Magazine n°3 - Réseau wallon de développement rural

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Magazine n°3 - Réseau wallon de développement rural

IntroductionObjectif 2013 : Le PwDR renforcel’entraide et la solidarité ?Les notions d’association et de transcommunalitésont au cœur des actionsdu Développement rural. Toutes structuresconfondues, elles participent depuisvingt ans à la conservation du patrimoine,à la sauvegarde de la qualitéde vie et au maintien d’une ruralité activeet forte. Cependant, face à la criseet aux difficultés du secteur agricole relayéespar la presse, il semblerait que levent tourne et que ces regroupementsd’acteurs pleins de bonne volonté sesentent menacés. Si les initiatives innovantessubsistent et se multiplient, leProgramme wallon de Développementrural (PwDR) ne devrait-il pas davantages’adapter aux nouveaux besoins,aux nouvelles attentes et renforcer desformes d’associations qui font du monderural un acteur économique à partentière et tourné vers l’avenir ?Qu’ils soient transfrontaliers ou ancrésau cœur de communes campagnardes,les groupements de compétences,d’acteurs et de moyensd’actions, œuvrent au maintien del’activité économique, touristiqueet environnementale de la Wallonierurale. Les avantages de ces associationssont nombreux et partagés parl’ensemble des acteurs. Associés enCUMA (Coopérative d’Utilisation deMatériel agricole), les producteurset agriculteurs se serrent les coudesen temps de crise, mais pas seulement.Travailleurs et matériel sontmis en commun, les tâches sont réparties,la main d’œuvre valorisée etles économies d’échelle nombreuses.Ensemble, ils font des miracles. Ils sesentent plus forts, la qualité de leurtravail et le gain de temps participentà l’amélioration de leur qualité de viepersonnelle. Mais le peu d’incitantsremet leur bon fonctionnement enquestion. Les CUMA osent avouerqu’elles se trouvent à un carrefourde leur existence. Leur plus-valuene semble plus être prise en compteet leur survie menacée. D’ailleurs, lamise en CUMA se fait de plus en plusrare. Quels enseignements tirer deces expériences pour faire face auxenjeux actuels ? Comment favoriserles regroupements qui assurent unemeilleure force de négociations ?Que des avantagesPourtant, la mise en commun des performanceset des acquis, toutes structuresconfondues, ne présente quedes avantages pour ces gestionnairesd’associations (Groupe d’Action locale,Agence de Développement local,Coopérative, Groupement forestier…)et leurs membres. Ensemble, ils effectuentde belles économies tant auniveau des outils et matières premièresnécessaires à leur bon fonctionnementqu’au niveau de leur champd’action et de leur personnel. En œuvrantensemble sur un territoire plusvaste, les acteurs de la ruralité entretiennentdes rapports privilégiés plusforts et trouvent des possibilités d’actionplus importantes. Les territoiresLes CUMA, s’associer autour du matériel agricole4Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009© Tr@me SCRL


IntroductionLEADER (Liaison entre Actions de Développementde l’Économie rurale)sont des exemples types de partenariatspublics-privés, d’associations depetites ou moyennes communes, devillages. Les objectifs communs sontpartagés, mis en valeur et permettentde mettre en œuvre des projets etmissions de plus grande envergure enmatière de qualité de vie, de respectde l’environnement, de sauvegardedu patrimoine, de relance d’activitééconomique, de mise en place de routestouristiques…Forces vives de laruralité… jusqu’à quand ?Gérer la forêt ensembleAux côtés des villes et des communes,les associations, c’est certain, participentactivement à la vie et à l’aveniren ruralité. Leur particularité est aussid’émaner des besoins des citoyens, dela population de ces régions ruralesplus au moins éloignées des pouvoirsexécutifs. Leur volonté est de répondreaux besoins des gens et de faireremonter leurs attentes vers les hautesinstances, de faciliter la mise enplace de solutions durables. En cela, latranscommunalité joue un rôle phare.Les associations transcommunalesréalisent des choses bien plus importantesque ne peuvent le faire descommunes seules, mais leurs actionsdemeurent trop spécifiques. Ces associationsse veulent des mini-réseaux ;leur force est la raison d’être du Réseauet c’est au Réseau de les entendreet de tenter de les aider à trouverdes solutions face à leurs attentes surle terrain des réalités.La vision globale et la connaissancedu terrain, on le sait, favorisent l’apportde réponses aux différentes difficultésprises en compte et résoluesen partie par ces groupements depersonnes actives au cœur de la ruralité.Toutes les tendances politiquess’y trouvent représentées sans freinerl’action. Les démarches administrativessont également facilitées. Plusefficaces sur le terrain, ces instances« relais » diversifiées dans leurs actionssont indispensables au bon fonctionnementde la ruralité d’aujourd’hui,et plus encore de celle de demain.De nouvelles formes d’association semultiplient ailleurs, comme les Associationspour le Maintien d’une Agriculturepaysanne (AMAP) en France, etdéploient leur énergie à rendre serviceaux populations isolées, participantainsi au retour d’une certaine convivialitéen milieu rural, parfois disparue.Cependant, la plupart de ces initiativesregroupées disposent de peu d’aide.Le PwDR ne devrait-il pas prendredavantage en compte le bénéficeque les regroupements apportent audéveloppement rural ? Les entendre,les écouter et mieux les aider ? Ces associationssont composées pour la plupartd’acteurs de la ruralité ou de gensissus de ses structures. Ne serait-il pasintéressant de se pencher sur la formationspécifique de ces agents et surl’inventaire de leur champ d’action ?Reconnaître leur action en haut-lieu,mettre en avant leurs projets et inciterdavantage au regroupement d’idéeset de moyens ne devrait-il pas devenir,aujourd’hui, pour demain, l’une desnouvelles priorités du PwDR ? Encouragerencore ces structures à activerles aides financières liées aux autrestypes d’aides européennes, élargirleur champ d’action et soutenir moralementleur mission ne rendrait-il pasle secteur plus riche et peut-être plushumain encore dans sa globalité ? LeRéseau, le vôtre, est aussi là pour ça.© Tr@me SCRLGAL et ADL, acteurs de la transcommunalité© Tr@me SCRLRencontre du Réseau à Mâcon© Tr@me SCRL5Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Thème Axesavec du très bon matériel même sice n’est pas toujours simple d’allertravailler chez les autres. » Mais il ya, selon lui, un hic. « Notre dernierachat remonte à trois saisons et onn’a toujours rien reçu comme subside! Par le passé, on recevait l’aidedans les six mois, aujourd’hui lagangrène s’est installée dans l’administration.Les intérêts, nous, on lespaie, vous savez. À croire qu’on faittout pour que les CUMA disparaissent.Honnêtement, le blocage dessubsides remet notre bon fonctionnementen question. On se trouveà un carrefour. » Une autre cause ?« Le fait que les niveaux d’aide soientdésormais équivalents, que l’on soitsur fonds propre ou en CUMA, il n’ya plus de différence et ça ne peutpas durer. » Didier Delmotte espèrequ’on en revienne à un systèmed’aide qui favorise la mise en CUMA.« On aimerait qu’on accélère les aides,qu’on reconnaisse notre plus-value etqu’on puisse évidemment toujoursbénéficier des avantages liés au faitde travailler ensemble. »De l’audace et de l’espoirLa Coopérative agricole de Geer(Hesbaye), mise sur pied par Gaëtande Seny, compte 32 agriculteurs,mais également des partenaires privésplus importants, tels le groupeMeusinvest et Hesbaye Frost. L’objectifde la coopérative est de réaliser unprojet que Gaëtan de Seny concoctedepuis cinq ans. « Je souhaite créerune unité de biométhanisation quiaura sa propre rentabilité ; je suis allétrouver les agriculteurs, la population…et ils ont été convaincus de laviabilité du projet », commente Gaëtan,devenu conseiller en environnementsuite à une formation.choses même si la biométhanisationétait une spécialité inconnue auparavantpour moi. »Tous les partenaires de la coopérativedevraient tirer profit de son projet.« La population pourra venir y déposerses tontes de pelouse, les agriculteursleur fumier. Hesbaye Frost valoriseraégalement ses déchets organiques.Les subsides d’aides à l’investissementoctroyés pour la mise sur pied de l’unitédevraient s’élever à 30 ou 50 % ducoût. Les privés apportent le reliquat.La société produira de l’énergie renouvelableet bénéficiera, j’espère,d’une aide supplémentaire dans cecadre. Je sais que ce soutien est calculéen fonction de l’énergie récoltée. »Toutes les matières premières del’installation proviendront des agriculteurspartenaires, des privés, desgens. L’électricité et la chaleur produitesretourneront, en circuit fermé,aux partenaires. « L’énergie produitesera remise sur le réseau avec l’objectifd’être revendue, à terme, aux fournisseurs.Nous disposons d’éoliennestoutes proches, j’ai calculé que notreproduction d’énergie sera équivalenteAprès avoir acheté un terrain, réaliséles études techniques nécessaires etintroduit les demandes utiles, Gaëtana continué à battre le rappel et,aujourd’hui, il croise les doigts pourlancer les travaux en janvier prochain.« Je travaille dans l’agriculture depuisl’âge de 16 ans, je connais bienle milieu et les gens, ça m’a facilité lesLa Coopérative de Geer regroupe des agriculteurs et privés autour de la biométhanisation© Régine Kerzmann7Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


AxesAxe 2Les associations à votre serviceL’axe 2 se penche sur l’améliorationde l’environnement et de l’aménagementde l’espace rural à travers diversesmesures agro-environnementaleset indemnités compensatoires, parmilesquelles les indemnités Natura 2000prévues pour le secteur forestier. L’objectifde ces mesures est de préserverl’intérêt biologique des peuplementsfeuillus repris en sites Natura 2000 envue d’assurer la pérennité d’habitatset d’espèces d’intérêt communautaire.Les bénéficiaires de ces mesures sontles associations de propriétaires privésde parcelles reprises en Natura 2000.Même si les mesures de l’axe 2 ne favorisentpas directement le financementde structures collectives particulières,les bénéficiaires du FEADER (Fondseuropéen agricole pour le Développementrural) peuvent trouver au sein deces associations des lieux permettantd’accéder à une information spécialisée,de partager des expériences deterrain avec des professionnels partageantles mêmes préoccupations.Françoise Yernaux est la présidentede la Fédération des Parcs naturelsde Wallonie. Les parcs encadrent desbénéficiaires du FEADER mettant enœuvre, par exemple, des mesuresagro-environnementales, ou exploitantdes zones Natura 2000. « Nousrassemblons les neuf parcs wallonsqui représentent 19 % de la superficiede notre territoire et rassemblent47 communes », explique-t-elle. Ladernière mission du réseau a été denégocier le changement de décretrelatif aux parcs naturels en date du8 juillet 2008. « Ce travail m’a réjouie,mais l’arrêté de subvention n’a pas encoreété pris, hélas… Les missions desparcs ont été redéfinies par rapport àl’actualité. On s’inspire beaucoup de lapolitique des parcs français qui effectuentun travail identique au nôtre ;notre évolution va dans le mêmesens ». Désormais, une évaluationconcernant la gestion et les missionsaccomplies sera réalisée tous les dixans. Chaque parc obtient par an uneFrançoise Yernaux à la têtede la Fédération des Parcs naturels© Françoise Yernauxsubvention d’environ 110 mille eurospour ses frais de fonctionnement et15 mille euros pour la conservationde la nature. « Les acteurs et associationsprésents au sein de notre réseaudésirent plus que tout que le milieurural soit préservé, qu’il évolue dansle bon sens et qu’il soit soutenu. Notrerôle est de le valoriser ensemble.Opération Rivière propre sur le Parc des Vallées de la Burdinale et la Mehaigne© GAL burdinale-Mehaigne9Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


AxesC’est très important, nous avons tousquelque chose à apporter les unsaux autres ». Se rassembler pour fairevivre la ruralité à travers ses parcs,telle est l’une des missions du réseau.« Il existe une certaine désaffectiondu milieu rural, il faut maintenir laplace de la nature, des agriculteurs,de l’humain », insiste-t-elle. « Il estnécessaire de faire comprendre auxgens qu’ils doivent considérer lemilieu rural comme une valeur fondamentale.Nos parcs doivent vivre,maintenir de l’activité tous secteursconfondus, une présence humaine etdes paysages étonnants. »600 dossiers traités par anUn parc n’est pas une réserve naturelleou animalière ; il n’y a pas declôture. Le réseau des parcs naturelsfonctionne à l’aide de deux structures :une intercommunale et un comitéde gestion, l’exécutif, comptant desreprésentants des communes et desparcs. « Le côté intercommunal est labase de notre fonctionnement et denotre réflexion. Les parcs se situentpar ailleurs globalement le long desfrontières, hormis le Parc des Valléesde la Mehaigne et de la Burdinale. Oninforme, on éduque, on sensibilise eton œuvre à la mise en place d’outilsutiles aux acteurs du réseau. » Le réseaudes parcs naturels se veut unauthentique laboratoire vivant dudéveloppement rural durable justementparce qu’il est transcommunal ;« cependant, nous n’intervenons jamaisdans la politique rurale communale.Les parcs sont les seuls outilstransversaux de développementdurable. Nos missions économiques,de conservation de la nature, du patrimoinepeuvent apporter un plusaux autres acteurs du Réseau rural,on en est convaincu. » Le pouvoird’un parc naturel est consultatif. Ilgère près de 600 dossiers – des remisesd’avis principalement – par an.« Sans subvention, c’est dur de poursuivreà long terme, on manque demoyens. Pourtant, la demande est là »,confie-t-elle. « Les projets de créationde parcs ne manquent pas, maisils doivent toujours émaner de lavolonté des habitants. Pour le moment,on est sur un projet concernant200 mille habitants et 10 millehectares minimum. Le travail se faitde l’aval vers l’amont. Nous sommesà la disposition des gens et descommunes rurales pour que viventles parcs et pour qu’on vive dans lesparcs, il faut œuvrer ensemble. »10Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Thème AxesL’avis de la Commission deConservation Natura 2000Willy Delvingt, pourriezvousexpliquer le rôle, lefonctionnement et les raisonsd’être de la Commission deConservation Natura 2000de Namur dont vous êtes leresponsable?Créées lors du décret Natura 2000du 6 décembre 2001 et reprises àl’article 30 de la Loi sur la conservationde la Nature du 12 juillet 1973,les huit Commissions de ConservationNatura 2000 ont pour missionde surveiller l’état de conservationdes sites Natura 2000 (chaque siterelève d’une Commission) et sonten outre compétentes pour émettreun avis sur toute question relativeà la conservation de ces sites, à lademande du Gouvernement ou deleur propre initiative. Outre le président,désigné par le Gouvernement,chaque Commission de Conservationest composée de trois agentsde l’administration régionale desservices compétents pour la conservationde la nature, l’aménagementdu territoire et l’agriculture ; d’unmembre proposé par le Conseil supérieurwallon de la Conservationde la Nature ; d’un membre proposépar le Conseil supérieur des Villes,Communes et Provinces de la Régionwallonne ; de deux représentantsproposés par des associations ayantpour objet social la conservation dela nature ; de deux représentantsproposés par les associations représentativesdes propriétaires et occupantsdu ou des sites concernés ;et de deux représentants proposéspar les associations professionnellesayant pour objet social la défensed’activités agricoles, cynégétiques,piscicoles ou de sylviculture exercéesdans le ou les sites concernés.Pour chaque membre effectif il y aun membre suppléant. Tous sontnommés par le Gouvernement pourune période de quatre ans. Jusqu’àprésent, les Commissions de ConservationNatura 2000 ont concentréleurs activités sur les enquêtespubliques réalisées lors de la désignationdes sites Natura 2000, enexaminant les commentaires émiset en proposant au Gouvernementwallon une position par rapport àchaque demande de modificationdu projet d’arrêté de désignation.Quels en sont les perspectiveset les enjeux pour la Régionwallonne?Pour rappel, Natura 2000 est un réseauécologique européen de zonesspéciales de conservation créé parla Directive 92/43/CEE du Conseildes Communautés européennes, envue de préserver la biodiversité desespèces végétales et animales et demieux protéger et gérer leur habitatnaturel. Par rapport à la situation antérieure,Natura 2000 apporte deuxnouveautés essentielles. Alors que lesaires naturelles officielles ou agrééespar la Région wallonne n’occupentqu’environ 1 % du territoire wallon, leréseau Natura 2000 en occupe 13 %(220 mille hectares). On passe d’unepolitique de préservation des écosystèmes(la classique « conservationde la Nature ») à une approche dedéveloppement durable car, outrela préservation des écosystèmes, onprend en compte les préoccupationssociales et économiques. Dans cecadre, des incitants financiers sontmis en place par la Région wallonnecomme, par exemple, l’exonérationdes droits de succession et du précompteimmobilier.Quelles sont vos attentes?Vos critiques?Willy Delvingt, Commission de Conservation Natura 2000Les Commissions de ConservationNatura 2000 sont de création récente,et il faudra encore quelquesannées d’expérience pour qu’ellesfonctionnent au mieux. Dans l’ensemble,les discussions au sein de la Commissionde Namur se déroulent dansun esprit serein et constructif, et lesdifférentes parties en cause peuventtoutes s’exprimer. La plupart dutemps un consensus peut être trouvémalgré la diversité des intérêts encause. Parmi les regrets éventuels :le peu de moyens disponibles, leslenteurs administratives et l’absentéismede certains membres.© Commission Natura 200011Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


AxesAxe 3Quand ruralité rime avec solidarité12L’axe 3 de la nouvelle politique de développementrural tend à soutenir ladiversification non-agricole dans leszones rurales et à maintenir la qualitéde vie. Cet axe apporte un soutientrès diversifié à un public très large.Il concerne tant les agriculteurs queles entreprises, les structures touristiqueset même les communes, pourvuqu’ils poursuivent deux objectifsprioritaires : la création d’activitéséconomiques et d’emplois valorisantle patrimoine culturel et naturelde la région, et l’amélioration ducadre de vie. En outre, l’axe 3 rassembledes mesures finançant desstructures qui développent des activitéstranscommunales, soit de lamise en réseau à l’état pur. Dans noscampagnes, les services de proximitétendent à disparaître. La mobilitéest notamment un enjeu importantpour les zones rurales et devient lasource d’une certaine exclusion sociale.Le Programme wallon de Développementrural (PwDR) soutientles projets destinés à contrer cettetendance en soutenant la mise enplace de services de base pour unvillage ou une association de bourgades.Ces services peuvent êtrediversifiés, statiques ou mobiles etpeuvent aussi servir de permanencepour des organismes sociaux ou detoute autre type d’aide à la population.À l’instar des Groupes d’Actionlocale (GAL), ces nouvelles formesd’association se multiplient sur leterrain. Rendant bien des servicesaux populations isolées, elles remportentun vif succès. Zoom sur deuxtypes d’initiatives.Des paniers de produits fermiers en route vers la ville© Ouest FranceUne idée d’outre-QuiévrainNos voisins français ont développéun type de structure original : desAssociations pour le Maintien d’uneAgriculture paysanne (AMAP). Cesnouvelles associations se veulentgénératrices de partenariats entredes producteurs (maraîchers, horticulteurs,agriculteurs…) et des ménagessitués en ville, organisés encollectifs d’achat dans le but doublede soutenir l’agriculture familiale etde disposer de produits du terroirde qualité.« Une AMAP naît en général de la rencontred’un groupe de consommateurset d’un producteur prêts à entrerdans la démarche », explique-t-on ausiège de l’Alliance AMAP Aquitaine. « Ilsétablissent entre eux un contrat pourune ou deux saisons de production.Ils définissent ensemble la diversité etla quantité de denrées à produire enfonction de l’offre et de la demande.Ces denrées peuvent être aussi biendes fruits, des légumes que des œufs,du fromage, de la viande... La diversitéest très importante, elle permet auxpartenaires de l’AMAP de consommerune grande variété d’aliments, d’étendrela durée de la saison et de limiterles risques dus aux aléas climatiques ouaux éventuels problèmes sanitaires. »Ainsi, durant la saison déterminée, demanière périodique, le producteurmet les produits frais à disposition despartenaires. Le contenu de cet originalpanier de la ménagère dépend desproduits arrivés à maturité. Contrairementà la grande distribution, lesconsommateurs en AMAP accordentmoins d’importance à la standardisationdes aliments ; tout ce qui estproduit est consommé. Ce principe,d’une part, est très valorisant pour leproducteur et, d’autre part, permetde diminuer le prix des denrées enreportant les coûts sur la totalité de laproduction. « Ce concept engendre unbeau succès. Le groupe de consommateurset l’agriculteur se mettentRuralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Thème Axesaussi d’accord sur les méthodes agronomiquesà employer. Ces dernièress’inspirent de la charte de l’agriculturepaysanne et du cahier des charges del’agriculture biologique. »Se nourrir du terroir etentretenir le lien socialEn effet, les participants à l’AMAPrecherchent des aliments sains, produitsdans le respect de l’Homme, dela biodiversité et du rythme de la Nature.De cette manière les AMAP participentà la lutte contre les pollutions,contre les risques liés à l’agricultureindustrielle, et favorisent une gestionresponsable et partagée des bienscommuns. Derniers points de discussionpréparatoires au lancement del’AMAP : le prix du panier, le lieu etl’heure de la distribution périodique.Le prix du panier est fixé de manièreéquitable : il permet au producteurde couvrir ses frais de production etde dégager un revenu décent, touten étant abordable par le consommateur.Il est en général proche de celuid’un panier composé de la mêmemanière en grande surface, tout enprésentant une qualité nutritionnelleet gustative supérieure. Un tel prix estrendu possible du fait de l’absencede gâchis au niveau des produits, del’absence d’intermédiaires entre leproducteur et les consommateurs, etd’un emballage minimum voir absent.Tout le monde en ressort gagnant. «Quant au lieu de distribution, il peuts’agir soit de la ferme elle-même si lespartenaires de l’AMAP vivent dans unpérimètre proche de celle-ci, soit d’unpoint de chute situé en ville. »© BaltusAfin de permettre au producteur dese concentrer au mieux sur la qualitéde son travail, un comité de bénévolesest formé parmi les consommateurspartenaires de l’AMAP. « Par ce partenariatde proximité entre producteurset consommateurs, les AMAP favorisentle dialogue social entre ville etcampagne, facilitent la coexistenceentre les loisirs de plein air et les activitésproductives, et l’usage multipledes espaces agricoles. »© François Migeotte« Villages Ouverts et Fleuris, recréer du lien social »13Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Thème AxesEn achetant leur part de productionà l’avance, les consommateursgarantissent un revenu au paysanet partagent avec lui les bénéficesmais aussi les risques pour la saison.L’AMAP participe ainsi au maintiend’une agriculture de proximité et àla gestion de la pression foncière. Ceprincipe implique un certain engagementdes consommateurs et desproducteurs adhérant à une AMAP.Venir chercher son panier au jouret à l’heure dits. Partager ses idéeset ses initiatives avec la ferme etles autres partenaires afin d’améliorerle fonctionnement du projet.Les engagements des producteurssont de produire une diversité delégumes et d’autres aliments, si possible,pour composer des paniersvariés. Livrer les produits au jour età l’heure dits. Aviser ses partenairesen cas de problèmes exceptionnelsqui affecteraient la livraison et resterouverts pour expliquer le travailde la ferme à ses partenaires.Une charte pour unedémarche durableNicolas Ancion accompagne lacoopérative La Débrouillardise.« Un des objectifs l’Alliance est depromouvoir et pérenniser les AMAPen France. On souhaite garantir unetransparence de la démarche auprèsde ses partenaires. » Ainsi, une premièrecharte des AMAP a été adoptéepar Alliance Provence qui a déposéla marque AMAP. Elle permettrad’identifier clairement les AMAP parmiles autres initiatives contribuantégalement à un développementdurable de la société. Les avantagesdes producteurs ? La sécurité financière,procurée par l’achat à l’avancedes produits par les consommateurs,la valorisation sociale, travailler pourun groupe de personnes que lepaysan connaît, et avec qui il peutéchanger régulièrement. Les principesde santé et de bien-être fontpartie des raisons principales pourlesquelles les consommateurs adhèrentaux AMAP. « Consommer desproduits frais, de saison, bio, diversifiés,retrouver un certain lien avecla nature et les produits d’antan,participer à une action citoyenne etsoutenir directement un agriculteurlocal les renforcent dans leur convictionde bien faire. » Les avantages desAMAP peuvent aussi se regrouperselon les trois axes du développementdurable : écologiquement sain,socialement équitable, et économiquementviable. En outre, l’exemplefrançais a engendré la créationd’emplois saisonniers devenus permanentsafin de pouvoir répondreaux demandes des consommateurs.Les AMAP participent au maintiendu lien social et des services en zonerurale, au retour aux produits et recettesdu terroir, au retour à une certainequalité de vie. Un exemple quipourrait bien se mettre en place enWallonie où la proximité des campagnesavec la ville représente unatout certain.© Tr@me SCRLUne coopérativede proximitéAu sein du GAL Cuestas, situé à Bellefontaine,on a participé à la miseen place d’un magasin, d’une coopérative« La Débrouillardise ». « NotreGAL, opérationnel depuis 2004, estproche du Grand-Duché, la populationde notre territoire est issued’un peu partout et souvent isolée.Nos actions actuelles se sont inscritesdans la poursuite du programmeprécédent aux niveaux économique,social, environnemental et agricole »,commente Nicolas Ancion, chargéde projet. « On développe aussi despistes afin de mélanger un maximumles habitants de notre région. » L’unedes principales difficultés liées àl’étendue du territoire est la mobilité.« Il n’existait plus de magasin de proximité.Il y a deux ans, les deux derniersmagasins de la région fermaient leursportes faute de candidat repreneur.Après vérification des besoins et desdifficultés que ces fermetures allaientengendrer auprès des populationsâgées, isolées ou précarisées, et à lasuite de l’initiative d’un groupe d’habitants,on a proposé un projet dereprise dont le coût est partagé entreles habitants et la Commune afind’ouvrir une coopérative à finalité sociale.» Les parts de participation à lacoopérative sont vendues à 10 euroschacune, la Commune en a achetépour 5 mille euros. Apportant son appuitechnique et une prise en chargedes démarches administratives, leGAL a mené à bien ce projet avant dele laisser voler désormais de ses propresailes. « La coopérative travailleavec les producteurs locaux maisaussi avec quelques marques redoutablesauxquelles, hélas, les consommateursrestent habitués. Cettecoopérative avait aussi pour but dechanger les habitudes alimentaireset de promouvoir les produits locaux.Et ça marche bien depuis deux ans. »Encore un bel exemple de maintiend’une certaine qualité de vie en zonerurale qui mérite quelques bravos.14Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Thème AxesAxe 4La transcommunalité faciliteles démarches et favorisedes projets plus ambitieuxLa transcommunalité est vécue commeune plus-value à plus d’un titre tant auxniveaux économique et social qu’au niveauenvironnemental. En milieu rural,elle apparaît comme une solution naturelleà apporter à la réalité du terrain.Les territoires LEADER (Liaison entre Actionsde Développement de l’Économierurale) sont des exemples types de partenariatspublics-privés, d’associationsde petites ou moyennes communes, devillages. Qu’elle se traduise par le biaisd’une agence de développement local,d’un Groupe d’Action Locale (GAL), d’unCentre culturel ou de tout autre type deregroupement intercommunal, la transcommunalitésuppose la mise en communpar plusieurs communes ruralesou semi-rurales d’un certain nombre demissions ou projets. Il s’agit de collectivitésqui font le choix de poursuivre uneroute commune en matière de qualitéde vie, de respect de l’environnement, desauvegarde du patrimoine… Une autrefaçon d’aborder l’avenir en ruralité.La Botte du Hainaut,un GAL, une terred’initiative en faveur dudéveloppement durableLe GAL de la Botte du Hainaut existe depuis10 ans. Installé en asbl depuis 2003,il travaille en étroite synergie avec savingtaine de membres et une quinzainede partenaires potentiels afin de mettreen œuvre des stratégies originales dedéveloppement durable, intégrées etde qualité.Yves Denis, coordinateur du GAL de la Botte du Hainaut© GAL Botte du Hainaut15Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Thème AxesIl rassemble les communes de Beaumont,Chimay, Froidchapelle, Momignieset Sivry-Rance. La Botte du Hainautconstitue un espace cohérentdisposant d’une identité forte sur lesplans tant géographique qu’environnementalou socioculturel. « Notremission s’articule principalementautour des secteurs de l’environnement,du tourisme et de la sylviculture», explique Yves Denis, chargé demission au sein du GAL. « En tant quecoordinateur de divers partenaires,notre GAL est une structure inéditeet innovante, puisqu’elle regroupetant des partenaires privés (dans lesecteur de l’agriculture, de la forêt,du tourisme…) que des partenairespublics (les communes). Nos objectifssont de valoriser le patrimoine naturelet culturel, de renforcer l’environnementéconomique, afin de contribuerà la création d’emplois, d’améliorer lacapacité organisationnelle des communautés,de fédérer les forces viveset de favoriser les mises en réseauen vue d’un développement à longterme sur notre territoire, mais ausside réfléchir à l’avenir de la Botte autravers du développement territorial. »Et ces actions passent par la mise enplace de réflexions transcommunalesvisant le maintien de la qualité de lavie et le développement d’activités.on y travaille ; on œuvre à combattrel’intrusion des plantes invasives et onréfléchit aux mesures à prendre afinqu’elles cessent de perturber notreenvironnement naturel. Notre volontéest de répondre aux besoins des citoyenset de faire remonter les attentesvers les instances adéquates, defaciliter la mise en place de solutionsdurables ; le côté transcommunal denos actions nous y aide bien ». Au niveaudu tourisme, le GAL de la Bottedu Hainaut est en train de mettre enplace un tourisme « enfants admis »,soit des activités didactiques, ludiqueset pédagogiques au sein dessites visitables, et tend à développerégalement l’éco-tourisme. « Notreterritoire est riche en biodiversité, ilest essentiel de renforcer le respectde l’empreinte écologique », précise-t-ilencore. Par ailleurs, fier et fortde son identité territoriale, le GALrelance l’image de la Botte en créantune mascotte destinée à marquer larégion d’une identité claire tant poursa population que pour ses visiteurs.« LEADER nous aide sur le terrain etle caractère transcommunal des GALleur permet de réaliser des chosesplus importantes, mais nos actionsdemeurent très spécifiques ; noussommes souvent interpellés afin departiciper à d’autres projets auxquelshélas, on ne peut répondre. »Une ADL en paysgermanophone,pour quoi faire ?Beaucoup plus à l’est du pays, l’Agencede Développement local (ADL) deLontzen-Plombières-Welkenraedt assureelle aussi une plus-value certainepour la continuité et le développementrural durable au cœur d’une ruralitémixte. « Nous sommes une des premièresADL pilotes, créée en 1999 »,commente Pierre Bonni, chargé demission. « Notre territoire est pertinentà plus d’un titre pour ce type de structure: un passé minier et des paysagescommuns ainsi qu’une proximité transfrontalièreinédite. » Servant d’agent16« On tend à soutenir les dynamiqueslocales existantes afin de promouvoirle développement durable enrenforçant l’exploitation professionnelledes ressources naturelles de larégion. Quelques-unes des communesmembres disposent d’un Plancommunal de Développement dela Nature ; cela a facilité, par exemple,la mise en place de bonnes pratiquesen faveur du maintien desarbres remarquables », poursuit-il.Le GAL mise aussi sur la formationet l’acquisition de compétences répondantaux besoins de l’économielocale (touristique, agricole, forestière,environnementale…). « La listede nos projets réalisés, à venir ou encours, est longue, comme par exemplela régénération du Chêne du Pays,de haute qualité et très présent parchez nous. Il manque de valorisation,Pierre Bonni, chargé de mission à l’ADLLontzen - Plombières – Welkenraedt© Pierre BonniRuralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Thème AxesThierry Wimmer, président de l’ADLet bourgmestre de Plombières© ADL de Lontzen-Plombières-Welkenraedtde liaison entre les trois communes auprofit de nombreuses missions d’ordrestouristique et culturel, l’ADL tendà développer entre autres une imagede marque commune. « Comme noussommes situés en province de Liège,à proximité des cantons de l’Est et duSud Limbourg hollandais, nos plansd’actions et projets sont toujours transfrontalierset plus importants que si onœuvrait sur un plus petit territoire. Ondispose aussi d’aides européennes viales projets INTERREG (NdlR. : initiativecommunautaire du Fonds européen deDéveloppement régional (FEDER) enfaveur de la coopération entre régionsde l’Union européenne pour une périodedonnée). On a plus de poids quesi nous devions traiter avec chaquecommune séparément. » Leur apport ?« La vision globale du terrain et des solutionsà apporter aux différentes difficultés.On est aussi moins tenus politiquementpuisqu’on ne dépend d’aucunemajorité en place, toutes les tendancespolitiques se retrouvent concernées.On peut aussi envisager des projets deplus grande envergure (par exemple laRoute touristique, dite des frontières)en faisant des économies d’échelle importantes.Nos démarches administrativessont facilitées aussi. Tout ce qui esttransversal, on s’en charge ; on disposede relais dans les trois communes, çafacilite l’avancée des dossiers et deséchanges. » De plus, en contact permanentavec les Commissions de développementlocal mises en place au sein descommunes, les projets proposés dans lecadre de Programmes communaux deDéveloppement rural prennent vie plusfacilement. « On chapeaute les projetsd’ordres économique et touristique,et liés à l’aménagement du territoire.Une ombre au tableau ? Le manque demoyens en matière de personnel, maisfaut-il vraiment le rappeler… ». LesADL sont financées par la Région wallonnesur base d’un appel à candidatureset de la réception d’un agrément.« La force de notre ADL, selon moi,vient aussi du fait qu’une même équipesoit présente depuis le début ; nousn’avons pas connu, par chance, defluctuation de personnel. Notre réseauest bien établi, les contacts aussi, c’estessentiel pour le bon fonctionnementdes choses et le suivi des dossiers. »Un plus pour les échangesinternationauxUne ADL transcommunale avec des projets transfrontaliersPour Thierry Wimmer, bourgmestrede Plombières et président de l’ADL,la transcommunalité ne présente quedes avantages. « Nous disposons d’unemain d’œuvre commune : par exemple,un ingénieur qualifié est mis à ladisposition de l’ADL pour la réalisationde projets communs. Une communeseule ne pourrait se le permettre. Onest plus efficace. Notre situation géographiquenous permet égalementde jouir des appels à projet et aidesINTERREG qui favorisent les échangesinternationaux et des projets concernantles trois communes transfrontalières.» À l’heure actuelle, l’ADL travailleentre autres à l’élaboration d’uncontrat de rivière commun touchantles cours d’eau de la région. « Notrevolonté est d’améliorer la qualité del’eau, valoriser le tourisme de l’eau etla préservation des abords des rivièreset ruisseaux. C’est un projet INTERREG,mais l’ADL est chargée de la coordinationde la mission. Développer davantagele tourisme dans la région des troisfrontières est l’une de nos priorités.Et force est de constater que la transcommunalitétransfrontalière aussi estun plus à bien des égards et favorise ledéveloppement de la région. »Le Réseau ADL de l’Union des Villes et Communesde Wallonie offre aux ADL un appuistructuré et un espace permanent de concertation,d’échange et de réflexion. Les objectifs :favoriser les échanges entre ADL, créer dessynergies entre elles, organiser des actionscommunes de formation et d’information, etpromouvoir le développement local vers lescitoyens et les décideurs politiques.http://www.uvcw.be/espaces/adl/© ADL de Lontzen-Plombières-Welkenraedt17Ruralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Actualités du RéseauLe réseau en projetsOrganisé en quatre groupes de travail, le Réseau s’attèlera, dans les prochains mois, à la réalisation d’une dizainede projets jugés prioritaires. Retrouvez le programme complet sur le site www.reseau-pwdr.be.Groupe 1 : Pratiques agricoles, sylvicoles et politiques de développement ruralLes enjeux actuels des politiques de développement rural balayent des thématiques diverses comme la sécuritéalimentaire, la biodiversité, l’évolution de l’économie rurale, la péri-urbanisation ou le changement climatique. Tous cesbouleversements mènent les secteurs agricole et sylvicole vers un avenir incertain. Ils renvoient à la nécessité de menerun exercice de prospective, d’anticipation et de préparer les acteurs du développement rural à ces changements.Projet 1 : Favoriser le développement des énergies renouvelables ou les économies d’énergie au sein du monde agricoleet sylvicole (atelier avec les facilitateurs de la Région wallonne et Guide des itinéraires pour économiser et/ouproduire de l’énergie)Projet 2 : Un partenariat pour lutter contre l’érosion (atelier avec les opérateurs et Guide de bonnes pratiques)Projet 3 : « Modèle industriel versus modèle familial » – Quels choix possibles pour les jeunes agriculteurs ?(ateliers locaux dans la circonscription de Thuin et recueil des services, aides et formations)Groupe 2 : Multifonctionnalité de l’agriculture en WallonieDe tous temps, l’agriculture a exercé une fonction nourricière, façonné les paysages, participé à la biodiversité et àl’identité territoriale. C’est plus récemment qu’est apparue la nécessité de prendre en compte la coexistence des productionsmarchandes et non marchandes de l’activité agricole, pour deux raisons : trouver une réponse aux enjeuxenvironnementaux et adapter l’agriculture aux conditions de la concurrence mondiale.Projet 4 : Prise en compte des services environnementaux rendus par l’agricultureProjet 5 : Mesures agri-environnementales (MAE) et territoires (atelier sur l’approche territoriale du potentiel en MAE)Projet 6 : Agriculture multifonctionnelle, de nouveaux objectifs partagés ? (film – témoignage)Projet 7 : Séminaire international « La Multifonctionnalité de l’Agriculture en Wallonie »Groupe 3 : Ville / campagne, un mariage de raison et gestion différenciéedes espaces rurauxLe monde rural est de plus en plus marqué par l’évolution des zones urbaines qui le bordent et qui diffusent des modesde vie et d’organisation sociale particuliers. Il s’agit aujourd’hui de rechercher un nouvel équilibre dans les relationsentre la ville et la campagne.Projet 8 : Consommation et production agricole, des liens renforcés entre ville et campagne ?Projet 9 : Nouvelles mobilités dans les zones ruralesGroupe 4 : Coopération transcommunale et intelligence commune des espaces rurauxDe nombreux dispositifs transcommunaux de développement territorial se superposent, se complètent, agissent deconcert sur les territoires wallons. Va-t-on vers une dispersion des moyens, une perte de visibilité pour le citoyen ? Quelssont les atouts et inconvénients de chaque dispositif ? Comment favoriser une plus grande transversalité ? Quelles compétencespour gérer ces dispositifs ? D’autre part, les visions contemporaines de la gouvernance s’accordent sur l’importancede développer chez les citoyens le sens des responsabilités à l’égard de ce qui nous est commun. En matière d’espacespublics, ce sens des responsabilités mis en actes pourrait témoigner d’une intelligence commune du territoire.18Projet 10 : Enquête sur les pratiques de coopération transcommunaleProjet 11 : Dispositif méthodologique dans un projet de coopération transcommunaleProjet 12 : Séminaire régionalRuralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 2009


Boîte à outilsIls peuvent vous aider…Formations, forestiers, valorisation✃SPW-DG06La Direction générale de l’Économie, de l’Emploi et de laRecherche de la Région wallonne compte parmi ses compétencesla division de l’Emploi et de la Formation professionnelle.Cette dernière contribue à l’insertion professionnellede demandeurs d’emploi et à l’amélioration descompétences des jeunes et des travailleurs dans le cadrede mesures d’aides et de promotion de la formation. Cettedivision octroie agréments et subventions aux centres deformation professionnelle dans l’agriculture et aux associationsd’amateurs du secteur agricole. Service public, ilopère et conseille dans le cadre du programme LEADER(Liaison entre Actions de Développement de l’Économierurale) pour ce qui concerne la mesure 111 de l’Axe 1, lamesure 331 de l’axe 3 et les mesures 423 et 421 de l’axe 4.Contact :Ministère de la Région WallonneDirection de la Formation professionnellePlace de la Wallonie, 15000 NamurTél. : 081 / 33 44 24Fax. : 081 / 33 43 22www.spw.wallonie.beInter-Environnement WallonieDepuis plus de trente ans, Inter-Environnement Wallonie(IEW) fédère 150 associations de défense de l’environnementactives en Wallonie. Elle relaye les préoccupations desa base associative, la conseille et la soutient. Ancrée dansle local, elle inscrit ses luttes dans l’ensemble des défis environnementauxglobaux auxquels la société est confrontée.IEW se bat pour un développement durable et lutte contreles atteintes à l’environnement à tous les échelons. Sonaction vise à faire intégrer l’environnement dans toutes lespolitiques sectorielles, faisant en sorte que l’environnementsoit davantage inclus dans les textes légaux et les choixpolitiques. L’équipe permanente développe son expertisecritique et assure un suivi serré des politiques publiqueset a recours à une grande variété de moyens d’actions.Ses mots d’ordre fédérer, relayer, lobbyer.Contact :Inter-Environnement Wallonie asblFédération des associations de protection de l’environnementBoulevard du Nord, 65000 NamurTél. : 081 / 25 52 80Fax. : 081 / 22 63 09www.iewonline.beiew@iewonline.beFédération des Parcs naturelsLa Fédération rassemble neuf parcs naturels (47 communes),représentant 18 % de la superficie wallonne.Porte-parole des Parcs naturels, elle représente les intérêtscollectifs des Parcs naturels auprès des instances etinternationales, et participe à la définition et à la mise enœuvre de la politique en faveur des espaces ruraux danslesquels ils s’inscrivent. Sa plus récente mission a été denégocier le changement du décret relatif aux parcs naturelsafin d’en homogénéiser le fonctionnement. Son rôleest de fédérer les neuf parcs wallons, de les inscrire dansles réseaux internationaux de territoires ruraux d’excellence(Fédération des Parcs naturels régionaux de France,d’Italie, d’Allemagne, du Luxembourg,...) et de contribuerà une meilleure (re)connaissance du travail d’animation etde développement territorial qu’ils opèrent avec succèsdepuis plusieurs années.Contact :Fédération des Parcs naturels asblChemin du Moulin, 36630 MartelangeTél. : 063 / 41 21 88La Fondation rurale de WallonieLa Fondation rurale de Wallonie (FRW) accompagne descommunes menant une opération de développement rural.Elle leur assure un service global, depuis les premièresconsultations citoyennes jusqu’à la réalisation des projets.Pour ce faire, elle met à leur disposition des agents dedéveloppement organisés en équipes pluridisciplinairesréparties sur le territoire wallon, épaulés par un réseaud’échanges d’expériences et de documentation.À cet accompagnement, la FRW ajoute des conseils etdes actions de sensibilisation en matière d’aménagementdu territoire, d’urbanisme, de patrimoine bâti et de boisénergie.Elle est également active dans la mise en œuvre d’Agenda21 locaux et dans les Plans communaux de Développementde la Nature. Elle joue le rôle d’interface entre l’Administrationwallonne et les Groupes d’Action locale (axe4 du Programme wallon de Développement rural). Enfin,elle a une mission d’ouverture de la Wallonie rurale surl’Europe et ses partenariats.La FRW est une fondation d’utilité publique dotée d’unConseil d’administration pluraliste.Contact :Fondation rurale de WallonieAvenue Reine Astrid, 145000 NamurTél. : 081 / 26 18 82Fax : 081 / 22 45 77www.frw.becontact@frw.beRuralités – Magazine n°3 – 3 ème trimestre 200919

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