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L’ÉVÉNEMENTSeine-Saint-DenisL’intérêt des populationsavant celui des chapellesLe Conseil départemental de Seine-Saint-Denis s’est réuni mardi pourfaire le point de la campagne des municipales après l’annonce des candidaturessocialistes face à plusieurs maires communistes.Des élus sur lesquels les populations peuvent compter.Ici devant l’usine PSA à Aulnay.« L a Seine-Saint-Denisn’a pas vocationà devenir le terrainde jeu de politiciensambitieux. » Même s’ilsn’ont pas l’intention dese laisser détourner deleur démarche de rassemblementet deconstruction citoyenne,les communistes du 93ne sont pas prêts pourautant à laisser sans riposteles agressions duPS à l’encontre de plusieursmaires communistes.Ils l’ont dit - parfoisde façon véhémente- lors de la réunion duConseil départementaltenue au lendemain del’annonce des candidatures de StéphaneTroussel à La Courneuve, Mathieu Hanotinà Saint-Denis et Karim Bouamar àVilletaneuse. Il faut dire que ce n’estpas la première fois que le PS joue lacarte de la division dans le département.Déjà en 2008, la plupart desmaires communistes s’étaient vus opposésdes candidats socialistes. PourYann Le Pollotec qui présentait le rapportintroductif, « la stratégie mise enœuvre par les socialistes de Seine-Saint-Denis, en lien avec leur directionnationale, est la même qu’il y a six ans :battre le maire communiste audeuxième tour en comptant sur le reportde l’électorat de droite ». Un jeuparticulièrement dangereux qui en rajoutedans le discrédit de la politique.Dans une telle situation, la directiondépartementale du PCF a décidé dehausser le ton. Tout en gelant, jusqu’ànouvel ordre, les négociations en coursavec le PS, elle a arrêté le principed’une initiative départementale« forte » et « visible », en direction dela population. C’est l’assemblée du 1 eroctobre, avec les membres du Conseildépartemental, les secrétaires de section,les maires et les candidats duFront de gauche, qui en déterminera lesmodalités. Dans le même temps, desdispositions sont prises dans les villespour informer les habitants : déclarationsdu maire, assemblées citoyennes,points de rencontres sur les marchés…Autant de mesures largement approuvéespar l’assemblée départementalemais qui, pour beaucoup d’intervenants,ne font pas le tour de la question. Plusieursorateurs le diront : l’élection municipalese jouera moins sur les « querellesd’appareils » que sur la politiqueet la capacité des communistes à répondreaux attentes populaires en portanthaut leurs valeurs.L’apport des villes dirigéespar un maire communisteComme le diront plusieurs orateurs :« Non ce n’est pas la même chose d’habiterdans une ville à direction communisteou dans une ville de droite, voiresocialiste. C’est particulièrement vraien matière de logement, de culture,d’éducation, de vivre ensemble ou devie démocratique. » Au moment où lespopulations subissent de plein fouet lesméfaits de la politique d’austérité,« l’action des maires communistes pourempêcher les expulsions ou les coupuresd’électricité, leurs combats auxcôtés des salariés pour l’emploi, lasanté ou le droit à la retraite constituentautant de points d’appui qu’ilconvient de préserver partout. Car c’estlà que réside la modernité. »Nourrir de politiquel’élection municipaleUn an après l’élection présidentielle quia vu l’élection de François Hollande,beaucoup d’électeurs de gauche sontdéçus. Ils le disent. Nombreux sontceux qui s’apprêtent à s’abstenir enmars prochain. Dans ce contexte, pas« folichon » selon l’expression d’un intervenant,il est donc important que lescommunistes portentun messaged’espoir en montrantque d’autreschoix sont possibles.« Pour leFront de gauche,les municipales nesont pas une parenthèseen attendantles européennes.» C’est lamême démarche derésistance et deconstruction queles communistesveulent porter auplan communal, nationalet européen.Dans ce contexte,plusieurs orateursle diront, « la campagnelancée par lePCF pour faire la vérité sur le coût ducapital est jugée comme un point d’appuipour faire reculer le fatalisme etmontrer que l’austérité n’est pas laseule politique possible ». Aussi, l’idéed’initiatives séquano-dionysiennesdans le cadre de cette campagne est retenue,notamment en direction des salariés.Une démarche résolumentrassembleusePour la plupart des intervenants, la nécessaireriposte à l’entreprise de divisiondécidée par le PS ne sauraitconduire « à une radicalité stérile » quin’aurait pour conséquence que la marginalisation.Un cadeau que les communistesne sont prêts à faire ni à ladroite ni au Parti socialiste. Aussi entendent-ilsporter haut et fort le drapeaudu rassemblement. C’est dans cetesprit qu’ils appellent les électeurs degauche qui veulent desserrer l’étau del’austérité à se retrouver pourconstruire ensemble des politiques municipalesréellement progressistes. Desinitiatives sont actuellement prisesdans les villes pour s’adresser à ceshommes et ses femmes de bonne volontéqui font passer l’intérêt généralavant l’esprit de chapelle. « Une démarcherassembleuse, constructive, ouvertequi, pour Hervé Bramy, secrétairede la fédération, peut contribuer à déjouerle piège qui nous est tendu etplacer les communistes, les militantsdu Front de gauche à l’offensive. »µPatrice FalguierA L’INITIATIVESamedi 5 octobreRÉUNION NATIONALEDES ANIMATEURS DE SECTIONaux Docks de Paris45, av. Victor Hugo - AubervilliersOrdre du jour :les élections municipales de mars 2014L’objectif de la journée : faire le point sur l’élaborationdes contenus et des projets municipaux, débattredes initiatives et débats en cours sur lesstratégies de rassemblement et, au-delà de la diversitédes situations, afficher l’ambition communedes communistes pour ces élections.A 16 h 30, intervention de Pierre LaurentL’intégralité des travaux de la Réunion nationalesera retransmise en direct sur le site www.pcf.frLe Conseil national se réunira le lendemain avec lemême ordre du jour et validera les chefs de filecommunistes des villes de plus de 20 000 habitants.LA-PLAINE-SAINT-DENISVers Saint-OuenRue ProudhonAv. du président WilsonAUTOROUTE A1Station Front PopulaireM Sortie N°1Placedu FrontPopulaireEntrée au50 av. du prés. WilsonAv. des magasinsgénérauxAv. du président WilsonAv. du cimetièreLes Docks de ParisPorted’AubervilliersPOUR SE RENDRE AUX DOCKS DE PARISMétro : ligne 12 jusqu’au terminus, station :Front Populaire (Sortie 1, Léon Blum / Magasins généraux)Voiture : Porte de La Chapelle – sortie 2 puis suivreSaint-Denis La Plaine/Stade de France(entrée 50 av. du Président Wilson)ToursUne reprise pluvieuse mais réussieBUS239BD PÉRIPHÉRIQUEPARISSamedi, au Parc de la Gloriette, à Tours, les communistesd’Indre-et-Loire ont tenu le festival de La voix du Peuple.Une reprise après 13 années d’interruption. Malgré la pluie,la Fête du journal communiste a connu une mobilisation intéressante,notamment lors des débats organisés sur la culture,les transports et l’utilisation de l’argent (notre photo)– à partir du livre de Jean-Claude Sandrier L’argent coule àflots. Un débat qui lance dans le département la campagne duPCF sur le coût du capital.n° 45Av. des magasinsgénérauxBd NeyR. de la Haie-CoqAv. V. HugoVers AubervilliersVersCentre commercialLe MillénaireAv. de la Ported’Aubervilliers@ Marc Provost529 - Supplément à l’Humanité du 2 octobre 2013 - PAGE 2


L’INTERVIEWFront de gaucheSortir de ce moment difficiledans le débat et le respectOù en est le Front de gauche ? Comment qualifier ce moment de son histoire : Débat naturel ?Crise ouverte ? Risque d’éclatement ? La dirigeante communiste Marie-Pierre Vieu, responsabledu secteur « Développement du Front de gauche », fait le point sur cette séquencequi est pour elle une « crise de croissance ».LA PRÉPARATION DES ÉLECTIONS MUNICIPALES MONTREL’EXISTENCE DE VRAIES DIVERGENCES ENTRE FORMATIONSDU FRONT DE GAUCHE. COMMENT APPRÉCIES-TU CETTE SITUATION ?MARIE-PIERRE VIEU : Nous ne prenons pas les municipales comme uneéchéance qui doit d’abord marquer notre autonomie par rapport au PS, ce quinous différencie de certains de nos partenaires du Front de gauche, mais avecl’ambition d’un rassemblement sans exclusive pour faire vivre, à l’échelle locale,des politiques de solidarité, de citoyenneté, c’est-à-dire de sécuriserles parcours de vie et des personnes face à la crise. Que ce soit au premier ouau second tour, la question du rassemblement de la gauche est posée, enmême temps qu’est posée la question de la constitution de majorités municipalesen capacité de résister aux grandes orientations de la politique gouvernementale,en premier lieu celle de la réduction des politiques publiques.Donc, pas d’exclusives mais une exigence de contenus, d’où des situations quipeuvent varier selon les villes.J’ajouterai que le Front de gauche s’est fondé sur la double exigence de changerle rapport des forces internes dans la gauche, pour donner du poids aucourant politique qui est le nôtre, antilibéral, et d’émancipation ; et en mêmetemps, avec la conviction que cet objectif appelle à travailler à l’échelle detoute la gauche et faire évoluer les rapports de forces politiques et sociaux.Il est toujours utile de se le rappeler.LE FRONT DE GAUCHE RISQUE-T-IL L’EXPLOSION COMME ONL’ENTEND DIRE ICI OU LÀ ?M.-P. V. : Je ne le pense pas. Ces municipales correspondent à un moment particulier,la première élection depuis la victoire de F. Hollande dans uncontexte de crise persistante. Elles nous appellent à travailler dans la vie lesquestions du rassemblement à gauche, avec les difficultés que sont l’état desfinances locales et les lois de décentralisation. Car ne perdons pas de vue quePLANÈTECHILI • 40 ans après le coup d’État,la mobilisation populaire reste décisiveEn septembre 1970, Salvador Allende,candidat de l’Unité populaire(UP) formée par le Parti socialiste,le Parti communiste, le Partiradical et la Gauche chrétienne, emportaitl’élection présidentielle avec36,2 % des voix, contre 34 % pour lecandidat de la démocratie chrétienne.Sans majorité parlementaire et malgrél’opposition croissante de ladroite et de la haute bourgeoisie, le« Plan national de développement »de l’UP a été mis en œuvre : nationalisationdes ressources naturelles, réformeagraire, fin des monopoles etétatisation d’une bonne partie de labanque et de 80 % de l’industrie, redistributiondes richesses et une politiqued’émancipation vis-à-vis del’hégémonie états-unienne.Pour Salvador Allende, la possibilitédu succès résidait dans l’unité desforces de gauche porteuses d’un projetclair de dépassement de l’ordreexistant dans le cadre des institutionsprésentes. Les trois ans de gouvernementde l’UP ont été marquéspar un affrontement constant avec lesforces de la réaction qui ont organisédes grèves patronales, pénuries etsabotages. La mobilisation populairea repoussé ces attaques et a contribuéà la prise en main par les travailleursdes entreprises paralysées parle patronat.L’Union populaire aprogressé de manièresignificativeaux élections de1973 (44 %) et, aumoment du coupd’État, Salvador Allendes’apprêtait àproposer un plébiscitequi donnerait la possibilité aupeuple d’exprimer son rejet des tentativesde déstabilisation orchestréespar la droite soutenue activement parWashington. Le coup d’État a été laseule manière pour les classes dominantesd’arrêter cette expérience démocratiqueet révolutionnaire qui risquaitdes émules dans une Amériquelatine en plein mouvement.La violence exercée par la dictature avoulu anéantir les forces progressisteset effacer toute idée de progrès.Avec la Constitution de 1980, lele principal obstacle au rassemblement à gauche est la politique austéritaireet de plus en plus liberticide menée par le gouvernement Ayrault.De fait ces élections nous renvoient à la démarche qui doit être la nôtre, à lamise en pratique de ce que nous avons pointé avec les assises du 16 juin. Celagénère du débat à l’intérieur du Front de gauche et peut exacerber nos différences.C’est un moment difficile, mais je pense qu’il faut le considérer commeune crise de croissance. Je ne crois pas à l’éclatement du Front. Cela reviendraità casser l’outil de l’alternative politique ! Je pense qu’il faut affronternos difficultés dans le débat, la clarification et le respect de ce que chacunreprésente à l’intérieur de notre rassemblement. En investissant sur sadurée, son ancrage, son élargissement territorial et citoyen. Je ne suis paspour minorer les questions qui nous sont posées, je ne suis pas non plus pourrajouter de la crise à la crise.COMMENT SORTIR DE CETTE SITUATION ?M.-P. V. : En poursuivant le Front de gauche ; cette force estappelée à s’amplifier encore. Il y a des convergences possibles avec le mouvementsocial, il y a tout ce qui passe aujourd’hui à gauche, toutes les mobilisations,ce qui se passe dans Europe Ecologie-les Verts, l’appel d’Eva Joly, laposture de Mamère contre la crise : il faut faire en sorte que le Front degauche permette à chacun de converger, pour participer à l’élaboration d’unepolitique alternative. Je crois que c’est en continuant à favoriser cette dynamique,dans le débat et le respect, qu’on va sortir de ce moment difficile etqu’on va aller aux municipales puis aux européennes, rassemblés. Il ne fautpas se la raconter, la période n’est pas simple ; mais en même temps, il fautprendre ces questions dans un temps politique qui dépasse les quelques moisqu’on vient de vivre. µPropos recueillis par Gérard StreiffLe 17 novembre,l’élection présidentielleaura lieu au Chili.modèle néolibéral a été érigé ensystème.Pendant 30 ans, les gouvernementsqui se sont succédé, socialistes etdémocrates-chrétiens, puis la droitequi gouverne actuellement, n’ont touchéau noyau decette Constitutionqui fait duChili une démocratierestreinteavec des droitssociaux quasiinexistants.C’est ça le « miraclechilien », qui est encore vantépar la presse et par certaines personnalitéspolitiques.Aujourd’hui, les gouvernements de lagauche latino-américaine ont repris leflambeau de Salvador Allende et mettenten œuvre des politiques quicherchent à rendre leur souverainetéaux peuples et qui contestent l’ordrenéolibéral. Au Chili, la jeunesse, avecles travailleurs, les mineurs et lepeuple Mapuche se battent pour mettrefin au système laissé en place parla dictature.ChiliLe 17 novembre prochain, des électionsprésidentielles auront lieu auChili. Le Parti communiste chilien adécidé de s’associer au Parti socialisteet aux partis qui avaient gouvernéle pays après 1990 et jusqu’à lavictoire, en 2009, de Sebastian Piñera,représentant de la droite pinochetiste.Le PCC a proposé la créationd’une « nouvelle majorité » qui mettrafin au gouvernement de la droiteet offrirait un véritable changement.Dans un pays où l’abstention ne cessede croître, le premier des défis pourcette coalition sera de transformer lacolère en mobilisation politique. Puis,le défi du véritable changement resteraà relever. Comme au temps del’Unité populaire, la mobilisation populairesera décisive.µObey AmentRelations internationalesAmérique du SudPARTI PRISGIEC/dérèglementclimatique :POUR UNEINTERVENTIONDES ÉTATS ETDES PEUPLESLes experts du GIEC ont rendupublique, aujourd’hui à Stockholm,la première partie de leur5 e rapport sur le climat. Ce nouveausignal d’alarme dresse unbilan sans appel: l’interventionhumaine sur son environnementest bien responsable de profondsdérèglements, tant dans les airs,que sur terre et dans l’océan, quimenacent à terme un écosystèmepropice à un développement humaindurable. Dans ce rapport,les experts du GIEC confortentleur constat sur l’étendue desdégâts du siècle passé et revoientà la hausse leurs prévisionsdes dérèglements climatiquesd’ici à 2100. C’est ainsi, sirien ne bouge, que la concentrationde CO 2 dans l’atmosphèrepourrait doubler, que le stockagedu carbone par l’océan augmenterason acidité, nuisant à despans entiers de la faune et de laflore marine, que la températureserait de + 5°C depuis l’ère préindustrielleet que la hauteur desocéans augmenterait de 40 à 60centimètres. A moyen terme, lavie de centaines de millions depersonnes serait modifiée, voiremenacée, qu’elles soient réfugiéesclimatiques, que l’ariditéles prive de moyens de subsistance,ou qu’elles soient confrontéesà des événements climatiquesextrêmes. La certitude dudérèglement climatique force àune intervention résolue desÉtats et des peuples pour endiguerces phénomènes chaotiques.La conférence internationalesur le climat prévue à Parisen 2015 confère, au peuple, àl’État français, aux forces socialeset politiques, une responsabilitéparticulière ! Les voyantssont au rouge. C’est dans cecadre que le PCF appelle à l’irruptionpopulaire, sociale et citoyennedans le débat climatique,pour peser sur les choixgouvernementaux.Les communistes travaillent àrassembler les forces progressistes,européennes et mondiales,derrière une grande campagnecitoyenne internationalepour sortir les États de l’inaction.Toutefois, la crise écologique nesaurait servir de prétexte à desformes de coercitions environnementales,de fiscalités punitives,ou à une super-austérité, ne renvoyantpour solutions qu’à deschangements de comportementsindividuels. Elle doit au contraireconduire à des choix collectifsraisonnés pour un nouveau typede croissance, alliant satisfactiondes besoins humains, protectionsde la planète et un développementhumain durable tenantcompte des facultés de chaqueÉtat.µ PCF, 27/9/2013529 - Supplément à l’Humanité du 2 octobre 2013 - PAGE 3


VIE DU PARTIQui sont les nouveaux adhérents du PCF ?Ils s’appellent Yann, Julie ou Farid. Ils sontissu-e-s - majoritairement - d’Île-de-France, mais aussi de Picardie, du Limousinou de de Normandie. Le cru d’adhésions 2013,réalisé à la Fête de l’Humanité, est plutôtmasculin (65 %), jeunes (63 % ont moins de 30ans, 84 % si on englobe les quarantenaires).Ce qui s’explique par le fait que 23 % de cesnouveaux communistes sont étudiants ou lycéens.Parmi les actifs - qui ont indiqué leurprofession - 23 % sont ouvriers ou des employéset plus de 10 % sont ingénieurs, cadresou techniciens. Seulement 4 % sont enrecherche d’emploi. Mais les chômeurs viennent-ilsà la Fête ?Ne pas décevoirParmi les 1 300 adhésions réalisées,quelques-unes sont des retours au Parti, maispour le plus grand nombre, elles constituentune première. Alors, attention à ne pas décevoir.Depuis le début de l’année, 4 500 hommeset femmes ont fait le choix de devenir communistes.Les aider à prendre leur place au seindu PCF est donc important. Dans plusieurs fédérations,des réunions d’accueil sont prévues.Ailleurs, on téléphone, on contacte, onrencontre… Parce que l’action du peuple estdécisive pour construire l’alternative, lescommunistes ne sauraient se priver de leurprincipal atout qu’est le rayonnement de sesmilitants. Il passe par la mise en mouvementet l’engagement de ces milliers de nouveauxadhérents.µ P. F.SOLIDARITÉ34,96 %32,52 %4,59 %Le 27 janvier 1973, à Paris, les accords de Paris mettent fin à la guerre du Vietnam.Après un siècle de colonisation et 37 ans de guerre - dont 10 contre les Américains-, le peuple vietnamien se libère enfin. L’accord signé par Le Duc Tho, au nomde la République démocratique du Vietnam, Madame Nguyen Thi Binh pour le FNL etHenry Kissinger pour les États-Unis, prévoie le retrait des forces terrestres américainesdans un délai de 60 jours. En échange de quoi, Hanoï s’engage à libérer les prisonniers.Cependant, malgré le désengagement américain, les combats se poursuivrontjusqu’à la chute de Saigon, en avril 1975. Un an après, le Vietnam est enfin réunifié.Pour des générations de communistes français qui s’engagèrent sans comptercontre la colonisation, puis contre la sale guerre d’Indochine et enfin contre l’agressionimpérialiste américaine, les accords de Paris sont vécus comme une formidablevictoire, d’abord pour le peuple vietnamien, mais aussi pour la paix et le nouvel équilibremondial qui peut alors naître.Lundi 7 octobre, à 18 h 30au siège du Parti communiste français2, place du Colonel-Fabien, Paris 19 e1,36 %4,60 %22,70 %65,04 %10,03 %21,40 %Vietnam : 1973 / 201340 e anniversaire des accords de ParisSoirée commémorativePrise de parole de Duong Chi Dung, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République socialiste du Vietnam enFrance, et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, en présence de Daniel Davisse, maire de-Choisy-le-Roi, Hélène Luc, sénatricehonoraire.Exposition : 1968/1973, Choisy ville de paixProjection du film : Seul celui qui veille sait que la nuit est longue, en présence des réalisateurs Daniel Roussel et Yann deSoussa. « L’histoire des accords de Paris racontée par celles et ceux qui furent les acteurs de ce difficile combat pour la paix.Les Américains sont en guerre au Vietnam depuis des années quand s’engagent en mai 1968, à Paris, des négociations de paix.Elles vont durer cinq ans. Les représentants de la République démocratique du Vietnam seront hébergés à Choisy-le-Roi, ceuxde la résistance au sud Vietnam à Verrières-le-Buisson. Pendant cette période, les délégués vietnamiens seront sous la protectionde la population. Une histoire jamais écrite sur ce que fut le rôle essentiel des militants pour la paix au Vietnam. »µEntrée libreL’AIR DU TEMPSLe respect, ça se perdMarion Fesneau-Castaing est diplomate. Française.Plus exactement elle est attachée humanitaire duconsulat général à Jérusalem. Le 20 septembredernier, elle se rend avec un convoi de l'ONU et un camionchargé de matériel humanitaire en territoire palestinien,sur le site d'un campement bédouin démoli peu auparavant.Le convoi est bloqué par la soldatesque israélienne,échange de coups avec les Bédouins présents, plaquageau sol, menaces des militaires, etc. « Un militaire extraitsans ménagement la diplomate du véhicule » : c'est lecorrespondant sur place du Figaro qui l'écrit. On voit lascène d'ici. La diplomate a un geste d'autodéfense enversle spadassin. Scandale à Tel Aviv. Le nom, l'adresse, lamessagerie de la diplomate sont livrés en place publique.Le Consulat doit cacher son agent et sa famille. Paris estinformé. Que va-t-il se passer ? Le troufion va-t-il sefaire remonter les bretelles ? L'armée a-t-elle présentédes excuses à la diplomate ? Le reître a-t-il compris qu'onne secoue pas un diplomate comme n'importe quel pékinpalestinien ? Vous n'y êtes pas. Fesneau-Castaing estvirée. Avec l'accord de Paris. Officiellement mutée par leQuai d'Orsay. On se souvient d'un Président qui faisait lecoup de poing à Jérusalem lors d'une visite officielle pourtenir les pandores à distance. Ça ne manquait pas de panache.Aujourd'hui, c'est le troupier qui fait la loi. Y a pasà dire, le respect, ça se perd.µGérard StreiffLes rendez-vous militantsde la semaine4 oct., 18 h 30siège du PCF : Pierre Laurent débat avecMonique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon.5 oct., 9 hDocks de Paris (Saint-Denis) : Assembléedes animateurs des section du PCF.6 oct., 9 h 30Conseil national du PCF.7 oct., 18 h 30Commémoration du 40e anniversaire desaccords de Paris.8 oct., 18 hsiège du PCF : Réunion de lancementde la souscription nationaleavec P. Laurent et J.-L. Le MoingSOUSCRIPTIONJe verse :…………............. eurosNom : ...........................................................................Prénom : .................................................Adresse : ......................................................................................................................................Code postal.................................Ville ..........................................................................................Chèque à l’ordre de “ANF PCF”2 place du Colonel-Fabien • 75167 Paris Cedex 19http://adhesion.pcf.fr/soutenir#529 - Supplément à l’Humanité du 2 octobre 2013 - PAGE 4