Avril - Volume 4 – Numéro 2 - Bières et Plaisirs

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Avril - Volume 4 – Numéro 2 - Bières et Plaisirs

P4[Actualités]BIÈRESET PLAISIRS Avril/Mai 2012Une page d'histoirePierre Clermont est un tégestophile, un collectionneurd'objets liés à la bière. Sa spécialité : leQuébec. Il est incollable sur toutes les brasseriespassées, présentes et même futures du Québec.En visite dans la région d'Ottawa-Gatineau, j'ai partagéune bière (ou deux...) en sa compagnie et celle d'AlainGeoffroy, président des Brasseurs du Temps, unemicrobrasserie de Gatineau qui a également un petitmusée sur la bière et l’histoire des brasseries de larégion de la capitale fédérale. Vous commencez à comprendrela raison de sa visite : offrir des artefacts debrasseries défuntes de l'Outaouais.ÉditorialPar Philippe WoutersPierre présentait des anciennes publicités etcoupures de journaux d'une brasserie aujourd'hui disparue: La Brading's d'Ottawa. J’en ai profité pourm'instruire et sentir l'odeur du papier journal desannées 1950. J'ai toujours été impressionné par lepoids des mots, surtout quand ceux-ci nous parviennentd'un journal qui a plus de 60 ans! C'était uneautre époque, une autre réalité. Mais, à ma grande surprise,j'y ai découvert une réalité qui confirme l'adage«Plus ça change, plus c'est pareil».Le marché de la bière, dans les années 1950, étaitilsi différent d'aujourd'hui? Si l’on compare le nombreDEUX BIÈRESDE NOTRE SÉRIEMOMENTUMÀ NE PAS MANQUEREMBOUTEILLÉES UNE FOISPAR ANNÉE SEULEMENT !06730412d'établissements ayant un permis de brassage, il n'y apas de doute : le nouveau millénaire a une longueurd'avance sur le siècle passé. Mais si l’on compare lesphilosophies de brassage et de mise en marché, les différencessont beaucoup plus minimes.Saviez-vous que Labatt brassait, il y a 60 ans, dela India Pale Ale, de la Porter et autres styles debière qui font la fierté des microbrasseries d'aujourd'hui?Il en était de même pour Molson, CanadianBrewing Companies, Brading's… Chaque brasseriebrassait des styles et étiquetait fièrement le style surl'étiquette. Une philosophie de brassage très prochede celle des microbrasseries d'aujourd'hui.Au fil des années, les techniques de production sesont tournées vers l'augmentation du rendement et lesbrasseries proposèrent des produits à saveur de plus enplus commerciale et aux styles bien plus larges commeles Ale, Lager et bières fortes de ce monde.La principale différence se situe dans la mise enmarché. Les brasseries des années 1950 ne vendaientpas qu'un produit. Ils vendaient une expérience, unslogan… un message! C’est devenu tellement ancrédans leurs habitudes de commercialisation que lesdeux grandes brasseries concurrentes, Labatt et Molson,continuent aujourd’hui leurs campagnes de promotionavec cette même philosophie. Hein Serge?Quelques exemples croustillants (photos à l'appui): la bière à la page pour les gens à la page (Dow),la seule bière brassée au ralenti (Brading's) sans oublierle fameux «lui y connaît ça» (Labatt). Demandez à vosparents, ils s'en souviendront. Du côté des microbrasseries,la stratégie est tout autre : on se concentresur le produit sans y accoler un message. Il y a bienquelques exceptions, mais elles ne sont pas communes.Un débat qui dure...Anecdotes et faits amusants recueillis dans les documentsque Pierre nous a montrés :■ Je suis tombé sur une étiquette des années 1950 quiprésentait le style «Brown Stout», un hybride entreun Stout et une Brown Ale. Alors que plusieursbrasseries s'amusent à créer des hybrides de styles telsque les Black-IPA ou Stout blanches – créant unepolémique entre les fervents défenseurs de l'histoireet les autres promoteurs de la créativité – cela montreque le débat n'est pas nouveau… preuve à l'appui!■ Un sondage réalisé en 1962 auprès de la populationcanadienne révélait un réel changement d'attitudedu public face à la bière. Plus de 63% des gensacceptaient que les brasseries puissent faire de la publicitésur leurs produits et la qualité de ceux-ci, etla moitié des personnes en faveur voulaient abolirles règlements sur la publicité de la bière. Je seraiscurieux de connaître les résultats aujourd'hui!■ Le titre du cahier bulletin La bière au Canada de janvier1963 : «Les taxes sont trop élevées»!Plus ça change, plus c'est pareil…Ma tête mise à prix !Cette année, j'ai accepté le défi lancé par OlivierMillot, ami et chef des Brasseurs du Temps, en mettantma tête sous le rasoir pour Leucan. Je participe doncau défi Leucan 2012 et ma tête sera rasée le 18 juillet2012 aux Brasseurs du Temps.Parents, amis, connaissances, collègues...nousavons tous entendu parler du cancer et sommes tousconcernés par cette maladie. Je ne suis pas chercheurni médecin, mais je suis un citoyen et père de famille.Leucan vient en aide aux familles d'enfants qui ont lecancer. Une cause noble. J'avais envie, cette année, dem'impliquer et de vous inviter à faire un don en misantsur ma tête. Je mets donc ma tête à prix.... À vous devoir combien elle vaut...Pour faire un don : www.tetesrasees.com/participant.aspx?id=28743Merci pour votre soutien!Herbe à détourneTriple du Nouveau Monde auhoublon Citra - 10,2 %En vente en avrilChamanPale Ale Impériale - 9 %En vente en mai05660610Brasserie Artisanale29, rue Laurier OuestMontréal, Québec, H2T 2N2info@dieuduciel.comBrasserie et Pub259, rue de VillemureSt-Jérôme, Québec, J7Z 5J4infomicro@dieuduciel.com514.490.9555 450.436.3438WWW.DIEUDUCIEL.COMÉditeurPhilippe WoutersDirecteur de productionSébastien HuotRédacteurs Valérie R. Carbonneau, Emmanuel Lauzon, Catherine SchlagerChroniqueurs Thierry Boulanger, Sylvain Cloutier, Jonathan Garnier,Ian Guénard, Mathieu Perron, Martin ThibaultCP 82143, 1100 Boul. Maloney OuestGatineau, QC, J8T 8B6www.bieresetplaisirs.comRédacteur en chefDavid SparrowImpressionTC • Imprimeries TranscontinentalDistributionDiffumag, DistribièrePhotographeDavid SparrowAdministration 819.775.0122Production 418.204.7720info@bieresetplaisirs.comSoif de nouvelles !Toute reproduction du contenu de ce journal est interdite,en tout ou en partie, sans le consentement écrit del’éditeur. Les articles publiés dans le journal sont sousla responsabilité des auteurs et la direction ne partagepas nécessairement les opinions émises.Dépôt légal : Bibliothèque et Archives Nationale QuébecBibliothèque et Archives CanadaISSN 1918-8390POUR S’ABONNER✃1 an (6 numéros, 17,50$, tx incl.) payable à l’ordre de Éditions BPLNom : __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _Adresse : ____ ____ ____ ____ ____ ____ ____ ____ ____ ____ ____ ________ ____ ____ ____ ____ ____ ___ Code postal : ____ ____ ____ ____Téléphone : __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __Courriel : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _✃Avril


Avril/Mai 2012 BIÈRES ET PLAISIRS[Actualités]P5Au tour de Rivière-du-LoupSi vous prenez vos vacancesdans la région Bas-Saint-Laurent/Gaspésie cet été, nesoyez pas surpris de constaterque la région fourmille demicrobrasseries. Après Percé,Matane, Rimouski, Amqui etCarleton, c’est maintenant autour de Rivière-du-Loup d’avoirsa propre brasserie artisanale.Par Catherine SchlagerOuverte depuis le 3 mars dernier, la MicrobrasserieAux fous brassant, propriété demessieurs Éric Viens et Frédéric Labrie,souhaite offrir des bières fabriquées avec des ingrédientsquébécois. «Nous aurons des bières faites degrains québécois bio maltés dans des malteries québécoisescomme MaltBroue, Malt Mauricie et la MalterieFrontenac. Nous utiliserons aussi, dans la mesure dupossible, des houblons québécois», précise Éric Viens,l’un des deux copropriétaires qui affirme faire luimêmepousser son propre houblon.Rien ne destinait les deux jeunes hommes de 35 et40 ans à devenir brasseurs. Il y a 9 ans, ils se liaientd’amitié dans un centre jeunesse alors qu’ils oeuvraienttous deux en travail social. Amateurs debonnes bières, ils sont vite devenus partenaires debrassage. De fil en aiguille, l’idée d’ouvrir leur propremicrobrasserie a fait son chemin et est devenue réalité.Mais il fallait d’abord se perfectionner. «Je suis allésuivre une formation aux Laboratoires Maska à Saint-Hyacinthe. Ensuite, j’ai fait un stage au Naufrageur etj’ai brassé à Le bien, le malt», explique M. Viens.Fin mars, les équipements de brassage neufsvenaient tout juste d’être livrés. Si tout se passecomme prévu, Aux fous brassant devrait être enmesure d’offrir ses propres créations – de styles belge,anglais et américain – en mai. En attendant, les8 lignes de fût laissent couler les bières du Naufrageuret du Corsaire. Et pour calmer les petites fringales, desassiettes à partager de nachos, charcuteries et fromagesde la région enchantent les affamés.Moins d’un mois après l’ouverture, la clientèleavide de découvertes se presse déjà aux portes et ce,sans aucune publicité. L’ambiance chaleureuse etrelaxante où le bois domine semble avoir fait desadeptes. «C’est au-delà de nos espérances. Le bouche àoreille fonctionne à merveille», commente Éric Viens.Lorsque la microbrasserie sera parfaitementrodée, les copropriétaires souhaitent embouteillerleurs produits afin de les distribuer un peu partout auQuébec. Les deux comparses caressent aussi le désirde partir sur la route des festivals, «mais pas la premièreannée», lance le brasseur. Petit train va loin…[www.auxfousbrassant.com]Le temps des sûresPeu connues à travers le monde,les bières sûres ont pourtantle profil idéal pour l’obtentiondu titre de «rafraîchissantesplein goût» par excellence.Luc «Bim» Lafontaine, brasseurcoordonnateur chez Dieudu Ciel!, a probablement lancéla prochaine tendance brassicoleau Québec en créant saSymbiose #1, disponible depuis àpeine quelques semaines.Par Emmanuel Lauzonun assemblage de deux bières,explique M. Lafontaine, soit une vieillieen barrique de bourbon pendant «C’est18 mois, et l'autre fraîche du fermenteur. En toutehonnêteté, la bière vieillie fut unetentative de rouge des Flandresn'ayant malheureusement pasdonné le résultat désiré.» Afin dene pas gaspiller son produit issudes barriques, «Bim» a donc parallèlementbrassé une bièrefraîche et acide, fermentée avecdeux sortes de levure, à laquelleil a ajouté de la cerise, pourfinalement mélanger les deuxrecettes. Résultat : un breuvagefrais, désaltérant, sûr, boisé,fruité, mais surtout, nouveau et original. Bien qu’elleait un taux d’alcool plutôt élevé pour une bièrefraîche (6,5%), la Symbiose #1 est bien balancée et selaissera facilement déguster en ce printemps hâtif.Le maître brasseur est d’ailleurs agréablement surprisde la réponse des clients et croit que ce genre deproduits gagnera à être connu : «C'est ce qui fait parleren ce moment au brouepub de Montréal! Je croisque les bières sûres ont vraiment leur place sur lemarché du Québec, mais peu de microbrasseries ontexploré cet univers». M. Lafontaine déplore égalementla réticence de la SAQ à commander des produitsde cette famille brassicole.En attendant que les papilles des Québécois sefamiliarisent avec ce goût et que la demande serégionalise, les curieux pourront faire l’essai de laSymbiose #1 à la brasserie Dieu du Ciel! située au29 rue Laurier Ouest, à Montréal. À défaut d’avoirune température idéale pour un bon temps des sucres,les amateurs de bières pourront se réjouir d’un excellenttemps des sûres!Passionnémenthoublonnée.nouveauLa Boréale IPA est une bièreambrée débordante de houblon,une plante de la famille duchanvre, qui fera découvrirà votre palais une amertumeaffirmée associée à des arômesfloraux. Disponible en fût, cetteIndia Pale Ale n’est pas filtréeafin de conserver un maximumde saveurs.6,2 % alc./vol. | 50 IBUboreale.com | Facebook.com/BiereBorealePur malt, toutes naturelles


P6[Actualités]BIÈRESET PLAISIRS Avril/Mai 2012Mondial 2012 : L'Amérique du Sud à l'honneurSacré plus important festival de bières internationales enAmérique, avec un éventail de plus de 600 bières à déguster,le Mondial de la bière est l’endroit tout indiqué pour comblerles papilles du biertrotter néophyte et du plus fin connaisseur!Par Valerie R. CarbonneauAprès le succès retentissant de l'édition 2011qui s'est exprimé par un taux de participationrecord de 96000 festivaliers – une augmentationde 20% par rapport à l'année précédente–, les dirigeants renouvèlent l'expérience à la PlaceBonaventure pour une deuxième année. Ainsi, du 6au 10 juin, de belles découvertes attendent leshédonistes en quête de nouvelles saveurs avec deC’est ici que ça se brasse.Le plaisir, l’animation, les bons plats de stylebistro à l’européenne et, surtout, la fameusebière artisanale qui passe directement de lacuve à votre verre... ne cherchez pas ailleurs.les3brasseurs.caL’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.Restaurant - microbrasserieSuivez-nous sur05940411nouvelles heuresd'ouverture : du mercrediau dimanche de11h à 21h.Pour cette 19e édition,c'est au tour del'Amérique du Sudde prendre place sousles projecteurs. Enparticulier l’Argentine,le Brésil et l’Étataméricain du Michigan,des territoires enpleine effervescencebrassicole, diront lesorganisateurs.«On s'est rendues au Brésil après avoir étéinvitées au Festival Brasileiro da Cerveja pourparler de l'événement unique qu'est le Mondialde la bière et aussi des procédures pour y participer»,indique la directrice générale Marie-Josée Lefebvre, tout juste de retour de Blumenau,une ville brésilienne du nord dans l'État deSanta Catarina, avec la présidente et cofondatricedu Mondial de la bière, Jeannine Marois.Cette année, en plus de s'arrêter aux Petits Pubsle Bistro Petit Pub Européen et le Petit Pub Oktoberfest,les festivaliers friandsde nouvelles découvertesbrassicoles devront absolumentfaire un arrêt au PetitPub latin où le Brésil etl'Argentine seront évidemmentà l'honneur, avec l'Italie.Au total, ces trois pavillonsd'importation de bières comprendrontun inventaire deprès de 300 bières, dont 171 àêtre dégustées au festival pourla première fois!Et des classiquesréinventés aussi...Comme bière et bouffefont souvent une bonne paire,les biertrotters pourront participeraux différents ateliers à l'horaire. Et lumièresur les accords bières et fromages! Quant à la plagedes biertrotters, elle sera aménagée cette fois-ci faceà l'Esplanade de la musique, tandis que l'aire de jeufera elle aussi encore partie des installations.D'ailleurs, pour assurer une meilleure qualité duson, les ateliers et conférences auront lieu dans unesalle au niveau de la mezzanine.À la Place Bonaventure(800, rue de la Gauchetière Ouest)Entrée gratuite du mercredi audimanche (11h à 21h)Achat de coupons de dégustation à 1$L'événement Flaveurs Bières et Caprices revientau programme toujours sous forme de soirée gastronomique,à commencer par un cocktail le jeudi7 juin, dès 18h30. D'autres détails suivront...Mentionnons aussi leretour de la ConférenceMBière qui attire les grandsde l’industrie pour unehuitième édition et les deuxconcours; le septième ConcoursMBière Greg Noonan,qui réunit des experts pourattribuer une médaille deplatine et 10 médailles d’oraux brasseurs émérites, etcelui des bières Grand publicoù il revient aux festivaliersde voter.Restez à l'affût : d’autressurprises s'ajouteront au programmed’ici juin! On vousinvite également à visiter lesite Web du Mondial pourconnaître tous les détails. Et pour découvrir les différentsforfaits disponibles dans le cadre de cette19e édition, consultez la boutique en ligne.Bières et plaisirs vous propose sur son site web, undossier complet sur le Mondial de la bière et sonactualité, mis à jour régulièrement. Nos chroniqueursseront sur place pendant toute la durée du festival.[www.festivalmondialbiere.qc.ca]


Avril/Mai 2012 BIÈRES ET PLAISIRS[Dossier]P7Distribution de la bièreau Québec : les difficultés 2 e de 2Après avoir enquêté du côté des propriétaires demicrobrasseries, brouepubs et commerces spécialisés pourparler distribution dans l'édition de février-mars, Bières etPlaisirs prend le pouls de l'Association des détaillantsalimentaires du Québec (ADAQ) et d'un détaillant IGA quiaccorde une grande importance aux microbrasseries. Quantaux dirigeants de Six Pints, la nouvelle entité Molson pour ladistribution, ils n'ont pu répondre à nos questions puisquel’entreprise toujours en phase de démarrage se concentreprésentement sur son implantation en Ontario.Par Valerie R. CarbonneauD'abord, on l'a vu dans la dernière édition, ladistribution reste le point faible des microbrasseries.Le nombre de points de vente, ladistance à parcourir, les quantités à livrer, la circulation...les intervenants dans la chaîne s'entendent surun fait : les lacunes dans la distribution peuvents'avérer des entraves à la réussite financière.Le Québec a fait un choix de société, avancePierre-Alexandre Blouin, vice-président affairespubliques à l'ADAQ. Ici, on ne veut pas de BeerStores... on a confié ce travail aux détaillants en alimentation.D'abord, l’ADAQ a beau représenter lesdétenteurs de permis de vente d’alcool, elle n’intervientpas pour autant dans la distribution proprementdite: elle fait de la mise en marché. Il revient donc auxbrasseurs de distribuer leurs produits sur le territoire.En Ontario, les Beer Store ont la responsabilité devendre la bière aux consommateurs Ontariens; laprovince n’autorisant pas la vente de bières dans lesépiceries et dépanneurs, comme au Québec.Évidemment, une multinationale dispose deplus de moyens pour distribuer à grande échelle demanière efficace. C’est pourquoi les microbrasseriesdoivent miser sur la qualité et la régularité du serviceet ainsi bâtir des relations de confiance avecleurs clients, seuls détenteurs du privilège de mettreen marché leurs produits, poursuit-il. «Et commeen font foi la hausse des ventes dans un nombregrandissant de points de vente, les microbrasseriesfont progressivement leur place sur les tablettesquébécoises, d'admettre ce dernier avec un certainbémol : il y a encore trop peu de dégustations dansles points de vente, surtout que les produits desmicrobrasseries se distinguent par leur goût...»Troquer simplicité pour variété...est-ce payant ?Maintenant, en multipliant le nombre de fournisseurs,on multiplie nécessairement le travail d’approvisionnementet de mise en marché. Par contre,on multiplie aussi les possibilités et l’offre mise à ladisposition des clients. «Chaque marché est différent,ajoute M. Blouin. On ne peut pas avec succèsprendre un modèle et l’exporter dans l’ensemble despoints de vente du Québec. Les microbrasseries lesplus proactives tant en matière de produits que desuivi de la mise en marché arriveront à mieuxdévelopper leur marché.»En janvier, le IGA Famille Charles à Gatineau apris le virage de la variété. Mais, pour le propriétaireMarc Gervais, faire affaire avec plusieurs microbrasseriesplutôt que deux grandes brasseries vautcertainement le casse-tête. Déjà, pour faire passergraduellement son inventaire à plus de 300 variétésde microbrasseries, il a fait passer l'espace de8 pieds linéaires qui leur était consacré à 50.«Souvent, des clients qui sortent avecune caisse de bière populaire se prennentaussi deux ou trois sortes à l'unité pouressayer. Par exemple, certains me disent :c'était quoi la sorte de bière que tu faisaisgoûter la semaine passée? Elle était vraimentbonne! Il n'est pas rare qu'à leurprochaine visite, ils partent avec unepetite caisse d'un produit qu'ils aurontgoûté la semaine d'avant...», explique-t-il,heureux de constater une augmentationconsidérable des ventes de micros. Ainsi,en plus d'attirer une clientèle de niche, onréussit à aller chercher de nouveauxclients. Tranquillement. Et le meilleurreste à venir puisqu'à compter du 6 avril,les dégustations seront chose courante!Il reste que le plus gros ennui en cemoment, c'est les ententes que signent les grandesbannières telles que Sobeys ou Métro avec Labatt etMolson afin qu'elles conservent le plus gros pourcentagede l'espace tablette, admet le propriétaire quivoudrait pouvoir offrir 40% de microbrasseries contre60% de bières populaires plutôt que de consacrer 80%de l'espace aux grandes brasseries. Car, c'est connu,ajoute-t-il : permettre plus de ventes aux petits n'enlèverapas nécessairement de ventes aux gros...Il y a des buveurs des prix et des buveurs degoûts, précise à son tour M. Blouin. Ainsi, la plupartdes détaillants en alimentation misent sur les microbrasseriestout en continuant d’offrir les grandesmarques nationales. Les détaillants doivent se différencieret répondre aux attentes de leurs clients.Les microbrasseries, elles, doivent non seulement sedémarquer des multinationales, mais aussi desautres microbrasseries.«Il ne suffit pas de placer une stout à côté de dixautres stouts et ainsi s’attendre à ce que notre produitse retrouve dans le panier du consommateur parmagie. Au même titre qu'un détaillant propriétaire nepeut copier la recette d’une grande chaîne corporative;il doit être original dans son offre et dans sa miseen marché. L’objectif n'est pas de retrouver la mêmesélection de microbrasseries chez tous les détaillants:il faut attirer l’attention des consommateurs avec uneoffre spécifique à un marché, à une région. Alorsqu’une des principales particularités des microbrasseriesest leur spécificité, il serait ridicule que leurmise en marché devienne axée sur l’uniformité...»Des solutions pour améliorerla distribution ?De son côté, Marc Gervais a embauché unemployé qui fera la tournée des microbrasseries duQuébec deux jours par mois dès le mois de mai.Maintenant, est-ce que cette initiative débloquera surla création d'une coopérative de distribution enOutaouais de sorte à rassembler plusieurs détaillantspour ainsi minimiser les coûts de transport?M. Gervais n'en dit pas plus...Pour M. Blouin, il ne suffit pas de livrer un produitau point de vente: il faut susciter l’intérêt desclients, sortir du lot, être inventif. «La force de lamarque, le marketing et le prix sont tous desaspects importants. L’autre point – et possiblementle plus important bien que ça ne permette aucunevente additionnelle – est de garder le contrôle de ladistribution et de la mise en marché. Dans le sens dela loi, il ne devrait pas y avoir d’intermédiaire entrele détenteur de permis de brasseur et celui d’épicier.C’est un privilège et une bénédiction, bien que certainsne le voient pas ainsi. Et si vous croyez quel’accès aux tablettes peut être difficile, imaginez lesembuches alors que votre acheteur serait égalementvotre distributeur!»0615021206340411


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P10[Dégustation]BIÈRESET PLAISIRS Avril/Mai 2012Imperial ou Double IPAVous connaissez sans doute ce qu’est une India Pale Ale;une Pale Ale brassée à plus haute densité avec un houblonnageplus puissant créée à l’époque pour permettre à labière de tolérer les longs voyages en mer de l’Angleterre àl’Inde. Mais qu’en est-il de la Imperial India Pale Ale(IIPA ou I2PA) et de la Double India Pale Ale (DIPA)?Par David SparrowVous vous doutez bien que si on la qualified’impériale ou même de double, c’est sansdoute qu’elle doit être soit plus forte, soitplus alcoolisée, ou soit plus houblonnée. Et pourquoipas les trois à la fois? Eh bien, c’est exactementle cas!Il s’agit en réalité d’un style plutôt récent popularisépar les microbrasseries américaines qui se sontmises à produire des IPA de plus en plus puissantes,alcoolisées, houblonnées et même maltées. Certainesmicrobrasseries les ont qualifiées d’impériales (provenantde Stout impérial russe qui s’avère un Stoutplus puissant), d’autres de doubles.Il n’y a donc pas vraiment de distinction entre«impérial» et «double»; le qualificatif ne sert qu’à indiquerqu’il s’agit d’une IPA version extrême. D’ailleurs,la IPA n’est pas le seul style à s’être fait «booster», lesmicrobrasseries nord-américaines s’amusent à repousserles limites des styles et à amplifier certaines deleurs caractéristiques.Si la IPA compte deux principales interprétationsdistinctes – une anglaise misant sur les caractéristiques05820412des houblons et malts anglais, et une américaine mettanten vedette les houblons et malts américains –, onne peut en dire autant de la I2PA, IIPA ou DIPA.On peut ainsi dire que la IIPA est en réalité unePale Ale fortement alcoolisée, intensément houblonnéeet moyennement ronde. Son profil s’apparentelégèrement à un Barley Wine,mais moins maltée, moins rondet moins riche. Bref, tout en houblon,tant en aromatique qu’en amertume.Un délice pour tous les sensÀ l’œil, il est difficile de distinguer la IIPAd'autres styles, sa couleur varie de dorée àambrée comme la majorité des Pale Ale et elle secoiffe habituellement d’une belle mousse tenace malgréson taux d’alcool plus élevé.Au nez par contre, le tout devient plus évident,surtout qu’une grande majorité d’entre elles sont houblonnéesà cru. La prédominance est clairement auxhoublons, mais encore là, les diverses variétés lui conférerontdifférents arômes. On retrouve ainsi desarômes résineux, herbacés, citronnés, épicés etquelques fois fruités, voire légèrement agrumes. Onremarquera aussi des notes de malt caramel sucré oudes pointes d’alcool.En bouche, on l’aime veloutée et moyennementronde et elle est parfois assez effervescente. Les versionsproposant un côté de malt sucré ou des notes decaramel sembleront plus rondes. Quoi qu'il en soit, enbouche comme au nez, la place est au houblon. Lesflaveurs sont fortes et complexes et l’amertume estforte et quelques fois grimaçante. Bien entendu, cellecise doit de vous accompagner longtemps en finale etparfois même pour le reste de la soirée. Bien sèche, ellepeut être à la fois chaleureuse et rafraîchissante dépendammentde la température de dégustation et de ceavec quoi vous l’accompagnez.D’ailleurs, qu’est-ce qu’on mange ?Les IIPA peuvent accompagner une vaste gammede mets et d’aliments, tant en entrée qu’au dessert.Parmi les meilleures suggestions, on retrouve l’avocatqui peut être utilisé dans une salade ou en guacamole.Chili, saucisse chorizo, mets mexicains, cuisine thaï,Falafel, nachos, poissons et fruits de mer,notamment le maquereau, lesaumon, la truite et les crevettessont d’autres bons choix pourlesquels opter.Finalement, on ne setrompe pas non plusavec les classiquessuivants : burgers,steaks, côtelettes etcôtes levées, ragoût debœuf, rosbif et poulet grillé. Pour cequi est du fromage, l’avantage est nettementaux cheddars, préférablement vieillis.Comme vous pouvez le constater, à l’imaged’une Pale Ale traditionnelle, la IIPA fait bonne figureà la table, au grand plaisir des plus gourmands.Notre dégustationParmi notre sélection figure la Joseph Bellarmin dela Microbrasserie de l’Île d’Orléans qui s’avère ronde etveloutée, offrant une amertume bien présente sans êtreexplosive. On dénote de subtiles notes d’alcool qui luiconfère un caractère chaleureux. La IPA Impériale dela Microbrasserie du Lièvre est quant à elle plus légèreet plutôt rafraichissante sans toutefois négliger le houblonqui domine nettement.Moyennement ronde, la Sainte Source Double IPAdes Brasseurs de la Mauricie se situe à mi-chemin entreles deux précédentes. On remarque son amertumepoignante et un côté agrume fruité assez présent. LaVache Folle Double IPA Aramis de la MicroBrasserieCharlevoix est également moyennement ronde, maispropose un séduisant côté sucré, ainsi qu’une amertumebien soutenue.La dernière, la Vache Folle Double IPA Columbus,partage la même base que la Aramis, offrant une bellerondeur et un bon sucre résiduel, mais l’apport duhoublon Columbus lui confère une belle amertume etdes flaveurs d’agrumes légèrement piquantes qui nousséduisent une fois de plus. À vous de juger…✶ Dégustation; maintenantdu vendredi au dimanche durantles heures d'affluence✶ un conseiller sur place7 jours/semaine06370412601, d’Aiguillon, Québec • 418 647-297206060412 059804122500, rue Rachel Est (coin Iberville) Grand stationnement(514) 525-1203www.depanneurpeluso.comSuivez-nous sur facebook au www.facebook.com/bieresquebec


Avril/Mai 2012 BIÈRES ET PLAISIRS[Dégustation]P11Divers Créée dans le cadre de la Série «Monohoublon»de la brasserie, elle est la 5e de la série et a étéélue meilleure nouvelle bière de 2010 par notre équipe.La bière du moisVache Folle ColumbusAucunGlacéeRafraîchissantePrésentation La Vache Folle Double IPA Columbus est uneBasDIPA au houblon Columbus, à 9% d’alcool, brassée par la Micro-Brasserie Charlevoix à Baie-Saint-Paul depuis 2010.Description Ambrée aux reflets orangés et étincelants, elle se présente couverte d’une onctueuse mousse blanche. Elledégage de riches arômes d’agrumes soutenus par de subtiles notes de caramel. En bouche, elle est riche et bien ronde,sa caresse de caramel sucré s’agençant à merveille aux notes à la fois fruitées, poivrées et florales du houblon. Enfinale, une amertume impeccable concrétise son équilibre des plus réussis.Suggestion Excellente au dessert pour accompagner un pouding chômeur![www.microbrasserie.com]Arrière-goûtExplosifTempératurePièceCaractèreChaleureusePrixÉlevéDivers Créée dans lecadre de la Série «Monohoublon»de la brasserie,elle est la 9e de la sérieet met en vedette unhoublon alsacien auxnotes florales etépicées.Divers Nommé en l’honneurdu «capitaine JosephBellarmin qui, pour se libérerdes remous de Sainte-Pétronille, pria la Viergedes marins. Des taureauxaux cornes d’or apparurentet le tirèrent jusqu’àSaint-Jean.»Divers Sortie en 2011 avec laSainte Source Blanche, son étiquettearborait la nouvelleimage de la brasserie.Divers Sortie en 2007peu de temps après laIPA, elle n’est disponiblequ’en formatde 1L comme lesautres gros produitsde dégustation de labrasserie.Vache Folle AramisJoseph BellarminSainte Source Double IPAIPA ImpérialeAucunGlacéeRafraîchissanteBasArrière-goûtExplosifTempératurePièceCaractèreChaleureusePrixÉlevéPrésentation La Vache Folle Double IPA Aramisest une DIPA au houblon Aramis, à 9% d’alcool,brassée par la MicroBrasserie Charlevoix à Baie-Saint-Paul depuis 2011.Description Chapeautée d’une belle mousseblanche, elle est d’un impeccable blond doré scintillant.Son nez présente des arômes houblonnés auxnotes herbeuses et d’agrumes. Elle est ronde et soncôté mielleux légèrement sucré se plaît bien avec lesnotes florales et la touche herbeuse du houblon. Lafinale est bien amère et chaleureuse.Suggestion À boire pour accompagner guacamoleet Tostitos.[www.microbrasserie.com]AucunGlacéeRafraîchissanteBasArrière-goûtExplosifTempératurePièceCaractèreChaleureusePrixÉlevéPrésentation La Joseph Bellarmin est une DIPA,à 8,5% d’alcool, brassée par la Microbrasserie del’Île d’Orléans à l’Île-d’Orléans depuis 2009.Description Blonde orangée et légèrementvoilée, elle se coiffe d’une belle mousse blanchetenace. D’emblée, des arômes épicés et résineux dehoublon frais nous chatouillent les narines, toutcomme de subtiles pointes d’alcool. En bouche, elleest ronde, veloutée et assez maltée. L’amertume estprésente en finale sans être explosive.Suggestion Bien ronde, elle accompagnera bienune bouillabaisse ou un plat mijoté.[www.microorleans.com]AucunGlacéeRafraîchissanteBasArrière-goûtExplosifTempératurePièceCaractèreChaleureusePrixÉlevéPrésentation La Sainte Source Double IPA estune DIPA, à 8% d’alcool, brassée par les Brasseursde la Mauricie à Shawinigan depuis 2011.Description Vêtue d’une robe blonde doréelégèrement voilée, elle se coiffe d’un généreux colde mousse. Elle offre des arômes fruités aux notesd’agrumes et quelques pointes rappelant le painfrais. En bouche, elle est moyennement ronde etlégèrement veloutée, offrant de légères flaveurs decéréale. Assez amère, elle nous laisse en finale surdes saveurs de zestes d’orange.Suggestion À accompagner de plats mettant envedettes les saveurs d’agrumes.[www.brasseursmauricie.com]AucunGlacéeRafraîchissanteBasArrière-goûtExplosifTempératurePièceCaractèreChaleureusePrixÉlevéPrésentation La IPA Impériale est une IIPA, à8,5% d’alcool, brassée par la Microbrasserie duLièvre à Mont-Laurier depuis 2007.Description Ambrée et scintillante, elle est chapeautéed’une mince mousse blanche fugace. Aunez, les arômes floraux des houblons nous invitentà y plonger les lèvres. En bouche, elle est assezlégère, misant sur de subtiles flaveurs de carameljusqu’à ce que les houblons prennent le dessus pournous mener vers une finale amère et rafraîchissante.Suggestion Moins ronde et plus rafraichissante,elle se mariera bien aux mets épicés.[www.microdulievre.com]059604120595061005970412saucisserieblainville.com947, Boul. Curé-Labelle, Blainville6406, rue Saint-Hubert, Montréal514.678.6406www.lesdeliresduterroir.comL13 rue Marie-de-l'Incarnation,418-686-2437www.lemondedesbieres.com


P12[Cap sur…]BIÈRESET PLAISIRS Avril/Mai 2012en chef, une autre excellente idée qui permettra auxmousquetaires de poursuivre sur leur lancée.La restructuration permet également d'augmenterl'offre des bières et de proposer des produits «GrandeCuvée» et «Série Signature». Les amateurs accueillentavec enthousiasme ces nouvelles gammes de produits.Encore une excellente idée de la brasserie.Àma première visite de l'établissement en 2006,la brasserie était dirigée par trois amis qui ontlonguement muri ensemble le rêve commund'avoir leur propre brasserie. La salle de brassage,quant à elle, était fréquentée par un jeune brasseurtalentueux, qui quittait le domaine de la restaurationpour celui du brassage industriel : Jonathan Lafortune.Les quatre mousquetaires proposaient une gamme debières aux noms des personnages de Dumas : Aramis,Milady, d'Artagnan et Portos. On pouvait égalementgoûter à des cuvées spéciales, embouteillées en format750ml, qui s'inspiraient des grands styles brassicolesdu monde.Changement de cap en 2008Alors que toutes les brasseries industriellesessayent de se démarquer avec des noms de bièresPar Philippe Woutersoriginaux et en lien avec leur terroir, les Trois Mousquetaireschangent de cap; adieu Milady et nosvaleureux mousquetaires sur les étiquettes. Bonjourà la Blonde, Blanche, Rousse et Noire. Plusieursdans le monde de la bière voyaient déjà la fin de cettebrasserie. Une stratégie qui allait à contre-courantdes tendances, mais qui se rapprochait de la majoritédes consommateurs. Ces derniers sont prêts àboire de la bière artisanale et 100% pur malt, maisils ont besoin de repère. La couleur est le repère leplus commun. Une excellente stratégie, n'en déplaiseà certains.Au même moment, deux collaborateurs des premièresheures décident de se retirer des affaires. Il nereste donc que Daniel Pion et Jonathan, qui accepte leposte de président et quitte sa salle de brassage. C'estle début d'Alex Ganivet-Boileau en tant que brasseur2011, un déménagementEn 2011, les installations des Trois Mousquetairesne peuvent plus suffire à la demande. Les nouveauxprojets sont sur la glace. Ils sont en pleinecroissance et doivent trouver de nouveaux locaux.Par chance, un des actionnaires déniche des locauxidéaux à 300 mètres de la brasserie. Le déménagementest planifié et toute l'équipe s'installe dans une superficietrois fois plus grande; il y a de la place pours'amuser et créer. C'est au même moment que deuxnouveaux mousquetaires se joignent au groupe :Vicky Ouellet et Christian Marcel. Une femme dansle rang des mousquetaires; décidément, nos entrepreneurss'inspirent grandement d'Alexandre Dumas, onpeut déjà prédire que la fin sera heureuse.Et les nouveaux projets ne manquent pas. La brasseriebrasse actuellement 14 bières différentes, dont 12avec du malt québécois, un effort qui se doit d'êtresouligné. Leurs cuvées «Série Signature» seront dorénavantdisponibles à l'année, les amateurs en serontravis. La Baltique Porter vieillie en fût de chêne seraaussi disponible très prochainement. Les mousquetairesn'auront pas le temps de se reposer.Maintenant disponiblesun peu partout au Québec! *06740412Consultez notre site pour la liste des points de vente.www.brasseursdutemps.com*Nombre de points de vente et quantités de bouteilles encore très limités


Avril/Mai 2012 BIÈRES ET PLAISIRS[Capsur…]P13Les Trois MousquetairesAlex a grandi à Chambly où il a passé la majeurepartie de sa jeunesse. Baignant dans lesdébuts de l’aventure Unibroue, il a rapidementdécouvert les bières de dégustation. Son parrainétant propriétaire du Grand Duc, un des premiersdépanneurs spécialisés, il a vite adopté les bières plusgoûteuses de microbrasseries.Comment avez-vous commencéà brasser de la bière ?J’étais rédacteur en chef d’un journal au cégep etj’y écrivais des chroniques de bières cocasses. J’aimaisla bière et je voulais faire carrière en journalisme; j’aitout de suite sauté sur l’occasion d’écrire dans le journalLe Sous-Verre, c’était vers la fin 2005. Lors d’unreportage pour le journal, j’ai rencontré JonathanLafortune qui brassait pour 3M et il m’a offert derevenir à l’occasion pour assister au brassage.J’ai éventuellement déménagé à Québec avec uneamie, puis j’ai trouvé un emploi de brasseur à l’Orgerie,une boutique qui vendait des moûts de bière fraîchementbrassés. Mes huit mois là-bas m’ont permis de mefamiliariser avec les différentes sortes de grains, surtoutqu’à l’époque, on utilisait déjà les malts de Frontenac.J’ai par la suite fait un stage de brasseur d’un moiset demi en Alsace à la brasserie Uberach avant de fairele tour de l’Europe brassicole et de revenir au Québecpour travailler comme serveur chez Bedondaine.Finalement, à l’été 2008, j’ai commencé à travaillercomme assistant-brasseur pour 3M, puis commemaître brasseur en septembre 2009 quand Jonathan estdevenu président de la brasserie.La première bièreque vous avez brassée ?Comme plusieurs, j’ai commencé à la maisonavec un concentré, une Nut Brown Ale, et j’ai tout desuite su que je devais brasser tout grain pour obtenirplus de saveurs. Je me suis donc équipé et j’ai brasséune Saison qui était réussie, quoiqu’un peu tropsèche. Chez 3M, la première recette que j’ai travailléeest la Porter Baltique et j’ai aussi fait l’adaptation desproduits aux malts de Frontenac et MaltBroue.Par David Sparrowon retrouve maintenant quelques Weizen houblonnéesici et là.Votre style de bière préféré ?[À brasser et à boire]J’adore brasser la Doppelbock en raison de l’intenseodeur de malt caramélisé qui envahit labrasserie et qui reste imprégnée sur les vêtements,c’est très agréable et stimulant. J’aime égalementbrasser des Lager blondes parce que ça représente unréel défi; la moindre erreur devient très perceptible enraison du type de bière.J’adore aussi boire des Lager désaltérantes, bienhoublonnées, sèches, et pas trop fortes en alcool. Pourune expérience de dégustation cependant, j’opte pourles bières plus foncées, comme la Barley Wine, quioffre beaucoup de saveurs bien balancées.Votre ingrédient préféré ?Le malt fumé au bois de cerisier. C’est celui qu’onutilise dans la Porter Baltique, il apporte un caractèredifférent que j’apprécie beaucoup. J’ajouterais égalementles malts québécois; ils nécessitent de l’adaptationet nous forcent à travailler différemment pournous ajuster, j’aime bien cela.Une brasserie québécoise quevous appréciez particulièrement ?Le Trou du Diable, les gars sont sympathiques, ilsfont des produits différents et sans compromis. LeCheval Blanc, ils font beaucoup de trucs différents etsont toujours à l’avant-garde de ce qu’il se fait dans lemilieu. Charlevoix, ce sont des gens vraimentagréables, ils sont toujours prêts à collaborer et à aiderles autres. Il y en a encore plusieurs que je pourraisnommer… Brouhaha, Benelux, etc.Une bière québécoise que vousauriez aimé brasser ?La Buteuse Brassin Spécial, elle a une personnalitéforte et beaucoup d’effort a été mis dans la création duproduit; beaucoup de recherche pour l’utilisation deslevures sauvages, des fûts de brandy de pomme de lacidrerie Michel Jodoin, etc. Pour moi, c’est vraimentune élaboration de calibre international.Vos impressions sur la bièreau Québec…Créativité. Il y a un gros engouement pour lesnouveautés, les gens veulent toujours des nouveauxproduits, il faudrait que le marché mature et que lesproduits se stabilisent. Il y a beaucoup de nouvellesbrasseries, certaines plus ou moins expérimentées, etcela pourrait saturer le marché. Je n’ai rien contre lesnouveaux projets, mais je les encourage à faire leursexpériences avant et surtout à être créatifs et à trouverun créneau qui leur est propre.Qu’est-ce que ça prend pour créerun style québécois ?Le projet Annedd’ale, c’est un beau projet et unetrès bonne idée, mais c’est un peu «folklorique»; je nepense pas que l’avenir de la bière québécoise passe parla création d’un style. Certes, c’est un projet historiqueintéressant, mais pour moi l’aspect identitairepasse davantage par l’utilisation des ingrédients d’ici.Il ne faut pas mettre tous nos efforts sur un style.Qu’est-ce que nous réservevotre brasserie ?Éventuellement, peut-être pendant l’été, on ouvrirale salon de dégustation avec des produits exclusifsen petite quantité. Des produits en fûts de chêne ethoublonnés à cru qui seront disponibles dans différentsévénements, des bières servies en cask avecdifférentes levures pour les festivals.Mot de la fin…J’ai la chance de faire un métier formidable quim’inspire et, chaque jour, je découvre de nouvelleschoses. Longue vie aux brasseries artisanales, on peutêtre fier des choses réalisées en 25 ans. Je suis vraimentchoyé de faire partie de ce milieu.La bière dont vous êtesle plus fier ?La Porter Baltique puisqu’elle se démarque beaucoupdes autres produits. J’y ai fait des petits changementsde concert avec Jonathan et c’est plaisant, car labière reste très réputée, elle a fait la renommée de lasérie Grande Cuvée de la brasserie. Il y a aussi laWeizen Imperial, elle était plus forte en alcool et l’on achoisi de descendre le pourcentage un peu et de mettrel’accent sur les houblons, ça s’est avéré précurseur,450-689-8436wjwlaval@hotmail.com / www.williamjwalter.com0651041206630412


P14[Culture]Avril/Mai2012De San Diego àGatineau, les stylesvoyagent et nous fontdécouvrir une IPAImpériale. Plus rondeet plus sucrée quecelles de la côteOuest américaine,cette version desBrasseurs du Tempsmet en vedette deshoublons de laNouvelle-Zélande(Pacific Jade,Nelson Sauvin,Hallertau Aroma).Cette IPA Impériale brassée parles Brasseurs du Temps estun produit unique à découvrir !En 1987, Le Cheval Blanc de la rue Ontario à Montréaldevient la première brasserie artisanale de la province enplus d’un siècle. Vingt-cinq ans plus tard, le Québecbrassicole est en pleine effervescence; les microbrasserieset brasseries artisanales poussent comme de la mauvaiseherbe et les permis de brassage sont distribués ici et là sanstrop faire d’histoire. La bière artisanale est maintenant uneindustrie. Ce ne fut pas toujours le cas…C’est à compter de 1924 que le fameux local duCheval Blanc devient pour la première foisdébit de boisson. Datant de la fin du 19e siècle,l’immeuble abrita d’abord un Merchant Taylors,puis une confiserie parisienne. En 1940, la taverne estachetée par Gerolamo Catelli qui la cède à l’un de cesfils, Angelo, en 1945. Ce dernier conserve la taverneet son orientation jusqu’à sa mort en 1983. N’ayantpas d’héritier direct, la taverne est alors léguée auneveu d’Angelo, le jeune Jérôme Catelli Denys.1983 - « À cheval donné,on ne regarde pas la bride »Lorsque Jérôme hérite de la taverne, il choisitd’abord de poursuivre dans la tradition familiale. Ilconserve notamment le nom Cheval Blanc sans tropen connaître l’origine. «Ça symbolise possiblement lapaix», croit Frank Martel, aujourd’hui copropriétairedu Cheval. Néanmoins, en 1983, les projets de Jérômepour sa taverne sont plutôt modestes.Avec un groupe d’amis, Jérômese met à brasser de la bière maison.Ceux-ci s’initient à la chose suite àla parution en 1984 de «TheComplete Joy of Home Brewing» deCharlie Papazian. En 1985, legroupe se joint au mouvement de laCAMRA qui se réunit le mardi soirau pub Le Vieux Dublin dans le butde consommer de la vraie bonnebière. Ils échangent sur la bière etdiscutent de brassage maison. Ledimanche, alors que le Cheval estfermé, ils se rencontrent pour fairedes concours de brasseurs amateurs.Tranquillement, le futur duCheval fait son chemin dans la tête de Jérôme…1986 - Permis de brassageartisanal n o 001C’est en 1986, lors d’un voyage à New York, queJérôme visite la Manhattan Brewery et que sa visionpour le Cheval prend réellement forme. Il souhaitedésormais brasser ses propres bières et les vendre à sataverne, Le Cheval Blanc. À l’époque, la brasserieMassawippi de North Hatley et Le Lion D’Or deLennoxville sont les deux seules brasseries artisanalesPar David Sparrowà posséder un permis de brassage industriel semblableà celui des grandes brasseries. Pour l’obtenir, la productiondoit toutefois se faire dans un local attenant àla taverne, ce qui nécessite beaucoup d’espace.«La ville ne voulait pas d’une nouvelle brasserieindustrielle et nous n’avions pas l’espace de toutefaçon. Elle allait seulement accepter si la bière étaitconsommée sur place comme dans les bars. Il existaitdéjà un permis artisanal pour les cidres, je les ai doncconvaincus d’en faire un semblable pour la bière», seremémore Jérôme.Le permis de brassage tarde toutefois à arriver etla brasserie est installée, prête à offrir ces premièresbières maison aux clients. «Je me suis tanné, j’ai fixéune date de lancement et j’ai invité les médias à venirfaire un tour pour l’occasion. Le jour venu, je n’aitoujours pas le permis et j’explique aux médias surplace que pour cette raison, je ne peux pas servir mabière. Le lendemain matin, TVA et The Gazette diffusentla nouvelle; en après-midi, je reçois le premierFrançois (Frank) MartelJérôme C. DenysLuc Sénécal1986 - Jérôme C. Denys et son «staff» de l’époque. Onretrouve, en autres, François (Frank) Martel et Luc Sénécal,tous trois actionnaires actuels de la taverne.permis de brassage artisanal du Québec, numéro001», raconte Jérôme.«Au début, on n’avait pas beaucoup de choix demalt, on prenait seulement ce qui était disponible…Heureusement, il y a un peu d’orge noire dans laMolson Export, c’est pour cette raison qu’on a réussià en avoir», précise Jérôme. Avec le temps, il parvientà trouver quelques fournisseurs et l’un de ceux-ci l’intègreà la Master Brewers Association of the Americas(MBAA) afin qu’il puisse en rencontrer d’autres etprofiter des ressources de l’industrie brassicole.


Avril/Mai 2012 BIÈRES ET PLAISIRS[Culture]P15Histoires de bière«Je me rappellerai toujours ma premièrerencontre avec cette association, c’était assezgros bien qu’il n’y avait que deux brasseries… Ily avait autour de 80 personnes dans une sallede conférence où les gens discutaient de diverssujets avec les fournisseurs et lorsque j’aiouvert la porte, ils ont arrêté de parler et se sonttournés vers moi. Heureusement, GeorgesVangheluwe, le directeur de qualité chezMolson, m’a reconnu et m’a invité à venir lerejoindre à sa table. Le Cheval était tout demême un gros client de Molson à l’époque»,explique Jérôme. «À un certain moment, onm’a demandé de sortir et ils ont voté mon intégrationdans l’association», poursuit-il.1988 - Les goûts se développent…En 1988, le Cheval Blanc décide de retirer les fûtsdes autres brasseries de son établissement. Siquelques irréductibles ne sont toujours pas prêtspour les créations du Cheval, la majorité de la clientèlesemble adopter les produits naturellement.Vers la fin des années 80, toujours intéressé à parfairesa formation de brasseur, Jérôme contactel’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) poursavoir si un programme était offert sur la culture deslevures. Le jeune brasseur n’est pas très satisfait desrésultats atteints avec les levures qu’il utilise etsouhaite avoir sa propre culture. En quelquessemaines, l’ITA monte un programme d’une quarantained’heures auquel Jérôme et son ami PierreRajotte assistent avec intérêt. Par la suite, Jérômen’aura plus jamais de problèmes avec ses levures etPierre Rajotte écrira un bouquin sur la culture deslevures connu de tous les brasseurs québécois.Marc Leduc, brasseur au Cheval de 1989 à1998, en compagnie de Jérôme C. Denys.1992 - Du jus de Chevalen tablette !En 1992, Jérôme C. Denys souhaite mettre sonCheval en tablette. Son permis lui permet d’ailleurs devendre sa bière en bouteille par l’entremise de la SAQ.Le système de distribution de la société d’État est detoute évidence le meilleur moyen pour lui de fairevoyager sa bière dans toutes les régions du Québec.Mais encore une fois, le propriétaire du Cheval connaîtdes embuches. Il a de la difficulté à obtenir unrendez-vous avec les gens de la SAQ et lorsqu’il réussit,on lui répond simplement qu’il ne sera pas capablede fournir en volume. Jérôme renoue alors avecune vieille stratégie; il écrit directement au ministrepour se plaindre. La SAQ le rappelle un peu plus tard,lui disant avoir révisé sa demande.«On nous a indiqué que nous avions deuxsemaines pour présenter trois produits que nousaimerions vendre en SAQ. On devait donc trouver desnoms, créer les étiquettes, et développer un conceptpour les convaincre de prendre les produits. Contretoute attente, on a passé le test», indique Jérôme. LaTitanic, une brune forte à 7% d’alcool, La Berlue, unebrune forte à 6% d’alcool, et la Cap Tourmente, uneblanche à 4,3% d’alcool furent les trois bières distribuéesen SAQ.«On devait apporter une palette de chaque sorte,ce qui représente près d’un fermenteur de chaqueproduit. Dans le contrat, il était bien spécifié que l’ondevait fournir à la demande. Imaginez, tout était faità la main dans la cave du Cheval; du rinçage à l’étiquetage.On avait beaucoup de pression.»Convoyeur à foin et abri tempo…Dès la première commande, un nouveau problèmes’impose. La SAQ envoie des camions chez lesdifférents producteurs pour recueillir les caisses deproduits, mais juste avant de se présenter, le chauffeurdu camion appelle Jérôme pour lui demanderune information bien simple : où est situé ton débarcadère?La taverne est située sur Ontario et Jérômeréalise très vite qu’il sera impossible pour les groscamions de la SAQ de passer prendre les produits.Heureusement, les chauffeurs lui donneront un réelcoup de main…«Les gars de distribution nous aidaient à chargerle camion à bras, ils s’étaient arrangés pour venirchercher les caisses avec un camion plus petit quidesservait les petites succursales, de cette façon, letout pouvait se faire dans la ruelle à l’arrière. Cela afonctionné pendant 3 ans», raconte Jérôme.Vers 1995, il fait construire une sortie de cave quipermet de faire sortir les caisses à l’aide d’un convoyeurà foin… Le tout fonctionne à merveille et ilfait même monter un gros abri tempo à l’extérieurpour protéger les caisses de la neige.1995 - La microbrasserieLe Cheval BlancEn 1995, Jérôme décide de se lancer plus loin dansl’aventure en se dotantd’un permis de brassageindustriel et d’uneusine sur la rue Saint-Patrick. À partir de cemoment, la brasseriepourra enfin vendreses bières dans lesépiceries et dépanneursde la province.C’est Frank Martel,aujourd’hui copropriétaire,qui est le premierJérôme C.Denys etÉloi Deit.appelé à jouer le rôle de représentantpour la microbrasserie. Frank a étéengagé au Cheval Blanc en 1986 commeserveur, il a aussi assisté à la naissance du brassageartisanal à la taverne et se rappelle très bien de sesdébuts sur la route. «On ne faisait pas de deal sur labière, on ne prenait pas les chèques, seulement despaiements comptants. En plus, on vendait de la ScotchAle à 6,2% d’alcool en format de 750 ou 660 ml, imaginez…»,soulève-t-il.Mais, la demande pour les nouveaux produits nefut pas telle qu’espérée. En 1996, le Cheval engagedonc un distributeur, ID Foods, pour se charger de ladistribution de ses produits.1998 - Vente et retour aux sourcesAu milieu des années 90, certaines microbrasseriesquébécoises connaissent des difficultés et finissent parmettre en vente leur brasserie. Roger Jaar, un hommed’affaires œuvrant dans le domaine de la distribution,décide quant à lui d’acquérir ces entreprises, de lesfusionner et de partir sous un nouveau nom. C’estainsi que les Brasseurs de l’Anse, les Brasseurs GMT,ainsi que l’usine de la microbrasserie Le Cheval Blancdeviendront Les Brasseurs RJ à l’automne 1998.Dans l’entente, Jérôme Catelli Denys vend sonusine de la rue Saint-Patrick avec le permis de brassageindustriel et les marques de produits de la microbrasserieLe Cheval Blanc, mais conserve sa taverne dela rue Ontario. De même, il accepte de se joindre àBrasseurs RJ à titre de brasseur en chef pour trois ans,question de partager son expertise avec le nouveaugroupe. Près de 15 ans plus tard, il y travaille toujours.Jérôme vend également une partie de ses parts dela taverne du Cheval Blanc à troismembres de longue date de sonéquipe, soit Frank Martel, Gigi Perronet Luc Sénécal. Il reste toutefoisactionnaire majoritaire.De la relève au fourquetEn 1998, un jeune serveur fait sonentrée dans l’équipe du Cheval, ÉloiDeit. Passionné de bières, il devientrapidement aide-brasseur et épauleFrançois Dion jusqu’à son départ en2002. «On m’a appelé un mardipour me demander s’il m’était possiblede venir brasser le lendemainmatin», se souvient Éloi.Jérôme et Frank avaient même parié qu’Éloi netiendrait pas très longtemps comme brasseur. «C’est leseul brasseur que je connaisse qui commence à3 heures de l’après-midi», indique Jérôme. «N’importequoi», de rétorquer Éloi. Quoi qu'il en soit, Éloi esttoujours maître de la salle de brassage aujourd’hui.Dix ans plus tard, la taverne Le Cheval Blanc de larue Ontario continue d’être à l’avant-garde de l’industriebrassicole au Québec en offrant à la fois des produitsinnovateurs et ses bons vieux classiques. Aucourant du mois d’avril 2012, chaque mardi, l’équipede la taverne vous invite à venir célébrer son 25e anniversaireet à déguster une impressionnante sélectionde bières invitées.Retrouvez le texte intégral, ainsi que d’autres anecdotessur www.bieresetplaisir.com06750412LE SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20MAI 201206620412947, boul. Curé-Labelle, Blainvillesaucisserieblainville.com450-420-4555Dégustation de Saucisses /Autos Antiques sur place /Microbrasseries sur place pourdégustation de bièresPrésentez vous avec votre Auto Antique(1980 et moins) et obtenez unTrio Sandwich Européen GRATUITValide les 19 et 20 mai 2012(Limite de 1 coupon par véhicule – max. 2 personnes)


P16[Brassage maison]BIÈRESET PLAISIRS Avril/Mai 2012Photo : riscphree - planaheist.comPar Thierry BoulangerEn d’autres mots, quand vous avez pignonssur rue, vous devez offrir un produit toujoursstable et fidèle à sa réputation. Parconséquent, quand on brasse des centaines d’hectolitres,il n’y a pas de place pour l’improvisation oules expérimentations.Lors de mon passage dans une microbrasserie,durant trois jours consécutifs, je brassais 2500 litresqui se retrouvaient en fin de compte dans le même fermenteur.Quand je brasse chez moi, c’est plutôt à coupde 50 litres. La différence est frappante. Si ça peutparaître fascinant de brasser de façon professionnelle,le brassage amateur laisse quant à lui beaucoup plus deplace à la créativité et à l’expérimentation.Le brasseur amateur, contrairement au brasseurprofessionnel, n’a pas de comptes à rendre à personneétant donné qu’il brasse pour lui-même. C’est doncpour lui une école fantastique où il peut non seulementapprendre de ses erreurs, mais en plus expérimenterde façon simple et très peu coûteuse.Voici quelques suggestions pour les brasseurs maisonqui souhaitent expérimenter à peu de frais etdécouvrir les propriétés de différents ingrédients.1. Séparez le moût en deux ou trois parts avant la fermentationet inoculez-y des levures différentes danschaque fermenteur. Cela vous permettra de constaterles différentes saveurs et esters provenant deslevures, et ce, en effectuant un seul brassin.2. Séparez le moût en deux ou trois parts avant lafermentation et inoculez-y la même levure danschacun des récipients pour ensuite les soumettreà différentes températures de fermentations. Celavous permettra de constater les divers goûts produitspar les différents paliers de température.Voici une expérience à faire, entre autres, avec deslevures belges.3. Pour ce qui est du houblonnage à cru (dry hopping);après la fermentation primaire, transférez labière dans deux touries différentes et ajoutez-y deuxhoublons complètement différents afin d’y découvrirles saveurs distinctes.4. Brassez une bière uniquement avec du malt deuxrangs Pilsener et des houblons nobles comme leHallertauer ou le Saaz. Pour la fermentation primaire,séparez le moût en deux et inoculez dans l’unune levure à Lager et dans l’autre, une levure belge.Avec le même brassin, vous aurez ainsi produit uneBelgian Ale et une Lager.5. Suite à la fermentation primaire, séparez la bière endeux, et faites y infuser fruits, épices, sirop d’érable,et ajoutez-y de la levure brettanomyces ou tout cequi vous passe par la tête. Vous pouvez aussi ajouter8191, boul. Métropolitain Est,Anjou (Île de Montréal)514.354.6281www.biereetvin.comProduits pour vin et bièreVous trouverez une grande variété de :malts, levures liquide, houblons et bien plus encore0631061106760412le même ingrédient dans chacune des touries, maisavec des proportions différentes afin de trouver lebon dosage.6. Brassez deux fois la même recette, de façon identique,mais avec deux eaux différentes. Les différentescomposantes chimiques de l’eau vous permettrontde constater comment l’eau peut influencersur le rendement et, par conséquent, le goûtet la texture d’une bière.7. Brassez un certain type de bière, mais inoculez-yune levure qui ne peut de toute évidence produireles esters propres à ce style. Par exemple, brassezune IPA avec une levure de Hefe Weizen.Un jour, un partenaire de brassage et moi voulionsbrasser une bière spéciale. Je lui ai alors proposé debrasser une espèce d’IPA très amère, mais d’utiliser unelevure belge recyclée. En secondaire, nous y avonsajouté beaucoup de houblons en «dry hopping».Après quelques semaines de refermentation enbouteille, la bière était agressive en bouche et loind’être équilibrée; une amertume trop prononcéem’agressait le palais suivi d’esters de bananes. Pour enboire un seul verre, je devais prendre mon temps etessayer de l’apprivoiser. Quelques mois plus tard, nousavons décidé de l’envoyer au concours de brasseursamateurs March in Montréal (MIM), simplement pourle plaisir de la faire critiquer. À notre grande surprise,elle a décroché la médaille d’or dans sa catégorie!Comme quoi la folie peut porter ses fruits…Si vous parlez de ces suggestions et expérimentationsavec un brasseur professionnel, vous constaterezrapidement qu‘il n’a pas le temps de se prêter à tous cespetits jeux, car il doit avant tout produire une bièrebien élaborée qui a fait ses preuves. Alors, au cas où unjour vous aspireriez à brasser de façon professionnelle,amusez-vous pendant que vous en avez encore letemps et que vous êtes le seul à grimacer de vos mauvaisesexpériences.Les outils pour le brassageLorsque j’échange avec desbrasseurs débutants, toussemblent emprunter le mêmechemin pour leurs premiersbrassins. Ils se documentent unpeu, et surtout, ils demandentdes conseils à des proches plusexpérimentés. Ce que j’aid’ailleurs moi-même fait.Il y en a toutefois qui restent campés sur leur positionet d’autres qui veulent aller de l’avant etapprofondir, comprendre plus, pour mieux contrôler.Et c’est pourquoi il est important de biens’équiper, mais aussi d’avoir les outils nécessaires pourêtre plus efficace.Encore une fois, la technologie vient à notre aide.Eh oui, même pour le brassage il existe différents logicielstels que ProMash, BeerTool et BeerSmith pour nenommer que ceux-ci. Le but ici n’est pas de les comparer,mais de savoir ce qu’un tel outil peut nous aiderà accomplir plus facilement.La paresse sans remordsLes puristes me diront que l’on peut tout calculersoi-même et c’est vrai, mais pour les paresseux commemoi qui veulent quand même faire un bon travail, ceslogiciels demeurent des outils indispensables.Premièrement, on y retrouve beaucoup d’informationssur les quatre ingrédients qui composent labière : les céréales, le houblon, la levure et l’eau.Vous pouvez même y trouver l’information pourreproduire l’eau d’un endroit réputé pour la qualitéde son eau. C’est très complet et vous pouvez aussiy ajouter de l’information personnelle ou des donnéessur de nouveaux produits qui font leur apparitionsur le marché.Deuxièmement, vous pouvez y trouver de l’informationsur les différents styles de bière qui sont baséssur le B.J.C.P. (Beer Judge Certificate Program). C’estun outil fantastique qui vous guide pour respecter lesgrandes lignes du style que vous désirez brasser. Ilvous informe tant sur la couleur, la densité initiale etfinale, que sur le degré d’amertume, le tout en passantpar des exemples commerciaux du style.Troisièmement, et bien sûr, vous pouvez y créer oureproduire vos recettes préférées qui y seront sauvegardées.Vous pouvez bâtir des recettes en brassanttout grain, avec concentrés, ou les deux. Le logicielvous donnera les grandes lignes à respecter lorsquevous aurez choisi le style de bière désiré, sa couleur, sadensité initiale, son amertume, l’extraction des sucres,le temps de l’ébullition et j’en passe. Naturellement,toutes ces recettes sont sauvegardées et peuvent êtremodifiées par la suite à votre guise.Une fonction pour calculer toutes les unités demesure et les tables de conversion est égalementincluse, tant pour les liquides que pour les solides. Demême, une fonction permet de calculer le degré d’alcoolque vous obtiendrez avec l’atténuation anticipée.On y retrouve même une fonction pour calculer le CO2que vous désirez obtenir dans votre bouteille ou baril.«Comment puis-je améliorermon efficacité ?»Ces logiciels vous permettent aussi de calculerl’efficacité de votre système de brassage afin de l’améliorer.Vous pourriez notamment savoir si vous avezréussi à obtenir une bonne extraction de vos sucres.Cela permet d’ajuster la recette par la suite et de voiroù l’on peut couper ou ajouter pour rentabiliser unbrassin. Bien sûr, il existe plusieurs façons de faire,mais les méthodes traditionnelles nécessitent des calculsqui sont souvent compliqués.Ces logiciels ont été conçus par et pour desbrasseurs, tant professionnels qu’amateurs. Personnellement,je travaille depuis le début avec ProMash.Je ne peux le comparer puisque je ne suis pas familieravec les autres. Bien entendu, les logiciels plus récentsoffrent sans doute de nouvelles fonctions intéressantesou des données plus à jour, à vous de voir.Le plus intéressant, c’est que les prix de ces logicielssont franchement dérisoires. Pour environ 30$,vous aurez une belle gamme de choix et vous pourrezmême en faire l’essai avant d’acheter. D’autant plusqu’il faut le voir comme un petit investissement et nonune dépense, car il vous permettra d’économiser àlong terme sur vos différents brassins.Chaque fois que je suis questionné par un brasseurdébutant, je lui demande avec quel logiciel il travaille.Quelle déception lorsqu’il me répond en bafouillantqu’il a entendu parler de différents programmes, maisqu’il ne se donne pas la peine de les essayer! Allez voirsur Internet pour trouver quel logiciel vous conviendrale mieux, vous ne serez pas déçus. Santé!


Avril/Mai 2012 BIÈRES ET PLAISIRS[Voyages]P17TokyoLe spectacle offert par les milliers de néons et les millions desalarymen sortant des bouches de métro de Tokyo matin,midi et soir pourrait, à lui seul, méduser le voyageuroccidental pour plusieurs heures. Puis vient la découvertedes boui-bouis aux assiettes multicolores remplis denigirizushis qui tournent autour de la pièce sur un tapisroulant miniature et ces pagodes d’une autre époque qui sefraient un chemin à travers toute cette modernité.Par Martin ThibaultTellement essoufflant que la quête de reposet de rafraichissement devient un besoinrapidement. Parfait puisque cette mégalopolerecèle de plus en plus de bars servant dela ji-biru, ou si vous préférez, de la bière artisanalejaponaise.Voici quelques coupsde coeur...Il n’y a aucunendroit en ville – ouau pays du soleil levantmême – qui peutse vanter d’avoir unesélection plus vaste etplus alléchante queQuelques adressesBakushu Club Popeye -2-18-7 Ryogoku, Sumida-kuUshi-Tora - Kitazawa 2-9-3Towers - 2-8-10 Yaesu, Chuo-ku.celle du BakushuClub Popeye. Situédans le district deRyogoku, près dustade à sumo, lePopeye est unelégende établie de laji-biru. Garni de plusd’une soixantaine defûts, ce bar à bièresest sans aucun doutele quartier général dela plupart des chasseursde bières de qualité à Tokyo. Si une brasseriede la campagne japonaise vient de brasser une bièredes plus goûteuses, vous avez fort à parier qu’Aokisan,propriétaire et tenancier, fera tout en son pouvoirpour vous la servir. Un festival de ji-biru n’estpratiquement pas nécessaire à Tokyo puisque leslignes du Popeye sont souvent remplies de ce qui sefait de mieux sur l’île de Honshu.Un petit verre en passant…Un autre trésor caché, dans le quartier Shimokitazawacette fois-ci, est leUshi-Tora, un minusculebar à l'ardoise aussi biengarnie en boustifaillequ'en bière japonaise.Même si la sélectionrisque d'être différente decelle du Popeye's, vous yLe TowersNakameguro Taproom - Nakameguro GT Plaza,2-1-3 Kamimeguro, Meguro-KuHarakuku Taproom -1-20-13-2F, Jingumae, Shibuya-kuverrez des noms quideviendront tranquillementfamiliers : Hidatakayama,Fujizakura,Hakusekikan, ShigaKogen, etc. En d'autresmots, que de la qualité.Depuis, le Ushi-Tora afait des petits. En fait, unpetit. Un très petit. Un«standing bar», commel'appellent les expatriés.Ce concept de bar rectiligne,sans places assises,est très commun àTokyo, là où l'espace vaut de l'or. Le Ushi-Tora Twoest en fait semblable au Towers, autre «standingbar» renommé pour sa sélection de bières.Ce Towers donne peut-être l'impression de boiredans un grand garde-robe, certes, mais l'atmosphèrecréée, accoudé auprès des cinq ou six autres clients(croyez-moi, il n'y a pas bien plus d'espace), estchaleureuse, surtout si vous partagez l'endroit avecdes gens intéressants. La sélection de bières en fûtimpressionne, surtout pour un nano-bar, mais c'estl'étrangeté du concept qui vous sera mémorable. Ilnous vient effectivement à l'idée de s'y arrêter souventen passant dans les parages, le temps d'unepinte seulement, comme le font des centaines degens d'affaires qui n'ont pas le temps de s'asseoir, etce, même pour avoir du plaisir.…et de quoi prendre son tempsCeux qui aiment s'installer pour de longuesheures au même endroit risquent toutefois depréférer les deux nouveaux projets de la brasserieBaird's. Quoique petite comparativement auxgéants brassicoles nippons que ce sont les Sapporo,Suntory, Asahi et Kirin, la Baird's Brewery a ouvertdeux izakayas à Tokyo, à quelques centaines dekilomètres de leur bistro-brasserie original deNumazu. Le Nakameguro Taproom et le HarajukuTaproom possèdent tous deux une sélection impressionnantede bières de Baird's, d'un très grand nombrede styles. Cette polyvalence d'ailleurs reflète deplus en plus le panorama brassicole japonais du21e siècle. Alors qu'auparavant les bières d'inspirationallemandes dominaient - surtout les Altbier, lesKölsch et les Weizen - rien n'arrête les brasseursjaponais de nos jours de donner libre cours à leurimagination. Alors que certains ont de toute évidenceété charmés par les tendances du NouveauMonde et brassent maintenant des India Pale Ales,Barley Wines, Stouts et Saisons, d'autres explorentdes sentiers traditionnels différents de leurs mentorsgermaniques (les styles anglais sont de plus enplus populaires), puis d'autres démontrent uneplaisante créativité en utilisant des ingrédientslocaux afin de concocter des bières fortes aromatiséesaux fleurs, des bières fermentées avec des levuressauvages de la région, des bières brassées avecdu riz à saké, etc.La scène brassicole japonaise ressemble de plusen plus à celle du Québec donc, là où un vasteunivers de saveurs semble prendre de l'expansionchaque année. Reste maintenant à apprivoiser lespectacle incessant des néons, les tintements depetites cloches calmantes dans les bains thermauxcomme dans les métros, les tranches de pieuvrescrues alignées auprès d'oeufs de poissons inconnus,les jeunes filles surbronzées du centre-ville et lesénergumènes déguisés du parc Yoyogi. Mais n'est-cepas là justement la beauté du voyage?BOIRE POURUNE BONNE CAUSELA BIENFAISANTE estune Pale Ale rassembleusevenant en aideaux personnes quiéprouvent des difficultésen lecture et en écritureLes profits générés par la vente de cenouveau produit seront remis à l'APAJ(Aide Pédagogique aux Adultes et aux Jeunes)Disponibles dans les bons dépanneurs etépiceries de spécialités.www.lebilboquet.qc.ca0642041221 AVRIL2 e ÉDITION DE NOTRE SOIRÉEDES GRANDS CRUS5 bières en fût de la brasserie de l'Oregon Hair of the DogAccord bières et bouchées préparé par le réputé chef Danny Saint-Pierre10 autres brasseries québécoises sélectionnées avecl'aide de Les Coureurs des BoiresPour plus de détails, consultez notre site internetsiboire.ca06710412


P18[Gastronomie]BIÈRESET PLAISIRS Avril/Mai 2012Photo : Cimon Parent057804121.800.734.2579www.bardou.caPar Jonathan Garnier,La Guilde Culinairewww.LaGuildeCulinaire.comIngrédients pour 4 personnes4 tranches épaisses de pain de campagne20ml (4c. à thé) huile d’olive30ml (2c. à table) beurre de cacao Mycryo10 oignons Cipollini, pelés1 gousse d'ail, ciselée125ml (1/2 tasse) cidre de glace Michel Jodoin170g (6oz) copeaux de fromage Le Fou du Roy1 pomme, épépinée et coupée en fine julienneSel et poivre du moulin au goûtPréparation■1 Préchauffez le four, la grille au centre, à grill. À l’aide d’un pinceau, badigeonnez d’huile les deux facesdes tranches de pain, puis faites-les colorer au four 2 minutes de chaque côté.■2 À l’aide d’un couteau de chef ou d’une mandoline, tranchez finement les oignons. Dans une poêle,faites fondre le beurre de cacao et colorez à feu vif les oignons quelques minutes. Déglacez avec le cidre,ajoutez l’ail et poursuivez la cuisson à feu doux en laissant réduire à sec. Retirez et assaisonnez lesoignons caramélisés.■3 Garnissez chaque tranche de pain d’oignons caramélisés et de copeaux de fromage, puis sur une plaquechemisée d’un tapis en silicone, au four, faites colorer le fromage sous le grill.■4 Au service, garnissez les tartines de julienne de pomme.En fûtSoirée des Grands Crus du Siboire, le 21 avril prochainC’est le 21 avril prochain que se tiendra la 2e édition de la Soirée des Grands Crus du Siboire deSherbrooke. Pour l’occasion, plusieurs invités seront sur place, notamment les Coureurs des Boires,David Lévesque Gendron et Martin Thibault, les gens de la micro américaine Hair of the Dog, ainsi quele chef Danny St-Pierre du restaurant Auguste. Des bouchées seront servies pour accompagner lesgrands crus provenant des quatre coins du Québec au grand plaisir de vos papilles. Neuf microbrasseriesquébécoises seront représentées, offrant un total de 11 bières disponibles en fût ou en cask.Pour la liste complète des produits, visitez le blogue de Mathieu Tremblay sur Bieresetplaisirs.com oula page Facebook du Siboire. Prenez note que l’événement débutera vers midi et que l’entrée est gratuite.[www.siboire.ca]Une grande nouveauté signée Brasseurs du Monde (BdM)Motivé par la popularité des cidres de glace québécois, Dominic Charbonneau, le brasseur, a décidéd'adapter une technique allemande de fabrication de Eisbock, pour faire sa Porter de Glace. Inspiréedes premiers porters londoniens du 18e siècle, sa bière a par la suite été sortie à l'extérieur pendantune période de grand froid hivernale. Le liquide concentré a par la suite été séparé des cristaux d’eaupure s’étant formés pour donner un breuvage aux arômes, saveurs, corps et taux d’alcool amplifiés. Ilen ressort de fines notes de torréfaction agrémentées de suaves saveurs de sucre de pruneaux, de datteset de caramel. Il contient 11,9% d'alcool, et peut être servi comme digestif. Le Porter de Glace seravendu uniquement à la brasserie en format de 330ml. [brasseursdumonde.com]Nouvelle Cuvée spéciale pour le Dep de la RiveLes Brasseurs du Monde viennent également de produire la toute nouvelle version de la Cuvée spécialedu Dep de la Rive, un Barley Wine à 11,9% d’alcool. Autrefois brassée par Au Maître-Brasseur, laCuvée spéciale se veut le grand cru exclusif du dépanneur de Cap-Rouge. «Au nez de sucre d’orge, decaramel et d’alcool avec des notes de fruits mûrs, on y perçoit en bouche une bonne présence de maltcaramel, de biscuit et de pain grillé. L’alcool amène un réchauffement et supporte les saveurs maltéestout en adoucissant le côté houblonné.» Pour Dan Chabot, propriétaire du dépanneur, le choix desBrasseurs du Monde s’est avéré naturel; le président de la brasserie étant un bon ami et son jeunebrasseur, reconnu pour ces réalisations. Cette collaboration entre les deux entreprises serait la premièred’une longue série… [www.depdelarive.com]0_GildeUn Stilton à la Pêché Mortel de Dieu du Ciel !La Fromagerie Hamel, en partenariat avec la microbrasserie Dieu du Ciel!, vous invite à découvrirson Stilton affiné à la Pêché Mortel. La force de caractère du fromage bleu se marie à merveille avec lesnotes de café et d'espresso de la bière. Un fromage à considérer sur vos plateaux pour vos soirées bièreset fromages.


Avril/Mai 2012 BIÈRES ET PLAISIRS[Gastronomie]P19Accords bières et fromagesNous vous proposons une soirée dégustation, àréaliser chez vous, qui vous permettra de comparervos impressions entres convives et, pourquoi pas,nous en faire part sur notre site Internet. Six stylesdifférents et trois fromages. Que le mariage soit unde nos coups de cœur ou tout simplement neutre,nous vous offrons nos impressions. Vousretrouverez les bières chez vos détaillants préféréset les fromages dans les succursales dela Fromagerie Hamel.La dégustationLes trois fromagesLa Tur - Gamme Le Pic - ItalieFromage mixte aux trois laits (vache, brebis, chèvre) qui développe des notes caprines en finde bouche. Sa texture est crémeuse et son onctuosité en fait un fromage très agréable à essayer.Cheddar Extra-Fort 4 ans - Gamme Le Pic - QuébecProvenant de meules de la Société Coopérative Agricole de l'Ile-aux-Grues, Ian Picard, maîtreaffineur, offre un affinage de quatre ans offrant du caractère à ce cheddar. Sans être trop amer, lefondant du fromage dévoile des notes salées et fruitées.Bouton d'or - Au pays des Bleuets - QuébecCe fromage au lait thermisé de vache est affiné longuement en cave ce qui lui donne sacouleur orangée. Son caractère est très animal et des notes d'étable se pointent le nez dès les premièresbouchées.Blonde - La Montoise -Microbrasserie du LièvreBière fruitée - La CriqueMicrobrasserie À La FutIPA - India Pale AleBrasserie McAuslanRousse -Sein d'esprit DunkelweizenPub BroadwayBrune forte - Rigor Mortis AbtDieu du Ciel!Noire (Schwarzbier) - La NoireLes Trois MousquetairesUn nez levuré et de painfrais se dégage. Elle est douceet sucrée. Aucune longueur enfinale et une faible amertume.Un produit équilibré qui, aucontact du fromage La Tur luiconfère des notes bien plusdouces que caprines. La finaleest sucrée. Le Bouton d'or laissedévoiler des notes de noix deGrenoble et d'étable tandis quele Cheddar explose en boucheoffrant des notes très fruitéessuivies d'une finale de crèmesûre. Notre coup de cœur.Des notes légères, voire tropdiscrètes, de griottes au nez. Enbouche, on retrouve le paingrillé et la griotte confite. LeBouton d'or masque les notesfruitées de la bière. Le fromageest trop fort. Quant au cheddar,il laisse passer son acidité enpremier. C'est sur le fromage LaTur que notre choix s'est posé :une entrée de bouche sur laconfiture de griotte et la douceurde la crème du fromagequi s'exprime en finale. Plusaucune signature caprine.Le nez est frais, vert, onsent pleinement le houblon. Unbel équilibre des sucres et unefinale très bien équilibrée. LeBouton d'or se confronte à labière, c'est l'alcool en entrée debouche suivie de notes debeurre. Ce n'est pas désagréable.Le Cheddar s'effacedevant cette bière, c'est dommage.Quant au fromage LaTur, il offre un mariage étonnant: une entrée de boucheacide avec une finale poivrée.C'est très aromatique.Son nez vous rappelle lepain aux bananes. Ses arômessont de bananes vertes et decaramel au beurre salé. La Turs'oppose à la bière, l'acidité dufromage et de la bière ne sontpas compatibles. L'effervescencecréée domine le tout. Le Boutond'Or s'amuse avec la bière, l'entréede bouche est sur des notesd'étable très prononcées suiviespar une finale sucrée quiatténue le tout. Notre coup decœur se tourne vers le Cheddarqui se transforme en amandesfumées et salées... Un délice!Un nez de mélasse et fruitsconfits sur un corps très riche.Une bière aux accents de chocolatset de caramel. On y perçoitmême une petite note d'érableen finale. La Tur s'amuse avec lamélasse et transforme le tout ensucre d'orge. Une légère astringenceen finale vient gâcher letout. Le Bouton d'Or et la RigorMortis ne s'apprécient pas, c'estla guerre froide. Quant auCheddar, il explose de saveursau contact de la bière en offrantdes notes puissantes de fumé etd'amandes grillées.Une bière noire aux arômesde café, de chocolat amer et deromarin. Le Bouton d'Or offredes saveurs de céréales et caféen entrée de bouche. Le fromageest timide devant la bière.La Tur vous sert un café espressoavec une finale très lactiqueet caprine. C'est le Cheddar quise démarque le mieux; il imiteà la perfection un gâteau pralinéavec sa génoise croustillante.Notre coup de cœur dela dégustation!À vous d'essayer.... 06690412


ON EN A FAIT DU CHEMIN DEPUIS 25 ANS.06530412

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