LES NOUVELLES TRAJECTOIRES

ddjs82

23j7C1f

totalement mesurable et traçable, le menant à une relation individuelle avec son patron,

aussi bien sur la qualité de son travail, que sur les congés qu’il demande, etc.

La négociation collective est de moins en moins évidente car les salariés sont

dispersés. Or, on vit une période de déconstruction des collectifs de travail traditionnels

alors même que les nouvelles générations se questionnent sur le sens du travail et la

valeur ou les valeurs du travail. Les gens ont besoin de mesurer l’impact de leur activité

quotidienne et ce surtout dans le tertiaire.”

extrait des contributions

Dans une autre mesure, la controverse a pu se déplacer sur la pertinence d’un encouragement

à développer le dialogue social direct au sein des entreprises, entre les salariés et leurs

employeurs. Les contributeurs les plus favorables considèrent que la concrétisation de ces

formes de dialogue plus direct pourrait être un levier favorable de transformation numérique

des entreprises, de gouvernance plus partagée et de management plus participatif. Il a parfois

été esquissé l’idée que les entreprises du cœur du “secteur” numérique, en particulier les

startups, peuvent être des lieux d’expérimentations privilégiés de nouveaux modèles

organisationnels et de dialogue. Ils ont pu identifier un besoin de formation plus importante

des managers aux pratiques du dialogue social direct, en cohérence avec les approches du

management du changement. Les contributeurs plus sceptiques rappellent que cette

tendance reste marginale dans le paysage global d’entreprises de taille plus importante, où

une gouvernance de type informel serait irréaliste. Les critiques se portent alors parfois sur

une tendance des individus, notamment les jeunes générations à se tourner davantage vers

des voies de négociation individuelle avec leur hiérarchie directe et indirecte, plutôt que vers

la négociation collective, et de façon générale sur la personnalisation des politiques de

management (avantages, avancement, …).

Faut-il améliorer les représentations ? !

“Le monde des indépendants grossit, notamment celui des travailleurs du savoir.

Ceux-là bénéficient du numérique pour partie mais pas nécessairement sur le plan

social car aujourd’hui, l’emploi, tel que posé dans le cadre institutionnel, DARES,

ministère du travail, etc., c’est le travail salarié.”

extraits des contributions

“Deux populations sont des “fantômes” politiques : les indépendants et les salariés

précaires - type intérimaires-. Les cadres français sont ceux qui travaillent le plus en

Europe, mais devant eux, les indépendants français travaillent en moyenne 5 heures

de plus par semaine”

extraits des contributions

Un point de controverse relevé dans les contributions porte sur l’existence d’un problème de

représentation -syndicale, professionnelle voire politique - insuffisante de certains publics,

en raison d’une pluralité de facteurs, structurels et contextuels :

●! La transformation des parcours professionnels : la mobilité professionnelle et

géographique, le raccourcissement des contrats à durée déterminée, l’essor de l’emploi

73

More magazines by this user
Similar magazines