26 lettres et un Philosophe - K-Films Amérique

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26 lettres et un Philosophe - K-Films Amérique

RÉSUMÉ26 lettres et un philosophe propose de faire une rencontre ausens où Gilles Deleuze l’entendait, non pas avec des gens mais avec untravail, avec des idées, avec celles du philosophe René Schérer. Il s’agitd’une tentative d’interpeller le spectateur en essayant de le mettre auxaguets pour qu’il soit troublé, et que, ce qui est dit, le touche.Chacune des lettres de l’alphabet permet de retenir un mot qui va provoquerune rencontre avec une idée, une idée qu’on n’aurait pas au premier abord.26 lettres et un Philosophe, tente de donner une meilleure compréhensionde la vie, de ses résonances, de ses élégances. Car penser, c’est d’une certainemanière être à l’écoute de la vie.FICHE TECHNIQUEIdée,scénario,réalisation et production Suzy CohenImages Philippe Nicolas, Laurent Fleutot, Robert Vanherweghen, Suzy CohenLumière Karl BuchterSon Dominique Pauvros, Suzy CohenMontage Mélanie Chicoine, Christople Flambard, Suzy CohenMusique Alain JomyDistribution K-Films AmériqueAvec la participation financière de :SODEC - Société de développement des entreprises culturelles – QuébecCrédit d’impôt cinéma et télévision – QuébecReyna FilmsDocumentaireVersion originale française112 minutes16/9-HDV, Dolby SR, CouleurQuébec 201226 LETTRES ET UN PHILOSOPHE 3 D O S S I E R D E P R E S S E


SUZY COHEN:Mon projet cinématogrLe monde contemporain est fait de bruits, de cacophonie et de répétitions àl’infini des mêmes idées. Bien sûr, il y a un foisonnement d’écrits, de livres, deromans, de journaux, de télévisions; il n’y en a même jamais eu autant maisparadoxalement, on n’a jamais été autant désinformé.Malgré tout il existe quelques personnes qui nous aident à réfléchir, dont lemétier est de penser; mais au lieu de les entendre, de les écouter, rares sontcelles qui leur demandent de les éclairer.J’en étais là, quand je me suis demandée, comment moi en tant que cinéaste,je pouvais faire quelque chose pour que les gens s’interrogent davantage.Évidemment un film, mais quel genre de film?Certains hommes sont encore les «représentants » d’un monde qui est en trainde disparaître. Quand René Scherer parle, je comprends ce qu’a pu être ungrand penseur comme Montaigne par exemple. Ils sont à eux seuls des pansentiers de bibliothèque. Mais ce qui m’intéresse, ce n’est pas son savoir maisla façon dont il regarde, la façon dont il décrypte le monde contemporain, lamanière dont il s’interroge sur celui-ci, sa curiosité constamment en éveil. Tousces éléments sont autant deRENÉ SCHÉRER est professeur émérite à l'Université de Paris. Saphilosophie, à ses débuts, a été surtout inspirée de Hegel,Marx et Husserl.Ses deux thèses de doctorat portent sur les recherches logiques de Husserlet les PROBLÈMES CONTEMPORAINS DE LA COMMUNICATION et leurssources philoso phiques dans l'histoire des idées. Il a abordé Nietzsche,Heidegger, puis Charles Fourier, auquel il a consacré un essai et plusieurstextes. Après 1968, il s'est intéressé à la CRITIQUE DE LA PÉDA GOGIE, àL'ENFANCE à laquelle il a consacré tout un cycle d'études. Ami de GillesDeleuze, Félix Guattari et Michel Foucault, il s'est intéressé aux problèmeset aux POLITIQUES DU DÉSIR. Son intérêt s'est aussi porté sur la dimensionesthétique de la vie contemporaine, puis sur le thème de l'HOSPITALITÉ. Sadernière publication, en collaboration avec Giorgio Passerone, concerne lapensée, les films et les écrits de P.P. Pasolini.René Schérer est aussi le frère d’Éric Rohmer.pistes que j’ai privilégié, quej’essaie de mettre en valeurdans mon film.Mon projet a donc consisté àfilmer René Schérer tout endonnant à voir, à montrer queréfléchir ou penser est à laportée de tout le monde.J’aimerais intéresser les nouvellesgénérations à dresserl’oreille, à entendre et à voir.26 LETTRES ET UN PHILOSOPHE 4 D O S S I E R D E


aphiqueLeur montrer que penser est à leurportée qu’il s’agit de voir, d’écouter,d’observer, de s’interroger en un motde réfléchir.POURQUOI UN ABÉCÉDAIRE ?Le premier avantage, c’est qu’il me fallaitun cadre à mon film, un cadre quime permette de répondre à une nécessité.Il va me permettre de donner unemeilleure compréhension de la vie, de ses résonances, de ses élégances. Carpenser, c’est avant tout être à l’écoute de la vie.Je propose donc de faire dans mon film, une rencontre, non pas avec le philosophemais avec son travail, avec ses idées, avec une façon de regarder et d’interpréterle monde. J’essaie d’interpeller le spectateur en essayant de le mettre auxaguets pour qu’il soit troublé, pour que ce qui lui est dit lui parle, le touche, qu’ilcommence lui aussi à s’interroger sur le monde qui l’entoure.Chacune des lettres de l’alphabet permet de retenir un mot qui va provoquerune rencontre avec une idée. Quant à mes images, elles sont là, pour donnerà voir pas à la manière, ni sur le mode explicatif, non, au contraire, en laissantle public faire ses rapprochements, créer des ponts entre une idée et une autre,en laissant leur esprit vagabonder pour mieux se fixer sur une idée et la développer,l’amener à s’interroger Et en troisième lieu, un abécédaire parce qu’unabécédaire, c’est ce qui permet d’apprendre à lire et à écrire tout simplement.Bien que René Scherer soit philosophe de formation, les mots que nous avonschoisis d’un commun accord relèvent pour la plupart du vocabulaire de tous etde tous les jours. Chaque lettre renvoie à un mot. Quand René Schérer parle dece qu’il entend par ces mots, ces concepts, il donne à voir ou à réfléchir, touten nous disant pourquoi il a choisi un mot plutôt qu’un autre.26 LETTRES ET UN PHILOSOPHE 5 D O S S I E R D E P R E S S E


Je filme cet abécédaire selon l’ordre des lettres, chez lui, dans son univers detravail, à Paris. Je me fais le plus discret possible; de temps en temps, j’interviensen off: pour lui faire préciser certains points, si cela s’avère nécessaire.Je deviens un spectateur crédule.Après le tournage, je cherche un concept sous-tendu par des images pour mepermettre de rendre claire et attrayante sa parole. Mon pari est de montrer queréfléchir, philosopher peut être compris par tous ; je recherche une clé qui donnedes grilles pour comprendre un peu mieux le monde contemporain.COMMENT NOUS AVONS PROCÉDÉ ?Presque tous les mots choisis sont des mots en dehors du vocabulairephilosophique comme bruit, cul, don ou rue, etc… René Schérer s’attache àdonner aux mots un ton ou une couleur plus personnels puis, il fait apparaîtredes relations entre les différents mots, des liens entre eux. Il montre par là, queles choses ne sont pas le fruit du hasard..Quant à la caméra, elle est sur René Schérer mais pas seulement car je la veuxsur d’autres objets que l’orateur, j’associe sa parole à d’autres images, à d’autressons, à d’autres plans comme allant avec, ce qui devrait faire vagabonderl’esprit du spectateur. Ne pas le rendre captif mais lui proposer de faire desliens avec son propre vécu.LES PARAMÈTRES DU TOURNAGERené Schérer commence, évidemment, par la première lettre de l’alphabet etainsi de suite jusqu'à la dernière. Je filme donc plusieurs jours en continuité,pour lui permettre de suivre un certain fil conducteur. Nous nous sommes égalemententendus pour que le temps imparti à chacune des lettres soit approximativementle même. Il sait que j’en garderais au final environ trois à quatreminutes par lettre. Il me laisse l’entière liberté de la coupe.S.C.26 LETTRES ET UN PHILOSOPHE 6 D O S S I E R D E P R E S S E


FILMOGRAPHIE Suzy CohenRéalisation et production - Reyna FilmsSymphonia documentaire, 2011.La Source de vie, 3 unitaires sur les différentes communautés à Montréal.Gaétan et Rachel, en toute innocence / De l’Autre Côté du Cœur, long métrage fiction,coproduction France-Canada, 2002.Au Détour du Rêve, moyen-métrage fiction, avec Sandrine Kiberlain.Tout n’est pas Joué…, moyen-métrage fiction, avec Anaïs Goulet.Double Jeu, court-métrage fiction, avec Lucie Laurier.New-York, documentaire. L’organisation spatiale des villes et son influence sur leurs habitants.Affolons-nous, documentaire, avec le peintre et architecte Jean-Michel Folon.Histoire Murmurée, court-métrage fiction, conte pour enfants.Quatre elles du bout des doigts, moyen-métrage documentaire sur des artisanes québécoises.RéalisationLes Incontournables, docu-drama pour la société Mica Productions, 2004.Rue Laurier, court-métrage documentaire.Les Maisons de Carton, moyen métrage fiction, avec Claude Gauthier et Frédérique Collin.Bibites, Allo, je vous aime, Antiquités, Phonographes, Marionnettes, 5 courts métrages.Sanaa, moyen métrage documentaire sur la capitale du Yémen, en collaboration avecPatrice Llavador.ScénarisationSymphonia, documentaire, 2011. Point de non retour, long métrage fiction.Château de Sable/Not so Kind, long métrage fiction.La roue de la vie, long métrage fiction, première étape.Les Trahisons du corps, documentaire.Cosmopolis ou Les Trois Vies de Rébecca, long métrage fiction.Aller-Retour, long métrage fiction. La Belle au Bois Dormant, long métrage.Gaétan et Rachel, en toute innocence/De l’Autre Côté du Cœur / Caractères Imprimés,long métrage fiction, en collaboration avec Denys Arcand et Jean-Pierre Morin.Manger: Poison ou Plaisir, deux documentaires.Une Vieille Maîtresse, long métrage fiction, adapté du roman de Barbey D’Aurevilly.Femmes de Cœur, Femmes de raison, long métrage fiction1992 ou la Mémoire retrouvée, long-métrage documentaire.L’Anniversaire de l’Infante, scénario radiophonique pour France-Culture.Trois Petits Tours, long métrage fiction. Au Détour du Rêve, moyen métrage fiction.Tout n’est pas Joué, moyen métrage fiction. Double Jeu, court-métrage fiction.Les Maisons de carton, moyen métrage fiction. Histoire Murmurée, contes pour enfants.26 LETTRES ET UN PHILOSOPHE 7 D O S S I E R D E P R E S S E


210, avenue Mozart OuestMontréal, Québec, Canada H2S 1C4T 514 277-2613 F 514 277-3598W W W . K F I L M S A M E R I Q U E . C O M

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