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difficultés sociales. En outre, les effetsdévastateurs du chômage se sont particulièrementfait ressentir dans lajeunesse populaire, aggravant les inégalitésentre jeunes. Les enfants d'immigréssont les moins bien lotis de tous.Cela étant dit, on ne peut faire l’impassesur un trait commun à tous les jeunes :il s’agit de l’absence d’autonomie. En effetpour l’instant, les jeunes sont considéréscomme des mineurs économiques : leursressources dépendent de leurs parents,ou de l’exploitation à laquelle ils font faceà leur entrée sur le marché du travail. Ilssont du point de vue de la redistributionsociale dans un quasi vide juridique.UNE ALLOCATION D'AUTONOMIEUNIVERSELLE ET DE NOUVEAUX DROITSPour en finir avec cette précarité généralisée,nous voulons aller vers la miseen place d'un statut social pour les jeunespar un système d'allocations et denouveaux droits.Pour sortir les jeunes de la précarité, dela dépendance familiale et du salariatforcé pour les jeunes scolarisés, nousproposons la mise en place d’une allocationd'autonomie universelle.Dans le texte commun , nous avançonsdes propositions pour l'accès et le droit :à un diplôme et une formation de qualitépour tous, avec la nécessaire réglementationdes stages, à un travail stable etbien rémunéré, à la santé et à une véritableprotection sociale, à l’accès au logement,à l'accès aux transports, à la culture,au sport et aux loisirs, à l’exercice de lacitoyenneté et à agir pour l'égalité entreles jeunes femmes et les jeunes hommes.UN STATUT SOCIAL DE LA JEUNESSECe qui unit la jeunesse, c’est l’absencede statut des jeunes. Aussi il y a urgenceà mettre la jeunesse en sécurité sociale.C'est le véritable objectif d'une politiquede rupture, la seule logique valable faceà l'expansion du projet libéral. Il fauttenter de résoudre les contradictions quis'exercent dans la jeunesse, en permettantla reconnaissance de ce nouvel âgede la vie, en lui accordant un statut social.Un statut social de la jeunesse doit êtrepensé dans la continuité des combatsdu monde ouvrier aux XIX e et XX e siècle,des combats pour l'autonomie qui ontdébouché notamment sur la création dela Sécurité Sociale. Le premier objectifd'un tel statut, c'est de donner lesmoyens à tous les jeunes de leur autonomiefinancière et sociale vis à vis desinstitutions qui l'encadrent, notammentla famille. Cette revendication s'accompagnede revendications transitoirestelles que la création d'une allocationd'autonomie universelle versée à chaquejeune (sans tenir compte des ressourcesdes parents) qu'il soit en formation ouen recherche du 1 er emploi : question clépermettant d'unifier toute la jeunesseautour d'un même combat, et libérerainsi ses potentialités. nISABELLE DE ALMEIDAJeunesseTexte élaboré par le Front de gauche25POUR L’ART, LA CULTURE ET L’INFORMATIONUne nouvelle ambition politiqueÀ l’heure où les vieux démons travaillent à nouveau la droite française, oùl’obscurantisme et le populisme se conjuguent à de formidables régressionssociales, il est urgent, à gauche de retrouver les chemins de l’espéranceet de l’utopie. L’art, la culture et les savoirs sont les conditions d’unepolitique de gauche authentiquement transformatrice et qui se fixe pourambition de dépasser les dominations et les aliénations générées par uncapitalisme financier et productiviste en crise majeure. Face à la montéede la désespérance et au retour de la barbarie, seule la culture peut ouvrirla voie de la civilisation.LA CULTURE DONNE LE SENSDE L’ACTION PUBLIQUELe Front de Gauche affirme sonambition résolue de mettre l’art, laculture et l’information au cœurde son projet politique de transformationsociale, d’émancipation humaine,de révolution citoyenne et de planificationécologique.La culture n’est pas une thématiqueparmi d’autres. Elle donne le sens globalde l’action publique et elle mobilise desacteurs qui occupent une place éminentedans le tissu éducatif, social, économiqueet médiatique. Plus fondamentalementnous sommes convaincus que la créationartistique, l’action culturelle, l'éducationpopulaire mais aussi la libre circulationdes informations et des idées, laproduction et la diffusion des savoirs etdes connaissances et leur appropriationpar le peuple, sont des enjeux politiquesmajeurs pour ceux qui, comme nous,portent l’ambition d’une transformationprogressiste de notre société.L’art en contribuant à renouveler notreregard sur les choses et sur le monde, ennous incitant à accepter d’être « dérangés »nous aide à accueillir les différences, ladiversité, l’étonnement, l’interrogation.En cela il contribue à lutter contre lespostures conservatrices, de repli, de craintede l’autre. Comment redonner à l’art l’exerciceplein et entier de sa liberté pour qu’ilnous aide à construire de nouveaux horizons? Comment retrouver ce lien essentielentre la création et l’appropriationpopulaire des œuvres et des pratiquesartistiques ? Comment remettre la démocratieculturelle, l’éducation populaire aucœur des avancées sociales ? Commentconvaincre que l’enjeu culturel concernetout le monde, et pas seulement les acteursculturels ? Comment convaincre que lesocial ne peut être dissocié du culturel,qu’il faut cesser de les opposer dans lesarbitrages budgétaires ? Peut-on sérieusementenvisager de rompre avec le capitalisme,le libéralisme et toutes les formesde domination et d’aliénation sans investirle champ du sensible, de l’imaginaire etdu symbolique ? La reconquête politiqueet idéologique des classes populaires nepasse t-elle pas pour une part importantepar là ? Pour paraphraser Gilles Deleuze,être de gauche aujourd’hui, c’est avoirbesoin que les gens rêvent, imaginent,ressentent… en un mot pensent.Il s’agit ainsi de mettre en débat les alternativespermettant de nommer lessouhaits communs de celles et ceux quirêvent d’un nouveau monde. Nousvoulons faire de la culture un moteur deMAI 2011- LA REVUE DU PROJET> SUITEPAGE 26

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