LES NOUVELLES TRAJECTOIRES

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canal du crédit est un des principaux canaux de la politique monétaire : les

politiques monétaires expansionnistes en général et les politiques non

conventionnelles en particulier (quantitative easing) ont pour objectif de

relancer le crédit en assouplissant les conditions de financement des banques

commerciales.

Au regard notamment, de l’inefficacité des politiques monétaires expansionnistes

dans la lutte contre l’inflation mais également des effets pervers de ces politiques

(bulles financières), certains défenseurs du revenu de base proposent une

nouvelle manière de penser la création monétaire. Il s’agirait de distribuer un

dividende à l’ensemble des individus. Cela s’inscrit dans les initiatives du type

quantitative easing for the people, qui consiste à défendre une allocation

différente de la liquidité créée par les banques centrales, que ce soit via des

travaux directement financés par l’Etat ou par la distribution d’un revenu à

chacun.

Les estimations du montant sont difficiles à effectuer, néanmoins le montant

devrait être assez faible surtout s’il est déployé au niveau de l’ensemble de la zone

euro.

Critiques : Ce type de mesure conduirait à remettre en cause l’indépendance de la

banque centrale vis-à-vis du pouvoir politique. Bien que cette indépendance soit

controversée, notamment au regard du contrôle démocratique, le maintien d’une

politique budgétaire rigoureuse et la lutte contre l’inflation sont les principaux

arguments en sa faveur.

●! Une redistribution de la rente pétrolière :

Ce type de redistribution a déjà été instauré en Alaska, pourrait être mise en place

dans des pays comme la Birmanie, le Nigéria, l’Algérie, le Gabon.

Critiques : C’est un mode de financement qui n’est pas duplicable dans les pays

qui n’ont pas de pétrole et qui n’est pas non plus pérenne, dans le cadre de la

transition énergétique.

●! Un revenu de base assis sur le chiffre d’affaires des entreprises afin de

rémunérer le travail gratuit

Pour compenser la réduction des emplois, et la montée du travail gratuit, les

entreprises pourraient payer des cotisations supplémentaires. Cette approche

permet d’éviter de représenter le revenu de base comme un revenu caritatif.

Critiques : une taxe de ce type pose un grand nombre de problèmes en termes de

définition de l’assiette, c’est-à-dire du type d’entreprise concernée, ainsi que du

taux. Doit-il être modifié en fonction de l’intensité du recours au travail gratuit ?

Comment le mesurer ? De plus, instaurer ce type de taxe pourrait avoir des effets

pervers dans la mesure où elle inciterait les entreprises à augmenter la collecte et

l’exploitation de données personnelles des individus.

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