NOTE PRELIMINAIRE sur LES CESTODES DES ...

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NOTE PRELIMINAIRE sur LES CESTODES DES ...

* ' C E S T O D E S D E L A M E R N O I R E O URecherches sur la structure anat. et hist, des Cestodes. Mém. Inst. nat. GenevoisXVII. Calliobothrium corollatum Monticclli, 1888, Ricerche sullo Scolex polymorphs Rud. Miltheil. zool. St. Neapel, VIII p. 85-152. Onchobothrium coronatum,Molin, 1858, Prospectus helminthum quae in prodroino faunae helminthologicae Vcnctiaccontinentur. Sitzungsber. k. Akad. Wissensch. Wien, XXX p. 134-135. id.Dicssing, 1850, Systema Helminthum I, p. G05 ; id. Linton, 1917, Notes on twoCestodes from the Spotted Stïng Ray. Il Parasitology 111 p. 34-37. Acanthobothriumcoronatum, Van Bcncdcn, 1850, Recherches sur la faune litt. de la Belgique (Lesvers Cestoïdcs) ; p. 129 pi. VIII-IX : Nouveaux Mém, Acad. R. Bruxelles, T. XXV ;id. Van Bencden, 1861, Mém. sur les Vers intestinaux : Suppléments aux C. R. Acad.Se. Paris, II. id. Van Beneden, 1871, Les Poissons des côtes de'Belgique et leursparasites. Nouv. Mem. Ac. R. ' de Bruxelles T. XXXVIII. id. Olson, 1866-1808 :Entozoa, iakttagna hos Scand. Hafsllshkav. Akta Univ. Lundensis for 1886-1807.id. 1893, Bidrag tilt Scand. Helminth. Fauna IL k. Svenska Vetenskap. Akad. HandlingarXXV No. 12. id. PINTNER, 1831, Unter,uch. u. d. Bau des Bandwurmkorp.Arb. a. d. zool. Inst. Wien, III p. 163-242. Id. Nicmicc, 1886, Untersuch. ub. d.Ncrvensystcm der Ccstoden, Arb. a. d. zool. Inst. Univ. Wien VII, p. 1-60. id.Lonnberg, 1889, Bidrag till kàn. oui i Svcrigc fork. Cestodcr. Bihang till. k. Svenskavct. Akad. Handlingar, XIV, 9, p. 69. id. Linton, 1897, Parasites of. Fishes of theWoods Hole Region. Bull. U. S. Fish. Coinm, Washington, v. XIX. id. De Beauchamp,1905, Etudes sur les Cestodes des Sélaciens, Arch, ce Parasitologic, T. IXp 403-539. id. Southwell T., 1925, A Monograph on the Tctraphyllidea, LiverpoolSchool of. tr. Medicine. Mem. No. 2 (New-Series) p. 34. etc.La tête en forme de tronc de pyramide ou ovoïdale aplatiedorso-ventralement est pourvue sur chacune des faces dorsale etventrale de deux bothridies ovalaires allongées, partagées par deuxcloisons transversales en trois compartiments inégaux : l'inférieur leplus réduit, le supérieur le plus haut et évasé. Dans chacune desloges supérieures des bothridies surplombe une paire de crochets ;chacun des crochets ayant la forme d'une fourche à manche courtet courbé, dirigé en haut et touchant le manche de l'autre épine.'■■■■■■'■- 5jus longues que le manche, les branchespresque égales entre elles ; le manche et les branches incurvéslégèrement dans le même sens pour une même épine ; les deux; ■ ■ ' ; .-..;.: ,.,-> gardant par leurs faces concaves ou droites.Chaque épine montre en plus un très court mamelon, presque imperceptibile, à la face inférieure au point de réunion de deuxbranches de la fourche. Les crochets sont de couleur brunâtre, pluspale sur la ligne médiane qui indique un creux à l'intérieur.Chaque bothridie ainsi conformée et armée, est surmontée surla face apicale de la tête par une ventouse auxilliaire entouranttoutes les quatre un espace apical concave. Le pédoncule céphaliquetrès long et étroit, sa longueur représente de un tiers à cinq fois


la longueur de la tête. Nous insistons sur ce fait, parce que tandis'que plusieurs auteurs caractérisent le cou de cette espèce commelong (fort long même : V. Beneden) pour De Beauchamp il est court.Nous avons pris de mesures sur plusieurs exemplaires et avonsnoté comme longueur du cou chez plusieurs exemplaires : 0,15 m.iaM0,35 mm.; 0,9 m.m. ; 2,2 m.m. respectivement : le cou jouit donc d'uneextensibilité considérable. La tête ayant généralement 0,35 m m. dehauteur et 0,2 mm. de largeur, les épines 0,1 m.m. de longueurtotale, la distance maxima entre les deux branches 0,05 m.m. Le1diamètre (épaisseur) du cou en état d'extension 0,04 m.m. y$M—A__Fig. 1 •. Acanthobothrium coronatum Rud.1 : Acanthobothrium dujardinii, Van BcncJon.Contour des vers : scolex et strob.la. Tête avec les bothridies divisées encompartiments, épines et ventouses accessoires. Pédoncule céphalique laissant voirpar transparence les vaisseaux excréteurs et libres musculaires. Dans le strobila onremarque, avec évidence, les zones de segments. X 15.On aperçoit par transparence dans la région du pédoncule céphali"que (cou) les canaux excréteurs à trajet sinueux. A la zone deprolifération fait suite d'abord des anneaux très minces, presquelinéaires, et à mesure qu'on s'éloigne de cette zone les articles deviennent de plus en plus hauts, ayant la forme de rectangles allongés transversalement, la hauteur augmente graduellement, les segments prennent ensuite une forme carrée ; les articles sub-termi-


CESTODES DE LA MER NOIREnaux' sont elliptiques deux fois plus longues (hauts) que larges, lefaces latérales convexes, l'article terminal très allongé avec lapointe effilée et recourbée.Ainsi, chez un exemplaire ayant 1,5 cm. de longueur totale,nous avons compté 12 segments linéaires et rectangulaires transversaux (peu hauts), 6 segments de forme plus ou moins carrée,avec les bords externes légèrement convexes et 13 segments ovoïdaux,le dernier ayant 0,5 m.m. longueur et 0,27 m.m. de largeur.Chez un autre exemplaire ayant 1,2 cm. lg. totale, à cou moyennement en extension (2V2 plus long que la tête), nous avons compté25 segments linéaires et rectangulaires transversaux (zone scalariforme),8 segments d'aspect plus ou moins carré (à bords externesconvexes) et 4 allongés (ovoïdaux) le dernier ayant à peu près1 m.m. de longueur avec la partie terminale recourbée en crosse.Un exemplaire ayant 2,3 cm. Ig. totale à cou long de 5 m.met0,5 m.m. largeur : on comptait 25 segments, dans la zone scalatïforme,3 de forme carrée et 17 rectangulaires' allongés ; les derniers des ceux-ci mesuraient respectivement 2; 1,5; 1,5; et 1 m.m.de longueur.---V£** ,=11—. 01.fy—* oFig. 2. Acanthobothrium coronatum RuJ. A. Sei Mrobila. B. Segment de la partie teiminale du strolrs : T: testicules ; V: canal vaginal ; C : eiirhus ; 0=nés ; C. Il : canal utérin ; Ut : utérus. X 50.i»)


.EON-BORCEAvitellines ; au dessus d'eux, on remarque sur les côtés les testicukd'un blanc laiteux, la région médianne occupée en bas par le canal vaginal, l'utérus et le canal utérin, en haut par les circonvolutions du canaldéférent. Les segments terminaux sont allongés ; le dernier se trou4vant sur le point de se détacher. Sur les segments jeunes de forme.:plus ou moins carrée, ce sont les testicules qu'on aperçoit par',transparence, en forme de 2 bandes de vésicules allongées trân||versalement d'un côté et de l'autre de la ligne médiane. : .;;||Les segments terminaux détachés, continuent à vivre uh.cer^tain temps, ainsi isolés, et présentent à leur partie antérieure comme;caractère d'adaptation temporaire une différenciation qui ressemble.-à une ventouse peu nette. Pareil fait d'autonomie que présententquelque temps les segments détachés a été remarqué premièrement ,'•p a r P i n t n e r . ' .Hab. Nous avons rencontré cette espèce chez Trygon paslU :naca et chez Raja clavata. Ce, nous semble, la forme la plus commune des Cestodes chez nos Sélaciens delà mer Noire. Dimensions •des individus examinés; 1, 3—5 cm. ; hauteur delà tête 0,5-0,35m. m. ; longueur des bothridies 0,3—0,35 m.m. Largeur des celles-ci ■■0,1 m.m. au plus.2. Acanthobothrium dujardinii, Van Beneden, 1850,1. c. ;id. 1871 1. c.Syn. Onchobothrium papilligerum, Diesing, 1854, Ueber ciner NaturgemàsseVcrtheihmg der Cephalocotylecn. Sitzsh. k. Ak. Wiss. Wien (M. Nat. Cl.) v. XIII p.082-583. Prosthecobothrium dujardinii, Diesing, 1S63, 1. c Calliobothrium dujardinii, Monticclli 1888, 1. c. Acanthobothrium coronatum (variété) Pintner, 1881,1. c. id. Niemec, 1886, i c. Acanthobothrium benedeni, Lonnberg, 1889, 1. c.Acanthobothrium pallium, Linton, 1890, Notes of Eutozoa on marine Fishes ofNew-England, Part. II p. 816—819 PI. VIII. Ac. fillicole Zshokke, 1887, Studienub. d. anat. U. hist. Bau der Cestodcn, Ocntralblatt f. Bakt. u. Parasitenkunde I,101_165 und 193—199 ; id. De Bcauchamp, 1905, 1. c. Ac. brevissime Linton,1908. Prosthecobothrium dujardinii, (van. Ben.) lohnstone, 1910, Internai Parasites of Fishes from the Irish Sea. Trans. Biol. Sue. of Liverpool, vol. XXIV pM6-37. Ac. dujardinii, Southwell 1925, A Monograph on the Tetraphyllidea, p. 67.Ver petit ayant environ 0,5 cm. de longueur totale et avec unnombre réduit de segments (9 chez nos exemplaires récoltés chezRaia clavata). Tête en forme de tronc de pyramide aplatie, évaséeà la base ; Sur les faces de la pyramide 4 bothridies ovalairesoblongues,deux dorsales et deux ventrales plus larges en haut,plus amincies à l'extrémité inférieure qui en plus se présente retroussée un peu vers l'extérieur et en haut. La surface externe dechaque bothridie est divisée par deux dissepiments transversaux entrois loges inégales : la supérieure à elle seule occupe au moins lamoitiée de la longueur totale de la bothridie, large, ovalaire, le premier dissepiment se trouve au milieu de la hauteur de la bothridie,


fODES DE LA MER NOIREle second très rapproché du bord postéro-externe ; ce bord, arrondiet retroussé en dehors.Dans la première loge de chaque bothridie surplombe unepaire d'épines fourchues d'aspect grêle. Les manches de chaquepaire d'épines d'une bothridie se touchent par leur extrémité supérieure ; les deux branches de l'épine légèrement inégales : l'interneplus longue et presque droite, l'externe plus courte et recourbée.Elles diffèrent de celles de A. coronatum dont les branches étaienta peu près égales en longueur et pareillement courbées. Au dessusde chaque bothridie la tête proèmine en forme d'un coussinet surmonté d'une ventouse accessoire. Par suite de l'extrême contractibilité,pareilles ventouses ont échappé à l'attention de pas mald'auteurs.Le. COU court, comme chez la forme typique des auteurs, sa'longueur plus courte ou dépasse de peu la longueur de la tête ; ilest relativement mince surtout en avant et sa surface dans la partie antérieure se montre hérissée de petites soies dures. Par transparence on aperçoit des bandes musculaires et les canaux excréteurs.En bas le cou s'élargit et se confonde avec les premiers segmentsqui suivent la zone de prolifération ; après les premiers segmentslinéaires, à aspect scalariforme, trois segments carrés et trois autresallongés suivant la longueur du ver, le dernier le plus long et pointu'. l'extrémité postérieure; en tout on peut compter 9—11 segments;tu strobila. Sur les segments mûrs les pores génitaux marginaux,médians et paraissent alternes. Un exemplaire ayant 0,5 cm. lg. toiulc,la tête mesurait 0,5 m.m., les épines 0,15 m.m. lg. au maximum.Habitat : Raia clavata associé à A. coronatum.V. Bénkden (1850) a décrit pour le première fois cette espèce et laaractérisait par une taille réduite, bothridies non divisées, mais por-_j ; le strobilainneaux peu nombreux composé d'une dizaine d'articles, les segciHsadultes longs et étroits. L'auteur n'a pas remarqué les ven-'uses accessoires. Diessixg 1803, en se basant sur la forme parliculière des bothridies, décrite par Van Bexedex, donc bothridiespourvues d'un appendice postérieur suceur créa le genre : Prosthecobothrium : l'aspect décrit par Van Bexedex est du sans doutei la possibilité de grandes variations dans l'aspect des bothridies.En 1871, Van Beneden décrit et figure une forme semblable,■nais à bothridies triloculaires. Sur un de nos exemplaires, fixé['après la technique que nous avons indiquée, on reconnaissait très


3 5 2 D r . L U C I E L É O N - B O R C E A , . 'facilement les bothridies du premier plan : du côté gauche lesloges nettes en plus la bothridie en tout étirée et retroussée à's^partie postérieure comme une feuille ; du côté droit on ne pouv a i t p a s d i s t i n g u e r l e s d i s s e p i m e n t s . . ; ; ' . ;Pintner, 1880, 1. c. considère cette forme comme une variétéde A. coronatum Rud. étant la variation, peut-être, en relation avecle changement de l'hôte habituel. Lônnberg, en 1889, se prononcedécideiument qu'il s'agit d'une forme spécifique distincte en luicréant une diagnose ; mais il n'a pas observé non plus les ventouses auxilliaires (...acetabulum auxiliaire nullum.." Linton, 1891, etDe Beauchamp, 1905, ont remarqué les ventouses accessoires.Southweël, 1925, dans son magistral ouvrage: A Monograph onthe Tetraphyllidea, pour la forme ci dessus décrite et les synonymies que nous avons donné d'après la littérature que nous avonseu à notre disposition, crée trois espèces à part—à savoir : 6 (numéro de son mémoire): Acanthobothrium crassicole Wedl, 1850,synonymie de A. fiÙcolle Zschokke, 1888, et A, filicole, var. filleule De Beauchamp 1905; 7) Ac. benedenii Lônnberg, 1889, syn..de A. pallium, Linton, 1890 et A, filicolle var. benedenii, de Beauchamp,1905; enfin: 8) Ac. dujardinii, Van Beneden 1850, synonymede : Onchobothrium papiligerum Diesing, 1854; Prosthecobothrium dujardinii, Diesing, 1803 ; Ac. coronatum variété de Pintner et Nicmec ; Ac. brevissime de Linton et Prosthecobotnum dujardinii (Van. Ben.) Johnstone 1910. Comme, nous n'avons pas euà notre disposition que peu exemplaires, examinés à l'état .fixé,nous nous réservons de revenir plus tard sur cette question siembrouillée.3. Acanthobothrium ponticum, n. srA part les deux formes ci-dessus décrite écrites, nous avons trouvéchez Raia clavata et examine une autre forme, qui diffère de la formetypique A. coronatum, d'une part, par la forme des crochets quisurplombent dans l'aréole supérieure des bothridies, ainsi que parle nombre de ventouses accesoires de la région apicale de la tête:12 (correspondant par trois à chaque bothridie). Un exemplaireexaminé mesurait en tout 1,5 cm. mais il n'était pas complet, 1 extrémité de la chaîne s'était détachée.En tout le scolex ressemble à la figure donnée parFûHRMANJTetraphyllidea p. 200 (2) Fig. 241 : Acanthobothrium species, les crochets un peu plus grands et différant aussi comme forme.


CESTODES DE LA MËR NOIREr^P* - xMîSîe*MsSa«SiamriiiWgggSFig, 3. Acanthobothrium ponticum. Contour du ver X 40. Scolcx (tête etpédoncule céphalique) et strobila incomplet. On remarque sur la tète les bothridiesJivisées en compartiments, les épines fortes et de forme patticulière, les ventousessccessoires. "Dans le pédoncule céphalique on aperçoit par transparence les canauxexcréteurs et des bandes musculaires ; les canaux ecreteurs en nombre de 4 présentent des anastomoses dans la région initiale de strobila.•n>\ o /«wCS " iFig. 4. I : Deux paires de crochets qui surplombent les bothridies de Acanthobothrium ponticum en comparaison avec les mêmes crochets de A. coronatum(11); en 2 un crochet anormal chez cette dernière espèce.Ann. Se. Univ. /assy T. XIX; fasc. 1-4ïf


LUCIE LEON-BORCEALes 4 bothrididies sont grandes, ovales, assez larges et pliaslarges en arrière, que chez les formes précédentes. Elles sont dfvTséesen trois aréoles par deux cloisons transversales, la premièrecloison se trouvant à peu près au milieu de la bothridie, courbéen avant, les aréoles postérieures de hauteur à peu près égalel a p o s t é r i e u r e p l u s é t r o i t e . ■ ';.•A chaque bothridie, dans le champs de l'aréole supérieuresurplombe une paire de crochets soudés en haut par la pointe deleur manche pointue ; les deux branches du chaque crochet (épine)sont inégales comme longueur et différentes comme aspect : labranche interne en forme de lame de couteau, étroite à la baseensuite élargie vers le milieu et pointue à l'extrémité ; la brancheexterne du crochet est recourbée et plus courte que la branche externe ; chaque branche présente, en outre une petite épine accessoiredu côté externe pour la branche externe, et du côté interne pourcelle interne ; celle-ci avec un renflement du côté opposé à l'épineaccessoire. (Voir Fig. 4 : I).Au dessus du point de jonction des manches on apperçoittrois ventouses accessoires pour chaque bothridie. La tête large mesure approximativement 0,75 m.m. de largeur et 0,5—0,55 m.m. dehauteur. Les bothridies 0,43 m.m. de hauteur et 0,10-0,25 m.m. delargeur. Les épines 0,12 m.m. pour la branche interne et 0,08 pourcelle externe. Largeur du ruban (strobila) 0,25—05 m.m. Cou long,les canaux excréteurs et des bandes musculaires. Nous avons ensuite compté environ 30 segments dans la région scalariforme etensuite quelques segments carrés et trois allongés ; la chaîne étaitincomplète. N'ayant eu, à notre disposition que 2 exemplaires, quinous ont frappé tout de même du premier coup d'oeil par les particularités signalées, nous espérons revenir plus tard avec de plusamples détails.Famille : Phyllobothridies.Genre: Phyllobothrium créé en 1850 par Vax Beneden, caractérisé par 4 bothridies sessiles, échancrées du côté externe, ellesjouissent d'une grande mobilité, se frisent ou se crispent commeune feuille de laitue.4. Phyllobothrium gracile W'edl, 1855.Syn. Ph. gracile, Wedl, 1855, Helm. Xotizen zuthen, Sitzsher. k. Ak. Wiss. Wien, XVI, p. 371-41Anihobothrium auricu-


C E S T O D E S D E L A M E R N O I R E 3 5 5latum, Diesing, 1803, 1. c., p. 200 345 ; la diagnose de DIESING: „Caput bothriiscyathiformibus undulato-crispis, brève pedicellatis, cruciatim oppositis, collum brève,iirticuli supremi bacillaires, subséquentes quadrati, ultimi elongati ; aperturae gentaliummarginales, vage alternae, in foveola margine posteriori propinquo". Id.gschokke, 1889, Recherches sur la structure anatomique et hislologique des Ccsto-Jcs. Mém. de l'Institut nat. Genevois VIL Anlhocephaluill gracile, Linton, 1890,Notes on Eutozoa of marine Fishes'of New-England, II p. 794-796, PI. VII. fig. 1-2.id. Braun in Bronn's Tierreich p. 1702 (l'aulcur trouve la dénomination génériqueinutile et considère plus juste la dénomination de Anthobothrium gracile). Phyllobothrium gracil; Pintner, 1890, Versuch einer morph. Erklârung des Tetrarhynkenrussels.Biol. Centralblatt, XVI p. 258-267 ; id. De Beauchamp 1905, 1. c. ; id.Shiphley, 19È5, A Monograph of Tetraphyllidea, p. 159 ; Fuhrmann, Tetraphyllidea,Morphologie, p. 208 (2) fig. 243 ttc.Fig. 5. Phyllobothrium gracile Wedl : contour du ver X 14. Le scolexavec les bothridies à bords festonnés ; dans le pédoncule céphalique et dans lestrobila on apperçoit le trajet des canaux excréteurs.Tête sous-globuleuse entourée de 4 bothridies ayant chacunela forme d'une feuille péletée à pédoncule court et flexible ; la faceinterne lisse, mais les bords épaissis sont fortement festonnés, présentant une rangée de logettes radiaires, nettes vers l'extérieur seperdant vers l'intérieur dans la surface lisse médiane de la bothridie. Les logettes paraissent réduites ou remplacées par du tissu


d 5 b D r . L U C I E L E O N - B O R C E Aglandulaire entre certains plis et sur le bord externe de chaqù,bothridie on remarque une petite ventouse accessoire circulaire occupant l'espace correspondant à deux logettes terminales. L'aspect'•des bothridies et changeant, dès fois le bord externe ressemblé^:une crête de coq. . ;'0\Le pédoncule céphalique (cou) très court, la zone de proliférationse continue d'abord avec les segments linéaires, ensuite avec dés.segments rectangulaires allongés transversalement, ensuite des ar!-}neaux de forme carrée, à bords légèrement convexes, les segmentsterminaux surtout le dernier allongés sensiblement: le nombre deceux ci 5—11 ; ouvertures génitales marginales et postérieures.'- ;-.Chez un exemplaire mesurant .1,7 cm. de longueur totale,- latête avec les bothridies étalées mesure 0,9 m.m. de largeur. Pédoncule céphalique très court 0,08 m.m. La zone génératrice et la régioninitiale du strobila 0,05 m.m. de largeur. Le strobila présentaitune cinquantaine de segments : 28 dans la zone scalariforme, 7 dansla région à segments de forme carrée et 17 segments allongés :1edernier mesurant 1 m.m. longueur sur 0,17 largeur. Dans les segments mûrs, on apperçoit par transparence les glandes vittelogènessous formes de deux bandes foncées, étroites, marginales. Les testicules en forme de 2 ou 3 séries de vésicules blanchâtres allongées suivant la longueur du ver. Les germigènes (ovaires) en formede 2 glandes foncées, allongées occupant dans le quart inférieurdu segment une situation latérale, mais interne par rapport auxglandes vitellogènes.Hab. Quelques exemplaires mesurant de 0,4—1,7 lg. tot.ainsi que quelques exemplaires ayant 8 cm. lg. tot. récoltés chezTrygon pastinaca.De Beauchamp, 1905, remarque que la diagnose donnée parDiesing pour Anthobothrium auriculatum correspond et et convientpour Phyllobothrium gracile et ces formes ne constituent qu'unemême espèce; il en serait de même pour Anthocephatum gracileLinton. Le doute, à cet égard, exprimé par Southwell, tient probablement, à l'extrême variabilité d'aspect des bords des bothridiesen relation avec le degré de contractibilité.5. Phyllobothrium lactuca, Van Beneden, 1850, 1. c. p. 120,PI. IV.Syn. Id. Van Eeneden, 1861, 1. c. p. 123, PI XVI (fig. 1—5. id. Bra.un,1894—1900, in Bronn's Thier-Rciehs, p. 1703 ; P. crispatissimum, Monticelli, 1889,1. c. P. inchoatum, Loidy, 1904, Researches in Helminthology and Parasitology.Smiths. Misc. Coll. XLV1 Washington. P. lactuca, Southwell, 11125, A Monographou the Tetraphyllidea, p. 149 fig. 80. Id. Fuhrmann, Cestoda Tetraphyllidea p. 204(2) lig. 237.


CESTODES DE LATète massive globuleuse recouverte par 4 bothridies sessiles,triangulaires, la pointe en haut occupée par une petite ventouseaccessoire.; les bords des bothridies excessivent repliés et festonnésdonnant l'aspect des dentelures d'une feuille de laitue crispée. Laligure du bord ainsi festoné avec le repli inférieur donne l'aspectdes plis de la bande vibratile d'une larve Auricularia. Entre lesventouses accessoires terminales un court myzorhynchus. Le pédoncule céphalique (cou) assez large, s'élargissant doucement enbas ; il est très long, se continue insensiblement avec les segmentsliliformes ; les segments qui suivent sur une longueur appréciablesont peu hauts de sorte que le strobila présente l'aspect scalariforme; les segments terminaux peu allongés.Hab. Van Beneden le donne comme commun chez le Mustelusvulgaris ; Southwell a récolté ce ver chez Trygon kuhli et Tr.walga (Ceylon, Pearls Banks) ; Furmann le cite pour Rata. Nousavons récolté deux exemplaires chez Trygon pastinaca, un exemJplaire jeune 2,2 cm. lg. totale à segmentation peu distincte, et unexemplaire 0 cm. lg, mais incomplet à cou très long et strié longitudinalement,la région segmentée présentant un grand nombrede segments linéaires et scalariformes..Genre Anthobothrium Van Beneden 1850.La diagnose originale de Van Beneden : „Les quatre bothridies,c creusent au milieu, affectent la forme d'un vase ou d'un fleurinonopétale, ou bien encore elles s'étendent comme un disquearrondi porté sur un pédicule long et protractile. Les bords ne secrispent pas comme une feuille et il ne se forme pas non plus dereplis parallèles".0. Anthobothrium cornucopia, Van Beneden, 1850.Syn. Anthobothrium cornucopia. Van lieneJen, 1850, Recherches sur la• .-;•: littorale de la Bchûque : les Vers Costoïdcs, p. 124—126 pi. VI. id. Braun,-.' 1-liJOO, in Bronn's Thierrcichs p. 1702. id. Olsson 1807-08, Entozoa, iakttagnain'S Skandinaviska hafsfisk.ar 1 l'iatyehnintlies. Act. Univ. Lundens l'or 1866. Molin,1861, 1. c. Zschokkc, 1888 1. c. Lônnberg, 1889, 1. c. Anthobothrium laciniatumLimon, 1890, Notes on Entozoa of marine Fishes etc. p. 754—759, PI. lit et IV.A. parvuin, Stossich, 181'D, Xotizic elmintliologichc, Bull. Soc. adr. Se. Nat. Trieste,vol. XVI p. 21—25. T. lilliiformis et 7. rosaeformis Mac Galium (1917 et 1921;.Anthobothrium cornuscopia Fuhrmann, Ccstoda, p. 183 (2) lig. 215,Tête petite globuleuse avec 4 bothridies, chacune ayant lai'jiine d'une coupe ou d'un disque concave ou deMa partie terminale d'une trompette, soutenue par un pédicelle long, étroit, mais


Dr. LUCIE LEON-BORCEAtrès contractile de sorte que les bothridies peuvent se présenteraussi comme sessiles. Les bothridies peuvent se replier en cornetSur un exemplaire, monté en glycérine, sous lamelle, à pédicelleset cou contractés, les bothridies présentent l'aspect de disques cïr-lculaires, le bord externe légèrement strié vers l'intérieur, mais ne"présente pas des aréoles ou logettes marginales ; vers l'intérieur fasurfaceest lisse. Le bord externe peut présenter un ou deux replis^temporaires, mais ce qui nous paraît caractéristique est que les;Vbords supéro-externcs des bothridies semblent plus contractiles quele reste du contour, et plus épais aussi ; cette région peut se prér.senter à surface légèrement concave, donnant l'impression d'une:.WJIFig. 6. Anthobothrium cornucopia Van Beneden. Contour du ver X 15.ventouse découpée et développée en long. Comme nous venons dele dire, les pédicelles sont d'aspect très variable ; a ce sujet, VanBeneden s'exprime comme suit: „on est étonné de voir la longueurextraordinaire que présente quelquefois le pédicule qui porte cesorganes (les bothridies)". Le cou (pédoncule céphalique) très contractile de sorte qu'il peut se présenter très long et étiré, ou courtet large, le raccourcissement allant jusqu'à tel degré que le couparaît inexistent. Linton a distingué pour son Anthobothrium laclniatumdeux variétés : a) var. brevicolle à cou absent ou très courtet b) var. fillicole à cou long. Il reconnaît d'ailleurs lui même, quepareils aspects, ainsi que d'autres détails peuvent représenter différents aspects suivant l'état de contraction. Les premiers segments


C E S T O D E S D E L A M E R N O I R E 3 5 9qui suivent à la zone de prolifération sont linéaires, ensuite enforme de rectangles développés transversalement, puis ils deviennentcarrés, souvent les segments surtout les postérieurs paraissent plusamincis dans la partie antérieure et en outre les segments présentent leur bord postérieur prolongé en forme de lames triangulairesqui récouvrent la région initiale du segment suivant. L'ouverturegénitale latérale, marginale- et plutôt supérieure. Dans les segmentsmûrs l'utérus occupe la région médiane, les testicules la région supéro-médianeet peu latéralement aussi, les ovaires dans la partieinférieure.Habitat. Van Beneden le cite pour Galeus canis et Mustelusvulgaris et assigne comme dimensions pour le strobila 75-100 m.m.de longueur. Linton, pour son A. cornucopia récolté de la valvulespirale de Carcharias obscurus en donne comme longueur 25 m.m.Nous avons récolté quelques exemplaires de l'intestin spiral deTrygon pastinaca, la chaîne du strobila incomplète ; les bothridiesassez bien étalées par fixation, les pédicelles des bothridies et lepédoncule céphalique (cou) très raccourcis.Genre : Echeneibothrium, Van Beneden 1850.La diagnose originale de Van Beneden: „Les quatre bothridies du scolex sont portées sur un pédicule long et protractile ;elles sont extraordinairement variables dans leurs formes ; elles se.iistinguent par les replis réguliers qui se développent sur toute lalongueur de ces organes et qui les font ressembler aux lamelles quirecouvrent la tête des poissons du genre Echeneis. De Beauchamp,1905, ajoute: Ni le nombre des alvéoles, ni la forme générale desbothridies, ni la présence ou l'absence du myzorhynchus ne sontdes caractères au dessus de toute critique. Enfin, la longueur ducou et la loi de croissance des anneaux présentent des variationsindividuelles.7. Echeneibothrium variabile, Van Beneden, ;850.Syn. E. variabile, Van Beneden, 1850, I. c. p. 117, pi. Ill; id. 1801, 1. c,p. 122, pi. XV, lig. 5—8; id. 1871, 1. c. id. Wagencr, 1854, Die Entxvicklung derCcsloden, Verhandl. k. Leopold Carol. Akad. d. Naturforscher, Brcslau, XXIV suppl..!. Oison, 1893, 1. c, XXV, No. 12; id. Monticelli. 1890, Elenco degh Elminti st.a Vimercux, Bull. Se. France Nord ci Belgique, T. XXII p. 417—444. id. Lônnberg,1889, 1. c. XIV, No. 9, p. 09. Tetrabothrium variabile Diesing, 1854, 1. c XIIIp, 581, Echeneibothrium spfiaerocepltalum Diesing, 1803, Revision der Cephalocotyloen.Sitzungsbcr. k. Acad. Wissensch. Wien XLVI1I p. 200—345. E. iuntidullim,Carus, 1885, Prodromus Faunae Meditcrrancac I. E. V riabite Linton, 1889,Notes on Entozoa of marine Fishes of New-England p. 400—4(12 PI. I lig. 9—18.:d liraun, 1894—1900, in Bronn's Thierreichs p. 1704. E. tumidll/um, Southwell,1925, A Monograph on the Tetraphyllidea, p. 213.


j b U D r . L U C I E L É O N - B O R C E AVer assez grand jusqu'à 10 cm. de longueur totale et avec untrès grand nombre de segments (plus de 100). Le scolex pourvu/de 4 bothridies en forme de feuilles ovales-allongées et repliées parleur milieu, très mobiles et changeant de forme. La face internedesbothridies est divisée d'abord en deux suivant le milieu parune cloison longitudinale et ensuite transversalement par des cloisons qui se succèdent à la file de sorte qu'on constate deux ran-'gées d'alvéoles ; on comte généralement 6—7 pareilles rangées àdeux alvéoles. Par un allongement exagéré ainsi que par une contraction forte les aréoles peuvent dévenir non claires. La présenceC\ir,\ y VAmj^wFig. 7. Echeneibothrium variabile, Van Beneden. Contour du ver. Entre lesbothridies très caractéristiques on apperçoit le myzorhynchus globuleux. Grandnombre de segments dans la zone scalariformc.de ces aréoles à la surface des bothridies étant très caractéristique,nous allons reproduire quelques données des auteurs classiques.Van Beneden (1850 1. c. p. 118) : Ces bothridies passent presqueinstantanément de la forme d'une feuille linéaire ou ovale à laforme d'une cuiller, parce que le milieu se creuse; puis la pointes'efface, le creux devient plus profond et l'appendice ressemble àun vase ; il suffit de quelques instants seulement, quand on a unver très vivant, pour le voir parcourir toute l'échelle de formes dontje n'ai pu en représenter que quelques-unes. De Beauchamp (19051. c): „les bothridies présentent des changements de forme considérables : il faut considérer chaque bothridie comme composée d'un


ÏS DE LApédoncule très contractile qui s'évase en une semelle légèrementconcave de forme générale triangulaire, à sommet supérieur et baseinférieure arrondie, insérée beaucoup plus près de celle-ci. Cettesemelle est divisée en deux rangées longitudinales de champs musculaires, approximativement quadrangulaires, dans chacun desquelsles fibres sont disposées d'une façon radiaire et paraissent ne paspasser dans les voisins.La forme générale de la bothridie peut se modifier par l'allongement de sa semelle, qui prend la forme d'une bande souventcreusée en gouttière et qui peut porter sur les deux extrémités eton a alors l'aspect indiqué par Linton dans la pluspart de ses Rhinebothrium,où le pédoncule paraît inséré au milieu ; plus souvent,elle ne porte que sur la partie supérieure et. le pédoncule paraitinférieur: les alvéoles de la portion sous-jacente semblent rangéesen demi cercle autour de lui. La feuille peut même sembler se continuer avec son pétiole sur l'animal fixé : la semelle se creuse souvent en une coupe ovale très concave insérée par son milieu, dontles bords se rabattent vers le dédans. Mais alors ces bords se plissent et se festonnent eux-mêmes très régulièrement, un peu commenous l'avons vu chez Phyllobothrium gracile, aspect qui se rapproche de celui que décrit Linton dans son Rh. cancellatum. Surl ' a n i m a l m n r t r a i m a l f i v ô l a c o m o i u J m , ; « „ ( ^ - i „ u . . i , « M n i , cr encore unelois sur la grande variabilité dans l'aspect des bothridies des Télraphyllidés,variation qui .constitue des écueils dans la détermination.Les pédicelles des bothridies sont très contractiles, dès foisdonc les bothridies peuvent se présenter comme sessiles. Le myzorhynchusou région du proboscis peut être retracté et invisibleou évaginé et alors il a l'aspect sous-globuleux. Donc cette conformation est aussi instable comme aspect et d'après Wagener elle:sser avec l'âge. Braux 1. c. p. 1705 insiste justement surle fait que le genre Rhineobothrium de Li.vrox différant d'Echeneiobotliriumseulement par l'absence du myzorhynchus, ce nouveaun synonymie avec le g. Echeneiobotliriiun. Lepédoncule céphalique étant aussi très contractile est décrit par certains auteurs comme étant long, par d'autres : court. Les segmentsdu strobila en grand nombre : tout près de la zone de proliférationlinéaires, ensuite rectangulaires de plus en plus hauts, dans la région moyenne carrés (toutefois ils paraissent un peu moins largesen avant et plus larges à l'extrémité postérieure), les derniers seg-


O O Z . D r . L U C I E L E O N - B O R C E Aments de forme ovale allongée. Les orifices génitaux marginaux età situation postérieure, ils alternent généralement d'un segment à:l'autre...'jHab. Nous avons récolté des exemplaires de cette espèced a n s l ' i n t e s t i n s p i r a l d e R a i a c l a v a t a . - ' - J8. Echeneibothrium minimum Van Beneden 1850.Syn. E. minimum, Van Beneden, 1850, 1. c. p. 114—117, PI. M id. 1861 'p. 122, pi. XV, fig. 5—8. E. trygonis, Shipley and Hornell, 1906, Cestode and 'Nematode Parasites from the marine Fishes of Ceylon Herdman's Pearl. OysterReport, Pt. V. Rhinebothrium minimum, Linton, 1924, Notes on Cestode parasitesof Sharks and Skates, Proceed. U. S. Nat. Museum, V. 64 Art. 21 p. 10. E. minimum, Southwell, 1925, A Monograph on the Tetraphyllidea, p. 209.Ver petit et grêle presque invisible à l'oeil nu; mesure 0,5jusqu'à 1,5 cm. lg. totale et le strobila se compose d'environ 15-20segments; les segments linéaires en nombre réduit; ils s'accroissent rapidement ; les derniers segments sont 4—5 fois plus longsFig. .s. Echeneibothrium minimum Van Beneden. Contour du ver X 26.i In constate l'aspect particulier et variablcmcnt contracte des bothridies à pcdicelleslongues. Nombre des segments du strobila réduit.que larges. Les bothridies ont le forme de feuilles lancéolées insérées sur des pédicelles longs parleur milieu ; les bothridies s'enroulent de diverses manières et présentent quelquefois un aspect hélicoïdal ; la surface de chaque bothridie divisée en 18—20 aréolesou logettes ; on distingue pour chaque moitié de bothridie 6—8


CESTODESLA MER NOIREaréoles de chaque côté de la cloison médiane. Cette espèce diffèredonc de la précédente par une taille plus petite, par un nombreplus réduit de segments du strobila, par les bothridies plus étroites,plus allongées et divisées en un nombre plus grand d'aréoles (caractères très nets). Ensuite par d'autres caractères mis en évidencepar Van Beneden et Soutwell : le pénis (cirrus) chez E. minimumest large à la base et muni de larges épines tandis que chez E.variabile la partie basale du cirrhus n'est ni gonflée, ni armée delarges épines. Les ouvertures génitales alternes d'un segment àl'autre. Le myzorhynchus n'est pas visible sur les exemplaires fixés.Chez un exemplaire mesurant 1,35 cm. de longueur totale, lespédicules des bothridies en extension mesuraient 0,4 m.m. de longueur, les bothridies 0,02 m.m. épaisseur ; le cou (péd. céph.). 0,5m.m. lg. Dans le strobila 8 segments dans la zone scalariforme,8 segments de forme carrée et 3 allongés ; le dernier de ceux-cimesurait 0,15 m.m. Ig. et 0,09 m.m. largeur.Hab. Nous avons récolté cette espèce dans l'intestin spiralde Trygon pastinaca.Ordre DiphyllesFamille : Echinobothridés.Genre : Eclûnobothrium Van Beneden 1849 : deux bothridiespourvues en haut et en dehors d'un appareil mobile particulier quiporte au bout une série de crochets invisibles pendant le repos,mais qui prennent l'aspect d'un râteau quand le scolex s'épanouit ;le corps du scolex est couvert de plusieurs rangées de crochetsimbriqués et mobiles.9. Echinobothrium typus Van Beneden.Syn. E. tvpus Vàn. Hen. 1849. Bull. Acad. Bruxelles, t. XVI No. 2, id.,1861, Mém. s. 1. Vers intestinaux, Suppl. C. R. Ac. Se. Paris, T. H p. 135, Tab.XIX. id. Olson, 1866-08, Entozoa iakttagna Scand. Halslïskar. Acta Univ. Lunciensis.id. Pintner, 188!), Ncuc Unters. u. d. Bau des Bandwurnkôrpers : 1 zur Kenntnisder Gattung Echinobothrium. Arb. a. cl. zoolog. In


d b 4 D r . L U C I E L E O N - B O R C E Apendent. Le long de la ligne médiane une strie divise chaque.'bothridie en deux lambeaux symétriques ; on a l'impression quechaque bothridie proviendrait de la réunion de deux bothridies symétriques et allongées.Dans la région apicale (rostellaire) du scolex existe une trompecourte ou bulbe particulier de forme ovale-courte, qui en se dévaginantétale de deux côtés : dorsal et ventral deux touffes d'épinesallongées à pointe libre très fine; sur le bulbe ainsi déroulé lesépines ont la pointe dirigée en dehors et en arrière.Y-.-.\. !i, Echinobothrium typus Van Beneden. Contant du ver avec les bothridies, la trompe devagince avec lus épines céphaliques ; l'armature du cou et lestrobila qui montre les orifices génitaux ventraux et les canaux excréteurs.Outre cet appareil qui sert naturellement à la fixation, l'animalpossède aussi le cou (pédoncule céphalique) singulièrement armé.On remarque, en effet, le long de cette région des séries assezserrées d'épines longues disposées en filles avec la pointe longuedirigée en arrière ; la base de chaque épine présente trois racinesou apophyses dont l'une d'elles sert à la fixation dans la partiemolle. Cette particularité jointe à celle du bulbe font suivant l'expression de Van Beneden : l'animal le plus singulièrement armé de


CESTODES DE LA MER NOIREtous les Helminthes. Le corps proprement dit (strobila) cylindriquelégèrement aplati, composé d'un nombre réduit d'anneaux ; nousavons compté 3—4 segments initiaux rectangulaires allongés transversalement et 3 ou 4 allongées suivant la longueur du ver, ledernier plus long et relativement plus épais aussi. Les orifices génitaux se trouvent tous d'un même côté sur la ligne médiane dela face ventrale et dans la moitié postérieure du segment respectif.Par transparence on apperçoit facilement les canaux excréteurs tournés en vrille dans la région du scolex (tête et pédoncule céphalique)droits dans le strobila ; dans les segments allongés de ce dernieron apperçoit les testicules, en deux filles le long des segments.Hab. Dans l'intestin spiral de Raja clavata, nous avons récolté quelques exemplaires.Ordre : Trypanorhynqu.es ou Tetrarhynchidea-Famille : RhyncobothridésGenre: Rhynchobolhrius (Rudolphi 1819 et De Beauchamp1905 syn. Tetrarhyncobothrium Diesing, syn. Tetrarhynchus auct.(Fuhrman etc.).Fuhrmann (1. c. p. 225 (2)) caractérise l'ordre de Tetrarhynchideapar le scolex qui possède sur la face dorsale et sur la faceventrale des organe de prise qui sont des bothries et plus rarementdes bothridies. Les fossettes de nrise. à l'nrim'ne . en nombre de 4mi. se ittppuunict ut se icuuii plus uu munis complètement desorte que chez plusieurs formes on distingue seulement un bothriumdorsal et un ventral. Les organes caractéristiques sont les 4trompes qui apparaissent à la partie antérieure des organes d'adhésion et évaginées, représentent des tuyeux creux armés d'épines etcrochets qui peuvent être conformés et distribués de manièresdifférentes. Les trompes se rétractent dans les gaines des trompes,situées dans le pédoncule céphalique et lesquelles gaines portent àleur extrémité postérieure des culs-de-sacs musculeux très compliqués. A l'intérieur de chaque appareil ainsi compliqué et rempli deliquide il y a un retracteur lequel prend insertion d'une part dansla partie antérieure de la trompe, et d'autre part, suivant les espèces en différents endroits du cul de sac musculeux ou à l'originede la gaîne de la trompe.La séparation des genres et des espèces, dans ce groupe,présente des difficultés énormes et on constate de grands désacordsentre différents auteurs. Il est nécessaire pour des déterminations


Xi CD> 3n > r e -JO3" 9 -3 D. 6" l■ isCV,(5. C/3■p. >^ 4-) (*^ £.oft3 - i CO


CESTODES DE LAon voit par transparence les gaines des trompes et les culVde-sâcmusculeux, le pédoncule garde la même épaisseur dans les deuxregions ; la zone régénératrice et la région initiale du strobila plusminces que la région postérieure du pédoncule céphalique. Le nombredes segments chez les individus de grande taille 35-40 Les dern.erssegments longs, la longueur des segments mûrs dépasse davantage la largeur que la proportion assignée, à ce point de vuedans la diagnose de Diesing.11. Rhynchobothrius minutus Van Beneden 1850.■ Syn. Tetrarhynchus minutas Van Beneden, 1850, Recherches sur la faunelittorale de Belgique, Les Vers Cestoïdes, p. 157—158 pi. XX. 'Deux -bothridies à la tête, courtes, presque circulaires, à bordure musculaire forte, éloignées nettement entre elles ; dans le pédoncule céphalique qui est assez épais on distingue nettement lazone qui correspond aux gaines des trompes de celle qui correspond aux culs-de-sacs musculaires. La région initiale du strobila etcelui-ci en entier plus étroit que le pédoncule du scolex. Les trompes fortement récourbées dans la zone initiale du pédoncule' ellessont couvertes de. crochets recourbés en arrière, sur les deux côtés dans la région initiale et terminale ; dans la région médiane destrompes les crochets de la face ventrale plus fortes et plus récourbes, ceux de la face dorsale qui sont plutôt en forme de alêne, ensuitedes épines plus petites. Comme le caractérise très bien Van Beneden,ce qui distingue particulièrement ce Tétrarhynque des autres, c'estsa petite taille, la longueur des segments qui dépasse plusieurs foisleur épaisseur et le nombre de ces articulations qui ne va guèrenu delà de six. Les derniers segments sont déjà mûrs quand oneut compter cinq a six anneaux. Nous avons compté presquetoujours 0 segments: les trois premiers courts et les trois postérieurs très longs ; surtout le dernier qui dès fois à lui seul comptela moitié de la longueur totale du ver. Dans les segments terminaux on observe par transparence les vésicules testiculaires endeux filles sur toute la longueur des segments, les ovaires dansL- partie terminale de ceux-ci.Hab. Comme nous venons de la dire, ce petit ver se montreassez commun dans l'intestin spiral de Trygon pastinaca. VaxUkxeden lui donne comme habitat l'intestin du Squatina angélus.


Û 0 5 . D r . L U C I E L E O N - B O R C E A12. Rhynchobothrius erinaceus V. Beneden 1861. ||Syn. Teirarynchus erinaceus, Van Beneden, 1861, Mémoire sur les Viintestinaux. Suppl. C. R. Ac. Se. Paris, II. id, 1871, Les Poissons des côteflBelgique et leurs parasites, N. Mém. Ac. r. Bruxelles, XXXVItt. Rh. erinaceu'mDiesing, 1. c. Rh. imparispine Linton, 1900, Parasites of Fishes of the WbodiHole Reg. Bull. U. S. Comm. Fish. Rh. erinaceus, De Beauchamp, 1905, 1. c.■.-*,La région céphalique allongée, les deux bothridies de forriîielliptique ; dans le pédoncule céphalique on distingue nettement'!]zone des gaînes plus étroite de celle suivante contenant les culsde-sac musculeux plus large ; le strobila ayant un nombre de sègl:ments supérieur à 6, ceux-ci plus larges que le pédoncule céphjP.lique, à bords plus ou moins convexes, les derniers segments pres4;que cylindriques; les glandes testiculaires sur plusieurs rangées.Les trompes sont comme l'indique Van Beneden proportionnelle-"ment courtes et épaisses ; les crochets qui les recouvrent diffèrentaussi de grandeur, de forme et de situation. ^:Dans la région moyenne de chaque trompe, on remarque d'uncôté des crochets forts, avec plaque basale et à pointe fortement :recourbée en arrière, ensuite vers les côtés des crochets assez* ■longs mais plus minces ; entre eux des aiguillons petits et sur. léKdos des épines en forme d'alêne légèrement courbées. Les an-,neaux du strobila croissent rapidement, En arrière du pédonculecéphalique nous avons observé 4—5 segments rectangulaires allongés transversalement, ensuite 2—3 segments de forme carréeet 2—3 allongées ; les derniers segments renflés presque cylindriques bourrés d'oeufs ont une longueur qui dépasse 2 fois la largeur.Hab. Nous avons rencontré cette espèce de Telhrarhynque.'''■!chez Raja, mais surtout chez Trygon en compagnie de la formeprécédente ; Van Beneden lui donne comme habitat Raia rubus etDe Beauchamp : les Raies.13. Rhynchobothrius tetrabothrius Van Beneden 1850.Syn. Tetrarhynchus tetrabothrium Van Beneden, 1850, Recherches sur lafaune.littorale de la Belgique, Les Vers Cestoïdes, p. 154—15G, pi. XVIIt. id. 1871,1. c. id. Olson, 1898, I. c.—id. Lônnberg, 1889. 1. c. id. Vaullegéard, 1899, Recherches sur les Tctrarhynques, Thèses Paris; id. Mém. Soc. lin. de Normandie. Tetrarhynchobothriutnaffine Diesing. 18G3, Revision der Cephalocotyleen : Sitzungsber.k. Ak. Wiss. Wien XLVIII p. 200—345; Tetrabothriorhynchus affinis Monticelli,1890, Elenco degli Elminti st. Wimereux. Bull. se. Fr. Nord et Belgique XXII p.417—444. Rhynchobothrius tetrabothrius De Beauchamp, 1905, 1. c.Tetrarhynque caractérisé par ses bothridies séparées, allongées, groupées par deux, légèrement concaves à leur face extérieure,le pédoncule céphalique court; les gaînes des trompes droites, les.


'■.■'. CESTODES DE LÀ. MER NOIRE... 369réceptacles (culs-de-sacs) fort courts ; les trompes elles-mêmes,droites, très grêles, couvertes de petits crochets légèrement courbésen arrière, insérés en lignes serrées. .Le strobila présente environ un vingtaine de segments linéaires, scalariformes ou carrés et 1 — 2 allongés ; orifices génitauxalternant irrégulièrement. ■'. '■'■:£■$&;/Hab. Van Beneden lé signale chez Mustelus vulgaris.et Spi-.nax acanthias ; De Beauchamp chezAcanthias vulgaris. Nous avonsrécolté, jusqu'à présent, un seul exemplaire chez Trygon pastinacamesurant en tout 0,6 cm. lg. ; le scolex en entier (tête et pédoncule céphalique) 1 m.m. lg.; les bothridies 0,22 m.m. Jg. ; les réceptacles ou culs-de-sac des gaînes 0,08 m. m. lg. Dans la région scalariforme 9 segments, ensuite 9 segments de forme carrée, et 2Addenda. 14. Du matériel raclé delà valvule spirale del'intestin de Trygon pastinaca, nous avons récolté aussi un Dibothriumayant 1,6 cm. de longueur totale, la tête 0,6 m. m. ig. globuleuse-ovoïdale,à fentes bothridiales fort allongées. Le pédonculecéphalique presque inexistent, les anneaux à aspect scalariformecommencent immédiatement après le scolex. Largeur du strobila0,48 m.m. Nous avons compté 70 segments tous à aspects de rectangles transversaux et prèque tous fendus sur leurs bords latérauxce qui indique une division secondaire des anneaux.Travail de la Station zoologique „Regele Ferdinand"Agigéa (Mer Noire) et du laboratoire de Parasitologic Faculté de Médecine de Jassy.Ann. Se. Univ. /assy T. XIX; fasc. 1-4

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