POUR UN NEW DEAL ENTREPRENEURIAL

denisjacquet

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fillon2017.fr

Alors, devant le créateur d’entreprise, se dresse un parcours d’obstacles de plus en plus lourd, dans

lequel chaque haie peut lui être fatale : le cocktail traditionnel de réglementations, d’incertitude

fiscale, de seuils sociaux, de contraintes, de taxes, d’exigences comptables, de délais de paiement,

de contrôles, de droits d’enregistrement.

Or, les PME représentent plus de la moitié de la valeur ajoutée et des emplois des entreprises

en France.

Est proposé ici un changement de culture radical indispensable à une action déterminante

en faveur de l’entrepreneuriat. Il faut l’affirmer : la France a besoin d’entrepreneurs si elle veut

recoller aux nations les plus performantes et si elle veut offrir des perspectives à ses jeunes.

Créer une entreprise, c’est prendre sa vie en main, c’est un vecteur d’émancipation individuelle.

En créant, l’entrepreneur donne un sens à son travail et – au-delà - à sa vie. Il prend également

un risque personnel, parfois très important.

Il faut conduire une action massive pour créer un écosystème favorable à l’épanouissement des

PME, à leur développement, à leur croissance et à leur transmission.

N’en déplaise à la gauche, la création d’emplois ne peut pas se faire sans création de richesse et

sans perspectives de croissance.

L’Atelier Compétitivité a déjà formulé des propositions clés :

- Baisser les charges patronales significativement quel que soit le niveau de salaire, ainsi

que les impôts pesant sur la production.

- Supprimer l’ISF.

- Autoriser le licenciement pour réorganisation économique.

- Augmenter les seuils sociaux.

- Supprimer les 35 h.

En plus, il faut faciliter le financement des PME :

- R éorienter l’épargne vers l’investissement en réduisant l’IR de 30 à 50 % du montant

investi dans une PME, jusqu’à un plafond d’1M€.

- Développer le financement participatif (crowdfunding) et la titrisation. Inciter Bpifrance

à injecter des liquidités dans les projets participatifs.

- Protéger les entreprises familiales (83 % des PME) en facilitant leur transmission. Instaurer

un sursis d’imposition lors de la transmission de la PME aux descendants.

Il faut simplifier la gestion des entreprises en limitant les contraintes imposées et les risques

encourus :

- Permettre à l’employeur de proposer un contrat de travail avec des modalités de rupture

prédéfinies.

- I nstaurer le référendum d’entreprise en cas de blocage du dialogue social.

- Créer un « Contrat de confiance aux PME », pour accroître la part de la commande publique

aux PME en visant 50 %.

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