser ou<strong>de</strong> le modifier. La personne accueillie peut tenir compte <strong>de</strong> la prescriptionproposée et entreprendre <strong>de</strong>s apprentissages ciblés par rapportà sa <strong>de</strong>man<strong>de</strong> ou à son projet.Depuis octobre 2010, la plateforme Clés 21 propose <strong>de</strong>ux ateliersaux intervenants volontaires qui souhaitent développer leurs savoirset leurs compétences afin <strong>de</strong> mieux accompagner leurs apprenants enlecture et en production d’écrits. Une dizaine <strong>de</strong> personnes se retrouventrégulièrement pour ces ateliers, où un travail <strong>de</strong> réflexion sur la pratiqueest mené. Des supports et <strong>de</strong>s séquences pédagogiques sont élaboréspar ces groupes <strong>de</strong> travail.Une action importante <strong>de</strong> sensibilisation est réalisée par les plateformesauprès <strong>de</strong>s employeurs et <strong>de</strong>s OPCA pour une meilleure prise en comptedu développement <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base <strong>de</strong>s salariés. En effet, l’ANLCIestime que les salariés représentent plus <strong>de</strong> la moitié <strong>de</strong>s personnes endifficulté face aux savoirs <strong>de</strong> base. Dans le département <strong>de</strong> l’Yonne,l’expérience d’entreprises met en évi<strong>de</strong>nce quelques indicateurspermettant d’i<strong>de</strong>ntifier <strong>de</strong>s salariés vivant <strong>de</strong>s difficultés linguistiques.L’exemple d’une entreprise <strong>de</strong> gestion et construction <strong>de</strong> logementsatteste <strong>de</strong>s impacts <strong>de</strong> cette démarche. La formation linguistique a étédécidée pour remédier à la mauvaise compréhension <strong>de</strong>s consignes <strong>de</strong>travail. La formation proposée en partenariat avec la plateforme <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme <strong>de</strong> l’Yonne (CLEF 89) a rendu plus aisée la compréhension<strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s et <strong>de</strong>s consignes <strong>de</strong> travail et a amélioré la gestion <strong>de</strong>sproduits et du matériel. Cette action a apporté à la fois une amélioration<strong>de</strong> la vie professionnelle et personnelle <strong>de</strong>s salariés concernés mais aussiun impact en termes <strong>de</strong> prévention auprès <strong>de</strong> leurs enfants.Actuellement, l’absence d’une offre <strong>de</strong> formation « compétences clés »suffisamment étoffée sur le territoire amène les structures gérantes <strong>de</strong>splateformes à développer <strong>de</strong>s formations adaptées pour répondreà <strong>de</strong>s besoins spécifiques, tels ceux <strong>de</strong>s populations rurales.4Un plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiques• Les actions <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrismes’inscrivent dans 8 <strong>de</strong>s 12 contrats urbains<strong>de</strong> cohésion sociale en Bourgogne,dans un ou plusieurs <strong>de</strong>s volets suivants :réussite éducative ; éducation et égalité <strong>de</strong>schances ; citoyenneté / insertion sociale.• Le Contrat <strong>de</strong> Plan régional <strong>de</strong> développement<strong>de</strong>s formations professionnelles 2011-2015(CPRDFP) comporte une fiche surl’« accompagnement <strong>de</strong>s sorties <strong>de</strong>s jeunessans qualification » (le Conseil régional a saisile Conseil Économique Social etEnvironnemental Régional (CESER)<strong>de</strong> cette problématique).DTYIF ZJV G30


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basebretagne3,2 millions d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2010)4,9 %<strong>de</strong> la population françaisebretagneCôtes-d’ArmorFinistèreIlle-et-VilaineMorbihan«»Fédérer et mutualiser les pratiqueset les énergies en Bretagne.ChargéE <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCISylvie TIERCIN-LE MEURDésignée à mi-temps par le Préfet <strong>de</strong> Région <strong>de</strong>puis 2010,placée auprès <strong>de</strong> la Direction régionale <strong>de</strong> la jeunesse,<strong>de</strong>s sports et <strong>de</strong> la cohésion sociale.DRJSCS4, avenue du Bois Labbé CS 94323 - 35043 RENNES Ce<strong>de</strong>xsylvie.tiercin-le-meur@drjscs.gouv.frTél. 02 90 09 13 70Populationen situation d’illettrismeKLa Bretagne est l’une <strong>de</strong>s trois régions qui affichentle plus faible taux d’illettrisme. Selon les données JDCen 2010 et en 2011, ces taux s’élèvent respectivementà 3,3 % et à 3,1 %, soit 1 138 jeunes en 2010et 1 094 en 2011.MIl n’y a pas <strong>de</strong> chiffres IVQ en Bretagne.IXHDSP31O


BretagneAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pourmieux agiren bretagneLa chargée <strong>de</strong> mission régionale ANLCIa engagé une démarche d’état <strong>de</strong>s lieux<strong>de</strong>s actions déployées en région en vue<strong>de</strong> nourrir le Plan régional en coursd’élaboration. Parallèlement, elle s’emploieà impulser <strong>de</strong> nouvelles actions surle territoire en matière <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme en réponse aux besoinsexprimés par les différents acteurs dumon<strong>de</strong> économique. Une autre missionconsiste à décliner l’accord-cadre PôleEmploi au niveau régional.En vue <strong>de</strong> faciliter la remontée d’informationvers le niveau régional, la chargée<strong>de</strong> mission est secondée par <strong>de</strong>scorrespondants départementaux placésau sein <strong>de</strong>s directions départementaleset ayant une spécialisation sur le livreet la lecture.Un centre ressources illettrisme esten cours <strong>de</strong> création dans le cadre d’unpartenariat entre la mission régionaleet le Centre Régional <strong>de</strong> DocumentationPédagogique (CRDP) <strong>de</strong> l’académie <strong>de</strong>Rennes. De plus, un blog académiqueen cours <strong>de</strong> construction aura vocationà <strong>de</strong>venir un centre <strong>de</strong> ressources sur lesproblématiques d’illettrisme pour tout acteurimpliqué dans la prévention et la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme.H2Le Plan régional <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrismeU CE SLe cadre <strong>de</strong> référence du prochain Plan est déjà posé.Il comporte 4 axes prioritaires déclinés en 9 objectifs stratégiques :• Valoriser les compétences et les mo<strong>de</strong>s d’expression autres que l’écrit :// Valoriser les connaissances et les compétences déjà acquises.// Prendre appui sur les activités culturelles, artistiques et <strong>de</strong> loisirspour développer l’apprentissage <strong>de</strong>s savoirs fondamentaux.Il s’agit <strong>de</strong> valoriser et <strong>de</strong> reconnaître les compétences <strong>de</strong>s personnesen situation d’illettrisme pour leur redonner confiance et les inciterà se former.• Développer l’accès aux savoirs <strong>de</strong> base pour les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploiet les adultes :// Accompagner les jeunes en difficulté avec les savoirs <strong>de</strong> basevers l’emploi.// Sécuriser les parcours professionnels <strong>de</strong>s adultes.// Adapter l’offre <strong>de</strong> formation aux besoins spécifiques <strong>de</strong> certains publics.• Mieux prendre en compte la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme :// Mobiliser l’ensemble <strong>de</strong>s porteurs d’action.// <strong>Lutte</strong>r <strong>contre</strong> le décrochage scolaire. Un travail particulier est menéau sein <strong>de</strong> la Direction Régionale <strong>de</strong> l’Agriculture, <strong>de</strong> l’Alimentation et<strong>de</strong>s Forêts (DRAAF) auprès <strong>de</strong>s apprentis <strong>de</strong>s CFA.• Accompagner les acteurs <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme :// Créer un Centre <strong>de</strong> ressources illettrisme.// Professionnaliser les acteurs.// Les différents partenaires s’emploient actuellement à déclinerces 9 objectifs prioritaires en objectifs opérationnels. Une autrepriorité concerne la création du centre <strong>de</strong> ressources régional.3Des priorités déployéessur le territoireValoriser les compétences et les mo<strong>de</strong>s d’expressionautres que l’écritM32NQRXEn 2004, le plan <strong>de</strong> développement <strong>de</strong> la lecture publique prévoit uneaction forte en direction <strong>de</strong>s jeunes éloignés du livre et <strong>de</strong> la lecture,intégrée au plan <strong>de</strong> lutte régional <strong>contre</strong> l’illettrisme : les ateliers d’écriture« ADOS d’MOTS », labellisés action prioritaire <strong>de</strong> l’Agenda 21 du Conseilgénéral du Finistère en 2006. Au total : 10 ateliers (soit 50 ateliersorganisés sur l’année scolaire) impliquant plus <strong>de</strong> 60 jeunes Finistériensâgés <strong>de</strong> 14 à 25 ans, pilotés par 3 écrivains professionnels se sont tenusdans les établissements partenaires.Des actions sont menées dans <strong>de</strong>s bibliothèques avec les organismes <strong>de</strong>formation locaux pour sensibiliser le grand public au livre dans le cadred’ateliers d’écriture. Ainsi, l’association Livre et Lecture en Bretagne,financée par la Direction régionale <strong>de</strong>s Affaires culturelles (DRAC) et leConseil régional, organise une journée <strong>de</strong> professionnalisation et <strong>de</strong>sensibilisation <strong>de</strong>s bibliothécaires à la problématique <strong>de</strong> l’illettrisme pourles amener à modifier la perception <strong>de</strong> leur rôle auprès d’un public largeéloigné du livre. Des actions similaires sont proposées par les ACM(accueils collectifs <strong>de</strong> mineurs).


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base« Quand les livres relient »Le projet culturel <strong>de</strong>s Champs Libres, financés par l’agglomérationrennaise, est inédit en France. Rassemblant d’importants équipementsculturels (musée <strong>de</strong> Bretagne, expositions, médiathèques…), il metà disposition du public, dont <strong>de</strong>s personnes en situation d’illettrisme,un espace consacré à l’auto-formation dans la médiathèque.Des partenariats sont déployés avec les organismes <strong>de</strong> formationet <strong>de</strong>s associations pour amener les stagiaires <strong>de</strong> la formationprofessionnelle et <strong>de</strong>s personnes <strong>de</strong> centres sociaux à recourirà ce dispositif.Enfin, dans le cadre du précé<strong>de</strong>nt forum permanent <strong>de</strong>s pratiques initiépar l’ANLCI (FPP), <strong>de</strong>s livrets ont été produits par un organisme <strong>de</strong>formation brestois dans le cadre d’un atelier d’écriture « parentsraconteurs d’histoire ». Edités et distribués dans les bibliothèques,ils constituent <strong>de</strong>s supports <strong>de</strong> production <strong>de</strong> recueils, d’histoires, <strong>de</strong>poésies, conçus et lus par <strong>de</strong>s parents dans les écoles <strong>de</strong> leurs enfants.Développer les actions <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> l’illettrismedans une logique éducativeEn 2011, dans le souci <strong>de</strong> développer les actions en matière <strong>de</strong>prévention sur le territoire, la mission régionale a accompagné l’AFEV(Association <strong>de</strong> la fondation étudiante pour la ville) dans <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong>sensibilisation <strong>de</strong>s parents et <strong>de</strong> leurs enfants au livre et à la culture.Le Projet éducatif local (PEL) 2008-2014 <strong>de</strong> la ville <strong>de</strong> Brest pour uneéducation partagée <strong>de</strong> l’enfant et <strong>de</strong> son territoire au cœur du projetéducatif, qui fait suite au Plan <strong>de</strong> 2004-2007, traite désormaisexplicitement <strong>de</strong> la réussite scolaire et <strong>de</strong> la problématique <strong>de</strong> l’illettrisme.La chargée <strong>de</strong> mission régionale est associée au développement<strong>de</strong>s actions en matière <strong>de</strong> prévention.Chaque académie dispose d’un correspondant illettrisme et la chargée<strong>de</strong> mission régionale collabore au montage d’actions conjointesd’accompagnement et d’encadrement <strong>de</strong>s enseignants confrontésaux situations d’élèves en difficulté. Un observatoire académique <strong>de</strong>l’illettrisme se met en place avec <strong>de</strong>s outils et <strong>de</strong>s moyenspour accompagner les besoins <strong>de</strong> ces mêmes enseignants.Développer l’accès aux savoirs <strong>de</strong> base pour les jeunesLa mission générale d’insertion (MGI) repère les jeunes en situation <strong>de</strong>décrochage scolaire et leur propose un parcours <strong>de</strong> formation adaptédans le but <strong>de</strong> les réintégrer dans le système scolaire classique. En 2009,1902 jeunes étaient reçus en entretien, parmi lesquels 955 étaient inscritsdans une action. En 2011, ils étaient 1 888 dont 906 pris en chargedans un parcours.Le dispositif École <strong>de</strong> la Secon<strong>de</strong> Chance à Rennes ainsi qu’une antenneà Vitré, piloté par la DIRECCTE (Direction régionale <strong>de</strong>s entreprises, <strong>de</strong> laconcurrence, <strong>de</strong> la consommation, du travail et <strong>de</strong> l’emploi) <strong>de</strong> Bretagne,la DRJSCS (Direction régionale <strong>de</strong> la Jeunesse, <strong>de</strong>s Sports et <strong>de</strong> laCohésion Sociale) et le Conseil régional, ciblent <strong>de</strong>s jeunes en très gran<strong>de</strong>difficulté, la situation d’illettrisme étant un <strong>de</strong>s critères <strong>de</strong> ciblage. 150parcours <strong>de</strong> formation sont financés pour <strong>de</strong>s jeunes en gran<strong>de</strong> difficultéd’insertion.• Développer l’accès aux savoirs <strong>de</strong> base pour les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploiDepuis 2010, l’État et le Conseil régional portent conjointement le dispositif« Compétences-clés ». Déployé sur la quasi-totalité <strong>de</strong>s pays <strong>de</strong> la région,ce dispositif est ouvert aux <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi, stagiaires <strong>de</strong> laformation professionnelle relevant <strong>de</strong>s dispositifs pré-qualifiants etqualifiants financés par la Région et aux salariés en structure d’insertionpar l’activité économique - SIAE - et/ou en contrat aidé, sous certainesconditions. >>>ZOOMle projetéducatiflocal OuestBrest (ville et agglomération), la Direction<strong>de</strong> l’Éducation <strong>Nationale</strong>, la Caissed’allocations familiales du Finistère,le Conseil général du Finistère,les associations du territoire, les centressociaux, les équipements <strong>de</strong> quartier, laLigue <strong>de</strong> l’enseignement… sont partenairesdu Projet Éducatif Local <strong>de</strong> Brest.Le Projet Éducatif Local est un cadrepermettant aux acteurs intervenant dansle domaine <strong>de</strong> l’éducation d’exercer leursmissions et responsabilités <strong>de</strong> manièreconjointe et complémentaire. Ce projets’articule autour <strong>de</strong> 6 gran<strong>de</strong>s orientations :• Favoriser l’accès <strong>de</strong> tous au sport,à la culture, aux savoirs.• Développer l’apprentissage du vivreensemble et <strong>de</strong> la responsabilité.• Permettre à chaque enfant <strong>de</strong> construireson parcours éducatif jusqu’à la jeunesse.• Poursuivre les dynamiques éducativescollectives au niveau <strong>de</strong>s quartiers.• Promouvoir l’innovation en éducationpour s’adapter aux besoins <strong>de</strong>s enfantset <strong>de</strong>s jeunes.• Porter une attention particulièreaux publics fragilisés.Le PEL s’adresse aux enfants, aux jeuneset à leurs familles. Ses objectifs sont <strong>de</strong>mieux articuler les projets d’école,d’établissements et d’associations <strong>de</strong> loisirsavec les projets <strong>de</strong> quartier ; <strong>de</strong> qualifier lesadultes et les professionnels référents surles spécificités <strong>de</strong> l’enfance ; d’encouragerles parents et les professionnels à échangersur les mo<strong>de</strong>s éducatifs ; <strong>de</strong> reconnaîtrela réalité d’une expertise très diversifiée(parents / professionnels/institutions/associations) ; <strong>de</strong> renforcer l’actionéducative sur les quartiers prioritaires ; <strong>de</strong>proposer <strong>de</strong>s formes d’accompagnementsindividualisés <strong>de</strong>s parcours éducatifs,<strong>de</strong> favoriser l’implication et la reconnaissance<strong>de</strong>s parents comme acteurs principaux<strong>de</strong> l’éducation…Bretagne33


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresBretagne>>> En 2011, 8 150 apprenants ont été orientés vers la formation.Les apprenants avec un niveau <strong>de</strong> formation V sont les plus représentés,suivis <strong>de</strong>s niveaux IV et enfin du niveau VI prioritaire. 4 939 apprenantssont entrés effectivement en formation au cours <strong>de</strong> la pério<strong>de</strong> et 3052apprenants ont achevé la formation sans abandonner au cours <strong>de</strong> lapério<strong>de</strong>, Pôle Emploi étant le principal prescripteur, suivies <strong>de</strong>s missionslocales ou PAIO et <strong>de</strong> CAP Emploi. La durée <strong>de</strong> formation est enmoyenne comprise entre 2 et 5 mois. Le montant <strong>de</strong>s marchés notifiésen 2010 (mai 2010/mai 2011) est <strong>de</strong> 1 882 397 euros.Le GREF (GIP Relation Emploi Formation) met en place une action <strong>de</strong>sensibilisation, <strong>de</strong> formation à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s prescripteurs, notamment<strong>de</strong>s conseillers <strong>de</strong>s missions locales pour accompagner la prise enconsidération <strong>de</strong>s jeunes et adultes <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi et mieuxles orienter vers le dispositif compétences clés.Développer l’accès aux savoirs <strong>de</strong> base pour les salariésÀ côté du dispositif Compétences clés <strong>de</strong>stiné aux salariés, <strong>de</strong>s actionsfavorisant l’acquisition <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base par les salariés sont mises enplace par les OPCA et les OPACIF <strong>de</strong>puis quelques années. Par ailleurs,dans le cadre <strong>de</strong> sa mission <strong>de</strong> financement d’actions <strong>de</strong> formationprofessionnelle concourant à la qualification et à la requalification <strong>de</strong>ssalariés et <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi, le Fonds Paritaire <strong>de</strong> Sécurisation<strong>de</strong>s Parcours Professionnels - FPSPP -, est venu conforter ces actions,via l’appel à projets national lancé en octobre 2010 visant l’acquisition,par les salariés, d’un « socle <strong>de</strong> connaissances et <strong>de</strong> compétences ».Le Plan <strong>de</strong> formation, financé par le Conseil régional et <strong>de</strong>stiné auxéquipes <strong>de</strong> formateurs <strong>de</strong> centres <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s apprentis (CFA),intègre <strong>de</strong>puis fin 2011, à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> certains CFA, un module« apprentis en gran<strong>de</strong> difficulté » qui abor<strong>de</strong> <strong>de</strong> façon explicite lesdifficultés particulières <strong>de</strong>s apprentis en situation d’illettrisme.Le Centre National <strong>de</strong> la Formation Publique Territoriale (CNFPT) propose<strong>de</strong>s formations aux formateurs en régie afin <strong>de</strong> répondre aux besoins <strong>de</strong>formation <strong>de</strong>s 14 % d’agents en situation d’illettrisme <strong>de</strong>s collectivités.Entre septembre 2011 et février 2012, les besoins <strong>de</strong> 60 agents ont étéévalués à partir du logiciel EVADO développé par l’ANLCI, une pratiquerégionale ayant fait l’objet d’une présentation lors du forum permanent <strong>de</strong>spratiques. La région a en outre élaboré une mallette d’outils (affiches,CD-Rom, gui<strong>de</strong>s, etc.) pour communiquer vers les collectivités qui arencontré un réel succès. Cette initiative a été reprise au niveau nationalpar l’ANLCI et le CNFPT. La mallette <strong>de</strong> sensibilisation à l’illettrisme a étédiffusée à plus <strong>de</strong> 5000 exemplaires aux directeurs <strong>de</strong>s ressourceshumaines et aux élus <strong>de</strong>s collectivités sur tout le territoire national.Accompagner les acteurs <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrismepar <strong>de</strong>s actions d’information et <strong>de</strong> sensibilisation auprès<strong>de</strong>s partenairesSuite à l’ouverture <strong>de</strong>s Assisses Académiques <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong>l’illettrisme en décembre 2010, 16 ren<strong>contre</strong>s <strong>de</strong> travail ont ensuiteété organisées dans chacun <strong>de</strong>s bassins d’animation <strong>de</strong> la politiqueéducative (BAPE) pour mieux i<strong>de</strong>ntifier le phénomène <strong>de</strong> l’illettrismeen région Bretagne, rappeler les dispositifs <strong>de</strong> prévention existants,mobiliser les partenaires comme le Centre Régional <strong>de</strong> DocumentationPédagogique, ou bien encore <strong>de</strong> faire connaître aux cadres et auxprofesseurs les ressources disponibles. Ce travail a notamment permisd’impulser l’observatoire <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme en cours<strong>de</strong> création auquel tout acteur <strong>de</strong> la prévention et <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme pourra contribuer.Le tournage d’un film en Bretagne, financé par la Direction Régionale <strong>de</strong>la Jeunesse, <strong>de</strong>s Sports et <strong>de</strong> la Cohésion Sociale (DRJSCS), permettrad’abor<strong>de</strong>r <strong>de</strong> façon objective la question <strong>de</strong> l’illettrisme en valorisantdifférentes expériences <strong>de</strong> terrain et en soulignantles difficultés et besoins encore non couverts.L’outil a vocation à être largement utilisé parles différents acteurs institutionnels et associatifs,élus <strong>de</strong>s collectivités et partenaires sociaux, dansla perspective d’ouvrir les débats, les échanges,l’ai<strong>de</strong> à la réflexion et à la prise <strong>de</strong> décision.Professionnaliser les acteursdu mon<strong>de</strong> économiqueet <strong>de</strong>s collectivitésEn application <strong>de</strong> l’accord-cadre signé entrePôle Emploi et l’ANLCI, entre 1800 et 2000conseillers formation <strong>de</strong> Pôle Emploi sur les 41sites régionaux seront sensibilisés. Depuis 2010,la chargée <strong>de</strong> mission régionale est intervenueauprès <strong>de</strong> 500 conseillers sur une trentaine <strong>de</strong>site à partir du support <strong>de</strong> formation ANLCIadapté aux spécificités régionales.En déclinaison <strong>de</strong> l’accord-cadre national signéentre l’ANLCI et certains OPCA, la chargée<strong>de</strong> mission régionale intervient auprès<strong>de</strong>s conseillers formation <strong>de</strong>s OPCA.Des élus <strong>de</strong>s comités d’entreprise ont étésensibilisés à la problématique <strong>de</strong> l’illettrismeen entreprise au travers du réseau CEZAMdu Morbihan et avec l’appui <strong>de</strong> la chargée <strong>de</strong>mission régionale. À cette fin, le référentiel <strong>de</strong>scompétences clés développé par l’ANLCI pourles OPCA a constitué une grille <strong>de</strong> lecture pertinente.Enfin, une campagne <strong>de</strong> sensibilisation auprès<strong>de</strong>s cadres <strong>de</strong>s collectivités a été menée parle CNFPT.4Une démarchearticulée avec<strong>de</strong>s documentsstratégiques• Le Grand Projet 7 « favoriser l’égal accèsau marché du travail en valorisant lescompétences <strong>de</strong>s jeunes et <strong>de</strong>s femmeset en anticipant les mutations économiques »du Contrat <strong>de</strong> projet Etat-Région (CPER)2007-2013 <strong>de</strong> Bretagne s’établit en cohérenceavec la démarche <strong>de</strong> renforcement <strong>de</strong>scompétences, notamment en direction<strong>de</strong>s jeunes.• La démarche est liée au Contrat <strong>de</strong> planrégional <strong>de</strong> développement <strong>de</strong>s formations(CPRDF) 2011-2015 qui vise explicitement à« conforter une offre <strong>de</strong> formation territorialisée,pour tous Y les publics, en matière <strong>de</strong> savoirs<strong>de</strong> base et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme »,ciblant le dispositif Compétences clés.• Le Contrat d’Objectifs et <strong>de</strong> Moyens (COM)relatif au développement <strong>de</strong> la validation <strong>de</strong>sacquis <strong>de</strong> l’expérience (VAE) entre l’État et laRégion Bretagne cible les publics en difficultéd’insertion, dont <strong>de</strong>s personnes en situationd’illettrisme (axe 1 et 2-b).F ZDT IV GJ34


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basecentrecentre2,5 millions d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2011)3,9 %<strong>de</strong> la population françaiseCherEure-et-LoirIndreIndre-et-LoireLoir-et-CherLoiret« »Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme.Chargé <strong>de</strong> missionrégional <strong>de</strong> l’ANLCIJean-Christophe RALEMADésigné à temps plein par le Préfet <strong>de</strong> région <strong>de</strong>puis 2003,placé au GIP ALFA CENTRE.GIP Alfa Centre10, rue Saint-Étienne - 45000 ORLÉANSjc.ralema@alfacentre.orgTél. 02 38 77 83 39Centres <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeCRIA 41 (Loir et Cher) - www.cria41.com - Tél. 02 54 43 40 84CRIA 36/ ADPEP 36 (Indre) - Tél. 09 61 60 48 00SCRIPT-CAFOC (Loiret) - Tél. 02 38 83 48 40CRIA 45 (Loiret) - Tél. 02 38 63 77 22CRIA 28 (Eure et Loir) - www.cria28.comTél. 02 37 36 06 19AFFIC/CRIA 37 (Indre et Loire) - Tél. 02 47 47 12 87CRIA 18/ADPEP (Cher) - Tél. 02 48 27 52 05Populationen situation d’illettrismeSelon une estimation réalisée à partir <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong>l’enquête nationale INSEE/IVQ <strong>de</strong> 2004-2005 :• 99 900 personnes sont potentiellement en situationd’illettrisme.• 8 % <strong>de</strong>s salariés sont en situation d’illettrisme.• 26 % <strong>de</strong>s bénéficiaires du RMI sont en situationd’illettrisme.En 2009, 6 % <strong>de</strong>s 2591 jeunes suivis par les missionslocales ne maîtrisaient pas les compétences <strong>de</strong> base,parmi lesquels 56 % sont <strong>de</strong>s hommes.En 2011, 4,6 % <strong>de</strong>s jeunes sont repérés lors<strong>de</strong>s Journées Défense Citoyenneté (JDC),soit 1243 jeunes.IXHDS35KMPO


CentreMAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pourmieux agir enrégion centreLa mission illettrisme est hébergée au seindu Lieu Ressources Illettrisme (LRI) du GIPALFA CENTRE <strong>de</strong>puis août 2002.Le GIP ALFA CENTRE assure la gestionadministrative <strong>de</strong> la mission régionale.Le chargé <strong>de</strong> mission régional <strong>de</strong> l’ANLCIa un positionnement particulier, assurantune triple fonction auprès du Préfet, <strong>de</strong>l’ANLCI et du GIP. Il anime et est en charge<strong>de</strong> l’élaboration du plan régional, il est lecorrespondant <strong>de</strong> l’ANLCI et anime le LieuRessource du GIP. Il assure un appui auxacteurs <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme etanime la stratégie régionale. Ses missions,bien que distinctes, sont complémentaires.La mission régionale se veut référente dansle domaine <strong>de</strong> la professionnalisation <strong>de</strong>sacteurs <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.Le Lieu Ressources Illettrisme du GIP ALFACENTRE assure une action <strong>de</strong>sensibilisation auprès <strong>de</strong>s administrationset entreprises, d’information du grand publicet <strong>de</strong> publics plus spécifiques. Six centresressources départementaux (CRIA) existentdans la région. Ils sont coordonnés parle GIP ALFA CENTRE. Ils proposent<strong>de</strong>s formations pour les acteurs <strong>de</strong> la lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme, notamment les bénévolesen milieu rural. Ils assurent égalementun accompagnement <strong>de</strong>s projetssur le terrain (ex. les formations dansle cadre <strong>de</strong>s AEF). Les CRIA ont également<strong>de</strong>s plateformes <strong>de</strong> positionnement,dans lesquelles ils réalisent <strong>de</strong>s bilans<strong>de</strong>s compétences clés. Leurs actions sontprincipalement à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>sprescripteurs (Conseil général, Pôle Emploi,Missions locales), les formateurset les bénévoles.La relation entre la mission régionaleet les CRIA est double. D’une part,le chargé <strong>de</strong> mission régional est chargépar la Direction Régionale <strong>de</strong>s entreprises,<strong>de</strong> la concurrence, <strong>de</strong> la consommation,du travail et <strong>de</strong> l’emploi (DIRECCTE) du suivi<strong>de</strong>s CRIA (il siège au comité <strong>de</strong> pilotage),d’autre part, la mission régionale et les CRIAtravaillent en synergie sur différentesactions, comme la mise en œuvre <strong>de</strong>sactions éducatives familiales (AEF).NQRXHL2Le Plan régional <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrismeK BU CE S• Le premier Plan 2006-2008 a permis d’associer dans un partenariatconstructif, l’ensemble <strong>de</strong>s services déconcentrés <strong>de</strong> l’État en région etle Conseil régional, mobilisant les acteurs autour d’actions partenarialesoriginales et cofinancées.• Le second Plan 2011-2013, se veut vecteur <strong>de</strong> coordination et <strong>de</strong>démultiplication <strong>de</strong>s efforts <strong>de</strong> chacun autour d’actions menées encomplémentarité et en partenariat, notamment autour <strong>de</strong>s ActionsÉducatives Familiales (AEF). Ce plan opère un recentrage <strong>de</strong>s objectifs,mobilisant une diversité <strong>de</strong> partenaires autour <strong>de</strong>s actions.Des nouveaux partenaires ont été associés à ce plan, notammentles Conseils généraux et les OPCA. Ce plan établit 4 gran<strong>de</strong>s priorités :// Prévenir l’illettrisme.// Accompagner les jeunes et les adultes en situation d’illettrismeinscrits dans les dispositifs d’insertion sociale et professionnelle.// Améliorer l’offre <strong>de</strong> formation.// Former <strong>de</strong>s salariés en situation d’illettrisme.• Un objectif transversal : Sensibilisation <strong>de</strong>s acteurs et co-constructiond’outils <strong>de</strong> communication avec les acteurs <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme(formateurs et prescripteurs) pour répondre <strong>de</strong> manière adéquate à <strong>de</strong>ssituations spécifiques.Il existe un comité <strong>de</strong> pilotage régional et un comité technique chargé dusuivi <strong>de</strong>s actions du plan et il est prévu que soient réunies <strong>de</strong>s instances<strong>de</strong> pilotage départementales. Ces <strong>de</strong>rnières seront en général composées<strong>de</strong>s services départementaux <strong>de</strong> l’État, <strong>de</strong>s Conseils généraux, <strong>de</strong>sreprésentants locaux du Conseil régional et auront pour mission <strong>de</strong>coordonner les interventions <strong>de</strong>s services <strong>de</strong> l’État et <strong>de</strong> ses partenaireset <strong>de</strong> veiller à la mobilisation <strong>de</strong>s moyens nécessaires à la mise en œuvre<strong>de</strong>s programmes d’actions dans le cadre du plan régional.Les signataires du plan : État (Préfecture, Rectorat), Conseil régional,Conseils généraux, Uniformation, OPCALIA, CONSTRUCTYS, AGEFOSPME Centre, CNFPT.3Des priorités déployéessur le territoireLes priorités définies dans le plan régional <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme sont <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux types : celles menées en partenariatdans le cadre du plan régional et celles initiées par les autoritéspubliques dans le cadre <strong>de</strong> leur politique.Axe 1 : Prévenir l’illettrismeLes actions éducatives familiales sont au centre du volet prévention.Elles sont copilotées par la Direction régionale <strong>de</strong> la jeunesse, <strong>de</strong>s sportset <strong>de</strong> la cohésion sociale (DRJSCS) et le Rectorat, en partenariat avec laDirection Départementale <strong>de</strong> la Cohésion Sociale et <strong>de</strong> la Protection <strong>de</strong>sPopulations (DDCSPP), les inspections académiques et les équipes <strong>de</strong>réussite éducative. Ces actions sont également appuyées par les CRIAet Villes au carré. Le Rectorat <strong>de</strong> l’académie d’Orléans-Tours a inscritles actions éducatives familiales dans son projet académique.36


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> baseCinq actions éducatives familiales ont été capitalisées dans le cadredu Forum Permanent <strong>de</strong>s Pratiques <strong>de</strong> l’ANLCI en 2010 et valoriséesdans un kit du praticien intitulé « Mise en œuvre <strong>de</strong>s pratiques culturelles<strong>de</strong>stinées notamment aux familles <strong>de</strong>s gens du voyage dans le cadre<strong>de</strong>s programmes familiaux ». Ce travail a été réalisé en partenariat avecl’Éducation nationale et a permis <strong>de</strong> développer une méthodologie <strong>de</strong>mobilisation et <strong>de</strong> professionnalisation <strong>de</strong>s acteurs sur le territoire.Le Rectorat, en partenariat avec la Direction Régionale <strong>de</strong> l’Alimentation,<strong>de</strong> l’Agriculture et <strong>de</strong> la Forêt (DRAAF) et le GIP ALFA CENTRE,a développé dans le cadre du plan régional, une action en faveur<strong>de</strong>s enseignants <strong>de</strong>s écoles maternelles et primaires afin <strong>de</strong> les formeret les outiller à l’i<strong>de</strong>ntification, sensibilisation et orientation <strong>de</strong>s parentsen difficulté avec l’écrit. Poursuivant ce même objectif, les associations<strong>de</strong> parents d’élèves seront également mobilisées.CentreLe Conseil régional et l’Éducation nationale, en partenariat avec la DRAAFet la DRJSCS/DDCSPP, portent une action <strong>de</strong> prise en charge <strong>de</strong>s jeunesen apprentissage et <strong>de</strong>s « jeunes décrocheurs ». Cette action a pour objetla sensibilisation, la formation et l’accompagnement <strong>de</strong>s directeurs etformateurs <strong>de</strong>s Centres <strong>de</strong> Formation d’Apprentis et du personnel <strong>de</strong>slycées professionnels ainsi que la mise en place d’actions spécifiquesdans le cadre du dispositif VISA du Conseil régional.La Direction Régionale <strong>de</strong>s Affaires Culturelles, en partenariat avecla DRAAF, la DRJSCS et le Conseil régional, pilote quant à elle lamobilisation <strong>de</strong>s dispositifs <strong>de</strong> lecture publique « Livre et Lecture ».L’accord-cadre signé au niveau national par l’ANLCI et l’Éducationnationale a permis le développement <strong>de</strong> partenariats inexistant jusque-là,permettant la formation <strong>de</strong> formateurs <strong>de</strong> SEGPA ou la sensibilisation<strong>de</strong>s enseignants. C’est aussi grâce à cet accord que le chargé <strong>de</strong> missionrégional a été associé à l’organisation <strong>de</strong>s Assises académiques <strong>de</strong>prévention <strong>de</strong> l’illettrisme. Cette manifestation a rassemblé 130participants, cadres <strong>de</strong> l’Éducation nationale et associations impliquéesdans la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme. L’objectif a été <strong>de</strong> mobiliserle personnel <strong>de</strong> l’Éducation nationale et d’impulser <strong>de</strong>s partenariatsentre les associations et les écoles.Axe 2 : Accompagner les jeunes et les adultesen situation d’illettrisme inscrits dans les dispositifsd’insertion sociale et professionnelleDe nombreuses actions sont menées en faveur <strong>de</strong> l’insertion <strong>de</strong>s publicsbénéficiaires <strong>de</strong>s minima sociaux et <strong>de</strong>s contrats aidés. Ces actionsfédèrent un grand nombre d’acteurs et constituent une priorité pourla région. La DRAAF et la DRJSCS ont programmé la mise en placed’une action <strong>de</strong> sensibilisation auprès du personnel <strong>de</strong>s centresd’hébergement et <strong>de</strong> réinsertion sociale (CHRS) et <strong>de</strong>s Centres <strong>de</strong>Formation Professionnelle et <strong>de</strong> Promotion Agricole (CFPPA) pour faciliterl’i<strong>de</strong>ntification <strong>de</strong>s publics en situation d’illettrisme. Une sensibilisation estégalement assurée auprès <strong>de</strong>s Conseils généraux, <strong>de</strong>s Centres Communauxd’Action Sociale (CCAS), <strong>de</strong>s collectivités locales et <strong>de</strong>s Caisses d’allocationsfamiliales (CAF) pour améliorer l’i<strong>de</strong>ntification, l’orientation etl’accompagnement <strong>de</strong>s publics en difficulté vers <strong>de</strong>s dispositifs <strong>de</strong>formation correspondant le mieux à leurs besoins et profils.ZOOMValidation<strong>de</strong>s Acquis <strong>de</strong>l’Expérience(vae) etcompétencesclésCette action vise à permettre aux personnesne maîtrisant pas ou peu les compétences<strong>de</strong> base d’accé<strong>de</strong>r à un parcours <strong>de</strong>Validation <strong>de</strong>s Acquis <strong>de</strong> l’Expérience (VAE).Les 3 objectifs sont d’i<strong>de</strong>ntifierla recevabilité <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> <strong>de</strong> VAE,d’i<strong>de</strong>ntifier les besoins <strong>de</strong> formationen compétences <strong>de</strong> base en lien avecle métier et la procédure VAE et d’i<strong>de</strong>ntifierla certification la plus pertinente en fonctiondu niveau <strong>de</strong> maîtrise <strong>de</strong>s compétences<strong>de</strong> base et <strong>de</strong> l’expérience professionnelle.Elle est mise en œuvre par un responsabledu Centre ressources illettrisme,un responsable du Point Régional Conseil(PRC) et un chargé <strong>de</strong> missionpositionnement, orientation compétences<strong>de</strong> base. 48 personnes ont bénéficié<strong>de</strong> cet accompagnement et au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> lacertification, cette démarche a un effet trèsnet sur l’appropriation <strong>de</strong>s compétencesprofessionnelles développées parces personnes, leur capacité à s’exprimeret à les ré-investir pour postuler à une offred’emploi et assurer un entretien d’embauche.Pôle Emploi, le Centre national <strong>de</strong> la fonction publique territoriale (CNFPT)et le Conseil général pilotent une action <strong>de</strong> sensibilisation et d’outillage<strong>de</strong>s professionnels <strong>de</strong> l’orientation et <strong>de</strong> l’accompagnement <strong>de</strong>s publicsen situation d’illettrisme. Dans le cadre <strong>de</strong> cette action, une journéerégionale <strong>de</strong> sensibilisation <strong>de</strong>s partenaires <strong>de</strong> la DRJSCS a été organiséeet <strong>de</strong>s référents illettrisme ont été nommés au sein <strong>de</strong>s administrations.Pôle Emploi a formé un référent au sein <strong>de</strong> chaque agence pourdévelopper <strong>de</strong>s projets <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme. >>>37


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresCentre>>> L’expérimentation d’une action pilote a été programmée dans ledépartement <strong>de</strong> l’Indre pour la formation <strong>de</strong>s salariés en contrat aidéou du secteur <strong>de</strong> l’insertion par l’activité économique (IAE). Cette actionest menée en partenariat avec les Conseils généraux, la DIRECCTE,le CNFPT et le Conseil régional.Axe 3 : Améliorer l’offre <strong>de</strong> formationD’importants efforts sont menés pour apporter <strong>de</strong> la lisibilité à l’offre<strong>de</strong> formation sur le territoire et pour améliorer sa communication.Cette démarche cherche à faciliter et à améliorer la qualité <strong>de</strong>s réponsesproposées par les prescripteurs en organisant et facilitant l’accès àl’information. Le Lieu Ressources Illettrisme répertorie l’existant en régionavec l’appui <strong>de</strong>s CRIA et réalise chaque année une cartographie <strong>de</strong>sactions menées. Des informations relatives aux actions <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme sont diffusées sur le site Étoile (www.etoile.regioncentre.fr).Une attention particulière est portée à la professionnalisation <strong>de</strong>s acteurs,à travers la formation du personnel <strong>de</strong>s organismes <strong>de</strong> formation et <strong>de</strong>sprescripteurs, et cela, en réponse aux enjeux <strong>de</strong> développement<strong>de</strong> l’offre <strong>de</strong> formation dans les territoires ruraux et en entreprise.Le développement <strong>de</strong> l’offre <strong>de</strong> formation en entreprise est fortement<strong>de</strong>mandé par les OPCA. L’offre <strong>de</strong> formation en milieu rural estdéveloppée grâce à l’action <strong>de</strong>s unités territoriales <strong>de</strong> la DIRECCTE,du Conseil régional et <strong>de</strong> certains Conseils généraux, assurantson adaptation aux spécificités <strong>de</strong>s publics.Le Lieu Ressources Illettrisme coordonne l’action <strong>de</strong>s CRIA, en charge auniveau départemental <strong>de</strong> la mise en œuvre du dispositif <strong>de</strong> sensibilisationet <strong>de</strong> formation régional financé par la DIRECCTE. Le LRI a égalementparticipé à l’organisation <strong>de</strong> la formation au repérage <strong>de</strong>s personnes ensituation d’illettrisme pour l’ensemble du personnel <strong>de</strong>s services sociauxdu Conseil général du Loiret.En 2011, la déclinaison en région <strong>de</strong> l’accord-cadre État, Pôle Emploi,ANLCI a été opérée, avec la prise en charge par les CRIA <strong>de</strong> la miseen œuvre d’actions <strong>de</strong> sensibilisation <strong>de</strong>s conseillers <strong>de</strong> Pôle Emploi.Le chargé <strong>de</strong> mission régional <strong>de</strong> l’ANLCI a coordonné l’action au niveaurégional et a également assuré le suivi <strong>de</strong>s réalisations dans les agences.532 conseillers <strong>de</strong> la région ont bénéficié <strong>de</strong> cette action.Axe 4 : Former <strong>de</strong>s salariés en situation d’illettrismeCet axe stratégique vise la sécurisation <strong>de</strong>s parcours professionnels <strong>de</strong>sactifs en situation d’illettrisme. Les actions dans ce cadre sont menéesen partenariat avec les OPCA, le CNFPT, les CRIA, le GIP ALFA CENTRE,la DIRECCTE et le Conseil régional.Une sensibilisation et une communication sont réalisées auprès <strong>de</strong>semployeurs, notamment <strong>de</strong>s PME et <strong>de</strong>s collectivités locales. Un travaild’amélioration <strong>de</strong> la qualité <strong>de</strong>s formations proposées aux entreprises estégalement engagé, notamment par la professionnalisation <strong>de</strong>s formateursen entreprises.Des partenariats sont développés au niveau régional avec le FAF TT,le FAFIH, UNIFAF, UNIFORMATION, AGEFOS PME, OPCALIA,CONSTRUCTYS et le CNFPT, pour la sensibilisation <strong>de</strong>s chefs d’entrepriseet <strong>de</strong>s DRH <strong>de</strong>s collectivités territoriales. Dans cette démarche, les CRIAsont mobilisés pour mettre en place les actions sur le terrain définiesen amont entre les entreprises et les OPCA, avec l’appui du chargé<strong>de</strong> mission régional <strong>de</strong> l’ANLCI.En 2011, 938 personnes ont été orientées versle dispositif Compétences clés <strong>de</strong> la DIRECCTE,dont 60 % sont effectivement entrées enformation. Parmi les bénéficiaires <strong>de</strong> cedispositif, 64 % avaient un niveau Vbis ou VI,37 % étaient <strong>de</strong>s jeunes <strong>de</strong> 16-24 ans.Le chargé <strong>de</strong> mission régional <strong>de</strong> l’ANLCI et lesCRIA appuient la mise en œuvre <strong>de</strong> ce dispositif.4Un plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiquesLe Contrat <strong>de</strong> Plan régional <strong>de</strong> développement<strong>de</strong>s formations professionnelles (CPRDF)2011-2014 intègre le plan régional sousla bannière « Bâtissons ensemble une régionapprenante ». Il vise l’amélioration <strong>de</strong> laformation et du niveau <strong>de</strong> qualification <strong>de</strong>la population, en assurant l’égalité d’accèsà la formation et la promotion <strong>de</strong> formationsinnovantes.• Les plans départementaux d’insertion sontdéfinis en cohérence avec le plan régional <strong>de</strong>lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme. Le CMR participe auxgroupes <strong>de</strong> travail pour l’élaboration <strong>de</strong>s plans.• La prévention et la lutte <strong>contre</strong> l’illettrismeest un <strong>de</strong>s objectifs prioritaires du Planacadémique 2011-2015. L’accent est mis surla mise en cohérence <strong>de</strong>s actions entreprisesafin <strong>de</strong> gagner en efficacité. Le suivi <strong>de</strong>l’illettrisme a été notamment intégré commeélément du tableau <strong>de</strong> bord <strong>de</strong>s écoles.• Le Plan Régional d’Intégration <strong>de</strong>s PopulationsImmigrées comporte une dimension <strong>de</strong>prévention <strong>de</strong> l’illettrisme. Une articulationest faite entre les AEF et le dispositif« Ouvrir l’école aux parents » à traversles instances <strong>de</strong> pilotage.DTYIF ZJV G38


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basechampagnear<strong>de</strong>nneAr<strong>de</strong>nnesAubeMarneHaute-Marne1,3 million d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2010)2 %<strong>de</strong> la population françaisechampagne-ar<strong>de</strong>nne«Briser les isolements pour mieuxrépondre aux problèmes <strong>de</strong> l’illettrisme.»ChargéE <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCIChristine <strong>de</strong> CHEFDEBIENDésignée à temps <strong>partie</strong>l par le Préfet <strong>de</strong> région <strong>de</strong>puis 2009,placée auprès du SGAR.Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeSite d’ARIFOR :www.arifor.frTél. 03 26 21 83 20SGAR1, cours d’Ormesson - 51036 CHALONS-EN-CHAMPAGNEchristine.<strong>de</strong>chef<strong>de</strong>bien@champagne-ar<strong>de</strong>nne.pref.gouv.frTél. 03 26 26 12 80Populationen situation d’illettrismeSelon une estimation réalisée par la DR-INSEEChampagne-Ar<strong>de</strong>nne à partir <strong>de</strong>s résultats <strong>de</strong> l’enquêtenationale IVQ <strong>de</strong> l’INSEE/ <strong>de</strong> 2004-2005 :• Plus <strong>de</strong> 100 000 personnes sont en situationd’illettrisme.• 13 % <strong>de</strong>s 18-65 ans sont en situation d’illettrisme.En 2011, 5,2 % <strong>de</strong>s jeunes ont été repérés en situationd’illettrisme, soit 859 jeunes, la moyenne nationale étant<strong>de</strong> 4,8 % (données Journées Défense Citoyenneté).IXHDS39KMP


Champagne-ar<strong>de</strong>nneAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pourmieux agiren champagnear<strong>de</strong>nneLa chargée <strong>de</strong> mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCIa pour mission d’animer le plan régionalen collaboration avec le comité restreint,avec lequel elle assure la mise en œuvre<strong>de</strong>s décisions du comité plénier. Ellecoordonne également le suivi et l’évaluationdu plan régional et contribue à la miseà jour régulière <strong>de</strong> l’état <strong>de</strong>s lieux <strong>de</strong>sacteurs et <strong>de</strong>s dispositifs sur le territoire.En outre, la chargée <strong>de</strong> mission valoriseauprès <strong>de</strong>s acteurs le kit du praticien surl’évolution professionnelle élaboré dans lecadre du Forum Permanent <strong>de</strong>s Pratiques :« Réapprentissage <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> basearticulés aux situations <strong>de</strong> travail dansle secteur privé » .Le Centre Ressources Illettrisme <strong>de</strong>Champagne-Ar<strong>de</strong>nne, créé en 2000,est accueilli par le GIP Etat-Région ARIFOR.Il anime <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> sensibilisation à laproblématique <strong>de</strong> l’illettrisme auprès <strong>de</strong>sacteurs <strong>de</strong> terrain et <strong>de</strong>s prescripteurs,crée <strong>de</strong>s supports pédagogiques pour lesformateurs et propose une offre annuelle <strong>de</strong>professionnalisation. La responsable du CRIest également en charge du montage <strong>de</strong>sappels à projets (Etat-Région et FSE).Pour garantir sa mission, le CRI a développéun annuaire répertoriant les structures enrégion menant <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme, un outil <strong>de</strong> repérage <strong>de</strong>s publicsen illettrisme, un feuillet d’informationbimestriel « l’Éventail », un site internet dédiéà la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme et a pilotél’élaboration d’une cartographie sur les lieuxd’apprentissage « savoirs linguistiques etcompétences <strong>de</strong> base » en Champagne-Ar<strong>de</strong>nne en 2011. Il dispose également dunuméro indigo « illettrisme info service »,numéro national redirigé en région.La mission régionale et le CRI travaillenten complémentarité, dans un partenariattrès étroit. Ils collaborent dans la réalisationd’actions. La mission régionale travailleaussi avec un autre centre ressources,l’association Initiales, structuredisposant d’une expérience reconnuedans le domaine. Le CRI et Initialessont membres du comité <strong>de</strong> pilotagerestreint du plan régional.HLE SU CBK2Le Plan régional <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrismeLe premier plan régional <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme2011-2013 a été élaboré dans une volonté <strong>de</strong> rendre lisibles et visibles lesactions sur le territoire, tout en impulsant et soutenant le développementd’initiatives nouvelles par la mobilisation d’un grand nombre d’acteurs.Ce plan cherche à encourager la mutualisation <strong>de</strong>s moyens dansle respect <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> chacun.Le plan est structuré autour <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux grands axes, prévention (pour lesmoins <strong>de</strong> 16 ans) et lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme (pour les plus <strong>de</strong> 16 ans) etsuit différents objectifs stratégiques selon le public visé :• Petite enfance : Contribuer à éveiller très tôt chez l’enfant le goût <strong>de</strong>la lecture, par la mobilisation <strong>de</strong>s personnels <strong>de</strong> la petite enfance.• Enfance :// Créer un environnement favorable à la découverte et au goût<strong>de</strong> la lecture dès le plus jeune âge.// Développer pour les parents d’élèves, particulièrement les mères, lapossibilité <strong>de</strong> reprendre l’apprentissage <strong>de</strong> la langue française écriteau moment où leurs enfants sont scolarisés en cycle 2.// Conforter la prise en charge <strong>de</strong>s élèves repérés en gran<strong>de</strong> difficultéd’apprentissage dans le 1 er <strong>de</strong>gré.// Améliorer l’accès aux lieux <strong>de</strong> lecture pour les élèves allophones.// Permettre aux élèves <strong>de</strong>s établissements d’enseignement agricole engrave difficulté <strong>de</strong> lecture, écriture et calcul, <strong>de</strong> combler leurs lacunesen cours <strong>de</strong> formation.• Préparation à la vie active (16-25 ans) :// Donner aux jeunes repérés en gran<strong>de</strong> difficulté <strong>de</strong> lecturel’opportunité <strong>de</strong> renouer avec les savoirs fondamentaux, notammentdans le cadre <strong>de</strong>s Journées Défense citoyenneté.// Donner la possibilité aux jeunes sortis sans solution du systèmescolaire <strong>de</strong> renouer avec les savoirs fondamentaux.// Sécuriser le parcours <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s apprentis et prévenir lesrisques <strong>de</strong> rupture du contrat d’apprentissage.// Permettre à <strong>de</strong>s jeunes détenus en établissements pénitentiaires<strong>de</strong> mieux préparer leur sortie, en participant à la Journée défensecitoyenneté.• Vie active : Prendre en compte la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme dansl’ensemble <strong>de</strong>s dispositifs <strong>de</strong> la formation professionnelle, notammentles contrats d’objectifs signés par le Conseil régional et les branchesprofessionnelles.• Personnes âgées : Donner l’opportunité à <strong>de</strong>s personnes âgées nesachant plus lire ni écrire <strong>de</strong> renouer avec la lecture, écriture et/ou <strong>de</strong>réapprendre les savoirs fondamentaux.40


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base• Tous publics :// Faire connaître l’ensemble <strong>de</strong> l’offre disponible dans la région, enmatière <strong>de</strong> réapprentissage <strong>de</strong>s savoirs fondamentaux (notammentgrâce à la cartographie <strong>de</strong>s lieux d’apprentissage en région).// Favoriser l’accès à la lecture <strong>de</strong>s publics qui en sont le plus éloignés,en particulier <strong>de</strong>s quartiers d’habitat social <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s villes.// Susciter la venue <strong>de</strong>s personnes les plus éloignées <strong>de</strong> la cultureet <strong>de</strong> la lecture et en situation d’illettrisme, dans les locaux <strong>de</strong>sbibliothèques-médiathèques.// Professionnaliser conjointement les acteurs culturels et les travailleurssociaux sur le repérage et l’orientation <strong>de</strong>s personnes en situationd’illettrisme vers un réapprentissage <strong>de</strong>s savoirs fondamentaux.Les signataires : État (Préfecture, Rectorat, Direction régionale <strong>de</strong>l’alimentation, <strong>de</strong> l’agriculture et <strong>de</strong> la forêt), <strong>Agence</strong> <strong>Nationale</strong> <strong>de</strong> <strong>Lutte</strong><strong>contre</strong> l’Illettrisme, Conseil régional, Centre national <strong>de</strong> la fonctionpublique territoriale.3Des priorités déployéessur le territoireLes objectifs stratégiques sont déclinés en 27 fiches actions sur leterritoire. L’accent a été mis dans la mobilisation d’un maximum d’acteurspour améliorer l’accès aux dispositifs <strong>de</strong> droit commun. À titre d’exemple,quelques-unes <strong>de</strong> ces actions seront présentées pour chaque axestratégique.Prévention <strong>de</strong> l’illettrismeUne <strong>de</strong>s actions principales menée en Champagne-Ar<strong>de</strong>nne porte surla formation et la sensibilisation <strong>de</strong>s personnels <strong>de</strong> la petite enfance et<strong>de</strong>s bibliothèques et médiathèques départementales à la promotion <strong>de</strong> lalecture dans les structures d’accueil <strong>de</strong>s petits enfants et leurs familles.En 2011, 4 bibliothèques-médiathèques ont mené <strong>de</strong>s actions dans cesens et <strong>de</strong>s partenariats pour l’extension <strong>de</strong> cette action ont étédéveloppés avec d’autres bibliothèques-médiathèques, mais aussi avec<strong>de</strong>s réseaux d’assistantes maternelles ou encore avec <strong>de</strong>s centres <strong>de</strong>loisirs. Ces actions rassemblent une diversité <strong>de</strong> partenaires tels queles conseils généraux, les villes et communautés d’agglomérations,les bibliothèques départementales <strong>de</strong> prêt, les associations. En 2011,l’association Initiales a organisé un colloque sur le thème « Illettrisme : le défi<strong>de</strong> la créativité », comprenant une table ron<strong>de</strong> sur les bébés lecteurs.ZOOMMobilisation<strong>de</strong>s opca dansla lutte<strong>contre</strong>l’illettrismeCette action vise à accroître la mobilisation<strong>de</strong>s OPCA dans la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme,afin qu’ils créent et utilisent leurs propresoutils <strong>de</strong> sensibilisation et <strong>de</strong> détection<strong>de</strong>s salariés illettrés <strong>de</strong> leur secteur etqu’ils puissent se former au référentiel<strong>de</strong> compétences clés en situationprofessionnelle <strong>de</strong> l’ANLCI, en partenariatavec les organismes <strong>de</strong> formations.L’objectif <strong>de</strong> cette action est égalementd’accroître le nombre <strong>de</strong> salariés entranten formation <strong>de</strong> base. Pour cela unesensibilisation <strong>de</strong>s référents compétences<strong>de</strong> base <strong>de</strong>s OPCA est conduite.Une dizaine d’OPCA se sont emparés <strong>de</strong>la question en Champagne Ar<strong>de</strong>nne et ontmené <strong>de</strong>s programmes à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>ssalariés en situation d’illettrisme.Champagne-ar<strong>de</strong>nneDes actions <strong>de</strong> prévention sont également menées auprès <strong>de</strong>s jeunesdétenus en établissements pénitentiaires pour mieux préparer leur sortieproposant une participation à <strong>de</strong>s Journées défense citoyenneté intramuros, avec la présentation <strong>de</strong> l’association « Savoirs pour réussir »,<strong>de</strong> l’EPIDE et <strong>de</strong> la mission locale. En 2011-2012, 4 maisons d’arrêtont entamé <strong>de</strong>s initiatives dans ce sens. >>>OMNQX41


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresChampagne-ar<strong>de</strong>nne>>> Des initiatives innovantes sont développées sur le territoire pourfavoriser l’accès au réapprentissage <strong>de</strong>s savoirs fondamentaux <strong>de</strong>sjeunes suivis par la Protection judiciaire <strong>de</strong> la Jeunesse (PJJ) ou sousmain <strong>de</strong> justice, dans le cadre du dispositif « Accueil-Accompagnement<strong>de</strong>s 13-18 ans ». En 2011,10 encadrants <strong>de</strong> la protection judiciaire<strong>de</strong> la jeunesse ont ainsi été sensibilisés et une formation en direction<strong>de</strong>s éducateurs <strong>de</strong>s jeunes sous main <strong>de</strong> justice (PJJ, centres éducatifsfermés…) est prévue pour 2012 afin qu’ils réapprennentdirectement les savoirs <strong>de</strong> base aux jeunes qu’ils encadrent.<strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’illettrismeUne orientation opérationnelle du plan vise spécifiquement la mobilisation<strong>de</strong>s OPCA dans la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme dont l’engagement enChampagne-Ar<strong>de</strong>nne est fort. Les OPCA mobilisés sont : AGEFOS PME,OPCALIA, FAFTT, ANFA, UNIFORMATION, UNIFAF, FAFSEA,CONSTRUCTYS, OPCA TRANSPORTS et OPCALIM. Les accords-cadresnationaux pilotés par l’ANLCI ont été un levier pour la mise en place<strong>de</strong> cette dynamique.Des formations ouvertes aux OPCA sont organisées par l’ARIFORsur l’utilisation du référentiel <strong>de</strong> compétences clés en situationprofessionnelle <strong>de</strong> l’ANLCI. Il s’agit <strong>de</strong> promouvoir le réapprentissage<strong>de</strong>s savoirs fondamentaux aux salariés en gran<strong>de</strong> difficulté,par une métho<strong>de</strong> directement articulée à leur situation <strong>de</strong> travail.En 2011, une forte sensibilisation a été réalisée par les OPCA auprès <strong>de</strong>schefs d’entreprise et du personnel encadrant <strong>de</strong>s entreprises adhérentes,ainsi que <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> réapprentissage avec l’utilisation d’outilspropres, tel que le dispositif 1001 lettres d’OPCALIA (150 bénéficiaires)ou le projet « Déclicc » <strong>de</strong> l’AGEFOS PME (130 salariés formés). Cesactions bénéficient d’un financement du Fonds paritaire <strong>de</strong> sécurisation<strong>de</strong>s parcours professionnels. Cette dynamique est renforcée par le faitque le Conseil régional a signé <strong>de</strong>s accords-cadres avec les OPCAet <strong>de</strong>s contrats d’objectifs avec les branches professionnelles danslesquels il <strong>de</strong>man<strong>de</strong> la prise en compte <strong>de</strong> cette problématique.La Direction régionale <strong>de</strong>s entreprises, <strong>de</strong> laconcurrence, <strong>de</strong> la consommation, du travail et<strong>de</strong> l’emploi finance également <strong>de</strong>s actionsd’appui à la formation <strong>de</strong> formateurs, laformation aux outils et aux ressources et lamutualisation <strong>de</strong>s ressources pédagogiquesau travers du CRI. En partenariat avec lesorganisations professionnelles, elle a égalementmis en place le dispositif « Engagements<strong>de</strong> développement <strong>de</strong> l’emploi et <strong>de</strong>scompétences » (EDEC) pour répondre auxbesoins <strong>de</strong> développement <strong>de</strong>s salariés nemaîtrisant pas les compétences <strong>de</strong> base.Une expérience innovante est conduite dans lecadre d’une coopération franco-belge (ARIFOR,DRAC et le Réseau <strong>de</strong> bibliothèques publiques <strong>de</strong>Mouscron en Belgique) pour la professionnalisation<strong>de</strong>s acteurs sur le repérage et l’orientation <strong>de</strong>spersonnes en insertion et en situation d’illettrismevers un réapprentissage <strong>de</strong>s savoirs fondamentauxet vers les lieux <strong>de</strong> pratique <strong>de</strong> la lecture.Cette professionnalisation se fait au travers d’untravail <strong>de</strong> mutualisation en trinôme (formateur,travailleur social et médiathécaire).En 2011, une action non programmée a étémenée par le CAFOC, en partenariat avec leCentre académique pour la scolarisation <strong>de</strong>sélèves nouvellement arrivés et <strong>de</strong>s enfants duvoyage (CASNAV, Rectorat) pour la formationà la remédiation illettrisme <strong>de</strong> 12 officierset sous-officiers du 61 e régiment d’artillerie<strong>de</strong> Chaumont (Haute-Marne), pour qu’ilsréapprennent les savoirs fondamentauxà <strong>de</strong>s militaires du rang, détectés en situationd’illettrisme.Les OPCA, entreprises et organismes <strong>de</strong> formation ont été égalementmobilisés pour rendre compte <strong>de</strong> 5 bonnes pratiques qu’ils avaientmenées ensemble ces <strong>de</strong>rnières années dans la région, pour réapprendreles savoirs <strong>de</strong> base aux salariés en situation d’illettrisme. Ces pratiquesont été valorisées dans le cadre du Forum permanent <strong>de</strong>s pratiques <strong>de</strong>l’ANLCI en décembre 2010 et retranscrites dans un kit du praticien intitulé« Quelles bonnes pratiques en matière <strong>de</strong> réapprentissage <strong>de</strong>s savoirs<strong>de</strong> base, articulées aux situations <strong>de</strong> travail dans le secteur privé ? ».Le Centre national <strong>de</strong> la fonction publique territoriale porte une action<strong>de</strong> réapprentissage <strong>de</strong>s savoirs fondamentaux en direction <strong>de</strong>s agents<strong>de</strong> la fonction publique territoriale. En 2011, une action <strong>de</strong> sensibilisationa été réalisée auprès <strong>de</strong> 3 collectivités locales sur le repérage etl’orientation <strong>de</strong>s agents en situation d’illettrisme, action qui a donné lieuà la mise en place <strong>de</strong> formations.Le Conseil économique, social et environnemental régional a organisé uncolloque en 2008 intitulé « La lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme : une responsabilitécollective et une nécessité en Champagne-Ar<strong>de</strong>nne », qui a donné lieu àun avis sur l’illettrisme en entreprise.Le GIP ARIFOR poursuit la sensibilisation <strong>de</strong>s conseillers <strong>de</strong> Pôle Emploi,Missions locales, PAIO et Cap emploi à la problématique <strong>de</strong> l’illettrisme,dans la cadre <strong>de</strong> la mise en œuvre du dispositif « Compétences clés »en faveur <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi et salariés en insertion. Cette actiona été confortée par l’accord-cadre national signé par le secrétaire d’Étatchargé <strong>de</strong> l’emploi, la directrice <strong>de</strong> l’ANLCI, et le directeur général<strong>de</strong> Pôle Emploi, le 4 février 2010. Le dispositif « Compétences clés »<strong>de</strong> la DIRECCTE a bénéficié en 2011 à 1223 personnes, pour la plupart<strong>de</strong>s femmes (65 %). Parmi les bénéficiaires, 43 % étaient <strong>de</strong> niveau VIet Vbis.4Un plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiquesL’État et le Conseil régional Champagne-Ar<strong>de</strong>nne se sont accordés autour d’objectifscommuns définis dans le cadre du contrat <strong>de</strong>plan régional <strong>de</strong> développement <strong>de</strong>s formationsprofessionnelles (CPRDFP) signé en 2011,à caractère prescriptif pour l’ensemble <strong>de</strong>spartenaires régionaux. Parmi les axes prioritaires<strong>de</strong> ce document, figure la formation et laqualification <strong>de</strong>s publics fragilisés, en particulierles personnes nécessitant une remise à niveaudans le Ydomaine <strong>de</strong>s savoirs fondamentaux,pour mener à bien leur projet d’insertion, <strong>de</strong>retour à l’emploi ou d’accès à la qualification.F ZDT IV GJ42


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basecorsecorse309 339 habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2010)0,47 %<strong>de</strong> la population françaiseHaute-CorseCorse-du-Sud«L’illettrisme, une problématique transversale à ancrerau sein <strong>de</strong>s politiques éducatives, sociales et <strong>de</strong> l’emploi.»ChargéE <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCICatherine MICHELIDésignée par le préfet et placée auprès du Secrétariatgénéral pour les affaires <strong>de</strong> Corse (SGAC).Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeSite du CRAII :www.craii-corse.orgTél. 04 95 10 52 25SGACPalais Lantivy - Cours Napoléon - 20188 AJACCIOcatherine.micheli@corse.gouv.pref.frTél. 04 95 11 13 17Populationen situation d’illettrismeSelon les données JDC <strong>de</strong> 2011, 3,8 % <strong>de</strong> jeunes ontété repérés en situation d’illettrisme, soit 124 jeunes.Il n’existe pas <strong>de</strong> déclinaison régionale <strong>de</strong> l’enquête IVQ.MKXIDSHP43O


COrseAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pourmieux agiren corseLa gestion administrative <strong>de</strong>s actionsen matière d’illettrisme est assurée par lamission Insertion - <strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’illettrismedu C.R.A.I.I. financé par la DIRECCTEet le FSE, en collaboration avec la chargée<strong>de</strong> mission au sein du SGAC.La chargée <strong>de</strong> mission auprès du SGACcollabore avec le Centre régional d’appuiaux acteurs <strong>de</strong> l’insertion (C.R.A.I.I) etl’ANLCI, notamment dans l’élaborationdu nouveau Plan régional. L’objectifest <strong>de</strong> promouvoir, dans une approcheterritorialisée et partenariale, avec l’appui<strong>de</strong>s outils développés par l’ANLCI,une transversalité <strong>de</strong> la problématiqueillettrisme au sein <strong>de</strong> dispositifs déjàexistants et <strong>de</strong> faire ainsi en sorte quela problématique illettrisme soitclairement i<strong>de</strong>ntifiée en région.Le GIP Corse Compétences, dans samission C.R.A.I.I. financée par la DIRECCTEet le FSE, assure une fonction <strong>de</strong> servicepublic dans le cadre <strong>de</strong> la mise en œuvre<strong>de</strong> la politique régionale <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong>les exclusions. Cette mission se déclineen <strong>de</strong>ux volets : un volet « Insertion - <strong>Lutte</strong>Contre l’Illettrisme » et un volet « Égalité <strong>de</strong>sChances - <strong>Lutte</strong> Contre les Discriminations ».L’offre <strong>de</strong> service du CRAII consiste à :• assurer un appui pédagogique ettechnique aux acteurs concernés,publics comme privés, et accompagnerl’évolution <strong>de</strong> leurs pratiquesprofessionnelles, individuellescomme collectives ;HLE SU CBK2Un Plan régional <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrismeen cours d’élaborationUn premier plan triennal <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme 2007-2009 a étéélaboré mais n’a pas bénéficié d’un suivi opérationnel. Il s’inscrivaitdans une logique <strong>de</strong> valorisation <strong>de</strong>s initiatives et d’optimisation,<strong>de</strong> mise en cohérence et en complémentarité <strong>de</strong>s ressourceset <strong>de</strong>s initiatives développées par les différents acteurs,dans leur champ <strong>de</strong> compétence propre.Un second Plan est en cours d’élaboration dont l’objectif est <strong>de</strong> répondreaux besoins i<strong>de</strong>ntifiés dans la population. L’approche adoptée estparticipative, réunissant les différents partenaires (services <strong>de</strong> l’État,rectorat, collectivités territoriales et notamment les différents services<strong>de</strong> la Collectivité territoriale <strong>de</strong> Corse, le mon<strong>de</strong> économique et la sociétécivile) autour d’un diagnostic commun et d’orientations stratégiques claires.Trois grands axes <strong>de</strong> travail ont pu être i<strong>de</strong>ntifiés :• Conforter le rôle du Centre ressources au sein du C.R.A.I.I.• Mieux observer et appréhen<strong>de</strong>r l’illettrisme en essaimantla problématique au sein <strong>de</strong>s différents dispositifs existants.• Développer <strong>de</strong>s actions territorialisées dans le cadre du futur Plan.À cette fin, différentes ren<strong>contre</strong>s ont ainsi été organisées sur le territoire(à Bastia, Ile Rousse, Ghisonaccia, Porto Vecchio, Ajaccio), mobilisantainsi près <strong>de</strong> 70 partenaires, pour permettre à l’ensemble <strong>de</strong>s acteurs<strong>de</strong> la prévention et <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme <strong>de</strong> pouvoir témoignersur les actions, les besoins et les freins à la mise en œuvre.• promouvoir une dynamique <strong>de</strong>fonctionnement en réseau, <strong>de</strong> faciliter leséchanges d’expériences et <strong>de</strong> pratiques.Ses modalités d’actions sont multiples :la mise à disposition <strong>de</strong> ressources,notamment via le centre <strong>de</strong> documentationet le site internet, la mise en place d’un planet d’actions <strong>de</strong> formation, informationet sensibilisation, l’animation <strong>de</strong> groupes<strong>de</strong> travail et <strong>de</strong> réseaux et la mobilisation<strong>de</strong> partenariats. Le C.R.A.I.I. a égalementmis en place un annuaire <strong>de</strong>s organismesen ligne afin <strong>de</strong> renforcer la dynamiqueentre acteurs.MNQRX44


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Les différents champsd’intervention en matière<strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrismeCorseS’il n’existe pas encore <strong>de</strong> cadre d’actions formalisé, il est possibled’i<strong>de</strong>ntifier différents types d’actions déployées sur le territoire corse :<strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> prévention, <strong>de</strong> professionnalisation <strong>de</strong>s acteurs, <strong>de</strong>partenariats et <strong>de</strong> mise en réseau et <strong>de</strong> formation aux savoirs <strong>de</strong> base.ZOOMDes actions <strong>de</strong> prévention <strong>de</strong> l’illettrismeDes actions sont déployées en Corse en vue <strong>de</strong> favoriser l’ouvertureculturelle par la sensibilisation au livre. Ainsi, <strong>de</strong>s accueils en bibliothèqueet médiathèque sont organisés et <strong>de</strong>s ateliers d’écriture pour un publicjeune. À titre d’exemple, <strong>de</strong>s ateliers lecture sont proposés à Bastia pour<strong>de</strong>s adultes issus <strong>de</strong> quartiers sensibles. La Falep (Fédération <strong>de</strong>sAssociations Laïques et <strong>de</strong> l’Éducation Permanente <strong>de</strong> Haute-Corse)et la médiathèque Saint-Jean mettent également en place <strong>de</strong>s atelierslecture pour jeune public, celles-ci étant assurées par <strong>de</strong>s bénévolesdans le cadre <strong>de</strong> l’opération « lire et faire lire ».Des actions <strong>de</strong> professionnalisationauprès <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> l’insertionLa mission insertion - <strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong> l’illettrisme du C.R.A.I.I. a travailléà l’élaboration d’un programme <strong>de</strong> professionnalisation auprès <strong>de</strong>sprofessionnels <strong>de</strong> la formation (Centre Hébergement & RéinsertionSociale (C.H.R.S.) Fédération <strong>de</strong>s Associations Laïques d’ÉducationPermanente (Falep) 2A, Chambre <strong>de</strong>s métiers, Association nationale pourla formation professionnelle (AFPA), la DIRECCTE, Association OPERAE,structures d’insertion par l’activité économique (SIAE)…) sur lesthématiques suivantes : améliorer la qualité <strong>de</strong> son organisation interne,interroger et enrichir sa pratique professionnelle et insérer et lutter <strong>contre</strong>l’illettrisme. En 2011, la mission a réalisé 22 journées d’actions pour46 personnes en région. Les structures bénéficiaires sont ré<strong>partie</strong>ssur 5 sites différents (Ajaccio, Bastia, Porto Vecchio, Île-Rousse, Olmeto).Des actions <strong>de</strong> partenariatset mise en réseauxDes partenariats se sont déployés en région, notamment grâceà l’expertise et aux compétences du C.R.A.I.I. pour favoriser ledéveloppement <strong>de</strong> nouvelles pratiques professionnelles à travers la miseen réseau <strong>de</strong>s acteurs. Par exemple, <strong>de</strong>s ren<strong>contre</strong>s ont eu lieu entre lamission locale <strong>de</strong> Bastia, les organismes <strong>de</strong> formation <strong>de</strong> Bastia et leC.R.A.I.I. en vue <strong>de</strong> faciliter l’insertion professionnelle <strong>de</strong> publics éloignés<strong>de</strong> l’emploi (dans un premier temps il s’agissait uniquement du public ensituation d’illettrisme). D’autres acteurs se sont réunis, tels que le Pôled’Accueil en Réseau pour l’Accès aux Droits Sociaux <strong>de</strong> Porto Vecchioou encore la collectivité territoriale <strong>de</strong> Corse. Au total, en 2011,132 personnes se sont rencontrées sur 21 jours.du tabouà l’actionLa délégation Corse du centre national <strong>de</strong> lafonction publique territoriale (CNFPT), avecl’appui du GIP Corse Compétences, danssa mission C.R.A.I.I. (Centre ressourcesillettrisme) a mis en place une formationvisant à réactualiser les compétences <strong>de</strong>base <strong>de</strong>s agents <strong>de</strong> la Communautéd’agglomération du Pays Ajaccien.La responsable <strong>de</strong> formation a cherché àimpliquer les agents et à les rendre acteurs<strong>de</strong> leurs formations. L’idée <strong>de</strong> marquer lesesprits, et <strong>de</strong> s’appuyer sur les agents ayantsuivi la formation pour inciter d’autresagents à suivre <strong>de</strong>s formations auxcompétences <strong>de</strong> base s’est concrétisée en2011 par une campagne <strong>de</strong> communication,s’appuyant sur le témoignage <strong>de</strong>s actionsvia <strong>de</strong>s affiches. Elles ont été diffusées àl’automne 2010 auprès <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>scollectivités et établissements publicsterritoriaux <strong>de</strong> Corse avec le catalogue <strong>de</strong>formation 2011.Ces affiches ont remporté une adhésionimportante auprès <strong>de</strong> professionnels <strong>de</strong> laformation, qui soutiennent ce concept etenvisagent <strong>de</strong> l’adopter dans d’autresdélégations régionales du CNFPT.45


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresCOrseDes actions <strong>de</strong> formation aux savoirs<strong>de</strong> base et mon<strong>de</strong> du travailEn Corse, le marché compétences clés, piloté par la DIRECCTE (Directionrégionale <strong>de</strong>s entreprises, <strong>de</strong> la concurrence, <strong>de</strong> la consommation, dutravail et <strong>de</strong> l’emploi) et mis en place en janvier 2010, est réparti sur sixzones d’emploi (Ajaccio, Bastia, Calvi-Île-Rousse, Corte, Ghisonaccia -Aleria et Porto-Vecchio - Sartène). Parmi les 562 apprenants entrés enformation en 2010, 80 % sont <strong>de</strong>s femmes, 63 % sont <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ursd’emploi et 13 % sont <strong>de</strong>s travailleurs handicapés.Différents organismes proposent <strong>de</strong>s formations aux compétences clés àun public large: par exemple, le GRETA 2B SIGMA formation ou encoreKyrnéa formation ciblent tant les <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi que les jeunes <strong>de</strong>16 à 25 ans sans emploi sortis du système scolaire ou les salariés eninsertion par l’activité économique (IAE), contrats aidés, etc. au traversd’un parcours <strong>de</strong> formation ou d’objectifs défini dans un contratpédagogique. D’autres organismes visent les publics en insertionprésentant <strong>de</strong>s risques <strong>de</strong> désocialisation : FALEP 2A, JSF ou encore IDformation au travers <strong>de</strong> projets d’insertion.Depuis 2006, ID Formation, agréé par le FAF Propreté intégré au sein duréseau OPCALIA, mène <strong>de</strong>s actions pour l’acquisition ou leréapprentissage <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base afin permettre aux bénéficiairesd’accé<strong>de</strong>r à une plus gran<strong>de</strong> autonomie pour la construction <strong>de</strong> leurparcours d’insertion professionnelle. Des ateliers <strong>de</strong> formation <strong>de</strong> basesont également proposés pour renforcer l’autonomie sociale dans la viequotidienne (remplir <strong>de</strong>s documents administratifs…).Enfin, dans le cadre du Forum Permanent <strong>de</strong>s Pratiques (FPP), les travauxdu groupe régional se sont concentrés sur la conception, la mise enœuvre et l’expérimentation <strong>de</strong> l’outil PRILL 06 (Pratique Régionale surl’illettrisme) auprès <strong>de</strong> 3 catégories <strong>de</strong> prescripteurs en Haute-Corse(agence locale pour l’emploi, mission locale et la maison <strong>de</strong>s servicespublics). Cet outil, <strong>de</strong>stiné aux personnels d’accueils, d’information etd’orientation <strong>de</strong> la région et <strong>de</strong>s organismes en relation avec les salariés(OPCA, syndicats, chambres consulaires, etc.) permet d’accompagner ledéveloppement <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> base <strong>de</strong>s publics en difficulté parl’ensemble <strong>de</strong>s acteurs locaux.Former les agents territoriaux aux savoirs<strong>de</strong> base dans le cadre du dispositif Compétencesclés du CNFPTPlusieurs actions ont été menées entre 2007 et 2010 en déclinaison <strong>de</strong>l’accord-cadre national signé entre l’ANLCI et le Centre national <strong>de</strong> laformation publique territoriale (CNFPT) : le processus Compétences clésCNFPT au travers <strong>de</strong> formations, <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> sensibilisation auprès<strong>de</strong>s professionnels et l’organisation d’un dispositif d’évaluation et <strong>de</strong>formation interne au CNFPT.Dans le cadre du processus Compétences clés du CNFPT, plusieursactions ont été déployées en 2007 et 2008 et maintenues en 2009.Il s’agit d’actions <strong>de</strong> formation relatives à <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> formation audéveloppement <strong>de</strong>s compétences professionnelles <strong>de</strong>stinées aux salariés<strong>de</strong> la communauté d’agglomération du Pays Ajaccien (CAPA), et d’actions<strong>de</strong> sensibilisation auprès d’agents <strong>de</strong> bibliothèques et <strong>de</strong> médiathèques.La mise en place d’un dispositif interne au CNFPT d’évaluationet <strong>de</strong> formation a donné lieu à l’évaluation du niveau <strong>de</strong> maîtrise <strong>de</strong>scompétences clés du musée Fesch et <strong>de</strong>s agents <strong>de</strong> collectivités(ATSEM, adjoint technique 1ère classe, adjoint administratif…),mais aussi à la conception d’outils d’évaluation, à <strong>de</strong>s formations auxcompétences clés pour les agents du Conseil général Corse-du-Su<strong>de</strong>t à la préparation d’examen.4Un plan àarticuler avecles documentsstratégiquesrégionauxLa démarche <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme enCorse s’inscrit en cohérence avec le Projetacadémique 2008-2012 dont l’axe 1, enparticulier, vise l’amélioration du dépistageprécoce <strong>de</strong>s difficultés pour permettre à unmaximum d’élèves d’acquérir les compétencesdu socle commun, <strong>de</strong> réduire le nombre <strong>de</strong>sorties sans qualification ainsi que l’absentéisme<strong>de</strong>s élèves.• Les orientations régionales du CNFPTen matière <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrismesont inscrites dans le projet régional<strong>de</strong> développement <strong>de</strong> février 2011 duqueldécoule un plan d’action 2011-2015 dédiéà l’illettrisme articulé autour <strong>de</strong> 4 actions :repérer les agents en situation d’illettrisme,sensibiliser les collectivités <strong>de</strong>s élus et <strong>de</strong>sagents, un accès <strong>de</strong>s agents aux préparationsaux concours et une mutualisation <strong>de</strong>séchanges et <strong>de</strong>s bonnes pratiques.• Le Contrat <strong>de</strong> Plan régional <strong>de</strong> développement<strong>de</strong>s formations professionnelles (CPRDFP)2007-2013 s’articule avec la démarched’acquisition et d’élévation <strong>de</strong>s compétencesdans la mesure où il conçoit l’apprentissagecomme un axe majeur <strong>de</strong> la réflexion.• Le futur Plan s’établira en cohérence avecle Contrat <strong>de</strong> Projet État/Région 2007-2013dans son objectif <strong>de</strong> développement <strong>de</strong>scompétences et <strong>de</strong> l’employabilité <strong>de</strong>s salariésau travers d’actions <strong>de</strong> formation (orientation1.4. « Investir dans le capital humainet favoriser la création d’emplois »).• Le Contrat d’Objectifs et <strong>de</strong> Moyens(COM) 2005-2010 était <strong>de</strong>stiné à favoriserle développement et la mo<strong>de</strong>rnisation <strong>de</strong>l’apprentissage en Corse. L’actuel COM2011-2015 s’inscrit dans cette continuité.DTYIF ZJV G46


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basefranchecomté1,17 million d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2010)1,8 %<strong>de</strong> la population françaisefranche-comtéDoubsJuraHaute-SaôneTerritoire <strong>de</strong> Belfort«Coordonner et structurer la politiquerégionale <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.»Chargée <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCIDominique ROMANDDésignée à temps <strong>partie</strong>l <strong>de</strong>puis 2010, placée auprès du SGAR(adjointe au chargé <strong>de</strong> mission Cohésion sociale-Santé-Culture).SGAR8 bis, rue Charles Nodier - 25035 BESANÇONdominique.romand@franche-comte.pref.gouv.frTél. 03 81 25 14 56Populationen situation d’illettrismeEn 2011, 3,8 % <strong>de</strong>s jeunes Francs-comtois présentslors <strong>de</strong>s Journées défense et citoyenneté (JDC)ont été détectés en situation d’illettrisme,soit 495 jeunes. C’est en Haute-Saône que leur partest la plus élevée (5,1 %) soit 131 jeunes et dans leDoubs qu’elle est la plus faible (3,4 %) soit 196 jeunes.IXHDS47KMPO


Franche-comtéAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pourmieux agiren franchecomtéLa chargée <strong>de</strong> mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCIest chargée d’animer et <strong>de</strong> coordonnerla politique régionale <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong>lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme. Ses priorités sontd’élaborer un nouveau Plan et <strong>de</strong> recréerun centre ressources illettrisme.La Franche-Comté ne dispose plus<strong>de</strong> centre ressources illettrisme. Le Centre<strong>de</strong> Ressources EFIGIP assurait par le passé<strong>de</strong>s missions ponctuelles d’information,<strong>de</strong> documentation et parfois d’animationau titre du fonctionnement d’un lieuressources illettrisme. La région étaitaussi dotée d’un Centre régional <strong>de</strong>documentation pédagogique (CRDP)rattaché au rectorat ainsi que les centresdépartementaux (CDDP) qui assuraient<strong>de</strong>s missions d’accueil, d’information,d’appui et <strong>de</strong> conseil auprès <strong>de</strong>s acteurs<strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme agissantdans et autour <strong>de</strong> l’école.HLE SU CBK2Le Plan <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong>l’illettrismeLa région Franche-Comté s’est dotée d’un premier Plan régional <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme pour la pério<strong>de</strong> 2007-2009, suivi d’un second Plan2009-2011, dont la mise en œuvre n’a pas été réellement suivie.Ce <strong>de</strong>rnier poursuivait quatre grands objectifs : coordonner et structurerla politique régionale <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme, améliorer la connaissance<strong>de</strong>s besoins et la qualité <strong>de</strong> l’offre <strong>de</strong> formation et <strong>de</strong> services, i<strong>de</strong>ntifierl’action préventive à l’école et autour <strong>de</strong> l’école et faciliter l’accès <strong>de</strong>sjeunes et <strong>de</strong>s adultes aux savoirs et compétences <strong>de</strong> base. La chargée<strong>de</strong> mission régionale a pour mission d’élaborer un troisième Plan enmobilisant les partenaires concernés et d’améliorer son suivi opérationnel.3Des priorités déployéessur le territoireIl est toutefois possible d’i<strong>de</strong>ntifier <strong>de</strong> nombreuses actions visantà faciliter l’accès <strong>de</strong>s adultes aux compétences <strong>de</strong> base, prévenirl’illettrisme par <strong>de</strong>s dispositifs ciblant tant les enseignants que les élèveset <strong>de</strong>s mesures <strong>de</strong> soutien au secteur associatif et par <strong>de</strong>s actions<strong>de</strong> sensibilisation au livre et à la lecture.MNQRXFaciliter l’accès <strong>de</strong>s adultes aux savoirs <strong>de</strong> baseLe dispositif Compétences Clés, piloté par la DIRECCTE (Directionrégionale <strong>de</strong>s entreprises, <strong>de</strong> la concurrence, <strong>de</strong> la consommation,du travail et <strong>de</strong> l’emploi), a été mis en place en 2010 dans le cadred’un marché régional pluriannuel pour la pério<strong>de</strong> 2010-2012. Au total,ce sont 22 organismes <strong>de</strong> formation qui proposent <strong>de</strong>s formationsaux compétences clés en Franche-Comté. En 2010-2011, le dispositifa bénéficié à 3 548 stagiaires pour 36 655 heures <strong>de</strong> formation achetéescouvrant ainsi l’ensemble <strong>de</strong>s besoins <strong>de</strong>s 3 bassins d’emploi,tant en zones urbaines que rurales grâce à un partenariat efficaceentre les différents prescripteurs (Pôle Emploi, les Missions localeset Cap Emploi, les organismes <strong>de</strong> formation et la DIRECCTE).L’objectif en 2012 est <strong>de</strong> toucher 1 894 stagiaires pour 22 693 heures<strong>de</strong> formation.Les détenus bénéficient également du dispositif Compétences Clés pilotépar la DIRECCTE Franche-Comté. En 2010-2011, 272 stagiaires ontbénéficié <strong>de</strong> 5 067 heures <strong>de</strong> formation. L’objectif pour 2012 est<strong>de</strong> former 136 stagiaires pour un volume <strong>de</strong> 2 167 heures.48


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> baseDeux autres dispositifs, financés par le Conseil régional, concernentles personnes avec un bas niveau <strong>de</strong> qualification : le programme<strong>de</strong> pré-qualification pour les jeunes et les adultes en difficultéet les stages d’insertion et <strong>de</strong> formation en alternance (SIFA)pour les primo <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi jeunes <strong>de</strong> niveau VIjusqu’au niveau IV sans qualification professionnelle).Enfin, pour la phase 3 du Forum Permanent <strong>de</strong>s Pratiques (FPP),la mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCI s’est engagée sur la thématique <strong>de</strong>l’évolution professionnelle avec la pratique suivante: « Mise en situationprofessionnelle pour faciliter la maîtrise <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> base <strong>de</strong>ssalariés et <strong>de</strong>s apprentis ». Quatre actions, portées par cinq organismes,ont été menées auprès <strong>de</strong> salariés d’entreprises du secteur marchand,d’entreprise d’insertion, d’agents d’une collectivité locale et d’apprentisen difficulté avec les compétences <strong>de</strong> base et ont conduit à l’élaborationd’un kit du praticien.Prévenir l’illettrisme par <strong>de</strong>s actions ciblantles enseignants et les jeunesFranche-comtéL’une <strong>de</strong>s gran<strong>de</strong>s priorités pour l’année 2011-2012 du projet 2011-2014<strong>de</strong> l’académie <strong>de</strong> Besançon est la maîtrise du socle commun <strong>de</strong>connaissances et <strong>de</strong> compétences. Un <strong>de</strong>s objectifs clairement affichésest la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme qui « commence dès la maternelle »et nécessite une ai<strong>de</strong> personnalisée à l’élève repéré en difficulté.Pour ce faire, <strong>de</strong>s programmes personnalisés <strong>de</strong> réussite éducative(PPRE), impliquant l’élève et associant la famille, sont élaborés en amontafin <strong>de</strong> prendre en charge la difficulté scolaire dès le début <strong>de</strong> la 6 e .Plusieurs acteurs partenaires concourent à son succès : l’instituteur,le directeur <strong>de</strong> l’établissement, les enseignants spécialisés <strong>de</strong>s Réseauxd’Ai<strong>de</strong>s spécialisées (RASED) <strong>de</strong> la circonscription, les instituteurs <strong>de</strong>sclasses d’initiation (CLIN), les assistants d’éducation et <strong>de</strong>s emplois viescolaire. L’accompagnement éducatif après les cours est égalementmobilisé pour la réussite scolaire. Il peut s’intégrer aux actions d’un PPREet compléter l’ai<strong>de</strong> individualisée.Diverses actions concernent les enseignants <strong>de</strong>s classes élémentaireset <strong>de</strong> collèges dans une logique d’individualisation <strong>de</strong> la prise en charge<strong>de</strong>s élèves en difficulté. Par exemple, un document départemental« programme personnalisé <strong>de</strong> réussite éducative » et d’accompagnement<strong>de</strong>s équipes dans sa mise en œuvre a été conçu comme support.De plus, en phase avec le Plan académique national et afin <strong>de</strong> faireévoluer les métho<strong>de</strong>s <strong>de</strong> lecture et <strong>de</strong> prévenir les difficultésd’apprentissage, le Plan académique <strong>de</strong> formation (PAF) <strong>de</strong> Besançon<strong>de</strong>s personnels enseignants, d’éducation et d’orientation 2010-2011intègre un volet prévention <strong>de</strong> l’illettrisme : formations <strong>de</strong>s formateurssur la problématique et la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme, remédiationà l’illettrisme numérique, ai<strong>de</strong>r les élèves en difficulté <strong>de</strong> lecture,évaluer les compétences en maîtrise <strong>de</strong> la langue, etc, l’objectif étant <strong>de</strong>sensibiliser les enseignants à la prise en charge <strong>de</strong>s élèves en difficulté.Dans le cadre <strong>de</strong> son programme « Prévenir l’illettrisme », la FondationSNCF soutient <strong>de</strong>ux structures en Franche-Comté : la Confédérationsyndicale <strong>de</strong>s Familles pour le projet d’animation « Jeux et lectureà l’ombre » autour <strong>de</strong>s mots pour les enfants et leurs parents,et l’Association pour le développement <strong>de</strong> l’expression culturelleradiophonique (A<strong>de</strong>xpra) pour le projet « La radio à l’école » qui,grâce au studio « Radio Dijon campus », permet à <strong>de</strong>s élèvesdu collège <strong>de</strong> participer à la conception d’émissions radiophoniques.Plusieurs dispositifs ciblent le public <strong>de</strong>s enfants du voyage, et pluslargement <strong>de</strong>s jeunes et adultes défavorisés. Le Centre Académiquepour la Scolarisation <strong>de</strong>s Nouveaux Arrivants et <strong>de</strong>s enfants du Voyage(CASNAV) <strong>de</strong> Besançon élabore avec les différents acteurs <strong>de</strong> l’école,<strong>de</strong>s sessions <strong>de</strong> formation pour ces publics. À la rentrée 2011,la transmission <strong>de</strong>s documents <strong>de</strong> suivi inter-établissements pour >>>ZOOMAction lecturepourpersonnessous main<strong>de</strong> justiceTimothée Laine est écrivain et propose<strong>de</strong>puis plusieurs années <strong>de</strong>s ateliersd’écriture pour <strong>de</strong>s publics spécifiques.Ces ateliers se déroulent sur trois ou quatrejours consécutifs dans la maison d’arrêt.Les détenus écrivent avec <strong>de</strong>s petitescontraintes (mots choisis par exemple)le <strong>de</strong>uxième jours rédigent, le len<strong>de</strong>mainreprennent les textes et les peaufinent puisles mettent en bouche pour une restitutionfinale avec Timothée Laine qui dit <strong>de</strong> lapoésie contemporaine y compris la sienne.Dans certains ateliers les écrits <strong>de</strong>s détenusfont l’objet d’un livret.Timothée Laine intervient <strong>de</strong>puis plusieursannées à Lure. Quatre à sept détenusparticipent à l’atelier d’écriture dansla bibliothèque. Les détenus ne sont pastous familiarisés avec le livre et la lecture.Les écrits, sur le fond comme sur la forme,montrent que l’on peut surmonter <strong>de</strong>sblocages. Les détenus les plus éloignés<strong>de</strong> l’écriture ont pu exprimer une sensibilitéétonnante.Nota : en Franche-Comté il y a 5 maisonsd’arrêt <strong>de</strong> petite capacité (50 détenus) dans<strong>de</strong>s locaux <strong>de</strong> la fin du 19 e siècle etune gran<strong>de</strong> maison d’arrêt avec un quartiermineur à Besançon.49


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresFranche-comté>>> l’ensemble <strong>de</strong>s élèves ayant fréquenté une classe d’accueil permet<strong>de</strong> faciliter les diagnostics et mises en œuvre <strong>de</strong> l’accompagnementpersonnalisé en lycée ou <strong>de</strong>s PPRE en collège. Des actions sontégalement déployées par l’Association pour l’ai<strong>de</strong> à la scolarisation<strong>de</strong>s Enfants Tsiganes et Jeunes en difficulté (ASET Franche-Comté)avec la mise en place <strong>de</strong> camions-école dont la finalité est promouvoirla scolarisation <strong>de</strong>s enfants du voyage, en collaboration avec les familles,les écoles publiques et privées, par la transmission <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> basedans le cadre <strong>de</strong> la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme. Enfin, le CRIF Formation &Conseil, également soutenu par le Conseil général du Doubs, a été lauréat2010 <strong>de</strong> la Fondation SNCF pour son action <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme endirection <strong>de</strong>s gens du voyage.Sensibiliser le grand public au livre et à la lectureLa Direction régionale <strong>de</strong>s affaires culturelles (DRAC) soutient <strong>de</strong>sd’actions en direction <strong>de</strong>s publics spécifiques (personnes placéessous-main <strong>de</strong> justice, handicapés, mala<strong>de</strong>s hospitalisés dans la durée)au travers <strong>de</strong> Contrat « villes-lecture », la diffusion du livre et <strong>de</strong>s actions<strong>de</strong> promotion <strong>de</strong> la lecture, <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s professionnels, <strong>de</strong>s actionsen milieu hospitalier ainsi qu’en milieu carcéral.Plus précisément, la DRAC et l’<strong>Agence</strong> régionale <strong>de</strong> la santé (ARS)d’une part, la DRAC et la Délégation interministérielle à la sécurité privée(DISP) d’autre part, lancent chaque année <strong>de</strong>s appels à projets autour<strong>de</strong> la lecture et <strong>de</strong> l’écriture en direction <strong>de</strong>s établissements hospitalierset pénitentiaires. Ainsi, en 2011, 5 ateliers d’écriture ont été soutenus :pour le cinéma au centre hospitalier spécialisé du Jura, un atelier<strong>de</strong> lecture et d’expression théâtrale au centre <strong>de</strong> réadaptationen addictologie <strong>de</strong> Bletterans (Jura), un atelier <strong>de</strong> lecture et conteau centre hospitalier spécialisé <strong>de</strong> Saint-Rémy (Haute-Saône), un atelierd’écriture <strong>de</strong> chansons à la maison d’arrêt <strong>de</strong> Vesoul et un atelierd’écriture poétique à la maison d’arrêt <strong>de</strong> Lure.La DRAC a développé un partenariat avec Croqu’livre, centre régional<strong>de</strong> ressources sur le livre <strong>de</strong> jeunesse qui s’est donné pour objectif<strong>de</strong> lutter <strong>contre</strong> l’exclusion et l’illettrisme par <strong>de</strong>s actions qui permettentl’accès à la lecture pour tous : <strong>de</strong> la petite enfance, âge <strong>de</strong> toutesles découvertes, à l’adolescence, moment charnière <strong>de</strong> ruptures,sans oublier les professionnels. De plus, le Centre propose <strong>de</strong> courtesformations pour mieux faire connaître la création qui s’adresseaux plus jeunes dans le cadre <strong>de</strong> partenariats avec les bibliothèquesdépartementales.Il est à noter que l’agence <strong>de</strong> coopération entre bibliothèques,ACCOLAD, propose parfois aussi <strong>de</strong>s formations sur la lecture.En 2010, elle a proposé une journée sur l’illectronisme, <strong>de</strong> même qu’ellea lancé une bibliothèque solidaire avec les Restos du cœur <strong>de</strong> Besançon.Cette action a ensuite être transférée à la bibliothèque municipale.Une action du même type est en cours <strong>de</strong> montage avec la médiathèquedépartementale <strong>de</strong> la Haute-Saône et un autre partenaire<strong>de</strong> l’action caritative.Par ailleurs, d’autres structures, telles que la Maison <strong>de</strong>s Jeuneset <strong>de</strong> la Culture <strong>de</strong> Palente à Besançon, déploient <strong>de</strong>s activités sociales :<strong>de</strong>s stages d’orientation pour les jeunes, <strong>de</strong>s sessions d’alphabétisationet lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme, etc.Enfin, <strong>de</strong> multiples activités culturelles sont également promues enFranche-Comté : <strong>de</strong>s opérations <strong>de</strong> promotion <strong>de</strong> la lecture et l’écrituresur un plan pédagogique par un groupe d’animation départementaldans le Jura « maîtrise <strong>de</strong> la langue », le développement <strong>de</strong> projets avec<strong>de</strong>s associations ou <strong>de</strong>s partenaires privés (opération « Lire et faire Lire »,par exemple), ou encore le pilotage et la promotion d’actions d’incitationà la lecture et à l’écriture dans les projets éducatifs locaux (PEL).4Un cadred’actionsarticulé avec<strong>de</strong>s documentsstratégiques• Le projet 2011-2014 <strong>de</strong> l’académie <strong>de</strong>Besançon intègre un volet prévention <strong>de</strong>l’illettrisme.• L’axe 3 du Programme Opérationnel« Compétitivité Régionale et Emploi »2007-2013 cofinancé par le Fonds socialeuropéen (FSE), « Renforcer la cohésionsociale et lutter <strong>contre</strong> les discriminations »,doit favoriser le retour à l’emploi <strong>de</strong>s jeuneset <strong>de</strong>s adultes en difficulté ou défavorisés,notamment par <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme.• Le Contrat <strong>de</strong> projet Etat-Région (CPER)2007-2013 <strong>de</strong> Franche-Comté finance<strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrismedans son volet Emploi (« accompagnement <strong>de</strong>smutations économiques, socialeset démographiques »).• Il s’agit également, au travers du Contrat<strong>de</strong> Plan régional <strong>de</strong> développement<strong>de</strong>s formations professionnelles (CPRDFP)<strong>de</strong> mettre en place un socle commun<strong>de</strong> connaissances à tous les apprenantsen mettant notamment en place <strong>de</strong>s actions<strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.• Le Contrat d’Objectifs et <strong>de</strong> MoyensApprentissage (COM) 2011-2015 veut ouvrir<strong>de</strong>s formations à <strong>de</strong> nouveaux publics,notamment aux jeunes en situationd’exclusion.DTYIF ZJV G50


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basegua<strong>de</strong>loupe410 500 habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2011)0,63 %<strong>de</strong> la population françaisegua<strong>de</strong>loupe«Le partenariat : une priorité dans la préventionet la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.»Chargé <strong>de</strong> missionrégional <strong>de</strong> l’ANLCIGeorges DRUMEAUXDésigné à temps <strong>partie</strong>l par le Préfet <strong>de</strong> région<strong>de</strong>puis 2011, placé auprès du Rectorat.Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeCIBC L2i :Tél. 05 90 89 33 94RectoratBoulevard <strong>de</strong> l’Union - BP 480 - 97183 Abymesgeorges.drumeaux@ac-gua<strong>de</strong>loupe.frTél. 05 90 21 64 66Populationen situation d’illettrismeSelon les données <strong>de</strong> l’enquête Informationet Vie Quotidienne produites par l’Insee Gua<strong>de</strong>loupe,au 1 er janvier 2009 :• 25 % <strong>de</strong>s 16-65 ans sont dans une situationpréoccupante face à l’écrit : 16 % présentent <strong>de</strong>graves difficultés.• 20 % <strong>de</strong>s Gua<strong>de</strong>loupéens ayant été scolarisés enGua<strong>de</strong>loupe ou ailleurs en France sont en situationd’illettrisme et 69 % d’entre elles sont sans diplômeset 36 % sont au chômage.En 2011, selon les données Journées DéfenseCitoyenneté (JDC), 20,1 % <strong>de</strong>s jeunes Gua<strong>de</strong>loupéenssont repérés en situation d’illettrisme,soit 1 404 jeunes.IXHDS51KMPO


Gua<strong>de</strong>loupeAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pour mieux agiren gua<strong>de</strong>loupeAprès la tenue <strong>de</strong>s États Généraux <strong>de</strong> l’Outre-mer en 2009 la lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme a été énoncée comme une priorité.Face à ce défi, un chargé <strong>de</strong> mission régional <strong>de</strong> l’ANLCI a été nommé,ayant pour principale mission d’assurer la gouvernance <strong>de</strong> la Charte<strong>de</strong> partenariat et d’actions pour prévenir et lutter <strong>contre</strong> l’illettrisme.Il doit, entre autres assurer le suivi et l’évaluation <strong>de</strong>s actions inscritesdans la Charte, démultiplier les occasions et les lieux d’information surl’illettrisme, accompagner le repérage <strong>de</strong>s publics, sensibiliser les acteurssur la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme et leur apporter un appui méthodologique,et i<strong>de</strong>ntifier et mutualiser les bonnes pratiques <strong>de</strong> repérage et <strong>de</strong> priseen charge <strong>de</strong>s personnes en situation d’illettrisme.HLE SU CBKSon rôle <strong>de</strong> coordination entre partenaires aux niveaux régional,départemental et local est central. Il assure en effet, d’une part,l’animation interministérielle <strong>de</strong> l’ensemble <strong>de</strong>s services déconcentrés<strong>de</strong> l’État et <strong>de</strong>s établissements publics impliqués dans la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme : Rectorat, Direction <strong>de</strong>s entreprises, <strong>de</strong> la concurrence,<strong>de</strong> la consommation, du travail et <strong>de</strong> l’emploi (DIECCTE), Directionrégionale <strong>de</strong> la Jeunesse, <strong>de</strong>s Sports et <strong>de</strong> la Cohésion Sociale(DRJSCS), Direction régionale aux Affaires Culturelles (DRAC), Directionrégionale <strong>de</strong> l’Alimentation, <strong>de</strong> l’Agriculture et <strong>de</strong> la Forêt (DRAAF),Direction régionale <strong>de</strong>s Services Pénitentiaires (DRSP), Bureau du ServiceNational (BSN), Direction régionale <strong>de</strong> la protection judiciaire et <strong>de</strong> lajeunesse (DRPJJ), Association nationale pour la formation professionnelle<strong>de</strong>s adultes (AFPA), Pôle Emploi… D’autre part, il travaille en concertationavec le Conseil régional, les acteurs départementaux et avec l’ensemble<strong>de</strong>s relais territoriaux <strong>de</strong>s instances membres du comité consultatifnotamment ceux avec lesquels l’ANLCI a signé une convention : Caissenationale <strong>de</strong>s allocations familiales, Union <strong>Nationale</strong> <strong>de</strong>s AssociationsFamiliales (UNAF) ; Association <strong>de</strong> la Fondation Étudiante pour la Ville(AFEV) ; Ligue <strong>de</strong> l’enseignement.Enfin, le chargé <strong>de</strong> mission participe au développement <strong>de</strong>s missionset <strong>de</strong>s moyens affectés au centre <strong>de</strong> ressources hébergé par le centreinterministériel <strong>de</strong>s bilans <strong>de</strong>s compétences (CIBC). Toutefois, ce centrene dispose pas <strong>de</strong> référent pouvant faire le lien avec la mission régionale.2La Charte <strong>de</strong>partenariatet d’actionspour préveniret lutter<strong>contre</strong>l’illettrismeLa charte, signée entre la préfecture,le Conseil régional, le Département,l’Association <strong>de</strong>s Maires, le Rectorat,la Direction <strong>de</strong> l’alimentation, <strong>de</strong> l’agricultureet <strong>de</strong> la pêche et d’autres partenaires,se décline en projets annuels sur la pério<strong>de</strong>2010-2015 ciblant :• La prévention <strong>de</strong> l’illettrisme etla favorisation <strong>de</strong> l’accès à l’écrit avantla scolarisation, en cours d’enseignementet <strong>de</strong> formation (axe 1).MNQRX• Les mesures spécifiques en direction<strong>de</strong>s adultes favorisant l’acquisition <strong>de</strong>scompétences clés (axe 2).Outre les objectifs généraux, chaque projetprécise les publics prioritaires, les principauxaxes d’intervention, les moyens <strong>de</strong>spartenaires signataires, les conditions <strong>de</strong>réalisation <strong>de</strong>s actions et <strong>de</strong> leur évaluation.Les actions concernent tous les publics etdoivent favoriser la transversalité <strong>de</strong>smo<strong>de</strong>s <strong>de</strong> collaboration entre les acteurs <strong>de</strong>façon à permettre à chacun d’avoir unevision globale <strong>de</strong> l’organisation et <strong>de</strong>sproblématiques que génèrent au quotidienla prévention et la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme.Le nombre et la nature <strong>de</strong>s projets i<strong>de</strong>ntifiésà la signature <strong>de</strong> la présente charte sontsusceptibles d’évoluer pour tenir compte<strong>de</strong>s nécessités qui pourront émerger àl’épreuve <strong>de</strong> leur mise en œuvre.52


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Des priorités déployéessur le territoirePrévenir l’illettrisme et favoriser l’accèsà l’écrit avant la scolarisation, en coursd’enseignement et <strong>de</strong> formationLa Gua<strong>de</strong>loupe dispose d’un Plan académique <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme pour la pério<strong>de</strong> 2010/2015, actualisé par le chargé<strong>de</strong> mission régional en juin 2011. Piloté par un conseil académique<strong>de</strong> la prévention, il vise d’une part, les enfants <strong>de</strong>s écoles maternelles etélémentaires ainsi que les élèves <strong>de</strong>s collèges, sections d’enseignementgénéral et professionnel adapté (SEGPA), Cycle d’Insertion ProfessionnellePar Alternance (CIPPA) et <strong>de</strong>s lycées, Unité Pédagogique d’Intégration(UPI) et le dispositif MOREA (module <strong>de</strong> représentation à l’examen paralternance) , d’autre part, les élèves <strong>de</strong>s établissements faisant <strong>partie</strong>du réseau ECLAIR (Ecoles, Collèges, Lycées, Ambition, Innovation,Réussite) et enfin, les élèves en Réseau <strong>de</strong> Réussite Scolaire (RSS).Malgré certaines faiblesses, les Contrats locaux d’accompagnementà la scolarité (CLAS) qui visent prioritairement les familles <strong>de</strong> catégoriessocioculturelles défavorisées et les enfants scolarisés à l’école maternelleet au début <strong>de</strong> l’élémentaire, ont contribué à renforcer les liens sociauxet à valoriser les compétences <strong>de</strong> ces <strong>de</strong>rniers. Face à ce constat<strong>de</strong>s mesures ont été prises au titre <strong>de</strong> l’année scolaire 2009/2010 afin <strong>de</strong>renforcer l’accompagnement <strong>de</strong>s partenaires associatifs pour repositionnerle CLAS comme un outil d’ai<strong>de</strong> et d’accompagnement <strong>de</strong>s familles dansleur relation avec l’école. Les Programmes <strong>de</strong> réussite éducative (PRE)visent à proposer un soutien individualisé et personnalisé à <strong>de</strong>s enfantsqui rési<strong>de</strong>nt dans les quartiers prioritaires politique <strong>de</strong> la ville, repérésdès les premières années <strong>de</strong> l’école maternelle et ce, jusqu’à la fin<strong>de</strong> l’obligation scolaire. L’État (Acsé) y a consacré 673 240 € en 2011.Le Fonds d’expérimentation jeunesse (FEJ) a, au titre <strong>de</strong> son <strong>de</strong>uxièmeappel à projet spécifique au DOM, retenu un axe prévention et lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme. Il peut s’agir d’expérimentations ciblant directement les jeunes(la limite haute d’âge est fixée à 25 ans) ; la petite enfance dans le cadred’actions <strong>de</strong> prévention très précoces, dès l’école maternelle, voire avantla scolarisation ; d’actions innovantes développées dans le cadre scolaireet périscolaire pour faciliter la maîtrise <strong>de</strong> la langue française ;<strong>de</strong> programmes d’entraînement structurés visant la maîtrise <strong>de</strong> l’oral et <strong>de</strong>la lecture, <strong>de</strong> démarches prenant appui sur la langue maternelle <strong>de</strong>s enfantspour améliorer leur maîtrise <strong>de</strong> la langue française <strong>de</strong> scolarisation.Des actions <strong>de</strong>stinées aux enfants <strong>de</strong> maternelle en vue d’anticiperet <strong>de</strong> prévenir les situations d’illettrisme chez les enfants <strong>de</strong> moins <strong>de</strong>4 ans, d’une part, et <strong>de</strong> prévenir l’illettrisme à l’école maternelle enréseaux <strong>de</strong> réussite scolaire (RRS), d’autre part, seront menées par lerectorat. Les jeunes adultes en difficulté bénéficient du dispositif LEO(Lire, Ecrire, Orienter) dans le cadre <strong>de</strong> l’École <strong>de</strong> la secon<strong>de</strong> chanceporté par le Conseil régional. Des outils sont mis à disposition du jeunepour qu’il <strong>de</strong>vienne acteur <strong>de</strong> sa formation, se resocialise et sécuriseson projet professionnel individualisé. Début 2012, 30 stagiaires répartissur <strong>de</strong>ux sites étaient concernés.ZOOM<strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong>l’illettrismeet surditéCette action qui a débuté en décembre2011 s’adresse à <strong>de</strong>s personnes sour<strong>de</strong>sou malentendantes, reconnues travailleurshandicapés, entre 18 et 40 ans et inscritsà Pôle Emploi. Elle est portée par la MaisonDépartementale <strong>de</strong>s Personnes Handicapées,Pôle Emploi, <strong>de</strong>ux fondations, les collectivitésterritoriales et la Direction <strong>de</strong> la Jeunesse,<strong>de</strong>s Sports et <strong>de</strong> Cohésion Sociale.L’action vise à lutter <strong>contre</strong> l’exclusion<strong>de</strong>s personnes handicapées résultantd’un manque <strong>de</strong> structures adaptées à leurhandicap. Il s’agit <strong>de</strong> leur redonner le goûtet l’envie d’apprendre et <strong>de</strong> se retrouverdans un groupe avec un lien social fortdans la communauté sour<strong>de</strong>.L’objectif <strong>de</strong> cette action est <strong>de</strong> changerle regard sur la surdité et <strong>de</strong> permettreà ce groupe <strong>de</strong> sourds et <strong>de</strong> malentendants<strong>de</strong> se réinsérer progressivement dansla société avec <strong>de</strong> nouveaux objectifssociaux et professionnels et acquérir uneautonomie dans la vie quotidienne grâceà l’acquisition <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> base.Gua<strong>de</strong>loupeDans le cadre <strong>de</strong> l’expérimentation <strong>de</strong> la maîtrise <strong>de</strong>s Compétences <strong>de</strong>Base <strong>de</strong>s Apprentis (CBA), l’ANLCI a confié au Centre Académique <strong>de</strong>Formation Continue (CAFOC) <strong>de</strong> Gua<strong>de</strong>loupe l’assistance à maîtrised’ouvrage pour l’expérimentation : « Maîtrise <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> basecomme facteur <strong>de</strong> sécurisation <strong>de</strong>s parcours <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s apprentis »à laquelle ont participé trois centres <strong>de</strong> formation <strong>de</strong>s apprentis (CFA).L’expérimentation menée a pour but <strong>de</strong> proposer <strong>de</strong>s solutions concrètespour sécuriser les parcours <strong>de</strong> formation <strong>de</strong> ces apprentis en i<strong>de</strong>ntifiant<strong>de</strong>s solutions qui marchent ainsi que les clés <strong>de</strong> réussite et <strong>de</strong> transférabilité,en les analysant afin d’en proposer à terme la généralisation,tout en prenant appui sur <strong>de</strong>s pratiques et outils déjà existants.53


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresGua<strong>de</strong>loupeMesures spécifiques en direction <strong>de</strong>s adultesfavorisant l’acquisition <strong>de</strong>s compétences clésLes publics avec un bas niveau <strong>de</strong> qualification sont ciblés au traversdu dispositif Compétences Clés porté par la DIECCTE, déployé au travers<strong>de</strong> conventions passées avec différents prescripteurs (Pôle Emploi - ADI…)et mis en œuvre par 11 prestataires sur 2 ans. Ce dispositif se substitueaux dispositifs anciens Illettrisme, l’objectif étant <strong>de</strong> permettre auxbénéficiaires d’acquérir les connaissances manquantes dans le cadred’un parcours professionnel individualisé. Début 2012, la DIECCTEenregistrait 1970 prescriptions, dont 73 % <strong>de</strong> <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi,et 970 entrées en formation.S’agissant <strong>de</strong>s salariés, le dispositif « 1001 lettres », porté par OPCALIA,vise à développer les compétences <strong>de</strong> base <strong>de</strong>s salariés en situationd’illettrisme et à apporter une réponse pratique à la préoccupation <strong>de</strong>l’entreprise. Bâti autour <strong>de</strong> la situation <strong>de</strong> travail, il facilite le lien entrela formation et le vécu professionnel. En 2011-2012, 49 salariés ontbénéficié du dispositif. Le Fonds Assurance Formation Salariés ExploitationsAgricoles (FAFSEA) a également déployé <strong>de</strong>s actions en direction d’unecentaine <strong>de</strong> salariés au travers <strong>de</strong> plusieurs modules <strong>de</strong> 200 heures.Dans le cadre d’un partenariat entre l’ANLCI, AGEFOS PME et sesentreprises adhérentes, la DIECCTE et <strong>de</strong>s organismes <strong>de</strong> formation,<strong>de</strong>s actions sont menées dans 9 entreprises auprès <strong>de</strong> 65 salariés <strong>de</strong>niveau IV et infra repérés en situation d’illettrisme pour améliorer leurscompétences. Il s’agit <strong>de</strong> faciliter le repérage <strong>de</strong>s situations d’illettrisme,d’impliquer le salarié dans une formation illettrisme clairement reliéeà l’activité professionnelle pour pouvoir susciter l’envie d’y adhérer,<strong>de</strong> la suivre et <strong>de</strong> valoriser leurs compétences.Le public <strong>de</strong>s détenus est également bénéficiaire d’actions <strong>de</strong> repéragesoutenues par la DIECCTE, l’<strong>Agence</strong> départementale d’Insertion et laFédération <strong>de</strong>s Œuvres Laïques (FOLG), <strong>de</strong>s actions ciblent <strong>de</strong>s publicsfragilisés, avec un bas niveau <strong>de</strong> qualification (niveau V ou V bis) et sansaucun niveau <strong>de</strong> qualification, <strong>de</strong>s bénéficiaires du RSA, <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ursd’emploi afin <strong>de</strong> les diriger vers la formation adéquate.Former <strong>de</strong>s candidats à une démarche VAE repérés en situationd’illettrisme pour qu’ils soient capables d’analyser, puis <strong>de</strong> « mettreen mots », leur activité professionnelle, telle est l’ambition du GIP DAIFI enpartenariat avec DAVA (Centre <strong>de</strong> validation <strong>de</strong>s acquis), les OPCAet/ou entre les GRETA et OPCA.Enfin, <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> réinsertion sociale et professionnelle sont menéesen direction du public sourd ou malentendant, reconnu travailleurhandicapé par la Maison départementale <strong>de</strong>s personnes handicapées(MDPH) et inscrit au Pôle Emploi en partenariat avec le Conseil régionalet le Conseil général. L’objectif est <strong>de</strong> redonner à ce public le goût d’apprendreet d’acquérir une certaine autonomie dans leur vie quotidienne.Actions <strong>de</strong> sensibilisation auprès <strong>de</strong>s acteurs duchamp <strong>de</strong> la lutte et <strong>de</strong> la prévention<strong>de</strong> l’illettrismeOutre ces <strong>de</strong>ux axes inscrits dans la Charte régionale, et en tant quecorollaires <strong>de</strong>s actions qui les composent, <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> sensibilisationauprès <strong>de</strong>s acteurs du champ <strong>de</strong> la prévention et <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme sont menées en Gua<strong>de</strong>loupe.L’ensemble du réseau <strong>de</strong>s missions locales est formé au repérage<strong>de</strong>s situations d’illettrisme. Afin d’augmenter la capacité d’accueilet <strong>de</strong> systématiser le repérage, il s’agit pour ces <strong>de</strong>rnières <strong>de</strong> sensibiliseret professionnaliser leurs chargés d’accueil. De plus, les missionslocales s’emploient à inciter les jeunes en situation d’illettrismeà se former en évaluant leurs besoins <strong>de</strong> formation et en élaborant<strong>de</strong>s parcours <strong>de</strong> formation.En 2010, dans le cadre <strong>de</strong> la déclinaison <strong>de</strong>l’accord-cadre signé entre l’ANLCI et Pôle Emploi22 référents <strong>de</strong> Pôle Emploi ont été formés afin<strong>de</strong> démultiplier sur leur site d’origine <strong>de</strong>s actions<strong>de</strong> repérage systématique du public en situationd’illettrisme, dans le cadre d’un partenariat entrela DIECCTE et le GIP DAIFI. Au final, un réseau<strong>de</strong> correspondants sur l’ensemble <strong>de</strong> la région(11 agences) a pu être mis en place.Des élus, directions générales <strong>de</strong>s services,directions <strong>de</strong>s ressources humaines, cadresdirigeants <strong>de</strong>s collectivités territoriales,et <strong>de</strong> proximité (tous services, et autresétablissements publics) sont sensibiliséset accompagnés - à la <strong>de</strong>man<strong>de</strong> - à laproblématique <strong>de</strong> l’illettrisme par la DélégationGua<strong>de</strong>loupe du CNFPT en partenariat avecl’Association <strong>de</strong>s Maires <strong>de</strong> Gua<strong>de</strong>loupe,l’association et réseaux professionnels(DRH, DGS…) et les organismes <strong>de</strong> formationdésignés. Les objectifs à terme sont <strong>de</strong> pouvoirdésigner <strong>de</strong>s référents illettrisme dansles collectivités et les inscrire aux actions<strong>de</strong> formation d’accompagnement<strong>de</strong>s personnes en difficulté.Enfin, les opérateurs <strong>de</strong>s Contrats Urbains<strong>de</strong> Cohésion Sociale (CUCS) et le Plan régionalpour l’emploi (PRE) seront sensibilisés sur lesenjeux <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme, le repérage<strong>de</strong>s difficultés <strong>de</strong> lecture, la nécessitéd’améliorer l’information <strong>de</strong>s intervenantsainsi que leur capacité à prendre en chargece type <strong>de</strong> public.4Un plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiques• La Charte s’inscrit en cohérence avec leContrat d’Objectifs et <strong>de</strong> Moyens (COM) relatifau développement <strong>de</strong> l’apprentissage2011-2015 dans son objectif <strong>de</strong> renforcement<strong>de</strong> l’apprentissage en Gua<strong>de</strong>loupe.• Le Contrat <strong>de</strong> projet Etat-Région (CPER)2007-2013 intègre <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> formation(apprentissage <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base),d’accompagnement (repérage et orientation,soutien aux centres ressources, soutien àl’animation du réseau <strong>de</strong>s acteurs <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’Illettrisme - LCI) et d’actions <strong>de</strong> portéegénérale (colloques, outils d’information,conception d’outils pédagogiques)visant à la maîtrise <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base.• En cohérence avec la Charte, le Projet <strong>de</strong>Contrat <strong>de</strong> Plan Régional <strong>de</strong> Développement<strong>de</strong>s Formations professionnelles (CPRDF)2011-2015 prévoit une plus gran<strong>de</strong>coordination <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> chacun au seind’un comité permettant <strong>de</strong> piloter une politiquerégionale ambitieuse <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme.54


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> baseguyaneguyane236 250 habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2011)0,36 %<strong>de</strong> la population française« »Rassembler les acteurs autour d’une stratégie commune.Chargé <strong>de</strong> missionrégional <strong>de</strong> l’ANLCIRaymond HORTH, Préfecture,Avec l’appui <strong>de</strong> Florence FOURYDésigné par le Préfet <strong>de</strong> région <strong>de</strong>puis 2001, placé auprèsdu Directeur <strong>de</strong>s collectivités locales et <strong>de</strong>s affaires juridiques.Il est appuyé sur le plan opérationnel par Florence FOURY,coordinatrice du programme PREFOB et responsable du CRI.Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeSite <strong>de</strong> KALEDA :www.prefobguyane.orgTél. 05 94 31 83 6832 bis, rue Lieutenant Becker BP 29697324 CAYENNE Ce<strong>de</strong>xkaleda-florence@orange.frTél. 05 94 39 04 41Populationen situation d’illettrismeKLe Cadre commun <strong>de</strong> travail PREFOB présentele diagnostic suivant :• 30 % <strong>de</strong> la population totale est étrangèreet non francophone.• 46 % <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi sont <strong>de</strong> niveau VI.• En 2011, 28,7 % <strong>de</strong>s jeunes sont repérés en situationd’illettrisme, soit 915 jeunes, la moyenne nationaleétant <strong>de</strong> 4,8 % (données JDC).M• 70 % <strong>de</strong>s jeunes <strong>de</strong> moins <strong>de</strong> 25 ans sontsans diplôme.IXL’extension pour la Guyane <strong>de</strong> l’enquête IVQpour l’INSEE a été mise en œuvre en 2001-2012.HDSP55O


GuyaneAgir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoires1Réunir pour mieux agiren guyaneLe Centre ressources KALEDA assure la gestion administrative<strong>de</strong> la mission régionale.La mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCI et la Coordination pédagogiqueet technique du programme réalisent une action conjointe.Ensemble, ils assurent la coordination technique et pédagogique,et l’animation institutionnelle du pilotage du PREFOB.Le centre <strong>de</strong> ressources régional est l’instance d’animation techniqueet pédagogique du PREFOB Guyane auprès <strong>de</strong>s acteurs.Il met en place <strong>de</strong>s groupes <strong>de</strong> travail et organise <strong>de</strong>s journées <strong>de</strong>ren<strong>contre</strong>, accompagne et anime les différents réseaux d’acteurs etintervient en appui technique auprès <strong>de</strong>s groupes techniques <strong>de</strong> pilotage.Il organise <strong>de</strong>s formations pour les acteurs <strong>de</strong> la mise en œuvre etaccompagne la mutualisation et le partage <strong>de</strong> productions pédagogiques.Il met à disposition <strong>de</strong>s fonds documentaires appropriés et diffuse touteinformation pertinente auprès <strong>de</strong>s acteurs du programme (site internet,bulletin régional...). Il participe à la démarche d’évaluation du programmeet mène <strong>de</strong>s étu<strong>de</strong>s qui permettent d’approfondir, <strong>de</strong> formaliserou <strong>de</strong> diffuser <strong>de</strong>s axes <strong>de</strong> travail propre au PREFOB Guyane.Il anime également le réseau <strong>de</strong>s usagers (blog, groupe <strong>de</strong> travail,enquêtes sur les formations…).Ses actions ciblent les commanditaires et institutionnels, les directeurset le personnel <strong>de</strong>s organismes <strong>de</strong> formation, les intervenants bénévoleset salariés <strong>de</strong>s associations, les personnels <strong>de</strong>s services et institutionsmembres <strong>de</strong>s réseaux locaux et <strong>de</strong> manière plus large le grand public.Un comité <strong>de</strong> pilotage a été mis en place, assurant la concertationet la coordination <strong>de</strong>s partenaires institutionnels qui commanditent,financent et orientent le PREFOB, institutions signataires du programme.Cette instance a été créée dans un souci <strong>de</strong> surcroît d’efficacité duprogramme. Il assure le pilotage d’ensemble, l’évaluation et le contrôle<strong>de</strong>s trois dispositifs qui composent le programme. Le comité disposed’organes opérationnels, manifestation concrète et quotidienne dupartenariat institutionnel. Ces <strong>de</strong>ux groupes techniques <strong>de</strong> pilotageréunissent les principales institutions concernées par les problématiques<strong>de</strong> l’éducation et la formation <strong>de</strong> base et sont chargés <strong>de</strong> la mise enœuvre opérationnelle <strong>de</strong>s trois dispositifs du programme « travailleret apprendre », « savoirs et cultures » et « apprendre en zone rurale ».La mission régionale et le centre régional <strong>de</strong> ressources travaillenten étroite collaboration avec ces instances, dans un souci <strong>de</strong> cohérenceet d’harmonisation <strong>de</strong>s pratiques.HLE SU CBK2Le Planrégional<strong>de</strong> préventionet <strong>de</strong> lutte<strong>contre</strong>l’illettrismePour agir <strong>contre</strong> l’illettrisme en Guyane,le choix d’une politique partenariale etconcertée entre l’État et les collectivitéss’est imposé dès 1995, donnant lieuau Dispositif Permanent <strong>de</strong> <strong>Lutte</strong> <strong>contre</strong>l’Illettrisme (DPLI). Dans la continuité <strong>de</strong>sactions entreprises <strong>de</strong>puis, les partenairesont mené un travail <strong>de</strong> réflexion, d’analyseet <strong>de</strong> consultation qui a abouti à la créationdu Programme Régional d’Éducation et <strong>de</strong>Formation <strong>de</strong> Base (PREFOB) 2007-2013,comportant quatre grands objectifsstratégiques : permettre l’accès <strong>de</strong> tousà l’éducation <strong>de</strong> base, participer à laconstruction <strong>de</strong> la cohésion sociale,augmenter le niveau d’information,d’éducation, <strong>de</strong> qualification <strong>de</strong> lapopulation pour favoriser le développementéconomique, social et culturel du territoire.Le programme se structure autour<strong>de</strong> trois dispositifs : « savoirs et cultures »,« travailler et apprendre » et « apprendreen zone rurale ». Ce programme donnelieu à l’intégration <strong>de</strong> nouveaux partenaires :Direction <strong>de</strong> la Santé et du DéveloppementSocial, Direction Départementale <strong>de</strong> laJeunesse et <strong>de</strong>s Sports, Direction Régionale<strong>de</strong>s Affaires Culture, <strong>Agence</strong> nationale pourla cohésion sociale et l’égalité <strong>de</strong>s chanceset OPCA/Entreprises.M56NQRXLe PREFOB est le pilier du plan triennal<strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme2011-2013. Dans le cadre <strong>de</strong> ce plan,la Région a mis l’accent sur la prévention.Il s’articule autour <strong>de</strong> trois axes :• Diagnostic et gouvernance.• Prévention <strong>de</strong> l’illettrisme.• Favoriser l’acquisition <strong>de</strong>s compétences<strong>de</strong> base pour les adultes en emploiou en insertion.Les signataires du plan : l’État (Préfecture,Rectorat, Direction régionale <strong>de</strong> PôleEmploi), l’<strong>Agence</strong> départementaled’Insertion, le Conseil Régional, le ConseilGénéral, la délégation régionale du Centrenational <strong>de</strong> la fonction publique territoriale,l’AGEFOS PME Guyane, CONSTRUCTYS,l’AGEFIPH.


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Des priorités déployéessur le territoireDiagnostic et gouvernanceLes actions menées dans ce cadre visent à dénombrer et caractériserl’illettrisme. La principale action concerne l’enquête statistique parsondage <strong>de</strong> l’INSEE menée en 2011-2012 dont les résultats serontpubliés courant 2013.GuyaneL’objectif <strong>de</strong> cet axe <strong>de</strong> travail est la connaissance du niveau <strong>de</strong>scompétences <strong>de</strong> la population, mais également <strong>de</strong>s facteurssocio-économiques explicatifs <strong>de</strong> ces niveaux <strong>de</strong> compétenceset <strong>de</strong> leur lien avec l’insertion sur le marché du travail.Ce travail <strong>de</strong>vrait permettre <strong>de</strong> consoli<strong>de</strong>r une base pour la définitionet l’orientation <strong>de</strong>s politiques publiques.PréventionLe Rectorat a mis en œuvre différents dispositifs afin <strong>de</strong> répondre auxdifficultés spécifiques <strong>de</strong>s élèves et <strong>de</strong>s établissements. Le dispositifECLAIR (École Collège Lycée Ambition Innovation Réussite) vise àaméliorer la prise en charge <strong>de</strong>s élèves en difficulté sociale et scolaire. En2011, 13 collèges et 70 écoles ont bénéficié <strong>de</strong> ce dispositif.Le Rectorat soutient également <strong>de</strong>s structures d’accueil spécifique(CLIN, CLA-NSA, CLAD, CLA) pour favoriser l’intégration <strong>de</strong>s élèves nonfrancophones ou en situation <strong>de</strong> difficulté scolaire et <strong>de</strong>s expériencesdans les circonscriptions pour l’apprentissage et la maîtrise <strong>de</strong> la languefrançaise (MALE, Classes bilingue, Classes passerelles, la CLE du savoiren collège). Il a relancé l’ONS (Observatoire <strong>de</strong> la Non Scolarisation)et veille à la production d’outils pédagogiques locaux et <strong>de</strong> métho<strong>de</strong>s<strong>de</strong> lecture pour ai<strong>de</strong>r à l’apprentissage <strong>de</strong> la langue et l’entrée dansl’écrit (Langage en fête, A toi la parole, Tiki 1 et Tiki 2). Il met égalementen place <strong>de</strong>s formations auprès <strong>de</strong>s enseignants au niveau académique(GFA 1 et 2 – Groupe <strong>de</strong> Formateurs académiques).Deux opérations en faveur <strong>de</strong> la petite enfance sont menéessur le territoire : « Tous les bébés aiment les livres », promotion<strong>de</strong> l’alphabétisation comme une part normale <strong>de</strong>s premiers soinspédiatriques et « Ren<strong>de</strong>z-vous LECTURE en PMI », organisationd’animations <strong>de</strong> lecture pour les petits et leurs parents dans les sallesd’attente <strong>de</strong>s Permanences maternelles et infantiles du département.D’autres actions sont également menées pour permettre la socialisationen milieu francophone <strong>de</strong>s enfants <strong>de</strong> 2 et 3 ans, au travers d’activitésd’éveil et <strong>de</strong> découverte, pour faciliter l’accès aux livres et aux jeux<strong>de</strong>s enfants et <strong>de</strong> familles défavorisées et préparer leur entrée à l’école.De plus, une cartographie <strong>de</strong> la scolarisation <strong>de</strong>s enfants <strong>de</strong> 3 ansest en cours d’élaboration pour rendre compte <strong>de</strong>s efforts réalisésdans la matière.ZOOMFaireconnaîtrele patrimoineCette action s’adresse à <strong>de</strong>s adultesapprenants inscrits dans les programmes<strong>de</strong> formation permanente du PREFOB.Des activités d’expression écrite et oraleet <strong>de</strong> découverte <strong>de</strong>s NTIC sont proposéesaux apprenants sur <strong>de</strong>s thématiquestouchant à la valorisation, à la conservationet à la transmission du patrimoine culturelimmatériel : les savoir-faire traditionnels,les rituels, les langues, etc.Elle vise à la familiarisation avec la notion<strong>de</strong> patrimoine, elle permet <strong>de</strong> présenter,expliquer et <strong>de</strong> transmettre <strong>de</strong>sconnaissances, et favorise l’utilisation<strong>de</strong> l’écrit, du français, <strong>de</strong> l’audio-visuel,d’internet… dans un objectif <strong>de</strong> valorisation<strong>de</strong> ces compétences ou connaissances.Ces actions, qui s’installent dans une durée<strong>de</strong> 3 à 6 mois, ont un impact particulier surl’implication et la motivation <strong>de</strong>s apprenantscar ce thème est très fortement porteur<strong>de</strong> sens. De plus, la formalisation<strong>de</strong>s connaissances et leur présentationen vue <strong>de</strong> leur transmission est un exercicetrès structurant et efficace pour le transfert<strong>de</strong>s acquis <strong>de</strong> la formation.Des activités éducatives familiales sont mises en place en Guyane,avec l’organisation d’animations régulières livres et lecture dansles quartiers prioritaires <strong>de</strong>s trois communes <strong>de</strong> l’Ile <strong>de</strong> Cayennepour contribuer à la découverte <strong>de</strong> la lecture sous toutes ses formes.C’est également le cas d’actions <strong>de</strong> découverte <strong>de</strong>s pratiques <strong>de</strong> lectureet d’écriture, et l’extension <strong>de</strong>s dispositifs <strong>de</strong> l’Éducation nationaleen faveur <strong>de</strong>s élèves en difficulté (Ecoles <strong>de</strong> la réussite, le guichetunique du CASNAV, Dispositif « Intervenants en langue maternelle »).57


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresGuyaneFavoriser l’acquisition <strong>de</strong>s compétences<strong>de</strong> base pour les adultes en emploi ou en insertionDepuis 1996, l’offre <strong>de</strong> formation professionnelle <strong>de</strong>s adultes sur lessavoirs <strong>de</strong> base est cohérente sur l’ensemble du territoire. En moyenne1300 personnes par an suivent ces formations. Les bénéficiaires sontles personnes inscrites dans les cellules d’accueil et d’orientation<strong>de</strong> type Pôle Emploi, mission locale régionale ou agence départementaled’insertion. Toutefois, l’offre <strong>de</strong>meure en <strong>de</strong>çà <strong>de</strong> la <strong>de</strong>man<strong>de</strong>.En 2005, 1000 personnes étaient en liste d’attente et il existepeu d’actions dans les communes rurales et enclavées.Le dispositif « Travailler & Apprendre » propose une offre permanente<strong>de</strong> formation <strong>de</strong> base aux travailleurs et aux entreprises <strong>de</strong> Guyane.Il vise le développement économique au travers <strong>de</strong>s mesures en faveur<strong>de</strong>s publics en emploi, salariés, <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi ou jeunesapprentis. Ce dispositif promeut la formation tout au long <strong>de</strong> la vie,l’accès à tous à une formation <strong>de</strong> base et l’augmentation généraledu niveau <strong>de</strong> qualification <strong>de</strong>s travailleurs. Dans ce cadre, <strong>de</strong>s Unités<strong>de</strong> Formation <strong>de</strong> base en milieu <strong>de</strong> travail (UFB) ont été mises en placeproposant une offre permanente <strong>de</strong> formation <strong>de</strong> base aux travailleurset aux entreprises <strong>de</strong> Guyane. Ces Unités répon<strong>de</strong>nt aux <strong>de</strong>man<strong>de</strong>s<strong>de</strong> formation en mettant en place le cadre nécessaire et adaptéà un accompagnement pédagogique <strong>de</strong> qualité et établissent <strong>de</strong>sprogrammes <strong>de</strong> formation personnalisés <strong>de</strong>s usagers du dispositif.Différentes modalités <strong>de</strong> formation sont proposées : dans un centre,sur le site <strong>de</strong> l’entreprise ou à distance. Les UFB sont désormaisconnues par les acteurs économiques et les entreprises. Ce dispositifs’est vu notamment dynamisé par l’implication <strong>de</strong>s Pôles Locauxd’Animation et <strong>de</strong>s OPCA.Le dispositif « Savoirs & Cultures » propose <strong>de</strong>s activités <strong>de</strong> formationet d’animation en lien avec l’environnement et la vie quotidienne<strong>de</strong>s personnes souhaitant acquérir ou développer <strong>de</strong>s savoirset <strong>de</strong>s compétences <strong>de</strong> base, contribuant au développement socialet culturel <strong>de</strong> la Guyane. Ces actions concernent le secteur <strong>de</strong> laformation <strong>de</strong>s adultes, <strong>de</strong> la formation continue, <strong>de</strong> l’accès aux biensculturels, <strong>de</strong> l’insertion sociale et professionnelle, <strong>de</strong> l’éducation à la santéet à l’environnement. Ce dispositif est mis en œuvre à travers les réseauxlocaux d’éducation <strong>de</strong> base et les centres interculturels d’éducation<strong>de</strong> base (CICEB).Le dispositif « Apprendre en zone rurale » propose <strong>de</strong> façon permanente<strong>de</strong>s activités <strong>de</strong> formation et d’animation en lien avec la vie locale duvillage, contribuant au développement local par une prise en compte<strong>de</strong>s différents territoires.4Un plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiques• La lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme est inscrite dansle cadre du CPER 2007-2012, Projet n° 9« Adapter et améliorer les capacités du travailhumain ». Cet engagement renouvelé permetd’ouvrir une pério<strong>de</strong> plus ambitieuse,visant à coordonner davantage les dispositifset les actions, en privilégiant une vision élargie<strong>de</strong>s champs d’intervention pour répondrequalitativement et quantitativementaux besoins particuliers <strong>de</strong> la populationguyanaise.• La lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme a été énoncéecomme une <strong>de</strong>s priorités du conseilinterministériel <strong>de</strong> l’Outre-mer (CIOM).L’objectif <strong>de</strong> diviser <strong>de</strong> moitié en 5 ans l’écartentre l’outre-mer et la métropole en matièred’illettrisme a été fixé. Les axes d’interventionet les actions déclinées dans la mesure VII-3du CIOM, renforcent et complètent le PREFOBGuyane, notamment en affichant clairementl’importance <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> prévention<strong>de</strong> l’illettrisme.• Le CUCS <strong>de</strong> Cayenne priorise son intervention,en lien également avec les orientations <strong>de</strong>l’État, sur la Réussite Educative et la lutte<strong>contre</strong> l’illettrisme. Il encourage les actionssuivantes :// Le renforcement <strong>de</strong>s actions menantà l’acquisition <strong>de</strong>s savoirs (ERE, CLAS).// L’amélioration <strong>de</strong> l’offre éducative durantles temps libres <strong>de</strong> l’enfant (CEL, ASAA).// Le confortement <strong>de</strong> la fonction parentale.DTYIF ZJV G58


Pour l’accès Agir <strong>de</strong> tous ensemble à la lecture, <strong>contre</strong> l’illettrisme l’écriture aux sur compétences tous les territoires<strong>de</strong> basehautenormandieSeine-MaritimeEure1,84 million d’habitants(données INSEE <strong>de</strong> 2011)2,83 %<strong>de</strong> la population françaisehaute-normandie«<strong>Lutte</strong>r <strong>contre</strong> l’illettrisme pour soutenirle développement économique régional.»Chargée <strong>de</strong> missionrégionale <strong>de</strong> l’ANLCICatherine BELMANSDésignée à temps <strong>partie</strong>l par le Préfet <strong>de</strong> région <strong>de</strong>puis2010 placée auprès du SGAR.Centre <strong>de</strong> RessourcesIllettrismeSite du CREFOR :www.crefor-hn.frTél. 02 32 18 49 30SGAR7, place <strong>de</strong> la Ma<strong>de</strong>leine - 76036 ROUEN Ce<strong>de</strong>xcatherine.belmans@haute-normandie.pref.gouv.frTél. 02 32 76 54 73 - Fax : 02 32 76 51 35Populationen situation d’illettrismeSeules les données issues <strong>de</strong>s évaluations <strong>de</strong>sJournées Défense Citoyenneté (JDC) <strong>de</strong> 2009-2010permettent <strong>de</strong> quantifier la situation <strong>de</strong> l’illettrismeen Haute-Normandie. La Haute-Normandie a bénéficiéd’une extension régionale <strong>de</strong> l’enquête nationaleInformation et Vie Quotidienne reconduite en 2012.Une analyse approfondie à partir <strong>de</strong>s donnéesrégionales sera proposée par l’INSEE, l’ANLCIet le CREFOR en 2013.• En 2011, 4,6 % <strong>de</strong>s jeunes sont repérés comme étanten gran<strong>de</strong> difficulté <strong>de</strong> lecture (données JDC),soit 947 jeunes.• Selon <strong>de</strong>s données du Rectorat <strong>de</strong> Rouen pour 2004 :// 62,5 % <strong>de</strong>s élèves <strong>de</strong> 6 ème réussissentles évaluations en français(64,7 % au niveau national).// 60,5 % <strong>de</strong>s élèves <strong>de</strong> 6 ème réussissentles évaluations en mathématiques(64,3 % au niveau national).IXHDS59KMP


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresHaute-normandie1Réunir pour mieux agiren haute-normandieLa gestion administrative <strong>de</strong> la mission régionale est assurée dans sonensemble par la chargée <strong>de</strong> mission régionale placée au sein du SGAR.La chargée <strong>de</strong> mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCI a pour mission la créationet l’animation du réseau d’acteurs <strong>de</strong> la prévention et <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme. Elle facilite les collaborations, les échanges d’informationet <strong>de</strong>s pratiques. Cette dynamique impulsée cherche à créer<strong>de</strong> la valeur ajoutée à partir <strong>de</strong>s actions existantes sur le territoire,à travers notamment la mutualisation <strong>de</strong>s moyens d’intervention.Le Pôle lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme (PLCI), centre <strong>de</strong> ressources illettrismeen Haute-Normandie, est accueilli au sein du CREFOR (Centre <strong>de</strong>Ressources Emploi FORmation). Son fonctionnement est financé par laDIRECCTE. L’équipe du PLCI propose un accueil et assure l’informationauprès <strong>de</strong> tout public. Elle apporte un appui pédagogique et techniqueaux acteurs <strong>de</strong> la prévention et <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme, en diffusant<strong>de</strong>s ressources documentaires et <strong>de</strong>s outils d’ai<strong>de</strong> à la décision. Le PLCIpropose <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> sensibilisation et <strong>de</strong> formation auprès <strong>de</strong>s acteurspour leur professionnalisation. Il participe également à <strong>de</strong>s groupes <strong>de</strong>travail interinstitutionnels et à <strong>de</strong>s groupes <strong>de</strong> recherche et <strong>de</strong> réflexionau niveau régional et national avec l’ANLCI.Différents outils ont été développés par le Pôle lutte <strong>contre</strong> l’illettrismepour remplir ses missions :• Deux blogs, un sur la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme et les compétences<strong>de</strong> base en entreprise (http://illentreprise.canalblog.com/) et un autresur la prévention <strong>de</strong> l’illettrisme (http://illprevention.canalblog.com/).• Une cartographie <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> prévention et <strong>de</strong> formation(en construction dès 2012).• Un service téléphonique, le numéro indigo « illettrisme-info service ».• Une lettre électronique trimestrielle avec l’actualité <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong>l’illettrisme au niveau régional, national, européen et international.• Un panorama <strong>de</strong> presse bimensuel, proposant une sélection d’articlesparus dans la presse nationale et régionale sur le thème <strong>de</strong> l’illettrisme.• Une publication hebdomadaire électronique, le « Point d’Actualité »sur la formation et l’emploi, avec une rubrique consacrée aux savoirs<strong>de</strong> base.La mission régionale <strong>de</strong> l’ANLCI et le PLCI travaillent en complémentarité.Les <strong>de</strong>ux services se réunissent et échangent <strong>de</strong> manière régulièreet participent aux réunions <strong>de</strong>s organismes partenaires.HLE SU CBK2Orientationsstratégiquespour lapréventionet la lutte<strong>contre</strong>l’illettrismeEn 2005 est lancé le Plan d’Action Régionalen Faveur <strong>de</strong> l’Éducation <strong>de</strong> Base (PAREB).Ce plan régional concerne spécifiquementl’éducation <strong>de</strong> base <strong>de</strong>s enfants, <strong>de</strong>s jeuneset <strong>de</strong>s adultes. À travers ce documentstratégique, une réponse est apportéeà la priorité régionale <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> lesexclusions dont la lutte <strong>contre</strong> l’illettrismeest au cœur.Programmé pour 3 ans (2005-2007),le PAREB a été prolongé jusqu’en 2009.Il s’articule autour <strong>de</strong> 4 gran<strong>de</strong>s priorités :• Stabiliser le pilotage.• Mieux connaître les personnes.WMO60NQRXA• Développer les offres <strong>de</strong> services.• Renforcer les ressources.Ce premier plan régional a été défini<strong>de</strong> manière large et ambitieuse, comportantun grand nombre d’actions, rendant difficilele suivi <strong>de</strong> son ensemble et la valorisation<strong>de</strong>s réalisations effectives.Les signataires du PAREB : Préfecture,Rectorat, DRAC, DIRECCTE.Un nouveau plan régional est en coursd’élaboration. Pour ce faire, une extension<strong>de</strong> l’enquête IVQ <strong>de</strong> l’INSEE a été<strong>de</strong>mandée en 2011 grâce au soutienfinancier du Conseil régional. Dans le cadre<strong>de</strong> ce nouveau document, une ouvertureà <strong>de</strong>s nouveaux partenaires est souhaitée.


Pour l’accès <strong>de</strong> tous à la lecture, l’écriture et aux compétences <strong>de</strong> base3Des priorités déployéessur le territoireEn termes <strong>de</strong> prévention, <strong>de</strong> nombreuses actions sont déployéessur le territoire impulsées notamment par les services <strong>de</strong> l’État.L’Éducation nationale a mis en place <strong>de</strong>s Cours Préparatoires (CP)à effectif réduit (10 élèves) pour faciliter l’apprentissage <strong>de</strong>s savoirsfondamentaux à <strong>de</strong>s enfants vivant dans <strong>de</strong>s milieux défavorisés.L’extension <strong>de</strong> ce dispositif a permis la création <strong>de</strong> 10 CoursPréparatoires. Ce dispositif procure également une ai<strong>de</strong> aux élèvesen gran<strong>de</strong> difficulté par l’intervention d’assistants d’éducation.L’Éducation nationale mène aussi <strong>de</strong>s actions pour lutter <strong>contre</strong>le décrochage scolaire, à travers le développement <strong>de</strong> plateformesdu décrochage scolaire et un travail ciblant les zones rurales.La Direction Régionale <strong>de</strong> la Protection Judiciaire <strong>de</strong> la Jeunesse,intervient tout particulièrement sur le champ <strong>de</strong> l’insertion scolaireet professionnelle <strong>de</strong>s mineurs qui lui sont confiés, par le dispositif<strong>de</strong>s classes relais en lien avec l’Éducation nationale.D’autres dispositifs nationaux sont déclinés en régiontels que les Contrats Educatifs Locaux (CEL), les Contrats Locauxd’Accompagnement Scolaire (CLAS). Ces dispositifs sont impulséspar les services <strong>de</strong> l’État en lien avec les Collectivités Territorialeset <strong>de</strong>s partenaires tels que les CAF. Les directions <strong>de</strong> la cohésionsociale mènent également une action d’ai<strong>de</strong> à la parentalité,tel le Réseau d’Écoute, d’Appui et d’Accompagnement<strong>de</strong>s Parents (REAAP).La DRAC (Direction régionale aux affaires culturelles) soutient quant à elle<strong>de</strong>s actions autour du livre pour la petite enfance ou <strong>de</strong>s adolescents,dans <strong>de</strong>s bibliothèques <strong>de</strong> rue, <strong>de</strong>s ateliers d’écriture ou autres, y comprisen milieu carcéral. Elle encourage les municipalités volontaires à s’inscriredans le dispositif Ville-lecture lancé par le Ministère <strong>de</strong> la Culture.La prévention <strong>de</strong> l’illettrisme passe aussi en Haute-Normandie par <strong>de</strong>sopérations telles que le « Festival du livre » ou « Lire à voix haute ».Dans le cadre du Forum Permanent <strong>de</strong>s Pratiques <strong>de</strong> l’ANLCI,un travail a été mené autour <strong>de</strong> « la lecture comme moyen <strong>de</strong> prévention<strong>de</strong> l’illettrisme en zone rurale ». Les praticiens (animateurs, éducateurset bibliothécaires) se sont réunis pour analyser cinq actions <strong>de</strong> préventionréalisées par <strong>de</strong>s associations à vocation culturelle, qui s’appuientsur le livre et la lecture en milieu rural.ZOOMl’exTENsion <strong>de</strong>l’enquête IVQL’extension <strong>de</strong> l’enquête Information et VieQuotidienne 2012 <strong>de</strong> l’INSEE constitue unesource précieuse d’information et <strong>de</strong>sensibilisation <strong>de</strong>s partenaires leur donnantla connaissance nécessaire sur lespersonnes en situation d’illettrisme etpermettant une meilleures prescription.Un travail d’étu<strong>de</strong> et d’approfondissement<strong>de</strong>s chiffres va permettre la productiond’outils d’orientation <strong>de</strong> politique publiqueet une campagne <strong>de</strong> communication surles résultats auprès <strong>de</strong>s partenairesinstitutionnels et sociaux favorisera la miseen place <strong>de</strong> réponses plus adaptées auxbesoins mis en relief.Haute-normandieDans le domaine <strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme, le diagnostic réalisépar les différents acteurs est unanime, il y a un besoin criant en termesd’offre <strong>de</strong> formation. Nombreuses initiatives ont été menéesdans ce cadre.• Le plan régional PAREB cherche à organiser l’action partenariale<strong>de</strong>s acteurs autour <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux axes <strong>de</strong> travail :// Axe « insertion professionnelle » avec les jeunes sous statut scolaire,les jeunes en contrat d’alternance. Il s’agit d’un travail en partenariatentre la DIRECCTE, les structures d’insertion par l’activitééconomique (SIAE), Pôle Emploi, les Missions Locales,les Services Publics pour l’Emploi Local (SPEL), le Conseil régional,et les Départements.// Axe « parcours professionnels, et <strong>de</strong> la sécurisation ». Il s’agitd’un travail en partenariat entre la DIRECCTE, le Conseil régional,les OPCA, les partenaires sociaux, Pôle Emploi et les Maisons <strong>de</strong>l’Emploi et <strong>de</strong> la Formation. Ce travail partenarial est renforcé grâceà la déclinaison <strong>de</strong>s accords-cadres signés au niveau nationalpar l’ANLCI avec les OPCA. Un effort particulier est portéà la diffusion du référentiel Compétences clé en situationprofessionnelle développé par l’ANLCI. >>>61


Agir ensemble <strong>contre</strong> l’illettrisme sur tous les territoiresHaute-normandie>>> La DIRECCTE a mis en place le marché Compétences clés, dispositifqui finance un ensemble <strong>de</strong> formations à <strong>de</strong>stination <strong>de</strong>s <strong>de</strong>man<strong>de</strong>ursd’emploi, jeunes <strong>de</strong> 16-25 ans sans emploi sortis du système scolaire,salariés en insertion par l’activité économique ou en contrat aidé,attestant d’un niveau <strong>de</strong> formation inférieur ou égal à V.Ces actions ont une durée variable entre 40 et 400 heures <strong>de</strong> formationpar apprenant selon ses besoins. Une cinquantaine d’opérateurs assurentles formations <strong>de</strong>s bénéficiaires <strong>de</strong> ce dispositif en Haute-Normandie.Entre novembre 2010 et décembre 2011, le dispositif a bénéficié à 3610apprenants, dont plus <strong>de</strong> 60 % étaient <strong>de</strong>s femmes et ¾ étaient âgés<strong>de</strong> plus <strong>de</strong> 25 ans. Près <strong>de</strong> 50 % du public avait un niveau <strong>de</strong> formationVbis et VI au moment <strong>de</strong> la prescription, orientation faite pour ¾ par PôleEmploi. Le taux d’abandons <strong>de</strong> parcours est élevé <strong>de</strong>puis le début<strong>de</strong> ce marché et pourrait être dû aux difficultés d’accès au dispositif<strong>de</strong>s personnes en situation d’illettrisme.Le Conseil régional et la DIRECCTE ont <strong>de</strong>mandé au CREFORla réalisation d’une étu<strong>de</strong> sur les ruptures <strong>de</strong>s contrats d’apprentissageen 2012 (enquête SIENE). Cette étu<strong>de</strong> pourrait servir <strong>de</strong> baseà une comman<strong>de</strong> analogue pour les ruptures <strong>de</strong>s parcoursdu marché compétences clé.Le Conseil régional a également mis en place un dispositif <strong>de</strong> formationaux savoirs <strong>de</strong> base : « Renforcer les Savoirs <strong>de</strong> Base ». Celui-ci viseà favoriser l’entrée ou le retour à la vie active <strong>de</strong>s publics concernéspar l’acquisition ou le perfectionnement <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base. Cette actions’adresse aux <strong>de</strong>man<strong>de</strong>urs d’emploi en difficulté avec les savoirs <strong>de</strong> baseet se décline en <strong>de</strong>ux axes, « lire, écrire, compter » et « français langueétrangère ». Les formations sont dispensées par une vingtained’organismes <strong>de</strong> formations sur le territoire. Elles sont d’une durée<strong>de</strong> 600 heures par apprenant, dont 105 heures en entreprise.À travers le Fonds <strong>de</strong> Sécurisation <strong>de</strong>s Parcours Professionnels (FPSPP),<strong>de</strong>s initiatives <strong>de</strong> lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme dans les entreprises sontfinancées, telles <strong>de</strong>s actions <strong>de</strong> sensibilisation <strong>de</strong>s entreprisesou la proposition <strong>de</strong> diagnostics.La participation <strong>de</strong> la chargée <strong>de</strong> mission à la négociation <strong>de</strong> laconvention régionale entre la DIRECCTE et Pôle Emploi a permisla prise en compte <strong>de</strong> la problématique <strong>de</strong> l’illettrisme, pour assurerune sensibilisation <strong>de</strong>s conseillers Pôle Emploi autour du référentielcompétences clés en situation professionnelle élaboré par l’ANLCI,afin d’améliorer la prescription, mais également l’offre <strong>de</strong> formation<strong>de</strong>s organismes <strong>de</strong> formation.En 2010, un colloque « illettrisme et travail » a été organisé à l’initiative <strong>de</strong>la CGT, rassemblant <strong>de</strong>s organisations syndicales et <strong>de</strong>s comitésd’entreprise. Il a été notamment abordé le lien <strong>de</strong> cette problématiqueavec la responsabilité sociale <strong>de</strong> l’entreprise.La Direction Régionale <strong>de</strong> l’Agriculture et <strong>de</strong>s Forêts s’engage dansle cadre <strong>de</strong> son Programme Régional Enseignement Agriculture (PREA),avec sa mission insertion, auprès <strong>de</strong>s publics confrontés à <strong>de</strong>s difficultés<strong>de</strong> savoirs <strong>de</strong> base. Elle met en œuvre <strong>de</strong>s actions qui s’appuient sur sonpropre réseau <strong>de</strong> « pôles ressources ». Un contact a été pris à l’occasiondu comité <strong>de</strong> pilotage JDC pour engager une action <strong>de</strong> sensibilisationau sein d’établissements d’enseignement agricole en 2013.4Un plan articuléavec <strong>de</strong>sdocumentsstratégiques• Le CPRDF intègre <strong>de</strong>s actions en faveur<strong>de</strong> l’acquisition <strong>de</strong>s savoirs <strong>de</strong> base,s’articulant avec les orientations stratégiques<strong>de</strong> la lutte <strong>contre</strong> l’illettrisme en HauteNormandie. Le diagnostic a pris en comptela dimension <strong>de</strong> l’illettrisme, préconisantla prise en compte <strong>de</strong>s personnes en situationd’illettrisme dans la politique régionale<strong>de</strong> formation.• Les contrats d’objectifs signés avec lesbranches intègrent la lutte <strong>contre</strong> l’illettrismedans leurs priorités d’action.DTYIF ZJV G62

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