Culture et ruralité - Relier

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Culture et ruralité - Relier

dossierCulture et ruralitéLes publics :•••Dans ces deux secteurs, nous trouvons detrès petites entreprises viables à taille humaine,combinant plusieurs activités et prenant encompte un projet de vie dans sa globalité.C’est certainement pour cela que le lien agriculturelest souhaitable… et que RELIER est bienplacé pour en parler ou pour avancer des pistesd’actions.Une autre similitude nous touche : les situationsde précarité et la non-reconnaissance despaysans et artistes en voie d’installation. Ils sontsouvent subventionnés ( !) par les ASSEDIC ou leRMI… quelle chance ! Que font leurs ministèresrespectifs… que font les DRAF et DRAC ?Plusieurs questions sont ressorties des ateliersautour du rapport à l’argent, au pouvoir et auprojet dans son ensemble. Ces questions nous ontamenés à des pistes d’actions concrètes (Guide delieux d’accueil ruraux pour activités culturelles,AMAP culturelles : des AMAC …).Tout ceci sera développé dans la suite de cedossier mais ce que nous retiendrons c’est unmot de l’atelier sur les publics :« Nous ne sommes pas là pour faire vivre un lieumais faire vivre un projet. »Des groupes de travail animés par RELIER doiventcontinuer à creuser ces pistes, nous avons besoind’un financement qui a du mal à arriver dans lecadre d’un projet REACTIFS (Réflexion surl’Emploi des Acteurs Culturels, Tournée versl’Information, la Formation et la Solidarité), unEQUAL national nous ayant déjà été refusé.Mais vaille que vaille, comme le dit LaurentBénard dans la gazette du GREP, « il faut menerSophocle dans les granges, et que nosagriculteurs mènent leurs cochons sur lesscènes ! ».Vincent Jannot,Président de RELIERL’atelier sur les « publics » s’est déroulé auCentre d’Art et du Paysage de Vassivière,lieu institutionnel dédié à l’artcontemporain : une architecture improbablesur ce plateau à la nature sauvage, dontGuy Tortosa, maître des lieux, aime àrappeler qu’il n’a pourtant « rien denaturel, avec son lac artificiel créé par EDF,ses gens expropriés et ses forêtsindustrielles… ». Dans le petit amphithéâtredu Centre d’Art, on compte unequarantaine de personnes présentes :artistes, plasticiens, scénographe, conteur,metteur en scène, architecte, animateursculturels, responsables institutionnels...Extraits de propos entendus au cours decette journée.Elisa Dumay, fondatrice de Del’Aire (structure dédiée audéveloppement local autourde projets culturels et artistiques) etanimatrice du débat, propose d’aborderle sujet « sous l’angle de la rencontre,de la qualité des rencontres :ce qui réunit les gens à Relier, ce sontvraisemblablement des choix de vie.Aussi la question du public n’est-ellepas vraiment à prendre d’un point devue numéraire, quantitatif, consumériste,mais plutôt qualitatif… »Oui mais : « pourquoi le public ? ». Laquestion ne manqua pas d’être posée,comme un préalable nécessaire audébat : « le public pour le lien, lanécessité que la chose artistique soitvue, nécessité d’une transmissioninhérente au travail artistique, maisaussi nécessité attachée à un projet desociété ».Et tout d’abord, est-ce bien de« public » dont on veut parler ? Ceuxqui travaillent aujourd’hui dans le sensde la rencontre, de l’échange,d’une certaine proximité, ontpeut-être envie de dépasserune notion jugée trop restrictive. Ilspréfèrent parler « d’usagers, d’habi-A l t e r n a t i v e s 16 R u r a l e s 8 6

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